Le monde ouvrier = The labor world, 1 janvier 1919, samedi 25 janvier 1919
READ English Section 4ième Année — No 4 (Rjefattnr lUitrlO ïho OFFICIAL BILINGUAL MOUTHPIECE OF MONTREAL’S ORGANIZED WORKEPS SAMEDI, 25 JANVIER 1919 - MONTREAL - SATURDAY, JANUARY 25th, 1919 PRIX: 2 CENTS LE MOUVEMENT OUVRIER L’internationale ouvrière recevra-t-elle, au prochain congrès de la paix, un commencement de consécration officielle?QUE DOIT-ON APPRENDRE A NOS JEUNES FILLES CtMix qui.île liiiiini“ lui mi autrement, repoussent eoimue dangereuses [es unions internationales, ne doivent pas observer sans quel que stupeur les événements qui se déroulent actuellement au pays des (iambctta et des Jaurès, pour ne parler que des disparus.Jusqu'à présent, l'entente entre le Capital et le Travail a été des plus relatives.D’une manière à peu près générale, les relations entre ers deux entités sociologiques ont toujours été dans la catégorie de celles qui distinguaient le czar et les moujiks.Telle était, tout au moins, la situation avant la guerre.Depuis, tout un monde de choses s'est passé.Des trônes ont croulé et leurs titulaires ont été supprimés, se sont enfuis ou ont renoncé à leur sinécure de droit divin.Aujourd'hui.par un juste retour des choses, le droit humain veut prévaloir et de tout ce qui se passe se dégage l’impression très nette que des “temps nouveaux" sont en voie de préparation.Tandis que Ci 11 i 1 la unie l lolienzollern et son fils méditent en Hollande sur le néant des grandeurs humaines, les chefs du mouvement ouvrier universel se réunissent et formulent déjà le code du travail de demain, celui par lequel le producteur sera appelé à plus de participation dans les richesses, à un mieux-être général qui amoindrira, dans une certaine mesure, les inégalités excessives parmi les humains.Il ne faudrait pas croire, cependant, qu’une telle transformation peut s’opérer du jour au lendemain.Il y aura, de part et d’autre, des heurts, des soubresauts, voire même certains conflits, conséquences nécessaires de toute évolution humaine.Il n’y a pas encore entente complète, même parmi ceux qui si* proclament les champions du prolétariat.On en distingue, malheureusement, trois groupes distincts: l’élément extrémiste ou bolsheviki, le parti socialiste international et les syndicalistes ou unionistes.En Angleterre, encore sons la tutelle monarchique const it ut ‘tonnelle, les syndicalistes et les socialistes semblent faire assez bon ménage alors qu’aux Etats -Fuis, pays républicain, ees deux partis s’entendent à peu près comme chien et chat, ce qui peut paraître une anomalie aux yeux de quelques-uns.('et antagonisme existe également en France, autre pays républicain, mais il est beaucoup moins accentué.Eà-bas, les socialistes sont plutôt divisés entre eux.ce qui fera leur faiblesse s'ils persistent dans cette attitude plutôt équivoque.Aux Etats-Dnis, où l’unionisme est prépondérant.on ne veut rien avoir de commun avec le socialisme et le représentant le plus autorisé du premier, AI.Samuel (îompers, en ce moment à Londres, refuse positivement de prendre part au congrès socialiste de Herne où, pourtant, Arthur Henderson, délégué des trade-unions anglaises, met la dernière main aux préparatifs de ees assises internationales.Cette divergence de vues entre des individus qui ont tant d’intérêt à s'entendre ne laisse pas que d’être inquiétante pour tous ceux qui s'intéressent véritablement à l’amélioration du sort populaire de l’un à l’autre bout du monde.Du mouvement holsheviste, sur lequel nous sommes généralement très mal et très incomplètement renseignés, on ne peut guère dire qu'une chose: c’est qu’il est plus ou moins en horreur parmi tous les autres partis politiques ‘‘avancés’’, pour nous servir de l’expres sion consacrée Nul ne vent traiter avec eux et on ne verra aucun de.leurs représentants a Berne, à Paris ou à Londres, notamment dans la première nommée où s'élaborera bientôt le programme du socialisme international (Iompers, avons-nous dit, ne veut pas prendre part a ce congrès et cherche en ce moment à organiser un congrès international des unions ouvrières dont les recommandations seraient transmises incessamment an congrès de la paix.Dans le mouvement ouvrier, les socialistes représentent l'élément radical tandis que la fraction modérée se range sous la bannière de l’unionisme.Ce conflit d'opinions, qui est regrettable à tous les points de vue.est d autant plus déplacé en ce moment que l’heure est grave et que la moindre dclaillnncc de la part de nos chefs ouvriers ne manquera pas d cire mise a profil par la horde ambitieuse et entêtée des capitalistes qui sauront bien utiliser les dissensions de leurs adversaires pour prolonger autant qu’ils le pourront l'exploitation de l’homme par I homme.Neanmoins, tout nous porte à croire que même les plus enrages réactionnaires, en présence de cette vague holsheviste qui menace d'engloutir l'Europe, si on n'y prend garde, se verront dans la pénible mais impérieuse obligation de faire des concessions au mouvement ouvrier.L avenir est encore incertain, chargé de nuages, mais il n v a pas encore lieu de désespérer.Il faut que “ça vienne”, comme on dit.e est un signe des temps, l'u changement radical s’impose dans I organisation sociale et I importance qu'on donne partout an “labor movement laisse présager, a brève échéance, une législation ouvrière internationale qui marquera cette “aube nouvelle pour qui mourraient les idéalistes du siècle dernier.La question île savoir s’il fallait lais sor a la jeune fille ses candides illusions I et ne pas l’éclairer sur ses devoirs de tille, d’épouje et de môre a été souvent posée mais jamais résolue.Mlle est pourtant d'une importance capitale plus que de lui octroyer on de lui refuser le droit de vote, parce que son bonheur et sa dignité en dépendent d’abord et que l'avenir de la race y est intéressée, si nous ne voulons pas que la boutade de Harry I.ander ne devienne vraie Le “home sweet home", pour un grand nombre de fillettes qui ont à peine douze ans, c’est lu trottoir.Autrefois, ees fleurs fragiles et délicates étaient tenues eu serre jusqu’à leur plein épanouissement et l'on pouvait espérer les soustraire à la flétrissure et à la souillure du vice avant de les transplanter au do micile conjugal.Les nouvelles conditions de la vie exi-1 gent qu’il en soit autrement.On ne peut raisonnablement penser que la jeune I fille qui, au magasin comme à l'atelier, subit le contact journalier d'une class*' de gens fort mêlés, garde la fraîcheur d’impressions, le charme mièvre, les at titudea penchées et rougissantes des vier 1 ges d'autan.11 est impossible que la) “croyance aux sauvages” qu’on appor ; tait jadis au mariage et qui était une des fleurs de son bouquet de fleurs d’o ranger habite l’âme de la jeune fille mo demi*.Ce n’est certes pas h* “ floin walker”, le chef d’atelier ou le contre maître des manufactures, véritables pa ; chas de harems, qui l’entretiendront dans cette naïve ingénuité.Alors, puisque tôt ou tard, la jeune) fille doit être mise au courant des réali j tés de la vie et se faire enfoncer à coups de marteau dans le front les épines de sa précieuse couronne de roses blanches, il vaut mieux, lentement, une par une, arracher de ses cheveux cette jolie paru re qui ne convient plus à sa beauté mm voile et qui lui a été si douloureuse.Puis | [que nous sommes à proscrire -la prosti-¦ | tution, à tenter d'enraver sa marche, il; faut voir dans l’ignorance des jeunes fil [ les une des causes de leur précoce ilépra i vation: “Une personne avertie en vaut deux ’ ’, dit le proverbe.Une fillette qui connaît la physiologie) de sou sexe* est une proie moins facile pour le libertin que celle qui croit que) les bébés naissent sous une feuille de chou.La plupart de ees femmes que le panier à salade conduit au violon, de minuit à trois heures du matin, ont été cueillies à leur arrivée à la ville, alors qu’elle arrivaient de la campagne les joues rouges et veloutées comme c,-s fruits qui n'ont pas été touchés, la chair trans parente et juteuse, sans meurtrissure et sails ce ver rongeur qui depuis s'est insinué dans leur pulpe et leur rouge le coeur.Le premier séducteur en a eu raison.Mlles ont suivi dans la première maison louche le traiteur île blanches qui les y a amenées, sans se douter où elles allaient.Elles ont accepté avec simplicité la boîte de bonbons, le billet do théâtre, l’invitation à dîner, sans se douter du piège tendu à leur inconscience* Sans se douter que les autos sont devenues des cabinets particuliers, elles sont parties le coeur joyeux, l’esprit libre, sans se douter 1e nmins du inonde qu'elles étaient tombées ,1ans In cage d'un oiseleur ertiol qui s’amuserait à leur arracher leurs belles plumes blanches, avant île serrer à leur cou mince le noeud qui les étranglera.Car il m faut pas croire à la perversion ib* la jeune fille canadienne.On a écrit sur .In ,|,-s livres vrais, dans lesquels ou la peint comme une créature d’une lansiiité facile qui se laisse prendre sur Je divan d'un salon ou h* canapé il une etude d avueat, mais on ne .lit [ins pourquoi elle tomlie .-i facilement dans les bras du premier venu, c’est qu elle lie l'a pas va venir, qu’on ne l’a pas mise en garde contre la tentation et qu’on ne lui a pas .lit ce qu’elle devrait savoir pour rester une honnête femme* et ne pas déshonorer 1, nom qu’cille porte, Si vous voyiez mi enfant, bondissant comme un chien fou, cour i vers un précipice qu’il no voit pas, vous l’attraperiez au passage et vous l’empêcheriez d'aller à sa mort.Cette petite, qui est encore mie enfant, qui s’amuse à lire .l’eau d'Ane, Geneviève de Brabant ou Bat ira, sera mise en service ou en apprentissage demain et se trouvera brutalement en face du “struggle for life”, faut-il lui laisser croire que le monstre est une sorte de bonhomme Noël qui récompense les bonnes petites filles obéissantes et inet des bonbons dans leur bas parce qu'elles sont vertueuses,' Non, il est nécessaire de leur laisser savoir qu'il ne suffit pas d’avoir des petits cailloux et plus de per- j unie ou fait lino titanes dans sa poche pour avoir raison du dragon.C'est avec un front dur, une volonté inflexible, qu'il faut lui faire face.Lue mère prudente et qui aime bien son enfant doit lui faire part du résultat de son expérience et des ruses qu’elle sait bien qu’on emploiera pour faire tomber sa fille, il vaut mieux que ce soit elle qui fusse son éducation physio logique que les polissons de lu ville.Elle y mettra plus de fornn suasion.Graveuiiiut, coin nu* on leçon de catéchisme, elle enlèvera le voile de «a première communion de cette tête bandfy »-t le pliera soigneusement pour le serrer avec les fleurs en cire et le cierge du touchant souvenir au fond d une commode.Dernièrement, j entendis une petite fille de dix ans dire à sa maman : Où est-ce «pie j’étais, moi, quand tu ! étais en voyage de noce?Da mère s’en est tirée par .vtte ré ponse spirituelle si l'on veut, mais qui n’etait pas celle (pi Vile devait donner:! —En partant, tu étais avec ton papa j ••t eu revenant, tu étais avec moi.te n était pas bien de s’amuser de la naïveté de cotte enfant déjà faite com me une femme, (pii sautait à la corde jusqu'à dix heures du soir .sur le trot toir et (pii allait jouer au pare Lafontaine près de ees buissons mouvants ou luisent «les prunelles ardentes (pii convoitent la viande t miche, bien (pi'ils n’aient pas de bottes de sept lieues.La mère était touchée jusqu’aux larmes de cette candeur tardive et me regardait sourian te en même teinjNs, comme ce ciel chargé d’orage quand le soleil brille tout à coup, où je lisais sa pensée: list olle bien élevée, ma fille!.‘ Au contraire, cette petite oie blanche était sotte par la faute de sa maman, .le la voyais se jeter tout effarée sous les roues de la voiture qu Vile voulait; îuir et donner tête baissée dans les bras «pii lui faisaient la chasse.Comme elle se laisserait empâter de mensonges et de compliments bêtes, sans pouvoir fermer la bouche à ce gavage indigeste et mortel! jusqu’au jour où, bête rendue à point, suffisamment lardée et bourrée, on la mangerait à Ja broche, soit à \.VI soit a Laques, le tout arrosé de scotch et de champagne.Julien Saint Michel.LA JOURNEE DE SIX HEURES Est-ce une demande exagérée ?— Epuisement physique et modification des moyens de production.— Autrefois et aujourd'hui.— Coopérateurs ou machines à dividendes ?CHRONIQUE OUVRIERE LOCAl E LES SANS TRAVAIL A TORONTO Discutant les problèmes ilu chômage, le Ht*v.1.A.Miller, surintendant du Bureau du Travail du gouvernement ontarien, fit lu déchirnliim suivante: La situation est rertainemrtit sérieuse mais mm alarmante.Lorsque les machinistes, voilà quel* i.'1*** 'rumines, iléelarèreiit que plus de - .n*mi ouvriers étaient snns travail ne-m ‘llement, le*, officiers de eette organi-':*: un ont certainement voulu dire que *-c i ombre avait été temporairement dé-rlmrp* ties travaux du gouvernement, i*!s iue Ira vaux de munitions et autres, .i que si ees ouvriers furent déchargés c est n fi ii de se tenir prêts à I rxrriii eu d’autres travaux.Il esi m fait reconnu qu’il y n un eluîiiiagt) mais seulement chez les ou-viirrs île .iciiir ou “manoeuvres“.Les eoiu.îiions sont plus graves main ••"liant que uilà trois uns et ceux qui en mit le pli s a souffrir sont certainement les .soldais de retour du front et le fraiie-tenaiieier.le déchire que le nombre des sans-travail, dans la ville de Toronto, n’excède pas les dix mille.ELECTION D'OFFICIERS N’eus donnons ci-indus la liste des ml liciers de l’Union des briquetiers île Montréal lue., pour h* terme de 1911); I ’ réside n t, Georges Lavoie, 3I7:i rue De la Naudière; secrétaire-archiviste, 'Adélard Brien, s14 rue Menlana; secrétaire fimnieicr, II.Calé, 102 rue Avl-win; scerctiiire-trésinier, Edouard lier I liiniimc, 1 ¦) 22 St-André; sergent d’armes, II, Bérnlié; auditeurs, Md.Ber t Ida n ni**, Gaspard Blanchard; secrétaire-correspondant et agent d’affaires, ,1.II.Bernier, Heures de bureau: Tous les jours, le samedi excepté; 9 lirs n.m.à Kl hrs a.m.el de à lus p.m.à II lus p.ni.Le samedi, seulement: De 9 lus n.m.a midi et de 2 tirs p.m.à fï hrs p.m.I.es assemblées ont lieu tous les vendredis île chaque mois, à la salle du Temple du Travail, ÎIOI rue Saint Domi nique, Union Internationale des Tailleurs 1 A cette assemblée, l’on discutera la de pierre ! nouvelle échelle de salaires qui doit être Mercredi, le lf> courant, a eu lieu aux som"'st‘ :iux entrepreneurs pour la sai quartiers généraux de la Construction,!son P«*lmtae.;)?rs 1,0 l'ouverture de., ¦117 rue Ontario Est, l’assemblée spéciale M ’"'aux P0111' • année courante, et extraordinaire de l'Union Internntio- " •' !lllra :lllssi nomination des dit’té naît* îles Tailleurs de pierre de Montréal.rpntes délégations qui devront se remon Presque tous les hommes du métier D-er nvoe h*s divers,*., commissions ndini s’étaient donné rendez-vous, et avaient.) "Ltmtivi's afin de voir s il y a possibi répondu à l'appel du comité.Iminédin- ^«** '1 oluier au chômage force qui * vis tcincnt après l’ouverture de l'inssemblée,! actuellement dans notre ville.La on procéda à la ré-installation d’anciens discussion sur les logements ouvriers sera membres ainsi qu’à l’initiation de nom- nilss' “Oitimice n eette prochaine nssem Dreux nouveaux membres.Ill,v- Q1"- t011s ,ps ""’mûres se fassent M.lu,.Métivier, l’agent d’affaires do ''« devoir d’y assister./.* Mondt On-l'union, fit un magistral exposé sur la 1,1,1 sern (""jours heureux de publier situation des tailleurs de pierre et du |tons ‘‘apports concernant la question des métier dès le début de Ja guerre, et de-] •snilfi-tmvnil.puis la fin des' hostilités, et montra le * * * remède à apporter au chômage.L’ora- ^es °"vricr.s en fourrures teur traita aussi avec beaucoup de tact Une assemblée spéciale des Ouvriers la question des logements ouvriers.Les ; en fourrures, Locaux titi et 97, a été te officiers et les membres de l'union pri-1 nue le 22 janvier dernier, sous la pré rent une part active à cette discussion.| sidenci* de M.().Benoit, président du L'orateur déclare que s’il y a chôma - Conseil conjoint, ge dans les métiers de la construction,j M.A.Roy, agent d’affaires, en quel il y n un moyen Dieu simple et radical l'lues mots, expliqua les motifs de cette l'y remédier.Des cnntrnts ont été don- assemblée.Il dit q.assemblée liions nous courons de grandes chances de j faire des erreurs et, lorsqu'une erreur est découverte, nous sommes tenues de payer une amende de dix contins.Vous devez comprendre comme moi, Monsieur le Président, que souvent et surtout tors ; que nous sommes .surchargées d'ouvrage, ces erreurs arrivent et c’est dans ce ) temps de surcroît de travail, selon notre ] humble opinion, que la Compagnie do-vrait se montrer indulgente; mais c’est tout le contraire qui arrive.” Voici maintenant les principales n* | marques d’un préposé à la lecture des compteurs à gaz: “Monsieur, nuns sommes actuellement payés sur le taux de *1.10 pour la lecture de cent compteurs, mais il laut remarquer que lorsque nous trouvons porte close nous ne sommes pas payés; si pour augmenter notre maigre budget nous voulons retourner après nos lui |ita*ssi* capitaliste e,t scandalisée de ce i|iu* l'organisation ouvrière propose île réduire la ju"rnée de travail à >ix heures.Il n’y a pourtant pas de quoi et nous ne sommes nullement embarrassés poor indiquer les raisons qui justifient eette demande.Il est absolument faux de prétendre que l'ouvrier fait moins d’ouvrage en six heures qu’en douze.Et cela à double titre.D’abord l"J"t de vue purement physique, il est vrai que dans une journée un homme produira plus en douze heures qu’en six, 8 ou dix heures, mais si l’on base le rendement sur un travail continu d’une ou plusieurs années, on s'aperçoit qu’une longue journée impose un tel .surmenage et un tel épuisement du corps que le rendement devient de plus en plus mauvaise qualité Ces constatations ont été faites en maints pays et les gouvernements les ont confirmées par des statistiques officielles.Ensuite, il laut compter avec les progrès de l'industrie, la trans-tnriuation constante et rapide des moyens et méthodes de fabrication Ainsi il est très clair qu'un journal se compose dix fois plus vite de uns jours qu'il m* se composait avant que les machines modernes à composition automatique ne soient inventées.Si le fabricant payait aujourd hui a son ouvrier les mêmes gages et exigeait de lui une journée aussi longue qu'il y a vingt ans.il réaliserait des bénéfices exorbitants.La lubrication de certains artieles’demandai! autrefois Huit ou dix jours de travail d’un lioimiu* et aujourd’hui elle est effectuée eu un on deux jours.( ' est doue les gages de huit jours que le manufacturier économiserait si les heures de travail et les gages étaient les mêmes.Fabricants et ouvriers cherchent une rétribution raisonnable; les uns pour le capital engage, les autres pour la ntain-d’oeuvre qu’ils procurent.Si h* lubricant peut, grâce aux nouveaux procédés de fabrication.obtenir un rendement égal en quatre ou cinq fois moins de temps, il est juste qu il tasse bénéficier l'ouvrier de ees profits additionnels ou de eette réduction de trais, comme on voudra l'appeler.Il est injuste de croire el de prétendre que le progrès ne doit profi-• « 'I'1 "" manulacturier, et il est absolument raisonnable pour l'ouvrier de demander une part des avantages que les découvertes du genie humain procurent aux industriels.La machine qui remplace maintenant la main de I artisan doit servir à améliorer la situation de I ouvrier ainsi que celle du lubricant.Malheureusement, ce n’est pas ainsi que le comprennent les industriels et.la presse capitaliste.La machine pour eux doit servir seulement à gonfler les dividendes et le travail de 1 ouvrier n est pour eux qu'un article de commerce qui ut* vaut que tant de l 'heure en tous temps.La lutte des classes ne cessera et la paix industrielle ne régnera que lorsque le nianutaeturier considérera et traitera l’ouvrier comme un coopéraient- au lieu d’un outil à faire des sous.AURONS-NOUS LA PROHIBITION ?Les abus, de quelque nature qu’ils soient, sont le fait d’un manque d’éducation.— C’est à cela qu’il faut, d’abord, remédier.— Pouvons-nous tolérer plus longtemps que quelques tartuffes fassent ici la loi à tout le monde?VENTE DE MEUBLES CONDITIONS DE J||j Paiements Faciles (i refine or ot!i Txvi-e malic marketable ami turn to account - mineral», metals, stone, sand and cement, and their products and by-products; To carry on the business of lumbermen in all branches, and to manufacture, buy, sell and deal in timber, lumber, wo.cl, pulp and paper, and to acquire l.y any title saw mills and other mills and factories and to purchase, I VI BR \ X I ION X I.I MUX OF STB X XI XXI* lll'BII X'llXb BM.IXBBItS No.Mia.-Meets every first and ttill'd Friday :it 8.00 I’M.Monument National.St.Lawrence St.ITe.sulcnt S Maguire, 52 Sherbrooke St.West; recording-secretary, .1.1.Dillon, S3S, 43rd A venue, Sault-aiix - R( coll.-ts ; Financial -Sc.y.f Lyons, d.Jardin Street.20-t-ll absolu-1 lease, nr otherwise, acquire and In ope reléguée ! rate, hold, sell and deal in forest and IIIIX»» WORK EIIS, LODGE No.TStl— Meets 2nd and 4th Fridays In Bricklayers Labor Temple.301 St Dominique St.President.M.Koran, 693 Henri-, lutien Av.-,; Recording-Secretary.Ed w Rogers.72a .Milton St ; Fin-anelal-Hecretarv.las Rlack, 89 I,«tier St., ft.St.Charles.14-4-19 SUCCES REMARQUABLE DE L IRRIGATION EN ALBERTA Ses avantages pour la des soldats dans la que entire à liras durant t cette lien-conclusion lie tant de souffrances va donner conséquemment un regain d’activité à l’industrie la plus essentielle à la vie et à la prospérité du pays.Comme les provinces de l’ouest sont plus vitalement intérc- Augmantatlon de salaire pour les Typographes L’Union Typographique de Charles- ton, O., Va., a obtenu une nouvelle échelle de salaire qui donne une forte augmentation à tous les typographes travaillant dans les journaux.Journaux de jour, typographes, $3.7 par semaine; contremaître, $10.Journaux du matin, $37; contremaître, $-13.50.La grève est déclarée i.es manufacturier» de blou»e» et u m ((e ,a em> va costume» refusent 1 arbitrage.inculture une partie de Le mot d’ordre de la déclaration de) celle-ci lui avait enlevé» ! grève vient d'être donné par le prési-j quatre an» qu'elle a duré dent Benjamin Sehlessinger, de l'Union reuse Internationale des travailleurs de confection pour dames.Plus de 35,000 ouvriers quitteront le , travail, si à 10 heures a.m.l’association de» manufacturiers u’a pas fait : droit aux demandes suivantes des nnio-i nistes : la reconnaissance de la semaine de travail de -1-1 heures et 15 p.c.! d’augmentation sur le salaire actuel.90 pour cent de ces ouvriers sont des femmes.M.Schlewringcr déclare que 1 la grève a été votée parce que l’Asso-, (dation des Manufacturiers de confer tion pour dames a refusé de soumettre le différend au bureau d'arbitrage.rétablissement vie civile séc» au retour des soldats agriculteurs 'l*n"‘> ne toute autre partie du Canada, d':i ; dispose of bord parce qu'une forte proportion des régiments qu’elles ont envoyés outre mer fut recrutée parmi la classe* rigri cole, diminuant d’autant l’effort pro-j compnnv, any provisions ot law t.tin timber lands and limits; To any on the business of mor-‘•hnnts traders and manufacturers, and to ma no fn.-t lire, buy, sell, barter and deal in merchandise, goods, stores, implements provisions, supplies and material» of every kind and description; To acquire by any title whatsoever, and to own and operate all means of transportation, and to own and operate all facilities for conducting trails portat.ion operations; .To purchase or otherwise acquire, and to supply for, hold, develop .manufacture, own, deal in or dispos patents of invention, trademarks, signs, licenses and franchises; , To subscribe for, purchase or nr-to accept, hold, deal in and any shares , stocks, bonds, debentures or securities of nnv com puny or corporation having objects similar to or allied with those of litis I Milt Tl I'lM, R X I'll I II t I : .1A ( H l BS-i XKTlBii, No 143, Assemblée 1er samedi du mois, Salle Alliance Na-lionale, 235 rue Beaudry.Président, Joseph Gauthier, 723 rue Lafontaine; Seerétaire-Arcli., ,los.St-Illlairc, 600 Dorcli.-s t .-r Ksi; Sec-Fin.et Trésorier, Louis G.-idourv.201 rue Drolet.2-6-19; root i, u .1 sikh ; iimttiHtv imox LOI XL 2.17 .le ST-IIX XIIVTIIB.AsRetnLiée tous tes vendredis a 8 heures du soir au N'.71 rue Monitor.Président.Adélard Lnllmc; Rcr.-archiviste, Arthur Brodeur; Ser.-corr.et Finan-(-1 er.H.Mollette; Trésoriel, L.Maheti.27-1-19 ot de I MOX IVl'BlL DBS I II X X X I I.I.B.I Ils B \ rot Itltl RB.\ travail plus équitablement et de don- 1 d port si animé de Buenos-Aires dans le calme le plus complet est ner plus de temp-l’amusement.Les ouvriers du port de Buenos-Aires sont eu grève et le calme le plus complet règne sur les quais sur une étendue de mille» et de milles, les élévateurs sont complètement vides et les rues avoisinantes du port, qui semblaient une vraie ruche et étaient ton-jour» encombrées de marchandises et 111.IS s In Uiinudu of Grade Papers' Head Of fir •Street - WON I III0A I.G5 V Victoria Street.Montreal.Tel.TJutown 204(1 E.EDDY COMPANY LIMITED ST.(L)llc Montreal Branch: PETER STREET Many workers know of this from their Sl)11 0f ., [.(,IHV;s Gazette ; vaining mure* than that amount.Great work.('’migraiillations.¥r 4r Tom.Moore, president of the Trades 'and Labor Congres- of Canada, i- a rare diplomat.Speaking at the King Edward Hotel, Toronto, the other day he stated that the big Salvation Army appeal for half a million dollars started in Toronto and the International Garment Worker- I'ninn is one of the most powerful.We have it on the best authority that the cause of the strike was based on the fact that the Hies- and Waist Manufacturers’-.Association refused to submit the question in tion.Again who i- to blame?Only one! , answer.U*1 own experience; blit tiie situation is] getting even more serious today, ae piece work increases and as tradelearning decreases among young boys.| Practically every boy who starts to1 work today under 14 or 15 in a factory is apt to become an unskilled workman; he will go to fill tiie ranks of those] who know no trade and belong to no! IXiion.He will go to increase tiie class from which -cabs and strike breakers! are always drawn.One of the most grievous defects in our child labour law is the fact that children working in offices, stores, on carts or delivery waggons and as 1110s,, .sengers, are not regulated at all — the bspute to arbitra- ,.lw |gnorM them.We know of the calling so full of temptations for the 1 young boy as these trades or callings I which bring boys on tiie streets so I much.The temptation to loaf is so much greater here than when a boy is working along sided others; and ! others temptations soon follow that of loafing.Such hoys seldom learn real ! trade, or means of livehood and these I occupations have been w.eil called ! blind-alley occupations.When tlie.se - bovs reach the age of 17 or IS, they most seek new jobs, and the employer j seeks a new -boy.And what lias the 'former boy learned?Is he ready to earn a man’s wages?Everyone knows lie is no belter prepared than when lie ! left school, gei he now needs the wages ! of an adult.' J Next week we would like to synopsi/e ij some really good child labour laws .will also be screened.THE SHAWINIGAN WATER AND POWER CO.POWER BU1LDINU, ORAIO ST MONTREAL, Canada.The I j by reason of her success in past -ons.Her gorgeous gown creation AT THE GAYETY With Abe Reynolds and Florence Mills in tho featured roles, Max Spie gel's “Mery Rounders” will make its appenram-e at tiie Gavety Theatre next week.Reynolds has made a success of his characterization of the shrewd but kindly Hebrew.Miss Mills is again at tiie head of the female contingent sea-arc always a delightful treat of the fai: sex, and this season she is displaying 1 -¦ ore of more gowns that were de signed by herself.Mr.Spiegel lias staged the show with tiie usual elaborateness, and there is a chorus of distinct variation from the customary.The caste supporting Air.Reynolds Hid Miss Mills, includes John Quigg, 1 black-face instrumentalist; Mildred Tyson, 1 ’.Elwood Falter, a rural comedian; Eve Suede, in the ingenue role, -ind Geo.Kiniienr.LAPORTE, MARTIN, LIMITEE EPICIERS EN PROS 584 rue Saint Paul Ouest Tél.Main 3766.MONTREAL Dougall Varnish Company Limited MONTREAL.Canada.The riiriiisli lluil lusts lumjest NOVA SCOTIA STEEL S COAL CO.LIMITED Head office and Y'orks: NEW GLASGOW, W.B.Sales Offices: Windsor Hotol and at 43 St.Sacrament 8t.MONTREAL HUDON HEBERT & Cie Limitée IMPORTATION ET GROS Alimentation, Vins, Liqueurs 18 De Bresoles.MONTREAL The James Shearer Co.Ltd.General Contractors l'«al«r.M hi Lumber, Mouldings.Timber and Heaver Hoard lu rriek &.Heavy Timbers, a Specialty.225 St.Patrick Street T61.Victoria 1533—MONTREAL MAISON DU BON GOUT, LTD' ' CANADA IRON FOUNDRIES l.nUTKIt Car Wheels, Cast Iron Pipe and Specials, Castings ol aU Kinds MONTREAL FORT WILLIAM, ST THOMAS, HAMILTON, THREE RIVERS, I.ON1M iNDKIinV In r ii i t ii re ami House I'ii r a is h I n u * in all brunches is our specialty, we are t In* I'ioiicers in this line of business with 35 years experience.Our idea always has been that square «lealinns make lasting friends.Our Or.dit terms are most liberal.Try us.>lel ropollt.Mii Mouse I'ii r u I* Ii la u Ce.I limited.TJ \oire Haine m.\> e*t — Montreal.Publie nut ice is hereby under the Quel.Pomp.'iny fers patent have been i Lieutenant Governor nl‘ iven that.n Act, let tied by tin* the Province the nineteenth Born in the country.” FEBRUARY FURNITURE INTERNATIONAL FUR WORKERS' UNION AT HOBTBtAJ.5 LIMTIO UflCEST1 5TORE IS AN EVENT YOU OUGHT NOT TO MISS.It’s crammed with opportunities for you to save much money on the furniture you’ve been planning to purchase.We bought many lines especially for this sale and the prices are exceptionally low-It’s the sale you’ve been looking for ! A l.-iti-r was sent to conciliation com-i mil toe asking i'or a meeting of the naid j committee, provided, however, that Mr.i Elias.Stotsky be invited to that meeting j to help out the diffieultics.Mr.Stetsky, in a Maternent, said that j his visit in Montreal has been prompted by the obscure stand taken by the manufacturera towards the demands of the.Union.Jn his.opinion, the conciliation I committee lia- boon playing a very ridi ! culous part up till now, in hi.s negotiations with the union.From the actions of the manufacturers it is obvious that the tendencies of those actions is to create a strike.X’o matter how miieti we would like to avoid a' strike, still and all, if this shall he the determination of the manufacturers, and, if in the future the mannlactiirers shall not change their attitude, we shall be obliged to take drastic measures for the enforcement of tiie demands presented by the Union.Tiie General Executive Hoard of the International Fur Workers’ t-nion of t'nited States and Canada, at their last meeting in St.Paul, Minn., have.me to the conclusion that in order to create a necessity for more labor in the industry, and in order that the industry lie aide I | to take care of the jobs of his returned | Montreal, January soldiers which jobs have been taken away 25r.-;!-l.of Qm*b(*
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