Le monde ouvrier = The labor world, 1 octobre 1939, samedi 28 octobre 1939
25e Année — No 43 SAMEDI, 28 OCTOBRE 1939 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 28, 1939 25th Year — No.43 DRINK DOW’S ALE Standard of Strength and Quality %t JEmiDeJSà fator (îDuuritf rmmm mm TRY BLACK HORSE ALE 100 Years of Brewing Experience behind it Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest « INSTRUIRE ET AMELIORER » Téléphone : LAncaster 5361 APRES LA TERREUR Enfin, le cauchemar est fini ! Réfutant par son vote les mensonges électoraux de M.Duplessis et de ses complices, le peuple du Québec a enfin mis à sa place le pire gouvernement provincial que nous ayons eu depuis la Confédération.Après plus de trois années de flagrante maladministration, le régime Duplessis a enfin succombé sous la tempête de l'indignation publique.Le verdict de mercredi dernier ne laisse aucun doute, en effet, quant à 1 opinion de l'électorat du Québec à l'égard des cyniques bourreurs de crânes de l'Union Nationale ou, si l'on préfère, de l'Union Démagogique Provinciale.L'hon.Adélard Godbout revient donc au pouvoir qu'on n'aurait pas dù lui enlever en 1936 et l'hon.Maurice Duplessis rentre à l'Opposition dont il n'aurait jamais dû sortir.Aussi la déconfiture électorale des saboteurs législatifs de l'Union Nationale est-elle complète et définitive.C'est l'arc-en-ciel après la pluie, la liberté après la terreur, un peu d'ordre après l'anarchie, de la décence ministérielle après trois années de gangstérisme politique sans exemple au pays.Le monde ouvrier de cette province se réjouit de cette désinfection, car il avait été fort malmené depuis trois années par cette dictature de l'incompétence qui, sous l'arrogante et ignorante direction du châtelain de Maisonneuve et de ses aboyeurs, pataugeait dans notre législation ouvrière avec une désinvolture comique et une mauvaise foi qui l'était beaucoup moins.Les "bills" 19, 20 et 88, de même que 1 Office des Salaires Raisonnables sont autant de gaffes désastreuses dont a souffert la classe ouvrière du Québec et celle-ci en attend l'abrogation prochaine par le futur cabinet Godbout.Elle en réclame aujourd hui la désintoxication.Le verdict du 25 octobre est un acte de justice réparatrice en même temps qu'un soufflet retentissant infligé à la presse servile qui s éta:t domestiquée, depuis août 1936, au potentat qui dominait à Québec.Ce verdict indique aussi que la population s’est heureusement ressaisie après sa funeste erreur d’il y a trois ans et n a pas cru, cette fois-ci, les multiples mensonges à l'ombre desquels se dissimulait cet odieux terrorisme électoral qui dure depuis cinq semaines et qui menaçait de discréditer à tout jamais notre bon vieux Québec aux yeux des provinces-soeurs et de l'étranger.Il n'a pas cru, ce peuple, aux faux prétextes de la conscription et de l'autonomie provinciale, mais a éloquemment signifié son profond dégoût des défaitistes amoraux de 1 unité canadienne bien comprise, le tout avec une ampleur et une netteté qui vont de pair avec la grossière impudence des vaincus d'hier.Mais l’envergure même de la victoire implique, pour les vainquaurs, une responsabilité proportionnelle aux résultats électoraux que 1 on sait.Cela, M.Godbout ne doit pas l'ignorer, pas plus d'ailleurs que les ministres dont il va s'entourer et qu'il choisira, nous en sommes persuadés, avec le plus grand soin.Les travailleurs du Québec, qui ont tant fait pour jeter bas de leur piédestal ces grotesques idoles de la démagogie politique la moins recommandable, attendent du nouveau gouvernement libéral les mesures réparatrices qui s'imposent sur le plan de la législation ouvrière.Ils comptent, entre autres choses, sur une épuration immédiate, radicale de 1 Office des Salaires Raisonnables et un balayage hygiénique parmi ses principaux fonctionnaires dont le moins qu'on puisse dire c est que les meilleurs d'entre eux étaient fort au-dessous de leur tâche.Il y a là, à n en pas douter, un urgent nettoyage à faire, car ça sent décidément mauvais de ce câté-là, très mauvais, tout ce qu'il y a de plus mauvais.Dans cette oeuvre d'épuration de notre code du travail provincial, l'hon.Godbout peut compter sur la bonne volonté et le concours toujours empressé du Travail Organisé et de tous ceux d entre nous auxquels il jugera bon de faire appel en tempset lieu.Notons, en passant, que cette besogne presse et qu'il sera imprudent de la retarder outre mesure.Notre ministère du Travail a besoin d'être désinfecté d'un bout à l'autre de toutes les saletés qu'on y a officiellement accumulées depuis trois ans.C est dire qu'il y aura là "de la grosse ouvrage" à faire.Après cet horrible cauchemar, qui dure depuis trois années, nous allons pouvoir enfin respirer à notre aise.Ce n'est pas trop tôt.Georges DELPEQUE.,___j, NE NEGLIGEONS PAS L’ORGANISATION Maintenant que le gouvernement anti-ouvrier du dictateur Duplessis est disparu et qu'une ère de liberté se lève sur la province de Quebec, les unions ouvrières ne gaspilleront plus leurs énergies à combattre les tactiques déloyales de ceux qui voulaient les détruire ; elles auront donc plus de temps à disposer à l’organisation ouvrière qui fut compromise pendant plus de trois ans.Les conditions nouvelles favoriseront les unions qui voudront consacrer leurs efforts à l'organisation.The Downfall of An Anti-Labor Government The government of Maurice Duplessis has at last felt the full condemnation of the workers of the Province in terms emphatic, if not crushing, that goes to any government who by dictatorial methods seeks to enslave the workers by enacting anti-labor legislation and denying their rights.The laboring class of this Province, for three years, had been mistreated and betrayed by the government they had placed in power in 1936.Bills 19, 20 and 88, the mal-administration of the Fair Wage Board due to the incompetence of those guiding its destinies, the granting to the Lieutenant-Governor-in-Council of dictatorial powers giving him the right to amend or abrogate any Fair Wage Ordinance or Collective Labor Agreement freely consented to by employer and employee, the wholesale dismissal of faithful employees of the Province, with long terms of service, for no other reason that they had been placed there during the Liberal regime and many other abuses all led to the dissaffectation of the laboring class from the ranks of the Union Nationale.The persistent refusal of Maurice Duplessis and his government to listen to the advice of experienced labor leaders on the enactment of labor legislation could only result in chaotic conditions in the relations between labor and industry.There could be no satisfactory or permanent agreement'between employer and employee since any agreement reached between them was subject to the whim and pleasure of a government criminally ignorant of the needs of the working class and industry.The Ordinances of the Fair Wage Board which on the whole were ambiguous and stipulated scales of wages which were below sustenance level and were often imposed on an industry without consultation of the parties concerned, led to general dissatisfaction.It further proves that such a Board should be composed of experienced representatives of labor and capitpl, who, knowing the conditions of the various industries, could emit Ordinances after due consultation with representatives of labor and management, that would be satisfactory to all, and would result in the extermination of the low-wage paying employer who unfairly competes with fair-minded employers who pay their employees a living wage.It would further result in the stabilization of industry and would make Quebec a more inviting spot for the establishment of new industries.Last but not least, it would serve to increase the purchasing power of the workers and bring back prosperity to old Quebec.The Duplessis regime was given short-shrift by the workers it had betrayed and mistreated and it should serve as a warning to governments everywhere that though the workers may seem apathetic and their protests ineffective at times, they will not permit any government to force them down to the acceptance of coolie wages or conditions which are below the level of justice and right.The strength of the aroused and irate worker at the polls will, in the future, be a force to be reckoned with.Organized Labor and the workers in general were behind Hon.A.Godbout and the Liberals almost to a man, because they believed in the inherent honesty of the new Prime Minister of Quebec and they evidenced their confidence by voting him into power.The attempt to bring in the old bogey of conscription into the campaign did not affect the workers' vote at all, participation in the war was also of secondary importance, because workers, as Canadians, are behind every effort of our country to win this war as soon as possible, but what was of importance and caused the workers to vote against Duplessis was that they "remembered ' the sabotaging of labor legislation, the dictatorial ingérence of politics into the relations of labor and industry, as shown by the issuance of indiscriminate exemptions from the application of the Fair Wage Ordinances, they "remembered" the insolent way in which their demands for amendments to labor legislation were treated at Quebec.Yes, the workers "remembered" and they will always remember when a government, of whatever political stripe it may be, sabotages its legislation and denies to them the rights they have gained by years of struggle and hardship.THE LABOR WORLD.H.B.CHASE APPOINTED Ottawa, October 26.— H.B.Chase has been appointed director of industrial relations on the War Supply Board, it was announced today.Chase is on leave of absence from the Canadian National Railway.He is grand chief engineer of the Brotherhood of Locomotive Engineers and is a member of the Defence Purchasing Board, the activities of which, in the near future, will be taken over by the War Supply Board.Mr.Chase must be congratulated for his nomination at such a responsible post.His past activities with the Brotherhood of Locomotive Engineers gave him much credit nad he will surely prove to be a good representative, both of the employees and the public, in his new capacity. PAGE 2 SAMEDI, 28 OCTOBRE 1939 — MONTREAL SATURDAY, OCTOBER 28, 1939 des unions ouvrières par Ben.Drolet La formation des syndiqués Quand un ouvrier adhère au syndicat de son métier, il est généralement bien disposé à collaborer au travail syndical de ses camarades.Nouveau venu dans l'organisation, il est en quelque sorte novice en syndicalisme et doit apprendre un tas de choses avant d'être dûment qualifié pour effectuer ce travail syndical en toute connaissance de cause.Mais il n est encore qu'élève quand il entre dans la carrière unioniste et il devra suivre attentivement les directives des hommes d'expérience qui sont autour de lui, officiers et autres.Aux officiers, naturellement, incombe la lourde tâche d'éduquer les jeunes membres ou plus exactement tous les nouveaux syndiqués qui viennent d adherer a leur organisation.Cette instruction des nouveaux membres doit etre constante pour être efficace et durable.A l'école de la solidarité ouvrière comme à toute autre école, il faut être attentif et applique.Pour s acquitter de leur devoir de maîtres ou instructeurs en syndicalisme les officiers doivent être ferrés eux-mêmes en la matière et dispenser le fruit de leur precieuse expérience avec le seul souci de former de bons syndiques, des hommes imbus profondément des grands principes de solidarité qui sont à la base même du syndicalisme bien compris.Les officiers ne sauraient donc trop insister, par exemple, quand ils instruisent les recrues nouvelles, sur l'importance du versement réqulier des cotisations et de 1 assiduité aux réunions, de même que sur une^ntel-hgente participation aux débats des assemblées.Ce sont là, en effet pour les ouvriers syndiques, des choses essentielles qu'il ne faut jamais perdre de vue dans le mouvement ouvrier.Aussi la décadence de nn! L- ! ouvrières es, elle ]e plus souvenl le fai.d offiders pte ou” ots nlaïâlm qui laissent leurs membres aller à la dérive au lieu de les piloterTans cesse dans la bonne direction.puoter sans _____________________________ LE CHRONIQUEUR.EMPLOYES BUANDIERS ET COUT DE LA VIE QUI S'OPPOSE A UN PRIX UNIFORME ?Dans les milieux ouvriers, on clierche beaucoup a savoir s’il sera établi un prix uniforme pour la coupe des clieveux.A cet égard, on se rappelle que l'union lo cale 455, des compagnons barbiers, a dé cidé récemment de soumettre un manifeste au ministre du Travail, le priant de bien vouloir agréer la demande des intéressés de modifier le décret qui prévoit les prix des coupes de cheveux aux clients, soit 25, 35 et 40 cents, selon la catégorie envisagée, la fixation d'un prix uniforme de 40 cents pour les adultes, tous les jours de la semaine, et de 25 cents pour les enfants.Cette proposition soulève actuellement de nombreux commentaires parmi les intéressés, étant donne qu’il y aurait, parait-il, une autre proposition réclamant que le prix d'une coupe de cheveux soit fixé à 35 cents pour les cinq premiers jours de la semaine, à 40 cents le samedi et à 25 cents pour les enfants.Ces pro positions auraient pour but primordial, d'après ce qu’on en sait, une augmentation d’un dollar par semaine sur le salaire actuel de $16.00 pour une semaine de 55 heures.On affirme maintenant, dans les milieux ouvriers de cette industrie, qu’il vaudrait mieux, avant d'exiger de nouveaux amendements à l’accord collectif de travail en vigueur, essayer de benêtt cier de ceux qui sont déjà à l’étude par le ministre du Travail.Si ceux-ci ne donnaient pas satisfaction, il sera toujours temps d’y remédier par de nouvelles modifications, comme nous l'enseigne l'expérience.On a aussi - relevé le fait que certains officiers de diverses associations de barbiers paraissent se plaire à brouiller les cartes et a demander ce qu'il serait à peu près impossible d’obtenir.Comme, par ailleurs, on doit souvent illusion à l'entente qui règne entre les différentes associations de barbiers, il serait raisonnable de ne rien tenter de la détruire.-—-:o :- ON REPOND AUX CORDONNIERS Au cours o.e la réunion hebdomadaire de l'union locale 249.des ouvriers de la chaussure, tenue le 20 courant, on a ramené sur le tapis la question déjà résolue et selon laquelle il s’agissait d’une augmentation générale des salaires de 25 pour cent, applicable dans toute l’industrie de la chaussure de la province.On sait que cette demande devait être soumise à l'approbation du Comité paritaire de la chaussure, de même qu’au ministre du Travail.Durant la réunion, on a rapporté qu’aux termes de la loi des conventions collectives de travail, le Co mité Paritaire n'avait qu’à s’occuper de l’administration de l'accord collectif en vigueur et ne pouvait, au point de vue légal, légiférer à propos d’une augmentation de salaire sans consulter au préa labié les intéressés, c'est à dire l'Association des fabricants de chaussures.D'au tre part, le secrétaire Gervais doima lec turc de la réponse du sous ministre du Travail, M.Gérard Tremblay, à ce sujet important, réponse ou il notait que les cordonniers motivaient leur demande d’augmentation de salaire par l'augmentation correspondante du coût de la vie par suite de l’état de guerre.Toutefois, il semble être d’avis que les parties contrac tantes à l’accord collectif dans l’industrie de la chaussure discuteraient bientôt la dite demande, il affirme, en outre, qu’il n'y a aucun doute que le ministre du Travail apportera toute sa collaboration pour aider au règlement de tout différend éventuel à cet égard.L’affaire en est donc encore au statu quo et y reste ra jusqu'à nouvel ordre.Ce pendant les représentants do l’union in temationale ont reçu l’autorisation de soulever de nouveau ce sujet à la pro chaîne réunion .du comité paritaire.A la dernière réunion de l’union locale 122 des employés buandiers et teinturiers, d'étranges choses se sont passées.Une décision malheureuse y a été prise.Elle tend, dans un moment oû on doit conserver intact son jugement, à démoraliser les plus fervents adhérents du mouvement unioniste, ceux mêmes dont l'esprit syndical n'a jamais fait défaut.Ces graves difficultés, qui surgissent assez souvent dans certaines unions ouvrières, sont généralement dues à l’incompréhension de l'esprit d’unité ouvrière.Ces choses se produisent, dans bien des cas, justement à l'instant précis ou des efforts doivent être faits pour réunir, non pour désunir, surtout quand il s’agit d’un groupe assez important qui reste encore uni malgré tout et qui est en mesure, avec l’assentiment d'un patron quelconque, de contrôler assez efficacement un atelier d’union.Cette affaire, d'une importance capitale, est susceptible d’avoir des répercussions décisives sur l’union des buandiers de cette ville.C'est ici que le devoir des officiers est de fournir des explications précises et plausibles de la situation pre caire des intéressés afin d’éviter tout acte désastreux pour l'organisation.Une autre affaire qui, dans l'état actuel des choses, semble avoir aussi une importance de premier plan, est celle d une augmentation générale du coût de la vie, laquelle s'est manifestée sous for me de nouveaux impôts et rappelle forcément aux ouvrières et aux ouvriers de l'industrie de la blanchisserie de faire augmenter leur salaire en proportion de la chèreté de l’existence.En conséquence, des suggestions ont été faites et seront soumises à qui de droit dans l’intérêt de l'union et du métier.La prochaine assemblée a été fixée au 8 novembre, date à laquelle des mesures appropriées seront prises pour faire face à la situation.MAXIMES ET PENSEES Ne vous fiez pas aux apparences: le tambour, avec tout le bruit qu’il fait, n’est rempli que de vent.N'attends pas d’espérer pour entrepren dre, ni de réussir pour persévérer.La modestie chemine volontiers avec la sagesse et la sottise avec l'orgueil.Les glandes douleurs ont du moins cet avantage qu’elles vous rendent insensibles à toutes les autres.CHEZ LES TRAVAILLEURS DU METAL EN FEUILLES Pas de chômage parmi eux.Les membres de l’union locale 116, des ouvriers du métal en feuilles, ont appris de fort intéressantes choses au cours d’une assemblée plénière, tenue le 24 courant, sous la présidence du conirêre Philias Gariépy.Dix nouvelles recrues prêtèrent l'obligation d'usage.M.Onésime Gagnon rapporta qu'il n’y avait pas un seul chômeur parmi les membres de l’union, ce qui est chose assez extraordinaire, entre nous soit dit.Il ré vêla aussi que le Conseil des Métiers de la Construction avait protesté, une fois de plus, auprès de la Ligue de Sécurité publique, relativement aux échafaudages, lesquels ont été la cause de plusieurs accidents durant ces quelques dernières semaines.11 recommande aux ouvriers de ne courir aucun risque superflu et de refuser tout simplement de travailler suides échafaudages n'ayant pas été préalablement et dûment bien inspectés, corn me l'exige le règlement municipal 999.M.Renaud releva le fait qu'une erreur involontaire s’était glissée dans notre dentier compte rendu d’une réunion de 1 union locale 116.Nous aurions écrit, parait-il, qu’en certaines usines d’aréo planes, les salaires étaient, pour le mo ment, payés conformément au coût actuel de la vie, ce qui n’est pas le cas, que nous sachions.Nous rectifions donc sans autie fonne de procès.M.Renaud rappela également qu’au cours d’une entrevue avec les autorités compétentes, à ce propos, nous avons obtenu la certitude que la liste des salaires serait révisée de façon que les ouvriers intéressés soient rétribués selon le salaire convenu, d'un commun accord, entre le représentant de 1 union et celui du gouvernement fédéral.-:o - ELECTION D’OFFICIERS Le Conseil des Métiers Alliés de l’inv primerie de cette ville, au cours de son assemblée mensuelle du 10 courant, a procédé à 1 élection de ses officiers.Ont été élus: président, Walter For test, de 1 union des stérêotypeurs; vice-président, Charles Arpin, de l'union des relie til's; secrétaire-archiviste, A.F.Ri card, de l’union typographique 145- se crétaire trésorier, James Philip, de l’union typographique No 176.L’Exécutif se compose des confrères John Kelly, de l’union des lithographes; A.Quéry, de l’union des pressions 52; J.F.Moore, de l’union des typos 176.Le comité des vérificateurs comprend les confrères R D.Léonard.William Hughes et J.A.Ricard.Le Conseil se réunit le 2e mardi du mois à 909, blvd Saint-Laurent.UN CONSEIL CONJOINT DES EMPLOYES DE TAVERNES Le 22 courant, l’union locale 200, des employés de tavernes, avaient leur reu nion ordinaire, laquelle fut fort interes santé.La question qui demeure a 1 ordre du jour est celle du recrutement de nou veaux membres par l’agent d’affaires.Celui-ci rapporta qu’il avait pu convaincre un grand nombre d’intéressés d'adhérer à l’union.Pour activer ce recrutement et le îendre plus attrayant, il a été decide d afficher dans les salles de réunions ou vrières une liste de propriétaires de ta ver nés qui, jusqu’ici, ont favorablement accueilli les demandes de l’union.Cette liste indiquerait, par exemple, les taver nés ou est accroché le cadre de l’union et où les employés portent l’insigne -yn dicale et inviterait les ouvriers syndiques à fréquenter ces tavernes de preference a toute autre.Pour faire face à une situation qui rendait difficile les opérations linancie les des unions locales 200 et 382, des em ployés de tavernes, d’hôtels et de restau rams, on s’en est tenu à la suggestion du président général de l’Alliance internationale de ces employés, le confrere E.Flore, laquelle implique la formation d’un Conseil conjoint, lequel a été constitue comme suit: Nelson Fortier, Eri.Désor-miers, Jack F raw ley et R.Lepage, delegués de l’union locale 200, et Jack Len ger, Nick Constantydinidls, Roger Cousineau et M.Seigler, délégué de l’union locale 382.Le confrère ForUer a été choisi pour présider ce nouveau conseil conjoint et le confrère Jack Lenger en sera le secre taire-trésorier.La prochaine réunion a été fixée au 12 novembre et sera consacrée à 1 installa-tion des nouveaux officiers.A cette oc casion, de nombreuses invitations seront envoyées aux employés de cette industrie et il se pourrait que cette cérémonie soit présidée par des officiers du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal.La séance était présidée par le confrere Nelson Fortier, assisté du vice président Jack Brodie et du secrétaire-financier E Désormiers.-— :o :—- UN SOUPER AUX HUITRES CHEZ LES PEINTRES L’union locale 349, des peintres et décorateurs, avait une belle réunion le 23 courant, sous la présidence du confrere Arthur Renaud.Plusieurs adhérents nouveaux furent admis.Sur présentation d’un rapport du délégué Edgar Gilbert au Conseil des Métiers du Bâtiment, l’union s’est de nouveau occupé des échafaudages qui, depuis plusieurs semaines, ont encore fait plusieurs victimes.On estime ces accidents, qui n arrivent que trop fréquemment, aux entrepreneurs qui négligent de se pour voir d un permis de l’inspecteur en chef des échafaudages de la Cité de Montréal et ensuite de s’assurer un certificat d’ins pection dudit inspecteur en chef.La loi est pourtant formelle à cet egard, disent les intéressés.L’article 26 dit: ‘Quicon que contreviendra à quelques dispositions du présent règlement sera passible d’une amende, avec ou sans frais et, a défaut du paiement immédiat de ladite amende, d'un emprisonnement dont le terme sera fixé par la Cour du Recorder de la Cité de Montréal." M.Gilbert ajouta que le Conseil des Métiers du Bâtiment a réitéré sa demande a la Ligue de Sécurité Publique, la priant de s’intéresser à faire respecter la loi des échafaudages.Une autre décision qui semble être logique est de refuser de reconnaître au gouvernement le droit de fixer les salai ics en prévision de l’augmentation du coût de la vie.L’union des peintres est la première organisation syndicale à mettre sur pied, comme on dit, un souper aux huîtres.La petite fête en question aura lieu à la salle du restaurant Duffcrin, 1221 blvd.Saint Laurent, le 11 novembre prochain.Une invitation est pour cela lancée aux membres des unions soeurs, les priant de participer à ces agapes fraternelles.Qu on se le dise et qu’on en parle au tour de soi d’ici là.En foule au souper aux huîtres des peintres.^ GRADS SAMEDI, 28 OCTOBRE 1939 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 28, 1939 PAGE 3 Le statut de l'Union Typographique Internationale On sait que la Fédération Américaine du Travail, au cours de sa dernière convention annuelle de Cincinnati, a mis en état de suspension l'Union Typographique Internationale pour cause de non-paiement d'une cotisation spéciale d'un sou par membre en règle pour les années 1937 et 1938.L'Union Typographique, ayant refusé d'obtempérer à cet ordre de prélèvement de ladite cotisation, s'est vue, de ce fait, refuser toute participation, par des délégués, à la convention précitée.Cette suspension, cependant, n'affecterait en aucune manière, au moins jusqu'à nouvel ordre, les relations existantes des unions locales typographiques avec les corps centraux auxquels elles seraient présentement affiliées.C'est dans ces termes que l'Exécutif de la Fédération Américaine du Travail a formulé des réserves quant aux relations éventuelles et dfinitives entre la Fédération Américaine du Travail et l'Union Typographique Internationale, tout en conservant l'espoir qu'aux prochaines élections générales de l'Union Typographique Internationale, des changements se produisent qui puissent favoriser la réintégration de celle-ci dans les rangs de la Fédération Américaine du Travail.Dans l'intervalle, par conséquent, les relations des unions typographiques locales du Canada avec les corps centraux avec lesquels elles sont affiliées demeurent dans le statu quo.Nous formulons, nous aussi, un pareil souhait de réconciliation, car nous ne pouvons envisager sans inquiétude une désunion quelconque parmi nos syndiqués dont le premier devoir est précisément de rester unis quoi qu'il arrive, envers et contre tous, dans la défaite comme dans la victoire.L union, en effet, fait la force.La désuniop, au contraire, amène la désintégration syndicale, puis son extinction.Le syndicalisme international contre les dictatures Un appel aux travailleurs allemands.La Confédération Générale du Travail de France (CGT) a lancé l’appel suivant aux travailleurs allemands (radiodiflusê a plusieurs reprises en langue allemande par des stations françaises et anglaises) : Camarades! La Confédération Générale du Travail française fait appel, dans les heures graves que nous traversons, a votre conscience et à votre volonté cic paix.Ile vous demande de vous opposer, malné toutes les difficultés d’une telle action, à ce qu’un conflit sanglant soit, déclenché sur l'Europe.La C.G.T.vous rappelle qu'elle n’a jamais cessé d'entretenir des relations fraternelles avec vos organisations professionnelles avant la destruction de celles ci par l'avènement d’un régime to talitaire.Vous devez vous souvenir en particulier que la Centrale syndicale française a mené, en accord avec votre Centrale A.D.G.B.de longs et forts pour rétablir des relations amicales et confiantes entre nos deux pays et réparer les erreurs qui ont pu être commises il y a vingt ans.La C.G.T.n’ignore pas combien votre situation matérielle et morale actuelle peut être pénible.Mais elle i>en.se terme ment que s’il existe en Europe des injustices celles ci ne pourront etre reparées que dans une atmosphère de paix et au moyen de libres discussions Internationa les.Le recours à la violence, sans resou dre aucun des problèmes qui vous préoccupent, mènerait seulement votre pays et l’Europe à une ruine définitive.11 ne sera enfin possible d’améliorer la condi tion des classes ouvrières française et allemande que le jour où, dans la paix retrouvée, la production des biens con sommables aura remplacé celle des engins de guerre, et ou les problèmes économiques auront été résolus de manière à assurer la vie et le bien-être de tous les peuples.Il n’est plus possible, à l’heure actuelle, aux autres peuples d'accepter le reglement des problèmes internationaux par le recours à la violence.C'est en exigeant l’emploi d’autres méthodes de discussion que vous pouvez aujourd’hui sauver la paix, votre avenir et vos espoirs de liberté.* * * Un manifeste des travailleurs mexicains.Lombardo Toledano, secrétaire général de la Confédération des Travailleurs du Mexique, a lancé un manifeste, proclamant notamment: "La responsabilité de la guerre incombe uniquement au régime nazi.Le devoir de tous les travailleurs du monde est d’aider moralement et matériellement les forces luttant contre lut.Dans cette guerre il ne peut y avoir de neutralité du Mexique.Le Mexique entrera dans la guerre contre le nazisme." D’autre part, le comité directeur de la Confédération des Travailleurs du Mexi que a pris des mesures pour empêcher le ravitaillement de l’Allemagne et lutter contre la propagande des agents aile mands au Mexique.* * * Un manifeste des syndicats néo-zélandais.La Fédération néo Zélandaise du travail a radiodiffusé un manifeste dans le quel il est dit exactement."Nous demandons aux travailleurs de tous les pays, y compris lès travailleurs d'Allemagne, de faire cause commune dans la lutte con tre l’agression et la dictature, et pour la justice humaine, la liberté et la fraternité internationale.” La Fédération souligne son accord complet avec le gouvernement de Nou velle Zelande, et les gouvernements de France et de Grande-Bretagne pour tou tes mesures destinées à lutter contre une agression "aussi folle que brutale ’’.* * * Attitude de l'Union Syndicale suisse.Le comité fédéral de l’Union Syndicale Suisse vient de lancer aux travailleurs suisses un manifeste, disant entre autre: ."La conflagration de la guerre apporte aux syndicats de grandes taches nouvelles.Des changements profonds interviendront dans la vie économique et sociale du pays.La classe ouvrière plus que tou te autre couche de la population en est menacée, car elle devra, dans certaines circonstances, faire lace à des pertes de salaires ou bien au chômage."L'union syndicale Suisse et ses fédérations affiliées mettront tout en oeuvre pour que le nécessaire soit fait afin de préserver la population ouvrière de la détresse et afin d’empêcher d’injustes de savantages.Dans ce but, l’Union syndicale suisse se trouve en contact avec les autorités, afin de sauvegarder les inté-rêst légitimes du prolétariat et d’assurer un fonctionnement aussi parfait que passible de l’économie de guerre.Les syndicats ont conscience qu'en agissant ainsi ils contribuent au renforcement de notre défense nationale, car le courage des soldats sera d’autant plus grand qu’ils seront délivrés plus rapidement du souci de leur famille.De même les syndicats veilleront à ce que la collaboration démocratique du peuple soit largement sauvegardée, afin de prévenir toutes tensions politiques ou sociales."En ces heures graves, nous adressons aux travailleurs suisses un appel pressant afin qu’ils accomplissent, dans la disci pline et le calme, leur devoir de syndiqués et de citoyens suisses.” — F.S.I.ECHOS DES TROIS-RIVIERES Le Conseil des Métiers et du Travail trifluvien, au cours d'une récente reunion, sous la présidence du confrère J.B.Ar senault, a décidé d’autoriser le comité d’enquête sur le prix des denrées a laire imprimer les formules qui seront distri buées aux membres des unions affiliées.On compte que les intéressés s’empresseront de retourner au plus tôt lesdites formules attestant les plaintes decouvcr tes contre les profiteurs.Le président Arsenault, dans une allocution bien appropriée, fit aux délégués un appel pressant, les invitant à coopérer autant que possible à la formation des différents comités qui seront appelés, par un travail constant, à assurer le progrès du Conseil et à procurer également de nouveaux avantages aux membres des unions qui lui sont affiliées.Il donna en suite quelques explications au sujet de la nécessité du mouvement de la Croix Rouge en voie de formation aux Trois-Rivières.Cette question, dont l’Importance sociale est considérable, fera l'objet d’une étude de l’Exécutif quant à la possibilité de faire partie de ce mouvement de bienfaisance.Quatre prix de présence ont été ga gnés par MM.Art.Bernier, Victor Vallée, Ahvyn Duval et Lionel Desfossés.Ce dernier, qui est délégué de l'union locale 163, des pâlie tiers, gagna une carte de nettoyage de la teinturerie Pichette.Des condoléances ont été adressées au vice président Aimé Aubin, à l'occasion du décès subit de son beau frère, E.Carrier, de Détroit, Michigan.GENTILLESSE — Elle a l’intelligence imprimée su: sor.visage.— Oui, mais ce doit être une erreur d’expression.LABOR DIRECTORY INDEX DES UNIONS CON SKI L DES METIERS ET DU TRAVAIL DK MONTREAL — MONTREAL TRADES AND LA 110R COI'M IL.— Meets every 1st and 3rd Thursday of each month s'assemble les premier et troisième Jeudis de chaque mol», A la salle de l'Assistance Publique, 458, ru® l.apailchet 1ère Est.Président, Raoul Tréna-nler.1153, rue Saint-Denis, Tel.LAn.11503 ; secrétaire-correspondant - corresponding* secretary.,1.-10.Garlépy, 11, rue Saint-Paul Ouest, Tel LAn.53(11 ; vice-présidents, Alfred Mathieu.2348, rue Chaplcau, Tél.CH.0150 A «L-A.Sullivan, 1130, rue Illeury, Tél.MA.3817.ALLIED PRINTING TRADES COUNCIL.— To promote the interests ot the Allied Unlou Label (which can he had in French or English).The following organizations comprise Council: The Typographical Union No.170; Jacques Cartier Typographical Union No.ion No.5-: Brotherhood ot P.ookbinders and 1'diulcry Women's Union No Pi: Photo Engravers' Union No.'d ; Stereotypers and Electrotypers’ Union No.33; Amalgamated Lithographers of America No.27; President, W.Forrest; vice-president, C.Arpin; Kec.-Sec., A.F.Kicard; See.-Treasurer, James Philip.Room 103.0S0 Notre Dame St.West.Executive: John Moore, A.Quéry and John Kelly.Auditors: W.Hughes, J.A Ricard, D Léonard.Telephone MA 7-181».Connell umts second Tuesday ot each month at 1)00 St.Lawrence blvd.UN ION TV rot; ItAPII I()l E .1AUQUKS-CAR-TIER No 115.S'assemble le 1er samedi du_ mois, A la salle de l’Union du Commerce, 107'J, rue Bcrri.Président, Charles Uo\tu, 2058, rue St Antoine.Tél.Fl.1227; secrétaire trésorier, « ’lis.E.Chalifour, 7130, Christophe-Colomb, tél DO.3771.TYPOGRAPHICAL UNION Nu.170—Meet* first Sunday ol each month at the Mount-Koyal Hotel.Raymond M Bennett, President, .'i.;7 Melrose Avenue, Verdun: Janos Philip, Secretary-Treasurer, Room 103, 080 Notro-Dnines \V.; Rusiness hours: U.00 a.m.to 5 pm.; Saturday, 0.00 a.m.to 1.00 p.m.; MA.7480.CONSEIL DE DISTRICT DE MONTREAL DE LA FRATERNITE UNIE DES CIIAK-PENTI ERS-M EN I ISIERn DWlIRKjl K.— MONTREAL DISTRICT OU CAR P ENTERS AN O JOINERS Ol A M E RI CA.— President, Esdras Secours; vice-président.F.Doucet; trésorier, E.La nt hier; secrétaire, Edouard L arose; gardien, Zéuon Piinnau; agents d'affaires, Ed.Toussaint et E.Dernier.ANHernblée chaque mercredi, ft Hhr, du noir ail Monument National, chambre 10.U.L.131, s'assemble tous les lundis soirs au Monument National, chambre il.c.-j.Raymond, secrétaire.U.L.178, s’assemble tous les 1er et 3e Jeudis de chaque mois, au Monument National, chambre 10.Jos.Uemy, secrétaire, 8813, rue Henri-Julien.U.L.1127.s'assemble tous les 2e et le lundis, au Monument National, ch.10, Endure Primcau, secrétaire, I(il- le Ave., Verdun.U.L.1214.s'assemble tous les 2e et le jeudis, ft.004, Ste-Catherine ouest, H.II.Salter, secrétaire, 2282.Oxford Ave., N.I».(i.U.L.1300, s’assemble tous les 1er et 3e lundis, ft 4030.Notre-Dame ouest.IL Martin, secrétaire, 3845, rue Claude, Verdun.U.L.1375, s'assemble tous les 1ers lundis, ft 150 —le Avenue, Lachlne.Harris Daoust, secrétaire, 150, Ire avenue, Laehiue.U.L.1558, s’assemble tous les lers vendredis, ft 1051, rue Létourneiix.Charles Thibault, secrétaire, 2135, rue Orléans.Membres Associés, ce Local s'assemble le 2o mardi, au Monument National, chambre 11.UNION DES EMPLOYES DE T RAM WA TH DE MONTREAL,.Local 700, Association des Employés de Tramways électriques et do chauffeurs d’Aiitohus d'Amérique.— Montreal Tramways Employees' Union, Local 700, Amalgamated Association ot Street, Electric Railway and Motor Coaoh Emiiloyecu of America.—Quartiers généraux.— Headquarters.1153 St Denis., tél.: LA.2508.Officiers—Officers: Gérard Gagnon, vice-président international et président local; J.Georges Gagnon, vice-président; (>.-A.Neveu, secrétaire financier ; Raoul Trépu nier, agent d’affaires; Alberto Rrodeur.trésorier; Henri Cholet, secrétaire correspondant,; W.Latour, sentinelle.Le local se réunit le 2e mercredi de chaque mois, ft In snllo de l’Union du Commerce.1070 Berrl, et l'exécutif le lundi précédant l'assemblée régulière, ft 1153, rue St-Denis.FRATERNITE DES PEINTRES DECORATEURS ET TAPISSIERS D'AMERIQUE.— Local 341).—S’assemble le 2e et le lundi du mois au 1331A rue Ste-Cntherine est.Président, A.Renaud, 500 Congrégation, Fltrroy 0005 ; vice-président,’ C.-A.Mondor, 4227 ru® Mentnnn : secrétaire-correspondant, E.Gil- bert, 8020 Henri-Julien; trésorier, L.-P.Bols-selle.4502 rue Marquette; secrétaire-financier, Raoul Gervals, 2585 blvd Goulu; conducteur, A.Goudreau, 0078B Notre-Dame* Est; Auditeurs: Arthur Boismenu, 4021 Colonial; Ernest Désève, 0033 St- Dominique ; Gaston Renaud, 5023 Chambord; gardien, Jos.Girard, 8145 rue Saint-André.UNION DES TRAVAILLEURS I)E LA CHAUSSURE, Local 211».— Boot «fc Shoe Workers' Union.— S’assemble tous le® vendredis soirs ft 1331A Ste-Catherlne Eut.Président, Henri Rolland, 0772 blvd.Saint Laurent; 1er vice-président R.Talbot, 1849, Marie-Anne E.; 2e vice-président, Delphis Jo-doln, 1700 rue Un net; secrétaire-archiviste et correspondant, N.Gervals, 2112 Wolfe; secrétaire financier, trésorier et agent d’affaires, Chs McKercher, 1331A Ste-Catherlne E., CIL 0511, privé CL.0123: assistant ngent d’affaires, Lionel Thibault.4070 Papineau, AM.7002; sentinelle, Pacifique Goulet.1002 Montcalm.L’exécutif s’assemble le 1er et 3e mercredi du mois, ft 1331A rue Ste-Catherlne Est.Président, Ovide Drolet, 1101 Bordeaux; vice-président, Delphis Jodoln, 1700 I’anet; secrétaire, N.Poirier.2137 rue Champlain.VOIX DISPARUE Une chanteuse de l’Opéra Comique, qui n’avait pas encore tout à fait abandonné le théâtre, disait à l’une de ses bonnes camarades: — Ma fille a hérité de ma voix.— C’est donc cela, répondit la chère amie que depuis quelque temps Je me demandais ce que la tienne était devenue.DEMANDEZ LA BIERE POPULAIRE ASK FOR THE POPULAR BEER MOLSON Brassée à Montréal depuis 153 ANS Brewed in Montreal since 153 YEARS PAGE 4 SAMEDI, 28 OCTOBRE 1939 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 28, 1939 ~ ¦ a - f A bâtons rompus Lendemain de grand nettoyage Les charlatans de l'union démagogique provinciale ont été encore plus mal amochés que ne l'indique le scrutin, à première vue, ce qui n'est pas peu dire.Car non seulement les suiveurs de M.Duplessis ont vu leur nombre réduit des trois quarts, mais la majorité des survivants de ce parti hybride a été réduite, par rapport à 1936, dans presque tous les cas.Déjà, quelques mois après l'erreur électorale d'il y a plus de trois ans, des partisans du régime dit d'union nationale nous disaient : "Nous qui étions contents de chasser du pouvoir un gouvernement de voleurs, voila que le nouveau gouvernement est lui-même dix fois pire que l'ancien." Cette opinion, qui n'était pas une opinion isolée à ce moment-là, s'est sans doute répandue depuis au fur et à mesure que le régime Duplessis avançait en âge, prenait de la bouteille et augmentait en virulence au pays en général.Aussi, quand notre ex-Premier en appela au peuple, celui-ci était prêt à lui faire l’accueil qu'il méritait, d'où le verdict du 25 courant.Mais si le nettoyage électoral est fini, il reste à procéder au nettoyage administratif, ce qui ne sera pas une mince affaire.Car le régime de l’incompétence par excellence a encombré presque tous nos ministères d'une armée innombrable de créatures politiques dont il va falloir désinfecter notre administration provinciale lentement mais sûrement.On a fait la même chose en 1936, mais sans aucun ménagement, avec une brutalité de boucher qui ne connaît pas son métier, surtout dans le ministère du Travail.Souhaitons que le nouveau gouvernement y aille avec un peu plus de discrétion dans ce nettoyage administratif, mais il n'en est pas moins nécessaire, urgent et devra se faire.L’esprit de famille en période électorale L'élection de la circonscription Sainte-Marie nous en offre un exemple édifiant.Là, deux cousins se sont fait une lutte qui, à notre point de vue, n'avait pas sa raison d'être, car elle prive les ouvriers syndiqués d'un bon député ouvrier à Québec, d'un homme de confiance et d'expérience qui eut été d'un précieux secours lors de la discussion du remaniement de nos lois ouvrières si piteusement mises à mal par l'équivoque combinaison Duplessis-Tremblay.Mais la faute commise ne saurait être seulement imputable au maire Houde qui, entre nous soit dit, fera probablement un excellent député.Elle est surtout le fait des ouvriers de Sainte-Marie qui, pour des raisons que la raison ne peut sans doute pas connaître, ont préféré au candidat ouvrier Trépanier, dont les chances d'être élu haut la main étaient belles sans la venue inopinée de "Camillien", de reposer leur confiance sur un homme qui détient déjà un mandat du peuple et qui, de ce chef, s'en voit octroyer un deuxième, chacun de ces mandats comportant une grasse rémunération, au point de vue ouvrier.Car aujourd'hui comme hier, nous demeurons opposés au double mandat tout comme nous sommes réfractaires au double salaire.Il nous paraît pour le moins injuste, en effet, qu'on refuse un simple salaire modestement suffisant à tant de milliers de nos travailleurs et que nos lois concèdent si volontiers à nos "serviteurs" la faveur extravaqante de toucher simultanément deux traitements ou, si l'on préfère, deux salaires en paiement de travaux partiels et souvent négligés tous les deux par ces favorisés du sort.Et dire que ces doubles mandats sont payés à même les fonds publics auxquels les ouvriers contribuent, tous les jours de Tannée, sous forme d’impôts directs et indirects ! Et dire, ce qui est bien le comble de l'ironie, que ce sont les "serviteurs publics" qui sont les bénéficiaires de ces doubles salaires, alors que nous, ouvriers et électeurs, qui sommes, en principe tout au moins, les maîtres de ces soi-disant serviteurs, nous avons tant de peine à convaincre nos législateurs de cette nécessité si humaine d'un salaire suffisant pour subvenir aux modestes besoins de notre foyer domestique, d'un seul salaire.C'est inimaginable, arbitraire, inconséquent et presque immoral en soi.Avant et après Au temps de la Commission du Salaire Minimum des Femmes régnait une certaine stabilité industrielle parmi ceux et celles que ladite Commission affectait.Quand, d'un commun accord, patrons et ouvrières se réunissaient sous les auspices de la Commission et ratifiaient une ordonnance, les termes de celle-ci constituaient un accord collectif qui ne pouvait être modifié que par un nouvel accord entre employeurs et employées ou, exceptionnellment, par la Commission elle-même, pour infractions graves de part et d'autre, ce qui, incidemment, ne s'est que très rarement produit.Mais le gouvernement d'alors n'intervenait en aucun façon pour modifier une ordonnance à l'insu des parties intéressées.Mais depuis l'avènement de l'Office des Salaires Raisonnables, cette stabilité industrielle s'est évanouie, cette paix indispensable entre le Capital et le Travail est devenue en quelque sorte un état de guerre continu, une espèce de souque à la corde sans issue possible pour le patronat ou le monde ouvrier syndiqué.Les ordonnances de l’Office, en effet, de l'avis même des fonctionnaires qui devaient en surveiller l'application, n'avaient aucune consistance possible, car elles étaient modifiées à propos de tout et à propos de rien, souvent pour satisfaire un ami politique ou un contributeur au fonds électoral de l'Union dite Nationale (on n'a jamais su au juste pourquoi).Et le plus grave en tout ceci, c'est que ces modifications aux ordonnances étaient pour ainsi dire mijotées en cachette et, le plus souvent, à l'insu des parties les plus intéressées à le savoir.De sorte que, ainsi qu'un inspecteur nous le disait ces jours-ci, "nous ne savons jamais sur quel pied danser pour faire observer ce méli-mélo abracadabrant de règlements et de contre-règlements touchant l'application de ces ordonnances, notamment de celle portant le numéro 4." Aussi faut-il espérer que le gouvernement Godbout mette bientôt, aussi vite que possible, un peu d'ordre et de bon sens dans cette anarchie administrative de l'Office dont les têtes dirigeantes, créatures politiques avant tout, n'ont pas la moindre compréhension de l'esprit avec lequel il convient de réglementer les rapports entre ceux qui travaillent et ceux qui font travailler.Souhaitons, maintenant, que ce nettoyage à grande eau de l'Office des Salaires Raisonnables s'effectue dans le plus bref délai possible.Car le problème en cause est, au point de vue social, de toute première importance et de sa solution intelligente et humaine dépend l'avenir industriel de notre province.Qui sera le nouveau ministre du Travail ?C'est une question que Ton se pose un peu partout dans les milieux ouvriers, car elle est d'importance après plus de trois ans de sabotage ministériel au département du Travail.On y a fait boucherie sans aucune espèce de délicatesse et un grand nettoyage s'impose dans cet important ministère.A l’époque pré-duplessiste, Thon.Edgar Rochette était ministre du Travail dans le gouvernement Godbout.On sait que M.Rochette n'eut pas le temps de se faire valoir en cette qualité, mais il n'en reste pas moins que cet universitaire distingué était tout qualifié pour mener à bon port la barque ministérielle.M.Rochette est pourvu de plusieurs diplômes universitaires dont l'un de l'Université d'Oxford, Angleterre, et l'autre de 1 Université de Grenoble, France, en sciences politiques et sociales et son nom est fréquemment prononcé, ces jours-ci, à propos du ministère du Travail.Il est également question du nouveau député J.-G.Francoeur, de Lévis, comme prochain ministre du Travail, parmi les ouvriers syndiqués du district de Quebec et du dehors.M.J.-G.Francoeur est en effet un ouvrier syndiqué lui-même puisqu il est membre de l'Union Internationale des Télégraphistes.C est donc un des rares ouvriers syndiqués qui siégera comme député à la prochaine Législature, en supposant que ce ne soit pas le seul.’ Il est temps, croyons-nous, que nos ouvriers syndiqués aient enfin leur place dans tous nos corps publics, quels qu’ils soient, dans tous.Loi des conventions collectives de travail Le sabotage éhonté de cette loi fut une des principales raisons pour lesquelles nous avons tant insisté près des lecteurs du Monde Ouvrier et des membres des unions ouvrières pour qu'ils votent comme un seul homme contre les candidats de 1 Union Nationale.Nous les remercions bien vivement d'avoir écouté nos conseils et d'avoir de ce fait démontré une fois pour toutes qu'on ne se moque pas impunément du Travail Organise.Il, est hors de doute que des conventions collectives de travail sont ce qu il y a de mieux à date pour assurer la stabilité dans l'industrie et le commerce, mais encore faut-il que ces conventions de travail soient librement consenties par les intéressés — Capital et Travail — et quelles ne soient pas modifiées au point d'en changer la nature, le sens et la portée par des ukases gouvernementaux, rédigés par des ignorants en la matière ou des dictateurs bouffis d orgueil et de prétentions ; c'est ce qui a été fait sous le regime Duplessis et c'est ce qui a motivé notre opposition à ce gouvernement.r Nous, des unions internationales, avons maintes et maintes fois protesté contre le fait que pas une seule convention collective de travail n'a été ratifiée par Québec lorsqu'il s’agissait d'un contrat de travail intervenu entre un groupe d'employeurs et une union internationale, il a fallu que nous traînions à la remorque un syndicat catholique — même lorsque celui-ci ne figurait que sur le papier, en exemple l'industrie de la confection pour hommes.Un autre exemple de la partialité du Ministère du Travail : 1 union internationale des travailleurs de 1 industrie de la robe a vainement insisté pendant des mois pour obtenir la ratification de la convention collective de travail intervenue entre elle et l'association des manufacturiers de la robe et qui avait une prépondérance indiscutable.Loin de se rendre a la demande des deux parties intéressées, on les a menacées de leur imposer une Ordonnance de l'Office des salaires raisonnables et ce n est qu a la veille des élections qu'on a décidé d'ajourner ladite Ordonnance a plus tard.Une loi des conventions collectives telle quelle fut amendée par le Bill 19 de funeste mémoire, nous n'en voulons à aucun prix et lui préférons de beaucoup la loi de l'extension juridique des contrats collectifs de travail adoptée en 1933 sous le ministère de Thon.M.Arcand et sous le régime Taschereau.Pourquoi ne voterait-on pas le dimanche ?Dans l'état actuel des choses, on ne vote pas le dimanche au Canada, contrairement à une coutume qui est traditionnelle en bien d'autres pays, notamment la très catholique Belgique.La raison invoquée est qu'on ne doit rien faire le dimanche sous peine de sacrilege.C est une opinion, rien de plus, une opinion ancienne qui, de nos jours, nous semble outrancièrement démodée et tout au plus diqne d'une mentalité rétrécie.Le vote, que nous sachions, n'est pas chose répréhensible en soi et nous ne voyons pas pourquoi on ne le ferait pas le dimanche.Cela simplifierait bien des choses et ne viendrait aucunement à l'encontre des services religieux de nos diverses dénominations.Tout étant pour ainsi dire en suspens le_ dimanche, les électeurs pourraient voter tout à leur aise, les tavernes n auraient pas à ouvrir le soir pour mouiller des chagrins ou des joies électorales, les patrons n'auraient pas à s'inquiéter de donner ou non conge a leur personnel pour que celui-ci aille voter et on n'aurait pas a se préoccuper le moins du monde d'une loi électorale dont le texte est Gussi embrouillé que l'intellect de ses auteurs.En bien des pays, on vote toujours le dimanche et Ton s'en trouve invariablement bien.Par ailleurs le vote un jour de semaine et de travail désorganise le commerce et 1 industrie.Et comme nous avons déjà trop de fêtes qui désorganisent es affaires parce quelles tombent la semaine, on pourrait nous comme ailleurs.1'6 Ce''e desor9anisation d«* affaires en votant le dimanche U «c^aiS C0/?me °,n hent d de vieilles habitudes, si stupides soient-elles il est possible gu on vote encore longtemps la semaine pour ne pas effaroucher des âmes puritaines et bornées F P Les Seuls Buandiers et Fournis- The Only Union Laundry seurs de Linge Blanc qui soient and Supply Services de l'Union à Montréal in Montreal IMPERIAL SUPPLY CO.excellent service de blanchissage Superior Laundry Service and et lavage de famille à prix modérés.Family Washing at Popular Prices Téléphonez CHerrier 7603 - 6155 Call CHerrier 7603-6155 1471, RUE PARTHENAIS 1471 PARTHENAIS STREET SAMEDI, 28 OCTOBRE 1939 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 28, 1939 PAGE 5 Le banditisme électoral aux Trois-Rivières Lundi dernier, de soi-disant constables spéciaux saisissaient une édition électorale spéciale du “Monde Ouvrier” destinée au candidat Pitt.Trois individus en auto arrêtaient, lundi dernier, une autre auto à Trois-Rivières, soulageaient celle-ci de 1,500 numéros du Monde Ouvrier et disparaissaient en vitesse, comme des voleurs de grand chemin.Voila le fait, dans toute sa crudité, et nous n'exagérons rien.Cette édition spéciale de notre journal, que nous avions expédiée sur la demande expresse d'un groupe d’ouvriers syndiqués, était une édition purement électorale où nous dénoncions, comme c'est notre devoir strict, le sabotage éhonté de la législation ouvrière du Québec par M.Duplessis et sa camarilla d'incompétences en matière économique et sociale.Si cette saisie de notre journal est la résultante d'instructions émanant du bureau de 1 ex-procureur général de la province, nous nous proposons de prendre contre lui toutes les mesures que la loi du pays nous autorise à prendre en pareilles circonstances.Si, d'autre part, cet acte de banditisme électoral est le fait non autorisé de trop zélés partisans politiques du député des Trois-Rivières, nous nous prévaudrons également de la loi contre eux et les poursuivrons tout simplement comme voleurs, comme simples et vulgaires voleurs de grand chemin, comme gangsters électoraux décidés à tout pour sauver leurs maîtres politiques d'un désastre imminent et bien mérité.Quand nous nous plaignions de l'odieuse loi du cadenas et des actes arbitraires auxquels elle pouvait donner lieu, nous appréhendions précisément ce genre de cambriolage plus ou moins officiel dont notre journal vient d'être victime et qui constitue, aux yeux de tous les honnêtes gens, une atteinte inqualifiable portée à la liberté de la presse en période électorale, de même qu'à la liberté d'opinions politiques.Nous le répétons ici.Nous étions les adversaires politiques de notre ex-Premier provincial, non parce qu'il était à la tête de tel ou tel parti, mais uniquement parce que M.Duplessis et ses collègues ont saboté notre législation sociale, ont tenté de désorganiser les ouvriers syndiqués et ont subordonné à leurs fantaisies dictatoriales d'hommes d'Etat qui n'en étaient pas, la stabilité industrielle en cette province.Nous étions contre eux parce que nous étions des ouvriers et qu'eux étaient des anti-ouvriers.ous étions contre eux parce qu'ils menaçaient la paix industrielle et que nous ne pouvons pas vivre sans cette paix.Et nous n'aurions pas eu d'autre attitude que celle-là si c'eut été un gouvernement libéral qui se fut rendu coupable de pareilles atrocités législatives.Est-ce clair ?Quant au vol de notre journal, vol que rien ne pouvait décemment justifier, nous nous proposons, en effet, de nous en occuper sérieusement sans plus tarder.Et que ce vol ait un caractère officiel ou officieux, nous entendons nous prévaloir de la loi pour faire redresser le tort qui nous a été injustement causé et, si possible, faire châtier les coupables de la façon la plus exemplaire.A bon entendeur, salut ! LE MONDE OUVRIER.La fermeture des ateliers le jour des élections Avez-vous jamais vu une confusion semblable ?Mercredi dernier, les manufactures et ateliers devaient-ils rester fermés jusqu’à deux heures de l'après-midi ?Les employés avaient-ils le droit à leur salaire pour ces heures de congé et dans quelle proportion ?Les journaux ont cité l'article 253 de la nouvelle loi électorale qui se lit comme suit : FERMETURE DES MANUFACTURES “Dans les circonscriptions électorales et les quartiers d’une cité où un scmtin a lieu, nulle personne ne doit tenir une manufacture, une usine, une boutique ou un atelier ouvert avant deux heures de l’après-midi le jour du scrutin, sous peine de se rendre coupable d’une infraction et d’encourir une amende de cent à cinq cents dollars, ainsi qu’un emprisonnement de quinze jours à douze mois, et, à défaut de paiement do l’amende et des frais, un emprisonnement additionnel de huit jours à six mois.“Nul ne peut, sans encourir les mêmes peines, faire aucune déduction sur le salaire des employés de manufacture, d’usine, de boutique ou d’atelier, ni leur imposer de peine ni rien exiger d’eux par suite de leur absence avant deux heures de l’après-midi le jour du scrutin.” Cela semble clair et précis mais cela ne Test pas du tout, parait-il.Pour les employés à salaire fixe d'autant par semaine, aucune retenue ne pouvait être faite sur leur salaire ; mais lorsqu'il s'agit d'ouvriers qui sont payés un salaire horaire (de tant par heure) et pour ceux qui travaillent à la pièce, il y a un doute, et c'est précisément cela que personne n'a pu définir exactement.Presque chaque industriel a interprété cette loi à sa façon : les uns — et c'est le tout petit nombre — ont fermé leur atelier jusqu'à deux heures de l'après-midi et ont payé le salaire pour les heures non travaillées ; d'autres ont bien fermé leur atelier mais ont catégoriquement refusé de payer le salaire ; d'autres encore — et c'est le grand nombre — ont tenu leur atelier ouvert les heures d'habitude et ont accordé deux heures de congé avec ou sans salaire à ceux de leurs employés qui avaient droit de vote.Quelle tour de Babel ! Le bureau légal du ministère du Travail a admis que la loi n'était pas bien claire et a, dans les circonstances, donné des renseignements pas clairs non plus.Pourriez-vous me citer une seule loi édictée par le régime Well Done, Quebec! Duplessis Administration Decisively Defeated.Right and Justice Triumph.— A Great Liberal Victoiy.By BERNARD ROSE.The result of the election which took place on Wednesday last will be heard around the world — yes, even in Nazi Germany.It was a decisive defeat for the leader and party that made the most outrageous and unpatriotic appeals to prejudice and selfishness.It is a great tribute to the three Quebec members of the Dominion Cabinet, who staked their political existence upon the good judgment and sound sense of the electors of the Province.Seldom have the Minister of Justice, the Minister of Public Works, and Postmaster General spoken as eloquently, fervently, and sincerely as they did during the few hectic weeks the campaign lasted.I heir frankness and courage appealed to the great audiences thev addressed.They resolutely refused to play politics.The issue was too serious and important.They exposed the Government leader as an opportunist politician who, to secure a renewal of his mandate, stopped to methods that have earned him the condemnation of the self respecting electorate who certainly made their influence felt in favor of national unity and interprovincial harmony.The interest shown in the election demonstrated that it was regarded as one of the most important since Confederation.Mr.Godbout was fortunate in the quality and reputation of the candidates that enlisted under his banner.He made a splendid fight.He did not resort to the tactics of his opponents.Quebec has redeemed itself ! The task for the new leader is a herculean one.He will have the satisfaction of knowing that he has the sympathy and goodwill of the Federal Government.It is quite evident that the Rt.Hon.Ernest Lapointe is still the trusted leader of his people.He certainly merits their confidence.The Hon.Mr.Cardin, without a rival as a popular and effective speaker, got a royal reception on the occasions he spoke.The Hon.Mr.Power did not mince words.He told his audiences what he thought.His sincerity and convincing manner made a strong impression.The workers have every reason to be satisfied with the result.The last administration was not sympathetic to labor.The representations made to the Government by its leaders were given little if any consideration.The result demonstrates anew the great advantages of democracy.Canada has taken its stand with the two Motherlands from which the ancestors of its two principal races came.Though Quebec may not at all times see eye to eye with the sister provinces its leaders know that it is a very important unit in the Confederation structure.Canada stands united as never before ! The credit is due in the fullest measure to the Prime Minister of the Dominion and his loyal and courageous colleagues from Quebec.Their forthright attitude inspired a confidence that influenced the intelligent electors in town and country to repudiate the leader and group that besmirched the good name of the Province patriotically and financially.Duplessis voulait nous tuer, ça n'a pas réussi , E,n dépit du règne de terreur et du système de mouchardise en honneur à Québec, durant le régime du Mauricien, il y avait du coulage parmi le petit personnel pour lequel ce s messieurs n'avaient que du dédain et devant lequel ils ne se gênaient pas pour parler, surtout quand ils avaient pris un "p'tit coup", ce qui arrivait assez souvent.Ainsi dans le temps, en 1937, on nous rapporta une conversation tenue entre deux "grosses légumes" du temps, au cours de laquelle 1 un aurait dit à l'autre : "des unions internationales en faut plus, on va les tuer et ça prendra pas bout d'tinette" ; et 1 autre de répondre : "oui, et après on se débarrassera des m.syndicats, c'est nous les boss, on va leur montrer ça." Nous n'avons pas rapporté cette conversation dans le temps pour ne pas, faire sacrer dehors" ce petit employé qui aurait pu être soupçonné et a d'ailleurs été renvoyé quelque temps après.Les deux bonshommes en question qui reçoivent Le Monde Ouvrier se rappelleront probablement cette conversation.Les unions internationales vivent encore, mais eux autres y sont dans les "pétaques" et pour longtemps.Duplessis qui fut claire, toutes sont remplies d'ambiguités, d'exceptions et faites de manière à procurer des causes à un avocat retors.Il eut ete si simple, si 1 on voulait accorder plus de temps aux ouvrieis des cités pour aller voter, de dire que "tout employé, sans aucune exception, aurait droit à quatre heures de congé sans aucune retenue sur son salaire fixe ou horaire" ; tout le monde aurait compris et tous auraient été traités de la même façon.Pendant que j'y suis, je me demande pourquoi on a stipulé 2 heures de 1 après-midi et pourquoi pas midi, on n'aurait pas rogné sur la demi-journée de travail.Cela prouve une fois de plus que ceùx qui confectionnent nos lois à Québec depuis trois ans n'ont pas la moindre notion des us et coutumes ou des besoins de l'industrie.Qu'en pensez-vous ? PAGE 6 SAMEDI, 28 OCTOBRE 1939 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 28, 1939 Real Patriotism Splendid Initiative Our Public Men Sincere and Loyal Servants of the Nation.— Unthinking Criticism.By BERNARD ROSE.It has been left for one of Canada's outstanding women in education, intellect, and scholarship, to point out the futility and unfairness, in these days of stress and worry, of criticising impetuously men in public office.Miss Winnifred Kydd, former Dean of women of Queen's University, addressing a female audience in Toronto, advised her hearers to : "Guard your tongue and your thinking if you would be a good war-time citizen." The advice she gave her audience was sound and timely.The average person of either sex is too prone to fault finding with governments and those who direct them.Critics of this type remind one of the driver in the back seat of the motor, He is a very poor driver when in charge of the car but quite an expert in giving advice to the experienced chauffeur.The carping critic of governments and those who constitute them forgets they are the choice of the people.Hence, they know what the people want.They cannot, however, perform the impossible, no matter how willing, conscientious and qualified.Ordinarily, governments function in accordance with tradition, settled practices, and normal needs.War or serious domestic disturbance are not normal, and when one or the other occur changes have to be made.Governments to run smoothly adopt certain forms.A routine develops that facilitates the ordinary discharge of departmental duties, but which business men occasionally find irksome.Government is regarded as an institution more permanent but less adaptable than the business or industrial enterprise.Even those who are the government's severest critics appreciate how limited and hampered the nation's activities would be, if it did not exist.Singularly enough, machinery and mass production has made us more dependent upon government than we were in the days of the trained craftsman.Industry and commerce have enormously expanded.Restrictions and regulations are imposed and adopted in the public interest.Complaint is made, that these restrictions and regulations hamper industry and commerce.This may in a measure be true, but it is not the fault of the Government or members of the Cabinet.Immediately prior to and during a war, everything possible must be done by those in authority to defend and protect the State.The Government, by means of special legislation, is given and exercises very large powers.Very little exception is taken by the average citizen to the exercise and enforcement of special or arbitrary regulations and orders during war time.He instinctively recognizes that the Government and its special or permanent personnel are conscious of their responsibilities and patriotically anxious to meet them in the fullest measure.The principle applied is really the one that should normally be in effect in peace — "the greatest good of the greatest number.” Statesmen and public spirited citizens who are really such, think and plan in the general interest rather than that of a group or class.The members of the major government carry a tremendous burden during war or periods of industrial crises.Far from being criticized they merit our warm appreciation and support.If one sat down and pondered upon the problems that the head of the Government and his colleagues have to meet, and endeavor to solve, he would but slightly realize the worries that are theirs.Miss Kydd suggested that citizens should develop tolerance to which might be "added a dash of humour when entering into serious discussions." This counsel is excellent and should be acceptable to the intelligent members of both sexes.What the world sorely needs today is an.abundance of tolerance and more than a "dash of humour" if it is to be one worth living in for ourselves and those who follow us.The world's principal dictators are neither tolerant nor possessed of humour.If they had but a small share of one or the other the world would not be in the sorry state it is at the moment.Democracies are by their structure and purpose promoters of tolerance.They likewise encourage humour as a means to promoting mutual understanding.Very few, if any, of the leading democratic statesmen are sour visaged or biting in speech.They are kindly men who enjoy laboring in the interests of their fellow citizens.They work harder than the most diligent of their fellow citizens.There is no trade union limiting the working hours of statesmen and those who belong to cabinets.They meet in consultation with colleagues and administer government departments.They are subject at all times to criticism in Parliament or Congress and from the press and political platform.The compensation they receive is considerably less than that paid even a junior executive of a large commercial, industrial, or financial enterprise.They are therefore entitled to generous appreciation from those who materially benefit because of their abilities and devotion to the public interest.It is difficult to make distinctions when classifying those who serve the public in the quality of prime minister or member of a government.Yet, the distinction must be made if we wish to be fair to those who have and are loyally serving their fellowmen.Canada's most outstanding, eminent, and highly qualified public servant is undoubtedly the Prime Minister, the Rt.Hon.W.L.Mackenzie King.He is extremely fortunate in his colleagues.Where could one find a better or more able group of ministers than those at the head of the several departments ?No abler Minister of Justice ever occupied that portfolio than the Hon.Ernest Lapointe.It is generally known that the Hon.Mr.Ralston made a great sacrifice in leaving an extremely important and lucrative practice to accept at the earnest request of Mr.King the very trying and highly responsible portfolio of Finance.The present Minister of Labor and his predecessor are recognized as The Trades and Labor Congress of Canada Requests that Legislation be Adopted Enabling Workers to Compromise with Creditors.— It Merits Wide Support from All.I sincerely trust that, when the resolution unanimously adopted by the delegates to the recent convention of the Trades and Labor Congress of Canada, that legislation be enacted giving workers the same advantages in the matter of debt reduction and delay, as that enjoyed by the farmer in virtue of the Farmers' Creditors Arrangements Act is submitted to the Government it will be favorably considered.I have already described the nature and purpose of the Act, and the very large measure of relief it has afforded the agriculturist in difficulties.Whoever suggested a measure of this kind deserves the sincere thanks and lifelong gratitude of the hard pressed farmers who have so substantially benefitted from its provisions.It has been criticized by some who, as creditors, disliked the decisions reached by the Board of Review, but, since legislation in a democratic country is adopted to benefit the greatest number rather than the privileged few the Act has certainly fulfilled its purpose in this respect.The hardships suffered by workingmen debtors pursued by creditors and their agents justify those who know something of the situation of the debt ridden unfortunate wage earner or salary receiver, helping him to get a measure of relief.The worker is every bit as much a wealth producer as the farmer.He labors under an additional serious disadvantage, that the loss of his job or employment may result in loss of shelter, and inability to obtain food for his family, and as a last desperate resort being forced to accept public relief.It seems singular that, until The Labor World directed attention to the urgent need of helping the wage earning debtor who cannot meet his obligations, no suggestion or demand was made by any organization for legislation of this nature.It demonstrates, as I pointed out in a previous issue, the advantage of naming a commission that would examine the social statutes of the several provinces and those adopted by the Dominion Parliament, and suggest or recommend which of them should be amended or repealed and what new legislation was required.Mr.Gustave Francq, who can speak with authority on matters and questions of human welfare, explained to the assembled delegates what was sought by the resolution.It is time that the worker enjoyed the same legal opportunity of compromising with his creditors as the trader, farmer, and incorporated company.He is every bit as valuable a member of the community as the trader, company, or farmer, and should not be victimized by exploiters of various types.Every dollar that he pays in legal costs and fees, following the institution of proceedings taken against him by a creditor, means so much less food, clothing and shelter for his wile and family.In many instances, the costs, after judgment and execution, come to more than the original debt.His only recourse in this province is to make a declaration under the Lacombe Law ; but this can only be done after the issue of a writ and judgment in favor of the creditor.He must then deposit the seizable portion of his salary or wages which reduces the net amount available for all living purposes to less than the minimum budget as detailed in the monthly figures detailed in the Labour Gazette.This brings the standard of living much below the Hushion or official budgets.If creditors of traders and companies think the latter deserve a measure of sympathy, and are willing to accept a compromise, or give a fairly long delay for payment, the reasons for according the same consideration to the worker are equally as strong.The applicant under the suggested measure would not be called upon to disburse one cent for legal fees or costs of any kind.The expense of administration is borne by the Government.The staff administering the Farmers' Creditors Arrangement Act ; the official receivers ; and Boards of Review are paid out of an appropriation voted by Parliament.Legislation of this type would be a veritable boon to thousands of workers, manual, clerical, and skilled.Where a worker could avail himself of the provisions of a measure of this nature he would not become, as he is today, the victim of the loan shark and high pressure salesmen who sell shoddy goods at exorbitant prices — on the instalment plan.The efficient staff presently administering the Farmers' Creditors Arrangement Act could successfully administer a similar measure applying to workingmen and persons in receipt of a salary.The legislation would give peace of mind to untold thousands.Since Parliament aided the farmer to ease his debt burden and remain an efficient producer it will no doubt do as much for the wage earner, and enable him to continue as an efficient industrial producer.The Trades and Labor Congress has taken the initiative in a long delayed measure of justice for the workers, and merits the warm thanks of all, who are interested in the welfare of those who work for wages or salary.splendidly equipped by temperament, training, and experience for the responsible positions they occupy.Could any better choice be made for the portfolios of Transport, Trade and Commerce, and National Revenue than the Hon.Mr.Howe ; the Hon.Mr.Euler and the Hon.Mr.Ilsley ?It is when our attention is drawn to a situation or set of facts that we begin to understand how fortunate we are in getting such able men as those mentioned to accept the labor and responsibility that office involves.When we are inclined to criticize we should, before giving utterance to what we think, hesitate, and ask ourselves whether we could do as well or better than the individual or group, democratic institutions permit us to scold, criticize, or condemn.Tolerance in our daily lives is based upon the rules of conduct and morals that govern democratic societies.Only those societies deserve to and will live the members of which are kind, forgiving, tolerant and devoted followers of the "Golden Rule" in human relations, industry, and politics.The bread and wine of life are contained in that homely, noble, and Christian injunction : "Love thy neighbor as thyself." SAMEDI, 28 OCTOBRE 1939 — MONTR EAL — SATURDAY, OCTOBER 28, 1939 Address Delivered by Mr.Gus.Francq, Fraternal Delegate to the British Trades Union Congress At the request of many of our readers we are reproducing today, in the English language, the address delivered by the fraternal delegate of the Trades and Labor Congress of Canada to the British Trades Union Congress.— EDITOR.Mr.Chairman and Fellow Workers:— It is difficult for me to express in words my pleasure in having been chosen by organized labour in Canada to bring to you from the other side of the ocean the warm fraternal greetings of the International Organized Wage Workers in Canada and their best wishes for a successful conference.You will no doubt readily appreciate that Shakespeare’s language is not my Mother tongue.I was born in Belgium, but have lived most of my life in the province of Quebec, where seventy per cent of the population is of French ori gin and speak that language.Hence I may be excused if I do not express my self as clearly and eloquently as I might desire.Perhaps the only satisfaction 1 have because of my situation in this respect is that in similar circumstances the majority of the delegates at this Conference might appreciate the difficulty of making themselves understood in a lan guage that is not their own.My presence here as official representative of the Trades and Labour Congress of Canada is evidence of the cordial relations and good will that exists between the two great races, who make up the population of the Dominion.My election as fraternal delegate to your Conference at the last convention of the Congress held in the principal English province of the Dominion and to which the majority of delegates accredited were English speaking, shows the great feeling that prevails and the harmony that reigns notwithstanding the difference of race and language.I think it is a splendid example for the rest of the world to follow.The two great races with their different characteristics and mentalities have lived side by side and have harmoniously laboured to make their country even greater and more prosperous.What we Canadians of both French and English descent have accomplished, surely other nations can! This indicates the value of the alliance between the British Empire and the French Republic, to safeguard liberty and prevent a civilization, as we understand it and appreciate it in Democratic countries, being destroyed because of the insatiable ambitions of dictators, who think and plan in terms of conquest and the subjection at small nations.This great Anglo-French alliance, which we in Canada warmly appreciate, will be the means of saving our civilization and guaranteeing to those who follow us a large measure of welfare along social and economic lines.I am confident that the Trade Unionists in Canada and Great Britain will stand united in the efforts to bring about the changes and solidarity, which judging by tlie past can best be carried out by or sanized labour.You are aware, that the problems of the workers are practically the same in all lands, in so far as they relate to improved living conditions and economic justice.We have to face the same difficulties; the same unfair tactics from hostile employers.Strange to say, there is still a certain type of business man, who regards organized labour as made up of men, who seek to create discord They emphasize the occasional difficulties that arise such as strikes and jurisdictional difficulties to sustain their contention.Instead of cooperating with ns they seize every opportunity to divide and handicap those who seek to bring about a better understanding between employer and employee.They seldom succeed yet persistently renew their tactics but fortun- ately without any success.We must hold what we have! Permit me to give you briefly the situation of the Trades and Labour Movement in Canada.As most of you no doubt are aware the Trades and Labour Congress of Canada is the supreme legislative mouthpiece for organized labour in the Dominion.It is the most representative body.Its preponderance over the several independent or national organizations is well maintained.The last convention was attended by over six hundred delegates from every province in the Dominion and the Congress dealt with some two hundred and sixty-five resolutions.Canadian Organized Labour international in its af filiation is made up for the most part of Unions being locals of International Unions affiliated with the American Feder ation of Labour, save those that have joined what is known as the C.I.O.— Committe for Industrial Organization.We are hopeful that before long unity will be restored and organized labour in the American Republic and the Dominion a solid, compact, unified body.Competing with and opposing the international movement are all Canadian Congress of Labour and the Canadian Federation of Labour; their numbers are small and their future by no means promising.It is unfortunate that in the province of Quebec our movement is assailed cn all sides.The obstacles we have to over come are more numerous and formidable than in other provinces.There is first the difference in language, which is somewhat of a handicap to the larger part of our membership.Added to this is the fact that the heavy industries have been largely centered in a few cities.It is only recently that certain of these industries were moved to rural centres.This had the effect of causing thousands of young men and women, the sons and daughters of fanners, becoming industrial workers.They have no knowledge or experience of the problems created by modern methods of production.Hence, they do not appreciate the necessity for organization and the advantages and value of the various forms of Unions, which seek to induce them to enroll as members.Certain of the organizations opposed to the international movement do not hesitate to resort to intimidation and make statements and promises decidedly the reverse of the truth.It is largely in the province of Quebec that Catholic Syndicates have taken hold and function.It is not so much their number which constitutes a menace to the International movement as the moral support they receive, and the influence exerted on their behalf in certain circles.This has resulted in an unfortunate division in the ranks of labour in the province creating discord which is pre judicial to that unify that should prevail.These syndicates and their supporters stop at nothing, in their efforts to diminish and destroy the influence of the International Trade Union Movement.Deliberate falsehoods have been circulated concerning the purpose and basis of the American Federation of I .a bour and the Trades and Labour Congress of Canada.The officers of these splendid organizations have been vilely slandered.You can understand and appreciate the effect this has on the minds of these thousands of industrial workers, who have had no previous association with those who work in mine.mill, and factory.They thus become perhaps unintentionally the allies of those who exploit them by maintaining wage scales and working conditions which the intelligent organized worker refuses to accept.What is to be mast deplored is the exploiting of these inexperienced workers without any protest by those whose so lemn duty it is to protect the weak against the strong— men who speak with reverence of the teachings contained in the Scriptures and the admirable Papal en- cyclicals.They are also easily misled by the political leaders who appeal to them for support, and make promises they have no intention of fulfilling, but on the con trary support legislation directly opposed to the best interests of not only organized labour, but the workers as a whole.Although it is the Federal Government that appoints the delegates to the Inter national Labour Conference at Geneva, those delegates by their vote, pledge the Dominion as a member of the League of Nations to ratify the conventions adopted and the recommendations made.It is the Provincial Legislatures however, that have jurisdiction in all that affects the relations between Capital and Labour.The fights and exclusive powers of the pro Vinces are set out in section 92 of the British North America Act, which is Canada’s written constitution.All there fore the Federal Government can do, is to suggest to the several Provincial legislatures that they adopt the conventions or recommendations which were accepted or agreed to by the Canadian delegates.This will, perhaps, explain the reason for the few conventions Canada has ratified.To remedy this state of affairs, so vital to the best interests of the working class, the Trades and Labour Congress has annually submitted to the Dominion Government a request that the Constitution be amended, permitting the Federal Parliament to enact social legislation affecting the Dominion as a whole and particularly the adoption of draft con ventions and recommendations of the International Labour Office.What it seeks, is that the Dominion Government and Parliament have a full measure of control in the matter of trade and in dustrial activities so that proper standards may be maintained and unfair competition between the provinces élimina ted.It is regrettable, that in the province from which I come there is strong objection to any amendment to the British North America Act.The ground or fear of such amendment is due to the belief of our French-speaking fellow citizens fostered by certain opportunist politicians that the rights of language, faith or education may be limited or abolished.You will understand that the French race constituting the majority in Quebec but the minority of the whole Canadian po pulation do not take kindly to any suggestion that the British North America Act be amended.The major political par-ties are averse to doing anything that may lose them votes, consequently no progress is made.We have nine provinces in the Dominion, each with a different code of labour laws.Though almost identical in principle they vary in application, rendering the task of organized labour more diffi cult and necessitating closer super-vision than would be necessary if those laws were federal.That is where you have the advantage in having but one parliament instead of nine legislatures and a Dominion Parliament.Quebec was the first of the several provinces to adopt a workmen’s compensation law.It has undergone several changes the most important being the substitution of collective insurance for that provided by companies assuming the risk for the individual employer.The act is now administered by a commission.When it was first put into effect the in jured worker or his dependents exercised their recourse through the courts.In the province from which I come we have a code of social laws as good as that in effect in the sister provinces.A tendency has however developed with the advent to office of the present provincial administration of unduly interfering in the relations of employer and employee.Quebec was the first province to adopt legislatively the principle of a collective labour agreement.Under the preceding administration the employers and employees coming under the agreement settled matters to their mutual satisfaction.Amendments introduced by the present provincial government give an overriding l>ower to the Lieutenant Govemor-in-Council which in practice means the Premier and Minister of Labour.Organized Labour in the Dominion was decidedly pleased when the Minister of Justice, the Right Honourable Ernest Lapointe undertook to pass as a government measure the amendment to the Criminal Code introduced by Mr.J.s.Woodsworth, leader of the Cooperative Commonwealth Federation, making it an offence to discriminate ngainst a worker because of his membership in, or activity on behalf of a labour union.This measure is much more satisfactory than the one enacted by the Provincial Govern ment, which practically forbids a union worker from persuading a fellow worker to join a union.As was pointed out in the memorandum submitted to the 1930 Convention of the Quebec Federation of Labour tliis measure under the pretence of protecting individual liberty encoura ges strike breaking and scabbing.You will thus see, fellow workers, that in the good old province of Quebec we have our share of difficulties.We are by no means discouraged or downhearted and confl dent of success.Let me take this opportunity of ex pressing as a trade unionist and a Canadian, on my own behalf, and that of the workers of the Dominion, our sincere appreciation of the visit paid us by Their Gracious Majesties.They won all hearts with their kindness, courtesy, and slncer ity.The influence of their visit will be long and lasting.Canada is intensely loyal to British traditions of liberty and the principles of democracy—one of the most important of which, is the right to organize.The Motherland and its dominions are outstanding examples of popularly governed countries where the voice of the people is heard and respected I feel, Mr.Chairman and fellow workers, that I have trespassed at considerable length upon your time and patience.But I am sure, you will be indulgent, since it is the first' opportunity I have of meeting the delegates to Britain’s parliament of labour, and the honour one, which I greatly esteem.After all, be our language or faith what it may, we are soldiers in the cause of truth and justice, and our mission is to make the world a better and happier one.The great democracies, the British Empire, France and the Uni ted States are united against tyrants and totalitarianism.May success attend your important labours and the blessing of Providence be yours now and for evermore.— Trades Congress Journal.— -: o :- “I started out on the theory that the world has an opening for me.” “And you found it?" Well rather: I’m in the hole now.” large glasses KM =SERVE ICE-COLD PAGE 8 SAMEDI, 28 OCTOBRE 1939 — MONTRA °T SATURDAY, OCTOBER 28, 1939 Higher Wages, Shorter Workweeks Into Effect Wag': increases for 690,000 Arae rican workers go into effect at midnight tonight, 'Oct.23rdi ac cording to estimates issued by tire Wage and hour Division, U, S.De partment of Labor.At the same time, an estimated total of 2,382,500 workers, employed in every state of the Union, will have their hours reduced from 44 to 30 cts.an hour, and reduce the time pay at the rate of time and one half the regular wage rate for hours worked in excess of that number.These changes are statutory provisions of the Pair Labor Standards Act which automatically in crease the minimum wage from 25 to cents an hour, and reduce the regular workweek 44 to 42 hours.Higher increases in wages have have been established after recom inondation of industry committees, for the hosiery and textile industries.A wage order effective September 18.set the minimum at 32% cents per hour for all employees in the seamless branch of the hosiery industry, and a minimum of 40 cents per hour for all branches of tlic full-fashioned branch of the indus try.A second wage order, effective tomorrow, establishes a minimum wage of 32 T- cents for all employees in the textile indus try.These wage orders increase the minimum wage of 221.000 workers above the statutory 30 cents an hour.The act provides that industry committees must, as rapidly as possible without causing curtail ment of employment, increav: the minimum wage level, industry oy industry, until the minimum of -to cents per hour is established tor all industries.The Act sets October 24, 1945, as the statutory date on which 40 cents per hour must be paid to 11 workers engaged in interstate commerce or in the production of goods for commerce.Revised estimates of all workers covered by the Act, Wage-Hour of ficials, said, indicate that vOth increased employment over last year, a total of more than 12,600,000 are entitled to its benefits.One third of the 690,000 who will receive increase in wages are located in the Southern States and are employed in sawmills, textiles, cotton seed oil, and fertilizers.Nine out of ten employees who are receiving increased wages, or a reduction in hours, are employed in sawmills millwork, furniture, lex tiles, knit goods, men’s clothing, women’s clothing, shirts and collars, boots and shoes, cotton seed oil, and fertilizers.Those twelve industries employ three-fourths of the wage earners in manufacturing who have received less than 30 cents an hour.Employees who have benn working in excess of 42 hrs.per week arc not, however, concentrated in the Southern States.This condition has been true of Pennsylvania, New England, Maryland, West Vir ginia and Kentucky.In the far west, slightly more than 30 per cent of those working more than 42 hrs.are already being paid overtime rates for such work.TORONTO HAT FIRM FULLY ORGANIGED IRISH JOBLESS DEMAND EMPLOYMENT OR RELIEF In line with the policy of our organization to organize every hat factory in Canada, one more com pany can now be added to the ros ter of 100 per cent union shops.This is the Adam Hats Ltd.of Toronto, which signed an agreement with the union after negotiations conducted by Vice President Fin-kelstcin, Organizer Drucker and a committee of the workers.A tentative settlement had been reached last July, but the question of a wage increase for the finishers was left in abeyance.The under standing was that when the question was finally determined the increase would be retroactive.The matter drag along on this understanding until finally the Union decided to take measures that would bring it to a head.Vice President Finkelstein was sent by the International Office to help the workers obtain the increase due them and make the shop a full fledged union place of employment in fact as well as in theory.The settlement provides for a 17 per cent increase in the pay of the finishers.In addition, the retroactive clause was put in effect.The workers got back pay for 10 weeks, to make up the difference between what they had been formerly paid and what the wage increase provided.The workers of the Adam Hats Ltd.are now organized in a Local of their own, a charter having been issued to them by the International as Local 66 of Toronto.—Hat Workers.WAGE INCREASE IN CHILDS RESTAURANTS New York, N.Y.— Officials of Chain Service Restaurant Employees Union, Local No.42, and A.F.of L.affiliate, announced that the union members had ratified a new two year agreement with Childs Company calling for a wage increase totalling $70,000 in the first year with a provision that permits either side to reopen wage discus sions at the end of nine months.If no agreement is reached at that time the dispute is to be submitted to arbitration.The agreement averted a threatened strike of 3,200 employees in restaurants operated by the Childs Company.Robert G.McDonald, Secretary-Treasurer of the union, said the immediate wage increase would be limited to about 1200 kitchen work ere representing the lowest-paid group of Child's employees.The pay of these workers will be raised from $15 to $16 a week.The 48 hour week is retained in the new agree ment.CANADA CAP MAKER OFFICER VOLUNTEERS IN WAR ON HITLER LE MONDE OUVRIER Rédigé en collaboration Gus.FRANCQ, Rédacteur Le seul Journal ouvrier bilingue au Canada Membre de la Presse ouvrière internationale d’Amérique THE LABOR WORLD Canada’s Only Labor Bilingual Paper Imprimé par l’Imprimerie Mercantile, Limitée, 11, rue Saint-Paul Ouest, Montréal Le soir, 908 Sherbrooke Est Tél.CHerrier 7050 GERARD TRUDEL AVOCAT 57 OUEST, RUE ST-JACQUES Suite 209.Tél.MArquette 2636 K- r Our Leading i Amusement ; Places î nos Dans Théâtres PALACE CHARLES LAUGHTON in “umm m” with Maureen O'HARA Special Attraction “The Battle Fleets of England” Reports from Ireland indicate that the unemployment question is one of the government's most se rious problems.Intensified by the action of the British government in deporting a large number of Irishmen in connection with the challenged terrorism instigated by the Irish Republican Army.There is a large demand among the workers that the government shall either provide jobs for the unemployed or sufficient government relief to enable the jobless to support their families.Spokesmen for the unemployed, according to information coming from Dublin, claim that an unemployed married man with four children receive 24 shillings per week, approximately $6, with no provision for families having a greater number of children.This was said to be a much smaller sum than jobless workers in Great Brit ain receive under the British un employed compensation act.Sam Sugar , secretary of Cap Makers Union Local No.36 of Montreal, is one of the first of our organization to volunteer in the war against Hitlerism.As soon as war was declared against the Nazis, Brother Sugar resigned from his office and joined the Canadian forces.He carries the best wishes of our entire organization for a safe and victorious return.A number of other members of our organization in Canada have also volunteered for service with the Canadian army.In every case the Union is extending them an honorary withdrawal card and the assurance of every help that the organization can extend in their heroic effort.-:o :- LUBIN VISIONS LITTLE WORK FOR THE JOBLESS OH DOMINION SQUARE What is success?The people who are hoping that a gigantic upswing in business will provide jobs for millions of the unemployed did not derive much enthusiasm from the talk given by Isador Lubin, U.S.Commissioner of Labor Statistics, before the American Retail Federation here.He said employment statistics "don't point to any tremendous boom which will absorb any large fragment of the unemployed in the near l'utu re.” 2,000,000 WORKERS ASK HIGHER PAY IN BRITAIN GROUP HOSPITALIZATION PROGRESSES IN MILWAUKEE Nine Milwaukee private hospitals announced their readiness to embark on a group hospitalization programme to provide low-cost, prepaid hospital insurance in the Milwaukee metropolitan area.Member hospitals agreed to contribute $3 per hospital bed for a fund to inaugurate the hospitalization plan.It was stated that the program will provide about 21 days hospitalization with certain X ray and laboratory services for approximately 75 cents a month for individual or $1.50 per family.FROM OUR READERS In order to liquidate in part the decreased purchasing power of wages caused the boosted price of living since Great Britain declared war against Germany, over two million organized workers in British key industries are reported as having demanded substantial wage increases.According to press reports sub ject to censorship by the British Government, 600.000 miners demand an increase of one shilling a day for adults and six pence for youths.A national minimum wage of forty shillings per wee»: instead of the present average of thirty-six shill ings is sought by 500,000 farm workers; 350,000 cotton workers do mand a general pay increase for both men and women, and 75,000 engineers are drafting demands for wage increases.The demand of 500.000 railwaymen for a boost of fifty shillings in weekly pay is before an arbitration tribunal.To be really good historian is perhaps the rarest of intellectual distinctions.— Macaulay.Editor, The Labor World.: I note Bernard Rose’s remarks about class hostility in his article “The Church and the War”.The hostility exists because of the basis of the classes.The fact that at present the peoples of tire world trade on the basis of comparison of results, sets them against one an other.The very basis of pricing by re suits puts a price of human service (whether of hand or brain) on what is not human service, quite regardless of anyone's intentions.Hence using that method automa tically forces some to spend part of their lives in the slave service of others, and by the same fact forces someone to appropriate the services of others; thus it produces the ba sis for class hostility.In an equitable society all normal adults were be workers in the broad sense of using their faculties in serving others in exchange for others using their faculties in rendering an equal duration of return service.Then wealth would not be concentrated, but woidd be spread out and multiplied so that all would bo well-to-do, each able to own the service in veys (Iris or her) own home and a share of that in the private enterprise veys worked in.Sincerely, VAUGHN BACHMAN BROKAW.It's doing your job the best you can, And being just to your fellow man; Not making money, but holding friends, And staying true to your aims and ends.It's figuring how, and learning why, And looking forward, and thinking high.And dreaming little and doing much; ; It's keeping always in closest touch With what is finest in word and deed— Dismissing all thoughts of hate and greed.It’s daring blithely the field of chance, • While making of labor a brave ro mance.It's going onward, despite defeat, And fighting staunchly, but keeping sweet.It’s being clean, and its playing fair; It’s laughing lightly at Dame Des pair.It’s looking up at the stars above.And drinking deeply of life and love.It's struggling on with the will to win, But taking loss with a cheerful grin.It’s sharing sorrow work and bitrh, And making better this good earth.It’s serving, striving thro’ strain and stress; It’s doing your noblest—that’s Sue cess.N.Y.RESTAURANT UNION WINS WAGE BOOST STRIKE Following a ten week strike, Cafeteria Employees Union of New York City, negotiated an agreement with Shack Sandwich Shop providing for a closed shop, a forty eight hour week and wage increases ranging up to 100 per cent.The agreement covers 48 workers enr ployed by the company at its two shops at Forty-first and Fifty-first Streets.AVERAGE PWA HOUSING COST IS $1,270 PER ROOM The U.S.Department of Labor reported that in the 47 housing projects built by the Public Works Administration in various sections of the country at a total cost of approximately $96,000,000 the average dwelling unit cost was $4,473 or $1,270 per room.CAPITOL CAROLE LOMBARD GARY GRANT KAY FRANCIS in “In Mame Only” Added Attraction Everything’s On Ice PRINCESS Theatre BASIL RATHBONE and VICTOR McLAGLEN in R I O with SIGRID GURIE Added Attraction “HERO FOR A DAY” LOEW’S THEATRE SECOND WEEK ! JOAN CRAWFORD NORMA SHEARER ROSALIND RUSSELL in THE WOMEN with MARY BOLAND PAULETTE GODDARD DOMINION BRIDGE CO.LIMITED Head 0)Jice and Works at: LACHINE, P.Q.Branch Works: Amherst Ottawa Toronto Winnipeg Calgary Vancouver Tél.LAncaster 3858 Salon de Fleurs ST-DENIS 1590, rue SAINT-DENIS (Edifice du Théâtre St-Denis) Spécialités: Bouquets de Noces, Tributs floraux Kficompte de 10% aux lertrurn du “Monde Ouvrier" Mme J.-Z.PILON.Rés.HA.7901 MONARCH GAS RANGES Made by Canadians jor HOW TO GET A GOVERNMENT JOB as Letter Carrier, Postal Clerk, Customs Examiner, Stenographer, etc.Free Booklet.The M.C.C.Schools Ltd., Toronto 10.Oldest in Canada.No agents.
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