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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 1 avril 1939
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Références

Le monde ouvrier = The labor world, 1939-04, Collections de BAnQ.

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25e Année — No 13 SAMEDI, 1er AVRIL 1939 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 1, 1939 25th Year — No.13 Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest • INSTRUIRE ET AMELIORER » Téléphone: LAncaster 5361 fj fhn&téSk % atar DRINK DOW’S ALE Standard of Strength and Quality BLACK HORSE ALE 100 Years of Brewing Experience behind it (Ônwïer âmvS A batons rompus L'arbitrage obligatoire La semaine dernière, quelques étudiants de l'Université de Montréal se sont assemblés au Champ de Mars pour protester contre la conscription de la jeunesse canadienne au cas où l’Angleterre serait entraînée dans une autre guerre européenne.Le maire de Montréal, invité à donner son opinion, s’est laissé entraîner par son enthousiasme et a dit exactement le contraire de ce qu'il aurait dû dire en sa qualité de premier magistrat de la métropole du Canada, dont un des devoirs est de prêcher le calme, la modération et le respect des lois, surtout à des jeunes gens de bonne famille ( ?) qui se montent mutuellement la tête et se croient tout permis parce qu'ils usent leurs fonds de culotte sur des bancs de collèges ou d'universités.Evidemment, comme simple citoyen, Camillien Houde a droit à toutes les opinions qu'il voudra — à part de celles qui tombent sous la loi du cadenas — mais, comme Son Honneur le Maire, c'est une autre paire de manches, il doit être circonspect, prudent et ne pas faire passer plus d'un million de citoyens pour des imbéciles ou des chie-en-culottes.Il sait fort bien .d'ailleurs, que ses envolées démagogiques, ça ne prend plus et ça lui fait plus de tort que de bien ; des milliers de citoyens qui ont voté pour lui, aux dernières élections municipales, sont avec lui en autant qu'il se dévouera à l'administration de la ville mais sont peinés de voir qu'il retombe dans les mêmes erreurs, ils commencent à se demander s'ils ne se sont pas trompés.L'expérience du passé devrait pourtant lui servir de leçon : il a été élu, puis battu, réélu et rebattu, et encore réélu, mais tant va la cruche à l'eau qu'elle se casse une fois pour toutes.C'est un bon conseil d'ami, mon cher Camillien.* # * Cette semaine, ce fut au tour .des étudiants de l'Université Laval de Québec, ces blancs-becs se sont rendus au Parlement, hurlant "à bas la conscription ! ", ont même, paraît-il, menacé d'interrompre le travail de l'Assemblée législative tant qu'ils n'auraient pas été entendus.L'hon.M.Duplessis ne s’est pas laissé intimider — pour une fois de plus, nous l'en félicitons et admirons son courage, — il a conseillé aux leaders de la délégation du calme et de la modération dans leurs revendications (?) et protestations, leur disant que la meilleure cause était perdue d'avance si elle s'appuyait sur le désordre et la violence.On ne pouvait frapper plus juste, c'était bien le langage d'un premier ministre, et quel contraste avec celui du maire de Montréal.L'attitude de l'énorme majorité de l'élément canadien-français au sujet de la conscription est bien connue de tous, alors pourquoi la compromettre par des manifestations intempestives, car il n'est nullement question de conscription dans le moment, mais si jamais et par malheur nous étions acculés à une nouvelle guerre, tant que le Canada fera partie intégrale de l'Empire britannique, malgré toutes les manifestations du Québec, nous y passerons comme les autres.Un détail typique, s'il est vrai.Ces bons petits jeunes gens déployaient un drapeau tricolore — bleu, blanc, rouge — et chantaient ''qu'ils savaient porter la croix et l'épée".Drôle de manière de le prouver.Avant de suivre le drapeau de la France, ont-ils réalisé que s'ils étaient des citoyens de ce pays la plupart d'entre eux seraient dans l'armée.et tout probablement fiers d'y être ?Qu'ils adoptent un autre étendard qui leur convient mieux, une guenille quelconque.Si, au lieu d'être des "fils à papa" .c'eût été des ouvriers qui s'étaient mis en tête de manifester comme ils ont fait, il y a tout à parier qu'il y en aurait des arrestations et des crânes fêlés.* * * La déclaration de l'hon.M.King à l'effet que tant que le gouvernement actuel sera au pouvoir, il n'y aura pas de conscription pour le service militaire dans une guerre étrangère est claire et catégorique.Plus besoin de vous démener, les fils à papa de nos universités, mais n'allez pas vous imaginer que le gouvernement a pris cette attitude à la suite de vos manifestations ! Nous sommes heureux d'enregistrer la déclaration du premier ministre, mais cela peut-il laisser supposer qu'advenant le cas où il y aurait un changement de gouvernement la conscription militaire pourrait être déclarée.Mais à quoi bon se casser la tête avec des éventualités qui ne sont pas prêtes à se réaliser ?Autres déclarations saillantes : Le Canada a à choisir entre maintenir Tordre dans son pays et essayer de sauver l'Europe et l'Asie.C'est tout trouvé quant à nous : soyons des Canadiens d'abord, des nord-américains ensuite.Cela devrait nous suffire.Le Parlement décidera si le pays fera la guerre ou non.C'est logique.Parler de prendre un referendum avant est enfantin et impraticable.Une guerre, ça se fait à deux ; si le Canada est attaqué — ce qui, nous l'espérons, n'arrivera jamais — il faudra agir vite au lieu de discuter.En cas de guerre, les profits seront contrôlés et toute exploitation supprimée.A deux mains, c'est ce que nous avons réclamé lors de la Grande Guerre, du haut en bas de l'échelle, des nouveaux riches à la brassée — la plupart sont redevenus quêteux depuis, — des ouvriers en munitions se faisant jusqu'à $25 par jour tandis que d'autres se faisaient trouer la peau pour $1.10.Il ne faut plus que cela se renouvelle."Lorsque l'Angleterre est en guerre le Canada est en guerre" est une réalité qui ne peut être ignorée.C'est indéniable ; si nous ne voulons pas que cela soit, séparons-nous de l'Empire britannique, c'est l'un ou l'crutre.(Suite à la quatrième page) Comme nous le disions, la semaine dernère, le Bill No 40, — Loi relative à l'arbitrage des différends entre certaines institutions de charité et leurs employés" (lisez : employés d'hôpitaux) — de passablement mauvais qu'il était dans sa forme première, est devenu ce qu'il y a de pis dans notre législaton provinciale.Tel qu'adopté par l'Assemblée législative, le 21 mars, il devient illégal pour les employés d'hôpitaux et toute institution de charité de se mettre en grève sous peine d'une amende d'au moins S10 et d'au plus $50 pour chaque jour qu'il serait en grève et à défaut du paiement de l'amende et des frais d'un emprisonnement de pas moins de huit jours ou pas plus d'un mois.Celui qui incite, encourage ou aide de quelque façon un employé à se mettre en grève ou à continuer une grève est passible d'une amende d'au moins $50 et d'au plus $500 et d'emprisonnement à défaut de payer l'amende et les frais.Il est admis que les employés d'hôpitaux sont payés un salaire de famine, ils sont obligés de se contenter de ce que ceux qui les emploient veulent bien leur donner, ils peuvent demander l'arbitrage s’ils ne sont pas satisfaits de leur sort, ce bureau d'arbitrage PEUT leur être accordé ou refusé.Dans un cas comme dans l'autre, à quoi servira cet arbitrage ?Les employés sont tenus de s'y conformer, mais rien dans ce projet de loi n'oblige les employeurs à le faire.Si un employé quitte son emploi, on trouvera le moyen de prouver qu'il s'est mis en grève et on le mettra en prison puisque, pauvre comme Job — sinon plus — il ne pourra payer l'amende ; l'hôpital pourra toutefois flanquer un ou même tous ses employés dehors et il ne violera aucune loi et sera blanc comme neige.Saisissez-vous toute l'injustice, la canaillerie d'une législation semblable ?L'employé est exploité, il ne peut rien pour améliorer son sort, si ce n'est d'aller en prison ; l'employeur pourra continuer à exploiter ses employés, la loi semble l'approuver.Nous avons une union fédérale d'employés d’hôpitaux de langue anglaise affiliée au Congrès des Métiers et du Travail du Canada, un syndicat catholique couvre en partie les employés d'hôpitaux de langue française, il est donc du devoir des officiers et membres du Travail Organisé et des Syndicats catholiques de venir à la rescousse, d'aider et encourager des co-syndiqués d'obtenir justice ; s'ils adressent la parole à une assemblée d'employés d'hôpitaux, leur conseillant de revendiquer le droit de vivre de leur salaire en hommes libres, on les accusera de les avoir incités à faire ou à continuer la grève, une amende de $500 leur sera imposée.$500, ça ne se trouve pas tous les jours, alors la prison.Par contre, les directeurs des hôpitaux pourront se réunir, s'inciter mutuellement à ne pas accepter la sentence arbitrale, à continuer à faire crever de misère leurs employés, ils n'ont rien à craindre, la loi le leur permet, on en fera des "honorables" probablement.Inutile d'en dire davantage, cela vous donne, à vous tous ouvriers, la mesure de ce que vous pouvez attendre de nos "politicailleurs” qui siègent à Québec, tant d'un côté que de l'autre de la Chambre.Admettons que cela n'a pas été fait intentionnellement, mais c'est là quand même.Pourquoi ne pas avoir consulté les dirigeants du Travail Organisé avant de faire adopter cette législation d’abord et ces amendements ensuite ?Le premier ministre a pourtant assuré la délégation ouvrière qu'ils seraient consultés sur toute mesure de législation qui les intéressera avant quelle ne soit soumise en Chambre.Pourquoi ne tient-il pas parole ?Nous ne tenons pas à faire des menaces en l'air, mais, en dépit de tout, si des salariés quelconques ont des griefs nous prendrons leur défense ; s'il faut employer notre force économique pour le faire, ça se fera ; si c'est ce que nos législateurs veulent, fort bien, ils devront alors assumer la responsabilité de ce qui pourra arriver." Ça commence par les employés d'hôptiaux, qui nous garantit qu'on n étendra pas cette mesure par la suite à d'autres catégories de salariés ?C'est l'arbitrage obligatoire et en plus la sanction obligatoire.Vous vous soumettrez ou vous irez en prison, c'est ça que cela veut dire.Ce qu'il va falloir agrandir nos prisons, ou même en bâtir de nouvelles ! On y mettra les syndiqués et les trade-unionistes pour avoir revendiqué leurs droits d'hommes libres ; pendant ce temps-là, les voleurs, les bandits les politiciens prévaricateurs, les pots-de-vinards et tutti quanti continueront leurs dépradations et s'arrondiront la panse s'ils ne crèvent pas d'indigestion.Mais leur tour viendra à tous.LE MONDE OUVRIER.Rien de meilleur PAGE 2 SAMEDI, 1er AVRIL 1939 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 1, 1939 La vie des unions ouvrières par Ben.Drolet a.LES WAGONNIERS ET LE CONSEIL DES METIERS Une question qui souleva une tempête à la Loge Ste-Marie de la Fraternité des wagonnicrs de chemins de fer, vendredi dernier, fut l’affiliation de cet organisme au Conseil des Métiers et du Travail de Montréal.On se souvient que la Loge a résolu tout récemment de pratiquer la plus stricte économie dans tous les domaines; par conséquent il s’agissait de savoir s’il serait possible de réduire le nombre de 1,000 membres, faisant partie de l’affiliation à 250.Il va sans dire qu’une discussion s’éleva contre une telle suggestion, quoique cependant, on ait donné des raisons plausibles en faveur de cette diminution.Les confrères Alfred Mathieu Henri Vaillancourt et Donat Roy, parlèrent contre cette proposition, et ils firent voir toute l’importance qu’il y avait pour la Loge de conserver son affiliation au Conseil des Métiers avec le nombre exact de membres, car une telle action montrerait un affaiblissement de la Loge vis-à-vis le Travail Organisé aussi bien que vis-à-vis du Pacifique Canadien.Toutefois une résolution a été votée par une faible majorité, autorisant le secrétaire Alcide Montpetit de demander au Conseil des Métiers s’il consentirait à accepter une affiliation de 250 membres, au lieu de celle déjà existante.Le comité local de protection des usines Angus dirigé par le confrère Henri Vaillancourt, a appris aux membres que des efforts sont tentés auprès du C.N.R.à l’effet que les membres de la Loge Ste-Marie qui sont mis à pied aux usines Angus, aient la préférence d'emploi aux travaux qui sont affectés au terminus du C.N.R.L'union des travailleurs en caoutchouc de Kitchener, Ontario, annonce la fin de leur grève et remercie la Loge Ste-Marie de l’appui qu'elle a accordé dans ce conflit.On décida d'accorder l’appui moral demandé par l’union des employés de tavernes de fréquenter les établissements où le cadre de l'union est en évidence.LES BARBIERS EN CAMPAGNE DE RECRUTEMENT Les membres de l’union des compagnons barbiers, local 155, réunis en assemblée plénière mardi dernier, ont résolu une question très importante.En l’absence du président, le vice-président K.Klousky occupait le fauteuil.Disons tout d'abord qu’il s’agissait de trouver un moyen pour relever la profession de barbier-coiffeur; on a prétendu que si cette question était résolue, la situation du métier de barbiers s’améliorerait certainement à leur avantage.Enfin on a conçu l'idée d'entreprendre une campagne de recrutement parmi les opposants à l’union internationale; on tenterait de leur faire comprendre par la logique et le bon sens qu'une seule organisation de barbiers serait préférable pour le bien-être de tous, autrement tant qu’il existera plusieurs organisations rivales, il sera quasi impossible d’atteindre le but tant désiré.Afin de faire disparaitre cette anomalie, comme nous le disions plus haut, l'union internationale tentera par le moyen de la persuasion de démontrer les bons effets qui résulteraient d'une organisation unique de barbiers-coiffeurs.A la suite de la discussion sur cette importante question, on décida d’appeler des assemblées fréquentes, où des orateurs en vue dans le monde du travail, adresseront la parole.Un rapport du bureau général annonce que la convention générale a été remise à l’an prochain par un vote de 14,000 pour et 3,000 contre.Sur 1 instance de l’union des employés de tavernes, le local 455, a décidé de donner l’appui moral demandé d’encourager les tavernes où le cadre de l’union est en évidence.LES EMPLOYES DE TAVERNES SE DONNENT UN NOUVEAU PRESIDENT Les membres de l’union des employés de tavernes, local 200, réunis en assemblée plénière, dimanche dernier, ont fait de la bonne besogne.Des questions qui se rattachent au bon fonctionnement de l’union furent résolues dans l’intérêt des membres en général.On a rapporté que le recrutement qui se poursuit depuis le début de mars, remporte un véritable succès.Les employés de cette industrie semblent concevoir qu’il est intéressant d’appartenir à l’union pour améliorer leur salaire et leurs conditions de travail.Une correspondance volumineuse a été lue par le secrétaire Charles Perreault, émanant des diverses unions s’engageant à faire suite à la demande du local 200, de n’encourager que les tavernes employant des membres de l’union et où le cadre de l'union est en évidence.Le secrétaire Désormiers a révélé toute la satisfaction de la famille de feu Alfred Clermont, lors de la réception d’un montant de $125.00 en paiement des bénéfices de décès de leur fils.Le local 200 s’est donné un nouveau président dans la personne du confrère A.Leblanc, par suite de la démission du confrère N.Fortier qui vient d’être nommé organisateur par l’union internationale.Le confrère Charles Bouchard a été élu vice-président en remplacement du confrère A.Leblanc qui occupait ladite charge.En considération du fait que le confrère Ben Drolet, chroniqueur du Monde Ouvrier, avait été l’instigateur de la formation de l’union des employés de tavernes, l’union en reconnaissance des services rendus par M.Drolet, l’a admis membre honoraire, avec tous les pouvoirs attachés à cette charge.Un membre s’est plaint avec raison qu’il avait perdu son emploi parce qu’il avait eu l’audace de réclamer du salaire retenu par son patron depuis que l’Ordonnance spéciale est en vigueur dans cette industrie.Cette question a soulevé une discussion sage et logique pour les membres; ce cas qui est le premier du genre sera porté à la connaissance des autorités en la matière, afin de faire cesser une attitude qui peut devenir un abus.LE CONTRAT COLLECTIF DE LA CONSTRUCTION EST SIGNE Aujourd’hui le 1er avril, expire le contrat collectif de travail des métiers de la construction.Après avoir étudié la jxxs-sibilité d’un nouveau contrat de travail, depuis le 2 février dernier, et, n’ayant pu en venir à une entente sur les tenues du dit contrat; les représentants de la Chambre de construction (Builders’ Exchange) et les représentants des unions internationales et des syndicats catholiques, ont décidé de renouveler aux mêmes conditions le contrat de travail.On rapporte que les signataires demandent au ministre du travail, l’hon.William Tremblay de rétablir l’ancienne juridiction territoriale autour de Montréal, ainsi que le rappel de l’arrêté ministériel No 1114, qui exempte de l’application du contrat par rapport aux salaires des travaux de réparations de moins de $2,000.00.Le renouvellement a été signé lundi de cette semaine pour une période d’un an, et le ministre du travail a été informé de cette décision.ECHOS DES TROIS-RIVIERES Au Conseil des Métiers et du Travail.LES PEINTRES SONT SATISFAITS Les membres de l’union des peintres, local 349, se montrent assez satisfaits du résultat des négociations qui viennent de se terminer en rapport avec le nouveau contrat collectif do travail, lequel a reçu la sanction des représentants des unions intéressées et des représentants de la Chambre de construction (Builders’ Exchange i.On remarque que la clause ayant trait aux réparations qui ne devaient pas excéder $2,000.00 n’apparait plus au nouveau contrat collectif; les Parties contractantes ayant été d’accord qu’elle soit biffée.Cette entent de travail sera soumise au Ministère du Travail provincial pour son approbation.L’union des peintres est confiante que le ministre du travail, l’hon.William Tremblay, y accordera sa sanction dans l’intérêt des parties en cause.On décida d’accorder un appui moral aux employés de tavernes dans leur demande de s’abstenir de fréquenter les établissements où les employés ne sont pas porteurs du bouton de l’union.Le secrétaire financier, Raoul Gervais, fit part aux membres que le bureau gé-, néral de l’union internationale avait reconnue la réclamation du bénéfice de décès du confrère A.McDuff, au montant de $400.La séance était présidée par le vice-président C.-A.Mondor.Comme la Fête de Pâques approche, et qu’il vous faudra sans doute acheter divers cadeaux; exigez que ces articles soient revêtus de la marque syndicale de l’union.DANS LA CHAUSSURE On s’attend à un soulèvement général si les manufacturiers de chaussures persistent dans leur détermination à réduire les prix de fabrication des multiples opérations existantes dans l’industrie de la chaussure.Il fallait voir le grand nombre de travailleurs en chaussures travaillant dans les plus importantes fabriques de cette ville, réunis en assemblée vendredi soir dernier, pour protester contre les dispositions des manufacturiers do mettre en vigueur cette réduction de 25 pour cent; ce qui rend la chose impossible, c’est que déjà les ouvriers cordonniers ont eu à subir une réduction de 40 pour cent depuis la crise.M.Charles McKercher, agent d’affaires du local 249 et membres de l’exécutif général de la B.& S.W.Union, exposa la situation réelle dans laquelle les ouvriers se trouveraient au cas où les manufacturiers se décideraient d’appliquer une telle réduction.L’orateur cita le fait que la situation présente reposait entre les mains des ouvriers eux-mêmes, et que le seul moyen à leur disposition n’est autre que de grouper toutes les forces et les bonnes volontés des ouvriers travaillant sur les opérations majeures de voir à établir des listes de prix uniformes pour toutes les fabriques de chaussures.Continuant ses remarques, M.McKercher fit un relevé de la situation précaire qui existe dans l’industrie de la chaussure de cette province; les difficultés que le comité paritaire de la chaussure rencontre dans 1 application des conditions du contrat collectif de travail dans les centres nu aux, il est un fait avéré que l’ouvrage commune qui est fabriqué par les manufacturiers de la campagne amènera positivement la destruction complète du métier.U est donc grandement temps que les travailleurs do la chaussure prennent les moyens légaux pour arrêter cette vague de réduction de salaires qui devient alors arbitraire et néfaste pour ceux qui doivent gagner leur vie et celle de leurs familles.Ces jours derniers, le Conseil des Métiers et du Travail des Trois-Rivières, tenait une réunion très intéressante à laquelles assistait le confrère J.-a.D’Aoust, 5e vice-président de la Fraternité internationale des papetiers et travailleurs de la pulpe et sulfite.La séance était présidée par les confrères Roland Grenier et J.-T.Joly, vice-présidents.Une question d’actualité qui a été résolue est celle de la Commission du Transport St-Maurice, qui a été entrevue par les officiers aux fins d’obtenir un meilleur service d’autobus.Ces derniers ont été enchantés de la réception qui leur a été faite par les officiers de la compagnie.Enfin les délégués du Conseil ont obtenu l’assurance que de la St.Lawrence Paper, les autobus partiront cinq ou dix minutes plus tard que midi afin d'accommoder les voyageurs.Les délégués ont également discuté la possibilité de sortir en corps comme le jour de la Fête du Travail, lors de la visite de LL.MM.le Roi et la Reine en mai prochain; les locaux affiliés seront consultés sur l’opportunité d’une telle innovation.Les délégués Emile Legaré et Luc Bergeron ont été choisis pour représenter la Conseil à la Chambre de Commerce des Trois-Rivières.Invité à dire quelques mots le confrère J-A.D’Aoust parla des actualités ouvrières aux Etats-Unis ainsi que les membres des unions affiliées à la Fédération américaine du Travail étaient de plus en plus nombreuse; il dit aussi qu’il reprendra ses activités dans la province de Québec, après une absence de quelques mois.A l'issue de la séance les délégués ont protesté contre la décision prise par Radio Canada interdisant les émissions commanditées par les brasseries, privant par ce fait un grand nombre d’artistes de travail.GRADS CHEZ LES EMPLOYES D'HOTELS Les jours de prospérité sont revenus, c est ce que l'on proclame à l’union des employés d’hôtels et de restaurants, local 332.On nous informe que l'Office des salaires raisonnables et un comité de représentants de l’union, composé de MM.Albert Quesnel, Jack Longer, C.-A.Purden et Paul Fournier sont à étudier une fixation do salaires pour les diverses catégories d’employés d’hôtels: chef-cuisinier, $12.02 par semaine; aide-cuisinier, $6.14; laveurs (plongeurs), $5,21; garçons et filles de table, $4.29; filles de chambre, $3.83; opérateurs d’ascenseur, $5.G7.Pour toute autre classification d’emplois dans les hôtels, les salaires sont semblables à ceux mentionnés ici.Le travail qui sera exécuté ne devra pas excéder 60 heures par semaine.Tous les intéressés seront appelés en assemblée sous peu, et à laquelle les représentants de l’union donneront des explications plus spécifiques.CHEZ LES BUANDIERS Les perspectives de l’organisation de employés de buanderies, teintureries, net toyage et valeteries sont des meilleures D’après les rapports qui ont été sou mis au cours d'uno réunion du local 122 mercredi dernier, sous la présidence dt confrère Lucien Brissette.U appert que le propriétaire de la firme Dechaux n'aurait aucune objectior à ce que ses employés fassent partie d( 1 union; c’est au cours d’une longue réunion avec le patron, que M.Roméo Lepage, agent d’affaires, y apprit les bonnes dispositions de M.Dechaux.Il avail été porté à la connaissance des officier: de 1 union, que le gérant de l'établissement Dechaux se serait servi d’un certain subterfuge pour intimider les employés à ce sujet, immédiatement, il fut décidé d'aviser M.Déchaux de l’attitude non seulement do son gérant, mais aussi des contremaîtres des divers départements.Conséquemment de cette entrevue il ressort qu’un avis a été donné aux personnages précités, qu’ils auraient à cesser ces tactiques envers les employés qui désirent s’organiser, ce que la loi leur permet.Inutile de dire que ce rapport reçut l’approbation générale, ce qui enlève aux membres d'un seul coup la crainte de perdre leur emploi.Il paraîtrait aussi, au cours de cette entrevue, que la question d’un contrat de travail a été favorablement discutée entre les intéressés et tout laisse prévoir que ce contrat sera appliqué vers le mois de mai prochain.LA TERRE TOURNE TROP VITE Quoi d'étonnant à cela, puisque tou tourne de plus en plus à grande vitess par les temps où nous vivons.C’est faire frémir.Les astronomes de l'obser vatoire de Smithsonian, en Amérique, on établi, chiffres à l'appui, que la vitesse d rotation de la terre n’a cessé d’augmen ter durant les cent dernières années, de puis 1840, très exactement.Les proportions sont telles que l'anné du calendrier a diminué — tenez-vou bien!.— d'une seconde! Ainsi, dan deux millions et demi d'années, l’annéi n’aura plus que 364 jours! Nous n'ei sommes pas encore là ! SAMEDI, 1er AVRIL 1939 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 1, 1939 PAGE 3 Propagande et éducation Le Conseil Fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis continue chaque dimanche ses émissions radiophoniques.Nous publions cette semaine la causerie faite par M.Joseph Matte, le secrétaire du Conseil Fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis, organisateur volontaire de la Fédération Amércaine du Travail pour de district de Québec, un homme qui a fait ses preuves dans les rangs du Travail Organisé, intéressé dans toutes les grandes questions d'intérêt public de la vieille capitale.Le confrère Matte est un studieux et un convaincu, qui jouit de l'estime et de la confiance de tous.— Le Monde Ouvrier.Mesdames et Messieurs.Je suis heureux, ce soir, de venir continuer la série de causeries prononcées sous les auspices du comité de propagande et d'éducation du Conseil fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis.C’est en qualité de secrétaire de ce con- msKKmmgmagm ¦ ¦ • ¦¦ JOSEPH MATTE Secrétaire du Conseil Fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis.seil et d'organisateur de la Fédération américaine du Travail, pour le district de Québec, qu’il me fait particulièrement plaisir d'accorder tout mon appui à cette campagne de propagande.Je profite aussi de l'occasion pour adresser au directeur du poste que vous écoutez les remerciements de notre mouvement ouvrier pour la coopération qu'il accorde aux travailleurs.Souventes fois, dans le public, on se demande quel intérêt avaient les Américains à venir en notre pays organiser les ouvriers canadiens.Je vous en explique la raison en deux mots, puis je vous parle des bienfaits de cette organisation.D abortl, je dois dire que c’était leur intérêt d'agir ainsi.En effet, les ouvriers des Etats-Unis qui combattaient afin d'obtenir un salaire plus ou moins raisonnable pour leur travail s'apercevaient que les salaires payés aux ouvriers canadiens étaient plus faibles que les leurs.Cette concurrence déloyale les affectait beaucoup.Leur seul moyen d’équilibrer la situation était donc de venir grouper les ouvriers de notre pays que personne, dans le temps, n’avait jugé à propos d’aider à se protéger contre les exploiteurs.Ce fut un succès pour les Unions internationales, et les ouvriers canadiens s'enrégimentèrent nombreux dans les cadres des organisations de la Fédération américaine du Travail.Depuis, malgré les luttes déloyales, nos groupements ont grandi de jour de jour.Pourquoi, alors, direz-vous, vous fait-on de telles luttes, si vos organisations sont basées sur des principes loyaux et chrétiens?Je réponds que toujours, lorsque les ouvriers paraissaient avoir un avantage d’améliorer leur sort, les adversaires ne perdaient aucune chance de les diviser, car ils connaissaient bien la devise: “Unis, notis résistons.Divisés, nous tombons".Ils ne pouvaient que chercher la division, guà la provoquer par tous les moyens possibles, même la calomnie et le mensonge; désunis, les ouvriers ne pouvaient réclamer avec force leurs droits les plus naturels et les plus sacrés.Cette division nuit tellement que, lorsque nous rencontrons l’un ou l'autre de nos gouvernements, on nous dit qu’il n’y a pas moyen de satisfaire les ouvriers divisés.Les législateurs ouvrent le plus souvent possible cette porte de sortie.Toutefois, nos organisations ont l'avantage de représenter actuellement la majorité des ouvriers groupés au Canada.Ceci signifie que ces travailleurs sont ceux qui aident le plus au relèvement des affaires générales.Car, comme on le sait, les Unions internationales ont la renommée de réclamer des salaires qui, sans être exhorbitants, sont plus élevés que d'autres.Ils ont donc plus d'argent à dépenser pour le bien-être de leur famille, et de ce fait, aident davantage le commerce et l’industrie, en faisant circuler l'argent plus librement.De plus, le fait de recevoir un salaire raisonnable permet à nos membres d’élever leurs enfants d’une manière convenable; il ne faut pas oublier que chaque ouvrier a le devoir et l'obligation de faire tout ce qui lui est possible pour donner à ses enfants ce dont ils ont besoin, surtout une instruction qui leur permettra de devenir plus tard des citoyens respectables.Pour nous, citoyens de Québec, nous avons tout près un exemple de ce que les Unions internationales ont fait dans notre ville.Regardons le quartier Limoilou, où ont toujours demeuré la plupart des membres de nos organisations.Nous avons été à même de le voir progresser, grâce, par exemple, aux employés de chemins de fer.aux employés de l’Anglo-Canadian Pulp and Paper, etc.Malheureusement, un trop grand nombre d’hommes d’affaires oublient la grande part de succès que nos organisations leur ont apportée, et ils semblent plutôt enclins à combattre ceux qui sont opposés aux salaires de famine de $12 à $15 par semaine.Sans doute, de tels salaires leur semblent à première vue plus avantageux.Mais, comment peuvent-ils espérer voir augmenter leurs affaires, si les travailleurs gagnent des gages si maigres qu’ils ne leur permettent pas de se nourrir et de se loger convenablement?Alors, mesdames et messieurs, pourquoi toujours crier; “Seigneur! Seigneur!” et ne pas s'aider soi-même?Car, il ne faut pas oublier que, si le patron doit recevoir un bénéfice raisonnable pour l’argent qu’il a investi, l’ouvrier a aussi droit de recevoir un salaire qui lui permette de vivre en famille honorablement.C'est ce que nos organisations internationales ont proclamé et réclamé, depuis leur fondation, et, comme preuve que leurs demandes étaient justes, nous voyons des encycliques récentes déclarer que l’ouvrier doit recevoir un salaire lui permettant de donner le nécessaire à sa famille et de faire certaines économies.Tout cela est réclamé par nos unions; c'est basé sur de solides principes de charité chrétienne.Nous revendiquons les mêmes droits, pour tous les ouvriers, sans distinction de race et de religion.En effet, il ne faut pas oublier que nos organisations ne désirent aucunement intervenir dans les devoirs religieux de leurs membres qui jouissent de leur entière liberté ; elles laissent au pasteur de leur religion respective le soin de leur âme.Nous considérons que, si nous pouvons obtenir un salaire convenable pour l'ouvrier, il sera beaucoup plus facile aux ministres des cultes de donner le nécessaire à l’âme.Nous sommes aussi convaincus que, en obtenant des salaires raisonnables, on évitera les idées subversives, car toujours nous voyons ces idées surgir dans l’esprit de ceux qui souffrent trop, dont la vie est faite de misère.De fait, voyez l’ouvrier qui gagne un salaire convenable.î! ne cherche aucunement à faire partie d’Organisations aux idées subversives; il donne toute son attention à sa famille et s'intéresse plus facilement à la chose publique.Maintenant, mesdames et messieurs, qu'il me soit permis de vous rappeler que nos organisations sont les pionnières du mouvement ouvrier au Canada et dans notre province.Nous c omptons des unions internationales de notre ville qui ont au-délà de 60 ans d’existence.Ce fait en montre la force.Il me faut aussi dire que chacune de nas organisations générales à son autonomie propre, tout comme nos organisations locales.Pour ce qui est des questions législatives et des autres questions intéressant les ouvriers en général, la Fédération américaine du Travail et le Congrès des Métiers et du Travail du Canada sont les corps suprêmes; ces organismes sont formées par les représentants des diverses unions internationales et fédérales, représentants qui ont pour mission de soumettre à nos gouvernants les demandes des différentes organisations locales, tant internationales que fédérales.Pour renseigner ceux qui ne comprennent par la différence entre les Unions internationales et les unions fédérales.Je dois dire que les Unions internationales sont toutes groupées sous une même direction, une industrie ou une profession; elles couvrent l’Amérique du Nord, soit les Etats-Unis, le Canada et Terre-Neuve.Les Unions fédérales, elles, ne sont que des unions locales détenant leur charte directement de la Fédération américaine du Travail ou du Congrès des Métiers et du Travail du Canada.En un mot, les Unions fédérales sont des unions nationales n’ayant juridiction que dans leur ville ou leur district.Ce sont toutes ces différentes organisations qui, par la suite, forment les Conseils des Métiers et du Travail des différentes villes en y nommant un certain nombre do délégués pour les y représenter.11 en est de même pour les Fédérations provinciales du Travail.Bref, tous ces organismes sont composés d'ouvriers élus par les membres des différentes unions locales; ces ouvriers ont pour mission de soumettre les représentations de leurs confrères.Aux Etats-Unis, lors des différentes conventions de la Fédération Américaine du Travail, les délégués ont l'honneur et le plaisir de voir un évêque ou un prêtre catholique, et un ministre protestant bénir leurs travaux et demander à l’Etre Suprême d'éclairer leurs délibérations.De plus, des services religieux spéciaux sont organisés le dimanche pour les délégués, suivant leur dénomination religieuse; nous voyons la même chose se pratiquer dans différentes organisations internationales, connue j'ai eu l’occasion de le constater lors de la convention des \va-gonniers de chemins de fer à Kansas City, en 1929.et lors des conventions des “Firemen and Oilers", les chauffeurs et huileurs, à Cleveland, Ohio, en 1927, et à Chicago, en 1935.Donc, mesdames et messieurs, permet-tez-moi de dire que nos organisations sont toujours favorables à la coopération entre patrons et ouvriers.Mais il faut bien comprendre que notre devoir est de chercher à obtenir un salaire convenable pour l’ouvrier, afin de lui permettre de faire honneur à ses obligations familiales, car nous ne pouvons convenir qu’il soit permis à un patron de vivre dans le plus grand luxe lorsque ses ouvriers ne reçoivent pas suffisamment pour donner le nécessaire à leur famille.Si, pour un moment, un employeur voulait s’imaginer les misères de ses employés qui doivent faire vivre une famille qui, généralement, dans notre province, est de 7 à 12 enfants, et ce avec $12 à $15 par semaine, je suis certain que son esprit chrétien se réveil- lerait et qu'il comprendrait que les encycliques demandent plus que dos augmentations d’un dollar par semaine dans ces cas tragiques, comme la chose s'est pratiquée en maintes occasions déjà.Nous comprenons aussi qu'il y a des patrons qui consentiraient à payer des salaires raisonnables à leurs employés, si leurs concurrents en faisaient autant.Toutefois, vu le manque de solidarité chez les ouvriers, tous se ressentent des concurrences de l’employeur injuste.Alors, ouvriers et ouvrières, nous vous recommandons de vous organiser pom- votre protection et celle de votre famille.Je tiens à vous dire que nous serons toujours heureux de fournir les renseignements désirés à ceux qui nous en feront la demande.Cependant, nous ne faisons aucune promesse de les organiser, car nous considérons que l'ouvrier doit le faire d’abord par principe; s’il peut lui-même comprendre les bienfaits de l'organisation, il lui sera plus facile de faire comprendre ses misères à son employeur, il lui sera loisible d’améliorer continuellement sa condition sociale et ses conditions de travail, de pouvoir être considéré comme un être humain, et non comme une machine tout simplement.Patrons et ouvriers discuteront ensuite, autour d’une table, avec plus de satisfaction.En terminant, mesdames et messieurs, permettez-moi de vous inviter à syntoni-ser avec ce poste chaque dimanche, à la même heure, pour continuer à vous renseigner sur le mouvement ouvrier international.Merci, mesdames et messieurs.CHEZ LES PAPETIERS DES TROIS-RIVIERES Une assemblée de tous les ouvriers du papier du district des Trois-Rivières, eut lieu récemment en la salle du Conseil des Métiers et du Travail de l’endroit.Cette importante réunion a été tenue en l’honneur du confrère J.Arthur D’Aoust, 5e vice-président de la Fraternité Internationale des papetiers, qui est de retour de Toledo, Ohio, où il assista à la convention de cette importante organisation ouvrière.Le confrère D'Aoust lit un réquisitoire très intéressant des délibérations et des résolutions passées à la convention.Il annonça avec regret la mort subite du confrère George J.Schneider, 2e vice-président de l’union internationale, pour lequel une minute de silence a été observée en témoignage de sympathies.Outre d’être vice-président de la Fraternité internationale des papetiers, le défunt était membre du Congrès américain pour la 8e division de l’Etat du Wisconsin, et également porteur d’un certificat d’organisateur de la Fédération Américaine du Travail.M.D’Aoust relata à la mémoire des papetiers, que le défunt était venu en mai 1937, assister à une convention du Conseil provincial des papetiers et des travailleurs de la pulpe et du sulphite, aux Trois-Rivières.DEMANDEZ LA BIERE POPULAIRE ASK FOR THE POPULAR BEER MOLSON Brassée à Montréal depui* 153 ANS Brewed in Montreal since 153 YEARS PAGE 4 SAMEDI, 1er AVRIL 1939 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 1, 1939 La loi des salaires raisonnables Le Bill No 42 a été distribué aux députés, cette semaine, il est intitulé : "Loi amendant la loi des salaires raisonnables", il a comme parrain l'hon.William Tremblay, le ministre du Travail.Il contient seize clauses, dont quelques-unes sont de nature à clarifier le texte, à rendre les.procédures plus expéditive ou à donner plus de souplesse à la réglementation ; d'autres, par contre, rencontrent l'opposition absolue du Travail Organisé.La Fédération provinciale du Travail a étudié ce projet de loi, y a posé des remarques et des objections qu'elle a fait parvenir, sous forme de mémoire, à chaque membre de l'Assemblée législative, ainsi qu'aux divers Conseils des Métiers et du Travail de la province.Nous en extrayons les passages suivants : .Remarques et objections du Travail Organisé.Article G.— Nous estimons qu’une décision écrite signée par les membres en fonctions de l’Office ne peut avoir la même valeur qu’une résolution adoptée en séance régulière; dans le dernier cas, cette résolution a été discuté, il y a eu échange de vues; dans l’autre cas, ce sera généralement l’opinion du président qui prévaudra, les autres membres signeront cette décision sans en connaître le pour et le contre.Ce système est antidémocratique et rendra les séances de l’Office quasi inutiles.Article 12.— Nous croyons qu’aucune Ordonnance ne devrait être révoquée ou modifiée par l’Office sans que les intéressés aient été consultés au préalable.La rétroactivité des règles d’interprétation d’ordonnance et décisions de l’Office peut occasionner des situations embarrassantes, si par exemple l’Office donnait un effet rétroactif à une réduction du taux des salaires, le salarié serait-il contraint de faire remboursement de ladite différence?Nous tenons une fois de plus à enregistrer notre vive opposition aux pouvoirs conférés au lieutenant-gouverneur-en-conseil, il nous semble que seul l’Office devrait avoir le pouvoir de suspendre, modifier ou révoquer les règles d’interprétation, résolutions ou décisions prises par les membres de l’Office.Article 14.— Nous sommes opposés à ce que le mot “doit” soit remplacé par le mot “peut”, l’obligation de consulter les intéressés devient simplement une concession de ce fait, cela enlève aibc intéressés la garantie qu’ils seront entendus et consultés par l’Office avant qu’une décision soit prise.Article 16.— Cet article modifié semble permettre que des conventions collectives de travail définies à l’article 35 établissent un salaire inférieur à celui qui est fixé par une Ordonnance; si tel est le cas, comment un salarié payé un salaire inférieur à celui d’une Ordonnance peut il avoir un recours pour la différence complète du salaire?Article 28.— Nous estimons que le salaire dû est exigible en son entier, en dépit de toute entente intervenue entre l’employeur et l’employé, même lorsque cette entente est approuvée par l’Office.Les salaires prévus par les Ordonnances sont un strict minimum déjà trop bas généralement, pourquoi alors tolérer qu’un employeur ne se conforme pas intégralement aux conditions définies par les Ordonnances?Règle générale, c’est le salarié qui sera contraint d’accepter ce règlement par crainte de représailles.Nous sommes fortement opposés à cette modification.Articles 29 et 29a.— Ces modifications augmentant le taux des amendes sont acceptables; nous nous étonnons toutefois de la diversité dans les pénalités pour les offenses de la même gravité.Nous estimons que tous les articles traitant des amendes et pénalités (soit do 23 à 31) devraient être modifiés pour rendre amendes et pénalités plus uniformes.Ce serait plus clair.NOTE.— Les modifications apportées aux autres articles sont acceptables.— La Federation Provinciale du Travail.OUBLI —Je ne comprends pas pourquoi, pour votre magasin, vous avez choisi cette enseigne: “Aux cinq saisons”.Dans l’année, il n’y a que quatre saisons, que je sache.—Pardon, vous en oubliez une: la morte-saison.AA • lltll • QUI • VOTRE • ARRIERE.• GRAND - PERE • BUVAIT LE STATUT LEGAL DES TRAVAILLEUSES Comme suite à un voeu de l’Assemblée de la Société des Nations, le Bureau international du Travail a publié un important ouvrage exposant les problèmes du travail féminin et les solutions qui leur ont été données dans les divers pays.On y trouve une analyse détaillée des législations qui réglementent spécialement le travail des femmes.L’ensemble des dispositions ainsi étudiées donne une impression de très grande variété.C’est que, si les problèmes du travail féminin présentent une base physiologique — qui est un élément d’unité indépendante des climats et des latitudes — les conceptions relatives à la famille et au rôle de la femme dans la société, par contre, sont très diverses.Lorsqu’on imagine la vie très riche en activités extérieures d’une Européenne des pays nordiques, par exemple, habituée à bénéficier des mêmes droits que l’homme et à assumer les mêmes responsabilités politiques, civiles et familiales, préparée dès l’enfance à ce rôle, formée professionnellement de façon à pouvoir en supporter les charges, sachant user, comme ses compagnons de travail, du moyen de l’organisation syndicale pour défendre ses intérêts professionnels; lorsqu’on compare son existence à la vie retirée d’une Orientale, retenue loin de toute activité collective étrangère à la famille par des traditions religieuses et sociales séculaires, on comprend combien différentes peuvent être les réglementations qui ordonnent la vie professionnelle très évoluée de l’une et protègent l’autre dans ses premiers pas vers l’atelier.eJjrrïe MOLSOM J y M *•—,^v L’abondance de matières à la suite des développements à la Législature de Québec et à la Chambre des Communes, nous oblige à remettre à la semaine prochaine un article fort intéressant sur la situation de l’industrie du papier dans le district du Lac St-Jean.Nous prions nos amis de ce district d’excuser ce retard, ils ne perdent rien pour attendre.LE MONDE OUVRIER.Dans l'industrie du papier A BATONS ROMPUS (Suite de la première pape) Nous sommes au printemps, le saviez-vous ?Par l’état de nos rues, ça se voit.C'est la même vieille histoire qui se répète d'année en année.S'il y a quelque chose, plus ça va pire c'est.Nous votons des somme-fabuleuses pour tenir des milliers et des milliers de chômeurs à vivre à ne rien faire et nos rues sont dans un état déplorable.Si ce n'est pas le comble de l'imbécillité, de l'imprévoyance, c'est difficile à battre.Pendant combien de temps les citoyens de Montréal seront-ls contraints d'endurer pareil état de choses ?On donne toutes sortes de raisons ; il n'y a pas d'argent de disponible, on rejette le blâme sur Québec qui n'a pourtant rien à y voir Nos édiles savent qu'il tombe autant de pouces de neige chaque hiver, ce n'est donc rien de nouveau.Pourquoi ne votent-ils pas les fonds nécessaires en temps opportun ?Pourquoi ne pas faire travailler ceux qui n ''foutent' 'rien?Il serait si simple de le faire et de les laisser gagner un supplément de recettes qui viendrait à point pour tant de familles sou.; le secours direct.On discute, on passe des résolutions, on promet de faire des enquêtes sur un soi-disant sabotage qui s'est pratiqué dans l'enlèvement de la neige, mais on n'aboutit à rien.Pourtant, nos échevins sont de braves gens, honnêtes, consciencieux et animés d'un bon esprit civique, alors quoi ?Qu'est-ce qu'il y a qui ne va pas ?# * * L'hon.M.Duplessis a déclaré au cours d’une assemblée du comité des bills privés, au cours de l'étude du Bill de la cité des Trois-Rivières, que "le problème de taxation des magasins-succursales devrait être considéré à son mérite plutôt que de dénoncer l'un ou l'autre côté de ce système de faire affaires".Il ajoute que si ces magasins-succursales existaient c'es' "que le public consommateur les encourageait et s'il les encourageait c'est qu'il était satisfait de leurs services".L'opinion du premier ministre concorde en tous points avec celle du Travail Organisé qui s'est toujours objecté à l'imposition d'une taxe spéciale punitive sur un système de faire affaires, il estime que c'est faire servir le pouvoir de taxation du gouvernement comme une arme pour détruire des entreprises légitimes de concurrents commerciaux.SOCIUS.Entre ces deux types extrêmes de vie féminine, toute la gamme graduée des activités plus ou moins évoluées pourrait être trouvée actuellement sur la surface du globe.Cependant, des évolutions si brusques se sont faites dans ce domaine qu’elles ont détruit parfois en quelques années, parfois même en quelques mois, des conceptions anciennes qui semblaient solidement enracinées.L’Iranienne a rejeté ses voiles et prend part à des activités économiques de plus en plus variées, aussi bien intellectuelles que manuelles.La femme turque siège au Parlement et occupe les fonctions administratives les plus élevées.Une statistique de 1937 montre qu’en U.R.S.S., dans les provinces de l’Asie centrale comme ailleurs, la femme est activement mêlée à la vie économique: les comités directeurs des kolkhozes de l’Uzbcckistan, par exemple, comptaient, au début de 1938, près de 20 pour cent des femmes parmi leurs membres.Aussi le tableau de l’activité féminine est-il des plus mouvant et, avec l’évolution sociale de la femme, la législation qui s’essaie à ordonner son activité professionnelle est-elle également en perpétuel et rapide changement.Cependant un trait général apparait d’une façon frappante: c’est le rapprochement qui s’est fait déjà sur beaucoup de points entre le statut légal des femmes et celui des hommes appartenant à une même catégorie professionnelle.Légalisation est achevée ou presque achevée dans certains pays et tend de plus en plus à se faire dans la plupart des autres, en mettant à part, il va de soi, les mesures relatives à la protection de la maternité.L’Organisation internationale du Travail, en ce qui la concerne, a limité l’usage de la législation spéciale du travail féminin à des objets très précis qu’il lui semblait impossible d’atteindre par d’autres moyens; mais elle a entendu toujours que la protection de la femme qui travaille dans de mauvaises conditions préjudiciables à la maternité ne devait iras supprimer légalité dans le droit à un emploi et à une équitable rémunération.L’ouvrage du Bureau international du Travail étudie successivement, en douze chapitres ; les procédés de réglementation du travail des femmes ; les administrations officielles compétentes en matière de travail féminin ; la protection de la maternité ; la durée du travail ; le travail de nuit ; l’emploi des femmes aux travaux insalubres, pénibles et dangereux ; l’emploi des femmes aux travaux pouvant porter atteinte à la moralité ; la réglementation du droit à l’emploi ; la réglementation des salaires ; les particularités de la situation des assurées dans les régimes d’assurances sociales ; la situation légale do la travailleuse intellectuelle ; les problèmes du travail féminin connexes a statut civil et politique des femmes.Axis i'sl.par Us présentes donné que .M r y.1"'” ’“'ors, John E.C.Elliott -.ouest rue St-.Tacques, Montréal.Qm 1-1* Procureurs de la requérante DEMANDE DE DfVoitCE ,,-;\vjs ''St par les présentes donné que Rose Edith Miner Razar, d'Outreinont, Qaé., s'adressera au Parlement du Canada, il sa pré sente ou prochaine session, afin d'obtenir un bill de divorce d'avec son mari, l.ewls M'.Razar.marchand do Montréal.Qué., pour cause d'adultère et d’abandon.Montréal, Qué.18 février 1939.,, , RAPPOPORT & GARONCE.U b> Procureurs de la requérante.PROVINCE DE QIIEREC DISTRICT DE MONTREAL No 179395 COUR SUPERIEURE Dame EVA MAIIETT, des cités et district de Montréal, épouse commune eu biens de I.éaiidre I’.Carrière, employé civil, du même lien, Demanderesse.VS T.EDIT I.EANDRE P.CARRIERE, Défendeur, Une action en sôpnrntion de biens n été instltutée on cette cause le 7ôme jour de mars 1939.Montréal, 7 mars 1939.Beauregard & Beaudry.Procureurs de ln demanderesse.10-14 SAMEDI, 1er AVRIL 1939 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 1, 1939 PAGE 5 The Right To Organize From the Point of View of the Worker, the Employer and the State.There is a growing interest in the solution of the problems affecting the management and the workers.Employers, especially the younger element, are showing a more conciliatory attitude towards labor unions and the rights of workers, which leads us to hope that in the near future there will be peace and harmony in the relations between employer and employee, through the co-operation and understanding of the employers in the problems of the employees.The following is from an address made by Mr.Gustave Francq, General Secretary of the Provincial Federation of Labor, before a group of the Junior Board of Trade studying Industrial and Personal Relations.Gentlemen of the Junior Board of Trade : The organization of workers for the purpose of collective bargaining has taken on the proportions of a national issue in ail democratic countries.But just why do working people form Unions?It is the direct result of the economic dictatorship i to be carefully distinguished from political dictatorship) which is the characteristic note of the modern economic order and the natural result of limitless front competition.It is claimed that this economic dictatorship is so powerful that it actuelly dominates the governments of the world.Why Workers Organize ?First, because there is within them an innate impulse urging them to do so, and, second, because they see and know that organization will better their lot.In that they are following the example set by tire manufacturing and professional classes that have always formed associations to advance their common interests.An English economist, W.Stanley Jev-ons, stated years ago “that all classes of society are trade unionist at heart and differ chiefly in the boldness, ability and icrecy with which they push their respective interests.” Still earlier, Alexis de Troqueville, wrote in 1835 in Democracy in America: “The most natural privilege f men, next to the right of acting for himsfli, is that of combining his exertions with those of his fellow creatures and of acting in common with them.I am therefore led to conclude that the right of association is almost as inalienable as the right of personal liberty.” Right to Organize A Natural Right.Responding to the inward urge to unite for common advantage — the same as other people do — workers form labor unions.Leo XIII goes further, he claimed “that to form voluntary associations is the natural right of men, consequently to deprive him of it renders him something less than man.Pope Pins XI repeats this teaching and adds that to deny or frustate this natural right to form unions is “criminal injustice”.Workers Organize to Better Their Conditions.Workers organize because they know that they must organize to better their condition and their lot.They are not unaware of what is taking place about them.They fully realize that individual bar-raining is a futile performance because, notably in the mass production indus-ries, the individual withholding of labor is futile.In addition, they see that as a rule the lowest wages are paid and the longest hours are worked in the nonunion industries, and that in the unionized industries the opposite is true.Moreover, they know that employers are organized into unions called “trade associations”.As a matter of fact in the directory of the U.S Department of Commerce, “Selected Trade Associations of the United States” is listed the names and addresses of 2,400 associations of employers, they know also that employers are organized solidly for their own mutual aid and protection, and that many of them are leagued together “TO FIGHT LABOR”.All these facts workers know and during the last few years they have been organizing in increased numbers.Who will dare to blame them.Right to Organize Constitutional.Permit me to refer to the jugment rendered on April 12, by the United States Supreme Court, in the case of Jones and Laughlin Steel Corporation, upholding the constitutionality of the National Labor Relations Act, Chief Justice Hughes, declared: “Thus, in its present application, the statute goes no further than to safeguard the right of employees to self-organization and to select representatives of their own choosing for collective bargaining or other mutual protection without restraint or coercion by their employer.That is a fundamental right.Employees have as clear a right to organize and select their representatives for lawful purposes as the respondent has to organize its business and select its own officers and agents.” Right here in Canada, the Trades and Labor Congress of Canada has prepared a bill dealing with the workers’ right to organize, whose central purpose is to render it lawful for employees to form themselves into a trade union; to render it lawful for employees to bargain collectively with their employer or employers and to conduct such bargaining through the duly chosen officers of such union.This bill in its entirety was enacted by the Alberta and Nova Scotia legislatures, the principle of it accepted by the Manitoba and Quebec Legislatures.According to Chapter 49, I Geo.VI, 1937, An Act respecting collective labor agreements, the right to organize is well defined by Sec.38: it reads: "Whosoever prevents or attempts to prevent directly or indirectly, by threats or otherwise, an employee from becoming a member of an association; or makes an attempt upon the freedom of labor of an employee, by dismissing him, causing him to be dismissed or preventing or trying to prevent him from obtaining work, because he is a member of a labor association or because lie is not a member of any association, or because he is not a member of a particular association commits an unlawful act and shall be liable to a fine or to imprisonment, etc.tsec page 112).The same wording is also inserted in Chap.50, An Act respecting fair wages, can this be considered sufficient to guarantee to workers the right to organize and to bargain for collective labor contracts.Opinions are divided on the question, I have my own views on the matter.Hon.Norman McL Rogers, Minister of Labor, made the following statement in December 1936: “.In connection with recent strikes in Canada there have been frequent complaints that certain employers have denied to their employees the right of association and have been active in the organization of labor unions.It is necessary to state in the clearest terms that the right of association is a civil right long established by law and usage.It was affirmed with special reference to Canada by an Order in Council of July 11th, 1918.It was proclaimed explicitly in the Treaty of Versailles at the close of the World War.The right of association for legitime purposes should be respected in the national interest and labor should not be denied the means of organizing for collective bargaining.The right of employers to organize for all lawful purposes is not questioned in any quarter.Employers are not entitled in the same breadth to protest against governmental regulation of industry and to deny to labor its right to resort to legitimate measures of self-help through voluntary association.” The fact Is well proven that workers have the right to organize, why then are so many not yet organized, the chief reason is the opposition of employers, especially some of the larger corporations; they are other reasons but this one overshadows all the rest.Undoubtedly there is hostility to unions among small independent establishments, but the ultimate explanation for the limited extent of unionization on the American continent is that powerful corporations employing by far the largest proportion of workers see in the organization of workers a curb to their own power.We have approximately SEVEN MILLION workers organized in the United States and Canada.Permit to quote from “The Modern Social and Economic Order" published last January by Our Sunday Visitor, a catholic paper of U.S.the following excerpt: “Fortunately in our country, the American Federation of Labor, the Congress of Industrial Unions (CIO) and the Railroad Brotherhoods in sharp contrast with not a few European labor organizations, have generally kept well within the limits of justice and equity, and have almost crupulously maintained a policy of safeguarding freedom of conscience in religion.Accordingly the Catholic wage or salary worker in U.S.should not hesitate to join any of the A.F.of L., CIO or Railway Brotherhoods, ON THE GROUND THAT THEY VIOLATE JUSTICE OR THAT THEY WILL UNDERMINE HIS RELIGIOUS FAITH.On the contrary, it is his duty, as it is of all wage' earners, to join any one of those organizations which he believes will best meet his needs, and to do his part to develop its effectiveness and prestige.” Freedom to Choose Representatives.In the discussion of union organization it is essential to stress the importance of freedom of representation.Unless workers are free to select whatever representatives they choose, organization can have little or no meaning for them.Totalitarianism and Company Unionism.Today under the totalitarian state, the government actually appoint workers’ representatives.Under company unions (now called "independent”) unions because they are not affiliated with recognized bodies, while the company does not appoint workers’ representatives, it ultimately and essentially controls them.This control becomes apparent when one recalls that under almost all company union the employee must confine his choice of representatives to fellow-employees on the company’s payroll, and the company can simply discharge the representatives so chosen if they bargain too vigorously.(This in spite of all laws to the contrary as it is always possible to invoke some other reason to explain his discharge.) With only slight qualification it is correct to say that under a company union plan a company makes a contract with itself.The gross injustice of this agreement is apparent.All indications are that both in industry and in government, freedom of representation.which is virtually the essence of the right of free associations, will become an increasingly acute issue during the next few years.Employer's Duty to Deal With Unions.Another aspect of this question is to be emphasized.Inasmuch as workers have the right to form unions, employers have the duty to recognize them and deal with them.It is the moral duty of employers, even in the absence of any civil law to that effect, to negotiate in good faith with the officials of organizations which then- employees have chosen to represent them in collective bargaining.I have no hesitation to any—and this from my own personal experience—that it is in the best interest of the employer not only to recognize labor unions and deal with them but to operate its plant as a strictly union shop, thereby ensuring himself of more cordial relations between the management and the operating staff, better understanding and cooperation among the worker’s themselves, a real union shop being the best guarantee of industrial peace and success.The excuse invoked by some employers for refusing to recognize and deal with labor unions because they claim that sometimes they are not living up to collective labor agreements far from the truth and not founded on facts and prove amply that these employers are not only antagonistic to Organized Labor but are too often using oppressive measures to compel workers to accept wages that are too low or a working week that is too long or working conditions that are oppressive.¦ May I remind you that all union members have a moral obligation to conform to the procedure rules and regulations that they have authorized the union to agree to for them.And as a general rule they do so, if in some cases, some members do strike in disregard to that procedure, without the sanction of the union, the organization itself has not violated the agreement but those members have violated a moral obligation — namely to live up to an agreement that they authorized the union to make for them and you may rest assured that they will be disciplined for it.Labor unions, as a rule, live up to the letter of a collective labor agreement otherwise they would be short lived.Intervention oi the State.There now remains for me to deal briefly with the intervention of the State in the relations between Capital and Labor or if you prefer employer and employee.In spite of all the legislation adopted here and elsewhere in the past few years, much remains to be done before a fair measure will be struck, that will go far enough but not too far.It is my opinion, that it Ls the duty of the State to intervene in order to effect a "rapprochement” between the two groups, to protect the weak against the strong, to see to it that one does not take advantage of its power to abuse the other.Once the “rapprochement” has been made and a collective labor agreement reached government intervention must end there.It must leave industry, employers and employees to manage their own affairs, and not modify agreements and much less suspend them or rescind them as the State has taken this right in Quebec through Bills 19 and 20 amending the Fair Wage Act and the Collective Labor Agreements Act.Organized Labor protested vigorously against these amendments as did most of the Joint Committees and employer’s associations.I am firmly convinced that all of you.who will lx> the leaders in the industrial life of tomorrow, representing the management and Capital will make every effort to fulfill the role for which the kind Providence has destined you.Remember this, always, that the dividends of Labor in the form of wages have a right to the same considerations as those of Capital, that to make a success of any business enterprise it is necessary that Peace and Harmony reign between the two interested parties, that for this Peace and Harmony to really exist and be permanent the rights of Labour must be recognized and the worker must not be considered a vulgar commodity subject to the rise and fall of the labor market but as a partner entitled to all respect and consideration that this title merits.I am right in assuming that you, gentlemen of the Junior Board of Trade, realize that and that you will act accordingly whenever you have the opportunity.?» » * ?* ?* • : Union Label League ; ?• • ?-» * .The Montreal Trades Union Label League meeting was held on Tuesday 28th inst.Brother P.1.Ryan presiding, assisted by Vice Presidents Fortier and Béland.After the formal opening credentials and seating of new delegates, Secretary A.Levine reported that he had called on the officers of several unions soliciting their co-operation through their affiliation with our League, but without much success, while it was admitted that the Label League was engaged in a very necessary work in the interest of Unions, who have Union Labels, Shop Cards and Buttons, yet they did not see their way clear to join our League.It was pointed out that these Unions were benefiting by the work the League was engaged in, as much as the Unions who were carrying on the work of the League, and while admitting the truth of the statement, they still refuse to co-operate with their sister locals, in boasting the Union Labels, Shopcards and buttons.What a howl any of these unions would raise, was a sister union to get any work done or sendees rendered if they failed to have the Union Label on their work, or receive services that were non union, which reminds one of the fellow who is willing to enjoy the good things others make possible for him without giving anything hi return. PAGE 6 SAMEDI, 1er AVRIL 1939 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 1, 1939 What s Doing at Ottawa Hitlers Book By GRACE MacINNIS.Europe's smouldering volcano has Parliament just as jittery as the rest of the Dominion, though you wouldn't suspect it for it's almost the least-discussed topic in the House.Mr.King explains this by stating that he doesn t want to embarrass the British Government.He broke silence this last week, practically endorsing Mr.Chamberlain.The result may have been to cheer the British Premier, but it certainly showed up disagreements among Canadians.Nor were the appeals for unity of Conservative and Social Credit leaders heeded.Within three days the Ontario Legislature had moved to back Britain in case of war and Montreal students were demonstrating against possible conscription.J.S.Woodsworth, C.C.F.leader, suggested three practical steps which the Canadian Government should take at this time : 1.Immediate prohibition of the export of war materials to Germany.2.The imposition of a super-tax on goods from Germany and other aggressor nations — such as the United States has.3.The admission of a certain number of refugees from countries under the Nazi heel.Government spokesmen made no comment on these suggestions and later turned down that of M.J.Coldwell (C.C.F.) that the government should propose a League of Nations meeting to work out a peace policy in co-operation with the United States.Many members of all parties are uneasy over the "Wait and see" policy now being followed.In these days of dictator-appeasement it is a rare treat to see a public body with enough courage to lay down real principles and stick to them regardless of constant opposition from hostile private interests.The Canadian Broadcasting Corporation is doing just that.From Gladstone Murray, General Manager, the House of Commons Radio Committee heard recently about CBC's encounter with Geo.McCullagh, editor of the Toronto "Globe and Mail," founder of the Leadership League and protégé of Bill Wright, millionaire mining magnate.It will be remembered that a few weeks ago Mr.McCullagh wanted to buy time on CBS's national network.Holding that only a handful of wealthy individuals could thus monopolize the air, the Corporation said "NO." Since then, Mr.McCullagh has had it in for CBC.Attacks on CBC.On March 18 a "Globe and Mail" editorial attacked CBC for allowing the commentator H.V.Kaltenborn, free time on the network to deal with Premier Chamberlain's speech.The editorial waxed indignant : "When the people of this country listen to the Prime Minister of Great Britain, they don't need an interpretation.They don't require an American to explain it.They are not paying their fee of S2.50 a year to enable the Corporation to surround a British speech with German-American dogma." The Toronto "Telegram" of the same date devoted its leading editorial to the same topic, indicating even more bitterly that if Kaltenborn were to be given the chance "to muddy the waters between Britain and the United States' it was time for a change in the management of CBC.Papers' Statements False.The statement that H.V.Kaltenborn was given free network facilities by CBC WAS ABSOLUTELY UNTRUE.His speech did not come over CBC at all.It was carried by TWO PRIVATELY-OWNED Canadian stations, CFRB in Toronto and CKAC in Montreal — both outlets of the Columbia Broadcasting system.CBC's legal representative in Toronto made both "Globe and Mail" and "Telegram" publish retractations.Mr.McCullagh's paper claimed it had based its attack on information received in answer to a telephone inquiry at CBC s Toronto studios.Investigation is proceeding as to the truth of that statement.McCullagh's Tactics Scored.].G.Ross, Liberal member of the Radio Committee, expressed keen resentment of the tactics of George McCullagh and the "Globe and Mail" : "After all, this newspaper in question for some time has been carrying on a campaign of the cheapest kind of criticism of everything in connection with Parliament and the members of Parliament.I think there has been too much publicity already given to a gentleman who is nothing but a front man tor a hundred million dollars in Toronto." Leadership League ballots continue to flood the offices of Ontario M.P's.As they come without postage each one costs the people of Canada three cents.Many members answer each sender personally, taking hours which they can ill-afford of their own and their stenographer’s time.Mr.McCullagh's leadership activities can scarcely be said to be constructive.Apples, Oranges or Both ?The best part of a week has gone to discussing Trade Treaty schedules.Duties on oranges, cream separators, refrigerators, etc., are dry-as-dust topics to the public and House of Commons galleries empty rapidly when they come up.But the debate reveals some peculiar things about Canada's economic system.Take oranges: W.F.Rickard and Hughes Cleaver, Ontario Liberals who represent apple-growing ridings wanted heavier tariffs to keep out United States oranges so that Canadians must buy apples instead.Arthur Slaght, J.G.Ross and Ralph Maybank Liberals from orange-eating ridings, praised the Treaty which lets oranges in duty-free for five months instead of four.M.J.Coldwell (C.C.F.) suggested that to have a balanced diet Canadians need both fruits and wanted the tariff wiped out.Mr.Maybank ironically suggested that some members would like to see the tariff high enough to practically prohibit oranges Then there wouldn't be enough apples to go round.Then people could be forced to eat turnips.And then a tariff could be put on turnips ! Planned Production Essential.The above are samples of the discussion that goes on as item after item of the Trade Treaty schedules comes up.It is evident that in our profit-economy any benefit for one group is accompanied by a loss for another.Lower tariffs benefit the consumer and the farmer Obviously they hurt the owners of private industry.The tariff battle is bound to continue until the production of the country is planned in accordance with the needs of the whole people.What we have at present is a number of productive groups, each struggling for survival at the expense of the others.The Manifestation of a Disordered Mind.By BERNARD ROSE.A man named Hiller wrote a book.What a book ! It is the greatest farrago of nonsense ever got together and given the dignity of publication It is the ranting of an unbalanced demagogue and the long suppressed ravings of a person with a decidedly unpleasant inferiority complex.It was written during a period of detention.What a pity the author of this collection of violent verbal rubbish was ever given his liberty ! If evet an inmate of an institution should have been indefinitely incarcerated it js certainly the individual who, thanks to the group that gave him financial assistance was able to organize gangs of thugs who proceeded to convert their apathetic countrymen not by persuasion, but brutal intimidation.The book, which is compulsory reading for millions of moronic teutons, has earned a substantial revenue for its crack brained author.No person who glances at even a few of its pages can reach any other conclusion but the inevitable one of the author's intensity of hate aqainst those he blames for the misfortunes of the country of which he now is the supreme head — not by the will of the people but the intrigue of a band of conscienceless adventurers.Hitherto it was difficult to get an unexpurgated copy.Throuah American enterprise the book which is not worthy a place on any shell is now available in a complete translation.All that he thought and incorporated in this huge volume can be read in an excellent translation.The book is as inflammatory and denunciatory as Karl Marx's "Das Kapital " The leader of the Communists and the Fuehrer of the Nazis have a qreat £®°Lm C£mmon as a9ltal,ors who gave way to unbriddled license in words, when expressing their vindictive detestation of the institutions groups classes and individuals they abhorred.Marx was of course c> man of greater intellect than Hitler _ but he was just as dogmatic and Ba°kSnn^h0''r)nOWiySOmeî-ing ?f hlS historY are aware of his animus against Bc kf m l DT KapJ * 1S the blûle of the Communists as "Mein Kampf is of the low browed Nazis whose kinship with the anthropoid apes cannot for a moment be doubted.H un°l One look at Goebbels and his simian ancestry is quite plain The principal lieutenants of the Austrian decorator of humble waRs are all mongoloid from an anthropological standpoint.nnrl wi/4 n0t -f°r the influence this revolting and detestable book has and is still exercising one could read it with both pity and amusement It has no consecutiveness of thought and is a jumble of incoherencies I is nei her logical nor rational.It is only in a regimented state that ab)eUtn ^ .r,eader® wh°' f°r Personal or other reasons, deemed it advis able to wearily wallow in its vulgar verbal manure.When one thinks of en aduca ed German reading such undiluted nonsense and vitriolic repudiation of everything that decent men and women hold dear he must express his sympathy for him.' muSl barbarism Jype °l literature has alreadY reverted to author* ?LJhh ‘ 5aS'-1S evidenced by the Nazi treatment of eminent ZtZ H Æ and 1scientists.Germany has consigned its culture to the flames and the dung heap.Its learning is now the possession of a few in dependent exiles who refused to be dragooned and nazistically disciplined The hall mark of odium must be placed upon Hitler's Opus and if should be included in the index expurgatorius of false vicious barbaric nüark* 6 inC,tm?^°?kS because of the author's furious and mouth frothinq attacks upon a helpless and insignificant minority in Germany the maint9 G“ TWyi7“, mF" «me™ e0„',/ceP„“Ses.'ht" ^ m°re (Continued on page seven) No wonder such warfare appears meaningless to the ordinary citiz.French Canada and Defence «'Efts Tvs ofapro£l °»'he'orei9»=il™tion guarded cu The most strenuous opponents of national defence have be^n i Communist groups.It is they who have sent to Otta^ ^T LacolTw^ede;p11dfSr„nt7a„bdy:an°,her Q”b~ / haJe IZZThJÏ f^Zürôppo^ ,o S°L°m &S5?ES u:Jh 1 ‘ hate Communism from the bottom of mv soul I ahh its hideous and pernicious doctrine." y ' abb SAMEDI, 1er AVRIL 1939 — MONTREAL SATURDAY, APRIL 1, 1939 PAGE 7 Parliament and the People HITLER’S BOOK (Continued, from page six) By BERNARD ROSE.: cirliament is the supreme forum of the nation.To it come the people's delegates from the four corners of the Dominion.Experienced and inexperienced legislators suggest and propose remedial and constructive legislation.Veterans and novices enjoy a like liberty of expression Sentiments that were long suppressed can be given utterance.Parliament is the most powerful body in the country.Its powers are not subject to any limitation save that the Canadian House of Commons cannot go beyond the jurisdiction it can exercise in virtue of the British North America Act.This instrument differs from the American Constitution which can be amended or even repealed by Congress.Our parliament derives its powers from the Act that brought the Dominion into political being.We have progressively extended the jurisdiction of parliament but it will not possess the omnipotence of the legislative chamber of Great Britain until we are able to amend our constitution without petitioning the King in Council.Nevertheless, for all practical purposes, we enjoy and exercise in our own sphere the same powers as the mother of parliaments at Westminster.The electors of two hundred and forty-five constituencies choose the citizens they deem qualified to represent them in the nation's chief deliberative chamber.Members of parliament are not delegates in the restricted sense, but representatives who, once they take their seat, can and should speak on subjects that affect the Dominion as a whole rather than a particular constituency.They are not subjected to any control other than the rules governing debates and the decisions of the Speaker.One of the great and highly prized privileges is the immunity that members enjoy.What would be actionable and defamatory outside the House can be said with impunity and no fear of legal consequences within it.This permits a freedom and latitude of discussion that is greatly valued by those who are sent to represent their fellow citizens.Every possible grievance and complaint can be brought to the attention of the Government and the country.It is perhaps well to point out and emphasize that Parliament is not an administrative or executive body.To the party in office is entrusted the responsibility of government subject to such criticism as members mav direct to or at it.1 Parliament is not a place for propaganda although members do and have taken full advantages of the facilities it provides to disseminate 'Hoir views.Parliament is primarily and constitutionally a gathering of the people's lawfully chosen reprsentatives to discuss the state of the Nation, and decide legislatively what measures should or can be taken to promote its welfare and the happiness of its citizens.Political fledglings try their oratorical wings in this meeting place of the country s statesmen and politicians.They can make or mar their initial reputations with a sensible or unwise speech.As a rule, the older members are very tolerant of the newcomers.They realize their handicaps.Few however who rise for the first time show traces of nervousness.This applies particularly in the case of a member who is in opposition.To start with the opposition or as a member of a minor group is a splendid training.A good speech not only wins applause but gets the speaker nation wide publicity.We can thus appreciate the urge on the part of so many of our ambitious fellow citizens to go to Ottawa, or sit as a a lumber of a provincial legislature.It is also a privilege to sit in a chamber with the most eminent and public spirited citizens of the Nation — men who have grown grey in their country's service.No finer agency exists or functions than parliament to voice what the people think.The humblest toiler may through his member tell the Government what steps should be taken to eliminate abuses and introduce desired reforms.Parliament, it should be stressed, is not a business body.It cannot vied should not act with the despatch of a compact homogenous group not responsible to the people.Politics is essentially the art of meeting as far as practice, precedent, and circumstances permit, the wishes and wants of the people.Parliament is the national steward and through it the Government must be prepared to render an account of its activities.Business men who exercise sole and ultimate authority may express their impatience with parliament's delays but no real prejudice is suffered by the nation or its citizens because of these delays which are necessary and inevitable in a democracy.To shut off or shorten debate when serious problems await solution or settlement is not in accordance with constitutional practice or democratic tradition.The member of parliament, like the citizen or other litigant, is entitled to his day in court.The British Parliament is the highest court of the realm.Our Canadian Parliament is limited in this respect since its powers are derived from the statute enacted by the Imperial Parliament, m all other respects Canada's parliament is the supreme legislative bodv and can speak on behalf of the nation.f arhament has ever been jealous of the liberties of the citizen.It is If guardian of the public weal.The subject can at any time petition ,ne Km9 in parliament.Those who are chosen to represent their fellow -itizens must be constantly alert to any attempted abridgment of the riqht lhe citizen to exercise the liberty to criticize and condemn unwise policies.inlst,eî’s and rnembers in Parliament assembled, is the nation in kite rest d® lberating upon the measures to be adopted in the common rrrr, ,be.coming into existence of new groups, Parliament is made -.-quamted with the views of an element that takes exception to orthodox whn0rH‘C Qnd ISCal P°licies- No matter how objectionable these may be, • ien the group secures a parliamentary majority it can effect the chanqes s toUowers urge.Parliament as an institution has stood the test of time.J,!s the ™ost brilliant minds as well as able executives.It keeps the LionV„”d adminMraUon.1'5 ”d P"mi'S ”” indiraC' parUcipall°n *¦> 'egis- diveïîpTÜ °the.r orgcn?iZati0n or assembly could we find men of such verse types, yet withal interested in human welfare ?and Vho behest culture sits side by side with practical business, labor, Speaker ^ *?nisJer King' Minister of Iustice Lapointe, and SociS ?PP?Slt’°n beader Manion, C.C.F.Chief Woodsworth They mav ddf!d ^i^ Bla5kmore are f>rst and foremost, Canadians.- y may differ in policy and principles but unite to uphold those riahts and privileges that are the proud heritage of a great people.9 represented by Hitler, Goebbels, Goering and StreicherN One can only wonder why men with even the intelligence of a child can read it and not be thoroughly disgusted.It is a filthy book ! It must soil the table on which it rests and dirty the hands that hold it.One can almost see its author his eyes af ame with a demoniacal light hardly able to contain his wolfish wrath when he put his distorted thought on paper.There have been many books written by madmen, geniuses and heroes since the invention of printing but none that can approximate to Hitler's in moral depravity.The Canadian or American who may waste his time to read its tho^sfind p°?es °r exerpts will be able to judge of the qualities of its author and his political and moral fitness to rule a great people It will ever remain a monument to a cruel monster who satanically set out to crucify and exterminate, politically, economically, and physically, a group professing the faith, or belongng to a race the mention of, or existence jf which, aroused him to ungovernable fury.No book ever published contained a larger number of heresies, untruths, false facts deliberate fabrications, and openly expressed and madlv -rgha‘e anf?[ea( ° Q (raction of lhe Pe°Ple of Germany than the hn^l frin etrary 6 °J °l an mdlv>dual plainly suffering from delusions and hallucmahons, and who since his liberation from an institution, has been to fitter Cohl°v ne rCii° it le WOrld' He °nd h'S book should be consigned to utter oblivion by all decent persons whose only concern is their own and their neighbors' welfare.Hitler's book is a literal garbage baTe- int° which he has poured the filthy excrement of a diseased mind.The New Pope A Distinguished Scholar and An Experienced and Able Diplomat.Worthy Successor of Pius XI.The collective wisdom of the College of Cardinals was satisfactorily demonstrated in the excellent choice of a gifted successor of the late Sovereign Pontiff.The eminent and scholarly princes of the Church who met in solemn conclave voted in strict accordance with their con-ciences.Contemptuously disregarding the brazen presumption and advice of certain Nazi organs they proceeded to chosse from their midst one, who is not only a great churchman, but an experienced and tactful diplomat whose scholarship is world renowned.In spite of the gibes and diatribes of totalitarian and pagan critics, the Papacy at no time in its long history stood higher than it does to-day.Pius XI showed himself to be a spiritual monarch of unfailing courage and unfaltering zeal in the carrying out of his arduous duties.He would not permit himself to be intimidated.With no other weapon than his abiding faith in the truth of the Gospel and the consciousness that he represented Christ on earth he spoke out fearlessly against those who violated the noble canons of Christianity.For the first time in centuries Christians of every denomination praised the efforts of His Holiness in favor of international and interracial goodwill.In the august person of Cardinal Pacelli the great Christian gentleman whose loss we all sincerely mourn, has a worthy successor, who will uphold the high traditions of his responsible office and enhance the growing prestige of the Papal Sovereign and Court.Pope Pius XII is one of the world’s great linguists and a man of outstanding intellect.He will do all that his position and powers permit, to follow in the footsteps of one, who exemplified in his life and conduct, the sublime teachings of the Great Master he served with adoring and sacrificial devotion.Tlie times are such, that a strong and highly esteemed Supreme Head of the Roman Catholic Church will be able to exercise a very potent influence notwithstanding the anti-Catholic activities of the leaders and groups that fear the Prayers and attitude of Rome more than the massed battalions of a prospective enemy.It is exceedingly gratifying to note the acclaim which followed the announcement that the former Papal Secretary of State was elevated to the highest office in the sacred gift of the gathering of distinguished prelates, upon whom rested the responsibility of nominating a worthy incumbent of the Throne of St.Peter.Catholics throughout the world can rejoice that the Supreme Head of their historic Church is one who will uphold its glories and add lustre to the names of those who preceded him.The late Pope was a sincere friend of the toilers.He believed in social justice and exhorted employers throughout his vast jurisdiction to treat their workers with consideration.He was a true father of his flock since he showed an abiding interest in their welfare.Pius XII, because of his attainments and wide experience, is eminently qualified to carry on the splendid works initiated and supported by his noble hearted predecessor.In these dark days, it is pleasing that the world can rejoice in the choice of a ruler whose forces are those of the spirit rather than the military camp.How deeply the loss of the former Sovereign Pontiff was felt by the workers in tills city was manifested in the condolence and sympathy cabled to the Holy See and transmitted through His Eminence Cardinal Villeneuve.The new Pope begins his career as Pontiff with the good wishes of millions, not the least important of whom are the thousands of humble and devout toilers in the Province of Quebec.The dignified and sympathetic Minister of Justice of the Dominion, the courteous and scholarly Speaker of the House of Commons, (he talented orator who is Canada’s Secretary of State, the Leader of the Government in the Senate, the capable administrator of the Department of Public Works, the energetic Premier of the Province of Quebec, the President of the Montreal Trades and Labor Council, the Director General of the Montreal Tercentenary Commission are a few of the outstanding citizens in Canada who are unswerving in their loyalty to their great Church and its supreme leader.They stand for that Christian charity and tolerance that maketh for righteousness and concord.It is the sincere hope of his own followers and millions outside that his reign may be a long and happy one, and that all who seek and do evil, will be converted to goodness and grace.An universal church and a strongly and wisely administered international labor movement, the members of which enjoy the fullest religious and political liberty— and opposed to totalitarianism of mind and body can effectively co-operate to promote human welfare along religious and economic lines.The labor movement is basically a religious one since it seeks to inculcate respect for the principles of well being that the Carpenter from Nazareth so eloquently advocated.BERNARD ROSE.M Britain and its Dominions, Parliament and the People are synonymous.The power of Parliament is the power of the People.Democracy is basically a.system whereby the majority of the electors send to the Nation s legislative chamber the men they deem qualified to make laws and carry on the business of government, with the knowledge at all times uppermost in their minds, that everything they do must be done openlv and recorded.The power of Parliament and its members is limitecf and terminable at the will of the people.When we learn something of the history of parliamentary institutions and the powers and functions of Parliament we appreciate its overwhelming _ superiority as the people's mouthpiece when compared wfth the agencies that distinguish democracies from dictatorships F Parliament is a great and noble institution ! ’ PAGE 8 SAMEDI, 1er AVRIL 1939 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 1, 1939 LE MONDE OUVRIER Rédigé en collaboration Gos.FRANCQ, Rédacteur Le seul Journal ouvrier bilingue au Canada Un médium national pour les ouvriers Membre de la Presse ouvrière internationale d'Amérique THE LABOR WORLD Canada's Only Labor Bilingual Paper A Natwnal Medium for the Workers ¦ « Imprimé par l’Imprimerie Mercantile, Limitée, 11, rue Saint-Paul Ouest, Montréal NOTICE or A I* I* I, I CAT ION FOIl DIVORCE Notice is hereby given that Ernest James 1'Ynsey, engineer, of the City of Westmonnt.in the Province of tine-bee, will apply to the Parliament of Canada at the present or ttie next session thereof for a bill of divorce from his wife Dante Florence Sarah Skepper.of the City of Montreal, in the Province of Quebec, on the ground of ndulterv and desertion.Dated at Montreal, in the Province of Quebec, this L'Otli day of February 1030.Mr.Gustave Dutaud, C.It.Itooms tor, 107, HO St.James West, Montreal, Que.Solliciter for the Applicant.Le soir, 908 Sherbrooke Est Tel.CHerrier 7050 GERARD TRUDEL AVOCAT 57 OUEST, RUE ST-JACQUES Suite 209.Tél.MArquette 2630 Dominion Steel & Coal Corporation Ltd.CANADA CEMENT BLDG.MONTREAL SINCENNES, McNAUGHTON TUGS Limited 605 COMMON WEST MONTREAL des foules/ BIÈI^E L’IDOLE Ironfenac 9 White (ap” ELLE VOUS “STIMULE” AU BON MOMENT! — A Harmony Relations of Help mmm* cordiales m S dans mm O *W> l’industrie Industry x* o s HOW TO OBTAIN HARMONY IN INDUSTRY By Goodwill, Co-operation and Understanding.A campaign to promote goodwill and understanding between Capital and Labor is now under way.This movement is opportune, in view of the various destructive elements being fostered, notably: False prophets offering patent panaceas; Politicians with political axes to grind; Demagogues with false and senseless doctrines to shout from platforms; Agitators who take advantage of troubled conditions; Enemies of the people who lure the workers into subversive organizations.The ideal of the “Labor World” is resolutely opposed to these elements as well as to the would-be reformers who put them forward.The “Labor World” wants an organized laboring class, well-paid and satisfied, assured by the reasonable attitude of its trade unions whose half a century of experience tends to, an intelligent cooperation with Capital and aims at the evolutionary progress of commerce and industry.The "Labor World” wants a maximum of remuneration compatible with a prosperous industry.This, we believe, is the ideal which every impartial and fair-minded man should have regardless of the class of society to which he belongs.It is to support this campaign of harmony, co-operation and goodwill between Capital and Labor that the "Labor World" recommends to the wage-earners to encourage to the utmost those establishments who have shown themselves favorably disposed to understand the aims of Organized Labor and on whom we can count as to their impartiality as well as to their understanding of the present economic situation .It would be well to note that the majority of the principal firms whose name appears on this page are sympathetic to Organized Labor and are happy to show it in a practical way.Gus.FRANCQ.COMMENT ATTEINDRE A L’HARMONIE DANS L’INDUSTRIE Par la bonne volonté, la coopération et l'entente.Une campagne est maintenant commencée qui a pour objet d’intensifier la bonne volonté réciproque et l’entente entre le Capital et le Travail.Ce mouvement est tout à fait opportun, étant donné les divers éléments destructifs qui s’y opposent, notamment : Faux prophètes nantis d’impayables remèdes ; Politiciens ayant des rancunes à faire prévaloir; Démagogues, pleins d’idées fulminantes et creuses à lancer du haut des tribunes ; Des agitateurs que caractérise un flair pour pêcher en eau trouble ; Des ennemis du peuple disposant de nombreux pièges pour y faire tomber l’ouvrier.L’idéal du “Monde Ouvrier” est résolument opposé à toutes ces réformes équivoques ainsi qu’aux réformateurs écervelés qui les préconisent.Le "Monde Ouvrier" veut une classe ouvrière unie, bien payée et satisfaite, assurée par l'attitude raisonnable de ses unions dont un demi-siècle d’expérience tend à une intelligente coopération avec le Capital et vise au progrès évolutif de l’industrie et du commerce.Le “Monde Ouvrier” veut un maximum de rémunération qui soit compatible avec une saine et prospérante industrie.Cela, croyons-nous, est l’idéal que doit avoir à coeur tout homme impartial et à mentalité généreuse, à quelque classe de la société qu’il appartienne.C’est à l’appui de cette campagne d'harmonie, de coopération et de bonne entente entre le Capital et le Travail que le “Monde Ouvrier” recommande aux salariés de soutenir de leur mieux les bons établissements qui se sont montrés favorablement disposés à comprendre le but poursuivi par le Travail syndiqué et sur lesquels on peut compter quant à leur impartialité ainsi qu’à leur bonne compréhension de la situation économique actuelle.Il convient de noter que la plupart d’entre les principales firmes dont le nom apparaît sur cette page sont sympathiques au Travail Organisé et heureuses de le montrer par ce moyen pratique.Gus.FRANCQ.CANADIAN TUBE & STEEL PRODUCTS LIMITED 5765 HAMILTON STREET MONTREAL Narwil Shoe Co LIMITED 2085 ST.TIMOTHEE MONTREAL Smoke GRADS CIGARETTES Manufactured by L.O.Grothé, Limited NOTRE FAVORI NATIONAL tue 4 oz.90c.26 oz.$2.00 40 oz.$2.80 Distillé et embouteillé au Canada par Melchers Distit.t.eries Limited Montreal et Bertiiierville OH DOMINION SQUARE Quality Cleaning by SERVICE STORES LIMITED 40 Stores Conveniently Located to Serve You Promptly Head Office and Plant 1451 BEAUBIEN E.- - - MONTREAL DOllard 4671 OurLeadinqi A Amusement * Places Dans nos ; Théâtres ?I * — • ÎÎ PALACE LORETTA YOUNG WARNER BAXTER in "WIFE, HUSBAND and FRIEND" with BILLIE BARNES Week Days, 10 to 1, 25c.CAPITOL Robert MONTGOMERY Rosalind RUSSELL in “ FAST AND LOOSE” with Reginald OWEN Added Attraction “Everybody’s Bcaby” PRINCESS Theatre A New Star: ISA MIRANDA in HOTEL IMPERIAL with RAY MILLAND Added Attraction “SUDDEN MONEY” Tél.LAncaster 3858 Salon de Fleurs ST-DENIS 1590, rue SAINT-DENIS (Edifice du Theatre St-Denis) Spécialités: Bouquets de Noces, Tributs flora::: Escomptf ilc 10% uu.y lecteur* da “Morule* Ouvrier” Mme J.-Z.PILON.Rés.HA.7001 DOMINION BRIDGE CO.LIMITED Head Office and Works at: LACHINE, P.Q.Branch Works: Amherst Ottawa Toronto Winnipeg Calgary Vancouver Held Over lor a THIRD and FINAL WEEK! in Bernard Shaw's PYGMALION with WENDY HILLER Made l>y BE READY FOR EXAMINATIONS.We have helped hundreds to obtain positions as Letter Carriers, Postal Clerka, Customs Examiners, Clerks and Stenographers, etc.F'ree Booklet of information.M.C.C.Schools, Ltd., Toronto 10.Oldest in Canada.
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