Le monde ouvrier = The labor world, 1 août 1924, samedi 30 août 1924
I SAMEDI, 30 AOUT 1924 MONTREAL SATURDAY, AUGUST 30th, 1924 9e Année — No 35 ilUmfl t (ôüurief “Canada’s Most Famous Tobacco1 Le plus fameux Tabac au Canada irm Rédaction et administration: 9 et 11 rue Saint-Paul Ouest.“INSTRUIRE ET AMELIORER” Téléphone: Main 1698 — Le numéro: CINQ SOUS PARTOUT Apprenons le français “Ce fut plutôt une surprise désagréable de constater que les seuls délégués incapables de comprendre le français, lors de la récente Conférence Internationale des Mathématiciens, à Toronto, étaient des Anglais et des Américains.’’—Prof.KOENIG.Voilà ce que nous trouvons, dans le Montreal Star d'il y a quelques jours ; c’est une leçon qui, espérons-le, portera ses fruits.Ce n’esr malheureusement que trop vrai que l’énorme majorité de la race anglaise ou américaine ne parle qu'une seule langue, et encore, beaucoup d’eux ne la parlent que d’une manière plus ou moins académique, mais plutôt mal que bien.Nous pourrions encore pardonner à la rigueur cette lacune dans leur éducation aux Anglais d’Angleterre, aux Américains des Etats-Unis et même aux Canadiens des autres provinces du Dominion am n’entendent que rarement parler d’autre langue que la leur; quant à ceux qui sont nés, ont grandi et ont vécu continuellement sur les bords du majestueux Saint-Laurent, ils n’ont aucune excuse plausible à invoquer pour expliquer leur ignorance de la langue française, car, franchement, ce n’est pas l’occasion de l’apprendre qui leur a manqué.Faudrait-il en conclure que c’est un parti-pris de leur part de ne pas se familiariser avec la langue diplomatique — la plus riche et la plus élégante de toutes?C’est fort possible et c’est d'autant plus regrettable que cette ignorance de parler la langue de la très grande majorité des citoyens de la province leur est non seulement préjudiciable, à eux-mêmes, mais tout autant si non plus aux relations cordiales qui doivent nécessairement exister entre deux races qui sont destinées fatalement à vivre côte à côte, à partager la même vie, à subir les mêmes contrecoups de la prospérité ou du marasme des affaires, car c’est du fait qu’on ne peut se comprendre, ni échanger des idées, qu’on se méconnaît et de là il n’y a qu’un pas pour se détester et se haïr mutuellement.C’est à peine concevable que dans une province aux trois-quarts française, on puisse rencontrer tant de personnes qui ne parlent ni ne comprennent un traître mot de la langue de cette majorité.Certains diront, pour expliquer cet état de choses, que les Anglais n’apprennent pas le français parce qu ’ils n ’en sentent pas le besoin, que, d’ailleurs, presque tous les citoyens de langue française — surtout dans nos grandes villes — comprennent et parlent couramment l’anglais, donc aucune nécessité d’apprendre le français.Ce n’est pas absolument exact quoiqu’il soit bien vrai que beaucoup de Canadiens-français manient si pas parfaitement la langue de Shakespeare du moins assez pour se faire comprendre et être en état de tirer leur épingle du jeu; mais cela n’explique pas pourquoi tant de nos concitoyens de race anglaise se refusent systématiquement à apprendre le français.Sans vouloir verser dans le chauvinisme ni l’intransigeance, il nous semble que c’est un devoir national doublé d’une obligation morale de connaître les deux langues officielles d’un pays.Depuis des années, nous conseillons aux Canadiens de langue française d’apprendre l’anglais afin d’être non seulement mieux doués pour le “struggle for life’’ mais aussi pour se faire mieux connaître et mieux apprécier; étant mieux connus, ils seront plus considérés et pourront plus aisément garder la prépondérance à laquelle ils ont le droit d’aspirer et occuper dans notre vie nationale, commerciale et industrielle la place qui leur revient.Ce qui est vrai pour les Canadiens de langue française l’est avec tout autant de force et de raison pour nos compatriotes de langue anglaise; c’est leur strict devoir d’apprendre le français afin de faire cesser les malentendus malheureux qui divisent les deux races; tant que les uns et les autres n’auront pas compris que pour qu’une entente cordiale existe réellement, il faut que tous les citoyens puissent parler et comprendre les deux langues officielles du pays.Il ne faut pas que l’un donne tout et l’autre rien.Comme l’établissement d’écoles publiques et nationales semble être une chose irréalisable dans notre province, il serait tout au moins désirable que toutes les écoles indistinctement mettent sur un pied d’égalité absolue l’enseignement du français et de l’anglais; ce serait un pas en avant dans la bonne direction qui permettrait de voir dans un avenir assez rapproché la solution d’un problème vexant et la idéalisation d’un état de choses qui ferait cesser bien des malentendus et assurerait une \éritable entente cordiale entre les deux grandes races qui forment la population de la métropole du Canad .Le Travail Organisé — sous l’égide des unions internationales — a fait sa bonne quote-part dans cette direction, ne faisant aucune distinction de race, de langue, de couleur ou de religion parmi ses membres, il semble tout désigné pour faire cesser ces luttes fratricides entre les peuples et faire régner la justice, la paix et la concorde sur terre.Plus nous nous connaîtrons, moins nous nous haïrons.GUS.FRANCQ.Prenez la bonne habitude.—de faire vos achats à nos magasins: vous serez sûrs d’y trouver toujours les marchandises que vous désirez, de les obtenir de premier choix et d’en payer les plus bas prix.(Diipuis^rères LE MAGASIN DU PEUPLE BUES BTEOATHERINE, ST ANDEE ET 8T-OHBI8TOFHB Travailleurs, secouez votre apathie et proclamez l’étiquette de l’Union L’étiquette de l’Union n’est pas une arme nouvelle du Travail Organisé.Elle a été instituée en 1874 afin de distinguer les produits des ouvriers organisés de ceux des ouvriers qui ont fait profession de foi de toujours mettre des entraves à la réussite des unions de métiers.Nous nous sommes demandé assez souvent, pourquoi le mouvement international ne faisait pas plus de progrès.La raison en est bien simple, c’est parce que les ouvriers qui y appartiennent ne comprennent pas le rôle qu’ils ont à jouer.La route du progrès est semée d’obstacles: elle est retardée par l’indifférence et l’apathie, et elle est arrêtée par l’égoïsme et le manque de compréhension des hommes qui ne s’attachent pas à la valeur de l’étiquette de l’union.Cette marque syndicale, qui apparaît sur les produits fabriqués par des unionistes, si elle était propagée avec une activité énergique par les ouvriers organisés, pourrait surmonter et enlever les obstacles qui se présentent comme des barrières opposées à la solution des problèmes les plus pressants du travail.C’es triste à dire, mais c’est la vérité : l’étiquette officielle des unions ne reçoit plus l’encouragement d’autrefois; cela est dû à l’indifférence des travailleurs unionistes et à l’indifférence opiniâtre des associations patronales, aidées même par les ouvriers, méconnaissant leurs principes de solidarité, qui veulent la faire disparaître dans le but de mieux les exploiter.En vérité, on manque certainement de logique en achetant un produit, lorsque l’on sait que celui-ci a été fabriqué par nos pires ennemis : les inorganisés.Nous l’avons déjà dit, et nous le répétons encore, si tous les unionistes devenaient spontanément éclairés de leurs principes de solidarité en se payant le luxe, par exemple, de quelques cigares d’union, chaque fois que le besoin on la nécessité s’en fait sentir, le temps ne serait pas éloigné où l’Union des Cigariers reprendrait sa place au premier rang du mouvement ouvrier, .et la fabrique “Coopérative”, qui est en opération depuis cinq ans, deviendrait le refuge des vieux lutteurs cigariers, lesquels n’ont jamais failli à la tâche qui leur incombait de défendre le drapeau qui devrait faire la gloire de l’unionisme.Et il en serait de même pour les autres unions qui possèdent une marque syndicale, et dont la position économique est ébranlée par l’indifférence et l’apathie des travailleurs organisés.Travailleurs, en ce jour de la Fête du Travail, secouons cette apathie, et prenons la ferme résolution d’être en communion d’idées pour faire valoir à l’avenir dans tous les endroits où l’on fera des achats quelconques, l’étiquette de l’union, emblème de la fraternité et de la solidarité.Président, BEN.DROLET, Union des Cigariers No SS.Estimé annuel du nombre d’accidents industriels aux Etats-Unis Industrie Agriculture, industrie forestière et élevage des animaux : Ouvrage général de ferme.Horticulture, culture maraîchère.Bûcherons, hommes de chantiers .Extraction des minéraux: Houille .Métaux !.Pierre .Huile et gaz (production) .Industrie manufacturière: Aliments .Tabac .Liqueurs et breuvages .Imprimerie .Industrie du bois .Verre, terre glaise et pierre (produits).Cuir (produits) .Papier et pulpe .Articles en papier (boîtes) .Produits chimiques, etc.Produits textiles .Buanderies, lavage et nettoyage.V êtements .Caoutchouc et sous-produits .Per et acier .Construction de navires .Fabrication du métal .Métaux (excepté fer et aeier) .Industries diverses .Construction : Chemins .Bâtiments, dépendances, etc.Transport : Par eau (excepté débardeurs) .Entreposage .Chauffeurs, livreurs, etc.Chemins de fer à vapeur .Chemins de fer urbains .Télégraphe et téléphone .Autres industries, pose des tuyaux, etc.Utilités publiques: Lumière électrique et pouvoir.Gaz, aqueducs, etc.Commerce : Magasins, etc.Entrepôts, etc.Service de bureau: Agents, inspecteurs, etc.(à l’extérieur) Employés de bureaux .Emplois professionnels .Soin et garde des édifices et terrains.Service domestique et personnel .Pompiers .Agents de police, shérifs, etc.Occupations diverses .Nombre Taux d’accidents Nombre annuel mortels d’employés par 1,000 2,359 2,335,761 1.02 30 160,083 20 903 205,315 5.00 2,370 780,837 4.08 524 157,792 3.66 135 77,960 2.04 177 91,022 2.05 247 494,523 .67 O ¥;X .01 24 27,857 1.02 31 308,141 .13 467 753,806 .70 178 257,942 .78 113 388,209 .32 187 113,620 1.76 2 25,508 .08 324 198,996 1.76 137 1,021,864 .20 44 137,320 .34 43 719,109 .07 32 161,530 .23 571 497,330 1.35 200 166,862 1.33 1,532 2,393,957 .72 106 459,201 .26 773 1,309,909 .66 170 129,829 1.54 1,773 2,162,268 1.46 384 96,067 4.00 113 85,928 1.76 1,626 878,669 2.05 2,591 1,280,137 2.25 303 177,140 1.90 229 343,879 .74 13 29,414 .50 160 31,366 5.73 104 146,418 .79 453 1,968,373 .26 333 131,442 2.84 99 708,167 .18 89 2,950,769 .04 99 1,655,337 .08 250 373,160 .74 178 2,546,739 .08 80 50,771 1.76 431 116,621 4.10 244 387,283 .66 21,232 29,679,763 .ASSEZ DE MOISSONNEURS DANS L’OUEST DU CANADA On annonce que les fonctionnaires des chemins de fer de l’Ouest ont averti leurs directeurs, à Montréal que, dans leur opinion, il y a actuellement assez de moissonneurs dans l’Ouest, et que l’on n ’en a pas besoin d’autres pour faire la moisson ; ils suggèrent que l’on n ’envoie plus de trains de moissonneurs de l’est.-:o :- Faites votre devoir d’unioniste en assistant à la parade de la Fête du Travail.CIN CANADIEN MELCHERS Croix D’or LE MEILLEUR GIN DISTILLE Fabriqué à Berthierville, Que.sous la surveillance du Gouvernement Fédéral» rectifié quatre fois et vieilli en entrepôt, TROIS GRANDEURS DE FLACONS» Gros 42 onces ¦ Moyens 26 , Petits 10 “ ¦ Prix $3.80 “ 2.55 “ MO The Melchers Gin and Spirits Distillery Co., Limited * Montreal MARCHONS DANS LA PARADE ! Les différentes unions internationales de la ville de Montréal doivent parader dans les rues, lundi prochain.La parade se mettra en marche à 9 heures du matin.La plupart des membres des unions locales ont reçu une invitation et les indications pour la parade.Toutefois, si quelque membre n’avait pas reçu cette invitation, soit par mégarde ou autrement, cela ne doit pas l’empêcher de s’unir à ses confrères pour la célébration de la fête de la classe ouvrière.Dans le but d’aider aux unionistes en général, nous publions, dans la page 3, l’ordre de la parade, ainsi que le parcours.Ceux qui n ’ont pas reçu d’invitation sont donc priés de se réunir au carré Viger, lieu du ralliment, où ils trouveront à qui s’adresser pour s’informer de l’endroit où leur union se rassemble.Pas de flanchards, cette année! Montrons à nos amis et à nos ennemis que nous sommes encore en vie, en assistant nombreux à cette parade.Dans l’après-midi et le soir, tous sont invités à se rendre au parc ominion, où auront lieu les courses et le concert.CONVOCATIONS POUR LA PARADE Lundi matin, le carré Viger sera de nouveau le lieu de départ de la grande parade de la Fête du Travail.Plusieurs unions ont envoyé des eartes de convocation à leurs membres leur indiquant le lieu et l’heure du rassemblement.Nous donnons ci-dessous quelques extraits de ces convocations: UNION TYPOGRAPHIQUE, 145 Le départ se fera à 8 heures et demie du matin, Salle de l’Alliance Nationale, 235, rue Beaudry, où des insignes seront distribués aux membres présents.Les apprentis sont tout spécialement invités.UNTON DES RELIEURS Ralliement aux salles de l’union, 3, rue Craig Est, à 8 h.30, et départ pour se rendre au eoin des rues Saint-André et Craig, pour 9 heures.Les membres qui suivront la parade recevront 2 billets d’admission au Pare Dominion.Trois prix seront tirés au sort, au carré Papineau, après la parade: 1er prix : 3 mois de contribution ; 2e prix : 2 mois; 3e prix: 1 mois.UNION DES PRESSIERS Le ralliement se fera au Carré Viger, rue Saint-André, à 8 h.30 du matin.Des rafraîchissements seront servis après la parade, à la salle de l’union, 248, rue Saint-Jacques.Les insignes seront, donnés au bureau avant la parade.CHARPENTIERS-MENUISIERS Local 2098 Lieu de réunion: No 417 rue Ontario Est, à 8 h.30 du matin.CHARPENTIERS-MENUISIERS Local 1127 .II y aura une assemblée, dimanche, à 2 h.de l’après-midi, alors qu’on complétera les préparatifs pour la parade.TRAVAILLEURS EN CHAUSSURES Le départ se fera des quartiers généraux, 243 rue Maisonneuve, à 8 heures, pour joindre les rangs au eoin des rues Cadieux et Craig Est.L’organisation de la démonstration est faite par le Conseil Conjoint No 17.Une carte de présence sera remise à tous les membres qui suivront la parade, leur donnant le droit d’assister à une grande réception qui aura lieu après la parade, dans la salle de l’Union Belge, 1038 rue Sainte-Catherine Est.Des ra fraîchissements seront servis.APPEL GENERAL Les unionistes qui n ’auraient pas reçu d’avis, ne doivent pas s’abstenir de prendre part à la parade.En consultant le programme, publié en page 3, ils auront vite fait de localiser leur union.A ceux qui se sont joints à nous, dans le passé, nous disons simplement: revenez; mais c’est surtout à ceux qui, pour une raison ou pour une autre et quelquefois même sans raison aucune, ont négligé de le faire, que ce chaleureux appel est adressé.Amis et adversaires du mouvement ouvrier contempleront cette parade quoique chacun avec des sentiments différents.Montrons que nous ne sommes pas tout à fait oublieux de notre devoir et que nous savons faire valoir nos revendications.La Prévention des Accidents du Travail Dans tous les pays civilisés, on s’émeut des nombreux accidents du travail dont la liste s’allonge de jour en jour; beaucoup se demandent comment il se fait que tant d’accidents arrivent aujourd’hui en comparaison avec les quelques rares cas du passé.La réponse est bien simple.Au temps jadis, l’ouvrier travaillait seul ou presque seul, il prenait la matière première et en fabriquait un article fini de ses propres mains ; un accident alors était un effet du hasard ou résultait de l’imprévoyance ou de la négligence grave de l’ouvrier; mais, avec le développement intensif de l’industrie, l’introduction du mécanisme et la fièvre de la vitesse qui domine tout, l’ouvrier n’est plus qu’un infime rouage de la machine, sujet aux mêmes aléas de brisure que celle-ci ; de plus, comme il répète toujours la même opération, accomplit automatiquement du matin au soir les mêmes mouvements, sou attention s’endort à la longue, il devient moins attentif, il s’habitue au dauger, de par la force des choses; ce n’est plus sa volonté qui mène, c’est une suite d’engranages qui l’entraiue et le fait aller toujours de plus en plus vite, de là, les nombreux accidents industriels qu’on enregistre journellement.Quand on constate que le nombre des accidentés du travail est plus élevé que celui des victimes de la guerre, on se demande où nous allons, vers quel désastre nous nous acheminons; c’est à faire frémir.Il ne suffit pas d’adopter des lois de réparation des accidents du travail, car quel que soit le montant élevé payé dans les cas d’accidents fatals ou d’incapacité totale permanente, il ne peut se comparer à la valeur d une vie humaine ou aux souffrances et à l’inutilité qu’ils causent à un ouvrier; ce qu’il faut, c’est d’établir un code de prévention des accidents du travail et le mettre strictement en vigueur.S’il est vrai qu’une once de prévention vaut mieux qu’une livre de remèdes, cela peut s’appliquer dans toute sa force aux accidents du travail; cherchons donc, par tous les moyens possibles, à les prévenir; c’est à cette tâche humanitaire que s’est attelée la Ligue de la Sécurité Publique de la province de Québec.Tous les industriels, les chefs d’atelier et les ouvriers eux-mêmes devraient en faire partie ou tout au moins mettre en pratique les conseils et les recommandations qu’elle donne., Nous publions ci-dessous quelques statistiques puisées dans les rapports officiels du Département du Travail des Etats-Unis; leurs chiffres sont d’une éloquence effarante et bien propres à donner le vertige à ceux qui estiment que la vie humaine, les souffrances et les désastres causés par les accidents du travail valent plus que les quelques dollars qu’une législation de prévention coûterait aux industriels.Effrayantes statistiques D’après les statistiques publiées par le Département du Travail des Etats-Unis, il y aurait, chaque année, dans ce pays, 2,453,418 accidents industriels, qui causent une perte de 227 millions de journées de travail et une perte de salaire de plus de $1,000,000,000.Au cours de l’année 1923, il y a eu 21,232 accidents de travail mortels qui ont causé une perte de salaire de $573,264,000, à raison de 4.50 par jour; 1,720 accidents qui ont résulté dans une incapacité totale permanente ont occasionné une perte de salaire de $46,656,000; il y a eu, dans la même période, 105,629 accidents industriels qui ont occasionné une incapacité permanente partielle et ont fait perdre à leurs victimes, 51,494,357 journées de travail et une somme de $231,724,607 en salaires.Les accidents résultant en incapacité temporaire totale ont été au nombre de 2,324,829 qui ont occasionné une perte de 37,915,613 journées de travail et une somme de $170,620,259 en salaires.Plus d’accidents aux nouveaux ouvriers D’après une enquête faite sur 28,930 accidents du travail, par l’Université d’Indiana, il résulte qu’il arrive approximativement un accident pour chaque nouvel employé embauché dans les grandes entreprises.Ce taux est quatre fois plus élevé que la moyenne des accidents d’après le nombre total des ouvriers sur la liste de salaires dans les mêmes industries, ce qui signifie que moins l’ouvrier est habitué à un certain genre de travail plus le nombre des accidents augmente proportionnellement.Ceci devrait convaincre les employeurs qu ’il est de leur intérêt de garder les mêmes ouvriers à leur emploi, même à un salaire plus élevé et que l’embauchage de nouveaux ouvriers à bas prix est loin d’être une économie.Les enfants-martyrs du travail Le taux des accidents du travail parmi les enfants est extrêmement élevé; ainsi, dans une filature du Connecticut, sur 1,164 accidents, il y en a eu 301 dont des enfants de moins de 20 ans ont été victimes, soit plus de 25 pour cent.Dans une période d’une année, dans l’Etat du Massachusetts, il y eut 1,691 enfants de moins de seize ans qui ont été blessés au travail, dont 10 accidents mortels.En quatre ans, le chiffre de 4,663 accidents à des enfants mineurs a été atteint, dont 59 eas mortels, et cela malgré que les lois de cet Etat prohibent l’emploi d’enfants de moins de 18 ans à des occupations hasardeuses.D’après les statistiques de la compagnie d’assurance “Metropolitan”, il y a eu 43 accidents du travail mortels parmi ses porteurs de polices âgés de 13 à 17 ans.Huit de ceux-ci arrivèrent dans des mines ou carrières, sept dans des accidents de machine, six dans l’industrie du transport, trois sur chemins de fer, et trois dus à l’électricité.On peut dire avec raison: “pauvres enfautsi- martyrs ’ ’.* * * Les maladies professionnelles Le saturnisme ou empoisonnement par le plomb est la maladie professionnelle la plus répandue sur le continent américain.Une étude récente faite dans l’industrie de la poterie, par le Département de la santé publique des Etats-Unis, démontre que sur 1,809 ouvriers examinés 270 ou 15 pour cent souffraient de cet empoisonnement d’une manière ou de l’autre.L’examen médical de 400 peintres, à New-York, a révélé le fait que 60 pour cent de ceux-ci étaient atteints de saturnisme, dont 40 pour cent à la période aigüe, 9 pour cent à l’état chronique et 11 pour cent à l’état intermittent.Des études récentes ont prouvé qu’il y avait 52 maladies ou empoisonnements dont la source remontait directement aux risques professionnels.ACCIDENTS D’AUTOS Si nous voulons diminuer le nombre des accidents, il est certain que les personnes prudentes ne doivent pas se contenter strictement ce que la loi ou les règlements leur enjoignent de faire.Elles doivent aller un peu plus loin dans la mesure du possible.Dans les rencontres d’autos, par exemple, il importe de toujours considérer celui qui vient en sens inverse comme un particulier dont il faut se défier.De la sorte, on sera forcé de redoubler de prudence.—La Presse.PENURIE DU CHARBON Sir Richard Redmayne un des principaux experts du monde en charbon, a déclaré à la première conférence mondiale sur l’énergie qui vienlt d’avoir lieu à l’exposition de Wembley, Angleterre, que la réserve de charbon de la Grande Bretagne ne durera que six cents ans au taux de production actuel.II évalua la réserve de charbon des autres nations comme suit: Etats-Unis.2,000 ans Allemagne et Silésie.1,000 ans Belgique.500 ans France.quelques années Tout le charbon du monde aura été employé d’ici 1,500 à 2,000 ans, et, ajouta sur Richard, il est très intéressant de noter que lorsque cette phase sera atteinte la période de l’usage intensif du charbon n’aura été qu’environ un pour cent de la période que l’homme est sur la terre.Les Maladies contagieuses La Fête du Travail coïncide avec l’ouverture des classes dans les écoles et couvents de la province.En effet, c’est dans la première semaine de septembre que l’activité renaît dans nos maisons d’éducation.Quelques conseils ne sont donc pas déplacés, à l’heure actuelle.A cette occasion, le Dr Boucher, surintendant du service municipal d’hygiène, lance aux pères et mères de familles do la cité, un appel de la plus haute importance sur la prévention des maladies contagieuses, qui nous affligent annuellement, vers cette époque.“Il y a toujours, dit-il, une réduction du nombre des cas de maladies contagieuses pendant les mois de vacances, mais dès que les enfants retournent à l’école, nous sommes sûrs de voir ce nombre augmenter.Cela est dû au manque de précaution des parents qui envoient leurs enfants à l’école, même quand ils ont des cas de maladies contagieuses dans leurs foyers.Nous comptons sur l’entière coopération des parents pour prévenir, en autant que possible cette augmentation habituelle du nombre des eas de maladies contagieuses après la rentrée des classes.‘ ‘ Si les parents veulent coopérer avec nous, continue le Dr Boucher, nous sommes convaincus que cinquante pour cent des cas de maladies contagieuses, qui sont transmises par les enfants qui fréquentent les écoles, pourront être évités.Il appartient aux parents d’ouvrir les yeux et de se rappeler que c’est un devoir social pour eux de faire de leur mieux sous ce rapport.” Les chiffres donnés sont encourageants et c’est pour maintenir la situation aussi bonne que possible, que le Dr Boucher fait appel au public, lui demandant de concourir dans le but que le département municipal d’hygiène a toujours en vue et qui est de sauver autant de vies qu’il est possible, c’est-à-dire de réduire les chiffres de la mortalité.Le Dr Boucher appui sur les dangers de la contagion par les écoles paree que dans la plupart des cas, les maladies contagieuses sont propagées par les enfants dont les familles comptent chez elles des cas de maladies.Très souvent, les parents ne se préoccupent pas de déclarer ces eas et laissent quand même leurs enfants fréquenter l’école.Ces derniers communiquent souvent les germes de la maladie à leurs condisciples, et au bout de quelques jours, d’autres cas se déclarent.“C’est pourquoi, dit le Dr Boucher, les parents doivent éviter à tout prix d’envoyer leurs enfants à l’école quand ils ont des cas de maladie contagieuse dans leurs foyers.Si chacun songeait aux conséquences de cette imprudence et au mal qu’elle peut ont rainer, on verrait une grande réduction dans le nombre des cas de maladies contagieuses, parce que le grand nombre exerceraient la plus grande prudence, par crainte de voir se propager la maladie.On ne saurait être trop prudent dans de telles circonstances, et les parents accomplissent leur devoir de bons citoyens en cherchant, par tous les moyens possibles, à prévenir la contagion.” Nous ne saurions aussi trop conseiller aux mères de famille qui ont des enfants malades au foyer de ne pas trop se bal-lader avec eux chez leurs voisins.Il est très désagréable de recevoir leur visite, mais la politesse exige qu’on les reçoive quand même, malgré qu’on préférerait qu ’elles soient chez elles. Page 2 SAMEDI, 30 AOUT 1924 MONTRE AL SATURDAY, AUGUST 30th, 1924 ftrmaaazrrgaaaHmaiînmnngnass » .it nr " g .Le 2 Septembre ===== VOTEZ POUR ===== W.M.BIRKS L’homme qui s’engage à supporter une ligne de conduite qui.o développera l’industrie et procurera de l’ouvrage aux sans travail Les Loisirs ouvriers chez les Américains Peur appvéïier l’ampleur du problème de l’utilisation des loisirs ouvriers aux Jetais-Unis, il suffit de savoir qu’il existe dans ce pays, environ 42,000,000 de sala____„0-.) u au moins dix ans.La .pratique, de plus en plus généralisée, des courtes journées dé travail a été l’origine même des loisirs plus grands laissés aux travailleurs manuels.Les institutions qui fournissent les moyens de se récréer sont naturellement i._„ ._es.Il y a d’abord celles qui ré- pondent, au point de vue commercial, à la i.email rte, du publie.Le cinématographe constitue le type principal de ces entreprises; on estime, eu effet, qu’un cinquième du total de la population des Etats-Unis fréquente chaque jour le cinéma.L’automobile jouit également d’une grande vogue.Le Bureau des ponts et chaussées signale qu’en 192Ü il y avait, en circulai ion, plus de treize millions d’automobiles servant au transport des personnes, eontie un peu moins de onze millions en 1922.Avce le développement, de l’usage de l’automobile, on peut affirmer sans hésiter qu ’il n ’y a pas beaucoup de famii les de travailleurs, spécialisés tout au moins, qui, à l’heure actuelle, ne possèdent pas leur voiture, aux Etats-Unis.Le goût (les jeux et.exercices physiques irst extrêmement répandu chez les Américains.Au nombre des sports les plus pratiqués, oh peut mentionner la gymnastique, le ‘ ‘ base-bail ’ ’, le tennis, le jeu de boules et.la natation.L’activité sociale, sous ses différentes formes, joue également un rôle important dans i ’utilisation des loisirs.Au point de vue de la vie sociale extérieure, il convient de signaler l’importance des loges ou des sociétés secrètes, des cercles sociaux, des associations politiques et- des organisations professionnelles.La question de l’utilisation des loisirs ouvriers est considérés comme ayant une importance telle, aux Etats-Unis, que le Président Coolidge a annoncé, le 14 avril .CIGARETTES FAVORITES PARTOUT dernier, la création d’une commission fédérale chargée d’arrêter un plan de coordination des diverses oeuvres d’utilisation des loisirs.Etant donné l’attention que la Conférence internationale du Travail a accordée nu problème de l’utilisation de3 loisirs ouvriers, le besoin qui s’est fait sentir, aux Etats.-Unis, d’un programme nette- -c-t ikriiu, p.esente un intérêt tout par tieulier.IL LEUR EN COUTE CHER POUR BOIRE ____ • Les Américains peuuvent faire de l’argent sur Wall Street, dans le cours de la journée, mais, le soir, il leur en coûte quelque chose s'ils veulent oublier le “tick er ’ ’.Ainsi, ils dépenseraient, chacun, $154 pour passer la nuit sur une certaine taverne flottante de 1,000 tonnes anerée au large de Pile Island.C’est ce que rapporte un journal de cette ville.On dit du navire qu’il est allemand mais qu’il bat pavillon britannique.C’est laque les New-Yorkais, qui désirent s’amuser, se rendent.On y boit et on y danse.Les millionnaires tourbillonnent avec les “flappers” et les danseuses du music-halls, Très bien, mais ça coûte cher.Prix approximatif pour se rendre ail navire mystérieux et oublier la veille tout en ne s’occupant pas du lendemain: Aller et retour.$70 Admission.5 Quelques pastilles.10 Un peu de “sloe gin”.9 Beux bouteilles de champagne.30 Le diner.5 Pourboires.10 Cabine de luxe.15 Si quelqu ’un veut avoir du Bourgogne pétillant, il paiera envirqn $20 le litre.Le reste est à l’avenant.On a déjà chargé $100 à des clients pour se rendre au navire mystérieux.Toutefois, le prix moyen du passage est de $35.Certains passeurs ne chargent que $15; il appert qu’ils ne sont pas vus d’un bon oeil par leurs collègues.Dans tous les cas, il existe une loi Volstead aux Etats-Unis, mais on l’applique singuliè renient .au large.MEILLEURS MARIS Les Anglais font des meilleurs maris que les Américains parce qu’ils traitent leurs femmes comme des compagnes tandis que les Américains traitent leurs femmes comme des poupées, les gâtent avec des cadeaux, des fourrures et des bijoux, a déclaré Mary Borden, romancière, qui revient visiter les Etats Unis, après une absence de onze ans.Elle est la femme du général E.L.Spears, qui a été député pendant trois ans.“Les maris anglais ne grondent pas ne blâment pas continuellement.Pour un Anglais, sa femme est son amie et leur vie est plus normale qu’ici.Les femmes Anglaises font tout ce que les hommes font, de sorte qu telles n’ont pas beaucoup de temps pour les bridges et les toilettes.Elles ne s’habillent done pas aussi bien que les Américaines.’ ’ UN MINISTRE SEVERE Le ministre du travail et de l’hygiène en Prance, M.Justin Godart, vient de faire preuve de sévérité à l’égard des fonctionnaires qui demandent de l’avancement.Un des employés de son administration, désireux d’obtenir un poste pour lequel il se trouve avoir une prédilection particulière, s’est fait recommander auprès de son ministre par dix-sept parlementaires.M.Godart trouve ce geste excessif.Dans une lettre adressée à ce fonctionnaire, il l’invite à le modérer.Il est intolérable, dit-il, qu ’un fonctionnaire prenne, pour faire autant de démarches et de sollicitation, un temps qu ’il devrait consacrer à son service ; insupportable qu ’il prenne, pour son intérêt personnel, le temps des parlementaires, non moins inadmissible que cet agent surcharge son administration d’un courrier aussi volumineux.Il y a longtemps que la plaie du favoritisme et l’abus des recommandations rongent les administrations.¦—La Patrie.Jeunes Filles modernes Ce qui suit ne concerne, lecteur, ni tes filles ni les miennes.Il va de soi que tout ce qui désoblige s’applique uniquement au voisin.Le règne des oies blanches est fini, il n’y a plus de petites filles.Adieu les yeux baissés sur la poitrine et la natte en ficelle dans le dos.Elle n ’a pliis rien de la petite oi» la moderne jeune fille.Elle se détache, dès le berceau, de la poitrine maternelle et veut, à compter du premier jupon, vivre sa vie, au grand soleil.* * * Faiblesse, orgueil, bêtise ont conduit pères et mères à l’abdication et la discipline au pays des balançoires.Lorsqu ’iis s’agit des enfauts des autres tous les parents sont clairvoyants.* * * L’acte ou la parole qui valaient jadis à l’enRuit une fessée lui assurent aujourd’hui une admiration complaisante.Admirée, la fillette s’admire.S’admirant, elle méprise ses admirateurs.Les parents malheureux n ’ont pas d’autre histoire.* * * Depuis que son corps a grandi, la larve est devenu.: chrysalide.D ’autres ont chanté le sphinx impénétrable et la métamorphose de l’âge inquiétant.Jeunes filles d’hier et d’autrefois passaient pour être indéchiffrables.Jeunes filles d’aujourd’hui sont vases sans mystère et croquis sans rebus.Tennis, gourmandise et flirt leur ont fait des regards excessifs et des hanches prématurées.Elles sont femmes avant la lettre et nubiles avant! la puberté.* * * Elles sont plus délicieuses de corps depuis qu’elles sont moins fraîches d’âme.Le physique a été mieux nourri que le moral.Ce n’eet poiut qu’elles sont vicieuses; elles sont de vertu légère.Les choses qui volent, Dieu sait où le vent les emportera.* * * ’Elles connaissent tout cte l’amour tel que le pratiquait leur grand’mère.Mais tandis qu ’elles aiment pour vivre leurs aïeules vivaient pour aimer.Elles ne sont ni plus ni moins folles de leur corps que les filles des autres temps et des autres lattitudes.Il leur manque seulement la modestie et le geste -délicieux de la pudeur.La pudeur n ’est pas une vertu mâle.Elle est morte depuis que la femme se virilise.^ * * * Voyez-les, trois par trois qui s’en vont en ricanant.L’ironie est l’intelligence de l’heure.Elle a pour superlatif le ricanement.Les grands esprits ironisent.Les petits esprits ricaneut.Nous sommes le st>cle ironique du ricanement.* * * Que deviendra demain l’allègre raillerie de tant de jouvencelles?Les déboires, les chagrins, les maladies transformeront leur bouilloire en pot-au-feu.D’autres avant elles ont craché l’écume Sur les tisons, qui n’ont plus aujourd’hui la force de baver sur la cendre.* * * Elles seront après-demain des mères-grands vacillantes.Et comme elles u ’auront su ni diriger ni se conduire, elles verront leur faiblesse entourée de louveteaux.* * - Les louveteaux tout, moins faciles à garder que les oies.Le Quotidien, Paris.L’HONNETETE D’UN OUVRIER Une méprise de la part du payeur d’une banque de la ville de Trois-Rivières a fait passer de $400 à $900 le salaire d’un ouvrier de Grand’Mère, du nom de Hor inisdas Gauthier, mieux connu dans le monde des manoeuvres sous le nom de ‘1 Mouston ’ ’.L’ouvrier en question revenait du flot lage des billots (drave) pour le compte de de la St-Maurice Paper.Il avait passé quelques mois à l’emploi de la compagnie et se présentait mardi matin au bureau de cette dernière, qui lui livrait un ehè que de $400 pour le fruit de son travail.“Mouston” Gauthier qui n’est pas lettré se rendit à la banque et le commis prépo sé à la paye, lui remit $900.Notre hoin me qui sait à peine compter, mit le montant en poche, sans vérifier et prit la route de Grand ’Mère.Le soir le malheureux commis restait rêveur en face d’un déficit -assez subs tantiel dans sa caisse.Soudain seul avec ses réflexions il vit passer la silhouette du bûcheron dont il avait eu la visite le matin.Tout de suite il eut un soupçon que l’argent qui manquait avait pu lui être décerné.Il manda immédiatement une automobile et fila à toute vitesse vers Grand ’Mère en compagnie d’un constable et d’un autre employé de la banque.Arrivé à Grand’Mère il fit le tour des tavernes et retrouva son homme qui ne connais sait pas le premier mot de sa temporaire heureuse aventure.Le visiteur improvisé fit la grande demande et ‘ ‘ Mouston ’ ’ qui est un parfaite honnête homme laissa le commis lui-même se servir à même la liasse de billets de banque qu’il avait en core tous sur lui.¦ Le soir, ta caisse du comptable balai) çait mieux et ‘ ‘ Mouston ’ ’ qui u ’avait jamais pensé à s’approprier le bien d’au trui ne s’en portant pas plus mal et blaguait avec ses amis, sur l’aventure qui l’avait presque rendu capitaliste pour vingt-quatre heures.—Le Nouvelliste.*,-:o :- A L’ARBITRAGE Le ministre du travail vient de soumettre à un tribunal d’arbitrage la requête des télégraphistes d* Canadien National et du Pacifique Canadien, qui demandent des salaires plus élevés.L’honorable M.James Murdock a annoncé que deux tribunaux d’arbitrage sont autorisés à régler le différend survenu entre les télégraphistes et les deux compagnies.Techniquement parlant, ces deux tribunaux sont nommés mais on espère que lés doux parties en cause vont s’entendre pour choisir des représentants qui pourraient régler cette question d’un seul coup.ECONOMIE SOCIALE Sur les Contradictoires économiques Dans son effort de création des valeurs, i homme se heurte à des multiples difficultés, dont la raison première sc trouve dans les inégalités de la nature., lue a mesure que le nombre des valeurs s accroît, que leur complexité augmente, ues contradictoires surgissent qui s af-nouieut d abord pour partager les avans acquis et qui se concilient ensuite pour poursuivre en commun la conquête de nouveaux avantages.-.c l humanité, les plus forts dominèrent les plus faibles, èt ceux-ci servirent ceux-là dans leur conquête des oiens.D abord, par des contradictoires} les faillies recevaient des forts protection, iiourrituie et logement; ils accomplissaient en retour les travaux du ménage.Les coati adictoires surgirent lorsque, les L’HYGIENE INDUSTRIELLE Le Comité de correspondance pour i hygiene industrielle, constitue par le Gouseil d’administration en execution a une résolution de la Conférence de Washington, s'est réuni les 15, IB et 17 juillet au Bureau.Ge Comité est composé d’experts ehoi-uis parmi les plus compétents des differents pays suivants: Allemagne, Autriche, Belgique, France, Grande-Bretagne, lta ne, japon, Bologne, Royaume des Serbes, Croates et Slovenes.Be Comité s’est occupé de diverses questions d’hygiène et de pathologie du .ravail, parmi lesquelles l’infection charbonneuse professionnelle, la possibilité d assimiler les maladies professionnelles aux accidents du travail au point de vue assurance, ainsi que les études à effectuer pour arriver à une uniformisation des .perception des couleurs pour les cheminots et les marins.Après avoir examiné l’oeuvre accomplie par île Bureau en matière d’hygiène industrielle, le Comité a formulé différentes recommandations concernant la désinfection des crins, cornes et sabots, et défini les mesures capables de protéger les tra railleurs de certaines professious contre les risques de l’infection charbonneuse.Le Comité a décidé que les travailleurs victimes de certaines maladies professionnelles dont la liste a été éétablie, devaient avoir droit à une compensation au moins égal à celle qu’il toucheraient s’ils .\intimes d’accidents du travail.-: o:- LE CHOMAGE EN RUSSIE Depuis 1922, le chômage s’accroît cons tammeut en Russie.En octobre 1922, le nombre des chômeurs dans 70 chefs-lieux de départements, y compris Moscou et Pctrograd, était de 308,200.En févriei 192-1, le chiffre correspondant s'élevait à 812,000.Ces données ne sont pas tout a tait complètes, puisqu’elles ne concernent que 70 villes sur 90.Il ressort des indications fournies pâ.s “Informations sociales”, que la Com mission au Travail estime que le nombre des chômeurs, inscrits dans toutes les bourses du travail, s’élevait à 1,230,000 au 1er janvier 1924.Par ailleurs, on doit tenir compte du fait que tous les chômeurs ne se sont pas fait inscrire dans les nuien-ux de placement, et que, par consé quent, les chiffres ci-dessous doivent être majorée pour correspondre à la réalité.Le chômage est particulièrement grand parmi les travailleurs intellectuels ; les autres catégories salariées les plus atteints sont les manoeuvres, puis les ouvriers aialifiés.En ce qui concerne les travailleurs in .Jeetuels, ce sont surtout les employés '.’’.étiques et le personnel du corps ensei-ia:it qui sont atteints par le chômage, n cite au nombre des ouvriers qualifiés ni souffrent, le .plus de la crise, les mé ’urgisies, les ouvriers du textile et les maçons.-: o:- CONFERENCE DU CHOMAGE Une conférence aura lieu à Ottawa, le 3 septembre prochain, dans le but d’étudier les moyens de régulariser i ’emploi dans tous les domaines et.en particulier e bâtiment et le travail en plein air durant l’hiver.Des représentants des gouvernements provinciaux, des principales municipal! tés, des deux chemins de fer transcontinentaux, des patrons industriels et du travail organisé assisteront à cette conférence dont on attend beaucoup de bien pour les ouvriers,.Les compagnies de voies ferroviaires, les chefs d’industries et les municipalités verront durant cette conférence à s’entendre afin de faciliter aux ouvriers les moyens de se tenir occu pés durant l’hiver.L’hiver est la saison la plus morne de l’année, la saison où le travail est le plus rare, les revenus moins considérables et, en même temps, la saison où il en coûte le plus cher pour se nourrir, se loger confortablement et se vêtir.Les délégués, à cette conférence du travail, étudieront les possibilités de la construction pendant les mois rigoureux de l’hiver, des travaux en plein air dans le bâtiment et les autres activités de la construction.Si i ’on parvient à empêcher les suspensions de travail dans la construction, il est.sûr que le pourcentage du chômage diminuera de beaucoup au Canada, l’hiver prochain.La continuation durant cette saison de l’année des travaux ferroviaires fera aussi l’objet, d’une étude particulière, et.il est à souhaiter que cette prochaine conférence produise d’excellents résultats.—La Tribune.L’ARGENT DE LA HOME BANK L’argent recouvré à date par les liquidateurs de la Home Bank en règle ment des réclamations faites à l’encontre des actionnaires oui sont tenues à la double responsabilité se chiffre à $450,000.a-t-on annoncé ces jours derniers.“L’homme politique, dans sa double responsabilité de vie privée et de vie pu blique, porte des charges bien lourdes.Si les deux ont des attraits, elles ont, aussi leurs peines et leurs adversités.”— ARTHUH SAUVE, Chef de l’Opposition.clans s’étant fixés au sol, il fallut fartage!' les dons limités de la nature.jja io.ee cessa de s ’évaluer à la vigueur des muscles.Les qualités d’intelligence et du coeur permirent la conquête du pouvoir, qui était le meilleur moyen de s’assurer la possession des richesses.Et ainsi commence l’histoire des efforts, par lesquels ‘ ‘ dominants ” et “ dominés ’ ’ tantôt luttèrent, entre eux, tantôt s ’associèrent contre un ennemi commun.Esclavage, servage, compagnonnage, sont comme les grandes étapes au cours desquelles s’affrontèrent les contradictoires économiques d’une production débutante.N ’en voyons pas d’ailleurs que l’opposition.N ’est-il pas arrivé que des esclaves refusèrent l’affranchissement?Louis le Hutin ne vantait-il pas vainement aux serfs une liberté qu’ils dédaignaient, mais que le roi voulait leur vendre pour refaire ses finances avariées.Depuis la Révolution, il n ’y a plus à acheter la libenté, et le salariat ne met plus d’entraves à la libre volonté des hommes.Cependant, les contradictoires subsistent : patrons et ouvriers, employeurs et employés; on les désigne même d’une manière abstraite eit, inexacte: Capital et travail.Mais du jour où, par la disparition des classes, des échanges constants furent, possibles entre les hommes de tous les rangs et de toutes les professions, les contradictoires de la production étaient destinés à se rapprocher.La guerre a accentué pratiquement le .approchemerit, dans la sublime mêlée des tranchées.Bien plus, la masse de ceux qui joivent vivre d’une vie pareille, s’accroît tous les jours parce que d’une part, l’ouvrier gagne d avantage, et parce que les marges croissantes contraignent le pa .,jii à plus d’économies.La création des sociétés anonymes complète, en droit, les effets de la pratique.uns les collaborateurs de cet être social nouveau, depuis les administrateurs jus-,u aux plus humbles employés, ne sont-ils pas des salariés?Ainsi, en englobant tout le monde, le salariat fait disparaître l’opposition entre • ‘ payeurs ” et “ payés ’ ’, qui se heurtaient clans les grèves.N ’est-ce pas nier, qu ’on pouvait lire dans l’Information /Sociale, sous la plume d’un dirigeant ouvrier, que la grève n’était -plus qu’un moyen désuet de égler les conflits sociaux?Sont-ils insolubles encore, ces contradictoires qui oppposent ceux qui possèdent et ceux qui n’ont rien?Non, ear la propriété est susceptible d’une extension pratiquement infinie.La création des valeurs mobilières, le crédit, sont les grands facteurs du développement de la propriété, ou tout au moins de la possession, et chacun peut prétendre à une quote-part des biens de ce monde.Bien plus, la législation sur les habitations à bon marché n’offre-t-elle pas à l’espérance et la possibilité d’être propriétaires fonciers, Contradictoires encore, les eonsommma-teurs et les producteurs.Sans doute ceux-ci veulent faire payer leurs prorti Its le p.V cher possible.Mais n’a-it-on pas vu, il y a deux ans à peine, une crise éclater parce que la production avait oublié de compter avec les possibilités d’achat de la consommation?Hier encore, un suisaut de vie chère risquait de briser l’harmonie,, si le Gouvernement n’avait pas interdit l’exportation des .produits alimentaires pour contraindre les producteurs à baisser leurs prix.Consommateurs et produeteuurs d’un même pays se rapprochent maintenant pour chercher leur enrichissement commun par la e mquête des marchés étrangers.Exportateurs, importateurs, contradictoires nés du commerce mondial.Ceux-ci ont intérêt à avoir des moyens rt ’achat puissants, et c ’esc pourquoi ils réclament la valorisation du franc, tandis qu’une monnaie dépréciée constitue une à 1 exportation.Mais ces contradictoires tendent à se concilier, car, eu économie, tout privilège d’un instant est bientôt ménaeé de payer sa rançon.Une monnaie soumise aux fluctuations des intérêts particuliers n’est plus une monnaie.Elle tend à s’éliminer, et le le trouble qui résulte de cette élimination risque de ruiner à la fin importateurs et exportateurs.Intérêts industriels et intérêts bancaires se heurtent également.Mais si le crédit devient trop cher, l’industrie rétrécit son activité, et si cette activité, base du crédit, vient à manquer, la banque elle-même perd sa raison d’être.Et quelle place ne faut-il pas réserver à ces contradictoires qui se nomment propriétaires et locataires, qui se heurtent depuis tantôt dix ans, sans que le terrain de conciliation soit encore délimité, parce qu ’on n ’a pas encore compris qu ’elle ne pouvait venir que d’une multiplication de3 constructions.Nous vivons une époque oû les contradictoires sont plus vivement accusés.La guerre a détruit des quantités de richesses réelles.La paix n’a pas encore permis la'reconstrui tion de celles qui ont disparu, ni la création de richesses nouvelles.Pour subvenir à ses immenses besoins, l’Etat dut créer des signes articles d’une ’chesse inexistante.Plus de 30 milliards de billets, 70 milliards de bons du Trésor sont en suspens qui ne correspondent pas à des besoins de production ou de consommation.Chacun veut aine part de ces signes avec l’espoir qu ’ils faciliteront la conquête de richesses réelles.Augmentation des prix, augmentation des salaires, nécessités de fonds de roulement.accrusj-autant de raisons d’exaspérer les contradictoires dont nous avons indiqué les principaux.La politique trop souvent aveugle, cherche à profiter des oppositions d’intérêts, ce qui prépare les brusques réactions.L’Economique a pour mission surtout de les rapprocher, car elle sait que de leur rapprochement naît une (richesse nouvelle pour le plus grand profit de chacun et de ,ous.~ Le ïlappeli Paris.___ f'— ~a ._ _ DO NOT BE IMPOSED UPON! ^WORKERS UNION UNION "AMP No shoes are Union Made, under our Fair Arbitration contract, except those having this stamp.INSIST upon having them for The Whole Family.Factory BOOT & SHOE WORKERS’ UNION 246 SUMMER STREET, BOSTON, MASS.COLLIS LOVELY, President.CHARLES L.BAINE, Sec.-Treasurer.VOTE AGAINST PROHIBITION! DEMAND Personal Liberty Union MADE Beer Porter n -exO» Of America COPWIGHT &TRADE MARK REGISTERED 190» THIS IS OUR LABEL IN CHOOSING WnAT .: YOU WILB DRINK: Ask for this label when purchasing Beer, Ale or Porter, As a guarantee that it is Union Made LABOR DIRECTORY MONTREAL TRADES AND LABOR COUNCIL — Meets every 1st and 3rd Thursday of each month at Building Trades Hall, 417 Ontario Street East.President, J.T.Foster, 62a St.Catherine St.East; Corr.-Secretary, Gus.Fraucq, 11 St.Paul St.West.BOOT AND SHOE WORKERS, No.206 •—Meets every Wednesday at 8 p.m., 243 Maisonneuve St., President, Emery Dau-phinuis, 3066 Adaui St.; Kec.-Secretary, N.Poirier, 245 des Erables; Fin.-Secretary, and business agent, Chas.McKercher, Ü43 Maisonneuve St., Gareau Hall.ALLIED PRINTING TRADES COUNCIL —To promote the interests of the Allied Union Label (which can be had in either the French or EngPsh language).— The following organizations comprise Council: —Typographical Union, No.176; Jacques-Cartier Typographical Union, No.145; Printing Pressmen and Assistants’ Union, No.52; Bookbinders’ Union, No.91; Photo-, Engravers’ Union, No.9; Stereotypers ami Electrotypers’ Union, No.91; Mailers’ Union, No.39.President, R.Mazurette ; Vice-President, T.Gibson; Recorder, J.Pelletier; Secretary-Treasurer, J.Philip, Room 2, 248 St.James Street; Executive: L.Desjarlais, A.Quéry, G.Vallières; Auditors: A.Kicad, A.Larcher, G.Brunelle.TYPOGRAPHICAL UNION No.176.— Meets every first Saturday at No.248 St.James Street.Thomas Black, President, 2674 Waverley St.; James Philip, Secretary-Treasurer, 248 St.James Street Business hours: 9 a.m.to 6 p.m.; Sutur day: 9 a.m.to 1 p.m.BOOT AND SHOE WORKERS.No.249.— Meets every Thursday at 8 p.m.at 243.Maisonneuve St., President, Geo.Steven, 278a Delorimier; Recording-Secretary, Jos.Kacette, 343a Plessis St.; Financial Secretary and Business Agent, Chas.A.McKercher, 243 Maisonneuve.Gareau Hall.BOOT AND SHOE WORKERS’ UNION, LOCAL 257 DE ST-HYACINTHE.— Assemblée tous les vendredis à, 8 heures du soir, au No 71 rue Mondor.Président, Ernest Gendron, Secrétaire-financier, Arthur Brodeur, Village St-Joseph, St-Hyacinthe; trésorier, C.E.Lemieux, 19 rue St-Simon.UNION INTER.DES TRAVAILLEURS EN FOURRURE.No.66.—Assemblée tous les 1er et 3e mercredis, ù 8 heures p m., J la salle de l’Union du Commerce.149 rue Berri.Prés., H.Sasseville.118 Maisonneuve; See.-arch., a.Beaupré, 93 Ayhvin ; Trésorier, E.Ouellet, 173 Boyer; Agent d’affaires, A.Roy, 182 Sainte-Catherine Est.UNION TYPOGRAPHIQUE JACQUES-CARTIER, No.145.— Assemblée le 1er samedi du mois, salle de l’Union du Commerce, 149 rue Berri.Président, Joseph Gauthier, 723 rue Lafontaine ; Sec.-Arcb., J os.St-Hilaire, 500 Dorchester Est; Sec.-Fin., et Trésorier, Louis Gadourjr, 201 rue Drolet.MUSICIANS’ PROTECTIVE ASSOCIATION OF MONTREAL, Local No.406.A.F.of M.—Assemblée le 1er dimanche du Trimestre et ie premier vendredi des deux mois suivant, à- 10 heures du matin, il la salle des Musiciens.266 Saint-Denis.Président, J.C.Molinari; Sec.-arcliiviste, J.I.Paquet; Sec.-Trés., A.Delcourt, 260 rue Saint-Denis.Tel.: Est 7014.Heures de bureau: 10 heures à 12.30 heures.UNION DES RELIEURS, Local 91.—Assemblées tous les 1er et 3e mercredis de chaque mois, à la salle de l’Union, 3 rue Craig Est, à 8 h.p.m.Président, C.H.Fraser.2S3B rue Saint-Georges.Secrétaire-financier et agent d’affaires, Jos.Pelletier, 3 Craig Est, chambres 22-23.Téléphone: Est 8997.BRICKLAYERS, MASONS AND TILE LAYERS’ INTERNATIONAL ORGANIZATION.LOCAL 4 of MONTREAL -Meeting every 2nd and 4th Tuesday, 417 Ontario Street East.President, J.11.Dun-more; Secretary-correspondent, George 11.Chapman; Financial-Secretary, II.Olive; Business Agent, H.Olive, 417 Ontario St.East.Office hours: 9 to 11 a.m.and 4 to » p.m.Phone: East 887.UNION INTERNATIONALE DES TAILLEURS DE PIERRE DE MONTREAL —Assemblée tous les 1er et 3e mercredis de chaque mois, à 8 heures p.m., au No 417 rue Ontario Est.Président, T.Mai sonneuve, 375 St-André; Sec.-Correspondant, Orner St-Aubin, 6 Bannockburn Ave.; O.Jetté, secrétaire-financier, 371 Chambord.LOGE SAINTE-MARIE No.234 DE LA FRATERNITE DES WAGONNIERS DES VOIES FER REFIS D’AMERIQUE, —Assemblée les 1er et 3e vendredis de cha que mois, au No 417 rue Ontario Est.Pré sident, L.A.Beaudry, 196 Desiry ; vice-président, II.Massé, 134 Mentana; secrétai re-archiviste et correspondant, C.Miron, 179 Chapleau, 1er mai 485 Fullum ; set\-financier, R.B.Lamarche, 1377 Delorimier; trésorier, A.Bertrand, 585 Aylwin ; chapelain, Jos.Dufault, 591 Frontenac; gardien, A.Miron, 182 Laurendeau, Montréal Est; guide, E.Denige, 160c* Hogan; guide, W.Leelair, 634 Des Erables.CLUB OUVRIFHt SAINTE-MARIE DU PARTI OU V RI FI R.—Assemblée tous les 1er et 3e lundis du mois, à la salle des Cordonniers, 1215 rue Ste-Catheriue Est.Président, Alfred Mathieu, 406 Forsyth; 1er vice-président, AUléric Lapierre, 26U rue Hogan ; 2e vice-président, Oscar Côté, 976 rue DeMontigny Est; secrétaire, J.il.A.Lavoie, 706 rue Frontenac; trésorier et secrétaire-financier, J.Pli.Figeys, 539 rue Saint-André; tél.: Est 7232; gardien, Aimé Hotte, 800 rue Logan.BUREAU—OFFICIERS DU CONSEIL DE DISTRICT DES CHARPENTIERS-MENUISIERS D’AMERIQUE.— Président, Eudore Primeau; Viee-Présider.t, R.Richard Lynch ; secrétaire-financier, J.O Roy; secréta ire-trésorier, E.Lanthier; secrétaire, J.O.Gagnon; Agents d’affaires, P.Lefèvre, E.Henry, E.Toussaint, E.Parent.Bureau, 417 rue Ontario Est.Assemblée tous les mercredis.Téléphone: Est 3631J.f’ratf:rnitf: unifi des ciiarpfin- TIE R S - M E N UIS1E R S D’AMERIQUE, LOCAL 134.— Fortunal Doucet, Président; Secrétaire-Financier, J.A.Roy, 558, rue Wolfe; Secrétaire-Trésorier, E.Tisdel le; Secrétaire-Archiviste, P.Lefèvre, 141 G, avenue Papineau, Tél.Bélair 8162-W.L< local s’assemble tous les lundis si»irs, au No 417 Est, rue Ontario, Salle No 1.BUREAU DE PLACEMENT PROVINCIAL Sous le contrôle du Gouvernement de la Province de Québec FRANCIS PAYETTE.Surintendant 8-10 rue Saint-Jacques Heures (le bureau: Il a.m.A 5 p.m.Tél,: bépt.dos femmes: Main 2138 Tél.: l>éj>t.des hommes: Main 2241 Nous plaçons gratuitement, les hom mes, femmes et jeunes gens.Nous of frons du travail aux Journaliers e Ouvriers appartenant à tous les corp (le métiers: Dans les fabriques, les usines, les travaux de la construction ou de l’agriculture.Nous offrons des places dans les Hôtels, Restaurants, bonnes places pour domestiques, hommes et femmes.Ingénieurs, chauffeurs, Débardeurs et Terrassiers, Commis et Sténographes.Les propriétaires et les agents des chantiers sont tout spécialement invités à présenter leurs demandes :in Bureau Provincial.X L’UNION No 1558 DES CHARPENTEESI, MAISONNEUVE.—Assemblées tous les vendredis soirs, à 8 h., Salle Lafertière.coin des rues Sainte-Catherine Est et Aylwin.Président, J.A.Chamberland, 48, rue Saint-Germain; vice-président.E.Bonneau; secrétaire-financier, Elz.Delisle, 1645 Cartier; sec.-Arch., O.Proulx, 974 Pie IX; sec.-trés., E.Parent, 427 Bourbon-nière; conducteur, W.Roberge; gardien, Paul Parenteau; syndics, S.Parenteau, G.Guerard et A.Robert.FRATERNITE UNIE DES PEINTRES DECORATFIURS, LOCAL 349 — Assemblée tous les lundis A 8 p.m.417 Ontario Est.Président, H.Bachand, 511 Chambord ; Vice-président, Geo.Lepage, 3150 Saint-Laurent; Sec.-fin., F.Gariépy, 554 Dorion ; See.-eorr., A.Thériault, 441a Chemin Lasalle, Verdun; Trésorier, E.Lemay; Agent d’affaires, L.P.Boisselle, 170 Gauthier.For coughs take half a teaspoon of Minard’s internally in molasses.For sore throat and chest heat and rub well into affected parts.For cold in head heat and inhale.&Jinard’s gives quick relief 4e KING OF ?m V DEMANDEZ ASK FOR LA BIERE POPULAIRE THE POPULAR BEER MOLSON Brassée à Montréal Brewed in Montreal depuis since 137 ANS 137 YEARS J SAMEDI, 30 AOUT 1924 — MONTREAL — SATURDAY, AUGUST 30th, 1924 Page 3 Fête du Travail 1924 LABOR DAY Message du Président President’s Message Cette fête fera époque dans la voie du progrès des travailleurs.organisés de la ville de Montréal, car c’est la trente-cinquièm|e fois qu’elle sera célébrée sous les auspices du Conseil des Métiers et du Travail.En ma qualité de président, c’est mon privilège ¦— privilège bien estimé — d’adresser un message bien cordial à mes confrères dans ce grand effort humanitaire qu’est le Travail Organisé.Il n’est pas hors de propos de s’arrêter un instant et de considérer la signification de cette célébration de la Fête du Travail.Comme fête légale, elle ne nous a pas été apportée sur un plateau d’argent, elle dérive de l’idéal et des aspirations des pionniers du Mouvement Ou-rier.Contrairement aux assertions de certaines personnes, ce n’est pas un cadeau qu’on a fait à la classe ouvrière, mais le résultat de la persévérance et de l'esprit indomptable des membres des premiers jours.La Fête du Travail est célébrée par les ouvriers de Montréal depuis 1882.Les annales du Conseil des Métiers et du Travail prouvent que des parades et autres formes de célébrations étaient tenues principalement sous l’égide de l’Union des Cigariers.En 1889, toutefois, l’Union des Cigariers en abandonna la direction au Conseil des Métiers et du Travail qui, depuis cette date, organise cette célébration.Durant un certain nombre d’années, ce fut un mouvement volontaire de la part des ouvriers, qui ne cessèrent de réclamer du Gouvernement que ce jour fût décrété fête légale.Lors de la conférence annuelle du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, tenue à Montréal en 1893, une résolution fut adoptée donnant instructions à son comité exécutif d'insister pour l’obtention de cette législation, ce qui fut fait, avec le résultat que durant l’année suivante, le Parlement du Canada décréta que le premier lundi de septembre serait reconnu comme fête légale sous Je nom de Fête du Travail.C’est ainsi que le Travail Organisé peut maintenant démontrer sa solidarité et célébrer ses victoires ce jour-là, ce qui lui donne en plus l’occasion de retremper ses forces.En ce jour mémorable, permettez-moi de vous prier de maintenir cet esprit de dévouement et de solidarité dont étaient animés nos prédécesseurs ; laissez-moi également réitérer notre ancien cri de ralliem|ent: “Agitation, Education et Coopération”, convaincus que nous sommes de la justice de notre cause et nous rappelant les paroles du poète: “Quelque âprement que nos ennemis lutteront, Quelque longuement que les anges se cacheront, Nous savons que le droit et la liberté Auront toujours l’univers de leur côté.’’ .T, T.POSTER President, Montreal Trades and Labor Council Labor Day 1924 marks another mile-stone in the path of progress for the organized workers of the City of Montreal, it being the thirty-fifth occasion upon which Labor’s holiday is being celebrated under the auspices of the Montreal Trades and Labor Council.Again as its President it becomes my privilege, a privilege much esteemed to indite a message to my coworkers in this great humanitarian effort.It is well perhaps to pause and consider the significance attached to the celebration of Labor Day.Labor Day as a statutory holiday did not come as a free gift, it involved from the aspirations and ideals of the pioneers of the labor movement.It was no t handed down as a present, contrary to the assertions of some, but its recognition was won by the steady perseverance and indomitable spirit of the active membership of the early days.¦ As far back as the year 1882 Les Cigariers demandent plus de soutien Le Travail Organisé célébrera encore cette année la Fête dn Travail, qui a été instituée par l’Union des Cigariers, et qui a passé ensuite sous le contrôle d)ii Conseil des Métiers et du Travail en 1889.C’est donc dire que depuis 85 années, les travailleurs à chaque année manifestent leurs sentiments unionistes et leurs principes de solidarité.En temps o/dinaire on ne pourrait croire, qu’une armée de travailleurs pourrait surgir tout à çoup et montrer au capital sa puissance inébranlable, s’il voulait bien par les moyens pacifiques la mettre à profit.Le moyen à leur disposition c ’est la coopération, car celle-ci en 'toute ( liose est la clef du succès.C’est donc avec cette pensée, en ce jour de la Fête du Travail, e l’Union des Cigariers, espère de rece voir de tous les ouvriers organisés cette coopération tant désirée en faveur d*e l’étiquette bleue de l’Union Internationale des Cigariers.Ou n’a pas à se le cacher et on ne doit Programme de la Célébration Programme of the Celebration , pas avoir peur de le crier hautement, qu ’il Labor Day was being celebrated i est déplorable de constater i ’indifférence by the workers of Montreal.The | des ouvriers à l’égard de cette marque records of onr Council show that t syndicale.parades and other forms of celebration was bein held largely under the auspices of the Cigar Makers’ Union.In the year 1889, however, the Cigar Makers relegated their interest to the Trades and Labor Council which body from that time has been responsible for the celebrating of the day.These celebrations were continued voluntarily for a number of years while continued agitation insued demanding on the Government that the day as a holiday be legalized.The records show that at the annual convention of the Trades and Labor Congress of Canada held in the City of Montreal during the year 1893, a resolution was adopted instructing the executive of that body to press for the desired legislation, this was done, with the result that during the following year the Government of Canada enacted legislation making the first Monday of September a legal holiday, to be known as Labor Day.Thus was brought about the opportunity for Labor annually to demonstrate its solidarity and to celebrate its victories and thus are provided opportunities for renewed inspirations to face the problems of the future.Let me urge, therefore, the continuance of the spirit that animated those of our predecessors who provided these opportunities ; let me again reiterate the time-worn slogan: “Agitate, Educate and Cooperate,” convinced in the righteousness of our cause ever remembering the words of the poet : “And fierce though the fiends may fight, And long though the angels hide, 1 Vnoiv that truth and right Have the universe on their side.” Tous les jours de l’année se passent dans l’indifférence la plus complète, et lorsque la Fête du Travail arrive, ce jour die réjouissances pour les travailleurs, ils continuent cette même indifférence en dépensant leur argent gagné durant l’année sous les conditions de l’union pour des produits, particulièrement des cigares, fabriqués par leurs pires ennemis.Est-ce logique, est-ce là l’enseignement que l’on reçoit en entrant dans une union ouvrière?Ne nous engageons-nous pas à donner notre préférence en tant qu’unioniste, aux produits portant l’étiquette de l’union?Et bien, si oui, les sept-hùitiè-me des travailleurs faillissent à leurs engagements, en achetant des cigares non-unionistes.Tandis qu’au contraire s’ils gardaient la fidélité de leurs engage ments, la Coopérative des Cigariers, ne suffirait pas à donner de l’emploi aux nombreux cigariers unionistes qui chôment actuellement par l’indifférence die leurs frères organisés comme eux.Pensons-y bien Camarades-unionistes, il n’y a pas de raison pour personne le jour de la Fête du Travail de fumer des cigares autres que ceux de 1 ’-union.Tous pourront s’en procurer dans les endroits où l’on vend des cigares sur le parcours du long défilé de la grande armée des travailleurs.Faisons notre devoir d’unionistes çn ce jour et nos frères les cigariers nous en saurons gré.BEN DROLET * + + + + *** + *** + ** + + *i.* + + + + + **4**v* + t***^m.*****i.**4.*** + *** + *4.** + ******* + ***m.****** + **** + + * + ** + * + * + + 4+ *** + + * 4* 4* 4* * + * * 4* 4* 4* 4* * 4* 4* 4* 4* 4* 4* * 4* 4 4* 4* 4» 4 4 4- 4 4 4* 4 4 4 4 4* 4 4 4 4 4* 4* 4* 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4* 4 4 4* 4* 4 4 4 4* 4* 4 4 4* 4* 4* 4* 4* 4* * 4 4* 4* 4 4 4* 4* 4 4 4* 4* 4* 4* 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 ISllS mr- rv w.» r to friends.This is the work of tlie true follower j if tlie Great Nazarene, and worthy of all praise and emulation.—The system of helping workingmen to pay their income and?other taxes, on -.nstalment plan is working well in the Government Offices, and certainly is gladdening the hearts of many a man aa just could not pay it all alt once.August 25, was the inaugural day of the new system in Montreal, and many there were who took advantage of it, The payments are called “quartely” because this one isquarter of the whole amount, not quarterly by the almanac.The holiday on Monday has been met by the collectors, so that arrears due on .the 31st—which comes on Sunday, may be legal if paid Tuesday at noon.Fine! i —It is good news to hear the Chicoutimi Paper Mills will be reopened, having seen closed since February.Acting on instructions from the liquidators, papers have been signed for the, reopening.This will cause much rejoicing for many men who have been out of work since the date mentioned.This is certainly good work on the part of Ardron &’ Housemen, operators of the mills.—The C.N.R.and the C.P.R.telegraphers have some trouble about wages etc.So the Minister of Labor, Mr.Murdock, lias granted a Board of Arbitration to settle the disputes.Joiut representatives will be appointed to deal with the difficulties all at once.It has noit been announced yet who will sit on the Board, but several names have been offered some of them the usuals, that always seem to get on the Boards.However this Board will be different, so the men say.No one has a right to be careless WmW BcgSgs BY-BYE DADDY //fjgip- 1,4}|.lb LY V * J mmm —ja ¦ ÜÜÜ mm yk'm BPS Sirs; mmi Sais ‘Its’ my funeral!” is the laconic reply of thousands of workmen when advised against carelessness, or foolhardiness, that may easily bring- injury to them.Yet, how little truth there is in their claim ! Each year industry and traffic claim many thousands of victims in Canada.Hundreds die.The thousands live, many of them to carry the effects of their injuries to the grave with them.Even of those who die, victims to accidents, it cannot be truthfully said that it is their “funeral”.Far more is it the funeral of those they leave behind: the loving little ones who see them off to their work each morning and who wait in vain for their return ; the help-mate, working unceasingly to bring health and happiness to those little ones—they are the ones who eau truthfully say it is their funeral.They it is who are deprived of father and husband, of pal and friend.They are the ones to sorrow and the ones to suffer the privation of a bread-winner.No paltry compensation can salve their sadness.Nothing can give back to them the opportunities that are taken from them when the head of the family is maimed or killed.When you go to your work each day carry with you the memory of the little brood at home, anxiously awaiting your return.When you would take needless chances with your safety—-and all chances should be needless—remember them.A torn arm, a wrenched leg, a crush ed body may bring them to dire want.Death may convert their whole lives into tragedy.Play safe, always! It is not your funeral, so much as it is the funeral of those you love and who are dependent upon you.—It is an interesting experiment which ia- being., tried mut in- lie |P rctf estant eh nr-dies by having working nien and others of the lay class make an effort to preach sermons or -M least to give little talks to the congregational, instead of the preacher, regularly employed.This was tried last Sunday in Trinity Memorial, Cannon Almond ’s church when C.M.Cameron a well known commercial traveller spoke on the subject of ‘ ‘ Prayer ’ ’.Certainly conrmer-mercial men know these days that orders are like elections, they are not won by prayers—or any other way, some say.—Red arrows made right in the cement of the road will be the latest innovation of the City engineer to guide motorists over the Victoria Bridge and elsewhere if this trial on the bridge is satisfactory, it is ccertain that the painted arrows are by no means adequate as indicators, because on a rainy or dirty day they ean hardly be seen.The move is a good one and too much care cannot be exercised in the placing of them.—Mrs Chas Thorburn of Ottawa, Honorary Commissioner on behalf of Canada, to the British Empire Exhibition, and Canadian delegate to (he International Labor Conference at Geneva, has returned home.She is making a report to the Minister of Labor.In the course of an interview, she recently paid high tribute to Mr.Tom Moore, President of the Traies Congress of Canada, whom she styled “ithe sanest leader at the conference, and very much looked up to by other delega-here at the end of September.Her re “bouquets” and hoped to see her over tes”.She also give Miss Bonfield some port will be interesting.—A Board of Conciliation lias ben appointed in the dispute between tlie C.P.R.and the Brotherhoods of Railways, Steam ship Freight Handlers and Station Em ployees of the C.P.R.western lines.Tra vers Sweatman, of Winnipeg, has been appointed to represent the employers, and David Campbell will represent the employees.A chairman for the board has not yet been agreed upon.—In tlie most remote corners of the civilized world the great worker’s Jioli-| day, Labor Day will be celebrated) on Monday.The main hope is for general fine weather so this one great day may be re membered with kindness.Montreal’s parade and pic-nie promises to be the best ever.—J.A.P.Hayden of Ottawa, has been appointed Canadian representative of “Labor”, the official weekly paper of the Recognized Standard Labor Organizations of America.An office has been opened on Room 211 Parks Chambers 193 Sparks St, Ottawa.“Labor” is the only labor paper on (this continent which does not have any advertising, and yet it pays well, having an enormous circulation.—Baltimore and Ohio, oldest railroad in United States, making plans to celebrate hundredth birthday.—Germany will not enter League of Nations, Berlin banker tells Institute of Polities.—Increase in car loadings reported.—British troops quell demonstration of laborers at Khartoum, Egypt.—Five thousand workers in men’s garment trade of Boston end strike.—Workers object to “welfare work,” Presbyterian mission secretary declares in Labor Day message.—Federation Bank of New York, owned by organized labor, bulds up resources of .6,300,000 in fifteen months.THIS OFFERED TO YOU BY THE PROVINCE OF QUEBEC SAFETY LEAGUE.May it serve tlie good purpose, it is intended for.Union Label Never Shirks Works Day and Night By G.W.PERKINS In our political life our country has its flag which stands for freedom, democracy and justice and to which we all bow in sublime admiration, devotion and unswerving fealty.u.i the economic field of endeavor we have our union labels, acknowledge and declared to be a .potenttial, driving, helpful force and assistance in creating unions and maintaining them steadfast and intact; in creating fair wages, shorter hours and better working and living conditions, the union label is a silent, working agency that is even beyond the control and interference of injunction judges.It is the least expensive agency we have.It works day and night.It never shirks nor complains.It never quits.It is always ready and willing to serve.It should not be Defected.The label richly deserves our recognition, our unqualified devotion, our constant and faithful patronage.Hostile, labor baiting employers, open shoppers, big interests, grasping profiteers employ all known means to defeat the just aspirations of trade unionists and our yearning for a better economic, social and political life.Leif, us herewith renew our faith in and our loyalty to labor’s economic flag, and to pledge our undivided support and patronage to the union label, shop card, button and working card of all unions.Let us call upon the workers in all trades and callings ito pledge their loyalty to and support of the union label, thus typifying their devotion to that emblem of economic solidarity and fraternal good will.-:
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