Le monde ouvrier = The labor world, 1 novembre 1917, samedi 3 novembre 1917
¦M L\  read ftiefaiwr English Section Pages 3 and 4 mtid mût The OFFICIAL BILINGUAL MOUTHPIECE OF MONTREAL’S ORGANIZED WORKERS Vol.II No.44 SAMEDI, 3 NOVEMBRE 1917 — MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER 3rd, 1917 PRIX: 2 CENTS VA-T-ON FONDER UN TROISIEME PARTI ?La convention provinciale s’ouvre aujourd’hui au Temple du Travail.— Les sentiments des uns et des autres.— Craintes et préjugés.LETTRE OUVERTE A SIR LOMER GOUIN A propos des projets de réforme municipale (.'’est aujourd'hui que doit avoir lieu, au Temple du Travail, la grande convention des organisations ouvrières de la province de Québec, dans le but de former un Parti Ouvrier Indépendant.La gravité de la crise que nous traversons, L’approche des élections générales, l'importance des questions en jeu, la disparité des organisations qui y seront réunies, font prévoir que celte assemblée sera une des plus mémorables dans l'histoire du mouvement ouvrier de cette province.Peu après la déclaration de la guerre, mais particulièrement depuis un an, le désir d’agir indépendamment, des partis politiques existant déjà s’est manifesté parmi les ouvriers du Canada.Une résolution à eel effet fut adoptée unanimement par le Congrès des Métiers et du Travail, à sa convention d’Ottawa, sur la recommandation des officiers du Congrès, appuyée par les demandes de plusieurs organisations ouvrières, entre autres le Conseil des Métiers et du Travail do Montréal.Les ouvriers d’Ontario ont, depuis plusieurs mois, parfait leur organisation; ceux de la Colombie Anglaise et d’Alberta l'ont presque terminée.Toutefois, le sentiment des ouvriers du Québec ne s’accorde pas tout à fait avec les idées do leurs confrères des provinces de l’ouest.Non pas qu'ils ne soient pas en faveur d'une action politique indépendante, mais ils trouvent (pie le moment est mal choisi pour cela.Nous ne voulons pas dire que ce sentiment est unanime, mais nous croyons que e’est celui de la grande majorité et celui qui prévaudra probablement à la convention, aujourd’hui.De la discussion qui a eu lieu sur ce sujet, dans les assemblées comme d’habitude, un tvee une habileté qu’il LA PROHIBITION A QUEBEC L’on a eu peur de demander aux électeurs s’ils étaient en faveur ou contre la prohibition.Il y a quelques semaines, nous prétendions qu’une dt-s raisons du triompha des prohibitionistes à Québec dépendait en grande 'partie -de 1 influenc eindue qui fut exercé par les apôtres de l’eau de la petite rivièr- St-C'h&rles: depuis ce temps nous avons obtenu d autres renseignements qui prouvent sans l'ombre d’un doute que tout fut mis en oeuvre pour tromper le peuple et le mêler sur cette question.Nous reproduisons ci-dessous le fae simile du bulletin de vote dont on s'est si-rvi à cette occasion.•— U u • L c c w i w C jc ° .- •b i K PETITION ‘ST,!- PETITION N'est-ce pas que *e bulletin est bien fait pour tromper le peu- ou contre la pétition!” qu’est-co qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire à une Sir Lomer, L’époque du pèlerinage annuel à la Législature es! arrivée.Cette aimé Ç ________ ! grand nombre de pèlerins iront demander au gouvernement que vous dirigez .^ .- .I nous lait plaisir de reconnaître, de sauver cette malheureuse cité de Montréal, qui a tant de mal à bon eler sou budget.Quebec est pour les citoyens de M"iitréal la Mecque d'où ils attendent le salut.Qu'allez ; vous leur répondre?Certes, les renseignements qui vous ont été fournis et vos constatât ions personnelles ont dû vous convaincre que la situation financière de notre ville est précaire, ¦•! qu’il est urgent d’apporter des réformes au système d’administration actuel.Plusieurs projets de réforme vous ont déjà été soumis.Quoique paraissant différents les uns des Iautres, tous se ressemblent étrangement quant au fond.En effet, leurs auteurs sont unanimes à rocou naître la faillite complète du système d’administration par deux corps, l’iui législatif, l'autre adminis tratit, sur lequel les contribuables montréalais avaient pourtant fondé tant d'espoir, et ils en réclament tous l'abolition.Nous savons combien vous êtes respectueux des désirs du peuple, et nous n'avons aucun doute (pie vous aussi, vous êtes d’avis (pie cotte dualité est préjudiciable aux intérêts de la ville et de ses citoyens, et qu’il faut de toute nécessité la faire disparaître.Plusieurs personnes qui sont, nu même titre quo les autres, responsables de la situation dans la-,quelle la ville se trouve actuellement, vous demandent, sous prétexte qu'ils sont possesseurs de biens .immobiliers, de leur confier à eux seuls le soin d’administrer les affaires municipales.Ils veulent que vous priviez les pauvres, les ouvriers, du droit de vote que leurs ancêtres ont acquis au prix du sang.I pic, ou n’a pas eu le courage de d-mander aux électeurs de la ville ; 11 vous suit ira, Sir Lomer, de penser à la gigantesque mêlée dans laquelle tant des nôtres sont tombés ; de Québec: “Etes-vous pour ou contre la prohibition?” Non, ou et tombent chaque jour, pour rejeter tout do suite cette proposition.Vous êtes chef du parti libéral lui demande: ‘'Etes-vous "pour |dans cette province, vous êtes un partisan do l'évolution, du progrès, de l'égalité des classes devant le; que cela signifi _ _ _ ! suffrage et devant la loi.C’est pour cela que vous ne pourriez pas.à moins que le danger réellement j bonne partie de la population québécoise.!l exige, approuver l’idée de confier l’administration de la ville ?i une commission non responsable envers| Nous ne menons pas cette campagne untiprobibitioniste dans 1 électorat._ ^ 'un intérêt matériel, ni parce que nous favorisons l’intempérance, Les motits de 1 échec du présent système sont tellement nombreux, qu’il serait trop long de les non, nous croyons travailler dans l'intérêt de la masse des citoyens, passer en revue, mais ne pensez-vous pas, Sir Lomer, qu’il est injuste de faire retomber le poids des j nous sommes opposés à la disparition des hôtels parce que e’est un des différentes organisations locales il ressort que chez les uns il taut^s| commises sur la classe ouvrière, sur les salariés, qui, quoique ne possédant pas de propriétés, ne! commerce licencié et légal et que les citoyens qui ont adopté ce existe un sentiment de méfiance à l'égard des initiateurs du projet » v» moi“?11,10 conscience ?Pourquoi les priver d’un des droits les plus sacrés: le droit de genre de commerce sont aussi honnêtes et aussi intéressants que les chez les autres, l’idée que la fondation d’un troisième parti aurait '°,' * “J*.* p,as prollvo d 1,11 1,011 J«Kment 011 vous ellsallt* vous et vos collègues! S ils sont bons quelques révérends et autr-s qui font leur gagne-pain de cette pour effet de diviser les forces nonuhircs pour se cnoisir des administrateurs provinciaux, pourquoi ne le scnuent-ils pas pour se choisir des ad- question de prohibition.1 - •• .".•il*.' nunistrateurs municipaux?._ .D’autres personnes voudraient diviser l’électorat en deux: propriétaires et locataires, tout comme si le civisme et le bon sens n'est pas commun à tous les hommes, à quelque classe ou catégorie qu’ils appartiennent.Les locataires ont autant à perdre d’une mauvaise administration que les propriétaires, |peut-être plus, car, en général, les propriétaires profitent d’une augmentation d’impôts, pour tirer un j : plus gros revenu de leurs immeubles, en repassant, avec intérêts, la nouvelle charge aux locataires.Le système d’administration double a fait faillite, vu l'antagonisme qui existait et existera j ; constamment entre les deux corps.C'et antagonisme et ses effets ne peuvent disparaître qu’avec l’uni des deux corps en question.Le système d'administration par un seul corps qui existait auparavant a fait faillite, vu le man | que d honnêteté ou de compétence chez plusieurs des administrateurs.Là le mal n’est pas irrémédiable, j Le système en lui-même n’était pas mauvais, c’était les hommes.Il s’agirait donc pour le rendre] j bon, d écarter les candidats douteux, les politiciens véreux, les quêteurs de prébendes qui flattent les électeurs pour mieux les piller ensuite.Comment y arriver?\ oiei ce que nous avons l’honneur de vous soumettre, Sir I.omcr, et nous avons le ferme espoir j qui' vous prendrez nos demandes en sérieuse considération.Afin d obtenir une meilleure classe de candidats, nous vous demandons d’abolir le mode d’éloc-i jtion par quartiers; qtr à 1 avenir, les administra teurs soient élus par les citoyens de toute la ville, afin j qu il soit démontré qu'ils jouissent bien de l’estime générale, nu lieu de l'attachement servile de quel-; qnes quémandeurs de places et de “schemers” en mal de gains fabuleux.\fin que ces administrateurs représentent bien complètement les administrés, nous vous deninu- ! Quelle que soit la décision prise à la convention, il sera exeessi veulent difficile de déterminer jusqu’à quid point elle représentera l’opinion de la masse des prolétaires.En effet, la représentation n étant pas basée sur le nombre des membres des organisations appelées à y participer, la volonté de la majorité pourra très bien n’être en réalité que le désir de la minorité.Chaque organisation, qu’elle comprenne un millier d'individus ou seulement une dizaine, a droit à deux délégués: c'est-à-dire que l’opinion de dix personnes pèsera autant que celle de mille.Et l’on peut être certain que la majorité ne se pliera pas à la volonté de la minorité.Nous ne savons pas quel est le sentiment des cercles agricoles, des sociétés coopératives ou du l’arti socialiste au sujet de la fondation de ce troisième parti, mais parmi les clubs ouvriers fédérés et quelques-unes des unions internationales de la métropole, on regarde le projet d'un bien mauvais oeil.L'Union Typographique, No 1-lâ, a déjà fait connaître son opinion, eu donnant instruction à ses deux délégués de s’opposer à la formation d'un parti ouvrier en ce moment.D’autres se sont contentés de mettre leurs représentants sur leurs gardes, ce (pii signifie presque le rejet du projet.D’autre part, il parait (pie la majorité des ouvriers de langue angiaise est en faveur de la formation d’un parti ouvrier.Les sociétés coopératives sympathisent généralement avec, les socialistes, et ces derniers préfèrent rester indépendants plutôt que d’enlever un iota dans leur programme.Que résultera-t-il de tout cela?Nous l’ignorons.Ou dit que de la discussion jaillit lu lumière.Nous ajouterons.quand le voile des préjugés ne vient pas l’obscurcir.Jean Lacroix.AU CONSEIL DES METIERS ET DU TRAVAIL Si les hommes absolument sains sont requis pour les fins militaires et si les umaui'ueniriors refusent d’employer ceux qui souffrent d’infirmité quelconques, comment wpèret-on maintenir l‘indus-trio eu ce pays.’ Telle est l’angoissante question ouo posait le Président Poster au Conseil des Métiers et du Travail, jeudi soir, après que l’organisateur général lies ouvriers modeleurs eût déposé une plniuto contre les patrons qui no veulent pas engager les ouvriers d’une légère infirmité.Le Monde Ouvrier a déjà signalé cot- ,dons que l’élection se fasse d’après la méthode de vote préférentiel, dite “Méthode tiare de représentation proportionnelle’', qui est en vigueur dans plusieurs villes dt-s Etats-Unis, où elle donne entière' satisfaction.De eette façon aucun vote ne sera perdu.On ne risquera pas d’avoir deux ou trois bons hommes sur qui le choix populaire se sera particulièrement porté et dix mauvais dont l’élection sera due! à la disproportion des votes.Donc, nous admettons qu’avec les méthodes que nous venons de suggérer, il soit possible d’avoir des hommes honnêtes, consciencieux, et habiles.L’habiletc ne se perd pas, mais la vertu est si fragile qu il serait de toute nécessité de pouvoir contrôler les actes des nouveaux élus.Nous demandons, Sir' Lomer, que vous suspendiez au-dessus de la tête des administrateurs de la ville de .Montréal, eette arme i .¦ terrible, nouvelle epee de Damoclès, qu’est le pouvoir du rappel.Donnez aux citoyens le droit de châtier, coup fatal à ta loi des compensations ou- immédiatement ceux qui les auront trompés.11 vaut mieux prévenir que guérir.La clause du rappel % : "i oi.En effet, l« patron* piéton- u est pas souvent invoquée, là où elle existe.11 suffit qu’elle existe et qu'elle puisse être appliquée La dent que les compagnies qu>.assurent | menacc vaut bio?lca Collps’.1 1 1 11 1 .Cela est dit pour le choix des administrateurs.Voyons maintenant pour l'administrâtion propre-! niors soient absolument aain's de eorps.ment dite.Nous croyons que la qualité vaut mieux que la quantité, et c'est la première que nous devons leurs employés contre les accidents, ec vertu de cette loi, exigent que ces der- 1 Aiar.t d être engagés, les ouvriers sont,rechercher.Nous sommes d'avis et nous sommes presque sûrs que vous nous approuverez on cela, Sir rX'son^ueim"lr^ Lomer, que neuf ou dix administrateurs ou éehovins, comme il plaira de les nommer, seraient suffisants, lu^ro et ne nuisant pas ù lour travail,! - .A 0,iacun ([(k cos oeliovins serait laissée la gouverne absolue cl un service distinct, toi quo cola s** ils sont rejetés, (t’çst «n cas de ce gen- j ‘«'lit dans votre propre gouvernement provincial.Le budget, de chaque service serait voté en bloc au 10 qui a motivé la grève des modeleurs ; commencement de l'année par tous les éehovins réunis.Ensuite chacun de ceux-ci gérerait le service au- ‘ Secondant il h» demande du représen-i T*0- ’* ai,nilt.^‘ attnoho‘.’ avoc 1 des chefs de service permanents et autres fonctionnaires.Il fautant des modeleurs, le Conseil ,.cs Mé- !' !,mmvessairement limiter 1rs pouvoirs de eos administrateurs quant à l'emploi du fonds d’emprunt,-irons nui no *'0IH °1 Travail a nommé un comité '‘(‘d-à-dire quant aux entreprises nouvelles.Les chartes modernes pourvoient à cela, en donnant aux -riers atteints: sl',’ i.viPi.miis < Il UH l> — I unions tous les mardis au Temple du Travail, 301, rue St-l'omiril*|Ue.Président.M.eliel Ite-naud: See.-corr., Alphétius Mathieu.82.rue Montana.BusinesH Hours: 8.30 a.m.to 6 30 p.m.Telephone Uptown 7000 CANADA STEAMSHIP LINES U-mited MONTREAL J.W.NORCROSS, Vice-Pros.& Managing Director Till; llM.MIIO FlUNITCUli CO U the XVorklimiiiuii'* Frlrnil WHY t Because we (It your house with everything utul our terms tire the easiest In the city.Look over your borne to day anil then come to us.(.redit or rush and easily the most irenerously bandied housu In the city.t urner of llleury and Ontnrlo Sts.All ours transfer there.TAKF.Ml I'll A Nl’IiS ON WIMiS A Lintons.—Wo have no agents and nre Importers direct Tin' largest house In Montreal selling at retail price and we ship everywhere.Out price list will Interest you.The Pacific Linn or I'o.llcit’d.IBIII Windsor St., Mollirent.(Opposite Windsor Stattonll.H.A.Drury Company Ltd.Irou, Steel, Metals, Tools, Etc.Cable Address: "DRURY'' Codes: A.II.C.6th Edition and Western Union MONTREAL — 309 Craig St.W.TORONTO — 111 King 8t.W.NEW YORK - 1476 Broadway Tin: iiioitnox pl'i.i* a papi'r COMPANY, UMlTliD.I.iimhrr Itlenehed Sulphlle I'lll|i t’nhleaeheil Sulphite Pulp HEAD OFFICE — MONTREAL llnnlieahnry, Out.t lllllinel.Rue.Merrllton.Oui.NI.lovltr, title.Ilnlleyl.iiry, Out.AunouclnfIon, R.,„o»m a.r*a«« iï:;, :,s:orr”5ï'"S»»i» >*nko nt > li'korn.• ., President J.C.Watters was present i until expiration ot contract, _ at the meeting and addressel the dele- crease a week for each year, bnngttq gates.He attache*! tho war profiteers ami the Government.The Council endorsed 'lie resolution | of Lovai Union 593, of Engineers, pro- DEAL WITH II ES PO N SI II LK PEOPLE.—Always In wilted aiel liquors Phone nr write for our price list.It will certainly pay you.We deliver everywhere.The Sudhury M lue A Llqu ir Store, 17 Flint, utile/.S(|UUrc, Montreal.'Phono Main 289 1.tiie maximum to $27.50 iu 1921.testing against the granting ot a Iran- THE LABOR WORLD oWi-Xîi':."> I CA NOVEMBER 10th Last Day for Reporting for Service or Claiming Exemption.I 211 : LWïOlt \\ OI1L.1L — The offlr'ul lui .ml mouihpl»*'e or Muntreai^ • : - :ini/.« *5 workers.Printed l*y Tin- Me i an tile Piintin»?.ut 2 Si.l’au! Stivet.I'.HRt.\tf»nt r*»q ! I ilANCQ.I'ohli: :*< r.>io>riu:\L nm)KS as d la mut ( oi \< ii.—.Meets every 1st and 3rd Tlr:: d;i} c*f each month at Lîuild-Vradt-s Hr.ll.4 17 Ontrirlo East.P:fbio* r.t J T.Foster 182 St.Cutbe-ri’.r- Eli.î'hone East 6251; Cori.- S*-«:r*jtïiry.«jus.Piancf], 2 St Pawl P.i«ir Phone Main \ It Toil I \ l.nniii; N III.INI.A.H>.OP >| \( III MS I S.- Mt-f ts 1st und 3rd Friday at 8 pin.at St.Joseph’s Hall.1 S3 St Catherine East Président M Ken.ncdv: It.cordiriu Secretary, J Hooper, 733 Adam St.Maisonneuve; Fin.* Secretary, W.Smith.Ai5a Jo* lit*11*• St ; Airent, J.T " ‘ St.Catherine i Poster, Room 2.! Ensi Phone East 6231 Mor\T itiiv.w.i.tnx.i:.No.r11.int.OP MAC II1MSTS.— MeetP every 2nd und 4th Friduy, it 8 p.m.nt St.Jop( .h’8 Hull.; S2, Ht Cat! • rln St Eflht.President, W.II.(lobby, 537.9th.Avenue.KoPemount.Fin-S»*r.«» Poanrty, 222.Chnnleaw Ht.: ltee.-See., F.K*.AVood.307.l-ullum St; PusIiksh A'ct'r-t.1 'i*.Foster.Catherine East.Room 2.1S2.St Ht-li l \IM\ III ^ Itl.Lll.t Ils, I,uni 1 til.mere/ « «1 I’Alllari.û S hfH d* rb • »ri.'.•men F.p.-iletlcr, 1 E* t 4152.; - «b* ehiioue lieds, û la Halle «le e 1«*.230 rue Ileaudry, n in.F'r6-.sbb*nt.Albt 1».Hen-50.1 d ** St-Vnllorn; S**,i\-TréH.412.Champlain, téléphone, 3*11-17 L'l MON 155vS l)i> < IIAlli'lJ.NTIEllS, M.M.so.N Mli \ U.— Assemblée tous _ le- veiidi'fitio soir A.huit heures.637 f unt.it io, Ma LiWiiieuve.Président, J.lù ! V ir.f.t.:• 02 I':.- IX; He* r^taire-Corres-jj*• : «i.iitl.J.i: ssulie.371 Letourneux.J H« « rC-La.re - *'!t.incier, J«is.Vlocli.C'.*l ; Lassa lie.17-17 | i ii.u i:itM!i: i mi.m:s cii.viipkn- nuits - MUM ihlUIth IJ* A M Ulll- tl t u, loi AL IL—Assemblée tous I les b*ndi3 il s heures du soir, nu No i il 7.rue Ontario L.-t.Président, E.Tis- !.• .•¦Li.: ‘.ïainier; Vice-prés., J.A.La- .lPur.iue, •1 A OPUltAi’INO UNt.IN- UUi:>, mm \l.oSS.— Assemblée’ tous U s -'•* «,*t 4e samedi de chaque i uu.ds à S hi s P.M.Morium.-nt National.Président.J.A.Marchand, 143 St-Jf*-rûme; S».• rétalre-Cor» espondaht, C.».i':r»naln, 12tn» Notre-[«urne E.; Hecré-L.iire-J*inan«ler, J.H.Leclulr, 13 ru« Iteftther.17-17 R.C.Jamieson & Co.Limited Manufacturers of Flue Varnishes.Faints & Colors 264 St.Patrick Bt., MONTREAL Vunco uver llrituebi lt>7:t HAMILTON STREET C’tilpnrny llrniiehi 2:lN, 7Ih AYll.MiL WEST, THE THOS.DAVIDSON Manufacturing Co.Limited.MONTREAL Canada.TORONTO WINNIPEG ANGLINS LIMITED Contracting Engineers 65 Victoria Street, Tel.Montreal.Uptown 2640 I now AIM) ‘.>11111 l'A PUIl Limited MILLS Makers In Canada of High Grade Papers " Head Office: .McGill Street - MONTREAL SADLER & HAWORTH Tanners and Manufacturers of Oak Leather Bolting FACTORIES: Montroal, Toropto Vancouver, Winnipeg, St.John, N.B.J.THE SHAWINIGAN WATER AND POWER CO.POWER BUILDING, CRAIG MONTREAL.Canada.ST.ABITIBI POV/ER & PAPER CO Limited POWER BUILDING MONTREAL LAPORTE, MARTIN, LIMITEE EPICIERS EN PROS 584 rue Saint-Paul Ouest Tél.Main 3700.MONTREAL NOVA SCOTIA STEEL & COAL CO.LIMITED Head offico and I >rks: NEW GLASGOW, N.S.Sales Offlcos: Windsor Hotel and ot -13 St.Sacrament St.MONTREAL » answers are given.WHO IS IN CLASS ON B 7 Ml Male British subjects, ordinarily or at any Urne âmeo tue -Ith dav of August, 1914, resident in Canada, who had on tho 13th October 1917, attained tho ago ol* 20 years, who wore bora not earlier than the vear 1883; and were on the 6th day of Julv, 1917, ininarrie-l, or are widowers, but have no child, etc.EXCEPTIONS.“1.Members of Our regular, or reserve, or auxil-iarv force, as defined by Our Army Act."2.Members of Our Military for-:• Kte Catherine Est Président, Elios Oa: gnon.ITU.Prindurrind; Bee-Arch.M.Monetic.ts St-JérOme; iPc.-Fln.et |l A cent ,('Affaires.Chus.McICercher, 1915 .-te-('atherlne F.sl.L .M DTD ASSN.OF I'Ll MlIF.Its, STEA VIFITTEHS, L ASFI'l TEILS «V STI ;.Y V# FF1 TITItS IIELl'KIIS, LOCAL I II.-—Meeting nights 1st Did Friday at 417 Ontario !.Fies., A.Gauld; Cor-r-See., T.Fault Kin.-Sec., '/¦ Cndleux; Tn-ns.N.Denis: Business Agent.W.Yai-lion.(IÏ Ontario Ë.Office hours: 8 u in.to ID am.5 to 8 p.m.22-22 HUDON HEBERT & CO.Limited WHOLESALE OROOERS AND WINE MERCHANTS 18 Do Brcaolcs St.MONTREAL Tiie James Shearer Co.Ltd.General Contractors Déniera In Lumber, Mouldings, Timber and Heaver Board Derrick & Heavy Timbers, a Specialty.225 St.Tatrick Stroot Tél.Victoria 1533— MONTREAL / l MON 1 \ rule N VTION VUU DUS T.UU-i.ui its du I'lumti: du hunt.HUAI.AFS'MnbltV tous 1.d 1 *.*r ot 3.?rm tt rédl.s du rnoin u n hrn P.M.au No »• 4 17 ru" Ontario Em.Président.T.Mai* *• j Konnouv*;, 393 St-TImothé; S« o.-(Jorr., « i O.Jett»' 1354 Chabot; AkuM d'affalron 1 rtT J«»s M'Uvi'T.5"6 >t *';«*rrnt'ilif 11-11-17 iio«4i in.ti slim woiiKiJts, 2111.—- M •• : $ ever.Fridfiv :it s n.in., 1215 St Co1h*»rin" Uast.Pi r-h .*i»• ri t.« icf»r^c « l »« sch*•»»*• s.S9d, ! >v.Moi«nmiy J'.ast; lie* I C'Hj.m:-’-Si*or»*l: ¦: '¦.1 ‘ J • 6 lîoy- er; I i a « .'i**ia l-S-' • r.i d ;y S- l'.iisiin*H8 ; Am*nt, «'fiD.Mi.K -p !.' r, 12IC Si.f’nth-r ; » • • ivi t.Hoot it ml SIMII*: WOHKUaS.472.— Mo-ts «îvitv UiI'Jdv at S p.m.1215 ' St Cith* iln«* I!h: t.Pr"pi«Jont.Alyre ! CM»'*; Cerr.-Sc« y, RolL fouillo, i 62 V!r»« t SL; I'’in -H-.tc’y.and llUBlncsH Au*-nt, «'h;>:*.\[cKorehIlOlJ WOMKI.lt>, .Nu, -Mevory vVed:»»*ydiiy it S pm 1215 St.CutlmrliM* Sr.East.I'rcsldonl, J.I; Sfivurd; ordiiijj-Secrotary, Ui'u.t J Thllmuit; Kin incial-Socretary land P»u.«>ineflH A-cont.Uh«.McKorcher.: 1215 St.Catherine St.East I N 11» N IMS IIHIUI ETIKItS DU IIONTHU \ I.No I «t | UHU< .DU I.\ It M.IM.t/.I)*A lllSmt) I I.\ .l i.tons !(•> wmlrcdlH 5 8 hrn iu -•'.i, MYinpii- du Travail, 303, rue St- • ¦ ¦ •.• 4.in!fju.* in • fdder.t.J E Nadeau, 2*;49, St-l ) itnlnlquc; See.• Arch.Adé-*•' • Drlen, •'ll.Wentuna: Sec.-Uln., J.II Hmih-yii, 3569 Nlanoe; Trésorier, U’dieit Uôté, 102.Aylvvin; A^ent d*Af-falrtr *-i s.-4L-C».rr.t J.II.Bernier.Tél.E* ll !.t ‘.354 Heures de bureau* 9 A J" hr* s a m., et 5 û.0 hr* s p.m.Samedi toute la Journée.17 n I mon INI.DUS IIVHMIUKS.LOUAI, i.V».- Assemblée tous les 1er et ¦ lundi *i i mois ii S.30 p.m.rtu Tctm-ple du Tnivail, 3ul St - Dominique.Pré-r-1 d • ¦ ti t, MoV^e Bonin; Vice-prés., u.Va-« lion: S e.-corr.et Affont (VriffalreH, T.Booth liliet.11'* Ste-(!utherlne OueHt, Tél.Up.u j k ; Sec.-arch., Z.Dépatic; Trésorier.U.I*itt.Ml S|( B\y PltOTUUTIVU t MON.of Jloutreal, Loeal No.-tOU, A.K.of Hr Assemblée le 1er dimanche do chaque mois, !i 10 h.ou es du matin, Salle St - Joseph, 1S2, rue Ste-Catherine Est.J'résident.J < V Mollnarl ; ,Scc.-archlvlH-te.M J B.Mo;.; Soe.-Trés.Alex.Dol- * oint.iLj, Ste-Oitbcrim; K s t Tél.Kst 7 o j |.ili-uri-H de bureau, lu hrs fi 12.30.OODi.Nsilt It Ci COAL .V TOWI.XH ( DMPAN V Sole ajouta f«»r D.L.«t W.The Slnmiurd Nerunton Anlliraclte Sells the Befit — Which Always il SatlHibs.Brunch Yards at; — nc.Henry, Mile IJimI, Mnlnuniieuve, Iln-oh el iik ii.\Ve*tmniint.C*»r.McCord und OiOiywi Sth.Moiitreul, la.«•»t traditions and of modern methods to jrlve force and beauty to the conception of our taste eall pt — MERCANTILE PRINTING •J St.Paul .Main Kills Hirer! 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BUM \ Ml Personal Liberty VIN ST-MICHEL — In t% area! !onlc hrueer.W OK K M UN i:SU IT SAFIfiLY llleli Iu Iron mid |iliof*i»t»or Limited MUN'I HEAL TOItONTO EDMONTON mid UALtlAKY Ootmmi, ( lnnee> (irlndley, Udiiiou ton, AI her! a " in Mi'iic; \v.\v, niciiH THE PARKHILL MANUFACTURINO COMPANY.LIMITED Makers of Bedsteads and Bedding- f *T nnn'.s>N.SIONTHE.U' "Alaska" on n" ___ article meaj FrîrîÎKlOu/ hlKli-irriKlo rv unrllrlr.__ IÏ IS FOLLY 10 WEAR READY-MADE CLOTHES SUIT on OVER COAT «o -J MOfiEI MiADF TO YOUR , MEASURE T1
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