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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 27 mai 1939
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1939-05, Collections de BAnQ.

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25e Année — No 21 SAMEDI, 27 MAI 1939 — MONTREAL — SATURDAY, MAY 27, 1939 25th Year — No.21 DRINK DOW’S ALE fj cl|c fiatuir TRY black horse Standard of Strength and Quality (Ouuriit w* itutrlit ALE 100 Years of Brewing Experience behind it Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest_ « INSTRUIRE ET AMELIORER > Téléphone : LAncaster 5361 A bâtons rompus Les fascistes du Québec Le programme des armements diversement apprécié Les opinions varient à Ottawa le clan impérialiste à des tons différents est en faveur d'un programme d'armements ; par contre, un autre clan y est absolument opposé et préconise une politique "de nous mêler de nos petites affaires et laisser le restant du monde civilisé se débattre pour le mieux".Chacun évidemment a droit à son opinion ; tout dépend du point de vue auquel on se place.Il y a une chose toutefois que nous n'approuvons pas, c'est que maintes fois, pour clore un argument, on ne trouve rien de mieux que de dire à ceux qui ne pensent pas comme nous : "si vous n'êtes pas contents, allez-vous en".Le Canada n'est pas la propriété exclusive d'un groupe.Du moment qu'un homme est citoyen canadien, il est ici chez lui au même titre que les autres et de ce fait il a le droit d'exprimer son opinion, du moment qu'il le fait dans la légalité et avec toute la modération voulue.* vf # La critique estjacile mais pas toujours vraie D'après M.Duplessis, le programme d'aide à la jeunesse du gouvernement fédéral serait inadéquat ; toutefois, l'hon.M.Rogers, le ministre du Travail au Fédéral, n'entend pas laisser passer cette déclaration sans la relever, il précise et dit qu'au cours des deux dernières années le gouvernement fédéral a mis à la disposition de Québec une somme globale de $545,000 pour venir en aide aux jeunes chômeurs mais que les autorités provinciales n'ont disposé que d'environ $300,000 de cette somme.Tiens, tiens, comment se fait-il que le gouvernement Duplessis, reconnu pourtant pour son appétit insatiable, n'ait pas englouti le plein montant mis à sa disposition ?On apprend du nouveau tous les jours.M.Rogers fait également remarquer qu'Ottawa n'affectera pas seulement $4,500,000 aux jeunes chômeurs, cette année, mais fournira encore $1,000,000 pour un vaste plan de reboisement et que l'an dernier Québec n'avait fourni d'entraînement aux jeunes sans-travail qu'en forêt et dans les mines.* * * M.Adélard Godbout pas tendre pour le régime Duplessis L'ancien premier ministre du Québec, l'hon.Adélard Godbout, ne mâche pas son opinion sur le régime Duplessis.Voici ce qu'il lui trouve : "ce qui caractérise surtout le régime que nous avons à Québec, c'est l'hypocrisie et le mensonge, cela a paru aux première, deuxième troisième et quatrième sessions, on y exprime un désir constant de tromper et de berner le peuple." S'il faut en juger par certaine législation sociale qui y a été adoptée et qui est certes contraire aux meilleurs intérêts du Travail Organisé, il y aurait beaucoup de vérité dans la déclaration de M.Godbout.Mais à qui la faute ?Après tout, les peuples ont les institutions qu'ils méritent et les gouvernements qu'ils se donnent.Si le régime actuel ne vous plaît pas, vous savez quoi faire : changez-le, c'est simple.* ¦» -Y: La^médecine étatisée ou l’assurance-maladie Le Dr Marcel Langlois, au cours d'une causerie devant la Société médicale de Québec, a admis que l'étatisation de la médecine est un problème dont l'acuité va grandissante, tout en étant adverse à cette réforme il reconnaît que la crise persistante pose des problèmes nouveaux dont la négation pourrait être fatale à la profession médicale.Il reconnaît qu’il faut faire quelque chose.Voilà des années que le Travail Organisé préconise des réformes en ce sens, mais comme saint Jean-Baptiste prêchant dans le désert, sa voix ne fut pas entendue.et pour cause.Qu'on le veuille ou non, nous nous dirigeons à grands pas vers la médecine sociale.Quelle forme prendra-t-elle ?Si l'on suit l'exemple de plusieurs pays d'Europe, ce sera vers l'assurance-maladie obligatoire qu'on penchera.Nous n'avons aucune hésitation à déclarer que c'est ce système que nous favoriserions de préférence à la médecine étatisée, car avec notre mentalité actuelle l'étatisation est trop avancée et rencontrera trop d'adversaires pour en assurer la réalisation avec chance de succès.Il reste donc l'assurance-maladie obligatoire qui ne heurte aucun intérêt de front et fait partie du groupe des assurances sociales qui sont à la base de la justice préconisée par tous ceux qui veulent le bien du peuple ; ce n'est pas une innovation que l'assurance-maladie : elle est obligatoire en Angleterre depuis 1911, en France depuis 1930, en Belgique plus récemment.A quand le tour du Canada ?Rien de meilleur THE Oui, nous en avons de ces jeunes fous qui, en s'affublant d'une chemise bleue, se croient devenus des êtres supérieurs, doués eux aussi d'une mission providentielle.Ils ont tenu un ralliement à l’Aréna de Québec, dimanche dernier, le principal orateur fut comme toujours l'impayable Adrien Arcand.Il paraît qu'il nous aurait prévenus que : "les unions internationales affiliées à la Fédération Américaine du Travail devront disparaître de la circulation ; vous, les chefs ouvriers du Canada, vous êtes capables de vous conduire vous-mêmes sans pour cela être obligés d'avoir à envoyer votre argent aux Etats-Unis sans aucun espoir de retour, ou recevoir la direction des Américains pour conduire." Le Conseil Fédéré des Métiers et du Travail de Québec s'est ému de cette déclaration et a voté une protestation contre la tenue d'assemblées de ce genre et contre les déclarations qui y furent faites et "qui sont de nature, estime-t-il, à jeter au sein de la population québécoise le germe de la révolution contre les autorités et les pouvoirs établis." ( Nos amis de Québec sont bien bons de s'occuper des élucubrations d'un bonhomme du calibre d'Adrien Arcand.Ceux qui le connaissent savent d'ailleurs qu'il n'a même pas la reconnaissance du ventre, ils se rappellent qu'il a été nourri et élevé avec l'argent de la Fraternité Unie des Charpentiers et Menuisiers et de la Fédération Américaine du Travail dont son père, Narcisse Arcand, fut l'un des organisateurs dans le Québec durant de nombreuses années.Il devrait être le dernier homme au monde à déclarer que "nous, membres des unions internationales, envoyons notre argent aux Etats-Unis sans espoir de retour", car sa famille en a largement reçu en retour, peut-être, plus que sa part.Nous lui disons bien carrément qu'il est un infernal menteur et qu'il est mûr pour le cabanon et la douche, il comprendra, j'en suis sûr.Nous partageons pleinement l'opinion de J.-Ch.Harvey qui dit dans Le Jour : "Le fascisme est, en un mot, l'éden des incapables et des imbéciles, au bas de l'échelle, et de la canaille, au sommet." Un écho de l’élection de Saint-Louis Ceux qui affirment que, lors de la dernière élection dans Saint-Louis, des abus scandaleux furent commis auraient donc raison, si l'on doit en juger par le fait que l'un des sous-officiers rapporteurs, un nommé Alex Myerson, vient d'être condamné à une amende de $100 et les frais ou à passer trois mois en prison, parce qu'il avait refusé d'assermenter un mandat contre un prétendu "télégraphe' qu'un des représentants de Raoul Trépanier, le candidat de l'Action Démocratique, demandait à faire arrêter pour substitution de personnes.Si tous ceux qui ont voté pour d'autres au cours de cette élection étaient condamnés la prison de Bordeaux ne serait pas assez grande pour les héberger ; si on y ajoutait tous ceux qui ont contribué à "voler" cette élection, le nombre en serait tellement grand qu'il faudrait bâtir une nouvelle prison.Dans les circonstances, ne croyez-vous pas que M.Fitch, le député actuel de la Division Saint-Louis, se devrait de démissionner au plus tôt” en honnête homme qu'il est, dit-on ; il ne devrait pas continuer à détenir un mandat auquel il n'a pas droit.* * * Unions de métier vs unions industrielles D'après une enquête faite par le département des recherches du "National Labor Relations Board" des Etats Unis, il paraîtrait que la Fédération Américaine du Travail compte dans ses rangs des unions ouvrières de toutes catégories — unions de métier, unions industrielles et unions mixtes — et qu'elle n'en exclut aucune.L’enquête a porté sur 85 organisations des 102 unions internationales y affiliées, 10 de celles-ci sont strictement industrielles et 4 sont des unions mixtes ne tombant dans aucune catégorie spécifique ; toutes les autres sont des unions de métiers ; toutefois, parmi ces dernières, un certain nombre opèrent partie sous forme industrielle et partie comme union de métier, leur classification étant assez flexible.* * * L’unité dans les rangs avant un an Sidney Hillman, le président général de l'Amalgamaled Clothing Workers, au cours d'un discours qu'il fit à la convention de l'union industrielle des ouvriers textiles, tenue à Philadelphie ces jours derniers, prédit qu'avant un an la paix serait rétablie dans les rangs du Travail Organisé.Cette prédiction a d'autant plus de poids que Hillman est membre du comité de paix du C.I.O.et qu'il jouit d’une énorme influence.Acceptons cet augure et espérons que sa prédiction se réalisera pour le plus grand avantage des ouvriers organisés du continent nord-américain.* * 4f L’axe Rome-Berlin imposera la paix C'est tout au moins une des déclarations de Mussolini.Vous admettrez que c'est une singulière façon de vouloir la paix que de l'imposer en se vantant d'avoir un bloc de 150,000,000 d'hommes bien armés contre lequel rien ne pourra être fait et en prévenant les démocraties de ne pas tenter d'arrêter leur marche irrésistible.Curiuse mentalité ! Nazistes et fascistes ne cessent de parler de paix et de leurs bonnes intentions et en même temps ils font des vastes camps armées des pays totalitaires et s'emparent par la force brutale du bien du voisin.Ils veulent la paix, c'est entendu, mais ils se préparent à la guerre.SOCIUS. PAGE 2 SAMEDI, 27 MAI 1939 — MONTREAL — SATURDAY, MAY 27, 1939 La vie des unions ouvrières par Ben.Drolet : L’HISTORIQUE DE LA FEDERATION AMERICAINE DU TRAVAIL Nous anticipions pouvoir commencer la publication en langue française de l'historique de la Fédération Américaine du Travail par William Green, son président, dès cette semaine, des circonstances imprévues nous contraignent de la retarder de quelques semaines, nos lecteurs ne perdent rien pour attendre.Comme la traduction en est assez longue et doit être bien au point, il nous fut impossible d'y apporter toute l'attention voulue dans le court espace de temps à notre disposition.— Le Monde Ouvrier.COMPARONS LES SALAIRES AU COUT DE LA VIE Dans les milieux ouvriers des métiers de la construction, on chuchote bien des choses ; on dit, par exemple, que la clause qui a trait aux réparations ne s'élevant pas à plus de $2,000 restera la même, dans le présent contrat collectif de travail des métiers du bâtiment.Après que les représentants du Builders’ Exchange et ceux des ouvriers eurent signé l’entente collective, en mars dernier, acceptant de part et d’autre les conditions et les salaires de l’an dernier, les intéressés furent sous l’impression que ce projet de réparation — qui avait été inséré dans le contrat précédent, sans que les intéressés eussent été consultés au préalable — serait biffé complètement cette année.En effaçant cette clause, les autorités provinciales montreraient au moins qu’elles ont pesé le pour et le contre de la question.Certains propriétaires sont peut-être dans une situation difficile, tout le monde l'admet.C’est réellement pour cette raison que le gouvernement fédéral s'efforce de leur venir en aide Avant de baisser les salaires, il faudrait d'abord voir s’ils sont supérieurs au coût de la vie.Si les gouvernements passent des ententes pour encourager les jeunes gens à apprendre un métier quelconque, il ne toujours pas les laisser sous l’impression qu'une fois qu’ils l'auront appris ils ne toucheront pas plus qu’un ouvrier non spécialisé.A tout événement, s'il est urgent de venir en aide aux propriétaires — ce dont nous nous réjouissons — il ne faudrait pas que ce soit au détriment de la classe ouvrière qui sotiffre dans le moment actuel plus que toute autre.BEN.DROLET.-:o : .—- UN DIFFEREND AU PORT Une grève a été spontanément déclarée dans le port de Montréal, lundi dernier, par les ouvriers employés à la manutention du charbon.La cause du litige était que la compagnie Mongeau & Robert, section 32 du port, n'observait pas le contrat collectif de travail actuellement en vigueur pour une année.Les grévistes sont tous membres de l'Union internationale des débardeurs et manutenteurs de charbon, local 1450.Ce conflit, croit-on, aura une durée très courte, car tout sera tenté pour obtenir un règlement rapide de ce différend.Les négociations pour mettre fin à la grève vont commencer incessamment entre les parties intéressées.Le local 375 de l'Association internationale des débardeurs a résolu, à sa dernière séance, d’accorder son entier appui aux membres du local 1450.dans leurs efforts pour obtenir justice.CHEZ LES TRAVAILLEURS DU METAL EN FEUILLES Les membres de l’Union internationale des travailleurs du métal en feuilles, local 116, tenaient, mardi de cette semaine, une îéunion très importante, sous la présidence du confrère Philias Gariépy, assisté du vice-président J.-L.Hénault et du secrétaire-archiviste J.-A.Belland.L’agent d'affaires, Onésime Renaud, a présenté un rapport de la situation du travail qui a atteint sa pleine activité.Tl fait remarquer que, dans tous les cas, la grande majorité des membres ont repris l'ouvrage et tout fait prévoir un regain de travail en général pour les jours qui vont suivre.Une lettre du secrétariat de la Fédération provinciale du Travail fut lue, invitant le local 116 à se faire représenter à la convention de cet organisme, qui aura lieu à Sherbrooke les 22 et 23 juillet prochain.M.Onésime Renaud a été élu délégué.L'agent d’affaires, O.Renaud, annonce que les heures de bureau, au No 909.boulevard Saint-Laurent, sont de 8 heures à 10 heures du matin, et de 4 à 5 heures de l’après-midi ; le samedi, de 8 heures à 10 heures du matin et de 1 heure à 3 heures de l’après-midi.UNE NOUVELLE ENTENTE COLLECTIVE DE TRAVAIL On nous informe qu’un nouveau contrat collectif de travail a été conclu ces jours derniers, entre l'union internationale des chapeliers d’Amérique, local 26 et les manufacturiers de chapeaux pour hommes, et ce dans toute la province.Cette entente collective a été soumise au ministre du travail, l'hon.William Tremblay, pour son approbation; elle est en vigueur avec effet rétroactif du 1er janvier 1939, au premier janvier 1940.Celle-ci couvre toute la province de Québec et s’applique à tous les ouvriers et ouvrières de l'industrie du chapeau pour hommes.La semaine régulière de travail ne dépassera pas 44 heures, reparties comme suite: les lundi, mardi mercredi et jeudi, 9 heures, les vendredis 8 heures; aucun travail ne sera exécuté les samedis et les dimanches.Le travail supplémentaire est limité à dix heures par semaine, soit deux heures par jour de travail.Les taux des salaires minima sont fixés comme suit: coupeurs, 50 cents l'heure ou $22.00 par semaine de 44 heures; opérateurs 45'4 cents ou $20.00 par semaine; bloqueurs 35 cents ou $15.90 par semaine; les confectionneuses de doublures recevront 2514 cents de l’heure ou $12.50 par semaine.Tout ouvrier recevant un salaire de moins de $25.00 par semaine aura droit à un boni de 5 pour cent de son salaire; le comité paritaire émettra des cartes do compétence aux employés.A L'UNION DES REMBOURREURS On a bien raison de dire que tout dépend d’une seule personne, parfois, pour faire le succès d’une union.Nous voulons ici faire allusion à la nouvelle union des rembourreurs, local 302, dont on a jeté les bases il y a un an.Est-ce à cause du manque d'expérience de ceux qui la dirigèrent au début qu’elle semblait péricliter, au point que les premiers adhérents perdirent confiance.Comme il arrive toujours quelque chose de bon à son heure, un homme sérieux survint auquel les intéressés ne s’attendaient pas.Ce n’est autre que notre ami Wilfrid Bélanger, ancien président du local 78.Les quelques membres qui figuraient au registre de l'union lui firent confiance comme autrefois et le placèrent à la tête de l'organisation.Comme bien on pense, le camarade Bélanger se mit à l’oeuvre et le succès couronna ses efforts.A la dernière asseblée du local 302, vendredi dernier, on rapporta que plus de dix ateliers de rembourrage sont déjà organisés au complet, les nouvelles recrues se montrent satisfaites de revenir au bercail do l’union.Afin de les fortifier dans leur détermination de faire de leur union une des plus prospères, le confrère Claude Jodoin, organisateur de l'Union internationale des ouvriers de la confection pour dames leur adressa la parole.Il entretint la nombreuse assistance sur la valeur du mouvement ouvrier international.Il réclama la coopération et la collaboration de tous, en aidant les officiers dans leurs travaux si difficiles.Les assemblées se tiennent toujours les 2e et 4e vendredi de chaque mois, chambre 11, Monument National, 1182, boulevard Saint-Laurent.LES TRAVAILLEURS EN CHAUSSURES PROTESTENT Si l’on en croit les rumeurs, les travailleurs en chaussures du pays auront de nouveau à faire face à un autre problème embarrassant.Il s'agirait, dans les circonstances, de l’admission des manufacturiers de chaussures Bata de Zlirn.On craint, et non sans raison semble-t-il, que si les autorités fédérales se rendent à cette demande, le système Bata de Tchécoslovaquie soit introduit au Canada, et on sait que ce système est le pire qui soit.Ce sujet a donné lieu à une vive protestation, au cours de l'asemblée plénière du local 249 de l'Union internationale des Travailleurs en chaussures.Le confrère C.McKercher donna lecture d'une lettre émanant de l’Association des manufacturiers de chaussures du Canada, laquelle avait été adressée au ministère des mines et de l’immigration, l’hon.T.Crerar, protestant contre l’entrée au pays .des ouvriers de la compagnie Bata, au nombre de 500, en plus de leurs familles.La compagnie Bata, dit-on, est établie en Tchécoslova-qui et est aux prises avec le gouvernement nazi depuis que ce pays a été annexé à l’Allemagne.Cette compagnie, il y a quelques années, voulut s’établir aux Etats-Unis; par ses démarches la Fédération Américaine du Travail l’empêcha d’établir son système de travail esclavagiste sur le continent américain.On craint que si les autorités fédérales accordent à la firme Bata la permission d'importer au pays leurs 500 ouvriers et leurs familles, les cordonniers du Dominion verront leurs salaires et leurs conditions de travail sérieusement affectés.U a été résolu de protester auprès du Cabinet fédéral, contre l'admission au pays d’une compagnie de ce genre, qui créerait une concurrence déloyale sur le marché de la chaussure.Les délégués D.Jodoin et G.-A.Dupont, du local 249, au Congrès de la Jeunesse, tenu les 5, 6 et 7 mai au Montreal High School, et auquel assistaient 264 délégués dont 47 étaient des représentants des unions ouvrières, ont présenté leur rapport des délibérations et des résolutions qui furent adoptées dans l’intérêt de l'unité et de la réhabilitation de la jeunesse.C’est avec un vif regret que les membres ont appris le décès du confrère Alphonse Giroux, membre-fondateur du local 249, et le père bien-aimé de notre ami Joseph Giroux, auditeur du Conseil des Métiers et du Travail.Un vote de condoléances et de sympathies a été pris debout.à l'adresse de la famille Giroux et du confrère Emile Lafleur, pour la perte de sa mère.—-:o :•— - APPRECIATION Le secrétaire de l'union des pressiers de Québec nous donne l’appréciation suivante du Monde Ouvrier: “Je saisis l’occasion qui m'est offerte, pour vous dire que votre journal est très intéressant et des mieux rensignés, et je crois que tous les ouvriers sérieux et conscients de leurs intérêts devraient se faire un devoir de s’y abonner.” Fraternellement à vous, J.-M.LANDRIAULT, Secrétaire-trésorier.Merci, confrère, nous nous efforcerons de rendre In journal de plus en plus intéressant.— La Rédaction.-: o *- Une statistique récente nous apprend que la rouille dévore, tous les ans, dans le monde entier, 2,900,000 tonnes do fer.Pour remplacer le métal ainsi détruit, il faudrait un haut-fourneau produisant 150 tonnes par jour et pendant sept ans.LES PEINTRES ET LA QUESTION DES ECHAFAUDAGES Une question d’actualité pour les ouvriers des métiers de la construction est celle de l’inspection des échafaudages.A la réunion des membres de l’Union des peintres et décorateurs, local 349.lundi, on cita plusieurs exemples d’accidents qui se sont produits depuis quelques jours parce que les échafaudages n’avaient pas été inspectés suivant les formalités prescrites par la loi.On fit allusion au fait que la Ligue de sécurité, dans ses causeries à la radio, ne fait pas assez mention des accidents qui peuvent se produire à cause du manque d'inspection des échafaudages.Il existe un règlement municipal pourvoyant à ce que les échafaudages érigés à l’intérieur ou à l’extérieur des bâtiments et les monte-charges doivent être construits de manière à supporter sûrement les charges qu'on y mettra.L’article 19 du règlement No 999.recommande que le constructeur fasse examiner tous les cables d'acier avant que l’on s’en serve, les échafauds manoeuvres au moyen d'un cable d’acier doivent aussi être soigneusement inspectés.L’article 24 oblige les pro-priétires, entrepreneurs et constructeurs à à obtenir un permis avant d’ériger des échafaudages, de construire un monte-charge.Il appert que beaucoup négligent cette formalité indispensable.Le Conseil des métiers de la construction sera prié de faire une étude approfondie du règlement qui est supposé protéger les ouvriers.Une demande sera faite au même Conseil de protester énergiquement auprès des autorités municipales contre le travaux qui sont exécutés dans les divers pastes de police et de pompiers par les pompiers eux-mêmes, au détriment des ouvriers des métiers de la construction.BOYCOTTAGE DES ETATS UNIS CONTRE L'ALLEMAGNE Dès 1933 la Fédération américaine du Travail lançait, dans le cadre de l'action entreprise par la Fédération syndicale internationale un vigoureux boycottage des marchandises allemandes: la Fédération américaine du Travail fit des choses remarquables dans ce domaine.Le rapt de la Tchécoslovaquie par l'Allemagne hitlérienne a porté l’indignation américaine à son point culminant et ce sentiment inspira un renforcement de l’action de boycottage.Dans le cadre d'un programme radiophonique du ‘ conseil américain contre la propagande na-zlste” William Green, président de la Fédération américaine du Travail, a lancé un nouvel appel aux membres des syndicats américains et à l’opinion publique américaine.Il déclara entre autres choses: “Les travailleurs de notre pays estiment que la puissance morale et économique du monde entier devrait et pourrait être mobilisée et coordonnée dans la lutte contre la politique hitlérienne en Europe.Conscients de ce fait, les membres et les militants de la Fédération américaine du Travail ont décrété un boycottage de la vente et de l'achat de marchandises allemandes.Il est mené sur une vaste base et de façon efficace.Les millions de travailleurs et de travailleuses groupés dans la Fédération américaine du Travail peuvent, et feront, qu'à l'avenir ce boycottage sera plus vigoureux que jamais.Il est difficile de se faire une imago exacte des répercussions qu’aurait sur la situation économique allemande le fait que toutes les couches de la population des Etats-Unis et du Canada se serrent les coudes et collaborent à ce boycottage.Je relance, à haute voix, l’appel que je lançais déjà aux membres de la Fédération américaine du Travail et je les convie à renforcer le boycottage.Connaissant les sentiments d'aversion indignée qui agite nos membres, je suis certain du succès de mon appel".Green définit la destruction de la Tchécoslovaquie comme "la plus grande tragédie que l'époque contemporaine ait comme” elle a “porté à son point culminant l'indignation de tous les peuples du monde civilisé, qui aiment la liberté et la démocratie, qui basent leur vie journalière sur les principes de tolérance, de justice et de civilité”.Au commencement de mars, 11,309 établissements canadiens employaient 1,027,846 ouvriers.lt5 ^ GRADS SAMEDI, 27 MAI 1939 — MONTREAL — SATURDAY, MAY 27, 1939 PAGE 3 La Fédération Provinciale du Travail du Québec Sa raison cl’être, ses moyens d’action et ses perspectives d’avenir.Causerie radiodiffusée par GUS.FRANCQ, secrétaire général de la Fédération du Travail, au poste CHRC, Québec, le 14 mai 1939.J’ai tout d'abord l'agréable devoir de remercier bien cordialement le poste CHRC de m’avoir procuré l'occasion, d'ailleurs très appréciée, de causer de notre Fédération Provinciale du Travail du Québec à la fondation de laquelle j'ai eu l’enviable honneur de contribuer, il y a de cela une couple d’années; mais avant d'aborder mon sujet je désire faire une légère mise au point sur le but et les aspirations du Travail Organisé.Que veut le Travail Organisé ?Le Travail Organisé ne se propose aucunement de limiter ses activités à faire augmenter le salaire de ses membres et à faire réduire le nombre des heures de travail à un chiffre raisonnable, c'est-à-dire à un chiffre compatible avec les mé- GUSTAVE FRANCQ Secrétaire général de la Fédération provinciale du Travail de Québec.thodes de production intensive développée par l'emploi des machines, lesquelles remplacent de plus en plus la main-d'oeuvre humaine.Par conséquent, partant du principe que la machine ne doit pas asservir l’humanité mais la servir, contribuer à améliorer son sort, lui rendre l'existence de moins en moins pénible et lui procurer des loisirs auxquels n'auraient pas osé réver ceux qui nous ont précédé dans la carrière, le Travail Organisé, — tel que représenté par les unions ouvrières affiliées à la Fédération Américaine du Travail et au Congrès des Métiers et du Travail du Canada, — se propose de faire cesser, autant que possible, les conflits entre le Capital et le Travail, d’établir une heureuse harmonie par la bonne entente continue entre ces deux facteurs primordiaux de l’activité humaine.Comment atteindre cet idéal ?Voilà, certes, une question que beaucoup de gens se posent mais à laquelle ils ne savent guère trouver de réponse plausible.Cela tient à ce qu’ils sont trop imbus de leur opinion personnelle ou aveuglés par leurs intérêts de caste ou de classe.Par exemple, il est indéniable que, même de nos jours, trop d’industriels n'ont pas l’intuition voulue pour se rendre compte qu’un nouvel ordre de choses est en train de transformer rapidement et radicalement notre système économique démodé.Ainsi, ils regardent trop en arrière d’eux et pas assez en avant; ils parlent trop souvent des conditions d'existence d’autrefois, des 12 ou 15 heures par jour qu’ils travaillaient dans leur jeunesse et cela pour un salaire qui, comparé à celui de nos jours, était plutôt une aumône qu'un salaire.Ils oublient qu’hier n'était pas aujourd’hui et qu’aujourd’hui n’est pas demain.Ils refusent de constater que l'industrie s'est développée à pas de géant depuis lors, et que ce développement a nécessairement créé de nouveaux problèmes exigeant des solutions correspondantes nouvelles, plus scientifiques, plus modernes que les problèmes de jadis.D’autres personnes estiment que le véritable remède aux maux dont souffre la société contemporaine réside dans des pouvoirs dictatoriaux de gauche ou de droite.Je ne discuterai pas ici cette idéologie particulière, étant donné qu'elle n’existe heureusement qu'à l’état embryonnaire dans le Québec.Pourquoi les unions ouvrières luttent-elles ?Les unions ouvrières bataillent pour le maintien des véritables principes démocratiques; elles ne penchent ni vers le communisme, ni vers le fascisme.Elles se font un point d’honneur de rester toujours dams la légalité.Elles n'ont recours à leur force économique que lorsque toutes les autre méthodes de conciliation ont échoué et elles tiennent à conserver ce droit intact envers et contre tous.Elles veulent demeurer libres de passer des contrats collectifs de travail avec ceux qui emploient leurs membres et, de ce fait, deviennent associées intéressées dans l'industrie d’où patrons et ouvriers tirent leurs moyens d’existence.Elles insistent fortement pour maintenir l’ATELIER D'UNION — bien à tort appelé atelier fermé — quand celui-ci est le résultat d'une entente intervenue librement et sans intimidation d’aucune sorte de part et d’autre, soit entre les deux seules parties intéressées: le Capital et le Travail.Et elles ne souffriront aucune intervention de l’Etat directe ou indirecte qui aurait pour but de leur enlever ce droit.Le pourquoi de la Fédération provinciale du Travail C’est précisément pour ces raisons qu’a été fondée la Fédération provinciale du Travail du Québec.Elle est le corps législatif autorisé et le porte-parole des unions internationales, nationales et fédérales affiliées.Elle se propose de remplir, mais en limitant son activité aux questions d'ordre provincial, le rôle que joue le Congrès des Métiers et du Travail du Canada dans le domaine fédéral; les différents Conseils des Métiers et du travail, eux, se bornant aux problèmes municipaux.Comme son nom l’indique, la Fédération provinciale du Travail est un organe essentiellement ouvrier et provincial dans sa juridiction, une institution d'inspiration démocratique et constitutionnelle.C'est aussi, si l’on veut bien y regarder de près, comme une manière d'agent coordonnateur de toutes les forces ouvrières trade-unionistes du Québec, agent dont le but avoué est de grouper toutes les unions ouvrières actuellement eparses dans notre province et les incorporer, si je puis dire, en un tout bien vivant, bien agissant, en quelque chose de bien approprié aux circonstances.Et c'est, d’ailleurs, de cette nécessité du front uni dans l'action ouvrière que la Fédération du Travail tire sa principale raison d'être, qu'elle puise l’énergie et la persévérance voulues pour faire échec aux égoïsmes coalisés contre la naturelle évolution économique de la classe ouvrière et assurer aux travailleurs de cette prorince, par une action incessante, dans le cache de nos lois, une existence plus normale, c’est-à-dire la sécurité du travail et de tout ce qui s’y rattache, en un mot une humanisation progressive de notre économie.Mais l'objet primordial de notre Fédération est, entre autres choses, de surveiller.aussi étroitement que possible, la passation de toute législation soi-disant ouvrière, car cette législation est parfois, en dépit des apparences, hostile au libre développement du Travail Organisé.Cette surveillance s'impose parce que nos législateurs n'ont pas toujours, tant s’en faut, en matière purement économique, une compétence qui soit à la hauteur des besoins du mouvement.N'est pas, économiste ou sociologue qui veut, et ce n'est guère, entre nous dit, des succès d'ordre simplement électoral qui peuvent qualifier, à défaut de toute autre préparation, nos hommes publics, si bien intentionnés soient-ils, pour résoudre utilement et humainement les problèmes nombreux et parfois difficiles que présentent, à notre époque de perturbations imprévues, les relations entre le Capital et le Travail.Le Fédération du Travail du Québec, point n’est besoin de le souligner, répond à un besoin urgent, d’autant plus urgent que la vie même des unions ouvrières est devenue assez précaire depuis quelques années.On pourrait même dire, sans être taxé d'exagération, que cette existence est en danger.J’ajouterai que, sous ce rapport particulier, le danger subsiste, persistant et accru, il ne disparaîtra de notre horizon social tant que l’élément ouvrier de notre province, rendu plus* conscient des périls réels que courent sa sécurité économique et ses libertés démocratiques, ne fasse unanimement cause commune avec la Fédération du Travail et ne la soutieime envers et contre tous.La force de la Fédération Ai-je besoin de dire au nombreux auditoire qui m'honore de sa bienveillante attention que la force de la Fédération du Travail réside toute entière dans celle de ses parties constitutives, en l’espèce nos unions ouvrières du Québec, et que cette force est en raison directe du nombre de ses adhérents.Il appartient donc à nos unions ouvrières, à toutes, sans exception, de lui servir de contrefort et d'alimenter le modeste budget administratif sans quoi elle ne saurait faire oeuvre utile, poursuivre d’indispensables travaux, mener à bien de multiples enquêtes, en un mot, contribuer à des relations de plus en plus harmonieuses entre le Travail et le Capital, ces deux colonnes d'Hercule de notre petit univers industriel, ce double fil d’Ariane sans lequel nous ne saurions jamais trouver notre chemin à travers ce labyrinthe compliqué qu’est le problème économique actuel.Ce problème, vous ne le savez que trop, s'aggrave du fait que le Capital devient plus agressif,—au fur et à mesure que le Travail augmente en puissance numérique et élargit sa compréhension de la chose sociale, d’où une situation exceptionnelle à laquelle la Fédération du Travail a le devoir de faire facee.Mais si la Fédération réclame l’appui intégral de la masse ouvrière du Québec, son concours le plus empressé, le plus dévoué, le plus déterminé, dans l’intérêt même de nos travailleurs québécois, elle n’en prétend pas moins, au nom même de la logique, solliciter la bienveillance et le soutien de ce qu’on est convenu d'appeler le grand public.Cette bienveillance et ce soutien, sans lesquels elle ne saurait évoluer vers son noble but, la Fédération les demande parce qu'elle y a choit, étant donné que le meilleur de son activité est uniquement inspiré par le souci du bien public, au sens le plus humain du terme.Et ce choit, elle se propose de le justifier par les résultats de ses travaux, tant sur le plan législatif que dans le champ encore vaste de l'organisation syndicale ouvrière proprement dite.Par ailleurs, je crois opportun de rappeler ici, pour ceux qui l’auraient oublié, que notre Fédération du Travail de la province de Québec est un corps essentiellement représentatif de notre classe ouvrière la plus éclairée et qu'elle évolue, avec un souci constant de bonne foi et d'impartialité, dans le cadre de nos lois et, par conséquent, en opposition absolue avec tout concept social révolutionnaire.C’est à ces titres que la Fédération Provinciale du Travail prétend revendiquer l’appui collectif de la classe ouvrière du Québec et la sympathie du public de cette province, Equilibre entre Travail et Capital De nos jours plus que jamais, les relations entre le Travail et le Capital ont besoin d'être équitablement équilibrées ]x>ur le maintien de la paix sociale et c’est précisément au maintien nécessaire, indispensable de cet équilibre qu’entend se consacrer la Fédération Provinciale du Travail.Elle se présente donc, à vous, public, qui m’écoutez en ce moment, comme une oeuvre d’utilité publique de toute première importance.Dans le même ordre d’idées, j’estime qee ledit équilibre, pour être durable et fécond, doit s’appuyer sur une classe ouvrière unifiée, sur un ensemble cohérent battant le pavillon libérateur de la Fédération, d'où la nécessité impérieuse, il convient de le répéter souvent, d’une cohésion intelligente et efficace entre tous les éléments qui constituent notre population laborieuse.Or, cette cohésion dans la paix industrielle d’aujourd’hui et de demain, est le but poursuivi par la Fédération, l’objet de ses laborieux travaux, le leit-motivc de ses attitudes, la raison-d’être de toute son activité.Tant que la patrie ouvrière sera en danger, on verra la Fédération du Travail sur la brèche au plus fort de la mêlée sociale, sous les plis glorieux et impérissable de la bannière du Travail, tissée par les mains propres de la Justice et de la Tolérance.Je vous remercie, Mesdames et Messieurs, soeurs et frères de travail, de votre bonne attention et vous souhaite à tous ce que la Justice sociale veut que vous ayiez avec en plus la satisfaction du devoir accompli.— Gus.FRANCQ.LE TRAVAIL INDIGENE EN AFRIQUE DU SUD Le Conseil d'administration du Bureau international du Travail a examiné récemment le rapport de la délégation qu’il avait envoyée en Afrique du Sud, sur l'invitation du Gouvernement de l'Union Sud-Africaine, pour y recueillir sur place des renseignements au sujet des conditions du travail indigène dans ce pays.En présentant ce rapport, M.F.-T.Cremins (Irlande) qui présidait la délégation, a exposé comment celle-ci s’était acquittée de sa mission.Les informations et les impressions qu'elle a rapportées montrent l'importance élu problème du travail indigène et l’intérêt qu'il y a, pour sa solution, à multiplier les contacts entre l’Afrique du Sud et le Bureau international du Travail.Comme, précisément, la Conférence internationale du Travail de juin prochain doit discuter un projet de convention pour la réglementation des contrats de travail des travailleurs indigènes, M.F.-T.Cremins propose que le rapport de la délégation lui soit transmis.Il termine en remerciant le Gouvernement de l'Union Sud-Africaine des mesures qu’il a prises pour faciliter aux représentants du Conseil d’administration 1 accomplissement de leur mission.M.Lecoq, qui représentait dans la délégation le groupe des employeurs, s’est associé à ces remerciements et a souligné l'organisation parfaite du voyage.Il a dit son admiration pour l’oeuvre immense «le progrès social qui s'accomplit en Afrique du Sud et pour l'effort que les autorités, les fonctionnaires, publics ou privés, font pour comprendre l’esprit et les besoins «le l'indigène.M.Mertens qui, dans la délégation, représentait le groupe des travailleurs «lu Conseil a rendu, à son tour, hommage à la façon dont le voyage en Afrique du Sud avait été organisé.11 a insisté particulièrement sur le fait que rien n’a été caché aux délégués du B.I.T.et ciue ceux-ci ont eu toute facilité pour remplir pleinement leur mission.Au rapport, qui résume les impressions de l’unanimité de la délégation, M.Mertens a tenu à ajouter quelques observations personnelles.Elles concernent surtout: la nécessité d’améliorer le logement des travailleurs indigènes, les inconvénients des recrutements de main-d’oeuvre qui tiennent les travailleurs indigènes éloignés de leurs familles pendant de longs mois, l'insuffisance des salaires payés aux indigènes et le système des “salaires différés”.D’une manière générale, M Mertens déclare surtout ne pas comprendre les différences du traitement qui existent encore entre travailleurs blancs et travailleurs de-couleur.M.Leggett, représentant du Gouvernement britannique, a souligné la valeur «lu rapport établi par la délégation du Conseil d’administration.Le Conseil d'administration a décidé de transmettre à la Conférence internationale du Travail, convoquée pour le 8 juin prochain, le rapport de sa délégation en Afrique du Sud.IA • BltRL • out • VOTRt • ARRItRL ¦ GRAND - P£Rt .BUVAIT vj/cïe.M (0 I.S O H PAGE 4 SAMEDI, 27 MAI 1939 — MONTREAL — SATURDAY, MAY 27, 1939 Le mouvement coopératif a Saint-Hyacinthe Dimanche dernier, avait lieu à Saint-Hyacinthe, dans la salle du marché, un ralliement coopératif au cours duquel on propagea le développement de la coopérative des produits laitiers.Ce fut une bonne et utile assemblée, nombre de dames y assistaient, l'assistance était nombreuse et enthousiaste, en dépit du fait qu'à la la dernière minute un appui moral sur lequel comptaient les propagateurs de ce mouvement lui fit défaut ; ce n'est d’ailleurs pas nouveau, car chaque fois qu'un mouvement coopératif se dessine il est en butte à l'opposition systématique d une foule d'intérêts qui se croient lésés ; pourtant, rien n'est plus légitime que le mouvement coopératif.Parmi les orateurs, citons M.Elanchard, le directeur-gérant de la société ouvrière coopérative du pain qui fonctionne à Saint-Hyacinthe depuis plus de vingt ans et qui est un véritable succès ; il fit l'historique de ce mouvement, ce qu'il a obtenu pour ses membres et ce qu'il fera à l'avenir.M.Auger raconta les débuts de la coopérative des produits laitiers et la lutte à laquelle elle avait eu à faire face depuis mais en vain.Le secrétaire de la Fédération provinciale du Travail, M.Gus.Francq, fit un parallèle entre les aspirations du Travail Organisé et le mouvement cooperatif, il engagea fortement ses auditeurs à joindre les rangs des deux mouvements.La coopérative La Familiale", de Montréal, était représentée par Mme B.Louard et MM.Geo.Painchaud et Alf.Cossette qui tour à tour vantèrent les avantages du mouvement coopératif et exhortèrent les citoyens de Saint-Hyacinthe à seconder les efforts des propagateurs de ce splendide système social.SUPERBE TRAVAIL DES BUANDIERS Tl se fait un travail gigantesque, à l’Union des ouvriers de la buanderie, de la teinturerie et du nettoyage.Des rapports encourageants démontrant que le local 122 prend un essor considérable, ont été soumis par l’agent d’affaires R.Lepage, au cours d’une assemblée, sous la présidence du premier vice-président A.Lavoie .assisté de Mlle Flore Kelly, vice-présidente.Cinquante nouvelles recrues ont été admises.au cours des derniers quinze jours.Une nouvelle fort bien accueillie fut celle de l’établissement d’une assurance de $2,r>0.sans que les membres aient un sou de plus à payer pour leurs cotisations.Il va sans dire que, pour que les intéressés aient droit à cette assurance, il faudra nécessairement qu’ils soient en règle, que leurs cotisations soient payées mensuellement et régulièrement.Cette innovation fera sans doute réaliser aux membres que les quelques dollars qu’ils ont versés à l’organisation ne sont pas perdus.Le ca.< de la compagnie A.Dechaux a suscité de vives protestations, parce que cet employeur aurait refusé de se faire représenter sur le bureau de conciliation dirigé par le représentant du ministère provincial du Travail, M.C.Miron.On dit que la loi est formelle en un cas semblable.si l’employeur refuse de nommer son représentant, il appartient au ministre d’en désigner un lui-même.Les employés de la firme Paul Service Stores ont porté une plainte à M.J.-B.Bastien, inspecteur en chef de l’Office des salaires raisonnables, relativement à une enquête qui a été faite récemment à cet établissement.On a révélé que les employés auraient été intimidés parce qu’ils auraient dû répondre à l’inspecteur en présence du contremaître.Le comité exécutif a été autorisé à prendre action sur la lettre de convocation de la conférence de la Fédération provinciale du Travail qui se tiendra à Sherbrooke, les 22 et 23 juillet.-: o :- L'APPEL DES GARDES FORESTIERS Des centaines de gardes forestiers engagés pour la protection des forêts dans la Province de Québec demandent au public, par l'Association Forestière Canadienne, que 1939 soit une année sans incendies.Ce grand succès pour le garde forestier dépend entièrement de l'aide donnée par les personnes qui travaillent ou voyagent dans les bois.La coopération des colons est particulièrement nécessaire.Quand ils ont brûlé prudemment certain boisement pour le défrichement de leur terre, après avoir obtenu un permis de brûler, peu de dommage au bois environnant est probable de s'ensuivre.Mais pour chaque cas, la permission du garde forestier doit être demandée.Excursionnistes, fumeurs, cueilleurs de fruits, automobilistes représentent d’autres classes donnant de l'anxiété au vigilant garde forestier.A moins que chaque citoyen de la Province de Québec devienne lui-même un gardien de la forêt et la protège contre le feu.la grande perte annuelle du bois ne diminuera pas.La campagne annuelle faite pour persuader chaque personne dans la province, à garder personnellement les ressources naturelles des forêts, mérite la sincère coopération de chaque lecteur.CHEZ LES OUVRIERS DE LA CONSTRUCTION Les séances du Conseil des métiers de la construction se tiennent toujours avec succès, les 2e et 4e jeudis de chaque mois, aux quartiers généraux des métiers de l'imprimerie ,909, boulevard Saint-Laurent.Les séances sont présidées par le confrère J.-A.Charron.La discussion qui s’engage sur divers sujets a toujours pour objet le bien-être matériel et moral des ouvriers du bâtiment.On étudie tous les moyens possibles pour que ceux-ci reçoivent, dans leur travail, toute la protection que les lois ouvrières leur garantissent.Ces derniers voient généralement une atteinte à leur droit de gagner seulement un salaire minimum, en comparaison du coût de la vie, de leur expérience, de l’importance du métier qu’ils exercent et de l’outillage qu’ils doivent souvent fournir.Us allèguent aussi que l’industrie du bâtiment n’est active qu’environ six mois par année, et qu’il faut nourrir, vêtir leurs familles et faire instruire leurs enfants; de plus, si on réduit sensiblement leurs salaires, les propriétaires qui les logent en souffriront.En ce qu iregarde le propriétaire, le Conseil est à faire une étude sérieuse pour déterminer dans quelle catégorie chacun doit être placé.On prétend qu’on peut considérer comme étant un petit propriétaire celui qui possède un immeuble de moins de $15,000, lequel pourrait bénéficier d’une loi spéciale lorsqu’il s’agirait de réparations à son immeuble.Afin de ne pas être trompé dans son identification, il est suggéré de rendre obligatoire la photographie de l’ouvrier sur la carte de compétence.Le Conseil a aussi fait le choix de ses représentants au comité paritaire de l'industrie du bâtiment.Ceux-ci sont: MM.Pierre Lefèvre, de la Fraternité Unie des charpentiers-menuisiers; J.-A.Charron, de l'Union des travailleurs en fer, et Oscar Boyer, de l'Union des électriciens.- —.:o :-—- 820,000 LOGEMENTS EN 4 ANS Tel est le titre d’une information paraissant, en caractères d’affiches, dans la presse naziste, à la suite d’une “prière d’insérer” comminatoire reçue de haut lieu.Cette information est destinée à montrer l’activité développée par le Front du Travail dans le domaine du logement.Telle est la publicité, — mais voyons la réalité.Le ''Deutsche Volkswirt” du 23 décembre 1938 publie un “bilan de la construction en 1938”.On y écrit qu’en 1935 le nazisme recueillit l’héritage d’un manque d’un million de logements et qu’à la fin de 1938 ce manque était en augmentation de 50%, soit 1,500,000.SALLES DE REUNION A LOUER situées dans le centre Peuvent contenir 250 personnes aussi salles convenables pour bureaux tables et chaises fournies S'adresser: "Le Monde Ouvrier" LAncaster 5361 PARLEZ-M'EN DONC DU DÉMÉNAGEMENT À LA MAISON DE CAMPAGNE." ON CRÈVE QUATRE FOU EN 90 MILLES ET PUIS ON ’ CALE'' À 300 PIEDS DE LA CABANE ?O- J'nünr x TU T'ÉCHAUFFES POUR RIEN/.AVEC UN PETIT ^ COUP DE CŒUR, ON MONTERA ÇA À BRAS ' EN CRIANT •’CIIEAUX7/ m 10 onces 90c Distillé et embouteillé au Canaria scus la surveillance directe de JOHN de KUyPER & SON, Distillateurs, Rotterdam, Hollande.M tISOX FOX DICE ex im 26 onces $2-00 40 onces $2-80 Le vrai goût do Hollande a toujours distingué cc vieux gin bienfaisant et les vrais Canadiens l’ont toujours préféré depuis plus de cent ans! -miauuji__________, | - _ ___________ 26HF 53 CONTRE LE SERVICE MILITAIRE OBLIGATOIRE EN GRANDE-BRETAGNE Le Conseil national du Travail, organisme commun au Parti travailliste britannique et aux syndicats britanniques, vient d’approuver une déclaration développant les arguments contre le service militaire obligatoire et rappelant au Premier Ministre “sa promesse, donnée la dernière fois le 29 mars, que le gouvernement ne recourrait pas au service militaire obligatoire en période de paix’’.Cette promesse a été acceptée de bonne foi.“Reconnaissant la nécessité vitale de la défense nationale”, le mouvement ouvrier a "prêté nationalement et localement son concours actif à la bonne organisation du service civil national volontaire” : “il constate l’inexistence du moindre indice d’une faillite du service volontaire, pouvant justifier la nouvelle campagne en faveur du service obligatoire général.Le Conseil est persuadé que le système volontaire eut fourni au pays toutes les ressources humaines, qu'il pourrait les lui fournir encore en vue de la défense nationale la plus efficace et pour répondre convenablement à ses obligations d’assistance ré-ciurooue dans le système collectif de résistance à l’agresseur.Cette conviction est confirmée par le fait que des moyens puissants et rapidement croissants de défense ont déjà été constitués en fonction des méthodes volontaires.Le Conseil estime que le service militaire obligatoire général ne renforce pas la puissance défensive du pays mais suscite des contradictions regrettables et un désaccord pernicieux à un moment oû l’agressivité des dictateurs devrait avoir devant elle un peuple uni et déterminé.De même la vie économique du pays en subit de graves perturbations.Le Conseil confirme son opposition irréductible contre le service militaire obligatoire et convie le gouvernement de se tourner avec énergie, confiance et détermination, vers la mission de l’encouragement de l’organisation de nos ressources nationales en fonction du service volontaire.” En dehors du Parti travailliste, qui déposa, lors de la discussion, devant les Communes, un amendement, contre le service militaire obligatoire et, en faveur "du principe du service volontaire à un moment où la rapidité du recrutement dépasse celle de la création des équipements militaires".Bin outre, position est prise contre l'obligation du service militaire général limité aux jeunes gens de 20 ans.On la définit comme "un système partial" en fonction duquel "toute la charge du service militaire nlpose sur les épaules de jeunes gens de 20 ans”.L’amendement du Parti travailliste a été repoussé par 380 voix contre 143 ; par contre, la p»oposit,ion du gouvernement f prévoyant le tendre obligatoire pour 310 000 jeunes gens de 20 ans, les objecteurs pouvant remplir d’autres obligations d’intérêt national) fut adoptée par 878 voix contre 145.EXPOSITION DE L'ARTISANAT L’exposition de l’artisanat de Chez-Nous, qui aura lieu du 9 au 25 juin dans les fortifications historiques de l’ile Ste-Hélène, dépassera de beaucoup tout ce qu’on a vu chez nous, jusqu’ici, dans ce domaine.Pour cette exposition de notre art pa'ysan, la Commission du Ille Centenaire a obtenu le concours des autorités provinciales et municipales, ainsi que de l’Association des Arts et Métiers du Terroir.C’est donc dire, tant à cause des moyens dont disposent ceux qui la préparent que du but à atteindre, que rien ne sera épargné pour en assurer l’excellence.Ce sera, croyons-nous, la première exposition d’ensemble de tout notre artisanat.L’on y verra non seulement les produits finis mais le métier lui-même, car les artisans travailleront devant le public.Comme l'espace est rigoureusement limité dans les fortifications, le nombre dos exposants sera restreint; mais cette limitation même garantira la valeur de ceux qui seront admis dans ce groupe d'artistes.Les visiteurs recevront donc une bien intéressante leçon de chose.On a pris des dispositions pour que tout soit dans les proportions et le ton convenables.Un comité d artistes et d’architectes, présidé par M.Clarence Gagnon, présidera à la construction des ateliers, afin de leur donner l’atmosphère propre aux différents métiers.L exposition sera si profitable qu'un grand nombre s’y rendront.On reverra 1 Ile Sainte-Hélène grandement embellie depuis deux ans.On visitera les anciennes fortifications restaurées et sauvées de la ruine, et siutout chacun aura une occasion exceptionnelle de faire agréablement le tours de notre art paysan, sans s’imposer la centième partie des démarches qu’une telle initiation exige normalement.- -.ENCOURAGEONS LES PRODUITS DE L'UNION La Boulangerie unioniste Souveraine, sise au No 4315, rue Guimont, Maisonneuve, fait de réels progrès.Le propriétaire, le confrère Alzée Bastion, ancien organisateur de la Fédération Américaine du Travail, nous apprend que la clientèle unioniste augmente journellement.Toutefois, il y aurait une apathie qui règne dans le monde ouvrier, et les produits de l’union sont loin de recevoir l’appui auquel ils ont droit.Comme de raison cette apathie frappe les produits de la Boulangerie Souveraine comme les autres.Les unionistes devraient se rappeler que les ouvriers qui y sont employés sont des membres de l’Union internationale cîes boulangers d’Amérique, local 55 de Montréal.M.Bastien nous prie de recommander aux secrétaires des unions de lui faire parvenir autant que possible les adresses de leurs membres afin de faciliter la tâche do les entrevoir.Il les remercie d’avance. SAMEDI, 27 MAI 1939 — MONTREAL — SATURDAY, MAY 27, 1939 PAGE 5 An Excellent Measure Hon.Mr.Michaud’s Bill to Help the Fishermen to Help Themselves.By BERNARD ROSE.The men who go down to sea in ships are seldom articulate.Their calling generates a reflective turn of mind that makes for keen observation and brief comment rather than verbal facility.This applies equally to those who earn their livelihood in the hazardous occupation of garnering the harvest of the sea.Canadian coast and deep sea fishermen have a splendid reputation for daring and bravery.The lot of the maritime fishermen has within recent years been an extremely difficult one.They have undergone continuous privation.Their plight, borne with splendid resignation, has awakened intense sympathy.Seldom has a case for government assistance and counsel been more eloquently, effectively and convincingly put than when the Hon.Mr.Michaud, Ministe rof Fisheries, introduced his bill : "To provide for the constitution of a Salt Fish Board." The Minister does not speak frequently, but when he does, he is listened to with the utmost attention and respect.He depicted a situation that stirred the house of its depths.As an able lawyer .admired by the workers in his county, his plea for the workers whose sole means of a livelihood is what they can get for their catch made a strong appeal to his colleagues in the House belonging to the major parties and groups.Following the resolution which precedes the Bill he said : "The object is to help a branch of the fishing industry that has been totally depressed owing to conditions over which the Canadian parliament has had no control." The situation was one for which neither the fisherman nor Parliament could be blamed.The salt fish industry has suffered seriously both in quantity and price.The cause of the drop was due to several reasons, no one of which could be attributable to the fisherman or the Government.Aid must nevertheless be given a very deserving class of citizens.The legislation sponsored by the Minister is not paternal in any sense.It is designed to help the fishermen to help themselves.In the measure that greater quantities of fish are exported, or consumed locally, will the hardy fish sailors benefit and the industry.Mr.Michaud, because of his intimate contact with the workers on land and sea during a period of years, is able to understand and appreciate their difficulties.Evidence of his sympathy, interest, and goodwill has been manifested by his support of associations and movements that embrace wage earners in their membership.How urgent and necessary it is to help the fishermen in this branch of the industry was strikingly shown when Mr.Michaud told the House : "For the last five years the annual return to those who have been engaged in the production of salt fish averaged about $190 to each fisherman." Hardly a sum upon which one can bring up a family ! He advised the members that public bodies, commissions, and individuals were unanimous that some help should be given "these people to enable them to continue their present occupation pending an economic readjustment." Fishermen ;re a proud and self reliant class of workers.They only accept assistance :s a last resort.The Minister and Government are entitled to warm praise for deciding to do what it legislatively can to help worthy citizens the victims of circumstances.Mr.Isnor, the member for Halifax, expressed his ¦ ppreciation on behalf of the fishermen in his county, Nova Scotia, and elsewhere in the Maritime provinces.Mr.Woodsworth, the veteran leader of the labor group, extended his congratulations to the Government and the Minister.The eloquent Leader of the Opposition expressed his pleasure at something being done for the fishermen on the Atlantic coast.Mr.Michaud has every reason to be highly pleased with the reception his excellent bill received.As he properly and wisely pointd out : "This legislation is not simply for helping the salt fisheries.It is for the purpose of helping the fishermen who otherwise would be in need of public assistance to sustain them and their dependents." The Bill brings into existence a board to be known as : "The Salt Fish Board." Its three members will be appointed by the Governor in Council and will be experts in all that relates to the fishing industry.In addition to the Board, committees to act in an advisory capacity may also be appointed.The Board and its committees will deal with a specific problem.The explanatory note, brief and to the point, declares that the purpose is to assist the "dried salt and pickled fish branches of the fishing industry in the preparation of fish to suit the various markets.Also by supplementary payments from public funds when such are necessary.in an endeavour to improve present conditions and bring greater returns to the primary producer and exporter." As will be noted the language used is that of economics.It demonstrates an understanding on the part of the Minister and his efficient staff, of economic and social problems.His competent and conscientious private secretary, Mr.E.Bossé, is a serious student of economic and social questions and has devoted considerable time to the study of the co-operative movement.The provision of the Bill that will be of chief interest to those affected, end the workers, since it lays down a principle of supreme importance, is that, which enables the Board to give assistance to exporters in an amount not exceeding twenty-five per centum of the value, at the point and time °‘ export, of the fish, in respect of which such assistance is given.Tire Board may also with the approval of the Governor in Council make an agreement with an exporter for the sale of fish during the marketing season.It will thus be seen that the two salutary provisions are : that 'he Board may stimulate export by a bonus, or itself make an agreement lor the sale of fish in the possession of an exporter.Where a number of fishermen co-opercrte they may earn the bonus or solicit the board to purchase their stock, where it can be sold to advantage by the Board •vith better success and higher prices than if sold by the exporter.Legislation of this kind is practical and timely, and will be of material assistance to the parties principally interested.Always bear in mind that the Union Label is your best guarantee of a product you purchase.In safeguarding the wages of your fellow workers it contributes to make your job “safer.” BOB TALLON AT GENEVA R'.J.Talion, secretary-treasurer of the Trades and Labor Congress of Canada, has been selected to represent Canadian labor at Geneva at the International Labor Conference to be held in June."Bob" who is also president of Division No.4 Railway Employees Department of the A.F.of L.i,s eminently fitted for this job because of his long and varied experience as a leader of the Labor Movement in Canada.He was vice-president of the Trade Congress from 192(1 to 1935 when he succeeded P.M.Draper as secretary-treasurer of that body.Assisting Mr.Talion at Geneva, as ad- s' iss R.J.TALLON Secretary-Treasurer o/ the Trades and Labor Congress of Canada.viser, will be W.H.Phillips, vice-president of the Order of Railroad Telegraphers.The fact that the government chose Mr.Talion clearly shows that the Federal Government recognizes the Trades and Labor Congress of Canada as the most representative labor body in Canada.The Labor World heartily congratulates Mr.Talion on his nomination and wishes him and his colleague “bon voyage” and good luck.TROPICS ARE HEALTHFUL Sir James Barrett, famous Melbourne physician on the staff of Melbourne University, recently made a study of health in the tropics and rejxirted that Australia was a healthy place for labor.The birth rate of the tropical area of Australia is 20.66 per thousand; the death rate, 8.64 per thousand.The birth rate for the whole of Australia is 17.13 per thousand and the death rate 9.43.Based on these figures, in tropical Australia more babies are born and fewer persons die than in the country as a whole.The chances of survival are better in tropical Queensland than in any other part of the country, according to Dr.Barrett’s calculations, with the exception of the Northern territory and tropical West Australia.COLLECTIVE BARGAINING ANIMATED BY DEMOCRACY The importance of the universal acceptance of collective bargaining b; those who own and control industry was emphasized by Otto S.Beyer, of the U.S National Mediation Board, in a speech before the convention of the Brotherhood of Railway Clerics at Toronto.Ont Declaring that collective bargaining must be made to work if democracy is to work Mr.Beyer said: “The fact that in many industries in Canada an*' the United States we still have a long way to go in the direction of establishing labor relations on a sound basis puts at the disposal of our two democracies one of the greatest opportunities to organize their industrial and economic activities, so that the people of these democracies will never fall for the brand of social salvation offered by the dictators.” CEMENT WORKERS GIVEN A.F.OF L.CHARTER Washington, D.C.— President Green of the American Federation of Labor announced that the A.F.of L.Executive Council in session here, has granted an international charter to the United Cement Workers.Hitherto the Cement Workers locals have operated through the National Council of United Cement Workers, with headquarters at 66 Lake shore Drive, Chicago.Officials of the National Council reported that the union had 93 locals in 107 plants, 94 signed agreements, and a paid-up membership of 13,118.Mr.Green snid the international union will include cement, lime and gypsum workers.A convention will Ire convened in a few weeks to finalize the setup.-:o :-— AUTO WORKERS ARE VOTING ON A.F.OF L.AFFILIATION Washington, D.c.— Homer Martin, head of the United Automobile Workers of America, announced here that the members of hts organization were voting in a referendum on the question of reaffiliating with the American Federation of Labor.The Martin group recently withdrew from the C.I.o.EXCLUSION OF COMMUNISTS FROM LABOR PARTY URGED New York, N.Y.— A strongly demand for excluding all Communists from the American Labor party was made in a resolution adopted by the third annual city convention of the Social Democratic Federation here.Louis Waldman, chairman of a special committee set up to make a survey of Red activities, reported that out of thirty Labor party clubs in Manhattan nineteen are controlled by Communists.DEMANDEZ LA BIERE POPULAIRE 1 MOL ASK FOR THE POPULAR BEER ,SON I Brassée à Montréal depuis 153 ANS Brewed in Montreal since 153 YEARS PAGE 6 SAMEDI, 27 MAI 1939 — MONTREAL — SATURDAY, MAY 27, 1939 What's Doing at Ottawa By GRACE MacINNIS.This is the big day.Swept and garnished, gay with flags and bunting, Ottawa is waiting for Their Majesties this afternoon.It's just too bad Mr.Macken?ie King has neither children nor grandchildren to hear about it.What the well-dressed Cabinet should wear — glittering Windsor uniforms ¦— at $1,200 a head.No wonder some of them grumbled about the expense.After all, you can't get the wear out of a Windsor uniform ! Then there will be whole forests of top hats and acres of long-tailed morning coats and striped trousers.What a feast for the moths ! A few people did suggest that the King and Queen would prefer to see Canadians in national costume.But fancy dress was decided upon and there has been great scurrying to and fro to buy or borrow all the stage properties.We're certainly putting our best foot forward.It would be interesting to know what Their Majesties really think about it all.Finance to the Fore In spite of the Royal Visit work has been going on in Parliament.Finance is to the fore in the House and discussion is lively in the Banking and Commerce Committee.In the latter, "Gerry" McGeer continues with sound and fury to assail that human icicle, Governor Towers of the Bank of Canada.But Mr.Towers refuses to break down and admit that there is any easy monetary road to prosperity.For him, monetary policy continues to be intertwined with economic policy.Mr.Coldwell keeps urging that the Bank of Canada be used as an instrument for redistributing the ownership of goods and services.But Mr.Towers remains suave and silent.Where Does the Money Come From ?In the House, the Government's plan to borrow $750,000,000 is causing a lot of discussion.But then $750,000,000 is a lot of money.The Government wants to use $175,000,000 of it for public works and other purposes and the rest for meeting loans of various kinds.Social Credit and CCF members agree on one thing : Why borrow ?Instead, the Government should issue enough money through the Bank of Canada.But how much is enough ?J.C.Landeryou (S.C.) began by proposing $600,000,000 later reducing it to S200,000,000.This latter amendment is being strenuously opposed by the Finance Minister and in the country by those with money to loan and interest to reap.Mr.Landeryou still believes that money is created by bankers out of thin air — to use his exact words, "It (money) originates with the banker's fountain pen." To Finance Consumption M.J.Coldwell, moving the CCF amendment, rejected this fountain-pen theory.For him, every dollar bill is simply a demand for someone's goods and services and the problem lies in making the title to those goods and services available to those who need them.The CCF proposed an issue not to exceed $100,000,000 with a time limit of one year so that the effects could be studied before further steps were taken.This new money should not be used to retire bonds.Rather, it should go to finance consumption.It should be expended on public works of a useful kind.Such a policy, said Mr.Coldwell, would have beneficial results : Canada would have something to show for the money — houses, works, services.The workers would have wages to buy food, clothing and other necessities.Municipalities would have tax arrears paid and relief rolls reduced by the provision of jobs.Manufacturers and retailers would benefit by increased buying power in wage-earners' pockets.New Zealand Is Doing It These benefits have accrued in New Zealand where the Labor Government has followed such a policy since 1935 being returned with an increased majority in 1938.Some people thought New Zealand's prosperity could not last.Well, even if that proved true, the New Zealand people will have had a period of better homes and better living levels."Their morale," said Mr.Coldwell, "will be better to withstand the subsequent depression than ours would be should we get another depression on top of the one we have now." Mr.Dunning was critical of New Zealand policies claiming that drey were paying a higher rate of interest on internal loans than the Canadian government is doing.Mr.Coldwell questioned : "Does not the Minister think that unemployment is a better barometer than rates of interest ?" M.Dunning did not wish to discuss the matter, being unwilling to criticize the New Zealand government.Where Silence Is Golden The debate was adjourned to be resumed shortly.Conspicuous by his silence was Mr.G.G.McGeer.Apparently he is willing to debate monetary theory with the utmost ferocity.But when it comes to a proposal for actually increasing purchasing power — in our time — Mr.McGeer is stricken dumb.It will be interesting to see how he and other monetary reformers like Mr.Tucker and Hon.Ian Mackenzie will vote on these proposals.Canada To Repeat 1914 ?With the Quebec Liberal bloc almost 100% opposed to the defence increases and with members from all parties insistently questioning each item, Hon.Ian Mackenzie is proceeding with his estimates.He informed the House that "the ultimate objective which the navy has set out for Canada" is a naval force of 18 destroyers, 8 anti-submarine vessels, 16 minesweepers, 8 motor torpedo vessels and 2 parent vessels to be used by destroyers and motor torpedo boats.Mr.Coldwell suggested that the cost would work out at about $21,000,000 a year for the navy alone ; the Minister had not worked it out just that way but did not disagree.Grant MacNeil (CCF) emphasized that Canada is operating on a purely British-made defence policy.Arms preparations show by their nature that the staff have decided that this country will once more fight abroad.Equipment is being prepared suitable for an expeditionary force rather than for coastal defence.He charged that the Government is showing more interest in measures to be taken after war breaks out than The Cost of Living The Hushion Budget.— Its Author Knows the Life of the Worker.By BERNARD ROSE.Budgets, personal and national, are of continuing and vital interest to both the individual and the nation.One is generally told by writers of copy book maxims to live within his income.A platitude of this kind may apply in the case of the possessor of a substantial revenue more than sufficient to meet his needs, but is somewhat gratuitous advice to the wage earner whose earnings are precarious, or the employee in receipt of a small salary.It is now being accepted as a social fact that there is in the matter of income an irreducible minimum.Departments of Labor collect information giving the retail cost of commodities that constitute the basic necessities of human existence.Living standards may vary but the average person requires a given amount of food to sustain and renew his loss of energy, proper clothing and sanitary and decent shelter.The workingman’s budget is a matter oj national concern.He and his family constitute in the aggregate the nation.The nation is vitally interested in the welfare and future of the majority of its citizens.When the cost of living goes up the ability to purchase goes down.In the army, the rations do not vary because of an increase in prices.What the soldier must have to keep up his strength is more or less determined by physicians and experts.The army must be properly fed if it is to be kept fit.Is there any less reason why the army of wage earners and persons in receipt of salaries should not receive the same consideration?From every standpoint, national, social, and economic, the industrial soldier should be as well cared for in the matter of food and clothing as the member of the military forces.In fact, the productively employed wage earner is a far more valuable human asset than the soldier who must be maintained out of the wealth created by the wage worker.In the years when prices were going up, and wages were stationary, or only slightly increased, labor unions demanded a revision of wage payments commensurate with rising living costs.A number of large industrial and other concerns appreciated the reasonableness and justice of this claim and made equitable adjustments.In other cases only the threat of a strike forced employers to concede the demands of the workers for a wage or salary permitting them to meet their obligations when purchasing food, paying rent, or buying clothing and other necessaries.On numerous occasions reference was made to the “Hushion budget.” This was a list of prices prepared by Alderman Hushion who was then a member of the Montreal City Council and represented a ward, the majority of whose electors were wage earners.He knew at first hand what conditions were, and how extremely difficult it was for the average workingman with a family, to make domestic needs even half meet.Having throughout the whole of his busy life taken a deep and sympathetic interest in the welfare of the worker and his family “Bill” Hushion, as he is popularly and affectionately known to the thousands in the ward and division of St, Ann’s, carried on at his own ex- pense, a thorough investigation into prices and living costs, upon the conclusion of which he prepared what he considered was a minimum budget.The information it contained was not challenged by any person and on a great many occasions it was appreciatively referred to during the course of discussions when living costs became an essential factor in adjusting differences between employer and employees.Mr.Hushion has had an exceptionally interesting career.He has been a member of the City Council ; represented his county in the Provincial Legislature, and is now a member of the House in which he sat several years ago.He is regarded as one of Montreal’s most generous and charitable citizens.When fortune was kind to him he gave of his means in the most lavish manner not only to all good causes and institutions but hundreds of deserving individuals.His name is a household word in and beyond St.Ann’s.As a business man he does not believe in wasting time delivering long addresses.He prefers facts and acts to words.Hence when he submitted his budget it was based upon accurate information as to the actual needs of the family that the budget would apply to.A budget of this kind makes very interesting and instructive reading in these days of direct relief because of the prolonged depression.What it has meant in hardship and undernourishment no one i; in a better posh ion to know than th; genial and kind hearted member for St Ann’s.He is convinced that, if the majority of workers earned a wage or salary >.bring them within or above his budget there would be little cause for complain!.The constituency for which he sits is of the most representative in the Dominion.In its borders great wealth and poverty are almost next door neighbors.Mr.Hushion is a practical man and understands the viewpoint of the capitalist as well as the laborer.One cannot blame him for warmly sympathizing the latter since he has been in intin.; * ¦ contact with him during the many year, he served his electors and fellow citizens.Our national budget is the chief concern and occasionally, the nightmare of our statesmen ; but what one can do with hi pay envelope and how far his good wife can make it go in keeping the family i.the principal worry of the wage earner.The “Hushion budget” can be exhibited t advantage when pleading the worker’ cause, and demonstrating his right to fair remuneration for his labor as a producer, citizen, and head of a family.-:o :- A.F.L.UNIONS WIN 54 BARGAINING AGENT POLLS Albany, N.Y.— A statistical tabulation published in "The Industrial Bulletin", official journal of the State Labor Department, reveal that in 135 employee elections for collective bargaining representatives held by the State Labor Relations Board during the first 18 months of its existence, American Federation of Labor unions won 54, C.I.O.affiliates won 28, and 1G unions voted to remain independent.in immediate steps to avoid entangling Canada.Along with Howard Green (Conservative, British Columbia) Agnes MacPhail (U.F.O., Ontario) and others, Mr.MacNeil deplored the pennywise pound-foolish policy of shipping war materials to Japan.It seems ironical that when we are erecting fortifications in Stanley Park (Vancouver) at Albert Head Head, on York Island, right under the guns which we are placing there we see vessels passing and carrying concentrates, copper, scrap iron and other materials to arm a power against which we are proposing to defend ourselves on the Pacific coast." Dummy companies, he stated, operating under English names but controlled by Tokyo interests are acquiring ore bodies and valuable timber limits in British Columbia, engaging in various operations at strategic sites.And he listed a number of firms to prove his contention that the Government is neglecting the most elementary precautions to protect Canada's west coast.Government Refuses Aid To Veterans Returned men s organizations have been informed that the Dominion Government has refused to accept responsibility for unemployed veterans except those officially listed as unfit.The Government has thus turned down the recommendations of the Veterans' Assistance Committee. SAMEDI, 27 MAI 1939 — MONTREAL — SATURDAY, MAY 27, 1939 PAGE 7 LABOR DIRECTORY INDEX DES UNIONS W.LIEII PRINTING TIIAIIKS COUNCIL.— To promote the interests ot the Allied Union Label (which can be had in French or English).The following organizations comprise Council: The Typographical Union No.17»*; Jacques Cartier Typographical Union No.H'»; Printing Pressmen and Assistants’ Union No.52 ; Bookbinders’ Union No.Ill ; Pho-in Engravers’ Union No.*J; Stereotypers and Electrotypers' Union No.33; Amalgamated Lithographers of America No.27: President, •\V.Forrest; vice-president, C.Arpin; itec.-Sec., A.F.Ricard: Sec.-Treasurer.James Phillip, Room 103.(>S(> Notre Dame West.Executive: John Moore, A.Query and John Kelly.Auditors: J.A.Ardouin, Jos.Deslong-champs, it.D.Léonard.Tel MA.71 SU.Council meets second Tuesday of each month at 909 St.Lawrence blvd.( n N " »: 11.DES METIERS ET DU TRAVAIL I»i; MONTREAL — MONTREAL TRADES AND I.AItOR COUNCIL.— Meets every 1st imi 3rd Thursday of each month — s’assemble les premier et troisième Jeudis de chaque mois, la salle de l’Assistance Publique, *158, rue Lagauclietiùre Est.Président, Raoul Trépaner.1153, rue Saint-Denis, Tel.LAn.2503 ; ‘.ecrét a ire-correspondant — correspondingsecretary.J.-E.Gariépy, 11, rue Saint-Paul ouest.Téi.LAn.5301 ; vice-présidents, Alfred Mathieu.2318, rue Chapleau, Téi.CII.(5150 vS: j.-A.Sullivan, 1-130, rue Bleury, Tel.MA.3817.il ?• • » «« » 4 The Union Label League ?a ARE YOU ‘UNION LABEL CONSCIOUS” ?( O N > E1L DE DISTRICT DE MONTREAL DE LA FRATERNITE UNIE DES CIIAR-PENTI E RS-M EN l ISIERS D’AM ERI()t E.— MONTREAL DISTRICT OF CARPENTERS AND JOINERS OF AMERICA.—President, Esdras Secours; vice-président, F.Doucet; trésorier, E.Lanthier; secrétaire, Pierre Le-b vre: gardien, Zénon Primeau; agents d’affaires.Ed Toussaint et E.Bernier.Assemblée chaque mercredi, A Khr, du soir au Monument National, chambre 10.P.!.131.s'assemble tous les lundis soirs au Monument National, chambre 11, Pierre Lefèvre, secrétaire.U L.17S, s’assemble tons les 1er et 3e jeudis
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