Le monde ouvrier = The labor world, 1 février 1943, samedi 13 février 1943
7 M 'T/ mm & « I c.z \ 00 29e Année — No 7 SAMEDI, 13 FEVRIER 1943 — MONTREAL SATURDAY, FEBRUARY 13, 1943 29th Year — No.7 An Appeal For Harmony-in the Labor Movement By RAYMOND M.BENNETT The controversy arising cut of the recent election of officers for the Montreal Trades and Labor Council must be viewed as symptomatic of a condition which exists in the international trade union movement in this province and it would be a serious mistake to lock upon this controversy as something that can be settled, by whatever means, with the expectation that ideal conditions in the larger field would automatically prevail.No one can doubt that there are serious end fundamental differences of opinion among trade union leaders in this province, differences which must be composed if we are to prevent the recurrence of such dissension as was recently witnessed, and indeed if we are to prevent a schism |Jos Bel, trésorier; Gaudiose Desin the ranks of organized labor in Quebec which would prove ¦ jjjciis, statiticicn; Albert Morneau disastrous or even fatal.Those of us who are seriously concerned with the future welfare of the international trade union movement in this province must realize that only by reconciling the views of the two elements and adopting policies to which each can subscribe can the movement go forward as en entity.In the honest belief that this can be done, the matter is discussed here and suggestions put forward.When the work of organizing the mass production workers in war industries was first undertaken, it must have been clear to most of us that there was a strong possibility of questions arising upon which leaders of the movement would hold opposing but honest views.We had witnessed, as we still are witnessing, the great harm that was done to the American kbor movement when mass production workers were organized.We can see now that had the American Federation of Labor been prepared to accept those unskilled workers there would Jos.Matte réélu président à Québec M.Jos.Matte a été réélu par acclamation mardi dernier président du Conseil fédéré des métiers et du travail de Québec et Lévis.M.Matte dirigera donc le mouvement ouvrier international dans le district de Québec pour la quatrième année consécutive.Les collaborateurs immédiats de M.Matte seront pour 1943: MM.René Michaud et Patrick Delisle.vice-présidents; J.M.Landriault, secrétaire - archiviste; Jules Larocque, secrétaire - financier; J.-M.Plante, secrétaire - correspondant; ! OPINIONS.guide, et Théo Gravel, sentinelle.Les auditeurs seront MM.S.Bertrand, Théo Castonguay et Xavier Sohier.Le plan Ruml objet d’une sérieuse étude • Le plan Ruml fait actuellement l’objet d’une étude sérieuse de la part des chefs ouvriers des unions internationales de la province et de la métropole.C’est ce que nous ont déclaré MM.J.-Elphège Beaudoin et Marcel Francq, respectivement hav been no valid reason for the setting up of a dual organiza- j *3rcsldent et secrétaire de la Fédéra- j ._ .„ i .f, , i i tion provinciale du travail.M.tion.But the Federation was not prepared to accept them and j pmncq nQUS q méme révélé quc.; must have realized from the urst that a division in the move- : p]USiEUrs chefs ouvriers ont rencon-ment was inevitable.We in this province, on the other hand, j tré M Ruml pendant son séjour à j permitted and even encouraged the organization of unskilled .Montréal et ont eu un long entre-workers and now find that differences of opinion are held by tien avec le célèbre américain, the leaders of skilled trades and those of the unskilled or , m.Francq n’a toutefois pas voulu j mass production workers.In other words, these workers were se prononcer sur les mérites du plan ; accepted and we new find that we were unprepared to meet i et il a précisé qu’il désirait l’étudier the problems that were certain to be brought forward by this j à tond avant de faire une déclara- ! large-scale organization effort.Now we must decide whether i tion- we will follow a policy that must result in a split in the labor j "Fait à souligner, a dit M.Francq | movement in this province, or do what we should have done 'a Fédération américaine du travail j in the first place, that is, frame the policies of the movement nc s cst !3as encore prononcée sur i here in such a way that they will be aceptable to both 1 'a'clu (le ce p,an • elements.It should not be impossible to follow a course based on the latter decision, and even if compromise must be made on both sides, that is not too high a price to pay for unity in Requête à Ottawa the labor movement in the Province of Quebec.Whether or , .not this will be done remains to be seen, and in any attempt | UeS SgTlCUlteUrS to preserve unity the goodwill and sincerity of the leaders of both elements will be tested.But the attempt should be made, | Un®.délégation de la Fédération and failure to do so will place a tremendous responsibility on canaat'“ne c aei‘‘;11 luie a demandé ,, , i , , ,, , r , .1 au très lion.M.King, et aux mem- the shoulders of those who refuse to make the effort necessary brM du cablnet que ragriCulture soit to preserve the strength and unity of trade unionism in.Quebec.reconnue comme une industrie de There is no need here to discuss the nature of the differ- guerre essentielle.La délégation a ences which are responsible for the present controversies.| présenté un document expliquant Recognition that they exist should be sufficient reason for an : les nombreux ennuis des agriculteurs, honest effort to be made toward reconciling these differences, j "Au cours des deux dernières an-Assuming that they are capable of being reconciled, there only | nées, l’agriculture canadienne a remains the need for a sincere attempt to be made to this end.j fourni plus de 250.000 hommes a nos The question then arises : Are the leaders of the respective minées et à nos usines de muni-groups big enough, sincere enough, and sufficiently imbued tions”’ dit dans document, with a desire to build up the trade union movement without ' Si 1 agriculture canadienne doit regard to personal gam to meet around a table and discuss d>(llimentSi u est impérieux qu’on lui the questions which at the moment are the cause of disagree- accorde immédiatement l’importan-ment ?Assuming that the establishment and maintenance of | ce donnée à une industrie de guerre unity in the Quebec branch of the trade union movement is j considérée comme essentielle.’ desirable and necessary, the question arises as to how this j ______________________________ can be accomplished.Quite obviously the policies of the j opposing groups must be brought into harmony with those of (J0 n^g the superior labor bodies, namely the Trades and Labor I ** Congress of Canada and the American Federation of Labor.! SG Syndiquer If there are those who cannot accept the policies of these ! bodies whose jurisdiction we recognize,, they must then, of course, separate themselves from the international trade union movement as represented by the Quebec Federation of Labor and the Montreal Trades and Labor Council.But once having accepted the policies of the Canadian Trades and Labor Congress and the American Federation of Labor, democracy must (Continued on page 4) Les ouvriers contre eux-mêmes La méconnaissance de l’unité est, sur le plan politique et économique, le pire ennemi de la classe laborieuse.Bien qu'on ne puisse, de bonne foi, nier les progrès économiques imposés par les associations ouvrières depuis une cinquantaine d'années, on ne peut s'empêcher de constater que ces progrès eussent été beaucoup plus marqués si tous nos ouvriers, dont les intérêts économiques sont pourtant identiques les uns aux autres, s'étaient groupés en une seule unité syndicale, nationale ou internationale, compacte et solide, au lieu d'éparpiller étourdiment leur potentiel de puissance collective en plusieurs groupes différents rivaux, sinon hostiles les uns aux autres, chacun ne pouvant disposer, par conséquent, que d'une fraction de cette puissance d'action collective pourtant indispensable au champ des batailles sociales.Dans l'Europe occidentale et centrale, ces schismes syndicaux ouvriers, encouragés et peut-être manigancés par le patronat, ont paralysé l'effort syndical de nos camarades d'outre-mer et facilité, dans une large mesure, l'accession au pouvoir de la camarilla axiste à laquelle nous sommes redevables de la guerre et, avant la guerre, de l'assassinat du syndicalisme ouvrier en Italie, en Allemagne et en Espagne, pour ne citer que ces trois pays totalitaires.Ainsi, pour avoir négligé de s'unifier sur le front économique, la majorité des ouvriers européens se sont vu confisquer et leurs droits politiques et leurs prérogatives économiques si péniblement acquises au cours du dernier demi-siècle.En dépit de la guerre et de l'unité qui s'impose sur le front national en vue de l'effort total de guerre, les ouvriers n'en restent pas moins divisés en plusieurs groupes qui sont autant de motifs de faiblesse peur le mouvement ouvrier en général, cussi bien sur le front politique que dans le champ d'action economique.Un exemple frappant de cette division des forces ouvrières se découvre parmi le personnel d'une compagnie locale.En 1918, il se forma une union internationale parmi les employés de cette firme.Quelques années plus tard, il se constitua un syndicat national catholique parmi les mêmes employés.Et comme si cela n'était pas déjà de trop, voici qu'on annonce qu'un troisième syndicat ouvrier se constitue parmi le personnel de cette même compagnie, cette fois-cr sous les auspices du congrès d'organisation industrielle, ce qui constitue, n'est-il pas vrai, un exemple typique de la pénurie de solidarité économique parmi la classe ouvrière.Cette incomprehension du premier de leur devoir fait que nos ouvriers demeurent une force affaiblie devant une unité patronale qui, elle, ne désarme pas et comprend mieux ses intérêts que la majorité des chefs ouvriers qui dirigent nos syndicats et semblent ne rien faire pour mettre fin à ces schismes syndicaux qui, si on ne les supprime pas bientôt, pourraient bien, un de ces jours, faciliter un état social totalitaire imposé par une certaine fraction du patronat d'Amérique comme il le fut pour une certaine fraction du patronat européen.Dans de pareilles circonstances, il semble que les chefs ouvriers de nos trois confédérations syndicales ouvrières qui existent au Canada tiennent plus au maintien du schisme — qui multiplie les prébendes syndicales au détriment de l'oeuvre syndicale elle-même — qu'à une unité ouvrière intégrale qui priverait plusieurs d'entre eux d'une occupation parasitaire parce que superflue.L'homme serait-il, à certains égards, le pire ennemi de l’homme ?Georges DELPEQUE.Warren Austin sénateur républicain du Vermont, et James Wadsworth, représentant républicain du New-York, ont consenti à modifier le projet de loi sur le service du travail, de sorte qu’aucun travailleur.ni volontaire, ni forcé, ne soit contraint d'adhérer aux syndicats.Le coût de la vie Pour le réduire suffisamment, il faut déflationner les prix de revient, cause de la vie chère.Le bureau des statistiques fédérales annonce que l'indice des prix est passé, durant décembre dernier, de 118.8 à 117.1, soit une baisse de 1.7, ce qui est surtout attribuable et, en fait, attribué à la réduction des prix de revient, aux consommateurs du pays, d'un certain nombre d'articles de consommation civile, en l'espèce de produits alimentaires de première nécessité.L’autorité compétente affirme, à cet égard, que l’indemnité de vie chère décrétée par l'ordonnance fédérale du 4 août dernier n'en sera pas réduite, ce qui va augmenter d'autant le pouvoir d'achat de chacun de nous.Cette réduction du coût moyen et général de la vie au Canada, dont se ressentent particulièrement nos nombreuses (Suite à la quatrième page) PAGE 2 SAMEDI, 13 FEVRIER 1943 — MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY 13, 1943 Le sens de la compréhension serait profitable à tous Les cordonniers appuient l’aide à M , la Russie inos lecommandations relatives aux reunions, comment elies doivent être tenues par les officiers, semblent être bien j Répondant à l’appel de la Fédé-suivies.Nous sommes heureux et fiers de constater une amélio- ! ration provinciale du Travail, l'Union îation sensible chez certaines unions ouvrières.La cause de loca'é 249 des travailleurs en cliaus- pc ce progrès est que les officiers sont intéressés à la lecture | ’ures a résolu d'appuyer la campa- sa des instructions que nous dcnnons chaque semaine dans le 'îlv- e.n faveur de l'aide à la Russie j pa Une assemblée mémorable chez les relieurs , r J - 1 UUWICPOCO IV-1 1CUUIC des instructions que nous dcnnons chaque semaine dans le Monde Ouvrier.En effet, en suivant nos conseils et en tenant compte de la façon avec lcquelle nous recommandons aux officiers de pro céder il arrive nécessairement que la tenue des réunions soit considérablement améliorée.Les membres ont tous intérêt à ce que 1 ordre du jcur soit dirigé d'une façon logique afin que la discusion ne s'éternise pas sur un sujet des plus faciles à résoudre.Tout est simple, il ne suffit que d'y penser ! L'ordre étant maintenu, les membres quittent la salle des réunions contents et satisfaits des décisions qui ont été prises dans l'intérêt de tous les adhérents.Nous conseillons donc eux dirigeants des unions ouvrières de bien s'arrêter à la bonne conduite des affaires de l'union.Cela est de nature à intéresser l'assistance et par suite les membres assistèrent plus nombreux et régulièrement aux réu* nions de leur union respective.Or, quand les ouvriers d'un même métier auront été éclairés ils comprendront alors mieux le sens de la compréhension, ce qui sera profitable à tous sans exception.Nomination chez les typos du 145 Il y avait de l’entrain à la réunion mensuelle de l'Union typographique Jacques-Cartier No 145, samedi dernier.L'assistance était très nombreuse et il y avait de quoi, car on procédait à la mise en nomination des directeurs pour l'exercice 1943.M.Alfred Séguin, pensionnaire, a été prié par le président Jos.St-Hilaire de présider la nomination.M.Séguin s’acquitta de sa fâche avec tact et méthode.La nomination a donné le résultat suivant: Président (élection) : Jos.Saint-Hilaire, président sortant de charge, et J.-W.Blaquière.Premier vice-président : J.-Eugène Jobin, élu par acclamation.Deuxième vice-président : J.-A.Ardouin, élu par acclamation.Secrétaire-archiviste (élection) : Arthur Langevin, sortant de charge, et Albert Raymond.Secrétaire-trésorier : C.-E.Chalt-four, réélu par acclamation.Commissaire-ordannateur : Arthur Saint-Hilaire, réélu par acclamation.Sergent d'armes : Jos.Garant, réélu par acclamation (42e année).Vérificateur (élection) : J.-E.Gariépy, J.-E.Jobin.Un autre vérificateur sera nommé par le président élu.Membres du Comité exécutif : (3 à élire) : J.-E.Gariépy, Georges Laverdure, Roland Bélanger, Philippe Bergeron.Délégués au Conseil des Métier-et du Travail )4 à élire) : J.-E.Gariépy, T.-L.Doutre, Jos.Lemire.J.-W.Blaquière, Jos.Saint-Hilaire.Délégués au Conseil des Métiers alliés de l’Imprimerie et à la tâgue de l'Etiquette i3 membres) : P.Ber-geron( J.-A.Ardouin, T.-L.Doutre, élus par acclamation.Comité des apprentis (3 membres) : Arthur Langevin, Jacques Bertrand, Roland Bélanger, élus par acclamation.Correspondant au Jornal Typographique : le président élu.Délégués à la Fédération des Unions internationales des métiers de l’Imprimerie (4 délégués) : Charles Coutu, Henri Richard, T.-L.Doutre, Jos.Saint-Hilaire, élus par acclamation.Délégué au Comité paritaire de l'industrie de l'imprimerie de Montréal et du district: Henri Richard, réélu par acclamation Substitut : Pays gouvernés par des dictateurs Le discours de l'hon.M.Cardin à la Chambre a été écouté avec une attention soutenue par tous les groupes parlementaires et par un nombreux public.Parlant en anglais, pesant visiblement ses mots, :'ancien ministre a mis dans son iiscours toute l'autorité que lui donne sa longue expérience parlementaire.Il demande que l'on redonne au Parlement un prestige qu’il trouve diminué.Il s’élève contre les commissions irresponsables et contre les “dictateurs” à $1 par année qui, d'après lui, gouvernent le pays.11 I reproche au gouvernement d’avoir prop tardé à publier les arrêtés mi! nistériels autorisant l'envoi de mo-lisés hors de nos frontières, l'accu-¦nt d'avoir ainsi manqué à ses prouesses.Il soutient que le' Canada devrait urtout s’employer à fournir des vivres et des armements plutôt eue des hommes à nos alliés, et que notre pays devrait mettre un “plafond" à la levée d’hommes pour L'Union international des relieurs et filles de reliure, local 91, entend poursuivre une campagne d’organi-ation et de recrutement intense — - — -.- : parmi les employés de sexe féminin par un montant appréciable.Ce fut ' de cette industrie, le premier acte de l’Union locale 249 La première de ces assemblées eut au cours de sa réunion hebdoma- J lieu dimanche dernier, dans la salle LABOR DIRECTORY ( O.NSEIL UES METIERS ET DU 1RAYAIL DE MONTREAL — MONT.ItE.W, TRADES AM) EAIIOR COUN-III.— Muets every 1st ami 3rd Thura-duy (If each month — s'assemble les premier et troisième jeudis de chaque mois, il la salle de l'Assistance Publi-'())••.'los, rue l.agauchetière Est.Président, Paul Fournier lut) lileury ; secretaire correspondant — correspond-mg-soyretary, .1.E.Gariépy, 11, rue saint-Paul ouest.Tel.I.A.Mill ; vicepresidents Onésime Renaud, 900 boulevard St Laurent: J.-M.Shannon, mil, rue < hamp de-Mars.Tél.ME 1182 daire.tenue mercredi soir, sous la présidence de M.Jos.Giroux.L'Union locale souscrivit également un montant de $10.00 en feveur de l'Union de employés à l’occasion de son 25e anniversaire de fondation, au journal "Parlons Franc” qui.dans un numéro spécial, montrera des photographies du transport en commun depuis les premiers chars à chevaux aux tramways modernes d’aujourd’hui, le tout accompagné d’articles intéressants.secrétaire Jos.Beauregard de des Métiers alliés de l’imprimerie, 909, boulevard Saint-Laurent.Pour la circonstance, ce fut M.J.-Albert Julien, un des membres fondateurs de l’Union locale 91, qui présida, avec l’assistance du vice-président actuel.Albert Bolduc.On remarquait un grand nombre d’anciens membres ainsi qu’un grand nombre de daines et demoiselles employées dans la reliure.Le premier orateur pour la circonstance fut M.F.-W.Maxted, vice-président général de l’Union internationale des pressiers et as- l'exécutif présenta un rapport inté- sistants lequel dans un discours ressaut de cet organisme relative- pratiqué démontra que le salaire de ment à la soirée récréative du 28 j $15.00 par semaine n’était pas suf-novembie qui remporta un succès j fjsant dans les circonstances actuel-financiei.Le comité exécutif a sou- ]es pour les employés du sexe fémi- mis une suggestion de M.Jos.Lemieux demandant que la constitution soit amendée de façon à accorder des bénéfices de décès plus élevés.Il fut décidé qu’à la prochaine assemblée, qui aura lieu mercredi.le 17 courant, il sera discuté nin.Vint ensuite M.Emile Fagnan.t président de l'Union locale 52 des pressiers et assistants, qui démontra que l'industrie de la reliure avait un besoin pressant d'organisation.Si les ouvrières font la sourde oreille à l’appel qui leur est fait de joindre .* M 111 “-il* tôt lait UC JUllIUl si une convention doit avoir lieu en | Punion ouvrière, il se pourrait, dit juin prochain.Une lettre circulaire à cet effet sera envoyée aux membres.Au cours d’une discusion fort animée, on chargea l’agent d’affaires, M.Charles McKercher, d’écrire à M.John J.Mara, président général, afin de presser la nomination d’un organisateur pour l’Union locale 249.M.Charles McKercher, agent d’affaires.soumit un rapport très impor il.qu’après la guerre il soit trop tard pour y penser.M.Pat.Galley, organisateur et président de l’Union locale 91 ne fut pas le moindre des orateurs.Il sollicita les ouvrières de la reliure de joindre l’union ouvrière de leur métier.M.Galley expliqua les bénéfices que l’Union internationale accorde à ses membres en règle pour la modique somme d’un dollar par mois ; il souligna que les bénéfi- tant de ses travaux.Il relata un ciaires d’un membre reçoivent à son fait qui souleva un débat et sembla ! décès $100.$200, $300, $400 et $500, mécontenter " ’ ~ ’ 1 savoir si l’agent fournir des informations relatives à mleva un débat et sembla I deces $100.$200, $300, $400 et $f er l’assistance.Il s’agit de ! selon le nombre d’années que l’agent d’affaires devrait j membre a appartenu à l’union, si des listes de prix à la compagnie Stag Shoe.On fit valoir que cette compagnie, si elle tient absolument à se renseigner, devrait voir à ce que tous ses employés appartiennent à l’Union internationale et consente service militaire.Il propose qu’on Ia signer un contrat d’union, suspend?l'application de la loi con- j M.McKercher a reçu instructions cernant la mobilisation pour faire ! de faire part à la compagnie en un inventaire de la main-d'oeuvr et qu'on limite l’effort de guerre du Canada à l'importance de notre pays dans l’ensemble des puissances mondiales.Question de cette décision.Ardouin, réélu par acclama- Gages régularisés malgré l’opposition Londres.— Le gouvernement Délégués nommes pour faire partie ¦ voté en seconde lecture et au stage de la délégation devant accompa- [ :ie l’étude par comité le projet de gner les officiers de la Fédération loi destiné à régulariser les gages provinciale du Travail : Jos.Saint- et l's conditions de travail chez les Hilaire, C.-E.Chalifour, T.-L.E5bu tre.Tous les membres sont tenus de voter entre midi et 8 heures du soir, le premier samedi de mars (le 6), en la salle de réunion où une boite de scrutin sera installée.Immédiatement après que le résultat de l’élection sera connu on procédera à l’installation des nouveaux officiers.Une fête intime suivra sous la direction de MM.T.-L.Doutre, Arthur Laberge et Lucien Vidricaire.Au début de l’asemblée.le secre-taire-trésorier C.-E.Chalifour, présenta un raport très intéressant de l’état financier.Il en fut de même du rapport de M.Henri Richard, représentant de l’Union au Comité paritaire.AL.BENOIT-BENOIT PROTECTAL INC.Vous pouvez vous procurer à CREDIT LUNETTES D’APPROCHE — THERMOMETRES BAROMETRES — YEUX ARTIFICIELS OUVREZ UN COMPTE COURANT 1617 ST-DENIS fournisseurs, mais essuya le vote op positionniste le plus considérable enregistré à date.Le vote fut pris sur un amendement pour rejeter !e projet de loi, proposé par M.D.-H.Hacking, conservateur de Lancaster, et qui fut battu par 283 contre 116 voix.M.Hacking a proposé le rejet en déclarant qu’il constituait un bris de promesse de la part du gouvernement qui avait spécifié ne pas devoir introduire de législation controversa-ble.M.Bevin a déclaré que le projet de loi avait l’appui unanime du cabinet dont les membres sont con-va’ncus de l’établissement d’une bonne base de salaires pour cette mdustrie.préjudice des bénéfices qu’il a touché durant sa vie dans l’exercice de son métier.A la suite des discours, M.Julien fit des remarques judicieuses et remercia ceux qui avaient bien voulu prêter leur concours à cette campagne de recrutement.On remarquait également la présence de M.Georges Vallièrcs, président-fondateur de l’Union locale 91, de M.Ben Drolet, vétéran du Travail organisé et plusieurs autres dont les noms nous échappent.Il est question de tenir d’autres réunions de ce genre.Une fête suivit rassemblée ; des rafraîchissements furent distribués.Al.I.JEl) PRINTING TRADES IOL.N-*r;*'• , — ,iu promote the interest!) of Allied billon Label (which cun he hud in trench or English).The following organizations comprise Council: The typographical Union No.170, Jucques-t.artier typographical Union No.HO, 1 tinting Pressmen and Assistants' Union No.02; brotherhood of bookbinders and bindery Women's Union .o* •)! ; 1 hoto-Eugravers Union No.9 stereotypers and Electrotypers Union ii3,:, Associate member; Amalgamated Lithographer of America No.27: 1 resident, H.Forrest; vice-president.;, Arp in: Recording Secretary, Georges min Secretary-Treasurer.James 1 hilip, Room 103, 080 Notre-Dame St.JJ • I’’1, •'*A.7(S0; Executive.John Moore, J.-A.Ardouin and W.-A.Daw-siin ; Auditors.J.A.Richard and H.T.Thorneycroft.Council meets second Tuesday of each month at 909 St.Lawrence hlvd.CUt^F?;1i,0';iVU'I,,‘VK JACQUES-tAKTiLH No 14,5.— b UHstMiible It" 1er Hamedi du mois.ft la Halle de l’Union du commerce, 1079.rue berri.Près" dent, Joseph Salnt-IIilalru, 4115, rue 1 apineau, tel.CH.7174; secrètalre-tr,sprier Chs-E.Chalifour, 7430 rue 1 hristopiie-t.oionih, Tél.DO.3771, TVi’Of’UAPlUCAL UNION No.17a _ • leets Drst Sunday of oaeh month ut the ««tel.K- M.benneu 1 resilient, 33i Melrose Avenue.Verdun ¦lames Philip.Secretary - Treasurer' nours.j.oo a.m.to 5 p.m., Saturday .MX) a.ni.to 1.00 p.m.; Tel.MA.7489.5' 't';'>Ui.1)1- OlpiliCT DE MONT-UK.AI.|»K I,,\ Jt KATEltN’ITE fTvip D AMERIlVltli’E'ST1K,KS ' MKNCI8IKR8 w .V.)IhKldUt, — MONTllKAI mu TRICT of CARPENTERS AN D JOIN ¦ ERn OF AMERICA.— Président Foré Rern'l'V 1Joucet ; vice - président, Eliéar trésorier p"4.1!1lrA, “doiiard Larose; irtsoner, E.Lanthlor; exôcutlf J -a Kn\ery Lanthlor, H.La-* *nffnirk diCin' (j°ürffes Bélalr; agent dafralreH, Edouard Toussaint.“ Hnir w cha^ Is published by the Quebec Provincial Federation of Labor weekly, for the purpose of promoting legislation towards the protection and advancement of the working class of the Province of Quebec.Executive : J.Elphège Beaudoin, president, Jos.Matte, J.B.Arsenault and R.M.Bennett, vice-presidents, Marcel Francq, secretary-treasurer and editor, Henri Richard, associate editor.Address all communications to Postal Box 6094 Telephone: LAncaster 7808 Printed by Mercantile Printing Limited, 11 St.Paul Street West.Montreal.Le coût de la vie (Suite de la première pape) familles ouvrières à modeste budget domestique, prouve tout au moins une chose : c'est que le coût de la vie peut être réduit encore si Ton veut, en hauts lieux, prendre d'autres dispositions, non moins efficaces que celles déjà prises, pour réduire davantage le prix de revient de tous les produits de consommation courante.Il s'agit donc de le vouloir, car la chose est fort possible, entre nous soit dit.Mais encore faut-il, peur y parvenir, avoir le courage civique nécessaire à pareille giande tâche sociale, dut-on, pour en arriver là, bousculer quelque peu certaines de nos notions économiques traditionnelles qui, encore aujourd'hui, paralysent l'action nationale qui s'impose vers la sécurité économique pour tous, clef de veute de cette sécurité sociale d'après-guerre dont de nos sociologues se préoccupent depuis déjà quelque temps.Mais une réduction suffisante du coût de la vie ne peut guère se matérialiser que si, par une équitable évaluation des prix de revient à la masse consommatrice du pays, on a soin d'éliminer de ces prix de revient les facteurs superflus qui interviennent, comme pour inflationner ces prix à dessein, entre le point de production des articles de conscmmation et leur point de distribution.Au nombre de ces facteurs superflus, il y a, par exemple, les salaires trop élevés que s'octroient par trop généreusement les administrateurs de nos entreprises industrielles et commerciales, la publicité commerciale elle-même, les dividendes et le service excessif des intérêts sur des supercapitalisations, pour nous en tenir là.Ces facteurs superflus, qui sent aussi des éléments parasitaires, inflationnent les prix de revient de tout ou de presque tout, donc le coût de l'existence lui-même.Aussi, à notre avis, est-ce à cette inflation-là qu'il s'agit surtout de s'attaquer, qu'il importe de combattre par tous les moyens, Le gouvernement fédéral est entré en partie dans cette bonne voie quand, il y a quelque temps, il décrétait la réduction des prix de revient aux ccnsommateurs du Canada de quelques produits de première nécessité.Qu’il continue, mais que, cette fois-ci, il s'en prenne effectivement aux éléments parasitaires, improductifs en soi et inflationnistes auxquels on doit la vie chère et que, tôt ou tard, il faudra éliminer, en tout ou en partie, pour élever le pouvoir d'achat de ncs familles ouvrières canadiennes à un niveau vraiment humain.C'est là, nous semble-t-il, un devoir auquel nos gouvernants ne peuvent pas, ne doivent pas se soustraire, car c'est la condition essentielle de la paix sociale de demain.Aveugles qui ne le voient pas, insouciants qui l'oublient, défaitistes qui le nient.A.SANARY.Hausse du prix du boeuf Les prix de gros maxima des carcasses, des côtes et des quartiers de boeufs ont monté de 50 sents les cent livre, jeudi le 11 du courant, conformément à la politique de la commission des prix annoncée en octobre dernier.Les morceaux de boeufs monteront dans la même proportion.à destination avant le 11 février.Dans les cas où l’on a consenti de vendre son boeuf aux prix qui avaient cours avant le 11 février, il faudra s’en tenir à ses engagements.A Montréal et à Québec, le nouveau prix maximum pour le boeuf de qualité commerciale sera $19.25 les cent livres, et dans la partie de la province de Québec qui constitue la zone 3, aux fins de l’administration des prix du boeuf, le nouveau plafond sera de $18.75.Les nouveaux plafonds resteront en vigueur jusqu’au 25 mars, alors qu’une autre hausse de 50 cents se produira.Le 29 avril, les prix du boeuf augmentera encore de 50 cents et le 27 mai, de 25 cents.Les prix de juin seront le plafond permanent du boeuf, mais les fluctuations saisonnières pourront se produire librement en-dessous de ce plafond.Le prix maximum du détaillant est la somme de son prix coûtant livraison faite, et de son bénéfice brut de la période de base, qui n’excédera en aucun cas 7 cents la livre.La population du Canada Les représentants de l’administration des vivres déclarent que l’on peut vendre les carcasses, les côtes, les quartiers et les morceaux expédiés le ou après le 8 février aux nouveaux prix maxima, pourvu que ces expéditions ne parviennent pas Les derniers chiffres du recense- j ment de 1941 donnent, au dire de ; l’Office de la statistique du Canada, j une population de 11.506,655 person- ! nés au Dominion.Sur ce nombre, | il y a 5,900,536 hommes et 5,606,119 j femmes.Au conseil de district de l’imprimerie La Fédération provinciale des Unions internationales des métiers de l’imprimerie a tenu, lui ;li soir, une assemblée des plus intéressantes.La réunion eut lieu à la salle des Métiers de l’imprimerie, 909, boulevard Saint-Laurent, sous la présidence de M.Charles Coutu.La réunion avait pour but la formation d’un Conseil de district, tel que'décidé lors du dernier congrès de la Fédération en septembre dernier.L'assemblée, composée de représentants de tous les métiers de l'imprimerie, procéda à l'élection des officiers du Conseil de district avec le résultat suivant : Président : Emile Fagnant, délé-I gué de l’Union internationale des pressiers et assistants, local 52.Vice-président : Henri Richard, délégué de l'Union typographique Jacques-Cartier No 145.Secrétaire-trésorier : Jos.Saint-Hilaire, délégué de l'Union typographique Jacques-Cartier No 145.Secrétaire-archiviste : G.-C.Bru-nelle.délégué de l'Union internationale des pressiers et assistants, local 52.La discussion porta sur plusieurs questions d'actualité, entre autres celle du boni de vie chère que le Conseil régional du travail en temps de guerre n’a pas encore voulu accorder aux ouvriers de cette industrie.L’hon.M.Gordon n’a rien à dire L'hon.Sinclair Gordon, président de la Commission des liqueurs de l’Ontario, a dit qu'il n’avait pris aucune décision à la suite de la nouvelle d'Ottawa que le gouvernement fédéral forcerait la province d'Ontario à adopter une mesure de guerre limitant les heures d'ouverture des buvettes à huit heures par jour, tel que le veut la réglementation provinciale dans les autres provinces.‘‘Je n’ai aucune déclaration à faire à ce propos et aucune décision n’a été prise", a dit simplement M.Gordon.Cripps redoute les ploutocrates Sir Stafford Cripps, ministre de production aéronautique en Grande-Bretagne, dit que les vainqueurs ne devront pas s’imprégner des idéals du totalitarisme qu’ils auront vain-vu.Le ministre dit qu’il a remarqué chez beaucoup de gens de la Grande-Bretagne une détresse profonde et une tendance croissante d'envisager l’avenir sans espoir."Pendant trois ans, dit-il, nous avons entretenu la confiance que nous ne retournerions jamais aux conditions d'avant-guerre, que nous allions vers des changements fondamentaux et un progrès marqué.Cette entente confiante donne des signes d'affaiblissement juste au moment où la victoire s'annonce prochaine.On craint de plus en plus, et l’on a un peu raison, que des intérêts privilégiés et égoistes se préparent justement à fondre l’avenir dans les moules du passé.M .N.-P.Paris en deuil Le malheur vient de frapper notre vieil ami, M.N.-P.Paris, ancien officier de l’Union des employés municipaux, par la mort de sa petite-fille, Mme Rolland Poirier, née Lucie Paris, fille bien-aimée de M.Joseph Paris, ancien employé de la Mercantile Printing.Scs funérailles (eurent lieu ces jours derniers en l'église Sainte-Catherine au milieu d'un grand concours de parents et d’amis.Le Monde Ouvrier offre à la famille Paris ses plus sincères condoléances.An Appeal For Harmony.(Continued from pape 1) prevail for the our organized labor movement is essentially a democratic one.Decisions taken by majority vote must be accepted regardless of personal feelings or the desires of individuals and minorities.The question now poses itself : Is such a solution of our present difficulties practicable ?The answer depends entirely on the will of our top ranking labor officials to find a solution.If these men are sincerely desirous of building and maintaining a strong labor movement in this province, if personal ambition is given second place to an honest desire to work for the welfare of the movement, if the desire for power and prestige is subordinated to a determination to further the cause of trade unionism, if seeking opportunity for political advancement through the trade union movement is considered less important than the satisfaction one derives from helping the cause of organized laber, then there should be no difficulty in finding common ground on which to meet and discuss the differences which threaten international trade unionism at the moment.It may be asked if all our leaders are more concerned with the welfare of the movement than they are with their own personal welfare.It is not possible tc give an unequivocal ansv/er to that question.But surely no one will deny that the vast majority of our most prominent labor leaders are honest, sincere and entirely unselfish.If any do not measure up to these standards, their actions and words will betray their real attitude if they fail to lend their efforts toward the establishment of harmony in the trade union movement at this critical period of its history.If the writer did not believe that the great majority of our labor leaders were honest, able, sincere and unselfish men, this appeal for peace in our moverhent would not be written.The suggestion fer a meeting of the best minds in the movement to compose differences which appear to be wrecking trade unionism in this province is purposely made in general ierms.No details are suggested as to how or where such a meeting should be held, who in particular should confer, or under whose auspices such a meeting should take place.A discussicn of such details at this time would open the door to debate on non-essential matters at a time when agreement is sought on the broad question of the desirability of cooperation and peace through a sincere effort to bring men of opposing views together in a spirit cf sincere goodwill.In offering these suggestions, the writer wishes to state with all possible emphasis that he is not speaking for any group or individual other than himself, and to state with equal emphasis that this matter was not discussed by him with anyone.The writer takes sole responsibility for this appeal.As a member cf the International Typographical Union he believes he is not out of harmony with the policies and tradi tions of that union in proposing that some method be found whereby both skilled and unskilled workers may belong to one labor movement.The International Typographical Union initiated the movement in 1879 that resulted in the setting up of the American Federation of Labor.But even though a strictly craft union, the I.T.U.has always been bread enough in its views to recognize the need for organization of unskilled workers.Previous tc the formation of the C.I.O., officers of the International Typographical Union and delegates of that union to A.F.of L.conventions supported proposals to organize mass production wcikers and rendered invaluable assistance when that work was undertaken.As a member of the I.T.U., and in keeping with these traditions, the writer has no hesitation in supporting the right of unskilled workers to benefit from membership in the international trade union movement, but deplores the lack of unity which has resulted from these organization campaigns.Believing the serious division which the above suggestions for a solution of our difficulties are now threatens us to be as unnecessary as it is undesirable, presented.CABARET LION D’OR REPAS, BIERE ET VIN REPRESENTATION TOUS LES SOIRS 1696 ONTARIO EST ^M.9051 NOTRE SPECIALITE ! Ressemelage de pneus de toutes dimensions sur camions et passagers, Vulcanisation Générale OUR SPECIALTY I Tire Resoling of every dimensions on Trucks and Passengers.General Vulcanizing STADIUM TIRE - - SERVICE 1871 DEL0RIMIEP - CH.8966 LA BIJOUTERIE PAUL ROLLAND Comptes courants ou par versements Vs oomptnnt, minimum $5.00.Versements $1 par semaine».Plus 3i (le 1% il’intûrût sur le sold 381 Mont-Royal E., MA.6892 * SAMEDI, 13 FEVRIER 1943 MONTREAL SATURDAY, FEBRUARY 13, 1943 PAGE 5 96ième Rapport Annuel de La Banque d’Epargne de la Cité et du District de Montréal LE DIRECTEUR GENERAL Messieurs, Le bilan, dont j’ai l'avantage de \ous faire l'analyse, est le 96ième de la Banque et je crois qu'il aura l’heur de vous donner satisfaction et de mériter votre approbation.Bien que 1942 ait été une année très difficile tant par les ennuis de tout genre qu'elle nous a amenés dans ses plis que par les lourdes charges que cette guerre effroyable ne cesse d'aggraver et de multiplier, la Banque a réussi à raffermir sa situation et même à enregistrer de nouveaux progrès.En effet tous les postes du bilan accusent une augmentation assez sensible, sauf celui des bénéfices lesquels, d’ailleurs, se sont maintenus ou à très peu de différence près et qui nous permettent de porter près de $100,000.00 dans nos dépôts non divisés, comme d’habitude.D’une part, nous'enregistrons une tirés de $100,000.(M) à nos profits nos dépôts et ce en dépit de deux emprunts fédéraux, dont nous nous sommes fait fort d'encourager la distribution, comme vient de vous le dire le président.Au demeurant, le nombre de nos clients ne cesse de croitre et démontre une augmentation considérable pour l'année.Notre actif ne cesse (l’être l'objet de tous nos soins et le choix de nos placements est fait avec la plus grande prudence.C'est ainsi que tous nos titres sont de premier ordre; ils sont réalisables à demande et représentent près de 107' : de nos obligations au public.Quand au reste, je pourrais facilement me dispenser de commenter le bilan, tellement il est clair et précis.Il est composé d’espèces en caisse et dans les autres banques de près de sept millions et demi; d’obligations de la Puissance, des Provinces et de certaines de nos meilleures municipalités civiques et scolaires, près de cinquante-sept millions; en hausse de trois millions en comparaison avec l'exercice précédent; d'obligations bien choisies de nos grandes Compagnies d'utilités publiques et d'autres titres de premier ordre, près de cinq millions et demi et de prêts à demande et à court terme, amplement nantis par (les titres réalisables à demande, trois millions, ce qui fait, dans l’ensemble, une somme (le plus de $73,000,000.00 ou la presque totalité de l'actif de la Banque.Je n'ai qu'à vous réitérer que tous ces titres sont de tout premier choix, qu'ils sont réalisables sans délai et qu'ils sont chiffrés dans notre bilan à des taux considérablement au-dessous des cotes officielles du marché pour vous mettre à même d’apprécier et la valeur et la liquidité de notre avoir.Au reste, la Banque possède en propre tous les immeubles qui lui servent de bureaux:— siège social et vingt-cinq succursales—.Ces propriétés sont franches de toute redevance et paraissent à notre bilan à près d’un tiers de la valeur estimée par l'autorité civique.J’ai confiance que ce bref exposé de notre bilan rencontrera l’approbation de nos actionnaires ainsi que celle de notre nombreuse clientèle dont les intérêts ne cessent de nous préoccuper.L'évolution progressive et ascendante des dépôts bancaires jointe à la large souscription populaire à nos obligations de la Victoire sont le meilleur présage pour l'avenir de notre grand pays en même temps que le plus beau témoignage à la stabilité et l'esprit rangé de la population canadienne.C'est une grande satisfaction de constater que notre population épargnante est consciente de scs responsabilités et de ses devoirs de citoyens; qu’elle est digne de la la confiance du pays et qu'elle sera prête à affronter avec assurance les changements que peuvent nous apporter le retour tant désiré de la paix.Je me fais un devoir et un plaisir (l’appuyer ce que vient de vous dire notre président au sujet de notre personnel.Notre effort de guerre lui a imposé un surcroît d'ouvrage très considérable et il s'y est prêté avec une bonne volonté et un zèle au-dessus de tout éloge.Le nombre toujours croissant d'effets émis par le gouvernement fédéral et oui sont présentés à nos guichets s’est doublé au cours de l'année et ceci joint à l'augmentation des autres services, a requis un effort extraordinaire de la part d'un personnel nécessairement restreint.Je suis très heureux (le témoigner à tous ces dévoués employés nos vifs remerciements.Beaucoup a été dit et écrit au sujet du projet Kuml, quant à l'acquittement des impôts.L’on pourrait en dire davantage.Comme tout le monde le sait, ITffct de l'adoption par le gouvernement de ce projet serait de radier les impôts accrus pour les premiers huit mois de 1942 et de compter, par la suite, comme actuels les impôts qui seraient perçus au fur el à mesure que le revenu est gagné ou encaissé.L’on ne peut assez insister sur le fait que ce projet ne coûterait absolument rien au gouvernement, qui n'aurait qu'à prolonger l'échéance des impôts pour entrer dans ses fonds.Au contraire, il n'aurait pour effet que (le délester les livres du gouvernement d’une foule de dettes que la ! fin des hostilités aurait rendues irrécouvrables.Je ne sache pas de moyen plus apte à soulager les soucis du citoyen à si peu de frais, surtout en vue du fait que nos im-"ûts sont les plus lourds de tous les pays alliés, à n'en pas excepter l'Angleterre, et qu'ils sont payés si allègrement par les contribuables.A tout considérer, le gouvernement n'est pas du tout comme un marchand qui aurait vendu de la marchandise et qui se trouverait lésé do fait qu'il n'en reçoit pas la contre-valeur.Le gouvernement n’est que l'agent des contribuables, qui paie les comptes de ces derniers et qui impose des taxes à cette fin.Le prolongement de l’échéance de ces impôts aurait le même effet ou peut-être un meilleur effet que l'encaissement d'arrérages, de perception douteuse, cependant qu'il serait plus équitable aux contribuables qui voient leurs revenus se diminuer ou disparaître.Le projet, naturellement, ne s’appliquerait pas aux corporations dont les charges sont prévues à même les revenus annuels déjà encaissés.Je ne saurais terminer ce bref exposé sans dire un mot d'appréciation à notre nombreuse et distinguée clientèle.Elle a dû exercer beaucoup de patience dans ses relations avec la Banque vu les exigences du service.En lui exprimant mon appréciation de sa confiance et l'assurance (le mon estime, je voudrais aussi la remercier de sa coopération toujours si courtoise.LE COMITE DE LA FETE DU TRAVAIL Le comité de la Fête du Travail du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal se réunira pro-:hainement pour commencer ses activités en vue de la célébration de la Fête des travailleurs.Comme on le sait, ce comité a été élu lors des dernières élections du Conseil, le 4 février dernier.On cherche et on trouve touours à ses antipathies d’excellentes raisons qui permettent de les satisfaire en conscience.(Comte de Belvèze) j Dénonciation des pourboires Londres.— Le bill destiné à régulariser les gages et les conditions de travail chez les fournisseurs a été adopté en seconde lecture malgré un vote très considérable de la part les oppositionnistes.L'hon Ernest Bevin ministre du Travail, a vigoureusement défendu le bill et a déclaré que cette loi avait l’appui unanime de tous les membres du cabinet.M.Bevin a terminé son discours en déclarant "Je hais le système du pourboire; il doit y avoir un salaire à la fin de la semaine et l’employé doit pouvoir y compter.Cela est fondamental.” Problème agricole plus grave que l’an dernier Le problème de la main-d’œuvre agricole, déjà grave l’an dernier, le sera d’avantage l’été prochain, selon l’hon.M.Godbout, qui continue d’étudier avec ses collègues les moyens à prendre pour y apporter une solution satisfaisante.Il est toujours entendu que l’on compte, notamment, sur la coopération à cette fin des jeunes gens, en particulier des étudiants disposant de plus de deux mois de vacances durant la belle saison, qui ne sont pas dans le service militaire.L'hon, M.Godbout a reçu avec plaisir, dit-il, l'assurance que les jeunes gens de nos campagnes qui, pour une raison ou pour une autre, ont négligé de répondre à leur appel pour service militaire, ne seront nullement inquiétés à condition de se présenter à la prochaine occasion.La répartition adéquate de la main-d’oeuvre , Le ministère du travail annonce la formation dans ce ministère d'un service d'effectifs ouvriers.M.C.-F.Needham, directeur associé du service sélectif national (emplois civils i, a récemment communiqué au ministre du travail un projet préparé d'accord avec la commission du service civil, visant l’organisation d'un tel service.U est entendu que le service relèvera directement de M.Needham et centralisera au sein du ministère les directives en matière d’approvisionnement et de placement de main-d’oeuvre.Le nouveau service rcomtnandera les directives et méthodes nécessaires pour aider à faire face à la pénurie de main-d’oeuvre et répartir également la main-d’oeuvre entre les industries et régions.L'on prévoit que le service d'effectifs ouvriers devra travailler en étroite collaboration avec la commission des prix et du commerce en temps de guerre, 1?ministère des munitions et approvisionnements et les autres services administratifs, relativement à divers aspects du trasfert et de la disponibilité de main-d’oeuvre, y compris les priorités de main-d’oeuvre, la restriction des industries non-essentielles de manière à disposer de la main-d’oeuvre pour d’autres fins, la substitution de travailleuses aux travailleurs dans l’industrie et une utilisation plus complète des connaissances individuelles des travailleurs déjà employés dans les usines.Des comités consultatifs Par l'entremise de ce service, prévoit-on, le ministère du travail organisera des comités consultatifs d'effectifs ouvriers dans les industries où existent de graves problèmes de main-d’oeuvre.Les directives élaborées par ce service seront appliquées par l'intermédiaire des bureaux de placement et du service sélectif à travers le Canada.Bien que l'activité du nouveau service dépendra de la documentation d'inscription et de statistiques de sources diverses, ces renseignements seront obtenus principalement par d’autres services du ministère du travail.I Réduction du papier là journal 1 Washington.— Après avoir allégué que des réductions de papier-journal "allant jusqu'à 50' : ” sont projetées par les autorités américaines de rationnement, un groupe d’une cinquantaine de députés s'est formé eu comité pour protester contre toute réduction des ventes de papier-journal “tant que l'on aura pas expliqué complètement au Congrès les raisons de tels agissements".Le représentant Paul Shafer (rép.Michigan) a dit qu'un comité de 20 républicains a été chargé de s’enquérir auprès du président de la commission du commerce entre Etats, Clarence Lea, dém.Californie, de la situation du papier-journal, Shafer dit que Donald Sterling, aviseur de la commission de production de guerre sur les questions de journaux, lui a dit qu’une "grave réduction" de la consommation nu papier-journal doit être recommandée.De plus, a dit M.Shafer, "j’ai des raisons de croire qu’on projette de réduire jusqu’à 50% cette consommation, ce qui éliminerait presque tous les journaux américains." Shafer a répété ce qu’il a allégué au Congrès à savoir que ces réductions "font partie d’un mouvement insidieux de la part de théoriciens gouvernementaux pour contrôler la presse par tous les moyens |X)ssi-bles." De son côté, le représentant Fred Bradley, rép.Michigan, a dit que le Congrès a véritablement la responsabilité de protéger la presse du pays.Il a ajouté que l'Office des approvisionnements civils a laissé entendre que la première nouvelle industrie dont les membres ne seront pas admis au sursis militaire sera celle du papier à journal.Les papetiers américains attende”1 avec inquiétude les explications de la Commission de la Production de guerre sur la prochaine baisse du contingent de papier à journal, qui ne doit pas dépasser 10 p, cent et doit être ordonnée le 1er avril.Ils s’inquiètent d’autant plus que le papier à journal constitue le cinquième de la production nord-américaine.Us prévoient que si l’on diminue encore la quantité de papier à journal, on abaissera davantage les quantités d’autres papiers.Us attendent aussi l’opinion des fabricants canadiens de papier à journal.Les informations viennent surtout de Washington, mais le Canada fournit plus de 70 p.c.du papier à journal américain.Le papier à journal constitue les trois quarts de la production canadienne, le sixième seulement de la production américaine.La production de papier à journal a dépassé 4 millions de tonnes en Amérique du Nord, l’année dernière, soit une hausse de moins de 9 p.c.sur celle de 1939.On estime que la production de tous les autres papiers a dépassé 16 mllions de tonnes, soit une hausse de 25 p.cent.Le Canada fournit surtout le papier à journal aux Etats-Unis; c’est le seul papier qui y entre en franchise de droit.Des journalistes généralement bien informés disent que les papetiers canadiens jugent qu'on devrait leur laisser toute latitude de fournir au marché américain, que beaucoup croient pouvoir suffire à la consommation actuelle.D'autre part, on fait remarquer que l’économie canadienne est très liée à celle des Etats-Unis, en vertu des régies de guerre.L’emploi en temps de guerre Depuis le début des hostilités, la tendance de l'emploi a été presque continuellement favorable.Les rares exceptions au mouvement généralement soutenu ont été les pertes saisonnières rapportées durant l’hiver de 1939-1940, au début de décembre 1940, au début de janvier 1941 et durant le premier trimestre de 1942, A chacune de ces occasions, le recul a été peu considérable.Par suite du mouvement général de hausse durant toute la période de guerre, l’indice combiné pour toutes les industries s’est élevé de 119.G au 1er septembre 1939, 181.3 au 1er octobre 1942, soit de 51.G pour cent en 37 mois.L’expansion a été particulièrement remarquable de l’été de 1940 à l’hiver de 1941-1942.Mais au cours des mois plus récents l'augmentation a été moindre.Cela était à prévoir en raison de la grandeur de l’effort de guerre fourni par les Industries, de l’épuisement qui s'en est suivi des ressources humaines du pays, et de l’enrôlement de plus d’un demi-million d'hommes dans les forces armées.Les relevés mensuels indiquent que, depuis le début de la guerre, environ 617,000 hommes et femmes ont été ajoutés aux personnels ouvriers des établissements fournissant des statistiques courantes de l'emploi.D’autres établissements ont également nu nugm-nter leur personnel, quoiqu’il soit très probable que les événements aient, en général, été beaucoup moins favorables aux petites entreprises.L’addition de ces travailleurs aux ixu'sonnels des établissements industriels et l’enrôlement d'environ 600,000 dans les forces armées ont occasionné de profonds changements dans la distribution industrielle et professionnelle de la population canadienne.Les recrues de l’industrie proviennent principalement des sources suivantes: les rangs des chômeurs; travailleurs à leur propre compte ou à l’emploi d epetits employeurs; agriculteurs; ménagères et autres femmes qui n’avaient, pas l'habitude d'occuper des emplois industriels; adolescents qui ont atteint l'âge de travailler ou qui ont quitté l’école plus tôt qu’ils ne l’auraient fait en temps normal.U faut ajouter à cela les hommes et les femmes qui prolongent leur travail au-delà de l'âge ordinaire de la retraite.— "La Presse.” Bien-être du travail industriel Ottawa.— Des représentants du Dominion et des provines sont en conférence au ministère fédéral du travail, à Ottawa, pour étudier le problème du bien-être des ouvriers dans les usines, en particulier celui des femmes.C’est la directrice de la division féminine du service sélectif national, Mme Rex Eaton, qui préside cette conférence conjointement avec M.M.Maclean, directeur de la division des relations industrielles au ministère du travail.La province de Québec est représentée par l'hon.Edgar Rohette, ministre du travail.Le ministre fédéral du travail, l'hon.Humphrey Mitchell, a adressé la parole aux délégués à l’ouverture de la conférence.U leur a souhaité la bienvenue et a souligné tout l’intérêt que le gouvernement fédéral porte aux questions qui font le sujet de la conférence.PRESSAGE — NETTOYAGE — TEINTURE REPARATIONS — ENTREPOSAGE i mii Tfnax/' JHBreton re/nîurîer^HeltoYeut N'attendez pas au printemps pour nous confier votre nettoyage.Téléphonez immédiatement à CR.4167 et vous vous éviterez ainsi beaucoup d’ennuis. PAGE 6 SAMEDI, 13 FEVRIER 1943 MONTREAL SATURDAY, FEBRUARY 13, 1943 RUMOR CLINIC * Prepared bp the Canadian Column In this week's series, the Canadian Column of the Rumor Clinic, finds a particular need to deal with rumors and misunderstanding regarding “lay-offs” that seem to have sprung up in our own camp.War workers who form a potent part in Canada's Defence program should be warned against playing into the Axis game by careless talk of production and lay-offs, a game in which the enemy fits together the bits and pieces of gossip, gleaning knowledge not only of our activities, but "sore spots" on the home front.Such gossip can lead to the high road of tragedy.War is change, and therefore production and non-production in our munition plants must change too, according to requirements.Hon.C.D.Howe, Minister of Munitions and Supply, recently made an open statement to war workers and the public, in an endeavour to clear up distorted ideas of lay-offs in munition plants, and at the same time revealing steps taken to minimize the effects of lay-offs.Across the border, the Chief Ordnance at Washington, Major General L.H.Campbell, directed a letter through the U.S.war plants to men and women of production lines, from which we quote: “War ns you know is fluid.Requirements of tile armed forces change with change of situation.Requirements change as an army goes from the defensive to offensive operations.Strategy may dictate that every effort be made to produce ships at expense of guns, planes at expense of tanks, or tanks at expense of ammunition.When an order from the War Production Board to slow up work immediately on some particular order and speed up work on another, it is far above reasons.It is sometimes hard to understand such rapid changes, but all should do them with a co-operative spirit in order to assist the war program.” RUMOR : "What is the 'use of going into munitions when plants are laying off workers in droves." FACT : Hon.C.D.Howe, Minister of Munitions and Supply : “Where a program has to be curtailed because of changed war requirements, it may be necessary for a certain proportion of the employees to be laid off.It does not follow, however, that lay-offs are going to be widespread.On the contrary, the number of persons employed in war production is constantly increasing.The continually changing requirements of modern warfare make necessary, from time to time, changes and modifications in our production program.” The answer to this one, — the foreman usually knows his business and offs: “slowing up" may avoid lay- TUlirnHins linntummil nntru vnlnntn ill! viiium! En histoire, le mot ''fin" n'a pas de sens.Tout chapitre qui se termine en annonce un autre et, les laits s'enchaînant, toute année nouvelle continue celle qui vient de se clore.Au seuil de 1943, il nous est beaucoup demandé: nous devons nous armer de courage pour faire face aux fatigues, aux épreuves et aux sacrifices.Nous venons de traverser une année sombre et douloureuse, marquée du sang de nos héros; mais leur vaillance a acheté pour nous le cîroit à une existence meilleure et nous ouvre déjà la voie du triomphe final.Ne laissons pas se perdre ce qu'ils ont payé de leur vie.Dans notre ultime effort vers la victoire, affirmons hautement notre volonté de vaincre.Fiers du passé, courageux dans le présent et confiants en l'avenir, faisons de nouveau le voeu d'accomplir dignement notre tâche, pour que l'humanité puisse enfin respirer et que la paix descende sur tous les peuples.Extrait du 22e rapport annuel do la Sun Lifo Assurance Company oi Canada.SUN LIFE OF CANADA Lr sage épargna aujourd’hui — an prévisinn tin domain On obtiendra un exemplaire du rapport annuel de 1942' en s'adressant au Siège social, à Montréal.RUMOR : "Women in munitions are frequently told to "slow up" work, which seems a waste of labor and money.” FACT: Hon.C.D.Howe, Min- ister of Munitions and Supply: "The people of Canada may rest assured labor will not be wasted," This situation may be due to a lag in requirements and possible transference of workers to another plant urgently requiring help, as explained by Mr.Howe: "In order to minimize the effects of lay-offs, I have instructed all war contractors whether Government owned companies, or private contractors, to advise this department in advance of prospective lay-offs.Contractors have also been instructed to take their employees into their confidence and discuss the problem with them beforehand, in order that they may understand te situation.” “Further, we have arranged with the Department of Labor and National Selective Service for the setting up of machinery which will arrange for the orderly transfer of persons laid off, to other war and essential industries, as required.This machinery is now functioning, and I am advised has already arranged a number of cases, transference of workers from plants where curtailment has occurred, to plants where labor is required.” RUMOR : "Why are there so many French in munition plants ?Is it due to having a false certificate of ill health, so to evade going to war; with which certificate they can work in munition plants ?” FACT : Director of Selective Service : "One might answer this question by asking: “Why are there., so many workers in munition plants ?Actually plants in Ontario and other provinces __________ English-speaking Canadians have preponderance of English-speaking workers, just as plants in the Province of Quebec have a preponderan ce of French-speaking workers.Abraham Lincoln Speaks To the Common People of the World " Before I lett the world which you presently inhabit, my follow Americans in their hundreds ol thousands fought a victorious battle to emancipate the colored people of the United -States.” ".My election, because of the sentiments I expressed, was a challenge to those who believed that men and women should be bought and sold as if they were inanimate chattels.” Since 1 left the mortal scene, the people of the Republic bave taken part in other conflicts to help bring liberty to oppressed peoples.The Spanish American War gave Cuba its freedom.I he American people took part in the first great \\ oi'Ii I War and aided in the defeat of the same nation which today led by one equally as unbalanced as the former Ilohenzoll-¦ rn leader seeks to compter the world in order that Germany may become the master race.” "Mo, Americans, have been ready at all times to lay down our lives in the cause of liberty.We fought the battle of Independence because we resented being taxed without our consent or being dictated to by a King who sought to impose bis laws without our consent.No country in history has made such rapid and remarkable progress as the United States.Our land was a refuge and an opportunity for millions from Imttle-torn and povertv stricken Europe.I hose to whom we gave opportunity have repaid their benefactors a thousandfold.They gave lively of their genius and energy in the building up of a Republic which is now the strongest and most prosperous in the world.” "We have endeavored to* keep out of the squabbles that tore the peoples of Europe apart.We felt that the task of making our nation still greater, more prosperous and influential was one that required all our time and thought.” "< hanges along scientific and transportation lines has now made the world quite a small place.Dictators can and do compel their victims to manufacture weapons of destruction in huge quantities to be used in destroying free nations.It has therefore become necessary, notwithstanding the dislike of the American people to taking part in wars beyond their borders, to ally themselves with the nations that must meet and defeat the leader or group that have expressed their determination to destroy democracy and fasten upon the peoples of the free nations a system that would forever deny them the rights, liberties, and privileges tor which your forefathers in the States and other parts of the would fought and died to secure or maintain.” 1 he conflict in which the world is now engaged is that of the common people against a gang that have made no secret of their intentions once they are victorious to treat the defeated tree nations as the slaves were prior to their emancipation.” I be common people of the 1 nited Nations must fight and - - —- sacrifice not only to maintain the liberties which they presently English-speaking enjoy but unshackle the chains now fastened upon tlie limbs of on ninntcj Ar.tlio peoples living in the occupied lands.” ' I have watched the scene as it unfolds itself and 1 am prom sible.True, some plant workers have received deferments on account of the essentiality of their services in the Dominion “Under the system of checks 'applied by Selective Service shortly all plant workers will have to produce a certificate which will clarify their position.The certificates will show whether or not they are medically unfit, if they are fit but have been heavily populated with , „ , "li , i ' scene as it union is itself and I am proud ¦aking Canadians have a haulers that democracy has chosen to proclaim to the brutal totalitarian powers that the free peoples will fight and make whatever sacrifice may be required until victory is won.” I here are.in your midst, groups you have properly designated as appeasers, isolationists, and defeatists.They arc no credit "For the most part, employees 10 •V0M • 1 *"‘.v are enemies of the lands in which they dwell.They are recruited from districts sur- are "niddled thinkers.They have permitted themselves to be mis-rounding the plants, or from cen- N'(| alh* hiflueneed by pernicious propaganda carried on by tbe terx as near to the plants as pos- paid agents of the Axis powers within the Axis lands and those that constitute the group known as the United Nations." " 1 he same type of seditionisls did their utiTlost to weaken munition plants.Possibly there are 'Ï "TId °.f «1,C 'h'T î'K‘ •v,;ars wll,'n X"l">"',n some defaulters from military ser- ,U"" provided and it is patent that with the right kind of organization, there is no reason why workers should not lie as fully employed when peace returns.1 he Government has established a Committee to deal with post-war reconstruction and rehabilitation.On this Committee are men representing the various groups, 1 hey are no doubt availing themselves of such information as can he secured from all who can.in any way, make suggestions that will permit the formulât ingot policies or making recommendations to he submitted to the < îove ruinent.I’he question of post-war employment and reconstruction is one that should, in the first instance, devolve upon industry.Employer and employee should, through their respective organizations, assume the responsibility of discussing and preparing practical plans that can he put into effect immediatelv the war ends.The Government can he asked to co-operate or contribute, hut since the parties to industry are priniarilv concerned, they are in a better position to discuss and prepare plans than even the most influential governmental committee.Furthermore.the Government is carrying so many burdens that, in justice to it, the groups and organizations that can relieve it of part of these would earn the thanks of its leaders.With the object of permitting the widest discussion in all that relates to post-war employment and reconstruction, the leaders of industry and labour should, without delay, convene a conference in the nature of an Industrial Parliament.The heads of the principal industries should attend this Parliament, fitting and associated .with them should be the spokesmen for labour representing the Trades and Labour Congress of Canada, the Canadian Congress of Labour and other labour organizations representing the minority groups.Such other persons or officials should also be invited to attend this Parliament who could make constructive suggestions in the preparing of plans for post-war employment.The nation will have to bear a great burden of taxation following the war and this can only be met by providing abundant employment for all persons who depend upon their labour for a livelihood.The demand for various commodities will he large and extremely urgent and meeting needs in this respect should and will provide employment for hundreds of thousands for quite a time.It would be a great national loss it the skills acquired by the men and women in war industries should remain unused.'I liese skills can certainly he employed to profitable advantage in production and the carrying on of public services.It would be a splendid gesture on the part of those taking Buanderie - IMPERIAL - Laundry & SUPLPY CO.TEINTURIERS —NETTOYEURS « DYERS AND CLEANERS Excellent service de blanchissage • Superior Laundry Service Lavage de famille cà prix modérés Family Washing at Popular Prices Téléphonez FAlkirk 1179 Call FAlkirk 1179 1471, RUE PARTHENAIS 1471 PARTHENAIS STREET the initiative in calling a conference of this kind to ask our di tingtiished Prime Minister to preside at the opening session o the Industrial Parliament.It would give it importance ant distinction and encourage the delegates to proceed to amicably ami constructively discuss proposals for continued post-war cm ployment.It we are to banish poverty and eliminate the 'abuses to which the nation's attention was drawn prior to the war and in earlier decades, industry must be conducted on a basis that will make provision for continuous employment and the payment of compensation to all engaged therein on a scale permitting a decent life.obtained providing the for a decent existence, full wants of the work-hut comforts, and even Statistics and other data have been information as to the minimum required Industry can and should provide for the er not only in the matter of necessities, ii tew luxuries, as well as making provision for sickness and retirement at an age that will enable the worker to live the rest of his years no longer haunted by the spectre of poverty.The workers will not any longer tolerate being told by orthodox economists ami the apologists for vested interests, that depressions are inevitable and part of the industrial scheme! They know that war provided them with employment and that billions ol^ dollars were spent to create the instruments and weapons of destruction and maintain very large forces who were not engaged in productive employment.They contend, mid proper!i/ so.Iluil where the leaders of industry show the riijhl disposition mid tin world rs on called upon for counsel mid participalion in oil Ilia! affeels their economic welfare, and the (lorcrnnirnt is asked to co-operate, that the problem of unemployment is one Hint eon b< effectively dealt with in the interest not only of the worker but the community mid the slate.Canadian workers and industrial executives are sufficiently intelligent and progressive to deal with the question of post-war unploynient and production to meet the nation's needs, and iecide what course should he followed in dealing with it bv industry and government.Department of Labour National War Labour Board General Order The Dominion Bureau of Statistics has found that the cost of living index number for January 2, 1943, is 117.1 (adjusted index 116.2) as compared with the cost of living index number for July 2, 1942, of 117.9 (adjusted index 117).The Wartime Wages Control Order, P.C.5963, provides in Section 48 (iv) : “the amount of the bonus shall not be changed unless the cost of living index number has changed one whole point or more since the last general order of the Board requiring an increase or decrease in the amount thereof.” The index number not having changed by one whole point or more since July 2, 1942, pursuant to the provisions of P.C.5963 as stated, the National War Labour Board orders that the terms of its General Order dated August 4, 1942, shall continue to apply for the period February 15, 1943, to May 15, 1943, subject to the right of employers or employees to apply to a War Labour Board for authorization of payment of such an amount of cost of living bonus as a Board may determine to be “fair and reasonable,” under the provisions of the Order.HUMPHREY MITCHELL Chairman, National War Labour Board Ottawa, Canada February 4, 1943 PAGE 8 SAMEDI, 13 FEVRIER 1943 MONTREAL SATURDAY, FEBRUARY 13, 1943 Les peintres protestent Le Conseil des Métiers et du Tra- ' vail ' de Montréal sera prié par l'Union 349 des peintres de protester auprès du gouvernement provincial contre les restrictions imposées en ce qui a trait à la fermeture et à l’ouverture des tavernes à des heures qui causent des inconvénients aux ouvriers avant et après leur travail.La discussion sur cette question fit ressortir le fait que l’on demande aux ouvriers de faire un effort de guerre total pour ensuite les '.'river de leur verre se bière afin de les stimuler.On approuva le mouvement qui veut que: pas de bière pas de travail.On semble s’acharner sur l’ouvrier pour le priver de son nécessaire.On a prétendu avec raison que la production s’en ressentira par la vente clandestine des liqueurs alcooliques.Cette résolution fut approuvée à l’unanimité.Le secrétaire Lucien Gauthier donna lecture d’une réponse de M.J.-O.Asselin, président de l’Exécutif de la cité, relativement à la protestation contre le mauvais état des rues et des trottoirs.M.Asselin fait remarquer que rien n’a été négligé pour nettoyer les chaussées et que cet état de choses s’améliore de jour en jour.M.McLean, d’Ottawa, laisse savoir que pour obtenir un laissez-passer à l’agent d’affaires de l’Union des peintres, M.Ernest Desève, afin de lui permettre de visiter les usines de guerre pour les besoins de l’organisation ouvrière, l’Union devrait adresser sa demande directement au ministère de la Défense nationale, par l’intermédiaire du Congrès des Métiers et du Travail du Canada.Les délégués Gervais, Morel, Boulet et Mondor au Conseil des Métiers et du Travail, ont présenté un rapport important des délibérations du dit Conseil.La fusion de ces administrations La Commission des prix et du commerce annonce qu’elle a effectué certains changements dans les administrations de la pâte à papier et du papier, dont M.W -H.Howaid est le coordonnateur.Ou a fusionné l’administration des produits du papier transformé et celle des boites et on en a fait ’.’administration des boit es et des produits du papier transformés.M.C.-V.Hodder, administrateur des boites depuis le 1er décembie 1941, devient l’administrateur du nouvel organisme de régie, M.N.-E.Wainwright, administrateur des produits de papier, quitte son poste à la Commission.MM.H.-D.Humphreys et Bruce-A.MacDougall deviennent directeurs de la nouvelle administration.Green approuve la semaine de 48 hrs Washington, — Plusieurs personnes qui tombent sous le coup de l’ordonnance du président Roosevelt ayant trait à la semaine de 48 heures ne recevront pas nécessairement "temps et demi" pour le travail supplémentaire, a-t-on révélé, La Commission de contrôle de la main-d’oeuvre en temps de guerre, a annoncé un des chefs, n’exigera pas le paiement "du temps et demi ’ pour les personnes qui n’y ont pas droit de par la loi ou par entente.Entre temps, le président de la Fédération américaine du travail, M.William Green, a approuvé l’ordonnance du président Rooselvelt mais il a déclaré qu’il s’opposera à toute nouvelle augmentation des heures de travail.M.Green a de plus protesté contre le fait qu’il n’y aura plus d’augmentation du taux par heure sauf pour les petites aciéries.Le président Philip Murray, du Comité d’organisations industrielles (C.O.I.) et le président John-L.Lewis, des United Mine Workers, n’ont pas fait de déclaration.UN PERMIS EST NÉCESSAIRE POUR L’ACHAT DE SPIRITUEUX OU D’ALCOOL Depuis le 1er février 1943 PERMIS i PURCHASE pour ALCOOL ET SPIRITUEUX «•»•*** QUANTITE MAXIMUM 40 OZ.PAR PERSONNE PAR SEMAINE Dans les conditions actuelles, tout l’outillage des distilleries canadiennes doit servir à la production de l’alcool nécessaire à la poursuite de la guerre.On ne fabriquera plus tie boissons alcooliques, et, dans le but d assurer une juste distribution tics stocks en mains, la Commission des Liqueurs émettra des permis individuels, pour l’achat de spiritueux et d’alcool et limitera la quantité qu’on peut acheter chaque semaine.Un permis n’est nas nécessaire pour l’achat de vins et de bières.CO,MAI/:ST SE PROCURER US PERMIS.Les personnes âgées de 20 ans et plus pourront se procurer un permis aux magasins de la Commission des Liqueurs et à son Bureau-Chef, 905 rue Delorimier, Montréal, ainsi qu’à son bureau principal pour la région de Québec, angle des rues St-André et Dalhousie, à Québec, sur présentation de leur Certificat d'!n;cr:~l.,r.Nationale.Les permis sont gratuits pour les personnes résidant dans la province.Les personnes n’avant ni résidence, ni domicile dans la Province pourront aussi se procurer un permis d’achat sur production d’un document établissant leur identité.Le coût de ce permis sera de (50c) cinquante sous.Un permis est strictement personnel et ne peut pas être transféré.Les militaires, en quelque partie du Canada qu’ils habitent d’ordinaire, recevront gratuitement leur J permis.CE QUE VOUS ACHETEZ AVEC CE PERMIS.Le détenteur d’un permis peut acheter jusqu’à -fO oz.d’alcool ou de spiritueux par semaine.Chaque unité, décrite ci-dessous, est valable pour une semaine, et devient nulle après la date indiquée.LA MA,S 1ERE D'UTILISER CE PERMIS.La ration hebdomadaire a été subdivisée en trois unités de 10 oz., trois unités de 2 oz.et 4 de 1 oz.chacune, formant le total de 40 oz.Vous pourrez ainsi acheter 40 oz.de spiritueux en quantité variable et à votre choix.Par exemple, si vous achetez une bouteille de 26 oz.le vendeur annulera avec un tampon deux unités de 10 oz.et 3 de 2 oz.Si dans la même semaine, vous achetez ant autre bouteille de 12 ou 13 oz.de spiritueux ou â'nirzyil 1* apposera son estampe sur le reste des unités valables pour la semaine en cours.On ne tiendra pas compte des fractions d’once.COMMANDES PAR LA POSTE.Les clients qui font leurs achats d’alcool ou de spiritueux par correspondance devront adresser leur demande de permis au magasin où ils placent d’ordinaire leurs commandes.Chaque achat devra ensuite être accompagné du permis, qui sera retourné à son possesseur, avec la marchandise commandée.(AUCUN PERMIS N'EST REQUIS POUR L’ACHAT DE BIERE OU DE VIN) COMMISSION DES LIQUEURS DE QUÉBEC La solution au problème de la main-d’oeuvre Washington.— L'ex-président des Etats-Unis, M.Herbert Hoover, a suggéré devant le comité sénatorial etudiant le problème de la main-d’oeuvre, que l'enrôlement et mémo ia production des munitions soient limités aux possibilités de transport maritime, et que l'on garde le plus de bras possible à l'agriculture et à d’autres industries, comme les aciéries et les raffineries de pétrole, qui rn manquent.Le.témoin a même ajouté qu’il croyait que l'on pourrait trouver suffisamment de travailleurs en engageant les ouvrières qualifiées, en amenant des ouvriers du Mexique, ou même en accordant des congés de travail aux soldats que la marine ne peut transporter.Le sénateur républicain Nye et d’autres ont rapporté que le comité avait paru favorable à la suggestion de M.Hoover.Deux autres républicains, le sénateur Warren Austin du Vermont et le représentant James Wadsworth de New-York, ont présenté deux projets de loi identiques, pour cons-crire aux champs ou aux usines de guerre, par le service sélectif au be- soin, la main-d’oeuvre dont a besoin l'agriculture et l’industrie de guerre américaine.Cette mesure entraînerait l’enregistrement de toutes les femmes, de 18 à 50 ans, les mères exceptées.Le secrétaire à l’agriculture, M.Claude Wickard, a déclaré au comité sénatorial que l’Agriculture américaine ne pourrait pas, avec le personnel qu’elle est autorisée à garder, atteindre son objectif pour la prochaine saison.
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