Le monde ouvrier = The labor world, 1 octobre 1929, samedi 19 octobre 1929
15e Année — No 42 SAMEDI, 19 OCTOBRE 1929 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 19, 1929 Try Black Horse ale; 100 Years of Brewing experience behind it mnd ©üufitf K»- Drink DOW’S ALE Standard of Strength and Quality —a Rédaction et administration: 9 et 11, rue Saint-Paul Ouest.“INSTRUIRE ET AMELIORER” Nous américanisons-nous?Voilà un sujet d’actualité qui émaillé les colonnnes de nos journaux, les discours de nos hommes publics et la conversation de beaucoup qui s'intéressent à notre avenir national.Les uns prétendent, avec preuves à l’appui, que nous nous acheminons à grands pas vers l'américanisation; d’autres soutiennent mordicus que rien ne peut entamer notre entité nationale et que le bloc canadien-français ne s’émiettra pas.C’est un sujet scabreux et de nature à attirer bien des horions à celui qui aurait l’audace grande de s’ériger en arbitre entre ces deux courants d’opinion, et cela s’applique avec d’autant plus de force à celui qui est membre d’une union ouvrière internationale, car l’on invoquera l’argument qu’il est préjugé par son intérêt personnel.Risquons le tout p0ur le tout et étudions froidement la situation telle qu’elle nous appa-rait et d’après ce que le premier ministre et le chef de l’Opposition en ont dit, au cours de discours prononcés ces jours derniers.L'honorable M.Taschereau, parlant à un banquet de l’Association des banquiers en débentures d’Amérique, à Québec, a touché cette question de l’emprise du capital américain sur l'industrie canadienne.Pour ne pas être taxés de dénaturer les paroles du premier ministre, nous copierons Le Canada, l’organe du parti libéral à Montréal.Voici quelques extraits puisés dans un éditorial en date du 17 octobre: Ceux qui prétendent avec un si grand sans-gêne que Thon.M.Taschereau est un homme à tendances marquées vers l'américanisme devraient lire le discours qu’il vient de prononcer devant les membres de l’Association des banquiers en débentures d’Amérique, association américaine dont le congres se tient présentement à Québec.Le premier ministre n'a pas craint d’affirmer que les industriels des Etats-Unis qui venaient dans la province de Québec placer leurs capitaux afin de tirer profit de nos ressources naturelles devaient accepter les lois de la province concernant la production et subir au besoin les restrictions jugées nécessaires par le gouvernement afin de conserver précisément cette source d'alimentation recherchée par les capitalistes américains.D’autre part, le premier ministre a insisté sur la nécessité d’assurer avant tout et toujours le bien-être de notre population.Tout le monde recommit qu'il est nécessaire de développer les industries de la province si nous voulons mettre en valeur les Immenses ressources dont l'a pourvue la Providence.D’autre part, créer des centres industriels c’est assurer à l’agriculture des marchés facilement accessibles sur lesquels les produits de la ferme trouvent à s'écouler avec rapidité et avantage.Ainsi donc, le bien-être de la population agricole et celui des ouvriers vont de pair.Mais, encore une fois, il est nécessaire que le tout •oit soumis à des directives qui protégeront et les ressources naturelles et les habitants de la province de Québec.C’est ce que fait le gouvernement Taschereau et le premier ministre n’hésite pas à l’affirmr devant les capitalistes américains eux-mèmes qu’il entend continuer dans cette voie .Mais pour parvenir à ce développement qui fait aujourd'hui la prospérité de la province, il était nécessaire d'obtenir du capital étranger.C’est ce qui fut fait par les différents premiers ministres libéraux qui se sont succédé à Québec et c’est encore cette politique qui a fait naître chez nous des industries importantes où des milliers d’ouvriers canadiens sont employés.Cette politique est essentiellement canadienne, on en conviendra.” Passons maintenant au tour du chef de l’Opposition, M.Camillien Houde, qui, en sa qualité de maire de Montréal, parlant à un diner du Young Men’s Canadian Club à l’hôtel Queens à Montréal, ces jours derniers, mettait ses jeunes auditeurs en garde contre le danger imminent de l’américanisation du Canada au moyen de la domination financière.Voici ce que le Star rapportait, à ce sujet: “Nous savons que les Etats-Etats se sont développés grâce à la finance d'Angleterre, mais ils n'étalent pas exposés au danger d'être réassimilés à la famille des nations de laquelle ils s’étaient séparés car il y avait des milliers de milles d'océan entre l’Angleterre et les Etats-Unis.L’influence financière était la seule en jeu et celle-ci n'était pas assez forte, car 11 est assez rare que celle-ci soit assez influente pour tourner le sort d’une nation.Dans notre cas, c’est différent, car le capital de la République voisine contrôle nos industries et notre commerce et cette influence financière n'est qu’une de celles que nous subissons, elle devient alors un facteur puissant.Aucune de ces influences ne peut par elle-même menacer notre entité nationale mais toutes ensemble?J'nvoue que parfois je suis effrayé.” Voilà deux expressions d’opinions qui couvrent toute la situation, dites bien différemment, certes, mais somme toute on peut en déduire que le capital américain joue un grand rôle dans les industries, le commerce et la finance du Québec.Ceci admis, est-ce un bien ou est-ce un mal?Avant que le capital américain envahisse notre province et développe de nouveaux centres industriels, qu’étions-nous?Que sommes-nous aujourd’hui?D’une province agricole et à toute petite industrie avec salaires ridiculement bas pour les ouvriers, nous sommes devenus la deuxième province industrielle du pays et Montréal la ville la plus importante, au point de vue financier, commercial et industriel, avec le double de la population de sa plus proche concurrente, Toronto.Notre province est prospère à bien des points de vue et est destinée à devenir le pivot de la Confédération canadienne, sa réputation est mondiale et l’on nous cite comme exemple en bien des domaines; les salaires des ouvriers — qui sont loin d’être ce qu'ils le devraient — sont toutefois de beaucoup supérieurs à ce qu’ils étaient, des villes entières sont sorties de terre comme par enchantement et l’activité industrielle a remplacé le marasme et la somnolence d’antan.Nous ne sommes pas prêts à dire que tout cela s’est accompli sans heurt, ni secousse, ni perturbation sociale, on ne change pas une province agricole en un centre industriel sans renverser bien des barrières et sans transformer la mentalité de sa population.Tout bien considéré, qui voudrait retourner à ce que nous étions, il y a vingt-cinq ans?Il y en a, mais c’est le petit nombre.Ce n’est certes pas le capital canadien ou le vieux bas de laine de nos campagnards qui a opéré cette transformation, mais bien le capital de nos voisins de la République au sud.Devons-nous nous en plaindre et les en blâmer?Tout dépend du point de vue auquel on se place, c’est à nous de nous protéger efficacement contre cet envahissement naturel et qu’on ne peut empêcher.Nous n'avons pas la mission de défendre le gouvernement de Québec, mais, en toute justice, on doit reconnaître qu’il y pourvoit et les déclarations de l’honorable M.Taschereau sont là pour le prouver.Cela veut-il dire que nous subissons cette domination étrangère?Que ce soit du capital américain ou du capital anglais qui donne à notre province cet essor industriel, quelle différence cela peut-il bien faire à ta grande masse ouvrière?Comme question de fait, sommes-nous économiquement et socialement parlant plus près de la culture américaine que de la culture d’outre-mer?Aurions-nous gagné plus à travailler pour des Anglais que pour des Américains?Nous ne le croyons pas.Aux Etats-Unis, on reconnaît que l’ouvrier est non seulement un producteur mais le meilleur consommateur et que plus son enveloppe de salaire est volumineuse plus les roues de l'industrie et du commerce tournent activement et plus la prospérité de la nation est grande.En est-il de même jh Angleterre?Le marasme industriel dans lequel se débat ce pays est a meilleure réponse qu’on puisse faire.Serions-nous prêts, nous ouvriers canadiens, à troquer le standard de vie de l’ouvrier américain — qui est le nôtre aujourd’hui — contre celui de l’ouvrier anglais?Alors, pourquoi faire un épouvantail de-cette bansfonnation, pourquoi toujours chercher à nous représenter les moeurs de nos voisins d’outre-quarante-cinquième comme démoralisantes °t déplorables?Avons-nous la prétention de valoir mieux qu’eux et de monopoliser toutes les vertus?Les trois millions de Canadiens-français qul viv°nt aux Etats-Unis ont-ils de ce fait perdu leur foi religieuse et Tél.: LAncaster 5361 — Le numéro: CINQ CENTS PARTOUT ?• ?• « ?-| L’école de campagne tt*-» - M.Perron dans sa saine et juste vision des choses a compris que la terre qui nous nourrit est la principale source de la richesse nationale, aussi a-t-il résolu de grandes réformes dans l’agriculture.Au lieu de se borner à s’appuyant sur une psychologie vraie, avec une connaissance approfondie de l’âme telle que nous l'ont léguée nos robustes ancêtres.L’enfant du cultivateur dès son , .jeune âge est un apprenti de la terre, pleurer siu^ nos^ naines, a jegretter j Durant ies sombres journées d’automne, pour ne pas laisser son nourrisson l’exode des Canadiens-français vers la République américaine, il prend les moyens nécessaires pour fixer au sol ceux que leur velléité nomade et plus souvent le désir de tenter fortune attirent à l’étranger.Ce qui prend forme dans ce puissant cerveau ne reste pas à l’état d’abstraction.M.Perron n'est ni un imaginatif, ni un remuant, ni un lyrique, ni un patrio-tard, c’est un homme d’affaires qui aime son pays d'une manière pratique.Ce ne sont pas des sonnets qu’il lui seul à la maison, elle l’a roulé dans une courte-pointe et l'a emmené faire le train, quand son homme est aux chantiers et qu’il lui faut le remplacer.Il a respiré la lourde odeur de l’étable, et ses yeux qui viennent de s’ouvrir, (Ont regardé traire la vache.Il s’est endormi à ce bruit monotone, après avoir bu du lait chaud.Plus tard, quand il avait de petits bouts de jam-beset que sa chemise passait par un ?* • « » » > ?> .?* .••••?.griserie que souvent les parents partagent, sans ce douter du danger de cette furie qui monte au cerveau avec les hallucinations qu'elle cause.L'écolier est déjà un puits de science.Il a Le mouvement ouvrier au Canada Des statistiques intéressantes puisées dans le dix-huitième rapport annuel du Département du Travail.— Un montant énorme de bénéfices payé par les Unions Internationales.I trou de son pantalon, il a suivi son dédie, mais des pièces sonnantes qu il | papa aux champs.Un bâton en main, veut voir accumuler dans le coffre- q conduisait les animaux au parc.A fort du paysan, au lieu de gros sous j califourchon sur la Grise, il s'est prodans le bas de laine hors de mode.: mené, sans vouloir que son père le Il a déjà à son actif des mesures qui ! soutienne.Le dimanche, bien savon-ont renouvelé presque instantanément j né, revêtu d’un habit de velours avec notre province.Malgré les habitants Un grand collet blanc et un noeud de qui crient toujours comme une roue ruban gras comme sa tête, il est allé mal graissée qu’ils sont, il leur a fourni;à la grand’messe avec ses parents dans le moyen de se tirer du chaos et du la grande “waggin.” C’est lui qui tenait les guides, un oeil de côté quand il arrivait au village, pour voir s'il était le point de mire des gens attroupés devant le bureau de poste Le Département du Travail vient de publier son dix-huitième rapport annuel sur l’organisation du travail, couvrant l’année 1923.C'est vite le dédain du travail manuel et ne ! une très belle étude de la situation et le Département mérite les plus songe plus qu'à s’extérioriser d'un mi-jsincères félicitations du Travail Organisé et de tous ceux qui s'intéres-lieu aussi prosaïque.La douzaine de sent aux questions sociales, c’est un ouvrage qui devrait être entre les livres qu’il a dans son pupitre et dont J mains de tous les ouvriers aussi bien que des patrons, car il contient des il s est transvasé le contenu dans la renseignements intéressants sur les progrès du trade-unionisme au tete, au lieu de magnifier les splen- j canada deurs de la terre et la noblesse du ‘ m „ .11 divise le Travail Organise en six groupes, soit: 1.Les branches locales des unions internationales, ayant leurs Nous sommes le prolongement de volls placer sur vos bancs et repassez ceux qui nous ont précédés dans lajvos leçons.malheur à celui qui ne les vie.D’après une légende qui a cours I saura pas, je ne l’emmenerai pas aux dans les campagnes quand un enfant1 bleuets cet après-midi., hait les morts de la famille se réveil- ! p était l'instituteur, l'instituteur lent, s’agitent et se parlent au cime- | Idéal, pensai-je.Le mérite ne se me-tière, sans doute parce que celui de ,sui’e Pas au savoir livresque, mais à leur sang qui vient au monde, conti- j 1 adaptation qu’on en fait.S'il y avait nuera leur existence et réalisera leur ;un grand nombre de ces maitres d'école qui cabot en leur donnant ces belles routes qui les a mis en contact direct I avec la civilisation des villes.Il leur ! a rendu les marchés accessibles et leur | a amené des clients sur place.Le tou-J rismo a changé la face de notre pro-j vince.C’est un miracle opéré par la j vertu, non pas de l’esprit saint, mais (du trésor de l’Etat qui ne pouvait être j mieux employé et par l’esprit d'entre-j prise qui ne commit pas d'obstacles.! Mieux que le magicien aux bottes de jsept lieues, M.Perron a nivelé les montagnes, comblé des précipices, jeté j des ponts sur les cours d’eau.Il a rendu accessible à tous des régions incon-! nues et de toute beauté qui dormaient j dans leur inconscience — vierges si [l’on veut mais stériles et dont l’infécondité toute poétique qu’elle fût était déplorée par les véritables patriotes.La crise du dépeuplement de nos campagnes avait une cause, M.Perron l'a trouvée et n'a pas craint de la nommer de son nom, la routine.Mais à celle-ci s'en justapose une autre — et beaucoup d'autres peut-être—mais celle-ci d’un ordre moral, mais qui a des repercussions dans l’ordre maté- qu’on ^donnT'en0nôsCcampagnes.115u La construction de deux traversiez entre Québec et Lévis ne s'agit pas de jeter sur nos terres des agriculteurs de hasard, nuées d’étourneaux qui appauvrissent le sol plutôt qu'ils ne l’enrichissent.Il faut à tout prix que les véritables habitants restent sur place et pour cela voir à ce que l’enfant ne soit pas déraciné, j En l'absence du président Foster qui L’enfant c’est l'avenir mystérieux sur I représente le Conseil des Métiers et du lequel doit s’exercer l’action du gou-1 Travail de Montréal au congrès de la rêve mort.Les étrangers exploiteront les terres, mais lui l'aimera instinctivement, si on ne l'en éloigne pas, si l’on ne fait pas miroiter devant ses yeux l'illusion trompeuse, si on ne l’exile pas durant cinq ou huit ans au collège, si l'on ne subtilise pas le goût des belles lettres à celui de l’agricul- métier de ses parents, et la belle indé- ! pendance de ceux qui s’appartiennent \ .et ne sont pas un des infimes rouages j Quai Licis generaux aux Etats-Unis; d’une machine détraquée.j 2- La One Big Union, une union industrielle Internationale, avec Nous le répétons l'école doit rester j Quartiers généraux à Winnipeg; en contact avec les réalités de la vie » 3.Les branches locales des Industrial Workers of the World, une paysanne.Que la terre soit l’objet union industrielle révolutionnaire qui cherche l’abolition du système de d'un culte constant et d'une incons- salaires, avec quartiers généraux à Chicago; ciente religion, où doivent converger, J 4.Organisations ouvrières canadiennes; ses ambitions, son énergie.j 5 Les unions ouvrières indépendantes; En passant dans un rang, à quel- G Los syndicats catholiques.ques milles d’un village des Laurent!-1 Dans le pmnicr groupCi qui consistc de membres canadiens des 83 des niche dans le creux dune monta- 7., ‘ , 00 alors que sous les rayons d’un °* gâtions internationales.1 y a 1.87.1 unions locales avec un total de 180,917 membres, soit une augmentation au cours de l’an dernier de 6,102 membres.La One Big Union rapporte 46 unions locales au Canada et un total de 20,029 membres, soit une augmentation de 784 membres.Les Industrial Workers of the World accusent le même nombre de branches qu’en 1927, soit sept unités locales et 4,400 membres.Le groupe des organisations canadiennes consiste de 27 organisations centrales, avec 586 branches locales, et un grand total de membres de 51,858, soit une augmentation de 3,423 membres.Lcs unités indépendantes sont au nombre de 36 et un total de 11,398 membres, soit une diminution de 1,049.Le groupe des syndicats catholiques se compose de 105 unions locales, et un total de 26,000 membres, soit une augmentation de 1,000 membres.Tous ces groupes combinés accusent une augmentation de 49 branches et 10,320 membres sur 1927, faisant un grand total de 2,653 branches et 300,602 membres.En 1927, l’augmentation sur 1926 avait été de 89 branches et 15,678 membres.Le mouvement des membres des organisations ouvrières au Canada a accusé les fluctuations suivantes durant les dix-huit dernières années, soit depuis que les statistiques sont compilées par le Département du Travail: gne, alors que soleil couleur de miel les champs étaient en pré et les cerisiers rouges de fruits, j’aperçois à la porte d’une maison — la maison d’école — un homme qui dételait ses chevaux, entouré d’enfants dont le plus grand l’aidait.—Bon! bon! laissez-moi faire, allez- ont été cultivateur et le sont restés, capables d’enseigner comment creuser un fossé, bâtir une grange et un poulailler, en qui l’imprégnation des premières leçons des parents a laissé des traces ineffaçables, susceptibles d’inculquer du savoir en ces petites têtes, dans le sens de la turc qui est ancré dans sa chair de i ^erre qu’ils aiment parce qu’ils la con- l’héridité.Les succès d’examens pro- j naissent à fond.voquent chez l’enfant une véritable] JULIEN SAINT-MICHEL.Au Conseil des Métiers fait le sujet d’une vive discussion.— Le contrat est donné en Angleterre.— Les livres de classe devraient être imprimés en Canada.— Le Conseil s’assemblera à l’avenir dans la Palestre du National.vernement.C’est une cire molle, qu’il faut manier avec art et habilité pour réaliser le plan magnifique que M.Perron a conçu dans sa tête carrée.Devant lui se pose la brûlante question: Faisons-nous ce qu’il faut faire?Elle se pose précise, impérieuse, obsédante, quand au bout d’un petit chemin, mince ruban clair qui se déroule en méandres à l’infini à travers des champs incultes où se dressent comme des squelettes noirs des arbres brûlés sur des terres en friche avec des dos à double bosses de vieux drommadaires, vous apercevez la petite école exaltée par nos bardes, qui a bien fait son effort, supérieur malgré tout à ces imposantes maisons d’éducation qui avec les plus magnifiques intentions du monde ont entravé l’évolution du pays, mais dont l'enseignement doit être orienté différemment en vue des réformes proposées par M.Perron.La petite école deviendra la grande école avec un nouvel outillage qui s'adapte- Fédération Américaine du Travail, l’assemblée de ce corps ouvrier important fut présidée par le vice-président Corriveau, de l'Union des employés de tramways.La séance fut relativement courte mais elle s'occupa et décida des questions importantes.E11 tout premier lieu, sur rapport du comité exécutif, le Conseil décida de changer sa salle de réunion et de tenir ses assemblées à l’avenir dans une des salles de la Palestre du National, rue Cherrier.Cette question de changement de salle traîne depuis des années et nombreux furent les rapports faite à ce sujet mais chaque recommandation était rejetée, les partisans de la salle rue Ontario refusant systématiquement d’entretenir tout changement pour une salle qui ne serait pas mieux, il apparaitait d’après les dires de certains que cette nouvelle salle serait l’idéal.* * * Deux questions importantes vinrent ra à la condition de l’enfant et à sont,en discussion: l’une concernant la destin, qui doit être de continuer construction de navires en Canada et l’oeuvre de ses pères.Sa vocation l'autre l’impression des livres d’école.mérite beaucoup d’égards, de minutieuses précautions de la part de l'éducateur qui ne peut réussir qu’en La Loge 134 de la Fraternité des chaudronnires et constructeurs le navires, au cours d’une communication, sont-ils devenus des dégénérés, comme a semblé vouloir l’insinuer le maire Houde, lorsqu'il disait: ‘‘Ils sont partis aux Etats-Unis de bons Canadiens mais ils nous reviennent américanisés, convaincus que leurs amis du Québec sont bien arriérés en matières sociales"?Toutes.ces déclarations sont du “chiqué” et ne tiennent pas debout.jîcnir f|!'e lcs livrcs dcs écoles soient L’ouvrier américain est semblable, en tous points, à l’ouvrier du Québec ! ‘.mprimés au pays et 11011 en i)a-vs il 11e vaut ni plus ni moins et il en est de môme dans toutes les sphères 1 elranger conune lx)n nombre le sont informa le Conseil que des bateaux traversiers entre Québec et Lévis au lieu d’être construits dans des chantiers maritimes canadiens le seraient en Angleterre; on donne comme raison de donner le contrat pour ces deux traversiers en dehors du pays qu’ils seront construits à meilleur marché.La lettre continue en disant que plus de cent millions de dollars sont actuellement investis dans des chantiers maritimes au Canada, que le gouvernement y a contribué un montant de $447,362 pour six docks en plus d’une somme de $218,441 pour les docks de Vancouver et de St.John.Durant les dernières sept années, plus de cinquante millions de dollars de contrats pour navires canadiens ont été donnés à l'étranger.La Fraternité est d'opinion que le comité spécial de construction navale qui fonctionnait il y a quelques années devrait être réappointé afin de garder au Canada la construction de navires canadiens.Plusieurs délégués parlèrent sur ce sujet mais tous furent unanimes pour référer la question au comité exécutif pour étude et rapport à la prochaine séance.* * * Une lettre du Board of Trade a soulevé une discussion assez vive.Cette lettre accusait réception d’une autre que le Conseil avait envoyée concernant l'entrée au pays de mauvaise littérature.C'est surtout l’ajouté du Board of Trade qui avait demandé l’appui de la convention de la Chambre de commerce canadienne pour ob sociales.Nos voisins ont leurs politiciens hâbleurs tout comme nous avons les nôtres, et Dieu sait si nous en avons; parce qu’ils ont une infime minorité de leur population qui vit hors la loi ou hors de la morale, cela veut-il dire que c'est la règle générale au lieu de l'exception.Nous aussi nous avons nos anormaux, nos dégénérés et nos escrocs de grande et de petite envergure; au pro rata de notre population des grandes villes la comparaison ne serait peut-être pas autant en notre faveur qu’on le crie en certains quartiers.Il est indéniable que nous subissons l’influence ambiante du milieu, comme le disait encore le maire Houde, au cours de son discours: “Deux nations qui pensent pareillement, qui agissent pareillement et parlent pareillement ne peuvent demeurer longtemps des entités différentes, fatalement elles doivent s'éloigner ou se fusionner”.Tel est bien le cas, quoiqu’il y ait une nuance appréciable entre le Québec canadien-français et nos amis des Etats-Unis et c’est précisément cette nuance qui permettra que tout en nous américanisant au point de vue industriel et économique nous demeurerons quand même, envers et contre tous, une entité nationale à mentalité latine, à aspirations idéalistiques, avec nos propres moeurs et nos traditions bien à nous, tout comme l’ont fait nos compatriotes aux Etats-Unis qui tout en devenant citoyens de la grande République sont restés de bons Canadiens, fiers de leurs origines et de leur race.Personne ne peut prévoir l’avenir, sommes-nous destinés à rester à perpétuité un Commonwealth britannique, deviendrons-nous une nation indépendante libre de ses destinées ou finirons-nous par nous fusionner dans le bloc nord-américain?Dieu seul le sait.SOCIUS.et conune bon nombre le | actuellement, qui a fait le sujet principal de la discussion.Les délégués, Pelletier, x-erreault, Foucher, Black et Belland y prirent part.Cette question fut également référée au comité exécutif.Des lettres venant du greffier de la cité, du comité exécutif et de l’honorable Peter Héenan, ministre du Travail furent lues.Après quelques affaires de routine et l’initiation des délégués la séance fut levée vers 10.30 heures.LES FEMMES AU SENAT Le Conseil consultatif du Conseil Privé d’Angleterre vient de décider que le mot “personne” dans l’Acte de l’Amérique britannique du Nord désignait les membres de l’un ou l’autre sexe.Quelle sera le première "sénatricc" du Canada et même de l'univers, si nous ne faisons erreur?¦-;o :- Le bonheur est une chose de l'âme et non du corps: la source en est dans le dévouement et non dans la jouissance, dans l'amour et non dans la volupté.— LACORDAIRE.Années Membres Années Membres 1911 133,132 1920 373,842 1912 160,120 1921 313]320 1913 175,799 1922 276,621 1914 16G.163 1923 278,092 1915 143,343 1924 260,643 1916 160,407 1925 271,064 1917 204.630 1926 274,604 1918 .248,887 1927 290^282 1919 378,047 1928 300,602 Des 300,602 membres dont fait mention le rapport, il y eh a 143,582 qui sont directement affiliés au Congrès des Métiers ut du Travail du Canada, et 49,933 au Congrès ouvrier, pan-canadien Comme par les années passées, c’est la ville de Montréal qui détient le record du plus grand nombre d’unions, soit 200, les 148 qui ont fait rapport au Département comptent 39,218 membres.Toronto vient ensuite avec 141 unités, les 107 qui ont fait rapport accusant 25,384 membres.Québec vient assez loin en arrière avec G7 branches, dont les 44 ayant fait rapport accusent 5,570 membres.Bénéfices payés Des 85 organisations internationales ayant des branches au Canada, 65 ont rapporté avoir payé en bénéfices la somme de $24,797,368, soit une augmentation de $341,833 sur 1927.Ces différents bénéfices se répartissent comme suit: Bénéfices mortuaires.$14,737,140 Bénéfices de chômage et de voyage.806,632 Bénéfices de grève .1,251,111 Pensions de vieillesse et autres secours 3,341,813 Bénéfices en maladie et accident .4,660,672 Des 27 centrales canadiennes, quatorze accusent avoir payé en bénéfices $35,344, soit une diminution de $8,329 sur 1927.Comme on peut le constater, il y a une énorme différence entre le montant des bénéfices payés par les unions internationales et les organisations nationales de tous genres, même en tenant compte du pro rata des membres.Il est bon également de remarquer que les membres des unions internationales qui sont arriérés de plus de trois mois dans leurs contributions locales ne figurent pas dans la liste des membres rapportés.Peut-on en dire autant des organisations nationales ou indépendantes?La réponse est laissée à chacune d’elles.J'appelle autorité un certain air, un certain ascendant qui imprime le respect et se fait obéir.Ce 11e sont ni l’âge, ni la grandeur de la taille, ni le ton de la voix, ni les menaces qui donnent cet- te autorité.Mais un caractère d’esprit égal, ferme, modéré, qui se possède toujours, qui n’a pour guide que la raison, et qui n'agit jamais par caprice ni par emportement.— ROLLIN.^ SiX/j) T • I OIM CAMAD ’>• ' yIf.f: ,r r - -7-* * flL *k R »:•••-*# Un coin caractérûti* ' qur du vieui Montreal, la Platr I Jacrçuri-Cartier.ua I .jour de marché.- geneva / a rvw- m ¦* CROIX Troi* Grandeur» de Flacon»: GROS: 40 onces $3.65 ^ MOYENS: 26 onces $2.55 ; **1 PETITS: 10 onces $1.10 ^ Publient.BetiLemi!» Battu ûtl.Ho»trt*l DùhQtlctn JtpM IBM Page 2 SAMEDI, 19 OCTOBRE 1929 — MONTREAL - SATURDAY, OCTOBER 19, 1929 Le Coin des Unions locales uiiiz:xaKitur.umii:muitæmœttœmttœœttaææuæxtttmmiiXiiiuixitttnit I DANS LA CONFECTION CHEZ LES BRIQUETIERS CHARPENTIERS ET MENUISIERS Le nombre des ouvriers et ouvrières de langue française dans l'industrie de la confection des vêtements d'hommes, va toujours en progressant.Aujourd'hui.le loe.il No 115 de la "Amalgamated Clothing Workers Union of America" qui ne comprend que des ouvriers et ouvrières canadiens-français, s'est élevé, pour le nombre des membres.au second rang des unions afli-liées à cette organisation à Montréal; ce qui dénote un beau succès et un précieux encouragement pour l'avenir; telles sont les conclusions qui ont été tirées d'un rapport général soumis par le Conseil conjoint des unions de la confection des vêtement d'hommes, à une belle assemblée du local No 115, tenue ces jours derniers, à la salle Prince Arthur.La séance était présidée par le vicepresident, M.Boucher, assisté de l'agent d'affaires, M.Willie Carey, et de Mlle Ouellette, secrétaire.L’assistance.très nombreuse, remplissait la salle à sa capacité.M.Carey donna lecture du dernier rapport du Conseil conjoint de la “Amalgamated Clothing Workers Union” à Montréal.C'est dans ce rapport que l'on a constaté les progrès encourageants du local No 115, dans le recrutement de ses membres.Ce rapport fut adopté avec une grande satisfaction.Le local No 115 prépare une grande soirée récréative, avec euchre et danse mascarade, pour le 9 novembre prochain.à la Palestre du National.TAILLEURS DE CUIR L'tmion des briquetiers avertit tous les membres et tous ceux qui ont pro; fité de l’amnistie, qu'ils doivent aller 1 le plus tôt possible, au Temple du Travail, pour remplir un blanc d'application.Tous renseignements désl-rés leur seront fournis par l'agent d'affaires.L'union internationale No 1 a la triste mission d'apprendre à scs mem-| bres la nouvelle du décès de l’un de ; leurs plus vieux confrères, M.Francis 1 Boucher, survenu dimanche dernier, à jsa demeure, No.4534 Saint-André.! Les membres de ce local sont aussi | avertis, par le présent avis, que tous ! les livrets des membres sont prêts, et J que le secrétaire financier se tient au bureau tous les soirs, de 8 heures à 11 ! heures, et le vendredi durant l'assem-: blée.Chaque membre est tenu d'avoir son livret pour le présenter sur demande.De plus, le secrétaire financier, M.A.Berthiaume, se met à la ; disposit ion des membres pour leur remettre leurs cartes gratuites d’admis, sion au banquet, tous les soirs de la semaine, au No 4232 Saint-André.Ce banquet s'annonce comme devant être l'un vies événements les plus importants de l'union des briquetiers depuis | sa fondation.La présence de tous y est requise, et la carte d'admission i est remise gratuitement à chaque : ! membre qui en fait la demande.j MM.Pat Green, organisateur en j chef de l'union internationale des j chantentiers menuisiers d'Amérique et ' Arthur Martel, du Conseil Exécutif de ; la même union, sont actuellement il Montréal pour veiller aux intérêts de I cette union dont le président à Montréal est.M.A.Robert.M.Martel est revenu enchanté d'un voyage dans l'ouest où il a visité les provinces de la Saskatchewan, du Manitoba et de la Colombie Anglaise, i II a déclaré qu'il y avait beaucoup de travail dans ces trois provinces et que I les conditions étaient très bonnes.Mais ajouta M.Martel, les citoyens ont hâte de voir régler la question du blé dans l'ouest, car ceci retarde beaucoup les affaires en général.Depuis leur arrivée dans notre ville, MM.Martel et Green ont pris part à plusieurs assemblées dans les diffé-férents locaux des charpentiers et menuisiers de Montréal.“Plus jamais de guerre” Publication cle la Fédération Syndicale Internationale.j LE EUCHRE-DANSE DES TYPOGRAPHES Le local No 249 des tailleurs de cuir de Montréal, à sa dernière assemblée, a eu à discuter des questions du plus haut intérêt.D'abord, sept nouveaux membres furent initiés, et des bénéfices en maladie, pour la somme de $35 ont été payés.Un rapport très intéressant a été fait par l'agent d'affaires M.dis.McKercher sur les activités de la semaine.Une motion a été passée concernant la grève des tailleurs de cuir à la "Duchess Shoe".Cette grève a été trouvée non justifiable et tous les tailleurs de cuir qui pouvaient aller travailler dans cette manufacture y étaient autorisés sans crainte d’être molestés; car, ont déclaré les officiers, c'était simplement une grève individuelle et aucune question de salaires n'y était en jeu.C'était simplement une question d'administration de la compagnie.Un vote cl' condoléances a été inscrit dan.- les minutes à l'occasion de la mort du fil bien-aimé du confrère S.Duclos.Cop.i¦ de cette résolution a été envoyée à la famille et aux journaux pour publication.Il ne reste plus qu'une semaine pour : le euchre-danse des typographes à la I Palestre du National.Les préparatifs vont bon train et la vente des billets, d’après les indices fournis aux organi-j sateurs, s'annonce comme devant être un véritable record.Les prix, si on en j juge par les rapports des membres du I comité et des membres, seront nom-| breux et mériteront un effort pour être gagnés.L'orchestre Donato nous promet un programme de musique de danse de choix et varié, pour plaire à ceux qui s'adonneront aux plaisirs chorégraphiques.Les typographes convient donc tous leurs membres avec leurs épouses, leurs amis et amies pour cette soirée qui ne manquera sûrement pas de lais-i : un souvenir agréable à tous ceux qui uniront à nos typos pour fraterni-¦ r mut en s’amusant.DAMES AUXILIAIRES La ligue des dames auxiliaires No 52 de la Fraternité Unie des charpentiers et menuisiers d'Amérique, tenait ces jours derniers une très intéressante assemblée, au 7 Craig est.La ligue s'occupe actuellement de la soirée de euchre et danse qu'elle organise pour le 9 novembre prochain, et qui aura lieu à la salle Rialto, avenue du Parc, près Bernard, sous la présidence de Mme Oscar de Montigny.Cette ligue tient ses assemblées les 2e et 4e vendredis du mois au No 7.rue Craig Est.OUVRIERS BOULANGERS L'tmion internationale des ouvriers : boulangers, local No 55 de Montréal, tenait une grande assemblée, à la salle des cordonniers, 1331 rue Sainte- Catherine est.A cette assemblée il fut question de déclancher une grande ! campagne.Au cours de la séance les ! conditions actuelles des ouvriers boulangers, à Montréal, furent exposées et longuement discutées.Des orateurs de grande expérience adressèrent la ¦ parole à cette séance.TAILLEURS DE PIERRE L’uniou internationale des tailleurs lit l'honneur de recevoir la visite distinguée de son président général, .M J.Mitchel, à son assemblée de lundi soir dernier, à la salle des cordonniers de la B.& S.V, U., 1331 Ste-Catherine est.LES TRAVAILLISTES L'EMPORTENT EN AUSTRALIE La victoire du parti travailliste, dans les récentes élections, ne fait plus de doute.Les dépêches de mercredi annonçaient en effet que le premier ministre lui-même, l'hon.Stanley Bruce, a été défait dans son propre comté par le travailliste Holloway.D'après les rapports à date, le prochain parlement se composera de 45 travaillistes: 15 nationalistes, 10 membres du parti paysan; 3 nationalistes indépendants, 1 indépendant et un progressiste-paysan.(Commentaires de la Presse) "Plus jamais de Guerre", l'opuscule de propagande anti-guerrière par l'image, publié par la Fédération Syndicale Internationale n soulevé un vif intérêt, largement mérité, dans tous les pays.La presse Internationale a accueillie la publication avec faveur et en a dit que c'était un des meilleurs moyens de propagande contre la guerre.La large diffusion déjà rencontrée par cet opuscule dans le monde entier prouve que la classe ouvrière partage également cette appréciation.A témoin les quelques commentaires de presse que nous allons reproduire: Vorwarts, Berlin: "Les images parlent un langage autrement éloquent que ne le pourraient les mots.Ce sont des photographies de guerre.Ce sont les documents-témoins que les militaires voudraient volontiers faire disparaître, de la même façon qu'ils vilipendent les livres de guerre qui osent dire la vérité".Berliner Tageblatt: “Un livre extraordinaire.Ses images sont si impressionnantes qu'on ne peut recommander aux personnes sensibles de les parcourir.Par contre ce conseil ont peut le donner à quiconque veut élargir son horizon au prix même d’une commotion violente”.Gewerkschaftskorrespondenz de l'Union syndicale suisse: "Le moyen le plus efficace de combattre la guerre j c'est de maintenir le souvenir des horreurs des quatre années de massacres.Dans ce but la Fédération Syndicale Internationale nous offre un moyen d'agitation on ne peut plus agissant: 50 photos de guerre”.Volksstimme, St Gall:."Concourez tout à montrer au prolétariat le vrai visage de la guerre afin que jamais plus il ne se laisse séduire par l’éloquence patrlotarde.La publication "Plus jamais de Guerre” doit se trouver entre les mains de tous les travailleurs".Het Volk, Amsterdam: ".Tout le monde n'aura pas le cran de parcourir cet opuscule jusqu'au bout, car la vue de quelques-unes de ses images nous émouvra déjà tant que nous nous écrierons: c'est trop effrayant! cela ne peut plus jamais se répéter".Arbeiterzeitung.Roumanie: "C'est un recueil d'images qui nous rappelle les horreurs de la guerre mondiale, c'est le complément illustré de tous les romans de guerre qui ont connu le succès en ces derniers temps." Le Réveil ouvrier, Nancy: "Avec davantage d’éloquence que les descriptions le mieux stylisées chaque image contenue dans cette brochure donnera l'impression directe des misères inom-mées que la guerre causa à des millions de travailleurs, à leurs femmes et à leurs enfants”.The Plebs, Londres: “Voici le livre I Propos à Propos/ pO/T- J V- \o tiS '"n.-, if c 6^-j( i (Qui vient là - bas ?C'est b\edor, le chîen du maire., , , -tT 2 Quelle lie*le' weppsan+e, rÔBiüent J I?73 5155 Henri Julien; secrétaire àè i¦lriJ Perrault, 0234 lld„ ï | 1 «8 der J.E.Intruse, 5177 dis Eratn! ' “'.uu' rier, f.Barbeau, 1700 Mom-i'hn d'uuffuircs, I,.p.Bolsselle Vi, ' "K'11 Denis, Bureau, 817 Ontario EsL^ f RATE UNITE UES IVArnv *77 LOGE SOIN TE-MAU1K Vj'j.'i3' VOIES SERREES D’AME,UqiV 3 —Auneuibléeii rétfulièrva lot» i«P it v "" üredia do chaque luoia, duna Lag'll ?ô?‘ pswiife r°s: üaahurS- lurltuler, chambre No 7; secrétaire ira.rier, A.Beitruud, 2345 Aylwîn e p i.L s Denlger, 2UU0 Ilochelugu et D ïliy Itmi l artheuals; sentinelles.A.Asselln ‘ mi Wolfe et O.COté, 070 Detmfntlg,,', g7 uiultro de cérémonies, Jua.Dufuult> iüm) ' 1J• üeaudolu, 371 Doruhei ttr Lat.Loin lté locui do protection • î * Beau dry, 1828 Deelry, Çlalcvul ¦ • w* Gauthier secrétaire/5-lik-1£'Ara me ’i(o£ mont, Chaînai 03tfcw; H Uluugvs M7n ,.Ard' K',flrvul ««M : (Au “ii/Æ 5170 fuhre, AMherat 0602; A.Neagle 4hfi Fulluut, AMherat 5733: W.Led„V ' i ai Des Erables, AMherat 1)025.Lr' UNION IDES TRAVAILLEURS-1:777,777 SURES «U.Jfc S.IV.U.) I.ucul "n, S assemble tous les vendredis, uu No put DralH l"lfôVaRerrltUO K“1' ‘'rédJnt.Jij! , 1 *104 bordeaux ; secrétaire Lapointe, 22.80 Cartier: agent ¦l'ulT , Melvei elii'r, 1331 Sainte CaHnubm fù UNION DES RELIEURS.Local D|._U semblées tons les 1er et 3e mercredi! de chaque mots, A la salle de l'uniuu .N* < Cru Ig Est, A S lira.P.M.Président, j.'C J,“Heu: seçrétutre-liuuneier et av-cj d affaires, Jus.Pelletier, 7 Unity 1.,: ; ' EAucttStcr 2726.' CONSEIL DE DISTRICT DES ClIAItl'ls,' / FIERS-MENUISIERS D’AMElUytlE-I résident, A.Robert; vice-présidia, \ Mayer; secrétaire, J.E.U.Recette’ lit “eric'r| *¦ Ei£lu,i gordien, J.B.ltoy; ngem, il affaires, E.Toussaint, J.Shears cl J Leapérauco.Les assemblées sont tenu,! tous les mercredis soirs A 8 heures, ,m bureau du Conseil de District, 7 Craie P«i Chambre 7, téléphone EAneastcr 57nj ’ BOOT AND SHOE WORKERS.No.2U0 „ S assemble tous les mercredis du uiub A 8 heures p.m.au No 1331 Ste-Catkcrin,' Est Président, Lionel Thibault; secrétaire archiviste.N.Poirier, 245 des Erables, secrétaire-financier et agent d'affaires, Charles McKcrcber, 1331 Sto-Catherine l: ItRIUKI.A VERS, MASONS AND TIL8 LAVERS’ INTERNATIONAL Oltt.A-NIZATiON, LOCAL 4 of MONTTIK.il.cver>' -ud a"11 4th Tuesday, at 70 Jeanne Mance St.Office Address, 70 Joui,ne Mance St., Room No.5, President, Joseph Verdun, 220 llurvurd Ave.West-mount.Tel.WAlnut lüOéw.financial «ce rctury and business agent, Dent y huit, 2314 Drolet.Bel.CAlumet 630Sw.HOOT AND SHOE tVOKEKS' t MON, LOCAL 267 DE ST-H VAU IN THE.-Assemblée tous les vendredis A 8 heure! du soir, nu No 71 rue Mondor.Président, Ernest tiendrait; secrétaire financier, A: tliur Brodeur, Village St-Joscpb, Salut Hyacinthe-; trésorlor, C.E.Lemieux, 10 rue St-SImon.UNION INTERNATIONALE DES TATE LEURS DE PIERRE DE MONTREAL — Assemblée tous les 2e et 4e luudli o, chaque mois, à 8 heures du sulr, A la sain des Cordonniers, 720 Ste-Cutherlm, Est ,, ., -, \ ‘"'• Président: Joseph LucJerd, 4668 rialûi tiers et du Travail tie Montréal, à la Hubert; Secrétaire correspondant, Artbu — ,i- .i— - „ — • — ¦ Métlvler, 5401 Marquette.UNION INTERNATIONALE DES 1IAK-DI E R,S-COI FEE U ltS D’AME RI ti UE.— Local 455 do Montréal.—â'ussouibhi le et 4e mardi du chaque mots, au No llxl St-Laurent — Monument National Salle 15 A 8.30 du soir.Présldeut, A.MUlard; secrétaire archiviste.Art.Juneau; secrétaire trésorier et agent d’affaires, Z.D -Mure, 254, eat rue Sto-Cutherlue, chambra IL Télêphoue: lIArbuur 8540.CHEZ LES UNIONS INTERNATIONALES LUNDI SOIR Conseil Conjoint des Cordonniers, No 17, au No 817, rue Ontario Est.Charpentiers, local 1127, au No 7, rue Craig Est.Charpentiers-Menuisiers, local 134, à la salle de l’Assistance Publique, coin Lagauchctière ot Bcrri, Charpentiers-Menuisiers, local 1360, au No 4030, rue Notre-Dame Ouest.Electriciens, local 568, au No 817, rue Ontario Est.Pressiers, local 52, au No 408 Ouest, rue Saint-Jacques.Peintres, local 349, au No 817, rue Ontario Est.Clicheurs, local No 33, nu Monument National, chambre 15.Encadreurs, local 18095, au No 7 rue Craig Est.MARDI SOIR Barbiers, local 455, au No 1182, ruo Saint-Laurent, Monument Nntlonal, salle des Relieurs, 7, rue Craig Est.VENDREDI SOIR Cordonniers, local 249, au No 1331, rue Sainte-Catherine Est.Constructeurs de ponts et structures en fer, local 307, au No 817, Ontario E.Chaudronniers, local 134, au No 2030, rue Jcanne-Mnncc.Charpentiers-Menuisiers, local 1558, au No 1651, rue Letourneux.Mouleurs, local 21, au No 1331, rue Sainte-Catherine Est.Plâtriers et Finisseurs en ciment, local 33, au No 817, rue Ontario Est.Rembourreurs, local 78, au No 1182, boulevard Saint-Laurent.Union internationale des Lattcurs, local 350, au numéro 817 rue Ontario Constructeurs d'élévateurs, local 89, au No 817, rue Ontario Est.Briquetiers, local No 1, au Temple du Travail, rue Saint-Dominique.Comité d’organisation du Conseil des Métiers et du Travail, à 10 heures de l’avant-midi, au No 7, rue Craig Est.SAMEDI SOIR Charpentiers-Menuisiers, local 1270, au No 4435, rue Saint-Laurent.Ingénieurs, local 588, au No 1182, rue Saint-Laurent.Chambre 15.UNION INTERNATIONALE DES TRAVAILLEURS EN FOURRURE, N„ o« —ABac-mbléca tous les 1er et 3e mercredis.A 8 heures p.m., A lu salle de l'Union du Commerce, rue Berrl.Président Ar tliur Paquette, 162 Chambord; secrétaire archiviste, A.Beaupré.USOa De Gael»-: trésorier, U.K.Botirgonu, 135 Amherst; agent d'affaires, A.Roy, 251 ruo Sainte-Catherine Eat.UNION TYPOG RA P1II il UE .lACtjUK.'- UARTIKR No 145.—Assemblées le 1 r samedi du mois, sallo des cordonniers, 1331, ruo Ralnte-Cutlierine Est, Présidai,t.Adhémnr Tremblay, 978.rue St-Ttredhé'-; secrétaire-archiviste, Arthur I,angevin.4660, rue Delorliuler; secrétaire Déserter, Ilenrl Richard, 3449, rue Bordeaux- SI LES VIEUX REVENAIENT.Si Pierre, Polcon ou d'autres types do la vieille civilisation Française, au pays, revenaient, que diraient-ils des trains du Canadien National quand dos voyageurs d’expérience qui ont lait le tour du inonde sont ravis de leur luxe.Nas trains do jour ont un salon en yerro Vila, un appareil tie radio et une fouit' d’autres innovations, tandis que les chambrettcs avec leur lits mobiles, fur solitude exquise, distinguent les i taiibs do nuit, qui comportant, en plus dos wagons-lits modèles à salons, compartiments et sections.Renseignements sur lo service do ces trains do nuit, qui comportent, on plus aiuTtl.du Canadien National ou au Bureau dos billots en Ville, 384 rue Saint-Jacques, M Arquette 4731, CHARPENTIERS-MENUISIERS — Un*"" local» No 1558, Alolaonnouvo.¦— AsHeuihl’1') tous Ica vendre,Ils.à 8 heures du soir „u No 1651 Lotourueux (Toinplo dca Hurrn-lo).Président, J.A.Chumberland ; vive-président, U.Vlgeant; aeerétalru urold-Visio, O.Proulx, 2448 Blvd Plo IX ! 6’*' crétalro financier, A.Robert, 1806 I-etouv-ttettx; aecrétnlro trésorier, J.M Corl'vii.438 l.ncordulre; conducteur, Thoa very, tfurdleu.Job.Plante.BUREAU DE PLACEMENT PROVINCIAL Sous le contrôle du Gouvernement de la Province do Québec JOSEPH Al N IC Y, Surintendant Généra FRANCIS PAVKTTK, Surlntendiuu-Heures de bureau: 9 p.m.« 9 P-"1’ Tél.DépL îles hommes: HA.' Lneid T Tél.Dépt.îles femmees: HA.62.1 LmiU - Entrée des hommes: 8 rue St-Jactu1*'-Entrée des femmes: 61 Notre-Dame •• Nous plaçons gratuitement, les hou mes, femmes et Jeunes gens.N°us , frons du travail aux Journa >e Ouvriers appartenant à tous les y do métiers: Dans les fabriques, usines, les travaux de la construct ¦ ou de l'agriculture.Nous offrons ^ places dans les Hôtels, R made between one trade union and another; or, 'ei bond to secure the performance of any of the above mentioned agreements.ft Nothing in tills section shall be deemed to constitute any of the agreements above mentioned unlawful.” This as already mentioned puts the union registered under the Act hi a privileged position.The concluding clause of Section 5 says: "This.Act shall not apply to any trade union not registered under this Act." Section 15 authorizes a registered union to purchase or take upon kase, in the names of the trustees for the time being of such trade ul'lon, any land not exceeding one acre, and may sell, exchange, mort-Bage, or let the same.It permits it through the agency of trustees to exercise corporate powers, and the trustees are likewise authorized to bring or defend actions and prosecutions in Courts of competent jurisdiction touching or concerning the property right, or claim to property °f the trade union.The Act therefore constitutes the trade union regis-tcied in virtue of its provisions, a privileged body and effectively excludes tbc tribunals from in any way interfering with its operations, provided b conforms to the Act.Tiie opinion has on one occasion been expressed that the Act is abra virus of the powers of the Parliament of the Dominion.Its constitutionality has yet not been attacked.Until it is declared that the Act is beyond the competence of Parliament it must be regarded as constitutional.The organizations that are now undergoing investigation—apparent! in the opinion of those responsible for their creation, — come squarely ''ith the terms of Section 2 which defines a combination as one for imposing restrictive conditions on the conduct of any trade or business.'cie employers decide to associate in order to impose upon themselves restrictive conditions they might be regarded as associating together for 'cii collective advantage in the carrying on of their business.I lie whole matter will no doubt be very fully discussed by the Commissioner appointed to look into the activities of the organization " ’c*1 bas been so much in the public eye since the inquiry started.It would likewise appear from the evidence already given that the b'ftlgamated Builders’ Council entered into an agreement or arrange-muit with certain unions.These are not registered under the Act but, s allencly mentioned, are voluntary associations.Apparently, they aie ,.° bicludcd in the order-in-council passed to permit the investigation , 1 is being carried on.It is questionable, that even if they were ln-uclcd, whether entering into agreements with any employing body ,.ou ll be regarded as illegal, since unions are specially exempted from , Provisions of the Criminal Code in virtue of the Section which declares: r Tbect criticism, but when an editorial is written that this great movement is failing miserably, I challenge that statement.It is not failing miserably, it is meeting its responsibilities.There are other publications abusing us and I don’t know what we would do with- out the labor press to counteract these statements.I want to express to you editors my very deepest appreciation.I know your difficulties and I wish we could strengthen that press.Proud of Labor Papers "I wish we had money to finance the labor press, that we could give it a wider opportunity.I am proud of all that you are doing, of what the labor editors, the weekly papers and the official journals are doing, of what your International Labor News Service is doing.I am glad to come here, Mr.President, and say these things to you.” President Matthew Woll warmly thanked President Green and the meeting gave him an ovation.President Woll assured him of continued loyalty and aggressive support of the labor press of the nation for the principles and policies of the American Federation of Labor.Officers Arc Re-elected President Woll, Secretary-Treasurer R.E.Woodmanscc, Editor Chester M.Wright and the following vice presidents were re-elected: Charles Baine, Shoe Workers’ Journal, Boston, Mass.; P.J.Mon-in, Trade Union News, St.Louis, Mo.; John J.Leary, Jr., Daily World, New York; John C.Saylor, Labor Herald, Wilmington, Del.; Thos.Burke, Plumbers’ Journal, Chicago, 111.; William Kohn, Upholsterers’ Journal, New York; Harry W.Fox, Wyoming Labor Journal, Cheyenne, Wyo,; W.J.Moran, Labor Advocate, El Paso, Texas, and Robert T.McCoy, Molders’ Journal, Cincinnati, Ohio.FEWER WORKERS PRODUCE MORE; MACHINE IS DISPLACING LABOR There were 500,000 fewer wage earners in the first half of tliis year than in 1919, according to the A.F.of L.Executive Council’s annual report.During this 10-year period production has increased more than 40 per cent.“There has been a downward tendency in employment because machines have taken the place of workers in industry,” it is stated.The reiwrt paints ait unattractive picture of the distress caused by new processes that are being installed without regard to the effect on workers."Labor realizes it is idle to oppose technical progress has been permitted to usher in want and suffering."Labor believes introducing machines without considering what the effect will be on employed persons, and without planning to prevent hardships, is regrettable and an unnecessary social and economic waste which retards progress.We believe that job analysis would disclose that younger persons might perform equally well, if not better.We believe that the period of readjustment can be mitigated and bridged.To that end we propose that efforts be made to stimulate study of the displacement problem and to urge conferences between workers employed and other concerned groups prior to the introduction of the changes and thus provide against avoidable hardships." SIX WORTHY PLEDGES Six main pledges to the world marked president William Green's opening address at the A.F.of L.convention in Toronto: 1.Men and women must have the opportunity to work as long as they live and machines must not throw them out—no more deadline at 40.2.Unemployment as the result of invention must cease.3.We must have relief from the injunction.4.We must have old age security.5.The material must give way to the finer things of life—the “great intangibles" must have their day.6.We must have world peace.NEW LABOR COURT IN DANZIG A new labor court has been recently inaugurated in Danzig, which Iras jurisdiction in all disputes arising from the relations of employees and employers, exclusive of that of the ordinary courts of law.Cases are decided by a board consisting of the presiding judge and a representative of labor and of employers, the latter to be chisen from a standing committee appointed for tliis purpose.—.: o:- —The unemployed insurance law, which for a time threatened to break up the cabinet, on October 3 received its second reading in the German Reitchstag by a vote of 238 against 155.The law provides for certain increases in doles for the unemployed.now being conducted will, in all likelihood, be regarded as one of considerable value and in a measure direct attention to the Act which has hitherto been very seldom mentioned and practically ignored by the trade unions of the Dominion.It may result in legislation being introduced to make its provisions more definite and exclusive, permitting only associations of workers to organize by means of registration more particularly in view of the Criminal Code definitely stating that associations of workmen are not regarded as combinations in restraint of trade.Since the unions, being voluntary associations, have for many years entered into agreements with employers both individual and organized, the result of which is to exclude from employment those who are not members of a union and abridge the right of the employer to engage whom he pleases, it will be seen that, the question is a very difficult one for even Parliament to appreciate and legislate upon, without interfering with practices that already prevail and which have been found so beneficial in the maintaining of industrial peace and obtaining economic justice for the worker.UNIONS SET WORKING CONDITIONS THAT CAN'T BE CALLED AVERAGE The practice of using union wage rates as standards for unorganized industries is incorrect, says the A.F.of L.Executive Council in its annual report."Organized workers represent the standard-making group," the council states."They are handicapped by jjoorer conditions of the unorganized and may be pulled backward unless all groups are able to make greater progress." The report declares that there is not prosperity for all.Technical changes liave brought unemployment an the training of many workers is made valueless.This unemployment, "in sharp contrast with the benefits accompanying industrial progress, stands out as a problem challenging attention.” "Trade unions find important also the very wide difference between the rates of change in wages and profits, dividend payments or prices of industrial stocks.” Lack of management is blamed for present conditions in backward industries, such as coal and textiles."One of the worst offenders is the automobile industry, which in many ways is in the forefront of technical progress.While relying on technical research for advantages in the sales markets, automobile companies have followed most primitive models in their labor policies."The continuation or increase hi part-time employment and unemplov-ment are depression forces which may gain power and turn prosperity into business depression for all." NATIONAL CONFERENCE ON BIRTH CONTROL The first national Conference on Birth Control, "to consider it in its social, religious, economic and legal aspects," and expected to draw sociologists, physicians, pastors, law-makers, club women and labor leaders from all ]>arts of the United States, will be held at the Hotel Astor, New York City, November 18, 19 and 20, it is announced by the American Birth Control League.By BERNARD ROSE One of the advantages from the workers' and Community standpoint of a Department of Labor is, because of the authority conferred upon it by the Government, it can obtain information and compile statistics which are interesting and instructive.Interesting because of their variety, and instructive since they permit the making of recommendations in connection with enacting appropriai legislation to protect the workers or in some way safeguard their interests.In this regard the Labor Gazette of the Federal Department of Labor serves a very useful purpose.It is an excellent publication and contains a wealth of information which can be read with profit by not only the workers, but all who are in any way interested in the welfare of their fellow citizens.One of the Departments of the Gazette is publishing information relating to the number of fatal industrial accidents during the year.We are sometimes appalled when we are told in news dispatches of the number of men wounded or killed in an uprising in the far East or the day’s casualties in some theatre of war.It would no doubt astonish the average citizen to learn that the casualties during the course of the year suffered by those who earn their living "in the sweat of their face”, is surprisingly large, and demonstrates how necessary it is, for not only the workers to organize into powerful unions, but exercise their influence by bringing pressure to bear upon Governments, State, Provincial, or Federal, the effect of which would be the passing of measures compelling legal obedience to strict rules, so that llie men and women emjjloyed in industries will obtain the highest degree of protection against accident and disease which human forethought and respect for human life can provide.Governments give pensions to members of their armed forces.One of the inducements offered to those who are asked to join the forces is the provision tirai is made for their health, welfare, and future during the period they are members of the forces and when Urey complete their service.Giving medical treatment and pensions to soldiers is regarded as part of the contract between the Government and the soldier or sailor serving oir a warship.Although material progress has been made in devising means and measures to protect tire worker against serious or fatal accident a great deal remains to be done.Human cupidity and selfishness are still a bar to the adoption of necessary legislation and efficient measures to protect the limbs and lives of workers in mills, foundries, workshops, and other industries.In large industrial establishments, we sometimes learn of a degree of carelessness prevailing, which makes us realize that human life in industry is still held very cheap.During the course of their employment, men enjoying robust health, may at any moment be very seriously or fatally injured —such injury or fatality being due to lack of jjroper precautions.On several occasions the local “Moulders' Union" have directed the attention of the public to the insufficient protection afforded them through alleged want of frequent inspection of foundries.They also have complained of the danger to their members of sand blasts and other methods that are used in foundries.In connection with the work done, in steel mills and other places where a large number of men are employed, it seems to be regarded as nothing out of the ordinary for accidents to happen with frequency.Yet, according to those who can speak with knowledge and authority, these accidents could be very considerably reduced if a real and sincere effort was made to properly protect the workers.The number and seriousness of these accidents during the course of a given period demonstrates that the worker can justly be called an industrial soldier since he is liable to suffer death or serious injury at any moment.It likewise makes us appreciate what the nation and Community owe those who are engaged in hazardous callings.Hardly a bridge is built without a loss of one or more valuable lives.There were quite a number of serious accidents and fatalities occurring during the construction of the new South Shore Bridge.A number of lives were claimed by the industrial Moloch when the Quebec Bridge was being erected.In erecting the huge structures which are giving Montreal such prominence and added wealth, men employed on these buildings suffer serious and fatal injury.Were it not for the representations made by Organized Labor, tire indifference to serious and fatal injury suffered by workers shown by employers and even the State, would be even more callous than it is.In the August issue of the Labor Gazette (page 948), we are informed that, in the second quarter of 1929, there were 367 fatal accidents.For the first quarter of this year, the number was 311.In the first quarter of 1928, it was 321.In the second quarter of 1928, the number reached the terrible total of 374.The Report classifies the industries in which these fatal accidents occur and we find that the largest percentage lake place in quarrying, manufacturing, construction, transportation, and public utilities.These several industries and services are those which principally contribute to the wealth of the Community and it will thus be seen by the figures given, that they exact a frightful toll of human lives to which must be added the many accidents which are not of a fatal nature.Those who lose their lives during the course of a year would make quite a respectable army.Their number makes us appreciate the loss which their dependents suffer and the privation they must endure because of the death or serious injury of the breadwinner.Those who give their lives while industrially occupied are entitled to our admiration and sympathy in an even greater measure than the soldier who dies upon the battlefield The work of the industrial soldier is of a constructive nature, since he creates rather than destroys wealth.The Community and State, therefore, owe him a great deal, yet there are employers so dead to a sense of social responsibility; so autocratic in their treatment of employees; so ruthless in their disregard of what they owe the men who make the wealtli which they spend, that they deny them the right to organize and collectively bargain in the matter of wage rates and conditions.Employers and executives of this type are a greater menace to the industrial and social peace of the Community than even the Communist whom they detest and who seeks to destroy organized society and eliminate the employing capitalist.Employers of this type regard their employees as a mere means to an end—human automatons who must be worked like machines, and when they no longer serve their purpose because of accident, disease, or age, to be cast aside and left to beg their bread from public or private sources.The unions serve a necessary and vital purpose in not only educating the worker as to the need of organization, but protecting his economic existence and obtaining conditions of employment, that makes it obligatory for the employer to furnish every safeguard against danger to life and limb.The widest publicity given to the figures contained in the Labor Gazette would enlighten the average citizen and make him understand why the workers are so tenacious of their right to organize, and so determined and aggressive in their struggle against oppression, unfair treatment, and the indifference shown, in all that relates to giving them adequate protection during their employment.Even the most indifferent citizen becomes thoughtful and compassionate when he conjures up the picture of thousands of victims who gave their lives in order that the industries and vital services of the country, so essential to national welfare, may be carried on continuously and effectively.His visualization of the terrible price which is paid by the workers to keep the industrial machine in constant operation will not only win his sympathy for the aims of Organized Labor, but enlist his support against the arrogant employer, who has adopted the policy of fighting the unions rather than co-operating with them for the Joint advantage of the industry and the worker.No one should be harshly condemned for making a mistake, unless the mistake becomes a habit.Get the habit of demanding union goods and union service and thus avoid mistakes. um * SAMEDI, 19 OCTOBRE 1929 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 19, 1929 Speak Clearly and distinctly on the Telephone Always speak clearly and distinctly on the telephone and right into the mouthpiece.The more heed you pay to this, the less chance of repetitions, wrong numbers and annoying delays—and smoother and pleasanter will be your conversations.Ship Building & School Books The Cherry Tree * - | Venizelos, in Greece, says he consi- Were the two main topics of discussion at the meeting of ders communism m that country as a the Montreal Trades and Labor Council.— Canadian-1 gar^it^c^ant^a^aw’to treat com-owned ships should be built in Canada.— Are some munism as the foe of the state, wen, school books printed outside of the country?— The the olcl boss 1S right, communism is ~ , ./ , -, ., ,, J nothing less than that and while deCouncil decides to move its meeting hall.m0Cracy must deal m its own way ' with the problem, even democracies, Two very interesting questions came, that school books should also be printed with thelr traditional slowness to act, .• 1 .« 1, .M i i.O IJ ,-v » h I I t 1 A «% n m.ama .bcioiY the meeting of the Montreal in Canada.Both these resolutions were Trades and Labor Council, last Thurs- referred to the Executive Board for :.i’ nieht.One dealing with ship build- stray and report at the next meeting, ing in Canada and the other concern- ‘ * * * ing school books for Canadian children.After many years of wrangling the both of them being built and printed ! meeting decided to move their meeting outside of the country at the present place from Ontario street to the Pales-tirne.tre of the National on Cherrier street, In the absence of President Foster.: L’om tlle report of the Executive Comattending now the convention of the mittee the new hall will prove to be American Federation of Labor in Toron- tbo "ideal place.to.the meeting was presided bv vice- Communications were also read em-presideilt Corrlvenu.of the Tramways anating from the City Clerk, the Executive Committee and the Honorable LtMondr Ouvrier-The Labor World Btdlfl n «allabirmtiiB Th.Offl.Ul BUlngnal XiattiplMi •> thi Province of Quebec Organlx.tl Worker» U porta-parol.dee ouvrier» orgonl.ê.de in Province de Qnébw employees.Ship building in Canada came before the meeting through a communication from Lodge 134 of the International Brotherhood of Boilermakers and Iron Shipbuilders, which brought up the entire question in connection with announcement that ferry boats for the Quebec-Levis service are to be built in Britain.Thereupon.Delegate Spence uggested that the executive, in bringing in a report, should point out ways and means of pressing this matter."I do not think Labor can do anything alone." he said.' What we need is the aid of those organisions dealing with the produeed-in-Canada movement, and of other business bodies, for we must do something to press the Government for regulations which will protect the shipbuilding industry in Canada.” Tlie letter in question said that $100.000.000 is invested in Canadian shipbuilding plants, and that the Government has contributed $447.302 to six docks, in addition also to giving $218.441 to the docks of Vancouver and St.John.In the past seven years, it was said.Peter Heenan.Minister of Labor.After several routine matters had been transacted, the meeting adjourned at about 10.30 p.m.PLANS EQUITY HOSPITAL FOR ACTORS OF SCREEN AND STAGE A hospital to be erected in Hollywood, which will be devoted to the service of actors of the screen and stage, is the plan of Charles Miller.Western representative of the Actors’ Equity Association.It is a plan which is very near fruition, for Mr.Miller has been working out the details for many months and now has them practically perfected.So far have iris plans progressed that, within a short time, he will be in a position to announce the incorporation of the Equity Relief Founda-! tion.in whose name the hospital will be built and operated.“There is a need for such an institu-: tion in Hollywood," said Mr.Miller.KœmroæœmmmHænœætææœjB »i - •• H LABOR ?QUERIES • And I have had the plan in mind for $50.000.000 has gone out of Canada to months; in fact, ever since I took other countries for the construction of charge of the Equity office in June of ships for Canadian owners, to be oper- 1928.Of course, there is the Motion u:ed under Canadian registry.Picture Relief Fund, but that, under The Brotherhood is of opinion that a it5 rules' can care only for screen play-ial committee named some years ers’ whereas my plan embraces play-ago to go into the whole question should , ers °f kotli the screen and stage.” be reappointed, and that efforts should - must yet find out that the communist movement aims solely at the state and whatever it tackles meanwhile is merely incidental.Turning from communism to fascism.a professor writes iris experiences on a Mussolini prison island.Strong men can stand the life for a little while, he says.The average working man at once becomes a mental and physical wreck.Hundreds and thousands of Italians know this from experience.Tyranny can never be anything else but brutal.* * * To those who believe wars will end when wars are unprofitable there will come some reasurances in the information that Japan now stands fourth among the mitions to which the United States exports and second among the nations from which the United States imports.There one finds the strongest possible reason why there should be no more wars, or no war with Japan.Moral and sentimental reasons all fail in time of wars and rumors of wars.The public mind is readily whipped up into fury over nothing at all or nothing real and tangible.When it shall come to the point that there is no profit in wars and when profits art' squeezed out of munition making then we shall have less war talk and less preparation blather.There is something nauseating in the plea for more war preparations because the Zeppelin crossed the Pacific Ocean in such incredibly short time.We do not need more war understanding concerning perpetual peace preparation.There are Chauvinists and jingoists Membre de la Preeie Internationale Ourrlêre d'Amérique Member of the International Iaibor I'reii GASTON FRANCO Secrétaire de la Redaction lecretarr, Editorial Department 1 AU Imperial product» are manufactured In Canada by Canadian workmen, at our air modern llafluerlee, one of which Is located at Montreal Hast IMPERIAL OIL LIMITED U5*C United Shoe Machinery Co.OF CANADA, LIMITED MONTREAL, TORONTO, KITCHENER, QUEBEC »»nn»i»ni»mnnm»>;mmmumnmi AT THE PLAYHOUSES See them in our Showrooms At the peak of gas range perfection — there is no better value at any price.Exclusive features and appearance.Made in Montreal.Priced from $55.00.Montreal Light Heat & Power CONSOLIDATED AT HIS MAJESTY’S Eve Francis and her Parisian company will offer three different plays til llis Majesty's Theatre during t lit* second week of tlietr visit here.There will be as follow."Siegfried," liy Jean (lirnudoii.x.on Moundy anil Tuesday evenings and Wednesday matinée: "L'otage," by Paul Claudel.French Ambassador to the Lulled States, on Wednesday and Thursday evenings and Thursday matinée, and "he Intel.” by Henri l.avedan, on Friday and! Saturday evenings and Saturday mâtiné».I times of war.utmttunumuunuxnnntmmnr.imi Q.—What union president ; mayor of a city?A.—Frank Hasten, president o: United Brick and Clay Worke America, and mayor of Blue I; 111.Q.—How £ ters being o A.—They as unions cl American Ft als the SWEET CHOW CHOW A Missouri Recipe e tlie sleeping car por-:anized?o being given charters eily affiliated with tlie eration of Labor.be made to keep the building of Can- GEORGIA LEGISLATORS adian bottoms in this country.FAVOR PENSIONS * * * 1 , -— A communication from the Board of Growing interest in the old ag'e pen- Trndc.in answer to a préviens letter sion movement in the South, consider-hîii the Trades Council, created an- j ed comparatively backward in matters T.it lively discussion, it dealt with of social legislation, is seen in the act: • printing of school books for Can-j ion of the members of the Georgia : : children in Canada ins'oad ot State senate who have introduced a .;¦ the country as it is the rase resolution calling on Congress to enact ¦ : : distances at the present time, a Federal old age pension law.delegates suggested that prod-:»t- ¦-Canada committees, boards ol —A strike of market truck drivers, I cloves, two tablespoons salt and three AT THE OUPllF.l’M Tho Oriilu»um Players will luvsent “Ladies’ Nliflit in a Turkish Hath" at the j Orpheum Theatre.A tarer by the late, Avery Ilopwood, tin* plays deals with three young men who, returning from a masquerade ball in a somewhat inebriated condition are admitted because of their costumes, into a Turkish bath on ladies': night.Margaret Hrayton and Victor Sutherland will be seen in the leading roles.| AT LOKW’S ‘‘The Drake Dase,” an all talking production with its big seem* in a court room, will lie the feature picture at : lioew’s Theatre.The leading parts are played by (iladys llrorkwell, Dorrcst Stanley and Hubert Frazer.Itob ('apron, comedian, and company in “The Mutual Man” will headline the vaudeville bill Other acts will bo Kaye, Kills and La Kite I dancers, in Tudor the Sea”: Allman and The GURNEY MASSEY COMPANY, LIMITED Office eml Warehotua 00 PRINCIPAL STREET 8T-LAUKENT RE MONTREAL THE GURNEY Foundry Company, Ltd.Stove Work*: 8T-LAURENT DB MONTREAL Canadian Car & Foundry Co.Limited Passenger, Freight and General Service Cars for Steam and Electric Railway*.621 Craig St., West, Montreal in J^pan as well as in the United I t'nultiir, cotiifiiiaiiH ; Etlilli Holliman, sing: States.They are a pestiferous breed.I1>I • am’ L'hvim st.Orr in "Feet-oiogy.They ought to be muzzled in times of peace and put in tlie front trenches in AT THE IMPHKIAI, The feature picture at the Imperial Theatre will he "(.’harming Sinners," an all-talking production adapted from "Tlie Constant Wife,” li.v W.Somerset Maugham.Until Chattel-lull, Olive ltrmiks, William l’owvll ami Marv Nnlan are the principal actors.The vaudeville hill will consists of Hetty King.English male in impersonator, the headliner; lllllv and Else Newell, singers and dancers: Johnny Chop one gallon cabbage, two quarts Byman, in "Playing Pranks with Well’ .- .¦ • - «1er : build Mareelius and company in “International Rhythm." a revu»\ and the Kltnymas, in a Japanese noveltv.CANADIAN INDUSTRIES LIMITED Canada Cement Bldg., MONTREAL Buheldltirlesi Cllimilinn Explosives Limited, Dominion Cartridge Company l.imltril, Canadian l alirlkold l imited, Flint Paint ,t Varnish Limited, Arlington Company of ( anaita.Limited, Canadian Ammonia Company Limited, Triangle Chemical Company l imited, Camidlan Salt Company Limited, (irassclli Chemical fiiiii-imn.v Limited.Cassci Cyanide Company green tomatoc .one pint onions and one-fourth cup green peppers.Mix thoroughly.Add l'j pounds sugar, 1 tablespoon ginger, two tablespoons tr.:¦ .:td chambers of commerce should which for two days tied up the de - Lid with the request that livery of produce in New York City, '¦he;, .it iid i -operate in endeavoring j was settled on October 8 by granting :o hay built in Canada all ships which tlie workers a $5 weekly wage increase.tablespoons cinnamon spices — all ground.Then add 3 quarts apple vinegar.Boil until tender.Seal In glass jars while hot.par-— § C If.V r-/jf i pâli I 7* /j |IV t;as- PAS DÉJÀ obligeamment offert A UN DE TES INVITES DE LUI ALLUMER SON CIGARE - MAIS CHAQUE FOIS QUE TU VAS POUR PORTER L'ALLUMETTE AU CIGARE, TON HÔTE S'ARRÊTE POUR DIRE QUELQUE 'CHOSE- AT THE l'HlXCESS "Three Live (’.hosts," an all- talking adaptation ni the popular play will lie (lie main summ offering at iht- Princess.Tim story « 1 «*aIs with 11»»» rompljrations tiiat arise when three English soldiers, after escaping Ir«»in a (Jernuiu prison ramp, iv turn to London and discover that they had been reported killed in action.The cast includes Heryl Mercer.Hilaries Me Naught on, .loan J'.muett, (Maude Alllster .Jocelyn Lee and Tenon Holtz.The picture was directed by Mr.Freeland LAPORTE, MARTIN LIMITEE EPICIERS EN GROS 684, rue Saint-Paul Oueit Tél.MAin 3768 MONTREAL Th Mlinin' AT THE CAI’ITOL all talking version of "The (Ireçue Elise,” from the novel bv Van HI'"’, will Im tile Shown at tlm t'ap'i 1 heat re.It is a mystery thriller deal tig with the strange killings in ||„.lie!n"e kottsehold, with the soli.even ,,f,feri’‘1 *!-v *’1111(1 Van, ,.William , ' .„,,llT‘i",r''ISl ri.II» Vaii„., ;i role ho filled will, dlslim-limi in ¦ T|„.'anary Murder Case." The snppnrltng easl inelniles Floretifo Elilridge.1 lri,- HupJ IJnil, Jenli Arthur.There will be a musicale by the orchestra.With AT THE PALACE f°ur straight weeks at tlm Ituxj I lient re, New York, during r i'.L'i V""' " ",ll,l,ereil every availaliL reiord known, "The c.,rk lived will be the fentnre ntlrnetieii at lace I hea(re.It is tit of “What Price i;h,rv written by Maxwell ‘ renee Stalling mu ml Low Flagg ami Sergeant’ mill Lily Hamlin lias World I lie Pa-all-talking sequel ’.with ils Hlnrv .Amlerson ami Latv-' lelor Mel.aglen and Ed- **M .‘‘•'«I ns Captain Ouirk.respectively, a promiiiem role.' ¦> TANT ET SI BIEN QUE L'ALLUMETTE FINISSANT PARSE CONSUMER, TU TE FAIS PROPREMENT BRÛLER LES DOIGTS.T'AS-PAS DEJA ESSAYÉ UNE BLACK HORSE?tutu QUE ÇA POUR FAIRE OUBLIER IA DOULEUR — - ___________________ 6S.F.\ f AT TIIB (îA Y ET V Tin* burlesque attraction al the (iavetv feat red m .Moonlight Maids." 'ri,o rua tr.’il players arc Itillv ilagen latin ilevno'l.N “'T,'""' Il:irr-v Vino.Jack Blfly.berning.f'T|li:nMa';ils,;,,",slnX am! ^ '"Poo^S "’ - * AS THE WORKER ^ SEES HIS WORLD —Textile manufacturers are looking into thc’ir own affairs with a view to establishing better conditions for their workers and are coming to tlie conclusion that it pays to have employees as custom
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