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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 11 février 1939
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1939-02, Collections de BAnQ.

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25e Année — No 6 SAMEDI, 11 FEVRIER 1939 — MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY 11, 1939 25th Year — No.6 DRINK DOW’S ALE % jbmteA llcttmr TRY BLACK HORSE Standard of Strength and Quality (ftuurief tioriD ALE 100 Years of Brewing Experience behind It Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest c INSTRUIRE ET AMELIORER > Téléphone: LAncaster 5361 A bâtons rompus Il nous revient que l'hon.M.Duplessis aurait conseillé à la délégation ouvrière qui est allée le rencontrer récemment de se débarrasser des "unions affiliées au CIO car lui ne les endurera pas dans le Québec." Nous n'avons que faire de ses conseils.Si le Congrès des Métiers et du Travail du Canada se décide d'expulser le CIO, ce ne sera pas certes pour faire plaisir ni à M.Duplessis, ni à M.Hepburn, mais tout simplement par mesure de discipline parce que nous ne pouvons permettre de rivalité dans les rangs.C'est une querelle de famille qui ne regarde pas les politiciens, ils ont assez de leur linge sale à laver sans se mêler d'intervenir dans le ménage des autres.Les ouvriers ont le droit de choisir l'organisation ouvrière qui, dans leur opinion, rencontrera le mieux leurs besoins et leurs aspirations, pourvu que celle-ci n'intervienne pas dans la liberté de conscience de ses membres et reconnaisse les droits justes et équitables des autres classes de la société.Nous lutterons jusqu'au bout pour maintenir ce principe, quelle que soit l'organisation que des ouvriers auront choisie — pourvu que cette organisation remplisse les qualifications citées plus haut — qu'elle soit un syndicat catholique ou protestant, une union affiliée à la Fédération Américaine du Travail, au CIO, aux Fraternités des chemins de fer, au Congrès PanCanadien ou que sais-je encore.Bas les pattes, messieurs les politiciens.Tenez-le-vous pour dit.• « -» On va réglementer la vente des vins et bières dans les restaurants.C'est ce qu'on peut déduire d'une déclaration faite à la délégation par le premier ministre.Tout dépend assurément de quelle manière on va amender cette loi.Si c'est simplement la "sandwich traditionnelle" qui revient sur la table ( ?), ça n'en vaut certes pas la peine.L'idée de devoir s'acheter un repas de 35 cents pour se faire servir une bouteille de bière est plutôt baroque, c'est encore le pauvre gueux qui va écoper ; s'il ne peut se payer plus qu'un dîner de 25 cents, pas de bière.Il y a pourtant des restaurants à Montréal qui servent un bon repas substantiel pour 25 cents et même moins.Non, il y a d'autre chose à faire : un peu plus de jugement dans l'octroi des licenses de restaurants, épurons l'industrie des indésirables qui s'y sont glissés et donnons de meilleures conditions de travail à ceux qui y sont employés.* * * Les briseurs de grèves vont se faire mettre à la raison, s'il faut en croire une rumeur voulant que le Congrès américain a l'intention d'adopter de la législation les mettant hors la loi.Les raisons invoquées sont que le briseur de grèves n'est généralement pas un ouvrier qualifié mais un vil mercenaire posant comme un ouvrier expert dans le seul but de briser une grève ; qu'il reçoit un salaire plus élevé que l'employé régulier ; qu'il est renvoyé sitôt la grève finie ; que, dans nombre de cas, il sert d'agent provocateur, posant comme un membre d'union, dans le but d'inciter à la violence ; il doit être considéré comme un malfaiteur et une menace pour la paix industrielle.Ça ne paiera plus d'être briseur de grèves, si ce projet de loi est adopté, comme tout fait présumer qu'il le sera.* * * S'apercevant qu'il avait fait un mauvais pas, l'échevin des Trois-Rivières qui avait fait voter un règlement exigeant une taxe de SI,000 aux magasins-succursales (chain stores), a fait adopter, cette semaine, un autre règlement abrogeant le premier règlement vexatoire.La fermeture des magasins, avec ie chômage et la perte d'économies pour le consommateur qu'elle entraîne, a ouvert les yeux aux "taxeux".* * * Le maire Camillien Houde vient d'annoncer qu'en cas de guerre, les Canadiens appuieraient de préférence l'Italie contre la France et l'Angleterre.Voyons, Camille, c'est beau de ne pas vouloir passer pour un communiste, mais il ne faut pas croire qu'il faut pour cela devenir fasciste.* * * ( h paraîtrait que 10,000 citoyens ont été défranchisés lors des dernières élections municipales.Il paraîtrait que lorsque l'assesseur ne trouvait personne au domicile d'un électeur, il barrait son nom de la liste tout simplement.C'est du propre, mais, au fait, pourquoi avoir dépensé plus d'un demi-million de dollars pour établir la carte d'identité et l'avoir oubliée ensuite ?Les citoyens ainsi défranchisés sont un peu responsables également ; s'ils s'étaient donné la peine de se procurer leur carte d'identité, ils n'auraient pas été biffés des listes électorales.Que cela leur serve de leçon.Dura lex, sed lex.* * * On ne peut contenter tout le monde et son père, paraît-il.Ainsi, certains voudraient revenir au système d'autrefois qui voulait que l'avis de renonciation au bail d'un logement se donnât 90 jours avant l'expiration du bail, soit généralement au 1er février, ce qui obligeait le locataire à permettre à une foule de curieux d'inspecter son domicile pendant trois mois et causait une foule d'inconvénients.On sait que la loi à été changée pour n exiaer qu'un préavis de 60 jours, ce que nous considérons encore trop long.Pourquoi ne pas adopter une méthode plus moderne et introduire la location au mois ; c'est encore une de ces reliques du passé — genre Acte de l'Amérique britannique du Nord — qu'on ne peut toucher sans se faire traiter de communiste.* * « Le duel Duplessis-Leduc a passé sa première phase.Nous savons maintenant pourquoi l'hon.M.Leduc a été exclu du Cabinet Duplessis de façon assez cavalière qui, si elle est léqale — ce dont on peut ‘douter — est tout au moins canaille.La raison donnée, "c'était pour le remplacer par un ministre capable de donner de meilleures garanties d'intégrité, de Autour d'une mise au point des syndicats catholiques L'article de S.G.Mgr F.J.Haas, dont nous reproduisions la traduction le 21 janvier dernier et intitulé "Les unions ouvrières procurent des bénéfices incalculables aux salariés", définissant l'attitude de l'Eglise catholique envers les unions ouvrières, a créé tout un émoi et jeté la perturbation chez nos ' amis" des syndicats catholiques.M.Alfred Charpentier, le président de la C.T.C.Ç., pjarlant au cours de la semaine syndicale tenue récemment aux Trois-Rivières, a cru bon de faire une mise au point à ce sujet, laquelle, à notre point de vue, n'en est pas une du tout, car voici ce qu'il dit : "Il faut bien distinguer pour ne îxis trop souvent se tromper.D'abord les encycliques des Souverains Pontifes recommandent que là où c'est )X>ssible les ouvriers catholiques doivent s'unir avec des catholiques et former ainsi des unions catholiques.Or, aux Etats-Unis, le nombre des catholiques est restreint au point que des unions ouvrières catholiques ne pourraient y naître viables ; tandis que, dans la province de Québec, la grande majorité de la population est catholique." Nous ne discuterons pas ce qu'il faut comprendre par "là où c'est possible" ; il nous est permis, toutefois, de croire que ces paroles veulent dire : ' sans nuire aux intérêts spirituels et matériels des ouvriers catholiques et nous concluons que, dans le Québec — surtout dans les grands centres — les syndicats catholiques sont contraires aux meilleurs intérêts de la classe ouvrière parce qu'ils divisent les ouvriers, les "handicappent" dans leurs revendications et les exposent à laisser des politiciens fixer leurs salaires et leurs conditions de travail.M.Charpentier estime que les syndicats catholiques sont possibles dans le Québec parce que la grande majorité de la population est catholique, mais non aux Etats-Unis, parce que le nombre des catholiques y est trop restreint.Notez qu'il ne parle que du Québec et non du Canada.J1 admet donc implicitement que son syndicalisme catholique n'est pas plus né viable au Canada qu'aux Etats-Unis ; alors le genre d'organisation ouvrière qu'il préconise ne peut s'appliquer que dans le Québec.Nous lui demanderons s il croit — en honnête homme que nous lui donnons le crédit d'être — qu'une organisation ouvrière strictement provinciale peut tenir tête à la domination patronale, où elle prendra sa force economique en cas de conflits industriels et si toute lutte qu'elle entreprendra n est pas perdue d avance.Il sait aussi bien que nous que si son organisation n'avait pas l'appui moral du clergé, l'aide financière de la caisse diocésaine et la loi des conventions collectives de travail pour venir à la rescousse, il y a belle lurette qu'elle serait tombée dans le domaine de 1 oubli.one organisation, pour remplir son veritable role, doit etre forte, numériquement et financièrement ; elle ne peut avoir ces conditions inné qua non d existence si elle est simplement locale, provinciale ou même souvent nationale.Tant que le Capital sera international, le Travail devra l'être egalement ou il devra se contenter de jouer un rôle secondaire et effacé.C est ce que nous des unions internationales ne voulons pas.R n'est pas question non plus de savoir si, comme le dit M.Charpentier : "depuis quatre ans, c'est-à-dire depuis l'adoption de la loi des conventions collectives, les syndicats catholiques ont fait plus de bien à la classe ouvrière que n'importe quelle autre union." cela peut être sa manière de voir les choses, ce n est pas la nôtre, mais, même si nous acceptions sa théorie, cela prouverait tout simplement que c'est grâce à la loi des conven-lions collectives que les syndicats catholiques existent encore, qu'ils ne peuvent rien accomplir par eux-mêmes, que d'un trait de plume nos législateurs peuvent les faire tomber dans le néant, tandis que nos unions internationales — ou américaines, comme il dit — vivent de leurs propres forces et n ont pas besoin des politiciens pour prendre la défense de leurs membres.Il reste également acquis que l'Eglise catholique aux Etats-Unis recommande aux ouvriers de joindre les unions affiliées à la Fédération Américaine du Travail, au CIO et aux Fraternités d'employés ferroviaires, tandis qua nous, du Quebec, on nous les représente comme des organisations dangereuses pour notre foi, notre religion et notre patriotisme.Nous sommes informés que des démarches se feront incessamment pour porter ces faits jusqu'aux pieds du Saint-Père s'il le faut afin de faire cesser cette campagne de dénigrement et de diffamation.La même union ne peut etre bonne pour les ouvriers américains et dangereuse pour ceux du Canada.LE MONDE OUVRIER.loyauté, d'honnêteté et de sincérité".Rien que ça ! Autant valait dire que 1 homme que Duplessis proclamait quelques mois auparavant comme le ministre de la voirie le plus qualifié et le plus compétent que la province ait jamais eu était simplement un malhonnête homme ; c'est tout au moins ce qu on peut en déduire.Ce n'est certes pas flatteur pour M.Leduc, mais pas plus pour Duplessis lui-même qui a la prétention de se connaître en hommes et qui s est indirectement décerné lui-même un certificat d'imb«-cilhte pas ordinaire.Heureusement, il faut en prendre et en laisser, car nous connaissons de nombreuses competences qui ont été mises à pied par le premier ministre pour etre remplacées par des personnages de son calibre et à sa ressemblance.Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai oui tu es.-* * * Mgr Philippe Desranleau trouve - avec beaucoup d'autres oui ne sont pas en odeur de sainteté près des pouvoirs publics ______ eue notre système economique n'est pas ce au.'il devrait être, que la richesse es^ concentrée en quelques mains tandis aue le arand nombre vit dans la (Suite à la cinquième page) PAGE 2 SAMEDI, 11 FEVRIER 1939— MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY 11, 1939 B—.La vie • ?des unions ouvrières par Ben.Drolet j •••••••••••••••• •¦•••• ••••••••••••• ?U«.INAUGURATION D'UN CERCLE D'ETUDE L’inauguration du cercle éducationnel des ouvriers et ouvrières de la confection pour hommes, local 115 Canadien-français a été, de ce que l’on ne peut mieux désirer.Cet événement social qui eut.lieu vendredi dernier, en la spacieuse salle du Restaurant Bucarest, 3956 blvd.Saint-Laurent, semblait inspirer la confiance aux directeurs du cercle que les membres participeront aux deux cours qui y seront donnés, afin de répandre l’éducation dans toutes les sphères, laquelle est grandement nécessaire par le temps qui court au sein des unions ouvrières.La fête était sous le patronage distingué de M.Raoul Trépanicr, président du Conseil deu Métieis et du Travail, ce dernier fit son entrée au milieu de vives acclamations de la nombreuse assistance, M.Trépanier était accompagné de sa digne é|x>use.On remarquait de plus parmi l’assistance : M.Ben.Drolet, chroniqueur au “Monde Ouvrier” ; Frank Lerman, de Boston, Mass., le nouveau gérant de i’Amalgamated Clothing Workers' à Montréal; R.White, secrétaire du comité conjoint; A.Duquette, agent d’alfaires du local 115 ; Fernand Marrie, rédacteur de la revue mensuelle “L'Aiguilleur ", organe du local 115; Mmes A.Robert, Y.Beauchamp, membres du comité de la fête; Corne Roy, Léo Olign'y.respectivement président et vice-président du local 115; C.Lalumlêrc, représentant du même local au bureau conjoint de l'A.C.W.of America et B.Richcoff, ancien gérant.On remarquait aussi une délégation du local 249 de la B.& S.W.U., dirigée par M.Lionel Thibault et Mlle Edna Tremblay, venue pour annoncer le grand bal de cette organisation qui aura lieu le 17 février prochain à la salle Auditorium, 375, ouest Ontario.M.H.Forget, président de la fête présenta une magnifique gerbe de roses a Mme Trépanier.Ce fut M.A.Duquette qui souhaita la bienvenue aux distingués visiteurs et félicita le comité de la fête de la splendide réception qu'il avait préparée ; il fut suivi du nouveau gérant.M.Frank Lerman qui parla de la situation ouvrière en général, tant aux Etats-Unis qu’au Canada.M.Trépanier remercia au nom de son épouse les organisateurs de la fête de leur délicate attention à son égard.Cette célébration clit-il, est un grand pas dans ia voie du progrès pour les ouvriers canadiens-français; il adressa des félicitations aux officiers du cercle éducationnel pour les efforts qu'ils tentent de faire pour répandre l’éducation parmi les travailleurs de la confection.Des rafraîchissements furent sen-is à la table d'honneur et chacun des invités but au succès du nouveau cercle éducationnel.Une musique entraînante fit les frais de la danse, sous la direction de l'orchestre Archambault.Bref, ce fut un succès sans précédent.-:o :- CONVENTION REMISE A 1940 L'Union internationale des ouvriers de la confection pour dames célébrera son 40e anniversaire de fondation en 1940.C'est une des raisons qui militent en faveur que la convention qui devait prendre place cette année, en mai 1939 a été remise en 1940.Toutefois, cette question n'a pas été décidée sans que les membres en général eussent donné leur opinion par voie de referendum au nombre de 70,000 pour référer à l’an prochain et 170 contre.Cette proposition aurait été soumise d’abord il y a déjà deux mois par le Conseil général de l'union internationale, au cours d'une réunion trimestrielle tenue en novembre 1938, à Washington, D.C.Ce dernier s'était prononcé en faveur de ce délai qui donnerait l'opportunité à tous les locaux de célébrer à la même date le 40e anniversaire de fondation.L'ILGWU a reçu sa charte d'affiliation à la Fédération Américaine du Travail en juin 1900, et elle n’a cessé de supporter ce corps législatif important du Travail Organisé du continent américain.Le local 112 de Montréal, une filiale de la même organisation, célébrera son 20e anniversaire de fondation le 19 février prochain, au club Scandinavian, 1243, nie de la Montagne, sous le patronage de M.Raoul Trépanier.ALLONS AU BAL DES CORDONNIERS L'union des travailleurs en chaussures, local 249 est à mettre la dernière main a l’organisation de son bal annuel qui aura lieu vendredi prochain le 17 courant, à la salle de l’Auditorium, 375 ouest Ontario.Cet événement social dont le but est absolument humanitaire puisque les bénéfices réalisés seront versés au fonds spécial des membres qui pour cause inévitable de la dépression actuelle de l'industrie de la chaussure sont malheureusement dans l’indigence.Le comité social qui a été chargé de préparer cette fête a présenté à l'executif un rapport complet de ce qui se produira au cours de cette soirée.Outre le programme de danses modernes et du bon vieux temps qui sera exécuté sous la direction de l’orchestre Irving Laing, à minuit, le trio Bastien présentera neuf numéros de vaudeville, comprenant chant, musique et acrobatie, danse spéciale par les soeurs Sweet, etc., etc.Rien n’a été négligé pour faire de cet événement un succès.La Boot and Shoe Workers Union, qui n’a jamais refusé de participer financièrement à ces agapes fraternelles pour d'autrea organisations, compte bien recevoir sincèrement le réciproque des unions soeurs dont la présence des membres serait bien appréciée.Le confrère Charles McKercher a rapporté que le bureau général de l'union internationale avait résolu le paiement de $300 comme bénéfices de décès du confrère Adélard Allaire.Les confrères Delphis Jodoin et G.Dupont, ont été nommés délégués à une réunion du Conseil de la Jeunesse de Montréal qui eut lieu vendredi dernier à l’hôtel Mont-Royal.A ce sujet une remarque absolument plausible a été faite en rapport à la lettre reçue invitant le local 249 à se faire représenter à cet organisme et qui n'était pas revêtue de l'étiquette des métiers alliés de l'Imprimerie; donc les délégués au Conseil de la Jeunesse ont été autorisés à en faire la remarque auprès des intéressés.-:o :- UNE FETE SOCIALE BIEN REUSSIE La soirée sociale de la Loge Ste-Marie No 234 de la Fraternité des Wagonniers des usines Angus du Pacifique Canadien, au bénéfice du fonds de la fête des enfants qui eut lieu le 18 décembre dernier, au théâtre St-Denis a obtenu un franc succès vendredi dernier à la salle Auditorium.Plus de 500 personnes membres et amis des wagonniers y assistaient et participaient à la danse sous la direction du confrère Henri Vaillancourt, maître de cérémonies, et aussi à la partie de bingo sous la direction des confrères P.-A.Nolet et Alfred Gauthier, ce dernier secrétaire du comité social.Cette fête était sous la présidence de M.et Mme Raoul Trépanier, président du Conseil des Métiers et du Travail, assisté du président de la Loge Ste-Marie, le confrère Alfred Mathieu et sa dame.On distinguait dans l'assistance: M.L.-A.Beaudry, vice-président général de la Fraternité des Wagonniers d’Amérique; M.Domina Petelle, secrétaire de la Loge St-Henri No 606; M.et Mme Gaston Vincent, de la Loge Terminal No 72, madame Vincent est la présidente de la Loge Loyal Star des dames auxiliaires des wagonniers; M.et Mme Cypricn Miron, conciliateur du département provincial du travail; Me Lucien Rodier et son épouse, ainsi que M.Ben Drolet, chroniqueur du “Monde Ouvrier”.Le président du comité social, M.R.-B.Lamarche prie “Le Monde Ouvrier” de remercier en son nom toutes les personnes qui ont bien voulu participer au succès de cet événement social qui permettra d'organiser de nouveau une autre fête d'enfants à la Noël de 1939.-:o :-• Voulez-vous savoir si le lait est très pur?Versez-en une goutte sur l’ongle du pouce; si le lait n'est pas additionné d’eau, la goutte ne se répand pas.* * * On peut distinguer facilement les oeufs cuits des oeufs frais si on les a mélangés par erreur.On les met en rotation sur la pointe, comme une toupie.Les oeufs frais tombent tout de suite ; les oeufs cuits tournent à plaisir.MISE EN NOMINATION CHEZ LES TYPOGRAPHES La mise en nomination des officiers de l'Union typographique Jacques-Cartier, local 145, eut lieu samedi dernier, au cours de la réunion mensuelle, sous la présidence du confrère J.-W.Blaquière, assisté des vice-présidents J.-E.Jobin et Rodolphe Valiquette.Tous les autres officiers étaient à leur poste respectif.Après la lecture du procès verbal de l'assemblée précédente, lequel fut accepté, le confrère Lucien LeComte présenta un intéressant rapport du comité d’organisation, qui est en train de tenter tous les efforts possibles, durant les prochains six mois, pour recruter tous les typos non encore organisés.Il insista pour que le local 145 fasse sa part comme les autres unions des métiers de l'imprimerie qui prennent part à ce mouvement, en votant l’argent nécessaire.On a fait rapport qu’il avait été pratiquement décidé que les imprimeurs travaillant dans les manufactures de boites en carton seraient assujettis au contrat collectif actuel des métiers de l'imprimerie ; les salaires payés aux typographes seront de 75 cents de l'heure, au lieu de 52 cents, taux fixé dans le contrat de l’industrie des boites en carton.Quant aux journaux hebdomadaires ruraux, il parait assuré que le premier ministre aurait consenti à les assujettir de nouveau au contrat collectif de l’industrie de l'imprimerie de Montréal ; cependant le ministre du Travail aurait jusqu'ici différé la signature de l’arrêté ministériel à cette fin, ce qui fait que le projet est en panne.Le secrétaire Henri Richard, représentant de l’union au comité paritaire, a rapporté que M.Angus Berwick, représentant des patrons, et M.G.-A.Gagnon, représentant des syndicats catholiques, ont été élus présidents conjoints du comité paritaire de l'industrie de l'imprimerie, en remplacement de MM.G.-R.Brunet et Emile Arbour.Il a été décidé d'acheter des billets du concert-boucane qui sera donné, au Café St-Jacques, le 18 février, par l'Union internationale des Travailleurs de métal en feuilles, local 116.La Fraternité internationale des Electriciens annonce que les radios et produits DeForest-Crosley sont maintenant revêtus de l'étiquette de l’union.A l'ordre du jour de la nomination des officiers, le confrère Arthur Leclaire fut prié par le président J.-W.Blaquière de présider à la nomination.Trois candidats se disputent les1 honneurs à la présidence.Ce sont : Charles Coutu.J.-Robert Guy, Rodolphe Valiquette.Les vice-présidents ont été élus par acclamation : J.-E.Jobin, sortant de charge, et J.-Rodolphe Ducharme.Le secrétaire-archiviste Arthur Lange-vin a été réélu par acclamation.La charge de secrétaire-trésorier est disputée au titulaire actuel, Henri Richard, par C.-Ernest Chalifour.Commissaire-ordonnateur ; Arthur St-Hilaire, élu par acclamation.Sergent d'armes : J.-L.Garant, réélu.Vérificateur: Rolland McLean, élu.Membres du comité exécutif ; trois à élire.Huit candidats ; Jacques Bertrand, J.-W.Blaquière, Orner Daigneault, Philippe Dallaire, Albert Fugère, J.-E.Gariépy, Arthur Leclaire, Lucien LeComte.Déléguéa au Conseil des Métiers et du Travail (4 à élire) : J.-W.Blaquière, Gaston Francq, J.-E.Gariépy, Arthur Leclaire.A.-F.Ricard, Rod.Valiquette.Délégués au Conseil des Métiers alliés de l’Imprimerie et à la Ligue de l’Etiquette (3 à élire) ; J.-A.Ardouin, J.-W.Blaquière, Gaston Francq, Albert Fugère, et A.-F.Ricard.Comité des apprentis : J.-A.Ardouin.Lucien LeComte, Roch Lefebvre, élus.Un bureau de votation sera ouvert à la salle de l’Union du Commerce, 1079, rue Berri, de midi à 8 heures du soir, samedi, le 4 mars prochain.D’autres renseignements seront donnés dans les numéros suivants du Monde Ouvrier.Un comité a été nommé pour voir à organiser une fête à la suite de l'installation des officiers.Ce comité est composé des confrères Orner Daigneault, A.-F.Ricard et Arthur Laberge.La question d’un organisateur bilingue pour la province de Québec a été soulevée par le confrère Avila Corriveau, qui donna les raisons de la nécessité d’un tel fonctionnaire.Il fut résolu qu’une demande soit faite au bureau général, en ce sens.LES OUVRIERS DE LA FOURRURE REPRENNENT LEURS ACTIVITES Le Conseil conjoint des unions locale 66 et 67 des ouvriers de la fourrure a re pris ses activités d’autrefois.C’est-à-dir.il a appelé en assemblée générale lundi de cette semaine les membres des deu: locaux pour y discuter des questions ri.la plus haute importance concernant lc-présent engagement qui est sujet à uni étude approfondie en préparation du renouvellement d’un nouveau contrat d travail dans l'industrie de la fourrure.Il a été démontré l’importance d'un tel contrat qui a été conclu entre les employeurs et les employés.Jusqu’ici les intéressés ont obtenu par son entremis' depuis le 18 août 1938 la somme de $13.320.70 en salaires retenus par les propriétaires de 59 ateliers qui ont été pris et défaut.En plus de cela, les membres ont été informés que durant l’existence du cor.trat couvrant les années 1935 à 1938.le réclamations des ouvriers qui se chiffraient à $73,000 ont été obtenus, car plus de 200 causes avaient été portées eu cour de justice contre les patrons récalcitrants, et elles furent toutes reconnue favorables aux ouvriers.Devant des fait aussi probants, les officiers prétendent et avec raison, que si l'union n’avait pa existé ces salaires retenus n’auraient jamais été remboursés aux ouvriers de la fourrure.M.Albert Roy, organisateur général, profita de l’occasion ;>our démontrer c que l’union internationale peut faire en toute circonstance pour les ouvriers e‘ les ouvrières de l’industrie de la fourrurt-A la suite de ces remarques au ]>oint vingt nouvelles recrues demandèrent leur ad mission à l’union.La séance était prési dée par le confrère Napoléon Morrier.assisté de la présidente du local 67, Mil Emérande Brien et du président du loca 66, le confrère Maurice Rochette.-:o :- CHEZ LES DEBARDEURS L’Association internationale des débar deurs du port de Montréal, local 375, au cours de son assemblée régulière dimanche dernier avait l’insigne honneur de recevoir des mains du secrétaire du Comité de la Fête du Travail, M.J.-E.Gariépy, la coupe offerte par le Conseil de.Métiers et du Travail à l’union qui avait la meilleure apparence lors de la parade de la dernière Fête du Travail.Cette cérémonie a donné lieu à un enthousiasme délirant, et était sous la présidence du confrère Karl Trolsaas et à laquelle assistaient plus de 1,000 membres.Le secrétaire Gariépy avec le talent qu’on lui connait, félicita les membres de l’union pour leur grand nombre et leur belle tenue dont ils ont fait preuve, ce qui naturellement leur a permis de conquérir cette magnifique coupe qui leur a été adjugée par les juges de la parade.Il exprima le désir que l’union des débardeurs fera une aussi bonne figure ion de la prochaine parade de la Fête du Travail, le premier lundi de septembre 1939.D'autres discours furent prononcés par les officiers sur le sujet et l’assemblée continua à vaguer aux affaires internes de l’union.-:o :- UN MEMBRE A VIE Une belle action de l’union des musiciens, local 406, à l’égard d’un des plus vieux membres, lequel depuis plus de 30 ans s’est dévoué constamment au succès de cet organisme.Voici le cas qui nous occupe; M.Edouard Charette, secrétaire de l’union a donné avis au confrere J -A.Donato, que le titre de membre à vie lui avait été décerné pour les nombreuses faveurs qu'il avait rendues au local 406.durant son terme de membre.C’est une bien minime manière, souligna le secrétaire Charette de montrer notre gratitude et veuillez accepter nos salutations les plus distinguées.Nos félicitations sont acquises au confrère J.A.Donato pour le grand honneur que l’union des musiciens vient de lui conférer.Une fuite d’eau dans le tuyau du radiateur ?En attendant le plombier, prenez une poienée de farine de lin et appliquez -la sur la fuite en la fixant à l’aide d’un linge bien serré.Ce plâtrage sommaire tiendra au moins trois heures. SAMEDI, 11 FEVRIER 1939 — MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY 11, 1939 PAGE 3 Echos d'une assemblée d'employés de tramways Le vrai gour ae noiiande a fouiours distingué ce vieux gin bienfaisant et les vrais Canadiens I ont toujours préféré depuis plus de cent ans! J\ bon couyj/ MCiTV'f o*ct 1 • v* 4 riras GENEVA a ONCIS ONCfS ONCCS 280 n.'liIVrtem!., i.IV iiuCo'vda \c*j\ lu ii.rti Jlonctd JOHN de KUY PER O SON, D'tlUiiKuivkulKiJjm Hollande VOX l)ÈF.F.X UMUUN H 1 / MI N UMMW Il nous est parvenu ces jours derniers, d'un de nas collaborateurs, membre influent de l’union des employés de tramways, division 790, un document fort intéressant, nous donnant un aperçu des derniers événements qui se sont déroulés sur la question du tramway à employé unique (solotram).Notre ami et collaborateur relève des faits saillants de la situation réelle des employés de tramways, en ce qui concerne ce système, qui est déjà en vigueur sur plusieurs circuits depuis quelques années.Voici ce qu’il dit: "Des assemblées comme celle que les employés de tramways tenaient le 14 janvier dernier devraient se répéter plus souvent, rappelons-nous que l’union fait la force.On se souvient quand la compagnie des tramways inaugura ses premières lignes du "One-Man Car” sur le circuit Amherst; on avait pris la précaution de flatter ce bon public, et l'éçhevin du temps disait au Conseil de ville: "Nous avons seulement la peine de mettre le nez dehors et il y a un tram à tous les coins de rue".Les employés eux-mêmes s'habituaient au "Onc-man car" et dès le début ils se disaient les uns aux autres qu'ils travaillaient moins fort que sur le tramway à deux hommes; ils se sont laissés prendre et aujourd’hui ils en sont pour leur frais, car à l’heure actuelle il y a beaucoup moins de trams par cir- CHEZ LES PRESSIERS ET CLICHEURS DE QUEBEC Les membres du local 152 des pressiers et clicheurs de Québec, ont procédé samedi le 4 février, à l’élection de leurs officiers pour l’année 1939, avec le résultat suivant, tous les officiers sortant de charge ont été réélus: président, E.Lo-melin; vice-président, R.Trudel; secrétaire-trésorier, J.-M.Landriault; secrétaire archiviste, E.Bernier; sentinelle, Paul Matte; auditeurs: J.Picard et G.Bédard; exécutif: E.Lemelin, J.-M.Landriault, R.Trudel, H.Doré, V.Lemieux, G.Rousseau et J.-E.Bernier.La séance d’élection et d’installation était présidée par le confrère Geo.Rousseau.L’assistance était nombreuse; plusieurs questions importantes ont été discutées, entre autres: l’exclusivité des annonces dans un seul journal au détriment de nos membres et le contrat collectif; le confrère Landriault, représentant provincial et membre du comité paritaire a donné des explications sur les difficultés à l'application du contrat.Aux affaires nouvelles, le confrère R.Trudel rappelle aux membres qu'au mois de mai prochain sera le 30e anniversaire de la fondation de notre local et il fait appel aux vieux membres, dont les noms sont inscrits sur la charte; après discussion sur ce sujet, il est proposé par le confrère Trudel qu'un comité de cinq membres soit nommé pour organiser un banquet à cette occasion.L’assemblée se termina par les remerciements d’usage de la part des officiers.Les accidents dans l'industrie du bois.Une diminution de 10 pour cent dans le nombre des accidents survenus dans l’industrie du bois de la province a été accusée au cours des dix premiers mois de 1938 en comparaison de l’an dernier, selon un rapport de l’Association de Québec pour la prévention des accidents du travail.Le gérant général de l’Association de Québec, M.Arthur Gaboury, dans ce rapport, a annoncé que 714 accidents s’étaient produits durant cette période de 1938, dans 213 des 532 usines protégées par- l’Association.Le gérant général a aussi ajouté que la majorité des accidents dans l’industrie du bois sont dûs aux machines ou surviennent dans la manutention des matériaux et recommanda que des mesures nécessaires soient prises pour éliminer ce genre d'accidents.Le rapport montre de plus qu’une seule mort accidentelle a été rapportée dans l’industrie du bois, contre trois, l’année précédente.-:o:- Afin de battre les oeufs en neige plus rapidement, pressez un citron et laisoez-cn tomber quelques gouttes dans votre récipient.cuit et l’horaire est plus rapide.Pourquoi cela?pour faire une place plus large à l’autobus et payer les intérêts sur les dividendes et sur la capitalisation qui sont trop élevés.Nos sincères félicitations pour le cartel que vous avez formé dans l'intérêt des moins bonnes volontés.Peut-être notre ami Philippe recevra-t-il un coup de cravache du président Alfred Charpentier, pour son geste.Nous le savons, il n'y a pas très longtemps que M.Charpentier était en train de former un cartel avec l'union internationale au bénéfice des ouvriers.Les journaux nous avaient annoncé que M.Girard s’opposait, disant qu'il ne recevrait pas d’aide de Moscou; ce qui était bon pour l'un devait l’être pour l’autre.Le public semble bien sympathique à notre cause.Comme le disait le maire Camillien Houde récemment "Une compagnie n'a pas de coeur et encore moins d’âme, les employés sont souvent punis pour des peccadiles, cette même compagnie qui viole à la journée son contrat avec la ville”.Nos plus sincères remerciements à Son Honneur le maire ainsi qu’à M.Savignac, et nous espérons qu’ils continueront à soutenir notre cause jusqu'au triomphe final".A LA LIGUE DE SECURITE Au cours des deux dernières années, 1 hôpital Ste-Justine de Montréal a traité to jeunes enfants qui s'étaient infligé des blessures dans des essoreuses électriques, et le Dr.Edmond Dubé, directeur médical de Ste-Justine, vient d’attirer l'attention de la Ligue de sécurité de la province de Québec sur ce grave danger.Dans une lettre adressée «aux directeurs de la ligue pour demander leur coopération, le Dr.Dubé affirme que les enfants blessés aux avant-bras et aux bras pâlies essoreuses sont toujours atteints grièvement et doivent être hospitalisés durant des périodes s’étendant de six semaines à un mois.Dans plusieurs cas, malgré diverses opérations, la guérison n'a pu être obtenue, et il en est résulté des incapacités sérieuses dont les enfants souffriront durant toute leur vie."Je ne conteste pas l’utilité des essoreuses électriques”, a affirmé le Dr.Dubé."Bien au contraire! mais il me semble qu’elles devraient être construites de façon à les rendre complètement inoffensives”.Si cela n’est pas possible, ajoute la ligue, les mères devront voir que les jeunes enfants soient éloignés quand ces machines sont en marche et que les petits ne soient jamais laissés seuls dans une pièce où une essoreuse est en mouvement.La présidente du bureau d'administration de l’hôpital Ste-Justine, Mme L.de G.Beaubien, a déjà mis le public en garde contre ces dangers.La direction de la Ligue de sécurité a donc décidé d’entreprendre une campagne -contre ce risque qui menace constamment les petits à moins que les parents ne prennent les mesures nécessaires pour les protéger.* * * Tous les chefs des services de police municipale, provinciale et fédérale dans la province de Québec ont été nommés membres consultants de la Ligue de sécurité de la province de Québec, a-t-on annoncé récemment aux bureaux de la Ligue.L’oeuvre sécuritaire a toujours reçu une aide précieuse des officiers de police et c'est dans le but de réaliser une collaboration plus étroite encore, que la Ligue de sécurité les a élus à son conseil.La récente décision du Col.E.A.Piuze, de la police provinciale, de faire suivre à tous ses hommes des cours de secourisme sous la direction de l'Association ambulancière St-Jean démontre bien l'intérêt porté par nos policiers au bien-être du public et la Ligue veut ainsi leur permettre de travailler plus activement et plus utilement encore à la prévention des accidents.PHILOSOPHIE Quand chacun aura son petit avion, les caractères des individus s’adouciront.—Comment cela?—On s'habituera à passer pardessus bien des choses.LA FEMME DANS LES MAGASINS Regardez une femme qui est à faire ses emplettes et vous pourrez, sans crainte de vous tromper, connaitre son caractère.Il y en a qui ont envie de tout: parce que le marchand leur a récité un boniment bien tourné.Il y en a qui achètent parce que ça ne coûte pas cher; elles accumulent des choses dont elles n'auront pas besoin avant que la mode change ou que le mari soit capable de les payer?Il y en a qui collectionnent toutes les “patentes” soi-disant inventées pour épargner du temps à la ménagère: ouvre-boites, hachoir pour “friser” les légumes, crochets, etc., parce que la voisine en a acheté! Il y en a qui ont la manie des coupons, d’autres celles des sous-vêtements! Il y en a qui regardent tout et, après avoir fait vider deux rayons de marchandises, avouent que c'est juste pourvoir! Il y en a qui critiquent tout ce qui est moderne et qui n'ont aucune sympathie l>our les nouveautés! Il y en a qui ne sont jamais pressées, d autres veulent toujours être servies les premières, même si elles viennent d’entrer au magasin.Il y en a aussi, qui ont l’oeil vif: elles voient vite ce qui fait leur affaire; elles' savent si elles pourront payer ou non: elles décident si l’objet offert sera pratique ou non; elles s’arrangent tout de même pour ne pas payer trop cher! -:o :- LA CONSOMMATION DE LA VIANDE DANS DIVERS PAYS La consommation apparente de viande par tête de la population présente des contrastes frappants, d’un pays à l'autre dit le comité économique impérial.Les gens de la Nouvelle-Zélande, de l'Australie et de l'Argentine mangent de grosses quantités de viande, principalement du boeuf dans le dernier de ces pays et du boeuf et du mouton dans les deux autres.Le total dans chaque pays dépasse largement 200 livres de viande par tête.Au Canada, la consommation moyenne est d’environ 140 livres.Au Canada et aux Etats-Unis, la viande de porc entre pour un peu moins d'une moitié dans ce total, celle du boeuf pour le plus gros du reste, tandis qu’en Grande Bretagne le boeuf entre pour à peu près une moitié, la viande de porc pour un peu moins d’un tiers et le mouton pour plus d’un cinquième.Les pays européens consomment en général moins de viande que nous.L’Allemagne mange plus de porc que de boeuf, la France plus de boeuf que de porc et aucun d’eux ne consomme des quantités appréciables de mouton.La consommation totale de viande est d’environ 115 livres par tête pour l'Allemagne et de 90 livres pour la France.L'état suivant, préparé par la Division de l'agriculture du Bureau fédéral de la statistique, donne la consommation estimée de viandes au Canada en 1937.Cet état est basé sur l'évaluation des animaux vendus par les fermes ou abattus sur les fermes, les importations, les exportations et les stocks en entrepôt.Voici les chiffres pour 1937.consommation totale de viande de boeuf et de veau, G54,807,092 livres; de porc.693,300,144 livres; de mouton et d’agneau, 08,529,079 livres ce qui représente la consommation suivante par tète au Canada en 1937: boeuf et veau, 58.89 livres; porc, 62.35 livres; mouton et agneau, G.10 livres.LE PREMIER TROUPEAU INDIGENE DE RENNES Ottawa, Canada.— Le premier troupeau indigène de rennes qui fut établi dans les Territoires du Nord-Ouest est maintenant en route vers l'est pour se rendre à la région de la rivière Anderson, d’après un avis radiophonique reçu au Ministère des Mines et des Ressources, Ottawa.Cette randonnée de 150 milles par terre d’environ 800 rennes du troupeau du Gouvernement près du delta du Mackenzie est exécutée sous la surveillance du gardien en chef à la station de rennes du Gouvernement, et marque une autre avance dans le plan du Canada qui vise à établir l’élevage des rennes chez les indigènes.A leur arrivée dans leur nouvel habitat, la garde du troupeau indigène sera confiée en grande partie à deux Esquimaux, Charlie Rufus et Rufus Kalealuk, qui, sous la surveillance du Ministère, auront la chance de démontrer leur habileté de garder des rennes.Charlie Rufus, le plus jeune de ces indigènes, a reçu une formation de trois ans, comme apprenti avec le troupeau du Gouvernement.Le troupeau indigène se compose en moyenne d'un bon stock, les animaux variant de jeunes daims de 1938 à des animaux de plusieurs années Ce troupeau est prêté aux indigènes jusqu’à ce qu'il ait substantiellement augmenté, alors, qu’il sera décidé si un autre troupeau de 800 sera conduit ailleurs pour commencer une nouvelle enterprise dans un endroit favorable.L’expérience nous a démontré qu'il n'est pas praticable de garder un troupeau de moins de 800 têtes.fil LÈS GRADS UN COLLABORATEUR PAGE 4 SAMEDI, Il FEVRIER 1939 — MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY II, 1939 Corporatisme et Syndicalisme par JEF RENS Secrétaire de la Confédération générale du Travail de Belgique Nos lecteurs liront avec intérêt un brillant exposé de l’ancien mouvement corporatif, de l’évolution du syndicalisme moderne et ensuite celle du corporatisme qu’un certain groupe cherche à implanter dans le Québec, prétendant que c’est une sorte de panacée universelle qui guérira la société du malaise dont elle souffre et la délivrera de l’emprise du libéralisme économique.Nous douons cette étude-au secrétaire de la Confédération Générale du Travail de Belgique, le confrère Jef RENS, dont l'éloge n'est plus à faire car il est reconnu comme une autorité en la matière et comme l’un des plus dévoués défenseurs du syndicalisme internationaliste.Nous sommes persuadés que les lecteurs du Monde Ouvrier liront avec intérêt son exposé et les conclusions qu'il en tire, quoique nous reconnaissons que certaines de ses théories sont plutôt hardies comparées à celles que les ouvriers du Québec, professent généralement, mais comme c’est du choc des idées que jaillit la lumière, nous espérons qu'ils en tireront profit.— LE MONDE OUVRIER.LES ANCIENNES CORPORATIONS ET LE SYNDICALISME MODERNE exprime antiéta- Le syndicalisme moderne, sauf de "Les institutions politiques romai-très rares exceptions, n’est pas la nés”, l’historien Léon Homo, par-continuation directe de l'ancien L mouvement corporatif.La très grande majorité des syndicats modernes n’est pas organiquement reliée aux anciens compagnonnages.Dans mon pays, il n’y a que les syndicats ries chapeliers, Je crois, qui peut indiquer une filiation directe avec l’ancienne cori>o-ration de ce nom.Cette absence de continuité entre le syndicalisme de l'époque moderne et le corporatisme de l'ancien régime ne veut pourtant pas dire qu’il n’y ait aucune analogie entre ces deux mouvements.Bien au contraire.Le syndicalisme inodense comme le corporatisme d’avant 1789 ont les mêmes causes.C’est l’inégalité dans la répartition des biens et l'exploitation des’ travailleurs qui en résulte qui font naitre les organisations professionnelles au moyen âge comme au XLXe siècle.En dernière analyse, c’est la lutte des classes qui détermine la naissance des groupements professionnels.La lutte des classes, ai-je besoin de le dire, n’est pas l’invention d'un certain Karl Marx.La bourgeoisie qui, de nos jours, attribue à ce théoricien socialiste l'invention de cette idée, oublie que ce fut un des siens, François Guizot, qui, longtemps avant Marx, écrivit que l’histoire de l’humanité fut celle de la lutte des classes.En écrivant cette phrase, Guizot n’inventa rien, il constata.Sans que dans la Grèce antique il y ait eu de véritables organisations professionnelles, des associations, des confréries groupant les citoyens d’après leur rang de fortune s'y créèrent un peu partout Ainsi nous lisons dans "La Cité Grecque”, de G.Glotz, qu’ "entre la grande communauté qui comprenait toutes les familles et la petite communauté qu’est la famille elle même, il existait des associations libres, de caractère utilitaire ou sentimental.Les unes avaient un cachet aristocratique; les autres faisaient appel aux humbles”.Et le même auteur de dire ailleurs "que partout éclate le contraste entre l'égalité promise par la cons titution et l'inégalité créée par les conditions économiques et sociales”.La conscience de classe qui est a la hase du syndicalisme moderne existait dans la Grèce antique C’est ainsi que Glotz, écrit encore: "11 y a ainsi une psychologie de classe, parce qu’il y a des intérêts de classe, et cette psychologie, ces intérêts s'opposent avec une force -croissante au sentiment plus large qu’avait longtemps inspiré la solidarité de la Cité.Du jour où les deux classes entre lesquelles se partageait la cité, eurent nettement pris conscience de cette réa lité, un fossé se creusa entre elles: antagonisme latent ou lutte ouver te”.Cela s'applique aux premiers siè clés de l’ère chrétienne.Le même phénomène se constata d’ailleurs à Rome.Toute l’histoire de l’Empire romain fut caractérisée par ces luttes incessantes entre les patri ciens et la plèbe.- Dans son livre unt de la République Romaine des IVe et Ve siècles avant J.-C.dit de la plèbe: “Deux éléments, de tendances et d'intérêts divergents, s’y trouvaient juxtaposés; des riches qui réclamaient avant tout l'égalité civile et politique avec le patriciat; des pauvres, dont les aspirations d’ordre social et économique visaient surtout à l'amélioration de leur situation matérielle.” Ne dirait-on pas que cette description s’applique au Tiers-Etat de 1789 qui, lui aussi, comprenait, comme l'a si lumineusement montré Jean Jaurès dans le premier tome de son “Histoire sociale de la Révolution française", ces deux éléments, bourgeois et prolétaires, entre lesquels s’engagera ensuite de nouvelles luttes sociales.* * * L’inégalité dans la répartition des richesses est donc à la base de la lutte des classes qui semble être jusqu’à présent une "constante” dans l'histoire humaine.Partout, à toutes les époques, nous voyons les pauvres, les affamés, les exploités engager la lutte contre les riches, les rassasiés, les exploiteurs.Dans ces luttes, les pauvres tendent naturellement à s’organiser.Tantôt ils créent des partis, tantôt des associations professionnelles, tantôt les deux.Au moyen âge, les pauvres qui avaient comme seule richesse leur force de travail et leur connaissance professionnelle se groupent dams des associations pour réglementer les conditions de leur production.Le même phénomène se répète au début du XIXe siècle Les organisations professionnelles modernes ont passé par plusieurs phases.Elles ont été bien définies par Paul Louis dans son ouvrage: "Le Syndicalisme contre l’Etat”.Lutte pour des augmentations de salaires et des diminutions de la durée du travail d'abord.Etablisse ment de rudiments de mutualité ensuite.Développement de sortes d'institutions mutualistes: caisses de grève, de chômage, de maladie, viaticum, etc., plus tard.Puis la solidarité professionnelle s'élargit de plus en plus pour devenir une véritable solidarité de classe.Groupés en ime organisation professionnelle qui embrasse tous les travailleurs, la lutte est alors entamée non seulement contre la bourgeoisie et le capitalisme, mais également contre l'Etat d'après-guerre, le syndicalisme a renoncé à son opinion âpre contre l’Etat pour essayer de l'influencer en sa faveur.Cette dernière phase se caractérise notamment par la pression que le syndicalisme essaie d’exercer au sein de toutes sortes d’institutions, créées ou égalisées par l'Etat, telles que les commissions paritaires, les conventions collectives, les conseils économiques, les commissions d’études, etc.* * * Si nous essayons maintenant de synthétiser le syndicalisme moderne.nous trouvons dans ce mouvement une forme organisée de la réaction naturelle contre l’inégalité des richesses et l’exploitation qui en résulte.Le syndicalisme n’est autre que l’organisation des tra- vailleurs, créée par eux pour se défendre contre l'exploitation dont ils sont victimes et pour combattre l’inégalité économique, qui est à la base de cette exploitation.Ce mouvement qui surgit naturellement des masses ouvrières est un mouvement démocratique autant par ses moyens (forme d’organisation) , que par ses buts.En effet, en ce qui concerne l'organisation intérieure du mouvement syndical, la démocratie se manifeste par une égalité totale entre tous ses membres.Tous ont les mêmes devons et les mêmes droits.Les dirigeants sont librement choisis par les membres au sein de l’organisation.Leurs mandats sont régulièrement contrôlés par les membres et ceux-ci disposent des moyens statutaires de remplacer ceux de leurs dirigeants qui ne leur donnent plus satisfaction.Le syndicalisme est également démocratique dans son but en ce sens qu’il tend a faire disparaitre les inégalités qui existent dans l’économie.Au fond, la socialisation ou la nationalisation n'est rien d'autre que la démocratisation de la vio économique.Par sa volonté de mettre l’appareil de production à la disposition des producteurs, le syndicalisme veut étendre la démocratie du domaine politique au domaine économique.La démocratie politique, qui reconnaît l’égalité de tous les hommes devant la loi, a supprimé une source d’inégalités injustifiables, mais elle en a laissé subsister une autre qu'est la propriété privée.C'est à celle-ci que le syndicalisme s’attaque, ce par quoi il tend à donner à la démocratie sa valeur intégrale: politique et économique.Sur cette nouvelle forme de la démocratie, le syndicalisme veut construire une nouvelle forme de production d’où le profit sera exclu et qui restituera aux producteurs soit sous la forme individuelle, soit toutes ' sous la forme collective, soit sous la forme de biens immédiatement consommables, soit sous la forme de biens consommables dans l’a-nir, le produit intégral de leur travail.Le syndicalisme veut en effet que l’économie ne fonctionne plus en Mie du profit, mais qu’elle tende à la satisfaction immédiate ou future des producteurs.Par ce but, le syndicalisme est incontestablement un mouvement révolutionnaire en ce sens qu’il tend à une transformation profonde des rapports actuels de classes allant jusqu’à leur abolition et à leur confusion en une masse homogène de producteurs égaux en droits et en devoirs, ayant comme tels tous les mêmes intérêts, ainsi qu'à la formation d'un nouveau mode de production au service de cette collectivité homogène.Si le syndicalisme a renoncé à son ancienne opposition intransigeante à l’Etat, il n’entend toutefois pas réaliser cette transformation de l'économie à travers l’Etat.Il entend au contraire construire le régime nouveau en dehors de l’Etat.La phrase de Saint-Simon, reprise par Jouhaux, d’après laquelle il faut “remplacer le gouvernement des hommes par l’admi- .ustration des choses” clairement cette tendance t.que au syndicalisme.En attendant maintenant la réalisation de son but économique, le syndicalisme travaille à l’amélioration des intérêts matériels des travailleurs qui sont: l’augmentation des salaires, la diminution de la durée du travail, la protection contre toutes les vicissitudes de la vie ouvrière (chômage, invalidité, maladie, vieillesse), l’amélioration des conditions de travail (hygiène, sécurité) .Dans la lutte pour ces revendications, le syndicalisme se montre souvent opportuniste et tacticien.Il ne perd pas ixiur cela son caractère révolutionnaire parce qu’il continue à croire fermement que pour mettre un terme à la dépendance et à l’exploitation ouvrière, il faut transformer entièrement les rapports de propriété et le mode de production.Pour réaliser scs buts, le syndicalisme fait appel aux libertés que la démocratie politique met à sa disposition: liberté de réunion, liberté d’association, liberté de parole, liberté de presse, etc.Il a tellement appris à apprécier la valeur de ces libertés que, partout où il a résisté aux assauts du fascisme, il déclare à haute voix qu'il ne reculera devant aucun moyen ixmr assurer leur défense.Et l’exemple du sort qui a été réservé aux organisations syndicales dans les pays fascistes, où ces libertés ont été supprimées, a augmenté encore cet attachement du syndicalisme à la liberté.Le syndicalisme use donc des li bertés démocratiques pour grouper le plus de travailleurs possibles afin de pouvoir opposer au patronat une force capable de lui résister et de lui décrocher les meilleurs salaires et les conditions de travail les plus favorables.Pour grouper les travailleurs il procède par persuasion en faisant appel à leurs intérêts; en même temps il fait ap[>el aux sentiments de solidarité dont il tend à faire, par l’éducation, le plus fort ciment du mouvement syndical.Une des armes défensives essentielles du syndicalisme est la grève.Le patronat refusant d’acquiescer aux revendications ouvrières, le syndicalisme lui opose le refus de travailler.Au cours de son évolution, le syndicalisme a appris à manier l’arme de la grève avec une certaine prudence.Si, au début, des grèves éclataient souvent sans avertissement préalable, à présent le syndicalisme n’y recourt le plus souvent que lorsque les négociations ont abouti à un échec.C'est qu'une grève, si elle échoue, comporte souvent de graves risques pour le développement des organisations syndicales.Toutes ces considérations n’enlèvent rien à la valeur essentielle de la grève comme arme du syndicalisme.Avant de finir cet exposé de caractéristiques du syndicalisme, je tiens encore à faire état de deux traits typiques, sans quoi cette synthèse ne serait pas complète.Il s'agit de l'internationalisme et du pacifisme qui sont propres au syndicalisme.Le syndicalisme est internationaliste parce que, connaissant l’interdépendance de toutes les économies nationales, le syndicalisme ne croit pas qu'il soit possible de construire un meilleur régime économique dans les cadres d'une seule nation.Intel-nationaliste aussi parce qu’il croit que ce n’est que par la solidarité internationale des travailleurs qu’il pourra atteindre ses buts, réaliser ses objectifs.Il est pacifiste parce qu'il croit qu’un meilleur régime économique et social ne peut se former que dans à tenir compte.Et son influence sur les affaires de ces Etats est d’autant plus grande que les partis prolétariens qui se sont partout constitués s’efforcent de traduire sur le plan politique ses aspirations sociales et économiques.La puissance du syndicalisme dans les Etats démocratiques est partout devenüe telle que le syndicalisme ne peut plus se soustraire à assumer certaines responsabilités.Celles-ci se traduisent soit en participant à certaines institutions économiques.Fonds de chômage, de pension, etc., Conseils économiques, Commissions paritaires, Conseil d’administration d’institutions pa-rasta taies, Conseils d’entreprises, Commissions officielles d'études! etc., soit en soutenant les gouvernements auxquels participent des partis prolétariens ou travaillistes.Ces responsabilités, le syndicalisme les accepte généralement en échange d’avantages sociaux ou de promesses de réalisations sociales.Et cette politique de responsabilité lui a effectivement permis d’obtenir pour les travailleurs d'appréciables progrès.Toutefois, il faut bien le dire, le syndicalisme n’est, jusqu'à présent, arrivé nulle part à un degré de puissance tel qu’il ait su imposer ses vues économiques.Quelle que fut sa puissance et quelque active que fut sa “politique de présence", le syndicalisme n’a nulle part abattu le régbne capitaliste et remplacé celui-ci par la démocratie industrielle, inscrite dans son programme.Ai-je besoin d’attirer votre attention sur la gravité de cette impuissance relative?La classe ouvrière se tourne vers le syndicalisme, attirée non pas seulement par des avantages matériels immédiats, mais aussi par l’image d'une société meilleure et plus juste qu’il lui promet.Les travailleurs attendent d’autant plus du syndicalisme qu'ils sont misérables et souffrants et que ce dernier est fort et puissant.C’est ainsi qu'au cours de la période d’après-guerre, nous voyous plusieurs moments où les masses laborieuses affluent vers ien syndicats en même temps que vers les partis ouvriers.C’est que les programmes du syndicalisme et des travaillistes semblent lo mieux répondre aux besoins de paix et de justice social, à la volonté de vaincre les crises et de s’affranchir du fléau du chômage qui animent les masses travailleuses en ces temps.Sans exagération, j’ose dire que, depuis la fin de la guerre, le mouvement ouvrier, syndical et politique, est entré dans une des phases les plus difficiles et les plus décisives de son évolution.C’est que partout sa puissance numérique et son prestige politique sont devenus tels qu’il ne peut plus se soustraire à assumer les responsabilités du pouvoir.C’est que, d’autre part, sa puissance effective et sa capacité économique n’ont encore nulle part réussi à opérer dans l'économie les changements profonds insertts dans son programme.Au risque de périr, il doit agir.La désorganisation économique résultant de la guerre, les débâcles financières, les crises économiques, le terrible chômage ont partout créé au sein des masses laborieuses un impérieux besoin de changements profonds.Le socialisme et le syndicalisme sont là, forts et puissants.Leurs idées semblent le mieux correspondre aux aspirations profondes des masses laborieuses que les vicissitudes économiques ont douloureusement frappées.Seront-ils à la hauteur de leur tâche?Pourront-ils réaliser les espoirs qu’ils ont évoqués dans l’esprit de ces masses?Pourront-ils construire ._ ce monde nouveau qu’ils ont pro- un climat de paix.Le syndicalisme mis?Pourront_ils fo‘ cette veut 1 accroissement des richesses „?!! the Nazis may need friends } .ever they can get them.* The aim of Chamberlain's policy « ! has been to give Hitler a free hand to fight Soviet Russia.But Hitler may be playing for the isolation of England.A Berlin-Moscow accord would relieve the jews of being used as a battle ground which perturb Poland and Rumania and would also put France in a position where she dare not offend the Nazis.German broadcasts have been aiming at bringing most of the world into the Nazi ideological axis.Voices on short waves urge Australia and New Zealand to sake off "the Bristol Tory Yoke".But Hitler angrily ordered the British Broadcasting Corporation to stop broadcasting in the the German language: an order not yet obeyed.In American military and diplomatic circles the opinion is held that there will presently be a rapprochement of the Russian ar.c German dictatorships, which will leave the stooges of the Cominten holding the bag in many countries Pravda, official Stalinite paper, recently printed a news despatch that a Berlin- Moscow alignmenl was inevitable.The idea expressed was that the interests of Germanj and Italy in Central Europe were incompatible, hence the Nazi need of an alternative to the Rome-Berlin axis.—STUDENT.* s * MUNICH AND SEA POWER Sir:—Maybe the Munich agreement saved civilization.Its evidently made the world safe for the munitioneers.But Chamberlain might just as well have scuttled two-thirds of the British fleet.Of what avail a naval blockade of German ports now?Naval power cannot now be decisive against Germany.On the other hand, there is a question as to whether submarines and airplanes, warring on merchant ships, may not be able to starve England into submission.England may be vulnerable, while its chances of winning against Germany depend on circumstances outside its control.The disintegration of Imperial Germany began under pressure of food and material shortages, at a time when German troops were far west oi the Rhine and as far east of Odessa.As a matter of man-power, a stand on the east bank of the Rhine could have been organized.After the collapse of the Czaris! Russia, the Germans set up a puppet government in the Ukraine But the Ukranians in what is non Poland as well as Russia were no! ready to help the Germans.Thej only sowed small crops in the spring of 1918, and what they harvested they contrived to hide mostly.At any rate the Germans go! less than 2,000.000 bushels of grair from the Ukraine and by November were short of food.Perhap: the recollection of that exploit Hitler's professed aim to dominate the Ukraine.The other grain area' southeast of Germany had beer ravaged by war.With the German economic conquest of the south-east Europe Hitler does not need sea power, yel ho L?building submarines and bases in Morocco and Spain.Why, i; he has no designs on British oi French colonies—OBSERVER.- -:o -—— GREEK TERROR General Metaxco, German-back ed dictator of Greece has sent 15, 000 opponents to prison canips oi Islands in the Agean Sea, ant banned the teaching of PLato ant Socrates.* * * Homer Martin, resigning frorr the Auto Workers’ Union, wrote r letter declaring that the method: of John Lewis were those of Hitler Mussolini and Stalin.Now some locals are living up with Martir while others turn to tire rival faction., General Motors Corporatioi: has declared it will not negotiate with either faction, and the breach seems past healing.The Autc workers union is the third largest in the CIO.LE MONDE OUVRIER Rédigé en collaboration Gus.FRANCQ, Rédacteur Le seul journal ouvrier bilingue au Canada Un médium national pour les ouvriers Membre de la Presse ouvrière internationale d'Amérique THE LABOR WORLD Canada's Only Labor Bilingual Paper A National Medium for the Workers Imprimé par l’Imprimerie Mercantile, Limitée, 11, rue Saint-Paul Ouest, Montréal Le soir, 908 Sherbrooke Est Tel.CHerrier 7050 GERARD TRUDEL AVOCAT 57 OUEST.RUE ST-JACQUES Suite 209.Tel.MArquette 2636 XAJderic Roqmond • vici-presidemt IHL CFMRi: OF SOCIAL ANO BUSINFSS LIFE IN MONTREAL ' • °7l This Union Label l3ura*UooAl «&-OIZOIÛTKHEn> is the best guarantee that Bakery and Confectionery products are Union Made — continue to Demand Union Made Products ! "Before America Decides", is a collection of essays published by the Harvard University Press.It raises more questions than it answers; show's U.S.foreign policy in a state of confusion.The dollar imperialism wliich brought the U.S.in disfavor south of the Rio Grande has changed.As soon as nations were asked to act on the collectivist principles of the League, the divergence of their interests were revealed.European nations at least do not act on the awkward theory of the Covenant that implies that States should undertake was only in the interest of other nations, not their own interests.?a t Our Leading « Amusement * Places ns nos Théâtres PALACE JESSE JAMEST in TECHNICOLOR starring TYRONE POWER HENRY FONDA, NANCY KELLY, Randolph SCOTT Week Days, 10 to 1, 25c.CAPITOL FRANCISTA GAAL BING CROSBY in PARIS HONEYMOON Added Attraction ‘DARK JOURNEY' with VIVIEN LEIGH PRINCESS Theatre ALFRED HITCHCOCK in THE LADY VANISHES with Margaret LOCKWOOD Added Attraction ‘Burn’em up O’Connor’ LOEW’S THEATRE The Show of Shows DAVE SCHOOLER Added Attraction CASS DALEY On the Screen AKIM TAJVLIROFF iu ‘Riding a Crooked Mile’ DOMINION BRIDGE CO, LIMITED EMBARGO Longshoremen in Sydney, Australia, refused to load scrap iron for Japanese bombs.Fearing trouble the government forbade further shipments of scrap iron to Japan Such interference with the sacred right of profits ought to cause the heavens to fall.NOTICK OP APPLICATION POlt Head Office and Works at: LACHINE, P.Q.Branch Works: Amherst Ottawa Toronto Winnipeg Calgary Vancouver Tel.LAncaster 3858 Salon de Fleurs ST-DENIS 1590, rue SAINT-DENIS (Edifice du Théâtre St-Denis) 1)1 VOUCH Notice in hereby given that Edith Ceellln Shaw Mayne, of the City t>f Westmount, County of Hoeheiagn.Province of Quebec, wife of Hugh Cooil Mayne.of the said City of West-mount, will apply to the Parliament of Canada, at the present or next Session thereof, for a Trill of Divorce from lier husband, Hugh Cecil Mayne, Clerk of Westmount aforesaid, on the grounds of adultery.MONTREAL, January 10th, 1939.GORDO* M.WERSTER, Room -107, 215 St.Tames S., W.Montreal.1’.Q.2—0 Solicitor for Petitioner.NOTICE OP APPLICATION POlt DIVORCE Notice is hereby given Hint ESTHER STEINBERG, married woman, of the City of Montreal.District of Montreal, in Hie Province of Quebec, will apply to the Parliament of Canada in the present or next session thereof for a Bill of Divorce from lier husband MOE SOLOWAY, tailor of tho city of Mont real, Province of Quebec, presently residing in the City of Montreal, oil the grounds of adultery ami desertion Dated at Montreal this 14th day of December, A.D.193S.I.M.ROBROVE, 159 Craig Street West,, Montreal.Quebec, 3—7 Solicitor for the Petitioner.Spécialités: Bouquets de Noces, Tributs floraux Escompte de 10% nux lecteurs do MM«n#l«* Ouvrier*' Mme J.-Z.PILON.Rés.HA.7901 MONARCH GAS RANGES Made by for BE READY FOR EXAMINATIONS.We have helped hundreds to obtain positions as Letter Carriers, Postal Clerka, Customs Examiners, Clerks and Stenographers, etc.Free Booklet of information.M.C.C.Schools, Ltd., Toronto 10.Oldest in Canada.Canadians vc
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