Le monde ouvrier = The labor world, 1 juillet 1938, samedi 23 juillet 1938
24e Année — No 30 SAMEDI, 23 JUILLET 1938 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 23, 1938 24th Year — No.30 DRINK SOW’S ALE Standard of Strength and Quality % ilkmOt' (Oimruf dtje fcilmr tioria TRY BLACK HORSE ALE 100 Years of Brewing Experience behind it Rédaction : 11, rue Saint-Paul Ouest « INSTRUIRE ET AMELIORER » Téléphone : LAncaster 5361 La Fédération provinciale du Travail du Québec Quelques points saillants de la conférence ka Fédération du Travail n’est pas un corps politique, ni n’entend en faire.— Ses officiers généraux ne pourront être candidats, ni prendre une part quelconque dans une campagne électorale.— La conférence s’est prononcée contre les pouvoirs étendus que s’est arrogés le gouvernement par les Bills 19 et 20.— Le Travail Organisé s’opposera: de toutes ses forces au sabotage de la loi de réparation des accidents du travail.— Il favorise l’assurance-chômage, réclame l’égalité des droits civils et politiques pour les deux sexes.— L’Ordonnance No 4 est particulièrement condamnée comme décrétant des salaires incompatibles avec le coût de la vie.— Une intense campagne de propagande et d’organisation sera lancée dans tous les centres industriels de la province.— L’unité dans le mouvement ouvrier est préconisée.— Les congressistes assistent en corps à une messe dite à leur intention.De l’avis de tous, la deuxième conférence provinciale des unions internationales du Québec, qui était la première depuis que la Fédération provinciale du Travail avait obtenu sa charte du Congrès des Métiers et : Travail du Canada, fut un véritable succès à tous les points de vue et c'est la ville de Saint-Hyacinthe qui, avec sa réputation hospitalière bien connue, reçut les nombreux délégués — il y en avait axactement 187 — :cur établir un contact plus intime entre les diverses unités du Travail Organisé et étudier les problèmes auxquels ils ont à faire face, ainsi que la classe ouvrière en général.Cette conférence tenait ses assises dans la spacieuse salle de réunions du Conseil des Métiers et, du Travail de Saint-Hyacinthe.Qu'il nous soit permis de dire ici que cette salle est une des plus spacieuses et des mieux : enagées que nous ayons eu l'occasion de visiter et qu'elle peut se , emparer avec avantage avec nombre de salles de réunion des grands centres.Nos sincères félicitations aux confrères mascoutains pour leur esprit de corps et d'initiative.C'était une salle appropriée pour une confé-ence comme celle de la Fédération provinciale du Travail de Québec.Lu conférence fut appelée à l’ordre par le confrère Ovila Bonnette, président du c nseil des Métiers et du Travail de Saint-Hyacinthe, qui souhaita la plus cordiale ! • - venue à tous les délégués et visiteurs, i - mercia les hommes publics de leur pré-i i ce et exprima le voeu que les délibéra-rje ns de cette conférence soient pour le p grand avantage du Travail Organisé, ï; rappela en quelques mots les débuts des c eus internationales à Saint-Hyacinthe, (< :: du Conseil des Métiers et du Travail, i J dit l’espoir qu’il entretenait de faire de nt-Hyacinthe le centre le mieux orga-r e du Québec.honorable Damien Bouchard, député i jj comté et maire de Saint-Hyacinthe, se lara tout d’abord des plus heureux de entrer ses amis du Travail Organisé, e nt un grand nombre le connaissaient cl meille date et savaient qu’il s’était tou-1 ors efforcé de prendre leur défense — I Iquefois même au dépens de ses atta-c de parti et de ses intérêts personnels, il reconnaissait les progrès immenses c • l.-és dans le domaine social par les unions ouvrières, non pas seulement sur le continent américain mais à travers le II nde; il est convaincu qu’il interprétait fidèlement les aspirations des délégués en d: ant qu’ils veulent le progrès social en maintenant les institutions établies mais c ¦ développant pour marcher de pair la transformation des méthodes in-j' vielles et les exigences de la vie morn Vest pourquoi non seulement il les " i couve mais combattra pour obtenir leur f- n ation.fl rappela aux délégués qu’il était fils d’un ouvrier cordonnier qui fut l’un des pionniers des Chevaliers du Travail à une époque où beaucoup considéraient cette organisation ouvrière comme dangereuse; lui-même a travaillé manuellement avant de se lancer dans la vie publique.Il ne craint pas de dire qu’il fut l’un des législateurs qui combattirent le plus énergiquement pour obtenir la loi de réparation des accidents du travail qui est actuellement dans nos Statuts provinciaux.Beaucoup se rappelleront, dit-il, qu’il ne craignit pas, et ce en plusieurs circonstances, de lutter en marge de son parti pour obtenir les revendications ouvrières.Il déclara que son expérience lui a prouvé que les unions ouvrières internationales sont celles qui ont fait réaliser le plus de progrès à la législation sociale.Je suis en faveur de toutes les formes d’associations ouvrières, ajoute-t-il, pourvu qu’on laisse à chacun la liberté d’association pleine et entière sans ingérence de l’Etat; certes, les gouvernements ont des devoirs à remplir, mais ils doivent laisser aux ouvriers la liberté de gérer leurs affaires eux-mêmes.Il ne croit pas au corporatisme qu’un certain groupe cherche à implanter dans le Québec, car ce serait faire machine arrière.Il mentionna le fait qu’on avait adopté à Québec des lois absolument contraires aux meilleurs intérêts non seulement des associations ouvrières mais même des inorganisés et de l’industrie; il rappela qu’on leur avait promis le paradis avec la législation nouvelle mais que cela ressemblait plutôt à l’enfer.Il conseilla aux ouvriers de s’organiser solidement, de ne pas se Un thé pour tous les goûts THÉ _ SALAM diviser et il termina en souhaitant aux congressistes succès dans leurs délibérations et la bienvenue la plus cordiale.Me T.-A.Fontaine, député de Saint-Hyacinthe-Bagot aux Communes, souhaita également une cordiale bienvenue aux délégués et fit un bel éloge du maire, Thon.M.Bouchard, pour les progrès réalisés par son administration depuis plusieurs années pour le bien-être de la population de Saint-Hyacinthe, Il est naturel que les associations ouvrières se réunissent à une période donnée et il est heureux qu’elles aient choisi pour leur congrès une ville ouvrière comme Saint-Hyacinthe, où toute la population se fait un plaisir de les recevoir.Le président de l’assemblée, M.Bonnette, donna ensuite lecture d’un télégramme de l’hon.William Tremblay, ministre du Travail, s’excusant de ne pouvoir prendre part au congrès à cause d’engagements nombreux et déléguant à sa place M.Cyprien Miron, officier de con-ciliition au ministère du Travail et membre de la Loge Sainte-Marie des Wagon-niers de chemins de fer, lequel se mit À la disposition des délégués pour tout renseignement qu’ils pourraient désirer, exprimant en même temps le voeu que les délibérations des congressistes fussent fécondes en bons résultats.M.Bonnette remit ensuite la présidence de l’assemblée à M.Raoul Trépanier, président de la Fédération provinciale du Travail, qui arrivait précisément de Genève; il parla brièvement de son voyage, souhaitant qu’il fût possible à chaque ouvrier d’aller à Genève et d’y suivre les délibérations de la Conférence internationale du Travail.Il a noté particulièrement, à Genève, la bonne entente qui régnait entre employeurs, employés et les membres des gouvernements.On a beau-cou;} parlé en certains pays contre la Société des Nations, mais elle poursuit une oeuvre magnifique et c’est son opinion que, d’ici dix ans, la Société des Nations sera un rempart tout puissant contre toute guerre à venir.En déclarant la convention ouverte, il ajouta que tant qu’il présidait il n’avait pas d’amis, que tous les délégués seraient traités avec impartialité mais qu’en retour il s’attendait à pouvoir compter sur la coopération de tous les délégués, car il y avait une somme énorme de travail à accomplir dans un temps relativement court.Le secrétaire Gus.Francq proposa que les confrères J.-E.Gariépy soit nommé secrétaire-adjoint; Emile Fagnant, agent de littérature, et S.Larivière, sergent d’armes.Il donna ensuite lecture de la composition des différents comités et pria leur président respectif de réunir les membres de ces comités sans tarder.Les différents comités furent constitués comme suit: Comité des règlements et de la procédure: G.-R.Brunet, Montréal; Lucien Bergeron, Trois-Rivières; J.-B.Labelle, Montréal: J.-B.Caouette, Québec.Comité de la constitution: Arthur Martel, Montréal; J.-A.D’Aoust, Hull; L.-L.Lacroix, Trois-Rivières ; David Wolfe, Montréal; Jos.Matte, Québec.Comité des résolutions: Alphétus Mathieu, Montréal; Emile Lajoie, Trois-Rivières; Karl Trolsaas, Montréal; Francis Gauvin, Québec; A.Duquette, Montréal; J.-A.Martineau, Saint-Hyacinthe; J.Langer, Montréal.Comité de vérification: Henri Richard, J.-M.Shannon, Montréal; Albert La-monde, Québec; Paul Fournier, Osias Hébert, Montréal.Comité des activités législatives et rapports des officiers: A.Bastion,' Montréal; J.-B.Arsenault, Trois-Rivières; Donat Allaire, Montréal; J.-M.Walsh, Québec; Gérard Gagnon, Montréal.Comité des marques syndicales: P.-J.Ryan, Montréal; Charles Coutu, Montréal; L.-A.St-Germain, Saint-Hyacinthe; Ed.Desormiers, Montréal; Mme Y.Beauchamp, Mlle Juliette Fournier, Denis Alix, Montréal; M.Masterjohn, Trois-Rivières.Comité des remerciements: Claude Jo-doin, Montréal; Thos.Welch, Québec; Rob.Tapps, Trois-Rivières; Hugh Corrigan, Montréal.Le secrétaire-trésorier du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, le confrère R.-J.Talion, exprima ses meilleurs souhaits aux délégués et déclara que les officiers généraux se tenaient au courant des activités de la Fédération provinciale du Travail du Québec, des progrès que nous avions faits et des luttes que nous avions à soutenir.Au cours de ses voyages d’un bout du pays è.l’autre, il s’est rendu compte que tous avaient les yeux tournés vers le Québec et sur la législation qui y avait été adoptée;’l’impression se dégage qu’on cherche h faire du Québec un Etat corporatiste, tendance contre laquelle il est convaincu que le Travail Organisé entier est fortement opposé; pour faire face à cette menace, il est d’opinion qu’il n’y a qu’un seul et unique moyen, c’est une organisation solide et activé; il espère que nous le comprenons tous et que nos efforts se dirigeront en ce sens; l’unité et la cohésion sont indispensables, nous pouvons compter, dit-il, non seulement sur la coopération du Congrès des Métiers et du Travail du Canada mais sur celle du mouvement ouvrier en général.Il n’hésite pas à dire qu’il était antérieurement sceptique sur le succès d’une Fédération provinciale, toutefois le nombre de délégués réunis en cette circonstance, le ton et le , calibre des résolutions soumises et la manière digne avec laquelle nous procédions, ajoutés au fait que nous reconnaissons la suprématie du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, le zèle et le dévouement dont ont fait preuve nos officiers dans la direction des affaires de notre Fédération, lui permettent de dire que nous pouvons espérer un succès complet et une somme de mieux-être pour les membres du Travail Organisé du Québec.(Suite à la quatrième page) PAGE 2 SAMEDI, 23 JUILLET 1938 — MONTREAL - SATURDAY, JULY 23, 1938 j La vie des unions ouvrières par Ben.Drolet -—— « .?LA FETE DU TRAVAIL Le comité chargé par le Conseil cies Métiers et du Travail de préparer l'organisation de la lete annuelle des travailleurs qui tombe cette année lundi le 5 septembre, s'est mis résolument à l'oeuvre.Les officiers de ce comité sont MM.Hugh Corrigan de l'union des chaudronniers, local 134, président; Nelson Fortier de l'union des employés de tavernes, local 200, vicepresident; J.E.Gariépy de l'union des typos No 145, secrétaire.Des pourparlers sont entames avec les autorités du Parc Belmont et Dominion à savoir lequel des deux sera le plus propice pour la célébration de la Fête du Travail cette année.Comme les années passées il y aura parade des nombreuses unions affiliées au Conseil des métiers et du travail, à travers la métropole le matin.On compte que les travailleurs affirmeront plus que jamais leurs principes de solidarité, et on s'attend à obtenir un véritable succès.Au cours de l'après-midi un pique-nique aura lieu dans un des parcs qui aura été choisi par le comité C'est l'ambition des membres du comité de faire encore plus beau et mieux que par les années passées.Cependant pour atteindre ce but le comité compte sur la plus généreuse coopération des unions affiliées, car il importe que le mouvement ouvrier international figure avec avantage à cette grande manifestation du premier lundi de septembre.-: o : - -— CHEZ LES EMPLOYES DE TRAMWAYS Les membres de l'Association Amalgamée des Employés de Tramways.Chauffeurs d'autobus, division 790.s’intéressent à savoir comment ont été les recettes véritables de la Compagnie des tramways, au c urs du dernier exercice financier.La raison invoquée pour cela est que lors de la passation et de 1 acceptation du contrat de travail avec ses employés, une clause spéciale fut insérée au contrat que si la compagnie accusait un surplus de recettes de S13.000.000 et quelques milliers de dollars elle s’engageait par cette entente à payer un bonus de 2'-j pour cent à chacun de ses employés.Cete condition est un cas prévu où la prospérité reviendrait déclara le président Gérard Gagnon au cours d'une réunion des employés de tramways tenue mercredi dernier.On donna lecture de la clause de l'entente intervenue entre la partie patronale et la partie ouvrière, alors que si le surplus de S13.000.000 avait été atteint les employés eussent eu droit à un boni de 21- pour cent.M.Gérard Gagnon expliqua la situation de la compagnie pour la présente année dont les recettes n'ont pas atteint le montant prévu dans le contrat, conséquemment cela n'est pas dû à la négligence de l’union ou de la compagnie, donc les employés peuvent espérer qu'au cours des années 1938-1940 si les LES METIERS DE LA CONSTRUCTION PROTESTENT Les ouvriers des métiers en bâtiment se trouvent en face d'un dilemme difficile à résoudre du au fait des exemptions qui ont été insérées au contrat collectif de travail concernant les travaux de réparation dont le coût n'excède pas S2.000.00 D'après ces dispositions qui ont publiées dans la Gazette officielle de Québec en date du 9 juillet et qui ont été ajoutées au contrat dans le but de protéger les petits propriétaires au détriment du salaire des ouvriers fixé par l'entente collective, a donné suite à de vives protestations au Conseil des Métiers de la construction, jeudi dernier, au Temple du Travail.Les délégués n’ont pas caché leur désappointement et ne se sont pas gênés de tenir responsable l hon.premier ministre M.Duplessis de ce sabotage après que les patrons et les ouvriers eussent consenti collectivement à signer un contrat qui garantissait un salaire équitable.des heures et des conditions de travail raisonnables aux ouvriers des métiers de la construction.On fit remarquer qu'une demande avait été faite au premier ministre le priant de ne pas publier le contrat dans la "Gazette officielle' avant d'avoir accordé une entrevue aux intéressés.Et naturellement le premier a fait la sourde oreille à cette demande.Afin d'éclaircir la situation on a l'intention de tenir des assemblées de protestations pour démontrer qui est le responsable de cet état de choses?M.Duplessis, a-t-on déclaré, aurait consenti à un tel changement au contrat pour la protection des petits entrepreneurs et particulièrement les propriétaires qui emploient annuellement de la main-d'oeuvre à l'entretien de leurs immeubles.Une résolution a été préparée a l’effet qu'un mémoire soit préparé relatant les objections des signataires de la partie ouvrière aux présentes dispositions au contrat favorisant plutôt une classe privilé giée au détriment de la classe ou vrière; que ce mémoire soit soumis aux organisations affiliées à ce Conseil, les priant d'intéresser les membres à signer ce document et le faire parvenir à l’hon.premier ministre Duplessis et au ministre du travail l'hon.Wm.Tremblay.Le secrétaire Edgar Gilbert donna lecture d'une lettre émanant du ministère des douanes fédéral, relative à une demande faite concernant l’entrée en franchise des outils qui ne sont pas manufacturés au Canada.Une attention toute spéciale sera accordée à cette question tout aussi bien que celle abolissant la taxe de vente sur les matériaux de construction.Concernant la taxe de vente municipale la même demande a été faite au maire Raynault pour l'abolition de cette taxe.Le maire Hervé Ferland de Ver- recettes dépassent le montant sti- , .,, pu lé ils peuvent être assurés que la dun sest dlt fort surPris d appren- dre que la police de cette ville empêchait les ouvriers demeurant en i dehors de travailler aux entreprises compagnie prélèvera un fonds de [ 25'.sur le surplus de S13.000.000.j et une part égale sera distribuée a , , , chacun de scs employés: ces ren- Prlvees- 11 dcillande au Conse11 seignemente ont semblé donné sa- de faire enc*uéte a ce suJet' tisfaction aux intéressés.j —— - -:o : Si vous êtes sincères envers vous-mêmes, votre devoir est de favoriser de préférence les marchandises por- ployeurs qui ne cherchent qu à ré-tant l’étiquette de l’union.duire à l'esclavage les travailleurs.L'étiquette de l’union est le ram.part contre la cupidité des em- GRADS ELECTIONS CHEZ LES OUVRIERS EN CONFECTION POUR HOMMES L'union Amalgamée des ouvriers du vêtement pour hommes procédé cette semaine, les 20-21 et 22 courant à l'élection des officiers qui formeront le Conseil Conjoint et les agents d'affaires des différents locaux.Au Local 115, lundi dernier, on a défini le mode d'élection que le vote des membres des sept locaux soit appliqué à tous les candidats.Nous relevons que chaq le local aurait au cours de la nomination fait le choix de leurs candidats.Le Local 115 a pour candidat à la position d’agent d'affaires: MM.A.Duquette et J.-B.Sabourin; au secrétariat du Conseil conjoint, MM.A.Cherrier.F.White et N.Reich Le vote est obligatoire pour tous les membres, mais a une condition celle d'être en regie avec l'union.On s'attend à des surprises.Le rapport de l'Exécutif fait mention que la secrétaire du local 115, Mlle R.A.Ouellette depuis 16 années conséciuives a donné sa démission pour des raisons majeures.En apprenant cette nouvelle qui causa une certaine sensation parmi les membres de ce local, on exprima les regrets du départ inattendu de Mlle Ouellette qui fut constamment à ce poste et a remplie sa charge avec satisfaction et dignité.Des remerciements lui lurent adressés pour son bon travail durant un si long terme.M.A.Duquette, agent d’affaires, a rapporté qu’un contrat collectif de travail avait été signé pour les employés de bureau du Conseil conjoint, membres du local 18748.Il a été fortement question d'organiser un pique-nique pour les membres du local 115 et leurs amis du Travail Organisé.Cette fête aura tout probablement lieu à la Plage Idéal au cours du mois d'aout Le but de cet événement social est de créer un fonds spécial pour les besoins des membres malades et sans emploi et ayant charge d’une nombreuse famille.Un comité composé de Mlles A.Laurin, Z.Beauchamp, M.Labrosse, M.A.Duquette, Léo Oligny, Mme A.Robert.N.Boucher, J.B.Sabourin, H.Forget, C.Roy, A.Charron, H.Laçasse, N.Narvell et W.Gèli-nas a été choisi pour voir à la préparation de cette fête champêtre.M.N.A.Duquette donna des explications sur l'efficacité du contrat collectif du travail pour l'industrie du vêtement pour hommes.Il relata que les requêtes relatives aux salaires et conditions de travail qui ont été adressées par l'union amalgamée seront soumises au bureau d'arbitrage présidé par M.David Kirsch, qui fera connaître les décisions du bureau au début du mois d'août.Parlant du travail en général, M.Duquette souligna que le travail est en train de s'améliorer et d'ici peu, reprendra plus régulier.-: o : - FETE CHAMPETRE CHEZ LES TRAVAILLEURS EN FOURRURE C’est donc dimanche, le 24 courant, que les locaux 66 et 67, de l'union internationale des ouvriers de la fourrure donneront leur pique-nique annuel, à la Place Saint-Jacques, 3101 Blvd Gouin ouest.Les organisateurs de cette fête champêtre comptent sur la présence des membres des unions, qui jusqu'ici ont donné leur oncourage-ment pour l'achat de billets.Un programme varié d’amusements sera exécuté, balle molle, chant, musique et baignade sur la magnifique plage qui orne la Place Saint-Jacques.Tout ceci pour la ; somme de 10 sous.Les tramways de Cartierville conduisent à l'en-j droit désigné.LES BARBIERS RECONNAISSANTS L'union des compagnons barbiers local 465 est reconnaissante au "Monde Ouvrier" pour la publication dans son edition du 2 juillet de la liste des salons de toilette ou le cadre de l’union est en evidence.Le secrétaire Frank Giroux constatait la presence du chroniqueur du "Monde Ouvrier" M.Ben Drolet, à la réunion mensuelle du local 455, en profita pour exprimer sa satisfaction de ce que ledit journal accompli pour les ouvriers barbiers en faisant connaître aux travailleurs organisés les boutiques où les conditions de travail de l’union sont reconnues et où les employés sont des membres de l'union internationale des compagnons barbiers.Outre cette importante question, les ouvriers barbiers avaient à considérer une demande de souscription à la Ligue des Droits de 1 homme, laquelle a entreprise de combattre les lois draconniennes que le gouvernement provincial a imposé au peuple de cette province.On rapporte que les tribunaux avaient devant eux deux causes à juger et que afin de défrayer ces dépenses de la défense dans les circonstances, il était urgent que le Travail Organisé, pour lequel la Ligue s’est constituée défenderesse que l'aide financier lui soit accordé; une somme de $10 a été voté.M.Bruno Roy a représenté le local 455 à une réunion de la Ligue qui a eu lieu à l’Hôtel Mont-Royal, le 20 juillet dernier.Pour faire suite à l'appel de la oonvention du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, qui aura lieu le 12 septembre prochain à Niagara Falls, Ont., M.Frank Giroux a été choisi pour représenter l'union des barbiers à ce congrès annuel M.Arthur Millard, président du comité des vérifications rapporte que l'état financier du local 455 est des plus satisfaisant.La séance était présidée par M.Bruno Roy, assisté du vice-président K.Slousky.-:o :- Encouragez les produits portant l'étiquette de l'union et augmentez le pouvoir d’achat des travailleurs.* * * —Vous avez la cause de monsieur Untel.Si vous la perdez je vous paierai plus tard la somme de.—Silence; sachez qu’un avocat honnête ne se laisse pas corrompre .à crédit.UN DROIT NATUREL DE S’ORGA 3 Enfin c’est bien décide.: dération Provinciale du .poursuivra une campagne , nisation et de publicité pm, ouvriers non encore organi.avis de cette décision sera e toutes les unions affiliées, de : qu'à tous les corps centra .¦; villes déjà organisées et at,-seils de districts de certain tiers, les priant de se prépa: une telle campagne pour la t.dans chacun des groupement comités d’éducation et de rei ment qui pourraient être une précieuse au mouvement eut; par la Fédération Province: Travail de Québec.Une telle action concertée .-.terait du sang nouveau dan-tence des unions ouvrières et .la plus belle réponse aux en : ; acharnés des unions interna: les.Nous profitons clone de 1 tunité qui nous est offerte, proclamer que les ouvriers non ganisés ont un droit strict de dre l’union de leur métier crainte d'être molestés.Le droit d'association est aci à tout salarié pour lui aider a ; ver scs conditions de salai: d'heures de travail; ce droit ne lui être contesté, pas plus d'ail.¦ qu’il ne saurait être conteste patrons, aux industriels, aux fessionnels, aux cultivateurs, e tous les autres groupes que 1 mêmes intérêts rassemblent.Il va sans dire que si les ouvr: non-organisés répondent à rappel qui leur est fait de se former : union, ça ne sera pas seulenn et nous l'espérons pour avoir r -casion de se réunir de temps :.temps pour le plaisir de la chc.mais bien pour s'occuper de leurs intérêts.Or pour ce qui intére les ouvriers, c'est non seulement qui concerne les salaires et les ci : -dirions de travail, mais il y a au : ce qui vient du dehors, répond:-un appel financier ou moral, frères qui ont besoin d’une a quelconque en ces cas là le | - cipe de la solidarité doit tou.; prévaloir et en y adhérant sincèrement la force économique même : Travail Organisé en est solid • ment établie.Alors quand une union jeu:: vieille s'occupe de ces chose, est absolument dans son rôl lui dénier ce droit c’est prn ment lui refuser son existence un droit fondé en nature quotes les législations de pays ci reconnaissent explicitement.DEMANDEZ LA BIERE POPULAIRE » MOL ASK FOR THE POPULAR BEER .SON j Brassée à Montréal depuis 152 ANS Brewed in Montreal since 152 YEARS PAGE 3 SAMEDI, 23 JUILLET 1938 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 23, 1938 Chez les cordonniers L ion des travailleurs en chaus.; t, local 249, a pris connaissance ^ res importantes, dont une en par;-/ .lier émise à l'hon William Tr.-n.Hay.ministre du travail et rautr- émanant du sous-ministre ,;u .ail, M.Gérard Tremblay, , ,:.nt l’intention de l'Associa- tion manufacturiers de chaus-des districts ruraux de devenir part: iontractante du contrat collecté te travail.Le .; noire adressé à l’hon.Wm.Tremblay, conjointement par les locaux 249 de Montréal, 257 de St-Hyacinthe et 704 de Grand-Men m mandant que les unions inten:.-'.tonales précitées ci-haut, deçà :.nt signataires du contrat trie de la chaussure dont le ri-:.vilement a été fait en septembre dernier.Apres une étude sérieuse on a prêté:, a: que des amendements de-vraii!:' être acceptés par le Ministère du Travail avant l'adoption défit.:'.du contrat.Ces amende- nt prennent des listes de pn>: rmes à la pièce prenant .: deration les zones couvrant li«'contrat actuel.On rapporte que organisations ouvrières de la naussure sont, favorables à ce- a::.' dements projetés, d'après qui a été décidé le 2 cours:.' .cours d'une réunion des intéresses.! espoir que le ministre du travail prêtera toute son attention à la n renouvellement du contrat ;.nséquent la convention collect;'.' du travail continuera à demeurer en vigueur; cependant, ajouta l'honorable ministre, il est toujours possible d’apporter des amendements à la convention collective si les parties contractantes présentent une requête à cet effet, et il n'aura aucune objection d'en recommander l’approBUtion au cabinet ministériel.Le sous-ministre du travail, M.Gérard Tremblay, comme nous le disons plus haut, a soumis à la considération des unions intéressées, une requête de l’association rurale des manufacturiers de chaussure de la province de Québec, exprimant le désir de devenir partie contractante au contrat de l'industrie de la chaussure.On suggère aussi de Considérer certains amendements ayant trait aux salaires et au classement de certaines opérations.On a fait aussi allusion que les membres ne sont pas opposés à la loi mais qu’ils sont prêts à taire tout ce qui est possible pour assure le bien-être de l'industrie de la chaussure en général.On se plaint et avec raison dit-on que la chaussure étrangère entre de plus en plus sur le marché canadien, et c'est là une raison plausible pour que le gouvernement provincial se porte à la rescousse pour assurer la survivance d'une industrie qui traverse une impasse difficile actuellement.A la suite de ia lecture de ces documents, l'agent d’affaires Chs.McKercher fit rapport de ses activités.Il rappelle qu'un certain manufacturier absolument hostile à l’union, s'oppose à ce que les inspecteurs du comité paritaire fassent leur inspection tel que le décrète l'entente collective.Les ouvriers travaillant sur l'opération du cuir à semelles, ont demandé qu'un comité soit nommé pour étudier la possibilité d'établir une nouvelle classification de cette catégorie d’ouvrage.Ce comité se compose de M.Morin, J.Bernier, Desrosiers, Lapointe, Gingras, Mc-Crea, Denis et Corbeil.ECHOS DE QUEBEC Au Conseil Fédéré des Métiers et du Travail A une i cente assemblée du Conseil Pédttc des Métiers et du Travel de Québec et Lévis, sous la présidence de M.Orner Fleury, un vote de !elicitations a été adopté à l'adresse i gouvernement provincial pour la nomination de M.J.-L.Labréche.de Montréal, comme membre de la Commission des accidents du Travail.Depuis plusieurs années déjà les dirigeai.:., du Travail Organise de cette province demandaient au couvert.' !.i nt provincial de nommer ur; leurs sur la Commission des Accidents du Travail et eue jam.dis cette requête n’avait été consider; > erieusement.1‘ va .s dire que la nouvelle de dation opportune fut accueillie favorablement dans les mi-eux ivrlers internationaux de cette province.Au cours de la même réunion, un comité composé de MM.O, Fleury, L Lam p t Jos.Matte a été nomme per.,.- idler rencontrer M.Emile _'™ard.president de la Commission flaire afin de discuter du problè-“;e des chantiers ouverts qu'aux ¦'¦tn.br;., des Syndicats catholiques.r tuoi les ouvriers interna-•iOïiaux prorestent contre ce fait et étendent avoir le droit au tra-bU sur les chantiers de la Com-biis-sion parce qu'ils paient des ta-scolaires tout comme les syndi-Ç.'és nationaux-catholiques.GARE AUX ACCIDENTS D'ETE “Juillet est le mois par excellence des accidents" fait observer le président de la ligue de securité, l'hon Alfred Leduc, dans un bulletin émis récemment par cette société."Les vacances, ajoute-t-il, n’y sont pas pour rien dans cette hausse de blessures diverses, noyades, catastrophes de la route, etc.” La ligue met ses membres en garclfc contre différents dangers qui prévalent à ce temps-ci de l’année, particulièrement ceux contre lesquels les gens pensent le moins à se garer: incendies d’été causés par un courant d'air qui a poussé un rideau sur la flamme du poêle à gaz; coups de chaleur occasionnés par une trop longue sieste au soleil; hameçons rentrés sous la peau, source de douloureuses blessures et d'empoisonnements nombreux.Partir en vacances est bien, mais en revenir sain et sauf est encore mieux, opine le président.Il n'est pas agréable de revenir avec le corps tuméfié par des éruptions qu'entraîne le contact avec l'herbe à la puce ou de gâcher une belle quinzaine à la campagne par une coupure profonde, une entorse, des brûlures solaires.Ne pas se baigner quand on a trop chaud, ne pas boire à n'importe quelle source ou ruisseau; ne pas manger de plantes, surtout des champignons, dont on ignore s'ils sont comestibles; mettre les éventails à la portée des enfants pour qu'ils s'y fourrent les doigts: voilà les conseils qui terminent cet intéressant bulletin.Mobilier de Bureau _ , "es un'ons ouvrières qui désirent se procurer un niooilier de bureau : pupitres, table à clavigraphe, c ,aises' cabinets-classeurs (filières), porte-chapeaux, etc., peuvent s adresser au bureau du MONDE OUVRIER •L ,ue Saint-Paul uest.Téléphone : LAncaster 5361 RECETTES UTILES PAIN DE PIQUE-NIQUE 1 ib de jambon haché 1 lb de veau haché 1 bt de soupe aux tomates 1-2 cl à thé de moutarde (poudre) 1-2 tasse de miettes de pain séchées 1-2 tasse de macaroni cuit 1-2 tasse de céleri coupé en morceaux 1-4 cl à thé de sel 1 cl à thé de sauce piquante.Mêlez tous les ingrédients, en les mélangeant avec la moitié de la SGMpe.Moulez en forme de pain.Placez dans un plat et versez le reste de la sauce dessus.Faites cuire pendant 60 minutes à 375 deg.F.# * * SALADES Gelée (le laitue verte: 2 cl à soupe de gélatine 1-4 tasse d'eau froide 1-2 tasse de vinaigre doux 2 tasses d'eau bouillante 1 cl à thé de sel 2 tasses de laitue en feuilles (en lanières fines) 1-2 tasse de piment (finement haché) 1 tasse d'oignon haché 1-2 tasse de vinaigre.Faites- tremper la gélatine dans l'eau froide cinq minutes, ajoutez le vinaigre, l’eau bouillante, l'oignon.le sucre et le sel.Remuez jusqu'à ce que le tout soit dissout.Coulez et refroidissez.Arrangez la laitue et le piment dans un moule humide et bien graissé.Versez par dessus le mélange refroidi et mettez au froid.Servez sur les feuilles de laitue avec de la mayonnaise.Suffisamment pour 6 personnes.# # # Sauce à la crcme pour salade: 1-2 tasse de crème douce épaisse 3 cl à thé de sücre 1 cl à thé de moutarde vinaigre ou jus de citron.Battre la crème jusqu'à ce qu'elle soit froide, ajouter la moutarde, le sucre et le vinaigre, ou le jus de citron.Battre à nouveau.* * # Sauce pour salade de fruits: 2 oeufs 1-2 cl à thé de sel 4 cl à soupe de sucre 2 citrons 1-2 tasse de crétne fouettée Battre les oeufs jusqu'à ce qu’ils soient en neige légère, ajouter le sel, le jus de citron et le sucre.Remuer sur de l'eau bouillante jusqu’à ce que le tout soit épais.Refroidir et incorporer la crème.• * * Salade de choux: 1 chou de grosseur moyenne 1 cl à soupe de moutarde 1 pinte de vinaigre 1-2 lb de beurre 1 cl à thé de sel 2 cl à soupe d'amidon 1 tasse de sucre 4 jaunes d'oeuf Coupez le chou en lanières, ajoutez les ingrédients.Faites cuire lentement environ 20 minutes.Mettez immédiatement dans des bocaux chauds stérilisés.Cette salade se conserve indéfiniment.# * -x Roulée de laitue: 1 pied de laitue 1 1-2 tasses de fromage blanc 3-4 tasse de raisins sans noyaux 3-4 tasse de noix hachées 3-4 tasse de mayonnaise Sel, poivre de paprika.Lavez et asséchez parfaitement vos feuilles dp laitue.Faites un mélange des autres ingrédients et tartinez-le sur la laitue, puis roulez les feuilles, comme vous faites pour des roulés aux confitures.Bandez les roulés avec des bandelettes de piment.Servez deux ou trois roulés sur chaque assiette.Index des unions ouvrières Lab or Unions Directory MONTREAL THADES AMI LA1IOH COUNCIL, — Meets every 1st ami 3rd Thursday of each mouth at l'Assistance l'oblique llall.400 Lagnuche-tiere .St., East.President, ltaoul T r L- -l'aider, 1153 St.Denis; CorrespondingSecretary, .1, E.Garicpy.11 St.Paul West; Vice-Presidents, Pierre Lefevre.Koom 10.Monument National, and .1 Cuppello, 415 St.Catherine East.ALLIED PRINTING THADES (Ot'X-CIL.— To promote the interests of I the Allied Union Label (which can lie had in French or English.The following organizations comprise Council: The Typographical Union No.170: .Jacques Cartier Typographical Union No.145: Printing Pressmen and Assistants' Union N'o.52; Hookbimi-ers Union No.01 : Photo Engravers' Union N’o.Stereotypers and Electrotypers’ Union N’o.S3; Amalgamated Lithographers of America N'o.27.Newspaper Guild, Local 111.President, W.Forrest; vice president, C.Arpin; lie-cording Secretary.A.P.Klcard: Sc.eretary Treasurer, James Philip, lioom l 103, (ÎS0 Notre Dame West.Executive: : John Moore, A.Query and it A.c.Hallantyne.Auditors- John Kelly.I.| 111 bn ml, Itohert Smille.Tel.MA74SO.Council meets second Tuesday of each | month at 7 Craig East.! UNION TVPOGICAl’lllQ UE JACQUES 1 CAKTIElt No 145.— Assemblée le 1er samedi du mois.Président, J.-W.Pdnquière, 4247 St-Zotique, CL 3480; 1 secrétaire-trésorier, Henri Kiebnrd, 351)2, Horion.AM.7034.TV POG It A PII ICA L UNION No 170.— Meets first Saturday of each month nt the Mount Iioyal Hotel, liavmoml M.Dennett president, .'"17 Melrose Ave.Verdun; James Philip, Secretary -treasurer, lioom 108.r.s^l Notre Dame West.Business hours: 9.00 a in.to 5 p.tn., Saturday.9.00 a.in.to 1.00 p.m.: MArquette 7489.CONSEIL DE D 1ST It I CT DE MONTREAL DE LA FRATERNITE l Nil.DES CHARPENTIERS ET MENT I : SIKH* D'AMERIQUE — .MONTREAL DISTRICT OU ( ARPENTERs \Ml JOINERS OU AMERICA.— Dr,si,but J.-A.Chamherlnnd ; vice président, E Bernier; trésorier, E.Lnntl.ior: secrétaire., Pierre I.efèvre: gardien, M L’Ilheureux: agents d'affaires.Ed.Toussaint et E.Bernier.Assemblée chaque mercredi à Shr.du soir au Monument National, ch.10.Unions locales affiliées.U.L.134, s'assemble tous les lundis au monument National, chambre 11.U.!.17$, s'assemble les 1er et 3e jeudi au Monument Nationale, eh.10.U.!.1127, s'assemble le 2e et 4e lundi au Monument National, chambre 15.U.L.1244, s'assemble le 2e et 4e jeudi au Monument National, chambre 15.U.L.1300.s'assemble le 1er et 3e lundi.à 4030 Notre-Dame ouest.I.U.1375, s'assemble le 1er lundi du mois, 159-lére Ave.Lachine.L.U.1558, s’assemble le 1er vendredi du mois.1051 Letournenx.U.L.Membres AB6ociés.s'assemble le 2c mardi seulement, Monument National, à la chambre 11.FRATERNITE DES WAGONN1EHS DE CHEMINS DE FER D'AMERIQUE.Loge Stc-Marlr N'o 2S4.— As.semblées régulières: 2e et 4e vendredis de chaque mois, dans ia salle Polski.1950 rue Frontenac.Président.Alfred Mathieu, 2S4S Cbnplenu, CH 0150; vice-président, Bornéo Delage.4557 Garnier, AM 4010; secrétaire archiviste et correspondant, Alcide Mont-petit.214s Davidson, Frontenac 5980: secrétaire-financier, lt.-B.Lamarche, 4505 Delorlinier ; secrétaire-trésorier.A.Bertrand, 2345 rue Avlwin, AM 1880; guides: O.Côté, 2710 rue Dnndurnnd et H.Tassé, 2040 rue Orner.Longue-Pointe, CL 329S ; sentinelle, Emile Brunet, 5551 3e Avenue, ltosemont; gardien, II.Dtibuc, 5170-,5e Avenue Rosemont; maître de cérémonies, T-J.Smith.5597-10e Avenue, Rosemont.Comité local de protection: président.II.Vaillaneourt, 2494.Rouen, FU 5500; secrétaire du comité.II.-J.Limoges, 3974 Ste-Catherlne Est, AM 0171 : Membres du comité: I*.Nolet.7350, rue St-Hubert, CK 0200 D.Allaire.1853 St-Germain, EK 3379: Joseph Gour, 197» Gauthier, AM 9177: Alfred Gauthier.2105 Pré-fontaine.Fit 1502: auditeurs: K.Deniger, 2402 Chapleau : D.Roy, 4002 Cartier: D.Laporte.2020 Valois; directeur local d’éducation: P.Dnbuc, 2000 Orléans.I KATEKN TE unie des CHAHPKN-TIER.S-MENUISIERS D'AMERIQUE Local 134.— Président, F.Doueet.1909 Cartier; vice-président, Elzéar Bernier, 150$ Darling; secrétaire-archiviste.Pierre Lefèvre, .1182 l.ivd St.Laurent, chambre 10: secrétaire-financier, Edouard Larose.0503 Delanau-dière, CR 8904; secrétaire trésorier.Ernest Tisdelle, 1310 Gilford; conducteur.J.-B.Boy; sentinelle, Z.Primeau.Le local s'assemble tous les lundis soirs de chaque mois au Monument National, 1182 blvd.St-Laurent.I NTON DES TRAVAILLEURS DE LA CHAUSSURE.Local 249.— Root A s lu.ch Workers' Union.— S'assemble tons les vendredis soirs à 1331A Ste-Cntherine Est.Président, Henri Bel-land.0SS9 Blvd.St-Laurent: 1er vice-président.Paul Métayer.1408 Horion; 2e vice-président, Delphis Jodoin, 1700 Panet; secrétaire-archiviste correspondant.N.Gervais.2112 Wolfe; secrétaire-financier, trésorier et agent d'affaires, Chs.McKercher.1331A Sainte-Catherines Est.CH 0511, privé CL 0123; assistant agent d'affaires.Lionel Thi-beault, 4070 Papineau, AM 7002: sentinelle.André Bouchard, 5833 Chisto-phe.Colomb.L'Exécutif s'assemble le 2e et 4e mardi de chaque mois, 5 1331A Ste-Catherine Est.Président, D.Do-nalson, 308-Oe Avenue, Pointe- nux-Tremliles: vice-président, Ovide Drolet 4104 Bordeaux: secrétaire, N.Poirier, 2137 Champlain.UNION DES ( lIAi rUEURS DU TAMS Local 797.— Affiliée 5 la Fraternité internationale des charretiers, chauffeurs d'autos, hommes licenciés et aides.Bureau 1331a Ste-Catherlne E.de S hrs a.ni.à 0 hrs p.m.excepté lo samedi à lb.p.m.Président, Ubnld Séguin.207S Visitation; vice-président Chas.Diiloii, 303 Mayor, Apt 15, secrétaire-trésorier, 1'.Morin, 2594 De-lisie; sec.-arcliiviste, E.Crevler, 2354, des Erables: agent d'affaires.Frank Kennedy, 3505 avenue Lome, apt 11, lia OSI.'t.Les assemblées sont le 1er mercredi du mois dans la matinée, et le 3e mercredi dans la soirée.A la salle des cordonniers.1331A Salnte-Cnthcrine Est, CH 0511.UNION des EMPLOYES DE TRAMWAYS DE MONTREAL.1.il 790.Association iIch Employés de Tramways électriques ,R, Ulmurfciir» ¦l’Autobus d'Amérique.— Montreal Tramways Employees' Eaton.Eoeal 790, Amalgamated .r Street, Eleelrie Railway and Motor Couch Employees of America.Quartiers généraux — Headquarters, 1152, rue Saint-Denis, tél.LA 2503.Officiers Officers: Gérard Gagnon, vice-président international e' président local; .T.Georges Gagnon, vice-président : o! A.Neveu, secrétaire-financier: Raoul Trépanier.agent d'affaires: Alberto Brodeur, trésorier: Henri c'holet.se- crétaire correspondant; W Latour sentinelle.l.e local se réunit te 2e mercredi de chaque mois, à la salle de l'Union du Commerce, 1079 P.erri, et l’Exécutif le lundi précédant l'assemblée régulière, à 1153, rue St-Denis.FRATERNITE DES PEINTRES DECORATE! ItS ET TAPISSIERS D'.\-M CHIQUE, local 319.— NnssemMcl le 2e et 4e lundi du mois au Nu 1331, rue Sle-Callierine est.Président.A, Renaud.5U0 Congrégation.Fit/.0S05; Vice président, C.\.Monder, 1227 rue Men latin : secrétaire trésorier.Edgar Gilbert.SIÎ21Î Henri-Julien ; trésorier, 1-Ruisselle.4502 rue Marquette; secrétaire-financier, Raoul Gervais, 3585 Boulevard Gouin ; conducteur, A.Gondrenn, 00781’, Notre-Dame Est; Auditeurs.Arthur Roismenu, 1021 Colonial; Clovis éiuillieault.5011 lieiori-mler: I,.Tremblay.472 Ga.t.Verdun; gardien, Joseph Girard, 8145 St André; agent s d'affaires.Arthur Renaud, 500 Congrégation, FItroy 0005.LE CONGRES MONDIAL DES LOISIRS OUVRIERS Le Congrès mondial des Loisirs ouvriers qui s'est tenu à Rome tout dernièrement et auquel sont intervenus les représentants de 63 nations peut à bon droit passer pour l'un des événements internationaux les plus significatifs.Il n'existe actuellement pas d'institution qui, plus que celle des loisirs ouvriers, soit capable de porter au sein des masses travailleuses une récréation spirituelle, culturelle et physique et qui en se propageant dans plusieurs pays, comme elle l'est aujourd’hui, puisse contribuer à l'entente et à la collaboration entre les nations.Plus que toute autre cette institution est à même de concilier deux termes: "travail" et “joie" qui ont pris à présent la même signification: elle a réussi à ramasser la sérénité là ou n'existait autrefois qu’une triste haine de classes en permettant à tous de sentir que le travail quotidien, loin de n apporter qu'un abrutissement, donne le droit de participer à toutes les saines joies de la vie.C'est là le signe d'un progrès réel dans l'organisation de la Société; chaque progrès de la civilisation étant une étape franchie sur la voie de la compréhension entre les humains; l'institution des “Loisirs'’ est un nouveau moyen pour atteindre à une collaboration et une entente pacifique entre les Nations.L'esprit de camaraderie et d'amour auquel s’inspirent les Oeuvres des Loisirs vient d'une façon salutaire, s'opposer aux forces obscures de désagrégation et de destruction, qui agitent le monde et sert de précieux antidote contre les théories — restes de la conception "homo nomini lupus" — qui entretiennent l'esprit d'antagonisme entre les hommes.Il est profondément significatif que le Congrès Mondial des Loisirs ouvriers ait voulu se réunir à Rome et que, du haut du Capitole, l'on ait proclamé encore une fois qu'il ne saurait y avoir de lacunes internationales là où le bien-être des travailleurs est en jeu.Quiconqque est riche en tout, sans sagesse, il est sage; il a sans rien savoir, la science en partage.i PAGE 4 SAMEDI.23 JUILLET 1938 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 23, 1938 LA FEDERATION PROVINCIALE DU TRAVAIL soit bien représenté.DECES DE C.-P.HOWARD Charles P.Howard, président : l'Union Typographique Interne:: nale, est décédé jeudi soir, à Colorado Springs, Colorado, E.-U.Le président Howard était âgé d 58 ans ; il a succombé à une maladie de coeur qui le minait depuis que;:: ou cinq ans.Il est mort sur la brèche, entre deux séances du conseil des syndics du "Home" Se sentant fatigué, il se rendit à son hôtel, se jeta sur son lit, et, quelques minutes plus tard, Mme Howard le trouva.: inanimé.Tous se rappellent la visite de M Howard à Montréal, en 1935, lors de la 79e conférence annuelle des typographes, dont il présida les séances, Nos sympathies à tous les typographes qui perdent un président estimé et dévoué.Paix à ses cendres. SAMEDI, 23 JUILLET 1938 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 23, 1938 PAGE 5 A bâtons rompus Qui donc disait "qu'on ne pouvait contenter tout le monde et son père" ?C'est la réflexion que je me suis faite en lisant un article d'un journal de Québec commentant ce qui s'était passé au congrès de la Fédération provinciale du Travail.Voici ce que j'y relève: "Un congrès politique, alors ?On se demande avec raison si les libéraux, par l'entremise de M.T.-D.Bouchard, n'ont pas "noyauté" le congrès des unions internationales qui vient de se tenir à Saint-Hyacinthe.Le chef de l'Opposition provinciale en a profité pour se mettre en évidence et pour (aire sa cour aux unions.Mais il semble que les officiers du congrès auraient pu se montrer très polis envers leur hôte encombrant sans identifier leurs réclamations avec le programme du parti libéral," etc.Par quel effort d'imagination notre confrère peut-il trouver que ce fut un congrès politique ?Il sait pourtant bien que ce fut tout le contraire.La conférence prit la peine de déterminer sans aucun équivoque possible que la Fédération du Travail n'était pas un corps politique, ni n'entendait en faire ; bien plus, une défense formelle fut faite à ses officiers généraux d'accepter aucune candidature, même de prendre part à une campagne électorale de quelque façon que ce soit, ni de prêter leur nom ou leur influence en faveur d'un candidat quelconque.C'était même aller un peu loin, car cela les privera de parler en faveur d'un candidat ouvrier — membre d'une organisation ouvrière.Plusieurs délégués auraient préféré qu'exception fut faite dans ces cas particuliers ou encore de laisser le conseil exécutif décider quand cela serait permis ou défendu.Mais l'énorme majorité des délégués a compris qu'il était préférable de pécher par excès de zèle plutôt que de s'exposer a commettre Lin impair.Et ils ont bien fait.C'est tout l'un ou tout l'autre.Mais vous voyez rue malgré tout on trouve encore moyen de dire que ce fut un "congrès politique." * * * Le même journal, aveuglé par l'esprit de parti, nous reproche d'avoir identifié nos réclamations avec le programme du parti libéral, parce que ious sommes en faveur du vote des femmes, de l'abolition du Conseil législatif, etc., etc.Mettons les choses au point, s'il vous plaît.Je relève, dans le rapport e la conférence du Congrès des Métiers et du Travail du Canada — dont la Fédération provinciale est une filiale — tenue, à Toronto, en 1916, — il y a donc plus de vingt ans — les articles suivants : Abolition du Sénat du Canada et de tout autre corps législatif non électif.Egalité de suffrage pour hommes et femmes âgés de plus de 21 ans, droits civils égaux pour les deux sexes.Salaire égal pour travail égal, pour hommes et femmes.Ces mêmes réformes ont été réitérées maintes et maintes fois depuis P font partie intégrale de la déclaration de principes du Travail Organisé.Nous avons insisté pour leur obtention près de chaque gouvernement puis, mais sans succès.11 y a à peine deux mois une convention libérale inscrivait dans son ; iogiamme une partie de nos réclamations.Nous aurait-il fallu les répudier irce qu'un parti politique a finalement reconnu, plus de vingt ans après ous, qu'elles étaient justes et légitimes ?Que ce soit le parti libéral, le parti conservateur, ou même le parti multicolore de l'Union nationale qui nous accorde ces réformes, cela nous t égal, pourvu que nous les obtenions, nous l'en remercierons.Remarquez ;ue ce ne sont pas des promesses que nous voulons mais des réalisations que nous sommes convaincus que tôt ou tard nous les obtiendrons.* * * On nous dit aussi dans le même article : "Sur les points qui relèvent des questions ouvrières, nous le répétons, ils (les délégués) étaient libres de prendre l'attitude qu'ils désistent ; mais quand il s'agit du vote des femmes, de l'abolition du Conseil législatif, de l'enseignement de l'anglais, est-ce qu'ils ne devraient pas laisser cela à l'ensemble de la population.Ce ne sont pas là des questions ouvrières, ni qui intéressent spécialement les ouvriers." Pardon, c'est nous, ouvriers organisés, qui savons ce qui nous intéresse.- est précisément pour discuter ces questions d'intérêt général que nous '.cns formé une FEDERATION PROVINCIALE, pour avoir non pas seule-• nt l'opinion, le point de vue des ouvriers des grands centres qui peuvent exprimer au moyen de leur Conseil des Métiers et du Travail local, mais rassi et surtout pour avoir celui des ouvriers des petits centres industriels ; r n'ont que peu ou point de contact avec les autres unités du Travail Organisé.Qu'il nous soit permis de vous dire que nous sommes, peut-être, plus intéressés que tous les scribes de la création, à l'enseignement de la langue malaise, car ce sont nos enfants qui, quittant l'école à un âge plus jeune, auront pas eu l'occasion de l'apprendre et c'est nous encore qui savons comment sa connaissance leur est indispensable et le sera encore plus dans l'avenir.Nous connaissons trop de compétences qui n'ont jamais pu percer, ouvriers habiles qui auraient fait d'excellents contremaîtres et aspirer à des positions de surintendant et même plus haut mais qui, par leur manque de connaissance de la langue anglaise, sont restés et resteront toute leur vie de "bons” ouvriers certes mais arrêteront là.Nous en avons trop vu qui, moins doués que d'autres, remplissent les meilleurs positions uniquement parce qu'ils parlaient l'anglais couramment en plus de leur connaissance du français.Errare humanum est.* * * 'D'aucune savent, en effet, que nombreux sont les employés mis à pied, depuis quelques mois, dans l'industrie du papier." — L'honorable William Tremblay.C est probablement pour cette raison que le gouvernement se vante d'avoir fait rouvrir les usines de papier de Chandler, tandis qu l'industrie était déjà encombrée.Ne trouve-t-il pas que si le contrat de travail intervenu entre l'Union des ouvriers-papetiers et plusieurs usiniers de cette industrie avait été reconnu par son ministère, cela aurait aidé la situation.* * * Pendant que nous sommes sur ce chapitre, nous avons été inforrmé que plusieurs ouvriers de l'industrie du papier étant sans ouvrage ont sollicité du travail de journalier sur la construction de l'église Saint-Laurent, à Jonquières, mais auraient été avisés que s'ils voulaient avoir du travail ils devraient tout d'abord devenir membres du Syndicat catholique de l'endroit et payer un droit d'entrée de SI.35.Notez que ces ouvriers sont membres de l'Union internationale des ouvriers-papetiers ou de la pulpe et sulfite.Il y a mieux.Voici ce que dit un avis affiché dans les bureaux des entrepreneurs en question (le 14 juillet) : "Veuillez prendre avis qu'à partir du 15 juillet 1938, tous les employés travaillant sur ce chantier, ou voulant obtenir de l'emploi, devront présenter leur carte de membre en règle du Syndicat de leur métier.Riverin
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