Le monde ouvrier = The labor world, 1 novembre 1941, samedi 15 novembre 1941
(nieïalnir inuV 27e Année — No 46 SAMEDI, 15 NOVEMBRE 1941 — MONTREAL SATURDAY, NOVEMBER 15, 1941 27th Year No.46 TOUR D’HORIZON LA STABILISATION DES PRIX Le gouvernement fédéral vient d'annoncer que, "à partir du 17 novembre 1941, il ne saurait y avoir d'augmentation de prix des marchandises et des services en général à moins d'une nécessité absolue et avec l'autorisation | de la Commission des Prix et du Commerce en temps de Guerre." C'est cette mesure qui a amené la stabilisation des salaires, car l'annonce dit encore : "Les prix ne peuvent pas être contrôlés sans le contrôle des gages" A partir du 1er décembre, (cette date a été changée, car c'était originairement à partir du 15 novembre), les établissements commerciaux du Canada seront requis d'avoir un permis, ce qui veut dire que le commerce sera sujet à restrictions tant à la vente qu'à l'achat.Si les commerçants ont à se plaindre de cette nouvelle loi, les ouvriers ne sont pas dans la plus grande joie parce que c'est une mesure qui tend à tuer les unions ouvrières, tout au moins à paralyser leur action bienfaisante, et partant à empêcher tout progrès dans l'amélioration du sort de la classe laborieuse.C'est une méthode nazie qu'on veut imposer à un peuple libre.Sous le fallacieux prétexte qu'il faut combattre le nazisme, il ne faut pas laisser nos gouvernants penser qu'ils pourront nous mener comme des esclaves : l'exemple de l'Allemagne est là pour démontrer que ce système de régimentation et de restriction ne peut qu'aboutir à la guerre.Il y a tant d'interprétations données à l'arrêté ministériel C.P.8253 que nous aimerions avoir des éclaircissements.A la première lecture de cette pièce de législation, on est porté à croire que tous les ouvriers auront droit à un boni de guerre ou de vie chère.Cependant, en lisant plus attentivement, on s'aperçoit que les exemptions sont légion et, en faisant les déductions qui s'imposent, on constate que ceux qui auront droit à ce boni ne sera pas très grand.Mais, une chose certaine, c'est que les salaires sont "gelés" et qu'il n'y a pas moyen de les faire augmenter, même s'ils sont injustes et insuffisants, excepté sur la recommandation des conseils nommés à cet effet, ce qui revient à dire que les salaires seront à la merci de la politique.Le malaise est grand parmi la classe des travailleurs et les protestations pleuvent de toutes parts.Espérons que le gouvernement reviendra à de meilleurs sentiments, d'autant plus que l'opposition conservatrice semble vouloir profiter de cette vague de mécontentement pour renverser le cabinet King.Cette mesure, si elle ne subit pas de modifications, pourrait s'avérer funeste pour le gouvernement d'Ottawa.S'il faut défendre la démocratie, défendons-la démocratiquement.LES VENTES A TEMPERAMENT La nouvelle loi sur les ventes à tempérament, malgré ses qualités indiscutables, va frapper durement la classe ouvrière et causer une baisse du niveau de vie des travailleurs.Tout en éloignant du marché un grand nombre de consommateurs, qui ne pourront pas faire leurs achats à cause des modalités d'application de cette loi, elle va avoir pour résultat la mise à pieds d’innombrables travailleurs produisant les marchandises qu'autre-ment les ouvriers auraient achetées.Les gens de la haute pourront toujours se conformer à la nouvelle loi tout en achetant tout ce qu'ils désireront, mais les gagne-petit seront mis dans une impossibilité presque complète de compter sur le marché des consommateurs.Tous ne peuvent pas travailler dans les industries de guerre, et la preuve la plus convaincante c'est que des centaines d'ouvriers de métier, qui sont présentement sans travail, ne peuvent obtenir d'emploi dans les industries qui clament qu'elles ne peuvent trouver les travailleurs dont elles ont besoin.LES CONSERVATEURS ONT “UN” CHEF Cette semaine, les conservateurs fédéraux ont fait le choix d'un chef et le titulaire de ce poste n'est autre que Thon.Arthur Meighen, de "glorieuse" mémoire depuis l'autre grande guerre.Nos Canadiens savent qu'il est l'auteur de la loi de conscription de 1917.C'est d'ailleurs pour cette raison qu’il a été choisi par les conservateurs plus "royalistes que le roi" qui veulent absolument que ce soit le Canada qui sauve l'Empire et l'univers.Dans la situation présente, il est facile de voir où veulent en venir les conservateurs.Leur premier acte sera d'essayer de renverser le gouvernement King et de le remplacer par un gouvernement tory et, s'il n'y a pas moyen de le faire, par un gouvernement "d'union".Ensuite, il serait si facile de mettre en vigueur la fameuse "loi de conscription" dont Thon.M.Meighen est l'auteur.Et on enverrait les Canadiens se faire tuer en Europe, tout en continuant à importer au Canada des experts d'Angleterre, qui se trouveraient par le fait même à être exempts du service militaire tout en prenant la place des Canadiens.Nous ne voulons pas nous prononcer sur la conscription.Nous reconnaissons que lorsqu'un pays doit faire la guerre pour conserver ses traditions et son indépendance, sa vie, en un mot, la conscription est le système le plus juste et le plus équitable.Mais de là à conclure qu'il faille que les Canadiens aillent se faire tuer à la place des Européens, il y a une marge.Surtout, quand on sait que les îles britanniques sont surpeuplées et dans une situation précaire pour l'alimentation de leur population de quarante millions.Un peu de mesure : le Canada d'abord, tout en accordant toute notre aide volontaire aux peuples opprimés et bafoués par les barbares de Berlin et de Rome.Les ouvriers en général et surtout les employés des chemins de fer se rappelleront, au jour du prochain scrutin, que l'hon.M.Arthur Meighen a travaillé avec ardeur à l'adoption d'un plan d'unification des chemins de fer, ce qui aurait jeté sur le pavé un grand nombre d'ouvriers.De plus, il représente les grands intérêts financiers du pays, ce qui ne veut pas dire qu'il est en faveur des ouvriers.LE MAGICIEN ANTONI "Après avoir captivé Toronto, Montréal, Québec et tous les principuux centres de la province, le célèbre magicien Antoni sera à Granby le 18 novembre prochain.Antoni remporte un vif succès partout.Tous les critiques des journaux classent Antoni comme le plus grand des magiciens du Canada.Il est le meilleur mystificateur et comédien encore vu.Il nous vient avec un programme comprenant plusieurs numéros nouveaux : entre autres, le cabinet et les trois fantômes, merveilleuse illusion qui vous étonnera au suprême degré : "Décapitée vivante" ou la guillotine française.Le cabinet spirite et la "Maison hantée", etc., avec son acte de magie orientale." Sièges réservés 50 cents et admision générale, 35 cents." — La Revue de Granby, 12 novembre.Ceci n'est oas une annonce payante, mais nous publions cette réclame pour montrer au public que le magicien Antoni, qui est le directeur de notre service d’imprimerie au gouvernement de Québec, ne s'occupe pas beaucoup de "son" imprimerie, et qu'il est meilleur pour la magie que l'imprimerie.Fait typique, notre grand magicien a plusieurs actes dans lesquels il est fait mention de "cabinet spirite" et "cabi- Pour que votre journal vous profite Ceci s'adresse, bien entendu, aux membres, à tous les membres de toutes les unions ouvrières présentement affiliées à la Fédération provinciale du Travail dont Le Monde Ouvrier est désormais l'organe officiel, l'arme de combat et de propagande indispensable à toute association d'individus qui veut progresser dans le domaine économique et social, le conseiller qui avise en toute liberté dans le cadre des lois du pays, l'instituteur qui enseigne, le phare qui éclaire, le guide intellectuel qui oriente l'esprit dans la bonne direction, l'estafette qui précède le gros de l'armée ouvrière et donne le signal de poursuivre plus avant les opérations sociales.Pour que votre journal vous soit vraiment profitable, en principe tout au moins, il faut tout d'abord qu'il soit votre propriété intégrale.Autrement dit, il doit être absolument indépendant de toute influence qui soit étrangère ou hostile au mouvement ouvrier syndical.Pour être cela, il importe donc que tous les membres de toutes les unions ouvrières affiliées à la Fédération provinciale du Travail en soient abonnés d'office.A ces unions ouvrières, donc, de modifier leurs règlements internes en ce sens et au secrétaire de chacune d'elles de se constituer, séance tenante, l'agent attitré de propagande, le | solliciteur d'abonnements, le chargé d’affaires local du Monde j Ouvrier parmi les membres de son union et l'entourage immédiat de ceux-ci.En d'autres termes, il faudra que tous les unionistes qui forment, directement et indirectement, la Fédération provinciale, et eux seuls, soutiennent financièrement leur journal, c'est-à-dire indépendamment de toute publicité industrielle ou commerciale, laquelle n'est, ne peut être, en définitive, dans le cas des journaux d'idées comme Le Monde Ouvrier, qu'une sorte d'assurance payée par les annonceurs pour se garantir contre des expressions d'opinion qu'ils jugeraient contraires à la sécurité de l'exploitation industrielle ou commerciale, selon le cas, dont les ouvriers ont été, jusqu'à présent, et sont encore victimes, peu ou prou.En effet, les affairistes qui placent des annonces, isolées ou continues, dans un journal d'opircon, ne le font pas, bien entendu, dans un but lucratif.Quand des industriels ou des commerçants contribuent ainsi au soutien financier d'un organe de ce genre, ils exigent des "garanties" sous peine de retirer leurs annonces, c'est-à-dire leur contribution financière du journal et de tuer celui-ci parce que ses propriétaires auront eu la naïveté de croire que les annonces ainsi consenties constituaient un témoignage de solidarité, alors qu'en réalité elles étaient un placement symbolique dans 1j mesure où elles suffisaient à paralyser les libres efforts du journal d'opinion dans la voie que lui avaient pourtant tracée ses fondateurs.Pour être indépendant, Le Monde Ouvrier ne devra donc tirer sa subsistance que du produit de ses abonnements.Tout ce qui pourra lui venir en sus, du dehors, sous forme d'annonces, par exemple, ne devra être envisagé que comme des imprévus, des revenus superflus sur quoi il serait probablement risqué de compter dans l'intérêt même de l'indépendance de jugement qui est la principale raison d'être de votre journal, sa fonction essentielle, la clef de voûte de sa dignité sociale.L efficacité syndicale du Monde Ouvrier, donc le meilleur de son existence propre, dépend entièrement de l'appui qu'il trouvera auprès des nombreux unionistes dont se compose la Fédération.Si cet appui est sincère, entier, sans arrière-pensée d'aucune sorte, votre journal pourra s'offrir alors le grand luxe non pas de se dire indépendant, ce qui est plutôt commun par les temps qui courent, mais de l'être, ce qui est infiniment plus rare et précieux.A vous, par conséquent, membres de la Fédération, de comprendre tout votre devoir envers Le Monde Ouvrier et de l'accomplir.Vous avez donc absolument besoin de lui.Il a absolument besoin de vous tous.C'est donc le moment ou jamais de prouver que vous êtes aussi conscients de ce devoir que de vos prérogatives syndicales ouvrières.1 GEORGES DELPEQUE.net et les trois fantômes".Est-ce, par hasard, du cabinet God-bout qu'il entend ainsi faire la réclame.En tout cas, nous espérons que le magicien Antoni parviendra à persuader le cabinet provincial que son imprimerie est profitable à la province, en dépit du fait que son directeur ne connaît pas le métier et qu'ordinairement on reconnaît l'exactitude du proverbe qui dit: à chacun son métier et les vaches seront bien gardées".R.HACHETTE. PAGE 2 SAMEDI, 15 NOVEMBRE 1941 — MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER 15, 1941 + * + * + # + # + * + * + + # + ^ + ^ + » + + + + ?1 + I CE QUE DIT I BEN DROLET + ?+ ?5Î * + • + • + •+ •*• + • + ?+ • + ?+ •*{«* + • + ?+ ?+ • + •• + ?+ •-•*•* + • + ?+ * + *?* L'ouvrier isolé est exposé à la démoralisation En lisant une revue ouvrière, notre attention porta sur une question qui était posée bien simplement: Qu'est-ce donc que le travail.Et pour réponse, les économistes nous disent: c'est l'application des tacuités de l'homme à la production.Pour produire, il faut une organiisation de travail, ce qui n'est rien autre chose qu'un rapprochement qui doit exister i entre les ouvriers et les patrons.Nous relevons plus loin la phrase suivante: L'organisation j doit se faire, mais ce sont les bases qu'il importe d'assurer.Il faut donc en déduire que depuis que la société existe, il a toujours fallu à l'hcmme des moyens d'existence.Pour se procurer ces moyens d'existence, il a besoin de recourir à un certain travail, lequel doit être récompensé par un salaire rémunérateur.Quoiqu'on en dise, cette question prend, de nos jours, une gravité nouvelle qui frappe l'observateur, cct ries crises commerciales et financières ont, la plupart du temps, leur retentissement d'un bout à l'autre du monde., La grande industrie s'est étendue partout et l'ouvrier isolé de l'union ouvrière est constamment à la recherche d'emploi, il ne lui reste plus que les vastes usines, où tout se confond, pour utiliser ses bras, il est au sein d'une foule asservie à des travaux peu rémunérateurs.Il est donc exposé, en réalité, à la démoralisation lorsqu'il s'arrête à penser qu'il est l'outil qui sert à l'édification de fortunes colossales, alors que lui-mème ne peut obtenir qu'une faible pitance qui, en maintes circonstances est encore rognée par une coupure de salaire.Nous avons aussi à faire face au système de laisser-faire, de- l'individualisme et de l’égoïsme qui nous mènent à la ruine.Nous devons cependant admettre qu'il y a plus de compréhension aujourd'hui chez l'ouvrier.Il se produit actuellement un réveil général et c'est maintenant la multitude qui cherche une solution aux problèmes à résoudre et qui se demande où frapper pour atteindre le mal.Que faut-il donc faire pour améliorer quelque peu les conditions de l’ouvrier et le protéger.Il n'y a certes pas d'autre alternative à suivre que de joindre en toute sinœrité l'union ouvrière de son métier.Celle-ci existe et ne demande qu'à remplir ses fonctions, mais le nombre de ceux parmi les ouvriers, de toutes catégories, qui n'y appartiennent pas est, par malheur, trop grand.Les ouvriers qui réussissent dans leur métier sont ceux qui ont compris la nécessité de l'organisaticn, le seul moyen coopératif qui puisse résoudre les grands problèmes ouvriers, et sans celle-là, beaucoup d'ouvriers qui paraissent intelligents et bien doués, ont peiné pour conserver une position des plus modeste; si cela existe, c'est dû au fait que ces ouvriers ont négligé de s'associer avec leurs compagnons de travail, qu'ils se sont tenus à l'écart de l'organisme sauveur, l’Union Ouvrière.ECHOS DES TROIS-RIVIERES Le Conseil des Métiers et du Travail des Trois-Rivières, a tenu sa dernière réunion, sous la présidence du confrère J.-B.Arsenault.Les délégués discutèrent longuement le dernier arrêté ministériel 8253, et démontrèrent la crainte de la classe ouvrière à propos de cet arrêté.Finalement, l'exécutif a été chargé de faire l'étude de cet arrêté, d'après le texte publié dans la Gazette officielle du Canada, et en j faire rapport à la prochaine séance aux délégués.Des félicitations seront adressées à M.Torn Moore, président du Con- i grès des Métiers et du Travail du Canada, pour l'attitude qu’il a prise à l’égard du dit arrêté ministériel.Condoléances Une minute de silence a été observée à l'occasion de la mort de M.Pierre Lof erre, organisateur de la Fédération Américaine du tra-v iil, décédé récemment à Montréal.BELLE FETE DES OUVRIERS DU VETEMENT POUR HOMMES Comme c’est une coutume établie, chaque année, l'union locale No 115 de l'union amalgamée des ouvriers du vêtement pour hommes, célèbre la fête de la Ste-Catherinc.Cette fête aura lieu, vendredi le 21 novembre, aux quartiers géné- Nomination d’un comité Le Conseil des Métiers et du Travail des Trois-Rivières a nommé un comité composé de trois membres, pour étudier la nouvelle ordonnance No 4.revisée par la Commission du salaire minimum.Ceux-ci semblent être en faveur de l'abolition des zones : de la semaine de 48 heures et du temps et demi, basé sur le taux horaire.Enfin, le comité fera rapport à la prochaine séance.raux de 1'"Amalgamated Clothing Workers' Union”, 7 ouest, rue Prince, Arthur.Un autre bon endroit pour s’amuser.tout en contribuant à une bonne oeuvre, car c’est l'intention du [Local 115, de verser le bénéfice de cette soirée au fonds spécial, pour S venir en aide aux membres dans le : besoin.Le comité organisateur compte sur tous les membres pour assurer le succès de cette soirée récréative.LES OUVRIERS DE LA FOURRURE ET L’AIDE AUX VICTIMES DE LA GUERRE Le Conseil conjoint des locaux 66 et 07, de l’union des travailleurs de la fourrure, a tenu dimanche dernier une belle réunion; presque tout l’effectif des deux locaux avait tenu à se rendre à la salle de l'Union du Commerce pour connaître le but de cette réunion qui était présidée par le vice-président Rubin Godowsky, assisté du président G.Dauphinais, président du local 66 et Mlle Brien, présidente du local 67.But cle la réunion M.Albert Roy, vice-président de l’union internationale des ouvriers de la fourrure, expliqua le but de la réunion."Nous avons, dit-il.comme citoyens d’un pays démocratique, un devoir à remplir vis-à-vis nos frères-ouvriers de la Grande-Bretagne et de la Russie.Les officiers de l'union internationale recommandent aux ouvriers de la fourrure de tous les locaux, d'affirmer leur loyauté et de souscrire à l'effort de guerre." M.Roy déclare, qu’au cours d’une entrevue avec l'Association des manufacturiers de la fourrure, il a obtenu la garantie que les employeurs étaient prêts à ce que cette industrie souscrive à cet effort de guerre.Les patrons s'engagent de permettre aux ouvriers Ùe la fourrure de travailler 8 heures supplémentaires et à payer ce temps supplémentaire à raison de taux et demi, le montant devant être versé au fonds des victimes de guerre anglais et russes.Cette question concerne plus de 900 membres qui seront appelés à souscrire volontairement une somme d’environ $4,500.Les employeurs contribueront ainsi le tiers du montant remis par chaque ouvrier, quoiqu’il soit de leur désir de participer d’une laçon plus substantielle à cette ocu vre humanitaire.M.Roy ajoute que cette journée de travail ne fera qu'aider ceux qui combattent outremer pour nos libertés.“Faites-le, dit-il.afin d'éviter à notre pays le sort des pays d'Europe.” Une importante résolution Le résolution suivante fut présen-! tée par M.Sam Ticker et Mme Jean-1 Paul Leduc et unanimement approuvée: “Attendu, que nous, les membres des locaux 66 et 67.de l’union des travailleurs de la fourrure, réunis en assemblée, avons pris connaissance de la situation attristante qui est faite aux ouvriers européens par le régime nazi qu'Hitlcr veut imposer au monde, "Attendu, que l'union internationale de la fourrure a déjà contribué le montant de $150.000 pour l'achat de bons de guerre; "Attendu, qu'une autre somme de 100,000 a été souscrite conjointement avec les employeurs pour aider les victimes de la présente guerre; qu’il soit "Résolu, que nous, les membres des locaux précités, nous engageons à contribuer une journée de travail de 8 heures pour venir en aide aux peuples asservis.” REUNION ENTHOUSIASTE AU CLUB TYPOGRAPHIQUE La dernière réunion du “Club Typographique de Montréal" coïncidait avec l'obscuration de la métropole.En dépit des ténèbres, M.Lome Cummings, de la Standard Paper Box, communiqua un flot généreux de lumière à son nombreux auditoire.Le sujet de la conférence, "Silk Screen Process" (pochoir) procédé inconnu de plusieurs, du moins de façon technique, souleva un intérêt remarquable chez tous les membres et amis du club.L'habile conférencier exposa d’une intéressante façon, les côtés pratiques et économiques de ce procédé qui, depuis les cinq dernières années, a conquis une place avantageuse aux rangs des arts graphiques.M.Cummings, après son exposé théorique, céda à MM.Delisle et Giroux, de la même maison, la partie technique de ce mode d'impression.Ces deux artisans durent, en plus de leur travail, subir un assaut ininterrompu de questions.Avec un I calme digne du connaisseur nos | deux experts surent, par leurs ré- | ponses aussi généreuses que justes, j satisfaire cet auditoire devenu près- j que menaçant.M.Harry Miller adressa, avec le tact qu’on lui connait, des remerciements au conférencier invité, ainsi qu'aux deux techniciens.L'assemblée mensuelle, tenue en l’hôtel Queen’s, était présidée par M.Georges Laverdure.AUGMENTATION DE BONI DE VIE CHERE La rumeur veut, depuis quelques jours, qu’un boni de vie chère de $3.20 soit accordé aux cheminots canadiens.Le nouveau boni serait rétroactif au 1er septembre 1941.M.J.-B.Ward, président général du comité de négociations des employés de chemins de fer aurait déclaré, qu’une entente avait été conclue, après quelques jours seulement de pourparlers, entre les compagnies du Canadien National et du Canadien Pacific et les représentants des unions internationales intéressées.Les compagnies acceptent, par cette entente, d’augmenter le boni de tous leurs employés, de $1.93 à $3.20 par semaine.L'augmentation de $1.27 par semaine est accordée suivant les prescriptions de l’arrêté ministériel 7440 et l’accord conclu au mois de juillet, qui pourvoit au réaustement des bonis au fur et a mesure que l'indice du coût de la vie monte.Plus de 140,00 employés des chemins de fer bénéficieront de ce boni.LA FETE DES CORDONNIERS Le comité organisateur de la fête de la Ste-Catherinc, de l'union locale 249 des travailleurs en chaussure, désire faire part à tous les ouvriers et ouvrières de l'industrie de la chaussure, que c’est samedi le 29 novembre, qu’aura lieu cct événement social.Les salles de l’union, situées à 1331A est, rue Ste-Catherine, seront décorées pour la circonstance.Il y aura des surprises pour tous, et on y dansera des danses modernes et anciennes, au rythme d’un orchestre populaire.L’admission n’est que de 25 cents taxes comprises.Comme l’on dit, cette soirée est un médium sans précédant pour une saine propagande, tout en ^’amusant.UNE DELEGATION A OTTAWA C’est mercredi matin à 11 heure que la délégation des métiers c bâtiment a été reçue par M.Bryc M.Stewart, sous-ministre du trr vail fédéral, pour discuter des mai vaisrs conditions de travail q sont en vigueur sur les chantle de la Défense Nationale dans Qui bec.Les principaux griefs se rappo tant aux heures de travail régulier et supplémentaires, lesquelles i sont pas observées.L'autre point à l’étude était l’a rôté ministériel 8253, relatif à stabilisation des salaires et à fixation de bonis de vie chère.La délégation se composait ( MM.J.-A.Charron, président c Conseil des Métiers de la construi tion ; Oscar Boyer, vice-président Onésime Renaud, secrétaire ; Edoi ard Larose, trésorier ; ainsi que MJ Edgar Gilbert, organisateur de Fraternité des peintres, décoratcu et tapissiers d’Amérique et Fit Molineux, qui se trouvent actuelli ment dans la capitale.On rappor que M.Torn Moore, président d Congrès des Métiers et' du Trava du Canada, assistait la délégatio INDEX DES UNIONS LABOR DIRECTORY CO N S Kl I, I)KS METIERS FT lu T HA VA I i.DE MONTREAL — MONT KEA I.TRADES AMI I.AIIOR Q CIE.— Meets every 1st and 3rd Thors day or each month — s'assemble |,.H premier et troisième Jeudis uo ,.|,u,,u,.mois, a la salle de l'Assistance l'til'u ‘Pie, lû\ rue Laguuehetlère Est VTê-aident, Raoul T répanier, tir,:; Saint-Ilenis.léï.I.A.1N.03: secrétaire correspondant — correspondluir-s.c retary, J.-E.Garlépy.il, rue Saini-l’aui ouest.Tél.I.A.ô.'mi ; vice presidents, Claude .Toiloin.3()‘js rue Suim Hubert Tél.HA.'J.I55; J.-M.shaniioi 40G, rue Champ-de-.Mars, Tél.ltR.AEEIED lût I NT I .ND TRADES < OFN-(IE.To promote the interests „f Allied I'nion Label t which can I.- |, ,,| in French or English).The fuHawing organizations comprise Council: Tin Typographical Union No.17(i, Jacques' Cartier Typographical Union .No tr, Printing Pressmen and Assistants' Prion No.V.': liroherlioml of Bookbinders a ml Bindery Women's Union No.til; I'li,,:,, Engravers Union No.It; Stureoly tiers and Electrotypers Union No.\s sociale member; Amalgamated Hitiio graplier of America No.27; President W.Knrresl ; vice-président, ('.Arnin Recording Secretary, Georges Brunettes' Secretary-Treasurer, James Pbilin Room 103, 11% Notre-Dame St.W., t.T MA.7-1 Si); Executive, John Moore, lf;¦ ¦ Quéry and Jonh Kelly; Auditors.1 \ Ricard.James Singleton.J.A.Ardoiiin Council meets second Tncsdnv of .i.ii month at IKI'.I St.Lawrence lilvd, I N MI N TV POD It A I'll 1 (J t !¦; |.;s CARTIER No L4ff, — S'ussemble !•¦ 1er samedi du mois, à la salle de l'I'nion du Commérer, 1070.rite Iterri.l'rési dent, Charles Coutil, lions, rue s: An Initie, Té!.FI.1227; seerétalrc-tré-n ricr, Chs-E.Chalifour.7430, rue ('bris tophe-Colomb, Tél.1)0.3771.TYPOGRAPHICAL UNION No.170._ Meets first Sunday of eaeli month at the Windsor Hotel.Raymond M.Dennett, President, 337 Melrose Avenue, Verdun •J mous Philip, .Secretary-Treasurer Room 103.HSU Notre Dante W.; Du-,,,,.hours : S.OO a.in.to 5 p in.Suturd n 0.00 a.III.to 1.00 p.m.; Tel.ma.7i-u’ CONSEIL DE DISTRICT DE MONT ll'-'l.DE I ' FRATERNITE’ I Ml M ES CHARPENTIERS - 3IENI LS IK It s IIAMERlqiK._ MO.NTKKW.lits '"Ht T (Il CARPENTERS AND JOIN-EKn or AMERICA.— Président Fer .rue Visitation.L'exécutif s’assemble i-1er et h* 2e vendredi du mois, h 1221A est.rue Ste Catherine.Président, .Tris Giroux.R MO.rue Horion: vice-président.Mlle Kdtut Tremblay 1055.rue Visb' tion : secrétaire.Jos.Reauregard.1 rue Beaudry. SAMEDI, 15 NOVEMBRE 1941 — MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER 15, 1941 PAGE 3 CHEZ LES TYPOS 145 L'assemblée mensuelle de l’union typographique Jacques-Cartier No 145 était tenue samedi dernier, en son lieu ordinaire de réunions.Il y avait une grande assistance.Rapport du comité des négociations Un rapport important fut communiqué aux membres par le secrétaire C.-E.Chalifour du comité de négociations des travaux de ville.Le comité a tenu, à date, deux réunions et a, de plus, adressé des lettres aux Maitres-Imprimeurs, de même qu’au Ministre du Travail, les avisant que la convention collective de l'imprimerie expire le 31 décembre prochain.S'il faut en croire l’arrêté ministériel 8253, a dit M.Henri Richard, représentant de l’union au comité paritaire, nulle demande pour une augmentation de salaires ne doit être laite par les ouvriers et les employeurs ne peuvent en offrir.Le président Coutu souligna que si l’on ne peut obtenir aucune augmentation de salaires par le contrat collectif de travail, il serait opportun de voir à ce que le boni de vie chère soit appliqué à tous les employés dans l’industrie de l’imprimerie.Vives protestations Une résolution a été adoptée par l'union typographique Jacques-Cartier du Local 145 contre l’arrêté ministériel C.P.8253, et l’union a aussi endossé l’attitude du Conseil des Métiers et du Travail, demandant une conférence nationale; il fut laissé à l’exécutif le pouvoir de nommer des délégués pour représenter l’union lorsque ladite conférence sera appelée à Ottawa.Un succès financier Le secrétaire-trésorier, C.-E.Chalifour, présenta un rapport fort appréciable des finances du local 145 des typographes; il est démontré un surplus de $1,948.58 y compris les placements sur bons de guerre.Le diner dansant du Club Typographique Afin de permettre aux membres d’assister au diner dansant du Club Typographique qui aura lieu samedi, le 6 décembre, à l’hôtel Mont-Royal, il fut décidé que l’assemblée mensuelle du 145 soit avancée d’une semaine, c'est-à-dire au 29 novembre.Tous les membres sont priés de bien retenir ce changement ainsi que de l’événement social de la soirée.Service anniversaire Le service funéraire pour les défunts de l’union typographique Jacques-Cartier No 145 aura lieu en l’église St-Jacques, samedi, le 22 novembre à 11 heures et 15.CHEZ LES EMPLOYES DE TRAMWAYS Pour un meilleur confort sur le tramway Plusieurs questions de la plus haute importance furent étudiées par les membres de la Division 790 des employés de chemins de fer électriques et des chauffeurs d’autobus, au cours de la réunion mensuelle, tenue mercredi soir, sous la présidence du confrère Elphège Beaudoin.Celles-ci avaient trait aux griefs des employés de la Compagnie de Tramways, au sujet du manque de confort dans les trams et les autobus.Depuis plusieurs années ces employés se plaignent du mauvais système de chauffage, et chaque fois la Compagnie avait promis aux représentants de l’union d’y remédier.Jusqu'ici rien n’a été fait et nous voici à l’approche de l’hiver.On fit remarquer que le garde-moteur du “one man car” était celui qui souffrait le plus, dû au fait que le tramway n’est pas suffisamment chauffé et que dans la plu- U FORCE PHYSIQUE «ANS LE VIEUX QUEBEC mm TONgMBT*,,*,' mm GRENACHE * L’homme fort du comté de Ragot, Claude Grenache, était à labourer ses champs quand un matamore vint lui demander où habitait Grenache afin qu’il put lui livrer bataille.“Par là!” dit Grenache en levant sa lourde charrue et en la tenant à bout de bras pointée dans la direction de sa maison.Citons, entre autres nombreux exploits de Grenache: lever un cheval; lever un tronc d’arbre de 2,000 livres; lever un poêle, d’une seule main; faire tenir un homme sur sa main, posée à plat sur le sol, puis le soulever à bout de bras; aller et venir avec une tête de cochon remplie de fer et tenue à bout de bras.Même dans le bon vieux temps — comme aujourd’hui — le gin de Kuypor était le grand favori.10 $«j ONCES 105 ^c„s240 o°es$3§! DittilU •» «mboutoilU ou Canada tout la >urv*illanc* dlr*d* d* John d« Kuypor l Son, DUtlIlcrtoun.Rotterdam, Holland*.347F ASSEMBLEE DES DEBARDEURS Les membres du Local 375, de l’Association Internationale des Débardeurs sont priés de prendre bonne note que la deuxième assemblée régulière de novembre aura lieu dimanche, le IG courant, en leur salle, au No 525 de la rue Bonse-cours, à 2 heures P.M.L’Auditeur agréé de l’Association donnera son rapport annuel.Conformément à la constitution, c’est à cette assemblée qu’aura lieu la nomination pour toutes les charges d’officiers pour le prochain terme.Tous les membres qui ne travailleront pas sont priés d’y assister.J.M.SHANNON, Sacré taire-t rcsori er.part des tramways le système est en mauvais état.Les membres du Local 790 des employés de tramways, au sujet du manque de confort dans les véhicules de la compagnie ont adopté la résolution suivante qui fut présentée par le confrère O.-A.Neveu et approuvée à l’unanimité: “Que les membres de la Division 790, des employés de tramways réunis en assemblée plénière, protestent énergiquement contre le mauvais état du système de chauffage sur les tramways, et que l’agent d’affaires soit autorisé à rencontrer sous peu, les directeurs de la compagnie, pour leur demander qu’on fasse une amélioration au système de chauffage." Les employés de garage Le président Beaudoin, du Local 790, releva un point qui semble intéresser les membres, c’est celui qui a trait aux employés du garage de la compagnie, dont les griefs sont nombreux.On décida d’accorder le support au comité qui ira faire les représentations nécessaires à la compagnie des tramways à ce sujet.M.Beaudoin cite aussi le cas des chauffeurs d’autobus qui ont également des griefs à formuler à la compagnie.Il semble, cependant, très difficile d’obtenir de bons résultats, si ces derniers ne s’occupent pas de leurs problèmes et ne s’organisent pas.Le président Elphège Beaudoin revient de nouveau à la charge, en recommandant aux employés de tramways de s'unir.Votre comité de négociations suit de près tous les événements qui se déroulent, tant du côté do la compagnie que du côté du gouvernement, en autant que les salaires sont concernés.Si toutes les divisions restent fortement organisées, les intéressés peuvent être assurés d’obtenir de bons résultats lors du renouvellement du contrat avec la compagnie des tramways.Rapports Le rapport de l’exécutif du Local 790, contenant les activités de l'agent d’affaires, R.Trépanier ; du secrétaire-financier, O.-A.Neveu ; du tiésorier, Alberto Brodeur, fut' approuvé.Les membres ont également apprécié le rapport trimestriel du vérificateur licencié, M.P.-A.Gagnon, démontrant un surplus en banque le 30 octobre de $12,912.49.Condoléances La Division 790.de l’union des employés de tramways, adopta au cours de sa dernière assemblée un vote de condoléances à l’occasion du décès des confrères W.Courte-manche, Théo Boudreau et Zéphir Leduc, ainsi qu’à l'adresse des confrères suivants pour la perte d'un parent ; Ed.Farron.Gaudias Moreau, A.Sabourin.Eddy Duffy, A.Champoux, Armand Beaudoin.Na-zaire Bélanger, J.-P.Pleau, H.St-Jules, A.Malouin, L.St-Pierre, J.Lemieux, A.Paquette, J.-B.Rive-rin et Paul St-Pierre.Que copie de cette résolution soit envoyée aux families douloureusement affectées et aux journaux pour publication.CHEZ LES PEINTRES Assemblée ajournée Les membres du local 349, de la Fraternité des peintres et décora-| leurs auraient tenu une intéressante éunion, lundi soir dernier, si ce n’eut j clé le soir de l'obscuration, ce qui les obligea à ajourner l'assemblée à bonne heure.La séance était présidée par M.Jules Boulet, assisté du vice-président C.-A.Mondor, des secrétaires A.Montmorency et Ernest Déséric, du trésorier L.-P.Boisselle, du conducteur Albert Goudreau et du gardien Jos.Girard, ainsi que de M.Edgar Gilbert, organisateur.Toutefois, on procéda à la lecture du procès verbal de la séance précédente, lequel révéla que les officiers qui dirigent le bureau des examinateurs de la carte de compétence, auraient déclaré que seulement 39 pour cent des candidats aux examens avaient été acceptés.Un grand nombre de nouvelles recrues furent recommandées par le recruteur du local, M.Arthur Bols-menu, lesquelles furent admises et initiées par le confrère Raoul Ger-vais.L’arrêté minstériel C.P, 8253 A la suite du rapport des délégués Raoul Gervais et C.-A.Mondor, de l’union des peintres et déco; rateurs au sujet des décisions prises ! par le Conseil des Métiers et du Travail, en ce qui regarde les privilèges démocratiques des ouvriers et qui se trouvent attaqués par l'arrêté ministériel C.P.8253, on endossa le Conseil dans sa décision de réclamer une conférence nationale.à Ottawa, dans le plus bref délai possible.Heures de bureau Le bureau de M.Gilbert est ouvert tous les jours de 4 heures à G heures.Ceux qui désirent de l’emploi comme peintres et décorateurs peuvent s'y présenter, à 909 boulevard St-Laurent, téléphone PL 6364.OU ALLONS NOUS CETTE SEMAINE ?DIMANCHE, IG NOVEMBRE Union des débardeurs, local 375, 525, rue Bonsccours.LUNDI, 17 NOVEMBRE Union des peintres, local 349, Salle des cordonniers.1331A est, rue Ste-Catherinc.Union des Charpentiers, local 134, Chambre 11, Monument National.1182, boni.St-Laurent.Union îles Charpentiers, local 1360, 4030 ouest, rue Notre-Dame, St-Henri.MARDI, 18 NOVEMBRE Union des barbiers, local 455, 254 est, rue Ste-Catherine, Chambre 11.MERCREDI, 19 NOVEMBRE Union des cordonniers, local 249, Salle des cordonniers, 1331A est, rue Ste-Catherine.JEUDI, 20 NOVEMBRE Conseil des Métiers et du Travail, Salle de l’Assistance Publique, 458 est, rue Lagauchetière.VENDREDI, 21 NOVEMBRE Bureau des examinateurs des peintres, local 349, Salle des cordonniers, 1331A est, rue Ste-Catherine.Fraternité des Wagonniers, Loge St-Henri, No 606, Salle de la Légion Canadienne, Avenue Verdun, Verdun.Exécutif de l’union des cordonniers, Local 249, Salle des cordonniers, 1331A est, rue Ste-Catherine.DIMANCHE, 23 NOVEMBRE Union des employés de tavernes, Local 200, Salle des cordonniers, 1331A est, rue Ste-Catherine.Union des vitriers, local 1135, Salle des cordonniers, 1331A est, rue Ste-Catherine.Pour vos impressions Lorsque vous avez besoin de travaux d’imprimerie, appelez LAncaster 5361 Nous garantissons satisfaction sous tous rapports, main-d'oeuvre et promptitude.Notre atelier est de l’union et travaille 44 heures.MERCANTILE PRINTING, LTD.11, rue Saint-Paul Ouest MONTREAL For the benefit Wc belong to the Union (for over 40 years now) We use Union made products Wc employ Union labor the Slater shoe co.of all.$oût & WORKERS UNION (( UNION jj ] STAMP ^_UJ U IJ MONTREAL — CANADA Insist upon the UNION STAMP Buanderie - IMPERIAL - Laundry à SUPPLY CO.TEINTURIERS-NETTOYEURS 0 DYERS AND CLEANERS Excellent service de blanchissage * Superior Laundry Sendee Lavage de famille à prix modérés Family Washing at Popular Prices Téléphonez FAlkirk 1179 Call FAlkirk 1179 1471, RUE PARTHENAIS 1471 PARTHENAIS STREET PAGE 4 SAMEDI, 15 NOVEMBRE 1941 — MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER 15, 1941 Ce que pensent nos lecteurs En marge de l’instruction obligatoire Montréal, Le Monde Ouvrier, Il rue St-Pnul Ouest, Ville.11 novembre 1941.se.Nous insistons en plus, comme premier pas clans la direction indiquée, la création d'un département de l'instruction publique sous la surveillance et la direction immédiate d'un ministre de la couronne.Monsieur le Rédacteur.Permettez-moi de féliciter notre ami Ben Drolet pour son cri de ralliement à la cause de l'éducation dans Le Monde Ouvrier de la semaine dernière.Les réformes qu'il préconise s'imposent et il est urgent qu'elles soit adoptées sans retard.Sur ce rapport, le Travail Organisé ne sera jamais trop vigilant.Le temps est arrivé pour nous de forcer la note pour réveiller le public, au besoin, de s’intéresser à la question.Le Gouvernement est bien disposé: ce qu'il faut c’est un mouvement pour anéantir à tout jamais cette phalange de beaux parleurs qui n’a fait de nous que des ratés jusqu'à ce que nous prenions en mains notre propre orientation.Depuis une quarantaine d'années, Monsieur le Rédacteur, nous avons laissé à la gent intellectuelle le soin de voir aux programmes scolaires ainsi qu’aux réformes (pie la marche du progrès imposait.On a même été assez naïf pour croire que ces messieurs étaient bien inspirés de dire au Gouvernement de leur laisser le champ libre pour veiller à l'instruction de la masse du peuple.Quel beau résultat avons-nous à se vanter de toutes ces belles paroles et des voeux exprimés lorsqu'on disait ne pas vouloir d'intervention politique dans l'instruction publique dans Québee?Nous n’avons pas loin à aller pote trouver la réponse, quand le Chef du Gouvernement nouveau n'a pu s’empêcher de jeter le cri d'alarme à son arrivée au pouvoir, en dépit du danger politique d'une telle intervention.Puisque nos gros bonnets intellectuels qui n'ont pu rien accomp de tangible dans ce domaine au cours de plusieurs décades pour maintenir notre système d’éducation sur un niveau semblable à nos voisins.un groupe d'employés de chemins de fer se sont lassés d’attendre et, l'an dernier, demandait au Gouvernement de mettre en pratique toute une série de réformes scolaires.Ils ne sont pas occupés, outre mesure, de la dénonciation traditionnelle des esprits puritains contre toute mesure visant l'amélioration progressive de notre système éducationnel.Au contraire, ils ont attaqué le problème de front et n'y ont pas été de main-morte, convaincus qu'ils étaient d’accomplir une tache utile que leurs devoirs de pères de famille et citoyens de cette province leur imposait.Et voilà ce qu'on proposait: "Nous considérons l'instruction obligatoire, l’uniformité des livres et des cours, le coût de l'enseignement et de taxes, des questions de haute importance que vous devez étudier avec soin avant de formuler un programme scolaire.Dans cette étude nous vous prions instamment que le Gouvernement assume la pleine responsabilité d'un système d'éducation qui assurera à l’enfant de nos jours la préparation nécessaire pour faire face aux responsabilités de citoyen dans l'avenir.En outre, nous vous prions de créer cette uniformité qui assurera à tous, quels que soient leurs moyens, une instruction élémentaire pratique et fondamentale, sans distinction de clas- “Pour être plus précis, disons qu'une partie intégrale de nos institutions démocratiques est un système scolaire à la portée de tous les enfants sans égard au statut social et financier des parents.Aussi, croyons-nous que, pour devenir bon citoyen, tout enfant doit recevoir une formation pratique et fondamentale au cours de ses études et dès ses débuts aux écoles."La question financière joue le rôle prinicpal dans ce domaine comme dans tout autre.Donc, personne autre est mieux placé que le Gouvernement pour mettre de l'ordre dans cette direction et assurer aux besoins de la cause les fonds nécessaires à son développement.Etant la plus haute autorité en la matière, il a les pouvoirs de puiser à bonne source pour obtenir les argents nécessaires en plus d'avoir à son service les experts disponibles pour édifier un système digne de notre époque et mettre en pratique un mode de rémunération du personnel enseignant digne de leur profession.” Voilà, Monsieur le Rédacteur, en résumé ce que devrait faire le Gouvernement sans hésiter et au plus tôt possible.Il est plus que temps d'avoir l’assiduité obligatoire des enfants d'âge scolaire à l'école.Il est ! trop tard pour fafiner avec cette j question.Tous les pays du monde nous ont ouvert le chemin, ne restons plus que des cadavres ambulants et sans initiative Votre tout dévoué, CHAS.MASSE.7270 Christophe-Colomb.AVIS \larii» ( î It* n na (Iran» Thomas Reynolds, Montreal Qu«V, s'adressera an Parlement du Panada A la session prochaine afin d'obtenir un Hill de Divorce d’avec Lawrence H nice Reynolds.Montréal, commis.A cause d'adultère.Ottawa.S octobre 1011.William Gilbert IMT.SLKY.Avocat CIL, Avis est par les présentes donné que LE AH MAY JARVIS TR A VER, de la cité de Drummondville, Province de Québec, s'adressera au Parlement du Canada.A sa prochaine Session, pour tin Hill of Divorce de son mari WILLIAM WINFIELD T R AVE R.ouvrier, du vil-In Ko du Lac Grntton, district de Juliette.Province de Québec, pour cause d’adultère., GERA LD ALMOND.Procureur de la requérante, Montréal.UN MEILLEUR SALAIRE POUR LES CHAPELIERS C'est cette semaine que les membres de l’union locale 49 des chapeliers devaient connaître l'attitude prise par les manufacturiers, au sujet d’une requête qui leur a été soumise par les officiers de l'union, réclamant une nouvelle augmentation de salaires de 5 pour cent.Les intéressés demandent que cette augmentation soit payable dès vendredi de cette semaine, c'est-à-dire le 14 courant, avant la mise en vigueur de l'arrêté ministériel C.P.8253.Les salaires actuels pour les ouvriers employés au blocage à la main, sont de S3G par semaine ou 90 cents de l'heure.Ceux employés à la couture de la paille ainsi que les coupeurs reçoivent $32.50 ou 81 cents de l’heure.Pour les autres catégories de travail, telles que les drapeuses.garnisseuses, etc., les salaires sont de $22, $19 et $17 par semaine.Election cl’officers A sa dernière réunion le local 49.de l’union des chapeliers, procéda à l'élection annuelle de scs directeurs, laquelle donna le résultat suivant : Président, Robert Michaud réélu ; vice-président, Alex Waxelman réélu ; secrétaire-archiviste anglais, Max Swardelow ; secrétaire-archiviste français, Mme Georgette Cyr ; secrétaire-financier, Elic Joseph, réélu ; trésorier, Sydney Stern.Le comité exécutif se compose de MM.R.Michaud, Jacques Gagné, M.Cooperly, Alex Waxelman, Mlles Estelle Boush, Yvette Quesnel, Jeannette Goulet, Marg.Holllnger.MM.Brotman, P.Handler, I.Chodos et H.Berman.Les confrères Maurice Silcoff et Paul Fournier ont été réélus, par le vote populaire, à leurs fonctions respectives: c'est-à-dire gérant et organisateur de l’union locale No 49, de l’union internationale des chapeliers d’Amérique.Une délégation à Ottawa des Métiers de la Construction Les ouvriers du bâtiment travaillant sur les chantiers de construction de la Défense Nationale, auront-ils satisfaction ! C'est ce qui ressort du rapport de la délégation ouvrière du Conseil des Métiers de la construction, qui s’est rendue à Ottawa, ces jours derniers.Ceci pour protester auprès du ministre du Travail fédéral, contre la violation de certaines clauses du contrat collectif, régissant les métiers de la construction de cette province.Ces plaintes, dit-on, se rattachent au trop grand nombre d'heures que les ouvriers sont obligés de travailler sans rénumération possible pour le temps supplémentaire.M.Edouard Larosc, trésorier du Conseil des Métiers de la construction, qui dirigea la délégation à Ottawa, a rapporté à la séance de ce conseil, tenue jeudi dernier, sous la présidence de M.J.-A.Charron, que la délégation était revenue enchantée de son entretien avec les autorités fédérales.M.Bryce M.Stewart, sous ministre du Travail, avec qui les délégués discutèrent les points essentiels des réclamations, aurait promis, déclare M.Larose, que leurs griefs seraient réglés dans un bref délai, à la satisfaction des intéressés.‘ M.Fred Molinex, organisateur canadien de la fraternité des peintres, décorateurs et tapissiers d'Amérique, représentait M.Torn Moore, président du Congrès des Métiers et du Travail du Canada.M.Hum-phy Mitchell, secrétaire du Conseil National de l'embauchage, assistait à l’entretien.M.Edouard Larose.représentant du Conseil au Comité Paritaire de l’industrie du bâtiment, soumit un rapport des activités du dit comité, durant les deux premières semaines du mois de novembre.Il appert, dans ce rapport, qu’un grand nombre d’entrepreneurs de diverses catégories, auraient été traduits devant les tribunaux pour avoir fait de faux rapports au comité paritaire, ainsi que plusieurs autres qui auraient violé la loi des conventions collectives de travail.La séance s'ajourna au jeudi, le 27 courant.Prêtez à l’épargne de Guerre "mm Pas de contrat collectif "La politique ouvrière du gouvernement telle qu'annoncée par le premier ministre ne permettra l'adoption d'aucun contrat collectif et, du point de vue des ouvriers, cela suffit pour la condamner." C'est ce qu'a déclaré, hier soir, dans un communiqué aux journaux, M.A.-R.Mosher, président du Congrès canadien du Travail.(La Patrie, 21 octobre 1941).Achetez régulièrement des timbres ou des certificats d'épargne de guerre, c’est contribuer à l'effort de la nation j canadienne en vue de la victoire démocratique sur le gans-térisme nazi et fasciste.C'est aussi effectuer un placement sûr et avantageux contre les incertitudes économiques de l’après-guerre.Economiser, c’est servir la cause de notre sécurité nationale.Economiser, c’est faire acte de jugement et de prévoyance.L’achat régulier et continu de timbres ou de certificats d'épargne de guerre est donc désirable à tous les points de vue.L'unité syndicale Plus que jamais nous devons songer cà ce qui nous unit et ignorer tout ce qui est de nature à nous diviser Nous avons, depuis un certain nombre d'années, préconisé l'unité parmi les ouvriers syndiqués de cette province, une unité de pensée et d’action.Cette unité s'imposait comme facteur essentiel de puissance économique, comme argument péremptoire auprès de nos trop nombreux et insuffisants législateurs, comme notre principale raison d'être au point de vue purement syndical.Elle s'impose encore, avec non moins de plausibilité qu'auparavant, mais pour des raisons qu'on pour rait appeler supplémentaires et imprévues, pour des motifs qui ne sont plus d'une essence économique, à proprement parler, mais qui s'inspirent plutôt, sauf erreur de notre part, d'une espèce de sentiment politique national qui nous est en quelque sorte imposé par l'état anormal actuel des choses Avant l'ouverture des hostilités actuellement en cours, nos ouvriers ont cruellement souffert des divisions intestines qui paralysaient leurs efforts chaque fois qu'ils se dressaient contre le mur patronal unifié, chaque fois qu'il s'agissait de faire prévaloir leurs légitimes revendications quand au redressement tardif des salaires indûment avilis ou à des améliorations des conditions générales de travail plus en rapport avec les nécessités de l'heure.Il va de soi que le monde ouvrier s'est trouvé considérablement affaibli par cette stupide multiplicité d'unions ouvrières embrassant des travailleurs du même métier, de syndicats rivaux, chacun d'eux, par le canal de chefs fornés, s'obstinant à ne pas subordonner sa petite vanité à l'intérêt général bien compris du mouvement ouvrier syndiqué ou se pliant, selon le cas, à des volontés patronales à peine dissimulées derrière des syndicats saboteurs.Et pour avoir ainsi oublié que l'union fait la force, les ouvriers ont retardé leur marche en avant vers leur émancipation économique, vers leur libération des puissances d'argent qui, point n’est besoin de le souligner à nouveau ici, ont tout bonnement conservé leur suprématie sur leur personnel industriel par suite, précisément, des chicanes imbéciles qui divisaient — et divisent encore, hélas ! — leur main-d oeuvre ouvrière.Les patrons, eux, sont demeurés forts et craints non seulement parce qu'ils gardent le contrôle des cordons de la bourse nationale et qu'ils exercent, de ce chef, une sorte de dictature officieuse sur l'économie du pays où nous vivons, mais aussi et surtout parce qu'ils ont eu grand soin de garder intacte cette unité qui reste, quoi qu'on dise et qu on fasse, le facteur primordial de leur force, alors que nous, ouvriers, qui sommes pourtant le nombre, demeurons affaiblis, anémiés parce que nous nous oublions au point d'ignorer 1 impérieuse nécessité de 1 unité d'action dans un effort incessant vers la conquête du pain.Allons-nous, maintenant que la paix mondiale est en péril, persister à vouloir rester désunis, sectionnés en groupes rivaux et hostiles ?Pouvons-nous, sans faillir au principe fondamental qui est à la base même de notre édifice syndical, poursuivre à 1 aveuglette notre chemin dans la vie sans nous soucier davantage de 1 obligation de faire front, dans l'unité, contre tous ceux gui nous marchandent le droit de vivre une exsitence normale ?Non, nous ne devons pas persister à nous ronger les uns les autres.Non, nous ne pouvons pas manquer à ce devoir syndical qui nous commande de cimenter nos efforts en un seul bloc invincible.Non, il ncus est impossible, plus longtemps, d'envisager de gaité de coeur le suicide graduel par une lente désorganisation.Il ne faut pas lâcher pied.Notre détermination à lutter pour 1 affranchissement de nos camarades de travail ne doit pas être moins avéré que le besoin absolu d'une pareille liberation.Nous aurions d ailleurs tort de désespérer par anticipa tion, d autant plus que les graves événements de ces derniers temps pourraient se charger, eux, d'intensifier par nous, fut-ce pour des raisons non exclusivement économiques, ce besoin d unité syndicale qui, lorsqu'il sera satisfait, nous ouvrira toutes grandes les portes d'un avenir meilleur.PIERRE GUIMONT. SAMEDI, 15 NOVEMBRE 1941 — MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER 15, 1941 PAGE 5 LE MONDE OUVRIER — THE LABOR WORLD Est publié par la Fédération provinciale du Québec chaque semaine, dans le but de promouvoir de la législation sociale tendant à protéger et à améliorer le sort de la classe ouvrière de cette province.Exécutif : Raoul Trépanier, président, Jos.Matte, J.-B.Arsenault et Claude Jodoin, vice présidents, Marcel Francq, serétaire-trésorier et rédacteur, Henri Richard, rédacteur associé.Adressez tous les communications à Casier Postal 6094 Téléphone: LAncaster 7808 Imprimé par Mercantile Printing Ltd., 11 ouest, rue St-Paul, Montréal Education et criminalité La criminalité d’un pays se mesure d'ordinaire à l'éducation générale qui s’y donne et se manifeste en proportion de l’inefficacité de cette éducation parce que celle-ci n’a que peu ou pas du tout de base économique.'-sïssëct Is published by the Quebec Provincial Federation of Labor weekly, for the purpose of promoting legislation towards the protection and advancement of the working class of the Province of Quebec.Executive: Raoul Trépanier, president, Jos.Matte, J.B.Arsenault and plies contemporains.Les conditions oconomi-Claude Jodoin.vice-presidents, Marcel Francq, secretary-treasurer and ! ques qui nous régissent seraient, selon eux, editor, Henri Richard, associate editor.Address all communications to Postal Box 6094 En somme, l’éducation n’est pas seule responsable des nombreuses déficiences sociales qui se manifestent si malencontreusement autour de nous, si l’on en croit certains philoso- Telephone: LAncaster 7808 Printed by Mercantile Printing Limited, 11 St.Paul Street West, Montreal.L'union ouvrière et l'action politique L’union ouvrière ne doit pas faire cle politique, mais peut et doit intervenir sur le terrain politique pour sauvegarder ses intérêts économiques.Expliquons-nous.Faire de la politique, selon la signification communément acceptée, c'est faire de la partisannerie politique; c'est soutenir un des partis existants sans autre but que de satisfaire une opinion de partisan politique, notamment sur le plan électoral; c'est aider, par tous les moyens, un parti politique à demeurer au pouvoir ou à le conquérir, selon le cas, en se plaçant toujours à l'angle étroit du partisan de tel ou tel parti, le tout dans ; la cadre rétréci du courtisan ou au point de vue crapuleux de l'électoraliste de bas étage.Si nous sommes d'accord que taire ce qui précède, en gros ou en détail, c’est faire de la politique, de la politique vulgaire parce que partiale, nous sommes également d'avis que l'union ouvrière ne doit pas, en tant que corps public, se souiller dans pareille auge idéologique, donc qu'elle ne doit pas faire de politique, au sens ainsi dénaturé du terme.Mais une union ouvrière peut et doit faire de l'action politique proprement dite chaque fois que cela devient nécessaire pour préserver des prérogatives économiques acquises ou en conquérir de nouvelles.Nous entendons par là qu'une union ouvrière peut et doit intervenir auprès de nos dirigeants politiques, sans distinction de parti, soit pour s'opposer à la passation de lois anti-ouvrières, soit pour préconiser des mesures dont l'application serait avantageuse pour elle en particulier et la classe laborieuse en général.Cette intervention peut se faire directement et indirectement.Directement, par l'entremise de délégués désignés spécifiquement pour pressentir un ou plusieurs membres du gouvernement au sujet de tel ou tel projet de loi.Indirectement, par le truchement de délégués d'un corps extra-syndical, comme la "Fédération Provinciale du Travail", laquelle est uniquement composée de délégués syndicaux et a pour mission unique d'être le chien de garde des ouvriers syndiqués en matière de législation touchant les relations devant on ne devant pas prévaloir entre le Travail et le Capital.Cette action politique d'une union ouvrière faite dans un but syndical déterminé n'a donc plus rien de commun avec ce qu'on est convenu d'appeler "taire de la politique", car dans le premier cas la "couleur" du parti au pouvoir n'a rien à voir avec l'action politique, tandis qu'elle est primordiale dans le second.C'est toute la différence, mais elle est énorme, on voudra bien en convenir.Ainsi donc, voici, pour une union ouvrière, deux façons bien différentes d'envisager l'action politique.Autant elle doit éviter de "faire de la politique", au sens partisanesque du terme, autant elle doit participer à l'action politique quand la sauvegarde de ses intérêts économiques l'exige.Et quand les membres s'opposent à ce que leur syndicat ouvrier fasse de la politique, ils ont raison.Mais quand ces mêmes membres s'opposent à ce que leur union s'abstienne de toute participation politique, ils ont franchement tort, à notre avis, car cette attitude de leur part, qui dénote une certaine compréhension de leurs intérêts les plus immédiats, est manifestement préjudiciable à leur avenir syndical.Une union ouvrière qui fait de l'action politique ne fait, en somme, qu'utiliser le pouvoir politique, en l'espèce notre gouvernement, dans un but économique, rien de plus.Aussi est-ce non seulement son droit, mais c'est son devoir.Nous reviendrons d'ailleurs sur ce sujet, car il est d'importance en ce moment.Honni soit qui mal y pense.ANDRE SANARY.a la hase meme de notre équilibre general, la raison d’être d’une éducation inappropriée s’inspirant d’une économie désordonnée, pour ne pas dire chaotique.Nos éducateurs eux-mêmes ne sont pourtant pas les pires coupables à cet égard, car ils subissent un programme d’action pédagogique qui retarde d’au moins cent ans sur le rythme évolutif de tout le reste.Les véritables responsables de notre incurie éducationelle sont, outre une idéologie routinière que le moindre pro-j grès épouvante et la crainte de toute nouveauté tendant à la libération des esprits, les attardés chroniques qui maintiennent mordicus ce programme éducationnel caduc, lequel façonne à dessin des infériorités, conserve intact le respect de préjugés qui jurent avec les légitimes aspirations de la conscience moderne et ignore l’importance fondamentale du facteur économique dans la préparation intellectuelle de la génération qui entrera dans la carrière de la vie quand nous n’y serons plus.En somme, on lient dire que notre éducation, qui manque de sens pratique, est essentiellement basée sur l’incompréhension économique et le maintien d’un intellect rétréci dont le niveau est depuis longtemps dépassé dans le champ du progrès scientifique de ce dernier demi-siècle et des multiples applications pratiques de ce progrès."La province de Québec’’, écrivait un éditorialiste du Star, "a la distinction (?) de dépenser plus pour la répression de ses jeunes criminels que pour l’instruction de tous ses habitants.” Cette dure vérité n’est assurément pas flatteuse pour nos soi-disant grands hommes dont elle avilit le prestige, mais elle devait être dite au moment même où, précisément, nos usines pénitencières sont en majeure partie encombrées de jeunes gens de 18 à 25 ans.Ici comme ailleurs, on se préoccupe beaucoup plus de tirer parti de la répression du crime, par l’organisation d’un futile appareil judiciaire imposant et coûteux, que d’en chercher les causes et de les prévenir autant que c’est humainement possible.Et c’est ce «pii explique, comme le rappelle excellemment notre confrère anglais, qu’on en soit encore à dépenser tant pour la répression du crime et si peu, toutes proportions gardées, pour en assurer la prévention.Or, cette prévention du crime doit être surtout le fait d’une rééducation appropriée basée sur une saine, naturelle et rationnelle compréhension économique des besoins de tous.Quand notre économie sera réellement humanisée, c’est-à-dire expurgée de cette démoralisante culture de la misère et de l’opulence, alors il sera permis de supposer, sinon de croire, que la criminalité décroîtra dans la mesure où la culture traditionnelle de l’égoïsme individuel cessera d’être le principe fondamental de notre éducation, son but, pour lie pas dire son idéal.Qu’on le veuille ou non, le facteur économique demeure de la plus haute importance en matière éducationnelle, et c'est pour l’avoir trop longtemps ignoré que les inspirateurs de nos méthodes éducationnelles n’ont pu ni su prévenir une recrudescence de criminalité parmi notre jeunesse.C’est donc cet étroit conservatisme social qui assure la survivance de l'égoïsme de caste parmi nous, qui paralise notre progression normale vers une existence plus large, plus humaine et qui fait que, dans l’ignorance de leurs véritables devoirs d’éclaireurs altruistes, ceux qui tiennent notre avenir entre leurs mains lancent .successivement des jeunes générations dans l’arène de l’existence sans, au préalable, les armer intelligemment afin qu'ils en supportent les luttes incessantes autrement qu’à la fréquentation de l’école du crime.Arrêtons le massacre des Français Nous croyons intéresser nos lecteurs en reproduisant la circulaire qui a été publiée par le Conseil des Jeunesses de Montréal, et cela nous fait d'autant plus plaisir que leur attitude présentement est bien tranchée, pour ce qui concerne l'effort de querre aue tous et chacun doivent accomplir pour obtenir la victoire des démocraties sur le totalitarisme.Pour la vie d’un officier borhe insolent, la France est sillonnée du sang de ses fils.A Paris, à Nantes, à Bordeaux, des coups de fusils répétés résonnent dans l’air.A chaque coup, une jeune femme perd un mari, une famille perd un père, un garçon, une fille.Des jeunes ouvriers, innocents qui se rendent au travail sont arrêtés sur la rue par la police allemande et exécutés.Un milion et demie d’emprisonnés.des fusillés par centaines, le bombardement’ criminel de la ville cle Brest, tout le poids de la terreur nazie retombe sur les ouvriers et paysans de notre mère patrie.L’envahisseur monstreux arrache au peuple sa récolte, son bétail, ses machine, ses matériaux, charbon, fer.tout.Tout, pour servir à la machine de guerre contre l’Angleterre, l’Union soviétique, contre tous nos alliés.Mais les jeunes Français, courageux patriotes, ralentissent la production, font sauter les usines de guerre, font dérailler les trains de troupes et de munitions, attaquent les gardes et officiers allemands.Les patriotes ont juré une lutte à mort pour la libération de la France.Sauvons nos frères de France ! Faisons plus d’avions, plus de bombes ! Révoltés du pillage et des massacres de femmes et d’enfants, nous tendons la main à nos frères de France, dans leur lutte contre la tête nazie.“Fils de nos ancêtres, courage ! Tenez le front ! Nous jetons des avions et des chars d’assaut dans la lutte contre l'oppresseur.Le peuple français ne mourra pas ! Le Nazi tombera un jour et vous, vous vivrez, libérés de vos chaines ! Le front mondial des peuples s’élève plus fort que jamais contre le monstre d’Hitler qui cherche à nous écraser l’un après l’autre.Nous, jeunes Canadiens français, nous sommes la force qui fait marcher les usines de Québec et sortir les avions, les chars d’assaut et les bombes.Sortons les armes deux, trois fois plus vite et envoyons-les arrêter et détruire la machine de pillage qui écrase dans sa marche sanglante des milliers de jeunes, des femmes et d’enfants.N’attendons pas qu’Hitler gagne en Europe et qu’il apporte dans nos foyers le supplice et la mort.Lions-nous par des convois d’armes, à la longue chaîne des braves peuples qui l’encerclent pour lui donner le coup de mort.Ensemble, nous arrêterons les massacres ! N'attendons pas gu’Hitler vienne dans nos foyers ! Arrêtons les exécutions, les emprisonnements des français ! Unité d'efforts du Canada pour une victoire sur Hitler! Des avions, des chars d’assaut, des bennbes, pour écraser le nazisme ! Conseil des Jeunesses de Montréal.LA STABILISATION DES SALAIRES PAGE 6 SAMEDI, 15 NOVEMBRE 1941 — MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER 15, 1941 Are you A War Monger?By RUTH TAYLOR If you actively resent the cruelty of wanton invasion; If ycur mind instinctively recognizes the falsehoods of the criminal propagandist; If your spirit revolts at shrecklichkeit; If you are horrified at the expulsion and starvation of women and children as a political policy; If you sense the danger of the substitution of political unmorality for the principles of equity; If you are deeply disturbed by senseless and false racial theories and by sadistic persecutions; If your soul recoils at the destruction of religion; If you deplore the denial of the right to labor and to organize; If you feel apprehension of the restless cupidity which leads to the perfidious rape of peaceful and unprepared nations; If you cannot subscribe to the dogma that might makes right; And if human sympathy prompts you to help innocent victims and to repel and defeat repetitions of such calamities, then fcrsooth — in the language of the appeasers — YOU ARE A WAR-MONGER ! Be proud of that fact ! For if, for such causes, you are a war monger — you are also a champion and guardian of peace because you believe in the active protection of your country and of its people.FIVE FOLD GAIN MADE BY PATTERNMAKERS President George Q.Lynch of the A P.of L.Patternmakers’ League this week revealed that hts union had made a 5Ç0 per cent gain in membership since the bottom of the depression, bringing its rolls to 10,000, out of a maximum of 12,000 pattern-makers in the United States.In reporting this record growth Lynch added that “membership control of our League is more democratic than the election machinery which sent some labor-baiting Congressmen to Washington." Refusing charges of labor foes that unions keep their financial condition a secret, he declared that "our finances, in detail, are a matter of public record.” N.A.M.WOULD FREEZE ALL UNION ACTIVITIES A so-called “truce" during the defense emergency, under which labor would suspend efforts to unionize more workers, was suggested this week by the National Association of Manufacturers, but was promptly rejected by union leaders as a scheme to "rob labor of its rights.” The proposal was made by Noel Sargent, N.A.M.secretary, at a round table debate on labor problems.broadcast from Washington.It was flatly turned down by both Frank Fenton, A.F.of L.organizing director, and James B.Carey, secretary of the C.I.O.Both pointed out the "truce” would be solely to the advantage of the bosses, would materially weaken labor, and would serve as a virtual invitation to employers to launch a drive to smash unions after the emergency, just as they did after the last World War.NOTICE OF DIVOHCE NOTICE is hereby Riven that Eliza-la-til Marie Kosseng.-r Hatfield, of the eity and District of Montreal, in the Province of Quoliee, .Stenographer, will I apply to the Parliament of Canada at the present session or the next session j thereof, for a Hill of Divorce from lier! husband William Holmes Hatfield, accountant, of the City and District of Montreal, lint at present serving In ! the Canadian Army, on the ground of adultery.Dated at Montreal In the Province of! Quebec this Second dav of September A.D ID-11.HENRY BOCLKIND.Advocate.•114 St.James Street.West, Montreal, Canada.41-42 Solicitor for Applicant.MACHINISTS OBTAIN PAID VACATIONS Breaking all records, tht International Association of Machinists during October negotiated vacations with pay in more than 90 per cent of the agreements signed during the month.Out of 52,000 employes covered by the October pacts, 48,400 were granted paid vacations, Machinists’ officials revealed this week.This is the best showing in the union’s history, they said.Figures for the first 10 months of this year are almost equally impressive.In that time, the union won agreements embracing 187,000 workers, and of these 141,463 received vacations with pay.Needless to say, none of the companies signatory to the vacation contracts included railroads.However, under the decision handed down by President Roosevelt's Emergency Board this week, another 40,000 members of the I.A.M.in rail shops will also enjoy paid vacations.In addition to the vacations, wage increases were secured by the Machinists' in practically every agreement signed this year.The pay boosts, Machinists’ chief said, averaged about 10 cents an hour and totaled many millions of dollars annually.I.A.M.leaders added that more than 7,000 employers, in all types of industry, are now under the Machinists' banner.That’s an increase of 1,000 for the year.LABOR AROUSED BY WAGE FIXING POLICY The Vancouver and New Westminster Trades and Labor Council, the largest in Canada, has called upon the Trades and Labor Congress of Canada to convene a “protest convention" against the Canadian government’s wage-fixing policy.Percy R.Benrough, a member of the Machinists and vice-president of the Machinists and vice-president of the Trades and Labor Congress, says the government “is using the workers of Canada as guinea pigs in an economic experiment.” He adds: "Ottawa is already considering elimination of overtime and undoubtedly contemplates further repressive labor regulations.” "Before we were married you called me an angel.Now you don't call me anything at all.” "You should be glad I have such self-control.” FULL SPEED AHEAD ON DEFENSE America's defense production is to be doubled, and greatly speeded.Washington is developing a new Victory Program which will lift defense production from the $60,000.000.000- appropriated before October up to $108,000.000,000, and will speed the defense effort until it uses 50'; of the country's produc-tice capacity.From rate of $18,000,000,000 a year, defense production will be raised to $50,000.000,000 a year.All but the bare essentials of civilian production will be eliminated, and the hope is to complete this gigantic change by next spring.With this new program America faces the grim realities.To oppose Hitler with anything less than a military machine far surpassing his own is to invite wholesale slaughter of soldiers and civilians alike.To delay our utmost productive effort is to allow starvation and hostage killings gradually to wipe out the people of conquered Europe, the nations with a great tradition of freedom on whom we must depend to rebuild a democratic world.Only by the swiftest possible rise of American military production can the world struggle be brought to quick conclusion.The American Federation of Labor has long recognized these facts.We have turned our efforts to speed defense production; we have supplied thousands of skilled men for building and other defense work.More than a year ago we established a policy of no strikes on defense work until all the resources of mediation and conciliation have been exhausted.Our record on defense strikes speaks for itself.Prom June through October 1941, time lost to the defense program by American Federation of Labor strikes has amounted to only 2 hours per man-year of work.That is lO’.é minutes in a month of work or 30 seconds in an 8-hour day.As shown by the chart below, time lost by accidents on the defense program is 13 times that lost by American Federation of Labor strikes.LABOR PARTNERSHIP LABOR’S OPPORTUNITY Donald Nelson, top administrator of the defense program under VicePresident Wallace, says: “Business men, labor leaders and city officials in a given community have found ways to combine forces and pool resources so that, as a group, they can accomplish defense work which as separate individuals and groups they could never have accomplished”.Mr.Nelson recognizes the importance of labor and business partnership with Government in the defense effort.In England, when a truly national government was formed, representing all sources of nation's will and power, the trade unions were called in as one of two great partners.The Trades Union Congress is now almost one of the estates of the realm.This is true democratic procedure.In America, the defense program gives us an opportunity to prove the constructive value of our great trade union movement in the nation’s time of need.We must function locally through our Central Labor Union Defense Committees, nationally through our National Defense Committee at Federation Headquarters.WAGE HOUR ACT HELPS LOWEST-PAID WORKERS Over 320,000 of the lowest-paid workers in five industries won wage increases this week, as a result of orders put into effect' by General Philip B.Fleming, Wage-Hour Act administrator.The orders established a rock-bottom scale of 40 cents an hour in the shoe, furniture, jewelry and gray iron foundry industries, and 35 cents in lumber products.BOARD FREEZES WAGE LEVEL ON C.P.SHIPS On the Canadian Pacific's British Columbia Coast Steamship Service, the present wage levels will be maintained for the duration of the war and for one year thereafter.This was the decision of a board of conciliation which investigated the dispute between the company and the Brotherhood of Railway Clerks.However, the board ordered the company to pay the clerks the wartime cost-of-living bonus, which amounts to about $3.50 a week.CANADA AND U.S.TO POOL PRODUCTION During their parley at Hyde Park last week President -.oosevelt and Prime Minister Mackenzie King, of Canada, agreed to set up a joint' committee to coordinate and accelerate armament production.Each country will supply the other with “the defense articles it is be.t able to produce and, above all, to produce quickly.’ The arrangement is particularly pleasing to Canadians.Dispatches from Ottawa indicate that Mr.King and his associates feel there will soon be benefits of Uncle Sam’s Lease-Lcnd policy.CANADIAN BRONZE COM Limited IPANY OWNING AND OPERATING: Montreal Bronze, Limited, Montreal, Que.Winnipeg Brass, Limited, Winnipeg, Man.Northwestern Brass, Limited, Winnipeg and St.Thomas Bronze Co., Limited, St.Thomas, Calgary.Ont.9 JOURNAL BEARINGS, LOCOMOTIVE BEARING METALS, ORNAMENTAL AND ARCHITECTURAL BRONZES, MISCELLANEOUS BRASS AND BRONZE CASTINGS /'’ANADA’S telephone traffic is climbing to new peaks! Engaged in all-out war effort Canadians are depending on telephone facilities more than ever.That’s wny telephone workers are determined to maintain the fastest, most efficient service under all conditions.They are especially grateful for the sympathetic co-operation of all telephone users.Subscribers can aid In making severely-taxed telephone facilities yield maximum service .• By looking up the number in the directory • By speaking distinctly directly Into the mouthpiece • By answering promptly when the hell rings Please he sure, also, to replace the receiver on the Look-Over 120,000 times last year, telephones were reported “out of order” because of receivers left off or improperly replaced.These tilings are what we mean by “co-operation”.On StM>U* ^4 ' SAMEDI, 15 NOVEMBRE 1941 — MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER 15, 1941 PAGE 7 PALACE LADY BE GOOD' with ELEANOR POWELL ANN SOTHERN and ROBERT YOUNG Extra ! “Tale of Two Cities” CAPITOL IRENE DUNNE, ROBERT MONTGOMERY “Unfinished Business” with PRESTON FOSTER Added Feature ‘BURMA CONVOY’ LIMITED Head Office and Works at: LACHINE, P.Q.Branch Works: Amherst Ottawa Toronto Winnipeg Calgary Vancouver PRINCESS Theatre with ROBERT PRESTON and ELLEN DREW Added Feature AMONG THE LIVING CLARK GABLE and LANA TURNER in “HÛNKY TONK” with Frank Morgan, Claire Trevor, Marjorie Main Extra I ‘Truant Officer Donald’ Windsor ON DOMINION SQUARE Tél.LAncaster 3858 Salon de Fleurs St-Denis 1590, rue SAINT-DENIS (Edifice du Théâtre St-Denis) Spécialités : Ilouc/uets de Noces, Tributs floraux Kacompte de 10% nui lecteurs du "Monde Ouvrier" Mme J.-Z.PILON.Rés.KA.7001 GAS RANGES Made by Canadians p/ for Canadian Homes NOW IS THE TIME TO GET GOVERNMENT JOB as Cle: Postman, Customs Clerk, Sten etc.Six Dominion-wide exai held since war began.Free Boo let.M.C.C.Schools Ltd., Toro to 10.Oldest in Canada.: agents.What Happens in Ottawa During the past week Parliament was treated, mainly, to a series of lengthy statements by the Prime Minister and seven of his Ministers.The present sitting of the House is the last lap of the session.The Prime Minister explained that no legislation would be placed before Parliament at this time.The members will spend a week or two making and listening to speeches and then will be sent home to be recalled next January for the 1942 session.The more tliroughtful in Ottawa are incensed over this cavalier treatment of parliament.For it isn't as if important legislation lias not been introduced.On the contrary.Just before Parliament met two of the most sweeping enactments possible were published in the wage-freezing and price-fixing orders.But the Government lias clearly decided to use its war powers for the purpose of introducing all important legislation by Order-inCouncil and to leave to Parliament only the opportunity to criticize and speechify but not to influence policy.This is believed to be a most dangerous situation and one that would not be tolerated in Britain or any other country in the British Commonwealth.It is impossible to summarize the statements of the Government, nor would it be of any use to do so.The Prime Minister gave a competent summary of the progress of the war and of the international situation, but that was all.There who read the numerous weeklies had no need of Mr.King’s speech, j There was not a word in it regard- 1 ins Canada’s longrange war policy, \ no mention of any change in Can- j ada’s attitude towards the Soviet Union, and no reference to any of the problems of production and manpower which are discussed daily by the people of Canada.It was a class-roomlecture, and a disappointing one at that.The reports of most of the other ministers were of the same kind.The contained mountains of figures which have little meaning, since they were not related to any calculations of the present needs of the war or to any statement about Canada’s actual or potential capacity for war production.The Minister of Finance dealt with the pricefixing order without, however, saying anything to allay the fears of primary producers and the Minister of Labor discussed tire wage-freezing order, again without answering the legitimate criticisms levelled against it by organized labour.It can vyth justice be said that the reports of the Government gave as little information as it was possible to dress up with an imposing camouflage of detail.Attlee Present.In the gallery of Parliament sat the Rt.Hon.C.R.Attlee, Lord Privy Seal in the British Government and leader of the British Labour Party.At the end of the day’s sitting Mr.Attlee and his parliamentary Private Secretary, Mr.Arthur Jenkins, met for an hour with the CCF group and Mr.David Lewis, the National Secretary.Various matters of importance to Labour’s part in the war were discussed and the ties between British and Canadian Labor were even closer.Mr.Attlee expressed regret at his absence from England at the time of Mr.Coldwell’s visit there.Mr.Maclnnis speaking on behalf of the CCF group on Tuesday brought the discussion to earth.Said he, “it seems to me that the only way in which the democracies can successfully fight nazism is by the continual and planned extension of freedom.In Canada we are not doing that.Our privileged classes, and our Government, which appears to be acting at the present time for the privileged classes and only for the privileged classes, seems terribly afraid to get out of the old grooves or give up for the common good any long-held privileges.Mr.Maclnnis called upon the Government to establish full diplomatic relations with Soviet Russia, both because it would advance the common war effort and would also be of value at the peace conference, at which the Soviet Union is bound to play an important role.He pleaded that "we should try to get away from some of the prejudices which made it difficult if not impossible for us to appreciate and understand the growing power of fascism.” He then suggested that, "it would be interesting indeed to know how much of the world’s present misery is due to the mutual suspicion and distrust that have existed between the soviet vovern-ment and the governments of some of the democracies since the revolution of 1917.” Condemns Waqe-Freezinq Order.Mr.Maclnnis criticized severely the Order-in-Council freezing wages.His first protest was against the manner in which such sweeping legislation was intorduced.He asked why it did not come before Parliament, why there was not adequate consultation with organized labour, with the farmers and fisherman, ixpoïtcÆr, DEMOCRACY in any sphere is a serious undertaking.It sug-stitutes self-restraint for exter- ! nal restraint.It is more difficult tomaintain than toachieve.It demands continuous sacrifice by tlie individual and more exigent obedience to the moral law than any other form of government.Success in any democratic undertaking must proceed from the individual.It is possible only where the process of perfecting the individual is pursued.His development is attained mainly in the processes of common living.—Louis D.Brandeis.and with representatives of the consumers?Both the wage-freezing and the price-fixing orders should have come before Parliament.If such legislation is to be introduced by Order, what is the use of Parliament.The acting CCF leader then went on to criticize these Orders in detail.He demanded a floor for wages high enough to guarantee every worker a decent standard.He asked that a ceiling be placed on executive salaries and on dividends and profits.He insisted that price-fixing must not be allowed to penalize the primary producer, who has already suffered so much during the past ten to fifteen years.Mr.Maclnnis also dealt at some length with the Government's general labor policy.Citing all the relevant facts about the National Steel Car disputes early this summer, the Arvida trouble and the present situation in Kirlana Lake, lie declared the government’s policy “is definitely hostile to organized labor" and called for unconditional and automatic union recognition and collective bargaining.The Whipping Boy The American people would like to find a whipping boy.As the cost of living rises and the pinch becomes more severe people will want to know who is to blame.A whipping goy would be convenient.There is no doubt that the prices we pay will go higher.Wholesale prices on September 27, 1941 were 22 %> highei1 than when war began at tlie end of August, 1939, according to the Bureau of Labor Slatis- WORKERS’ MONEY — WHERE IT GOES For the worker, wages are the measure of his standard of living.Workers don't own stocks or bonds.They aren’t able to build up large savings.The race between the pay envelope and the grocery bill takes every cent of their income.When tlie pay envelope lags behind, workers’ living standards and the standards of workers’ families suffer.Wages are spent on tlie basic necessities.Workers don’t buy luxury goods.They buy the things that every family needs to continue living.Tlie average worker's budget is divided as follows, 34' ; of his wages go for food to feed his family, 18% for rent, 15% for household operation, 11 u for clothing for himself and his family and 22' ; for miscellaneous expenses which cover transportation, medical care, recreation, contributions and personal expenses.Many people who argue for wage freezing contend that wage increases will be used to buy scarce goods, thus bidding prices up and causing inflation.This argument does not stand up, since most of tlie things workers buy can be produced in enough quantity to meet all demands.In fact, the production of these goods and services is capable of great expansion, and millions who are still unemployed can be put to work producing them.Workers use wage increases to buy more food, clothing, medical care; things urgently needed to improve basic living standards.In a period of increasing prices and mounting cost of living, wage increases are the only defense the worker has against low living standards.They are the only bulwark between tlie family welfare and worsened conditions."The amount of wages paid to a man determines how he and his family shall live.Wages, that means real wages, arc the measure of the welfare of the Canadian citizen.For most workers it is their only income and their one claim on food, clothing and shelter.QUASHED An English judge had given his decision on a case, and counsel for plaintiff rose and questioned it."I cannot allow you to reopen this case after I’ve given my decision.” tics.The Bureau of Agriculture Economics predicts another 10% rise in wholesale prices •next year.So far the cost of living has risen only 9%, but the next time your grocer buys from his wholesaler lie will have to pay more and lie will have to charge you more.Cost of living is rising fast now until retail prices catch up with wholesale prices.Even if Congress passes price control legislation today, the consumer has increased casts ahead.Many people are saying, and will become more vehement in saying, that labor is to blame.Is it?The answer is that the increased labor costs amount for only one-tenth of tlie rise in wholesale prices.Someone will say to you when you quote this figures that labor costs have risen 6% since the beginning of the war according to Dr.Isador Lubin, Commissioner of Labor Statistics.And by any arithmetic a 8% rise in labor costs’is much more than one-tenth of tlie 22 % rise in wholesale prices.“Simple,” you reply! Labor costs account for only 40%.of the final costs of the finished product.A 10% labor-cost increase means a 4% price increase; a 6% labor-cost increase means a 2%% increase in the selling price.And a 2*i% increase is but one-tenth of the 22% rise in wholesale prices.For a whipping boy, point your finger at the nine-tenth, not to labor’s one-tenth.— Alice B.DUF-FIELD.Legislative Assistant National Women’s Trade Union League.i We have asked our reporter to pursue the elusive nine-tenth!—Ed.said his lordship."Then, judge, I may as wclle sit down,” returned the lawyer.“It’s no ; use knocking m.v head against a I stone wall.’ "Sir, I know it is no use knocking | your head against a stone wall.” re-j turned the judge."But I know no other who could perform the opera-: lion with less personal injury than [ yourself!" Aid To Democracy Free labor is the strongest defender democracy can have.To say to workers in this nation that they must accept arbitrary wage limits, and consequently accept a lower standard of living, is to weaken defense.It is a long step toward a lowered morale.It is a breach in the wall that tlie people of America are erecting against fascism.The only way to maintain the effective cooperation of the working people in the production effort is to strengthen the system of free collective bargaining.Great Britain even at war and under attack has not sought to destroy that system.We here in this country must not do it either unler the guise of wage control or any other means.3965 PAGE 8 SAMEDI, 15 NOVEMBRE 1941 - MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER 15, 1941 Truth in the News FALSE ECONOMY Under tin* guise of saving strategic metals and materials, automobile manufacturers arc planning to eliminate all "gadgets” from 194‘J model cars.Automobile intnuifaeturers have already been given permission to eliminate spare tires in the sales of new ears.This so-called economy will increase their profits many millions but won’t save a pound of rubber or steel, since few sane drivers would drive a ear without a spare tire, so the first thing he will do after buying a new car is to go out and purchase a spare tire.SMALL WAGE EARNERS AGAIN HIT The curb on installment buying which recently went into effect will lower the standard of living of the wage earner whose pay is small ami who will be unable to make the relatively larger down payments or make the payments within the time limits and will consequently be unable to purchase any clothing or household goods.There is further danger to this decree, it will virtually eliminate the market for a large number of consumer goods, and the workers (producing these goods, unless they can be absorbed by the war industries, will find themselves unemployed.We are quite aware that restriction of consumer credit is considered a necessary move to bead off inflation by curtailing demands when the limits of capacity production have been reached but again the wage earner is the onlv one whose standard of living is slashed." PRICE FIXING Implementing the Government’s policy of freezing wages and prices an Order in Council was made public last Sunday night making it an offense to offer or sell or knowingly TO BUY or OFFER TO BUY, any goods or services at prices higher than the lawful maximum and this lawful maximum is defined as the highest price at which a person or firm sold, or supplied goods or services “of the same quality or kind” during the period from September 15th to October 1 -It h 1941 and moreover, quantity discounts or other conditions of sale resulting in lower net price must be continued.Every business establishment in Canada will be licensed and for business men this means that will not only he restricted in what they charge but also in what they sell and what they make.Rents which are already controlled will be even more tightly controlled by a new 'order.Generally speaking for the workers this means that his cost of living will be stabilized.Commenting editorially, the “Montreal Gazette”, whined that this order unless altered would drive many firms out of business and would result in dangerous dislocation and loss, (loss of profits probably) and complained that the Government in establishing this price control was adopting an unusual procedure in building by putting a ceiling before the room itself had been shaped and constructed.We would like to inform the Gazette that Labor, the influential newspaper of the railway freezing, the Government similarly put a ceiling on wages which for the most part are not adequate and do not even come up to the subsistance level of twenty-five dollars a week fixed by the government as necessary to existence.We personally are of the samp opinion, as Labor, the influential newspaper of the raliway brotherhoods, which said, "It is probably the most complete economic regimentation ever tried on a free people”.But we would add to that, for the sake of our country, Canada, let us hope the Government in right.MEIGHEN CONSERVATIVE LEADER FAVORED RAIL CONSOLIDATION Rt.Hon.Arthur Meighcn, accepted with seeming reluctance the leadership of the Conservative Party this week and the daily press showered him with paeons of praise and expressed the fervent hope that Mr.Meighen’s leadership would bring the vanishing Conservative Party out of the torpor or is it stupor with which it has been affected since “Chief K.B.Bennett” left it for greater honors in England.Workers in general and railroad workers in particular will remember that Meighcn fought strenuously for the acceptance of a News From Britain Every Man to his War Job From HERBERT TRACEY of the British Trades Union Congress scheme for the unification of railways and there is no indication that he lias changed his views.Furthermore, the workers know that British industry enters upon the third war winter much better prepared for its gigantic task than in Cutting Down the Labour “Turnover”.lit.lion.Arthur Meighcn represents the vested interests, which is only natural since the new leader of the Conservative Party is connected with a few investment corporations.RE.THE WAR WORKER After reading the two issues which have up until now been printed if this so called labor publication, we are constrained to ask why they attempt by poorly concealed methods to lay the blame for the labor disputes in Canadian industry at the door of the American Federation of Labor Unions, when in the columns of their official organ they state definitely that 8(1 per cent of all time lost through industrial disputes in these industries were caused by the G.I.()., certainly not an organization very closely allied to the American Federation of Labor as tilings now stand.If it is their intention to attempt by these mud slinging methods to give the impression to the workers of Canada that the American Federation of Labor Unions in Canada are any less patriotic than the ghost membership of the body responsible for the publication of these gross misrepresentations then it is certainly time that their organization was outlined in its true light, in order that the slandered workers may see who their accusers are and just what group and class they really represent.This article will be followed by further data next week in connection with the WAR WORKER.FACING THE FACTS A jury of twelve American citizens, sitting in the federal District Court in New York, listened for almost a month to the evidence submitted in the ease against George E.Browne Willie Bioff and found them guilty of extortion.No other verdict was possible.The evidence introduced by the Government was shocking; the defense pitifully weak.In thanking the jury for the verdict, Federal •Judge Knox declared that it should serve as a warning to anyone who seeks to exploit the labor movement for personal gain.We agree with him fully.\\ e feel impelled to speak plainly about this ease because Browne was the president of an AFL union and Bioff was his appointed personal representative.The law enforcement authorities of the 1 .8.A.have done the labor movement a great service by ridding it of these men and placing ! them where lawbreakers belong, in jail.The defendants were not labor leaders, they were the betrayers of labor.They sold out the very workers whose interests they were sworn to protect.They deserve the seven*! punishment permissible under the law.We are sure that everyone will agree with the foregoing, hut some of our friends will say: "How about the public.' Won't they be more in inclined to agree with anti-labor propagandists that just because a few crooks have wormed their way into unions, the entire labor movement should be suppressed or crippled with legislative restrictions?” Again we say—on the contrary.The Browne-Bioff ease proves what the American Federation of Labor lias all along contended—that ! the laws on the statute books today are all that is needed to wipe out racketeering.The American Federation of Labor itself is no police force, no grand jury, no prosecutor.It cannot move against wrongdoers in any autonomous national or international union because it lias no legal authority to do so.But it does call upon the prosecuting authorities to proceed against the betrayers of labor just as fearlessly and effectively as the Government did in the Brownc-Bioff case.That is the duty of our law enforcement agencies.Wo ask them to do their duty for the benefit of labor as well as the public as a whole.the second or first.An amazing feat of organisation has distributed the country’s reserves of industrial man power on the basis of a scientific plan, and has attached these reserves to plants engaged in essential war work.Tlie plan requires a certain amount of study before its scope and purpose can be fully appreciated Its principles are simple enough, but the pattern of industrial organisation, resulting from the application of these principles, is complicated so much so indeed that I sought the help of experts in the Government departments concerned, particularly the Ministry of Labour, to straighten things out in my own mind.The deepest impression one gets from such inquiries is that in this third war winter no persons who is capable of doing a war job will be idle.Unemployed Down to Vanishing Point.The number of workpeople officially recorded as unemployed — a good test of industry's present position — has almost reached vanishing point.Two months ago, in mid-September, there were as many as 100,000 men and boys registered at the employment exchanges as wholly unemployed.That looks a fairly large number.It is, of course, only a tiny fraction of the fully employed working population of the country.Under analysis event that total is appreciably lessened.Nearly one-third of the total, more than 30,000, have been classified by interviewing panels, on which the Trade Unions are represented, as unsuitable for ordinary industrial employment.The remaining total of some 65,000-70,000, comprise men and boys from the age of 14-15 up to 70 years or more.A very large proportion of these were unemployed, on the given date, simply because they were in transit from one job to another: they registered at the employment exchange as applicants for work; they were in fact awaiting allocation to suitable jobs.Large numbers of them would have gone off, the waiting list within a few days of the “count" at the employment exchanges in mid-September.Much the same analysis can be applied to the women and girls who were registered on the same date.It is indeed true to say that official unemployment statistics in these days signify the existence of an unemployable residue of physically unfit, or otherwise disabled workepeope, plus a floating mass, quite small, of workpeople who have been counted as unemployed in passing from one job to another.Under the most developed form of industrial organisation there must be a small “labour turnover" of this kind.The experts who instructed me in the mechanism of industrial control, marking the high point of war organisation were insistent that unnecessary turnover of labour has been practically ruled out.It is the principle aim of the Essential Work Scheme, which is now in full operation in at least 40 industries, ranging from agriculture to sewerage, the timber trades, and water supply services.Application of the Essential Work Scheme to these industries means that the freedom of employers to discharge workers, and the employee's freedom to leave his employment are drastically curtailed.The scheme applies now to practically every industry engaged on essential war work, and unemployment cannot be said to arise in these industries.There is a further and stricter regulation of labour within these industries.An Essential Work Order applied to an industry leads to the scheduling of particular undertakings within that industry as establishments whose labour force Is assured.The Government Department which schedules a firm within the ambit of the Essential Work Scheme has to be satisfied that the concern is doing war work and requires to retain its supplies of labour.HELPFUL As the second sponged the badly-battered features of the would-be world champion, he murmured in tones of disgust: “It's all right, Bill.We've sent for a private detective.” “What do I want a detective for!” asked the fighter.’‘He'll help you find the chap yuo've been trying to hit during the last five rounds.” î’J jteÈÉcfr! g»PO**l THE ALE OF GOOD TASTE
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.