Le monde ouvrier = The labor world, 1 mars 1935, samedi 9 mars 1935
20e Année — No 10 SAMEDI, 10 MARS 1934 — MONTREAL — SATURDAY, MARCH 10, 1934 20th Year — No.10 TRY ^ BLACK HORSE IJ ALE C it JBimîuv Jg| ft| t falmr DRINK DOW'S ALE 100 Years of Brewing Experience behind it (Duurirr 'w ilûriâ Standard of Strength and Quality Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest “INSTRUIRE ET AMELIORER’’ Téléphone: LAncaster 5361 La Commission du Salaire Minimum des Femmes L’un des projets de loi les plus importants de la session a été voté mercredi après-midi en troisième lecture.A l’aven.r, la loi du salaire minimum des femmes s’appliquera tout autant aux employées du commerce, et jeunes filles de bureaux, qu'à celles qui travaillent dans l’industrie.C’est un grand pas dans notre législation sociale.Cette nouvelle loi élargit d’autant le champ d’action de la Commission du salaire minimum.Cette semaine, les commissaires ont abattu une dure besogne, conclusion de plusieurs mois de recherches et de labeur ardu.En effet, quatre ordonnances touchant autant de branches d’industrie ont été rendues: Sans entrer dans les détails, nous énumérons ci-dessous les points saillants de ces ordonnances.Industrie du caoutchouc: Après une conférence, le salaire suivant a été établi pour les ouvrières de l’industrie du caoutchouc: District de Montréal: Minima à partir de $7.00 par semaine à $12.00 par semaine, pour 48 heures de travail.En dehors de Montréal: Minima de $0.00 à $10.00 par semaine, pour 50 heures de travail.On ne devra pas travailler plus de 55 heures par semaine, et on ne devra pas avoir à son service plus de 50 pour cent des employées de moins de deux ans d’expérience.Bijouterie s L’échelle de salaire que l’on a déterminée pour les jeunes filles et femmes qui travaillent dans l’industrie de la bijouterie sera comme suit: Pour le district de Montréal et pour une semaine de 48 heures, de $7.00 à $12.50 par semaine.Pour le reste de la province, et pour une semaine de 50 heures: de $6.00 à $10.00 par esmaine.Le temps supplémentaire doit être payé d’après le prorata déterminé, et la semaine ne doit pas excéder 55 heures.Boites de carton de tous genres et dérivés du papier: District de Montréal, pour une semaine de 48 heures: Les assistantes ne devront pas être payées moins de $7.00 par semaine; les opératrices et filles de table, pas moins de $10.00 par semaine.Pas plus de 50 pour cent des ouvrières ne devront être des assistantes.Alimentation dans toutes ses branches: A la dernière minute, on nous informe que la conférence a fixé un minimum de $7.00 à $10.00 par semaine pour l’industrie de l’alimentation dans toutes ses branches.Dans les temps de crise comme ceux que nous traversons, il est étonnant qu’une telle commission puisse parvenir à faire une besogne aussi effective sans s’attirer plus de plaintes que n’en ont reçu les commissaires.Il est vrai que la rapacité de certains patrons ne connaît pas de bornes et qu’on dirait qu’ils ont des génies malfaisants qui leur inspirent tous les jours de nouvelles méthodes de parvenir à frustrer leurs ouvrières des bienfaits que les lois sont supposées leur accorder.Les plaintes de la part des ouvrières sont plus nombreuses que d’habitude, étant donné qu’un plus grand nombre d’ouvrières tombent sous le coup de la loi.La Commission, malgré tout, parvient à faire mettre à leur place les patrons contrevenants, comme en font foi les nombreuses causes intentées contre les violateurs de la loi.Un journal de cette ville publiait, récemment, que des manufacturiers de robes se plaignaient du trop grand nombre de causes faites contre les manufacturiers de vêtements féminins.Il ne faut toutefois pas blâmer la Commission de faire son devoir, quand tant de personnes sont portées à dire qu’elle ne fait pas le quart de ce qu’elle devrait faire.Si ceux qui se plaignent de la trop étroite surveillance de la Commission avaient plus de conscience et payaient leurs ouvrières comme ils le doivent, ils n’auraient pas de motif de récriminer.Nous n’en finirions plus d’énumérer les violations de la loi du salaire minimum, les méthodes employées, les moyens déloyaux qu’on met en jeu pour faire jusqu’à se parjurer les innocentes victimes d’un système d’exploitation honteux.L’établissement de la Commission du salaire minimum ne parviendra peut-être jamais à corriger tous les abus, à faire redresser tous les torts, mais elle aura toujours cela de bon qu’elle fera toucher du doigt la plaie qui afflige notre industrie et qui fait tant de victimes parmi la classe ouvrière.Si l’opinion publique pouvait se réveiller et forcer les industriels à donner plus de justice sociale aux participants de l’entreprise, il y aurait une bonne note de crédit à donner à la Commission du salaire minimum.Car, enfin, l’état de choses actuel ne pourra durer éternellement.Un jour ou l’autre, il faudra se rendre à l’évidence qu’il ne peut y avoir sempiternellement des victimes et des profiteurs — toujours les mêmes.Nous n’avons pas mission de défendre la Commission du salaire minimum.Nous savons qu’elle trouvera toujours, quand l’occasion s’en présentera, des défenseurs.Nous ne pouvons pas cependant laisser s’égarer l'opinion publique, influencée par des rapports contradictoires et souvent mensongers.Nous savons la multiplicité des plaintes de la part des ouvrières; nous savons aussi que plusieurs de celles-ci clament à qui veut les entendre que la Commission ne fait pas son devoir, qu’elle ne corrige pas tel ou tel abus qu’lie ne met pas à sa place tel patron qui se moque de la loi, et tutti quanti.Néanmoins, nous devons aussi reconnaître que le plus souvent ces victimes — authentiques ou non — refuseront de donner les renseignements dont les inspecteurs ont besoin pour faiie une cause, qu’elles ne voudront jamais dévoiler à ces derniers les trucs du patron pour éluder la loi; qu’elles iront même jusqu’à condescendre à signer des bordereaux de paie en blanc, des demandes de permis de travail à un taux plus bas que le minimum.Pour justifier leur manière d’agir, elles invoquent leur besoin de garder leur position, la peur d’être renvoyées et combien d’autres raisons dont on ne peut nier l’excellence.Mais, tout de même, il ne faut pas nier que ces procédés ne sont pas de nature à aider la Commission dans sa tâche ingrate.Si on mérite le blâme soi-même, pourquoi essayer d’en faire porter la responsabilité à d’autres?Il y a d’autant moins d’excuse à le faire que toute plainte est strictement confidentielle et qu’avant d’instituer une poursuite la Commission — par ses inspecteurs — doit vérifier les faits.Rendons à César ce qui est à César.et à chacun selon ses oeuvres.R.HACHETTE.La bataille économique Les bénéfices d’exploitation doivent-ils être provisoirement éliminés par une économie équitablement dirigée?Le “bétail humain” perd nécessairement de sa valeur au sein d’une société vouée à la poursuite du profit sous toutes ses formes et peu préoccupée de l’éthique des moyens à employer pour arriver à une fortune généralement mal acquise.Le libéralisme économique étant fondé sur la survivance du plus “habile”, il subordonne la satisfaction des besoins aux exigences d’un égoïsme exaspéré par les nécessités d’une concurrence désordonnée parce que libre.Ce libéralisme, comme toute doctrine humaine, est soumis à la grande loi évolutive des choses et doit, à un moment donné, faire place à quelque chose de plus conforme aux légitimes aspirations de la conscience moderne.Ce moment est arrivé.Le régime ploutocratique est né, a vécu et doit disparaître devant une humanité de plus en plus consciente de ses droits parce qu’il implique la possession de privilèges abusifs et nie le sentiment de la justice dans la répartition du bien-être matériel et moral parmi les populations soi-disant civilisées.M.Roosevelt, lors de son dernier manifeste aux hommes d’affaires de son pays leur demande d’augmenter les salaires et de diminuer les heures de travail, ce qui équivaut à solliciter d’eux le sacrifice de tout ou partie de leurs bénéfices d’exploitation.Il est vrai que la surcapitalisation des entreprises industrielles et commerciales a amené les bénéfices exagérés sans tenir assez compte du facteur humain dans la fiction "affaires”.C'est par là, conséquemment, qu’il faudrait commencer par épurer le régime économique caduc que nous subissons depuis plus d’un siècle.Quand les capitalisations auront été ramenées à des proportions honnêtes, c’est-à-dire en relation plus directe avec la valeur intrinsèque des entreprises, on sera mieux en mesure de jauger le “loyer de l’argent” ou, si l’on préfère, une juste rémunération du capital réel engagé.Les bénéfices d’exploitation ont été, jusqu’à présent, le tribut prélevé sur la main-d’oeuvre, insuffisamment payée, et sur le consommateur, obligé de payer le prix fort pour couvrir le coût excessif du loyer de l’argent utilisé dans les opérations de toutes sortes.Si ces bénéfices sont légitimes, ils ne peuvent décemment l’être que si disparaissent simultanément l’avilissement de la main-d’oeuvre et l’exploitation du consommateur sans bénéfice apparent pour certaine catégorie de producteur comme, par exemple, l’agriculteur.Aussi peut-on se demander si, pour réduire la crise à l’état d’un moindre mal, il ne conviendrait pas, au titre provisoire d’urgence, de produire et distribuer “au prix coûtant”.Cela aurait pour premier résultat d’éliminer certaines "initiatives”, il est vrai, mais est-il bien prouvé que ces initiatives n’ont visé qu’à étendre à tous le bien-être résultant de l’application des découvertes scientifiques?Pas encore bien que, dans certains cas, l’âpreté ait produit des résultats bons en soi.Par ailleurs, il serait aisé d’établir que les choses considérées comme les plus belles (celles de l’art) ont vu le jour en dehors de toute considération d’argent, alors que les plus laides (la criminalité, sous toutes ses formes) ont eu pour principal levier le souci de se procurer le “vil métal” ou son équivalent en papier-monnaie.Il sera intéressant d’examiner les suites qu’aura “le dernier coup de clairon” de Roosevelt en faveur d’une augmentation des salaires et d’une réduction des heures de travail.Le but poursuivi n’est pas, évidemment, de supprimer le bénéfice honnête, en supposant qu’au point de vue moral et humain un bénéfice puisse l’être, mais de réduire à sa plus simple expression cette odieuse “exploitation de l’homme par l’homme”, source de spéculations scandaleuses et, en dernière analyse, d’instabilité économique.PIERRE PONCE.Secours aux cultivateurs de nos campagnes Par GRACE MacINNIS.Nous venons de recevoir dans le courrier de ce matin une poignante lettre d’un cultivateur de la province de Québec.Sa communication n’est pas la première de ce genre et, malheureusement, elle ne sera pas la dernière.Les, quelques lignes qui suivent sont prises dans cette lettre bien éloquente; “Je suis un de ceux qui va avoir sa terre vendue pour taxes.De grâce, insistez donc auprès de mon député.pour qu'il me fasse accorder un délai d’un an pour payer mes taxes.“Je suis dans le plus grand découragement.J’ai deux grands garçons qui sont ci me faire toutes sortes de demandes.Vous le savez, l’avenir de demain dépend de la culture.Pourquoi ne pourrais-je pas réussir?Je suis encore jeune pour donner de bonnes leçons puisque j’ai gardé ces deux garçons à mes côtés.“Je compte sur votre bonne volonté et votre bon coeur que vous aurez fait quelque chose pour moi avant le 7 mars, car la vente a lieu ce jour-là, à dix heures." Voilà un bon cultivateur solide du Québec chassé de la terre de ses aïeux, privé de son unique moyen de gagner son pain par ses propres efforts.Encore jeune, bien instruit, père de fatpille — et sans avenir.Déjà il a entendu parler de la C.C.F.Il y a des milliers comme lui qui n’ont rien à espérer de l’ordre social qui existe actuellement.Us ne tarderont pas à trouver, dans le programme de la C.C.F., ces mots: “Garantie et sécurité de ses possessions, assurées au cidtivateur, sur sa terre, selon des conditions à définir dans chaque province; assurance contre les dangers de mauvaise récolte; suppression des droits tarifaires qui nuisent aux cultivateurs; encouragement de la création de coopératives de consommateurs et producteurs; révalorisation et équilibre des prix des produits agricoles et ceux du prix de la vie; amélioration des conditions de l’exportation agricole.” .L’exportation la plus importante d’aujourd’hui, c’est le cultivateur lui-même! ‘ Ce q ui se ] passe d ans nos unions i ,• i r^\?r7 t t?q rnpnnNNTF.RS Lj EjLiÜjO I LUi'i .-______ DES TYPOGRAPHES Samedi dernier avaient lieu les élections des officiers de l'Union typographique Jacques-Cartier pour le prochain terme.La votation, commencée à 4 heures de l’après-midi.se termina à 9 heures dans la soirée, par le résultat suivant: Président: J.-E.Gariépy, réélu.Premier vice-président: J.-W.Blaquièie.Deuxième vice-président: Alb.Raymond.Secrétaire-archiviste et secrétaire du comité exécutif: Arthur Langevin.réélu.Secrétaire-trésorier: Henri Richard, réélu.Sergent d'armes: J.-L.Garant, réélu par acclamation, pour le 32e terme.Commissaire-ordonnateur: A.-F.Ricaid.Membres du Comité exécutif: T.-L.Dou-tre.Arthur Leclnire, Alfred Séguin, réélus.Délégués au Conseil des Métiers et du Travail: J.-W.Blaquière.J.-E.Gariépy.Arthur Leclaire, A.-F.Ricard.Délégués au Conseil des Métiers alliés de l'Imprimerie et à la Ligue de l’Etiquette.A.-E.Moissan.Ernest Ouellette, et A.-I • Ricard., .Vérificateurs: Louis Gadoury et Joseph St-Hilaire, réélus.Correspondant au Journal Typographique: J.-E.Gariépy.Comité des Apprentis: J.-A.Ardouin, Philippe Dallnire, Alfred Séguin.Comité du quatrième centenaire de l’arrivée de Jacques Cartier au Canada: J.-W.Blaquière, Louis Gadoury, Arthur Leclaire, A.-F.Ricard, Jos.St-Hilaire.Les scrutateurs étaient: C.-L, Moi in, H.Lagarde et Gaston Frédérick.Après que les scrutateurs eurent donné le résultat de la votation, le président appela au fauteuil présidential M.Candide Rochefort, premier vice-président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, pour procéder à l’installation des officiels.Des discours très lire fs furent prononcés par MM.C.Rochefort, Jos.Pelletier et Ben.Drolet, parmi les invités, et par quelques-uns des nouveaux élus.Comme la tradition le veut, chez les typographes, l'installation des officiers fut suivie d’une petite fête de famille, ce qui donne toujours une opportunité aux membres de resserrer les liens de camaraderie qui les unissent et qui sont restés parfois un peu “dénouées” durant 1 année, étant donné le peu d'occasions qu ont les membres de se rencontrer et de se consulter sur les questions d’actualité, de métier, ou même de politique.•Un bienfait n’est -jamais perdu” GEWEVA en fait, quand, vous serves le Gin de Kuyper, une “bonne tournee" devient une "grande faveur".1 aa la bouteille U VF de 10 onces la bouteille de 26 onces la bouteille rie 40 onces Dfllt n-iv - % laisse toujours des bons souvenirs à ceux qui y prennent part.Au cours de l’assemblée, le secrétaire-trésorier donna un rapport très élaboré des finances de cette Union.Malgré la crise que nous traversons depuis cinq ans, les finances ne sont pas dans un état dont on puisse se plaindre, puisqu’elles accusent un surplus notable pour ces cinq années, et que l’effectif de l’Union ne se trouve pas amoindri, mais augmenté.DELEGATION A QUEBEC Cette semaine, une imposante délégation du mouvement ouvrier international s’est rendue à la convocation de l'honorable I.I, Taschereau, relativement au bill 37, cor-ccrnant l’extension des contrats collectifs.Après de multiples entrevues avec 'c ministre du Travail, l'hon.C.-J.Arcand, et le sous-ministre Gérard Tremblay, les délégués ont rencontré l’hon, M, Taschereau.Le chef de la délégation, M.L.-A.Beaudry, président du comité exécutif provincial du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, a déclaré que les représentants des unions internationales ne sont pas opposés à donner toute leur coopération à la nouvelle loi.puisque le gouvernement tient absolument à l'adopter, mais à la condition (pie le gouvernement insère quelques modifications suggérées au ministre du Travail.A la dernière assemblée du local 249 de l’Union des Travailleurs en chaussures, une très importante communication venant du bureau général a été lue, traitant des conditions du métier en général et de la réorganisation des travailleurs en chaussures, tant aux Etats-Unis qu’au Canada.Les conditions s’améliorent de jour en jour et sont satisfaisantes.Cette nouvelle est très encourageante.Le local continuera ses assemblées de propagande jusqu’à nouvel ordre, afin de recruter le plus grand nombre possible d'adhérents.Les ouvriers qui ne sont pas encore membres d’une organisation, ainsi que les jeunes filles qui travaillent dans l’industrie de la chaussure, sont cordialement invités à se mettre sous la protection de l’union.Le confrère C.McKercher a fait un intéressant rapport sur lés bénéfices accordés aux membres malades.Depuis un an, il a été paye $33,550, malgré la crise qui a affecté les organisations ouvrières; notre situation est encore très satisfaisante et des plus encourageantes, vu le grand nombre de travailleurs en chaussures qui se joignent à l'union.Le local 249 informe ses membres que les contributions sont diminuées de 35 c.à 25 cents par semaine, sans pour cela affecter les bénfices en mortalité qui restent au même montant, c’est-à-dire à $300.Tous les membres sont invités à assister à la prochaine assemblée afin de prendre LE TRAVAIL A LA PIECE RUINE L’INDUSTRIE Minneapolis, Minn.— Le public et les ouvriers sont les victimes du système de travail à la pièce, dans toutes les industries, mais surtout dans l’industrie du meuble rembourré, déclara Albert Brooks, gérant de la “Brooks Upholstering Company”, devant le Bureau du Travail régional faisant enquête sur la grève des rembourreurs.M.Brooks emploie des ouvriers unionistes.Il a opéré sa manufacture sous les deux régimes du travail à la pièce et du travail à la semaine et soutient qu’aussi longtemps que le système du travail à la pièce sera en vigueur, il y aura du trouble, des grèves, des diminutions de salaires, dans l’industrie du meuble rembourré.Il dit que le travail à la pièce, avec ses conditions de famine et son surmenage (speed up) mortel, a été la cause de la grève ici.I! ajouta que les ouvriers étaient portés et même forcés de négliger leur travail pour arriver à faire un salaire raisonnable.La négligence d’attacher un ressort ou de fixer convenablement d’autres pièces de meuble n’apparait pas quand le meuble est neuf, expliqua-t-il.mais amène la ruine do l'ameublement après un usage peu prolongé.La crise va enfin nous laisser, nous disent les augures.Toutefois, en y croyant ou en n'y croyant pas, tous se préparent à l’avenir.Nous ne pourrions trop encourager les ouvriers à faire de même.C’est pourquoi l'organisation des unions est toujours dans l’ordre.A l’oeuvre donc.250 ^50 GIN deKUYPER En vente au Canada depuis plus de 100 ans Mélange et embouteillé au Canada * ho il s la surveillance direcle de JOHN de KrVI’HU & SON, DISTI I.I.ATlOIHtS Rotterdam, Hollande.¦ Maison fondée en 1C95 Demander l'étiquette de l’Union sur toutes vos marchandises Always demand the Union Label - It nays Reproduction des marques syndicales, cartes d'ateliers, boutons Union Labels, Shop Cards, Working Buttons and Emblems used et insignes de travail qui désignent l'affiliation aux unions to designate membership in the affiliated National and InterInternationales affiliées à la Fédération Américaine du Travail, national Unions with the American Federation of Labor.• and Di» Sum»*»*’ *-•**' Intcnotlonal rktD Enfiootrt' lfnt.n Lok, (.«>•1 ruHBii'i Uni*» Lifcil llocktindea' Union Ltbtl 0P.&C.F.IA PÜPf Finithet’ Union L»WI §l Loiil Trpofiopkiiol t-4**1 f#n«* W«ko»a’ Union Lakol of filo.t Moi lilil ol Unit'd Girmrnt Wnrkoro «I Aa Uttd on lUUo and Bondit* r 1 URtORMAROT A w ikatn ••IWh Glut Killin' Union I oktl nkood of Poinleo.Docnrouro on* I’tpeKtnffO*' Union l.obol US, \WORKERS UNION n F(dilation of Moiiilan.fopor Malet’ LoK't GUP?«l of lokoiio Wo Union Lakil • f Shoe Meal Woiktr rmHI.rn of Ann’ Mina »• .i H o»'i ««oil Union La Kola of Eletriiol Korun Union UnKol of Co'ponteo ond Joinei //mod ikoloteiii’ l-oktl taod on A»nlni* ^-TZT-T-.- i I w*.—*»—»— .¦ t*V”.1 iiNioswfpWur.VV O IMminmllninHAgi (ApU.W.P.C.of N.AUb '*ô)union-made u>* l Ulan LoKol of Unlwd Wall rape CrnfU ÏBtcrnatioml Sid! < I'd of Riloil Cleko Coid of Un.on Borlinde IlitMMf [pRWIl UnittRMIl IthUtt MoikiniaU’ Union lak.l fTHESTOCiBanrsIS-r:.I ^ STOGIE i | O» .- • KOv-n*" «Main of Slopo F-n' «C2MBEGISTERED) Union Lakol of Rokoro ond Confiilianea irfT.A F of !.LoHil
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