Le monde ouvrier = The labor world, 1 octobre 1941, samedi 4 octobre 1941
27e Année — No 40 SAMEDI, 4 OCTOBRE 1941 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 4, 1941 27th Year —No.40 DRINK DOW’S ALE Standard of Strength and Quality zmm.Chile fiibor 1U nrl il TRY BUCK HORSE ALE 100 Years of Brewing Experience behind it Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest « INSTRUIRE ET AMELIORER , Téléphone : LAncaster 5361 Les ouvriers de la Vickers soumettent un mémoire pour l’accélération de Sa production essentielle de guerre Mémoire soumis par le Conseil des Métigrs de la métallurgie de Montréal et vicinité, comprenant toutes les unions des métiers de la métallurgie affiliées à la Federation Américaine du Travail à la Commission nommée pour enquêter sur les chantiers maritimes de la Province de Québec, en ce qui regarde les salaires et les conditions de travail aux chantiers maritimes “VICKERS”.1 I’resident et aux membres de la Commission: » M .-'leurs, En présentant ee mémoire, nous, du mouvement ouvrier international, ilé irons attirer votre attention sur le fait (pie nous sommes au courant de lu gravité de la situation en Europe, et de la nécessité impérieuse pour attoin-rapidement le maximum de production dans l’outillage de guerre.Réalisant, comme nous le faisons, qu’une victoire nazie ne peut signifier j,,,!ir nous que la fin de tout ee qui nous est cher, le démembrement de nos mu us, la suppression de nos droits démocratiques et l’esclavage de la classe ouvrière entière; c'est doue avec empressement que nous vous présentons ce que nous considérons être la seule solution possible et durable de ee qui est, devenu un problème poignant.Nous considérons que la nomination de la Commission qui siege ici aujourd'hui.a été fait te dans le but de faire enquête sur la possibilité détablir des conditions qui permettront l'accélération de la production des navires, si necessaire au transport ds armements an peuple héroïque de I Angleterre et ses allies.Nous vous soumettons ee (pie nous considérons être le résultat de 1 experience acquise au cours des deux dernières années, et espérons que les suggestions offertes rencontreront votre considération la plus attentive.Ici.D’établir des taux de salaires raisonnables et équitables et des conditions de travail an niveau de l'habilité et de I expérience des hommes de notre métier.2o.Pleine connaissance de la part de la direction que nos unions sont parti intégrale de la machinerie de guerre.En nous accordant ces conditions, nous estimons qu il serait possible d augmenter la production à un degré non encore entrevu ou même essayé.Nos propositions concernant les taux de salaire et nos conditions de travail : >nt, si vous le désirez, resoumises par chacun des metiers ici représentés.Elles sont, d'après nous, des requêtes plus que raisonnables basées sur le désir o- travailleurs du Québec d’obtenir l’égalité avec nos confrères de l’Ouest, si bien (pic dans d autres chantiers du district de Montréal.("est le bon sens même et la justice la plus ordinaire; un principe démocratique pour lequel nos fils et nos frères sont préparés a mourir mille moi : ega- 1 ¦ pour tous, privilège pour personne.En encourageant les travailleurs à joindre les unions, en nous accordant ¦ ;v requête pour une entente d atelier d union, la compagnie poui tait d un il coup faire disparaître la cause de toutes sortes de mécontentements, de i-bille, et de malentendus dans les relations entre employeurs et employés, aussi que de faire disparaître dans l’esprit des travailleurs tout sentiment de , qiicion et de mécontentement qui se sont accumules dans un passé îempli relations dissatisfaisantes avec la direction.Ceci préparerait les voies pour obtenir une coopération tant désirable, même nécessaire, entre les ouvriers et h, direction, sans laquelle on ne peut atteindre un maximum de production.Dans une atmosphere de confiance et de cooperation, connue il en existeiuit an • alors, qui mettrait fin à ces chamaillages sur les salaires et les conditions de : avail avec des ententes signées pour la durée de la guerre, nos membres bien rca aisés, bien disciplinés, si* raient alors dans une position de jouei un îolo I i-pondérant dans l'accélération de la production, en ligne avec ce qui est ac-en pli par nos confrères “trade-unionistes en Grande-liietagne.Les unions, par leurs officiers et représentants de comité, pourraient par '- organisation, la coopération et l’éducation, continuer à atteindre cette accé-: ; ¦ i o ri de production.Sus unions sont toutes disposées a organiser les eonte-: -aces entre les représentants de comité, les contremaîtres, les ingénieurs et la hrertiffn, en vue de projeter, discuter et mettre en vigueur des cédules de production.Nos unions sont prêtes à promouvoir des campagnes chez les travailleurs ;fin délimincr le gaspillage de matériaux et de temps à organiser des concours 'o r-départementaux pour un rendement plus tort.Nos unions, pai des con-f Pences et des assemblées avec nos représentants de comité et nos membres en-• oeoiirageronl la présentation d'idées et de projets en vue d accélérer la proditc-1 il.pour employer, dans la plus grande mesure possible, la mnchiiioiie.le tia-\ail, aussi bien que le matériel disponible pour la construction des navires.Nos unions peuvent être un grand appui pour ainenei sui les elmntieis nia-111 i mes la réserve non encore épuisée d'ouvriers mécanisés et expérimentés, non encore employés aux Iravaitx de guerre.Nous pouvons accomplir ceci par notre contact et l'in fluence que nous avons ' ;r nos membres.(,'e sont toutes des propositions sur lesquelles il est inutde de discouiii hui vaenicnt.Elles ont été accomplies par les trade-unionistes de la (iiundc-l>ie (Suite à la quatrième paye) Les bonis de guerre réclamer par ie Conseil Le Conseil des Métiers et du Travail de Montréal tenait son assemblée régulière jeudi soir dernier, sous la présidence de M.Raoul Trépanier, président du Conseil, assisté du vice-président J.M.Shannon et des secrétaires J.E.Gariépy, J.A.Belland, J.F.Moore, Edouard Désormiers et du trésorier J.P.Corriveau.Par suite de nombreuses demandes, l'exécutif a cru de son devoir de recommander tout particulièrement, après une étude très approfondie, des bonis de guerre pour tous les ouvriers des différentes industries, comme il est suggéré dans l’arrêté-en-conseil C.P.7440, et que le gouvernement fédéral soit avisé de cette décision, ainsi que le Congrès des Métiers et du Travail du Canada.Cette recommandation fut approuvée unanimement.» # * Le Conseil a pris connaissance d’une communication des Ouvriers Bijoutiers de Vancouver, C.-B., faisant savoir aux ouvriers de Montréal que trois firmes importantes de cette ville s'occupent exclusivement à fabriquer des produits tels que boutons, insignes, etc., pour les unions ouvrières, ceux-ci étant revêtus de la marque syndicale unioniste internationale de l'union des bijoutiers.On demande au Travail Organisé en général d'y donner son entier appui.Les unions désireuses de se prévaloir de ce droit peuvent obtenir les renseignements en s'adressant au scrétaire J.E.Garié-PY- fp # g Une important communication fut également reçué de la Fédération en aide aux ouvriers de Grande-Brettagne, dont MM.William Green et M.Wall sont officiers diirigeanls.Cette organizattion demande une plus grande diligence à l'aide à la Grande-Bretagne et une plus grande promotion de l'effort de guerre.* # * Le Conseil des Métiers et du Travail de Fresno, Californie, informe le Conseil de près de 2,000 ouvriers qui travaillent dans l'industrie des fruits sont en grève pour améliorer leurs conditions de travail et leurs salaires qui sont des plus déporables.Le Conseil a décidé d'accorder son entier support aux ouvriers de cette industrie afin qu'ils obtiennent gain de cause dans leurs revendications et que les travailleurs organisés de Montréal s'abstiennent d'acheter lesdits produits jusqu'à ce que ses confrères unionistes obtiennent des résultats favorables dans leurs demandes de redressement de leur standard de vie.* * * Le Conseil a trouvé un bon medium d'informattion dans la Gazette officielle de Québec et a décidé de renouveler son abonnement à cette importante publication.* * * Le délégué Paul Fournier, représentant de ce Conseil au Congrès des Métiers et du Travail du Canada, dont les séances furent tenues à Calgary, Alta, la semaine dernière, présenta un rapport verbal des délibérations de ce Congrès.: 334 délégués étaient présents, représentants 225 unions locales, Conseils des Métiers et du Travail et Fédérations provinciales du Travail ; 277 résolution furent soumises à la convention, elles furent soigneusement étudiées et adoptées ou rejettées selon quelles répondaient au bien-être général du mouvement ouvrier organisé, ou non.Le délégué élabora le sujet des différentes résolutions traitées, mais l'espace nous manquant cette semaine, nous y reviendrons dans notre prochain numéro.La ville de Winnipeg qui faisait la lutte à la ville de Québec a remportée la palme.Winnipeg sera donc le siège de la convention en 1942.Après ce que ce rapport fut soumis à la délégation, un long débat s'engagea, non parce que le rapport n'était pas conforme, mais bien à cause de certaines décisions qui furent prises par le Congrès.Le président donna des explications précises à ce sujett et tous les délégués s'en déclarèrent satisfaits.Plusieurs autres questions importantes furent egalement discutées à cette réunion.* * * Avant la clôture de l'assemblée, un vote fut pris à l'égard du confrère Pierre Lefèvre, organisateur de la Fédération Américaine du Travail, lui souhaitant prompt rétablissement dans la maladie qui le terrasse actuellement.¦*¦ * * Une assemblée du Comité d'Organisation du Conseil aura lieu le jeudi, 9 octobre, à 7.30 heures du soir, précédemment à l'assemblée du comité exécutif qui aura lieu le même soir. PAGE 2 SAMEDI, 4 OCTOBRE 1941 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 4, 1941 La vie des unions ouvrières par Ben.Droiet Ouvriers cessez de manifester du mécontement Il est de plus en plus évident, qu'il y a des ouvriers qui ne sont jamais contents.Ceux qui ont la plus petite expérience de 1 union ouvrière, en savent quelque chose., ., .Ils savent par ailleurs qu’il existe une certaine catégorie d ouvriers, à qui l'union se prête à leur fournir tous les moyens possible, lesquels font leur bien-être.Cependant, ils trouvent encore le moyen de manifester leur mécontentement._ En réalité c'est de manquer de justice envers l'union ouvrière, qui dénote la prospérité, que ses membres sont nombreux et bien disciplinés, qui est aussi bien vu des patrons, et qui obtient même tout ce qu elle réclame pour ses adhérents.On entend encore de ces grognards qui ne sont pas encore contents.Ils manifestent du mécontentement jusqu au moment ou les officiers cherchent à faire observer scrupuleusement la constitution, ainsi que les règlements, ce qui fait la force de l'union ouvrière lorsqu ils sont mis en vigueur pour le maintien du bon ordre.Il nous semble que ces êtres impossibles qui ne sont jamais contents, nuisent évidemment à la bonne entente qui doit exister dans toute union ouvrière bien constituée.Il faudrait par conséquent, par des moyens justifiés, sévir rapidement et avant que le malaise général se manifeste, comme un danger pour son existence.Officiers et membres fidèles à l'union ouvrière, êtes-vous prêts à faire cesser ces manifestations désagréables à la vue des membres sincères, à entreprendre et à poursuivre jusqu'au bout la mission de faire connaître et de faire apprécier sa doctrine qui fera le bonheur des ouvriers dans la paix et dans le travail.SALAIRES ET COUT DE LA VIE Il n’est pas toujours vrai, tant s’en faut, de dire que le salaire est basé sur le coût de la vie.Il n’est pas vrai non plus de prétendre que dans la détermination du salaire cette question du coût de la vie n’entre pas pour quelque chose.Selon des économistes qui se disent distingués ou que l’on considère comme tels — ce qui n’engage à rien — il appert que l’on ne peut, strictement parlant, baser le salaire sur le coût de la vie de façon à subordonner le salaire au coût de la vie.En d’autres termes, il parait impossible de mettre ces deux facteurs économiques sur le même pied et de les faire toujours correspondre l’un à l’autre dans le sens du mieux-être humain.Si l’on consulte les statistiques fédérales relatives au coût de la vie au Canada, nous constatons que depuis 1913 à 1933 le coût moyen des aliments est resté sensiblement le même, alors que celui du chauffage et de l’éclairage a augmenté d’environ 42%, celui du loyer d’environ 29' ;, celui des vêtements d’environ 13% et celui de diverses autres choses d’utilité courante de 57' ;.soit une augmentation moyenne générale d’environ 23' ;.Par ailleurs, si nous envisageons la période qui va de décembre 1933 à janvier 1940, nous notons que le coût moyen de l’alimentation a augmenté de 19' ;, celui du chauffage et de l’éclairage de 2%, celui du loyer de 20%, celui des vêtements de 10' ;.celui de divers éléments d’utilité courante de 2' ;, soit une augmentation moyenne d’environ 12';',.Depuis 1933.la moyenne des salaires ne parait pas avoir augmenté dans la même proportion que la moyenne du coût de la vie, d’où une situation selon laquelle le pouvoir d’achat de la masse des consommateurs peut être considéré comme légèrement Inférieur à ce qu’il l’était il y a 7 ans.Tous ceux qui s’occupent d’économie sociale devraient se faire un devoir de suivre de très près les fluctuations du coût de la vie au pays, de même que celles des salaires.Ils en arriveraient infailliblement à la conclusion ou que les salaires doivent augmenter ou qu’il faut prendre les mesures nécessaires i>our stabiliser ou réduire le coût moyen de l’existence au Canada.Le problème est donc double: stabiliser le coût de la vie ou maintenir les salaires à un niveau tel que le pouvoir d’achat, c’est-à-dire le rapport entre le salaire et le coût de la vie, soit en permanence “suffisant".— V LES CORDONNIERS ET L'ARRETE EN CONSEIL Aü SUJET DES GREVES L’union locale 249 des travailleurs en chaussures, tenait mercredi soir dernier une séance fort enthousiaste, sous la présidence du confrère Roméo Talbot, assisté du vice-président Léo Leclair.Le fait de cet enthousiasme qui règne chez les travailleurs en chaussure, est dû à ce que toutes les demandes d’augmentation qui ont été proposées aux manufacturiers par l'entremise de M.Charles McKercher, agent d’affaires, ont été accordées après de longs pourparlers.Les membres ont semblé s’intéresser à la lecture par le secrétaire Noël Gervais, de l'arrêté en conseil relatif aux grèves en Canada.Comme l’industrie de la chaussure est considérée comme industrie de guerre, c’est pourquoi qu'Ottawa aurait voulu faire connaître aux intéressés, les effets de cet arrêté en Conseil.Nous relevons que l’arrêté en Conseil, concernant la loi des enquêtes en matière de différents industriels, prévoit que les relations entre les parties à un différend, doivent demeurer inchangée, tant que le Conseil ne se serait pas prononcé.Cet arrêté C.P.3495 du 7 Novembre 1939, modifié par l’arrêté en Conseil C.P.1708 du 10 Mars 1941.stipule que les dépositions de la loi précitée ont été étendues aux différends entre patrons et employés occupés à la production de munitions de guerre, et d’approvisionnements et à l’exécution de projets de défense.Si les employés veulent faire grève, ils doivent avant de prendre un vote de grève, notifier le ministre du Travail.Alors le ministre jugera selon son désir s'il est d'avis que la cessation du travail nuirait à la poursuite efficace de la guerre.Le minis- tre peut donner instruction qu’un vote de M.McKercher, secrétaire trésorier, fait part à l'assemblée, qu’il avait reçu du bureau général un chèque de $300, en paiement des bénéfices de feu Théodule Forgues, lequel chèque sera remis à la famille.M.McKercher fit des remarques plausibles à l’effet que les membres doivent voir à faire changer le nom de leur bénéficiaire, afin d’éviter du trouble à l'Union.Un vote de condoléance a été pris debout dans un profond silence, à l'occasion de la mort de M.Trefflé Bonenfant, fondateur du local 249, ainsi qu'à l’adresse des confrères Armand Rivest, Oscar Diot-te et Arthur Belland pour la mort d’un proche parent.— V LES PEINTRES SONT CONFIANTS Si les conditions continuent à s'améliorer, l’union des peintres, local 349 aura un effectif d’au-delà un millier de membres.C'est bien là le désir des officiers de voir tous les peintres de la Métropole joindre les rangs de la Fraternité internationale des peintrès-décorateurs et tapissiers d’Amérique.Lors de l'assemblée de lundi du local 349.l’agent recruteur, Arthur Boismenu, rapporta qu’il fit initier un grand nombre de nouveaux membres, lesquels, furent dirigés par le confrère Albert Gaudreau, conducteur.Le président Jules Boulet leur fit prêter le serment d’office.M.Edgar Gilbert, organisatenur local, donna un aperçu de la situation du travail pour les ouvriers de ce métier dans le district de Montréal "Les peintres”, dit-il, “peuvent être assurés de toucher le prix de 74 cents de l’heure, quoiqu’ils ne soient pas signataires du contrat collectif de travail des métiers de la construction”.Il releva certains faits existants relativement aux conditions générales des peintres qui ne sont point ce qu’elles devraient être.Il attribue tout ceci à la faute de tous les gens du métier.Quand des peintres sincères à leur union connaissent des cas spéciaux ayant trait à des travaux de peinture exécutés par des ouvriers soi-disant compétents et qui se donnent pour un salaire dérisoire, c'est-à-dire plus bas que le salaire fixé par le contrat collectif de travail, ils se doivent en justice, pour la majorité des intéressés, de rapporter ces cas au comité paritaire de l’industrie du bâtiment.M.Gilbert espère voir le jour où les 5,000 peintres seront sous la bannière de l'union internationale où ils pourront exercer un contrôle effectif qui leur permettra de gagner un salaire d’au moins $1.00 de l’heure.Tous les peintres qui travaillent présentement à temps court ou qui sont sans emploi qui désirent joindre les rangs de l'union sont priés de se présenter au bureau de l’Union à 909 blvd St-Laurent, de 8 heures à 10 heures du matin et de 4 heures à 6 heures de l’après-midi.Le travail est assez abondant pour satisfaire toutes les demandes d'emploi.UN CONTRAT DE TRAVAIL RECLAME PAR LES OFFICIERS Les pourparlers entamés entre les employeurs et les employés de l’industrie de l'optique font prévoir la signature d’une entente collective de travail.Les compagnies avec lesquelles négocie actuellement l’union internationale des mécaniciens opticiens, sont: la National Optical Limited, la Central Optical Limited et la Commercial Optical Limited.Les employés réclament une semaine de travail de 44 heures, une semaine de vacances payée, ainsi que la fermeture des ateliers les jours de fêtes suivants: le jour de l’An, le vendredi saint, la St-Jean-Baptiste, la confédération, la Fête du Travail et’ le fête de Noël.Les salaires réclamés sont les suivants : 20 et 25 cents de l’heure pour le premier et le second semestre de la première année ; 30 cents de l'heure pour la seconde année ; 35 cents de l'heure pour la troisième année ; 40 cents pour la cinquième année ; et 55 à 70 cents de l’heure pour la sixième année.Ce dernier taux sera appliqué aux ouvriers spécialisés dans la mécanique de l'optique.Ces taux précités ont été décidés au cours d’une réunion conjointe des patrons et d’ouvriers ces jours derniers en l’hôtel Ritz Carlton, alors qu'un comité d’employeurs et d'employeurs fut nommé pour discuter le bien fondé des réclamations des ouvriers et aussi pour considérer les offres des employeurs.• • • — V BANQUET DES OUVRIERS DE LA FOURRURE Les membres des unions locales 66 et 67 des ouvriers de la fourrure, ne doivent pas oublier que c’est dimanche prochain le 12 octobre, à 8 heures du soir, qu’a lieu le banquet à l’Hôtel Mont-Royal, Salle Dorée, pour célébrer le 25e anniversaire de la fondation des unions locales de Montréal et de leur affiliation à l’union internationale des ouvriers de la fourrure d’Amérique.M.Ben Gold, président général, sera présent, ainsi que plusieurs autres officiers généraux.Afin de célébrer cet événement dignement et obtenir un véritable succès, il appartient à tous les ouvriers et ouvrières de la fourrure d’y participer.A la suite du banquet, il y aura bal et réception aux officiers généraux, ainsi qu’aux invités.• • • — V ASSEMBLEE DES TYPOS Samedi, le 4 courant, a lieu l'assemblée mensuelle de l’union typographique No 145, à 2 heures 30 de l’après-midi, en la salle de l’Union du Commerce, 1079, rue Berri.Les officiers, ainsi que le comité exécutif auront des rapports intéressants à soumettre à la considération des membres.A cette assemblée on formera le comité des négociations, pour le renouvellement du contrat des journaux.RENE LAHAYE ELU SECRETAIRE DES EMPLOYES DE TAVERNES L'effectif de l'union locale 200 des employés de tavernes augmente constamment.Plusieurs nouvelles recrues furent initiées au cours de la réunion bi-men-suelle de cet organisme, tenue diman-lx dernier, sous la présidence du fonfrère Nelson Fortier, assisté des vice-présidcn R.Diotte et Albert Villandré.Ln considération du fait, que le c(,n frère Edouard Desormiers.secrétaire tn sorier, est encore sous l’effet d’une ma!:, die sérieuse, il donna sa démission, poui s'occuper exclusivement de la chai" d'agent d’affaires.Le confrère René LaHaye a été choisi à l’unanimité comme son remplaçant.Le comité chargé d’organiser un soupe, aux huîtres, rapporte que cet événement social aura lieu samedi soir, le 13 octobre en la salle de l’Assistance Publique, angh des rues Berri et Lagauchetière.Tout lai prévoir que ce parti remportera un véritable succès, puisque les billets, au prix de $1.25, s’enlèvent rapidement.Le.offi ciers comptent sur l’appui entier de.membres des unions ouvrières.Le Local 200 s’est enrichi d'une nouveie taverne, où le cadre de l'union y est affiché et où les employés sont tous porteur: du bouton de l'union.La taverne du Cad Noël, sise angle des rues Demontigny e; St-André, est une nouvelle acquisition.Les officiers reçurent instructions de faire une étude sérieuse d’une demand de la compagnie Union Labor Life Insurance, au sujet cl'une assurance groupe Par celle-ci les membres seraient nssurc de recevoir $250 en plus des bénéfices de $150, que l’union internationale paie s décès d'un de ses membres.Parmi les visiteurs à cette réunion on remarquait MM.Roméo Lepage, ancien agent d’affaires du Local 200 ; J.-W.Longer, agent d’affaires du Local 382 de employés d'hôtels ; et René Beaudry, secrétaire-trésorier de l'union locale 790 des employés de tavernes de la ville d, Québec.Ce dernier, dans un discours fort approprié, s'exprima d'une façon catégoriqui en disant qu'il appartenait donc à tous U employés de tavernes de cette province, de joindre l’union internationale.Il mentionna.que le Local 790 possède un effectif de 150 membres et qu’avec l'aide de M.Jos.Matte, président du Conseil Fédéré de Québec, les employés de tavernes de Québec, auront d’ici au mois de novembre un contrat collectif de travail.M.Lepage s'appliqua à donner de bon.: conseils aux intéressés.Parmi ceux-ci signalons celui donné à ceux qui ne peuvent pas aider efficacement au mouvement, au moins de ne pas lui nuire.M.Lenger déclara qu'une alliance de unions intéressées est en voie de formation dans la province de Québec.Le temps de l’après-guerre.Il fit un appel nisation des ouvriers, en prévision de; temps de l’après-guerre.Il fit un appel aux ouvriers de l'industrie de l'hôtellerie de mettre l’épaule à la roue, afin de pouvoir contrôler le marché de la main-d'oeuvre.A l’issue de la séance, un vote de condoléances a été adopté à l’adresse du confrère Arthur Séguin, à l'occasion de la mort de son frère Emile Séguin.Que copie de cette résolution soit envoyée a la famille, et' aux journaux pour publication.• • • — V ASSEMBLEE DU TRAMWAY Mercredi prochain le 8 courant la division 790 de 1’union des employés de tramways et des chauffeurs d'autobus, tiendra son assemblée mensuelle en la salle de l'Union du Commerce 1079 rue Berri.M.Elphège Beaudoin, président, un des délégués à la convention de l’Association amalgamées des employés de chemins de fer électriques et chauffeurs d'autobus à Atlantic City, présentera un rapport intéressant des délibérations de ce congrès.C’est également à cette réunion que le secrétaire du Comité de la Fête du Travail.J.-E.Garlépy, présenta la coupe offerte par le comité à l'équipe vainqueur du souque à la corde.C'est donc l’équipe de la section de l’est des employés de tramway qui est le vainqueur.On s’attend à une foule considérable. SAMEDI, 4 OCTOBRE 1941 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 4, 1941 PAGE 3 La vie des unions ouvrières LES PATRONS ET LEURS EMPLOYES l.a Chronique de la Vallée du St-Mau-rive, publie dans son dernier numéro, une nouvelle fort intéressante, pour les ou-\ ; icrs, dont nos nous faisons un ardent plaisir de reproduire quelques joints les plus saillants: Un projet de loi au sujet de la sécurité :ale, a été soumis à la Chambre de San e.Costa-Rlcn.Ce projet est apparu talques jours après la publication d’une •n pastorale de Son Kxc.Victor Sana-1,’ ,a Martinez, archevêque de San José.Ce nier prouva que le salaire minimum est un des plus sûrs garants de la justice sole; ou de l’injustice des conditions vital' d’un pays, car l'état matériel des sa-iairés est en raison directe du niveau plus ou moins élevé de la rétribution.Alors, dit-il.si nous considérons maintenant les : alitions lamentables ou se débattent î .ouvriers, la pauvreté, le peu d'abon-d.t.ee et la qualité détestable de leur nourri ire et celle de leurs enfants, par conséquent tout indique que les salaires sont i: uffisants.La majeure partie d’eux sont incapables d’économiser avec un salaire de lamine, soit pour les temps de la maladie, .oit pour la vieillesse.De ce fait, ils :t incapables d'assurer le bien-être re-latit de leur famille après leur mort.La lettre Pastorale, continue en disant qu'il est excellent de prêcher la résigna-u aux ouvriers, mais il est encore plus * iitiel de rappeler aux patrons la justice et la charité sociale.” En terminant, la lettre réclame que “ce n serait que simple justice que les grands chefs d'industries et les capitalistes taisent dans leurs testaments des legs importants en faveur des ouvriers, surtout en faveur de ces ouvriers dont le travail humble et constant leur a permis d'édifier leurs immenses fortunes”.• • • — V ARTHUR D’AOUST REELU SECRETAIRE Le Congrès des Métiers et du Travail du Canada a décidé de tenir sa convention annuelle de l’an prochain ft Winnipeg, f invitations avaient été reçues de la étalé du Manitoba et de la ville de Québec, mais Winnipeg l'emporta au vote par 150 voix contre 97.M.Arthur D'Aoust, de Hull, a été réélu e mme secrétaire-trésorier du Congrès.• • • — V DELEGUE DEPUIS QUATRE ANS P mr la quatrième année consécutive.M.Tremblay, président de la Loge St-Henri, local 606 des Wagonniers, repré-i a les wagonniers canadiens au con-annuel de la Fédération Américaine Travail, à Seattle, qui s’ouvrira lundi 1 6 Octobre prochain.M.Tremblay a litte la Métrapole canadienne mardi de le semaine.LE TRAVAIL AMERICAIN APPUIE ROOSEVELT L union des Electriciens, puissante organisation de 250,000 membres, s'est réunie en convention annuelle la semaine dernière à Camden, New Jersey.L'Union s'est décalré solidement derrière le président Roosevelt et son programme d’aide n la Grande-Bretagne, à la Russie et à la Chine.Elle s’est opposée aux opinions isolationnistes de l'ancien président du C.I.O., M.John-L.Lewis.• • • — V GREVE DES GARÇONS DE CAFE, A TORONTO Une nouvelle nous arrive de Toronto, que M.A.R.Johnston, organisateur de l'Union des employés d'hôtels, de restaurants et de clubs, aurait déclaré que la grève qui avait été prévue pour midi précises, mardi dernier, aurait été ajournée à la suite d une lettre des hôteliers proposant la médiation.Cette grève en perspective a été votée dimanche le 28 septembre, lors d’une réunion des membres de l’union et les propriétaires d'hôtels furent avertis que la grève serait déclarée s'ils ne conféraient pas avec les officiers de l’union.Pour mieux dire, le différend a surgi à la suite du refus de la direction de l'hôtel King Edward d’inclure les aides cuisinières dans un nouveau contrat de travail, en rapport que la salle à manger de l'hôtel préctée est fermée depuis.Il est question de déclarer la grève générale afin de pouvoir régler ce différend.Comme on peut le constater il peut avoir des suites graves.On dit que si cette grève a lieu elle s’ajouterait à celle des garçons de café de 43 hôtels, qui dure depuis le premier de septembre.• • • — V ECHO DE QUEBEC Banquet aux Huîtres Le comité de propagande et social du Conseil Fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis, s’est réunit dimanche dernier en la salle du Conseil, 110, rue Du Pont, pour étudier la possibilité d’organiser un banquet aux huîtres cette année.C’est là la décision prise au cours de la réunion mensuelle du Conseil Fédéré, mardi le 23 septembre dernier, autorisant le comité social de préparer cet événement qui fait-on remarquer, fera époque dans les annales du mouvement ouvrier international de Québec.Nous aurons l'occasion d'en reparler.• • • — V REFERENCE —Comment, des démêlures dans la salaria?La cuisinière est donc borgne ?—Non, monsieur, c’est notre hôtel qui est borgne.Notre cuisinière est aveugle.VOTRE FUSIL ét leGii jeKuyper POTTEï*?, La véritable saveur de Hollande vous procurera une sensation de satisfaction et de chaleur apres une dure journée dans le bois.10 ONCES, 26 ONCES, 40 ONCES, *1.05 *2.40 *3.45 Distillé et omboutoilléau Canada tout la turvoillancodirocto de John de Kuyper & Son, Distillateurs, Rotterdam, Hollande.MOUVEMENT D'ORGANISATION DES REPASSEURS ET TEINTURIERS DE LA FOURRURE Le Conseil Conjoint des Ouvriers de la Fourrure de Montréal locaux 66 et 67 affilié à l'Union Internationale des Ouvriers de la Fourrure des Etats-Unis et du Canada, qui a commencé une campagne d’organisation chez les travailleurs de l’Industrie de l'Apprêtage et de la Teinture des Fourrures, est encouragé dans son travail par l'appréciation qu'il reçoit d'un grand nombre des travailleurs de cette industrie, où il existe des conditions de travail irraisonnables, tel que bas salaires, heures de travail interminables, manque d’hygiène, manque de respect de la part des dirigeants des différents départements et l’opposition acharnée de certains employeurs à menacer leurs employés de destitution s'ils usent de leur droit de s’organiser.Ce droit est pourtant bien reconnu en cette Province et nos dirigeants tant politiques que professionnels encouragent les ouvriers de s’unir.Il est reconnu aujourd’hui que les unions ouvrières sont indispensables au bien-être de la société en général, puisqu’elles assurent ici au Canada, la paix dans les industries.Toutes les félicitations qu’elles reçoivent pour le magnifique rôle qu’elles jouent pour la victoire sur Hitler en est bien la meilleure preuve.Le Conseil Conjoint est bien décidé de continuer son travail coûte que coûte, en dépit de tous les obstacles que ces exploiteurs d’ouvriers feront surgir.Nos Repasseurs et Teinturiers de Fourrures savent que cette industrie est organisée 100% aux Etats-Unis y compris diton la Maison Hollander et qu’ils peuvent compter sur le support moral et financier de tous les membres de notre union internationale des Etats-Unis et du Canada.Par conséquent les travailleurs de cette industrie n’ont rien à craindre et notre union leur promet toute la protection et l’aide financier nécessaire pour faire un succès de la présente campagne, succès qui apportera à ces travaill-leurs et à leurs familles, dont un grand nombre sont plus que dans le besoin, un peu de soulagement et la part de soleil dans leurs foyers à laquelle ils ont droit surtout en ces temps difficiles que nous traversons présentement.Alors puisque c’est votre droit de vous organiser et que personne n’a le droit d’y mettre d’objections, encore moins de se servir d’intimidation envers les employés, c est un devoir que vous devez accomplir dans l’intérêt de vos familles.Par conséquent venez en homme libre et courageux à la première assemblée générale des repasseurs.Vous n’avez absolument rien à craindre de qui que ce soit et vous pouvez compter sur la protection de l’Union.Cette assemblée aura lieu mercredi le 8 octobre à 8 heures 30 du soir à 1331-A est, rue Ste-Catherine, en la salle de l'Union Internationale des Cordonniers.• • * — V LE MARIAGE Un jeune homme qui devait se marier alla à confesse.Le prêtre l'écoute avec attention, puis lui donne l’absolution.—•Mais, mon père, lui dit le jeune homme, vous ne m’infligez aucune pénitence ?—Ne m’avez-vous pas dit, mon fils, que vous allez vous marier ?.— V PHILANTHROPIE Un philanthrope s’arrête, dans la rue, devant une vieille mendiante qui.sur le seuil d’une porte cochère, tend la main.—Juel âge avez-vous, ma pauvre femme ?lui demande-t-il.—Soixante-quinze ans, monsieur.—On ne vous les donnerait pas.—Aussi, n'est-ce pas ça que je demande, mais un petit sou.Une jolie femme s'étant évanouie au théâtre des Variétés, on la transporta dans le foyer.Potier, passant par là, entendit quelqu’un qui disait : —Mais elle fort jolie, cette femme.Potier riposta : —Voyez comme les femmes sont contrariantes ! c’est qu'on la trouve bien pour qu'elle se trouve mal.INDEX DES UNIONS LABOR DIRECTORY conm-:ii.des mktikks i t nr tkavail ni: MONTREAL — MONTREAL TRADES A.MI LABOR l'OC N ('I I.— Muets e\er> 1st •nul Uni i'lmrsday of each month Rassemble n*s premier ut troisième jeudis de chaque mois, fi la salle de l'Assistance Publique, 45S, rue Lagauchetlère Est.President.Raoul Tré* panier.1153, rue Saint Denis.Tel.LA.2503 ; secrétaire correspondant corresponding secretary, ,I.-L.lîariépy.11.rue Saint-Paul ouest.Tél.LA.53(51 ; viee-présidents, (’lande .lodoin, fîP.DS, rue Salut-Hubert, Tél.HA.; ,l M.Shannon, I0t'., rue Champ-de-Mars.Tél.BE.lisj.Al.LUI» P H I N TING TRADES (OINCIL.— To promole the interests of Allied l'nion Label (which can be had in French or Publish).The following organizations comprise Council: Tin- T.\ pographical l'nion No.17(1, Jacqucs-lMrtier Typographical l'nion No.145, Printing Pressmen and Assistants' l'nion No.Brotherhood of Bookbinders and Itlndery \\ omen’s l'nion No.Ill; Photo-Engravers ! nion No.ti : Stereotypers and Klectrotypern I nion No 33; Associate member: Amalgamated Lithographers of America No.27; President.\\ Forrest : vice-president, c.Arpin; Recording Secretary.Heorgcs Prunelles: Secretary-Treasurer.lames Philip.Room 103.(5SG Notre-Dame St.W., Tel.MA.7189; Executive, John Moore, .1.A Ar.louiu and .lolin Kelly; Auditors.1.A.Ricard, .lames Singleton.J.A Ardouin.Council meets second Tuesday of cadi month at 1)01» St.Lawrence blvd.* •NION tv POLK APIIKH E .1 A C(|l ES-C A R-rtl.R No 115.— S'assemble le 1er samedi du mois, A la salle de l'Crion du Commerce, bbi*, rue Ilerri.Président.Charles Coutil, -05s.rue St Antoine, Tél.Fl 1227 ; secrétaire-trésorier, (’hs-F.t'lia 1!four.74.'10, rue Christophe-Colomb, Tél.DO.‘1771.TV PDG R A P II I (AI.I MO N No.17pant sur l’épaule de Géronte, lui ditn "Donjour, vieux roquentin”. SAMEDI, 4 OCTOBRE 1941 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 4, 1941 PAGE 5 L'après-guerre Trades Congress Condemns Federal Government’s Attitude Malgré quo nous soyons en guerre depuis plus d’un an, il est apparent que le conflit en cours a une profonde répercussion sur l’économie générale de notre pays.Nous assistons, tout d’abord, à ce qu’on pourrait peut-être appeler une re-• Vi.se industrielle, mais celle-ci n’est que partielle en ce qu’elle n’affecte que ce qui V> rapporte à la guerre, directement ou indirectement.C’est ainsi que les industries dites de guerre vont au pas de course, si n’est au grand galop en certains cas particuliers, alors que les industries de paix, les industries normales, elles, marinent plutôt au ralenti par comparaison.- une manière générale, la classe ouvrière ¦méficic de cette reprise, mais ce surcroit tj,.travail qui lui échoit n’a qu’un caractère provisoire dont il faut tenir compte i our ne pas le surestimer au point de vue conomique.La guerre étant elle-même le produit dun déséquilibre des mentalités gouvernantes, elle ne peut guère entraîner dans : on sillage que des sous-produits déséquilibrés, lesquels, pris dans leur ensemble, ne peuvent qu’amener un état de choses qu’il faudra, tôt ou tard, ramener à un Pt at normal et permanent Ainsi, quand : actuel conflit prendra fin, (espérons que ce soit bientôt).il y aura une double démobilisation : celle affectant les combattants La multiplicité des taux de salaires correspondant à la multiplicité des zones concurrentes, zones arbitrairement imposées, fait que notre pays vit en plein désordre industriel.Et ce désordre serait encore pire qu’il n'est, ce qui n’est pas peu dire, si les gouvernements intéressés n’intervenaient pas, de temps à autre, pour mettre un semblant d'ordre dans ce désordre qui n’est nullement un effet de l'art.Cependant, le vent souffle, bien que modérément, à l'unification des prix de la main-d’oeuvre, à une sorte de stablisation dans l’industrie de même que dans le commerce qui en est la résultante obligée.On se rend compte, même dans les milieux les pins conservateurs, les plus obtus, les plus arriérés, qu’il ne sert plus à rien de compliquer outre mesure, par des procédés artificiels, une existence économique qui l'est déjà trop naturellement.Ce sera long, certes, mats il faut arriver, tôt ou tard, à la stabilisation industrielle par uniformité des prix de la main-d'oeuvre pour “une même qualité de travail”.Cette diversité des prix de la main-d'oeuvre est cause que des usines déménagent d’une province à une autre, d'une Le rationnement est plus équitable que la vie chère en ce qu'il place tout le monde sur un même pied d'égalité quant à la possibilité de consommation, tandis que la vie chère, elle, aRecte les individus d'une façon inversement proportionnelle à leur potentiel de résistance.C'est pourquoi l'autorité gouvernementale doit empêcher à tout prix l'inflation des prix d'articles de consommation courante et étendre le rationnement au nombre maximum de marchandises de première nécessité sans toutefois réduire le volume de la consommation globale de la population au-dessous du niveau compatible avec le maintien de son bon équilibre morale et physique.La vie chère est en quelque sorte une punition infligée à la classe pauvre d'un pays par sa classe riche, étant donné que c'est cette classe privilégiée qui gouverne, directement ou indirectement.Il est vrai que dans les pays démocratiques comme le nôtre, nos gouvernants ne sont guère que l'expression électorale du choix des électeurs, c'est-à-dire de la population en général, ce qui n'est guère flatteur pour le ju- qui lui survivront et une sorte de démobilisation industrielle, laquelle viendra troubler le marché de la main-d’oeuvre.Ces deux démobilisations auront pour effet immédiat une inflation de bras inemployés qu’il faut aujourd’hui prévoir et détourner de son cours déprimant par une politique de prévoyance dont l'importance commence à préoccuper nos dirigeants.Car il faudra résorber ce chômage dû aux retours du front de guerre de même qu'aux retours du front industriel quand sonnera l’heure de l’armistice.Et ce ne sera pas une mince affaire, croyons-le, que de passer de l’état de guerre à l’état de paix.Et c’est ici que l'esprit politique, qui devrait être surtout un esprit de prévoyance, devra se manifester, avec ampleur et humanité, parmi ceux qui ont assumé le redoutable honneur de nous gouverner.Et de même que cette guerre-ci a été longuement prévue et préparée, de même faut-il.dès à présent, songer sérieusement à préparer l'après-guerre, c’est-à-dire, si nous n’envisageons ici que la résorption des démobilisés, à ré-équilibrer notre industrie et notre commerce selon un plan conçu en prévision d’une paix durable, d'une paix qui ne soit point inspirée par le souci de la préparation d’un autre conflit.— A.D.légion à une autre dans la même province et même, dans une région déterminée, de la ville à la campagne.Tout cela pour que les employeurs puissent faire exécuter la même quantité de travail pour une moindre somme en salaires.La raison, au fond, est toujours la même : le souci traditionnel de sauvegarder les bénéfices d'exploitation.Si le coût de la vie d'une région à une autre ou d'une province à une autre ou encore de la ville à la campagne variait assez pour justifier ces écarts de salaires, il y aurait là un commencement de justification de ces déménagements industriels.Mais cette variation correspond rarement à ces écarts, d'où l’absurdité, du point de vue ouvrier, de ces déménagements superflus, inutilement coûteux et improductifs, si ce n’est de désordre économique et de conflits entre patrons et ouvriers.La guerre économique résultant de ces conflits est tout aussi dommageable au pays que la guerre tout court.Mais l'égoïsme des employeurs est le bloc qui barre la route au progrès.C’est donc contre cet égoïsme qu'il faut lutter et aussi contre l’ambiance générale qui impose la culture systématique d’un pareil égoïsme.gement de celle-ci, soit dit entre nous.Le mécontentement s'accentue parmi le public devant cette ascension injustifiée des prix de certains produits de première nécessité qui ne profite qu'aux mercantis qui in-flationnent leurs prix de vente malgré que, la plupart du temps, leurs prix de revient restent les mêmes.Le gouvernement fédéral a le devoir de pousser la réglementation des prix jusqu'au point où un commerçant ne pourra pas augmenter le prix de vente de l'un quelconque de ses produits sans se justifier par la preuve d'une augmentation réelle du prix de revient dudit produit.F.M.— V PAS DE PARTITION —V— Le fameux chef d’orchestre Mitropou-los faisait répéter un jour une des oeuvres de Claude Debussy.H allait donner le signal d’attaquer les premières mesures lorsque le compositeur qui se trouvait là intervint.—Mats., vous n’avez pas de partition.Ce à quoi Mitropoulos répliqua: —Celui qui dirige un orchestre doit avoir un chef-d’ocuvre dans la tête et non la tête dans un chef-d’œuvre.Calgary, Can.— The Canadian government was condemned, in no uncertain words, for its "apparent indifference to the wishes and desires of the workers and its refusal to take the working people of Canada into its confidence” by the 300 delegates attending the fifth-seventh annual convention of the Trades and Labor Congress of Canada.Probably never before was any Canadian government so soundly scored.Delegate after delegate arose and voiced his criticism of the government’s attitude in neglecting to consult with the responsible leaders of labor before issuing wartime orders and regulations affecting the life and welfare of Canadian workers John M.Bruce, general organizer ol the United Association of Plumbers and Steamfitters, declared that the government has in no way cooperated with labor in the prosecution of the war.“The Minister of Labor (Hon.Norman McLarty)," he said, “has interfered, time after time, with the operation of the industrial Disputes Act.He has passed orders-in-council over the heads of the Labor Supply Council to hamstring the trade union movement and appease the Canadian Manufacturers’ Association." He challenged the Canadian government to set up a royal commission to investigate conditions in the shipbuilding industry at Prince Rupert where lie declared, conditions are “intolerable." Vice President E.Ingles of the Brotherhood of Electrical Workers said: "If this government of ours were at least 10 per cent as sympathetic to labor as the British government there would not be a single strike in Canada.” He declared the present government is “attempting to split the labor movement" and charged that “the chief conciliation officer of the Department of Labor was being used as the ‘spearhead’ in tills endeavor." He added there was no cooperation between the Department of Labor and the Department of Munitions and Supplies.“The list of officers now attached to the Department of Munitions and Supplies looks like the ’Who’s Who in Big Business’ compiled by the ‘Financial Post’ ” he said.The “Financial Post" is the “Wall Street Journal” of Canada.Some of the delegates suggested that, as a result of the government’s attitude, the congress should withdraw its offer of cooperation in the nation’s war effort.The convention refused to concur in this suggestion and unanimously approved a report of the committee on resolutions which declared that this congress again “pledges its unwavering support to the Canadian and British governments in the prosecution of the war against aggressor nations, to the end that the threat of aggression may be removed for all time and that democratic privileges, institutions and rights may be restored to the people now suffering under the heel of dictatorship.“And.in order that the full resources of the country may be utilized for the achievement of victory it is essential that profiteering and greed must be eliminated in the production of the sinews of war and supply and distribution of such requirements."To this end we urge that the machinery of production and the wealth of the nation be mobilized to serve the country’s interests instead of those of individuals and corporations, so that there will be an equitable contribution on the part of capital comparable to that of the sacrifice of human life." Most of the time of the convention, was been occupied with problems relating to the war, and, a large number of resolutions were approved on that subject.The government was requested to abolish the office of industrial relations in the Department of Munitions and Supplies, so all laber problems may be handled by the Department of Labor.A short time ago an order-in-council was passed authorizing the use of troops during industrial disputes.This was condemned and the executive council was instructed to seek its repeal, so workers may have the right to strike and picket, provided they have complied with the law.The men in tire armed forces were not forgotten and the convention declared that "with a view to avoiding recurrence of the chaotic conditions which followed the last war.that on the termination of the present conflict, members of the armed forces be retained on the government payroll until they can secure, or are provided with steady employment.” Free transportation for members of the armed forces proceeding on furlough or embarkation leave was unanimously approved.The executive council was instructed to cooperate with the Standard Railroad Labor Organizations in an endeavor to have legislation enacted similar to the United States Railroad Retirement Act and the Wagner Act."In the struggle with a ruthless enemy.” says the executive council’s report, "it is better to accept the temporary setting aside of rights and privileges previously enjoyed than to risk losing all.It is our primary duty to exert every c//ort (a assure victory." The executive council said problems?arising out of the war and the “lack of a clearly defined and stable labor policy on the part of the Federal government" had been its first consideration but, so far as circumstances warranted, measures aimed at improving the economic and social conditions of the workers had been pressed.— V My American Diary Review by TOM MOORE -v- Under the above title the Labor Book Service, Carter Lane, London, England, has recently published a book (553 liages) written by Sir Walter Citrine, General Secretary of the British Trades Union Congress.This is a day by day record of his impressions of places he visited and people he met during his tour of a number of United States and Canadian cities, following his attendance at the American Federation of Labor Convention held at New Orleans, Louisiana, November last.A strange medley of tourist guide, survey of British-American relations, industrial production methods, along with a number of pungent personal comments on trade union principles and philosophy, it nevertheless succeeds in being one of those books easy to read, informative and uniformly interesting.Though it is many years since Sir Walter left his trade as an electrician, one can still trace the dominance of the mentality of the craftsman, anxious that the ’job’ in hand be well done, by the importance he attaches to the preparation of and reactions to the innumerable addresses he was called ujxm to deliver.It is tills inherent thoroughness and pride of achievement along with Ids undoubted sincerity that’ has placed Sir Walter in the outstanding ix«ition he holds to-day and which so deeply impressed Iris hearers wherever he spoke.In using the term “American”, Sir Walter docs so in the continental sense, as about 50 pages of the book are devoted to Ills visits to Vancouver, Winnipeg, Montreal, Ottawa, Toronto, Hamilton, London, and Niagara Faits, Ont.As all of these were crowded into the short period of about ten days, the references are necessarily sketchy, but they do give an opportunity for us to see ourselves as others see us.Included as an appendix is his address to the American Federation of Labor Convention, and after reading this and the final chapter written after his return to England, one closes the book with a conviction that whatever else it may be, here is a human document written by one who thoroughly understands and loves human beings, whatever their station in life may be.A — • • • SOYEZ SUR VOS GARDES • • • — N'achetez pas des marchandises non-unionisées.Voyez toujours à la marque syndicale.Le désordre industriel Vie chère et rationnement PAGE G SAMEDI, 4 OCTOBRE 1941 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 4, 1941 Workers of Vickers Shipyards Submit a Brief to Accelerate War Production Briof submitted by the Metal Trades Council of Montreal and vicinity comprising ail the metal trades Unions affiliated to the American Federation of Labour, to the Commission appointed to investigate shipyards in the Province of Quebec, with regard to wages and conditions in the Vickers shipyards.To the Chairman and Members of the Commission: Gentlemen, In presenting this liriet.we of tin* International movement would like to draw to your attention the I'aet that we are well aware of the seriousness of the situation in Europe, and the terrible necessity for an immediate rapid attainment of the maximum of production of the sinews of war.Realizing as we do that a Nazi victory can only mean for us the end of everything we hold dear, the smashing of our unions, the abolition of our democratic rights, and tin* enslavement of the whole working class, it is with great earnestness that we present to you.what we consider to be the only lasting solution of what has become a very acute problem.Taking it lor granted that the appointment of such a Commission as is sitting here today is for the purpose id investigating the possibility of bringing about a state ol aflairs which will lead to the speeding up of the production of the so vitally necessary ships lor the transportation of armaments to the brave British people and their allies, we would submit, out of our experiences of the past two years, that the tallowing proposals be given your most careful consideration.hirst, to establish fair and reasonable rates of pay and working conditions commensurate with the skill and experience of the men of our calling.Secondly, full recognition on the part of the management that our unions are a vital part of the machinery of war.Given the above conditions, it will be possible to raise production levels to heights as yet tint bought of or attempted.Our proposals regarding wage rates and working conditions will, if it be so desired, be submitted by each of the trades here represented.They are, to our minds, most reasonable requests, based of the workers of Quebec for equality with their brothers in the west, and in other plants in the Montreal district.This is commonsence and ordinary, justice, a principle of Democracy for which our sons and brothers are prepared to die overseas; equality for all, privilege to none.By encouraging the workers to join the unions, by granting our request f°r union shop agreements, the Company could, at one stroke remove the cause of all kinds of bickering, discontent and faulty labour-employer relationships, and td the same time dispel irom the minds of the workers all feelings of distrust and suspicion which have grown up in the past period of pettv squabbling and unsatisfactory relationships with the management.This would pave the''way for that so desirable cooperation between the men and the management, without which there can be no attainment of maximum production.In an atmosphere of trust and cooperation such as would then exist, with an end to the eternal bickering over wages and working conditions, with agreements signed for the duration of the war, our organized, disciplined membership would then be in a position to play a positive role in the effort to increase production, along the lines followed by their fellow trade unionists m Britain.The Unions, through their officers and committee men, could bv organization, cooperation and education, continually strive to increase production, lhe I nions are ready to organize conferences between the committee men, the foremen, the engineers and the management, to plan, discuss, and earn out production schedules.Our Unions are ready to sponsor campaigns among the workers to eliminate waste ol materials and time, and to organize inter-departmental competitions for higher output.Our Unions, through conferences and meetings of our shop committee men and our members, will encourage the bringing forward of proposals and ideas to speed production, to make the fullest usx* o?the machinery labour and materials available tor the turning out of ships.Our Unions can be a great help in bringing into the shipyards our still unexhausted supply of skilled mechanics not yet employed on war work.This we can do because of our contact, with and the influence we have ever these members of ours.ihc.sc cents increase over present rates “ “ from one port to another to secure the quick turn-round of ships and the clearance of cargoes.The Corporation will be controlled by a board of directors, whose Chairman and Finance Member will be appointed by the Minister of Labour, and six representatives chosen by the National Joint Coun- cil on behalf of the port employers and dockers' organisations — three for each side.Dockers who come within the management of the corporation are guaranteed the agreed rate for the job as fixed by Union negotiations.It is a condition of employment by the corporation that the docker shall not only report regularly each day, but the prepared to take any suitable work, and be ready to travel to any other port where labour is required.Contrasting Standards of Life In his recent presidential address George Gibson remarked that Britain was the only belligerent country where bread was not rationed."And it is good bread, too," he added.The remark is supported by a contrast in standards of life passed to me by colleagues in the Secretariat of the International Federation of Trade Unions.It is based upon a comparison of the rationing of clothing in Britain with the scheme in operation in Germany since 1939.Under the German scheme there is an allowance of 100 coûtions for clothing per person per annum compared with the British allowance of GO coupons.In Britain the 6G coûtions will procure one suit of clothes, one overcoat, two shirts each with two collars, two pairs of socks and twelve handkerchiefs.The German rations will secure, instead of a whole suit, one pair of trousers, one overcoat, one shirt without collars, no socks, and five handkerchiefs.It has to be borne in mind, moreover, that in Britain these articles of clothing will be of real wool and real linen, but in Germany they will be ersatz products.Again, in Britain the coupons entitle the holder to two pairs of shoes if an overcoat is not required—and they will be of real leather.A German on the other hand, instead of his overcoat— which in any case he has to forego for two or three years past—is entitled only to one pair of shoes, and he does not get leather shoes, but a product of wood and ersatz leather—and in buying them must hand over his old pair.That comparison, I think, can be left to speak for itself.* .— V GOVERNMENT RENEWS HOLD ON RAILWAYS London, England.— The Government has lately reinforced its control over the railways for the duration of the war and a minimum of one year thereafter in an agreement designed to stabilize fares and freight rates.The agreement was made retroactive to January 1 of this year.It was reached between the five controlled systems and the Ministry of War Transport and it guarantees them a total fixed annual payment of £43.000,000 (about $191,350,000) divided as follows: Great Western £6,6G9,000.London & North Eastern £10,148,000.London, Midland & Scottish £14,736,000.Southern £6,607,000.London Passenger Transport Board £4,840,000.An official at the War Transport Ministry described the new agreement as “not just a question of financial arrangements” but as aimed at blocking increased charges which, he said, contribute a “vicious spiral” to the cost of living.Under the old agreement the railways were permitted to dearn up to £40,000,000 a year.The Government, however, was committed to raise the transport rates as working costs increased.The railways now will receive a flat amount which will be suff cient to permit them to pay “certain dividends," the same source said.Formerly the five lines were covered for war damage up to £10,000,000.Now they must pay 50 per cent of any damage resulting from the hazards of the conflict.Any operating deficiency will have to be met by the Government.The agreement is to be laid before Parliament In due course.CLINCHING ANGLO-RUSSIAN SOLIDARITY Prompt steps were taken by the T.U.C.headquarters to give effect to the momentous decision of the Trades Union Congress at Edinburgh to establish the basis of “organised collaboration” with the Trade Unions of Soviet Russia.The decision to invite the All-Union Central Council of Trade Unions of the U.S.S.R.to join in the establishment of an Anglo-Russian Trade Union Council was an absolutely unanimous vote of the 700 delegates at the Edinburg assembly.Details had to be worked out subsequently, but there was no delay in setting up the machinery to secure effective and early collaboration.No official announcement was immediately possible about the composition of the proposed Trade Union Council, but within an hour of the conclusion of Congress the General Council had apponted its representatives and were awaiting information from Soviet Russia which would set the machinery in motion.Writing in advance of events I think it safe to predict that the first meeting will be held on Russian soil, and it is hardly possible to exaggerate the significance of such a meeting.— V LABOUR’S MIGHTY ARMY More than 5 1-2 million organised trade unionists will be represented in the Congress which will listen to this moving presidential address.The affiliated membership of the TUC Unions exceeded five millions at the end of last year; this was an increase over the previous year of nearly a quarter of a million; and in the nine months of the present year at least another quarter of a million has been added to the aggregate membership of the Unions.— V CANADA PREMIER BACKS ST.LAWRENCE SEAWAY Ottawa, Can.Sept.18.— Prime Minister W.L.MacKenzie King has come out in favor of President Roosevelt's St.Lawrence seaway project.Foor a long time Mr.King refused to commit himself, but now, evidently in response to a plea from Washington, he says he believes the project “would promote the social and economic welfare” of the two countries.— Labor.A.F.of L.LAUDS BRAVERY OF NORWEGIAN WORKERS Resistance of workers in Norway to the growing ruthlessness of the Nazi occupation of their homeland drew praise this week from the American Lederation of Labor.“The recent general strike of Norwegian workers, in the face of execution of their leaders, mass arrests and other forms of Nazi terrorism, constitutes one of the most heroic chapters of trade union history,” President William Green declared.— V ORGANISED COLLABORATION Delegates at the Edinburg Congress were deeply moved by Walter Citrine's presentation of the case for close organic contact with the Russian Trade Unions.The Soviet Government mid people, he said, had given the most convincing proof of their determination to resist Nazism.Not only were the Soviet armed forces and guerilla fighters defending Russian soil wit lithe utmost tenacity, but the Soviet leaders had thrown into the scales the colossal gains of the succession of Five Year Plans.They were willing to sacrifice some of the greatest industrial achievements in human history to win the war.Such sacrifices, he added, entailed a tremendous strain upon Russia’s resources and economic organisation.It was an obligation upon British trade unionists to give their fellow workers In the Soviet Union maximum support and to prove by deeds as well as swords that they appreciated what the gallant men and women serving in the Soviet armed forces were doing to serve the common cause.The main purpose of the Joint Council is to organise mutual assistance and provide for the exchange of advice and information on all aspects of the war problem.' rij It will entail direct personal contact between the two Trade Union Movements through accredited representatives.— V FINED FOR DISMISSING TRADE UNIONIST Pleading guilty to a charge of dismissing an employee because of membership in a trade union, a hotel company in Trail, B.C., was fined $50.00 and costs by Magistrate Williams in the local court. PAGE 8 SAMEDI, 4 OCTOBRE 1941 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 4, 1S41 Labor News from Near and Far CANADIAN RAILMEN ASK ANOTHER COST OF LIVING BONUS — • • • Montreal, Canada.— Official, notice has been served on the managements of Canadian railways by the Joint Conference Committee of the Standard Railroad Labor Organizations for an adjustment of the wartime cost-of-living bonus.The request is for another $1.25 a week, as the cost of living index, published by the Dominion Bureau of Statistics, has gone up more than five points since the first cost-of-living bonus was arranged.A few weeks ago the railroad labor organizations concluded an agreement with the railways by which all classes were granted a bonus of $1.95 n week.At that time, there was disagreement between the managements and the unions as to future application of the government's wage policy but the Department of Justice ruled in favor of the men.This clears the way for the additional bonus requested by the workers.• • • — V Watching U.S.Wage Movement — • • • A special convention of District Lodge No.2 of the Machinists, which concluded its sessions at I Winnipeg on Saturday, devoted al- j most the entire time to consideration of the Canadian government’s war- ! time wage policy, as it applied to railways.The delegates finally instructed the Executive Council to "immediately press for such amendments or annulments to government legislation as to permit negotiations for wages and working conditions according to trade union principles; and, to keep close watch on nego-Rations under way on United States | railways and take advantage of any occasion which may be used as a lever to improve our position.” W.H.C.Logan of Winnipeg, president of District Lodge No.2.presided and all railway lodges in Canada were represented.* .— V PROSPERITY PICTURE • • • — Philadelphia.U.S.— A picture of increasing prosperity was painted this weeks by the Federal Reserve Bank in reporting factory employment at the highest point in history and a 48 per cent increase in payrolls over last year, with a two-year gain of 76 per cent.MOLDERSOUST '•DUMMY"; OBTAIN WAGE INCREASE • • • — Winnii>eg.Manitoba.— An important victory was won by the Moulders’ Union when it negotiated a wage agreement with the Manitoba Steel Foundries, Limited, providing for wage increases of from 3 to 5'j cents per hour and the application of the wartime cost-of-living bonus as from August 1, 1941.For many years this company has operated under an agreement with the "One Big Union" and this organization has now been replaced by the standard international organization.Negotiations were conducted by President J.A.Stevenson of the Moulders’ Union, assisted by James Grimes of Winnipeg, special organizer.LONGSHOREMEN'S UNION WINS INCREASED WAGES • • • — New York.N.Y.— The International Longshoremen's Association.AFL affiliate, and operators of deep sea shipping reached terms for a new working agreement calling for an increase in the hourly wage for dock-workers of ten cents, and in the overtime rate of 15 cents, Joseph P.Ryan, president of the ILA.announced.The new scale for longshoremen will be $1.20 per hour with the overtime pay raised to $1.80 hourly.Checkers wages will be increased from $8.50 to $9.25 per day.Mr.Ryan said the new contract would affect 50,000 longshoremen in ports from Portland, Me., to Hampton Roads, Va.GOVERNOR JAMES RAISES STATE EMPLOYES WAGES • • • — Governor Arthur H.James of Pennsylvania has added 16'j cents a day to the wages of 35,000 lowest paid employes of the State government.The increase boosted the pay of employes receiving $1,020 a year to $1.080.Hourly and per diem workers were raised three cents an hour, from 52 cents to 55 cents.The Governor’s office said that among those included in the 35,000 affected'by the order are 9,000 fulltime workers, mostly female stenographers and clerks, and about 10.000 per diem and hourly workers.The remaining 16,000 are employed in State institutions where maintenance is included in their salaries.Mol s o n:s Export Alt 4i flu*Ale Your; Great-Grund^adter Drunk ! COOPERATE WITH LABOR, EMPLOYERS ARE URGED 0 « • - Seigniory Club.P.Q.— George Huggett of Canadian Industries, Limited, told the annual meeting of the Canadian Chambers of Commerce that employers should be prepared for leadership to help labor rather than wait for labor programs and then criticize.He told the meeting that on the National Supply Council most of the initiative came from labor, and although different groups were represented on the council they were united upon one objective — that of increasing collective bargaining He added that labor had made rapid progress in legislation and had strengthened its position even before thq war started and he urged employers to cooperate."It is vital," he said, "to plan now for employment of labor after the war and employers must expect that labor will have some say as to the peace.” Huggett’s address came after many others had denounced labor but he placed responsibility for most of the strikes on the bosses' doorstep.— V CANADIAN WAYMEN RE-ELECT OLD CHIEF • • • — Winnipeg, Man.— William Aspin-all of Winnipeg was re-elected for the 25th consecutive year as general chairman for Canadian National Western Lines for the Brotherhood of Maintenance of Way Employes, at the triennial meeting of the board.President Emeritus F.J.Fljozdal attended the sessions and made presentations to a number of retiring members.Vice President J.J.O'Grady of Ottawa told the meeting that the joint legislative committee of the Standard Railroad Labor Organization were seeking amendments to the Unemployment Insurance Act to make it conform with the requirements of working conditions of Maintenance of Way employes.• • .— V TWO MINIMUM WAGE ORDERS AFFECT 211,000 WORKERS • • • — Washington.D.D.—Wage Administrator Philip B.Fleming approved the establishment of minimum wage rates of 35 cents an hour in the lumber industry and 40 cents an hour in the wood furniture industry, effective November 3, in accordance with the recommendation of industry committees following an exhaustive inquiry.A total of 168,000 workers in the lumber industry and 43,000 in the furniture industry will benefit by the increases.Most of the 211,000.employes in volved are in the South.The wage orders were issued under authority of the Federal Fair Labor Standards Act.• • • — V $531,955 BACK WAGES COLLECTED FOR WORKERS • • O - One thousand Tour hundred and fifty-eight employers in Pennsylvania.Delaware and part of West Virginia paid $531.955.77 during the first eight months of 1941 to 25,517 employes involved are in the South, time which the Wage and Hour Division of the U.S.Department of Labor found was due them under the Federal Fair Labor Standards Oct, Frank J.G.Dorsey, regional director of the Wage and Hour Division for that area, reported.For the month of August, nearly $100,000 was paid to 3,685 employes.• • • — V The next meeting qf the Montreal Trades and Labor Council will be held on October 16.LE MONDE OUVRIER Rédigé en collaboration MARCEL FRANCQ Secretaire de la Redaction BEN.DROLET Gérant de la circulation Le seul journal ouvrier bilingue au Canada ****?**•—a Our Leading Amusement Place» Dans no» Théâtres Membre de la Presse ouvrière internationale d'Amérique THE LABOR WORLD Canada's Only Labor Bilingual Paper itr Imprimé par l’Imprimerie Mercantile, Limitée, 11, rue Saint-Paul Ouest, Montréal Téléphone : FLateau 8451 GERARD TRUDEL AVOCAT Edifice Aldred, MONTREAL NOW IS THE TIME TO GET A GOVERNMENT JOB as Clerk.Postman.Customs Clerk, Steno., etc.Six Dominion-wide exams held since war began.Free Booklet.M.C.C.Schools Ltd., Toronto 10.Oldest in Canada.No agents.AIRD & SON LIMITED BEAUMONT SHOES FOR WOMEN MONTREAL, CANADA Canada’s War Effort which has called for the immediate creation of new manufacturing facilities, and a general acceleration of industrial activity, resulting in expansion of pay-rolls and lessening of unemployment, has been possible through the existence of large reserves of electric power.This Company, as a result of a continuing policy of preparedness, has been able to make a great contribution to this war effort, both by supplying power for production of essential war materials and through its chemical manufacturing plants.THE SHAWINIGAN WATER & POWER COMPANY MONTREAL, CANADA GARMENT WORKERS WIN PAY BOOST IN NEW PACT • • • — New York, N.Y.—'Twelve thousand members of the Undergarment and Negligee Workers Union, of the International Ladies’ Garment Workers' Union, AFL affiliate, are now working under a new agreement granting a ten per cent increase in wages and vacations with pay, Samuel Shore, manager of the union, announced.It was estimated that the wage increase provided by the two-year contract will amount to $750,000 annually.One week’s vacation with pay will be financed by contributions of manufacturers of 3 per cent of their Payrolls to a vacation fund to be administered by the union.Other Points in the new contract' call for upward revision of basic minimums for week and piece workers and inclusion of shipping elergs in the agreement for the first time.PALACE JOAN CRAWFORD ROBERT TAYLOR GREER CARSON in “When Ladies Meet'’ with Herbert MARSHALL ‘Memories of Europe’ capito ADOLPHE MENJOU GLORIA SWANSON in Father Takes A Wife "Parachute Battalion” with Robert PRESTON Nancy KELLY PRINCESS Theatre “Buy Me That Town LLOYD NOLAN CONSTANCE MOORE “FLYING BLIND" with Richard ARLEN LOEW’S THEATRE THE SENSATION OF THE NATION! ORSON WELLES CITIZEN KANE INFORMATION PLEASE'.DISNEY CARTOON DOMINION BRIDGE CO.LIMITED Head Office and Works at: LACHINE, P.Q.Branch Works: Amherst Ottawa Toronto Winnipeg Calgary Vancouver Windsor ON DOMINION SQUARE Tél.LAncaster 3858 Salon de Fleurs St-Denis 1590, me SAINT-DENIS (Edifice du Théâtre St-Denis; Spécialités : Bouquets de Noces, Tributs floraux Eacompte de 10% aux lecteurs du "Monde Ouvrier" Mme J.-Z.PILON.Rés.HA.7S01 GAS RANGES Made by for Canadian Homes ^ 3961
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.