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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 18 mars 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1944-03, Collections de BAnQ.

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fjatmr es» 0ÏÛl \j£î] [Ddp\^ t@jng 29e Année No 12 SAMEDI, 18 MARS 1944 MONTREAL — SATURDAY, MARCH 18, 1944 29th Year No.12 Emmett McGrath Quirk The community, those with whom he served so loyally lor more than a quarter of a century, the bereaved members of his family, mourn the loss of a kindly Christian gentleman in the person of the late Emmett McGrath Quirk.His life was an exemplary one in every respect.His many qualities of mind and heart endeared him to all who pcssessed the privilege of his friendship.He was ever ready to lend a helping hand to those in need.He was tolerant and carried out in the letter and the spirit the injunctions of the Master of whcm he was a devout follower.He was honoured by his fellow-citizens with high office in the many associations to which he gave so generously of his time.For more than a quarter of a century, he was associated with the Dominion Department of Labour and served several successive ministers with a devotion that earned for him their respect and confidence.He sympathized with those who toiled.In everything he did he was scrupulously fair.He endeavoured whenever possible to bring about a better understanding between employer and employed.He lived beyond the allotted three-score and ten and until his last illness continued carrying out the duties assigned to him.His relatives, dear ones, and friends will sorely miss him but they have the consolation that he lived a splendid life giving all that he could to lighten the burden of others.He enjoyed the friendship of many distinguished citizens.Emmett McGrath Quirk has been gathered unto his fathers, but his memory will live as long as life lasts with those who knew him and held him in high esteem.To his daughters, sisters, and other members of the family, the Labor World, the editors of which had occasion to meet him very frequently during the period he was associated with the Department cf Labour, extend their very sincere sympathy and condolence.— B.R.La commission fédérale des relations ouvrières L'hon.Humphrey Mitchell, ministre du Travail, a fait connaître aux Communes le personnel de la nouvelle commission des relations ouvrières on temps de guerre.Ces membres ont été nommés jeudi par arrêté ministériel.Le président est Thon, juge G.-B.O'Connor, d'Edmonton juge de la Cour suprême de l'Alberta ; le vice-président est Thon, juge J.-N.Francoeur, de Québec, juge de la Cour du banc du roi pour la province de Québec.Des huit autres membres, 4 ont été choisis comme représentant le point de vue des employés, et quatre, celui des employeurs.Les membres représentant le point de vue des employés sont : MM.A.-R.Mosher, président du Congrès canadien du Travail, Ottawa, Ontario ; F.Molineux, Fraternité internationale des Peintres, Décorateurs et Tapissiers d'Amérique, Hamilton, Ontario ; W.-L.Best Best, Fraternité des Chauffeurs et Mécaniciens de Locomotives, Ottawa, Ontario ; R.Harmegnies, Fédération nationale des Ouvriers de l'Aluminium, Saint-Joseph d'Alma, Québec.Les membres représentant le point de vue des patrons sont : MM.E.Taylor, Canadian National Carbon Co., Ltd., Toronto, Ontario ; W.-H.Brown, Moore Corporation, Limited, Toronto, Ontario ; Albert Deschamps, entrepreneur, Montréal ; A.-J.Hills, chemin de fer Canadien National, Montréal.On ne s attend pas que la commission siège régulièrement ; les membres seront convoqués au besoin.Ils recevront un honoraire journalier et une compensation pour leurs frais lorsqu'ils agiront à titre de commissaires.Le président et le vice-président n’auront droit qu'à leurs frais.La commission sera chargée de la mise en vigueur des règlements sur les relations ouvrières en temps de guerre, aux termes de l'arrêté du 17 février 1944, en ce qui concerne la négociation collective et l'arbitrage de certains conflits qui peuvent surgir entre patrons et ouvriers.Le décret fédéra! 9384 est modifié Le juge McTague démissionne du Conseil national Ottawa, 10.— Le juge C.P.McTague a résigné scs fonctions de président du Conseil national du travail.Telle est la nouvelle que le premier ministre, le très lion.Mac- — * Lorsque, en décembre dernier, le décret fédéral C.P.9384 lut connu, l'Exécutif du Congrès des Métiers et du Travail du Canada s'empressa de protester contre plusieurs articles qui, dans son opinion, étaient contraires aux meilleurs intérêts non jseulement de la classe ouvrière mais de la population en [général; il insista sur le fait que ces articles nuiraient aux bonnes relations qui devraient exister et existaient généralement entre le Capital et le Travail.Ce mouvement de protestation fit boule de neige, il s'accentua tant et si bien que le ministère du Travail ne tarda pas à déclarer que des modifications seraient apportées dans le plus bref délai possible à ce décret fédéral.kenzie King, a communiquée aujourd’hui à la Chambre en donnant lecture de.s lettres échangées entre le juge McTague et lui-même.Le Nous n'avons pas encore pu nous procurer le texte officiel de ces modifications, dès que nous l'aurons obtenu nous nous empresserons de le publier, dans l'entretemps nous en donnons les grandes lignes ci-dessous : juge demandait d’être relevé de ses fonctions le 17 mars.Il a écrit sa lettre de démission le 8 mars, à la suite d’une entrevue qu’il avait eue, quinze jours plus tôt, avec le 1.L'article qui limitait les augmentations de salaire à la capacité de l'employeur de les payer sans causer un relèvement dans son prix de production a été modifié.A l'avenir, le Conseil national aussi bien que les Conseils régionaux pourront en accorder dans les cas où il leur était interdit de le faire.2.L'article qui permettait aux Conseils national et régionaux de réduire les salaires a été supprimé.On se rappelle que, sous l'ancien décret, il était absolument interdit, pour quelque raison que ce soit, de réduire les salaires.3.Restriction du droit du Conseil national de modifier les décisions des Conseils régionaux, les parties intéressées auront le droit de se faire entendre avant que tel changement soit effectué.4.Le nombre des membres du Conseil national du travail en temps de guerre, qui avait été porté à huit, est modifié pour en limiter le nombre à trois.5.L'article stipulant qu'un employeur ou un employé, mis en accusation, d'après le décret, était tenu de prouver son innocence, a été révoqué.Ceci était contraire au principe établi que c'était celui qui accusait qui devait faire la preuve du bien fondé de son accusation.6.On a réduit de façon appréciable les pénalités à être imposées aux personnes participant à une grève prohibée ainsi qu'à celles qui incitaient à faire grève.7.On a ajouté un article se rapportant spécialement aux employés des services ferroviaires internationaux par lequel des augmentations de salaire pourront leur être accordées dans les cas où les taux de leur salaire sont liés à ceux d'un autre pays — les Etats-Unis — lorsque ceux-ci ent été augmentés.L'honorable premier ministre King a déclaré que le gouvernement se rendait compte des risques encourus par certains de ces changements par rapport à sa politique de stabilisation des prix et des salaires, que tous les groupes de la population devaient coopérer pour maintenir le plafond des prix et éviter une inflation qui serait ruineusp pour tous.Toutefois, il ajouta, que la politique de stabilisation des prix et des salaires serait de nouveau examinée si le coût de la vie augmentait.Nous nous abstiendrons pour le moment de porter jugement sur ces modifications quoique de prime abord on peut dire quelles seront les bienvenues et qu'elles justifient pleinement 1 attitude prise par l'Exécutif du Congrès des Métiers et du Travail du Canada et autres corps ouvriers, ce dont nous les félicitons.premier ministre.Dans sa réponse, datée d’aujourd’hui, M.King disait qu’il a délibérément retardé de répondre à la lettre du juge McTague dans l’espérance qu’il changerait d’opinion.Il ne Ten remercie pas moins des services qu’il a rendus au pays à la fois au Conseil national du travail et.auparavant durant deux ans et demi, à la Commission de dépréciation en matière de contrats de guerre.M.King note aussi les relations cordiales qui ont toujours existées entre le juge et lui.“Afin d’éviter tout malentendu, écrivait le juge McTague dans sa lettre de démission, je tiens à dire que ma décision ne provient pas d’un différend avec le gouvernement, ni des difficultés personnelles avec le ministre du travail.La nouvelle ordonnance sur les salaires et le nouveau code du travail ne sont peut-être pas tels que je les aurais faits moi-même, mais je reconnais qu’ils sont l’affaire du gouvernement.Il ne m’appartient pas, h titre d’administrateur, de faire des critiques.Je considère même que le nouveau code marque une étape dans l’histoire des relations du travail et un excellent commencement.Nul doute que le temps n’impose des modifications à ces deux législations.Il faut s'y attendre: c’est le cours normal des choses." Dans la dernière partie de sa lettre, le juge note que cette dernière année a été pour lui ardue et fatiguante.Il remercie M.King et ses collègues du cabinet de la collaboration qu’il en a reçue, et termine par ces mots: "Si certaines de mes déclarations publiques ont pu parfois être embarrassantes, je regrette, mais je continue de croire que je devais avoir raison.” M.Edouard Larose à St-Jérôme St-Jérôme.— L’organisateur général de la Fraternité des charpentiers-menuisiers, M.Edouard Larose, qui possède une vaste expérience dans les groupements ouvriers, sera prochainement en notre ville pour compléter l’organisation ouvrière en notre région.Le Conseil des Métiers et.du Travail de St-Jérôme a retenu les services de Mc Lucien Thinel, comme conseiller juridique de cette organisation ouvrière locale.Distribution des carnets No 4 Les nouveaux carnets de rationnement — No 4 — seront distribués au Canada, entre le 26 mars et le 21 avril, annonce un porte-parole de la Commission des Prix et du Commerce.Cette distribution sera faite Par des volontaires qui seront rattachés à quelque 6,000 centres de distribution.Le fait que ce nouveau carnet ne contienne pas de carte de renouvellement par la poste ne signifie pas que le carnet No 4 sera le dernier à être émis, a ajouté le porte-parole.Et nous le croyons sans peine.Toute l’information nécessaire est 1 renfermée sur la couverture du car- net No 3, et, lorsque le consommateur se rend à son bureau local de rationnement pour se procurer un nouveau carnet, le bureau s’empare de cette information.(On se demande comment se renseignera le consommateur dans l’avenir, si on lui enlève cette information!).La Commission a décidé de supprimer la carte de renouvellement par la poste' après avoir considéré que la distribution personnelle est, beaucoup plus effective que la distribution par la paste et que l’élimination de cette carte épargne du papier.Deuil travailliste Frederick-William Jowett, trésorier du parti travailliste indépendant britannique, est décédé à 80 ans. I PAGE 2 SAMEDI, 18 MARS 1944 MONTREAL SATURDAY, MARCH 18, 1944 La réglementation des salaires et de durée du travail aux Etats-Unis Pussant en revue cinq ans d’ap- relatives aux salaires contenues"dal" plication de la loi concernant les j la loi sur les salaires et la durée du normes de travail équitables (salaires: travail est attribuée aux conditions Rapport sur le Les employés de différend des ouvriers tavernes de l’alu minium cl durée du travaili, qui est entrée en vigueur le 24 octobre 1938, l’administrateur de la division des salaires et de la durée du travail du département du Travail des Etats-Unis a déclaré que la loi avait permis d'élever les niveaux de vie et de travail de milliers de travailleurs.Il a ajouté que l’un des objectifs de la loi — la fixation à la date du 24 octobre 1945 d'un salaire minimum national de 40 cents l’heure pour les travailleurs occupés au commerce entre états — paraissait près d’être atteint deux ans avant la date primitivement fixée.La loi sur les salaires et la durée du travail, qui s'est heurtée à une opposition considérable avant d'être adoptée, a été conçue en vue de protéger à la fois les employeurs et les travailleurs contre une concurrence aboutissant a une réduction des salaires.Elle couvre les travailleurs occupés au commerce entre états ou a la production de marchandises pour le commerce entre états; elle prévoit un salaire minimum allant jusqu'à 40 cents l’heure et 50 pour cent de majoration pour le travail supplémentaire au-delà de 40 heures par semaine.Elle interdit également Sexploitation de la main-d’oeuvre juvénile'' et prescrit ses normes de travail sans discrimination de sexe, nationalité ou race.La loi prévoit une augmentation progressive des salaires minima qui, durant la première année de l’entrée en vigueur de cette loi.ne devaient pas être inférieur à 25 cents l’heure: après l'expiration d'une période de sept années à partir de la date à laquelle les dispositions de la loi relative aux salaires ont été effectivement appliquées, c'est-à-dire du 24 octobre 1945, un salaire minimum national de 40 cents l’heure devra entrer automatiquement en vigueur.Pour appliquer les dispositions de la loi et atteindre aussitôt que possible l'objectif d’un salaire minimum universel de 40 cents l'heure, la loi prévoit la convocation de comités mixtes dans toutes les industries visées.Les comités d’industrie recommandent des taux minima de salaires, et de cette manière le taux de 40 cents a été fixé dans de nombreuses industries.En octobre 1943, le comité compétent a recommandé ce minimum pour les derniers groupes d'industries non encore visés par la loi, en d’autres termes les comités d'industrie ont devancé la date limite prévue par la loi de presque deux ans.Cette application accélérée des dispositions du temps de guerre et a la pénurie de main-d’oeuvre.L'administrateur fies salaires et de la durée du travail a déclaré, qu'en cinq ans d'application de la loi, la division avait assuré la restitution de rappels de salaires pour une somme de plus de 55 millions de dollars, illégalement retenue à 1,500,000 travailleurs employés dans 70,000 établissements.U a cité parmi les résultats importants de l'application de la loi la réalisation d’un niveau de vie minimum décent pour un grand nombre de travailleurs avant la guerre.Les dispositions concernant les heures supplémentaires, en augmentant les gains hebdomadaires par le paiement d'une majoration de 50 pour cent dès que le travail dépasse 40 heures par semaine, ont rendu possible, assure-t-il.la mobilisation de la main-d'oeuvre dans les industries de guerre où l’on faisait des heures supplémentaires, sans que les taux horaires fussent majorés, dans des proportions risquant de créer une désorganisation sérieuse après la guerre.En outre, un personnel culminé d’inspecteurs de la division des salaires et de la durée du travail a été mis à la disposition r| , organismes gouvernementaux de guerre, et les employeurs ainsi qn ¦ les travailleurs ont l'assurance d'être protégés dans la période d'après-guerre contre une concurrence entraînant une réduction sans limite des salaires et la ruine des concurrents.Le coût de la vie baisse Ottawa, 6.— L'indice du coût de la vie a baissé d'une fraction, de 119 le 3 janvier à 118.3 le 1er février.Tel est le rapport du bureau fédéral des statistiques, publié aujourd’hui.L’indice est basé sur 100, pour la période 1935-1939, et à son dernier point révèle une augmentation de 18 pour cent.Comme les bonis de vie chère sont maintenant incorporés au salaire de base, une fluctuation de l'indice n'affecte pas les salaires.La baisse de janvier est due aux vivres.Le combustible, la lumière, le vêtement et divers item ont légèrement monté.L’indice pour les vivres est descendu de 131.5 à 130.9 pour février; l'augmentation des légumes frais n'a effacé qu’une partie de la misse du prix des oeufs.Dans l'Est du Canada, des prix plus élevés pour le charbon ont fait monter l'indice pour la lumière et le charbon, de 112.7 à 113.Il y eut de petits changements dans les vêtements pour femmes, l’indice montant de 121.1 à 121.3.Les loyers sont restés à 111.9, et les ameublements et les services à 118.4.“Divers” a augmenté de 108.9 à 109.1.à cause d'une hausse dans la section de l'hygiène et des revues.Incorporation des divers syndicats M.Alfred Charpentier, président de la Confédération des Travailleurs catholiques du Canada, vient de faire la déclaration suivante : "Il y a quelques semaines, lorsque la C.T.C.C.fit connaître au cabinet provincial son appréciation favorable aux bills 2 et 3, ses représentants ont aussi formulé de vive voix quelques réserves qui n’ont pas été portées à la connaissance du public."Voici les réserves : “(Il La C.T.C.C.a réclamé l’incorporation obligatoire de tous les syndicats et unions voulant être reconnus comme agents de négociation par la commission des relations ouvrières."(2) La C.T.C.C.s'est prononcée en faveur du principe des affiliations extérieures des policiers, du moment que les syndicats ou unions des policiers seront incorporés et qu’ils s'affilieraient à des organismes centraux également responsables devant les lois de la province et du pays.(3) La C.T.C.C.s'est prononcée en faveur des tribunaux permanents d'arbitrage dans les principaux districts judiciaires de la province, tout en conservant une commission provinciale de relations ouvrières qui pourrait agir comme tribunal provincial devant lequel ou pourrait en appeler, s'il y a lieu, des décisions des tribunaux inférieurs ou des tribunaux de district.” Sachant que les unions internationales sont opposées à l'incorporation, la C.T.C.C.fait des pieds et des mains pour les forces à l’incorporation, dans le but avoué de les | détruire plus rapidement et plus sûrement.Québec.— L'hon.Wilfrid Hamel, ministre intérimaire du travail, a rendu public, mardi, le rapport de la Commission d’enquête sur les conditions de travail des cavistes de la Compagnie Aluminium du Canada, à Shawinigan.Le rapport est unanime et accorde aux cuvistcs une prériode de repos après leur travail.Les membres de la Commission étaient le Dr P.J.Tourangeau, directeur de l’hygiène industrielle au ministère de la santé et du 'bien-être social; M.P.E.Ardley, gérant des usines de l’Aluminium à Ar-vida; M.J.A.Isabelle, chef-cuviste à Shawinigan, et M.Jean-Pierre Després, secrétaire.Voici les conclusions du rapport: Tout en reconnaissant les difficultés de maintenir des conditions idéales de travail dans une industrie comme celle de la production de l'aluminium, votre commission recommande les suggestions suivantes: a) Améliorer la ventilation dans les salles des cuves de l'usine No 1 et étudier les possibilités d'améliorations futures dans la ventilation des salles des cuves de l'usine No 2.bi Faire enquête pour savoir s'il serait possible d'abaisser la température dans les salles des cuves l'été.c) Etablir un système d'éclairage Plus adéquat dans les salles des cuves.Une intensité d’éclairage de 10 pieds-bougies 'foot candies) est recommandée et de 15 pieds-bougies (foot-candles) sous les ponts roulants est suggérée.d) Maintenir aussi rigide que possible les standards physiques dans la sélection des cuvistcs.e) Organiser un examen médical annuel de tous les ouvriers.Demandes et offres f) Surveillance de 7'i cuves à ,, 11 , .® ^ chaque cuviste de l'usine No 2.(I emploi GIl février Le rapport se termine par un tableau indiquant la période de repos qui doit être allouée pour chaque opération du travail de l'ou-vrier-cuviste.La Commission désire exprimer son appréciation pour- l'excellente collaboration que lui ont accordée tous les cuvistes de Shawinigan et les autorités de l’Aluminum Co„ of Canada Ltd.Le local 200 de l’Union des employés de tavernes est en pleine campagne de recrutement et au cours de la dernière séance régulière, M.Charles Lalonde, secrétai-re-finnneier, a annoncé l'organisa-lion d’un grand concours pour les membres qui veulent y participer en recrutant de nouveaux membres."Je tiens à vous dire”, a dit M.Lalonde, “que notre prochaine réunion régulière, le 26 mars, sera une grande assemblée ouverte à tous, membres ou non, au cours de laquelle des orateurs de marques adresseront la parole pour expliquer les bienfaits et les nécessités de l’union.Donc que chaque' membre en règle tienne à amener avec lui un camarade qui n’est pas membre.Il est bien entendu que plus nous serons de membres, plus forts nous serons, nos revendications seront reconnues et vous verrez que nous prendrons l'importance à laquelle nous avons droit à juste titre." Déjà, a annoncé M.Lalonde, le recrutement va bon train et un certain nombre de nouveaux membres seront initiés sous peu.M.Roméo Savard, propagandiste du local, a fait rapport de la visite de la délégation du local 200, composée de MM.Lalonde, Savard, Nelson Portier et Edouard Desormicrs au Conseil régional du travail, en compagnie du conseiller juridique du local.Me Lucien Rodier, concernant le plein boni de vie chère poulies employés de tavernes.Les autorités du Conseil ont demandé au local de préparer un bref qui, après avoir été étudié par le Conseil de Québec sera envoyé au Conseil national du travail à Ottawa pour étude finale et rapport.N.Jules Râtelle présidait la réunion.LABOR DIRECTORY i on-i ii.des metiers et de 9'i:a\.\ii.i»i: Montreal — mom.RI VL TRADIOS AM) LAROK < Ot N-(li.Meet.s every 1st and .'Jrd Thursday of each month — s'assemble les premier -t troisième jeudis de chaque mois, à lu salle .le l'Assistance l'ubli-.ir.s, rue Lngaueheiièiv Est.Préaident, l’an! Fournier, IIP) lileury; se* erétaire-eorrespondanL - - corresponding-secretary, .1.F.Gariép.v, il, rue Saint -l'aul ouest.T.I.LA.5361: vice-président Onésime Remind, 0011 boulevard St-Laurent, Tèl.LA.S 10.1 : .1.F Beaudoin, 11515 St-Denis, Tél.MA.ALLIED PRINTING TRADES COUNCIL.— To promote the interests of Allied Union Label (which can be had in French or English).The following organizations comprise Council: The Typographical Union No.170, Jacques-Cartier Typographical Union No.145.Printing Pressmen and Assistants’ Union No.52; Brotherhood of Bookbinders and Bindery Women’s Union No.hi: Photo-Engravers Union No.II: Stereotypers and Electrotypers Union No.33; President, W.Forrest: vicepresident, C.Arpin; Recording Secretary, Georges Prunelles ; Secretary-Treasurer.James Philip, Room 54, 484 McGill Street, Tel.MA.7489: Executive, John Moore.J.-A.Ardouin and A.Query: Auditors, J.-A.Richard 4ind II.Collin.Council meets second Tuesday of each month at 000 St.Lawrence blvd.T V POL R A I’ll I ('A L UNION No.170 — Meets first Sunday of each month at the Willingdom Room (Y.M.C.A.Build-ding.) R.M.Bennett, President, 3.37 Melrose Avenue, Verdun; James Philip.Secretary - Treasurer, Room HI, 4 85 McGill Street; Business hours: 9.00 a.m.to fi p in., Saturday, 9.00 a.m.to 1.00 p.in.; Tel.MA.7180.La fréquentation scolaire augmente L'emploi croissant des garçons et des fillettes, par suite de la guerre, a diminué la fréquentation scolaire, particulièrement dans les classes avancées.Seule la province de Québec peut se vanter d'avoir vu augmenter la fréquentation scolaire, grâce à l'introduction de l'instruction obligatoire depuis septembre dernier.La province de Québec rapporte une “augmentation notable”.Nombre d'écoles sont remplies à capacité; des institutions privées et des couvents ont dû refuser des élèves faute d’espace.Les parents, privés de l'aide des domestiques attirés parles industries de guerre, et retirant de meilleurs revenus, peuvent se permettre d’envoyer leurs enfants dans les internats.On s’entend bien Ottawa, 14.— Contrairement à ce qui se produit habituellement, l'harmonie et la bonne humeur ont régné hier au cours d’une enquête de la Commission nationale du travail où les représentants de la Canadian Johns Manville demandaient une augmentation de 10 sous l’heure pour les hommes et de cinq sous pour les femmes.Le juge C, P.Mc-Tague rendra sa décision plus tard.représentants à cette importante conférence.M.Green prétend *—.uMiw-uiim «ii nunimiiL’ vu i• 11 INOII- qu’une telle politique ouvrirait la velle-Zélande, on ne peut s’atten-porte à la désunion et à la mésen- dre à ce que la production soit la tente.1 même".Les bureaux de placement provinciaux viennent de présenter leur rapport pour le mois de février, comme suit : solliciteurs d’emplois, 7,041 ; offres d’emploi, 6,940.Si nous comparons ces statistiques avec celles de janvier — solliciteurs d’emploi, 7.9J6 et offres d'emploi, 7,454 — nous constatons que le mouvement de la main d'oeuvre a été moins accentué en février qu'en janvier.Bien qu'en janvier et en février les demandes d’emploi ont été plus nombreuses que les offres d’emploi, ces dernières n’ont pas été épuisées, car bon nombre de requérants ne peuvent satisfaire aux conditions exigées par les employeurs.Il en est de même de la section juvénile.Au cours de février, on a enregistré 16,243 placements (hommes et femmes) dans les bureaux de placement privés non payants.SI nous considérons les placements réguliers et les placements occasionnels, les placements ont dépassé les demandes.En d’autres termes, les bureaux de placement privés non payants ont été eux-mêmes à la recherche de la main-d’oeuvre.Green résiste au C.I.O.La Fédération Américaine du Travail vient de rejeter la demande du C.I.O.de partager avec lui les représentants à la prochaine conférence du Bureau international du Travail, à Philapelphie.Le président de la Fédération Américaine du Travail, William Green, vient de rejeter la requête du C.I.O.qui demandait le privi- ».1 vyu • J«mr de ma ltHL .1011 N i: i 12 • us P rot [•un »ur < a rie AVIS I* APPLICATION POP B DIVORCE A ‘ I - e.sl jri donné quo Ernest Ch; Hazard, dr h, Ville «|r West m.Di-irid dr Montréal.Province d.• I"'* , s adressera au Parlement d’Ottawa, a la présente ou A la prochaine Session des j’hamhres pour obtenir un décret de divorce contre son épouse.Annie Armstrong, pour cause d’adultèn* h desert ion En il.signé et daté à Montréal, ce de jour de mars.1ÎMI.10 JOHN E.PB A N KSI IA XV, B* Procureur du requérant. SAMEDI, 18 MARS 1944 — MONTREAL — SATURDAY, MARCH 18, 1944 PAGE 5 Ouvriers de Marieville à Ottawa A In suite de la réception d’une lettre de M.G.-D.Pyle, secrétaire du Conseil national du travail, à Ottawa, annonçant que le Conseil national était prêt à entendre l'appel logé auprès de cet organisme par les officiers du local 7 de l’United Textile Workers of Canada, affilié au Congrès des Métiers et du Travail du Canada, au nom des employés de la compagnie Knitters Limited, de Marieville, Québec, à l’encontre d’une récente décision du Conseil régional du travail du Québec, refusant à ces dits employés le paiement du Plein boni de vie chère, les quartiers généraux de l’United Textile Workers of Canada viennent de faire parvenir à M, G.-D.Pyle un mémoire supplémentaire à celui déjà déposé, expliquant les raisons pour lesquelles les officiers de cette union se croient justifiés de contester cette récente décision du Conseil régional.Ce mémoire, divisé en quatre parties, objecte que : “Le Conseil régional du travail n'a pas fait le geste qui seul aurait été logique et démocratique lors de l’audition Bè la requête du local 7 de l’United Textile Workers of Canada : fl) En ne fnisant nullement parvenir aux officiers du local 7 de l'United Textile Workers of Canaria la liste de salaires soumise par la compagnie Knitters Limited aux membres de ce Conseil, leur déniant ainsi le droit démocratique de vérifier si la dite liste de salaires était véridique, et si la dite liste ne contenait pas plutôt les plus hauts salaires payés dans chaque département, salaires pour lesquels les officiers du local 7 avaient accordé un pourcentage-marge de 50’ ; pour les ouvriers masculins, et un pourcentage-marge de 10'; pour les ouvriers féminins, dans leur requête originale ill octobre 1943); (2) En ne désignant pas à l’attention des officiers du local 7 de l’United Textile Workers of Canada le nom des firmes qu’il (le Conseil régional) avait jugées comparables, afin que ces dits officiers du local 7 aient l’avantage de se rendre compte par eux-mêmes, si les salaires payés dans ces dits établissements soi-disant comparables étaient vraiment plus élevés que ceux payés à la compagnie Knitters Limited, tel que le proclame, sans preuve, la dite décision contestée du Conseil régional; (3) En ne permettant pas aux officiers du local 7 de l’United Textile Workers of Canada de se prévaloir du privilège de présenter leurs objections, de vive voix ou par écrit, ou de soumettre leurs griefs de vive voix ou par écrit devant le dit Con-sell, avant qu’il (le Conseil régional) ne rendit décision finale dans cette cause; (4) En ne faisant aucunement allusion, dans toute cette affaire aux noms des deux firmes comparables, soumis dans leur requête originale, par les officiers du local 7 de l’United Textile Workers of Canada et en ne déclarant nullement les raisons pour lesquelles ces deux firmes n’avaient pas été Jugées comparables à la compagnie Knitters Limited.Ce mémoire, signé par M.René Demers, organisateur général de l’United Textile Workers of Canada se termine par un appel à l’impartialité du Conseil national du travail et dit entre autres choses : “Nous espérons en toute justice que les demandes absolument raisonnables des ouvriers de la compagnie Knitters Limited, seront jugées avec équité par les éminents membres de votre Conseil, et que la décisfon finale de votre Conseil fera dispa-raitre une situation aussi injuste et qui cadre si mal avec les principes démocratiques des citoyens canadiens.” Des subsides pour éviter " Organisation ouvrièrelLa courtoisie fail internationale défaut en affaires Dan.- le rapport annuel de la Coin- prCCOniSCC mission des prix et du commerce dé-! posé lundi aux Communes on relève ! Après avoir préconisé un mouve-un passage où le président Donald ment ouvrier essentiellement cann- Gordon affirme que la pénurie dis Parait pour certains articles tandis qu’elle s’accentue pour d’autres, au point qu’il sera peut-être nécessaire d’imposer de nouvelles restrictions sur des produits essentiels.Entre le 1er avril et le 31 décembre 1943, la Commission a versé en subsides ou en remboursements de droits $50,216,729 pour aider à maintenir les prix qui avaient tendance à monter.Depuis le 1er décembre 1941, alors qu’on a inauguré ces subsides au commerce, la Commission a versé $115,378,235.L’industrie laitière a reçu la plus large part, soit $12,977,776 pour le gras de beurre et $19,000,000 pour empêcher la hausse des prix du lait aux consommateurs.Au Service sélectif Ottawa, 8.— L’hon.Humphrey Mitchell, ministre du Travail, annonce que M.S.-H.McLaren, codirecteur du service sélectif national (mobilisation), a été nommé vice-président du conseil consultatif ainsi que d uconseil d’administration du service sélectif national, en remplacement.de M.C.-W.Foster, qui a démisisonné de ces postes.Ces conseils, dont le président est M.Arthur MacNanama, directeur du service sélectif national, se réunissent tous les deux à Ottawa.Le conseil consultatif est comixwé de représentants des syndicats ouvriers et des patrons, des cultivateurs et des anciens combattants, ainsi que des codirecteurs du service sélectif national, attachés au ministère du Travail.L’Ontario adhère au code du travail A son retour d’Ottawa, mardi, l’hon.Charles Daley, ministre provincial du Travail de l’Ontario, a annoncé qu’un Conseil national des ordonnances de guerre sera formé incessamment pour appliquer le nouveau code des relations ouvrières du gouvernement fédéral.Le ministre a dit que l’Ontario ne prisait guère le nouveau code fédéral du travail, mais qu’il tâcherait d’en tirer le meilleur parti.KM 2461, rue des Carrières, Montréal CRescent 4167 he | LAncaster 6030 kwen\ jAS- McCRUDDEN Reg’d.V||\ JOHN McCRUDDEN % Shoe 1 % 905 BLEURY STREET, First Store above Craie/ St.MONTREAL Le décès de M.Quirk Ottawa.— L’hon.Humphrey Mitchell, ministre du travail, a remis à la presse le communiqué suivant: nistère du travail et moi-même "Les hauts fonctionnaires du ml-avons appris avec un profond regret le décès de M.E.McC.Quirk, de Montréal."Pendant de nombreuses années M.Quirk a été activement associé au ministère comme l’un de ses prin cipaux officiers de conciliation et il a réussi adminablement dans le règlement des conflits entre patrons et employés.Les deux branches de l’industrie reconnaissent en lui un médiateur très compétent et équitable."Bien que M.Quirk fût retiré du service, du ministère depuis quelque temps, il n’a pas moins continué à jouir de la haute estime de tous ses associés.“Au cours de la dernière guerre,’il a rempli pour le ministère du travail des fonctions spéciales de temps de guerre et il fut par la suite au bureau du ministère à Montréal, bien que ses fonctions eussent rapport à tout l’est du Canada." dien, sans attaches internationales, | le Congrès canadien du Travail de M.Mosher en vient enfin à préconiser une organisation ouvrière internationale : il veut renouer tous les liens qu’il a brisés depuis sa fondation.C’est ce qu’on peut déduire de la nouvelle qui nous parvient de Fort Erlé, Ontario, où l’association canadienne des ouvriers de l’avionnerie a réclamé une organisation ouvrière internationale qui “devrait tenir son premier congrès annuel à Londres le plus tôt possible.” La résolution a été adoptée à l’issue d’une conférence de trois jours.M.Angus McAuslane, vice-président du Congrès canadien du Travail, conférencier, a déclaré qu’à la fin de la guerre approximativement deux millions de Canadiens, hommes et femmes, seront sans emploi “si des mesures pour résoudre problème ne sont pas prises maintenant." • M.Elmer Wheeler, de New-York, a prévenu les hommes d’affaires montréalais de ne pas imiter ceux qui font preuve à l’heure actuelle d’un manque total de courtoisie envers le client".M.Wheeler était le conférencier à une réunion spéciale de l’Advertising and Sales Executives Club, en l’hôtel Mont-Royal.M.Wheeler affirma que les professionnels et les hommes d’affaires, particulièrement le détaillant, courent le risque de perdre leur clientèle.après la guerre, dans une proportion de 75 pour cent."Aujourd'hui, dit-il.on semble avoir abandonné le motto qui disait: le client a toujours raison, pour remplacer par la formule: que le diable l'emporte”.Le conférencier prouva de cette façon qu'il importe de continuer à traiter le client avec courtoisie et de stimuler son intérêt, par exemple m arqu a n t du désappointement quand on ne peut lui fournir une marchandise rationnée.le dès Beau succès à la Canada Packers Ltd.L'Union des employés de salaisons de Montréal, local 66 (Montreal Packing Plant Employees’ Union), vient de remporter et avec un beau succès un vote à la compagnie Canada Packers à Montréal.Le vote a été pris à la suite d'un vote gagné à la compagnie Swift il y a de ça cinq jours.L'entreprise de la compagnie Wil-sil est la seule qui n'est pas encore organisée pour que toutes les salaisons de Montréal soient organisées.Les négociations pour un contrat de travail doivent commencer sous peu avec la compagnie Canada Packers et même déjà une entente écrite existe laquelle reconnaît l'Union des employés de salaisons de Montréal, local 66, comme seule agence de négociations avec la compagnie.Pour en revenir à la compagnie Swift, des négociations sont déjà en cours et on prévoit sous peu une autre victoire pour le local 66.Il faudra trouver du travail pour au moins 130,000,000 de personnes Le Bureau international du Travail annonce que les délégations d au moins 40 pays, qui assisteront à la Conférence internationale du Travail à Philadelphie, le 20 avril, seront priées d’approuver un ensemble de mesures pour organiser l’emploi au cours du passage de l’état de guerre à l'état de paix.Les mesures proposées sont englobées dans quatre projels de recommandations et un projet de résolution dont les textes figurent dans le rapport du B.I.T.et sont accompagnées d’un commentaire concernant les diverses dispositions suggérées.Le rapport indique que des emplois devront être trouvés pour plus de 130 millions de personnes au moment du démantèlement de l'industrie de guerre.© Remplissons prescriptions d'oculistes © Lunettes, lorgnons et réparations J.A.RACETTE Opticien d'ordonnances licencié BUREAU : Tous les jours — 10 a.m.à 9 p.m.Excepté lundi et jeudi, jusqu’à 8 p.m.6528 St-Denis Tel.CA.9572 Les employés des wago n s-resta u ran t s Ottawa.— Le Conseil national du travail en temps de guerre vient de refuser aux employés des wagons-restaurants du C.P.R.une demande d'augmentation de salaire et de changements dans les conditions régissant leur temps supplémentaire.La demande avait été faite par la Brotherhood of Railroad Trainmen au nom des employés du Pacifique Canadien.Le Conseil est d’avis qu'aucune preuve n'a été établie par comparaison avec les salaires payés, soit sur les chemins de fer, soit aux hôtelleries.pour justifier les augmentations demandées.La question du temps supplémentaire est beaucoup plus difficile, de l’avis même du Conseil.Les officiers élus chez les vitriers A sa dernière rétmion, le local 1135 de l’Union internationale des vitriers et travailleurs en vitre, a procédé à l'élection de ses officiers avec le résultat suivant : Président, M, A.Boisvert; secrétaire-correspondant, M.R.Saint-Pierre; trésorier, M.C.-C.Newman; secrétaire-trésorier, M.R.Sanscar-tier; conducteur, M.S.Hansford; vice-président, M.Nesbitt; gardien, M.R.Lasanté.Les nouveaux syndics sont : MM.Charles Ethier, L.Larue et Lucien Goulet.M.R.Sanscartier représentera le local au Conseil de construction.M.Lucien Goulet a été nommé délégué au Conseil des Métiers et du Travail.Les membres de l’exécutif sont répartis dans les quatre industries majeures de la vitre à Montréal.Campagne au pays pour pincer les embusqués Dans les milieux semi-officiels de la capitale, on prévoit que les autorités du Service sélectif national entreprendront au pays une campagne plus active en vue de pincer les embusqués qui ont réussi à échapper jusqu ici aux obligations du service militaire.Ce serait là, dit-on, la conséquence directe d’un relevé obligatoire que font actuellement tous ceux qui emploient des hommes d’âge militaire.On fait remarquer à ce sujet que les cultivateurs, tout comme les industriels, sont tenus de faire rapport concernant tout homme d'âge militaire à leur emploi.Sous ce rapport, on peut dire que le Canada est aussi avancé que les pays d'Europe tant il a perfectionné ses méthodes de contrainte et de délation obligatoire.Législation sociale de l’Ontario Le discours du Trône, à l’ouverture de la session de l'Assemblée législative de l’Ontario, préconisait diverses mesures pour le bien-être des ouvriers.Il est question de limiter les heures de travail à 48 par semaine et d'accorder un congé payé d’une semaine à tous les employés des établissements commerciaux et industriels.Les conditions sanitaires seront améliorées et les heures de travail seront réduites pour les jeunes, les filles et les femmes.A l’Anglo Shipbuilding Québec.— Me Bernard Rose, du bureau de conciliation au ministère fédéral du Travail, est allé à Lévis la semaine dernière, faire enquête sur le différend entre les membres de l’union professionnelle des ouvriers en construction de navires et l’Anglo Shipbuilding.Il a refusé de recommander la nomination d’une commission d’enquête pour régler le différend en alléguant que l’Anglo Shipbuilding a déjà un contrat collectif avec la Fédération Américaine du Travail.In Union There is Strength The Dominion Life Assurance Company is.in effect, a “union" of policyholders who are banded together to share mutual risks.Let Albert A.Boosamra show you how individual security can be achieved by means of co-operative protection with Life insurance Pension plans Disability Income insurance.Since 1889 HEAD OFFICE WATEmOO.OHFABIO OSO Canada Cement IUcIk., Montreal (lue.I'li one ^ PAGE 6 SAMEDI, 18 MARS 1944 — MONTREAL — SATURDAY, MARCH 18, 1944 The MacNicol Project Will Provide Employment for Thousands of Workers.— Will Aid the Farmer and be a Material Contribution to the Wealth of the Country.We have had occasion to refer in appreciative terms to the unselfish labors of Mr.John R.MacNicol, M.P.for Davenport, in all that relates to the welfare of the toilers.No one has more consistently in the House upheld the right of labor to organize and be given fair treatment in the matter of compensation and working conditions.Representing as he does a constituency in large part made up of those who work for a living, the electors have shewn their confidence in him, notwithstanding changes of government, by renewing his mandate.Mr.MacNicol was one of the first to advocate unemployment insurance.During the depression, he strongly urged that everything possible to be done to provide work for the thousands who ned it.No one has ever questioned his sincerity and singleness of purpose in doing all that his experience and ability permit to not only recommend measures to help the workers but reaffirming his confidence in their loyalty and readiness when given the treatment they merit to co-operate with industry and government.In order to get information Mr.MacNicol has visited several foreign countries.eH has made several trips to the West and as a result of his investigations has acquired considerable data relating to the tremendous resources of pur country and the splendid opportunities available if these resources are properly developed.He took occasion, during the course of the discussion on the speech from the Throne to outline a vast western irrigation plan.Members were no doubt considerably astonished with the facts that he gave them.What is more remarkable is that, representing as he does a division in what might be termed an Eastern province, his plan is one that will so materially benefit the farmers and people of the West.Mr.MacNicol conducted his investigation entirely at his own expense even engaging expert technical asistance.So determined is he that the public become aware of the tremendous importance of developing the West, that he published and distributed a circular which is an ocular demonstration ofthe project which he strongly recom mends should be carried out.The project is one that will not only help the farmers of the West, but provide employment for one hundred thousand persons who in turn would provide almost as much employment for others.The project is entirely practical and what is still more satisfactory a self-liquidating one.So great an imression did Mr.MacNicol's addres make that two of the principal papers in the Dominion, the Winnipeg Free Press and the Toronto Globe and Mail comment upon it.The first, in its editorial of February 8th refers to it as "An Asset to Democracy." It stated : "Mr.MacNicol is clearly doing his best to represent al Canada in the House of Commons." It further states : "If the other private members worked as hard at their job as does Mr.MacNicol, there would not only be little grumbling, democracy in Canada would be in a much healthier condition." The Globe and Mail of February 10th called his project "A Plan for the West." It declared : "What Mr.MacNicol has proposed, therefore, can in no way be regarded as a sectional scheme.It is national, for its benefits must be national.And if more members of Parliament were to travel Canada as Mr.MacNicol has done, if they were to probe the problems of the many parts and lend their assistance to the treatment of those problems, the future of national unity would be a deal more rosy than it is now.If more members had his interest in developing Canada, the business of Parliament would be considerably more democratic, not to say more productive and progressive, than it has been in the past." Tributesof this kind show the esteem in which Mr.MacNicol is held and give his many friends and supporters a great deal of satisfaction.Mr.MacNicol although one ofthe prominent members of his party is not afraid to express his views.He has more than once commended ministers of the opposing party when they introduced legislation that would benefit the workers.Not only is Mr.MacNicol's plan an "Asset to Democracy" but he, as a public spirited citizen is one of the most valuable of Canada's assets.There would be no fears of considerable unemployment immediately prior to and subsequent to the coming of peace if not only Mr.MacNicol's colleagues in the House but the leaders of industry would suggest projects as practical and as work providing as the one proposed by Mr.MacNicol.If we can spend billions to kill, there is no reason why we cannot appropriate the millions that will not only provide employment so urgently neded, but make available facilities that will permit the use of hundreds of thousands of acres of valuable land.Mr.MacNicol is to be warmly commended for his readiness at all times to serve his country and his devotion to its best interests.FRANCEEN’S INC.DRESSES AND COATS OF DISTINCTION 1019 St.Catherine Street West.BElair 3205 Union Labor A Constructive Force In Society ! Judging from accusations lately continuously hurled against the trades union movement, one would be tempted to believe that labor organizations are not only useless, but that their sole object is to destroy and tear down.Nothing is further removed from the aims and objects of trades unions than destruction.On the contrary their work is essentially useful and constructive.They aim to improve, to build up, to join workers together for that purpose.Labor is a human power and not a commodity, and entitled to full recognition as an indispensible factor in human society.Tlie same people who exploit and attack labor, live from the fruits of labor.Until organized for its own protection the employing class has given labor as little as possible, with the results that tire workers, nlen and women, were abused and degraded.During the past few generation the workers have struggled to remove these conditions and to raise the workers to a higher standard of living.The men and women of the ranks of organized labor have become conscious of their rights as human beings and realization that upon the fruit of labor rests the life of the human race.For years organized labor had to fight hard for its rights, had achieved victories and suffered defeats.But in spite of all, the labor movement has developed into a power that must be reckoned with regarding conditions involving the workers’ welfare, as a struggle against excessive and brutal exploitation.The aim of the trade union or labor movement is to create a different, a better and more humane order of things in society.The trades unions have been, and renewedly are accused of about everything possible and impossible, of using questionable means to attain their ends, of trying to upset our present system and instituted order of things.But through storm and plot, through foul and fair, truth and justice of the aspirations and aims of the trades union movement will prevail, because it is one of the main factors, unflinchingly leading towards a new era, toward a better and more humane condition in this world.One thing appears sure and indisputable if we take into consideration the gaining strength of organized labor, and that is that, under a system of strongly united organization of the workers the inconsiderate exploitation and oppression of labor will never again assume the extensive dimensions which they did under arbitrary dictation of organized capital—versus a weak, in itself divided trades union movement.In this respect a united organized labor movement, and democratic government will be the hopes for a better future.Time Bombs Pledges are only good when men are.There are no non-producers.Those who make nothing else at least make plenty of trouble.Pretend to be what we’re not and we never become what we could.People who don’t like their work often think they have the wrong job.It may be just the wrong purpose in their job.G.LAPIERRÉ HA.8830 LIGHT AND HEAVY 20 CONTRACT CARTAGE TRUCKS CAMIONNAGE AU CONTRAT 20 LEGER ET LOURD CAMIONS 4139 St-Dominique Why do so many people object to "losing face” ?Most of us should be glad to get a new one.People want the right kind of world for their children to grow up in.Well, that starts with the right kind of home.NATIONAL SELECTIVE SERVICE If You Employ Male Persons flare they all complied with the Military Cidl-I />?Under all Order signed under amlinrily of the National Selective Service Mobilization ({emulations: 1.Every employer of mule employees must make an examinat ion of the docu men Is of I hesc employees, and forward advice on tLose who fail to produee documents showing good standing under Mohili/.ation Regulations.2.This examination must he completed by May 1st, 1911.3.“IvM 1*1.0 \ I’.l{ includes industrial and commercial employers and also farm operators.4.“M M.I'i I.MPl.lh IT, includes all male persons working for you, including relatives.5.A booklet “I.MI*LO\ 1RS (»l 11H1.,” has been sent to industrial and commercial employers.V return postcard has gone to fa rm operators.6.If you employ any mule person, and have not been notified of the survey by hoof let or post card, con tact the nearest Umploy-nicnt and Selective Service Oflice and ask for the booklet.7.Obligation to make the examination rests on rarh and every employer of male persons, and employers must act.8.Penalties arc provided for failure to carry out this examination, and for male employees failing to assist by refusal to produce documents.DEPARTMENT OF LABOUR HUMPHREY MITCHELL, Minister of lushour.A.MacNAMARA, Director, National Selective Service.FRontenac 8161 Salons Mortuaires modernes ARTHUR LANDRY Enrg.GEORGES GODIN, seul propriétaire DIRECTEUR DE FUNERAILLES Service d'ambulances 518 & 528 rue Rachel Est.MONTREAL Buanderie- IMPERIAL - Laundry & SUPLPY CO.TEINTURIERS — NETTOYEURS Excellent service de blanchissage • DYERS AND CLEANERS • Superior Laundry Service Lavage de famille à prix modérés Family Washing at Popular Prices Téléphonez FAlkirk 1179 Call FAlkirk 1179 1471, RUE PARTHENAIS 1471 PARTHENAIS STREET UÀrquette 9331 ALEX.JULLSN, prop.HOTEL PLAZA ENR’G CHAMBRE SI.50 — REPAS 50c ET PLUS Téléphone et eau courante dan» chaque chambre.446 Place Jacques-Cartier MONTREAL Aidez-nous à gagner la guerre ! Achetez régulièrement des timbres et des certificats d’épargne de guerre SAMEDI, 18 MARS 1944 MONTREAL SATURDAY, MARCH 18, 1944 PAGE 7 PALACE A Challenge to Industry Taxes — So What ?Second Week ! ERROL FLYNN NORTHERN PURSUIT with JULIE BISHOP GENE LOCKHART CAPITOL THEATRE Alfred Hitchcoock’s Production of LIFEBOAT by JOHN STEINBECK starring Tallulah Bankhead Added Feature ‘WEEK END PASS’ PRINCESS THEATRE MERLE OBERON LAIRD GREGAR THE LODGER with Sir Cedric Hardwicke Added Feature “The Good Fellows” LOEW'S T H E A T R E 3rd WEEK ! GREER GARSON WALTER PIDGEON Madame CURIE with henry TRAVERS Victor FRANOEN MONARCH GAS RANGES Made by Canadians for Canadian Homes VIENNA GRILL CAFE INCORPORATED B 19G4 rue Ste-Catherine Est Montréal EXAMEN djTlcï VUE ^ pnr J.-L.Phoenix, O.D.gOPTOMETRISTE-OPTICIEN’ diplômé de l'Université AU SALON D’OPTIQUE Cher O.ST-JEAN LTEE Téléphone: 1 AM.212 o.silean DIAMANTAIRES BIJOUTIERS Un «oui magasin à Montréal: 1215 est, rue Sainte-Catherine Providing Post-War Employment Will be the Test of Industry’s Ability to Create Jobs.By BERNARD ROSE, K.C.Industry will be called upon immediately the war ends to meet the greatest and most pressing ol all challenges — its ability to create jobs for the hundreds of thousands of men and women who will no longer be engaged in war work and the hundreds of thousands, who demobilized Ircm the armed forces will not only be seeking but rightfully demanding employment.The advocates of "free enterprise," initiative, and the maintenance of the so-called capitalistic ferm of industry will have to demonstrate by acts rather than words their competence to so reorganize and expand industry that the opponents of privately directed industry will be forced to admit that the organized executive ability directing privately controlled industries has been able to demonstrate its claim to function as an agency to provide the goods as well as create employment.Industry has a great responsibility ; unless it can meet it in the measure of the economic needs of the workers, it will be subjected to tremendous criticism coming not only from the proponents of socialized or nationalized industry, but the leaders of the labor movement and those who are called upon to voice the sentiments of the people in the Nation's principal as well as subordinate legislative chambers.Fears are being expressed that even prior to the close of the war thousands of citizens including a great number of returned men and women will not be able to secure employment.One can appreciate the difficulties of both government and industry to re-employ or re-absorb the men and women discharged from war plants as well as the armed forces.In both instances, there is a duty devolving upon industry and government to go to any length and utilize every available mebins to provide employment.It is the considered opinion of those who have been giving this very serious question the thought it deserves, that if industrial leaders and executives will meet in council and formulate plans, that employment can be provided tor the hundreds of thousands who are entirely dependent upon it tor a livelihood.Industry cannot escape the obligation of concentrating upon the problem of mass reemployment following mass dismissals.Men and women working in war plants have become habituated to continuous toil and receiving at the close oi the week or fortnight pay envelopes.Those in the armed forces enjoyed a measure of security represented by the clothing and food furnished as well as the allowance given them.They naturally feel that having shown a readiness to make the supreme sacrifice that if fortunately they come through the fires of war unscathed, they have a right to demand from a grateful country recognition of their sacrifice in the form of employment.Those who know something of conditions that followed the last war are a ware, that the temper of the workers to-day is such, that they will not tolerate becoming the victims of prolonged unemployment.No excuse or reason will suffice to keep down their rising anger and demand for work.The owners of enterprises who are anxious to maintain the existing system of production and who are opposed to the socialization of our resources, and initiative and free enterprise being eliminated, can only prevent the change which they fear by co-operating with labor and government in drafting and putting into effect the blue prints for an industrial order that will make certain the employment of the nation's wage earners.Those who lived through and were the victims of the last depression — (the effects of which were capitalized by dictators to enslave the workers in the Axis countries) — will certainly not tolerate a recurrence of the situation which caused such hardship to thousands of citizens and deprived youth of an opportunity to make careers.The success which has met the efforts of constructively minded industrial executives who initiated and managed large enterprises is evidence, that industry as presently carried on can be organized to not only meet consumers' wants in the way of necessities, comforts, and luxuries, but provide well paid employment for workers.Industry must however think and plan in terms of service and welfare rather than profits.Ii is understood, of course, that private capital is entitled to an interest upon its investment, but where it is a question of the welfare of the citizens and that of profit, the interest of the first is paramount.The war has taught the workers to rely upon the government's ability and resources to meet every situation.What it has accomplished in the establishing of Crown companies and assisting, directly or indirectly, in the subsidizing and management of industries devoted entirely to war production has inspired a popular belief that it can, where industry fails or refuses to meet its responsibilities, meet the urgent needs of Ihe citizens dependent upon their labor or skill for a livelihood.The worker tc-day is, from an industrial standpoint, a mere unit in a large productive or service providing machine.As an individual he is helpless.He is forced to seek employment in the plants where hundreds or thousands of others in a like economic positicn are employed.The coming of mass production and the ever growing use of machinery gave birth to the term : "collective bargaining." So powerful an influence has organized labor become that governments in response to its demand adopted legislation to guarantee the workers' right to collectively bargain in the matter of wages and working conditions.The worker will be justified in using his collective strength, and mass organization, should industry fail to meet the challenge in demanding that government intervene, and in the I By RUTH TAYLOR A good many people are today paying taxes tor the first time — and often those taxes spell the difference between comfort and just living.All the little luxuries that make life so pleasant have had to go by the board.But when I hear complaints about taxes, I think of what I heard a Norwegian trade unionist say at the Seatle Convention : "We, who would not, or could not create security against fear and famine among the under privileged, have seen rich and poor alike reduced to a destitution far worse than that of our most wretched slums of yesterday."We, who squabbled in our own household over ancient prejudices of race or religion and over petty difference of politics or trade, have learned that sectional boundaries cannot insolate a people to the furious force of Nazi assault and persecution."We, who saw the class struggle blind capitalist and labor to the fury of the gathering storm know now that both lost in their folly more than either had ever hoped to gain." This we too have learned in the past two years.We have come to realize that paying taxes tor this war is our one hope of not paying tribute.We, who shut our eyes to the sore spots of the world found those plague centers too close for comfort to our own homes.We, who said it was none of our business have learned that cruelty, persecution and hatred are like a forest lire, spreading past its own boundaries and seeking what it may devour.We, who generalized in our conversation, setting group against group, do not realize that this was how the whole thing started.The despots of today were those who felt themselves the "have nots" of yesterday.A trank discussion of common objectives, a voluntary cooperation now is far better than arbitrary regimentation later on.I like to think what one labor leader, who is an American by choice, told me.He said, "I am a poor man today — but I am a very rich man.I paid my taxes but oh, so thankfully.Unless you have lived where I have lived, you do not know how rich a thing it is to be an American and able to help America with what she has given you." Taxes — so what ?Canada Pay Order Under Heavy Fire Ottawa.— This week the House of Commons heard the government's new wage control order, merging cost of living bonuses with present basic wage rates sharply denounced.In the most vehement attack ever heard in this Parliament to date, Rodney Adamson, member for York West, Ontario, went to bat in protest against injustices to Canadian labor.Adamson demanded fair play for tire working man and backed to tile hilt the stand of The Trades and Labor Congress of Canada and other Canadian labor organizations.Revision of these iniquitous regulations is promised by the government.The Trades and Labor Congress of Canada has called the new order-in-council a “straight-jacket" for labor.How far the government will go is, of course, problematical.Its labor code has won labor’s support but its wage order is unanimously opposed by the workers.exercise of the power entrusted to it by the people appropriate the necessary funds to provide gainful employment for work seeking citizens.It should not require a change from the democratic to the totalitarian form of government to provide workers with the jobs they must have in order to live.The war has shown in the most unmistakable manner that the democracies can when the need arises limit rights without destroying the form of government which democracy represents.Liberty, no matter how dearly we cherish it, cannot be wholly substituted for the right of the citizen in a democracy to earn a livelihood.Freedom without food would hardly satisfy hungry men and women.A democracy that has an enlightened business and industrial element can effectively, alone or in cooperation with government, create the necessary agencies and machinery that will provide the employment that the leaders of the movement opposed to capitalism undertake to furnish, if the electors will give them the necessary power.I think it can be stated with some degree of confidence that the average worker within and without the labor movement is more intimately concerned with economics than politics.All that he asks tor is an opportunity to earn a livelihood ; decent compensation, fair working conditions, and the social security v/hich governments in Britain, the Dominions and the United States are now prepared to give, he cannot be easly influenced into becoming the supporter of a group or movement that aims to radically change the social order which encourages free enterprise and inititative, for one, which in order to succeed, must suppress these incentives to industrial, technical, and commercial progress.It is certainly well worth the time and thought of business men throughout this country to meet, discuss and co-operate in the carrying out of a practical plan or plans to provide employment for the hundreds of thousands who must have it and thus meet the challenge which the war and the peace to follow it, and which must be met it all that is good in industry as presently carried on is to survive and our democratic institutions preserved for the economic, social, and political advantage of present and future generations. PAGE 8 SAMEDI, 18 MARS 1944 — MONTREAL — SATURDAY, MARCH 18, 1944 Mental Rebuilding By RUTH TAYLOR The greatest task we will have in the years to come after the peace is signed, will be, not the destruction of what is bad in the world, but in the introduction of what is good, in the constructive task of mental rebuilding.This will be the most difficult of all the tasks of reconstruction.Fields can be cleared cf the rubble of war.On the battlegrounds the grass will grow again.Cities can be rebuilt, new buildings erected io take the place of storied landmarks.The material scars will be gradually erased or softened by the kind hand of time.But the greatest reconstruction work will have to be on the minds of men.First, help must be given to those who have suffered under the brutal hand of the tyrant.Their lives will have to be built up, their spirit raised, so that once more they can walk alone, free men in a free world.This will require understanding, patience and sympathy - combined with an ability to inspire.We must make the once conquered realize that, while we are ready to help, we are not trying to sap their own courage and initiative by charity, that we believe in their own ability to make a place for themselves.Second, and far more difficult, will be the reconstruction of the minds of those who served and lived under the banner of the aggressor.We cannot say that we will have sympathy to give to those whose beliefs are diametrically opposed to ou; faith, who made a cult of cruelty and a fetish of false superiority.We cannot say that we can understand those who saved their cwn skins at the cost of their honor.We will find it difficult to have patience with those whose only creed was that of might, and whose only faith was in brute force.In order to make the world a safe place again, we will have to begin at the beginning.We will have to teach morality, truth, kindliness, tolerance, respect for human life and reverence for the religious creeds of all.These things, we will have to remember, have never been taught to their young.We will have to teach them and it will draw upon our faith and our intelligence to the utmost.It took centuries to evolve our standards of morality.What we learned slowly we know we will have to teach rapidly _______ for the rebuilding of the international order will depend upon the acceptance of a common code of ethics, a free flow of truth to all the world and the reestablishment of confidence in the efficiency of our beliefs in democracy — in the brotherhood of man under the Fatherhood of God.Refonte des Règlements du Service sélectif national L'honorable Humphrey Mitchell, ministre du Travail, a aujourd’hui déposé à la Chambre des Communes l’Arrêté en Conseil C.P.1335 du 4 mars 1944, qui revise et refond les Règlements du Service sélectif national (mobilisation), La dernière refonte de ces Règlements avait été effectuée par C.P.10924 du 1er décembre 1942.alors que l'appel pour le Service militaire fut transféré du ministère des Services nationaux de guerre au ministère du Travail.Outre les modifications apportées de temps à autre aux Règlements depuis le 1er décembre 1942, et qui ont déjà été annoncées, la nouvelle revision effectue des changements tant dans la ligne de conduite que dans la marche a suivre.A l'avenir, un homme marié, qui ne fait pas vivre sa femme ou ses enfants et qui n'était pas jusqu'ici susceptible d’être appelé, le devient s'il est dans une catégorie d'âge où seuls les célibataires étaient jusqu’ici sujets à l'appel — c'est-à-dire s'il est né entre 1906 et 1912 inclusi vement, et pourvu qu'il n'ait pas encore trente-huit ans.Jusqu’ici, l'individu qui n'était pas trouvé physiquement apte au service militaire, mais qui paraissait susceptible de le devenir avec le traitement voulu, pouvait bénéficier de ce traitement sur sa promesse de s’enrôler lorsque remis en état.Maintenant il doit s'engager à s’enrôler avant d’obtenir le traitement médical indiqué.Rien dans les anciens Règlements ne prévoyait le cas de ceux qui vivent dans des régions éloignées ou pour qui il n’y a pas moyen de subir l'examen médical.Aujourd'hui il est permis d’accorder l'ajournement, sans examen médical, aux matelots de la marine marchande.Il en est de même des Indiens et des autres qui vivent dans des régions lointaines, qui peuvent, sans examen médical, bénéficier de l’ajournement, s'il y a lieu.L'on pourra à ! l'avenir régler le cas des objecteurs de conscience sans leur faire subir d'abord l'examen médical.Une disposition permettant désor mais d'ajourner le service militair jusqu'à nouvel avis, sera à l'avanta ge des industries essentielles et rédui ra la tâche des Commissions de mo bilisation.Jusqu’ici les houilleurs et les travailleurs agricoles étaient les seuls auxquels on pouvait accorder l’ajournement illimité, et, en consé quence, les Commissions devaient périodiquement examiner tous les autres ajournements, même lors qu'on prévoyait que les circonstan ces allaient justifier l'ajournement indéfini.Les nouveaux Règlements, pour la première fois, donnent aux autorités militaires le pouvoir de détenir celui qui a été trouvé coupable, devant les tribunaux, de ne s’être pas présenté pour le service militaire, au niépr.des Règlements.II peut être détenu soit par la police, soit par les auto rites militaires.Jusqu’ici, le coupa' ble devait recevoir un avis forme, en plus d’être condamné en cour, et un ordre du tribunal lui com man dant de se présenter pour le service militaire après son procès civil n'avait pas automatiquement effet même après un ternie d'emprisonnement.C’est maintenat le contraire.TIME BOMBS Industrial relations will be solved when domestic relations are solved.We raise mighty armies to keep the country from going to the dictators.But, sometimes, do not even raise a hand to keep it from going to the dogs.Where there’s a will there’s a way.What we want now is a way to rouse the will.Character is tested by your attitude towards the fellow who doesn't agree with you.“More and better living for people” is one of our industrial slogans.What about more and better people for living?Ayez soin de votre ouïe "Jos! mettezeette échelle là-bas." Aucune réponse."Jos ! mettez cette échelle là-bas." "Quoi ?qu'est-ce que vous avez dit ?Vous me parliez ?" "Oui, je vous parle, et si vous ne faites pas plus attention que cela vous serez congédié." Jos est très bon travailleur ; il ne s'absente jamais de son travail, mais le patron n'a pas la patience de -'peter plusieurs fois lorsque Jos ne saisit pas du premier coup ce qu il lui dit, et Jos sera parmi les premiers à être congédié lorsqu'un ralentissement dans la production se fera sentir.11 n'en est pas de même seulement au travail mais aussi a la maison ; sa femme ne lui rend pas compte de la moitié des nouvelles qui devraient l'intéresser parce qu elle est fatiguée de lui parler fort même si ça ne fait pas une heure qu'il est au foyer.Et les enfants parlent tellement fort que leurs petits amis en sont gênés.Jcs devient de plus en plus ennuyé.Il ne va jamais au theatre parce qu'il se voit dans l'obligation de se mettre dans les toutes premières rangées, ce qui fatique beaucoup sa vue.Il ne se rend pas aux offices religieux parce qu il ne saisit rien de ce qui se dit.Il ne visite personne parce qu il est complètement désemparé lorsqu un groupe de personnes causent.Il écoute parfois la radio, mais sa famille en est quasi assourdie et même les voisins menacent de déménager parce qu'il fait jouer sa radio trop fort.Il fait un travail très ardu mais il ne peut profiter aucunement des plaisirs de la vie, et sa figure nous le démontre — son visage est tendu, jamais il ne sourit, et il paraît beaucoup plus âgé qu'il ne l'est en realite, Jos ne jouit réellement pas des plaisirs de la vie et la ou est toute la tragédie c'est qu'il n'est pas obliqé de se priver de la sorte ! Il pourrait entendre à la perfection, jouir de tout, et être réellement lui-même, si seulement il savait tout ce qu'un appareil acoustique Western Electric lui apporterait.Cet appareil acoustique délicat est reconnu par les laboratoires du Bell Telephone, et est 1 appareil qui peut le plus approcher l'ouïe normale expenmente jusqu'à nos jours, et peut s'adapter à tous GS .j9res de surdité.Des milliers de personnes se servent de cet appareil acoustique: administrateurs, vendeurs, professionnels, hommes de métier et journaliers, bans le secours de cet appareil acoustique ces hommes seraient gauches et maladroits.Avec l'aide de cet appareil ils ont confiance en eux-mêmes et sont indépendants.Ne laissez pas un état de surdité quelconque être la cause d un congédiement.Ne le laissez pas ruiner vos nerfs et votre santé.Ne le laissez pas gaspiller votre vie faites examiner dès maintenant votre ouïe, et permettez qu un appareil acoustique Western Electric vous apporte succès et bonheur.Your Union and Your Family We can win all we are fighting for through the union," said a union man the other day, “but what good is it to me if, in the process, my home life breaks up and there is no wife and family left to share it with ! ” Many a union president’s problems begin — not around the conference table — but over his own breakfast table with his wife and family.“My wife laid down more ultimatums than the company!" said Sam, the president of a large union on the East Coast.“She had more grievances against me and the union than I got in the plant." Yet the funny thing was that Sam and his wife were both right in the things they were doing.Sam’s whole heart and soul are in the union, and he would gladly sacrifice his own life of the thousands of men he is leading.His wife lives for him and the children.But somehow they couldn't get together on how to work things out.You could never have accused Sam of neglecting his home, yet he was there so seldom that this was the only way his wife could describe it.She listed her grievances: He was late for meals, and often wouldn’t show up at all.He was always having meetings.He had no time to be with her, and instead of spending time with the kids, he would give them a quarter.She said caring meant more than money.She would bargain with him that he could go to a meeting one night if he would take her out later in the week.The trouble was that another meeting would come up later and they would not get out together at all.She was sure that unless something happened their home would break up.Something did happen.The Last Straio One night he telephoned to say he would be home in time for dinner.She prepared chops for him as a treat.Then he didn't come home! When he finally did arrive he was greeted by a large notice outside his front door: “SMITH'S CAFETERIA — MEALS SERVED AT .ALL TIMES." He had expected another big battle, but his wife's sense of humor saved the day.The ice was broken.They sat down together and, with a new willingness to see each other's side, brought out all their feelings and holies for the home and for the union.Sam had never before taken time to get his wife’s thoughts for the union.He began to see that the union was really a big family composed of families like his own, and to be secure in the future it had to have the full backing of happy, united homes and not just the husband's support.She saw that she could contribute to the union instead of feeling lonely, mad and jealous because it took up his time.3806 Wilson Ave.N.D.G.Montreal, March 4th.1944 The Editor, The Labor World, 11 St.Paul St.West, Montreal.TRIBUTES PAID PRIME MINISTER KING Sir, In a recent issue of a local daily there appeared an announcement containing tributes from the world’s foremost statesmen and which indicate in what high regard they hold our distinguished Prime Minister.To merit appreciation of this kind from the world's outstanding statesmen should be a source of pride and gratification to Canadians of all classes.The leaders of the democracies have since the beginning of the war carried a staggering burden.That they have been able to continue carrying out their duties is due in large measure to a noble patriotism and a high sense of duty.They each think and plan in terms not only of their own country’s greatness and future, but that of the unfortunate lands presently terrorized and subjected to the brutal control of men who have been properly designated as gangsters and assassins.No matter what his opponents and critics may say, Canadians were indeed fortunate that when the war broke out the Captain at the helm ot the Ship of State was so wise and experienced a navigator as William Lyon Mackenzie King.He has never complained of the burden which he has been carrying.He lias suffered a great many sorrows in the loss of relatives and intimate friends and loyal colleagues.There will be few who will challenge the statement that: “his great gifts of character and statesmanship are needed to lead the nation to final victory, and there present Canada's vital and growing interests at the peace table." Mr.King has demonstrated splendid qualities of wartime leadership because of his character, educational attainments, experience idealism, and humanitarian outlook.He will not only be able to represent Canada at the peace table in a manner befitting its greatness and importance but give excellent counsel to those who will be his colleagues.Mr.King recently celebrated his sixty-ninth birthday.All Canadians, irrespective of class, faith, or political affiliation and who calmly assess his accomplishments, are in accord that he be spared for many many years to give his fellow-citizens the benefit of his unrivalled experience, fine judgment, and co-operation in all that will not only reflect credit upon tlie country he lias served so well, but react to its advantage and that of its citizens.BERNARD ROSE.L effort pour entendre nuit à la santé Si vous nVntendez pas A la perfection, vous n'a vez pas idée do la tension quu cola vous cause.\ "iis gaspillez une somme appré-, ,* énergie dont vous auriez nesoin pour votre travail d.* la journée.Que vous soyez chez vous ou A vos affaires, vous avez besoin d'un Western Electric l'appareil acoustique «le la meil-Icurc «lunlité.Protégez vos nerfs, prôniez votre sauté.Permettez-amis de vous montrer comment garder votre ouïe normale.Venez «(«‘ina 1 ii.Aucune obligation.Démonstration du soir ou A doini-«,,1«*.Satisfaction garantie.Reynolds Earphone Co.1253 ave.McGill College Chambre 110 i,,\.0591 Service .f, |„ rlirntMe cumidieiiric-friinçiiiHc.
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