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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 22 novembre 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Références

Le monde ouvrier = The labor world, 1930-11, Collections de BAnQ.

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16e Année — No 47 SAMEDI, 22 NOVEMBRE 1930 — MONTR ËAL — SATURDAY, NOVEMBER 22, 1930 U— -:: Try Black Horse ale; 100 Years of Brewing experience behind it ilUtrlii \~ ©uuritf Drink DOW’S ALE Standard of Strength and Quality Rédaction et administration: 9 et 11, rue Saint-Paul Ouest.“INSTRUIRE ET AMELIORER” Tél.: LAncaster 5361 — Le numéro: CINQ CENTS PARTOUT ! n* L honorable J.L.Perron Le mois des morts XX • ?»»?4 • ?* «-• « » « ••••»«••••••*••}{ C'est le mois des morts.On n choisi ! en des cercueils de couleurs claires, cette jeunesse qui n'aurait plus de flo- pitonnés de satin blanc On se hâte me que par tout le faste funèbre d'au-d’en fermer le couvercle, pour qu'on trefois On s'étonnait seulement de n’assiste pas au progrès pénible et ra- voir un chapelet en nacre dans La province de Québec, la race canadienne-française, la classe ou- i vrière viennent de faire une perte douloureuse et irréparable dans la i personne de J.-L.Penon.Il fut un exemple pour nous tous bourreau i de travail, pas un instant de sa vie qui ne fut rempli- sous des dehors pou‘' évoquer leur sol'vellir le temps oùjmauve, bleu poudre ou gris argent, ca- (raison et s'éteignait dans tout son char rudes il cachait un coeur d'or et ne savait jamais refuser un service à |les arbl'es dénudés nous rappellent la qui que ce soit; il fut un brillant avocat, le financier le plus averti qu’eut ! fragilité et l'éphémère durée des feuil-jamais produit la 1 ace canadienne-française, un politicien de grande j les et des Joies de ce monde.Autrefois, enverguie qui a fait beaucoup dans tous les domaines, il ne recherchait jla température, les grisailles d’un ciel p.i ia populaiite et disait les choses franchement, parfois même avec toujours oppressé de pluie nous cornrnu- 11111 nl,lls d111 ‘-‘tait tempérée aussitôt par une iniquait leur tristesse.Il semblait que remarque aimable qui remettait les choses au point; ses admirateurs I nous nvlons l'obligation d'être mélan-étaient nombreux surtout parmi ceux qui avaient le privilège de le con- avions 1 obligation detre melan no nlns intimement ses détmetom-e i„ b CIL u- con coliques et reveurs.Il fallait broyer du naitie puis intimement, ses aetracteuis le craignaient tout en reconnais- saut ses grandes qualités, son jugement bien balancé et les services rendus à sa province.La classe ouviièie peut en lui un sincère ami, nombreuses sont les mesures de législation sociale qu il favorisait tout en reconnaissant que ci ! faines venaient avant leur temps, mais lorsqu'il jugeait le moment opportun il sen faisait 1 avocat et le défenseur; comme pour d'autres grands hommes, maintenant qu il est disparu, il sera d'autant plus vive-nient apprécié.Le Monde Ouvrier offre à la famille éplorée ses plus vifs sentiments de sympathie.L’influence indue dans le Québec 'Nom respectons nos prêtres, nous les écoutons fidèlement dons tout ce qui a trait à la religion, mais dans les questions sociales, politiques et industrielles, le prêtre n'a chez nous pas plus d'influence que le laïque.” Arthur BEAUCHESNE.K-'m noir sur sa palette et accorder ses pensées au rythme ralenti dans la nature endeuillée.Aujourd'hui, novembre n'a plus son décor sombre.Le firmament un peu plus pâlot n'a rien perdu de sa douceur.Il y a des jours aussi brillants qu’en avril avec plus de parfums épan-dus dans l'air.Nous sommes bien libres de verser des larmes si l’on en sent le besoin, mais la nature n’influence plus nos états d’àine.Nous avons des automnes magnifiques, d'après l'avis de tous ceux qui visitent notre pays.Les poètes se sont esquintés à chanter les hivers canadiens, mais quand ils en viennent à la morte saison, ils se croient tenus de faire la lippe et de faire sangloter leur lyre.Ils vont la tête per- plde de la décomposition Ceux qui ne tiennent pas à exhiber leur dernière grimace et la dissolution de leur pauvre corps sont vite scellés dans leur caisse et rapidement expédiés à leur ultime demeure.Avant de rendre l'âme, on ne voit plus se glisser par la porte entrebâillée les silhouettes furtives des ense-velisseuses qui, à peine le dernier soupir lâché, s’emparaient du cadavre, écrasaient de leur pouce dur les paupières entr'ouvertes pour lui fermer les yeux car tout mort qui se respectait devait avoir les yeux clos.Il en est même qui n’attendaient guère pour faire ce geste conventionnel.Celui qui pouvait se vanter d'avoir fermé les yeux de sa femme, de son père ou de son fils était grandi d'une coudée parmi les siens.L’oeuvre pie qui enrichissait d'indulgences les chrétiens et les chrétiennes qui accomplissaient de coeur-joie l'af-freuxfreux devoir de procéder à la dernière toilette des défunts, de les laver â la grande eau avant qu'ils fassent le due en d'imaginaires nuages sans goûter ! plongeon dans un trou de vase et de la douceur de marcher sur ce paillas- boue, n est plus à 1 ordre du joui.Il son odorant, parce qu’ils voient dans les feuilles sèches de petits squelettes qui s’effritent sous leur talon et dans la splendeur des crépuscules les teintes violettes des lèvres mortes.Ils se gâtent le plaisir exquis de vivre ces jours dorés qui sentent le miel.Ils croient qu'ils ne peuvent plus dîner parce que la sève ne fait plus glou-glou dans les rameaux.Il faut transposer la gamme de nos sentiments pour s'harmoniser avec la nouvelle ambiance qu'un climat moins rigoureux nous a faite.La mort n’a plus son aspect terrifiant d'autrefois.La chambre mortuaire est une chose du passé.Les lourdes tentures noires avec des inscriptions et de grosses larmes jaunes, les candélabres en faut trouver d’autres moyens de faire son salut et d'acquérir des mérites L'esthétique s'est déplacée.Les jeunes femmes, les filles qui prévoient leur fin prochaine veulent s'en aller en beauté.L'une d'elles dernièrement a exprimé dans son testament un désir qu’on a fidèlement accompli, d'être revêtue de ses plus beaux atours comme lorsqu’elle allait au bal.On ne l'avait pas étendue sur les planches, cette horreur! Elle reposait sur un sofa, habillée d’une tunique perlée en cristal clair de lune, chaussée de bas transparents et de souliers d’argent et parée de ses bijoux.Ses joues avaient l'incarnat qu'on achète en de mignonnes boites et l’arc de ses yeux fait d'un trait de plume souli- ruolz avec des ribambelles de cierges ou gnait un fin sourire qui montait en de chandelles, les bières en fonte, la toi-1 spirale du menton à fossette â ses cils lette de convention achetée chez le ( qu'on avait l'illusion de voir frissonner, croque-mort ne font plus partie du cé- Les cheveux dorés passés au peroxide, rémonial funéraire.i ondulés à la Marcel et enduits de bril- Depuis qu'il s’en vont en auto, les lantine rayonnaient â la lumière tami-morts.on le dirait, vont plus vite.Ils.sée par un abat-jour en satin rose dorment leur dernier sommeil moins d’une lampe de boudoir.On avait le i pesamment depuis qu’ils sont couchés | coeur plus étreint par l’éclat factice de La limite d’âge de travail Montréal continuera-t-il à se développer ?C'est la question qui vient d’être posée par M.R.N.Watt, assistant du président de la Compagnie des tramways, lors d'un diner-causerie au Rotary Club, ces jours derniers, au sujet de la construction d'un vaste système de tramways souterrains reliant le sud au nord et l'ouest à l’est, avec correspondance directe aux tramways de surface et autobus et billet interchangeable.Il n'y a aucun doute que Montréal continuera à progresser et à se développer dans des proportions gigantesques, tout permet de prévoir que notre population continuera d’augmenter et atteindra son deuxième million avant bien des années.D'un autre côté, la congestion du trafic s’accentue davantage tous le jours, en dépit des transformations qu'on fait subir aux voies publiques.et ce, à tel point, qu’avant longtemps il ne servira plus à rien d'avoir un auto puisqu’il n’y aura plus moyen de circuler.Nous ne sommes pas d’ailleurs les seuls dans ce cas, il en est de même dans pour ainsi dire toutes les grandes villes américaines et européennes, bien peu sont celles qui ont envisagé ce problème de la congestion du trafic avant qu’il ne fut trop tard; à Montréal, peut-être plus qu’ailleurs, par suite de notre situation‘topographique et de notre manque absolu d'un plan d'ensemble, nos artères n’ont pas été faites, ni ne conviennent plus à la densité du trafic; il faudrait exproprier, ouvrir de nouvelles rues, construire des viaducs, bouleverser la ville de fond en comble pour pouvoir faire face à la situation actuelle, mais que sera-ce dans cinq ans, dans dix ans?Il faudra tout recommencer et refaire de nouveau.Le projet d'un métropolitain n'est pas nouveau; voilà des années que les ouvriers organisés, par l’entremise du Conseil des Métiers et du Travail, le réclament; d'autres associations de citoyens ont fait la même requête.La réponse dans le temps fut que Montréal n’était pas encore assez populeux pour une entreprise de pareille envergure, on a ____ ajourné le projet, on a cru pendant un temps que les autobus comble- La u,nite d'âge où un ouvrier peut raient le vide et aideraient à accélérer le service du tramway et à dé- jse trouver du travail est-elle rendue à congestionner nos rues, il n'en fut rien, nous en sommes encore au ] 40?C'est ce que plusieurs délégués même point de saturation.Pour résoudre le problème, M.Watt suggère | assistant à l’assemblée du Conseil des la construction immédiate d'un métro, nous en sommes et restons con- , Métiers et du Travail, jeudi soir der-vaincus que la grosse majorité des ouvriers de Montréal — ceux qui se [nier, tenue sous la présidence de J-T.servent du tramway par nécessité tous les jours et pour qui c'est le seul |Foster’ voudraient savoir et la réponse moyen de se rendre à leur travail et d'en revenir — favorisent sem- semblc ne i:>a's st‘lro aU atle11 ic.blable projet.Cela prendra cinq ans au moins, dit-on, avant qu’il ne puisse être terminé, espérons qu'un temps précieux ne se perdra pas en discussions oiseuses, qu’on n’argumentera pas pour savoir si vu les n ridions apportées à l'immigration le chiffre de notre population ne restera pas stationnaire et si dans les circonstances ce nouveau moyen de locomotion sera nécessaire.Marchons de l’avant sans tarder, non pas qu’il faille adopter le projet de M.Watt à l'aveuglette, mais que les autorités compétentes l'étudient sous toutes ses faces et fassent le nécessaire pour que les travaux préliminaires commencent sans aucun délai inutile.Evidemment, cela va coûter cher, très cher même — on dit soixante-cinq’ millions de dollars, — il va falloir financer cette gigantesque entreprise.M.Watt, au cours de sa causerie, en a donné un aperçu; la ville se porterait garante des intérêts et du capital sous certaines réserves et suivant la base de son contrat de 1918 avec la Compagnie de tramways, les propriétaires riverains du métro — dont, parait-il, 1* propriétés subiraient une hausse presque immédiate en valeur — seraient appelés à contribuer dans une certaine proportion, et enfin on augmenterait le tarif du billet de passage en le vendant à raison de 7 billets pour 50 sous, au lieu de 4 pour 25.¦ A première vue, cette augmentation du tarif ne parait pas être grand chose, mais pour les ouvriers, elle compte quand même, non pas que même avec cette augmentation le prix de transport est exagéré, car dans la plupart des villes américaines il est rendu à 10 cents net, mais i aime les salaires y sont en général plus élevés qu’à Montréal, la diffé-i ice s’efface d'elle-même et l’ouvrier se trouve en fin de compte à payer le même prix que son camarade américain.Il nous semble qu’on pourrait financer cette vaste entreprise de loine autre façon qu’en augmentant le taux de transport, car somme toute l’ouvrier a déjà assez de peine et de misère pour joindre les deux 1 ils sans encore surcharger son budget d'un excédent, si faible soit-il, m ses frais de transport; avant d’accepter cette augmentation il faudra qu'on nous prouve que c'est le seul et unique moyen d’y arriver.Une lois l50jcnt minutieusement recherchés avant '''instruit, ce système de transport appartiendra aux actionnaires de la |que les applications soient émises.” (uinpagnie, alors pourquoi le public voyageur devrait-il inteivenii dans I ^ délggué McKercher, de l'union I soumettre les voeux adoptés au con li”; frais de sa construction; si on nous prouve que 1 exploitation d un |des travailleurs en chaussures, donna] grès de Région des unions internatio-' rvice souterrain coûte plus cher qu'un service de surface il y aurait |aux délégués les raisons de la plainte 1 noies.MM.Jos.Pelletier, Alp.Mathieu une certaine raison pour que le public voyageur supporte une partie du , raite par son organisation, il s’attaqua jet Ad.Tremblay furent élus délégués surplus de ces frais d'exploitation, il gagnerait en économie de temps ce au procédé employé par certains pa- du conseil à cette entrevue, qu’il perdrait en argent.Quoi qu’il en soit, nous croyons qu’il est pré- j irons pour limiter l'âge des ouvriers Après la transaction de quelques mutiné de discuter tarif avant que le projet n'ait été soumis à qui de qui veulent travailler; limiter à 40 ans affaires de routine, le Conseil ajourna j la limite d'âge où un ouvrier peut ^ séance à 10.30 p.m.pour se réunir _________________________________i être engagé, dit-il.est une injustice | ((e nouveau le 4 décembre prochain.j criante, il se demande pourquoi le Ces paroles sont tirées d'un discours de M.Arthur Beauchesne, gref-l- i fier de la Chambre des Communes, dans une conférence qu'il prononçait doigts fuselés rigides comme des aiguil- !dfy*nl le Canacüan Clllb (le ^ovoiMo, et pendant laquelle il fit un vibrant lettes d’ivoire.On eut été moins dé- ! >’laidoyo1 l)0UI .Rendre 1 esprit de loyauté des Canadiens-français et concerté d'y voir une boite à poudre !pour Promouvoir la bonne entente.C'est en répondant à l’affirmation avec la houppette en duvet qu'elle avait ;que clergé catholique contrôle la race canadienne-française qu’il prosecouée si souvent sur sa figure, manège ; nonça ces paroles qui traduisent la position exacte des unionistes inter-d'une jeune chatte qui promène sa pat- nationaux dans leurs relations avec le clergé de la province de Québec, te de velours sur son museau.La mode Nous doutons fort cependant que M.Beauchesne ne vienne prononcer change, même pour les morts.Leur un tel plaidoyer dans la ville de Montréal, tant nous sommes assurés spectre en ressent le contre-coup.; qu'il recevrait un démenti éclatant.Les événements se chargeraient vite Le souvenir de nos disparus ne se ie-,cte lo faire déchanter, car.malheureusement, si on peut dire qu'il en est vet plus d horreur.Nous les évoquons I , , , ._ ' 1 uu ll“ “ eu en tuxedo, en robes du soir avec des |alnf‘'.quantl,on va parlor a loronto' on 11D Peut prétendre que ce soit la falbalas.Leur peau n'est plus parche- i ']frlte quand on revient dans le Québec.Dans notre bonne province, minée.Elle est onctueuse et sent l'eau ' influence indue, qu’on est parvenu a chasser de la politique, règne en de Cologne.Us ne s'enveloppent guère ' maîtresse dans le domaine social et industriel.dans les lambeaux d'un suaire rongé1 Comme tout le monde le sait, notre Université est en construction par les vers, mais les épaules drapées]sur les flancs du Mont-Royal.Tout naturellement, il y a plusieurs entredans un châle espagnol, le cou entouré I preneurs qui y ont des contrats, et pour la majorité ce sont des entre-d'un foulard en crêpe de Chine.Les preneurs employant des syndiqués catholiques et nationaux.Toutefois, urnes desincai nees ne s amusent plus a u an.jve qu'un entrepreneur lié aux unions internationales obtienne un nous faire des peurs, a nous tirer les ., ‘ ., imuimuuudies uuueune un orteils.Quand elles daignent nous |contrat¦ C cst cc CIU1 ost amve- dans 1111 certain travail.Mais, la se-apparaitre, leur forme fluidique s'in-jjnalne uerniere, nos syndicalistes catholiques qui ne voyaient pas d’un carne en des guimpes nuageuses que la .lumière pénètre et colore de mille reflets.Elles esquissent dans l'air ou dans la voie lactée des pas de fox-trot, de valses tourbillonnantes.Elles chantent plutôt qu'elle pleurent.Elles nous disent le bonheur de faire du cent à l'heure dans les régions éthérées, d'écouter sans trêve la musique des ondes hertziennes.Elles demandent encore des prières, mais sur un rythme de jazz.Elles semblent si libérées de nos soucis, si réjouies d’avoir conquis une liberté illimitée, de poser à jamais sur un écran de splendeur, d’avoir des ailes sans moteur qui ne se brisent pas au moment psychologique qu’elles nous donnent presque l'envie de quitter ce monde — qui n'est plus une vallée de larmes en attendant d'être la vallée de Josaphat — mais qui a ses soucis, ses tracas bien qu'allégés.La transition de cette planète à une autre plus parfaite semble moins douloureuse.Les morts subites sont plus communes.Les souffrances atténuées sont comme si elles n’existaient pas.Tout va pour le mieux,_ .,, .sur la machine ronde, qui ne semble nous falle éconduire, sans risquer l’excommunication.Ils en profitent plus aussi hostile au bonheur des pau - pou i nous détiuiic pai 1 insinuation.Ils détruisent la confiance de vres humains.j l’épouse envers son mari, des enfants envers leur père, en leur faisant JULIEN SAINT-MICHEL, considérer celui-ci comme une brebis égarée, pas nécessairement mé- Ichante, mais qu’on doit essayer de ramener dans le droit chemin: c'est-à-dire le faire entrer dans les syndicats catholiques.C’est la première fois, croyons-nous que les hautes autorités ecclé- bon oeil ces internationaux sur les travaux de l’Université, et n’ayant pas d’ouvriers de cc métier pour remplacer ces "intrus", eurent recours à une tactique nouvelle.Ils obtinrent tout bonnement de Sa Grandeur Monseigner Georges Gauthier, qu'Elle écrive à cet entrepreneur pour arriver à leur fins, per /as et ncfcis.Et voilà que la semaine dernière, une lettre de Sa Grandeur parvenait à cet entrepreneur, lui “enjoignant d avoir à faire initier ses ouvriers, dans l’espace de vingt-quatre heures, dans les syndicats catholiques et nationaux ou de perdre son contrat." C était jeter une trentaine d'hommes sur le pavé s'ils ne voulaient pas accepter l’invitation iCompelle intrare) de joindre les rangs des syndicalistes catholiques et nationaux Etre rendu à forcer un entrepreneur à faire violer leur serment à ses ouvriers, c’est un peu fort et c’est cc que nous appelons de l'influence indue de la plus mauvaise espèce.Car, ne l’oublions pas, cette influence indue étend ses ramifications dans toutes les paroisses de la ville.Pour vous en convaincre, vous n’avez qu à assiter aux retraites qui se prêchent de ce temps-ci dans nos paroisses: on n’y va pas de main morte pour créer l'impression fausse et malicieuse, mensongère et contraire aux intérêts de la classe ouvrière, que, pour faire son salut, il faut appartenir aux syndicats catholiques.Nos adversaires ont recours à toutes les tactiques pour venir à bout de détruire nos unions internationales et pour nous faire mépriser de la classe laborieuse.Ils se servent de la chaire de vérité pour représenter les unions internationales comme les ennemies du salut des Canadisns-français, sachant que nous ne pouvons les rencontrer sur ce terrain sans JOURNEE BIEN REMPLIE Aujourd’hui, le 22 novembre, les typo-! siastiques se font organisateurs ouvriers et menacent de chômage un graphes célèbrent le soixantième anni- groupe d’ouvriers pour les forcer a adhérer à un syndicat dont on pour Ce lut la clause suivante du rapport du comité exécutif qui déclancha la discussion; c'était une erreur, la loi des accidents du travail n'a rien à faire avec la limite d'âge et la meilleure preuve c'est que les ouvriers d'Ontario avaient à faire face à la même situation et que dans cette province la réparation des accidents du travail était faite, sous forme d’assurance d'Etat et que les compagnies d'assurance n’y opéraient pas en ce qui concerne les accidents du travail, il faut donc chercher uno .autre raison pour expliquer cette ten-"Votre comité a pris en consideration une lettre venant du Conseil Conjoint dance a fixer tme limite d age.No 17, de l'Union Internationale des Plusieurs autrés délégués parlèrent Cordonniers, et qui lui a été référée à ; dans le même sens, entre autres les la dernière assemblée de ce Conseil.! délégués Alfred Mathieu, Massé, Per-En rapport avec cette communica-j j it Corriveau et Thibault.La non, le délégué McKercher de 1 Union ] ., ,.des Cordonniers est venu devant ie clause du rapport lut adoptee et les comité pour donner plus d'explications , Pouvoirs publics seront priés de pren-au sujet des plaintes contenues dans la ! dre les mesure nécessaires pour en-lettre.rayer cette tendance à fixer une limite d’âge.* * * Le comité fit rapitort sur le diner- ] versaire de la fondation de l'Union rait dire, comme le docteur Moonje, chef de la Société de protection in- Typogaphique Jacques-Cartier, No H5.doue, disait cette semaine de l'Angleterre, qu’ils ont le même dévouement par un banquet au Queen's, dans la soi-ja ]a cinsse ouvrière que le cultivateur pour sa vache, afin d'avoir du lait .F .a! nl\i 111 nr /lo 1 tlttltl'i .rée.Plusieurs notabilités de l’impri-jcn abondance pour son thé.mDansSTa°matirSencomme c'est la cou- N°usf considérons que c'est un geste bien malheureux qui fera tume depuis plusieurs années, un service iplus de tort cl,ie cio blen a la classe ouvrière et même à la religion, anniversaire sera chanté, en mémoire1A d uila non cap it viuscas.Un aigle ne s occupe pas à attraper des mou-des membres défunts de l'Union depuis jehes.Mais, semble-t-il, quand il s’agit des syndicats catholiques, tous les sa fondation.Tous les typographes et moyens sont bons.Comme le disait M.Beauchesne, nous respectons nos leurs amis se réuniront donc, à il heu- prêtres, nous les écoutons fidèlement dans tout ce qui a trait à la rell-res 15, dans la chapelle Notre-Dame de : gi0n> majs dans les questions sociales, politiques et industrielles, le prêtre Lourdes, pour y consacrer une heure en i )l>a c;le2 mus pas p/us d'influence que le laïque.Nous voudrions que mémoire des pionniers qui on ,ussfi teette partie de sa phrase soit vraie.Malheureusement, nous avons encore cette vallee de larmes., ____ , _____ , ._____ .„_____._ ., ,, PAS DE REDUCTION DE SALAIRES I ne PolllTail l ôtrp dans lc Qllqbcc le regret de constater que si M.Beauchesne peut être cru en Ontario, il Le prêtre y possède une influence indéniable, et nous estimons que c’est s'en servir à mauvais escient que M.E.-S.Sargeant, vice-président et j de ia mettre au service de gens qui ne cherchent qu'à diviser la classe gérant général de la compagnie Can- 0UVrière au profit du patronat.Je sais qu'on trouvera une masse de adian Goodrich annonce que cette ins- documents pour me prouver que j'ai tort de redouter l’ingérence active titution n’effectuera pas une coupure jdu cjei.gg dans la question ouvrière, qu’on essaiera par tous les movens cio me confondre.Uno consolation me restera cependant: c’est que les ^qu'allHcations ] ^‘défich'^casionné pmlette6 ré - mu^l^ grades commnies de caout- que les ouvriers les plus mal payés sont dans les presbytères, clans les : limite d'âge, ception fut couvert par le Conseil.chouc, il est encourageant de voir que services paroissiaux (bedeaux, vicaires meme), dans les couvents, les aines machines j v .| m.Sargeant confirme la déclaration écoles, dans les entreprises industrielles nossédées et contrôlées nnr rips ai met les ou-[ ] suivante, faite récemment par M.Tew, religieux ou des religieuses?; dans l’impos-1 L union des peintres No 249 demande] prpSjdent de la Goodrich Rubber Co.; I intérêt quelconque à contrôle sibilité d'obtenir ces positions.Nous au Conseil de s'opposer et par tous les ;„Des ajustements seront faits dans cer- nU|s a .demi-sièi croyons que ceci est tout simplement un moyens à une journée de travail de rii„„.,ements majs ,10trc liRne de ' .essai de la part de ces employeurs I ph> de hult heures.tant pour les ira- 0 if,e ^u sujet dTs sal ^ pasI tern^.otTales lui a ouvert les d'éluder la loi qui régit 1 importation municipaux provinciaux que fé- ' ° , 1 .„ UJ ' I ressaisir 1 autorité qui lui ecl d:^rL^!^S' nu détriment des ; Süîux cTete Chan!ÜJ____________________________________.,________ unions ouvrières, et sa décisi générale dans les salaires de ses cm- PE?Sface des mesures d’économie et|événements me donneront raison, comme cela s'est produit ailleurs, de rajustement des gages dans presque j ^ vleigé est si favoiable à la classe ouviière, comment se fait-il Il parait qu'il existe beaucoup de mécontentement relativement à la méthode employée par certaines compagnies demandant de la main-d'oeuvre au Bureau de Placement provincial.Dans ] causerie Butler, ces demandes, certaines sont exigées, telles que: - - ._________ _______ __ - .habileté pour mettre certaines machines y .^ | M.Sargeant confirme la declaration j ecoles, dans les entreprises industrielles possédées et contrôlées par des en opération, etc., ce qui met les ou-[ [suivante, faite récemment par M.Tew, religieux ou des religieuses?Non, croyez-le bien, s’il n’avait pas un vriers canadiens presque dans l’impos- j L union des peintres No 249 demande pr£Sident de la Goodrich Rubber Co.; I intérêt quelconque à contrôler la classe ouvrière, il ne s’en occuperait sibilité d’obtenir ces positions.Nous au Conseil de s’opposer et par tous les „D ajustomenU seront faits dans cer- as plus y a un demi-siècle L'oeuvre accomolie nar les unions in- les yeux.Il y vit un profit et un moyen de échappait par suite de sa dénonciation des Cette demande est acceptée.I I______________________ |unions ouvrières, et sa décision fut vite prise: coûte que coûte, il lui ouvriers canadiens.Votre comité est d'opinion que ces L'échevln Mathieu a demandé au Con- j LE CHOMAGE EST EN REGRESSION tactiques méritent la condamnation de tous ceux qui sont intéressés au développement du pays et de ses industries, et il recommande donc que l'attention des officiers du Bureau de placement du Canada soit attirée sur ces faits, dans l'espérance que les motifs apparemment cachés par les applicants seil et aux unions qui lui sont affiliées une aide efficace pour arriver à obte- 1 Différents experts américains pré-nir la journée de huit heures pour tous * tendent que la crise économique, qui les travaux de la ville.a Pris son départ aux Etats-Unis pour » • • s'étendre sur le monde, cédera vers ra fin de Tannée, ou bien au printemps au plus tard, pour faire face à une période d'essor.En même temps d'autres nou- II a ôté annoncé que l'exécutif provincial ira rencontrer le premier ministre Taschereau dans les premiers jours du mois de décembre pour lui droit.riNfîT CANADIAN Gin (ânadieii ^Heltihers Croix «for La boisson la plus saine Fabriqué k Berthicrville, Qué., «ou» la •urvcilianca du Gouvernement fédéral, rectifié quatre foi» et vieilli en entrepôt pendant del année!.T,oil grimlcun de lliconi: Gros: 40 once» Moyem: 20 onces Z.6j Petit»: 10 once» *.,w , Dunau chef n ?,l m 7k 1 M""'"*' BêrlhUrvIlU, Qu*.DISTILLATEURS DEPUIS 1898 M EU;H ERS Distilleries Limited même procédé ne s'appliquera pas aux patrons eux-mêmes, surtout à ceux qui refusent d'embaucher leurs ouvriers après tuie limite d'âge, on tolère des patrons à la tête de grosses industries et qui ont bien plus de 40 ans, alors il se demande pourquoi l'ouvrier doit toujours être la victime de notre système social, il est un fait, qu'on ne peut nier, c'est qu'un ouvrier à 40 ans a plus d’expérience dans son métier que les jeunes et c'est logique.Certains délégués exprimèrent l'opinion que l'introduction de la limite d'âge dans l'industrie avait coïncidé avec l'adoption de la loi de réparation des accidents du travail et que c'était les compagnies d'assurance qui étaient plus ou moins responsables de cet état de choses car elles exigeaient un taux plus élevé pour les ouvriers d'un certain âge que pour les plus jeunes.Le président Poster expliqua que COMITE DE CHOMAGE Une réunion des délégués des clubs ouvriers Crémazle, Lafontaine, Saint-Jacques.Ville-Marie et autres, a eu lieu lundi dernier au No 475 Roy, coin Berri, où fut discutée la question de l'assurance sociale sur le chômage et la vieillesse.M.Jos Lamontagne, 1er vice-président du club ouvrier Lafontaine, exposa et expliqua aux délégués le travail qu'il avait préparé sur ce grave sujet.Après plusieurs explications données, l'assemblée a décidé d’ajourner cette question, pour permettre aux délégués d'étudier les suggestions émises et pour ce faire, M.Jos.Lamoureux, a promis d'envoyer à chaque délégué une copie du document traitant du mode d'assurance qu'il préconise, et de sa mise à exécution.velles recrudescence du chômage.En présence de ces contradictions, on ne peut que se féliciter de pouvoir reproduire les lignes suivantes, émanant de Green, président de la Fédération Américaine du Travail, au sujet de la situation en septembre parmi les membres des organisations fédérées: “La détente du marché du travail que nous faisions prévoir le mois dernier s'est, en effet, manifestée dans les premières semaines de septembre.Les syndicats de 24 grandes villes annoncent une moyenne de 21 pour cent de chômeurs contre 22 pour cent en juillet et août.Nous sommes particulièrement heureux de ce signe de revirement; durant les trois années au cours desquelles nous avons recueilli des chiffres sur le chômage dans nos organisations affiliées, c’est la pre- fallait s’emparer des organisations ouvrières, y avoir le dernier mot.C’est de là que sont nés les syndicats catholiques et nationaux dans la province de Québec Timco Danaos et doua ferentes.C’est vraiment le temps de dire que nous craignons ceux qui veulent nous faire présent de l’unionisme catholique et national.Le résultat de la division des ouvriers dans notre ville est apparent pour qui veut voir clair: la classe ouvrière est à la merci du patronat qui met à profit la discorde engendrée par la création de ces syndicats qui seront toujours opposés aux unions internationales.Dans les autres pays, nous en avons des exemples tous les Jours.Cette semaine, nous lisions qu’en Espagne les syndicats chrétiens étaient opposés aux unions ouvrières non sectaires.Nous n'avons pas à savoir qui avait raison ou tort: mais le fait est que l'opposition est perpétuelle entre les deux genres d’organisation.Dans la province de Québec, la même chose se produit et se produira.On ne peut jeter de l’huile sur le feu sans l’attiser davantage.Pour terminer, nous faisons nôtres les paroles de M.Beauchesne et nous le félicitons d’avoir eu le courage de les prononcer.C'est la meilleure conception que nous pouvons nous faire des relations entre les ministres de la religion et la classe ouvrière.Nous nous rendons compte que nos difficultés sont loin d’être terminées.Primo arulso, non deficit alter.Nous nous préparons à y faire face, assurés que nous sommes que nous vaincrons, car notre cause ne peut périr, et ce recours aux grands moyens nous fait entrevoir que la victoire sera notre lot peut-être plus tôt que nous ne le pensons.R.HACHETTE.d'un hiver mière fois que la situation manifeste ] marchent à la rencontre une amélioration générale.Evident- bjPn pénible à traverser, ment il faut dire que les chiffres de ' "Dans le bâtiment, où le nombre des juillet et d'août sont des records., chômeurs est en recul de p; depuis Comme la détente est maintenant gé- ] ie mois d'août, 38', de nos membres né raie sur le marché du travail, il est ] chôment encore.Sauf à New-York, certain que la puissance d achat va | ;a situation est meilleure dans le livre, indiquer un accroissement tout aussi ] lcS métallurgistes sont seuls à annon-général., Cer une hausse sensible du nombre des "Si Ton compare la situation à celle ] chômeurs Un léger mieux est également observable dans les transports (chemins de fer.tramways et navigation maritime).Le chiffre correspondant à la rubrique “industries nouvelles” est le plus favorable.En prenant l'ensemble de toutes les industries, le pourcentage du chômage pour le premier semestre des trois années 1928.1929 et i viiiuiiivius (20', en août, 23 p.c.en ] 1930 se présente comme suit: janvier de Tan dernier il faut reconnaître que septembre).La situation est notable- j 18, 15 et 20: février 18, 15 et 22; mars le chômage demeure considérable, j ment favorable dans le textile et dans 118, 14 et 21; avril 18, 12 et 21; mai 13.Même si l’amélioration persiste en oc-] le vêtement, où 18' , des chômeurs du 11 et 20; juin 11, 9 et 20; août 9, 9 et tobre, des millions de travailleurs ' mois d'août- ont réintégré le travail.22; septembre 10, 10 et 21. Page 2 SAMEDI, 22 NOVEMBRE 1930 — MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER 22, 1930 Le Coin des Unions locales Tribune Libre Autour d’une réaffiliation CHEZ LES CIGARIERS L’Union internationale des cigariers d'Amérique, local No 58, célébrera son cinquantenaire de fondation le 3 décembre prochain, au siège social de I union, 144(1 rue Amherst, "dans l'in: imité* Telle est la décis.on prise par cette union, à sa dernière assemblée.II a été rapporté que cette union ne pourra )xis célébrer, avec tout l'éclat qu’il mérite ce grand événement à cause du chômage, et des difficultés financières qui s'en suivent.Dans les rangs des ouvriers organi-é-, nombreux seront ceux qui regretteront que l’union des cigariers ne soit pcs en mesure de célébrer solennellement son 50e anniversaire, pour les raisons qui sont données.Tous les ouvriers.surtout parmi les anciens, savent quel beau rôle l'union des ciga-rà rs No 58 a tenu dans le début du mouvement international en notre ville.Tant qu'elle fut prospère, l'union des cigariers s'est prodiguée sans compter, en sacrifices, pour l'avancement et le progrès de toutes les unions j aujourd'hui existantes.Ce sont les, cigariers qui ont introduit, à Montréal ’.'habitude de célébrer la Fête du Tra- \ vall, laquelle est aujourd'hui passée en tradition.L'union internationale dos cigariers d’Ainé rique a donné Samuel Gompers au m< yndc ouvr; er.A ce seul titre, be aucoup regrette -aient que le cinquante uiaire 1e l'union locale No 58 des cügar ers de Montréal.que le vieux chef et prési dent de 1 r Fédération Américaine du Travail aimait parti.culièremcnt, passât inaperçu.Par ailleurs, on est informé qu'un | mouvement >o fait, dans les rangs de; certaines unions ou corps centraux du j travail organise International, aux fins de célébrer le cinquantenaire de l'union des cigariers.d'une manière convena- ! ble et but de recomiai- ! lis dans le passé, I par cette union, au mouvement inter-1 national.Panni les sugg< ce propos, on relé rait peu de frais grand servi rions déjà faites, à ; celle-ci.qui exige-et qui rendrait un l'union dont on tient à nistr ns l'intimité, mais au | v;c tout l'éclat possi-léme anniversaire: ce j mer le jour anniver- j on de l’union No 58, j 3 décembre prochain, j e bleue?A cette occa- i vriers du pays s'enga- : icr.et fumeraient ce it des cigares portant s sont soumises aux de l'union des ciga-1 ont en discuter le nié-¦•¦r dans leurs assem-soit dans les unions.! RAISONNABLES • que le gouvernement ] la proposition du mi- ' .,i décidé d’établir une 1res raisonnables dans ; pour les chantiers du : M.Achille Lalreille, officier des sa- ' laires rai.onnablcs est chargé de voir, sous la direction du sous-ministre du ; travail, M.Louis Guyon, à ce que la nouvelle échelle de salaires soit stricte- ; ment appliquée, dans l'exécution de \ tous les contrats du gouvernement CHEZ LES WAGON NT ERS La loge Sainte-Marie No 234 des wa; gonniers d’Amérique qui compte, dans ! ses rangs, près de 2,500 membres, em! ployés aux usines Angus du Pacifique ! Canadien, organise son 4e euchre et J danse annuel, au profit d'une grande j fête populaire pour les enfants de ses | membres, laquelle sera donnée, com! me les années passées, à l'occasion des ; fêtes de Noël et du Nouvel An.Telle est la bonne nouvelle qui est annoncée par le secrétaire de la loge ; Sainte-Marie, M.C.Miron.“Cette dernière fête s'annonce sous j les plus brillantes perspectives de réussite et de succès, déclara M.Miron, et elle rivalisera sûrement avec la : fête des enfants, qui a été donnée l’an j dernier, par la loge Sainte-Marie, et ; qui réunit plus de 3,000 enfants, dans | le théâtre Saint-Denis, mis gracieuse: ment à la disposition des organisa-j teurs par son généreux propriétaire.; ; M.Jos.Cardinal.” La soirée de euchre et danse est j I fixée à samedi prochain, 22 novembre j ! courant, à la Palestre du National cette fête également promet d'être l'un i des plus grands événements sociaux de i la saison, dans les organisations ouvrières.D'ailleurs, la renommée de la ; Loge Sainte-Marie n'est plus à faire, sous ce rapport comme sous bien d'au-très.Tout, le monde connaît la loge, Sainte-Marie et ses officiers dévoués.De prime abord, l'on sait d'avance que | rien ne sera négligé pour assurer le j succès de cette soirée de euchre et de: danse.D'abord on annonce déjà que plus \ de 300 beaux et magnifiques prix seront distribués aux heureux gagnants de la partie de cartes: il y en aura en argent et d'autres en nature.Pour les! prix de présence, on apprend que le premier prix sera une tonne de charbon, don gracieux de la "Service Coal Corporation’', et qu'il y aura au bas mot quinze prix de présence à tirer au j sort durant la soirée.Aussi bien, les billets s'enlèvent rapidement.Le comité exécutif de la Loge Ste-Marie, et le comité du euchre s'unis- ,! sent pour inviter cordialement tous les amis connus et inconnus de la classe ouvrière et des enfants, en général, à cette fête samedi soir.22 courant, à lu Palestre du National.j AUX CHEMINS DE FER La loge Place Viger, de la Fraternité internationale des commis de chemins! do fer, manutenteurs de fret, employés! des messageries et de gares, à sa der- ' nier, assemblée, a reçu la visite distinguée du vice-grand-préstdent géné- ; ral canadien.M.Frank H.Hall, et du président de la division de l'est canadien.M.Wm.A.Rowe.Cette assemblée a été la plus importante de l'année, tant au point de vue du nombre de membres présent:;, j que par les questions de grand intérêt j qui y furent discutées.M Chas.A.Giroux, passé président, fut élu, par acclamation, le délégué de t cette loge au Congrès triennal de cette Fraternité internationale, lequel con.:ùs sera tenu a Denver, Colorado, en j mai prochain, et durera quinze jours, j L'assemblée se termina nu milieu do l’enthousiasme général.Nous présentons nos félicitations à notre ami M.Giroux pour sa nomination comme délégué pour représenter son local, et sommes assurés d’avance qu'il sera dignement représenté dans sa personne.FETE DES FERBLANTIERS ! Les travailleurs du métal en feuille, I local 116, organisent un grand con! cert boucane et tirage qui aura lieu samedi, 6 décembre prochain, au Temple du Travail, à 8 h.p.m.Tous ; les membres et ex-membres y sont invités.A la dernière assemblée de ce local, qui a été tenue mardi soir dernier, au No 1201 rue St-Dominique„ M.Emile Mathieu, agent d'affaires du local, j présenta des rapports fort intéressants , et plusieurs questions de la plus haute - importance y furent discutées, entre I autres l'augmentation du taux d’initiation qui est en ce moment de $25 chacun pour groupe de sept qui veulent entrer dans ce local, Seulement et séparément du groupe, la somme de $50.Ceux qui veulent profiter avant l'augmentation du taux d'initiation doivent se presser, car nul ne peut prévoir ce que seront les prix d'entrée dans une semaine ou deux.Les rapports annoncent que la situation dans ce métier, est assez bonne en général et une demande de bons hommes se fait régulièrement.CHEZ NOS UNIONS -I MAIM l»l ?» \OYt miiki: LUNDI SOIR Barbiers, local 450, chambre 15.Monument National.Charpentiers Menuisier, local 11-7, au N.'JOl rue Saint Laurent Charpentiers Menuisiers, local 134.au No 340 La^uiiehetlère Est.Ingénieurs, local 588.chambra 13 Monument National.Machinistes, local 031.au No 7 rue Crattf Ls t.Peintres, local 319.au No 1331 Salute-Outherlue Est.Tailleurs de pierre, au No 1331 rue Ste-Catherine Est.MARDI toülR Travailleurs du Cuivre, local 7s5, Salle Lavoie, rue Ontario.Casquettlers.local 33, au No 40S Salut Jacques Ouest Mouleurs, lu ul 21, au No 1331 Salute Catherine Est.Peintres, local 35‘J, au 1331 rue Sainte Catherine Est.Modeleurs, Union des.au No 1331 rue Sainte-Catherine Est.Ferblantiers Couvreurs, local 11 il, au Temple «lu Travail, 1201 St -Dominique.MERCREDI SOIR Plombiers »-t poseurs d'appareils de chauffage- lo-al 144, Temple du Travail.Cordonniers, Local 200, au 1331 rue Ste-Catherine Est.Ferblantiers, local 251, au No 2010 rue Cartier.JEUDI SOIR Conseil Conjoint .See relu r y Treasurer, lus ! James Slreel.It 11 s i lies s lieurs : U a m ÛJIO p.tn : Saturday.!t a.ni.lu I am i MA ri j tie 11 e 71 Ml I KATI.lt \ UK I MK Kiuvim, i*i:t t)KATt:i Its.i.oeal ::ut.— Idees lulls les lundis.KCII Ste l'ullierii.• i l'résldeal, J.A.De l'aurvul.t;!7s ru.- i'|, leaiil.rluiid ; vire |.resident, Jusepli U.-,.,,, , -TJ.rw Mei'urd; seerétuii'e-eurres|uu.d;i Alliert llennud, lés, avenue Uurdun.\ d il n ; seerélaire l'iiianeier, .1.-11, A, Ueaai.t Slu'd, rue Saint Denis; Irésurlrr, ); u,.laid, âc;t.-|, rue Itivard ; agent d'ail.- J'dm Perrault.U.TJI.rue Krliind ituiv, mai.rue Si,- Catherine Ksi.Tél.en t'IlAICI'K.NTIKKS-.MKNUSIKUS.— L'nn luvide .Nu I.AÜK.Uiilsuiiueui e.—A s e-lu 1, luua les vendredis â S lira du sulr nu : Us’l l.etutiriih'UX (Temple des llutfuk President.J.K.liellsle; vive présld.-i, I,.Curlieil, seerélaire urehivistu, ,'t,.,,-Thibault.CPU Orléans ; seerélaire lu., elel1.A.ituhert.ISUtl l.etulirileUX.ae-Tet.t, trésorier, J.W.c.’orhell, ûl)l l.aeurdi eoudmietir, W.liéltmger; gardien Itumievile.Province de Québec Distriet de Montréal No P TIItVI corn si piutii.t m Dame llsther Telia PlNKlUt, .le la Cité et du District de Moniréut, épouse enlumine- en biens de llennle Perelmul 1er, du même lieu, Plaignante, VS Bcnnle PKItKI.MI’TTKli.d.' lu Cité el du Distriel de Montréal, I téfendeur.Pue iieliuli en séparation de hleiis en celle 1-ailHe u élé inslltllée.Montréal.PJ m.vembn- 1930._ .SAM Cil AIT.4i -*d l'rm-ureur de lu demanderesse.t MON INTIUINA TltlN.tl.K Jl K S I V|| I.KPKS 1IK l'IKKKK DK MO NTKK,11.Assemblées lulls les Ce et -le lundis ,1e chaque Ulula, a 6 lira, du sulr, & lu sullo des cordonniers, PUll Ste-C’utharlue làt.Président, Jus.Leclerc, 4UÜS tst-llut-cri secrétaire correspomluut, A.Métlviur Moi rue .Marquette.UNION DUS TllAVAILl.KUltS f\ C1IAUSSUKKS (lt, Jt s.IV.L'.| l.u, jJ CPI.S'ussemlde tous les vetidivd-,- - , 13:it, rue Saiiite-Cutherine làst.Président, II.lielluiiii, tût) Dantes; secrétaire, y liervuis, 1331 St-Cutherine Est; agent d'si mires, O.Mclverclier, 1331 Ste Cutlierlnu K j P.Thibault, organisateur provincial ¦ 1 NI II N DES KKHKfltS, I.oval Sein idées tous les 1er et 3e lucre:,- .du chaque mois, é la salle de l'uuluu, ,\o 7 Craig Est, à S hrs p.ui.Président J.1 IJullen; secrétaire fitiatieier ei agent il'al’faires, Jos.l’eiletier, 7 Craig Psi f.-i J.Ancasler 2720.CON.SEII, DK lllsTKlt f DLS P 11 A it PI s TIKItS-.MKN UISIKH.S U'A.MPKlql 1.Président, J.l.espéruncu; vlee-présidcni A.Mayer.1UCC Uaiarlu Est; trésorier, \1 l.unlhier; secrétaire, K.Didier; agent d ailalres, E.T uussuint, J.Shears el J H Bourdon.Les assemblées saut tenues tous les mercredis soirs à b lira uu le.reuii du Conseil de Distriet, '.lut IIP I 1.mirent, téléphone PAneuster .7.701.MOOT AND SHOE ITU1CUKKS, Nu.CU'i : .S’assemble tous les mercredis du unn, J s heures plu.uu No 1331 Sle-L'slU&rln» ! Est.Président, Jos.iieuuregurd, sevré luire archiviste, N.Poirier, 245 des Eu j Dies ; secrétaire llnuccler et agent d ai laires.Charles .McKercher, 1331 Sainte Catherine Est.i., T'Ulliault.ul gulden: ¦ ,i provlaelul.Mit 1C K LA YEN'S, MASONS AND i ILE LA\ Kits INTERNATIONA!.OKI,AM /A I ION, Local 4 uf .Montreal.— .M- : lags every Cad mid 4th Tuesday, ut ;u Jeuune Mauve St.Office Address ,4 J eu li lie Mance St , Kuom No.5.Frealuciil.Joseph Verdun ecu Harvard Ave.U.,i mount, Tel.WAliiut JllUéW.1-Taunvlsl s-, letury and business agent, Henry BjIi -J U Drolet, Tel.(JA 1 II 111 et tidllSW.MOOT AND MU) K WOKKKIIS’ INI UN l.oeul CU7 do Sislnt-Jlyucluthe.— .D semblées tous les vendredis h b beiires as soir, au N'u 71 rue Mundur.Président, L CvUdrua ; secrétaire flnuuvler.A.Brutleui.tillage St-Joseph, Suiiit-Ilyuelntlie ; lie : sorter, C E.Lemieux, l'J rue Sl-Siiiiuii, : { Thiiiaalt.organisateur provincial.j t ND) y I N T'K KN ATIONAI.E DES K A t - V» u n t li 1er.Suerétulre, tdtU-Ple Avenue IL Isemont, l.'l.ulrvul U3ÜDW ; U.Limogea PC Ave.AH d.t.'Liiirviil 0(135.1; Heu.lilllrc l'aine.AM livrât UtiüC ; A.Neugle, 441 I' ulltiiu, AM he 1st 0733; IV.Lcclulr CIC Des Erables, A Mlle rat 9920.WIN PUBLIC Avis public est par les présentes donné O'"- ' kraiiiliin Creek (Irlliodox (Tnin-li • d < n¦ntidii, an i-orpK pnllllqii,- ,.| diHm-nt const it né en vertu du clin pitre 98 ill C0 Gcnrgcs \.sluliits du Canada pour l'un 17'" lorn 'I'' lit proebiilue Scssinn I riiyliicial", .A la l.églslalnrc •' .du Itcvcrcml Wladlmir Slnzar asicar de la II; ral nia n Ht.(Irlluiilnx t »*itieli de Sanil Sapiiie, cl anlrcs.dc- mim(l:in la imssiilliin d'un ade aiilori ri'lî-d oiv b t""'1"1" i-1 s'occuper de travail à 1 Divers la pravlln-e de Québec «J Im acc(»nl;mi (oiih iioiivoirs nèc(‘SHaI n-s t | ac(M)iiipIiNHciiu*iil .le ho n l ravall c il anlrcs de garder les régisln-s de IV-tat ,i,'11 *7 .•'« rappurl avec ces der n ets ions pouvoirs iippartcimiil aux mi I lenlr'N.''ï '','"«f''K"l b».H religieuses, el ] ' '“"‘Iet li.vpolliéiiuer des lois de ¦\"'ee enîilralr"^''Ubles lloliobslanl hiiili: lui I h|l»ATH à"nIi'Iii .r„- jour de tu.vein MA'mNEAU A MeKAY.IU St Juequea Om-Ht, Montréal 4r.-48 " procureurs des réquéruuts ' BUREAU DE PLACEMENT PROVINCIAL .Sous le contrôle du Uouverneinsut ds Provineo do Québec -I os Lu II AINEY, Stirlnieudiiid üéuér I’KAN CT 8 PAYETTK, Hurlatemlaat.IleursH de burouu: 9 u.lll.A D p.la.uél.Dépt.des hommes: HA.0221 I.ucul 2 rél.Dépt.tiss felmaees: HA.0221 i.orsl 2 Entréu dus hommes: 8 rue St-Jaci|Ut Entrée des femmes: 61 Notre-Dame Nous plaçons gratuitement, les lion mes, femmes et Jeunes gens.Nous o irons du travail aux Journaliers Ouvriers appartenant à tous les con de métiers: Dans les fabriques, 1* usiner les travaux de lu constnictk ou de l'agriculture.Nous offrons d' Places dans les Hôtels, Restaurant bonnes places pour domestiques, hou mes et femmes.Ingénieurs, chauffeur débardeurs et terrassiers, commis 1 sténographes.Les propriétaires et 1' agents de chantiers sont tout spécial! ment invités à présenter leur déniai des au Bureau Provincial. Le*seul journal ouvrier bilingue de la province de Québec.La meilleure arme entre les mains des travailleurs.fatror world The only bilingual labor paper in the Province of Quebec.The most efficient medium laborers have ever had.16th Year — No.47 SAMEDI, 22 NOVEMBRE 1930 — MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER 22, 1930 PRICE: 5 CENTS Industrial Depression and the Duty of the State The Encyclical of Pope Leo XIII on the Condition of the Working Classes.Leslie Gordon Bell, K.C.Unemployment Insurance By BERNARD ROSE \V(> have hitherto accepted industrial depression and unemployment as l>ie inevitable result of the present system of production and consumption.Good times and bad times are supposed to represent nro sperity and the reverse.When times are good, the workS and the mamnactum aie supposedly earning good wages and profits.When tinu-s are bad though the manufacturer may not earn as large a profit or cli ns big a business, he is still better off than the worker, since he had a larger income duiing the good times and can borrow from banks and get cr,'dit’ ,whe” >t l.e worke1r has n°thing to depend upon except the savings that lie may have put aside, and where he was unable to no matter how thrifty save part of his wages, he is forced to obtain credi* Horn the several dealers from whom he purchases the necessaries of life.The periodical privation, which the worker undergoes because of a lowering of industrial consumption or production which cannot be absorbed by the domestic or foreign buyer, makes him the object of attention from the organizations to which he belongs, philanthropic individuals and agencies, politicians, and governments Occasionally, those who are interested in the religious welfare of their fellow men make pronouncements and call upon the wealthier members ol the community to carry out the precepts which are imposed upon them, in virtue of their membership in a church or adherence to a particular creed.We are still prone to look upon the recurring industrial crisis and depression as something that must be taken for granted.Unemployment is allegedly inseparable from the way business is presently conducted commercially and mechanically.At one time, the workers who were the victims of depression were dependent upon the charitable dispositions of their wealthier fellow citizen., .oi the food that barely kept life within their undernourished bodies and that of their children.Wealth today has become more glaringly apparent in the city and industrial centres than in the centuries when industry was the concern and occupation of the few, and agriculture the calling of the majority Then ’ here was little or no need on the part of the craftsman for assistance He always managed by his labor to earn sufficient to meet his wants and if a demand existed for what he produced, he could out of the proceeds put something aside to meet emergencies due to lowered demand.woikei today, skilled and unskilled, is generally an employee of a lari>.- industry or public utility.He has not security of tenure.He is liable .it any moment to be told his services are not rocpiired even though the best part, of his liie may have been given to the firm which employed him and derived a considerable profit from his labor.Invention and better organization are presently the major causes that i' >rcp employers to dispense with his services because, following the adoption of new machinery and reorganization, no place can be found for him and he must seek employment elsewhere.He thus metaphorically becomes a no longer wanted human machine and is thrown upon the industrial scrap heap.He may be in full possession of his faculties.Up may still possess the cunning or skill that made him the craftsman whose ability was the envy and pride of his fellows.He may have lived a good life, obeyed the law.brought up a family, met every one of his obligations, contributed to the wealth of his country, but having no other capital than his labor — this being no longer required — he progressively deteriorates physically, socially, and industrially, pitied by some and held in contempt by more fortunate mortals.The paid preachers of religion, to whom he might go for advice and assistance, can only give him counsel, and occasionally, when want is plainly written upon his haggard countenance, a little food or alms.The average business man very seldom allows religion and its teachim-s to in any way influence him in the carrying on of his business, whether it relates to the buying and selling ol material and merchandise, or til.engaging and discharging of workmen.He is principally concerned with the making of profits, in order that he may get a return on the money which lie personally invested, or controls and supervises on behalf of shareholding groups.Eloquent divines may thunder from the pulpit against the injustice mid inhumanity of a system that permits men and women to be deprived of the necessaries of life.They may talk in parable and call upon the wealthy to do their duty, in accordance with the injunctions of tln ir Great Teacher, but how few are really influenced by the exhortation of even the most sincere and scholarly teacher and preacher of the Gospel! It was only when the workers realized they could improve their condition by collective effort that they formed organizations.With the object of promoting and maintaining their solidarity, they discouraged tin1 li mation of unions or associations based upon differences of faith oi 11-.graphical boundary.The workers in a country decided that the objc s Uiey had in view could best be achieved where they formed 'ini'- locals, or international unions, that were federated together and coulii speak with one united voice, when it became a question of securing legislation that would benefit all workers, regardless of the trade they followed, the district in which they lived, and the affiliated organizations to which they belong.Dissension and division are disadvantageous to the best interests °> 1 i- worker.He cannot understand why such division or dissension should exist, promoted as it is by those who, because of sectarian or Pm .imal interests and motives, wish to divide the workers (notwithstanding their identity ol economic interest) into opposing camps, ¦has enabling the employer to play one against the other and secure, because of such division in the ranks of the workers, more submissive "ni is prepared to accept tiie wage offered.¦' com time to time references are contained in addresses and articles, writ'”» both by clergymen and laymen, to the remarkable document that was issued by the head of a great international church.The «'cli-dastical advocates of the principles which this pronouncement contain believe that it embodies all that is necessary to govern the relation ; of employer and employee.They earnestly contend that, if these Phiu iples were loyally followed, a great many of the evils and abuses of which the workers complain would be eliminated and abolished.Tn this province, labor is not united in one organization.Divisions °-'ii‘-t and, instead of that solidarity which would undoubtedly contribute to i he worker’s welfare, there is an antagonism and ill will that bam heaps the efforts of those who, disregarding religious affiliation, believe that the first duty of the worker, both as a citizen and head of a l: mily, is to obtain the highest possible compensation for his labor through being organized into a union which admits, regardless of Political or religious differences, all those employed or engaged in the same calling or craft.When this document was published and circulated, times were not v,Ty good.It seems a very singular coincidence that the encyclical letter Issued by His Holiness Pope Leo XIII, on May 15, 1891, and known The Federal Member for St.Antoine.A Capable Young Politician Whose Future Is The Growing Number of Workless Men and Women Bright With Promise.Makes Unemployment Insurance an Urgent and é - Imperative Need.Directors of Industry Should Show More Concern for their Discharged Employees.Metropolitan Parliamentary constituencies are as a rule, represented by men who have reached an age, which supposedly gives one the experience, qualifications, and reputation, regarded as personally and politically advantageous, in seeking or being asked to accept nomination as a candidate.Credit is therefore all the more merited and deserved, when a comparatively young man and not a lifelong resident but nevertheless active politically, because of his pleasant manner, tact, and ability, was able to capture one of the banner constituencies on the Island of Montreal.Electors of the city of Montreal exiled to lie called upon to support and elect as candidates, those whom they have known by reputation or personally for many years.They know that winning an electoral constituency in a big city means hard work and effective organization.When one who is a youngster politically, dares to come into a constituency and tell the electors that Tie is confident he can ably represent them, his courage is admired, and if added to his daring he lias the qualities that enable him to make friends, victory is assured.St.Antoine distinction of Division has had the being represented in By BERNARD ROSE successive Parliaments by outstanding citizens.Amongst those whom the electors of this division sent to represent them, were the Honorable T.D.McGee, the Honorable John Young, Mr.H.H.Galt, and Sir Donald Smith, who later became Lord Strathcona.Dr.T.G.Roddick, one of Canada's great physicians, and Sir Herbert B.Ames.St.Antoine has been called a blue stocking division because it contains the residences of a number of Montreal’s wealthiest and prominent citizens.Owing to boundary changes and | electoral realignment it now comprises ! within its borders, those who belong j to the masses as well as the classes.To succeed in appealing to both, which is necessary, if the candidate is to win the seat, requires qualities of a very high order.When the younger Conservatives prior to 1925, decided that some action should be taken to revive and maintain interest in the Conservative Party and its policy, amongst those who were in the forefront of this aggressive group which possessed both optimism and courage, was a modest, rather good looking young man, known as Leslie Gordon Bell.Leslie is not a Montrealer or Quebecer by birth.He comes from the West having been born at Rapid City, 1889.His I of Irish- ! By BERNARD ROSE Manitoba, on December 4, parents were Canadians — .Scotch descent.i a letter addressed to the Editor of a local morning newspaper, The elder Bell was a successful -lhe readers of which are in great part composed of those who are not farmer and highly respected citizen, tworkers, a correspondent makes reference to a recent visit to the Old He believed in giving his offspring j Country and the number of idle men he saw who apparently had not every opportunity for acquiring the been deprived of the necessaries of life, and a group that he met in best education that his means and af- Montreal standing around the huge machine shovel that is operating r»cn°n- PCMnif ?,d’ ,lience il ls’ that on l*10 lancl upon which the terminals are being constructed, m the House of ïommonf hT hf iT He suggests lhat il ™»Bht be advisable to employ the pick and faculty of easily acquiring and ab- shove1' 111 Prefol'ence to the excavator and thus furnish the men who ate idle with employment, enabling them to keep themselves from starvation and perhaps criminal acts.He omitted however to state that the men who are out of employment through no fault of their own and who are ready and willing to work, are entitled to be given consideration by the community or the State.In the great army of unemployed which is quite a problem for our local authorities both public and philanthropic, can be found thousands sorbing knowledge.He was an excellent student, but although very studious, he maintained his contact with men and things.He was not an educational or intellectual hermit.When attending lectures or carrying on his studies, he was the keen stud- N early all seek quality nearly all drink SALADA n SALADA" TEA ‘Fresh from the gardens’ in ecclesiastical circles as Renan Novarum, should be so appropriate to present conditions.The opening paragraph declares: “That the spirit of revolutionary change, which has long been disturbing the nations of the world, should have passed beyond the sphere of politics and made its influence felt in the cognate sphere of practical economics is not surprising.The elements of the conflict now raging are unmistakable, in the vast expansion of industrial pursuits and the marvellous discoveries of science; in the changed relations between masters and workmen; in the enormous fortunes of some few individuals, and the utter poverty of the masses; in the increased self-reliance and closer mutual combination of the working classes; as also, finally, in the prevailing moral degeneracy.The momentous gravity of the state of things now obtaining fills every mind with painful apprehension; wise men are discussing it; practical men are proposing schemes; popular meetings, legislatures, and rulers of nations are all busied with it —and actually there is no question which has taken a deeper hold on the public mind.” A recognition of the worker’s helplessness because of labor saving machinery is recognized in the statement: “But all agree, and there can be no question whatever, that some remedy must be found, and found quickly, for the misery and wretchedness pressing so heavily and unjustly at this moment on the vast majority of the working classes: for the ancient workingmen's Guilds were abolished in the last century, and no other organization took their place.Public institutions and the very laws have set aside the ancient religion.” Sound economic doctrine is contained in the statement: "It is surely undeniable that, when a man engages in remunerative labor, the impelling reason and motive of his work is to obtain property, and thereafter to hold it as his very own.If one man hires out to another his strength or skill, he does so for the purpose of receiving in return what is necessary for sustenance and education; he therefore expressly j intends to acquire a right full and real, not only to the remuneration, but also to the disposal of such remuneration, just as he pleases.” His Holiness goes on to discuss the movement that aims to bring about a change in the form of political society, as well as the ownership of capital and machinery.That, however, is something that need not concern the average wage earner, who is primarily interested in obtaining the means to live.All that he asks is that industry or the State guarantee him a right to employment, the denial of which right takes from him the means of earning a livelihood.The wage earner, in associating himself with others placed in a like economic position, welcomes the co-operation of all fair minded citizens, regardless of the profession they practice, the religion they follow, or the social category to which they belong.He rightfully and righteously insists that, if the so-called principles of justice which religion should seek to have enforced are not applied by those who control industry and have access to the sources of wealth, he must, as a matter of selfpreservation, combine with others to exert that force which compels recognition and consideration from those who, as employers, or directors of the State, are in a position to meet his demands.It is hardly in accordance with the principles laid down in the encyclical referred to, that hardworking fathers of families in this province should be paid a wage or salary totally insufficient for their needs.Nor is it socially just that young women be expected to work for a salary or wage that does not enable them to live decently and virtuously.The wage earner, male or female, married or single, cannot be expected to live in conformity with the principles, social and religious, that are inculcated by those who profess to be official disciples of the Great Teacher, unless they are paid compensation commensurate with their skill and needs.Furthermore, because of the years they devote to labor, provision must be made for them, when they cannot obtain employment or are no longer physically able to continue working at their trade or calling.It may sound very nice to say that “poverty is no disgrace,” but it is a very serious social and economic disadvantage.When the worker unable to secure employment is forced to solicit alms or become an inmate of a charitable institution, he feels himself utterly disgraced.In his opinion, there is no greater handicap than poverty.To those who decry the interference and intervention of the State in matters hitherto regarded as beyond its province and jurisdiction, and something to be left wholly to the employer or an agreement between the employer and employed, it is refreshing to read, coming from one occupying the conspicuous place the author of Renan Novanan did, that: "Whenever the general interest or any particular class suffers, or is threatened with mischief which can in no other way be met or prevented, the public authority must step in to deal with it.Now, it interests the public, as well as the individual, that peace and good order should be maintained.” Effect was given to this principle, when the Right Honorable R.B.Bennett, in accordance with the pledge made during the election, said that if he was returned to power, he would call an immediate and emergency session of Parliament, so that some action could be taken with the view to remedying the unemployment situation.Not only did His Holiness advocate the intervention of public authority when required, but also that the worker was entitled to a living wage, and should be encouraged to acquire property.Unfortunately, even though considerable headway has been made, because of the activity of organized labor which has resulted in bringing about wage increases, the great majority of toilers remain in what might be termed the economically subject class, since the compensation they receive does not permit them to acquire property in the sense of not only making them the owners, but because of their savings and thrift, putting aside a sum that would be available for an emergency and periods of depression.The State, because of the worker’s strength, and his vehement denunciation of conditions that so disastrously affect his economic welfare, realizes that it must no longer permit the workers to suffer injustice or privation, because of conditions that make the worker a cog In the industrial wheel to be used, abused, or discarded, regardless of the truths of religion and the dictates of humanity.aside, he showed as much zest in matters affecting the welfare of the public, as one who was a wide awake man of affairs.He got a sound elementary education and then began his university career.He studied at the Universities of Toronto, Queens, Michigan, Dal-housie and King’s.He decided to become a lawyer, and after completing his studies at the institution which he attended in Nova Scotia, got his degree and was admitted to the Bar of that province.He concluded that Montreal for one of his temperament, qualifications and ambition, offered better opixutunities for advancement than the Eastern Provinces.He came to Montreal and joined one of the largest law firms.He was successful in his practice, but the greatest piece of good fortune that came his way, was when be met Florence, the very talented daughter of Mrs.George Seymour of Montreal.She must have found him a very engaging young man, since he persisted in his addresses and not all her legal lore could overcome the arguments that he advanced in support of his contention that they should enter into a lifelong partnership.Mrs.Bell was able to render her husband valiant service in bis iwlitic-al activities.Being a woman of great accomplishments, with a very fine mind, she could make suggestions and evolve plans that he found were in every way excellent.As a confrere, he had implicit confidence in her good judgment.In addition to the degrees which he got from the institutions he attended, the oldest in Canada, the University of King’s College gave him its Doctorate in Civil Law.The Government of the Province of Nova Scotia created him a King's Counsel in 1929 Mr.Bell felt that the time had come when he was justified in acceding to the wishes of his numerous friends by acoapting the Conservative nomination for the division which he now represents.Although as already stated a young man, who had not been in Montreal very many years, he had nevertheless acquired a splendid local reputation, and was elected.Those who voted for him, admired him for his pluck and felt that he should be given an opportunity of showing his mettle.In the elections of the following year, he was again reelected.In the House, he speaks when the question is one that warrants an expression of opinion, which he can give in a manner that wins him not only a hearing, but the respect of his colleagues.Evidently, the electors of St.Antoine felt that he deserved a renewal of his mandate.He had as opponents citizens of prominence and distinction and very much admired by their citizens.They had fine organizations that were ably directed, yet, the ma- ent, but the moment these were laid of young, middle aged, and older men who were employed in large establishments doing clerical work They, in most instances, are entirely at the end of their resources.They have no doubt exhausted every means of getting employment, and their situation is certainly a very pitiful, as well as a pathetic one.One large establishment, which manufactures appliances used by a well known public utility, has dispensed with the services of hundreds of its loyal employees.Amongst these are, no doubt, many who saw service overseas and fought to save Canada and the Empire.It does seem unfair, as well as impolitic, to dismiss or lay off thousands of experienced and skilled men and women in the different callings and services, regardless of how they may be affected through their inability to secure employment.What emphasizes the position of these helpless workers, is that the very large concern that employs them did not dispense witli the services of a like percentage of their executive personnel.The heads of departments, as well as those in supreme charge, continue drawing very large salaries and other emoluments.It perhaps does not strike them that, in fairness to the workers who have given them loyal service over longer or shorter periods, they might reduce their own very large salaries by twenty-five and fifty per cent, and put it into a common fund to be expended in giving temporary assistance to the more deserving and destitute of their employees.These executives and principals are possibly those who do not like unions; speak with contempt of the so-called British “dole,” and do not think that shortening the work day or work week will in any way improve the situation.The unemployment situation in our city and country today is such that not only must the kindhearted employer and executive director do what they can to make lighter the lot of the unemployed worker, male and female, but the State must, in the exercise of its authority entrusted to it by these same workers, come to their assistance in a manner that will enable them at least to be given the necessaries of life and that shelter required in so severe a climate as ours.In all likelihood, the executive heads and principals of these large concerns that have found it necessary to discharge so many of their employees, attend church.They possibly contribute a substantial amount to good causes.They do not intentionally wish to hurt their fellow citizens less fortunate than ourselves, and perhaps when advised of the serious predicament of one or more employees, would gladly come to their assistance by giving them financial aid.No matter how kindly disposed they may be in their own immediate circle, and how much they may sympathize with the unemployed workers, there is a larger social duty devolving upon them, and that is, when curtailing their staff, reducing the personnel, or posting notices that the men in the foundry, mill, and factory, need not report for work until required, to sit down before such notice is posted, and ask themselves whether it is due to the labors of the very men whose services they are dispensing with, that they were able to personally achieve the success they did, because of the splendid co-operation received from the workers and their immediate personnel.If they admit this to be a fact, then, they must insofar as they personally can, make a measure of sacrifice and thus show the workers that they appreciate their cooperation, and willing, to the extent they can, make a sacrifice, by accepting reduced salaries and putting the difference into a common fund to help those who are in urgent need.Regardless of what action may be taken later on, to permanently remedy the unemployment problem, no time must be lost in introducing and enacting the necessary legislation providing for unemployment insurance.The thousands of men who are today walking our streets, vainly seeking, and in some cases, begging for employment, would not be as handicapped as they are, if a system of unemployment insurance was in effect, and they knew that although they could not continue earning the full wage which they had previously to their dismissal or lay off.nevertheless, would get enough, if not to give them three meals a day, two, or at least a single substantial one.Nor would they fear that, through their inability to pay at least part of the rent owing, their goods and effects would be seized by the landlord and sold to pay part of his debt, and the costs which go first to the attorney employed by the proprietor to institute proceedings.Furthermore, an unemployment insurance benefit would enable jority of the electors who cast their J them to purchase coal and thus prevent that sickness that otherwise is ballot at the last general election ol inevitable, where the family are poorly nourished, and badly clothed, July 28th., thought that Leslie Bell to which is added the discomfort where the premises are not properly deserved the encouragement and ap- heated.predation which they could give him ; Human nature being what it is, we can quite understand how the by sending him back to the House.hardworking toiler, looking around and seeing so much evidence of HU constituency is ecom ng a ' ^ j wealth, becomes discontented with his lot and asks in the bitterness or SlneaLaîeror?tn^embie.No heart what avails all the talk of the brotherhood of man; the matter how often he is opproached, he|rertgion that is propagated in the vaiious churches; and the exhortais the same smiling, debonair, indivi- tions to kindness, charity, and conformity to the ethics of Christ preach-dual.who succeeded in getting elected ed by His ministers in the many churches.in a division tliat is a difficult one to j The workers must assert themselves first, by effective trade union organization; secondly, by making representations to the constituted carry and represent.J Mr.Bell was asked to take charge authorities whom they can elect or defeat at their pleasure, to devise of the reorganization of a well known ways and means and enact legislation that will economically protect the manufacturing firm in the province, ! worker during unemployment, sickness, and distress, one of the oldest of its kind, and is the \ye ll;ive men 0f splendid ability at the head of our large enter-president of Matthew Moody & Sons lseg and institutions, particularly those that are engaged in productive is also associated with other enter- eff(f and th* carry‘ng °n of transportation services.They are gen-prises He is quite a popular clubman, ierally men who are big-hearted and large visioned.They live useful • .- • and active lives.From the standpoint of consumption, they eat no more than the average employed workman—the food may perhaps be of a little better quality* served in a more artistic way, but after all it is the food that contains the same amount of energy as that which the worker gets or requires to keep him in good health.Men of this type are constructive.They are builders.In spite of what their detractors may say, they are human and kindhearted.They do not live in the same world as the worker, but most of them have come to their present position of eminence by their own efforts.They no doubt wish to leave a name and reputation that will be cherished by their families and posterity.They can achieve it.by endeavoring to labor in the interests of their fellow citizens in the same way as the sincere politician and high minded statesman.Our national problems can only be solved by an appreciation of our mutual dependence, in all that is necessary to live our lives in accordance with those ethical standards to which all good and fair men subscribe.If our able men can successfully initiate and conduct enterprises operated for financial profit, there is no reason why the public and the State should not avail themselves of their services which they no doubt would gladly give, to eliminate those evils and prevent that suffering that still unfortunately afflicts a percentage of the population, and which can be remedied.Desire and inclination to help one’s fellow men, springs from that consciousness of one’s opportunities to help in the measure of one’s resources and ability.being a member of the United Servi ces, Montreal, and Mount Stephen Clubs.He also belongs to the Royal Montreal Golf Club and Royal Auto Club of Canada.Mr.Bell has demonstrated that the impression previously prevailing that only wealthy and older men should be selected and elected for Metropolitan constituencies, no longer holds— that the young man who has courage and ability, can rightfully and successfully aspire to represent his fellow citizens in the Parliament of the Dominion.Leslie Gordon Bell has a great many years of political and professional usefulness ahead of him.His friends ore confident that he will continue representing his constituency, in a manner that will reflect credit upon his electors and himself, and that his future is bright with promise.Your demand for the Union Label or Union Service will usually cause the other fellow to do the same for you. Page 4 SAMEDI, 22 NOVEMBRE 1930 -, MONTREAL SATURDAY, NOVEMBER 22, 1930 Life Assurance a form of Property 1 Sîjil : I, ,1V.V : iiviji LIFE assurance is as much a form of property as a house, a farm, a bond, or a savings account with these advantages:— (1) Its present and future values are guaranteed.(2) It constantly appreciates in value.(3) Its values are always available in liquid form.(4) It is property purchased on a strictly one-price-to-all basis.T i Talk ers are as______ ! sessed $2 a week.The vast majority of women work i Passmens Union No.3 has always more than eight hours, according to a ! |‘lkcn Kood care ol its membership, ui , statement issued by the United SUtesi1)a^ing a clea-h benefit, a pension, sick “The machine mud k,,im ra , .Women’s Bureau.Contrary to general and now an out-of-work fund, also an ; ijfe noL , , , .111 a belief, wage-working women have nol^^te school on press work.j ^ joy of work, "han he Lettre ' eight-hour day, it is stated."Unless industry mates men worn "With the trend toward the five-day ; OUT-OF-WORK BENEFIT : en and children happier in nw week and suggestions of the six-hour PROPOSAL DEFEATED work, unless it gives opportunity and day, the eight-hour standard is gett- - creative satkfnnHnn ,, • , and ing to be almost as old-fashioned as j .1 K‘ Americ»n Photo-Engravers, of- a cannot excuse its foil ° i a 1929 automobile,” the bureau states.;1 cal organ 01 the International Photo! jnK .w ., “Many women in factories have an J Engravers Union of North America.! alive ” * * 'aS t 1'em eight-hour day or less, but they con-!reb°rls 'hat while the official count; stitute the minority of all those in in- j of llle ballots cast in the recent re- ; „ dustry, Uncle Sam’s investigations rererldllm election on the proposal to ’ OM show.A work day of such length was reported for only one-fifth of the 227,000 women working in 2,700 factories, stores and laundries scattered throughout 16 states that were included in Women’s Bureau studies during the period 1919-1928.” AN ENLARGED LIFE "The machine age will fail if its one purpose is to give man a mere living, said President Hoover in an address at the dedication of a new building by a food company in Pittsburgh, Pa.’ "Man learned the art of staying alive long before he learned the art ol mechanics, said the President.Canadian Car & Foundry Co.Limited Passenger, Freight and General Service Cars for Steam and Electric Railways.621 Ontig Bt., West, Montreal •VJ Slr-Ciillirrliir KnI.I.A iii-iixlt-r THEATRE FRANÇAIS SKMAINK — I’ltll KS-WI I K Mull in',- — IS,.\ SOr.— .Mutlnrr Sidr.'-
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