Le monde ouvrier = The labor world, 1 juillet 1939, samedi 22 juillet 1939
25e Année — No 29 SAMEDI, 22 JUILLET 1939 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 22, 1939 25th Year — No.29 % jlltUlDt' DRINK Standard of Strength and Quality U\t Cater TRY BLACK HORSE ALE 100 Years of Brewing Experience behind it Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest .INSTRUIRE ET AMELIORER » Téléphone: LAncaster 53GI Le Congrès des Métiers et du Travail du Canada Cel important corps ouvrier vient de lancer son appel pour sa cinquante-cinquième conférence annuelle qui se tiendra, en septembre prochain, à London, Ontario, nous reproduisons quelques extraits de cette convocation : Aux Unions, Conseils des Métiers et Fédérations provinciales affiliés : SALUT : — Conformément à notre Constitution, vous êtes par les présentes avisés que la cinquante-cinquième convention du Congrès des Métiers et du Travail du Canada se tiendra dans le Masonic Temple, Queen's Avenue, en la cité de London, Ontario, commençant à 10 h.du matin (temps de la ville), lundi, le 25 septembre 1939, et se continuant les jours suivants jusqu'à épuisement du programme de la convention.Les extraits suivants de la Constitution du Congrès, relativement à la représentation, aux lettres de créance, aux résolutions et aux amendements à la Constitution, sont reproduits ci-après pour votre information : REPRESENTATION ARTICLE V, Paragraphe 1.— A la convention, annuelle ou autre, la base de représentation des corps affiliés sera : unions locales ou succursales au Canada d’unions ouvrières détenant leur charte directement du Congrès : un délégué pour le premier cent membres ou moins, et un délégué pour chaque cent membres additionnels ou fraction majeure de ce nombre.Les unions internationales et nationales, dont les membres canadiens en entier sont affiliés directement par leurs quartiers généraux, auront droit à un délégué additionnel, qui devra être choisi parmi leurs membres canadiens ; conseils des métiers et fédérations provinciales du travail : trois délégués chacun.Paragraphe 2.— Tous les délégués devront être porteurs de lettres de créance signées par le président et le secrétaire, et revêtues du sceau de l’organisation à, laquelle ils appartiennent.Aucune représentation par procuration ne sera permise, mais deux unions ouvrières ou plus pourront s'unir pour envoyer un délégué, dans lequel cas la lettre de créance du délégué devra porter la signature du président et du secrétaire, et être revêtue du sceau de l’organisation dont le délégué est membre.Paragraphe 3.— Tous les délégués doivent avoir été membres des corps qu’ils représentent durant au moins les six mois qui ont précédé leur élection, excepté dans le cas des- Conseils des Métiers et des Fédérations du Travail.Ceci ne s’appliquera pas aux corps organisés ou affiliés au Congrès depuis moins de six mois.Nous attirons particulièrement votre attention sur l'Article IV de la institution, d'après lequel les résolutions ou amendements à la Consti-'ution doivent, pour être pris en considération par la convention, parvenir notre bureau pas plus tard que mardi, le 5 septembre.Pour éviter des frais d'impression inutiles et faciliter la traduction et a classification, chaque résolution doit être présentée séparément et ne se rapporter qu'à une seule question.Dans toutes les résolutions on doit dire le plus brièvement possible ce qu'on désire, en évitant de nombreux et longs "attendu que" et "en outre résolu", qui souvent embrouillent le texte et empêchent de comprendre clairemnt l'objet principal de la résolution.Une fois de plus nous insistons sur ce point : notre convention est l'autorité suprême qui décide de la ligne de conduite que le Congrès devra suivre pendant l'année à venir.C'est pourquoi nous demandons instamment à toutes les organisations affiliées d'être pleinement représentées à la convention de London, en élisant et en envoyant comme délégués les membres qu'elles jugent les plus capables de traiter les nombreux problèmes législatifs, industriels et économiques, souvent compliqués, toujours graves et importants, auxquels notre mouvement doit faire face dans toute l'étendue de ce pays.La situation incertaine dans laquelle les travailleurs continuent à se trouver, surtout dans les domaines législatifs fédéral et provinciaux, réclament toute l'attention des représentants ouvriers.La prochaine convention leur fournira l'occasion d'étudier la question à fond ; mais, pour que cette étude soit un succès, il faut que le nombre des délégués qui assisteront à la convention soit pleinement représentatif.Les secrétaires internationaux des différentes unions locales nous ont fourni le nombre des membres en règle, et nous comptons sur la présence du plus grand nombre possible de délégués, tel que prévu par la Constitution.Ne manquez pas de donner ;ous les renseignements demandés sur les formules de lettres de créance ; le Comité des Lettres de Créance doit avoir ces informations avant de permettre aux délégués de siéger à la convention.Fraternellement soumis, P.M.DRAPER, président, R.J.TALLON, secrétaire-trésorier, Congrès des Métiers et du Travail du Canada.Rien de meilleur THÉ 'vi C-y > .La Fédération Provinciale du Travail Elle est en session actuellement à Sherbrooke et nul doute qu'on y fait de la bonne besogne ; plus de 150 délégués, venus de tous les centres industriels de la province, y sont assemblés, ils auront à l'agenda soixante résolutions à étudier et auront à se prononcer sur nombre de questions de grande actualité tant sur le terrain législatif qu'économique.Les voeux qu'ils formuleront et les décisions qu'ils prendront pourront avoir une répercussion considérable sur le statut de la classe ouvrière de notro province et sur l'avenir du Travail Organisé.Tout comme le Congrès des Métiers et du Travail du Canada est reconnu comme le porte-parole officiel du Travail Organisé dans le domaine fédéral et national, il en est de même de la Fédération provinciale du Travail en ce qui concerne les affaires strictement provinciales, la même chose s'applique aux différents Conseils des Métiers et du Travail dans les sphères municipales ; leurs conférences annuelles sont reconnues a juste titre comme le parlement ouvrier et les délégués qui y participent sont véritablement les représentants attitrés des membres des unions internationales, nationales et fédérales, il est donc de leur devoir de peser le pour et le contre avant de se prononcer sur les diverses questions et problèmes qui leur seront soumis et d'agir au meilleur de leurs connaissances en vue du bien général.Cette conférence sera présidée par le confrère Arthur Martel, de la Fraternité des charpentiers et menuisiers, il sera aidé dans sa tâche difficile par les vice-présidents Arthur D'Aoust, de Hull ; Orner Fleury, de Québec ; et J.-B.Arsenault, des Trois-Rivières ; ainsi que par le secrétaire-général Gus.Francq.Les divers comités qui se partageront la besogne sont des mieux balancés et comprennent les meilleurs compétences du mouvement ouvrier.Au nombre des résolutions qui viendront devant la conférence nous en avons relevé quelques-unes qui traitent des sujets suivants : Loi d’arrangement entre salariés-débiteurs et leurs créanciers; Construction de logements dans les grands centres; Le chômage et les travaux publics; Matériaux utilisés dans les travaux publics à être manufacturés dans la province; Exportation des matières premières et son effet sur le chômage; Hospitalisation et soins médicaux sous le contrôle de l’Etat; De l’apprentissage et des écoles techniques; La loi des salaires raisonnables et la définition du mot "association”; Obligation pour les employeurs de rencontrer les représentants ouvriers; L’assurance-chômage contributive fédérale; Les Bills 19 et 20 et leur effet sur le Travail Organisé; Les conventions collectives de travail; Assessements de l’Office des salaires raisonnables dans les moulins fi papier; Remplacement de l’Office des salaires raisonnables par un tribunal du Travail; Ordonnance No 4 et les employés de bureaux; Rappel de l’Ordonnace régissant la buanderie; Concurrence du travail féminin et les pères de famille; Exemptions aux conventions collectives de travail; Diffusion de la législation sociale; Uniformité de la législation sociale au Canada; Contrat collectif des métiers de l’imprimerie; Le droit d’organisation et le Code criminel; Concurence du travail des prisonniers avec le Travail libre; Instruction gratuite et obligatoire: Le Bill No 40 et les employés d’hôpitaux; Droit d’appel d’un accidenté; La silicose maladie industrielle dans toutes les occupations; Loi de réparation des accidents du travail; Le code de plomberie et l’hygiène; La loi des mécaniciens en tuyauterie; L’inspection des systèmes de chauffage à basse pression; L’unité dans le Travail Organisé: Congé avec salaire le Jour de la Fête du Travail; Impression des rapports des ministères et travaux d’imprimerie; Protection contre campagne anti-trade-unioniste; Exemption aux lois d’immigration et affaire Bata; Contrôle de la Corporation Radio-Canada; Conditions dans les tavernes et restaurants; La taxe d’hôpital et les repas à 35 cents; Travail féminin durant les heures de nuit; Emploi des femmes dans les établissements licenciés.Plusieurs résolutions traitent de la propagande en faveur des produits revêtus do la marque syndicale et encouragement à être donné aux services d’union.Sept résolutions suggèrent des amendements à la constitution de la Fédération.Un mémoire traitant des activités de la Fédération, du rapport du représentant parlementaire, des commentaires sur la législation adoptée à la session 1938-1939, sera présenté aux délégués.Une revue du travail accompli par le Secrétariat sera également soumise ; nous relevons dans celle-ci qu'au cours de l'exercice il fut expédié 2,043 lettres et mémoires adressés aux diverses unités du Travail Organisé et requêtes aux membres du Conseil législatif et de l'Assemblée législative de Québec ; que plusieurs brochures et tracts ont été publiés et distribués gratuitement aux membres des trade-unions et que le président et secrétaire généraux ont assisté à nombre d'assemblées d'unions et publiques et qu'ils ont donné plusieurs causeries à la radio.Une mention toute spéciale y est faite de la campagne de propagande et d'éducation entreprise par le Conseil fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis et du succès qu'elle a remporté.Ce mémoire mérite d'être lu et étudié par tous car il contient nombre de renseignements utiles et prouve que ceux qui avaient charge de la gestion des affaires de la Fédération provinciale du Travail ont accompli une somme énorme de travail, ils méritent certes la reconnaissance de tous. PAGE 2 SAMEDI, 22 JUILLET 1939 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 22, 1933 La vie des unions ouvrières par Ben.Drolet ELECTION CHEZ LES OUVRIERS EN FOURRURE Los membres de l'union des ouvriers en fourrure, local G6, ont procédé à l'élection des officiers lundi de cette semaine, à la salle de l'union du Commerce, 1079 rue Berri.Les confrères A.Couturier et O.Vnllières, agissaient comme président et secrétaire de l’élection Comme c'est la coutume réglementaire à l'union des ouvriers en fourrure, après la mise en nomination, un comité d'objections est nommé afin de s’assurer si les aspirants aux charges sont réellement en bonne et due forme selon la constitution, qui exige que les candidats doivent avoir été membres au moins depuis deux ans.Le président Klicker, dudit comité, fit rapport de ses activités sur le sujet et recommanda la reprise de la nomination, dû au fait que pour certaines positions d'officiers, plusieurs candidats n’étaient pas en conformité avec les règlements.Les confrères D.Gingras et Klicker, furent nommés scrutateurs.Le vote qui dura plus de deux heures, donna le résultat suivant: Président, Ernest Labelle; vice-président.H.Gadorestsky; secrétaire, Ovila Vallières, réélu; conducteur, Jos.Gue-nctte; sentinelle, Gabriel Malo.Délégués au Conseil des Métiers et du Travail: Napoléon Morrier, H.Argale et Maurice Rochette.Délégués au Conseil conjoint: O.Vallières.Armand Bérubé, Nap.Morrier, A.Letarte.Maurice Rochette, Jos, Gucnette, M.Boulianne, R Gadorestsky, H.Miller, Max Peters, Harry Arzalu.Délégués à la Fédération provinciale du Travail: O.Vallières et Armand Bérubé.On décida d'organiser un pique-nique pour le 30 juillet, à la plage St-Jacques, 3101 blvd Gouin.Cartierville.-:o :- LA LOGE SAINTE-MARIE DES WAGONNIERS La Loge Ste-Marie de la Fraternité internationale des wagor.niers des usines Angü.s du Pacifique Canadien, tenait vendredi dernier, sous la présidence du confrère Alfred Mathieu, une assemblée il laquelle des questions de première importance furent soumises à l’approbation des membres par son exécutif.Il s’agissait d'abord d'une recommandation pour un renouvellement de l'abonnement annuel du Monde Ouvrier.On a reconnu que cet organe était le seul qui renseigne les travailleurs organisés en tout ce qui les concerne; on a exprimé aussi l'idée d’en faire la distribution dans les rangs de l'union de manière a propager davantage sa circulation.Une autre décision qui fut fort appréciée fut celle de présenter un sac de voyage à cinq vieux employés de plus de vingt-cinq ans de service à la compagnie du Pacifique Canadien.Les membres prirent connaissance d'un rapport qui a été présenté par le confrère Henri Vaillancourt, président du comité de protection relativement à la situation du travail qui semble s’améliorer d'une façon satisfaisante aux usines Angus.- : o :- ELECTION CHEZ LES MARINS L'union des marins canadiens procédait le 3 juillet dernier, à l’élection de la charge d’un secrétaire-trésorier pour la succursale Montréal-St-Laurent.La position qui est une des plus importante dans une union ouvrière était contestée par quatre candidats, cc furent les confrères William Guay, T.-J.Huntman, J.-D.Munro et A.Toupin.Un scrutin secret a été tenu et auquel tous les membres enregistrèrent leur vote sous la surveillance des confrères Jack Chapman.G.Wilkinson et J.-M.Paquette qui agissaient comme scrutateurs.La vérification des bulletins donna la majorité absolue au confrère J.-D.Munro, lequel fut déclaré élu secrétaire-trésorier de la succursale précitée.CHEZ LES COMPAGNONS BARBIERS Dans toute organisation ouvrière il existe un principe fondamental de fraternité et de solidarité, dont il est opportun de mettre en pratique.C'est le cas dans les circonstances présentes du local 455 de l’union internationale des compagnons barbier, qui décida lors de sa dernière réunion mensuelle, tenue ces jours derniers, de participer à tous les événements qui se dérouleront d’ici au mois de septembre prochain.Le premier acte du local 455 a été de réconsidérer sa décision antérieure, et de se faire représenter à la convention de la Fédération provinciale du Travail qui s'ouvrira à Sherbrooke le 22 courant.Considérant les efforts faits par la fédération de réunir en congrès toutes les unions ouvrières de cette province, afin de décider des mesures à prendre pour réclamer des autorités gouvernementales, fédéral, provincial et municipal, des reformes plus en conformité avec les conditions de la vie.Le local 455 a voulu prouver sa fidélité au mouvement ouvrier international, en nommant son président, Bruno Roy, pour le représenter à ce corps important; le confrère Frank Giroux a été choisi substitut.Cette décision a donné suite à une autre résolution d’accepter l'invitation du Conseil clés Métiers et du Travail de participer comme les années passées à la célébration de la Fête du Travail du premier lundi de septembre, et de retenir un espace dans le programme de la fête du travail, annonçant le cadre de l’union lequel est affiché dans 25 salons de barbier de cette ville.Une autre question non moins importante fut celle d’accorder un appui fraternel à l'union des buandiers, local 122, par l’achat de billets au bénéfice de son pique-nique annuel qui se tiendra le 13 août prochain, à la Plage St-Jacques Le secrétaire F.Giroux, rapporta les décisions prises par le comité paritaire, relativement aux violateurs de la loi des conventions collectives en ce qui concerne la fermeture des salons de toilette après les heures stipulées, selon les inspecteurs, les délinquants seront poursuivis et probablement condamnés à l’amende?-:o :- ON APPREHENDE UN DIFFEREND DANS LA CONFECTION DU MANTEAU Les dernières nouvelles nous apren-nent que l’union internationale de la confection des manteaux pour dames, vient, après avoir étudié sérieusement la proposition de l’Association des manufacturiers d'une réduction de salaires, d’un commun accord, celle-ci a été réfusée par les ouvriers de cette industrie, au cours d'une réunion qui a été tenue vendredi dernier, aux quartiers généraux de l'I.L.G.W.Union, 395 ouest, Sainte-Catherine.Tout en prévenant les employeurs de leur refus catégorique d’accepter leurs propositions, les ouvriers ont soumis les raisons de leur refus à M.I.Greenberg, l’arbitre impartial nommé en vertu du contrat collectif de travail qui lie depuis 1937.l'Association des manufacturiers et 1 union internationale de la confection pour dames.Daas ce mémoire, les ouvriers exposent que le contrat de travail n’expire que dans un an et que les taux de salaires fixés dans ce contrat sont à peine suffisants; la moindre réduction de salaires ne ferait que retarder la prospérité de l’industrie, en privant les travailleurs du nécessaire et elle n’enrichirait pas non plus les manufacturiers.- :o :-— AVANT ET APRES — Je ne vois plus Charles la moitié autant que j’avais l’habitude de le voir.— Tu aurais dû l’épouser alors que tu en avais la chance.— C’est ce que j'ai fait.CHEZ LES EMPLOYES DE TRAMWAYS L’union des employés de tramways, division 790, avait l’honneur de recevoir la visite du confrère Magnus Sinclair, de Toronto, organisateur et doyen de l’exécutif général de l'Association amalgamée des employés de tramways et de chauffeurs d’autobus d'Amérique, au cours de sa réunion mensuelle tenue samedi dernier, en la salle de l’Assistance Publique, 458 est, rue Lagauchetière.La séance était présidée par par le confrère Gérard Gagnon, assisté du vice-président Georges Gagnon et des autres officiers.Le président Gagnon présenta à la nombreuse assistance, M.Sinclair, en termes élogieux.Ce dernier, âgé de 75 ans, adressa un fort réquisitoire des efforts qui ont été accomplis en 1918, pour constituer en union les employés de tramways; il fit l’historique des événements qui se sont déroulés depuis cette époque et les succès remportés par la division 790 auprès de la compagnie des tramways.C'est avec joie, dit-il, que nous constations que celle-ci reconnaît aujourd’hui, les bons services de ses employés, membres de la division 790.M.Sinclair fit un intéressant relevé des forces numériques de l’Association amalgamée des employés de tramways d'Amérique, qui sont au nombre de plus de 280,000.Il cita le fait qu’avant la guerre de 1914-18, alors que les employés de tramways n’étaient pas encore organisés et que les salaires variaient de 18 à 29 cents de l'heure; alors qu,’aujourd'hui, grâce à la force économique de la division 790, les salaires s'élèvent à 55 et 63 cents de l’heure.Il termina sa causerie en conseillant aux employés de rester unis à leur association, et éviter autant que possible la division parmi eux, car il n’y a certainement pas de place pour deux ou trois organisations dans une même profession.Un vote de remerciements et de gratitude a été adopté sur proposition des confrères Rettinger et Curry, en l'honneur de M.Sinclair, pour les bons conseils qu'il venait de donner aux membres de la division 790.L'assemblée se continua par le rapport de l’exécutif traitant particulièrement des finances, des condoléances â l’adresse des familles de trois membres décédés au cours du mois de juin, et à l'occasion de la mort de M.Julian S.Smith, ex-président de la compagnie des tramways; le travail effectué par l'agent d'affaires, M Raoul Trépanier et ses activités en rapport au règlement des griefs auprès des directeurs de la compagnie et le dévouement inlassable qu'il déploit pour le Travail Organisé en général.Participation à la Fête du Travail; encouragement à donner à une jeune union cadette par l’achat de 25 billets poulie pique-nique des buandiers, local 122, qui aura lieu le 13 août, à la Plage Saint-Jacques; toutes ces recommandations ont été adoptées après discussion de part et d’autres.La division 790 sera représentée à la convention de la Fédération provinciale du travail qui s'ouvre aujourd'hui à Sherbrooke.Les délégués sont: Alberto Brodeur, Gérard Gagnon, Bruno Forcier, Osias Hébert, Rémi Duquette et Georges Gagnon.AVIS AUX TYPOS DU 145 Le secrétaire-trésorier de l’union typographique, local 145, le confrère C.-E.Chalifour, réitère de nouveau ses avis, que les membres pour toute information peuvent s'adresser au bureau de l’union, 909 blvd Saint-Laurent; le mardi et jeudi de chaque semaine de 4 à 5.30 h., ou à son bureau privé, 7430 nie Christophe-Colomb, Tél.DO.3771, les lundi, mercredi et vendredi do G à 10 h.du soir, et le samedi de 1 à G h.p.m.Avec la coopération des membres déclare le confrère Chalifour, les affaires de l'union ne peuvent être négligées, et c’est pourquoi nous vous demandons une collaboration étroite avec les officiers, dans les temps difficiles que nous traversons actuellement.-— :o:-.CHACUN SON METIER — Coupable ou non coupable?demande le greffier de la Cour au prévenu.— Ben, qu’est-ce que vous faites là, si c’est pas à vous de le trouver?L’UNION INTERNATIONALE DES CIGARIERS CELEBRE SON JUBILE DE DIAMANT L’Union internationale des Cigariers d’Amérique, dont le bureau général est établi à Washington, D.C., célébrera son 75e anniversaire de fondation, les 26, 27 et 28 juillet inclusivement.Un plan a été conçu par le président R.-E.Vanhorn d'organiser un gala, dans la capitale à Washington.Cette célébration sera la deuxième du genre dans l'histoire de la nation, qu'une union internationale célèbre son jubilé de diamant.Mercredi, le 2G juillet, il y aura réception aux quartiers-généraux de l’organisation, à l'édifice des charpentiers, à Washington, D.C.A midi, les invité, d’honneur se rendront au monument de Samuel Gompers, érigé en sa mémoin [jour les services rendus à la Fédération Américaine du Travail et à l'union internationale des cigariers durant près d’un demi-siècle.Le second jour du jubilé sera consacre à la présentation d'une adresse enluminée au président général, R.-E.Vanhorn en mémoire de l'anniversaire du jubilé u-diamant de l'union internationale dt-cigariers d'Amérique.Un lunch sera servi par l'exécutif général aux officiers o.unions internationales et nationales qu.seront invités pour la circonstance.Le troisième jour la fête se clôturera par la diffusion d'un programme qui vnv irradié du Pacifique â l'Atlantique, et auquel des orateurs éminents, y incluant, plusieurs officiels du gouvernement ann ricain, adresseront la parole; il va san-dire que les yeux des travailleurs organisés sont tournés vers cet événement social, qui se déroulera à Washington a 2G, 27 et 28 courant.Il est indicutable que l'union des cigariers a joué un rôle prépondérant dan- : domaine social et industriel.C’est dora le 21 juin 18G4, que fut tenu à New-Yo., le premier congrès pour établir une un» dans les rangs des cigariers; enfin po ; se rendre au désir des unions canadiennes des cigariers de s'affilier aux union-américaines, le nom fut changé à ur.convention tenue à Buffalo, N.Y.¦ celui de “Cigar Makers Internation Union of America.LE GROUPE OUVRIER DE GENEVE N’OUBLIE PAS LA TCHECOSLOVAQUIE Le groupe ouvrier de la Conférence : ternationale du Travail, réuni à Genè-pour la dernière conférence, au début rises délibérations sur les questions inscrite à l’ordre du jour de la Conférence, constate avec le plus profond regret l’absence de" la délégation tchécoslovaque.Ce n’est pas de son plein gré que la Tchécoslovaquie est absente de la Conférence cette année, c’est, tout au contraire, par la volonté d’une puissance étrangère qui sous le fallacieux prétexte de protéger ses soi-disant intérêts politiques et économiques, a imposé à la nation tchécoslovaque un régime politique que la quasi unanimité de ce peuple réprouve.Le Groupe ouvrier unanime tient dans ces heures douloureuses à exprimer sa sympathie indéfectible au peuple tchécoslovaque et en particulier aux travailleurs de ce pays, qui dès la fondation de l’Organisation internationale du Travail, a été un membre fidèle et actif de l’Organisation et a toujours fait honneur à ses obligations internationales dans tous les domaines.Le Groupe ouvrier espère que dans un avenir très proche la Tchécoslovaquie pourra reprendre sa place dans l’Organisation et apporter à nouveau sa précieuse collaboration à l’oeuvre du progrès social dans le monde.-: o:- L’INSTRUCTION — Mélanie, dit 4a maitresse de maison à sa nouvelle bonne, regardez cette table.Je puis écrire mon nom dans la poussière.Mélanie (campagnarde fraîche débarquée) : C’est-y beau de savoir écrire! Le Monde Ouvrier est imprimé sur papier journal manufacturé par la maison E.B.Eddy & Co., dont les ouvriers sont organisés 100 pour cent.GRADS SAMEDI, 22 JUILLET 1939 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 22, 1939 PAGE 3 Bureau International du Travail Les 20 ans du Vingt ans ont passé depuis la fonda.n de l’Organisation internationale du 1 : avail.C'est l’occasion, pour le Direc-.r du Bureau international du Travail ans un chapitre de son rapport à la conférence internationale du Travail a ni s'est réunie le 8 juin à Genève, de er en quelques pages, un rapide coup J oeil sur l'oeuvre accomplie au cours de r ette période si fertile en événements.Aux termes de sa constitution, l’Orga-::i ation internationale du Travail a pour principale fonction d’élaborer un véritable code international du travail.C'est ainsi qu’elle a adopté G3 conventions et •aie le nombre des ratifications reçues devait à 839 au 15 mars dernier.En dépit des conditions difficiles qui prévalent en de nombreux pays, le progrès des ratifications ne s’est pas ralenti.Du 15 mars 1938 au 15 mars 1939, cinquante-sept (ratifications nouvelles ont été enregistrées, chiffre record depuis la période 1935-36 Plus des deux-tiers de ces ratifications proviennent de pays non-européens, dont 22 de la Nouvelle-Zélande, 5 des Etats-Unis et 4 du Brésil.Il est a noter, en outre, que les ratifications reçues durant cette période de l’Irak et de la Turquie sont, de môme que celles de la Nouvelle-Zélande et des Etats-Unis, les premières que ces pays aient fait enregistrer.Outre l'influence directe que les conations exercent une fols qu’elles sont i.ntiées et que leurs dispositions sont oporées aux législations nationales, exercent aussi une influence indi-Du seul fait de leur existence, elles une base que l’opinion publique : peu a peu à considérer comme nor-Et, en période difficile, elles font aux velléités d’abaisser la condi-i des travailleurs au-dessous du ni.qu’elles ont déterminé.Si l'on exales différences qui existent entre la lation du travail en vigueur il y a ans et la législation actuelle, il ne aucun doute que ces influences, diet indirectes, sont considérables.L - Rapport du Directeur du Bureau international du Travail donne à ce su-;?t quelques exemples frappants La convention de 1919 sur la Journée heures et la Semaine de 48 heures les établissements industriels a été ratifiée par 23 pays.Mais sa portée ef: ive a été beaucoup plus grande que emble l’indiquer ce cliiffro, car elle é.dans toutes les régions du monde, vase fondamentale des efforts tendant mi vernalisation de la semaine de 43 as et elle a inspiré de très nombreu-législations, même dans les Etats qui .tint pas ratifiée.convention concernant l’emploi des mes avant et après l'accouchement ait une protection nettement en e sur les dispositions légales géné-ment en vigueur à l'cpoque de son 'ion.Depuis, 16 pays l'ont ratifiée, xistait en 1919 qu’un seul pays qui "dût les 12 semaines de congé préau total par la convention: en 1939, pays accordent les 5 semaines avant ¦ ouchement et 31 les G semaines série des conventions fixant à 14 ans minimum d’admission au travail l'industrie, à bord des navires, dans iculture et dans les travaux non inriels, a fait l’objet de nombreuses îications.Les trois conventions revi-portant l'âge minimum d’admission.- ans sont en avance sur la législation vigueur dans la grande majorité des mais elles ont déjà incité plusieurs a fixer ou à envisager la fixation a 1 minimum à ce chiffre plus élevé.15 conventions adoptées sur les di-• aspects des assurances sociales ont 1 objet de 136 ratifications.Les en-oments précis assumés ainsi par les 'moments ont, au cours de la der-crise, freiné toute régression.13 conventions portant sur des -lions maritimes constituent dès mienant la solide armature d’un code : rational du travail des gens de mer.¦ certaines des conventions les plus vîmes, le maximum des ratifications blés est à peu près atteint.' lant aux conventions sur le travail -|ne, leur influence se manifeste " dans les territoires d’Etats qui ne ' pas encore ratifiées.C’est ainsi : convention sur le travail forcé ¦ '-up considérée comme ayant fixé, : pays coloniaux, m générale, le régime effectif d'u-ion du travail forcé ou obligatoire On sait, par ailleurs, combien s'est développée aussi l’application aux colonies de conventions do caractère général, sous réserve des assouplissements nécessités par les conditions locales.A côté des 63 conventions internationales du travail, 56 recommandations ont été adoptées par la conférence au cours des vingt dernières années.Comme on le sait, les recommandations, tout en donnant lieu à une préparation aussi sérieuse et à des discussions aussi approfondies que les conventions, n’entrainent pas d’obligation internationale formelle.Elles conviennent particulièrement bien pour traiter des questions qui ne sont pas encore susceptibles de faire l’objet d’une réglementation plus précise ou pour fixer des modalités plus détaillées que n’en peut comporter une convention.Qu’il nous soit permis de donner un exemple de l'influence que peut exercer une recommandation.En 1923, la Conférence internationale du Travail adopta une “Recommandation concernant les principes généraux pour l’organisation de services d’inspection destinés à assurer l’application des lois et règlements pour la protection des travailleurs’.Il est évident que ce n’est pas seulement la quantité de mesures législatives figurant dans les codes, mais aussi la qualité de l’inspection du travail qui détermine le niveau effectif des conditions de travail dans un pays.Aussi la recommandation de 1923 établit-elle une sorte çie code-type d'inspection du travail.Plusieurs pays, notamment la Belgique, l'Espagne, la Suède et la Suisse, ont apporté à leur système d'inspection du travail des réformes partielles pour l'adapter à différents points spécifiés dans cette fécominandation; en outre, deux pays, la Roumanie et l’Estonie, l'ont prise comme base pour l'organisation de leurs services d'inspection; enfin, à Cuba, dans l'Equateur et au Venezuela, les services d’inspection du travail institués au cours des dernières années s’en inspirent étroitement.L'Organisation internationale du Travail a donc réalisé, en 20 ans, des progrès considérables vers l'élaboration d’un code international du travail.Toutefois, il est apparu que l'utilité réelle de ce code se trouverait accrue si, au lieu de se borner à fixer certaines normes, l’Organisation faisait aussi porter son effort sur l’aménagement et la coordination de la politique sociale dont dépend l'amélioration des conditions de vie et de travail.Une orientation de plus en plus nette s’est dessinée dans ce sens particulièrement au cours des dernières années.Les récentes conférences sur l’industrie charbonnière, sur les transports par voie ferrée, sur le textile, sur les migrations colonisatrices et surtout l’oeuvre de la Commission internationale des travaux publics, ont été très caractéristiques de cette nouvelle orientation.Le Rapport du Directeur rappelle ensuite le développement des travaux du Bureau international du Travail lui-même, et notamment de ses publications.U n'est guère de grands problèmes sociaux ou économiques qui n'y soient traités.Les demandes de renseignements adressées de l’extérieur au Bureau se sont aussi considérablement multipliées.Les réponses à fournir exigent souvent de longues recherches.A elle seule, la section des assurances sociales est appelée à répondre chaque année à des demandes dont le nombre dépasse sensiblement la centaine.Des 111 demandes parvenues à cette section au cours de l'année 1938, 56 émanaient de gouvernements et d’autorités publiques, 10 de syndicats, 9 d’autres organisations, 36 de particuliers Des exemples tout aussi frappants pourraient être cités pour les autres sections du Bureau.Le Bureau est parfois appelé à apporter un concours encore plus direct en envoyant sur place un membre de son personnel pour collaborer â la préparation ou â la révision de lois sociales.C’est lâ une forme de collaboration que, depuis quelques années, les gouvernements apprécient de plus en plus.Mentionnons, parmi les exemples les plus récents, les missions remplies par des spécialistes du Bureau en Egypte, pour les questions d’hygiène industrielle; en Turquie, pour lés problèmes des assurances sociales; au Venezuela, pour les questions de colonisation et d’assurance sociales et pour l’élaboration d'un code du travail.Soulignant le caractère très particulier des travaux de recherches poursuivis par le Bureau international du Travail toujours sur le plan international, le Rapport du Directeur explique comment, dans la lutte contre la crise économique et le chômage, les travaux du Bureau, fondés sur une vaste expérience internationale, ont pu orienter l’opinion mondiale vers des solutions plus efficaces.Depuis l'adoption, en 1919, de la modeste recommandation concernant le chômage, qui invitait les Etats Membres à "coordonner l’exécution des travaux entrepris pour le compte de l’autorité publique et à réserver autant que possible ces travaux pour les périodes de chômage”, jusqu'aux recommandations de 1937 concernant la collaboration internationale en matière de travaux publics, l'Organisation internationale du Travail a étudié et progressivement perfectionné la technique de la lutte contre la crise économique, avec cinq ou six années d'avance sur l'opinion publique et même sur les conceptions des experts.La résolution détaillée présentée à la Conférence mondiale monétaire et domestique de 1933; élaborée d’un commun accord par les représentants des trois groupes et adoptés à l'unanimité par la Conférence internationale du Travail, formulait déjà certaines des méthodes essentielles de lutte contre la crise économique qui commencent mainte-tant seulement à être mises en application.Les études sur la silicose, sur la standardisation des statistiques du travail et l'amélioration de leur comparabilité, etc., n’illustrent pas moins l’importance des recherches effectuées par le Bureau international du Travail.Sans doute, ces quelques exemples suffisent-ils à donner, du point de vue international, une idée de l’influence que l’activité de l'Organisation a, sous ses diverses formes, exercée directement et indirectement.Peut-être serait-il possible de discerner plus nettement encore cette influence en examinant la situation pays par pays mais c’est là un bilan que nul ne saurait établir avec plus de précision que les membres eux-mêmes des délégations qui participent à la Conférence.Ce que nous avons voulu montrer, c'est uniquement la valeur de l’instrument qui a été forgé et la nature des services qu’on est en droit d’en attendre, à la lumière de l’expérience.— (Genève, 1er juin 1939).-: o :- COMMENT COMBATTRE LE COMMUNISME ?“ Pour résumer ce que j'ai dit, je crois que le meilleur moyen pour nous de faire échec à ces doctrines, c'est d abord de tâcher d’éliminer les causes du mécontentement et de friction; deuxièmement, d’organiser la propagation d’idées saines pour combattre les mauvaises; troisièmement, de veiller au maintien de l’ordre et de la paix dans le pays.Mais, surtout, je suis fortement partisan de la façon dont on administre la justice en pays britannique: Je crois en la majesté de la loi.Je ne crois pas qu'il soit bon de combattre l'illégalité en commettant d’autres illégalités.Les méthodes arbitraires, qui ne sont iras strictement conformes au procédé britannique, ne me disent rien qui vaille, et je ne crois pas quelles aient l’effet que visent ceux qui s'en servent.“A mon avis, nulle autorité, soit fédérale, provinciale ou municipale, ne devrait usurper les pouvoirs d’autres institutions; toutes devraient rester dans le cadre de la loi et de la constitution.Si nous observons ces principes, je n'ai aucun doute que nous éviterons au Canada ccs doctrines et ces menées désastreuses qui font le malheur d’autres nations, et il incombe à tous les citoyens, quels qu’ils soient et à quelque classe de la société qu ils appartiennent de faire leur pan pour atteindre cc but.''—H on.Ernest LAPOINTE.LABOR DIRECTORY INDEX DES UNIONS CONSKII.IM - METIERS KT IM TRAVAIL DI.MOV rie i: \ I.— montkkal tk VUES AN,'Î, COUNCIL.— Meets overy 1st jiiiil • * r 11 1 hurstlay of oiicli month - «’uBscinblo cortVHpouriing’ ~ ’ “ml id J.-A.Sullivan, i-iïo, rue ilicury, Tfil.MA.3317.fin f r.w, *,¦ Vn ri,‘l'y' U' 1*110 Sll 1II t - l*ttUl um-ht.Id.I.An.o.K»l ; viee-prosiilents, Alfred Mathieu.1.5IN, rue Chnpleau, Tél.Cil.(ilfiO Ac allikd i*kintinour arriver à temps.-: e :-— ¦ ¦ - UNE EDUCATION LIBERALE “Soulagez la pauvreté et la détresse.Défendez les droits aux assemblées publiques et à la liberté de parole, plus particulièrement quand vous différez d’opinion.Supportez les écoles et développez en tout sens l’étude de l’histoire du gouvernement et de la vie sociale.Par dessus tout, supportez une éducation libérale, une éducation pour des hommes, non pour des chiens, afin que nous puissions entrer et vivre dans un monde d’idées, de beauté et de pensée.Voilà ce qui devrait être le programme; voilà ce qui amènerait un véritable malaise à nos ennemis; ce qui serait le meilleur moyen de perpétuer et de préserver la forme du gouvernement et le genre de vie que nos pères nous ont légué et auquel ils avaient confiance que nous donnerions notre appui dans toute sa mesure.”—William T.Russell.-: s :- Evitez le mensonge avec un soin extrême Si Ton remarque en vous peu de sincérité.L’on ne vous croira pas ,lors même Que vous direz la vérité.FERNAND RINFRET A Tribute and Appreciation.All is hushed ! Tire still form in its permanent casket is gently lowered into the moist earth.His sorrowing relatives, friends, and admirers pay a last silent tribute to the mortal remains of one who in liis life time played a manly part.He was a good citizen, a loyal friend, sincere colleague and able Minister of the Crown.With the prospect of many useful years before him he was suddenly called and the brilliant journalist, cultured citizen, powerful and convincing orator, and able parliamentarian became lifeless.If anyone was cut off in the prime of life he certainly was.He is now a memory ! Nevertheless, one that will live.He had more than his share of sorrows interspersed with few joys.He was a splendid and eloquent advocate of democracy.He was French in language but traditionally English in political thought and appreciation of British and French principles of liberty and justice.During his fifty-six years of busy life he faced the world bravely.He was not afraid.He courageously expressed his thought and news in vibrant and beautiful diction.He typified all that was best and highest, in the race of which he was an outstanding and proud member.He was intensely Liberal in viewpoint and action.He was an ardent disciple of the great statesman who helped to make Canada a nation.He was a worthy colleague of the leader to whom he gave a devotion that was inspired by confidence and esteem.He will be grievously mourned by many and missed by thousands.Sleep, Fernand Rlnfret, thy last and final rest, in the sacred soil situated in the confines of the city you labored for with zeal and success and which you loved ! Within the gates of the city of the dead, of w'hich you are now a noble citizen there rests no finer clay ! Your great Church has invoked for you its blessings and immortality.You have earned both in the fullest measure.Those you leave behind salute thee on thy last journey, as one who bravely fought for truth, righteousness and a united Canada.You gave much ! You asked for little ! Could anyone do more ?B.ROSE. PAGE 6 SAMEDI, 22 JUILLET 1939 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 22, 1939 A Tribute to Neville Chamberlain Sir : You come of a family distinguished for its public service.Its name is a household word throughout the United Kingdom.You, and those who bear your honored name have given generously and selflessly of their time, talents, and wealth.-You, and those who held office before you entered public life were held in high honor and esteem in their home city.They were not only loyal public servants but ably qualified executives.They were never afraid to take a stand.Whether their attitudes were criticized or commended they did what they considered was right.Joseph, Austen, and Neville, maintained the Chamberlain tradition — now cherished as a priceless British political heirloom.You have the courage, and the confidence in your fellow men that is characteristic of Englishmen.Your modesty equals your devotion to British ideals.Neither fear nor flattery deter you from adhering to a course of conduct that your conscience tells you is the right one.Prior and subsequent to the signing of the Munich pact, you were*heralded by millions as a saviour, and by others, as a victim or dupe of Hitler threats and Nazi trickery.You believed and trusted the men with whom you negotiated the peace.Your intentions were sincere and your motives noble.Millions blessed you for your peace heroism and personal sacrifice.You demonstrated thaï you were "a man of peace." You ignored slander and gross abuse, upheld by the conviction that any personal loss of dignity you suffered could not for a moment be compared to the inestimable gain to the world in preventing war.Well deserved tribute was paid you by political friend and foe following your success in avoiding war.Modest though you were, you stood head and shoulders in dignity above those who, but for your intervention, would have loosed the dogs of war, at a time when Britain and France were unprepared.No one, Sir, can accuse you of sacrificing the Czechoslovaks ! You thought of and visualized the tens of thousands who would lose their lives in the first clash between the contending forces of totalitarianism and democracy.You upheld the democratic principle of the "greatest good of the greatest nummer." Your accomplishment in settling the Sudetenland difficulty earned you the high praise of the Canadian Prime Minister, the Rt.Hon.W.L.Mackenzie King and his distinguished and eloquent colleague, the Rt.Hon.Ernest Lapointe, Minister of Justice.You were justified in thinking that having adjusted this critical situation the German leader would have no further designs upon his smaller neighbors.Unfortunately, promises and pacts are not held binding by the existing German administration.Your surprise at the action of the men you thought were gentlemen gave way to righteous indignation.There is no anger as cold and implacable as that of the Englishman whose confidence is betrayed.You did not hesitate to frankly express your indignation in simple and burning words, when you learned that those with whom you discussed peace were deliberately preparing for war.Once you were convinced that it was useless to enter into further negotiations with those who thought you could be easily deceived, you adopted a tone and attitude that if not belligerent was unmistakable in its firmness.Your patience was tried to the limit.You swallowed your pride in order to serve a great cause.The Nazi intriguers have now turned upon you realizing that you are no longer susceptible to their influence and machinations.Your country trusts you, Sir, and admires you for your restraint, conscious that, in all things, you think and labor in the best interests of the nation and your fellow men.As His Majesty's Chief Councillor, you have the satisfaction of knowing that the King's subjects throughout the Empire admire you for your patriotism, courage and integrity.We are thankful, Sir, that in these trying days of stress and tension, Britain has a Chamberlain the United States, a Roosevelt ; and His Majesty's largest dominion, a Mackenzie King.We are extremely and profoundly grateful to you, Sir, and pray that you may be spared for many years in the enjoyment of good health to give your warmly appreciative fellow citizens, within and beyond the confines of the Motherland, the benefits of your wisdom, experience and splendid example.BERNARD ROSE The Remedy—Higher Wages, Shorter Wages The continued refusal of those who own and control industry to recognize the necessity of reducing the hours of labor along with the substitution of mechanical processes for human beings in industry was cited by President William Green of the American Federation of Labor as the main reason for the persistence of the unemployed army now numbering many millions, in an address before the recent dinner meeting of Local No.3 of the International Brotherhood of Electrical Workers in the Royal Windsor Palace, New York City.The dinner was held to confer appropriate honors upon the members of the local for the performance of noble and praise-worthy service."High or low living standards among the wage earners of the nation are determined by the wage levels which the working people are able to establish," Mr.Green said."From the economic point of view the prosperity of the nation is largely determined by the national income.If the national income is large enough to enable the consuming public to buy and use the goods which industry produces, unemployment will be reduced to a minimum and fairly prosperous conditions will prevail."The total amount of the national income represented in wages paid to wage earners plays an important part in the employment and business situations of the nation.If high wages are paid and buying power is high the volume of goods sold and consumed will be increased."These facts make it clear that the constant struggle of organized labor for higher wages is thoroughly justifiable, both from the economic and public welfare point of view."There are many factors which constantly play an ever-increasing part in the forces which are gradually but surely bringing about the establishment of a shorter work-day and shorter work-week."More and more it becomes evident that the real remedy for unemployment will be found in the reduction of the number of days worked per week.When reduced to a simple mathematical basis it would seem an equitable division of the amount of work available is sound, particularly when it is considered as an economic problem."We cannot keep substituting mechanical processes and electric power for man service, and as a consequence displace millions of workers, without making adjustments in the working periods so that those displaced may be re-absorbed in private industry, unless we are prepared to maintain a large army of unemployed."Industrial management has stubbornly refused to make work period adjustments during the last three decades of our national life.Such adjustments were necessary to conform to the mechanical changes which have taken place."So many of the employing interests of the nation insist upon the maintenance of the long work-day and long work-week that, as a result of their stubborn refusal to face stern realities, unemployment has fluctuated between eight and fourteen million not working during the last ten year period.This situation has called for the expenditure of billions of dollars for relief purposes.Notwithstanding the expenditure of these huge sums of money we are still grappling with an acute unemployment problem."What is the remedy ?Can it be found in the means which have been utilized, the methods followed and the economic policies applied during this distressing ten year period of unemployment ?"Labor still presses for public acceptance of the remedy which it has constantly advocated from the beginning.We are confident that an increase in the national income, which cannot be realized without an increase in wages paid and distributed among the masses of the people, and an adjustment of the daily and weekly work periods offer a real, practical remedy for unemployment." — The Carpenter.The Pope On Peace "In an Easter homily delivered by Pope Pius in Rome, His Holmes.-urged the nations to take more real steps toward 'the peace of justice ana charity.' Some ruling authorities have discarded the pretence of believing in peace, but the democracies describe themselves as the peace loving nations."It has become the habit to place the whole blame for disturbed conditions in the world on the militant challengers of the old order, particularly on Germany and Italy.There is need to take more heed of the Pope's statement about conditions of impoverishment and misery tending to foment revolutionary disturbances."In the early years after the war Germany and Italy could similarly have been classed as peace-loving democracies.They tried to adjust themselves to the rules of the game ; they were plunged into the direst conditions of unemployment and insecurity.Only by challenging the established order were they able to set more people to work."It is tragic for civilization that the Nazi arid Fascist nations should be mainly employed in work for destructive purposes.There is so much the less excuse, however, for the democracies in having failed to employ more in constructive work."There is no need to go beyond Canada to see an example of this failure.With continental resources at hand to make it possible to build homes for an abundant life in Canada, one million Canadian people are kept from year to year barely existing under conditions of involuntary unemployment.One genuine contribution to Peace would be to beging at home to correct economic conditions."—League for Economic Democracy.PRIME MINISTER URGES Workers of New Zealand are still being urged by Prime Minister M.J.Savage to produce more commodities, including houses.Tire drive for greater production began several months ago.In an interview in the Standard, a newspaper representing New Zealand labor, the Prime Minister said that only by the cooperation of all workers can the Labor Government continue to exist and safeguard the interests of the workers of New Zealand.BRITISH AGED ASK PENSION INCREASE Portsmouth, England.— An increase of pensions to one pound a week was demanded by old-age pensioners who marched through the streets of Portsmouth.A number of men over eighty years of ago were among the marchers.They braved heavy rain and a cold wind carrying banners and slogans, “Here are the yeomen, now old men of England,” read one of these. SAMEDI, 22 JUILLET 1939 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 22, 1939 PAGE 7 The World's Rage Is Mounting The Co-operative Movement The Brutal and Cowardly Nazis Challenged by the Democracies.The Awful Sufferings of an Inoffensive Minority.By BERNARD ROSE.History does not record a more relentless, ruthless, and inhuman persecution of a fraction of the national population than that of the Nazi leaders and regime, against the men, women and children who profess the original faith of the Saviour whom hundreds of millions worship and reverence.The calculated cruelty and diabolic brutality of the Nazis, designed to physically and economically destroy an inoffensive minority, has inspired a cold hatred of Hitler and his gang of tyrants on the part of decent anc^ trulY Christian citizenship of the democratic countries, rhe ranting ex-Viennese painter conceived for this minority, several ; t whom helped him, so intense a dislike that it borders on the maniacal.¦ 16 concentrated essence of his wrath and envy, is contained in the book the sale of which has made him a very rich man and has intensified the prejudices of Germans who, through jealousy or false education, lose no opportunity of venting their spleen upon those who are helpless and defenceless.Shameful and barbarously repressive and discriminatory laws and > c,mations are enforced against the group which, in the past, contributed j materially to the glory and wealth of the land they regarded as their own.,,orld wide sympathy has been expressed for them but little to date has oeen accomplished to release them from their horrible bondage.They ‘ve been mercilessly despoiled of their possessions and made social cuiahs.Hardly a day passes without the adoption of and enforcing of aiil more annoying and grossly discriminatory restrictions.This nation of eighty millions devotes administratively most of its ime to socially and economically flaying a mere handful of law abiding esidents, whose only crime, in mad Nazi eyes, is the faith they profess or their alleged racial descent.The Nazi chief morons (they can't be intelligent or normal) brutally ill treat an heroic Niemoller and a scholarly and devout Innitzer.That a mince of a great Church should be insulted and assaulted in what was :: one time regarded as the stronghold of Catholicism, is hardly credible.Those who are responsible for this cowardly treatment of an eminent relate have sunk to the lowest depths of human depravity.They should rot only be excommunicated by the Church but every Christian nation.In the Province of Quebec His Eminence Cardinal Villeneuve is admired .respected for his piety and learning by all classes irrespective of race or faith.; he Nazis are devoid of pity, conscience or sense of justice.Since ¦ m became their deity they have become transformed into savages.Fhc v respect the laws of neither God nor man.1 ney rob and intimidate their nearest neighbors.They hold up to ridicule the statesmen and nations that have contributed so materially to ‘.he v.irld's progress.The slinking cowardly brutes who constitute the membership of the foul and murderous Gestapo regard themselves as the superiors of the : and women they incarcerate or murder.Nothing viler ever breathed the Nazi secret agent led by such frightful monstrosities as ape faced Gc-r abels, sly looking Himmler and the lunatic journalist at large, Streicher.Those who support Hitler and subscribe to the beastly Nazi creed ¦ ad before the world as dangerous malefactors.They are the upholders regime that is a standing affront to civilization and Christianity.The etude and antics of their Fuehrer and his simian faced public mouth-ce the Minister of Propaganda have aroused the democratic world.Hitherto peaceful nations, Christian and forbearing, have been forced into a state of belligerency that bodes ill for the Hitler camarilla in the v nt of the democracies deciding to join issue with the Nazi braggarts md bullies.There is a limit beyond which it is dangerous to tax the :tience and good nature of the peace minded citizen.Hitler and the puny Goebbels, circulator of lies and slanders, official and unofficial, must i taught and told that when so placid an individual as Neville Chamberlain repudiates them that their downfall is assured.One can hardly picture the mad Fuehrer and the ineffable Goebbels coing out to meet the democratic enemy at the head of a German regiment division.So much for their bravery ! The plight of the unfortunate minorities in darkest Hitlerland cries cloud to Heaven for vengeance ! Since the advent of the distraught Fuehrer they have gone through a thousand purgatories.Yet, they committed no crime and were not called to repent since they loved the land of their birth or adoption, and only asked to live in peace and give to it their best.The Nazi regime is made up of a clique of murderers, assassins, thieves, cowards, poltroons and megalomaniacs.The workers are denied the most elementary human rights.They are badgered and brow-beaten.They are spied upon and forced to carry out tne wishes of their economically parasitic tormentors.They are rationed ’¦id regimented for the qlory and profit of Hitler and the all powerful and nportant Third Reich.Theirs is indeed a sad fate ! Perhaps not so bad as the hated and repressed minority kin of the Saviour, but bad enough when compared with the lot of the intelligent organized workers in the bee lands of the earth.Are we to have repetition of 1914?Then for the neurotic and erratic exile at Doom it was : "Germany over all" ! Hitler and his band of adventurers and despicable propagandists have foisted German rule on mud peoples.They will have cause to bitterly regret it.They will not 'Y have to meet an outraged and enraged German proletariat but a world in arms.The almost inconceivable atrocities ghoulishly perpetrated by the vile ¦ 1 gloating sadists of the Third Reich must bring with them so indignant, mimons and spontaneous a reaction, that the culprits will be astonished.Cîtler and the organized Nazis have earned the moral reprobation of the Id ! They are a thousand times accursed ! They will live in history the brutal barbarians of the twentieth century.Liberty has nevter yet received so brazen a challenge from the ybanic upholders of slavery and reaction.It can meet them and prove, ! re are still valiant souls who prefer death to the loss of all that makes : worth living in the free lands of the universe.Men and governments : ï ill-treat, exile, and imprison their brave citizens, and economically, Politically and socially murder inoffensive minorities must and will be destroyed ! In the northwestern comer of Nova Scotia in 1930 an idea was bom.Recently at a luncheon in the parliamentary restaurant a group of newspapermen heard the story of that infant idea's growth to a sturdy youngster, who is gallivanting all over Nova Scotia and other Maritime Provinces.When St.Francis Xavier University at Antigonish made its first modest efforts toward extension work in adult education, there was no idea that the seed so planted would grow into a network of study clubs, co-operative marketing and buying institutions, hundreds of credit unions, Idea."Caught cm" The idea has caught in the Maritimes and is sweeping westward.In its wake it is leaving a new political mentality which (strictly off the official record) is viewed with some alarm by stalwarts of old-time parties.When you start people thinking.It's hard to say just where they will stop.Prof.a.B.MacDonald, a youngish, silver-haired, bright eyed man told Ottawa newspapermen a few of the tilings which have been accomplished in his Nova Scotia during the past eight years.Prof.MacDonald lias utterly nothing about him of the professional social service worker.He looks and speaks more like a college halfback, and it's not hard to imagine him talking the language of Nova Scotia fishermen and miners.He told of attending a meeting of colored folk who were forming a study club.He and another professor went there to guide the organization into stride.When it was over the negro chairman asked him to come back to another meeting.“Certainly," he agreed, “We’U both come back." “ So suh, you ju’s come back.We feels you is one of us.” So late as last summer Ontario newspapers sent feature writers to recount the plight of the fishermen and miners of Nova Scotia.They got stories—not pretty stories—of destitution, appalling housing and near starvation- Tlie bright spots they found were where the adult education had kindled hope and shown people how to help themselves.Now there are 2,500 study clubs in the Maritimes.In 1932 there were four credit unions with meagre savings of dimes and nickles amounting to $30.Now there are 280 with an aggregate of $900,000.Co-operative marketing organizations have lifted many fishing communities from the verge of desperation.Consumer co-operatives did a three million business last year.In the first seven years of the work, its practical effort was establishment in Nova Scotia of 140 credit unions or cooperative banking institutions, seventeen lobster canning factories, ten fish processing plants and a variety of other enterprises.25,000 enrolled.The example stirred people in New Brunswick.Prince Edward Island and Newfoundland.Provincial and Federal governments have asked the university to send men to different places to organize study clubs.It is estimated tirât 25.000 people are enrolled.Visitors from every province in Canada and dozens of states in the Union have come to Antigonish to find the secret inspiration of the movement.But benefits of the movement are not to be counted in facts and figures.The major credit to the work lies in a new spirit of confidence and hope stirred in the hearts of a despondent, unhappy people- From the Daiy Province, Vancouver and New Commonwealth.- :o :- INTERNATIONAL FEDERATION OF TRADE UNIONS BANS RUSSIAN LABOR GROUP Tlie eighth Congress of the International Federation of Trade Unions, at its meeting at Zurich, Switzerland, on July 7.iejected by 48 votes to 37 tlie resolution presented by the British Trades Union Congress calling for a renewal of the membership invitation to the trade unions of the Union of Soviet Socaiist Republics.Tlie opposition to the invitation was led by delegates from the United States, Belgium, and the Netherlands, The twelve votes of the American Federation of Labor, cast by Robert J.Watt, the A.F.of L.delegate, finally proved to be the deciding factor.Not only did the Congress reject the proposal for a new invitation to Russia but It also adopted a resolution sponsored by Robert J.Watt, conforming to the decision taken by the International Federation’s General Council when it broke ofi negotiations with the Russians last year.The British delegates voted for this resolution, the only votes against it being those of the Mexicans, with the French and Norwegians abstaining.Aggressor Nations Condemned The Congress adopted five other resolutions.One of them, condemning the -regressions by totalitarian States, also expressed the hope that the French-Anglo-Soviet pact would be realized as quickly as possible in the interests of “peace and freedom.” The delegates from Finland.Denmark and Sweden refrained from voting because oi mention of the pact.Jewish Persecution Scored Another resolution condemned the persecution of the Jews and asked I.F.T.U.to facilitate emigration to Palestine.The remainder dealt with hours of work, the I.F.T.U.’s economic activities, and expressed sympathy with the Chinese in their struggle against Japan.All the officers were re-elected, and the Congress authorized the creation of an additional vice-presidency for a representative of an overseas country.DEMANDEZ ASK FOR LA BIERE THE POPULAR POPULAIRE I BEER i MOLSON Brassée à Montréal Brewed in Montreal depuis since 153 ANS 153 YEARS I I PAGE 8 SAMEDI, 22 JUILLET 1939 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 22, 1939 Poisoning In Hat Factories By DR.ALFRED BRAUNTHAL, Research Director.(Reprinted from The Hat Worker) We have known it right along.Hatter.- have .uffered from it for decades.And now the Government confirms it.There is an appalling amount of mercury poisoning among workers engaged in the fur-felt hatting industry.The results of an investigation that lasted many months in Danbury have just been published.The investigation was conducted at the request of the Union and with the full cooperation of our local officers in Danbury, as well as the General Officers of our International.It was a cooperative venture in still another respect.The Federal government joined hands with the Connecticut State Department of Health to carry' through one of the most extensive surveys of an occupational disease and of workers’ health ever attempted in the United States.As we pointed out, the disclosures of the extent and prevalence of mercury poisoning are truly startling.In certain crafts the number of workers suffering from the poison reaches the shocking figure of one out of very four.In others, the percentage is somewhat lower, but is still staggering.The fact is that there is no need for anyone to suffer from mercury poison.It is possible to manufacture hats without the use of mercury, and it is also passible to introduce improvements in ventilation and equipment that will reduce poisoning to a minimum even with the use of mercury.An Insidious Poison Mercury is a most insidious poi- son.It is cumulative in effect.That is to say, it may take years before it disables its victim.The tiny amount of mercury vapor that the worker breathes in the course of a day work will not show Its effects immediately.The worker will not even know that he has consumed some poison.Yet he has taken it into its system and he will not be able to eliminate it.It will stay there and other bits of mercury will pile up on top of it.Eventually.the combined amount of poison will wreak in damage.Ner ves will be shattered, digestion im paired; mouth sores will develop.There will be loss of appetite, loss of weight, loss of sleep.Tremor the so-called "hatters’ shakes,” so so familiar and so distressing to our people, will take hold.Eventually.and even worse, psychic disturbances will develop.It is startling to learn how little mercury it takes to put our workers in danger of the dread disease Quick-silver is one of the heaviest metals, yet it takes but an infinitesimal amount to affect a victim The investigators who conducted the survey in Danbury and took samples of the air in the factories found that as little one milligram of mercury in ten cubic meters of air will cause damage after continuing exposure Now, a gram is a comparatively small weight.It takes about 28 grams to make one ounce.A mill-gram is one-thousandth part of a gram, or one twenty-eight-thousandth part of an ounce.Surely this is a very tiny amount, particularly when it is distributed in a space of ten cubic meters.A meter is a siz- able amount of space; it is more than a yard.Then cubic meters amount to eleven cubic yards of space.Yet the fact is that the minute quantity of one twenty-eight thousandth part of an ounce of mercury distributed in a space of eleven cubic yards is enough to subject a worker to serious injury.The injury will depend not so much on the worker’s physique of resistance to mercury poison, although these are important factors, as on the extent of time that he spends in the poison-laden air.The investigators have established that an old timer in the hat trade is more likely to be stricken by mercury poison than a novice.The reason is.again, that mercury is a cumulative poison.The more time a hat worker spends in the trade, the more likely is he to accumulate a large amount of poison and to be stricken by it.The Worst Hit The investigators noted that workers in certain operations suffered more frequently from mercury poisoning than those in other crafts.A quick check established the logical reason for it, a reason well known among the hat workers because of long and sad experience with the ravages of the disease.The crafts that inflict the greatest damage are those where the greatest amount of mercury is used.They are the departments where the Conors, the hardeners and starters work, where the concentration of mercury in the workers’ breathing space happens to be the highest- affected if he has stayed in the place ten or nineteen years, the ligrams per ten cubic meters of air, and is reduced to one out of thirty three workers when there is only one miligram of mercury in the same amount of space.In other words, the mercury hazard can be substantially reduced if and to the extent that manufacturers succeed* in diminishing the mercury concentration of their work rooms.The report reveals how this can be done, but shows at the same time than in mast instances it has not be done.Stop Using Mercury Again, it can and should be done.The Govermnent report points out that an investigation has shown that furs prepared by non-mercury carrots are being succesfully used in a number of plants — (particu-ratio is but one out of seven when the concentration is only two mi-larly, it may be remarked in some European countries), and urges the manufacturers "to give serious consideration to the use of a nonmercury carroted fur, the general adoption of which would eliminate the mercury hazards from the industry.” The investigation by the Government has made it clear beyond any doubt that mercury poisoning in the fur-felt hat industry is a man-made plague which can and should be uprooted by the intelligent efforts of man.LE MONDE OUVRIER Rédigé en collaboration Gus.FRANCQ, Rédacteur Le seul journal ouvrier bilingue au Canada on Our Leading' -iAmusemen Places THE FIRE RANGER'S PAY-LIST PATROL And here are the statistics and distressing figures on these crafts; Conors .24.2 % Hardeners .21.2% Starters .19.1 ft These figures and those percentages may represent only statistics to some people, but to us it means that one out of four coners, one out of five hardeners or starters, all of them our fellow workers, have been stricken, their health has been undermined, their nerves affected.One out of four! One out of five! What a terrific toll! And how utterly unnecessary! And they are all our people! TITey worked with us, lived with us and spent their years side by side with us until they fell prey to the poison gas in our work places.To be sure, there are other crafts than those of coners, hardeners and starters in the hatting industry, and the incidence of poisoning is not as high among them.But the Government survey shows the average to be 11.1% of all back-shop workers.In other words, one out of every nine workers in the back-shpo is sure to be affected by mercury poisoning to a more or less severe degree.It is hard for worker to escape mercury poisoning if he has worked in a room laden with mercury dust for a number of years.The Government report shows clearly that the incidence of the disease depends on the mercury concern tration in a room.While in rooms with a mercury content of three millgrams per ten cubic meters of air.one out of six is sure to be Membre de la Presse ouvrière internationale d'Amérique THE LABOR WORLD Canada’s Only Labor Bilingual Paper Dans nc Théâtres • «SvîA'Vt» 1 Imprimé par llmprimerle Mercantile, Limitée, 11, rue Saint-Paul Ouest, Montréal The Labor World is printed on newsprint manufactured by the E.B.Eddy
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