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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 31 juillet 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Références

Le monde ouvrier = The labor world, 1943-07, Collections de BAnQ.

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TDünir duwier 28e Année — No 31 SAMEDI, 31 JUILLET 1943 — MONTREAL — Ta Fédération tient mémorable aux SATURDAY, JULY 31, 1943 une conve Trois-Rivs 28th Year — No.31 eres Les délégués expriment leur dissatisfaction de la politique ouvrière du Gouvernement Fédéral.— Ils insistent pour la reconstitution du Conseil Régional.La sixième conférence de la Fédération provinciale du Travail du Québec s'est réunie en la salle Jacques-Cartier de l’hôtel Château de Blois, aux Trois-Rivières, vendredi, le 23 juillet 1943.La première ssession s'ouvrit à 10 heures du matin, sous la présidence de M.J.-B.Arsenault, vice-président de la Fédération provinciale du Travail et président du Conseil des Métiers et du Travail de la ville des Trois-Rivières., Ie remercie", dit M.Arsenault, "les délégués qui sont présents à l'ouverture de cette conférence." M.Arsenault rappelle que c'est en cette ville des Trois-Rivières qu'on a jeté les bases de cette Fédération provinciale du Travail.11 rappelle également les nombreux succès obtenus par la Fédération depuis sa fondation il y a six ans.Il ne faut pas oublier les succès remportés dans l’amélioration des conditions des travailleurs", continue-t-il, "mais il ne faut pas oublier aussi les évolutions qui se sont produites dans le monde depuis la fondation de cette Fédération.Depuis l’avènement de cette Fédération nous avons eu quelque chose dont personne ne voulait, mais que nous avons eu quand meme, c est la guerre.Espérons que la fin de cette guerre est prochaine et espérons que le monde revienne à une vie normale.^ Nous avons fait des progrès dans certains domaines, s> nous n'avons pas réussi dans toutes nos entreprises.Comme 1 organisation fait la force, sans l'organisation nous aurions été défaits, et avec l'organisation nous serons victorieux." Ln terminant, M.Arsenault souhaite la bienvenue à tous les délégués et dit qu'il espère qu'ils seront satisfaits de l'hospitalité de la ville des Trois-Rivières.Le confrère Arsenault présente M.Arthur Rousseau, maire de la ville des Trois-Rivières.les autres dans des factions rivales.Après tout, la division ne bâtit rien ; c'est avec l'union qu'on accomplit quelque chose." NI.Martel rappelle le sort de la France et l'effondrement de l'Empire romain pour la raison que le peuple était divisé et qu'on ne reconnaissait plus d'autorité.M.le Maire a bien dit que si Ion veut obtenir de meilleures conditions de travail aujourd'hui, il faut être organisé."A titre d'exemple", dit M.Martel, prenez notre religion qui est encore aujourd'hui la plus haute autorité du monde civilisé parce qu'elle n'est pas divisée, qu elle est dirigée et disciplinée.On ne peut pas comparer notre mouvement à cette autorité parce que notre mouvement est matériel alors que l'autre est spirituel." Ici, dans la province de Québec, les conditions de travail ne sont pas comme celles des autres provinces du Dominion qui favorisent plus les ouvriers, comme l'Ontario par exemple.On ne peut blâmer pour ça nos gouvernements, on ne peut blâmer nos conseils municipaux, on ne peut blâmer nos employeurs, on ne peut blâmer personne ; on n'a que la peine de se donner deux ou trois coups de poing, et c'est nous autres les seuls responsables.Nous ne pouvons pas vivre comme ouvriers en travaillant au détriment des autres.Notre succès est celui des autres et celui des autres est le nôtre.La province de Québec a ces temps-ci les yeux tournés vers Trois-Rivières.Elle s attend à ce que nous allons améliorer la situation non seulement des ouvriers mais de tout le monde, même de ceux qui nous font de l'opposition." « Le président Beaudoin, en venant occuper le fauteuil, dit : souhaite que notre confrère nous revienne souvent, car, dit-il, nous avons besoin de lui.Il regrette l'absence du ministre du travail.Il remercie les orateurs puis remet le maillet au président de la Fédération, J.-Elphège Beaudoin.Officiers réélus J.-ELPHEGE BEAUDOIN Elphège Beaudoin, président et agent d'affaires de l'Association Amalgamée des employés de tramways et des chauffeurs d'autobus d'Amérique, local 790, qui a été réélu par acclamation pour un deuxième mandct, président de la Fédération provinciale du Travail du Québec.Le confrère Beaudoin a aussi été choisi comme délégué de la Fédération à la convention du Congrès des Métiers et du Travail du Canada qui aura Son Honneur le maire Rousseau souhaite la bienvenue aux délégués en la ville des Trois-Rivières et ajoute que cette ville a besoin du concours des organisations ouvrières.En terminant, M.le maire Rousseau dit qu'il veut être assuré que les délégués garderont de leur séjour aux Trois-Rivières un bon souvenir et que ce séjour sera profitable non seulement aux ouvriers mais à toutes les classes de la société.Le confrère Arsenault remercie alors le maire Rousseau de sa collaboration et présente le confrère Arthur Martel, vice-président honoraire de la Fédération provinciale du Travail et membre de l'Exécutif général de la Fraternité unie des charpentiers et menuisiers d'Amérique.Le confrère Martel déclare qu'il lui fait plaisir d'être présent, ce matin, à cette convention."Quand j'assiste à des conventions de ce genre, je me demande si je vais avoir encore l'occasion d'assister à d'autres conventions.De plus, notre président, qui agit comme maître de cérémonies, a été très généreux à mon égard.Ce matin, je voudrais avoir la facilité, le don de faire des discours aussi éloquents que ceux de M.le Maire."J'ai eu le plaisir d'avoir été l'un de ceux qui ont jeté les bases de cette Fédération.Cette Fédération, si elle était bien comprise, pourrait rendre de grands services à toute la population de cette province.Malheureusement, cette Fédération n'est pcs parfaite, et il y a des raisons pour cela.Dieu n'a pas fait 1 homme parfait et tout ce que fait l'homme n'est pas parfait.Tâchons de trouver les moyens de rendre cette Fédération aussi utile que possible.L on sait que la masse de cette province a besoin de s'unir pour se protéger.Je me demande pourquoi cette division qui existe, pourquoi l'on se jette les uns contre lt he président Beaudoin, en venant occuper le fauteui, dit : 'Avant d'aller plus loin, je tiens à souhaiter la plus cordiale bienvenue aux délégués présents à la sixième convention annuelle de la Fédération provinciale du Travail."Je remercie le Conseil des Métiers et du Travail des Trois-Rivières pour le travail effectué en vue de la préparation de cette convntion,, et pour les arrangements faits en vue de aistraire les délégués.Je remercie bien sincèrement Son Honneur le maire d avoir sacrifié une partie de son temps pour venir saluer les délégués ; j'espère qu'il lui sera possible d'être avec nous dans une occasion prochaine.La Fédération provinciale du Travail a été très active au cours de l'année 1942-43.Tous ses officiers ont fait beaucoup ae travail.Nous pouvons nous féliciter de ce que notre Fédération compte plusieurs nouvelles affiliations et de ce que nos finances soient dans la meilleure condition possible.Du côté des législations provinciales nous avons obtenu quelques améliorations, mais ces améliorations ressemblent plutôt aux miettes qui tombent de la table du riche.Par exempt, on nous a accordé quelques amendements en incorporant la silicose dans la liste des maladies industrielles sujettes à compensation.On nous a donné la loi de l'instruction obliqa-toire, mais cette loi sans la gratuité et l'uniformité des livres ne veut pas dire grand chose.Tant que le gouvernement pro vmcial ne nous aura pas donné la gratuité et l'uniformité des livres nous ne serons pas satisfaits.On nous a accordé la loi des allocations familiales.Cette loi, en principe, est très bonne, mais le système de paiement de ces allocations par les comités paritaires ne vaut absolument (Suite à la page 2) lieu le 23 août prochain dans la ville de Québec.MARCEL-E.FRANCQ Marcel-E.Francq, président de l'Union des employés de bureau de Montréal, local 22683, qui fut réélu pour la quatrième fois secrétaire-trésorier de la Fédération provinciale du Travail du Québec. PAGE 2 SAMEDI, 31 JUILLET 1943 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 31, 1943 La Fédération tient une convention .(.Suite cle la paye 1) rien.Le gouvernement devrait effectuer lui-même ces paiements."Avouons que ncs unions internationales font un peu preuve d'individualisme, c'est-à-dire que chaque union croit qu'elle peut faire mieux que l'autre, qu'elle peut faire face c d’autres organisations sans l'union, sans l'affiliation à des mouvements centraux.Tout cec; se passe de la même façon que dans les petits pays d'Europe qui étaient désintéressés jusqu'au jour où ils se sont aperçus qu'ils auraient été mieux de s'unir.La même chose s'applique ici ; si nous croyons pouvoir faire du progrès sans nous unir aux mouvements centraux, toutes les unions vont disparaître et feront comme les petits pays d'Europe." Parlant ensuite du Conseil régional du Travail, le président Beaudoin dit qu'il nous faut nécessairement des changements sur ce Conseil."Un individu du nom de Paul-Emile Marquette qui, en sa qualité de membre du Conseil régional, se promène dans nos unions bien organisées — il ne s'en prend pas aux unions non organisées, ce serait probablement trop d'ouvrage —• se sert dans son organisation de documents du Conseil régional.Il promet aux ouvriers qu'en sa qualité de membre du Conseil régional du Travail il pourra leur obtenir des améliora-t ons que nous ne pouvons pas obtenir.Nous allons être forcés une fois pour toutes de déclarer que nous sommes fatigués de ces procédés déloyaux."L'Union des employés de tramways de Montréal a essayé d’obtenir des Conseils regional et national du Travail des décisions à leurs demandes légitimes pour les employés de cette Union ; ces décisions ont été attendues pendant 18 mois.Comme nous n'étions pas des fomentateurs de grève, comme nous voulions respecter notre promesse de ne point faire de grève en temps de guerre, nous avons dû attendre 18 mois une décision qui, par la suite, refusait aux employés de tramways de Montréal les demandes que nous avions faites.M.Marquette est venu par la suite chez nous et s'est servi de documents et dit aux ouvriers : "Vos officiers ne sont pas compétents, je me charge, moi, comme membre du Conseil régional, de vous faire obtenir des améliorations qu'ils ne peuvent vous obtenir." A la suite d'une grève illégale, le gouvernement fédéral a récompensé la Fraternité pour avoir organisé la grève."Au début de la guerre, nous avons sacrifié plusieurs droits pour lesquels notre mouvement avait combattu depuis plus de 50 ans.Mais nous étions assurés dans le temps de la coopération des gouvernements fédéral et provincial, ces derniers semblent croire que la coopération est une rue à sens unique.Ceux qui obtiennent des améliorations et de meilleures conditions sont ceux qui scrtent des ouvriers en grève et qui se "fichent" des lois établies et des ordres-en-conseil.Vous avez le même exemple chez les employés de l'avionnerie de Montréal.Est-ce que le gouvernement fédéral attend que la Canadian Brotherhood sorte les ouvriers en grève avant de leur accorder leurs justes demandes ?"Je crois que nous sommes rendus à un moment où nous allons être forcés de demander au Conqrès des Métiers et du Travail du Canada et à la Fédération Américaine du Trarail de retirer la promesse faite de ne point faire de grèves en temps de guerre.Je ne suis pas en faveur des grèves en temps de guerre, mais si c'est là le seul moyen d'obtenir ce que nous voulons, nous allons être obligés de nous servir de la même arme que la Canadian Brotherhood et les Syndicats catholiques.Nous entendons ne pas nous laisser damer le pion par aucune union, à cause de cette promesse.Nous voudrions que les gouvernements fédéral et provincial nous accordent la coopération à laquelle nous avons droit et nous donnent justice dans nos légitimes demandes et cela sans être obligés de sortir les ouvriers en grève.Il sera regrettable pour l'effort de guerre du pays et également pour les ouvriers de sortir en grève, mais il semble qu'il n'y a pas d'autres issues et à moins de se servir de la seule arme qui nous reste nous allons être vaincus par des gens qui se moquent de rien et de tout et pour lesquels tous les moyens sont bons."Nous avons à cette convention une résolution qui demande au Congrès des Métiers et du Travail du Canada de retirer la promesse de ne point faire de grèves en temps de guerre ; je crois qu'après avoir passé par ce que nous avons passé celte résolution doit être adoptée à l'unanimité."D'après les créances reçues nous allons avoir une convention importante et je demanderais aux délégués d’accorder aux officiers toute la coopération possible ; vous savez qu'il n'est pas facile de conduire une convention et j'espère que j'aurai des délégués cette collaboration." PREMIER JOUR — SEANCE DE L'APRES-MIDI Le secrétaire-trésorier Marcel-E.Francq annonce la formation des comités et la nomination dos officiers de la convention qui sont acceptés comme étant satisfaisants par la conférence.Comité des lettres de créance : J.-M.Shannon, Montréal ; Louis Arsenault, Trois-Rivières ; Jos.Bell, Québec.Comité des résolutions : Jos.Matte, Québec; Edouard La rose, Montréal ; Bernard Shane, Montréal ; Emile Simard, Trois-Rivières ; Louis Larose, Québec.Comité de vérification : C.-E.Chalifour, Montréal ; Sylva Perreault, Québec ; A.Lacoursière, Trois-Rivières.Comité des étiquettes syndicales : P.-J.Ryan, Montréal ; Anita Marlow, Montréal ; William Gillespie, Montréal ; Jules Larocque, Québec ; J.-E.Gariépy, Montréal.Comité du rapport des officiers et du travail législatif : Arthur D'Aoust, Hull ; René Michaud, Québec ; Jack Lambert, Trois-Rivières ; A.Villeneuve, Montréal ; Jas.Timmony, Québec ; Victor Francoeur, Montréal ; Paul Fournier, Montréal.Cornilé de la constitution et des lois : R.-M.Bennett, Montréal ; Emilio Samson, Trois-Rivières ; Roland Grenier, Trois-Rivières ; W.-A.Caron, Québec.Comité des règlements et de la procédure : Emile Lajcie, Trois-Rivières ; Léo Lemelin, Québec ; Ed.Toussaint, Montréal.L'exécutif recommanda Mlle Hélène Antonuk comme secrétaire de la convention, ainsi que les confrères Roland Grenier et Jean Brunelle comme sergents d'armes.Le Comité des lettres de créance, présidé par le délégué J.-M.Shannon, présente son rapport qui est adopté.Le rappcrt partiel du Comité indique qu'on a reçu des créances admettant 83 délégués à siéger.Le président Beaudoin rendit sa décision à l'effet : "Que les délégués dont les créances n’ont pas été reçues à temps n'aient pas le droit de vote ni de parole." Le confrère Arsenault demande alors de prendre un vote sur la décision du président.Le délégué Arsenault prend alors le fauteuil présidentiel pour la prise du vote.Les sergents d'armes sont priés de compter les votes.44 votes sont enregistrés pour que la décision du président soit maintenue, et 35 contre.Le délégué Lajoie agissant comme président du Comité des règlements et de la procédure soumet le rapport de ce comité.Le Comité recommande l'adoption de ce rapport.Le délégué Johns, du local 1244 des charpentiers et menuisiers, dit que la session de dimanche devrait commencer à 10 heures du matin, au lieu de 1 heure de l'après-midi, afin de permettre à la convention de s'ajourner plus tôt.Le président Beaudoin dit qu'il est impossible de faire ce changement vu que, le dimanche matin, les délégués sont libres d'assister à la messe qui leur convient.Le rapport du comité des règlements et de la procédure est accepté et les officiers remerciés.A la suite d'un ajouté au paragraphe 9 du rapport du comité des règlements et de la procédure, le délégué Fournier ouvrit de nouveau la discussion sur l'admission de tous les délégués sans exception, prétextant qu'il était tout à fait injuste pour les délégués de se voir refuser l'admission aux délibérations sans leur donner de raison de ce faire.Après une discussion entre le président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, M.Paul Fournier, et le président de la Fédération provinciale du Travail, une motion a été adoptée par la conférence à l'effet que le Comité des lettres de créance prépare un rapport final sur la question.L'assemblée s'ajourna alors pour 30 minutes.L'assemblée est rappelée à l'ordre.Le délégué Shannon n'étant pas prêt à donner son rapport, le secrétaire-trésorier fit alors lecture du rapport du Conseil exécutif pour l'exercice 1942-1943.Le Comité des lettres de créance, par l'entremise de son président, fit le rapport suivant : Le Comité des lettres de créance désire rapporter qu'en autant qu'il concerne la Loge 712 des machinistes, dont la créance avait été retenue pour étude, nous avons examiné les livres du secrétaire-trésorier et nous trouvons que le dernier paiement fait était pour 500 membres et jusqu'au 30 avril 1943, qui était donc suspendu le 30 juin 1943, conformément à la constitution, d'après l'article 1, section 3, paragraphes f et g.Le 20 juillet 1943, le secrétaire-trésorier recevait de la Loge 712 la lettre suivante : “Cher monsieur et confrère, Vous trouverez ci-inclue notre lettre de créance pour la 5e convention de la Fédération provinciale du Travail avec notre chèque au montant de 8100.00 pour notre taxe per capita pour le mois de juillet sur 5,000 membres.Vous trouverez ci-inclus deux résolutions de notre organisation en anglais et en français.Je regrette que nous avons été incapables d’envoyer ce matériel plus tôt dû au fait que les officiers de notre organisation ont été préoccupés avec des matières pressantes dans les dernières semaines.Fraternellement vôtre, (Signé) I.BURMAN.” La lettre de créance qui accompagnait cette lettre contenait les noms de 51 délégués et la lettre de créance donnait le nombre de membres dans l'Union à 9,000.• Votre comité a décidé de suivre la constitution sans crainte ni faveur pou^- qui que ce soit.Cette organisation ayant enfreint la section 4 de l'article 2 de la constitution et l'article 3, sections (f) et (g), doit conséquemment en subir les conséquences et le comité recommande que la constitution soit maintenue et qu’il ne soit pas permis aux délégués de cette Union de siéger.Votre comité a 12 autres lettres de créance qui ont été reçues en retard, conformément à l'article 4 de la constitution, et n'a d'autre alternative que de recommander le rejet de ces lettres de créance, car votre comité est tenu de suivre la constitution et croit que la constitution devrait être observée par tous.Le délégué Burman dit que, le 20 juin, il envoya un chèque au montant de S40.00 pour paiement de la taxe de mai et de juin pour 1,000 membres, et il ajoute que le secrétaire est obligé (Suite à la paye 3) LABOR DIRECTORY CONSEIL DES METIERS ET DU TRAVAIL DE MONTREAL — MONTREAL TRADES AND LA HO R COUNCIL.— Meets every 1st and 3rd Thursday of each month — s'assemble lea premier et troisième jeudis de chaque mois, A la salle de l’Assistance Publique.45S, rue Lagnuehetière Est.Président.Paul Fournier MU) Hleury: ** créta ire-correspondant — correspond-inif-secretary, J.E Gariépy, 11.rue Saint-Paul ouest.Tel.LA.5301; vice-présidents O nés l me Renaud.DOD boulevard St.Laurent, Tel.LA.S103: .1 E.Beaudoin, 1153 St-Denis, Tel.MA 3731 - 3732.ALLIED PRINTING TRADES COUNCIL To promote the interests of A11 i • ¦ d I .lion Label «which can be bad in French or English).The following organizations comprise Council: The Typographical Union No.170.Jacques-C’arti.T Typographical I'nion No.145.Printing Pressmen and Assistants’ Union No.52: Brotherhood of Bookbinders and Bindery Women’s Union 'x '-'I Photo-Engravers Union No.It ; Stereotypers and Electrotypers Union No.33; President.W.Forrest; vicepresident, C.Arpin; Recording Secretary, Georges Brunelles; Secretary-Treasurer, .Fames Philip, Room 51, IM -McGill Street, Tel.MA.7-480; Executive, John Moore, J.-A.Ardouln and A.Query; Auditors, .!.A.Richard and II.Collin.Council meets seconds Tuesday of each month at OH'J St Lawrence blvd.TYPOGRAPHICAL UNION No.170 — ?fL*e«Mf,,,rst ,Snn',a-v of r:lrlt month at the u illingdom Room (V.M.C.A.Build-ding).R.M.Bennett, President, 337 Melrose Avenue, Verdun; .lames Philip secret ary-Treasurer.Room 54, JSi McGill Street ; Business hours: 1)00 a m to 5 p.m Saturday.0.00 a.m.to 1.00 '•m.; Tel.MA.7180.n>AMV»VA?¦ - MENUISIER! D AMERIQUE.— MONTREAL DIS TRICT of CARPENTERS AND JOIN KUS OF AMERICA.— Président Far dinand Doucet; vice - pr^ident, El-éa Bernier; secrétaire.Edouard Laro*e ,L’ Jlanth*cr; exécutif.J.-A Chamberlain, Emory Lnnthler, B I.a belle; gardien.Georges Béialr; age n d affaires, Edouard Tomsaint A b semblée chaque mercredi, ft 8 h di ¦oir.au Monument National, charnbr U.L.131, B’aaaemble toua les lundi aolnr au Monument National, charnbr N- L heureux, aecrétairo., G- ] I-«.h assemble tous lea 2e et 4.undls au Monument National, chain bre 10, Manuel Bourque, 2120 Cha pleau tl.I,.1244, «'assemble tous les 2e et 4.lundis, n lira, rue Stanley, Fl II N" d o"eCrél,lire' '*021 !>0Ul' néc,rU U L.1300 s’assorablc tons les 1er et 3 lundis, 4030 ouest, Notre-Dame ; H Mar m, secrétaire.3845 rue Claudi > erdnn.ÜJ: 1^75.a’aaaemble toua Ica 1er lun xt?’,.f lî* “s lère Avenu*- Lachlne Harris Dnouat, aecrétnire.108 — lôrt Avenue, Lachlne.U.L.1558.a assemble les 2c et 4e ven dretdla, A 2138, rue Valois.Paul VI géant, 1404 Rt-Oermaln.Membres Associée re local s’assemble 1 mardi au Monument National chambre 11.aooiiRlon des Employés de Tramwnt électriques et de chauffeurs d'Autobt d Amérique.— MONTREAL TUAV WAVS KMPLOYKKS- IN IO N I,™ 700.AmnJgiuimted Association of Stro.Eleetrio Hallway ajid Motor Corn Employees of Americn.— Quart le généraux.—- IIondquarterB.1153, S Dénia, Tel LA 2503.Officiers - r fl cors : Elphège Beaudoin, président ¦ agent d affaires; Jean Renaud, vie président; O.-A.Neveu, sec.-financ!*» Victor Trudeau, assistant agent d’a fairee; Alberto Brodeur, trésorier: Jt Barbuecl, eecrétalro-correspoi dant; W.Latour, aentlnelle.Le Lnr ae réunit le 2e mercredi de chnm mola, a la salle de l'Union du fou menne, 107D.rue Berri, et l'exécutif lundi précédant l'assemblée régullè ft 1153.rue Saint-Denla.DI FRATERNITE DES PEINTRE .(ORATEURS, Local 31!).— S'ns soin t'ius les lundis du mois au No 13.'l ru- ^«"Catherine est.Président, Km Gervnis, 1200 Marquette.Tel FR -H Vice - Président.J.[,.Morel.’ 1 Amherst, FR.1152: Secrétaire-f orr pondant, .T M.lingue, 0928 fhristop < olo.nb Tél.CA.1722.Trésorier.!.Ruisselle, 501 Gnunod, Secrétaire-! na licier, Ernest Desève.(W533 Si Uni nique; fond licteur, Albert Goudre îMG.sp, est Notre-Dame; Gardien.1 Girard, 8115 Saint-André; Auditeu Arthur Roismenu, président, 1021 p„ mal: Jean Guilbault et Marc Prévr SenTienelle, Jus Renaud.Agent d’ mires I I*.Boisselle.Bu nil U rue Ste-r atherine est.Heures d reau: ^ A !i h.30.le malin et de heures l’après-midi, tél.en 0511 îa •î SHOE WORKERS' UNION.- S semble tous les mercredis soir A 13 est, rue Sto-Cntherino.Président .Giroux, 3110 Dorlon : 1er vlee-présldt L.Riondeau, 2013 Sicnrd : 2e vice-, sident, IL Desrosiers, 1801 fadlll secrétaire-archiviste et correspond' N.Gervnis.2112 rue Wolfe; secrétai financier, trésorier et au-.-nt ,1'nffal Min ries Me Is e relier.1.131 A est.rue ; Catherine, T.'-l, en.0511.r.'-sblei CL.7125: Reni' Clmmpntrne.or'-an teur, 10015 rue Sackvllle ' Téf 1 3518; sentinelle.Phillns Leclalr 1 est, rue Ste-fatherine.L'exécutif s semble le 1er et le 3e vendredi mois.A 1331A est.rue Ste-fnther Président, Rosario Hébert, 3521 Dori CTI.3087: vlco-présidente.Alice RI dean.021 Dorchester est; socréfn Jos.Beauregard, 1598 rue Beaudry r A SAMEDI, 31 JUILLET 1943 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 31, 1943 PAGE 3 MAISON D’AFFAIRES A ENCOURAGER Oïloni QotLand.VQ.L'endroit idéal pour voyages de noces ou vacances.Aussi chalets et bungalows.Amusements : tennis, jeu de boules, plage de sable, pêche, chaloupes et poney.Appelez LAncaster 116G-' POUR, DEPLIANTS ET INFORMATIONS Demandez à votre fournisseur LES "SALOPETTES" C.P.R.un produit de chez nous vendu d'un océan d l'autre CANADIAN OVERALL REG'D.6651 Des Ecores MONTREAL Fabriqué par: SALOPETTES CANADIENNES ENR’O, Tel.: AM.8014 Established 1014 McGIJLL FUR LIMITED EXCLUSIVE FURRIERS Special lor this week : A COMPLETE STOCK OF BEAUTIFUL MUSKRAT COATS SPECIALLY PRICED FROM S189.00 UP Terms in accordance 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salaires de 12 cents de l'heure.La Fédération locale des employés des usines Angus tenait lundi soir une assemblée à la salle de l’Assistance Publique, spécialement poulies journaliers en grève.Un de leurs chefs, M.Rosaire Débite, leur adressa des paroles d’encouragement.Il informa les grévistes qu’une délégation de la Fédération irait à Ottawa mardi pour rencontrer le ministre du Travail, l’hon.Humphrey Mitchell.M.Dubuc a promis aux quelques centaines de personnes présentes que si la délégation ne revenait pas avec des décisions satisfaisantes, les journaliers verraient quelle attitude ils doivent adopter.M.Henri Vaillancourt.vice-président général de la Fraternité des wagonniers leur parla d’autres demandes antérieures faites par d'autres ouvriers des usines Angus, et qui avaient été longues à obtenir.Il invita les journaliers à la patience, leur promettant que les choses iraient le plus rondement possible.Tous les orateurs ont été unanimes à déclarer que les journaliers en grève n’avaient pas, jusqu’ici, procédé dans l’ordre et qu’il importe pour eux de retourner au travail en attendant la conclusion des négociations.M.Vaillancourt à laissé entendre aux intéressés qu’ils ont non seulement l’appui de la Fédération des employés du C.P.R., mais aussi des unions internationales.PHOTOGRAPHES OFFICIELS By appointment to H.E.THE de la FEDERATION COUNTESS OF BESSBOROUGH Studio GARCIA Studios 650, Ouest SHERBROOKE ST.West HArbour 6523.MONTREAL OFFICIAL PHOTOGRAPHERS Of the FEDERATION Nouvelle union textile Toronto, 24.— Au cours d'une réunion enthousiaste des employés de la compagnie Joseph Simpson, de Toronto, tenue cette semaine, au Temple du Travail, sous la présidence de Mlle Olive Pope.M.René Demers, organisateur provincial de l'United Textile Workers of Canada, annonça aux centaines d’employés présents que le résultat du vote tenu dans les moulins de la compagnie, vendredi dernier, donnait à l'United Textile Workers of Canada une majorité écrasante et que la demande d’une charte allait être immédiatement faite au président général de l'United Textile Workers of Canada, M.Frank Quérat, de Cornwall, Ont.En effet, ce vote de représentation syndicale, tenu parmi les employés de la compagnie Joseph Simpson, sous les auspices du ministère provincial du Travail d’Ontario, et sous les directives de M.George E.Fenwick, à la demande conjointe de la compagnie et de l’union, afin de savoir si les ouvriers, au nombre de 697, désiraient être représentés par un comité d’atelier ou par l'United Textile Workers of Canada, affiliée au Congrès des Métiers et du Travail du, Canada et à la Fédération Américaine du Travail, le résultat vail.donne une majorité écrasante en faveur de l’Union.La majorité fut de 87 U U en faveur de l’union et contre le comité d’atelier.Immédiatement après la publication officielle de ce résultat, M.G.Henck, surintendant-général de la compagnie, annonça aux représentants de l’Union que les directeurs de la compagnie étaient prêts à entamer les négociations pour une convention collective.Un comité emporaire fut alors élu par les membres du nouveal local de l’U.T.W.C., composé de MM.{ John Tremblay, Danny Giamou.I James Taleff et de Mlles Olive Pope, i Gertrude Wells, Eleanor Nielly, Rose | Pandoff et Aline Cunningham.La Fédération tient une convention .(Suite de la par/e 2) de faire une liste des délégués avant l'euverture de la convention.Le délégué Fournier fail une motion à l'effet que le rapport du comité soit rejeté ; il est secondé par le délégué Provençal.Cette motion est déclarée hors d'ordre.Le délégué Shannon continue le rapport du Comité des lettres de créance en lisant les noms des délégués des autres unions qui ont été empêchés de siéger.L'assemblée adopta ensuite la motion que le rapport du comité des lettres de créances soit retourné au comité.La conférence s'ajourne à 6 heures de l'après-midi, pour se réunir de nouveau à 10 heures, samedi matin.SEANCES DU SAMEDI A l'ouverture de la séance, samedi matin, le comité des lettres de créance soumit le rapport suivant : "Le comité ayant pris en considération la suggestion de la convention en ce qui concerne les unions locales formées depuis la dernière convention, recommande que les délégués des Unions locales Nos 100, 101 et 102, des Ouvriers unis du textile, soient admis à siéger ainsi que les délégués de toutes les autres unions locales qui pourraient être dans la même position et dont la preuve en sera donnée au comité et dont les lettres de créance sont en la possession du comité à ce moment." Ce rapport partiel est adopté et les délégués admis à siéger.La majeure partie des deux séances du samedi furent consacrées à l'étude des résolutions.Le comité des résolutions fait son rapport, comme suit : Résolution No 4 Présentée par la Fraternité unie des Charpentiers et Menuisiers d'Amérique, Union locale No 134, de Montréal : Attendu que le coût de la vie a monté considérablement depuis le début de la guerre ; Attendu que le coût de la vie continue de monter graduellement, à un rythme beaucoup plus élevé que le démontrent les statistiques fédérales ; Qu il soit résolu, que cette convention proteste très énergiquement auprès des autorités compétentes contre le mode de stabilisation du coût de la vie, et surtout contre la manière invraisemblable pour ainsi dire de compiler le coût de la vie.— Adoptée.Résolution No 5 Présentée par la Fraternité unie des Charpentiers et Menuisiers d'Amérique, Union locale No 134, de Montréal: Attendu que des allocations de vie chère sont payées dans les diverses industries ; Attendu que ces allocations de vie chère varient sans cesse entre chaque industrie.Qu il soit résolu, que cette convention réclame auprès des autorités fédérales l'uniformité des allocations de vie chère pour les ouvriers et ouvrières du Canada, sans considération de l'âge.— Adoptée.Résolution No 8 Présentée par le Conseil des Métiers et du Travail de Montréal : Attendu, que la présentation faite par la Fédération provinciale du Travail de Québec au Conseil National du Travail en temps de guerre, concernant l'enregistrement des officiers de toutes nos unions ouvrières est contraire aux principes énoncés, de temps à autre, par la Fédération Américaine du Travail et le Congrès des Métiers et du Travail du Canada, et Attendu, que l'enregistrement de tous nos officiers d'unions locales peut être considéré comme un pas vers l'incorporation.Qu'il soit résolu que nous demandions au prochain exécutif de la Fédération provinciale du Travail de corriger ce malentendu, car nous ne croyons pas que son intention était telle qu elle fut rédigée ; Qu’il soit de plus résolu, qu'une copie de cette résolution soit envoyée au Congrès des Métiers et du Travail du Canada — Adoptee.Résolution No 9 Présentée par l'Alliance internationale des Employés de Scenes theatrales et des Opérateurs de Machines cinématographiques des Etats-Unis et du Canada, Union locale de Montreal No 56 : Attendu que par suite du manque d'une politique ouvrière bien aefinie du gouvernement de la province de Québec, ce qui motive, dans une large mesure, le malaise des travailleurs en cette province ; et Attendu que des représentants des unions internationales ont, a maintes reprises, recommandé aux honorables ministres du gouvernement de Québec la revision de certaines lois ou-vneres ainsi que l'adoption de toute législation ouvrière susceptible de faire droit aux exigences qu'impliquent les besoins presents ; et Attendu que par suite des conflits qui surgissent en notre province entre divers groupes ouvriers, l'honorable premier ministre de la province a exprimé le désir de présenter éven-(Suite à la pape 4) PAGE 4 SAMEDI, 31 JUILLET 1943 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 31, 1943 LE MONDE OUVRIER — THE LABOR WORLD Est publié par la Fédération provinciale du Québec chaque semaine, dans 1b but de promouvoir de la législation sociale tendant a protéger et a améliorer le sort de la classe ouvrière de cette province.Exécutif : J.-Elphège Beaudoin, président, Jos.Matte, J.-B.Arsenault et R.-M.Bennett, vice-présidents, Marcel Francq, secrétaire-trésorier et rédacteur, Henri Richard, rédacteur associé.Adressez toutes les communications à Casier Postal 6094 Téléphone: LAncaster 7808 Imprime pur Mercantile Printing Ltd., 11 ouest, rue St-Paul, Montréal Is published by the Quebec Provincial Federation of Labor weekly, for the purpose of promoting legislation towards the protection and advancement of the working class of the Province of Quebec.Executive : J.Elphège Beaudoin, president, Jos.Matte, J.B.Arsenault and R.M.Bennett, vice-presidents, Marcel Francq, secretary-treasurer and editor, Henri Richard, associate editor.Address all communications to Postal Box 6094 Telephone: LAncaster 7808 Printed by Mercantile Printing Limited, 11 St.Paul Street West, Montreal.La Fédération tient une convention .t»'«» (Suite de la paye 3) tuellement la législation voulue qui éliminerait les causes de Iriction et de malaise parmi les ouvriers de notre province ; Qu'il soit résolu, que nous apprécions les efforts de Tho-ncrable premier ministre dont le désir est d'améliorer la condition générale des travailleurs de cette province ; Et qu'il soit également résolu, que copie de la présente résolution scit envoyée à l'honorable premier ministre du Québec.— Adoptée.Résolution No 10 Présentée par la Loge 712 de TAvionnerie de Montréal, Association Internationale des Machinistes : Attendu que l’invasion de la Sicile et l'ouverture d'une attaque d'envergure contre le continent européen par les forces des Nations Unies font naître de plus grandes demandes que jamais de tous les outils de guerre produits par notre pays, et Attendu que la production maximum dans les grandes industries de guerre de notre province ne peut être atteinte que s'il existe un puissant sentiment d'unité nationale, et le plus grand enthousiasme pour le gain rapide de la guerre, et Attendu que la continuation de l’existence de conditions anormales dans plusieurs industries du Québec et la négation continuelle des droits trade-unionistes à de nombreux travailleurs québécois empêchent le développement de cet effort de guerre maximum.Qu'il soit alors résolu que cette 6e Convention annuelle de la Fédération provinciale du Travail de Québec fasse pression auprès du gouvernement provincial afin d'obtenir qu'une Loi Ouvrière pour Québec soit adoptée dans le sens que permettra l'application la plus large dans notre province d'une Loi Ouvrière Fédérale telle que proposée par le Congrès des Métiers et du Travail et de nombreuses unions à la récente Enquête Publique McTague.— Adoptée.Résolution No 11 Présentée par la Loge 712 de TAvionnerie de Montréal, Association Internationale des Machinistes : Attendu que le Conseil National du Travail en temps de guerre a tenu une enquête publique sur les troubles qui existent chez les ouvriers canadiens, et Attendu que cette enquête a fait ressortir les nombreux griefs qui ont affligé les ouvriers dans les principales industries de notre pays, et Attendu que ces griefs resteront hors de contrôle et seront sujets à reparaître de nouveau si des mesures adéquates ne sont pas adoptées immédiatement pour l'établissement d'un Code fédéral du Travail, complété par une législation provinciale appropriée, qui définira clairement les droits ouvriers dans une libre démocratie.Qu'il soit donc résolu que : 1.Cette convention enregistre son appréciation pour l'occasion de se faire entendre sur le Conseil national du Travail.2.Cette Convention demande instamment au gouvernement du Dominion qu'une législation basée sur l'Enquête McTague soit introduite avant le terme de la présente session du Parlemem, dans l'intérêt d'une plus grande harmonie et d’une plus grande production dans les industries de guerre du Canada, et que cette législation comprenne : (a) La condamnation et la mise hors-la-loi des unions de compagnies.(b) Des garanties du droit à l'organisation ou de l'entrée des ouvriers dans l'union ouvrière de leur choix.(c) Le marchandage collectif obligatoire.(d) La mise hors-la-loi de toutes pratiques injustes envers les ouvriers par des moyens efficaces.3.Des copies de cette résolution soient IMMEDIATEMENT envoyées aux gouvernements provincial et fédéral, ainsi qu'au Congrès des Métiers et du Travail du Canada.— Adoptée.Résolution No 12 Présentée par le Conseil des Métiers et du Travail de Montréal : Attendu que la réhabilitation d'après-guerre pour ceux qui seront démobilisés ainsi que pour les ouvriers qui devront retourner à l'industrie de paix après la fermeture des usines et chantiers fabriquant du matériel de guerre est une question très sérieuse et demande d'être étudiée immédiatement afin de ne pas être exposé à une autre période prolongée de chômage et de détresse.Qu'il scit résolu, que la Fédération provinciale du Travail do Québec demande au Congrès des Métiers et du Travail du Canada de nommer deux membres de chaque province pour se rencontrer à un certain point central dans un avenir rapproché, afin d'étudier entièrement la question de réhabilitation dans toutes ses phases et que les dépenses encourues par un tel comité ouvrier de réhabilitation soient à la charge du Congrès ; qu'il soit de plus Résolu, que copie de cette résolution soit envoyée au Congrès des Métiers et du Travail du Canada pour action.— Adoptée.Résolution No 13 Présentée par la Fraternité unie des Charpentiers et Menuisiers, Union locale No 1558, de Montréal : Considérant que le Sénat canadien a nommé un comité pour l'étude des problèmes de l'après-guerre, particulièrement de la restauration économique du plan national d'assurances sociales, nous croyons qu'il serait important dans les mesures de législation de faire l'étude d'un plan de distribution d'allocations familiales ; Considérant que la richesse et la force d'un pays résident dans son capital humain, que la plus grande protection et préservation soit la sauvegarde des foyers.Pour survivre, il faut développer et augmenter la natalité, c'est pourquoi il faut encourager la famille nombreuse ; Considérant que pour loger une famille nombreuse, il faut un grand logement, c'est-à-dire, d'un coût élevé, plus de chauffage, plus de fournitures, plus de vêtements, plus de chaussures, plus de nourriture, et beaucoup d'autres choses qu'il serait trop long d'énumérer ; Considérant que, d'après les statistiques du gouvernement fédéral, établissant le coût de la vie dans les différentes villes des provinces du Canada, se basant sur une famille de cinq personnes, au coût de S30.00 par semaine, dites-nous comment celui qui a dix personnes à sa charge peut arriver à boucler son budget, gagnant le même salaire que celui qui en a cinq ; Considérant que les services de santé de toutes les provinces du Canada font des efforts énormes pour enrayer les maladies contagieuses, entre autres la tuberculose, la cause de tout ce mal, c'est l'habitation des taudis par les familles nombreuses, les privations de toutes sortes, de nourriture et de vêtements, dû au manque d'aide par nos gouvernements en allocations familiales ; Considérant que l'Armée canadienne est formée en grande partie par les fils de pères qui avaient de nombreux enfants, de même que ceux qui travaillent dans les usines de guerre à fabriquer des munitions pour leurs frères, appartiennent à cette même famille.Si le père n'est pas un héros, c'est certainement lui qui a fait le plus grand sacrifice pour sauver la patrie ; Considérant que, dans les Encycliques Rerum Novarum et Quadragesimo Anno, écrites par les papes, Ton déplore la mauvaise distribution des richesses et le peu de salaire accordé au père ayant charge de famille, que des allocations familiales seraient le moyen le plus efficace de faire une distribution plus équitable des biens terrestres ; Considérant que les salaires sont gelés ou plafonnés, on dira par contre qu’il y a une commission des prix et du commerce en temps de guerre, mais malgré le soi-disant plafonnement des prix des vêtements, des chaussures et des denrées alimentaires, les prix mentent continuellement et sont une charge énorme et frappent de plus en plus durement les familles nombreuses ; Que pour tous les considérants et raisons ci-dessus mentionnés, demandons donc à nos gouvernements d’adopter des mesures de législation sociales, entre autres, des allocations familiales aux familles nombreuses, et que la distribution soit faite dans le plus court délai possible ; Qu'il soit résolu, que cette résolution soit présentée à la Fédération provinciale du Travail, lors de son congrès annuel aux Trois-Rivières, peur étude approfondie, et transmise au Congrès des Métiers et du Travail du Canada, lors de son congrès annuel du mois d'août prochain, à Québec.— Adoptée.Résolution No 14 Présentée par la Fraternité unie des Charpentiers et Menuisiers d'Amérique, Union locale No 134, de Montréal : Attendu qu'en vertu des Statuts refondus du Canada, 1927, et amendements, chapitre 156, et en vertu de la loi concernant les pensions de vieillesse, chapitre 1, Province de Québec, 1 Edouard VIII, sanctionnée le 10 juin 1936, et amendements, chaque personne ayant atteint l'âqe de 70 ans et dont le revenu annuel n'excède en aucun cas S365.00, a droit à une pension de l'Etat, en conformité des dites lois ; Attendu que des plaintes sans nombre surgissent de toute part, protestant contre le refus d'une pension et contre des réductions draconiennes dans les montants alloués ; Attendu que le coût de la vie a tellement monté et continue (Suite à la paye 5) FROM OUR READERS The Editor, The Labor World, Montreal.Beaudoin and Negotiating Committee Entitled to Full Credit lor Getting Tramway Employees Prolit Bonus.Sir, Now that the smoke of battle has died away in connection with the tramway trouble, we can see things more clearly than we did during the time that the enemies of Beaudoin and the negotiating committee were bitterly attacking.As an old English-speaking employee of the company, I can only look on without taking sides since it appeared to be a battle between Beaudoin representing the Amalgamated and Marquette and Mosher who were doing all they could to get the employees to join the C.B.of R.E.As one of English extraction, I am a believer in fair play for which English-speaking people are famed.Although the C.B.of R.E.is claiming to have been successful in getting the profit bonus, the fullest credit is due to Elphège Beaudoin and his colleagues.They, from the very start, asked the company to pay the bonus; if it did not, it was not their fault.It was the Regional War Labour Board that refused to approve of the request made by the negotiating committee.Notwithstanding the action of the Regional War Labour Board following the strike, they were still ready notwithstanding all the attacks and criticism coming from their opponents to co-operate with them in making a joint request to the Board that the profit sharing bonus bo paid.The National War Labour Board’s decision was exactly in line with what the negotiating committee headed first by Trépa-nier and then by Beaudoin demanded from the Company.The C.B.of R.E.capitalized the delay which was in no way due to any fault or lack of diligence on the part of the negotiating committee.Beaudoin and members of the Committee acted like gentlemen all through.They did not try to stampede the members or create ill-will and discontent.They kept strictly to the terms of the agreement.That they were right in their attitude is shown by the decision which the National War Labour Board rendered.I believe that when the majority of the employees begin to understand the situation, they will feel that the Amalgamated was the best friend they had and got more concessions for them than the rival unions which seek to take advantage of every opportunity to create trouble.As one of those w’ho got the bonus, I am pleased but feel that in justice to Beaudoin, I should express the views contained in this letter.I would gladly sign my own name to it as an old employee, but if I do not, it is merely to prevent myself from being criticized by members of the C.B of R.E.who entirely forget what they owne the organization which for over twenty years has so carefully safeguarded the interest of the tramway employees.I am sure that it will not be long who left the Amalgamated to join before the great majority of those the C.B.of R.E.will return to the fold.old Employee.A VIS 1» APPI.H •AT If) X poll mvo ip i: M Vvis i*s I ir 1rs 1 n'sent •s il«»nin* «1110 irjrari t ( «•«• r^ina I salt •1 Town «uni \| insfi* 1.1 lo la .Mr rl list ri«*l «M W ml r al.I* ovi nor I" -li •i\ s'ln r«*s- ra .-in |.i rl •lll.’lll «1 (’an:
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