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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 18 janvier 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1941-01, Collections de BAnQ.

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27e Année — No 3 SAMEDI, 18 JANVIER 1941 — MONTREAL — SATURDAY, JANUARY 18, 1941 DEINK DOW’S ALE Standard of Strength and Quality 27th Year — No.3 ÏRY BLACK HORSE ALE 100 Years of Brewing Experience behind it Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest « INSTRUIRE ET AMELIORER » Téléphone : LAncaster 5361 La conférence interprovinciale La cessation brusque et quasi imprévue de la conférence interprovinciale constitue le premier grand scandale canadien d'envergure nationale, le premier épisode-surprise de 1941, et nul corps public ne regrette plus cette déconfiture que le Travail Organisé.Les trois mousquetaires du provincialisme politique rétréci auxquels est due cette decision de ne pas discuter les recommandations du rapport Rowell-Sirois ont oublié que ledit rapport renfermait également des recom mandations au point de vue de la legislation sociale et que le Travail Organise avait généralement approuvé ces recommandations.De la sorte, quand les trois premiers ministres de 1 Ontario, de la Colombie britannique et de 1 Alberta se sont étourdiment insurgés contre toute discussion des recommandations du rapport en question, ils n'ont sûrement pas réflété l'opinion du Travail Organisé de leur propre province.Dans cette regrettable affaire, il semble que ces messieurs aient été hypnotises par 1 aspect purement financier de ce rapport et que, pour sauvegarder certains privilèges locaux qui n'ont plus leur place à notre époque - où 1 unité nationale est pour ainsi dire une impérieuse nécessité ~ ’^s a'enf ignore tout le reste du rapport Rowell-Sirois, considérant ce reste comme trop peu important pour faire les frais d'une discussion interprovinciale.Cette attitude prouve au pays en général et au Travuil Organise en particulier que certains de nos politiciens professionnels n'ont point une mentalité d envergure nationale puisqu'ils croient bien faire ou essaient de nous faire croire qu'ils se conduisent proprement en subordonnant les intérêts généraux du pays, envisagés comme un tout, à un aspect particulier des intérêts provinciaux qu'ils s'arrogent le droit d° représenter.Ce trio d étroits politiciens n'a vu que le côté financier du rapport, disons-nous, leur, courte vue leur interdisant de se rendre compte, selon toutes probabilités, que le problème national n’est pas exclusivement de nature financière.Ce faisant, ils ont montre au pays qu'ils n'étaient pas des hommes d Etat, au sens large du terme, mais simplement des tas d hommes plus dignes de représenter certains intérêts qu'une opinion publique et nationale vraiment digne de ce nom.Le moins qu on pouvait faire en l'occurrence, croyons-nous, était de discuter à fond les recommandations de ce rapport important, ne fut-ce que pour indiquer une bonne foi de rigueur en pareille circonstance et aussi pour éclairer le public canadien quant à la valeur intrinsèque de ces recommandations.En l'état actuel des choses, le oublie canadien ne sait pratiquement rien de ce rapport et il peut supposer, sinon croire, dans son ignorance des questions à envisager, que ces trois groupes ministériels intransigeants étaient justifiables de faire publiquement preuve de caducité politique, ce qui n est pas vrai, ce qui ne peut être vrai, étant donnée la gravité exceptionnelle de la situation nationale du fait même de la situation internationale.Le Travail Organisé ne peut, à son grand regret, que désapprouver cette mesquine attitude de gens qui, mis en présence d'événements si importants, refusent de s'instruire à la lumière de ces événements, à l'instar de ces bonnes gens qui disent ne rien voir autour d'eux sans se rendre compte que c'est parce qu'ils ont un bandeau sur les yeux qu'ils n'y voient goutte.Non, la question financière n'est pas, ne peut plus être, à notre époque de transition, toute la question nationale.Elle n'est qu'un des aspects multiples de cette question.Elle a son importance, sans aucun doute, mais cette importance ne va pas jusqu'à éliminer le reste des problèmes nationaux à résoudre, notamment le problème économique proprement dit, la nécessité d'harmoniser les relations entre le Travail et le Capital et cette autre nécessité qui consiste à humaniser les mesures de prévoyance sociale sans l'application desquelles l'avenir du Canada et de ses quelque douze millions de citoyens ne saurait être vraisemblablement envisagé que sous la forme d'un cauchemar.Aussi le Travail Organisé proteste-t-il contre l'attitude futile de politiciens à courte vue qui se ferment les yeux pour ne rien voir, se bouchent les oreilles pour ne rien entendre et se refusent à regarder plus loin que le fond de leur portefeuille ministériel.Si c'est cela qui s'appelle préparer l'unité canadienne, nous avouons humblement n'y plus rien comprendre.A côté de cette attitude étrange, combien est grande, noble et patriotique la déclaration de Thon.M.Godbout qui, sans vouloir sacrifier la moindre parcelle des droits des provinces ni de leur autonomie, était prêt a étudier les grands problèmes nationaux et chercher leur solution dans !e meilleur intérêt de tous.LE MONDE OUVRIER.2> Atiotne ^bélUxii T HÉ OPINIONS.Pour l'unité canadienne “Envisageant le Canada comme un tout et non pas comme neuf pays, je demande s’il ne serait pas désirable qu’il y- ait, dans une certaine mesure, quelque uniformité h propos des minima de salaires et des heures de travail dans tout le pays.” — Hon.NORMAN A.McLARTY, Ministre fédéral du Travail.En même temps qu'il donnait publiquement son adhésion aux recommandations de la Commission Rowell-Sirois, M.McLarty se hasardait à exprimer l'opinion ci-dessus énoncée quant à l'uniformité des lois du travail de Tune à l'autre extrémité du Dominion, ce qui cadre d'ailleurs admirablement avec l'opinion que nous en avons exprimée ici à maintes reprises.Il est certain que la multiplicité des lois dites ouvrières qui prévalent actuellement en nos neuf provinces est une cause de confusion, d'instabilité industrielle et d'inéquilibre économique.Chaque province légifère en la matière, sous l'autorité d'une Constitution outrageusement démodée, comme s il s agissait de neuf pays différents ou peu s'en faut, de pays à peu près indépendants les uns des autres et qui osent encore être jaloux de cette indépendance qu'en certains milieux attardés on affuble du sobriquet d autonomie, comme si pareille autonomie n'était pas, dans l'état actuel des choses, incompatible avec une véritable politique d'unité nationale canadienne.A tort ou à raison, nous croyons que cette unité canadienne, au moins sous ses aspects essentiels, c'est-à-dire aux points de vue politique et économique, est impossible tant que les dirigeants des provinces, plus soucieux de sauvegarder leur prestige électoral que de travailler aux véritables intérêts généraux du Canada envisagé comme un tout homogène, persisteront à se retrancher derrière un camouflage de basse politique et à sacrifier ainsi l'avenir du pays au maintien d'une idéologie provin-cia.iste à courte vue.Nous sommes actuellement encombrés d'un onéreux supplément de lois et de gouvernements et il importe, selon nous, que Ton se désencombre en partie de ce bois mort si Ton veut atteindre, fut-ce dans une modeste mesure, à une application rationnelle et pratique de cette idée d'une unité nationale bien comprise.Aussi donnons-nous raison au ministre fédéral du Travail quand il formule le voeu tendant à l'uniformité des minima de salaires et des heures de travail par tout le Canada.Ce serait là, sans aucun doute, un bon point de départ au point de vue strictement économique.Car 1 unité canadienne doit être d'abord et surtout d'ordre économique, étant donné que la désunité actuelle, qui frôle de très près le désordre, tient précisément au fait de ces rivalités politiques interprovinciales qui dominent encore notre existence de citoyens canadiens et s opposent, de par leur nature même, à toute unité nationale vraiment digne de, ce nom.Or, comme c est la politique qui, malheureusement, domine 1 économique au pays parmi nous, il convient, semble-t-il, de simplifier notre appareil administratif provincial et de centraliser, sur le plan lédéral, tout ce qui est essentiel à l'avenir de notre nation envisagée comme un tout, tout en laissant à chacune de nos neuf provinces le monopole des choses traditionnelles dont le maintien n'empêcherait en rien le développement inévitable de l'unité politique et économique du Dominion.Nous vivons à une époque où, pour assurer l'avenir de notre pays, il faut regarder en avant de soi, non pas en arrière.Et il serait peut-être prudent, pendant qu il en est temps encore, de faire subir à la Constitution cie 1867 les retouches qui s imposent avant que des événements éventuels ne nous obligent à amputer plus à fond ce document d'une autre époque et qui ne convient plus guere a la notre à certains égards.La prudence est encore la mère de la sûreté, comme la prévoyance en politique demeure une garantie de sécurité économique pour l'avenir.POL BERRE.VENEZ VOIR et ENTENDRE Le grand chef ouvrier britannique SIR WALTER CITRINE Secrétaire général du Congrès des unions ouvrières britanniques a une Grande assemblée publique qui sera tenue à la SALLE DU MARCHE ST-JACQUES LUNDI, LE 20 JANVIER 1941 A 8 HEURES 30 DU SOIR Il est du devoir de tout trade-unioniste de venir à cette assemblée et d’y amener un ami. PAGE 2 SAMEDI, 18 JANVIER 1941 — MONTREAL — SATURDAY, JANUARY 18, 1941 La vie des unions ouvrières pQr Ben'Drolet Les inspirations de Sam Gompers Qui donc, autrefois, dans le monde du Travail, n'a pas connu et n'a pas entendu Samuel Gompers, président de la Fédération Américaine du Travail ?Lorsqu'il exprimait ses impressions sur des sujets touchant les principes fondamentaux de l'unionisme, il inspirait à son auditoire une confiance absolue que le mouvement ouvrier dans lequel les travailleurs mettaient toutes leurs espérances, leur procurerait un jour ce dont ils rêvaient, c'est-à-dire la liberté de vivre heureux parmi les humains.Rappelons-nous bien, quand il s'exprimait ainsi, le terme dont il se servait pour désigner une industrie quelconque opérant sous l'égide d'un contrat d'union.M.Gompers faisait toujours une grande différence entre un atelier d'union et un atelier fermé et sa définition était juste.Un atelier d'union, disait-il, est une usine où il existe une entente définie entre employeurs et employés.Ceux qui ne sont pas membres de l'union peuvent aussi y obtenir de l'emploi, quand les membres de l'union ne sont pas assez nombreux pour remplir les positions.Ceci est d'ailleurs prévu dans la plupart des contrats d'union, par une clause qui y est spécialement insérée.Cette clause est généralement ainsi conçue : 'Si le personnel doit être augmenté, un ouvrier peut être engagé, même s'il n'est pas membre de l'union, à condition, toutefois, qu'il s'engage à devenir membre dan3 une période de temps limitée." A vrai dire, le terme "atelier fermé" était un outrage à Samuel Gompers ; il le qualifiait de terme égaré.C'est pourquoi, lorsque nous faisons allusion à une industrie où les employeurs ont des relations contractuelles avec leurs employés, servons-nous toujours du terme : "atelier d'union".LES PEINTRES ET LA SEMAINE DE 40 HEURES Les peintres exigeront la semaine de 40 heures, lors des prochaines négociations du nouveau contrat collectif de travail des métiers de la construction.Ce sujet d'une importance primordiale souleva une intéressante discussion, au cours de la réunion de l'union locale 349 des peintres, lundi dernier, sous la présidence du confrère Jules Boulet, assisté du nouveau secrétaire-correspondant.Didier Joyal.De fait, on réclama que le métier de peintres était le plus important de tous les métiers en bâtiment et que les Intéressés devraient, cette fois, exiger des employeurs de la Chambre de Construction, des conditions de travail plus en rapport avec la profession.Il s'agira aussi de demander une augmentation de salaire de 10%.Enfin de compte, après que les membres eurent exprimé leur opinion et avoir démontré la nécessité pressante d’une amélioration sensible de leur salaire, avec lequel ils doivent faire face à une augmentation constante du coût de la vie, il fut résolu que le Conseil Conjoint soit chargé de faire une étude des demandes indiquées afin d’être insérées dans le prochain contrat de travail.Le délégués au Conseil de la construction, Edgar Gilbert, a présenté un rapport intéressant des dispositions de celui-ci.en invitant les unions affiliées à apporter les suggestions relatives aux pronositions nouvelles qui doivent être laites à la Chambre de Construction (Builders’ Exchange).On a rapporté aussi qu'un avis de modification au contrat collectif avait été pu-)/ blié dans la Gazette Officielle de Québec.à l’effet d'enlever de l’entente collective de travail, ceux des employés qui sont sensés travailler en permanence dans les conciergeries ou autres établissements similaires et les placer sur l'ordonnance No 14.La campagne de recrutement se poursuit d’une façon encourageante depuis que le local s'est donné un agent d’affaires.Quinze nouvelles recrues furent initiées par le président Jules Boulet.-:o :- BAL DES OUVRIERS DE LA FOURRURE CE SOIR C'est ce soir, et il ne faut pas l’oublier, que le Conseil conjoint des unions locales 60 et 67 des ouvriers de la fourrure, donne son bal annuel, en la salle de l'Auditorium.375 ouest, rue Ontario.Les amateurs de danses anciennes et modernes s’en donneront à coeur joie, avec la musique de l’orchestre Arthur Meerte.Il va s'en dire que cette importante organisation ouvrière, en existence depuis plusieurs années en notre ville, mérite toute la sympathie du travail organisé en général.L'organisation compte sur les unionistes qui aiment ce genre d'amusement et elle leur promet un chaleureux accueil.-:o :- M.FRIDOLIN ROBERGE DECEDE Un ancien président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, est décédé ces jours derniers, dans la personne de M.Fridolin Roberge, âgé de 76 ans.Le défunt avait été le représentant au Conseil, de la Loge Victoria de l'union des machinistes.Il occupa la position de 1900 à 1902.En 1910.lors de l’inauguration de l'Ecole technique, il y entra en qualité d'instructeur.Il occupait, lors de sa mise en retraite, en 1937, le |>oste de chef technique.Le défunt s’est toujours intéressé fortement.durant sa longue carrière, aux questions ouvrières.Le Monde Ouvrier offre à sa famille éprouvée ses plus sincères sympathies.SIR WALTER CITRINE A MONTREAL Le Conseil des Métiers et du Travail invite les officiers et les membres des unions affiliées, ou non.à assister à une grande assemblée organisée par le Conseil et la Fédération provinciale du Travail, pour entendre Sir Walter Citrine, secrétaire général du Congrès des Unions ouvrières britanniques.Cette réunion aura lieu lundi le 20 janvier, à 8 heures du soir, au marché Saint-Jacques, angle des rues Amherst et Ontario.Il est important que les ouvriers soient présents, car nous sommes assurés que l'orateur et visiteur distingué saura intéresser son auditoire sur ce oui se passe actuellement en Europe.Nous annonçons également qu’un banquet sera offert à M.J.-G.Winant, président du Bureau international du Travail, samedi le 25 janvier, en l’hôtel Windsor.Ceux qui désireraient y assister, peuvent se procurer des billets au coût de $1.50.Prière de communiquer avec M.Raoul Trépanier, président du Conseil des Métiers, à 1153, Saint-Denis, LA.2503.-:o s- UNE BELLE ASSEMBLEE DES EMPLOYES DE TAVERNES Dimanche dernier, l'union locale 200 des employés de tavernes, tenait sa première assemblée de l'année, sous la présidence du confrère Nelson Fortier, assisté des vice-présidents Jos.Robillard, R.Diotte, et des secrétaires René LaHaie et Edouard Desormiers.Le président Fortier passa en revue les activités de l’union au cours de l'année 1940.Il fit voir tout le bien qui en aurait résulté si tous les employés de tavernes avaient compris l’importance d’appartenir à l’union ouvrière.Il espère que l'année 1941 sera plus fructueuse pour les adhérents et que les conditions de travail s'amélioreront de façon à ce qu'il y ait plus de bonheur et de prospérité parmi les travailleurs de cette industrie.Le rapport du secrétaire-agent d'affaires fut le plus encouragent qu'on ait entendu: Les finances sont dans un état satisfaisant grâce au secrétaire Desormiers qui se dévoue corps et âme au succès de cette jeune union.Plusieurs nouvelles recrues demandèrent leur adhésion au mouvement unionisme et elles semblent comprendre la grande nécessité de s’unir pour améliorer leur sort.Des perspectives encourageantes se dessinent pour grossir le nombre de tavernes de l'union.ELECTION AU CONSEIL DES METIERS DE LA CONSTRUCTION Le Conseil des Métiers de la Construction tenait sa première réunion de l’année, jeudi dernier, aux quartiers généraux des métiers de l’imprimerie, sous la présidence du confrère J.-A.Charron.Les délégués des unions affiliées avaient tenu à être présents parce que le Conseil procédait à l’élection de ses officiers pour l’année 1941.Ce fut le confrère L.-P.Boisselle, délégué de l’union locale 349 des peintres, qui présida la cérémonie.Il n’eut cependant aucune difficulté à procéder à cette élection, car les officiers furent tous élus par acclamation, à l’exception du secrétaire-financier.Cette charge est détenue par le confrère Oné-sime Renaud, agent d’affaires et délégué du local 116 des travailleurs du métal en feuilles.Dans ce cas, la nomination a été renvoyée à la prochaine séance du Conseil, qui aura lieu jeudi, le 23 courant, vu que le titulaire actuel était retenu chez lui par la maladie.Voici les noms des officiers élus : J.-A.Charron, président ; Oscar Boyer, vice-président ; Edgar Gilbert, secrétaire-archiviste et correspondant ; trésorier : Ed.Larose ; Henry Landry, M.Legault, N.Armitage, vérificateurs ; M.Radcllffe, sergent d’armes ; L.-P.Boisselle, statisticien.L’installation des officiers fut présidée par M.George Brovvn, délégué de l’union locale 359 des peintres.Les délégués prirent connaissance d’un avis du Comité paritaire de l’industrie du bâtiment, relativement au bureau des examinateurs qui est chargé d’émettre des cartes de compétence aux ouvriers, tel que ¦ l'exige la loi des conventions collectives.Cette question d'une haute importance a soulevé un débat intéressant.Le Conseil a appris avec regret la mort de M.J.-Ovide Proulx, vétéran de la Fraternité unie des charpentiers-menuisiers.Une minute de silence a été observée, et il a été résolu d'envoyer des lettres de condoléances à la famille et à l’union locale 1558 des charpentiers-menuisiers.Le Monde Ouvrier exprime tous ses regrets de la disparition de cet artisan du trade-unionisme international.LA FEDERATION PROVINCIALE DU TRAVAIL A QUEBEC, LE 27 La Fédération provinciale du Travail de Québec, dont M.Raoul Trépanier est le président, et M.Marcel Francq.le secrétaire, soumettra au gouvernement provincial.les résolutions qu'elle a adoptées au cours de son congrès annuel, tenu à Hull en juillet dernier.L'entrevue aura lieu le 27 janvier avec le premier ministre, l’hon.Adélard Godbout et les membres de son cabinet.M.Marcel Francq est actuellement occupé à la préparation de l’important mémoire que contient ces demandes et qui sera présenté aux autorités provinciales lors de cette entrevue.MECONTENTEMENT GENERAL CHEZ LES CORDONNIERS Quoique les industriels de la chaussure aient reconnu le droit aux ouvriers de réclamer et d’obtenir une augmentation de 10 pour cent, qui prendra effet le 1er février prochain, cette question continue à faire le sujet d’une critique sérieuse, parce que cette augmentation — ou boni, comme on se plait à l'appeler — ne s’appliquera pas à tous les intéressés de l’industrie, hommes et femmes.Lorsque la proposition a été faite par une forte délégation ouvrière au ministère du Travail, le sous-ministre du Travail, M.Gérard Tremblay, aurait affirmé que tous les ouvriers et les ouvrières profiteraient de cette gratification.Ce serait tout le contraire qui se serait produit, si on en juge par la décision prise par les manufacturiers, â l’effet que cette augmentation ne profite qu’à quatre classifications seulement.La discussion fut soulevée sur la question de savoir s’il ne serait pas opportun d’attirer l’attention du ministère du Travail sur l’erreur commise relativement à cette augmentation qui fut annoncée dans la Gazette officielle de Québec le 28 décembre 1940.Les membres du local 249 de l'Union internationale des travailleurs en chaussures, au cours de la première séance de l'année 1941, sous la présidence temporaire de M.Roméo Talbot, et tenue vendredi, le 10 courant, ont résolu par un vote unanime de faire valoir leurs objections dans la période des 30 jours avant la mise en vigueur du décret confirmant l’augmentation, d’après les termes publiés dans la Gazette officielle de Québec.C’est à la suite des remarques du représentant international, M.Charles McKer-cher, que cette résolution fut prise.Vendredi, le 24 courant, commence une série d'assemblées ouvertes à tous les cordonniers.-•::- ECHOS DES TROIS-RIVIERES Intallation des officiers du Local 136 Plusieurs officiers du conseil des métiers ont assisté à l’installation des officiers du local 136 de la pulpe et du sulphite, du moulin de la St.Lawrence Paper, mardi dernier à la Salle du conseil des métiers.M.F.Grenier, président sortant de charge fit l’ouverture de l'assemblée et invita M.J.-B.Arsenault, président du Conseil à présider la cérémonie.Après quelques explications de M.Arsenault, M.Emile Lajoie, secrétaire du conseil et représentant du district pour la Fédération Américaine du Travail, fut appelé à faire prêter le serment d'office aux nouveaux élus; après quoi il les félicita tous, et remit le siège présidentiel à M.J.-T.Joly, le nouveau président élu qui continua les délibérations, assisté des vice-présidents, MM.W.Porteous et M.J.-A.Vallée.Les autres officiers présents étaient MM.A.Lacoursière, secrétaire; Léo Joly, trésorier; Jos.Proulx, secrétaire-financier; A.Léveillé et A.Marchand, auditeurs; E.Ro-bichaud, garde intérieur, L.Turcotte, garde extérieure.M.J.-T.Joly dit qu’il avait rencontré ces jours derniers le surintendant de '.'industrie qui lui demanda de faire un appel en faveur de l’effort de guerre de notre pays en achetant des coupons d’épargne, de guerre.Il ajouta que nos intérêts étaient en jeu et que nous devions les défendre.M.J.-B.Arsenault, président du Conseil provincial des Unions dans les moulins à papier et vice-président de la Fédération provinciale a passé en revue quelques-unes des activités des unions à travers la province, et dans notre ville.Il déclara que les ouvriers organisés sont tous frères et que l’on devrait s'entendre et marcher la main dans la main partout et toujours.MM.Roland Grenier et Luc Bergeron officiers du Conseil des métiers ont aussi adressé la parole, et se sont appliqués à démontrer les avantages d’appartenir à l’union Internationale.— -:o :— - COUR SUPREME “Qu'est-ce que la Cour Suprême,” demande une maîtresse d’école à un élève?” “C’est celle que l’on fait à une vieille femme.” TABAC A CIGARETTES ST REGIS DOUX ET DE QUALITE Un produit de L.O.GROTHÉ Limitée PAGE 3 SAMEDI, 18 JANVIER 1941 — MONTREAL — SATURDAY, JANUARY 18, 1941 Emploi et chômage des jeunes travaill INSTALLATION DES OFFICIERS CUTS DE LA LOGE SAINTE-MARIE INDEX DES UNIONS LABOR DIRECTORY Suite En Australie, la Conférence de juillet 1939 a recommandé que les gouvernements des Etats élaborent des mesures législatives en vue de porter l'âge minimum de fin de scolarité obligatoire en 15 ans, en trois étapes au moins de quatre mois chacune à partir du 1er juillet 1940.Tous les membres de la Conférence, à l'exception du représentant du Queensland, se sont prononcés en faveur de cette recommandation.Une autre résolution a invité les gouvernements du Commonwealth, de la Nouvelle-Galles du Sud et du Victoria à interdire l’emploi dans les fabriques de garçons et filles de moins de 15 ans.En outre, par des bourses et d’autres mesures d’assistance, on encourage les jeunes gens ayant dépassé l’âge de fin de scolarité à continuer leurs études ou à suivre des cours professionnels, et des classes spéciale:; ont organisés pour ceux qui sont chômeurs.Enfin, des associations de jeunes citoyens (Young Citizens’ Associations) , créées sous les auspices du gouvernement, sont chargées d'assurer notamment des possibilités d’instruction professionnelle et générale et d'utilisation des loisirs aux chômeurs de l'un et l’autre sexes âgés de 14 à 21 ans.En Belgique, un fort mouvement s’est dessiné en faveur de l'élévation de l'âge de fin de scolarité obligatoire, mais aucune mesure n’a encore été prise à cette fin Les adolescents qui ont dépassé l'âge de fin de scolarité et qui n'ont pas trouvé d'emploi convenable peuvent être tenus, en vertu d'un arrêté royal du 31 juillet 1935, de suivre pendant deux ans les cours d’une école primaire, technique, professionnelle ou ménagère; une loi du 10 août 1939 a prorogé cette disposition jusqu'au 1er septembre 1941.En outre, des mesures ont été prises en vue d'encourager les jeunes chômeurs possédant les aptitudes nécessaires, à fréquenter des écoles secondaires ou des écoles techniques au delà de l'âge de la scolarité obligatoire.Aux Etats-Unis, la loi fédérale du 24 octobre 1938 sur les normes de travail équitables dispose que, dans le commerce entre les Etats, nul ne peut expédier des marchandises produites dans un établissement où des travailleurs enfants ont été "exploités"; aux termes de la loi, il y a exploitation de travailleurs enfants lorsqu'on emploi dans une entreprise des enfants âgés de moins de 16 ans ou, s'il s’agit de professions dangereuses, de moins de 18 ans.En janvier 1938, l'âge minimum de fin de scolarité obligatoire était fixé en règle générale à 13 ans dans sept Etats, 17 ans dans sept autres, 16 ans dans tren-te-et-un, auxquels il faut ajouter le district de Columbia, 15 ans dans un et enfin 14 ans dans deux.En outre, après avoir fréquenté l'école de plein exercice, les jeunes gens peuvent être tenus de suivre les cours complémentaires jusqu'à l'âge de 16 ans dans quatorze Etats, 17 ans dans deux autres et 18 ans dans dix, auxquels il faut ajouter deux Etats encore, où l’application de ce système dépend d'une décision de l’autorité locale.Cependant, depuis quelques années, on a tendance à exiger la fréquentation d’une école de plein exercice jusqu'à 16 ou 18 ans, plutôt que d’étendre l’obligation de suivre des cours complémentaires.Quelques Etats exigent expressément des jeunes chômeurs qu'ils continuent à fréquenter une école de plein exercice ou à suivre un enseignement complémentaire.En Finlande, on s'est efforcé, par un perfectionnement de l’enseignement complémentaire, d'obvier aux difficultés qu’éprouvent les jeunes gens du fait qu'ils ne peuvent pas prendre d'emploi à l'expiration de la période de scolarité obligatoire, en raison des dispositions des lois d
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