Le monde ouvrier = The labor world, 1 février 1937, samedi 20 février 1937
23e Année — No 8 SAMEDI, 20 FEVRIER 1937 — MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY 20, 1937 23rcl Year TRY BLACK HORSE Jllimd?jg§| true llatwr DRINK COW'S ALE 100 Years of Brewing Experience behind it (Duurief ww iliorli! Standard of Strength and Quality Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest "INSTRUIRE ET AMELIORER" Téléphone: LAncaster 5361 La délégation ouvrière à Québec Mercredi dernier, date du 18e anniversaire de la mort du grand Canadien que fut Wilfrid Laurier, les unions internationales de la province de Québec, sous la conduite du comité exécutif du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, se présentaient devant le Cabinet provincial pour faire la présentation de leurs demandes de législation au gouvernement de la province.La délégation était conduite par P.-M.Draper, président du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, et elle fut introduite aux membres du Cabinet par M.Raoul Trépanier, président du comité exécutif provincial, en l’absence de M.J.-A.Pouliot, député de Missisquoi, qui était retenu chez lui par la maladie.La délégation fut reçue, mercredi, à 11 heures, par l’hon.M.Duplessis, premier ministre, l’hon.William Tremblay, ministre du Travail, Thon.F.-J.Leduc, ministre de la Voirie, et plusieurs autres membres du Cabinet, ainsi que Thon, sénateur Thomas Chapais, conseiller législatif.Etaient également présents M.Gérard Tremblay, sous-ministre du Travail, et Gus.Francq, président de la Commission du salaire minimum des femmes.La délégation, qui rencontrait les membres du Cabinet provincial actuel pour la première fois, lut l’objet d'une réception cordiale et les ministres montrèrent un réel intérêt aux demandes présentées, demandant force renseignements et même poussant l’amabilité jusqu’à suggérer des demandes que les délégués semblaient croire prématurées mais qu’ils seraient très heureux de voir adoptées.Comme nous le disions plus haut, la délégation était conduite par les membres de l’exécutif provincial du Congrès des Métiers et du Travail, nommément MM.P.-M.Draper, président du Congrès, Raoul Trépanier, président de l’exécutif, Orner Fleury, Jack Cuppcllo et Pierre Lefèvre; M.A.Bastien, organisateur canadien de la Fédération Américaine du Travail; James Brodrick, représentant canadien de l’Union internationale des Electriciens; Arthur Martel, représentant canadien de la Fraternité unie des Charpentiers et Menuisiers d’Amérique; J.-A.D’Aoust représentant canadien de l’Union internationale des Travailleurs en papier, pulpe et sulfite; L.-A.Beaudry, vice-président de la Fraternité des Wagonniers de chemins de fer; Jas.-C.Gascoyne, vice-président canadien de la Fraternité des Chauffeurs et Huilcurs; Chester Jordan, président du Conseil provincial des Travailleurs en papier; William L.Best, représentant canadien de la Fraternité des Employés de trains; Chas.Massé, représentant législatif de la Fraternité des Chauffeurs et Mécaniciens de locomotives; H.Vaillancourt, H.Corrigan, Alphétus Mathieu, représentants du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal; Albert Lamonde et Jos.Matte, représentants du Conseil fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis;' L.-P.Lacroix, Emile Lajoie, J.-T.Joly, représentants du Conseil des Métiers et du Travail des Trois-Rivières; G.Gravel, local 137, Travailleurs en pulpe et papier; Elz.Breton, A.-E.Bouchard, local No 2, Employés municipaux de Québec; Jos.Tremblay, local G06.Jules Bélanger, local 248, Fraternité des Wagonniers de chemins de fer; J.-W.Blaquière, Henri Richard, J.-E.Gariépy, Union Typographique Jacques-Cartier No 145, de Montréal; Emile Fagnant, président du local 52, Union internationale des Pressiers et Assistants, Montréal: C.Miron et A.-P.Nolet, local 234, Fraternité des Wagonniers, Montréal; Jack Schwartz, Association ds Employés de bureau de Montréal; M.Morris, Nelson Fortier, local 200, Employés de tavernes, hôtels et restaurants; Ephraïm Bédard, local 730, Fraternité des Charpentiers et Menuisiers, Québec; J.-A.Charron, local 307, des Travailleurs en fer.Montréal; L.-A.Martin, local 217.Fraternité des Wagonniers; Ed.Bernier, président.Art.Chamberland, jr„ Olivier Caouette, local 302, Union Typographique de Québec; Jos.O’Reilly, local 662, Fraternieé des Wagonniers; W.-B.Walsh, E.-J.O’Doherty, local 1118, des Electriciens; Jos.Bell, L.Fleuiy, Andié Lamonde, local 18006, Employés d’élévateurs à grains; Charles McKercher, local 249.Travailleurs en chaussures, Montréal; Donat Bibeault, Karl Trolsaas, Association des Débardeurs, local 373, de Montréal; Gérard Gagnon, président de 1 Union des Employés de tramways, division 790, Mont-ical.Bref, la délégation était composée de représentants de presque toutes les unions internationales de la province de Québec.De la discussion qui se poursuivit durant l’entrevue, il ressort que le got vernement est favorable à l’organisation ouvrière; à l’égalisation des salaire dans cette province pour rivaliser avec ceux payés dans les autres province: et que le premier ministre promet de mettre fin aux bas salaires dans le Québe Pendant que le président du Congrès des Métiers et du Travail.M.Drape priait le gouvernement d’adopter une loi reconnaissant le droit aux ouvriers d s’organiser comme ils l’entendraient, en faisant partie de l’union ouvrière d leur choix, le premier ministre assura les délégués qu'il faut que cesse l’opposi sition a l'organisation ouvrière.Les employeurs, soit individuellement ou collée t ivement, doivent prendre avis qu’il leur faudra à l'avenir se garder d’empêcht leurs ouvriers de s’organiser comme ils l’entendent.Cependant, les organisa tions ouvrières doivent être sur leurs gardes et se tenir exclusivement dans leu poi'ie.sans quoi, dit-il, telles unions pourraient donner naissance à certaine theories politiques qui seraient ensuite mises à profit par les communistes pou répandre leurs doctrines dangereuses.“Jamais”, dit-il, “tant que je serai pre mGi ministre, le gouvernement ne reconnaîtra le communisme, ni individuel lenient ni collectivement.Nous ferons sans peur la guerre au communisme.M.Draper fit alors remarquer que le projet de loi qu’il suggérait étai conforme a la loi et que d’ailleurs les unions internationales avaient toujour etc et sont encore opposées au communisme, qui est leur plus grand ennem Nous tachons”, dit-il."d’eliminer de nos unions tous ceux qui ont des théorie dangereuses et qui tentent de saper l’ordre public.D’ailleurs, les unions ouvrière n ont rien de commun avec les organisations communistes qui ne sont pas de unions de métier, étant plutôt un parti politique.Les unions internationale sont opposées a toutes les dictatures, quelle qu’en soit la désignation- Fascisme communisme, hitlérisme, nazisme.” L’honorable premier ministre se montr satisfait des explications du président du Congrès et a précisé qu’il n’avait un voulu dire que les unions internationales étaient des organismes communiste: (Suite à la deuxième page) Travail et capital Il devient de plus en plus évident que l’Etat a le droit, sinon le devoir, d’intervenir dans les conflits entre le Travail et le Capital et d’assurer d’abord la sécurité économique de cette chose vivante qu’est le Travail, producteur de toute richesse et sans se soucier outre mesure du Capital, si ce n’est pour le maintenir à la raison.Il serait puéril de vouloir supprimer le Capital, mais il ne paraît pas être trop tôt pour songer à réduire le salaire de ce capital privé, de façon à augmenter d’autant celui de la main-d’oeuvre, ouvrière et autre.Le désordre économique dont nous subissons les déprimants effets est précisément dû en partie au fait que, jusqu’à présent, on s’est trop préoccupé de la sécurité économique du Capital et pas assez de celle du Travail.Il en e st résulté une concen tration du pouvoir d’achat parmi une minorité de citoyens du pays et une quasi nullité de ce pouvoir d’achat parmi la majorité de notre population.L’étatisme, ce mal qui répand la terreur parmi les timorés de ce monde a pourtant acquis droit de cité dans nos démocraties désemparées.Lentement mais sûrement, il s’est substitué à cette fameuse et soi-disant initiative privée à laquelle on peut reprocher, entre autres choses, d’avoir fait la part trop large à la notion argent et trop petite au côté purement “humain” de la question économique dans les relations entre citoyens d’un même pays.Sans doute l’étatisme en est-il encore à l’état embryonnaire dans les nations non totalitaires, mais sa poussée s’accentue sans cesse devant l’impuissance des capitalistes à donner la priorité au salaire- sur les dividendes, à assurer la suprématie du capital humain sur le capital financier.Et comme cette impuissance est “nécessairement” voulue, on peut en déduire que les gouvernements se verront de plus en plus, sous la pression de l’opinion publique en général et des revendications ouvrières en particulier, dans l’obligation de îéglemcnter les relations entre le Capital et le Travail, ne fut-ce que pour rogner les privilèges abusifs de celui-là et soustraire celui-ci de l’insécurité économique qui, jusqu’à présent, a été surtout le lot de la classe laborieuse.Assurer la sécurité économique de la grande famille ouvrière par une équitable redistribution de la main-d’oeuvre et, en même temps, limiter le salaire du capital argent, c’est réduire le coût de la vie et, par le fait même, augmenter le pouvoir d’achat de la grande majorité des consommateurs.Car l’augmentation des salaires suivie d’une augmentation corroespondante du coût de l’existence ne rime à rien du tout.Ou il faut augmenter ceux-là sans augmenter ceux-ci ou bien il faut garder le statu quo des salaires et réduire le coût de la production pour augmenter le pouvoir d’achat, but essentiel de toute économie humanisée.Quels que soient les moyens employés, il faut en arriver à relever la valeur du travail, c’est-à-dire du capital humain, et ramener le capital finneier à ses proportions naturelles.C’est là, à notre point de vue, le fond même de ce qu’on appelle, à l'heure actuelle, la question sociale.OSCAR LATREILLE.Le Conseil des Métiers et la loi des prêts pour habitations Quatre-vingt-cinq délégués assistaient à la séance bi-mensuelle du Conseil des Métiers et du Travail, jeudi soir, à l'hôtel Mont-Royal.M.Raoul Trépanier.assisté des vice-présidents Pierre Lefèvreet Jack Cuppello.présidait.On remarquait à leur poste respectif, le nouveau secrétaire, J.-E.Gariépy, et le nouveau trésorier, J.-P.Cornwall.M.Emile Fagnant, président de l'Union des Pressiers, local 52.agissek comme statisticien, en l'absence de M.H.Vaillancourt.Le Conseil a été saisi de plusieurs questions entre autres celle de l’assurance-chômage, dont la loi fédérale a été déclarée t itra rires par le Conseil privé, mais qui a été présentée au Cabinet provincial par la délégation ouvrière qui s’est rendue à Québec, cette semaine.On a demandé au gouvernement provincial de faire sienne la d’assurance-chômage fédérale et que.de plus, le.outres provinces soient invités à faire de même, établissant par ce fait une loi provinciale dans toutes les provinces du pays, et ceci dans le plus court délai.Une autre question qui ne manque pas d'intérêt, par le temps qui court, fut soumise, sous forme de résolution concernant la construction d’habitations, par l'Union des Charpentiers-Menuisiers, local 134.Cette résolution était ainsi conçue: “Attendu que le gouvernement fédéral, pour venir en aide aux ouvriers des métiers de la construction, avait décidé de faciliter les emprunts à ceux qui désireraient construire des habitations, et qu’en effet une loi spéciale avait été adoptée: attendu que, pour bénéficier de ces emprunts, des formalités trop nombreuses y sont attachées: attendu, de plus, que seuls certains quartiers privilégiés de Montréal peuvent bénéficier de ces prêts.En conséquence, qu’il soit résolu, que le Conseil des Metiers et du Travail proteste énergiquement, auprès du gouvernement fédéral, responsable de cette loi et de ses règlements." Le fait qu à Montréal, on refuse de prêter aux citoyens résidant dans l'Est de la ville, lesquels, partant ne peuvent bénéficier de ces emprunts, cause une obstruction au Principe même de cette loi, qui avait été adoptée dans le but do remédier au chômage.Et les agissements de ceux qui ont l’administration financière de cette loi causent du mécontentement et portent à noire a 1 injustice vexatoire pour ceux qui résident dans l'Est de Montréal, qui seraient prêts à profiter de cette loi.Après les remarques des délégués Martel et Lefèvre, sur le désavantage de cette loi do prêts pour habitations, par un vote unanime, le Conseil endosse la résolution Une délégation, composée de MM.o.a-bricr-G.Gclt et César Vilar, de la Fédération du Travail de Cuba, a été entendue.Les délégués ont exposé la situation déplorable qui était faite aux ouvriers cubains par le nouveau régime de dictature militaire de Miguel Gomez.Sous ce régime, aucune union ouvrière n’a le droit d'existence et ceux qui sont reconnus membres d'une union sont mis en prison.Un des délégués, M.Vilar, déclara être une victime du régime, ayant subi un terme de 11 mois de prison pour ses activités ouvrières.Les delegués demandèrent l’appui moral cm iSuite à la quatrième >e) PAGE 2 SAMEDI, 20 FEVRIER 1937 — MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY 20, 1937 ; {Suite de la premiere page) Pour ce qui a trait aux salaires des ouvriers dans l’industrie, le premier ministre déclara que “dans bien des cas, les ouvriers de notre province, employés dans les mêmes industries et préposés au même travail que leurs confrères dans d’autres parties du Dominion, reçoivent des salaires inférieurs.” “Ceci devra cesser et cessera”, a-t-il promis aux représentants des unions.Nous estimons qu’il ne s’agit pas que de lutter contre le communisme pour opérer les réformes nécessaires, il y a d'autre chose qui ne va pas dans notre système économique actuel, et nous sommes portés à penser comme M.Bourassa que “la province de Québec souffre actuellement de la pire dictature économique qui puisse exister sur terre.Si jamais nous avons une révolution dans la province de Québec elle sera causée non par les communistes, mais bien par le trust.” Toute cette discussion, la plus intéressante de l’entrevue, fut soulevée par la clause 2 du projet de loi relativement au droit des ouvriers de s’organiser.Le président Draper présenta au gouvernement et expliqua les différentes clauses de ce projet de loi que les unions internationales veulent faire adopter par toutes les Législatures du Dominion, vu le récent arrêt du Conseil privé qui ne reconnaît pas au gouvernement fédéral le droit de légiférer en cette matière.Voici le texte de cette proposition: Commission, c’est l’ouvrier qui est le principal intéressé, étant donné que c’est lui qui est accidenté; nous restons persuadés qu’un ouvrier ayant des connaissances pratiques serait d'une aide précieuse dans l’étude des cas d'accidents et des problèmes qui en découlent; qu’en émettant toutes ces considérations, l’ouvrier, par le nombre qu’il représente dans cette province, devrait en justice avoir droit de dire son mot dans des questions qui l’intéressent vitalement; la part de travail apportée par l'organisation ouvrière dans le règlement de tous les problèmes économiques mérite, de nos gouvernements, plus de considération.Nous demandons instamment la nomination d’un représentant du Travail Organisé sur la Commission des accidents du travail.La question du chômage fut exposée par le délégué Jos.Matte, du Conseil fédéré des Métiers et du Travail de Québec.Il fit un exposé détaillé et rempli de faits de ce que les ouvriers pensent de cette question, après avoir lu la clause suivante: Tous reconnaissent que le chômage continue à être le problème le plus angoissant de l’époque que nous traversons et qu’il ne peut se résoudre que par l’adoption de mesures plus hardies que celles adoptées dans le passé.Nous reconnaissons pleinement les difficultés auxquelles vous avez à faire face et les efforts faits, conjointement avec les autorités fédérales et municipales, pour améliorer la situation précaire de milliers et de milliers de chômeurs."Sa Majesté, de l'avis et du consentement du Conseil législatif et de l'Assemblée législative de la province de Québec décrète ce qui suit: 1.La présente loi peut être citée sous le titre de Loi concernant la liberté d'association des unions ouvrières.2.En la présente loi, les mots “union ouvrière” signifient toute association ou organisation d’employés, à l’emploi d’un ou de plusieurs employeurs, qui est formée dans le but de promouvoir par des moyens conformes à la loi, les intérêts de tels employés pour ce qui concerne les termes et les conditions de leur emploi, et qui est libre de toute influence, domination, restriction ou intervention indue de la part d’employeurs ou d’associations d’employeurs.3.Les employés pourront légalement se former en union ouvrière.4.Les employés pourront légalement négocier collectivement avec leur employeur ou leurs employeurs, et conduire telles négociations par l’entremise de l’union ouvrière des employés, et par l’entremise des officiers dûment choisis de telle union.5.Il sera illégal à l’avenir pour tout employeur d’insérer une clause dans un contrat écrit d’engagement, ou d’imposer une condition dans un contrat verbal d’engagement, ou de maintenir en vigueur telle clause ou condition après la mise en vigueur de la présente loi, si telle clause ou telle condition tend à restreindre l’exercice des droits conférés à l’employé par la présente loi, et toute clause ou condition est ipso facto nulle, non avenue et de nul effet.6.Tout employeur soit un individu, une firme ou une corporation, qui cherche à intimider un employé, menace de lui faire perdre sa position ou son emploi, ou lui fait perdre sa position ou son emploi, menace d’imposer ou impose une pénalité pécuniaire pour empêcher cet employé de se joindre à une union ouvrière, sur condamnation devant un tribunal cle juridiction compétente, est passible, dans le cas d’un individu, d’une amende n’excédant pas cent piastres (3100.00) pour chacune de ces offences, ou à défaut de paiement de l’amende imposée, d’un terme d’emprisonnement n’excédant pas trente < 30 » jours; et.clans le cas d’une corporation, à une amende n’excédant pas mille piastres f$l,000.00).Dans le cas d’une corporation, si l’amende imposée n’est pas payée, le ou les officiers responsables de la dite corporation en seront personnellement tenus.7.La présente loi entrera en vigueur dès qu’elle aura reçu la sanction royale.” C’est la clause 2 qui a provoqué l’intéressante discussion et qui a amené les plus importante s déclarations du premier ministre.La clause 6, au sujet des pénalités, incita 1’hon.F.-J.Leduc, ministre de la Voirie, à demander qui porterait les plaintes dans le cas d’infractions.Pour lui, il voudrait pouvoir trouver une solution qui mettrait pratiquement l’administration de la loi entre les mains des membres des comités formés conformément à la Loi de l’extension juridique des ententes collectives de travail, dans le but d’éviter à l'employé des frais et démarches qui pourraient lui faire perdre sa position.M.P.-M.Draper, président du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, fut le premier délégué appelé, après la présentation de la délégation au Cabinet par le président de l’exécutif, R.Trépanier, à soumettre la demande qui a trait à l’organisation ouvrière, en accompagnant cette demande des explications nécessaires et demandées par le premier ministre: La tendance continuelle d’employeurs arbitraires d’empêcher leurs employés de s’organiser en union ouvrière pour leur protection mutuelle nous oblige à réitérer la demande déjà présentée à l’effet que de la législation soit adoptée qui protégerait le travailleur manuel et non-manuel dans l’exercice de son droit de s’organiser comme bon lui semble; de négocier collectivement; obtenir la signature de contrats; être représenté par des officiers de son choix, même avec l’assistance du Gouvernement lorsqu'il sera nécessaire de régler tout grief survenu.C’est à ce stage de l’entrevue que le président Draper présenta le projet de loi reconnaissant aux ouvriers le droit de s’organiser, avec l'apui de la loi.M.A.Bastien, organisateur de la Fédération Américaine du Travail dans la province de Québec, soumit à l’étude du cabinet les amendements suggérés à la loi de compensation des accidents du travail.Nous estimons que la méthode suivie par la Commission des accidents du travail pour calculer la moyenne du gain des ouvriers accidentés, sur laquelle est basée l’indemnité à être payée, est inadéquate et injuste pour les ouvriers; l'indemnité à être payée dans les cas d’accidents du travail devrait être établie en conformité avec le dommage à l’accidenté.Nous vous suggérons d’amender la loi de compensation des accidents du travail de manière à établir le salaire annuel de l’ouvrier, devant servir de base à la fixation de l'indemnité, en multipliant le salaire quotidien que l’ouvrier gagne au moment de l’accident, par 300.ce qui représenterait la moyenne du nombre de jours ouvrables, tel que prévu dans le rapport de la Commission d’étude sur la réparation des accidents du travail, 1925: et.qu’en plus, considération soit aussi donnée aux possibilités de gains futurs pour les jeunes ouvriers accidentés, et que la compensation soit augmentée de 66-:'i% à 75%.Nous insistons également pour que tous les ouvriers indistinctement soient assujettis à la loi de réparation des accidents du travail, ne voyant aucune raison pour que les employés d’hôtels et de restaurants ne le soient pas, la nature de leur travail les exposant à de multiples accidents, de nature mineure, nous l'admettons, mats accidents quand même.Dans la liste des maladies professionnelles il serait désirable d'y ajouter (a) tout empoisonnement silicique incluant silice contractée par les employés de fonderie; (b) morsures de froid et infection de poison de lierre contractées par les employés de chemins de fer préposés à l'entretien de la voie ferrée et tous autres qui.de par leur occupation, sont exposés à ces dangers Nous désirons attirer votre attention sur le fait que, sur la commission des accidents du travail, telle que constituée, l’ouvrier se trouve à n’avoir aucun représentant; et que dans tous les cas à être jugés par ladite Le Travail Organisé, tel que représenté par le Congrès des Métiers et du Travail du Canada, a toujours prétendu que la première chose à faire était de pourvoir à l'occasion d’emploi, et si les entreprises privées ne suffisaient pas, le gouvernement devrait faire tous les efforts possibles pour procurer de l’emploi, en entreprenant des travaux publics, etc.Nous soutenons que les secours directs devraient être utilisés seulement quand tous les autres moyens ont été épuisés et ils ne devraient être accordés qu’à ceux qui sont incapables de travailler.Cependant, en accordant les secours directs, ils devraient être proportionnés aux besoins de celui qui les reçoit et non pas seulement pour lui procurer de la nourriture, le vêtement et le logement.Les femmes sans travail devraient recevoir la même considération que celle accordée aux hommes.Quoique, dans une certaine mesure, de l’emploi ait été créé par la construction et la réfection de routes et autres projets semblables, il y a eu bien peu de fait pour donner de l’occupation aux nombreux ouvriers des métiers de la construction qui sont probablement les plus affectés par la crise du chômage.Nous vous suggérons, en particulier, l'adoption d'un programme élaboré de construction d'édifices publics, de réparation et de remodelage d'autres, tant au point de vue sanitaire que de la sécurité.Nous nous permettons également d'attirer votre bienveillante attention sur le fait que rien n'a jusqu'à date été fait pour faire disparaitre les taudis si nombreux dans les quartiers ouvriers de la métropole du Canada; ceux-ci sont des centres de dégénérescence de la race, tant au point de vue physique que moral, qu’il faut supprimer; ces entreprises soulageraient non seulement la misère parmi les ouvriers des métiers du bâtiment, mais elles diminueraient le chiffre effarant des secours directs payés aux sans-travail tout en prouvant être dans l’intérêt de la province entière.Nous suggérons qu’un fonds soit créé pour aider les municipalités à faire disparaitre les taudis et que le gouvernement provincial établisse un standard minimum des règlements de bâtisses qui devrait être suivi par toutes les municipalités à l'avenir et serait une condition essentielle à l’octroi de ces subventions.Pour soulager le chômage chez la femme, nous croyons sincèrement que le gouvernement devrait donner l’exemple et ne pas tolérer à son emploi des femmes mariées dont le mari est déjà dans le service civil ou occupe une situation lucrative; tout comme il devrait donner la préférence aux compétences dans l’emploi, sans égard aux considérations politiques, stabiliser celui-ci tout en faisant disparaitre en grande partie les inconvénients de la plaie du patronage par l'institution d’une commission du service civil, avec représentation ouvrière.Les demandes relatives au chômage furent exposées par le délégué Orner Fleury, président du Conseil fédéré du Travail de Québec : Les progrès continuels de la machinerie et autres méthodes cle production ont rendu plus vif le problème du chômage et des moyens doivent être pris par lesquels l'équilibre pourrait être maintenu entre la production et la consommation.Le Congrès des Métiers et du Travail du Canada, réalisant la répercussion possible de ce progrès sur la vie des travailleurs, a pratiquement, depuis .son existence, fait pression auprès des- gouvernements sur la nécessité de réduire progressivement les heures de travail, et ses organisations affiliées dans les négociations de contrats de travail ont fait beaucoup dans cette direction.Nous ne pouvons trop fortement appuyer sur la nécessite actuelle d’une législation qui, par la réduction des jours et des semaines de travail, procurera plus d'emploi pour les chômeurs; en conséquence, nous vous demandons comme première mesure d’instituer la journée de six heures et la semaine de cinq jours sur tous les travaux publics, et en même temps le maintien des salaires actuels afin de pourvoir à une augmentation du pouvoir d’achat; ceci devrait s’appliquer également aux travaux entrepris par les municipalités, commissions ou autres autorités qui reçoivent des subventions ou des garanties du gouvernement; que le gouvernement use de son influence pour obtenir la semaine de travail plus courte dans toute la province, et de plus que dans toutes les règlementations de salaire minimum et des conventions collectives de travail, la réduction des heures de travail et l’augmentation du pouvoir d’achat devraient s’appliquer.Mais en attendant l’établissement des conditions plus haut énumérées nous demandons au gouvernement provincial d'amender la Loi 23 George V, Chapitre 40, en enlevant les mots suivants dans les quatrième et cinquième lignes de l’article 6: “complémentaire ou urgent", pour les remplacer par les mots: "excepté pour sauver la vie ou la propriété”; afin de permettre à cette loi d atteindre le but pour lequel elle a été créée, et d'avoir un meilleur contrôle dans la surveillance de cette loi ou ordre en conseil; que les mots suivants soient insérés: “il ne sera pas permis de faire plus de 40 heures pai semaine, et pas plus de 8 heures par jour.Les cinq premiers jours de la semaine à partir de 8 heures du matin à midi et de 1 heure de I'apres-midi à 5 heures du soir.” _ Nous devons également insister sur la nécessité d'amender le chapitre 185 (S.R.Q., 1925), Loi pourvoyant à un jour de repos par semaine pour les employés dans certaines industries, afin d'y assujettir non seulement les employés d hôtels, restaurants et clubs,, mais également ceux des endroits d'amusements ou tout autre commerce ou industrie opérant à feu continu.Noils estimons que la législation relative aux établissements industriels et commerciaux (Chap.182, S.R.Q.) ne convient plus à la situation actuelle et qu elle devrait être revisée et entièrement reconsolidéc; nous poui rions citer des exemples nombreux, nous n’en mentionnerons que quelques-uns: A 1 article 1.< 3a), il est dit: les mots “établissement commercial" signifient tout endroit ou l’on vend ou offre en vente des marchandises, etc ”, de ce fait les endroits où l’on vend exclusivement du "service" sont exemptés de l’application de cette loi en ce qui concerne le service d'inspection, les heures de travail, mais également pour la fixation d’un salaire minimum.A la Section IV, “du travail des garçons, filles ou femmes et de la durée et des conditions do ce travail", on ne vise cpic les garçons âgés de moins de 18 ans, les jeunes filles et femmes.Nous estimons que les bienfaits de celte législation sociale devraient s étendre à tous indistinctement, main-d'oeuvre masculine comme féminine.Nous constatons également une anomalie dans la répartition des heures de travail: pour les établissements industriels, elle est de' 55 heures par semaine, soit pas plus de 10 heures par jour, la journée ne devant pas commencer avant 6 heures du matin ni se terminer après 0 heures du (Suite à la troisième page) SAMEDI, 20 FEVRIER 1937 — MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY 20, 1937 PAGE 3 (Suite de la deuxième page) soir; dans les établissements commerciaux, la durée de travail peut être de soixante heures par semaine, ces heures de travail à être distribuées entre 7 heures du matin et 11 heures du soir; dans les hôtels et restaurants, la durée de travail peut être de soixante et douze heures par semaine, soit six jours de douze heures.Nous estimons, dans les circonstances, qu'il est urgent d'établir une journée maximum de travail de huit heures jxmr tous, tout comme nous estimons qu’une enquête sérieuse s’impose pour abolir entièrement le système de travail à la pièce ou au bonus.Le délégué Fleury dit que, malgré que la semaine de 40 heures était établie dans les métiers de la construction dans la province, il n’y avait pratiquement que la région de Montréal qui en profitait, parce que trop d’exemptions avaient été accordées par arrêtés ministériels.Le délégué Pierre Lefèvre, membre du comité exécutif du Congrès, et qui fut nommé pour faire partie de la commission d’étude pour l’amendement de la loi des contrats collectifs, se fit l’interprète des délégués pour présenter la clause ayant trait aux conventions collectives, se lisant comme suit: Nous prenons bonne note du fait que votre gouvernement a institué une commission d’enquête sur cet important sujet et nous vous en félicitons.Nous espérons que cette commission d'études vous suggérera des amendements de nature à rendre cette législation sociale plus efficace.Nous nous permettons également de répéter une demande faite par le Travail Organisé, il y a déjà plusieurs années, à l’effet d’établir dans la province de Québec un système de conseils de prud’hommes qui régleraient les cas d’infractions aux conventions collectives de travail et autres difficultés ou malentendus entre patrons et ouvriers.Le délégué L.-P.Lacroix, président du Conseil des Métiers et du Travail des Trois-Rivières, soumit la clause relative au salaire minimum des femmes, se lisant comme suit; ’ Nous reconnaissons l'excellent travail accompli par la Commission du Salaire Minimum des Femmes touchant l'application des ordonnances réglementant le salaire minimum des femmes de cette province.Nous constatons que la loi du salaire minimum des femmes — comme son nom l'indique — ne protège celles-ci qu’en partie.L’artiple 6a du chapitre 100 dit bien que "lorsqu’il s’agit, dans l'opinion de la commission, d'un travail qui d'ordinaire et selon la coutume est exécuté par des femmes, il est interdit d'y employer un ouvrier à un salaire moindre que celui fixé par ordonnance de la commission pour ce travail fait par des femmes”; en théorie, cet article semble vouloir protéger les jeunes garçons, voire même les hommes, mais en pratique, en dé})it du fait que la commission stipule que certaines opérations sont par la coutume du travail de femme, il est toujours facile à un patron de définir l'occupation d'un de ses ouvriers de manière à ce que celui-ci ne tombe pas sous l’effet d’une ordonnance du salaire minimum.Nous demandons que la loi soit amendée en y ajoutant: “qu’aucun garçon ou homme, employé dans une entreprise industrielle ou commerciale régie par une ordonnance du salaire minimum, ne pourra être payé à un taux de salaire inférieur à celui ainsi fixé pour- le travail féminin; de plus, les dispositions d'une ordonnance de la commission s’appliqueront à tout le personnel, tant masculin que féminin.” Nous estimons que la juridiction de la Commission devrait s’étendre non seulement aux établissements industriels et commerciaux ainsi qu’aux hôtels, clubs et restaurants, mais bien à toute la main-d'œuvre féminine sans aucune exception: employées de bureau, service domestique et même au personnel de l'enseignement laïque.Les membres du Cabinet soulevèrent alors la question d’un salaire minimum pour tous les travailleurs indistinctement et demandèrent l’opinion des délégués.Ceux-ci répondirent que s’il n’y avait pas d’autre moyen de régler les difficultés présentes et d’empêcher l’exploitation éhontée qui se fait aujourd’hui de la main-d’oeuvre, tant masculine que féminine, les travailleurs organisés se montreraient en faveur de cette mesure.Toutefois, si le gouvrnment accorde aux ouvriers la reconnaissance officielle, par un texte de loi, de leur droit de s'organiser, ils ne croient pas qu’il sera nécessaire d’établir un salaire minimum pour tous les travailleurs, vu que ceux-ci auront un moyen facile et profitable de combattre l’exploitation par l’organisation ouvrière.Le délégué J.Cuppello, membre de l’exécutif provincial, fit connaître l’opinion du mouvement ouvrier international en faveur du maintien de la législation actuelle concernant la vente des spiritueux.Faisant suite à une recommandation du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, nous nous déclarons en faveur du maintien de la vente des spiritueux telle qu’actuellement contrôlée par le gouvernement, et, de plus, nous nous déclarons opposés à la vente des boissons fortes, autres que les bières et vins, dans les tavernes.Après les commentaires du délégué Cuppello, le premier ministre Duplessis promit qu’il n’y aurait aucun changement dans l’administration de la loi des liqueurs, du moins à la présente session.Le délégué Alphétus Mathieu, du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, préconisa la mise en vigueur du programme de législation sociale recommandé par la Commission d’étude des assurances sociales.Comme membre de la Commission du Chômage de Montréal, le délégué Mathieu montra dans quelles proportions ces mesures sociales soulageraient le fardeau des secours directs qui ne rapportent rien et qui sont un grand danger pour nôtre système économique.Il lut et commenta la résolution suivante: Il y a déjà plusieurs années que la Commission d’études des assurances sociales a présenté son rapport, depuis nous constatons à regret que la plupart des recommandations contenues dans celui-ci, n’ont pas été adoptées.Le Travail Organisé émet le voeu que votre gouvernement se mette résolument à la tâche afin que ce programme d’assurances sociales soit réalisé dans le plus bref délai passible.Nous avons enfin une loi des pensions de vieillesse dans notre province, nous sommes des pins heureux de constater qu’un assez grand nombre de vieillards, des deux sexes, reçoivent maintenant leur chèque de pension; nous tenons à vous rappeler que la limite d'âge des travailleurs dans l'industrie et le commerce ayant été considérablement réduite, des milliers de personnes sans emploi sont relativement jeunes ou d’âge moyen, ce qui nmd l’emploi d'hommes d’âge mûr presque problématique; nous estimons que l’âge d’admission à la pension devrait être réduite de 70 ans à 60 ans.Nous réitérons également notre demande pour l’adoption d’un système d'allocations aux mères nécessiteuses ainsi que l’établissement de l'assurance en maladie et invalidité.Nous vous félicitons d’avoir inauguré un système de crédit agricole qui aidera, nous l'espérons, le travailleur de la terre.Ne serait-il pas opportun maintenant de créer un système de crédit ouvrier qui permettrait à celui-ci de se faire bâtir un “home" et servirait également à développer la petite industrie?L’hon.William Tremblay, ministre du Travail, demanda si les ouvriers pouvaient profiter de la législation fédérale relative aux prêts pour la construction de maisons d’habitation.Le président Trépanier demanda alors au délégué Arthur Martel de donner les renseignements demandés.Celui-ci dit que cette législation peut être très bonne, mais que les ouvriers ne peuvent en profiter, s'ils ne gagnent pas un salaire de quarante à quarante-cinq dollars par semaine.Ensuite, il y a tant de paperasserie et d'exigences déraisonnables qu’il n’y a que les quartiers riches de Montréal (dans cette province) qui peuvent profiter des prêts consentis par cette législation.C'est pourquoi nous demandons un crédit ouvrier modelé sur le crédit agricole provincial.Au délégué L.A.Beaudry, en sa qualité de vice-président de la Fraternité des Wagonniers de chemins de fer, et de connaisseur en la matière, échut la tâche de présenter les demandes relatives au transport par camion-automobile: La nécessité d'un contrôle plus efficace du trafic commercial sur nos grandes routes et l’élimination d’une compétition injuste avec les réseaux ferroviaires, s'impose plus vivement que jamais.Nous estimons que la règlementation du transport commercial par tracteur automobile devrait être sous le contrôle de la Commission des chemins de fer et vous prions de coopérer avec les autres provinces pour atteindre ce but.Nous demandons également une mise en vigueur plus stricte des heures maximum d'emploi pour les conducteurs de voiture pour le transport commercial et dans 1 intérêt de la sûreté publique nous demandons que deux conducteurs soient en charge sur toutes ces voitures.Une taxe spéciale devrait être imposée sur toute voiture à remorque pour charroyage de marchandise.Dû-ns l’intérêt public en général, nous suggérons que les chauffeurs d automobiles — qu’elles soient publiques ou privées — soient tenus de passer un examen de compétence au point de vue physique et de leur connaissance des lois du trafic, tout comme nous favorisons l’obligation pour tout propriétaire d’un véhicule moteur d'être porteur d'une assurance suffisante pour couvrir les dommages qu'il pourrait occasionner à la propriété ou a la vie des citoyens.Nous insistons également pour qu’une législation soit adoptée rendant obligatoire le port, d’une lumière sur tout véhicule à traction animale ou autre, ce qui épargnerait bien des vies et diminuerait considérablement le risque d’accidents sur nos grandes routes.Le président Gérard Gagnon, de l’Union des Employés de Tramways de Mo.-tréal, présenta la résolution relative à l’abolition du solo-tram: .Prenant note dû nombre toujours grandissant de solo-trams en usage dans les villes de la province, et réalisant le danger pour le public en general, a cause du lait que les conducteurs de ces tramways remplissent d autres devoirs, tels que perception des prix de passage, etc., lorque le tramway est en marche, île nouveau nous demandons une loi qiii mettrait hors la loi toutes compagnies de tramways ou municipalités qui s’occupent de transport par le moyen de tramways, de permettre à ces conducteurs de mettre ces voitures en mouvement lorsqu'ils sont occupés à faire d’autre travail.De plus, nous demandons que des mesures soient prises pour îestieindie 1 usage des chars a employé unique en vue d'abolir complètement ce mode de transport.1 Le délégué Jos.Tremblay, représentant du local 600 de la Fraternité des Wagonniers de chemins de fer, présenta la clause relative à l’usage des matièères deleteres et des machines à asperger la peinture, se lisant comme suit .4 .41 iiwuo uvuiih buuuiib jjuur i îmunna- tion des departements du travail et de santé, des rapports sur les risques de machines a asperger, ces rapports étant le résultat des enquêtes faites par le Conseil National des Recherches et le Conseil de Santé du Canada.Alm de prévenir les pertes de santé et de vie causées par ces hasards, nous insistons sur l’adoption d'une législation qui décréterait une meilleure réglementation et une mise en vigueur plus sévère des lois existantes gouvernant l'emploi de machines dangereuses dans l’industrie et de tout materiel délétère, qu’il soit employé à la main, à la machine à asperger ou par tout autre procédé.Nous demandons en plus que le règlement exigeant la description de matériel employé dans les manufactures de peinture, dissolvants, laques, etc., qui sont vendus aux commerçants ou au public en canistres ou autres récipients, soit plus rigoureux et mis strictement en vigueur.L’hon.William Tremblay, ministre du Travail, se montra vivement intéresse par cette question et demande des précisions sur certains points qui .interessaient particulièrement et sur les moyens à prendre pour remédier au mal.Après explications, il promit de faire une étude approfondie de cette question et assura les délégués que si leur concours était nécessaire, il n’hésiterait pas à le demander, ce qui lui fut promis avec promptitude.el’arelsetrèdemanda shrdlu shrdlu etaoin shrdlu emfwyp shrdlua frafrar rarar La résolution relative aux machines cinématographiques suivante fut presentee par le représentant de l'Union des Opérateurs de machines cinématographiques: c,- • * [¦ Y' —77* .‘wiiLiwiiwa, ni-tica une tiuuu curnpieic sur i operation de machines cinématographiques, a recommandé que, dans !!Uc!'et Cle a sécurité publique, des règlements uniformes devraient être adoptes par toutes les provinces, décrétant que pas moins d’un opérateur qualifie soit employé pour chaque machine pendant tout le temps que durera la représentation ou le spectacle.Nous vous demandons de donner effet a ces recommandations et d’établir un règlement sévère d’apprentissage dans cette industrie.Ces règlements devraient pourvoir à ce (unies apprentis soient licenciés, et la durée d’apprentissage devrait être d'au moins deux ans.Qu'ils soient requis de passer des examens pratiques aussi bien que théoriques; qu’il leur soit permis de travailler dans la chambre d operation seulement sous la surveillance d’un opérateur licencié et pendant le temps d'apprentissage d’être toujours sous la direction de 1 opérateur en charge de cette chambre d’opération.Le nombre de ces teurTemployésCVTa t jamais dépasSür cinc| *30llr ccnt cil1 nombre d’opéra- La dernière demande fut présentée par le délégué Albert Lamonde représentant le Conseil fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis Cette resolution, qui est présentée depuis plusieurs années, sous diverses formes se lisait comme suit: ’ .•' ‘wv-v-iioL-inû, iiiuiuü-ciiiiruc.s o.srriin.- teuis et autres moyens* do transport vertical, n’ont jusqu’à date relevé pour ce qui est des garanties de sécurité, que des autorités locales et municipales et des règlements établis par ces autorités aucun cole de stnndn-r !’-7nt ^„ndop* au Can“d“- Toutefois, la Canmhan Engineerin'¦ Stand a id.s Association, les manufacturiers d’ascenseurs et l'union des ^-constructeurs d'ascenseurs viennent de préparer un code de sécurité m sein sous peu soumis aux autorités.Nous vous prions de l’approuver et de le faire mettre en vigueur clans la province cle Québec.“ Le président Raoul Trépanier annonça alors que la présentation des demandes des ouvriers internationaux était terminée.Il exprima au premier ministres et aux membres de son Cabinet, toute la reconnaissance et la satisfaction des délégués de la manière dont ils avaient été reçus et de l’intérêt miLleSimini?tleS a,Vaient montré pour lcs Questions qui nous leur avions soude rtu.-ohiant Q“fe f eaiS paroles étaient un gage que quelque chose de bon et de chu able serait fait pour l’amélioration du sort de l'ouvrier.mi.k'h°n- Maurice Duplessis se dit heureux de la manière dont les délégués ont fait leuis demandes et il promit que rien ne serait négligé pour que la piovnice de Quebec soit a la tête de la Confédération en fait de législation sociale.Au nom des membres du gouvernement, et au sien, il remercia les délégués qui, dit-il, “veulent aider le gouvernement à les aider”.Il dit que les délégués des ouvriers sont toujours les bienvenus et qu’il se fera toujours un devoir de ne pas négliger leurs intérêts. PAGE 4 SAMEDI, 20 FEVRIER 1937 — MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY 20, 1937 Ce qui se passe dans nos unions P°r BEN.DROLET.NOUVELLE FABRIQUE DE CHAUSSURES A MONTREAL Une bonne nouvelle pour les travailleurs en chaussures internationaux: une compagnie manufacturière de chaussures de Toronto s’établira sous peu à Montréal.MM.Roscnstein, propriétaires de cette firme, ont déclaré, au cours d’une entrevue avec le représentant de l’Union, M.Lionel Thibault, qu’ils étaient prêts à donner la préférence de travail aux ouvriers cordonniers de l'Union internationale des Travailleurs en chaussures.Les ouvriers actuellement au travail ne doivent, pas se déplacer, car ils tiennent, pour le présent, à ne’mployer que le surplus des travailleurs sans emploi.D’autres pourparlers sont en train de se continuer, avec l'espoir que les employeurs consentiront à signer un contrat de travail avec le privilège de l’étiquette de l'union.Le travail d’étude des prix qui doivent être insérés dans le prochain contrat collectif de travail, lequel peuvent être de 48, 45 et 40 cents de l’heure, fut soumis par le représentant de l'Union, M.L.Thibault, à la réunion du local 249, vendredi dernier.On préconise que les prix soient uniformes pour les ouvriers de Québec et de Montréal.Des poursuites seront intentées contre plusieurs manufacturiers, violateurs de la loi descontrats collectifs.Il appert, malheureusement, que des ouvriers seraient complices des manufacturiers.En ce cas, les ouvriers sont blâmables et ils devraient être poursuivis comme leurs patrons.En réponse à une lettre de protestations contre l’octroi de permis de travail supplémentaire pour les garçons et le personnel féminin, M.Alfred Robert, inspecteur en chef des établissements industriels, dit que de tels permis avaient été accordés à quelques fabricants de chaussures qui avaient sollicité cette faveur, qui leur avait été accordée pour une période n’excédant pas six semaines et n’autorisant que GO heures de travail par semaine.Cette question méritant une étude approfondie, l’exécutif de l'union s’en occupera sérieusement.Une nouvelle, venant de Grand’Mère, annonce que l'organisation des ouvriers en chaussures va très bien et qu’un grand nombre de nouvelles recrues — depuis l'assemblée du 4 février — s'enregistrent tous les jours.Le local a exprimé ses sincères regrets à M.Delphis Donaldson, retenu chez lui par une maladie grave.La séance était présidée par M.Henri Belland, assisté des vice-présidents Jos.Beauregard et R.Ménard.UN VOTE SECRET CHEZ LES DEBARDEURS Il y avait de quoi de sérieux à l’Union internationale des Débardeurs, local 373.lundi dernier.Presque tout l’effectif de l'union, soit près de 3,000 membres étaient réunis, à l'édifice des Débardeurs, 406, rue Champ de Mars, sous la présidence de M.Karl Trolsaas.L'agenda de cette réunion comportait une question vitale, dont la décision pourrait mettre fin au litige existant avec la soi-disant union nationale indépendante, qui réclame le droit à la signature automatique du contrat de travail avec les armateurs, pour la saison 1937.L’intervention du ministre du Travail fédéral sera, selon toute probabilité, demandée, pour l’institution d’une commission d'enquête et de conciliation, afin de décider dans l'intérêt public d'abord et dans celui des travailleurs ensuite, de la légalité de ce contrat que l’on prétend avoir été renouvelé par les officiers d'une union qui n’a pratiquement plus d'existence.C'est dans ce but qu’eut lieu cette réunion, afin de décider légalement de l'attitude à prendre dans les circonstances.-: o :- Tire only invention that can compete with machinery is the union label.LE CONSEIL DES METIERS ET LA LOI DES PRETS POUR HABITATION.i Suite de la première page) Travail organisé canadien contre l’exploitation du travailleur qui se pratique pu des compagnies étrangères, qui paient d> salaires de famine de 12 à 80 sous par jour La délégation du Conseil à Québec présenta un rapport détaillé des demandes qi: furent soumises au Cabinet provincial se déclara enchantée de la réception.Le Congrès de la Jeunesse demande a Conseil de se faire représenter à une réunion qui aura lieu dimanche, le 21, po étudier les problèmes de l'heure intéressai’, la jeunesse.Il y sera aussi question de !, loi du salaire minimum, qui est souven violée, quand, dans bien des cas, les jeune, filles retournent au patron l'argent que la commission leur fait obtenir.Les délégué.Cuppello, Whitty et Corrigan ont été nom mis L'exécutif rapporte que M.Alphétu Mathieu a été choisi de nouveau comint son président et J.-E.Gariépy, secrétaire Vu la générosité de l’Union des Employé de Tramways, qui offre de mettre à la die position de l’exécutif et du comité de 1, Fête du Travail, ses bureau, pour la tenu de leurs assemblées, il est suggéré par 1 secrétaire Gariépy que des remerciement, soient votés à cette union.Le Conseil renouvela son abonnement pour 16 copies, au Journal clu Congrès de Métiers et du Travail du Canada, et an journal Le Monde Ouvrier.-: o :- Demandez 1 etiquette de l’Union sur toutes vos marchandises Always demand the Union Label — It pays Reproduction des marques syndicales, cartes d’ateliers, boutons, Union Labels, Shop Cards, Working Buttons and Emblems used et Insignes de travail qui désignent l’affiliation aux unions to designate membership in the affiliated National and Interinternationales affiliées à la Fédération Américaine du Travail, national Unions with the American Federation of Labor.0.P.&C.F.I.A.314 !i,t.e »ii i.'-REjU.//v ' .CUS^ ' ^LlORs .Won , - _____, PAINTETRS Sr.-jaXCORATORs} Pjr~ .'fui Y • UNION LABEL rr-.* t ¦ ¦ ;¦ /j g ' a ¦ ¦ I».I T»p*fri(K.I 1 men LW AgRKERS UNION/ UNION UNION/)ujTAMP MADE UNION tfAKIOT rS :a,;; " trite .'aof r.»*r Mek.f.I • -1 L.k i > )i 1 -i '• J > letel •! I w je/MIjOARAHTUDi bwititti'i r i ^ Lni*« ftktli •( I.IhimiiI W UNION MADE mi a ro et A1U.W.P.C.of N.A.ÇF OJUMI0KI-MADE ' • »n t.ek«l ef Wall r>»«f c International l •-» I »kt' a I lrV.Ula.an I I L'mca at Am.R D jn 13 y.C LABEL * T .Montre A!- PLGisTcnco (REGISTERED) Cent ijfTminciil a» m g SsîMÏ I .STOGIE - ““ ~'tÙ 8 ! —ryr:y:-~ LM0>»?pW)RE jr.kOERîUjflOfi-JisqrqJfBTUCA Union-made Cigars (fCW).l «.MO «M* «air Wai« ^UHlON^r.Ts=scX3j "-J eœs., ^uB.fçÂsDW ÜH « U B F C * S D W - —- l .(iiviAkfri' L»fva tekW Uml«4 Br.a.rr.FU«r.r„„| lnJ 0rUk f '••rke»»' I’aLa LakaU ¦enscej sis CHEZ LES WAGONNIERS, LOGE SAINTE-MARIE 234 Les membres de la loge Sainte-Marie Fraternité des- Wagonniers de chemins d.fer, réunis en assemblée régulière, vendred.dernier, â l’Assistance Publique, sous h présidence de M.Henri Massé, discutèrent le rapport de la commission McLean sur les déductions de salaires.On souligna des faits probants du problème difficile de faire établir le salaire di base devant la commission d’arbitrag.De 192(1 à 1935, le salaire de l’ouvrier .considérablement diminué par la perte de temps; les ouvriers ont contribué largement à aider les compagnies à passer à travers la crise.Parmi les 117,000 employ, de chemins de fer, un grand nombre n’om travaillé que 10 jours par mois et cela ne- .dant plusieurs années.D’ici à quelques .maines.a-t-on annoncé, un scrutin sen.décidéra si les employés- de chemins de I se lanceront dans une grève générale afin d’appuyer leur demande de restauration de leur salaire en en enlevant la déduction de 10 pour cent qu’in leur a imposée.L vote décidera des événements futurs.UN BUREAU DE PLACEMENT POUR LES EMPLOYES DE TAVERNES M.Al.Bastien, organisateur de la Fédération Américaine du Travail, rendit visite à l'Union des Employés do tavernes, loca' 200, à son assemblée régulière, dimanche dernier.On sait que le but de ses visite, dans les diverses unions est toujours de prêter le concours de ses connaissances et de son expérience.Il parla des bienfaits de l’unionisme et donna quelques conseil?pour encourager les membres à persévérer dans leur organisation.Une dizaine de nouveaux membres furent initiés.A partir de cetet semaine, un bureau de placement sera ouvert à tous le; employés de tavernes au No 1419, rue Drummond.La séance, qui était présidée par M.Nelson Fortier, s’est ajournée à dimanche p.-o chain, le 21, au No 1331, Ste-Catherine E LES CHAUDRONNIERS VOTENT Les membres du local 134 de la Fraternité des Chaudonniers de chemins de fer se sont réunis, mercredi soir, à la salle du Café St-Jacques, 415, rue Ste-Catherine Est, pour entendre les explications des officiers t.ur la situation crée i ar le rapport majoritaire de la commission d'arbitrage McLean qui recommande la remise partielle de la déduction des salaires, tandis que le rapport minoritaire recommande la remise complète du 10 pour cent.M.L.-A.Beaudry, représentant de la Division No 4 de la Fédération des Employés de chemins de fer, parla près d’une demi-heure sur le rapport en question.L'Union des Chaudronniers se prépare à prendre le vote, dont le résultat ne sera connu toutefois, que lorsque toutes le unions intéressées se seront prononcées, soit vers le 15 mars.——-: o:- Have Union Label tattooed on your pocketboof; as a gentle reminder. SAMEDI, 20 FEVRIER 1937 — MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY 20, 1937 PAGE r Une Fédération Provinciale du Travail de Québec Au cours d’une importante assemblée tenue, mardi dernier, à Québec, à laquelle assistaient les membres de l’exécutif provincial du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, les délégués des différentes sections des Unions Internationales se sont prononcés en majorité en faveur du principe de la création d'une Fédération provinciale des Unions internationales, en adoptant la résolution suivante: "Résolu, que cette assemblée se prononce en principe en faveur de la formation d’une fédération provinciale du Travail; qu’un comité de sept membres soit nommé (y compris le comité exécutif provincial) dans le but de convoquer une conférence provinciale au cours de juillet prochain.Ce comité aura charge de l’organisation de cette conférence, d’en préparer l’agenda, de voir aux voies et moyens et d’entretenir le comité exécutif du Congrès pour l’ob- tention de cette charte et d’en faire rapport à cette conférence." Cette fédération s’occupera tout particulièrement des affaires qui intéressent le monde ouvrier de la province, sans toutefois venir en conflit avec le Congrès des Métiers et du Travail du Canada.Il a été décidé qu’une conférence sera convoquée, en juillet prochain et qu’elle se réunira aux Trois-Rivières.Les délégués ont choisi les membres du comité chargé de préparer un agenda et de mettre en vigueur la résolution adoptée.Le comité se compose de MM.Raoul Trépanier, président, Montréal; O.Fleury, vice-président, Québec; Pierre Lefèvre, vice-président, Montréal; Gus.Francq, secrétaire, Montréal; J.Cupello, Montréal; J.-A.D’Aoust, Trois-Rivières, Jos.Matte, Québec.Ce comité aura aussi charge de rédiger les règlements de la fédération.COMITE DE LA FETE DU TRAVAIL Le comité de la Fête du Travail du Conseil des Métiers et du Travail pour 1937 s’est réuni, lundi soir, au bureau de l’Union des Employés de tramways, 1153, rue Saint-Denis, où le comité se réunira à chaque appel du secrétaire, le mardi soir.Le comité a procédé à l’élection des officiers qui mèneront à bonne fin le succès de la Fête du Travail: M.Lionel Thibault, représentant le local 249 des Travailleurs en chaussures, a été élu président; M.H.Corrigan, du local 134 des Chaudronniers, vice-président; M.J.-E.Gariépy, de l’Union Typographique Jacques-Cartier No 145, secrétaire.Tous renseignements relatifs à la prochaine Fête du Travail seront fournis par le secrétaire Gariépy, n s’adressant au No 11, rue Saint-Paul Ouest.LA.5361.-: o :- CHEZ LES TRAVAILLEURS EN FER Le local 307 de l’Union des Travailleurs en fer tiendra dimanche prochain son assemblée régulière, à h.30.au No 415, rue Ste-Catherine Est.Tous les membres sont invités à assister à cette assemblée qui sera la première fermée tenue depuis le commencement de l’année et sera des plus importantes parce que de sérieuses résolutions y seront soumises.Plusieurs rapports seront soumis par le secrétaire sur certaines plaintes au sujet d’un important travail actuellement en cours, de même que par l’agent d’affaires, sur les négociations et sur le rapport de la délégation des unions internationales à Québec.Tous les membres sans travail sont priés de se rapporter au secrétaire et donner leur adresse.Tous ceux qui ne font pas partie de l’Union sont priés de prendre notre que le bureau du secrétaire est ouvert pour renseignements tous les jours, de 9 heures du matin à midi, au No 415, rue Sainte-Catherine Est.-: o :- LES RENARDS DE NORVEGE Les 300,000 renards argentés des fermes d’élevage de la Norvège sont des descendants d’un couple acheté au Canada en janvier 1914.Le prix payé pour ce couple fut alors de $15,000.Aujourd’hui on compte près de 10,000 fermes d’élevage de renards en Norvège.Elles ont rapporté l’an dernier $5,237.000.Le service industriel du Canadien National qui fournit ces chiffres dit qu’il a été vendu 138,707 peaux de renards en Norvège l’an dernier, la plus grande partie en Angleterre.Notre objectif pour 1937 10,000 de circulation de plus qu’en 1936 Nous voulons des agents dans tous les centres industriels.Nous leur allouerons une généreuse commission.UNE CIRCULATION MASSIVE Tel est le but de la campagne que nous entreprenons et que nous nous proposons de poursuivre sans répit jusqu’au terme de l’année courante.Il faudrait, naturellement, que chaque union internationale ou affiliée au Congrès des Métiers et du Travail du Canada abonne ses membres “en bloc” ou commande régulièrement au moins un certain nombre d’exemplaires du Monde Ouvrier.Quand le journal sera livré au domicile du membre, le prix de l’abonnement sera de $1.00 par année.Lorsque les exemplaires seront livrés, en bloc, au siège social de l’union intéressée, l’abonnement sera d’un sou par exemplaire ainsi livré.Pour les abonnés non membres d’une union ouvrière, l’abonnement sera de $2.00 l’an.JOIGNEZ L’UTILE A L’AGREABLE Nous ouvrons un grand concours de propagande par l’abonnement qui se terminera le 1er décembre prochain.Ce concours sera doté de trois prix intéressants qui iront aux trois propagandistes de la cause ouvrière qui nous enverront le plus grand nombre d’abonnements au cours de cette année: .1er prix: un costume d’union fait sur mesure; 2e prix: une paire de chaussures d’union; 3e prix: un chapeau d’union.Ce concours sera sous le contrôle de la Ligue de l’Etiquette du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal.QUI VEUT GAGNER UN DE CES PRIX ?Adressez-vous à BEN.DROLET, gérant de la circulation, 11 ouest, rue Saint-Paul, Montréal.Index des unions ouvrières LABOR DIRECTORY MO N T RI’.\ I.TRADES \M> I.Alton (OIN ('ll.Moots every l-t il ml Sri! Thursday ,,i ouch month at the Mount Hoyal Hotel.Créai-dont.IOimiiI Tr,'panier.1153 Si.Denis St root.( 'orrospolid i Il a-Secret a ry.1 l: (.: i r i |\ .Il SI l’aol Si reel West; Vice President s : 1 ' i r r IV l.o t"vrt*.Il.in.Monument Nnlimml.nml Jack i ’ il |>|i«-l lo, tir, SI l’nlhi-rlno Sireet East.¦ le M«nl r«*iiî 11 1 NJON.,), S l'MI*I.O\l.> IU.TRAMWAYS DE .MO N 1 IJL.\ L, Local 71)0 — Association Ainul* trainee «les l.mploycn «le tramways électrique* Chauffeur* il'autohiiH d'Amérique.— ram way h Employees' I'nion, Local .)0, Amalgamated Association of Street.Llec-trie Railway, and Motor Couch employees of ^'hirtiers généraux Headquarters: ''•J.** Saint-Denis, téléphone: LAncaster *7, *• Officiers — Officers : Gérard Gagnon.\ lot»-president international: Gérard Gagnon, president ; .1.Georges Gagnon, vice-président : J -a i hllihort Corrivenu, secrétaire-financier ,, tU'dhoiaI-secretary ; Kamil Trépanier, agent (1 affaires—Business agent; Alberto Brodeur, trésorier—treasurer; John Alarv, secrétaire-correspondant; Wilfrid Latour, sentinelle.Le Local se réunit h* deuxième mercredi de chaque mois, A la salle de 1'Unlon de Commerce, 1071), rue Berri, et l’exécutif le lundi précédant rassemblée régulière.A 1153.rue Saint-Denis FKATKKNITK DLS WAGON NI LUS DU CUMMINS ni: I i;i; D AM | |( IQI L.Logo Suinte-Marie No 23-1.— Assemblées régulières ‘Je et le vendredis soirs «le chaque mois, dans la salle de l’Assistance Publique, rue Lagan-rhetière Est.Président, Henri Massé, “>051, rue Fabre, FU.2100; Vice-Président, r.Letemire 1010, rue William-David, CL.OO.'iO : Secrétaire-Archiviste et Correspondant.Miron.5517.Ile Avenue, Rosemont ; Secrétaire-Financier! U.-IL Lamarche, 1505, rue Delorimier, chambre 7; Secrétaire-Trésorier, A.Bertrand.2315.rue Aylwin, AM.1SS0; Guides: O.Cété et A La-pierre; Sentinelle, A.Berthiaunie : Maître de ceremonies, Jos.-P.Lefebvre, 1501, rue Garnier; Gardien, II.Dubuc.Comité local «h* protection: Président, II.Vaillnncourt, 2101.rue Rouen, FIL 5500 : Secrétaire.II .1 Limoges.3073.rue Sainte-Catherine Est.AM.0171: Membres du Comité: P.Nolet, 7350, rue Saint-Hubert.CR.0200, C.M iron.5517, lie Avenue, Rosemont, CL.0220, Jos.Gour, 1530.rue Delorimier.AM, 0177, Alfred Gauthier.2105.ru.Préi'ontaine.FA.1502.Auditeurs: E.Dcniger, 2402, rue Chn-P lean, D.Roy, 4002, rue Cartier.D.Laporte, 2020, rue Valois.VSSOCLYTION INTERNATIONAL! DES D! KVRDLIKS.Loral 373, I M I |{.\ A I ION \ I, Y8SOCIATION OF LONGSHOREMEN, Local 373.— Quartiers généraux II-a«l.|u:m.i s .lui;, nie Champ «le Mars: il.-pii.HArhiuir 072S.Officiers officers: Karl Tr««ls:i:ii.-;in.Agent djiflaires Business Agent Arthur Grav.-l, \ a.' President lleetoi Ma rebuild.Se.rétaire Archiviste français : Bert Lexmoml.Secrétaire Archiviste anglais English Recording See l’et.iry: Georges Ditehaine.Interprète Inter l'l'eler: Lucien Morel et Tclesphoiv Brûlé, ser p'’H,s 'pinues.Le local se réunit le 1er et le lundi «le «•Inique mois.A S heures «lu soir, A la salle «les Déhnnleurs.lut'., rue Champ «le Mars, etp exécutifMes dimaueiies préeéilanl l«*s assemblées régulières.A heures «lu matin.PLATEAU 0762 AVENUE TAVERN 100% ORGANIZED Light and Dark Ales and Lagers Special Parlor for Ladies “ 1445 Bleury Street, MONTREAL Opposite Imperial Theatre Tél.LAncaster 3858 Salon de Fleurs St-Denis 1590, RUE SAINT-DENIS, (Edifice du Théâtre St-Denis) Spécialités: Bouquets de Noces, Tributs Floraux Klcompte de 10% mix lecteurs du "Monde Ouvrier” Mme J.Z.PILON.Rés.HArbour 7901 .V; * * R A 11.R N LIT; IN 11: DLS CHARi i.n mats - ,mi:m iMiats k ami huh i: — MON I ICI M.Il 1 STIC II I COI Mil.(,|r I,i:nti:ics and JOINERS OF America.— I resident: Lsdrns Secours: VU’u président' J’ •¦r.lliliiml Drnicct : Trésorier: Emrrv Lnn-'It 1er: Secrétaire : Pierre Lefèvre: Gardien • I, .!¦ Béliiir; Ap-eiits d'affaires.Edouard Toussaint et Jack Miears.¦¦es assemblées sont tenues tons les uierere-su!r s heures, au Monument National.IN boulevard Saint Laurent.chaintire 10 téléphone: I.Ancaster 5754.i.oc ac x arr’i i.ins 1 , l:l*.s'assemble lotis les Ituolts soir nu Monument National, ehamhre 15.I 1,.I7K, s'asseniltle le 1er et le 3e Jeudi nu Monument National, ehniuhro 10.I !.1177.s'assemble Ions les lundis soir au Monument National.U.1.1211, meet the 2nd and 4th Thursday, at Mount.it National, Room 14 V.L.13(10, s’assemhle le 1er et le 3e lundi, il 4030, rue Notre-Dame Ouest.r.I,.1375, s’assemhle le 1er lundi, fl 1.7.1.lflru Avenue.I.aehine.C.!.1558, s'nssemhle le 1er vendredi, A 1051.rue Létonrnoux.I - !.des .M KM II R K- ASSOCIES.s'asseiutile le L’e et le 4e mardi, au Monument National, chambre il.FRATERNITE UNI K DUS CHARPENTIERS-MKM'ISlKItS 11 AMI'.ICKIl I'., l.oeul 131 Président.Ferdinand lioueet, 11109, rue Cartier; vice-président, F1 /.our Dernier.150S, rue Dur-1 >>142 ; secrétaire-archiviste, Pierre Lefèvre, 11.N2, boulevard Saint-i .mirent, Cluimltre 10; secrétaire financier.Ddouard 1.arose, (Mist Dclanumliére.DO.32SS; secrétaire-trésorier, Ernest Tisdelle, 1310 Gilford: eondueteur, J- B, Iioy ; seiitiuelle, Zenon Drimeau.l.o local s'assemble tous les lumÜH soir de chaque mois au Monument National, 11X2, boulevard Saint-1 .mirent.FRATERNITE UNIE 1)KS C 11 A It l’ICNTI F.USAI EN CISI EUS DAMKltKJCK, larrul ir.08 — Maisonneuve.Assemblée le 1er vendredi du mois au No 1031, rue Létourneux, Temple îles Duffnlo.Président, J.-A.Chamberlaml, 1820, rue St-Germain ; vice-président, Aram Ilotilé, 4000, rue I.afontalne; secrétaire-archiviste, correspondant et financier, Charles Thlbeault, 2011, rue Bourbonnière ; trésorier, J.-W.Cor-heil, 24-14, rue Montsabré: eondueteur, Laurent Durand, 5223, rue Papineau, itnrdlcn, Emile Lallbcrté, 1805, rue Chnmhly.Syndics: Arnra Houlé, P.Massé, O, Proulx.Délégués au Uon-seil de District: J.-A.Chamberlaml et I’hillas Massé.M.I.IKII PRINTING TRAMES COI NI II.— To promote the interests of the Allied I’tiion bill'd (which can be had in either the French or English laiitruaite).The fnllnwiiig oranniza-lio'ts comprise Council: Typographical Gnion No.17'C Jacques-Cartier Typoaraphiral 1 'nion.N".11.; Printinir I'tvssim'ii and Assistants’ I nion.No 02: I’ookldinl.-rs' I'nion, No, 111 ¦ photo Iburrtivers' Ini.No.p ; Stereutypers and blccti-oiypers’ I'nion, No.¦ Amaiaamat- '’d Lit Imara pliers of A.No.27.l’resi- >!**>' > 11 alter l1 or rest : \ i< 1* res i don t, I 'ha ries -ll'l'i" : lb.Scct'ctarv.A F Picard Secretary Treasurer, dames I'lilllp.Pnom in.-,' b; : '¦'¦in- SI reel West.Executive John M.All red (pii'T.v and .1.A.Picard.Auditors: John b'l'l • b Petit.Arthur l.unaeviii.Teleplinne : 1 A t,|net t.i INI.i ouio-il meets Second 'J’liosdav "l cadi moutli at 7 Craia Street Fast.du mois, fl la salle de I I nion de Commerce lb'd.rue Peril.Président: J.-W.Blnqulftre.11,a.rue > hrlstophe-CoIomh, téléphone' eu ¦ SMC secrétaire - trésorier, Henri Itlehard.rue Horion, léléphone : AMhorst 7034 T V PUG It A I’ll If A1, UNION No.I7(i — Meets erst Saturday of each month at the Mount .'-'I?.>‘"id- Thomas Poliertson.President •>.'ll \an Horne Avenue: dames Philip.Secretary treasurer, Doom 407, 455 ('rale street "est onsiness It.oira: (1.0(1 a.to.to 7.00 pm Saturday, 0.00 a.to.to 1.00 pan.Telephone: M Aril nette 74X11.I NION MES TRAVAILLEURS EN CI1AUS-Sl RES.I,mill 21».— POOT AND SHOE \\ ORKKR8’ I NION.— S'assemble tous les vendredis du mois fl s heures do soir au No j:î"l, Slc-Cnthorino ,-st.Président, Henri Pel-laud.0.S», rue M-Laurent ; 1er vlee-prési-d"til.Jos.Pcaurcsaril.îr.os, Itemulrv- ",-tne vice-président, if.Ménard, 1777 Montealm; secretaire archiviste et i‘orrespoudant, Noël Gervals.2112 Wolfe: .'tirent il'affalr.-s et se-eretnire fiimncier, C.MeKerelier, l.'ün, Ste-Iftitherine est.téléphone Cllerrlcr 07.11 (privé Cl.0123); sentlmdle.Arsène I .éclairé 22X0 Delorimier.L'exécutif s'assemble I,- 1er et le 3ème mercredi di- chaque mois A 1331 rue Ste-Catherine est.fl S heures (lu soir.Président.Mono) Thibault, 4820 Cartier- secrétaire, Noël Poirier, 1102 rue Bordeaux.NOS POMMES EN MALAISIE Les pommes canadiennes sont tellement en demande dans les lies de la Malaisie anglaise que les consommateurs ne refusent pas de payer un prix plus élevé.Toutefois, les automobiles sont le principal produit canadien exporté dans ces îles où l’on rencontre quatre compagnies canadiennes d’assurance-vie, deux compagnies d’assurance contre les accidents et une filiale canadienne d'une fabrique d’au-tomobilés.Le Chemin de fer national du Canada possède des bureaux à Singapour.Avis ont pnr 1rs présentes donné que Marjorie Isnbel Meldrum Andersen, de la Cité de Windsor, Province d'Ontario, s’adressera au Parlement «lu Canada.A sa présente ou pro-eliaine s«'ssiou.pour un Bill «le divorce «1«‘ son mari.Niels Aegedhis Amlersen, prospecteur, du village «!>• Noranda.Province de Québec.«*l résidant dans le village d’Oskaleneo River.Province y driven th.it K FAMILLE A LA LIVRE Buanderie: 1871, rue CARTIER Tél.: AMherst 8566 Résidence: 3851, rue Dandurar.d Tél.: CLairval 2230 Wires un«1 Cables—Telephone Apparatus— Fin* Alarm and Pollen Si^nallln^r Systems — Radio Transmit ting and lte«*ei\ in*; Equipment.Made in Canada by Northern Electric Commanv Limit to Plant and General Offices MONTREAL, P.Q.DOMINION BRIDGE CO.Limited Head Office and Works at LACHINE, P.Q.Branch Works: Amherst Ottawa Toronto Winnipeg Calgary Vancouver All Imperial products are manufactured in Canada by Canadian Workmen, at our six modern Refineries one of which is located at Montreal East.IMPERIAL OIL LIMITED
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