Le nouvelliste, 10 octobre 1998, Cahier 2
Le Nouvelliste Samedi 10 octobre 1998 Ginette Reno Linda Corbo Trois-Rivières Assise à côté du hublot, dans l'avion qui l'amène à Trois-Rivières pour la première du film «C't'à ton tour, Laura Cadieux» dans lequel elle occupe le rôle-titre, Ginette Reno est d'apparence calme.Un calme qui tranche avec la fébrilité ambiante et qui se transforme étonnamment par des brèches d'intensité dès qu'elle prend la parole.Elle jase de tout et de rien, de tout surtout.Elle parle de son spectacle «Un peu plus haut.», elle parle de son film, de son nouvel album en anglais «Love is ail», de ses enfants, de Trois-Rivières.À chaque sujet, le ton est léger, peut sembler léger du moins, jusqu'à ce qu'une phrase tombe comme une secousse, aussi inattendue que troublante.Son regard est égal à son discours, perçant et changeant.Ses yeux s'humectent entre deux larges sourires, comme ces gestes tendres qui prennent leur élan naturel entre deux airs de suspicion.Troublante que je vous dis.Dans le regard qu'elle porte sur les couleurs qui reposent comme un tableau fascinant du haut des airs, elle semble tout à coup ailleurs.Elle est d'autant plus présente.Lorsqu'elle parle de la nature, ses paroles soufflent une brise de sérénité.«Je n'ai jamais senti autant l'éternité», dit-elle.«Je regarde l'eau longtemps, je regarde le ciel longtemps.J'ai un énorme besoin de me connecter avec la nature.Je suis dans une période de ma vie où je sens la mort très fort en moi, et plus je la sens, plus je vis.» Lorsque ses problèmes de surdité se sont pointés, avant les trois années de réhabilitation nécessaires pour s'adapter à ses appareils, elle avait commencé à peindre et à écrire, croyant ne plus jamais pouvoir chanter, rappelle-t-elle.«Je me suis dit: j'ai un handicap, je veux vivre.Au début ce n'était pas comme ça.Au début j'avais honte.» Aujourd’hui elle prend plaisir à écouter les sons, et elle se sent plus libre.Bien qu'encore là, elle nuance.«Je suis une personne qui a besoin de liberté mais je ne crois pas à ça.Liberté est un f mot qui n'existe pas», tranche-t-elle, ^ «On est attaché partout, à l'extérieur comme à l'intérieur.C'est pour ça qtie l'amour existe, c'est de la valorisation.Sans l'amour, on virerait fou.Scott Peck Ta écrit.» Du haut de ses 40 ans de métier, elle y goûte encore.«Plus que jamais», rectifie-t-elle.«À mon âge, pouvoir vivre de son art, ce n'est pas rien.Quand les gens se lèvent pour applaudir, je me dis que je pogne encore.Elle pogne encore la grosse.», lance-t-elle dans uq*/ rire en point d'exclamation.«J'ai beaucoup de bonheur à faire mon show cette année.» Jusqu'à présent, elle ne Ta fait qu'à deux reprises seulement, à Trois-Rivières jeudi et vendredi dernier.Deux soirs très différents, commente-t-elle, mais deux grandes soirées.Elle a aimé la réaction du public, et le résultat.«Je crois que c'est mon plus grand spectacle», analyse-t-elle, ravie.D'ailleurs pour le fabriquer, elle s'est questionnée sans fin pour arriver à combiner le tout. P2 Le Nouvelliste Samedi 10 octobre 1998 La nature dans toute sa splendeur Les chefs-d'oeuvre de Jean-Luc Grondin et Ghislain Lefebvre à l'Hôtel des postes f ¦ (Photo Alain Bédard) Ghislain Lefebvre présente d'admirables fleurs.On peut presque deviner leur parfum.Roland Paillé Victoriavüle Le pavillon de l'Hôtel des postes du Musée Laurier de Victoriaville présente en ce moment les oeuvres de deux grands aquarellistes québécois: Jean-Luc Grondin et Ghislain Lefebvre.Le premier a pour sujet les animaux, particulièrement les oiseaux qu'il réussit avec une dextérité déconcertante.Son sens du détail est incroyable, et la précision inouïe.C'est tellement réel qu'on croirait être devant une photo.Pourtant, les deux artistes se font un point d'honneur de ne pas travailler à partir d'une photo.Tous les deux utilisent des spécimens authentiques: M.Lefebvre, des fleurs, et M.Grondin, des parties d'oiseaux qu'il congèle.«Puis je les décongèle et les place dans des poses qui répondent aux croquis que j'ai réalisés préalablement», explique le second.La quête de précision de M.Grondin l'a même incité à étudier la friction de l'air sur les ailes d'oiseaux.«Dans ma passion pour les oiseaux, la première chose qui m'intéresse c'est le vol des oiseaux: ça m'a toujours fasciné.Même aujourd'hui, après 40 ans d'observation, ça m'émeut encore.» Sa quête de précision l'amène à se documenter constamment.«Je lis sur les oiseaux depuis 30 ou 40 ans.Les oiseaux du Québec, je les connais pas mal», mentionne-t-il.«Après avoir fait des croquis, je peux aussi faire des études de couleurs sur l'oiseau lui-même, dans différentes poses, pour être capable de le dessiner par coeur.Par la suite, je fais l'esquisse en couleurs du tableau, puis la toile.Toujours avec l'oiseau mort.» Véritable passionné pour les oiseaux, M.Grondin note qu'il n'y a pas d'oiseaux «plates» à peindre.«Il y en a qui peuvent être moins attirants.Mais il suffit de les regarder agir pour qu'on en vienne à les apprécier.» Les deux collègues ont de nombreux points en commun.Ils ont fait leur cours aux Beaux-arts en même temps, sont devenus peintre par hasard, ont partagé une maison pendant 30 ans, n'exposent pas avec d'autres artistes.Bref, ils forment «naturellement» un tandem de la nature.«Il n'y a pas de conflit entre nos tableaux.Même que c'est assez complémentaire.On a chacun nos spécialités, bien que nos médiums soient différents: je travaille en transparence alors que Jean-Luc travaille en opacité.Mais c'est à peu près la seule différence.Notre formation est la même, notre façon de voir aussi», souligne M.Lefebvre.Les deux aquarellistes sont très amis, de sorte qu'ils partagent leurs connaissances.Si la force de M.Grondin est le dessin, son collègue Lefebvre excelle dans les couleurs.Celui-ci est considéré comme un «poète du visuel».Après avoir pratiqué les métiers de décorateur-ensemblier et de professeur, il s'est lancé dans la peinture.Il se concentrera d'abord sur le paysage québécois et la maison traditionnelle canadienne avant de se consacrer à la peinture de plantes indigènes et tropicales.«J'ai toujours été intéressé aux fleurs parce que j'ai le pouce vert.Je peux faire fleurir à peu près n'importe quoi.Je le faisais déjà, enfant, chez mes parents, alors que ma mère faisait mourir à peu près n'importe quelle plante.C'est toujours moi qui les récupérais.Dès le départ, je me suis intéressé à l'horticulture.» Ses réalisations comptent entre autres un livre d'art sur Félix Leclerc ainsi que plusieurs pages-couverture de Sélection de Reader's Digest.Son sens des couleurs, il le doit en bonne partie à sa formation de décorateur et de coloriste.Comme M.Grondin, qui conserve des spécimens congelés, M.Lefebvre a un sola- îé fm (Photo Alain Bédard) Attention aux coups d'ailes, serait-on tenté de dire, tellement les oiseaux de Jean-Luc Grondin semblent réels.rium dans lequel il cultive des fleurs, afin de pouvoir peindre ses sujets devant lui, sur sa table de travail.«J'ai mes orchidées et j'attends qu'elles soient prêtes.Je les observe, je sais ce qu'elles vont devenir, je me prépare mentalement et je les attends.C'est très excitant dans un sens.» Cette grande exposition est complétée par les grands formats d'Alain Gagné.Cette exposition se poursuit jusqu'au 22 novembre.• Ginette Reno: la sérénité au bout des doigts (Suite de la page PI) ¦ Tâche difficile cette fois pour intégrer adéquatement le nouveau contenu anglophone à ses succès francophones et aux classiques qu’elle interprète et chérit.Plus que jamais, ce spectacle rallie son passé, son présent et son avenir, dit-elle.«Jusqu'à la veille de la première, je me levais la nuit pour changer encore des choses.» Le titre Un peu plus haut.n'est pas d'elle, précise Ginette Reno.«C'est une idée de mon thérapeute.Je voulais l'appeler Moi c'est Ginette, comme j'aurais pu l'appeler II était une voix, Le coeur sur la main.Émotion, simplement Tendrement, ou Chanter pour toi ce soir, défile-t-elle dans un même souffle.Ce dernier titre, c'est celui de la chanson qu'elle dédie à sa mère au coeur du spectacle.À Trois-Rivières, elle s'est retrouvée émue en la chantant, comme à toutes les fois.«J'ai senti son amour à la toute fin.C'est pas rien ça.» La comédienne À l'atterrissage, on l’attend pour une autre première à Trois-Rivières.Son regard divague vers le passé cette fois.«C'est à Trois-Rivières que j'ai rencontré mon mari, à 14 ans.Il voulait m'aider dans ma carrière.», lance-t-elle avant d'y aller du défilé des lieux cultes de cette jeunesse, ce temps des «cocktail lounge», sourit-elle.«Ce sont les danseuses qui m'ha- billaient.», qu'elle ricane.Le Monaco, Le Rio, le Club Des Forges, l'Hôtel Saint-Maurice qui a brûlé, le Château Deblois.«L'autre jour, j'étais à l'Auberge des Gouverneurs à Trois-Rivières et j'ai demandé où se situait l'ancien Château Deblois.On m'a dit que j'étais dedans.Ça m'a fait un grand plaisir.», murmure-t-elle.«Dans ce temps là, je faisais Trois-Rivières, Shawinigan, Grand-Mère.Trois-Ri vières-Sha win igan-Grand-Mère.Les gens qui me suivent depuis ce temps-là doivent s'en souvenir.» Depuis, elle a visité le Québec 100 fois.«C'est beau le Québec reprend-elle.Je suis amoureuse du Québec, je suis une amoureuse moi.», laisse-telle tomber, songeuse et de retour vers le hublot.À l'atterrissage donc, c'est son profil de comédienne qu'elle est appelée à présenter cette fois.Un jour, elle aimerait monter sur les planches du théâtre, confie-t-elle.«Je suis une artiste du bout de mes pieds jusqu'au bout de mes cheveux.Je ne suis pas une vedette.Je ne chante pas que pour chanter et je ne joue pas que pour jouer.C'est sérieux pour moi», souligne-t-elle avec les traits de la sévérité.«Même si je fais des jokes sur scène, je suis plus sérieuse que n'importe qui.J'ai appris jeune, et j'ai écouté.» La sortie de ce film est différente de la sortie de «Léolo».«À la sortie de Léolo, j'ai été trois semaines à me cacher.», relate-t-elle.Le cinéma lui apporte une perspective différente de la scène où, seule, elle contrôle.«C'est pas facile de jouer, il y a un sang-froid à garder.C'est vraiment une toute autre dimension.Il y a un paquet de yeux sur toi et faut que tu oublies ça, que tu oublies les caméras, moi qui déteste les caméras.», lance-t-elle.«J'ai jamais aimé ça.Moi, j'aime le monde, j'aime les yeux.» Le vrai, la justice.«C'est très important pour moi.Dans l'astrologie chinoise, je suis un chien et un chien, c'est la justice.» Depuis la sortie de «Love is ail», elle observe l'opposé.Pour Ginette Reno, le fait que cet album ait de la difficulté à intégrer les ondes de la radio est une injustice.«Ce que je ressens là-dedans, c'est du racisme», dit-elle.«J'ai des amis qui ont téléphoné dans une station de radio et on leur a répondu: On ne fait pas jouer les parents.», rapporte-t-elle, non sans heurts.«À 52 ans, je suis une grand-mère et on ne joue pas ça une grand-mère.» Si la colère se pointe, c'est qu'elle vient avec le ressentiment, dit-elle encore.«Ce n'est pas l'ignorance qui m'énerve, parce qu'à quelque part on est tous ignorants.J'ai de la misère avec la stupidité des gens.Je n'ai pas de tolérance pour la stupidité, faut que je travaille ça.» Un travail de plus, entre mille projets puisque de ce côté aussi, les intentions vont bon train.Outre la tournée de promotion pour son personnage de Laura Cadieux et la tournée de spectacles du côté de la chanteuse, il y a l'écriture.Sur ce, son projet de comédie mu- sicale «Rage» est toujours vivant, sa biographie devrait sortir cet automne — avec intégré un petit album de six chansons — et elle songe à tirer un album de son spectacle «Love is ali».Côté cinéma, deux scénarios de film qu'elle a signés sont actuellement à l'étude.Le premier est une comédie tendre qui relate la vie de deux jumelles séparées, l'une à Saint-Anne-de-Beaupré et l'autre ayant vécu à Florence en Italie, raconte-t-elle.Le deuxième scénario porte quant à lui sur l'histoire de sa vie.» Une histoire qui devrait parler de dualité.«J'ai toujours été en dualité», dit Ginette Reno.«Il y a toujours eu une partie de moi qui veut aller dans un sens et l'autre partie de moi qui vient toujours me déranger.» Dans le lot de ses projets, elle compte par ailleurs accorder un espace particulier à la solitude.«C'est drôle, je n'ai jamais eu aussi envie d'être seule», réfléchit-elle à voix haute.«Avant, je n'étais pas capable.Mais aujourd'hui, j'ai cet espèce de besoin d'être seule.Dans le fond, je ne suis pas seule.Il y a toujours un bon livre ou un chapelet», amorce-t-elle en sortant un spécimen de son sac à main.Devant elle, Ginette Reno étend un superbe chapelet.Un chapelet fait tout en coeurs qui lui arrache une autre pause de contemplation.«Je ne suis pas seule», murmure-t-elle dans toute la portion douceur de sa fidèle dualité.«J'ai des anges partout dans ma maison.» • Le lundi 12 octobre 15h30 Le chapelet 16h00 Portrait de la Mauricie Jean-Louis Gagnon» (TVC-SH) 16h30 Centre des arts de Shawinigan (TVC-SH) 17h00 Bien branché #3 (TVC-TR-Cap-SH) 17h30 Communiqués 20h00 Numérologie évolutive #5 (TVC-HY) 20h30 Environnement chasse et pêche #5 (St Hya) 21 hOO Peindre avec Deny #5 (Magog) Bonsoir ((OîiCCGir^ 1630,6e Rue, bureau 100 / Trois-Rivieres (Quebec) G8Y 5B8 Tél.: 379*2443 • Téléc: 379*9174 odministrotion Le jeudi 15 octobre 15h30 Le chapelet 16h00 Alternative santé #5 (TVC-SH) Horaire de la télévision locale câble 11 Semaine du 11 octobre au 16 octobre 1998 18h30 Symposium de peinture #5 (TVC-SH) Des h 19h30 Des livres encore des livres #5 (TVC-TR) 20h00 En chemin avec Denis Laporte #2 (TVC-SH) Bonsoir 16h30 Goutez-y de bon coeur #5 (TVC-CAP) -Cap) Le dimanche 11 octobre 17h00 C'est ça la vie #5 (TVC TR 17h30 Communiqués 18h30 Centre des arts de Shawinigan (TVC-SH) 19h00 Info 3e âge #5 (TVC-SH) 19h30 Dépistage du cancer du sein (TVC CAP) 20h30 Communiqués 21hOQ Émission sur la ménopause Bonsoir 10h30 Symposium de peinture de la Mauricie #5 (TVC-SH) 11h30 Passion 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elle, convaincue qu'elle est en train de maigrir, crachant son désespoir et ses bavardages dans le combiné du téléphone.Pauline Lapointe joue cette Germaine Lauzon dont les nouveaux vêtements lui pètent sur le dos.Derrière le personnage se cache une comédienne puissante, une femme enjouée.À quarante-sept ans, Pauline Lapointe caresse certes encore quelques rêves, mais elle jouit surtout des petits bonheurs que chaque Msitin nouveau jour lui apporte.Francoeur Sa p'us récente aventure aura été le populaire film de Denise Filiatrault, adapté de l'oeuvre de Michel Tremblay.«Quand il a été question pour la première fois de ce projet-là, Denise m'a téléphoné et a laissé des messages sdr mon répondeur à trois reprises.Elle me disait qu'elle voulait que je joue dans Laura Cadieux mais ne savait pas trop dans quel rôle elle me voyait», raconte la comédienne.La réalisatrice a finalement préféré la voir dans le rôle de Germaine Lauzon plutôt que dans celui d'Alice Thibodeau, interprété par Sonia Vachon.«J'aurais aimé ça faire ce rôle-là parce qu'un de mes fantasmes était de (aire l'amour parmi la viande, comme Sonia le lait avec Denis Bouchard dans la scène de la boucherie», lance-t-elle en riant.«C'est tellement beau cette scène-là.Il y a toute une sensualité .même si c'est d'abord et avant tout une scène ^comique.» Pauline Lapointe a néanmoins beaucoup Apprécié de jouer le rôle de Germaine Lauzon.>
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