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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 18 juillet 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1942-07, Collections de BAnQ.

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ft (Hjc ïaimr Pürii 28e Année — No 29 £& SAMEDI, 18 JUILLET 1942 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 18, 1942 'ear — No.29 LA GRANDE ACTUALITE.Le cercle vicieux Quels que soient les motifs qui, de temps à autre, précipitent des conflits industriels et menacent le peu d'harmonie économique dont nous jouissons au Canada, ils se rapportent tous, plus ou moins, au pouvoir d'achat de la masse des consommcrjeurs du pays, pouvoir d'achat dont la stabilité constitue le facteur essentiel de la paix intérieure sur le front économique proprement dit.En certains milieux ouvriers, syndiqués et non syndiqués, on se plaint, non sans raison d'ailleurs, que le pouvoir d'achat des travailleurs a tendance à diminuer, en dépit de la politique de stabilisation des autorités fédérales, et qu'avec l'application prochaine des nouveaux impôts — qui ne sont, en somme, qu'une aggravation extraordinaire et nécessaire des anciens — il est à craindre, il est même probable que le pouvoir d'achat de la famille ouvrière va bientôt être réduit à un niveau inquiétant pour le maintien de son bien-être matériel et moral.Malheureusement, la plupart de nos chefs syndicalistes ne voient de remède à pareille situation que dans l'élévation générale des salaires, élévation hors de quoi, il ne saurait y avoir de salut possible en ce monde agité.On n'a pas songé à la possibilité d'une réduction générale du coût de la vie au Canada, par exemple, à une déflation non moins possible du prix de revient de tous les articles indispensables à l'existence de tous les jours, pour ne citer que ceux-là ; on a oublié, par habitude, qu'entre le moment où la matière première entre à l'usine et le moment où elle est livrée au consommateur, sous forme de marchandise, par l'intermédiaire du marchand de détail, interviennent une foule d'opérations, de manipulations et d'intermédiaires dont la nécessité et la présence demeurent pour le moins discutables et qui sont, en vertu même des applications de notre étrange» régime d'économie spéculative, cutunt ce raisons d'inflation des prix de revient.Si Ton tient compte des surcapitalisations encore permises par nos lois désuètes, des intérêts obligatoires excessifs, des dividendes parasitaires et d'un grand nombre de salaires trop élevés, on voit là tout de suite autant de raisons inflationnaires quant aux prix de détail que le contribuable doit débourser pour se procurer ce dont il a besoin pour vivre.Il faudrait donc, pour normaliser cette situation, ''déliquéfier'' ces surcapitalisations et les abaisser jusqu'au niveau du capital réel d'établissement, ramener l'intérêt obligatoire à un strict minimum, supprimer radicalement tous les dividendes, réduire les gros salaires à d'honnêtes proportions — c'est-à-dire en tenant compte du coût de la vie pour les fixer au lieu de les évaluer selon des données aussi fantaisistes que stupides — ramener au minimum indispensable le nombre des intermédiaires entre le point de production et le point de consommation, en un mot, déflationner les prix de revient de tout ce dont nous avons besoin, donc de réduire le coût de la vie au plus bas niveau possible par l'élimination immédiate de tout ce qui est vraiment superflu dans la structure des prix de revient imposables à la masse consommatrice.Le coût de la vie peut et doit baisser, mais encore faut-il avoir le courage de prendre toute mesure appropriée à ce but et de nous libérer, incidemment, d'un tas de préjugés économiques traditionnels qui limitent notre compréhension des problèmes sociaux et perpétuent parmi nous, outre une ignorance marquée dont ne profitent guère que les charlatans, un état social inquiétant d'où pourraient bien surgir un jour des révoltes si, parmi ceux qui se sont arrogé le redoutable honneur de nous diriger en toutes choses/ on n'est pas imbu de l'esprit de large prévoyance qu'il faut pour les prévenir.Quoi qu'on dise, l'augmentation des salaires ouvriers n'est pas, tant s en faut, le seul remède à la réduction du pouvoir d achat de la famille du travailleur.Cette inflation des salaires ouvriers a plutôt servi, jusqu'à présent, à perpétuer ce dangereux cercle vicieux selon lequel les salaires sont élevés de temps à autre pour faire face à un coût de la vie toujours de plus en plus élevé.( Le seul fait que, jusqu à ce jour, nous n'ayons trouvé que l'augmentation du salaire pour parer à l'augmentation du coût de la vie, témoigne de notre asservissement à des concepts sociologiques qm n'ont plus raison d'être depuis longtemps.Et de même qu'il vaut mieux prévenir que guérir, de même est-il toujours préférable de prévenir, par la déflation des prix de revient, toute augmentation du coût de la vie, que d y faire face par des augmentations de salaire correspondantes, elles-mêmes provocatrices certaines de l'inflation des prix de revient.Il faut sortir de ce cercle vicieux avant qu'il ne soit trop tard.Georges DELPEQUE.Congrès annuel des charpentiers et menuisiers à Québec Plusieurs questions d’un intérêt particulier seront discutées au cours du congrès annuel du Conseil provincial de la Fraternité unie des charpentiers et menuisiers d’Amérique, qui aura lieu à Québec, le 16 juillet.Les séances se dérouleront sous la présidence de M.Victor Francoeur, président du Conseil et organisateur de la Fédération Américaine du Travail pour l’Est du Canada.M.Edouard Larose, secrétaire du Conseil, nous a laissé entendre que pas moins de 17 délégués des diverses unions locales de Montréal, sans compter ceux des unions locales de la province, prendront part aux délibérations.La question des conventions collectives de travail sera longuement discutée.On demandera aussi que les taux des pensions aux vieillards et aux mères nécessiteuses soient revisées.“On sait", a dit M.Larose, "que la pension a été diminuée dans notre province et nous désirons qu’elle soit augmentée comme dans toutes les autres provinces, en proportion de la hausse du coût de la vie.” Les délégués réclameront aussi que la silicose soit incluse dans la liste des maladies industrielles mentionnées dans la loi des accidents du travail.Enfin, a précisé M.Larose, “nous protesterons contre les unions de compagnie formées dans diverses usines de la défense pour détruire les unions légalement constituées.” Les délibérations auront lieu aux quartiers généraux des Unions internationales, 110, rue du Pont.Immédiatement après la clôture du congrès, qui ne durera qu’une journée, les délégués des charpentiers et menuisiers assisteront à la conférence annuelle de la Fédération provinciale du Travail, qui aura lieu le lendemain, le 17 juillet, à Québec.Wage Increases Chez les ouvriers de la Canadian Copper Company Vendredi dernier eut lieu une réunion des employés de la Canadian Copper Company, fondeurs et raffi-neurs de cuivre de Montréal, en la salle de l’Union des employés d’hôtels et de restaurants, l’jC2, rue Stanley.M.Victor Francoeur, organisateur de la Fédération Américaine du Travail, présidait.Au dire de M.J.-W.Longer, président du comité d’organisation du Conseil des Métiers et du Travail, le Travail organisé comptera dans un avenir rapproché une nouvelle union ouvrière qui lui fera certainement honneur.M.Longer fit aux auditeurs une comparaison entre les ouvriers qui restent isolés et ceux qui s’unissent pour revendiquer leurs droits et obtenir un salaire raisonnable et améliorer leus conditions de tavail.Les intéressés attendent le retour de leur charte de la Fédération Américaine du Travail pour élire leurs directeurs.On décida qu’une autre réunion aura lieu aussitôt que la charte sera arrivée.1 In- most important single factor in winning this war is the united will of the people to see it through successfully.K'r,‘ nmsl a i ci* I ill jr ol personal concern and personal responsibility lroni which comes determination to do and to endure.,,,u; .Federation of Labor earlv pledged un- reserved coopérât ion.We realized free opportunity for labor was at stake.We sealed this pledge with a promise not to strike on war production.There have been no authorized strikes since.Nothing more is humanly possible.We of our own .agreed not to strike and by keeping that agreement have kept our right to strike unimpaired.The right to strike is labor’s most fundamental right — its last resort.— In spite of ibis record our enemies have sought to deprive us permanent Iv of the right to strike.Now we tind ourselves attacked on another front, h is proposed to deny our right to contract on the ground that wage increases may cause inflation.Labor fears inflation and lor that reason urged a price control administration with power to ration scarce articles and to licence dealers as a method of enforcement.From tile iirst we have consistcnly maintained that incomes did not properly come under price control.Incomes are payaient for human services.Everv free person has the right to contract the terms upon which lie works.This principle applies whether the income received is called a wage, a salary, fees, commission or whatnot.The compensation given' is the valuation ot the services rendered.At tin* present time war industries arc making huge profits and the workers employed are turning out production that exceeds the goals set by the President.More persons are employed and many have increased earnings by overtime.In only four industries do workers earn enough to maintain standards of health and decency without working overtime.i.\en this income — about ,$2500 — does not provide adequate medical care and we know from draft records how manv are incapacitated bv causes that could have been remedied.Wages aye more than compensation for work — important as that is.I hey represent status and participation in social progress Labor realizes the problem and the danger from increased purchasing with a shortage of consumers' goods and proposes to meet the problem as follows: -Maintain collective bargaining so that workers shall receive a just share of what they help to produce in accord with the company's ability to pay.lo prevent wage increases from becoming an inflationary force we propose: Increases in rates for social security an dexpaiision of benefits with extension ol coverage.Social security funds are Increases in rates for social security and expansion id' financing 'I"’ "'iir and providing against postwar emergencies.Payment ol wage increases for the higher brackets in war bonds.But increases lor workers whose living standards are subnormal must be available currently These bonds should be a special, non-interest bearing issue.these proposals would supplement the Administration’s efforts to control inflation and provide future buying when industries resume civilian production without taking from labor its light to free contract.In this war to defend human freedom we must not destroy those rights which are the every keys to that freedom.— American Fcderationist.A Call to the Sea 1 lie nation that proclaimed your freedom now needs you sei \ ices.America it at war.Our troops are being transporte! over the seas.Munitions and supplies are being shipped h ever-increasing quantities to our armies in Europe.The base are the ports of America.The battlefields are in Europe.Tin sea intervenes.Over it the men of the sea must sail the suppl; ships.A great emergency fleet is now being built.Thousands o skilled seamen, seafaring men of all capacities, ,vlm left the soi in \ears gone by as a protest against the serfdom from whirl no Hag then offered relief, have now an opportunity to rcturi to their iormer calling — sail as freemen and serve oiircounlrv ^ our old shipmates — men who remained with the shi| to win the new status for our craft — now call upon you t< again stand by lor duty.Your help is needed to prove that m enemy on the seas can stop the ships of the nation whose seamei hear the responsibility of liberty.America has the right, a far greater right than any otliei nation, to,call upon the seamen of all the world for service.Bv responding to this call now you can demonstrate your practical appreciation of freedom won.ANDREW FURUSETH. PAGE 2 SAMEDI, 18 JUILLET 1942 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 18, 1942 Les réunions des ouvriers doivent être intéressantes En faveur d’un billet j Le gouvernement régulier de tramway L'Union des peintres décorateurs et tapissiers d'Amérique local 349 ».> Cl» r» U milL'l UJUt* lULill J4U Nous pensons en revenant sur le sujet que nous traitions revient de nouveau sur la deuxième la semaine dernière concernant l'assiduité des membres aux assemblées de l'unicn ouvrière que nous pouvons davantage faire un acte méritoire.partie de la campagne entreprise pour obtenir le privilège pour les milliers d'ouvriers employés aux tra- Loin de nous l'intention de nous mêler de choses qui ne vaux de la défense nationale la nuit nous regardent aucunement.Cependant, notre but est éducatif pour ceux que cela intéresse.Nous voudrions, à notre point de vue, que les réunions des travailleurs soient intéressantes.Ceux-là ont beaucoup à apprendre qui ne savent pas comment les assemblées doivent être préparées par ceux qui en cnt la charge pour qu'elles soient intéressantes et qu'elles attirent les membres.Ce n'est vraiment pas un reproche que nous adressons ; c est simplement logique que les officiers se montrent à la hauteur de leur position en préparant l'ordre du jour à être soumis à l'approbation des membres qui se déplacent parfois après une dure journée de travail et viennent encourager ceux en qui ils mirent toute leur confiance pour diriger à bon port la barque de l'union.Nous avons parlé jusqu'ici de l'entière responsabilité des officiers qui paraissent négliger leurs devoirs à l'égard des membres en ne préparant pas une réunion que ceux-ci apprécieraient beaucoup et qui serait si intéressante pour les nouveaux adhérents et même les anciens membres.Nous sommes persuadés que le goût de l'assistance plus régulière aux réunions leur reviendrait.Toutefois,'il semble se faire un progrès sensible sous ce rapport et ncus le constatons avec joie depuis quelque temps.Il nous fait plaisir de pouvoir constater un changement aussi désirable dans le maintien de l'ordre que toutes les unions ouvrières désirent si 1 on veut que les membres restent attcchés à leur union et assistent assidûment aux réunions de leur union ouvrière.BEN.DROLET.Femmes admises dans la Loge Saint-Marie Pour la première fois clans l'histoire rie la Loge Sainte-Marie 234 des Wagonniers ries usines Angus, des femmes ont été admises, au cours rie la réunion mensuelle rie la Loge tenue vendredi dernier, sous la présidence de M.Donat Allaire, assisté du vice-président Auguste Talbot.M.Michel Denis, recruteur, présenta un rapport recommandant l'admission rie 18 nouvelles recrues, parmi lesquelles il y avait plusieurs femmes et filles employées au département du rembourrage aux usines Angus.Ce fut une véritable innovation et elles furent félicitées par le président Allaire.Le comité de la Péte du Travail de la Loge, présidé par M.Henri Vaillancourt, a décidé de prendre part à la parade, conjointement avec les autres loges de la Fraternité des wagonniers d'Amérique.Le comité a l'intention de donner une réception après la parade.Le secrétaire Alcide Montpetit fit lecture d'une lettre qui fut adressée à M.Thos.Broad, de la part d’un groupe important d’ouvriers du Pacifique Canadien employés au garage Hochelaga, demandant leur affiliation à la Loge Aberdeen.Ces ouvriers sont déjà membres de la Loge Sainte-Marie.Le Conseil exécutif a conséquemment reçu instructions de faire une étude approfondie de cette question.M.Henri Vaillancourt, président du comité de protection et de griefs aux usines Angus, ainsi que ses collègues, MM.L.-P.Nolet et Michel Denis, présentèrent un rapport fort satisfaisant des conditions de travail aux usines.Le rapport fut approuvé Mme L.-A.Beaudry a tenu à of-fir ses soncères remerciements aux officiers et aux membres de la Loge pour l'expression de leurs vives condoléances à l'occasion de la mort de son époux, M.L.-A.Beaudry, vice-président de la Fraternité des wagonniers pour le Canada.Nous signalons que la Loge Loyal Star des Dames auxiliaires de la Fraternité des wagonniers d'Amérique a l’intention d'ériger un arbre de Noël pour les enfants des membres des loges de wagopniers.Elle compte sur l’appui financier de chacune d’elles.Le secrétaire Montpetit fit acheter par la Loge les billets de tirage à cet effet.Le secrétaire-financier R.-B.Lamarche et le secrétaire-trésorier A.Bertrand présentèrent leur rapport financier qui montre que la Loge est dans une situation satisfaisante.Le rapport fait mention du renouvellc- Résultats satisfaisants dit M.Renaud M.Onésime Renaud, agent d'affaires du local 118 de l'Union internationale des travailleurs du métal en feuilles, nous a annoncé, dernièrement, que le comité des griefs formé à la Canadian Power Boat vient d'ètre reconnu officiellement par les autorités de la Compagnie."Les noms des trois membres du comité, MM.Lamy, G.Evans et A.Langlois, a précisé M.Renaud, sont affichés dans les usines et tous les ouvriers qui ont des griefs peuvent maintenant les leur soumettre".M.Renaud nous a de plus annoncé que L’Union a eu.lundi, une entrevue avec les autorités de la Compagnie, relativement à un projet de contrat de travail et que les négociations vont bon train.D'ici quelques jours, dit-il, nous espérons avoir de bonnes nouvelles à communiquer à nos membres.de ne payer qu'un billet régulier sur les tramways.Cette question souleva de nouveau un débat animé au cours de la réunion hebdomadaire du local 349, lundi soir, sous la présidence de M.Raoul Gervais.M.René Demers, directeur de la campagne fit approuvé une lettre circulaire qui sera eitvoyée à toutes les unions ouvrières, sans distinction, à tous les clubs sportifs et autres associations fraternelles et mutuelles leur demandant à chacune d’elles de faire bloc entier derrière l’union des peintres .Voici le texte de la lettre que nous publions afin de tenir au courant nos lecteurs : "Ainsi que vous l'avez appris par la voie des journaux et de la radio, notre organisation, en date du 8 avril, 1942, et avec l'approbation du Conseil des Métiers et du Travail, entreprit une vaste campagne, afin d’obtenir le privlège pour les milliers d’ouvriers, employés aux travaux de la Défense Nationale, la nuit, DE NE PAYER QU’UN BILLET REGULIER, APRES MINUIT, sur tous les véhicules de la Compagnie des Tramways de Montréal, sur présentation de leur insigne matricule d’identification.Les internationaux obtiennent la majorité aux usines Cherrier Les ouvriers employés aux usines Cherrier, à Saint-Paul l'Ermite, ont voté pour choisir leur agence de négociation et de représentation.Les unions internationales ont obtenu 8,715 votes, tandis que seulement 1,020 ouvriers se sont prononcés en faveur de l'Association de la Canadian Car Company.Plus de 25 bureaux de votation avaient été établis, mardi soir, dans les usines, pour permettre au personnel de se prononcer.Ce vote fut pris sous la surveillance du ministère fédéral du Travail.Cette décision des ouvriers met fin à un différend qui a été la cause d'une grève générale au début de juillet.M.Paul Fournier, président du Comité d'organisation ouvrière en temps de guerre, déclare qu'il est entendu maintenant que des pour parlers seront entamés ave les autorités de la compagnie pour la conclusion d’un contrat de travail.Les représentants du ministère du Travail qui ont collaboré à ce vote referendum sont MM.M.McCullough et M.Raoul Trépanicr, conciliateurs du ministère du Travail ment de l'abonnement au journal Le Monde Ouvrier; il - mentionne aussi que 42 membres étaient rap portés malades.Ayant appris par la suite que SEULE la Législature Provinciale pouvait délier la Compagnie des Tramways de son contrat avec la Cité, nous avons expédié le 5 mai, 1942, une demande par écrit au Comité Exécutif de la ville de Montr réal, de voir à ce que la résolution officielle de notre local, et déposée devant lui, le 6 avril, 1942, soit insérée dans l'étude du BILL DE MONTREAL, alors discuté devant la Législature Provinciale.Par suite de manoeuvres politiques faciles à comprendre, le dit comité exécutif ne s'occupa de la question que trop tard pour qu'elle soit présentée à la session en cours, et ce.malgré que la majorité des conseillers municipaux, incluant S.H.le Maire Adhémar Raynault, ait' officiellement endossé par lettre, cette légitime requête des ouvriers.'Enfin quelques jours plus tard, soit le 13 mai, 1942, une résolution analogue était adressée à l’Hon.Adélard Godbout et à l’Assemblée Législative, ce qui eut pour effet que, le 28 mai, la Commission des Tramways de Montréal,, pressée par l'Hon.Premier Ministre, nous fit parvenir une lettre bourrée d'arguments.“En vue de toutes ces circonstances, nous nous voyons forcés aujourd'hui de prendre des mesures extrêmes, et c’est pourquoi, nous avons l'intention de soumettre toute la question au Ministère de la Défense Nationale, afin que, par arrêté ministériel et par suite de notre état de guerre, la compagnie des Tramways, vu son statut d'utilité publique, directement allié à notre effort de guerre industriel, soit forcée d'abandonner les privilèges de son contrat et qu’elle soit' mise en demeure d'accorder aux milliers d’ouvriers concernés, le privilège qu’ils sollicitent.“Mais cette action de notre part, ne peut être vraiment efficace que si le bloc ouvrier entier se place derrière nous et c’est pourquoi nous sollicitons aujourd'hui votre appui officiel dans cette très importante décision, comme représentants attitrés du public montréalais.“Si, comme nous l'espérons sincèrement, votre organisation décide d’endosser notre attitude, nous vous prions d’agir comme suit, et' très promptement, car le temps presse : 1° Envoyer une lettre officielle d'appui, adressée au Comité Exécutif de la Cité de Montréal ainsi qu'à la Commission des Tramways ; 2° Faites nous parvenir immédiatement une résolution en ce sens, adressée à l'Hon.C.-D.Howe, Ministre des munitions et approvisionnments, que songe a eonsenre la main-d’oeuvre Ottawa, 7.— Le cabinet fédéral étudiera cette semaine divers projets pour augmente»- le potentiel humain relativement à l’effort de guerre du Canada, partlculirement dans l'industrie.L'ouvrier de toutes les catégories et la main-d’oeuvre se font rares.On laisse entendre que, dès ces jours-ci, la question de la conscription de la main-d'oeuvre pour l'industrie de façon à assurer la poursuite de l’effort de guerre dans tous ses aspects sera examinée.On ajoute même que la situation, en ce qui a trait à l'embauchage, est devenue tellement critique que le cabinet se verrait dans l'obligation de désigner un ministre qui y donnerait tout son temps et ayant toute l’autorité requise pour quérir hommes et femmes partout où ils ou elles peuvent se trouver et les désigner aux emplois les plus utiles.A l'heure actuelle, l'appel aux armes des hommes et des femmes, ces derniers pour services auxiliaires, tombe sous la juridiction de l’hon.J.-T.Thorson, ministre des services nationaux de guerre, alors que l'industrie de guerre doit compter plus particulirement sur l’hon.H.Mitchell, ministre du Travail, pour lui procurer la main-d’oeuvre oui se fait rare.De part et d'autre, on reconnait que le ministre chargé de procurer la main-d’oeuvre devrait être revêtu de toute l’autorité quant à l’embauchage et au congédiement d'employés dans toutes les industries du pays, quelles qu’elles soient.On dit aussi que le gouvernement, au lieu de désigner un ministre spécialement autorisé en ce sens, songerait à revêtir de plus amples pouvoirs M.Elliott-M.Little, directeur actuel du service national sélectif, de façon à lui permettre de transférer des ouvriers des industries non essentielles à celles de guerre.Afin de resserrer le contrôle sur la main-d'oeuvre.il ne serait pas nécesaire de faire adopter une législation nouvelle par le Parlement ; il suffirait pour le ministre de rendre un arrête ministériel à cette fin.En ce moment aucun patron ne peut engager un homme d’âge militaire de 17 à 45 ans, sans en obtenir l'autorisation, mais il n'y a rien qui oblige un homme travaillant dans une industrie non essentielle de passer à un travail de guerre.nous ajouterons à la résolution officielle qui lui sera envoyée d'ici quelques semaines ; 3“ Donnez une large publicité à cette action de votre part, en la faisant publier dans tous les journaux de la métropole.” A ce sujet une résolution fut approuvée à l’effet de demander à la ville de Montréal de bien vouloir déterminer catégoriquement si vraiment elle est favorable au projet de l’Union des peintres relativent au billet régulier de tramway.Comme il avait été décidé à la séance précédente que les membres s’intéresseraient à la nomination au poste de 6e vice-président général pour le Canada, en conséquence les membres endossèrent la nomination de M.L.-P.Boisselle, trésorier du local 249 à ce poste important.M.Boisselle est' l'homme tout qualifié pour remplir cette position, il a une carrière unioniste très chargée à son crédit.On fit part à l'assistance qu'une nouvelle Association d’employeurs était formée dans Montréal dont le dessin est de combattre le contrat collectif de travail des Métiers de la construction, dit-on, sur au moins 14 points.Cette nouvelle ayant été annoncée par M.Edouard Larose représentant du Conseil du bâtiment au comité paritaire.On décida d'inviter M.Edouard Larose pour la prochaine réunion le 20 courant à venir intéresser les peintres sur le fonctionnement' de cette Association patronale.A l’issue de la séance le président Raoul Gervais fit prêter l’obigation d’usage à 10 nouvelles recrues.LAJBOB, DIRECTORY CONSEIL DES METIERS .ET DU T ICA VA 11.DE MONTREAL — JIO.M'.KE.VE TRADES AND LA DO K (OI'N-CIL.— .Meets every 1st unit fini T tiers -Uay uf each mouth — s'assemlile les premier et troisième jeudis de clmqim mois, A la salle de l'Assistance Publique, I.'kS, rue l.ngailelielière Est.Président, Paul Fournier 1440 Itleury: secrétaire correspondant — corrrspond-ins-seereatry, J.E.Gaiépv.il, rue Saint-Paul ouest, Tél.I.A.53111 : vice-présidents Onésime lieuaud.tlOD boulevard St-I.auront : J.-M.Shannon, 400, rue Chnmp-dc-Mars, Tél.HE.1 SC.ALLIED l’RINTING TRADES COUNCIL.— To promote the Interests of Allied Union Label (which cun be had in French or English).The following organizations comprise Council: The Typographical Union No.176, Jacques-Cartier Typographical Union No.146.Printing Pressmen and Assistants’ Union No.52; Ilroherhood of bookbinders and Bindery Women's Union No.01 ; PhotoEngravers Union No.0; Stereotypars and Elcctrotypers Union No.33: Associate member: Amalgamated Lithographer of America No.27: President W.Forrest; vice-président, C.Aroln; Itecordlng Secrotsry, Georges Brunei!*»; Secretary-Treasurer, James Philip, Hoorn 103, 680 Notre-Dame St.W., Tel.MA.7480: Executive, John Moore, Alfred Quéry and John C.Kelly: Auditors, J.A.Itlcard and J.D.Kelly.Council meets second Tuesday of each month at !infl St.Lawrence bird.UNION TYPO tilt A Pill ((UK JACOUKH-CAltTIKH No 145, — S'assemble le 1er samedi du mois, à la salle de l'Union du Commerce, 1079.rue Berrl.Président.Joseph Saint -Hilaire, 4115, rue Papineau, Té!.CIL 7174; secrétaire-trésorier.( 'lis- E.Chnllfnur, 7430.rue Christophe-Colomb, Tél.DO.3771.TYPOGRAPHICAL UNION No.170 — Meets first Sunday of enrh month at ths Mount Royal Hotel, it.M.Bennett.President, 337 Melrose Avenue, Verdun; James Philip, Secretary-Treasurer, Hoorn 103.080 Notre Dame W.; Business hours; 9.00 a.m.to 0 p.m., Saturday, 9 00 n.m.to LOO p.m.; Tel.MA.7489 CONSEIL DE DISTRICT DE .MONTREAL DE I.A FRATERNITE UNIE DES CHARPENTIERS - MENUISIERS D'AMERIOUE.- MONTREAL DISTRICT OF CARPENTERS AND JOINERS OK AMERICA.— Président Ferdinand Doucct; vice président.lîlzéar Bernier: secrétaire, Edouard Larose : trésorier, E.Lanthler; exécutif.J.-A Chamborlnin, Emery Lanthler, B La-belle; gnrdlon, Georges Bélalr; agent d'affaires Edouard Toussaint.Assemblée chaque mercredi, it K h.du soir, nu Monument NutlomU, chambre 10.U.L.134.s’assemble tons tes lundis soirs, nu Monument National, chambre 11, N.L’heureux, secrétaire.U.L.178.s'assemble tous les 1er et 3e Jeudis de chaque mois, nu Monument National, chambre 10.Jos.Homy, secrétaire, 8813, rue Henri-Julien.U.L.1127.s’assemlile tous les 2e et 4e lundis, au Monument National chambre 10, Eudore Primenu.secrétaire, 116 — 4e Avenue, Verdun.U.L.1224, s'assemble tous les 2e et 4e lundis, ft 1252, rue Stanley, IL Iî.Salter, secrétaire.22S2, avenue Oxford N.D.G.U.L.1300 s’assemble tous les 1er et 8e lundis, 4030 ouest.Notre-Dame ; II.Martin, secrétaire, 2845 rue Claude Verdun.ü.L.1375.s'assornble tou» les 1er lundi», A.108 — 1ère Avenue, Lnchlne, ITnrlfl Dnoust.secretaire.100 — 1ère Avenue, Lnchine.U.L.1508.s'assemble Ioh 2e et 4n vendredis, {l 2138, rue Valois.Charles Thibault, secrétaire, 2435.rue Orléans Membres Associé» ce local s'assemble U 2e mardi au Monument National, chambre 11.IN ION DES KM I* 1,0 Y ES I)K T K AMWAY.S DK MONTREAL.Local 700.Association de* Kin ploy os do Tramways électrique* et do chauffeur* d\\utobin d’Amérique.— MO NT UK AL TRAMWAYS EMPLOYERS' UNION Lnrnl 700, Amalgamated Association of Street Electric Railway and Motor Conch Employee* of America.— Quartier» générnux.— Headquarters.1153, St-Denis, Tel LA.2503.Officiers — Officers : Elphége Penudoln.président et agent d'affaires; Jean Renaud, vice-président; O.-A.Neveu, sec.-financier : Victor Trudeau, assistant agent d’affaires; Alberto Rrodeur, trésorier; Joseph Pnrbuscl, secrétaire-correspondant : W.Latnur.sentinelle.Lo Local se réunit le 2e mercredi de chaque mois.A ln salle, de l’Union du Corn-rnerco, 1070, rue Perrl, et l’exéoutlf le lundi précédent 1'nssemblée régulière A 1153, rue Saint-Denis.FRATERNITE DES PEINTRES DECORATEURS ET TAPISSIERS D'AMERIQUE.Local 310.— S’assemble tous les lundis du mois au No 1331A est, rue Ste-t'atlierlne.Président Raoul Gervais 1200 Marquette.Téél.FR.mo; Tél.FR.415.8; cecréfaire- orrespondant vice-président, J.!.Morel 1150 Am!ier«d René Deniers, 1000 Sherbrooke, est.tél.AM.1001; trésorier.L.-P.Rolselle.501, rue Gonnaud : secrétaire-financier.Ernest Desève, 0033, rue St -Dominique ; conducteur.A Goudreuu.007.8R est.rue Notre-Dame.Auditeurs: Arthur Rois-menu.4021 rue Colonial II.Leduc.2402A, est, rue Demontv; Mare Prévost 851.8 Chateaubriand: Sentinelle Man- Prévost: gardien, Jos.Girard, si 15 rue SI-André: agent d’affaires, Edgar’G il-berf.bureau 000, boni.St Laurent eliamhre ."d.Tél.PL.7371 UNION DIS TRAVAILLEURS DE I.\ CHAUSSURE, Local 210 — HOOT Si SHOE WORKERS' UNION.— S'as semble tous les mercredis soir A 1331A est.rue Ste-Cafherine.Président Jos.Giroux, 3440 Dnrlon : vice-président.René Champagne, 10015 S;,ck-ville, DT* 351 : 2e viee-président, Alex Santa.3000 St Dominique: secrétaire- archiviste of correspondant.N C.or vais.2112, rue Wolfo; secrétaire fi nancler, trésorier at a cent d’affaires Charles Mc Kerch or.1331A est.nie Sto-Cnthorlne Tél.CïT 0511.r'sWlon-' ce.CT,.7125 • assistant agent d’affaires.Lionel Thibault, 1070 rue pnni-noau.Tél AM 7002; sentinelle, pbl-Has T eclair.130.8 est.rue Sfe-Cathorl-ne.L'exécutif s’assemble le 1er et le 3e vendredi du mois.A 1331A est, rue Ste-Cntberlne Président Rosario' Hébert.352< Dorion.CH.3087: vice préR|.d*nto.Mlle Alice Riendeau, 021 Dor-rhester est,: secrétaire.Jos Pennre-rnrd.1508 nie Peau dry. SAMEDI, 18 JUILLET 1942 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 18, 1942 PAGE 3 L’épargne obligatoire Les nécessités de notre économie de guerre ont fait que depuis septembre 1939, l’épargne populaire a graduellement augmente, mais elle n'a été, jusqu’ici, que volontaire, comme presque tout le reste de notre effort de guerre, d’ailleurs.Cependant, depuis un certain temps, elle était devenue en quelque sorte semi-volontaire seulement, étant donné que les employeurs de main-d oeuvre, de plus en plus sollicités par l'Etat, exerçaient une pression incessamment accrue pour faire souscrire leur personnel aux certificats d’épargne ainsi qu’aux emprunts fédéraux.Mais dorénavant, l’épargne obligatoire sera un fait accompli si l’on en peut juger par les dispositions du dernier budget de guerre dont vient de nous gratifier notre redoutable ministre fédéral des finances.Tous comptes faits, cette épargne forcée est une bonne chose parce qu’elle constitue une mesure de prévoyance à laquelle une sous-éducation trop inappropriée avait été impuissante à nous préparer.C’est ainsi que la plupart d'entre nous allons désormais être prévoyants malgré soi et mettre quelques dollars de côté pour le temps où, la paix étant enfin proclamée dans notre monde désorienté, il nous faudra refaire'notre existence d’après des conceptions nouvelles offrant d’étonnants contrastes avec l’anarchie économique d’avant-guerre.Dans 1 intervalle, ces economies imprévues tpi’on nous impose rapporteront un intérêt composé de 2'/.l'an jusqu'au moment, non encore bien défini, où elles nous seront remises, capital et intérêts accumulés.Sans doute ce récent budget de guerre accentue-t-il nos privations et nous oblige-t-il à nous serrer la ceinture d’un cran, comme on dit.mais nous n’aurons pas à le regretter si notre effort collectif de guerre, envisagé sous tous ses aspects, contribue a nous soustraire à l'abominable régime politico-économique (pie subissent les nations existes et dont la sauvage application est une cause d'abrutissement intégral pour de nombreux millions d habitants malheureux sur le continent européen et ailleurs.L'épargne obligatoire est, certes, une entrave non dissi mulet* à notre liberté individuelle, mais elle aussi, chose point négligeable, un facteur de sécurité économique pour l'avenir.Et ceci compense largement de cela._ F.M.Les cordonniers à Québec Les débardeurs L'Association Internationale des Débardeurs, Local 375, tiendra son assemblée régulière dimanche, le 19 juillet, à deux heures de l'après-midi, en leur salle, au numéro 525, de la rue Bonsecours.Des questions importantes seront discutées.Tous les membres doivent se faire un devoir d'y assister.J.-M.SHANNON, Secrétaire-Trésorier M.Jos.Robillard élu président de l’union des taverniers Les ouvriers de la fourrure menacent de faire la grève L’interminable question du boni de vie chère pour l’industrie de la chaussure serait-elle réglée cette semaine ?Il y a tout lieu de croire qu'en effet des dispositions seront prises pour en venir à un résultat satisfaisant.Disons tout d’abord que M.Charles McKercher.membre du bureau général de l’Union internationale des travailleurs en chaussures, recevait, samedi, le II juillet, un télégramme pressant de M.Gérard Tremblay, vice-président du Conseil régional du travail en temps de guerre de Québe et sous-ministre du Travail provincial, exigeant qu’un comité de trois membres soit nommé par le local 249 pour rencontrer des représentants patronaux, au nombre de six, mercredi, le 15 courant, à Québec.Il avait été entendu par le ministère du Travail qu'un comité de négociation composé de six représen- tants des manufacturiers de chaussures de la province et trois représentants ouvriers du syndicat de la chaussure et trois représentants de l'Union internationale des travailleurs en chaussures, devait être formé afin de se réunir à Québec, sous l’égide du ministère du Travail, dans le but de discuter et de décréter l’octroi d’un boni de vie chère devant être accordé aux travailleurs en chaussures de la province.En conséquence, l'exécutif du local 49 s'est réuni samedi dernier et a choisi les délégués suivants pour représenter l'Union internationale des travailleurs en chaussures à cette conférence qui décidera du boni de vie chère.Ce sont MM.Jos.Giroux, président, Rosario Hébert, président de l'exécutif, Mlle Alice Riendeau, vice-présidente, et M.Chas McKercher, comme aviseur de la délégation.Conséquemment, l’assemblée du local a été remise à vendredi, le 17 courant, alors que les membres apprendront le résultat de la conférence.Buanderie - IMPERIAL - Laundiy & SUPPLY CO.TEINTURIERS — NETTOYEURS Excellent service de blanchissage DYERS AND CLEANERS Superior Laundry Service Lavage de famille à prix modérés Family Washing at Popular Prices Téléphonez FAlkirk 1179 1471, RUE PARTHENAIS Call FAlkirk 1179 1471 PARTHENAIS STREET • Mix yourself a long cool drink of ae Kuyper —with ginger ale, ginger beer, tonic water or lemon sugar and soda .and ice, of course.The largest selling ^Geneva Gin in the province of Quebec.40 oz.26 oz.10 oz.’3-90 ’2-70 ’1-15 Distilled and bottled in Canada under the direct supervision of John de Kuyper and Son, Distillers, Rotterdam, Holland.Established 1695 L'Union internationale des em ployés de tavernes s’est donné un nouveau président, dans la personne de M.Joseph Robillard, un vétéran du mouvement ouvrier international.M.Robillard a déjà fait ses preuves dans l’union locale 58 des cigariers.Il quitta le métier de ciga-rier au début de la dépression pour entrer dans l’industrie de l’hôtellerie.Fondateur de l’Union locale 200 des employés de tavernes, le voilà aujourd'hui président de cette union et nous l’en félicitons.L Union des employés de tavernes procédait, dimanche dernier, à l’élec tion du président et du vice-président.A In dernière heure, M.Albert Villandré, qui avait été élu par acclamation vice-président lors de la nomination, à la séance du 28 juin a donné sa démission qui fut accep tée avec regret M.J.-W.Lenger, président du comité d’organisation du Conseil des Métiers et du Travail, présida .'él"c tion des officiers, MM.Jules Râtelle et Adélard Brunet furent nommés scrutateurs.Au premier tour de scrutin, M.Joseph Robillard fut déclaré élu contre son concurrent, M Roméo Diotte ; le premier vice-pré sident, M.Orner Côté, remporta la palme sur son adversaire, M.Sandy Sector.M.Fred Maher fut élu par accla mation 2e vice-président en remplacement de M.Albert Villandré.Les autres officiers sont : Charles Lalonde, secrétaire-financier, 2117, rue Rachel Est.tél.CH.0023 ; W.-A.Brunet, secrétaire-trésorier ; Eugène Duplessis, secrétaire-archiviste et correspondant, 1219.rue Saint-Laurent ; gendarme, A.Mécino.Comme c’est la coutume depuis quelques années le bureau de placement provincial a émis un permis de placement à l’Union des employés de tavernes, à 1331 A.rue Sainte-Catherine Est.Pour renseignements, s’adresser à M.Charles Lalonde, secrétaire, 2117, rue Rachel Est.En réponse à la demande de l’Union, relativement à la revision de l’ordonnance No 23, M.Gustave Francq, vice-président de la Commission du salaire minimum, assura le local 200 qu’il soumettra cette demande à la prochaine assemblée de la Commission.M.Francq fait remarquer que, conformément à l'arrêté ministériel C.P.8253, les salaires ne peuvent être augmentés que sur permission du Conseil régional du travail en temps de guerre.Cette question a été laissée au Conseil exécutif qui préparera un mémoire en conséquence.Quelques nouveaux membres sont venus s’ajouter à l’effectif du local 200 et prêtèrent l’obligation d’usage.MM.J.-W.Lenger et Arthur Ca-dotte, président et secrétaire du comité d’organisation du Conseil des Métiers et du Travail, prononcèrent de brefs discours.Les membres apprirent qu’on était en train d’organiser les travailleurs des brasseries.Touchant la question de l’union, les orateurs rappelèrent que les ouvriers organisés se doivent; selon les les principes de solidarité de la Fédération Américaine, d’encourager de préférence les produits portant l’étiquette de l’union et particulièrement encourager les tavernes dont les commis portent le bouton de l'union.La prochaine séance aura lieu le 9 août prochain.Environ neuf cents ouvriers et ouvrières de la fourrure se prononcèrent, par un vote unanime, au cours d'une réunion spéciale des effectifs des locaux 66 et 67, mercredi après-midi, en faveur d’autoriser le comité de négociation de continuer les pour parlers avec l’Association des Manu facturiers de fourrures.Dans le cas où les manufacturiers refuseraient de se rendre aux demandes des ouvriers, il a été décidé qu’un ordre de grève soit donné dans toute l’industrie.Il fut suggéré d’accorder sept jours aux employeurs, mais on s'objecta à cette proposition, vu que le délai était trop long, en vue des développements survenus dans l'industrie de la fourrure, concernant le renouvellement du contrat de travail.Le Conseil conjoint des ouvriers et ouvrières de la fourrure a décidé de soumettre la situation à une assemblée générale.Selon nos renseignements, les employés ont répondu unanimement I à cette injonction et ils se rendi rent à la salle de l’Assistance Publique.Il n’y a pas que la question des salaires en jeu.Les demandes de 1 union sont justes et raisonnables, les ouvriers désirant maintenir et continuer leur coopération à l'effort de guerre.La clause à laquelle s'objectent tout particulièrement est celle relative à l’embauchage, qui était dans l’ancien contrat.M.Albert Roy fit remarquer aux membres que l’Union ne demande aux patrons rien de plus que ce qu’il y avait dans l'ancien contrat.Les unionistes désirent que l’embauchage continue à se faire par l’entremise de l'union.Il n’est aucunement question d’atelier fermé, dit M.Roy, nous désirons maintenir dans lu contrat de travail la clause qui a trait à l’embauchage des ouvrier».Dans les cas où l’Union ne pourrait fournir la main-d’oeuvre nécessaire, il est loisible aux employeurs d'engager les ouvriers et ouvrières qu'ils désirent.En prenant connaissance du rapport du comité de négociation, les membres apprirent qu’une requête avait été présentée à l’Association des Manufacturiers de la fourrure, demandant une augmentation de salaire de 10 pour cent ; certains patrons auraient accordé à leurs employés cette augmentation l’an dernier, tandis que d'autres auraient accordé 5 pour cent, mais d’autres refusèrent toute amélioration.Les ouvriers de la fourrure se croient justifiés de demander à tous les patrons d’accorder cette augmentation.M.Roy déclare que les ouvriers et ouvrières sont prêts à donner tout ce qu’ils peuvent pour aider l’effort de guerre.Cependant, si les patrons ne veulent pas faire leur part, il vaudrait mieux ne plus s'occuper de l’Association des Manufacturiers.M.Samuel Mlndell, vice-président général, de New-York, venu à Montréal prêter son aide aux locaux 66 et 67, lit un télégramme de M.Ben.Gold, président général, relatif aux négociations en cours.Il recommande que des mesures soient prises pour empêcher si possible toute grève durant la guerre.M.Mindell fit allusion à la clause du contrat refusée par les patrons et dit qu'elle a sa raison d’être.Enfin, dit-il, le principe de cette clause doit être préconisé par les travailleurs.M.Mindell donna l'assurance aux travaileurs que les 75,000 membres de l’Union internationale étaient derrière eux et ne les abandonneraient pas.L’assemblée était présidée par M.Napoléon Morrier, assisté du président du loal 66, M.g.Dauphlnais, et do la présidente du local 67, Mlle Emérende Brien, et Mlle Charlotte Gauthier, secrétaire du Conseil conjoint M.Esdras Secours élu ^résident du Conseil de district des charpentiers Il existe une excellente entente à la Fraternité unie des charpentiers et menuisiers.Les affaires sont bonnes et l'effectif des membres grossit continuellement.D'après les informations qui nous sont fournies par les officiers en charge de l’organisation, les finances de la Fraternité dépassent ce qui ne s’est jamais vue, depuis plusieurs années.Mercredi dernier, le Conseil de distiict des charpentiers et menuisiers procédait à l’élection annuelle de ses directeurs.Le résultat est le suivant : président, élu par acclamation, M.Esdras Secours du local 1360 ; vice-président, M.F.Doucet, du local 134 ; secrétaire, M.Edou-aid Larose, du local 134 ; trésorier, M.Emery Lanthier, du local 1360, sentinelle, Bruno Labelle, du iocai 1375 de Lachine, P.Q.; syndics, H.Salter, du local 1244, R.Tellier et R.Gingras, du local 134 ; agent d affaires, Edouard Toussaint, du local 1127.L’exécutif se compose de MM.Emery Lanthier, F.Forget et W.-R.Jones.En fournissant ces renseignements M.Edouard Larose nous infoi ma qu il aura une demande pour 150 menuisiers membres de la Fra-tei ni té d ici à quelques jours, par conséquent les charpentiers menuisiers sans emploi sont priés de se rapporter sans délai au bureau de l’union, chambre 10, Monument National, 1182, boulevard Saint-Lau-îent ou à M.G.-A.Chambcrlan, commis en chef qui répondra aux exigences de ceux qui désirent un emploi.A ote de grève à l’usine Turcol Il est enfin bien entendu qu'un vote de grève sera pris à l’usine Turcot de la Canadian Car and Foundry sous la surveillance du ministère fédéral du Travail.Le ministre du Travail l’hon.Humphrey Mitchell vient d'approuver la requête de la loge 712 de l’union internationale des machinistes.Le ministre a précisé dans son télégramme à l'union internationale que son ministère demande la liste de tous les employés intéressés U est tout probable que M.Mitchell visitera au cours de la journée de mercredi les employés de la Canadian Vickers, l’entretien aurait pour but de discuter du boni et' des salaires de l’usine Pointe Saint-Charles de la Canadian Car and Foundry.Il n est pas à douter nous déclara M Roussin, agent d’affaires du local 712 que les chefs ouvriers auront un entretien également avec le Ministre du Travail.kf fel de la rareté de hi main-d’oeuvre Depuis un an et plus particulièrement depuis les derniers mois des buanderies et des restaurants chinois ont etc obligés do fermer leurs portes a cause de la rareté de la main-d oeuvre.C’est ce qui a été révélé, cotte semaine, par les statistiques de la société patriotique chinoise.A date.16 buanderies de la métropole et.deux cafés ont cessé leurs opérations et leurs propriétaires ont décidé de s’associer à d’autres buan-diers et restauranteurs. PAGE 4 SAMEDI, 18 JUILLET 1942 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 18, 1942 Le congrès de la Fédération provinciale du Travail Hier matin, le 16 juillet, s'est ouvert le cinquième congrès de la Fédération provinciale du Travail du Québec à l'hôtel Victoria, de Québec, sous la présidence de M.Arthur Martel, en présence de plus d'une centaine de délégués représentant des Unions internaticnales et des Conseils des Métiers et du Travail de toute les régions du Québec.Parmi les personnalités invitées à la séance d'ouverture du congrès on remarquait le ministre provincial du Travail, Thon.Edgar Rochette, M, Raoul Trépanier, représentant du ministère fédéral du Travail à Montréal et ancien président de la Fédération, de même que M.Claude Jodoin, député de Saint-Jacques à l'Assemblée législative.Le maire Lucien Borne de Québec souhaita la bienvenue aux délégués.A l'ouverture de la conférence, le secrétaire-trésorier Marcel-E.Francq donna lecture d'un télégramme de Thon.Humphrey Mitchell, ministre fédéral du Travail, exprimant son regret de ne pouvoir assister à la conférence, étant retenu à Ottawa par ses devoirs parlementaires.Les principales résolutions traitent de l’effort de guerre et des conditions de travail des ouvriers du Québec.On discutera certaines modifications à apporter à la loi des conventions collectives, à la loi du salaire minimum et aux législations sociales et ouvrières, fédérales et provinciales.Les délibérations se termineront dimanche soir.Ce soir, samedi, un banquet réunira les congressistes, en l'hôtel Victoria, sous la présidence de M.Gustave Francq, président honoraire de la Fédération provinciale du Travail.Nous donnons ci-dessous quelques extraits du rapport du Conseil exécutif présenté à l'ouverture de la conférence : "Au moment où nous nous réunissons ici, en cette vieille cité de Québec, pour tenir notre cinquième convention annuelle de la Fédération provinciale du Travail du Québec, les nuages du conflit assombrissent le monde et apparaissent de plus en plus sombres.Ils menacent par conséquent notre précieux héritage de liberté et il dépend de nous, travailleurs, que cette lutte contre les forces des barbares agresseurs s'auréole d'une victoire décisive.Naturellement, les problèmes à être étudiés et résolus par cette convention sont très sérieux et sont dignes de votre considération la plus attentive.Il faut prendre le passé en considération, il faut examiner attentivement ln présent et se préparer sérieusement à l'avenir de façon à pouvoir gagner la paix avec la même détermination que nous aurons gagné la guerre.Vous êtes venus de toutes les parties de la province pour délibérer avec le sérieux et la gravité qui conviennent et chacun de vous, quand il retournera à son union locale, sera porteur d'une mission et d'instructions qui devront guider leurs camarades unionistes.Le Conseil Exécutif de la Fédération soumet à votre approbation les considérations suivantes : Dans le cours de Tannée, l'effectif de l'Exécutif a été modifié par suite de démissions.Tout d'abord, notre président, Raoul Trépanier, démissionna quand il accepta le poste d'Officier conciliateur pour le Ministère fédéral du Travail.Le confrère Arthur Martel, membre de l'Exécutif de la Fraternité Unie des Charpentiers et Menuisiers d'Amérique, consentit à accepter la présidence de la Fédération comme service au mouvement.Peu après, le confrère Claude Jodoin, en vue de se mettre d'accord avec les dispositions de la constitution, laquelle interdit à un officier général de la Fédération de prendre une part active à la politique, démissionna avant de consentir à devenir candidat libéral à une élection partielle tenue dans la division électorale de Saint-Jacques, de Montréal.Incidemment, le confrère Jodoin fut élu député provincial de cette division par une forte majorité.Pour le remplacer, le Conseil Exécutif décida de solliciter le confrère Elphège Beaudoin, de l'Union internationale des Employés de tramways de Montréal, de remplir le poste vacant.Le confrère Beaudoin accepta et, de cette façon, le Conseil Exécutif fut de nouveau au complet.A la suite de la convention de Tan dernier, tenue à Saint-Jean, la situation financière de la Fédération atteignit un niveau critique.A tel point que le président de ce temps-là et votre secrétaire-trésorier décidèrent qu'il serait de mauvaise politique de mettre la Fédération en dette par l'impression des délibérations de la convention, étant donné que ces délibérations doivent être imprimées en anglais et en français, ce qui implique un déboursé assez considérable.MEMOIRE AU GOUVERNEMENT Votre Conseil Exécutif d'accord avec une coutume traditionnelle présenta son mémoire législatif au Cabinet provincial le 10 mars dernier, avec le concours d'un grand nombre de délégués des unions affiliées.Votre Conseil Exécutif estime que la façon de présenter ce mémoire devrait être revisée et suggère que le nouvel Exécutif reçoive instructions par cette convention d'étudier cette possibilité avec cette revision en vue.Nous demandons trop de choses à la fois.Votre Conseil Exécutif estime que si ncus faisions quelques demandes seulement et qu'on y insiste, nous obtiendrions des résultats plus immédiats et plus effectifs.Le reste de nos revendications pourrait être présenté par votre Exécutif aux officiers responsables du Gouvernement durant le cours de la session.Au cours de la dernière session législative, on a insisté particulièrement sur la compensation à accorder aux travailleurs souffrant de silicose.Pour des raisons non encore expliquées, le Gouvernement sembla éluder cette question.Cependant, votre Conseil Exécutif put faire déposer par un membre de l'Opposition une résolution recommandant que le Gouvernement adopte une mesure pour protéger cette catégorie d’ouvriers.Le délégué du Gouvernement non seulement accepta cette résolution, mais promit une législation dans ce sens lors de la prochaine session.Quant à la loi des compensations ouvrières votre Conseil Exécutif chercha à y faire inscrire les employés d'hôtels et de restaurants.En fait, deux membres de votre Conseil Exécutif reçurent l'assurance d'un officier du Gouvernement que cette législation serait adoptée, mais il n'en fut rien.En ce qui concerne la nomination de représentants ouvriers aux commissions gouvernementales, votre Conseil Exécutif désirerait faire observer aux unions locales affiliées que ceci est extrêmement difficile.Quand une nomination doit être faite, les unions locales envoient directement des recommandations au Gouvernement, suggérant tel ou tel membre de leur organisation, avec le résultat que le membre ayant le plus d'influene politique obtient l’emploi.Votre Conseil Exécutif estime que si les unions locales se disciplinaient au point d'envoyer leurs recommandations au Conseil Exécutif de la Fédération, celle-ci serait en mesure de recommander Tunicniste le plus capable pour tel ou tel poste.De cette façon, vous augmenteriez l'influence de votre Conseil Exécutif auprès du Gouvernement et obtiendriez plus facilement des délégués ouvriers rmv commissions gouvernementales.Dans l'état actuel des choses, les unions locales luttent les unes contre les autres, avec le résultat que ncus n'obtenons pas de représentation, ainsi que la chose a été démontrée à propos de la Commission chargée d étudier la situation de nos hôpitaux.Conséquemment, nous recommandons que les unions locales affiliées adressent leurs nominations au Conseil Exécutif de la Fédération, lequel serait en mesure de faire un choix unanime du candidat le plus compétent.TRAVAUX DES OFFICIERS Les officiers de la Fédération ont été très actifs durant Tannée dernière.Ils ont aidé les unions locales à parfaire leur organisation.Nous désirons spécialement mentionner le travail du secrétaire-trésorier en relation avec le précieux travail qu'il a fait en aidant l'Union locale 22683, de Saint-Jean, au cours de ses négociations avec le Gouvernement et ses employeurs.Les Ouvriers du gaz, de Montréal, ont souvent fait appel au Conseil Exécutif et celui-ci s est toujours empressé de leur donner son aide.Le bureau du secrétariat a reçu en moyenne deux visites par jour durant Tannée des représentants des unions locales affiliées désirant des renseignements et des conseils.Nous tenons aussi à mentionner tout spécialement le concours apporte par votre Conseil Exécutif au Comité organisateur du Travail de Guerre à Montréal.Le président et le vice-président Beaudoin assistèrent aux réunions, alors que votre secrétaire-trésorier devint le secrétaire-adjoint de ce corps et assista à toutes ses réunions et, d'une manière générale, aida autant que possible au travail que ce Comité essaya d'accomplir dans le district de Montréal.D accord avec ce comité, votre Conseil Exécutif organisa une réunion pour Sir Walter Citrine, secrétaire général du Congrès des trade-unions britanniques, durant la visite de ce dernier à Montréal ,et se tint à la disposition de cet éminent confrère durant son séjcur à Montréal.Dans le district de Québec et celui des Trois-Rivières, les vice-présidents Matte et Arsenault s'occupèrent effectivement des intérêts de la Fédération, assistèrent à un grand nombre de réunions et contribuèrent utilement à l'organisation d'un grand nombre d'unions locales.RECOMMANDATIONS Votre Conseil Exécutif désirerait faire quelques recommandations qui, à notre avis, seraient du plus grand intérêt pour cette convention en ce qu elles gagneraient à être mises en pratique par le nouveau Conseil Exécutif.En premier lieu, nous croyons que le prochain Exécutif devrait faire de son mieux pour continuer à aider les unions locales qui ne peuvent obtenir qu'avec difficulté le concours de leurs quartiers généraux, et aider l'organisateur général de la Fédération Américaine du Travail, de toutes les manières possibles, à fonder de nouvelles unions.Nous recommandons aussi que les unions locales informent le secrétariat de la Fédération chaque fois qu'une élection a lieu parmi elles afin que le secrétaire puisse corriger sa liste d'expédition.' Nous recommandons aussi que le prochain Conseil Exécutif étudie avec soin la possibilité de travailler en plus étroite harmonie avec les corps publics, telle que la Légion Canadienne, afin de préparer une plus grande collaboration entre les diverses classes de la société quand cette guerre sera gagnée.Dans ce but, nous recommandons aux membres du Conseil Exécutif de prendre part aux travaux de ces corps chaque fois que cela est possible, même s'il leur fallait devenir membres de ces organisations.Nous recommandons également aux unions locales, lorsqu'elles envoient leur taxe per capita, qu'elle l'envoient conformément à la constitution.Un grand nombre d'unions locales ne paient pas malheureusement pour tous leurs membres, ce qui limite le travail de la Fédération.Les unions locales envoyant leur taxe per capita devraient inclure, avec leur chèque ou leur mandat-poste, une explication de leur envoi.En dernier lieu, nous recommandons que toutes les unions internationales de la province de Québec se mettent bien dans l'idée que la Fédération ne pourra les appuyer que dans la mesure où elles voudront bien appuyer la Fédération.La Fédération doit comprendre toutes les unions ouvrières internationales de la province de Québec afin que nous ayons plus d'influence auprès des gouvernements pour que ceux-ci nous donnent la législation qu'il nous faut pour protéger notre bien-être.En conclusion, votre Conseil Exécutif désire profiter de cette occasion pour exprimer sa plus profonde gratitude envers les officiers et les membres du mouvement unioniste international qui ont si généreusement contribué à faire un succès de notre Fédération.Nous désirons assurer particulièrement de notre gratitude les secrétaires correspondants des Conseils des Métiers et du Travail de la province de Québec ainsi que les diverses unions locales aui ont collaboré si efficacement avec nous pour l'accomplissement de la tâche qui nous était dévolue." A.F.of L.WORKERS WILL DO THEIR DUTY TEN TIMES OVER TO SMASH THE AXIS SAMEDI, 18 JUILLET 1942 - MONTREAL — SATURDAY, JULY 18, 1942 PAGE 5 LE MONDE OUVRIER — THE LABOR WORLD Est publié par la Fédération provinciale du Quebec chaque semaine, dans le but de promouvoir de la législation sociale tendant à protéger et é améliorer le sort de la classe ouvrière de cette province.Exécutif : Arthur Martel, président, Jos.Matte, J.-B, Arsenault et Elphège Beaudoin, vice-présidents, Marcel Francq, secrétaire-trésorier et rédacteur, Henri Richard, rédacteur associé.Adressez toutes les communications à Casier Postal 6094 Téléphone: LAncaster 7808 Imprimé par Mercantile Printing Ltd., 11 ouest, rue St-Paul, Montréal Is published by the Quebec Provincial Federation of Labor weekly, for the purpose of promoting legislation towards the protection and advancement of the working class of the Province of Quebec.Executive : Arthur Martel, president, Jos.Matte, J.B.Arsenault and Elphège Beaudoin, vice-presidents, Marcel Francq, secretary-treasurer and editor, Henri Richard, associate editor.Address all communications to Postal Box 6094 • Telephone: LAncaster 7808 Printed by Mercantile Printing Limited, 11 St.Paul Street West, Montreal, ACTl'.M.ITKS.Le problème du logement L’actuelle crise «lu Ingénient, en supposant qu'ollo tut imprévisible — ce (pii est |>1 us t'aeile à dire «pi à démontrer -peut et doit se résoudre au plus vite par les autorités municipales de noire métropole.Pour cela, dame Concordia doit entreprendre, sur J'heure, la construction de û()0 à 1,000 logis louables de $2.">.0l) à $10.00 par mois, par exemple.Cette politique du logement peut paraître révolutionnaire à nos propriétaires, mais elle n en «-st pas moins indispensable, pour mettre une l'in salutaire a cette crise, à moins «pie h's proprios eux-mênies, envisageant la chose sous la forme d'une contribution indirecte à l'effort de guerre, prennent les devants et se bâtent d'entreprendre, pour leur propre compte mais à prix coûtant, cette construction massive de nouveaux logis.Sans chercher midj à «piatorze heures, sans se morfondre en vain a chercher et à apprécier les causes de cette crise du logement autour de nous, il semble «pi'on ne devrait pas hésiter à en bâter la solution de façon pratique et durable.Sans doute cette construction immobilière massive est plutôt, en fait, une oeuvre de paix «pi'un projet de guerre, mais cet aspect de la question ne saurait entrer ici en ligne de compte, étant donné (pic celte crise, à y regarder d'un peu près, est en réalité une repercussion du conflit actuel et qu'il y faut faire face dans un esprit s inspirant plutôt d'un esprit civique de bon nloi que du désir malsain de spéculer sur le malheur des temps présents.Il y a, parait-il, plus de n()() familles sans logement dans la seule cité de .Montreal, plus de f>U() familles parquées plus ou moins à la diable en des magasins et des édifices municipaux désaffectés, dusqu’a la fin de l’été, pareille situation peut, à la rigueur, se tolérer, mais après, quand viendront les jours froids, «pi’adviendra-t-il de la santé, morale et physique, de ces milliers d'hommes, de femmes et d’enfants ainsi exposés aux aléas de la mauvaise saison dans des conditions hygiéniques pour le moins équivoque et à d«'s caprices atmosphériques plus ou moins supportables.’ Car il faut y songer maintenant, pas demain.Tel est le problème du logement à Montréal et aucune discussion académique n’y portera remède.Nos administrateurs municipaux, l'aborderonl-ils au seul point de vue humanitaire.’ Tous les discours politiques n’y pourront rien.11 faut des actes, de la hardiesse dans l’initiative et beaucoup d'empressement à urgente comme celle-là.La construction de ces logements municipaux s'impose donc, ne fut-ce que pour tirer d’inquiétude ces quelques 500 familles (pii, en ce moment, ne savent pas encore, au chapitre logis, de «ptoi leur prochain hiver sera fait.Et même si cela devrait coûter quelques millions de dollars, cet argent serait utilement dépensé.On ne peut pas en dire.autant d’un certain nombre de millions de dollars dépensés en trop en ces temps critiques par suite de l’incompétence de certains gens trop peu aptes à discerner le nécessaire du superflu et à réduire au strict minimum le gaspillage dont s’accompagne d’ordinaire la confection de tout budget de guerre qui se respecte.(.'ont rai renient aux "'200 familles" françaises d'avant-guerre, (pii étaient plutôt d'une espèce parasitaire et ploutoeratique, nos oOO familles canadiennes sont de modestes familles ouvrières ou de petits employés «pie les autorités municipales ont le devoir strict, impérieux de loger confortablement avant l'hiver prochain.Pierre GUIMONT.RENOMMÉ DEPUIS DES ANNÉES.PLUS FORT! PLUS SAVOUREUX! t?PRODUIT DE MUCKERS DISTILLERIES LIMITED.MONTRÉAL ET BE K T HIE R VIL LE A la Canadian Vickers Lay-Off of Canada A la Loge Place Yiger Shopmen Cancelled | A sa Ottawa.— As a result of protests ! dernier dernire réunion, tenue le mercredi de juin, la Loge Le Conseil des métiers de la métallurgie, affilié à la Fédération Américaine du Travail, vient de résoudre le problème de l’organisation à la Canadian Vickers Company.Un accord vient d’étre conclu qui stipule que le travail ne devra pas cesser à l'usine Vickers pour la durée de l'entente, soit un an.Des négociations ont été entamées jeudi, le 9 juillet, pour la signature d’un contrat de travail avec cette compagnie et les organisations ouvrières suivantes : Union des chaudroniers, constructeurs de navires, soudeurs et aides d'Amérique, loal 373 ; Union des travailleurs du métal en feuilles, loal 116 ; Union des plombiers, loal 144 ; Union des électriciens, local 568.MM.J.-A.Charron, Onésime Renaud, Alex Galt et Oscar Boyer représentaient les unions précitées.M.T.-R.MacLagan, gérant général, et M.J.Eagle, vice-président, représentaient la compagnie Vickers.Les conditions de travail et les salaires qui ont été acceptés seront soumis pour approbation au Conseil by railroad unions to the Department of Labor and members of the House of Commons, the Canadian Pacific has cancelled the lay-off of 175 boilermakers, machinists, electrical workers, steamfitters and helpers in its Angus shops at Montreal.The cancellation also protects 221 other shop employees who had been notified that they would be laid off.national du Travail en temps de guerre, à Ottawa.On y a inséré des clauses se rapportant aux griefs.Les négociations ont été dirigées par M.F.-W.Edge, directeur des relations ouvrières aux chemins de fer nationaux, nommé spécialement à ce poste par le ministre du Travail fédéral, l’hon.M.Humphrey Mitchell, à la demande des unions précitées.Les négociations se firent dans la plus franche cordialité.Les officiers du Conseil de la métallurgie tiennent à signaler l'impartialité de M.Edge au cours des négociations.Place Vigor No 1086 de la Fraternité des Commis de chemins de fer et de navigation, manutenteûrs de fret, décida de suspendre ses assemblées durant juillet et août.M.Louis Leroux occupait le fauteuil présidentiel, assisté des autres officiers.Le rapport du comité de protection et de griefs, présenté par M.Mozart Marengo, fut trouvé satisfaisant et adopté.Ayant pris connaissance de l'invitation de la Fédération provinciale du Travail de Québec de se faire représenter à la convention annuelle qui se tient présentement à Québec, la Loge a choisi les corespondant et président du comité correspondant et président du comité de protection.La Loge a laissé à son comité de la Fête du Travail le soin de faire les préparatifs requis pour la célébration de cette fête.La séance s’ajourna au quatrième mercredi de septembre.Goin^ My Way, Buddy?Victory ’• ni .: 'o - • f • •• • ‘ a IIÎSSIII "«u!!!!::;;;;-" A.F.of L.WORKERS WILL DO THEIR DUTY TEN TIMES OVER TO SMASH THE AXIS PAGE 6 SAMEDI, 18 JUILLET 1942 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 18, 1942 The Quebec Federation of Labor in Session The fifth annual convention of the Quebec Federation of Labor opened yesterday,, Friday, July 16th, in the convention hall of the Victoria Hotel, Quebec, under the chairmanship of President Arthur Martel.The International Unions and the Trades and Labor Councils of the various regions of the province were represented by more than one hundred delegates.At the opening session of the convention, we noted the presence of the Provincial Minister of Labor, Hon.Edgar Rochette, Mr.Raoul Trépanier, representing the federal Department of Labor and a former President of the Federation, and Mr.Claude Jodoin, member of the Legislative Assembly for St.James country, Montreal.The mayor of Quebec, Mr.Lucien Borne, welcomed the delegates in the City of Champlain.In opening the session, Secretary-Treasurer Marcel E.Francq read a telegram from Hon.Humphrey Mitchell, federal Minister of Labor, expressing his regret to be unable to attend the convention due to parliamentary work.Most of the resolutions submitted to the convention are dealing with the war effort and the working conditions of the workers in the Province of Quebec.The Collective Labor Agreement Act, the Minimum Wage Act and the various social and labor laws of the Province and the Dominion will also be dealt with in appropriate resolutions.The convention will be brought at a close on Sunday night.On Saturday evening a banquet will gather the delegates, guests and visitors, at the Victoria Hotel, under the chairmanship of Mr.Gustave Francq, Honorary President of the Federation.We are giving below a few extracts from the Report of the Executive, which was submitted to the delegates at the opening session : OFFICERS' ACTIVITIES The officers of the Federation were very active throughout the past year assisting local unions and furthering the organization of others.We would like to especially mention the work of the Secretary-Treasurer in connection with the valuable work he performed in helping the St.Johns Local 22683 in their negotiations with the Government and their employers.The Gas Workers of Montreal came in often for advice which the Executive was pleased to give them.The office of the Secretariat averaged at least two visits a day throughout the year from representatives of local unions desiring information or advice.We would like to also especially mention the assistance given by your Executive to the War Labor Organizing Committee of Montreal.The President and Vice-President Beaudoin attended the meetings and your Secretary-Treasurer became the Associate Secretary of this body and attended all its meetings and generally assisted as much as possible in the work this Committee was trying to accomplish in the district of Montreal.In conjunction with the War Labor Organizing Committee of Montreal, your Executive arranged a meeting for Sir Walter Citrine, Secretary General of the British Trades Union Congress during his visit to Montreal and generally looked after him during his stay in that city.In the Quebec and Three Rivers district, Vice-Presidents Matte and Arsenault looked after the interests of the Federation and attended a large number of meetings and assisted in the organization of many new local unions."As we meet here in this old City of Quebec to hold the fifth annual convention of the Quebec Provincial Federation of Labor the clouds of conflict over the brow of the world appear very dark and never before was our precious heritage of freedom so gravely menaced and the realization of the sacred duty upon us the workers depends the result of this struggle against the forces of aggressor barbarians.Fittingly, the problems to be studied and solved by this convention are most serious and will require your most careful and sober consideration.The past must be taken into consideration, the present must be gauged carefully, and the future, when this war is over, must be calculated with, in calm earnest.From all sections of the Province you have come to meet in serious deliberation here and from here you will go back to you» Locals each one carrying his mission of instruction and guidance to their fellow trade-unionists.The Executive of the Federation has the following report to submit for your earnest consideration : During the course of the year, the membership of the Executive was changed due to resignations.First, our president, Raoul Trépanier, resigned when he accepted the position of Conciliation Officer for the Federal Department of Labor.Brother Arthur Martel, Executive Board Member of the United Brotherhood of Carpenters and Joiners of America, consented to accept the presidency of the Federation as a service to the movement.Shortly after, Brother Claude Jodoin, in order to be in accord with the provisions of the Constitution, which prohibits a general officer of the Federation taking part in party politics, resigned, before he accepted to be a Liberal candidate in a by-election held in St.James Division.Brother Jodoin, by the way, was elected as M.L.A.for this electoral division by a substantial majority.In order to replace him, the Executive decided to ask Brother Elphège Beaudoin of the Tramway Employees' Union of Montreal to fill the position.Brother Beaudoin accepted and in this way the Executive was again at full strength.MEMORANDUM TO THE GOVERNMENT Your Executive in accordance with time established custom presented its legislative memorandum to the Provincial Cabinet on March 10th, with the assistance of a large number of delegates from affiliated Local Unions.The Prime Minister made the usual answer of taking our demands into serious consideration.Your Executive feels that the mode of presenting this meoraridum should be revised and suggests that the incoming Executive be instructed by this Convention to sutdy this possibility with the following in mind.We are asking for too many things at the one time, your Executive feels that if particular emphasis was laid on a few demands, we would obtain quicker and more effective results.The balance of our claims could be taken up with the responsible officers of the Government by the Executive during the course of the session.Special emphasis was laid during the last législative session of the Assembly o nthe question of compensating workers suffering from silicosis.The Government for some unexplaineable reason hemmed on this question but your Executive was able however to have a resolution introduced by a member of the Opposition recommending that the Government adopt a measure to protect these workers.The Government spokesmen not only accepted this resolution but promised to enact such legislation at the next session.Wtih regard to the Workmen's Compensation Act, your Executive also sought to have the hotel and restaurant employees brought under this Act, and in fact two members of the Executive were assured by a responsible officer of the Government that this legislation would be adopted, but this did not turn out to be true.With regard to the nomination of labor representatives on Governmental commissions, your Executive would like to point to the affiliated unions that this is most difficult.When there is an appointment to be made, local unions send recommendations directly to the Government suggesting this or that member of their organization with the result that the member with the most political pull gets the job.Your Executive feels that if local unions would discipline themselves to the extent of sending in their recommendations to their Executive, they would be in a position to recommend the most capable nominee for that position.You would also in this way strengthen the influence of your Executive in getting labor representatives on governmental commissions.As it is at present, local unions fight one another with the result that we get no representation at all, as for exampe on the Commission charged with study of the Hospital situation.We would, therefore, recommend that individual local unions send theii nominations to the Executive of the Federation, who would then be able to make a unanimous choice of the most capable candidate.RECOMMENDATIONS Your Executive would like to make a few recommendations which we feel would be in the general interest for this convention to instruct its incoming Executive to study the possibility of putting into effect.First, we believe that the incoming Executive should do all in its power to continue to assist local unions which only with difficulty get help from their international headquarters and to assist the general organizer of the American Federation of Labor in every possible way to organize new unions.We would recommend that local unions advise the Secretariat of the Federation when an election takes place in their locals in order that the Secretary may correct his mailing list and also publish this vital information in ''The Labor World." We would also recommend that the incoming Executive tstudy the possibility of working in closer harmony with other public bodies, such as the Canadian Legion, with the object in view of preparing greater collaboration between the various classes of society when this war is won.To this end, we would urge that members of the Executive take part in the activities of these bodies whenever possible even if this involves membership in these organizations.Again we must recommend that local unions in sending in their per capita tax should do so in accordance with the Constitution.A large number of locals do not unfortunately pay on all their membership and in this way limit the work of the Federation.Local unions sending in their per capita tax should also remember to enclose with their cheque or money order an explanation of what it is for.Lastly, we would recommend that all international unions in the Province of Quebec take to heart the thought that in proportion to the extent that they support the Federation, in the same proportion will the Federation be able to support them.The Federation must comprise all of the international labor unions in the Province of Quebec in order that we may press the Government more powerfully than heretofore to give us the legislation we must have to protect our welfare.In conclusion, your Executive wishes to take this opportunity to express its deepest gratitude to those officers and members of the international trade union movement who have so generously contributed to make our Federation a success.We wish to extend this expression of gratitude more especially to the corresponding secretaries of the Trades and Labor Councils of the Province of Quebec and of the various local unions who have collaborated effectively with us to accomplish the tasks that were facing us." For real refreshment anytime.anyivhere •test* 4 SAMEDI, 18 JUILLET 1942 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 18, 1942 PAGE 7 PALACE -:: Spectacle, Romance and Drama from the life story of the world’s greatest flyers Anna NE AG LE ,n “They Flew Alone” CAPITOL The WifeTakes a Flyer starring JOAN BENNETT FRANCHOT TONE with ALLYN JOSLYN Added Feature “The BLONDE from SINGAPORE” PRINCESS Theatre Edgar Allan Poe's Classic Oj Terror THE Mystery of Marie Rogel starring MARIA MONTEZ Added Feature “Private Buckaroo” LOEW’S THEATRE Held ()vcr 2nd WEEK LESLIE I TOWARD c,s “ Mister V ” with MARY MORRIS FRANCIS SULLIVAN hugh McDermott MONARCH,GAS RANGES Made by Canadians lor Canadian Homes T61.LAncaster 3858 Salon de Fleurs St-Denis 1590, rue SAINT-DENIS (Edifice du Théâtre St-Denis) Spécialité» : Bouquets de Noces, Tributs /lore»* Uarompte d« 10% »ui lerteur» du "Monde Ourrlor" Mme J.-Z.PILON.Réfl.HA.7801 Big Gain Is Reported In Railroad Freight While carloadings have been falling below last year, actual freight handled by the nation's carriers has risen tremendously, because of heavier loading, Joseph B.Eastman, Federal director of defense transportation, revealed this week.For the first quarter of 1942, the major railroads handled 576,211,670 tons of revenue freight, compared with 478.521,196 tons in the same period of 1941, a rise of 20.2 per cent.In the same quarter, revenue ton miles climbed 30 per cent, because of longer train hauls, Eastman said.The Association of American Railroads report that for the week ending June 27 carloadings were 853,441, a rise of 8,528 cars, or 1 per cent over the previous week, but a drop of 55,163 cars, or 6.1 per cent below the same week of 1941.— Labor.clerical quality is generally It is superior.The head of iinti while-collar men in 111 The worker, even the Labour Representation in Industry The Prime Minister in His Great Work Dealing with Industrial Reconstruction Sets Forth the Right Of Labour To Representation.By BERNARD ROSE, K.C.Labour has been insistent sinee the war began that it he given a measure of confidence and allowed to participate in the consultative part of the management of industry.It is extremely difficult to influence the average executive into an appreciation of labours conception of employee-employer relations.Traditionally, the employer and those who own or direct industry are convinced, that only the investor and the executive should determine policies, regardless of how these may affect the workers Irom the economic and industrial standpoints.It is this traditional view that is largely responsible for the antagonism toward trade unionism.The traditionalist in employer-employee relations resents the suggestion or demand that he discuss with his employees or their representatives, the conditions of employment, particularly wages, hours, overtime payment and the redress of grievances.Labour lenders arc constantly stressing the right of the worker whose sole capital consists o! his skill or physical strength to he given consideration when employment policies arc being discussed and settled.The worker seeking employment, who has tn wait outside the gate until it pleases the foreman of employment director to announce that one or more .jobs are open, loses a good deal of that self-respect which the average citizen should possess it he is to carry out the responsibilities devolving upon him as ¦ producer, taxpayer, and elector.The person employed in a asked to call and he interviewed by the oil ice stall does not expect to e group outside the gate, humble laborer properly asks, why he should, in view of the contribution he makes to industry, lie regarded as an inferior.The skilled workman who is a member ot a era It organization is generally advised through his organization when vacancies occur and lie proceeds to meet the foreman or departmental head possessing the authority to engage him.Once inside the plant, pride in his craft and the knowledge on the part of the foreman that lie possesses" the skill or is competent, insures him a measure of respect and consideration which is seldom given the laborer chosen from among the 1111*11 who were picked out by the foreman from the men waiting at the gate.No writer who can speak authoritatively on employer-employee relations has so logically explained what these relations should be as the Rt.lion.\Y.L.Mackenzie King in his highly instructive hook, INDUSTRY AND HUMANITY”.Mr.King set out to show, and prove it to the satisfaction of all reasonable persons that there are four parties to industry.These are: “CAPITAL, MANAGEMENT, LABOUR, AND THE COMMUNITY." As lit* so ably points out in Chapter 10, discussing ‘‘Representation in Industry”: ‘‘Partnership is essentially a matter of status.It does not involve identity or similarity of function on the part of the partners, or equality of either service or rewards; lint it does imply equality, as respects the right of representation, in the determination of policy on matters of commun interest.Thus far, this principle has largely failed of recognition.The justice of tlie principle, however, is apparent.Investment in industry is recognized as affording a right to share in corporate control.Capital and Management ' receive representation on this basis.If Capital and Management are so entitled, why not Labor also'/ Industry, as pointed out, is a joint venture, a venture of Labor as well as of Capital and of the Community as well as of Management.The difference in the nature of the investments of Capital and Labor only serves to emphasize the fundamental justice of Labor’s right to representation.The investment of Capital is an investment in the nature of of Labor is an life.The one is Both, however, involving life is substances and dollars; the investment investment in the nature of skill and material, the other a human, investment are investments; and of the two, tin* one the more precious.” All that Labor lias been asking for through its spokesmen, is that it be given the status which Mr.King regards as essential to partnership.The traditionalist would certainly take issue with the Prime Minister who, as far hack as 1918 when the hook was published, did not hesitate to declare that: "The investment of Labor is an investment in the nature of skill and life." That has been and continues to lie the principal argument advanced by the spokesmen for Labor who challenge the right of tin* employer to interfere with nr intimidate his employees from joining an organization through which representations can he made, giving the employee that consideration to which, as one of tin* parties to industry, he is entitled.There has been a progressive improvement in labor leadership and its tendency lias been to endeavor to understand the problems of the employer and co-operate with him in all that affects production and efficiency.'Phis is the attitude that one would expect from those who suggest that being vitally interested in industry, they should have the measure of represensation which Mr.King in his great work declares: Labor is entitled to as well as the other parties to industry.#*^DOW/ r I 1 1 L-LJ THE ALE OF GOOD TASTE Working For More Than Wages By JOHN P.FREY "In the larger broader patriotic sense our members are working for something far more important than wages.They are loyally and patriotically working in our shipyards and in our munition plants, so that the fighting men of every free nation may have the necessary equipment.They are producing to the extent of their patriotic ability so that not a single soldier or sailor of the Allied Nations will lose life because they tailed tor a single day to receive the necessary military equipment." These are the words and the thoughts and the détermina tion that are in the heart of every true trade unionist today.They were spoken by John P.Frey, President of the Metal Trades Council, American Federation of Labor, and VicePresident of the Labor League for Human Rights, United Nations Relief under whose auspices the address was broadcast by shortwave to the world last week."The International Unions of Metal Workers prepared to defend free institutions and self-government before our nation declared war against the Hitler and Hirohito barbarians," Mr.Frey continued."We understood the issues at stake.There is no middle ground.There can be no neutrality tor a world war has been forced upon us by those determined to destroy human freedom throughout the world." To those who stood alone before the United States was forced into the war "and unaided courageously kept the middle watch," Mr.Frey gave the assurance that "we now come to assume our full share of responsibility regardless of the sacrifices which must be made until our liberties and ours have been firmly re-established."Eighteen months ago, to prepare ourselves for the unavoidable conflict," Mr.Frey went on, "the Metal Trades Department began to negotiate agreements covering shipbuilding to which the U.S.government, the shipbuilders and ourselves were parties.We planned to build ships and munitions on a gigantic scale and more rapidly than ever before.Our production of airplanes, of tanks, of artillery and small arms is all ahead of schedule."We are also a country ot fighting men.We honor you for having kept the courage testing middle watch, for having maintained unsullied the traditions of free men.Our reward is the knowledge that we are joining with you in a determination to destroy the barbarian dictatorships which would sweep free institutions from the world and put civilization back to the blackest period of the Dark Ages."The Axis Powers will not be permitted to chain us to their chariot wheels." Pour vos impressions Lorsque vous avez besoin de travaux d’imprimerie, appelez • LAncaster 5361 Nous garantissons satisfaction sous tous rapports, main-d’oeuvre et promptitude.Notre atelier est de l’union et travaille 44 heures.MERCANTILE PRINTING, LTD, 11.rue Saint-Paul Ouest MONTREAL / PAGE 8 SAMEDI, 18 JUILLET 1942 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 18, 1942 On Winning the War By RUTH TAYLOR We can't win the war by wishing.We have to win it by work — by the production of munitions, supplies, food and ships for our far flung battle lines the world over.The quickest way to win the war is the best way to win it, and this means discarding everything that won't help in the all-out effort.We must work three shifts a day and get the most out of every vital machine, every minute of every day and every night ; we must stay on the job ! Nor do we deserve any special praise for so doing.As President Roosevelt said : "Service is not sacrifice.It is the equality of- privilege to serve the cause of freedom." We have tasted the luxury of unbridled spending in the past.We wasted our man power, talents and resources prodigally and riotously.And no mere dislocation of our regular lives can make up for squandered time or for what we did not do.So now we must do only those things necessary to win the war, and cease those activities which are not essential.We want to win this war that we may return to what we had.We do not want anything FROM any other nation.We want only FOR other nations that freedom which we claim for 'ourselves — the fredom of speech expression and religion, the freedom from want and fear.To win the war we must have neither idle hours nor idle dollars.Are we creatures of such poor imagination that we need enemy landings on our shores before we show what we can do ?But money is not enough.You can't stop a gangster with a thousand dollar bill.Production is not enough.Men are not enough.We must add to these that extra effort, that all essential will to win.We must accept restrictions — willingly.We must do all we can — gladly.We must not be spreaders of rumor.We must not be disseminators of hatred toward any of our own people, regardless of class, race, creed or color.We must not be selfish hoarders.We must work, we must sacrifice, we must fight — for the common good.And we must have faith in the ultimate victory, while putting forth all our strength to win."And conquer we must, for our cause it is just.And this be our motto 'In God shall we trust.'" Labor-Management Committees PushingTraining Programs Joint management-labor committee are operating effectively to push the training programs for essential war production workers, Paul V.McNutt, Chairman of the War Manpower Commission, said this week in reviewing apprenticeslrip training results during the past six months.“Joint committees, particularly apprenticeship committees, which represent management and labor have been most effective in shaping policies for general training programs to be conducted in the plants” McNutt pointed out.“The 1000 national, state and local committees composed of some 5500 employer and labor representatives heretofore serving primarily for purposes of developing sound apprenticeship programs are now stressing the installation of other forms of on-th-job training emphasizing them as a supplement to apprenticeship.These committees, down to each individual member, have been largely responsible for the success of the Apprenticeship Section in effecting the training of over half a million workers in war industries."Creation of joint management-labor committees has been a fundamental principle of the apprentice .training promotion of the Federal Government.Now during this emergency this principle is particularly applicable to other forms of require training especially those which involve paramount employer-employee relations factors such as seniority, dilution,( numbers, post war effects, hours of work, wages and the like.The responsibility for the proper training of workers and the prevention of serious disagreement on labor relations problems in plants, falls squarely on the shoulders of employers and workers.Oother agencies enn only assist and advise.The success the Apprenticeship staff has had during the past eight years in promoting management and labor cooperation has encouraged the widespread use of this device in accerlerating other phases of armament production.A six months’ progress report of the Apprenticeship Section submitted to McNutt as a result of the recent transfer to the Federal Security Agency from the Department of Labor, reported the training of more than 500,000 war workers, which helped solve 97,000 in-plant training problems in war industries.McNutt urged immediate expansion of in-plant training programs.“Increased production is paramount now,” he said.“All-round workers are needed not only for supervisors and foremen for the tremendously expanded labor supply in war production plants, but they are needed too as lead, set-up and quartermen and for installation, maintenance and repair work.Ships to Be Named ‘Gompers’, ‘Furuseth’ Two of the most famous and beloved of the nation’s recent labor leaders will be honored when ships bearing the names are launched as part of a giant Labor Day celebration, sponsored by the Maritime Commission.One ship is to be christened “Samuel Gompers,” the other “Andrew Furuseth." Furuseth is a late leader of the Pacific Seamen and one of the founders of the Seamen’s Union in 1885.He became known as the father of unionism on the sea and won for seamen some of their greatest gains.One of his biggest triumphs oc-cured in 1915 when President Doodrow Wilson signed a law granting sweeping concessions to American seamen, a law which Furuseth had sponsored and fought for.The vast number of ships that will be delivered by the yeards to the Maritime Commission, Navy and War Departments around Labor Day will be featured in the celebration.Conferences are being held to work out the elaborate plans for the occasion, with representatives of maritime unions affiliated with the AFL and CIO actively participating.Shipyard management is supporting the plans, recommending that the Maritime Commission through fully on the plans.Social progress makes the wellbeing of all more and more the business of each.At the bottom jof every social problem we find a social wrong.— Henry George.Mrs.Roosevelt Assails Anti-Labor Propaganda Mrs.Eleanor Roosevelt has launched a counter-attack against labor-baiters.“There has been a decided propaganda drive against labor," she said to a Y.M.C.A.meeting in New York City recently.“It is not only directed at the public mind, but it is also being done in the armed forces.” Mrs.Roosevelt said that the “awfully clever people” conducting the campaign were seeking to spread the idea that it was unpatriotic for workers to receive decent wages while soldiers got less.She said it was the duty of the American workers to preserve labor standards for workers at the front.For the sake of national unity, she said, "all of us” should fight the false propaganda that American labor has retarded the war effort.Admittance of Women [to Union Admittance of women to the Teamsters’ Union was approved at the Western Conference of Teamsters, which has just concluded its seventh annual meeting.Dave Beck of Seattle.Teamsters’ international vice-president, said : “We are in favor of female help being employed wherever women can relieve men.The women will be taken into our organization and we expect no wage differential if the women do the work of men." Urges U.S.Declare War Against Finland New York.— A movement to have the United States follow England in declaring war on the Finnish government is being led here by the American Council on Soviet Relations.Our National Chairman, Dr.Corliss Lnmont.National Chairman of the Council, who for some weeks previously had been urging action against the Mannerhcim regime in speeches, recently officially voiced the council’s policy at its Second Front dinner when he said : “A declaration of war on our part might so affect the Finnish population that they would throw out their fascist government and make a separate peace with the U.S.S.R.and England.” fit is now announced that the United States have, on July 17th, asked Finland to call home their representatives in the United States.Tlie reaction is still unknown).Mexican Unions Offer Production Program The Mexican Secretariat of Labor has been presented with proposals by the unions to form the basis of an agreement between workers and employers.The proposals cover respect for workers’ gains, improvement and increase in production, suspension of strikes, avoidance of inter-union struggles, and other proposals which reveal the willingness of Mexican labor to sign a pact of social peace for the duration of the war.Rail Profits Heading For the Billion Mark If they only maintain their present earning pace, the nation’s railroads will clean up profits this year well above the billion mark.The prospects are they'll do very much better.A report issued this week by the Association of Américain Railroads disclosed that during the first five months of the year profits averaged more than $80,000,000 a month, the total for the period being $432,9oG,-692.That was a gain of almost $100,000,000 over the same period last year.After paying interest on bonds and meeting all other charges, including taxes, the carriers had $211.500,000 in their “kick.” Chacun devra compter ses sous Certains citoyens canadiens, après avoir pris connaissance des mesures rigoureuses contenues dans le nouveau budget présenté par M.Jlsley, furent immédiatement convaincus qu'a-près avoir payé un montant considérablement augmenté pour l'impôt sur le revenu et l’épargne obligatoire, il ne leur resterait plus d'argent pour acheter des certificats d’épargne de guerre et des obligations d’emprunt de la Victoire.Le ministre des Finances a soumis loyalement au peuple du Canada tous les problèmes occasionnés par la guerre, auxquels nous devons faire face actuellement en notre pays.Il a déclaré qu'il nous faudra près de quatre milliards de dollars pour couvrir cette année financière.11 a ajouté que, même après l’augmentation des impôts, il ne pouvait compter que sur un revenu ne dépassant pas deux milliards de dollars provenant de ces impôts, et que l’autre moitié des dépenses de l’année pour les fins de guerre devra être réglée grâce à l’achat volontaire des certificats et des obligations.M.Ilsley était bien au courant de la situation lorsqu'il a présenté son budget à la Chambre des Communes.Il savait que la nation peut disposer de la somme considérable de deux milliards de dollars que l’on compte amasser par suite de la vente des valeurs canadiennes.Mais il a aussi admis que cette somme ne serait disponible que si chacun fait sa part en réduisant ses dépenses individuelles au minimum.Durant les jours de prospérité que nous avons connus depuis deux ans, les gens se sont accoutumés à calculer par dollars plutôt (pie sou par sou.Malgré le choc causé par le nouveau budget, il y a une tendance chez les hommes et les femmes en général de continuer à calculer par dollars.Nous faisons à la hâte la revision des principaux item de notre budget tels que le loyer, la nourriture et les vêtements, et nous n’entrevoyons pas la possibilité de diminuer ces dépenses-là.Nous oublions que, depuis des siècles, des économies considérables ont été réalisées par ceux qui avaient la prévoyance d'accumuler les plus petites pièces de monnaie.Ainsi, les femmes et les hommes qui prendront la précaution de bien répartir leurs revenus au cours de l’année et qui hésiteront chaque fois avant de dépenser cinq sous, dix sous ou vingt-cinq sous, ne dépensent cette monnaie qu’après avoir bien réfléchi s’ils ne pourraient mieux l’utiliser pour servir leur pays en guerre, ceux-là auront toujours assez d’argent pour acheter des timbres d’épargne de guerre, des certificats d’épargne de guerre et des obligations d’emprunt de la Victoire.Foreign Labor In Naziland Nazi agents have been forced to scour the occupied countries for labor because Germany has been drained of all able-bodied men for war service and because the efficiency of labor has dropped due to war conditions.There are almost 5,000,000 foreign workers in Germany.Radio Berlin has admitted the presence of 3,000000 and a Swedish newspaper says the Nazis do not class as “foreign workers” the Russian and French war prisoners and laborers from Alsace-Lorraine, Luxembourg, Bohemia, Moravia and Poland.Radio Vichy estimates the number of French war prisoners in Germany as over 1,250,000.One German newspaper revealed Hitler’s labor problems when it said, "Labor reserves from friendly nations and occupied countries in the North and West must be resorted to in an ever increasing degree in order to close gaps.” That German workers have been sent to the battle front' is proven by Radio Moscow, who reports the presence of pale, hastily trained German factory workers, thrown into battle to replace shock weary troops.Hitler today is the greatest slave master in history, cracking the whip of terror over millions of foreign workers dragged into the Reich either by force, by threats, or by extravagant — and rarely kept —-promises.Les travailleurs de l’industrie du tabac Les employés de l’Imperial Tobacco Company et de la Macdonald Tobacco Company ont résolu de se grouper dans les Unions internationales.Plus de quatre cents employés de l'Imperial Tobacco ont déjà adhéré au nouveau groupement fondé mardi, après un entretien avec M.Paul Fournier, président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal.A l’usine de la Macdonald le recrutement se poursuit sous la direction de M.Victor Fran-coeur, organisateur de la Fédération Américaine du Travail.L’après-guerre Londres, 15.— M.Ernest Be-vin, ministre du Travail, déclare à l’assemblée annuelle de la Chambre de Commerce nationale que l’institution du salaire minimum pour tous les employés devra faire partie de la restaurât ion d’après-guerre.“Dans la guerre actuelle, nous avons mis au service de l’Etat des hommes et des femmes de toute, condition.Nous serons obligés de les remettre à l’industrie.Je déclare formellement que nous ne les remettrons pas à l’exploitation désordonnée.Le ministère du Travail étudie déjà le problème de la démobilisation, beaucoup plus difficile que celui de la mobilisation que se produira un soulèvement politique si nous manquons de prudence.“Actuellement l’industrie et le commerce travaillent pour servir la nation; il faut que le principe du service dure après-la guerre.Mais si, après la conclusion de l’armistice, l’esprit de cupidité, d’agiotage, de prétendue liberté d'entreprise, d’indiscipline, recommence à jouer, si les forces qui se lèvent alors dominent les hommes d’Etat qui auront la direction à l’époque, alors le monde sera plongé dans un autre conflit meurtrier, avant un quart de siècle”.Tâche exclusive Brimingham, Alabama, 7.— La radio de la police municipale a lancé l’ordre suivant : “Auto XY-3, auto XY-3, allez à 3e avenue et 14e rue, une femme nue court dans la rue.” Après répétition de cet ordre, l’annonceur ajouta : ' “Que toutes les autres voitures restent à leur poste.C’est tout.”
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