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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 15 avril 1939
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1939-04, Collections de BAnQ.

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25e Année — No 15 SAMEDI, 15 AVRIL 1939 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 15, 1939 25th Year — No.15 DRINK DOW’S ALE Standard of Strength apd Quality % illmuï t (Ûiuiripf Uu fiiUor TRY BLACK HORSE ALE 100 Years of Brewing Experience behind it Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest « INSTRUIRE ET AMELIORER » Téléphone: LAncaster 5361 Le Travail Organisé triomphe L’hon.M.Lapointe présente un projet de loi par lequel l’intimidation des membres d’une union ouvrière devient une offense criminelle.— Ce n’est pas la reconnaissance explicite du droit d’organisation mais c’est un grand pas en avant dans la bonne direction.— Une comparaison entre la loi fédérale et la loi du Québec, la première protégera les membres des unions ouvrières, la seconde ne vise que la liberté individuelle du travail, elle désorganise sous prétexte d’organiser.Le droit d'organisation semble enfin avoir conquis droit de cité au Canada en dépit de tous les obstacles qu'on s'est plu à accumuler sur son chemin ; lorsqu'une mesure de ce genre fut présentée à la Chambre des Communes, l'an dernier, le gouvernement fit grand état du fait que d'après l'Acte de l'Amérique Britannique du Nord, le droit d'organisation était de juridiction provinciale.Le Congrès des Métiers et du Travail du Canada accepta cette manière de voir en autant qu'action pouvait être prise sous la loi civile mais ne voyait aucune raison plausible pour ne pas faire une offense criminelle le fait d'intervenir dans la liberté d'organisation d'un salarié, soit encore de refuser illégalement de l'employer ou de le congédier parce qu’il fait partie d'une union ouvrière.Dans le même ordre d'idées, M.J.-S.Woodsworth, M.P., le leader de la C .C.F„ introduisit au cours de la session actuelle du Parlement et ce pour la troisième fois un projet de loi de ce genre, connu cette année sous le nom de Bill No 5 ; l'hon.M.Lapointe, ministre de la Justice, reprit ce projet de loi comme mesure gouvernementale et proposa ce qui suit : "Tout employeur ou son agent, que ce soit un particulier, une compagnie ou une corporation, qui injustement et sans autorisation licite (A) refuse d’employer ou congédie une personne pour la seule raison que la dite personne est membre d’une union ouvrière légitime ou d’une association ou ligue d’ouvriers ou d’employés légitime formée pour l’avancement licite de leurs intérêts et organisée ixmr les protéger dans la réglementation des salaires et des conditions de travail ; (B) cherche par l’intimidation, par la menace de la perte d’une situation ou d’un emploi ou par la perte réelle d’une situation ou d’un emploi,ou par la menace ou l’imposition d’une peine pécuniaire à empêcher des travailleurs ou employés d’appartenir à cette union ouvrière ou à cette association ou ligue à laquelle ils ont légitimement droit d’appartenir : ou (C) conspire, complote, convient ou s’entend avec un autre employeur ou son agent pour accomplir l’un des actes mentionnés aux alinéas précédents ; "Est coupable d’une infraction punissable, sur mise en accusation ou sur déclaration sommaire de culpabilité devant deux juges de paix, et encourt, après déclaration de culpabilité, dans le cas d’un particulier, une amende d’au plus cent dollars ou un emprisonnement de trois mois, avec ou sans travaux forcés, et dans le cas d’une compagnie ou corporation, une amende d’au plus mille dollars”.Il est d'ores et déjà acquis que cette mesure recevra l'approbation de la Chambre des Communes et, espérons-le, celle du Sénat et qu’elle sera sanctionnée par le Gouverneur-Général ; ainsi une des revendications du Travail Organisé sera enfin réalisée, ce ne sera pas exactement la reconnaissance légale du droit d'organisation mais nous aurons gagné que la loi décrétera infraction le fait de refuser illégalement d'employer un salarié ou de le congédier parce qu'il est membre d'une union ouvrière.Vous verrez que les organisations rivales auront l'audace de prétendre que ce sont elles qui ont obtenu cette mesure.Nous ne pouvons nous empêcher de mettre en regard ce que le gouvernement Duplessis avait adopté, l'an dernier, à ce sujet par le Chapitre 49, 1 George VI, Loi des conventions collectives de travail, à l'article 39, qui se lit comme suit : “Quiconque empêche ou tente d’empêcher, directement ou indirectement, par menaces ou autrement, un salarié de faire partie d’une association ; ou “attente à la liberté de travail d’un salarié en le congédiant, en le faisant congédier, en tentant de le faire congédier ou en l’empêchant ou en tentant de l’empêcher d’obtenir du travail “a) parce qu’il fait partie d’une association, ou “b) PARCE QU’IL NE PAIT PARTIE D’AUCUNE ASSOCIATION, OU “c) parce qu’il ne fait pas partie d’une association particulière, “commet un acte illégal et est passible d’une amende n’excédant pas $25 et les frais pour la première offense, et à défaut de paiement de l’amende, d’un emprisonnement de quinze jours, et, à défaut de paiement des frais, d’un emprisonnement additionnel de huit jours ; pour la deuxième offense, d’une amende d’au moins $25 et d’au plus $75 et des frais et, à défaut de paiement de l’amende, ___ Le thé à son meilleur THÉ SALADA A bâtons rompus A qui la faute si les rues de Montréal sont impassables ?A l'hôtel de ville on jure ses grands dieux que c'est Québec qui est responsable de la situation actuelle.Seulement, au comité des bills privés, M.Duplessis a soutenu que si Montréal avait voulu, ses rues auraient été bien nettoyées, car l'argent nécessaire était à sa disposition.Tout ce que l'administration municipale avait à faire c'était de se servir sur les deux millions de dollars disponibles.Le maire Houde rétorque que loin d'avoir une couple de millions de dollars à jouer avec il y avait un déficit de 8200,000.Le premier ministre n'en démord pas et soutient qu'il n'y avait rien dans le bill spécial qui obligeait la Ville à dépenser ces deux millions de dollars de telle ou telle manière.Que nous ayons deux millions ou que nous soyons à court de 8200,000, une chose est certaine, c'est que les rues de Montréal sont dans un état déplorable et continueront de l'être tant que le beau soleil du bon Dieu n'aura pas fait fondre blocs de glace et bancs de neige de six pieds et plus.Une autre chose également certaine, c'est que si Montréal avait le droit et les pouvoirs voulus pour administrer ses affaires sans aller quémander permission de faire ceci ou cela à Québec, les choses marcheraient beaucoup mieux, nos édiles ne pourraient plus jeter le blâme sur d'autres et porteraient leurs responsabilités.Qui pourra un jour nous débarrasser de l'ingérence d'un tas de bonshommes de campagne qui siègent à Québec mais se fourrent le nez dans les affaires de Montréal, que certains d'entre eux n'ont même jamais vue.* # # ''On peut boire et rester tempérant".C'est la thèse qu'aurait développée le R.P.Lévesque, un dominicain, devant les membres de la Société des études juridiques de Québec, ces jours derniers ; c'est du moins ce que notre confrère Le Jour affirme et nous prenons sa parole.J'en suis.Ce que le révérend père dominicain a dit est absolument vrai.Je suis intempérant si je prends trois verres de gin tandis que je ne puis en supporter que deux ; mon voisin, lui, peut bien en prendre quatre s'il a une constitution pour en avaler une demi-douzaine, il reste alors absolument tempérant tandis que moi je suis devenu intempérant tout en buvant moins que lui.Il en est de même de tant d'autres choses, même en intellectualité : une personne peut fort bien lire tous les ouvrages mis à l'index par la loi du cadenas et s'instruire par cette lecture, tandis que chez une autre personne cela peut avoir un effet pernicieux.La première a un cerveau bien balancé, la seconde est une guenille qui subit toutes les influences bonnes ou mauvaises, c'est souvent le dernier qui a parlé à qui elle donne raison.Vous en connaissez des gens comme ça ?Ce qui prouve qu'on ne peut établir des règles rigides qu is'appliquent à tous, et qu'il faut être tempérant dans tout.* * * A Québec, on trouve les loyers trop élevés.C'est du moins ce que vient de décider la Ligue des locataires qui veut lancer une grande campagne pour faire baisser les loyers.Une déclaration typique a été faite, toutefois, à 1 effet que la nouvelle Association ne voulait nullement partir en guerre contre les propriétaires mais défendre exclusivement les droits des locataires.Diable ! comment peut-on faire l'un sans faire l'autre ?L intérêt du locataire, c est d avoir de bons logements salubres et de payer le moins de loyer possible ; celui du propriétaire, c'est de louer ses logements le plus cher possible tout en y faisant le strict minimum de réparations.Essayez donc de concilier ces deux extrêmes ! On trouvera, peut-être, le juste milieu, mais ce ne sera pas chose facile.(Suite à la quatrième paç/e) d un emprisonnement d’au moins un mois, et à défaut de paiement des frais, d’un emprisonnement additionnel de quinze jours et, pour toute offense subséquente d une amende de $100 et des frais et, à défaut de paiement de l’amende, d’un emprisonnement de deux mois et, à défaut de paiement des frais, d’un emprisonnement additionnel d’un mois.” Nous avons vivement protesté, l'an dernier, contre le sous-paragraphe b) qui, de l'avis du Travail Organisé, détruisait tout le bon effet dé cette legislation.Nous disions alors : "Nous avions demandé le droit d'organisation On a fait semblant de nous le concéder, mais on y a ajouté le droit de nous désorganiser en protégeant, sous le prétexte de liberté individuelle du travail, ceux qui ont toujours été des réfractaires à l'organisation, les briseurs de grèves ou scabs.En somme, le gouvernement cherche à détruire l'atelier d'union, les organisations ouvrières et à encourager cette formule équivoque du syndicalisme concrétisé dans les unions de compagnie".Nous étions dans le vrai, comme l'expérience l'a d'ailleurs prouvé ; si, comme tout permet de le croire, le projet de loi Lapointe est adopté — quoiqu'il n'aille pas aussi loin que nous le voudrions et qu'il renferme bien des lacunes — le Code criminel protégera à l'avenir l'ouvrier unioniste mais non pas le briseur de grève ou le scab.C'est un grand pas en avant.Bravo, M.Lapointe, et mille mercis à M.Woodsworth pour avoir, par sa ténacité en présentant le Bill No 62 en 1937, le Bill No 4 en 1938 et enfin le Bill No 5 cette année, fait comprendre au gouvernement Mackenzie King qu'il était impératif d'amender le Code criminel pour punir comme il convient les patrons dominateurs qui refusent à leurs employés le droit d'appartenir à l'union ouvrière de leur choix sous peine de congédiement ou de refus d'emploi.Et ce n'est que le commencement, car patience et longueur de temps font plus que force et que rage, nous finirons par obtenir toutes nos revendications parce qu'elles sont justes et légitimes.SOCIUS PAGE 2 SAMEDI, 15 AVRIL 1939 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 15, 1939 La n-— vie < des unions ouvrières par Ben.Droiet j LES PRESSIERS ET ASSISTANTS DE LONDRES, ANGLETERRE Nous recevons du confrère Fred Maxted, deuxième vice-président général de l’Union internationale des Pressiers d’Amérique, le communiqué suivant : Ce communiqué, émis par le confrère G.A.Isaacs, de la Société Nationale des Opérateurs Pressiers et Assistants, de Londres, Angleterre, au confrère Maxted, relate que cette socléaé avait célébré récemment son cinquantième anniversaire de fondation par un grand banquet auquel assistaient les sommités des unions ouvrières de Londres.Dans le but d'intéresser les nombreux convives, le comité d’organisation eut l'idée géniale de projeter sur l’écran un film montrant les unions associées de l'imprimerie de divers pays.Les éminents orateurs qui y adressèrent la parole félicitèrent vivement l’association des pressiers de son initiative de présenter aux intéressés les merveilles de l’imprimerie.Aux fins de faire voir, au Canada, l’importance de cet événement social, c'est l’intention de cette société de faire parvenir à qui de droit un de ses souvenirs qui pourrait être placé dans les bureaux des unions des métiers de l’imprimerie.‘ Nous désirons, en plus de cela", déclare M.Isaacs, “qu’un message, au nom de nos frères pressiers nous soit envoyé, ne contenant pas plus de cent cinquante mots, afin de le faire paraître dans le film que l’Association des Projectionnistes anglais est à préparer, et dans lequel ori a l'intention de faire figurer les messages des représentants des Unions de pressiers des Etats-Unis, du Canada, de la Nouvelle-Zélande, de l’Australie, de l’Afrique du Sud, etc., ainsi que de leur secrétariat général.” ECHOS DES TROIS-RIVIERES Conférence sur les coopératives.Depuis longtemps on entend parler de coopératives de production et de consommation ; les ouvriers se sont-ils réellement arrêtés aux bienfaits qu’elles peuvent procurer aux membres des unions internationales ?Cette thèse a été très bien développée, récemment, sous forme de causerie, par M.R.-L.English, employé du ministère des Mines et des Pêcheries du gouvernement fédéral, devant les membres du local 163 des Ouvriers de la pulpe et du sulfite des Trois-Rivières.Le conférencier se borna à démontrer qu'il fallait de toute nécessité un système nouveau et adapté à un monde nouveau.Il voit donc dans ce système la création d'un plus grand nombre de coopératives de consommation favorisées par les unions internationales, et comme il en existe déjà en notre ville, telle que “La Familiale”, qui est en opération depuis plusieurs mois et qui va de progrès en progrès.Le mouvement coopératif bien compris, dit l’orateur.est de première importance ; les affaires peuvent être opérées avec succès par le peuple et pour le peuple, sait que le désir du profit soit le motif dominant.Ici, M.English, fit un tableau du système démocratique actuel dans ses manifestations, mettant en lumière les terribles fautes et les imprévoyances de nos systèmes industriel et politique.Nous soyons très bien, dit-il, que le système démocratique avec ses imperfections est susceptible de changements futurs ; nous ne pouvons pas toujours nous compter sur la pension de vieillesse, l’assurance-chômage, l'aide aux mère nécessiteuses, etc., qui ne peuvent pas toujours durer.Des changements fondamentaux sont réclamés, non pas par une autocratie, non pas par une anarchie ou même par le socialisme, mais par une démocratie.Pensée et pratiquée par le mouvement coopératif, cette vie.cette liberté et cette poursuite du bonheur deviendra l'héritage des générations futures.M.English termina on montrant les bienfaits des coopératives dans les provinces maritimes.En 1930, s'ouvrit le département d’Extension de l’Université Saint-François-Xavier d'Antigonish.Les promoteurs appliquèrent intégralement, LES PEINTRES SONT MECONTENTS N’eut été un rapport intéressant qui a été présenté par les délégués au Conseil des Métiers et du Travail, la séance du local 349 de l’Union des Peintres, tenue lundi, aurait été plutôt assez courte.Le président Renaud présenta ce rapport.Au cours de ses remarques, il fit allusion à la question qui a été soumise par l’Union des Peintres au Conseil, pour que ce dernier use de son influence auprès de l’exécutif de Montréal, afin de faire redresser un grief au département des travaux deconstruction.Il appert qu’un certain contremaitre, plâtrier de son métier, dirigerait les travaux de peinture.A la suite de l’exposé de la question, le président Renaud dit que le Conseil des Métiers et du Travail, sur lequel on comptait beaucoup pour faire disparaître cette injustice, n’a pas cru bon de s’en occuper, malgré que son exécutif se soit montré disposé à se rendre à la demande de l’Union des Peintres.Il fit une sortie en règle contre le Conseil, disant que puisque “nous ne pouvons obtenir aucune faveur, il est donc inutile de continuer notre affiliation à ce corps ouvrier.” Plusieurs autres membres soutinrent résolument les remarques du confrère Renaud.Finalement, la question est restée sur la table pour être discutée à la prochaine assemblée, le 24 avril, et à laquelle tout l’effectif sera convoqué.On s’est plaint aussi que les ouvriers électriciens employés à la confection des enseignes électriques empiètent sur le travail des peintres, dans certains cas.Cette question sera soumise au Conseil des métiers de la construction.Les membres ont appris avec regret la mort du confrère Frank Barbeau, membre-fondateur de l'Union des Peintres.Une résolution de condoléances et de vives sympathies a été adoptée dans un profond silence.G.-R.BRUNET EST MORT C’est avec un vif regret que nous apprenons la mort de notre ami Georges-Raoul Brunet, arrivée mardi matin, en sa demeure, 2472, rue Sherbrooke Est.Le défunt était universellement connu dans le monde du Travail, tant en Europe, aux Etats-Unis, qu'au Canada.Il a occupé pendant plusieurs années la position de vice-président général de l’Union internationale des Pressiers et Assistants d’Amérique, et celle de secrétaire-financier du local 52 de Montréal, dont il avait été président de 1904 à 1907.A cette époque, il fut élu président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal.Il a occupé la charge d'officier des salaires raisonnables, de 1915 à 1921.Il fut échevin du quartier Saint-Eusèbe et marguillier de la paroisse du même nom.En 1927, il était élu délégué fraternel des unions internationales du Canada au Congrès des Unions ouvrières de la Grande-Bretagne et délégué de ces mômes unions au congrès de la Fédération Américaine du Travail en 1936.En 1935, il avait succédé au président J.-T.Foster à la présidence du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal.M.Brunet fut aussi président du Comité paritaire de l’Industrie de l'Imprimerie du district de Montréal.M.Brunet était en outre membre du Royal Arcanum et des Forestiers Catholiques.Il s'est éteint à l'âge de 57 ans, après une longue maladie.Il laisse son épouse, née Alida Huneault, deux filles, Mlles Annonciade et Des Neiges Brunet, et deux fils, Raoul et Ubald Brunet.A sa famille si durement éprouvée le Monde Ouvrier offre ses plus sincères sympathies.dans l’Est du Canada, les principes de Rochdale.Alors, pour instruire le peuple, on visa à rétablissements de cercles d’études composés de 5 à 10 personnes.C’est ainsi qu’on forme des coopératives.Le mouvement a pour but de former ses adeptes à l’esprit coopératif, à les instruire des questions sociales et économiques.UN HABIT DE L'UNION ACHETE PAR LE PAPE Les fervents de l’étiquette de l’union apprendront avec joie que Sa Sainteté le Pape Pie XII possède en sa garde-robe un habit “Prince Albert” revêtu de l’étiquette de l’Union amalgamée des Ouvriers de la confection pour hommes.Nous apprenons cette bonne nouvelle par la voix du journal “Advance”, organe officiel de cette importante organisation ouvrière du continent américain.Lors de sa visite aux Etats-Unis, l’an dernier, Son Eminence le cardinal Eugenio Pacelli, alors secrétaire d’Etat du Vatican, réalisa qu’il lui manquait un Imbit civil, dans sa garde-robe.Immédiatement, il se mit en communication téléphonique de New-York à Boston avec la firme Angeio Spignardi, le fameux tailleur avec sa coupe impeccable, et où l’agent d’affaires du local No 12, le confrère George Cagliuso travaillait.Cet appel était pressant, car il ne restait que trois jours au cardinal pour son retour à Rome, émanait du palais archiépiscopal du cardinal Patrick Hayes, et demandait que quelqu'un soit envoyé sans retard pour diriger la confection de cet habit civil pour le cardinal Pacelli.Le confrère George Cagliuso fut donc chargé de ce travail délicat et il en fut des plus honorés.Ce fut aussi un réel triomphe pour les tailleurs organisés de Boston.LES TRAVAILLEURS DU METAL EN FEUILLES Les travailleurs du métal en feuilles tenaient, mardi dernier, une assemblée des plus intéressantes.Au début de la séance, le président Philias Gariépy fit prêter l'obligation à une dizaine de nouveaux membres.Au rapport de ses activités, l'agent d’affaires Onésime Renaud donna les raisons pour lesquelles les représentants du local 116 au comité de négociations ne voulurent point signer le nouveau contrat collectif de travail des métiers de la construction.Il appert que les nouvelles industries manufacturières d’aéroplanes et autres matériels de guerre seraient aptes à donner la préférence de l'emploi aux travailleurs du métal en feuilles et à leur payer des salaires supérieurs à ceux fixés par le contrat collectif de la construction.M.Renaud ajoute que tout laisse prévoir que d’ici à quelques semaines la main-d'oeuvre dans l’industrie sera très rare.M.Renaud fit aussi part à la nombreuse assistance du rapport du nouveau président de l’Union internationale, le confrère Robert Byron, informant que depuis douze ans l’effectif de l’union internationale sur la côte du Pacifique avait augmenté de 100 pour cent.Le président général souhaite au local 116 de réussir à convaincre tous les ouvriers du métal en feuilles de Montréal, rappelant que c'est par la force numérique qu’ils obtiendront des salaires qui conviennent à leur profession.Un effort sera tenté bientôt pour recruter la petite minorité de ces travailleurs qui ne sont pas encore membres le l’Union internationale.LES MISERES DES OUVRIERS DU PRELART L'Union des Ouvriers du prelart, local 600, tenait, mercredi soir, une séance très courte, en vue du fait que des circonstances incontrôlables ont empêché un grand nombre de membres d'y asssiter.Le confrère Léo Binette était à son poste de président, assisté des autres officiers.On s’intéressa vivement à discuter les piètres conditions de travail qui existent aux ateliers de la Dominion Oil Cloth, à Montréal.D’après ce qui fut rapporté, il est inhumain de la part de ceux qui ont la mission de diriger les ouvriers d’exiger d’eux le transport, d’un département à l’autre, de marchandises d'une pesanteur exagérée.Il appert que ce travail, qui est très dur, demanderait l’emploi de plus d’un ouvrier.Cependant, ce travail forçant s’exécute sans aucune rémunération supplémenttaire.Cette question a soulevé un mécontentement général et on se demande comment il se fait que ceux qui sont contraints de travailler dans ces conditions s’obstinent à ne pas vouloir comprendre qu’ils doivent s’unir pour faire disparaître des misères.Pour la prochaine assemblée, qui aura lieu le 19 courant, les intéressés seront invités à venir exposer cette situation sous son vrai jour et aviser aux moyens d’y remédier.UN DEBAT INATTENDU AU CONSEIL DES METIERS ET DU TRAVAIL Au cours de la dernière séance du Conseil des Métiers et du Travail, tenue jeudi de la semaine dernière, en la salle de l’Assistance Publique, sous la présidence du président Raoul Trépanier, il s’est produit un incident inattendu.C’est à la suite d’une question posée par le délégué David Wolfe, au sujet du bill 88, devenu loi, niant aux unions non incorporées le droit de poursuivre devant les tribunaux une firme quelconque pour bris de contrat ou autre dommage causé.Il fit allusion au jugement de l’hon juge Fabre-Surveyer, confirmant l'inabilité à poursuivre de l’union internationale de la confection pour dames parce que celle-ci n’est pas incorporée.Une discussion assez acerbe s’engagea de part et d’autre qui devint très animée, alors que le délégué Claude Jodoin fit allusion à l’Action démocratique.Il expliqua les faits se rattachant a la poursuite de $122,00 intentée à la Rose Dress par l’union internationale, en réclamation de salaires dus aux ouvriers et ouvrières depuis le début de la grève qui existe dans cette industrie.Le délégué Jodoin fit voir toute l’iniquité de la loi, en ce qui concerne cette cause, et par inadvertance probablement, il eut le malheur de parler de l’Action démocratique comme étant la seule qui puisse, sur le terrain politique, combattre les lois iniques qui sont inscrites dans les statuts de cette province.A l’énoncé de cette déclaration, le délégué Arthur Martel, président de la Fédération provinciale du Travail, protesta avec véhémence et soutint que les règlements du Conseil des Métiers interdisaient l'introduction de la politique dans ses délibérations.Par conséquent, il souleva un point d’ordre que le président Trépanier ne voulut point reconnoitre en ordonnant au délégué Martel de cesser ses interrup-ou bien de s’en aller.Toutefois, le délégué Martel continua quand même à protester chaque fois que les mots : “Action démocratique” étaient prononcés par le délégué Jodoin ; il fut donc chaque fois rappelé à l’ordre et finalement il quitta l’assemblée en protestant.Le délégué Martel représente la Fraternité Unie des Charpentiers et Menuisiers au Conseil des Métiers.Souhaitons que cet incident n’ait pas de répercussions malheureuses chez les unions qu’il représente.Continuant la discussion, le délégué A.Galt, de l'Union des Plombiers, local 144 soutint avec force que la clause du Code civil, qui enlève aux unions non incorporées le droit d’intenter des poursuites devant les tribunaux du pays était une mesure anti-britannique et inconstitutionnelle.Le délégué Jodoin fit connaître que l'union internationale de la confection pour dames en appellera du jugement de l’hon.juge Fabre-Surveyer.* * * L’exécutif soumit un rapport volumineux ; il recommanda entre autres l’adoption d’un rapport important concernant les réparations qui sont en cours au manège de la rue Craig ; l’étude du bill No 5.relativement au droit d’association et de piquetago ; sur ces deux questions il est suggéré d’attendre la décision du Congrès des Métiers et du Travail du Canada ; réponse du ministère de la Défense, donnant les raisons d’une enquête sur les salaires dans les fabriques de munitions et d’armements.Parmi les autres questions étudiées, nous remarquons : Une communication de la Fédération provinciale du Travail donnant les objections au bill No 42, amendant la loi des salaires raisonnables ; protestation du local 349 de l’Union des Peintres, contre l’emploi, en qualité de contremaitre, pour les travaux de peinture à l’hôtel de ville, d’un certain personnage qui n’est même pas du métier.Après discussion, il fut décidé que cette question était du ressort du Conseil des métiers de la construction auquel la communication fut renvoyée.Une demande de l’Union des Cigariers de Toronto, au sujet des cigares de l’union, fut référée à la Ligue de l’Etiquette unioniste.Le confrère Alzée Bastien intéressa les délégués en leur parlant de son entreprise : une boulangerie d’union.h£S GRADS SAMEDI, 15 AVRIL 1939 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 15, 1939 PAGE 3 Ce que pensent nos lecteurs LE STATUT DES UNIONS Monsieur le Rédacteur, ¦‘Le Monde Ouvrier", Montréal, Québec.Cher monsieur, Mes félicitations les plus sincères pour avoir publié, dans le dernier numéro de votre journal, un article aussi bien documenté sur le "Statut de nos unions ouvrières", sous la signature de votre habile "SOCIUS".11 est malheureux que le nombre des lecteurs du Monde Ouvrier ne se compose pas de toute la population de la province.Cet article serait une révélation pour plusieurs, surtout ceux qui s’alimentent it des sources si peu renseignées sur le statut de nos unions nord-américaines.Pour tous ceux de nous, qui avons fait partie de ces dernières, depuis des années, même avant qu’on ait pensé aux ouvriers dans le Quebec, on a jamais pu nous bourrer le crâne avec toutes sortes de chimères insignifiantes.Tout de même, en fardant ce mouvement syndicaliste de catholicisme, on en a pas moins réussi à diviser les travailleurs contre eux-mêmes.On aurait été au service dès patrons retors, qu'on n’aurait pas mieux réussi à servir leurs intérêts mesquins.Ce catholicisme cependant, dont on fait si grand état, n’a jamais impressionné outre mesure les gens de bonne loi et renseigné sur les choses ouvrières.Ceux-ci imbus de convictions profondes dans leur foi religieuse, ne se contentent pas d'un déploiement de surface.Ils en ont entrevu les conséquences; car ils avaient eux aussi puisé leurs renseignements dans les Encycliques et autres documents du genre.Ils en avaient analysé les énoncés et les avaient compris.En d’autres termes, il y a belle lurette qül> nous avions distingué le racisme dans les couches profondes du mouvement dont on prétendait être toute de foi religieuse.Mais les éléments "batistards” qui appuient celui-ci ainsi que nos “sociétés en istes et iolcs” indiquent clairement avec quel bois on se chauffe chez nos amis.On pourrait dire que c’est du crétinisme, tout ce qui n'a que la haine pour tout ce que les “bret-teurs de grosse caisse" n’ont pu faire éclore dans leur cerveau restreint par un système scolaire désuet et un développement intellectuel chimérique qui nous forme de jeunes étourdis.Espérons que le travail de propagande de "Socius” portera des fruits heureux.Assurément, nos gens devront, à la suite des déclarations de Mgr J.Haas, qu’on a reproduit, entrevoir la lumière.On saura distinguer à l'avenir entre le racique crétin et la foi religieuse.En plus, ils devront comprendre que nous étions bien inspirés de ne pas nous laisser entraîner dans ces mouvements inutiles et contraires aux meilleurs intérêts de la classe ouvrière dans notre province.On comprendra aussi que notre religion étant universelle, il n'y a pas de barrière entre nations et qu'il n'est pas nécessaire de parler français pour être bon catholique.Si nous aimons notre langue maternelle, qui est d’une si haute perfection, elle n’est certainement pas de celles qui puisse servir la haine.Donc, servons-nous-en pour faire le bien et que “Socius” continue son bon travail, il est sûrement un de ceux qui méritent une mention spéciale, Votre tout dévoué, Chs.MASSE.BRAVO, SOCIUS Ce fut certainement un plaisir de lire dans le "Monde Ouvrier" du 8 courant l’article de Socius dans lequel il fait une mise au point pas banale à nos détracteurs qui réclament pour eux toutes les vertus chrétiennes mais qui ont recours à la calomnie et au mensonge pour tomber sur ceux qui peuvent se donner le crédit d’avir contribué à obtenir un certain bien-être à la classe ouvrière, aussi léger fut-il.Il est juste de dire que les unions internationales auraient fait beaucoup plus pour les classes travaillantes n’eut été la malheureuse division dans les rangs ouvriers créée par les syndicats catholiques du Québec, division dont nous sommes loin d’être responsables.Les syndicats catholiques se glorifient des succès obtenus grâce aux conventions collectives de travail, ils oublient de dire toutefpis comment nombre de ces contrats de travail sont obtenus, Socius le leur dit bien carrément dans sa mise au point qui se lit comme suit: “Le mou- vement syndical catholique fut favorisé à ses débuts par tout ce qui était opposé au développement du trade-unionisme dans le Québec", mais je me permets d'ajouter que ce favoritisme leur est continué en autant qu’ils feront le jeu de certains employeurs.Les preuves foisonnent, n'avons-nous pas vu ici même dans la ville de Québec le Syndicat catholique des boulangers signer une entente de travail avec les patrons-pâtissiers, qui décrétait des salaires de famine, procurez-vous une copie de cette entente au Ministère du Travail, vous serez convaincus; de plus, ceci fut fait de connivence avec un représentant patronal dans le but unique de détruire le local de l’union internationale des biscuitiers et pâtissiers.Notez que ce syndicat catholique avait en tout et partout cinq biscuitiers dont la contribution aurait été payée, trois mois d'avance, par leur patron.Edifiant n’est-ce pas?Prenons maintenant le contrat dans l'industrie de la fourrure, également passé par le syndicat catholique qui ne comptait même pas quinze membres, tel que l'affirma un de ces derniers.Toujours à l’instigation d’un certain patron qui se vante d’être imbu d’un grand esprit chrétien mais se refuse de payer à ceux qu'il emploie un salaire raisonnable en contradiction flagrante des enseignements des Encycliques qu’il invoqua si éloquemment au cours de conférences qu'il fit; comble d’audace ce même patron n’affirmait-il pas que les unions internationales étaient la cause du marasme dans lequel croupit l’industrie de la chaussure à Québec par suite des nombreuses grèves qu’elles avaient suscitées, il prouve par là son ignorance car il est un fait notoire que les unions internationales de ia chaussure n'ont jamais eu dans Québec une organisation assez forte pour déclencher une grève; ceux qui sont responsables de ces grèves étaient précisément les syndicats que ce patron vantard et ignorant semble supporter.Voyons ce que disait M.Alfred Charpentier à r'Agora" du dimanche reproduit dans la “Vie Syndicale" de février dernier.D’après lui, les syndicats catholiques emploient des méthodes honnêtes tant dans leurs campagnes d'organisation que dans le déclanchement des grèves qu'ils font, tandis que les unions internationales ont recours à l'intimidation et à la violence, il a précisé “certaines” pour mieux couvrir la calomnie mais il prend soi d’oublier les actes de quelques-uns de ces syndiqués qui non contents d'avoir encerclé de fil de fer barbelé la résidence d’un manufacturier ont profité de ce que ce patron avait été aux trois-quarts assommé pour lui faire signer une entente et ce sous l’inspiration d’un officier supérieur d’un syndicat, c’est du moins ce que les journaux ont rapporté.Je conclus qu’avant de faire la morale aux autres, ces chers “syndiqués" devraient faire leur propre examen de conscience, ils comprendraient qu'ils sont une nuisance sur toute la ligne, qu'ils sèment la division entre catholiques, et entre catholiques et non-catholiques, ils réaliseraient également que leur manque de charité chrétienne affecte non seulement les catholiques qui sont membres des unions internationales mais aussi — s'ils ne le savent pas — un nombre respectable de prêtres et de religieux qui sont les enfants de membres de nos unions qui ont pu leur donner l’éducation nécessaire et leur permettre de suivre leur vocation grâce aux salaires raisonnables que lesdites unions internationales ont contribué à leur faire obtenir.Nos détracteurs ont-ils jamais songé à cela?Jos.MATTE.L'INDEX DES UNIONS OUVRIERES En considération de la publicité que nous donnons depuis quelques semaines au Travail Organisé de la ville de Québec, dans sa campagne d’éducation et de propagande à la radio qui se poursuit activement, en publiant in-extenso le texte de ces causeries, nous avons été contraints de suspendre momentanément et de temps à autre la publication de l’index des unions ouvrières, faute d’espace, les unions intéressées ne nous en voudront pas de ce fait.LE MONDE OUVRIER.-: o :- PROTEGEONS NOTRE EMPLOI L’étiquette de l’union, si elle était demandée partout et toujours, par les ouvriers organisés, serait la meilleure sauvegarde de leurs positions.Conséquemment, exigeons-la sur tout ce que nous achetons.POURQUOI TANT DE ROBOTS A LA LEGISLATURE DE QUEBEC M.Duplessis a nié comme un beau diable dans l’eau bénite qu’il ait promis aux électeurs, en 1935 et en 1936, que s’il escamotait le pouvoir, il réduirait le nombre des députés de 90 à 65, à la Législature.Il a nié aussi qu’il se soit engagé à abolir le Conseil Législatif, malgré l’al-firmation catégorique de tous les anciens amis, les Hamel, les Drouin, les Gouin et les Chaloult.Il nierait même être le fils de son père si cela pouvait l’aider à sortir d’un mauvais pas, en répudiant, par exemple, toutes ses promesses électorales.L’un de nos collaborateurs, dans le numéro de L’Autorité du 11 février, estimait, d’après des chiffres incontestables, que ia population urbaine de la province, est actuellement de 67%, et la population rurale de 3371.Or, d’après l’Annuaire Statistique, la situation est bien plus effrayante.La population urbaine, à l’heure actuelle, atteindrait 73% du Québec, et la population rurale 27% seulement.Les chiffres sont catastrophiques.En 1871, urbains 48%, ruraux, 52' ; ; en 1933, urbains 63%, ruraux, 37% ; en 1938, urbains, 73%, ruraux, 27%.Malgré cela, les comtés urbains continuent d’être représentés par 25 députés à la Législature et les comtés ruraux par 65.M.Duplessis sera d’autant plus porté à conserver le statu quo que les villes, à commencer par Montréal et Québec, ont tendance à se détacher de sa politique.Preuve qu’il n’entend pas changer la situation actuelle, il a déclaré, ou ses affidés ont déclaré pour lui, que l’ile de Montréal en resterait tout de même à 15 représentants.On continuera d’abandonner les destinées de la province à des imbéciles, tels les Nil Larivière, du Témiscamingue, Patrice Tardif, de Frontenac, et autres nullités de même acabit.Entre temps, où s’en va le Québec avec cette chasse-galerie?A tous les diables, c’est bien le cas de la dire.Aussi longtemps qu’on laissera ceux qui ont le droit à des représentants d’être gouvernés par ceux qui n’en ont pas.—L’Autorité.* * * On ne doit pas plier la radio aux goûts du peuple, mais on doit enseigner au peuple le beau et le vrai.La radio doit servir au divertissement des masses et à leur instruction, non pas servir des Sociétés anonymes et des trusts.—En Avant.* * * La haute politique, nas grands journaux, les belles doctrines.Quelles choses sublimes! Mais c’est toujours l’argent qui mène.Axiome : quand on pue, l’argent n’a pas d’odeur.—En Avant.* * * Et voilà voilà comment les quelques lois ouvrières qu’on nous a données sont respectées sous le gouvernement Duplessis! Au moins sous l’ancien régime il y avait à la tête de la Commission du Salaire Minimum, un homme énergique et compétent qui avait réussi à styler une équipe d'inspecteurs qui ne s’en laissaient pas facilement imposer.J'ai moi-même collaboré au travail de M.Gus.Francq et je sais tout ce qu'il a fait dans son milieu.Comme tant d’autres fonctionnaires compétents, M.Francq a été mis à la porte par le régime qui semble tenir à l’incompétence et qui, en tout cas, ne se fait aucun scrupule de sacrifier nos plus chers intérêts pour trouver un trou à ses créatures politiques.Ne soyons pas surpris si l'exploitation de la main-d'œuvre a augmenté au Quebec depuis deux ans.—L’Homme Libre.CHEZ LES DEBARDEURS DES TROIS-RIVIERES L’Union des Débardeurs, local 1412, des Trois-Rivières, tenait récemment une assemblée intéressante, sous la présidence du confrère J.-B.Beaudoin.Le local avait l’honneur de recevoir la visite des membres du comité de recrutement du Conseil des Métiers et du Travail des Trois-Rivières, les confrères M.Giguè-re, Alwyn Duval et Victor Vallée.Le premier à adresser la parole fut le confrère M.Giguère, qui félicita les officiers et les membres de l’intérêt qu'ils portent à leur union.Continuez, dit-il, avec ténacité et impreignez-vous du principe : “Un pour tous, tous pour un”.L'orateur avoua qu’il ne croyait pas que les débardeurs étaient si bien organisés.Les confrères V.Vallée, A.Duval et Ernest Buisson adressèrent également quelques mots.Le confrère Ernest Buisson vient d'être choisi par le comité de recrutement du Conseil pour aider à ce travail ; il raconte les sacrifices du début et dit que ses efforts ont eu des résultats satisfaisants.DEMANDE DE DIVOItCE Avis est par les présentes donné que Marv Hope Beers, de la Cité de Montréal, dans le district de Montréal, dans la Province de Québec, s’adressera au Parlement du Canada, a la prochaine session, afin d'obtenir un bill de divorce d’avec son mari, Herbert Percival Alvin Boss, de la Cité de Montréal, uaiiH le district de Montreal dans la Province de Québec, demeurant présentement dans la dite Cité de Montréal, pour cause d’adultère et d’abandon.A Montréal, le 27ièine jour d’avril 10.'kS t John E.C.Elliott.101’ om‘Ht ruo St-Jacques, Montréal.Qué.J-'1* Procureurs de la requérante.DEMANDE DE DÏTOKCE T, A'J8 Par les présentes donné que Rose Edith uiner Raznr, d’Outremont, Qué., s’adressera au Parlement du Canada, il sa présente ou proehaine session, afin d’obtenir un bill de divorce d’avec son mari, Lewis \V.Pazar, mare hand do Montréal, Qué., pour eause d’adultère et d’abandon.Montréal, Qué.1S février 10.30._ RÀPPAPORT & OA RONCE, 11'lo Procureurs de la requérante.DEMANDEZ LA BIERE POPULAIRE 1 ASK FOR THE POPULAR BEER t MOLSON J Brassée à Montréal depuis ' Brewed in Montreal since 153 ANS 153 YEARS PAGE 4 SAMEDI, 15 AVRIL 1939 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 15, 1939 A BATONS ROMPUS (Suite de la première page) Le Conseil central des syndicats catholiques de Chicoutimi voudrait que le "catéchisme syndical" soit enseigné dans les écoles catholiques de la province dès le mois de septembre prochain.Fort bien, cela fera peut-être l'affaire de quelques syndicats catholiques qui y verront un moyen facile de pousser leur marchandise, mais cela sera-t-il dans l'intérêt de la classe ouvrière en général ?Si les protestants faisaient la même chose, vous voyez d'ici le résultat : diviser de plus en plus les ouvriers — d'un côté les catholiques, de l'autre, les protestants.Non, mais ce que le patronat aurait beau jeu : détruire les uns d'abord et les autres ensuite.Et encore quel serait ce catéchisme syndical ?L'Eglise catholique aux Etats-Unis non seulement recommande mais fait une obligation morale aux ouvriers catholiques — et à tout salarié, comme question de fait — de joindre une union ouvrière affiliée à la Fédération Américaine du Travail, au Congrès d'organisation industrielle ou aux Fraternités d'employés de chemins de fer.Ici, dans le Québec, ce catéchisme syndical défendra-t-il aux ouvriers catholiques de joindre les mêmes unions recommandées par l'Eglise catholique des Etats-Unis ?Avez-vous songé à cela, tas de faux frères ?Vous me faites penser à la parabole du pharisien et du publicain.* * * Qui nous disait dans le temps lorsque le Travail Organisé réclamait le contrôle d'Etat sur la vente des spiritueux, que cela ne paierait pas ?Cette année, la régie des liqueurs accuse un surplus de SIX MILLIONS DE DOLLARS.Les ventes se sont élevées à plus de 17 millions de dollars.Non, cela ne paie pas ! Plus d'un tiers de profits.C'est probablement pour cela que la Commission des liqueurs a augmenté le prix de sa marchandise de 10 cents la bouteille.Il y en a d'autres qui prétendent qu'on ne boit pas dans le Québec.Juge un peu, mon bon, si on buvait, qu'est-ce que ce serait ?* * * Québec ne veut pas qu'Ottawa lui dame le pion : il paraîtrait qu'on voudrait que Sa Majesté le Roi prorogue lui-même les Chambres provinciales, tout comme on s'attend à ce qu’il fasse la même chose pour la Chambre des Communes.Personnellement, je n'y ai aucune objection, il y a des milliers et des milliers d'autres citoyens à qui cela est absolument indifférent.Je ne puis m'empêcher de trouver drôle qu'on se débatte comme des diablotins dans l'eau bénite pour ne pas être englobés dans les affaires de l'Empire Britannique, qu'on prêche le séparatisme et en même temps qu'on fourre le Roi dans nos petites affaires provinciales.Ne serait-ce pas un coup monté pour se faire "sirer" ou accrocher un petit bout de ruban ?L'AVENIR D'UN PAYS ET LA COLONISATION ! Un homme d'Etat américain, Daniel Webster, disait un jour ces paroles remplies de vérité: "N’oublions jamais que la culture du "sol est le plus important travail de "l'homme.Un pays qui a perdu le goût de "l'agriculture n'a qu’un avenir instable."S'il est une leçon de l'histoire qui ne se "trompe pas c’est bien celle qui enseigne "que la force d'une nation repose sur le "sol".Bien avant l'époque de la grande industrie, alors que l'agriculture était l’occupation de la majorité de la population, Daniel Webster avait su discerner l’importance primordiale de cette richesse dans l'économie d’une nation.Il n’avait peut-être pas prévu qu'un jour la grande industrie viendrait prendre la première place dans l’échelle des occupations humaines, mais il comprenait néanmoins que l’agriculture était et devait demeurer fl la base de l’économie politique et sociale d’un peuple.Le problème moderne, les grandes inventions, les ‘nouvelles conceptions sociales ont amené des améliorations sensibles dans le bien-être individuel de l’homme.D’un autre côté, cependant, on a assisté à la désertion des campagnes; on a vu s’affirmer chez une grande partie de notre population rurale un dégoût marqué des choses du sol.Cette désertion des campagnes nous a mené depuis quelques années, un mal, dont on ne semble pouvoir se guérir.Ce mal c’est le chômage.Une grande partie de notre population qui vivait autrefois de la terre est aujourd’hui forcée de tendre la main.Beaucoup d'autres qui reçoivent un salaire à peine suffisant pour se nourrir seront bientôt forcés de solliciter le même secours.Nous semblons avoir perdu le goût de l’agriculture.Ceci ne peut nous mener qu’fi un avenir instable, si nous en concluons comme Daniel Webster.Pour assurer la stabilité économique et sociale du pays il faut donc s’attaquer sans tarder à une double besogne: le maintien au sol et le retour il la terre.Depuis quelques années, il s’est fait de louables efforts pour tâcher de garder â la terre notre population rurale.L’organisation de la vie et du travail de nos paysans, la diffusion de méthodes nouvelles, l’appel â la coopération sous toutes ses formes commencent déjà â démontrer qu’avec des moydhs appropriés on peut enrayer l’influence néfaste de la vie moderne des villes et garder à la terre les fils du sol.Le retour â la terre de nos cultivateurs exilés en ville a fait également des pro- RAOUL BRUNET EST MORT Ce fut une nouvelle foudroyante qui nous parvint mardi matin, notre vieux camarade Brunet venait de succomber à la maladie qui le minait depuis déjà assez longtemps mais en dépit de cela comme il restait toujours sur la brèche, rien ne faisait prévoir une fin si rapprochée; il était venu passer quelques heures à nos bureaux il y a à peine quelques jours; nous avions formé des projets d'avenir, il nous avait promis son concours dans la campagne d’cducation et de propagande de la Fédération Provinciale du Travail.Combien de fois ne lui avais-je pas recommandé de ménager ses forces, sa santé, peine perdue; le mouvement l’intéressait par dessus tout, depuis tant d’années que nous luttions ensemble, nous nous comprenions et cela le regaillardissait de parler de tout ce qui lui tenait tant à coeur.Il est mort ou plutôt il est tout simplement parti pour un monde meilleur, sa pensée continuera à planer sur nous, à suivre nos efforts, nos travaux.Raoul Brunet jouissait de l’estime de tous ceux qui le connaissaient, qui venaient en contact avec lui, mais c’était vers les siens qu’il se tournait de préférence, sa femme, ses enfants, sa famille, mais encore toujours sa grande famille: la classe ouvrière, qu'il a servie avec dévouement toute sa vie, des milliers d’ouvriers qu’il a aidés de sa parole chaude, et de son esprit (Porganisation lui doivent une dette de reconnaissance éternelle, il s’est dépensé pour eux sans compter, les a défendus toujours envers et contre tous.C’était un grand coeur d’homme et on peut dire de lui en toute sincérité: "il a passé en faisant le bien”.Qu’il repose en paix, sa mémoire vivra longtemps.Gus.FRANCQ.grès.Beaucoup de ces victimes du chômage ont aujourd'hui retrouvé un moyen d’existence qui met le travail en honneur et qui leur permet d’envisager l'avenir avec confiance.Evidemment, il reste beaucoup à faire de ce côté et c’est à l’établissement de notre jeunesse rurale qu’il faut donner aujourd’hui toute l’at- Z-J4- ON'FAIT LES SUCRES IÛCU# 7 GENEVA RECETTE ORIGINALE DE LA "PONCE"! • L« jus d'un cition • Sucre au goût* • Eau bien chaude • Une pincée de mutcade • Deux doigts de GIN de KUyPER ?Le GIN de KUYPER ne contient pas de sucre.NV Distillé et embouteillé au Canada tou» la sur velllanee directe de 10 onces 90c J0HN da KUYPER lu onces y\jc.& S0N DIlti|,ateUfli _ _ 5q 00 Rotterdam, Hollande.26 onces JL.on Maison fondée 40 onces 2.Bn 1695 mm Miffi mm, iMiêûti Index des unions ouvrières Labor Unions Directory ALLIED PRINTING TRADES COUNCIL.— To promote the interests of the Allied Union Label (which can be had in French or English).The following organizations comprise Council: The Typographical Union No.17G; Jacques Cartier Typographical Union No.145; Printing Pressmen and Assistants' Union No.52; Bookbinders’ Union No.91; Photo Engravers’ Union No.9; .Stereotypers and Electrotypers’ Union No.23; Amalgamated Lithographers of America No.27; President, W.Forrest; vice-president, C.Arpln; Kec.-Sec., A.F.Uicard ; Sec.-Treasurer, James Phillip.Room 103, CSG Notre Dame West.Executive: John Moore, A.Quéry and John Kelly.Auditors: J.A.Ardotiin.los.Deslong-ciiamps.it.D.Leonard.Tel MA.7489.Council meets second Tuesday of each month at 909 St.Lawrence blvd.CONSEIL DES METIERS ET DU TRAVAIL DE MONTREAL — MONTREAL TRADES AND LABOR COUNCIL.— Meets every 1st and 3rd Thursday of each month — s'assemble les premier et troisième jeudis de chaque mois, A la salie de l'Assistance Publique, 458, rue Lagauchotlôre Est.Président, Raoul Trépaner.1153, rue Saint-Denis, Tél.LAn.2503 ; secrétaire-correspondant — correspondingsecretary, J.-H.Gariépy, 11, rue Saint-Paul Ouest, Tél.LAn.53G1 : vice-présidents, Alfred Mathieu.2348, rue Chapleau, Tél.CH.0150 & d.-A.Sullivan, 1430, rue Bleury, Tél.MA.3817.TIER No 145.S’assemble le 1er samedi du mois, à la salle de l’Union du Commerce, 1079, rue Berri.Président, Charles Coutil 2058, rue St-Antoine.Tél.FI.4227: secrétaire trésorier, Chs.K.Chalifour, 7430, Christophe-Colomb, tél DO.3771.TYPOGRAPHICAL UNION No.170—Meets first Saturday of each month at the Mount Royal Hotel.Raymond M.Bennett, President.J3< Melrose Ave., Verdun; James Phillip, Secretary-Treasurer, Room 103, GS0 Notre-Dames W.; Business hours: 9.00 a.in.to 5 P-m.; Saturday, 0.00 n.m.to 1.00 p.m.; MA.7489.Local .110.—S assemble le 2e et le lundi du mois nu 1331A rue Ste-Cntherine est.Présl-J,’’'!1' Renaud, 5G0 Congrégation, Fttzroy 0!llb; vice-président.C.-A.Mondor, 4227 rna Montana; secrétaire-correspondant, B.OU bert, 8(121! Henri-Julien ; trésorier, L.-P.Bols-Reûe, 45112 rue Marquette; secrétaire-financier, , Ciervai8, 2585 blvd Gouln ; conducteur, A.Goudreau, 9078B Notre-Daines Est; Auditeurs: Arthur lîoismenu, 4021 Colonial; Clovis reil' V0.?"1', Delorimier; Gaston Itenaml, .102.3 Chambord ; gardien, Joseph Girard, 8145 rue Saint-André.* «nvi a imj .iiw.x i nr.ti pi: la fraternité u.nik des ciia I'ENTIEES-MENUISIERS D'VMKICiqi K MONTREAL DISTRICT OP CAItl’ENTEl AN'I) JOINERS OP AMERICA.— Preside) Esdras Secours; vice-prêshlent, F.Douce trésorier, E.I.nnthier; secrétaire, Pierre I levre; gardien, Xénon Primeau; agents d’t raires, Ed.Toussaint et E.Dernier.Assemblée cliiuiiie mercredi, il Hhr, du st au Monument National, chambre 10.U.I., 1.34, s'assemble tous les lundis soi un Monument, National, chambre 11, Piei Lefèvre, secrétaire.U.L.178, s’assemble tous les 1er et ,3e jeui (le chaque mois, au Monument Nation chambre 10, .les.Itemy, secrétaire, 88 rue Henri-Julien.U.!.1127, s’assemble tous les 2e et 4e lu dis.au Monument National, eh.10, Kudo I ritneau, secrétaire, 11,1-ln Ave., Verdun, !.I,.1211, s'assemble tous les 2e et le je (iis, il 904, Ste-Catherine ouest, Il 11 Si ter, secrétaire, 2282, Oxford Ave., N.D.U.!.1300, s'assemble tous les 1er et lundis, il 40.30, Notre-Dame ouest.Il Ma irtiî1' secrétaire, 3845, rue Claude, Verdun, 'i-J' y 4i’’ s Assemble tous les lors lundis, l.i.i— o Avenue, Lachine.Harris Daou: T?secrétaire, 109, Ire avenue, Lachine.» .J-, ¦ s’ussomblo tous les lers vendred a lOal, rue I.étoimienx.Charles Thlliau secretaire, Dill rue Bourhonnlérc.Membres Associés, ee Local s'assemble le mardi, an Mmnnticni National, chambre 1 UNION DES EMPLOYES DE TRAM H'Al DE MONTREAL, Local 700, Assoclatl, dos Employés de Tramways électriques de chauffeurs d'Autobiis (l’Amérique.Montreal Tramways Employees’ Cnlo I.oea .110, Amalgamated Association Mree , Electric Railway and Motor Corn Employees of America,—Quartiers géni Headquarters, 11.33 St-Denis, tél LA.->0S Officiers—Officers: Gérard Gagne lice-président International et président 1 cal; J.Georges Gagnon, vice-président; (J .oveil, secrétaire-financier; Raoul Trén nn*r, agent d'affaires; Alberto Brodeur, tr s°rier; Henri L’holet.secrétaire correspoi aa!‘tV ” • Imtour, sentinelle.Le local se r '! i„* In,or,!IV,Ji de chaque mois.A la snl de 1 Lnlon du Commerce.1079 Berri, et l'ex.r«V/4° 1,,ntV précédant l’assemblée réguüèr a ii.».sf rue St-Denis.tention possible.Tl ne faut pas cjue cette jeunesse goûte au chômage et à l'inaction.Pendant qu’elle est pleine de vie et d entrain, il faut lui donner l'occasion de mettre son énergie à profit.Elle ne doit pas perdre le goût de l’agriculture.C'est la stabilité de notre avenir économique et social qui en dépend.i u a i i ijIjmj na CHAUSSURE.Local 2111.— Hoot A Shoe Morkors Union, — S’assemble tous les vendredis soirs il 13S1A Ste-Cntherine Est Président, Henri Holland, 1)389 blvd.Saint-I.atirent; 1er vice-président, Paul Métayer, 14CS Dorion; 2e vice-président, Delphls Jo (loin, 17(31 rue I’anot; secrétaire-archiviste et correspondant, N.Gervals, 2U2 Wolfe; secrétaire financier, trésorier et agent d'affal-rea, Chs Mclvercher, 1331A Ste-Catherine E., ÇPi.';r,n‘ Privé CL.(1123; assistant agent d nffalres, Lionel Thibault, 4(170 Paplnean, AM.7002; sentinelle, André Bouchard, 5833 Christophe-Colomb.L'exécutif s’assemble le 1er et 3e mercredi du mois, A 13.31A rue Ste-Catherine Est.Président.Ovide Drolet.4104.Bordeaux; vice-président, Jos.Beauregard, 1598 Beaudry; secrétaire, N.Poirier, 21,37 rue Champlain.L* • SIlRl • oui • VOTRE • ARRIERE • GRAND -SIRE • BUVAIT M O IL S OI SAMEDI, 15 AVRIL 1939 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 15, 1939 PAGE 5 Trade Unionism a Necessary Social Movement It Protects and Promotes the Interests of the Workers and by So Doing it Safeguards the Interests of Other Glasses of Society.We publish below the fifth of a series of radio addresses which are being broadcast under the auspices of the Federated Trades and Labor Council of Quebec and Levis.This address, which was broadcast on April 2nd, 1939, was read by Chester Jordan, President, Quebec Provincial Council of Paper Mill Unions.We consider it a masterpiece of truthfulness and enlightenment.— The Labor World.Ladies and Gentlemen of the Radio Audience : The Quebec and Levis Trades and Labor Council is sponsoring a series of broadcasts arranged for by the Council’s Educational Committee for the purpose of placing before the public some facts concerning the International Unions and some arguments which we hope will settle in your minds any doubts you may have in reference to the sound principles of the International Unions and their worthiness of your support.On behalf of the Trades and Labour Council, its educational committee and CHESTER JORDAN President, Quebec Provincial Council of Paper Mill Unions.the International Unions in the paper industry, I wish to sincerely thank Radio Station CIIRC for their kindness in permitting us the use of their facilities for this series of broadcasts.Speaking under the auspices of this Educational Committee, I intend to speak in a general way concerning the International Labor Movement, and particularly in connection with the Unions in the Paper Industry, the industry in which I earn my own living.Tlie struggle of the workers for the right to organize has been a long hard uphil fight.Many of the pioneers in the organized Labor Movement have been jailed and even exiled from their countries for no other reason except that they were advocating and trying to organize Labor Unions.There have been many strikes, many hardships and even much bloodshed for the purpose of gaining the right for the workers to organize.Many have sacrificed their lives, their homes, and all things held most dear to them for this principle, and if, to-day, we are able to organize openly, and in most places under the protection of Government legislation, it is due entirely to the valiant fight made by these pioneers.If to-day, a large percentage of employers recognize the greatness of the principles behind the organized Labor Movement, and if our different Parliaments are recognizing these principles and protecting the rights of the workers to organize into Trade Unions, it is because of the fights and the sacrifices made by our predecessors who, through their fights and sacrifices, convinced the public in general of the soundness of our claims.Knowing something of the history of the Trade Union Movement, which you all must know, and with all the publicity which is being given the struggle of the Trade Unions for recognition, it would seem unnecessary that money and time be spent broadcasting speeches to explain the movement.Nevertheless, the Trade Union Movement must, as must all other organizations, battle the semiring lassitude and inertia on the part of the rank and file.The necessity for the workers to belong to Trade Unions is so evident that it would not seem necessary for the Quebec and Levis Trades and Labor Council, or any of its affiliated organizations, to give you reasons for joining an International Union that has jurisdiction over your particular trade or calling.One has to make but a very superficial examination of the difference existing in the wages and working conditions in industry where the workers are organized and where they are not organized, in order to be convinced of the necessity of organization.I am, however, not inclined to stress the advantages in wages and working conditions so much as I am to stress the importance of equalizing the bargaining power as between great financial corporations and the workers employed by these corporations.I need not stress the fact that there is a vast difference between the bargaining power and influence of a large corporation represented by millions of dollars invested, and the bargaining power of an individual worker.The complicated business affairs of a large corporation require that they have the most efficient administrators, the most reliable information and the cleverest advisors.The very fact that their business interests are so extensive makes their influence tremendous, so tremendous that the individual worker is of practically no importance insofar as the successful operation of a business is concerned; but an organized body of workers in a given industry is a different matter.They can, by combined effort, assert some influence and power that compares favorably with the influence and power of a large corporation.They can also, by combining them resources, obtain efficient leadership that compares favorably with large corporation leadership, and gain knowledge and information necessary to the efficient conduct of their affairs that would be unobtainable and even useless to the individual worker.I do not want to create the Impression that there is a necessity for building up class feelings.That is contrary to the policies of the International Unions.It is our policy to break down class feelings, but we do not overlook the fact that society is made up of classes, and we expect each class to speak for itself, but we also expect that several classes, including the workers, shall harmonize their respective interests so that all classes making up society may benefit.It is only by organization that the several classes can come to conclusions amongst themselves and elect their representatives to speak for them in terms laid down by the majority of any particular class.That is why we have Medical Associations, Bar Associations, Manufacturers Associations and Merchants Associations, and that is why we must have LABOR UNIONS.The interests and the welfare of the workers cannot be promoted or protected except through organization, which permits them to decide for themselves by majority action wherein their best interests lie, and which permits them to elect leaders to negotiate for them, and in other ways represent them, in the same way that one in a legal matter engages a lawyer to represent his interests.We, therefore, are not saying to you that the International Trade Union Movement is altogether a movement which has for its purpose the raising of wages, or the establishing or improvement of working conditions.True, these are among the principal functions of our organizations but there is a much deeper and more significant phase to the Trade Union Movement.It is a necessary social movement, that must and does, take its place in organized society.It must protect and promote the interests of the workers, but at the same time it must and does, accept its responsibilities toward coordinating the interests of the workers with the interests of other classes of society, so that the whole social structure may function in the most perfect manner possible.The International Brotherhood of Pa-err Makers and the International Brotherhood of Pulp, Sulphite Paper Mill Workers, are the two principal Unions in the Paper industry.There are many attempts in certain quarters to deceive you into believing that because our Unions are International and use the word ’ International” in their title, that they are Communist Organizations.These attempts at deceit are so obvious and so silly that I am not going to spend any time in refuting them.It is an insult to your intelligence to think you can believe such tommy-rot.These falsehoods are circulated to promote the interests of rival Organizations, who,* by dividing the sentiment of the workers, arc in fact, breaking down the strength of the Unions, and nullifying their effectiveness.There was a time in the history of the two principal international Unions in the Paper Industry, when they spent considerable time and energy fighting each other over judisdictional matters, and 1 once heard President John P.Burks, of the International Brotherhood of Pulp.Sulpldte and Paper Mill Workers, say, that the two unions spent so much time and energy fighting each other that they had no time to fight the unfair Manufacturers.That is somewhat the case in the Province of Quebec.Rival Unions are fighting for membership, condemning each other, and playing right into the hands of unfair employers to the extent that the interests of the workers are being jeopardized.The interests of Capital are International, they know no boundary lines, and go where there is a possibility of making a profit.The products manufactured know no boundary lines.They are shipped from one country to another in keen competition in world trade.Nearly all the paper made in Canada is sold in the United States.It is an international commodity.That is true also of many other products manufactured in Canada, and if these people who favor Provincial or Canadian Labor Unions, were consistent, they would condemn International Trade as well as International Unions, but certainly they should not attempt to insult your intelligence by yelling “Communists” because of the use of the word “International".Let us advise our rivals that the International Unions recognize the fact that the problems of the workers are due to the fact that they are workers, and that the language one speaks has nothing to do with his problems as a worker.The International Brotherhood of Paper Makers and the International Brotherhood of Pulp, Sulphite and Paper Mill Workers, have local Unions in eveiy province of the Dominion of Canada wherein paper is made.They have local Unions in Newfoundland, and they have Local Unions in the United States from the State of Maine to the State of Florida, and from New York State to the State of California.The membership of those two unions is approximately 83,000 workers, and when we speak of membership, we mean members who pay their dues regularly, or receive “Out of Work” stamps when unemployed.There are in force now over 200 Union Shop Agreements between those two organizations and Paper Manufacturers and paper Converters.Four* large paper companies in this Province have signed agreements with our two unions, and nearly all are friendly toward us.The wages and working conditions in the Paper Industry, taken as a whole, are second to no other industry.The good-will, respect and cooperation between those two unions and the manufacturers with whom they deal, is second to no other industry.These wages and working conditions, tills goodwill and respect, have been built up over a period of 50 years, years in which many mistakes have been made by both the unions and the manufacturers, years of trial and error, which have brought out the most suitable methods for contractual relations, and built up a mutual understanding and realization that there are no two sides in matters of general welfare concerning the industry.The interests of the employer and the interests of the employee are so closely bound up that when one suffers, the other also suffers.To-day, the unions in the Paper industry make it point to co-operate in the solution of the many problems confronting the industry, and we are happy to say that our attitude is not only appreciated, but most of the employers show the same spirit of co-operation and sympathy in connection with the prob- Georges R.Brunet Passes In the untimely death of Georges Raoul Brunet the Labor Movement on the North American Continent has lost a devoted and a sincere friend.Mr.Brunet who had been in bad health for a number of years died at his home, Tuesday, April 11th, in his 58th year.“Georges", as he was known to his friends, was born on December 4th, 1881 at St.Clot, Quebec.lie was apprenticed at the age of 14 and since that had been a printing pressman by trade.He was president of the Montreal local of the Printing Pressman’s Union from 1902 to 1904.From 1905 to 1910 he was secretary of the Trades and Labor Council and became president of that body in 1911.He was an organizer for the American Federation of Labor from 19H to 1915.From 1920 to 1933 he was general vice-president of the Printing Pressmen and Assistants Union, he was fraternal delegate to the British Tra des Congress, in 1927 and fraternal delegate to the American Federation of Labor in 1936.Throughout his life Georges Raoul Brunet was devoted to the cause of trade unionism and the well-being • f his fellow-man.The Labor World joins with the entire International Labor Movement in paying a last tribute to Georges Raoul Brunet, and extend to his wife and family the most heartfelt sympathy in their great loss.lems of the workers.This is Union relationship at its best.It is the kind of relationship advocated and promoted by all the International Unions.It is the kind of unionism that we recommend to you.It is the kind of unionism that can can be promoted only by international Unions because of the fact that those policies must be created and maintained by organizations large enough, both numerically and metally, to cover territory in which products are manufactured, that in the very nature of tilings are in competition within the territory covered.A union is usually judged by its leaders, and the successful business conduct of a Union depends to a very great extent upon the same leaders.Large organizations not only demand leaders of a high moral character and business ability, but because of the size of the organizations, they have a much greater field from which to choose.The leaders of the two principal Unions in the Paper industry are of the highest type and are recognized by both the workers and er-presentatives of industry as capable and sympathetic administrators.What is true of the Unions in the Paper industry is also true in general of the leaders of other international unions.Our leaders are not only looked to as efficient representatives of the workers, but in many cases, employers show their respect for them by asking advice on matters concerning management.In closing, I want to ask you if you are a member of your proper Union, and if you are not, may I respectfully ask, do you feel very proud of the fact that you are a chiseler who is willing to take the benefits created by the efforts of organized labor, but unwilling to accept any of the moral or financial responsibilities connected with this movement.I do not care what you are doing, what your line of work is, or how successful you are in that particular line, the benefits gained through the Trade Union Movement are being received by you whether you are a member of a Union or not, but not to the extent you would receive them if you accepted your responsibilities and joined the International Trade Union Movement.Don't be a chiseler or a parasite, join in the ranks of your fellow-workers, and help us to build solid constructive Labor Organizations that will take their full share of responsibilities in the social and commercial life of this continent.Thank you.It Doesn't Care—“The horn on your car must lx* broken.” “No, it’s just indifferent." “Indifferent! What do you mean?” “It just doesn’t give a hoot.” PAGE 6 SAMEDI, 15 AVRIL 1939 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 15, 1939 What's Doing at Ottawa By GRACE MacINNIS.Parliament has shut up shop for four days at Easter.This gives members from central Canada a chance to get home for the recess, but those from far eastern and western ridings will have to remain near Ottawa.The unusually short vacation is due to the Government's evident desire to finish the session during the King's visit so that he may wind up his Canadian tour by proroguing Parliament.That would mean the close of the session on or near May 15th.This plan could be upset by two things : One or more of the parties in the House of Commons might decide that certain legislative proposals had not been adequately dealt with and that Parliament could not close so early.Or an international outbreak might prevent the Royal visit.Foreign Policy Debate.Undoubtedly the most important debate of the session so far was the foreign policy discussion lasting over three days.Broadly speaking, three points of view were expressed.Most of the English-speaking portion of the Liberal party — including the Prime Minister and the Minister of Justice — agreed with the Conservatives that when Britain is as war Canada is also at war.Mr.Lapointe was particularly clear on that point : "By far the larger number of authorities are to the effect that a dominion could not be neutral (if Britain were at war).Of course it could, because a dominion can do anything it likes not ; but doing so would mean secession from the commonwealth.” Dr.Manion, the Conservative leader, was forceful in his conviction that : ".there must be full co-operation with Britain in war time, because we cannot be neutral and remain in the Empire as everyone wishes us to do.” Completing the Picture of a Golden Wedding £ r* French Canadian Group.French-speaking Liberals (apart from Mr.Lapointe) were determined that no matter what war Great Britain got into, Canada would remain out, regardless of Empire ties.Over and over again French-Canadian Quebec members urged that this country had gained absolutely nothing from the Great War and that they had no intention of consenting to another.“I will never cease to oppose any Canadian participation in foreign wars.T will never cease to proclaim, at all times and in all places, that we have only one country, and that is Canada ; that our first duty is to be Canadian ; before being English or French.” (Translation, Liguori Lacombe, Liberal, Quebec).It is unfortunate that none of the French-speaking Conservatives expressed their ideas during this debate ; in all probability, however, they would have agreed with the French-speaking Liberals.Collective Security Advocates.The only party pressing for a collective security system was the CCF.Its spokesmen believed that no international order could be restored until the League of Nations took action, first, to restrain aggressor nations and second, to remove those causes of friction which daily loom more menacing on the world horizon.J.S.Woodsworth, M.J.Coldwell, Angus Maclnnis, all specifically urged that Canada use her influence to get an immediate meeting of the League of Nations to deal with the situation.CCF members insisted, however, that until such time as Canada's government was prepared to work for collective security, this country must be in a position to remain in its own right to remain neutral.Thorson Advocates Right to Decide.A Liberal member advocating this last point was J.T.Thorson from Manitoba, who introduced a bill to give Canada the right to decide for peace or war without being bound by British policy.But both Premier King and Mr.Lapointe refused to support this bill.Mr.King stating : “I do not myself think that at the present time it is either necessary or desirable to seek the enactment of such legislation.” In view of Mr.Lapointe's very definite acceptance of the position that when Britain is as war Canada is automatically at war, it is difficult to understand the Government's reluctance to pass such legislation.Conscription.All parties were very positive in their opposition to conscription.Mr.King, Mr.Lapointe, Dr.Manion, Mr.Woodsworth, Mr.Blackmore and many others stated that conscription should never again be enforced in Canada.But no doubt many of them felt like French-speaking Liguori Lacombe who said cynically : “I am one of those who believe thatonce the principle of our participation is established we can limit our contribution to volunteer services.This is a great mistake ! We would be fatally drawn towards conscription ! Have we already forgotten the famous national service of 1918 ! ” If Canada's present House of Commons is any guide, Canadians generally would seem to be opposed to war, but much divided as to the best way of avoiding it.A divided public opinion provides the House of Commons with the excuse it requires for putting off the formulation of a foreign policy until a war emergency forces action.Decisions made in the heat of a war crisis may be dangerous for Canada.Demands Canada Control Military Forces.Challenging the Prime Minister to make good his words opposing conscription, Grant MacNeil, CCF member from Vancouver North, called on the government to amend this session the Militia and Naval Service Acts and to introduce an Army Act for Canada to make it clear that Parliament has definite control over military service and acts of participation in external wars.At the present time, stated Mr.MacNeil, the command of the armed forces of Canada is vested in the Governor-General, not Parliament.To show the dangers for Canada in such a situation, Mr.MacNeil told how in August, 1914, the Canadian ship ''Rainbow'', practically out of commission and wholly unfit for the task, was ordered by the British Admiralty to guard British trade routes against two German cruisers.Only a fog-bank which caused the "Rainbow" to miss the "Leipsig" by three hours prevented tragic results for the Canadian ship.The incident showed : Mrs.Allen Quickfall, of Bridgeport, Out., had just arranged a huge bouquet of Chrysanthemums, their Golden Wedding Remembrance from assembled children and grandchildren, when the telephone rang.It was a call from Kindersley, Sask., and the voice of Roy, lier son, greeted her.What a surprise on such a day ! M rs.Quickfall writes: ‘‘We like to pass on to other sons and mothers the value and satisfaction to he obtained through the medium of telephone contacts, particularly so when the dear ones are scattered over the country.” 0 Why unit for a Golden Wedding?Next time there is n family celebration cidl up by Long Distance.Make it a real surprise.Arid remember this, it costs so little, you too, will be surprised! 1.Canada was committed, without consent of Parliament to an act of participation in external warfare.2.Canadian defence interests were neglected (Victoria and Vancouver were left without the "Rainbow”) in order to protect two small British sloops guarding seal fisheries.3.This “stupid action” illustrates the hopeless muddle in which Canada may again be placed unless the Canadian armed forces are placed under Canadian command."I suggest," said Mr.MacNeil, "that if we are required to consider the possibilities of armed conflict abroad in the name of democracy, we should take special care that our democracy at home is not destroyed in the process.It is not compatible with my conception of democracy that we should sign a blank cheque for Downing Street and later fill in the blank with Canadian lives." British Property Sabotaged League.Declaring that the propertied classes of Great Britain had sabotaged the League of Nations, Angus Maclnnis (CCF, British Columbia) retraced step by step the breakdown of international order, scoring the Canadian Government for blindly following the Chamberlain lead : "Our foreign policy, in so tar as it can be called a policy has simply been a tacit approval of the anti-League and anti-social policies of the British Government, which policies have been more responsible than anything else for the trap in which we, as well as the people of Europe, find ourselves today." Manchuria, Ethiopia, Austria, Spain, Czechoslovakia and now Poland : "In all the strife, in all the bloodshed, all the raining of bombs on helpless women and children, the present British Government never rises above thinking in terms of investments, nor does the Government of Canada.Referring to the Japanese invasion of China : The reason for the failure of the League is the fact that no obstacles were put in the way of Japan because the ruling class cf Great Britain, the strongest unit in the League, considered that the people of the backward nations were proper material for exploitation by the predatory countries.” Immediate Proposals.Mr.Maclnnis suggested four things that the Canadian government could do immediately : 1.Pass legislation giving Canada the right to decide her own foreign policy.2.Make clear its adherence to the principle of collective security through the League of Nations.3.Impose an embargo, in co-operation with other countries on the shipment to aggressor of essential war materials.4.Propose an immediate session of the League of Nations to consider the present serious world situation.FOREIGN TRADE REPORTED Foreign trade of the United States was the subject of a report recently issued by the United States Department of Commerce.The volume of goods shipped into this country in 1938 was 29 per cent smaller than the volume in 1937, according to the report.Goods shipped out of the country were approximately the same in volume in 1938 as in 1937, but prices were lower and the total value of exported goods, $3,094,095,000, was about 8 per cent less than the value in 1937.-:o :- Iron Men — If a girl wants a strong, silent man she should get herself a North woods hunter.They never open their traps more than thre times a year. SAMEDI, 15 AVRIL 1939 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 15, 1939 PAGE 7 NO SEVERABLE RIGHT EXISTS To those who contend that an individual or a union has a severable right because of membership or affiliation, the language of a recent state supreme court decision should be interesting.A suit followed when a local with approximately 2,500 members seceded from the parent organization.An excerpt from the court decision follows : Like all unincorporated associations, by becoming a member, unless the articles or laws of the association provide otherwise, a person acquires not a severable right to any of its property or funds, but merely a right to the joint use and enjoyment thereof so long as he continues to be a member.When a person ceases to be a member of a voluntary association his interest in its funds and property likewise ceases.This rule applies even where a number of members secede in a body, and although they constitute a majority and organize a new association." — The Typographical Journal.The Union Label and General Welfare By Rev.RAYMOND SANFORD From a Labor Sunday address over WCFL radio station the Labor World is glad to make use of thoughts in a fine address by Rev.Raymond Sanford, who during the World War was chaplain of the Fifth machine gun battalion of the Second Division, regulars of the American Expeditionary Forces and is now a director of Common Ground, a non-ins-titutional and non-sectarian enterprise centered in the steel mill area of South Chicago and sponsored by the Chicago Congregational Union.Mr.Sanford is also a member of the Commission on Church and Industry of the Chicago Church Federation and co-chairman of the Illinois Association for Social Security.Mr.Sanford finds that the union labor ideology affects everyone of us and that it is good to become conscious of the fact that when we make a purchase, whether of a stick of chewing gum or a stick of dynamite, a handkerchief or bed-sheet, a pah- of shoes or an automobile tire, we at once become an employer, directly or indirectly, of either of organized labor or of unorganized labor.‘ As a nation, we are today like a man afflicted with cancer.Just a small portion of our nation rapidly grows enormously wealthy at the expense of the rest of society, so a cancer quickly grows at a great cost to the rest of the body; it not only invades and destroys the healthy tissues, but it also increases its size by using larger and larger proportions of the bloodstream which rightfully belongs to other organs of the body.In its last stages it grows so fast that it becomes separated at the center from the blood supply and rots away at its heart.A proper distribution of money, as well as blood, is necessary for a healthful condition.Imagine how rapidly conditions would change for the better if increased purchasing power began to flow to the hands of the rank and file of workers whoso buyings have been drastically curtailed for so long a time.The moment additional money came to them, you knew that an effective demand would be created; they would clamor for any opportunity to spend their dollars at our retail stores.The retailer in turn would begin wiring his orders to the Wholc-;'i,er.the wholesaler to the manufacturer and the manufacturer would be calling tor additional workers to produce the goods; we would find our machine out of the mire and our wheels on the cement road to recovery."Now comes the question, by what peaceful and orderly means can the ave-¦ age citizens help promote the general welfare by promoting a better distribution of purchasing power?Our specific answer which we give this question is help increase the wages of workers by demanding and getting the union label upon everything you purchase.The general effort of labor organization is to get for the worker a more «Witable return for his labor than he has been able to obtain without it.This means, don’t you see, not only a more abundant and decent life for the laborer himself but an increase in the general welfare occasioned by a more widespread distribution of purchasing power.“Today, however, I want to call not only- upon the general public to recognize the economic significance of the union label but especially would I call upon the church to support it, through the exercise daily of its purchasing power, as an outstanding opportunity for moral and religious expression.I am thankful for and am held to the church by its ideology, its ethical discriminations, its moral insight and its magnificent pronouncement in favor of social justice.I make my personal confession that I have come to realize that if the church would prove itself sincere and be true to the ideals of Jesus and the common people, who heard him gladly, it must resolve, at whatever cost to break utterly with all pagan and unjust features of that individualistic and acquisitive profit-seeking economy of which it has been, and is, all too much a partner."All the high-sounding phrases of social idealism and all the resolutions of the church in behalf of such a principle as collective bargaining will fall on deaf ears of organized workers as worse than sounding brass and tinkling cymbals if the church does not give support to this basic principle by the daily exercise of its purchasing power in the buying of goods bearing the union label."If the church means what it says, what a stake it has in this label! The label stands for so many of the professed ideals of the church.The church should aim to give the individual member the strength of the group.It stands for that kind of mutual aid and protection that called together our early forebears on this continent, who, as free white men, formulated the first Constitution of the United States — the Declai-ation of Independence.“The church stands for justice, fraternity and humanity.The union label is the emblem of all three.The church in vcighs against the sweatshop — the union label assures you that its goods were not made there.The church decries child labor — the union label proclaims that no child’s life was blighted in making the goods that bear it.The church says that it is against the heartless tyranny of predatory groups — the union label gives assurance that the power of the heartless wage slaver and chiseler has been thwarted.The church avows a central interest in the building of character, which its educators say is developed by the making of choices — the labor union gives that strength through organizations by which a free choice on the part of labor is made possible.The church is a great advocate of democracy and participated in a great war to make the world safe for it.The church deplores injustice and the exploitation of the weak by the strong — effective organization of labor alone can break the shackles placed upon it by financial barons and industrial kings.The church reaffirms its faith in the Bill of Rights, but only by a strong and powerful organization of workers can the rights of Canadians All ! National Unity and Solidarity in Face of Danger.We Have Splendid Leaders.By BERNARD ROSE.I deferentially doff my hat to the splendid men in the House of Commons who, during the debate on foreign policy, pleaded so eloquently and earnestly for national unity.They are truly and nobly patriotic in me highest sense of the term.They are proudly and defiantly Canadian be their mother tongue English or French, their one thought was, that in these days of stress, all who live in this land of liberty should forget difference of language and religion and think as loyal Canadians determined to do all their powers permit to preserve the integrity of tho Dominion, which is the brightest jewel in the Imperial diadem.The speeches made were heartening, and demonstrated the sincerity of the speakers in their plea for national accord, to show to the sister dominions and the totalitarian states, that the people of Canada value very highly heir liberties and institutions.Despite the so-called differences that divide there are ties and interests that unite.We are, and must be Canadians in thought, conduct, and ambition for a greater Canada ! On both sides of the Speaker, sit men possessed of many excellent qualities.As supporters of their respective parties and groups they seek to advance the cause they advocate — but when there is the sliqhtest hint of danger to the land of their birth or adoption they close ranks and present a united and indomitable front.Liberty is the most cherished and dearly defended of all human rights and those who are citizens of reauirprf R0* he}leve m, llbert/- are ever ready to make any sacrifice required.He or they, who seek for personal or party purposes, to make capital out of, race, faith, or class, are not Canadians who desire to promote ndefi1prin’cytb greatntesf- .Th.® quality of patriotism, when it is pure and undefued is the greatest of all human virtues.All we are we owe to our country.We can move and talk freely in any part of its vast area.We are in no way cramped, and though because of circumstances we may occa-Üm3In 66 b‘scouraged- hope revives, since, when we compare our lot to ° ,°'aU,ar“m lQ”d ™ d°“b»' Dictators profess to ignore the strength of democratic sentiment.Thev advocate and practice the force that makes no allowance for human riqhts tïtfveTin fhnSHWhat ° COntmSt '5 the attitude of the People's representatives in the House of Commons during the discussion on foreign policy ! mattej what our religious allegiance may be, we are politically united in our democratic ideals.y Liberty is in the very life of Canadians come they from the Norman or the Saxon ! Language and religion are not barriers that divide.They stimulate mutual interest in opposite cultures, characteristics, and traditions ; but not to the prejudice of our common country.When the horizon is clouded unity is clarifying and encouraging.There cannot and must not be, any divided loyalties, in this country of virile men and splendid women of French and English descent ! We are proud of our inclusion in a great Empire that today is a beacon of hope" in a distracted world.Canada, as the oldest and largest dominion, must be an example of unity and readiness to co-operate with the sister dominions for the welfare of all.It mus likewise, as it did so positively and tactfully, through its distinguished Prime Minister, and eloquent Minister of Justice, serve notice on dictators, that expected dissension and disunion in the dominion is a delusion, since Canadians in time of danger close their ranks to form the sacred union of defence and defiance.What it can do, was amply demonstrated to a wondering world during the fateful years of the war The Prime Minister, and his eminent colleague the Minister of Justice, have throughout their public careers advocated unity and concord.They appreciate as outstanding representatives of the two peoples that made this country what it is today, that only through union and mutual reqard can it progress, prosper, and survive.Questions that are likely to create illwill or division can be discussed in an amicable way, and adjusted or settled to the satisfaction of' the principals, if they think in terms of national welfare.The Rt.Hon.W.L.Mackenzie King ; the Rt.Hon.Ernest Lapointe, their colleagues, and the Leader of the Opposition have given their fellow citizens a striking and significant tribute to the principle of national unity Demagogues may rant, and agitators scheme, but they are powerless in face of a united nation.Let us do all we can to develop along constitutional lines, a national solidarity that will be the envy of other nations ! Those who sit in parliament and legislature are specially favored, inasmuch as they can secure a representative audience, and the widest publicity for any views they may wish to express, emphasizing the great advantages of national unitv and patriotic endeavor.The workers in the free lands have at all times shown a commendable readiness to make the supreme sacrifice to save civilization.It is fitting, that the debate that took place on Canada's status, its position as a self governing dominion, and the provision that it must make for its defence preceded the coming of Their Gracious Majesties The speeches made were a manifestation of loyalty to the crowned head of the Commonwealth and the willingness of His Majesty's subjects in Canada theEmpire neCeSSQry Preserve this 9reat dominion as an integral unit of We must strenuously and continuously strive to create a unity based upon mutual forbearance, trust and respect, that will make us prouder than ever of being Canadians.^ We have leaders who have devoted their lives to their country's aoori and greatness.We must follow them ! 1 y a free press, free speech andiree assemblage — at this hour so flagrantly abused —be again restored.“The next time you buy a loaf of bread, a handkerchief, a shirt or a coat or when you order a dinner or a taxi you are going to throw your weight either on the side of organized labor or disorganized labor.What a satisfaction to look for the label, the sign, the card, the emblem of organized labor and patronize it Thereby you become the foe and not the partner of sweatshop, convict, child and grossly underpaid labor.” PAGE 8 SAMEDI, 15 AVRIL 1939 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 15, 1939 LE MONDE OUVRIER Rédigé en collaboration Gus.FRANCQ, Rédacteur Le seul Journal ouvrier bilingue au Canada Un médium national pour les ouvriers : Membre de la Presse ouvrière internationale d'Amérique THE LABOR WORLD Canada's Only Labor Bilingual Paper A National Medium tor the Workers I irv.&Tfcft—V Imprimé par l’lmprlmerle Mercantile, Limitée, 11, rue Saint-Paul Ouest, Montréal Le soir, 908 Sherbrooke Est Tél.CHerrier 7050 GERARD TRUDEL AVOCAT 57 OUEST, RUE ST-JACQUES Suite 209.Tél.MArquette 263G STEEL COMPANY of CANADA LTD.625 DOMINION ST.MONTREAL Dominion Steel & Coal Corporation Ltd.CANADA CEMENT BLDG.MONTREAL SINCENNES, McNAUGHTON TUGS Limited 605 COMMON WEST MONTREAL Harmony of Help in Industry Relations cordiales dans P lindustrie THE NATURAL LAW OF COOPERATION IS PROGRESS LA LOI NATURELLE DE LA COOPERATION EST LE PROGRES The following representative business houses arc sympathetic with Labor and are interested in the welfare of not only their own help but of workers generally.They believe in The Labor World and are assisting its policy of cordial relationship between Employer and Employee.A number of leading firms whose names do not appear in this page are friendly to Organized Labor and have shown their sympathy in a practical way.— GUS.FRANCQ.Les maisons d’affaires ci-dessous sont sympathiques à la classe ouvrière, elles s'intéressent au bien-être non seulement de leur personnel mais à celui des salariés en général.Elles coopèrent avec le Monde Ouvrier dans sa politique de promouvoir des relations cordiales entre le Capital et le Travail.Plusieurs firmes importantes dont les noms n’apparaissent pas dans cette page sont favorables au Travail Organisé et ont démontré leur sympathie sous une forme tangible.HOW TO COMBAT COMMUNISM The spread of Communism and its infiltration into some labor unions raises the question as to the best means of combatting this evil.Practically speaking the remedies come down to two.They are education and legislation.Education¦ — Tire first includes organized activity which would: make clear to workers and to the public at large that the essential evil of Communism is that it repudiates God, the Creator and Judge of all men, under Whom alone rights and liberties have any validity; explain to workers their legitimate rights in industry and urge them to avail themselves of their rights; make plain to employees that management has the unquestioned right to make reasonable regulations respecting production and plank discipline and that for employees to violate such regulations is in greater or lesser degree a matter of conscience; impress upon the industrial and commercial classes that social justice obligates every industrialist, each according to his position and influence, both to remove the wrongs upon which Communism thrives and to work for the establishment of social justice and public well-being.— The Mordent Social and Economic Order.COMMENT COMBATTRE LE COMMUNISME ijOur Leading ! rnusement* ns nos * Théâtres Le développement du Communisme et son infiltration dans quelques trade-unions soulèvent le point de savoir quelles sont les meilleures méthodes de le combattre.Elles se résument à deux: Education et Législation.Education.— Le premier de ces moyens consiste en une campagne d'éducation qui s’efforcerait de démontrer de façon claire et précise à la classe ouvrière et au public en général que le plus mauvais aspect du communisme réside dans le fait qu’il répudie Dieu, le Créateur et le Juge de tous les hommes, sous Lequel seuls les droits et les libertés ont quelque validité: qui expliquerait aux ouvriers leurs droits légitimes dans l’industrie, les inciterait à se prévaloir de ces droits et leur dirait franchement que le patronat peut établir des règlements équitables concernant la production aussi bien qu’une discipline d’atelier, que pour les ouvriers la non-observance de ces règlements est une question de conscience plus ou moins grave suivant les circonstances; qui ferait également comprendre au patronat industriel et commercial que la justice sociale l’oblige — chacun suivant sa position et son influence — à faire disparaître les injustices dont le communisme se sert comme moyen de propagande et à s’efforcer de faire régner le bien-être social.—Traduit de The Modem Social and Economie Order.How to combat Communism through Legislation will be dealt with in our next issue.— Gus.FRANCQ.Comment combattre le communisme par la législation sera démontré dans notre prochain numéro.— Gus.FRANCQ.CANADIAN TUBE & STEEL PRODUCTS LIMITED 5765 HAMILTON STREET MONTREAL L’IDOLE des foules/ BIÈI^E Frontenac " yfhtte(àp ** ELLE VOUS “STIMULE" AU BON MOMENT! 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