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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 20 mai 1939
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1939-05, Collections de BAnQ.

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25e Année — No 20 SAMEDI, 20 MAI 1939 — MONTREAL — SATURDAY MAY 20, 1939 25th Year — No.20 Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest « INSTRUIRE ET AMELIORER » Téléphone: LAncaster 5361 % jtenteJili,©!?Hâter (Diturirr W DRINK DOW S ALE Standard of Strength and Quality BLACK DORSE ALE 100 Years of Brewing Experience behind it À bâtons rompus Un historique de la Fédération Américaine du Travail Nous sommes heureux d'informer nos lecteurs que nous commencerons la semaine prochaine la publication d'un article écrit par William Green, le président de la Fédération Américaine du Travail, sur ce que cette importante organisation représente, ce qu'elle a accompli et ce qu'elle entend faire à l'avenir.Comme on sait, William Green en est le président depuis 1924, il a succédé à son premier président Samuel Gompers, dont le travail acharné et le jugement pondéré ont contribué pour beaucoup aux succès nombreux remportés par les unions ouvrières du continent américain.William Green a scrupuleusement continué la politique saine et éclairée de son prédécesseur, c'est un adversaire irréductible du radicalisme sous toutes ses formes dans le Travail Organisé et du communisme en particulier, il maintient, et avec raison, que la Federation Américaine du Travail est le rempart le plus solide contre l'invasion du communisme, du fascisme et autres "ismes" étrangers sur le continent nord-américain.Cet article est puisé dans "The Modem Social and Eoconomic Order" et sera traduit en français par votre humble serviteur.Nul doute que nos lecteurs le liront avec intérêt et qu'ils apprécieront nos efforts pour faire connaître à notre population canadienne-française la Fédération Américaine du Travail sous son vrai jour.— Gus.FRANCQ.Les syndicats catholiques pas plus viables au Canada qu’aux Etats-Unis Il y a un "P.P." qui écrit dans "La Vie Syndicale” et notre vieil ami Alfred Charpentier, qui n'aiment évidemment pas que nous affirmions, avec preuves à l'appui, que l'Eglise catholique aux Etats-Unis fait une obligation morale à tout ouvrier catholique d'appartenir à une union-ouvrière affiliée à la Fédération Américaine du Travail.Le président de la Confédération des travailleurs catholiques admet que les vues du clergé américain diffèrent sensiblement de celles du clergé du Québec, mais il invoque le fait "que ce qui peut être une vérité ici peut être erreur là-bas", ou quelque chose de semblable, que tout dépend des lieux et des circonstances.Il précise en disant : "la condition essentielle posée par les Souverains Pontifes pour fonder des syndicats nettement catholiques.C'EST QU'ILS PUISSENT SUBVENIR AUX BESOINS DIVERS DE LEURS MEMBRES".Il continue en disant que "cette garantie de protection efficace un syndicat catholique ne pourrait la fournir à çes membres aux Etats-Unis où les catholiques constituent une infime'minorité sur une population de 120 millions en immense partie athée et protestante".Sait-il qu'il y a plus de TRENTE MILLIONS DE CATHOLIQUES AUX ETATS-UNIS, soit plus de 25 pour cent de la population ?Combien y a-t-il de catholiques au Canada ?Il doit le savoir, alors qu'il fasse la comparaison.Il trouvera que le pourcentage est à peu près le même qu'aux Etats-Unis.Logiquement, la situation est la même et nous en concluons que les syndicats catholiques ne peuvent subvenir aux besoins divers de leurs membres pas plus au Canada qu'aux Etats-Unis.Nous admettons en toute franchise que si on prend uniquement le Québec à l'exclusion des autres provinces notre raisonnement peut être boiteux, car la majorité alors est incontestablement catholique ; toutefois nous estimons que des syndicats exclusivement "québécois" manqueront de la force économique et des ressources financières pour tenir en échec les forces coalisées du Capital international et de ce fait ils ne remplissent pas les conditions essentielles posées par les Souverains Pontifes.Peut-il nier cela?Et alors ils ne remplissent pas le rôle qu'il prétend, ils font donc plus de mal que de bien, le plus vite ils disparaîtront le mieux ce sera pour tous les intéressés.En ce qui concerne le sieur "P.P.", son appréciation sur notre ignorance nous laisse assez indifférents, la charité chrétienne nous empêche de dire ce que nous pensons de lui, qu'il relise la parabole du pharisien et du publicain, il se reconnaîtra dans son orgueil et sa prétention.Qualité - Saveur THE La visite de Leurs Majestés.Ce fut un vrai succès sur toute la ligne : température idéale, quoique un peu frisquet, enthousiasme délirant de la foule — c'est du populo qu'il s'agit, évidemment, car chez les "grosses légumes” ce fut plutôt de l'enthousiasme de commande ou intéressé ; — le roi a eu bonne mine et s'est prêté de bonne grâce à toutes les corvées qu'on lui a imposées ; la reine a été pleine de gentillesses et a eu des bons mots.et Leurs Majestés ont même parlé français (nous rapportent les journaux avec beaucoup d'éclat) — nous trouvons ça tout naturel, la langue française étant restée, en dépit de tout, la langue diplomatique et tous les Européens quelque peu éduqués la parlent assez couramment ; nous sommes des centaines et des centaines de mille Canadiens-français qui parlons correctement la langue anglaise et personne ne nous en fait de compliments ; tout comme il y a des milliers et des milliers de Canadiens-anglais qui parlent notre langue, avec cette différence que nous les en complimentons, peut-être même trop.Nous sommes franchement heureux de la visite de Leurs Majestés, ils sont un symbole et c'est à ce titre que nous les saluons et leur offrons nos hommages les plus respectueux.La Fédération Provinciale du Travail.Sa deuxième conférence annuelle aura lieu à Sherbrooke, les 22 et 23 juillet prochain.Tout permet d'anticiper le même succès que celui remporté par les conférences précédentes des Trois-Rivières et de Saint-Hyacinthe, car le lendemain même du jour où l'appel de la convention fut lancé deux lettres de créance nommant des délégués furent reçues au secrétariat d'autres suivront incessamment.Nous tenons à réitérer que la Fédération Provinciale du Travail remplace le comité provincial pour la province de Québec du Congrès des Métiers et du Travail du Canada.Il est donc du devoir de toutes les unions ouvrières de se faire représenter par leurs meilleures compétences à la conference de Sherbrooke, si elles veulent collaborer au programme législatif qui y sera adopté ; c'est par l'effort commun que nous marcherons de l'avant.Nous sommes informés qu'il y a encore un certain nombre d'unions ouvrières qui, pour une raison ou l'autre, n'ont pas cru bon jusqu'ici de s'affilier à la Fédération provinciale du Travail ; il n'est jamais trop tard pour bien faire, toutes sont cordialement invitées à s'affilier et à nommer lours représentants.Pour plus amples informations sur les conditions d'affiliation .etc., prière de s'adresser au Secrétariat, 11 ouest ,rue Saint-Paul, Montréal, téléphone LAncaster 5361.L’Ordonnance No 4 est suspendue.Mais pas pour longtemps.Nous apprenons, en effet, que, à l'occasion de la visite de Leurs Majestés le roi et la reine, l'application de l'Ordonnance No 4 est suspendue en ce qui concerne les heures de travail et les repas, le 15 mai à Québec et le 16 à Montréal (la date fut reculée de deux jours évidemment), pour les salariés, chauffeurs de taxis ou autres, soumis aux règlements de police spécialement édictés pour cette visite.Quel charabia ; mais on comprend toutefois ce que cette exemption veut dire : les salariés, chauffeurs de taxis, etc., pourront travailler 24 heures par jour s'il le faut et les repas ils s'en passeront.Comme ils auront fort travaillé, ces messieurs de l'Office des salaires ont réalisé qu'ils n auront pas faim.C'est le contraire du dicton : "qui dort, dîne”.Mais, au.fait, celui-ci pourrait bien s'appliquer aux commissaires, comme ils dorment généralement ils ne doivent pas avoir faim souvent.Sans rancune, messieurs.En attendant, dites-nous pourquoi et à la demande de qui cette exemption a-t-elle été faite ?L’étatisation en Espagne nationaliste.Le ministère de l'industrie en Espagne vient de décréter la confiscation pure et simple de tous les stocks de cuivre et d'alliages de cuivre qui deviennent de ce fait la propriété de l'Etat.Si ls rôles étaient changés et que l'Espagne loyaliste eut passé une mesure semblable, on aurait crié au "communisme”, mais vous verrez que nos "purs” ne mentionneront même pas le fait ; c'est du "fascisme", alors c est permis.N'empêche pas que c'est la main-mise de l'Etat sur des propriétés privées et que ça s'appelle un vol, qu'il soit commis sous le régime communiste ou fasciste.Les pays totalitaires flirtent avec la Russie.Encore dans le même ordre d'idées, vous avez lu dans notre bonne presse la mise en garde contre une alliance Angleterre-France-Russie dans le but de tenir en échec 1 axe Berlin-Rome-Tokio, c'était un grand danger pour la civilisation que de conclure une alliance avec la Rouge Russie et un malheur pour l'Angleterre et la France.Ces jours derniers, ces mêmes saintes feuilles annonçaient qu'il était fort possible qu'il y eut un rapprochement entre ( ?) l'Allemagne et la Russie au cas où l'autre alliance ne réussirait pas ou si elle continuait à traîner en longueur ; elles avaient plutôt l'air de s'en réjouir, cela va de soi, car somme toute, comme le dit si bien Le Jour : "il n'y a pas entre le bolchévisme-nationaliste de Staline et le national-bolchévisme d'Hitler, des différences assez grandes pour empêcher un accord des deux dictateurs". PAGE 2 SAMEDI, 20 MAI 1939 — MONTREAL — SATURDAY MAY 20, 1939 HRV v La vie des unions ouvrières pgr Ben-Drolet UNE COOPERATIVE A SAINT-HYACINTHE Ce sont les centres industriels du Québec qui battent la marche en avant dans bien des domaines ; en rapport au chiffre de leur population ils ont un plus grand nombre de membres du Travail Organisé que Montréal, assure-t-on.Dans le domaine du mouvement coopératif c’est la même chose qui se produit.Ceci s'explique en partie par le fait que nos membres se connaissent mieux et s’entr'aident plus volontiers.Quoi qu'il en soit, il nous fait plaisir de constater qu'à Saint-Hyacinthe, une coopérative de produits laitiers a été fondée en décembre dernier et qu'elle marche de succès en succès en dépit de tout ce qui a été fait pour la détruire ; mais les promoteurs de ce beau mouvement visent encore plus loin et plus beau.Pour atteindre ce but, ils ont décidé de tenir une grande assemblée publique dans la salle du Marché, dimanche prochain, le 21 mai, à 8 heures du soir.Au nombre des orateurs on anticipe avoir .e plaisir d'entendre Son Honneur le maire Damien Bouchard, M.T.-A.Fontaine, le député du comté au Parlement fédéral ; un révérend Père Dominicain, de Québec, un véritable apôtre de la coopérative ; M.Auger, un expert en la matière qui s'est dévoué à la formation de la Coopérative de Saint-Hyacinthe, ainsi que M.Gus.Francq, le secrétaire-général de la Fédération provinciale du Travail, qui ne perd jamais une occasion d'aider une bonne cause ; plusieurs autres citoyens influents ont également promis leur concours.Tout permet d'espérer que nos amis "les Mascoutains" feront un succès de leur coopérative comme ils en ont fait un avec généralement tout ce qu'ils ont entrepris ; ils veulent évidemment maintenir leur réputation d'être en avant dans tous les domaines.Nos meilleurs voeux de succès et nos plus sincères félicitations.— Le Monde Ouvrier.UN CONGRES TERMINE CHEZ LES EMPLOYES DE TRAMWAYS Nombreux étaient les membres de l’union des employés de tramways, chauffeurs d’autobus, division 790, qui assistaient à l’assemblée mensuelle, tenue ces jours dernier, en la salle de l’union du commerce, 1079, rue Berri, sous la présidence du confrère Gérard Gagnon, assiste du vice-président, Georges Gagnon, Alberto Brodeur, trésorier et O.-A.Neve u, secrétaire -financier.Ce qui rend généralement les assemblées intéressantes sont les questions soumises par l’exécutif qui concernaient des item importants, entre autres, celui du comité qui fut nommé à ia séance précédente pour s’entretenir avec la direction de la compagnie des tramways, afin d’établir autant que possible, une discipline sévère qui serait indispensable pour le bénéfice des parties intéressées Depuis longtemps des plaintes sont formulées par les employés qui ne sont pas satisfaits de la façon qu’ils sont traités par certains fonctionnaires; d’un autre côté ces mêmes fonctionnaires se plaignent également des abus nombreux qui se commettent par certains employés, alors comme ce rapport n’est pas tout à fait défini, il sera présenté de nouveau à la prochaine assemblée pour discussion.En rapport avec la visite du Roi et de la Reine en notre ville cette semaine, il la demande du comité, la compagnie des tramways a décidé d’accorder à ses employés une gratification de 5 sous l’heure en plus du taux payé régulièrement.Le rapport contenait aussi une clause félicitant M.R.-N.Watt, président de la compagnie des tramways, pour son élévation à une position aussi importante.M Watt, exprima en réponse à cette résolution toute sa satisfaction et ses sincères remerciements pour la confiance et la considération que les membres de la division 790 lui témoignent dans les circonstances.et de plus leur assura toujours sa sympatliie.LES BIENFAITS DES COOPERATIVES "La Familiale” coopératjive de consommation établie au No 403, rue Notre-Dame est, Montréal, n’est pas seulement un nom, elle est un fait et nous entendons le démontrer mieux que jamais.Elle eut fi faire face à beaucoup de difficultés depuis qu’elle est instituée, cependant celles-ci ne lui font pas peur.En revanche elle compte ]x>ur étendre son influence, se sentir encouragée et soutenue, elle le sera dans la mesure du possible, quand chacun des ouvriers organisés aura la foi, une foi qui écrase l’individualisme et l’égoïsme et qui a besoin pour ne pas s'écrouler dêtre éta'yée par des raisons sociales et morales.Les coopératives européennes, elles ont d'abord assuré aux travailleurs un juste salaire; aux producteurs et aux consommateurs, un juste prix.Dans plusieurs pays en Europe elles ont eu raison des monopoles.Elles ont maintenu la paix sociale, elles ont de plus accru la sécurité matérielle de la population.En Belgique et en France elles ont fait mieux que cela; elles possèdent leur banque.leurs assurances, leurs pensions de vieillesse, l'assurance-maladie, etc.En un mot, tous ces pays nous sont un exemple frappant des avantages sociaux que présentent le coopératisme.Le coopératisme n'est pas né de rien.Puisqu'il est un remède: A quel mal s'attaque-t-il?A plusieurs en vérité, mais surtout à un vice érigé en système par le libéralisme, économique; o.’est-à-dire l’individualisme.Madame B.Louard, directrice de la “Familiale” invite donc toutes les épouses des membres des unions ouvrières à rendre visite au magasin coopératif.403, rue Notre-Dame est, là elles rencontreront d'autres dames qui ont le même idéal, qui désirent elles aussi le bien-être de tous.Nous apprenons la nouvelle de Toronto, Ontario, que le congrès de la Fraternité internationale des commis de chemins de fer et de navigation, manutenteurs de fret et employés d’express et de stations, s’est terminé lundi soir, après huit jours de délibérations par l'élection de ses officiers qui a donné le résultat suivant: Georges M.Harrison, de Cincinnati, a été réélu par acclamation président général; F.-H.Hall, de Montréal a été aussi réélu par acclamation vice-président général; Arthur Blackwell, de Weyburn, Sask, a été réélu directeur.-: o :- L'HOMME DE QUARANTE ANS Pour le bénéfice de nos nombreux lecteurs de toutes les classes de la société, il serait peut-être intéressant que nous donnions ici une reproduction de l’article qui suit, publié par le “Le Mégantic" de Thetford Mines, intitulé “l’homme de 40 ans”; ce qui permettra de considérer ce que les hommes d’âge mûr peuvent encore faire de mieux: A l’heure où il n’est plus question de jeter au rancart les hommes mûrs, voici que des statistiques nous arrivent des Etats-Unis qui démontrent que c’est l’homme de quarante ans et plus qui travaille le mieux et qui donne le meilleur rendement.En effet, de Washington, le bureau de sécurité sociale révèle les chiffres suivants: "En 1938, on enregistre les salaires de 30.157,694 employés.Or.sur ces 30,157,693 employés, il y en avait 2,360,775 âgés de 45 à 50 ans, recevant chacun un salaire de $1,204.Cette moyenne était la plus haute parmi les différents groupes.Pour les autres le salaire moyen était de $263 à $1.134." Il s'agit évidemment de moyenne et quiconque voudrait conclure de ces chiffres que les salaires sont faibles ferait erreur.Toutefois, si l'on continue la comparaison des gages, on se rend compte, en outre, que le nombre des employés masculins est trois fois plus élevé que celui des femmes occupant un emploi.La moyenne des salaires féminins est de $525, par an alors que la moyenne des salaires masculins est de $1,027.Le rapport ajoute que l'homme de quarante ans et plus est le meilleur et le mieux rétribué dans tous les Etats-Unis”.CHEZ LES WAGONNIERS DES USINES ANGUS Les membres de la Fraternité des wa-gonniers d'Amérique, loge Sainte-Marie 234, des employés des usines Angus du Pacifique Canadien ont montré une très grande satisfaction, dû au fait que, depuis les derniers quinze jours, aucune réduction du personnel n'avait été effectuée.Cependant, on nous dit, qu’un grand nombre d'ouvriers auraient voulu quitter les usines, en prévision d’un prochain arrêt de travail pour aller travailler au port de Montréal, mais selon les rapports, les directeurs du Pacifique Canadien ont insisté pour ne pas les laisser partir.Ces faits encourageants ont été rapportés par le comité de protection au cours de l’assemblée bi-mensuelle tenue vendredi dernier à l'Assistance Publique, et qui était sous la présidence du confrère Alfred Mathieu, assisté du vice-président, Donat Roy.Le président du comité de protection, le confrère Henri Vaillancourt, a relaté le fait qu'il était bon parfois pour les ouvriers d’appartenir à une union telle que la Fraternité des Wagonniers.Il a aussi rapporté que son comité avait été chargé par la direction du Pacifique Canadien, de faire un choix de six hommes compétents parmi les ouvriers actuellement sans emploi aux usines pour les envoyer travailler à l’usine de la compagnie, au Témiscamingue Nord; on a affirmé que des travaux considérables sont actuellement en cours à cet endroit, et tout laisse prévoir que cela permettra un travail permanent aux ouvriers de Montréal.Le secrétaire Alcide Montpetit donna lecture d'une corres)x>ndance importante émanant de la Fédération des chemins de 1er, division No 4, relativement au travail devant être exécuté le jour de la fête Victoria; du Conseil Municipal de Montréal au sujet de secours directs en ce qui concerne les sans-travail des usines Angus; de l’union des pressiers et assistants, local 52, relative à une annonce dans le “Courrier de l’Ouvrier de l'Imprimerie", toutes ces correspondances furent referrées à l'exécutif pour considération.Une nouvelle Ligue des Dames Auxiliaires de la Fraternité des Wagonniers, demande la coopération de la Loge Ste-Marie dans sa formation.C'est avec regret que les membres ont appris la mort de deux confrères: MM.H.Cardinal et Jos.Langlois.Un vote de condoléances et de vives sympathies à l'adresse de leurs familles, a été pris debout au milieu d’un profond silence, ainsi qu'au confrère Aidéric Lapierre, pour la perte de sa vénérable mère, et que "Le Monde Ouvrier” soit prié d'y donner publication.A L'UNION DES EMPLOYES DE TAVERNES Comme one le sait, l’union des employés de tavernes local 200, s’est donné un nouveau président dans la personne du confrère C.-E.Bouchard, qui présida l'assemblée dudit local, dimanche dernier aux quartiers généraux de la B.and .s W.Union, 1331A, rue Ste-Catherine es! assisté des vice-présidents Frank Trac; et Jos.Robillard.Le permier acte de l'union, fut d'accepter avec regret la démission du confrère Charles Perreault, secrétaire-archiviste et correspondant français, pour de raisons de santé.Le secrétaire Ed.Désormiers donr.lecture d'une correspondance volun.i neu.se traitant de divers sujets, entre au très, celle émise par la Ligue de l'éti quette de l'union, déclarant qu'elle est ; préparer un guide de toutes les union possédant une étiquette ou marque syn dicale, lequel donnera les noms et adn ses des marchands ou les places d’affai res qui vendent des produits revêtus l'étiquette de l'union.Ce guide affirm t-on, fournira l’avantage aux consom mateurs unionistes oïl trouver les endroits où le cadre de l'union, soit de l u nion des employés de tavernes, d'hôtel ou de restaurants, de l’union des barbiers est en évidence, et aussi où ils pourroir acheter des chaussures, un chapeau, habit out tout autre produit portant marque syndicale.Cette innovation a é: fort bien accueillie par l’union des employés de tavernes.Une autre communication du secrétariat de la Fédération provinciale du Trs vail, annonçant sa prochaine convention qui se tiendra à Sherbrooke, le 22 et 2: juillet prochain.On procédera à la prochaine réunion du local à l'élection de délégués à cette convention.L'association des employés de bureaux, local 18748, informe le local 200, qu el'.' donnera une danse à la Old House, r : St-Sacrement.pour célébrer l’anniversaii de sa fondation, (ce soir le'20 mai).L'union des pressiers et assistants, local 52, demande de prendre une annonr dans le nouveau journal technique, "L Courrier de l’Ouvrier de l’Imprimerie cette requête fut référée à l'exécutif pot: considération.D’après le rapport de l’agent d’affaire Nelson Fortier, il appert que les membre des unions qui avaient promis l'appui moral aux employés de tavernes, semblent avoir oublié leur promesse et il-fréquentent davantage les tavernes .l’index par l'union au détriment des établissements où les employés sont organ; sés à 100 pour cent et où le cadre de l’union est en évidence.-:o :- LES PRESSIERS S'AFFIRMENT L’union des pressiers et assistants, local 52, s’occupe activement de la campagne de recrutement qui se poursuit non seulement dans notre ville mais aussi dans les Cantons de l’Est.On a rapporté un franc succès de Sherbrooke, au cours rie l’assemblée tenue vendredi dernier, aux quartiers généraux de l'imprimerie, 909, blvd Saint-Laurent.Le président Emile Fagnant, qui avait été chargé de l'organisation dans cette partie de la province, il y a quelques semaines, a rapporté qu'un nombre asset important d'ouvriers de ce métier avaient manifesté le désir de joindre les rangs de l'union des pressiers et assistants.Après leur avoir expliqué le but de l’union et les bénéfices qui en découlent.Ce qui a paru fort intéresser les membres est la publication du journal “Le Courrier de l’Ouvrier de l’Imprimerie”; on comp'-bien en effet qu'avec l’appui des union soeurs donné jusqu’ici, que cet organ indispensable pour les métiers de l'imprimerie sera un succès, car celui-ci est destiné à répandre les principes d l'unionisme à travers la province pour 1 ouvriers intéressés dans l’imprimerie.Outre cotte question, les membres ont entendu d'intéressants rapports qui fi: rent présentés par les confrères Emile Fagnant, R.Desjardins et F.Maxted.I comité social a également présenté so: rapport au sujet d'un pique-nique qu': est en train d’organiser pour le moi de juillet, cette question reviendra de nouveau sur le tapis à la prochaine a.semblée do juin qui aura lieu cette foi le deuxième mardi du mois.GRADS / SAMEDI, 20 MAI 1939 — MONTREAL — SATURDAY MAY 20, 1939 PAGE 3 U'oeuvre des unions ouvrières Il appartenait au trésorier du Conseil Fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis, M.Joseph Bell, de développer cette phase importante de nos activités syndicales et de définir l’oeuvre des unions ouvrières internationales dans le Québec.Pourquoi elles ont été fondées, ce qu'elles ont accompli et qui est réellement responsable de la division regrettable qui existe dans les rangs du mouvement syndical.Nous pouvons dire qu'il a développé son sujet non seulement de main de maître mais avec franchise et conviction.Il a également démontré que généralement l'ouvrier inorganisé, celui qui se refuse à faire partie d'une organisation ouvrière, reçoit un salaire inférieur à ceux payés aux membres du Travail Organisé et travaille dans de moins bonnes conditions.En regard de cette situation, il demande comment peut-il se faire qu'il y ait encore des ouvriers qui ne comprennent pas leur devoir envers eux-mêmes, leur famille, la société.Nous lui répondrons que c est le résultat d'une fausse éducation, de préjugés qui ne tiennent pas debout et que le jour n'est pas si éloigné qu'on le pense, en certains quartiers, où tous les ouvriers comprendront leur devoir, tout leur devoir et deviendront membres des unions ouvrières._____ Le Monde Ouvrier.Mesdames et Messieurs, Pour la dixième fois, ce soir, vous entendez la causerie dominicale organisée par le comité de propagande du Conseil fédéré des métiers et du travail de Québec et Lévis.Cette causerie, comme toutes les précédentes, intéressera sans aucun doute un auditoire considérable.Les remarques que nous avons reçues jusqu’à date sont des plus encourageantes et nous autorisent à croire que nous faisons oeuvre nécessaire.Aujourd'hui, j'apporte JOSEPH BELL Trésorier du Conseil Fcdcrc des Métiers et du Travail de Québec et Lévis.mon humble aide au comité de propagande et d'éducation à titre de trésorier du Conseil fédéré.Plusieurs personnes se demanderont certainement dans quel intérêt les différents officiers de nos organisations se donnent tant de trouble pour faire valoir les avantages des unions internationales de métiers.D'aucunes prétendront que ces hommes reçoivent pour cela une certaine rémunération, en argent.D'autres penseront qu'ils ont des intérêts personnels à faire progresser.Qu'on me permette, chers auditeurs, de vous dire que tous et chacun mettent l’épaule à la roue dans le seul et unique but, qui est excellent, de venir en aide aux travailleurs en particulier et à la société en général.Tous étant membres d'organisations à base volontaire seule la conviction qu’ils ont de la nécessité de ces organisations les limite à s’en faire les apôtres.Il ne faut pas oublier que, chez nous, les ouvriers sont absolument libres d’entrer dans nos rangs ou d’en sortir quand bon leur semble.Même s'ils en ne payant pas leurs cotisations, au-en ne payant par leurs cotisations, au-cime procédure n’est prise contre eux.Cette dette n’est qu’une dette d'honneur ou de conscience.C’est là un des secrets de la force de nos organisations.Souven-tes fois, on entendra dire que les unions internationales sont fortes et puissantes.Le premier dégré de cette force, c’est le fait que, dès le début, nos membres apprennent ce que le mouvement peut faire pour les aider, s’ils veulent bien s'aider eux-mêmes, c’est-à-dire travailler eux-mêmes et ne pas laisser tout le fardeau retomber sur les autres.Lorsqu’ils sont convaincus de la nécessité ofi ils sont de demeurer unis, ils deviennent des membres sincères et actifs.Noms devons aussi, toutefois, leur ¦aire comprendre l’obligation où ils sont de payer leurs cotisations qui est toujours raisonnable.Chez l’ouvrier, tout comme dans les autres classes de la société, l’argent est absolument nécessaire o la défense des droits.Il est particulièrement d'une nécessité absolue que le travailleur paye sa contribution car, n’ayant pas la finance entre les mains, finance contre laquelle il faut habituellement lutter, il lui faut amasser d’une manière solidaire, former des réserves qui pourront l’aider, en temps opportun.Nous ne refusons pas, non plus, l’appui que nous apportent les amis des ouvriers.Nous devons, ainsi, des remerciements à ceux qui nous ont accordé leur assistance dans cette campagne de propagande; des facilités inappréciables ont été mises à notre disposition pour faire connaître nos organisations internationales.Ce fut là un des meilleurs encouragements que pouvaient recevoir les membres du comité de propagande et d’éducation, qui y trouvent en même temps une récompense pour leur travail.Il ne faut pas oublier que la satisfaction du devoir accompli est une telle récompense déjà pour celui qui le fait par principe.C'est le cas pour tous nos officiers, en cette bonne vieille cité de Champlain.Chacun, après avoir fait de l’ouvrage pour son patron durant toute la journée, met à la disposition de ses confrères ou compagnons ses moments de loisir, qu’ils pourraient fort bien d’ailleurs employer à se reposer ou à jouir quelque peu de la vie.Mais non.Nous sommes convaincus de pouvoir être capables de faire quelque chose pour la classe laborieuse et nous essayons.Si nous laissions les ouvriers à leurs misères, nous sommes sûrs qu’ils deviendraient bientôt une proie facile pour les mouvements subversifs.Ceux qui s’appliquent simplement à critiquer soit les capitalistes, soit les employeurs, ne cherchent pas à trouver de remède sain aux maux des prolétaires.Ils font une oeuvre néfaste pour la société.C'est par la critique et l'étude de différentes panacées que l’on remonte le moral des citoyens abattus.Ils envisagent ensuite avec moins d’apreté les misères de la vie.C'est là l'oeuvre de nos unions; nous ne faisons aucune promesse aux travailleurs en les organisant, mais nous les assurons de notre concours et de notre expérience lorsqu’il s’agit d’améliorer leur sort.Nos preuves ont été faites en maintes occasions, sous ce rapport.Malgré tout ce que les unions internationales ont fait pour les ouvriers canadiens, il se trouve encore des hommes pour déclarer que la division qui existe actuellement dans les classes laborieuses est le fait de nos groupements qui, il ne faut pas l’oublier, ont été les pionniers de l'union ouvrière au Canada.Qu'on imagine, par exemple, qu’un homme qui se noie est sauvé par un étranger.Peut-on lui reprocher plus tard, d'avoir confiance en ce sauveur.Il serait un ingrat, un sans-coeur.C’est bien là votre opinion, mesdames et messieurs, je n’en doute pas.Il en est de même pour nos organisations.Jadis, comme personne ne s’intéressait aux ouvriers canadiens exploités par des profiteurs malhonnêtes et inhumains, nos amis des Etats-Unis n'ont pas hésité à se porter à leur secours en les organisant dans notre pays et en leur faisant obtenir des améliorations et dans leurs salaires, et dans leurs conditions de travail.Ce n’est que plusieurs années après qu'il fut décidé de former d'autres organisations ouvrières au Canada et d’inciter les travailleurs à se séparer des groupements affiliés à la Fédération Américaine du Travail.Je vous demande, mesdames et messieurs, si ce sont nos pionniers du mouvement ouvrier au Canada qui sont responsables de la désunion?Il no peut y avoir de doute.Nos prédécesseurs ont travaillé dans l’intérêt des ouvriers en général, et surtout sans faire de distinction au sujet de la race ou de la religion, reconnaissant ainsi qu’il fallait absolument une entente générale.Nous sommes heureux de voir que, toutefois, notre mouvement a progressé continuellement, malgré tout, et nous sommes convaincus que, plus tôt dispa-raitront les divisions, plus tôt nous obtiendrons satisfaction des employeurs.Qu'il me soit aussi permis de dire que certaines de nos organisations ont des associations de dames auxiliaires, qui comprennent les épouses des membres, leurs filles ou leurs soeurs.Comme l'indique leur dénomination, elles sont les auxilaires des unionistes qui ont pour mission, dans leur groupement respectif, de visiter leurs confrères malades ou dans le besoin, et qui, en plus, ont comme devoir particulier d’encourager à l’achat des marchandises portant l’étiquette de l’union.Car c'est ordinairement la femme qui est responsable du buget familial.Elle est aussi intéressée à l'encouragement de la vente des produits fabriqués par des ouvriers organisés; une femme d'unioniste peut plus facilement apprécier ce que l’organisation a fait pour son époux et pour- la famille en général.Maintenant, chers auditeurs et auditrices, jetons un coup d’oeil sur la situation des prolétaires qui ne font partie d’aucun groupement.Nous remarquons aussitôt que, pour la grande majorité d'entr’eux, ils travaillent dans des conditions misérables et reçoivent des salaires insuffisants pour assurer le bien-être de leur famille.L'état des enfants, dès leur bas âge, est décourageant.C’est là une vie déprimante.L’ouvrier qui reçoit un salaire de famine ne peut, tout d'abord, loger convenablement les siens; il se voit forcé de loger sa famille dans des taudis ou dans des logements trop étroits.Le premier résultat, c’est que chaque membre peut ainsi contracter plus facilement des maladies qui parfois sont dangereuses.Ces mêmes bas salaires empêchent le mari ou le père de donner à son épouse et à ses enfants une nourriture saine et suffisante, qui les tienne en bonne santé et conserve leurs forces.C'est pour ces mêmes causes que l’ouvrier doit s'en remettre à l’assistance publique, si une maladie grave affecte l’un ou l'autre des siens et qu’il lui faut le conduire à l'hôpital.Toutes ces choses démoralisent le pauvre ouvrier qui, pour comble, ne peut faire instruire convenablement ses enfants.Ces maux pouvant être évités si l'on met en pratique le principe des unions internationales; celui qui reçoit une paye convenable ne peut faire mieux que d'apprécier notre système démocratique et de vivre heureux.Comme résultat plus lointain, il y aura moins de crime et moins de dégénérés.Alors, pourquoi tant de patrons s’objectent-ils tant à voir leurs employés s’organiser solidement.Us ont probablement peur de délier un peu les cordons de leur bourse.Us travaillent ainsi contre la société et contre leurs concurrents honnêtes, dans le commerce et l'industrie.En terminant, chers auditeurs et auditrices, je me demande pourquoi les ouvriers demeurent si indifférents en face du sort qui leur est fait, On me dira peut-être que les gouvernements ont adopté des lois pour protéger les travailleurs non-organisés.Mais, ces lois, elles ont été passées parce qu'elles avaient été îéclamées par les unions, qui réclament toujours des améliorations.Nous devons nous rappeler en plus que les gouvernements ne peuvent pas toujours adopter des lois qui nous satisferont pleinement.Etant les représentants de toutes les classes de la société, les députés doivent autant que possible essayer de les satisfaire toutes et chacune; malheureusement, leurs pouvoirs ne leur permettent pas de solutionner chacun des problèmes qui proviennent de la concurrence injuste dans le commerce- et l’industrie.Cette solution, en définitive, ne pourra être obtenue que par des ententes entre les employeurs eux-mêmes et les organisations ouvrières.Pour conclure de tels accords, il est absolument nécessaire que les salariés s’unissent solidement, car une convention signée par seulement quelques ouvrière, dans une industrie, ne peut donner satisfaction à la masse des travailleurs.Cette nécessité est tellement évidente que, actuellement, nous avons des lois qui établissent la liberté d'organisation; nous devons nous en servir contre ceux qui voudraient nous l'enlever.U faut la majorité.En terminant, mesdames et messieurs, laissez-moi vous dire qu'il nous fera toujours plaisir de recevoir la visite des ouvriers et des ouvrières qui désireraient obtenir certains renseignements au sujet mem - « de nos organisations.Nous sommes toujours disposés à aider ceux qui veulent s’aider personnellement et je puis assurer, — c'est mon dernier mot — les travailleurs, tout comme les employeurs, que, par la coopération de chacune des parties intéressées, chacun parviendra au succès désiré.De cette manière, nous ferons oeuvre utile pour notre ville, notre province et notre pays.Merci, mesdames et messieurs.-:o :- EXPOSITION DE L'ARTISANAT DE CHEZ-NOUS Cette exposition, qui se tiendra dans l’enceinte des fortifications historiques de l’Ue Sainte-Hélène, du 9 au 25 juin prochain, a pour but: 1) D’encourager la renaissance de l'art paysan; 2) De créer un marché ixmr les objets d’art domestique fabriqués dans notre province; 3) De créer l'article-sou venir ]x>ur les fêtes de 1942 à Montréal.La Commission du Ille Centenaire se réjouit du fait qu’elle a pu obtenir la collaboration de la cité de Montréal, du gouvernement de la province de Québec et de l’Association des Arts et Métiers du Terroir (Canadian Handicraft Guild).Un ingénieur a été chargé de dresser les plans pour les différents ateliers qui seront mis à la disposition des exposants, car le comité des exhibits tient à ce que chaque catégorie d'exposants soit accompagné de démonstrateurs ou artisans du métier.Une forge sera à la disposition des artisans en ferronnerie d’art.Un four sera construit et mis à la disposition des artistes en céramique, ixrterie et modelage.L’Ecole des Arts Domestiques de Québec nous enverra, en outre d'exhibits, quelques-uns de ses meilleurs artisans.La reliure, les vêtements crochetés, la sculpture sur bois, le tissage du lin, la vannerie, le tricot, le cuivre et l'étain repoussés, l’orfèvrerie et nombre d'autres domaines seront représentés dans cette manifestation de l’art domestique.Un comité d'artistes et architectes, présidé par M.Clarence Gagnon, le peintre par excellence des scènes de chez nous, verra à la construction de ces ateliers auxquels il donnera l’atmosphère propre aux métiers représentés.Tous ces ateliers seront construits dans les casernes militaires, dont la construction remonte à 1818.alors qu’à l'extérieur, sur les vastes pelouses entourées de fortifications, se dérouleront tous les soirs des divertissements de toute sorte, mais d'un caractère purement canadien.Un restaurant, à l’appellation de ”A la vieille Marmite”, sera installé dans l’ancienne poudrière construite quelque temps après la conquête.Ce restaurant, sous la direction d'un expert de renommée nationale, n'offrira aux clients que des plats exclusivement canadiens.Nous voulons révéler aux visiteurs étrangers et même à nos propres compatriotes, quelques secrets de la “table de chez nous".L'exposition du 9 juin prochain n'étant nullement une entreprise commerciale,, notre Commission en assume tous les.frais et fournit aux exposants dont son comité d’exhibits fera le choix, nombre d'avantages.Imol § OM IA ¦ CURL ¦ QUE .VOTRE .ARRIERE • GRAND-PtRt • BUVAIT biüi? PAGE 4 SAMEDI, 20 MAI 1939 — MONTREAL — SATURDAY MAY 20, 1939 LE DROIT D'ORGANISATION Au point de vue de l’ouvrier, de l’employeur et de l’Etat.La solution des problèmes affectant la direction de l’industrie et les employés soulève un intérêt de plus en plus important.Les employeurs, — mais tout particulièrement le jeune élément — montrent une attitude plus conciliante envers les unions ouvrières et les droits des salariés, ce qui permet d’envisager pour l’avenir plus d’harmonie et d’entente dans les lelations entre employeurs et employés.Il nous fait plaisir de publier en langue française quelques extraits d’une causerie faite dernièrement par M.Gustave Francq, secrétaire général de la Fédération provinciale du Travail du Québec, devant les membres d’un groupe du Junior Board of Trade de Montréal qui étudient tout spécialement les relations entre direction et personnel dans la vie industrielle.L’organisation des travailleurs dans le but de passer des contrats collectifs de travail a pris, au cours des dernières années, un développement qui revêt un caractère national dans tous les pays démocratiques.Mais pourquoi donc les ouvriers s’organisent-ils en unions ouvrières ?On pourrait dire avec raison que c’est le résultat de la dictature économique — qu’il ne faut pas confondre avec les dictatures politiques — qui est la caractéristique du système économique moderne et le résultat naturel d’une concurrence effrénée sans limites.On va même jusqu’à dire que cette dictature économique est si puissante qu’elle domine actuellement les gouvernements du monde.Pourquoi les ouvriers s'organisent-ils ?Premièrement, c’est parce qu’ils sentent dans leur for intérieur l’impulsion de le faire ; puis deuxièmement, parce qu’ils s’aperçoivent et savent que l’organisation peut améliorer leur situation.Ils ne font d’ailleurr que suivre l’exemple des groupes manufacturiers et professionnels qui de tout temps ont formé des associations pour promouvoir leur intérêt commun.Un économiste anglais, W.Stanley Jevons, disait il y a déjà plusieurs années, "que toutes les classes de la société étaient des trade-unionistes de coeur, ne différant l’une de l’autre que par l’audace, l’habileté et la discrétion avec lesquelles ils défendent leurs intérêts respectifs.” Mais même, bien avant lui, en 1835, Alexis de Troqueville, dans son ouvrage "La démocratie en Amérique", écrivait : "le penchant le plus naturel de l’homme après le droit d'agir par lui-même est de combiner ses efforts avec ceux de ses semblables et d'agir en commun avec eux.Je suis donc porté à conclure que le droit d'association est aussi inaliénable que le droit à la liberté individuelle.” Le droit d'organisation, un droit naturel.Répondant à cette impulsion et à ce désir naturels de s’unir pour leur avantage commun — cjo même façon que les autres classes de la société le font — les salariés formèrent des unions ouvrières.Sa Sainteté le pape Léon XIII va plus loin lorsqu'il dit : ‘‘former des associations volontaires est un droit naturel à l'homme, il s'en suit que le priver de ce droit est le rendre quelque chose de moins qu’un homme”.Le vénéré pape Pie XI répète cet enseignement et ajoute de plus que de nier à l'ouvrier ou le frustrer de ce droit naturel de former des associations ouvrières est une ‘‘injustice criminelle”.Les ouvriers s'organisent pour améliorer leurs conditions.Les ouvriers s'organisent parce qu'ils savent qu’ils doivent le faire pour améliorer leurs conditions de travail et leur situation.Ils réalisent ce qui se passe autour d'eux.Us savent fort bien qu’un marchandage individuel est chose inutile — surtout dans l'industrie à production en séries — où l’individu ne compte que pour bien peu ou même pas du tout.Us savent de plus que règle générale les plus bas salaires sont payés et les plus longues heures travaillées dans les industries non-unionisées et que c’est le contraire qui existe dans celles où les ouvriers sont bien organisés.Tout comme ils savent également que les employeurs sont organisés dans ce qu’ils appellent des “associations de commerce” ; ceci est tellement vrai que dans le recueil-bottin ‘‘Selected Trade Associations of the United States", publié par le Département du Commerce, on re- lève les noms et adresses de 2,400 associations' patronales.Us ont appris, souvent à leurs dépens, que les employeurs sont solidement organisés dans leur intérêt et pour leur protection mutuelle, que nombre d'entre eux sont ligués pour COMBATTRE LES UNIONS OUVRIERES.Tous ces faits sont connus des salariés, il n’est donc pas étonnant qu'au cours de ces quelques dernières années ils se sont organisés en nombres toujours croissants.Qui oserait les en blâmer ?Le droit d'organisation est constitutionnel.Qu’il me soit permis de référer au jugement rendu, le 12 avril 1938, par la Cour Suprême des Etats-Unis, dans la cause de Jones
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