Le nouvelliste, 14 mars 1998, Cahier 2
I Le Nouvelliste Samedi 14 mars 1998 IS .sàÉHâ Linda Corbo Trois-Rivières l * il faut en croire ses projets, qui s'orientent davantage vers les avenues du théâtre et de la littérature, le spectacle de Robert Charlebois qui s'amène samedi à la salle J.-Antonio-Thompson serait le dernier de Garou dans cette gamme.«Pour ceux qui veulent entendre mon côté rhythm'blues, ce sera la dernière chance», lance un Charlebois catégorique.«Je suis dû pour un changement radical, j'ai l'impression de tourner en rond.Ça fait 30 ans que je suis dans le rock et je sens que ce sont mes derniers milles.Quand on est conscient de sa propre robotisation, il faut en sortir.C'est un risque qu'il faut prendre sinon on devient une parodie de nous-mêmes.» En fait, incluant quelques festivals d'été, il ne lui resterait qu'une dizaine de spectacles tout au plus de cette tournée qui se veut la suite de la précédente.«On peut dire que c'est La Maudite tournée rebrassée», note Charlebois qui y a intégré six ou sept chansons de son dernier album «Le Chanteur masqué».Samedi, il sera encore là entouré des huit musiciens qui l'ont suivi ces six dernières années.Sur les deux continents, il décompte le tout à quelque 400 ou 500 représentations.Évidemment, il veut continuer à écrire des chansons et souhaite conserver la santé par la chanson.«Pour les poumons, pour 1 le coeur, pour le moral, je pourrais en énumérer les vertus pendant une heure», commente-t-il au passage.À 55 ans, il entend d'ailleurs conserver la motivation et le goût du risque.«J'ai 25 ans devant moi et je ne veux pas les échapper.Je crois que j'ai une possibilité de création au niveau du théâtre et de la littérature.Je suis rendu à un âge de ma vie où je peux me payer ce luxe.» m Charlebois, page P2 Un défi après 30 ans de rock P2 U Nouvelliste Samedi 14 mars 1998 « «Atmosphère contrôlée» p ?, rpsi p vo i nmi »rrf^ Cyejvftf mm W*^ ?¦ S -¦ M&( (Image-Média Mauritie: Alain Bédard) Louise Gervais présente «Atmosphère contrôlée» dans le hall d'entrée de la bibliothèque Gatien-Lapointe jusqu'au 12 avril.Roland Paillé Trois-Rivières Dans «Atmosphère contrôlée», qu’elle présente dans le hall d'entrée de la bibliothèque Gatien-Lapointe, Louise Gervais poursuit sa démarche sur l'intériorité de l'homme, ce qui est caché, plus particulièrement sur les espaces protégés en se penchant sur l'éclosion ou le maintien de la vie.On y trouve, à chacun de ses huit' tableaux présentés, une forme de vie, qu’elle soit humaine, animale ou végétale.«Je suis préoccupée par l’intériorité et l’extériorité des choses, en particulier celles de l’humain.Dans l’oeuvre, l’aspect sécurisant et protecteur de la matérialité cohabite avec un monde moins tangible, celui de la sensibilité», note-t-elle.Ces «espaces protégés» peuvent être un nid, des cocons de papillons, un embryon, une maison, l’intérieur d’une ruche d’abeilles ou même un bulbe de fleur.L’artiste s'inspire beaucoup de la nature, de la vie.«Ce sont des univers clos, des lieux dans lesquels on trouve un confort, un contrôle», affirme-t-elle.L'une des oeuvres a, comme point central, une tache de sang.Symbole de la vie, symbole de la douleur aussi.«C'est pour essayer de comprendre la souffrance, la blessure, et en même temps pour essayer de la réparer», explique l'artiste tri-fluvienne.L'embryon rappelle le rapport de la mère et l'enfant.«C'est comme un échographie, un lieu sécurisant», note-t-elle.Le bulbe défend la même notion de protection.«Le bulbe comporte plusieurs pelures et chacune est accompagnée d'un mot semblable à pelure.Comme peau.membrane, épiderme, pellicule», donne-t-elle en exemple.Les tableaux de cette exposition, empreints de techniques mixtes, renferment les mêmes éléments de composition, soit la figuration, des dessins techniques, et de l’écriture, qui prend la forme de courts textes rédigés à partir de définitions extraites du dictionnaire.Dans les matériaux, on remarque du contreplaqué, des languettes de colon teint et du papier de soie.Les morceaux de tissu délimitent un quadrilatère.«J'ai toujours fait ça, comme un besoin d'encadrer les choses.Aussi, je n'utilise jamais le plein espace du tableau, comme pour lui assurer un espace autour.Finalement, ce n'est jamais chargé.Il y a toujours des espaces pour aérer», souligne Mme Gervais.Cette dernière se sert aussi d'encre de Chine et de peinture à l’eau, «pour son côté émotif».Diplômée de l'Université du Québec à Trois-Rivières en arts visuels, en 1995, sa passipn pour cet «univers» s'est manifesté dès l'école, où elle bricolait et dessinait.«Le côté créatif a toujours été assez fort.Le besoin de faire différent en dessin», fait-elle remarquer.Anciennement de l'atelier Papyrus, Louise Gervais fait maintenant partie du regroupement In Vivo.Elle travaille aussi la sculpture île troisième dimension et l'art textile.En avril, elle prendra part à un collectif qui réunira les membres de In Vivo et de Race, un autre regroupement d'artistes, à la salle Raymond-Lasnier de la Maison de la culture de Trois-Rivières.«Atmosphère contrôlée» est la troisième exposition que Louise Gervais présente à Trois-Rivières.Elle lient l'affiche du hall d'entrée de la bibliothèque Gatien-Lapointe jusqu'au 12 avril.* Charlebois à l'heure de la littérature et du théâtre Linda Corbo Suite de la page PI Et ce luxe rime avec le trac, à la veille de sa toute première mise en scène pour le compte de «Raconte-moi Gelsomina», qui reprend les personnages de la Strada de Fellini, incarnés par Claude Dubois et Louise Marleau.Les premières devant le grand public se dérouleront les 21 et 22 mars, au Théâtre Saint-Denis 2.avec une avant-première devant amis seulement a l’Usine C de Montréal.«On est tous sous pression actuellement.Claude va sûrement se payer le trac de sa vie bientôt et moi je me le paye présentement.Pour l'instant, on se crache dans les mains et on travaille a tous les jours.» Et puis bon.«Personne n'aime avoir l'air fou et il y a toujours un jeu de séduction dans tout mais il faut faire les choses avec application sans se prendre trop au sérieux», raisonne-t-il.«Le trac est un manque d'humilité en quelque sorte.Si je ne réussis pas, l’univers n'arrêtera pas de tourner.» tre, lui qui a fait l'École nationale de théâtre à l'âge de 19-20 ans.«J'étais le seul élève dans la section musique de scène mais je n'ai jamais eu l'occasion de pratiquer», note-t-il.«Je me sens comme un architecte qui n'a même jamais fait de cabane à moineaux de sa vie!» Le couple Dubois-Marleau lui avait d'ailleurs demandé conseil sur le metteur en scène à choisir pour leur projet commun.«Ce sont eux cpti ont eu le désir de faire ça.Ms m’ont nommé une série de metteurs en scène et me demandaient qui choisir, alors je leur ai répondu moi.» Fellini représente son idole de toujours, raconte un Charlebois qui se fait privilégié pour l'avoir rencontré a trois reprises.Leur spectacle, il le prévoit «très sobre mais fort», dit-il.Le tandem Marleau-Dubois sera entouré de deux musiciens et d'un acrobate et la scène cédera la place au chant, à la danse, a l'acrobatie et aux marionnettes.«Il y a beaucoup de technique mais c'est avant tout un cirque émotionnel, tout est basé sur les émotions et le rythme.Tout repose sur I ’intériorité des sentiments.» Pour Charlebois, il s'agit ici de renouer avec le théâ- Dans un aspect plus extérieur disons, Charlebois se fait aussi catégorique en remettant les choses dans leurs justes perspectives lorsqu'on lui parle des trois univers de sa vie, musique, théâtre et affaires.«La plus grosse affaire de ma vie, c'est bien sûr Uni-broue», s'esclaffe celui qui se considère davantage comme un visionnaire que comme un homme d'affaires, avant de se lancer dans un discours a saveur de «Raft-man», de «Raftman Pils» et bla bla bla.«Il y a beaucoup d'artistes cpti n'ont rien à dire, â parler de leur petite carrière seulement.La vie est plus vaste que ça.La musique et la poésie, ça fait chier le monde.La bière, ça fait rêver», considère Garou.Autre avantage, celui de voir son permis suspendu.«J’adore ne pas conduire.Pour moi, c'est un cadeau royal», dit-il.«Pour ma femme et mes amis, c'est extrêmement emmerdant.Claude et Louise viennent me chercher a tous les jours, les musiciens me conduisent, c'est la manière la plus humble d'avoir un chauffeur.» Quant à la littérature, il ne veut en glisser mot, sinon qu'il a déjà en mains quelques manuscrits, de la fiction il va sans dire.«Les biographies, je laisse ça à d'autres», rigole-t-il.• idée, originale de Patricia POWERS DELA AVEC Isabelle LEROUX lauréate, du festival de h rhansnn de Oranby 1997 Manon LAOTEIGNE Paule LANDRY Gilles HAMELIN Francois BRUNEAU Ian PETERSON Philip POWERS Stephen ROUSSY Réjean RONEOTANT (A Wft INVITÉ SPÉCIAL rnsspttp V-JvJooO llO /l U MERCREDI 18 MARS 20 heures prix populaires UNE INITIATIVE DU fOTU HI Mmi :$ et i$ Salir J .-Antonio-Thompson — Billetterie : (819)380-9797 é « Le Nouvelliste Samedi 14 marb 1998 P3 se met à l'écriture anglais Æ Linda Corbo Trois-Rivières La chanson francophone, c'est terminé pour Nanette Workman.Il en va de même pour le rock d’ailleurs.Après une vingiaine d'albums en 30 ans, elle a tourné la page de sa langue d’adoption en même temps que la sortie de son dernier-né «Une à une», en 1996.Depuis quelque temps déjà, elle a le crayon bien en main celte fois, en anglais.«Je vais écrire mes propres chansons», note-t-elle ravie.En français, elle ne pouvait pas.«C'est une langue trop difficile et il y a tellement de bons auteurs.» Sa plume se fera douce, imbibée dans les réflexions de son long parcours au bout duquel, elle se dit optimiste face à sa nouvelle orientation.«Ça fait du bien», note-t-elle tout simplement.«J'ai tellement de choses à dire.Ça va être très spécial.» Nanette Workman n'est plus noire, elle est rousse.«Ça adoucit le visage», «lit celle qui a aussi adouci son répertoire.Depuis un bon moment déjà, le rock s'éloigne d'elle.Naturellement et sans opposition.«C'est passé le temps de la rockeuse.Je suis passée à un autre mood maintenant», explique-t-elle.«Ce qui est devant moi n'a rien à voir avec ce que j'ai fait depuis 30 ans.Les sons, les arrangements, tout sera différent.Je crois que les gens seront très surpris.» Bien qu'elle n'entrevoit pas concrétiser le tout avant deux ans.Son spectacle aussi sera différent.Pour la première d'une tournée acoustique, Nanette Workman débutera le tout sur la scène du Centre de la culture de Grand-Mère.Deux semaines après Dan Bigras, c'est à son tour rie se payer un auditoire restreint, un cadre intimiste, toute seule avec son pianiste et ce, pour la toute première fois de sa vie, claironne-t-elle.Sa dernière tournée « Rock ou romance», remonte à 1995 et avait fait d'une nomination au gala de l'Adisq.En première partie, elle a prévu les siennes, chansons qu'elle a choisies de son album «Une à une» mais aussi celles qu'elle affectionne de l'album «Changement d'adresse» composées avec Serge Fiori lorsqu'elle était enceinte de son fils Jesse, il y a donc de cela une décennie complète.En seconde partie, elle se fera par ailleurs un doux plaisir en interprétant cette fois les classiques des années 30, 40 et 50.sur les grands airs de Gershwin, de Frank Sinatra, du Judy Garland et de Ella Fitzgerald pour ne nommer qu'eux.Autant d'airs connus de tous qu'elle a eu envie de relier par le biais d'une petite histoire d'amour racontée, note-t-elle.«Ce sera dans une atmosphère loinitfe, un petit coin jazz», entrevoit-elle.Et dans cette atmosphère, un visage familier, celui du pianiste trifluvien Yvon Belle-mare.Celui-là même qui avait enregistré avec elle l'album «Changement d'adresse» et qu'elle avait perdu de vue depuis toutes ces années.«J'avais toujours son numéro de telephone, j'ai essayé et il était là», souligne une Nanette qui se dit ravie.«Je suis très très contente de l'avoir redécouvert.L'alliance devrait être plus longue cette fois.» La complicité est revenue rapidement entre eux, donne-t-elle à entendre, avouant au passage qu'il n'est pas nécessairement aisé de travailler à ses côtés.«Je suis très exigeante envers les musiciens.Quand ça fait 30 ans que tu travailles avec des gars, il faut que tu sois solide.Tsécomment sont les gars.» Vendredi, elle répétera de nouveau avec lui pour sa première, samedi soir.La nervosité est au rendez-vous, d'autant plus qu'en début de semaine, elle en était encore à mémoriser certaines paroles du répertoire de classiques à interpréter.«Ce sont toutes des choses que je n'ai jamais faites», plaide-t-elle.«Et comme c'est le premier spectacle, il y a beaucoup de choses à voir.» En vérité Depuis 30 ans qu'elle a été adoptée par les Québécois, Nanette Workman se sent privilégiée et ne doute plus de l'affection du public à son endroit.Reste qu'au-delà des chansons qui tournent rondement sur les ondes de la radio, au-delà ries spectacles qui se vendent bien, la vente des albums n'est pas suffisante.Avec son dernier album, cinq titres ont atteint la tête du palmarès francophone.Il y a de ça bon nombre d'années, «Call girl» avail été le single le plus vendu, tiré à plus de 100 000, sans retombées sur la vente d'album.«C'est bizarre, ça ne s'explique pas.Personne ne comprend mais je n’ai jamais été un «gros vendeur» au niveau des albums.» Et qu'à cela ne tienne, réagit-elle.«Si le prochain ne se vend pas, au moins ce sera en anglais que ça ne se vendra pas.» Son dernier album en anglais avait été enregistré au cours des années 70 en Angleterre.Elle y avait vécu sur une période de trois ans, avant d'accoster en France pour une autre période de trois ans avec retour au Québec.Elle n'a aucunement l'intention de déménager celte lois, elle voyagera tout au plus.Sa première destination demeure toutefois Grand-Mère, au Centre de la culture qu'elle n'a encore jamais visité et dans lequel elle compte se glisser en toute simplicité.En seconde partie, elle entend d'ailleurs hausser la proximité avec les spectateurs mais leur réserve la surprise.«Cette tournée va me permettre de toucher mon ' c plus intimement, de plus près.» À l'encontre des festivals qui regroupent de cinq à dix milles spectateurs et «ou on est tellement loin du monde et oit tout est tellement fort», dit-elle.«Ça me tente de chanter en ce moment et de rentrer complètement dans mes chansons.Ça fait 30 ans que je suis au Québec, il est temps que je prenne mon pied dans la musique.» Entre autres projets puisqu'actuellement, sa motivation flirte aussi avec d'autres domaines.Une lois par mois, elle a rendez-vous au coeur d'un atelier de comédien, mais bon.«Ce sera une autre surprise», se reserve-t-elle.* ifrxi\r'r\r'rr*r\ 1630.6e Rue.bureau 100 uv///\wwv-7i: y .y y Trois-Rivieres (Quebec) G8Y 5B8 ^ Tel.: 379-2M3 ¦ Telec: 379-9I74 adminMon Horaire de la télévision locale câble 11 Semaine du 15 mars au 20 mars 1998 Le dimanche 15 mar* lOhOO I heure des quilles # 1ft (TVC TM) 11hOO »’asston brrco (TVC SH) 11H30 I n chemin avec Dents Laporte #3 (TVC SH) 12hOO c Communiqués 13hOO Votre épargne en action (TVC îM) 13h30 C est ça la vie' *?4 (TVC 1 R CAP) t4hOO Parole et vie #^0 (TVC MTL) 15hOO I >io flash ( TVC T TT) 15h30 H était une Toi #^4 (TVC SH) IdhOO Parlons français avec le prof (TVC TR) 17hOO Critiques en herbe #R (TVC SH) 17H30 Dana nos vieilles maisons * lO (TVC SH) 10hOO l es secrets de Jacky #10 (TVC SH) 10h3O Mien branché #1?(TVC TR) 19hOO Jardinons avec #?0 (TVC ST HY) 19h30 Rien manger avec Lise Giroux Talbot #10 (TVC' TM) ?OhOO i artisanat chez nous # 10 ( TVC I M) 2Oh30 Modernisation ries services rte santé # IR (TVC ST HY) « 1 hOO Aronhia Sachem (TVC ST HY) 21 h30 l e plaisir de peindre # 10 ( 1 V(' MTL) 2?hOO Bonsoir Le lundi 16 mars 15h30 Le chapelet 16hOO Portrait de la Mauririe Michel Bronsard» (TVC' SH) 16h30 Musée Pierre Boucher (TVC TR) 17hOO S O S Survie #4 (TVC SH) 17h30 Communiqués 18h30 l informateur plus #19 (TVC SH) 19bOO Mien branché #12 (TVC TR) 19h30 Steve Hill en blues (TVC TR) 20hOO I male tournoi Midget AA de Trois Rivières Ouest (TVC TR) Bonsoir Le mardi t 7 mars 15h30 L e chapelet 16hOO I heure du conte (TVC SH) I6h30 I Un flash (JVC TR) 1 7hOO Bien branché # 1 1 (TVC TR) 17h30 I élè Bingo I8h30 Communiqués 19h30 C est ça la vie1 #24 (TVC TR CAP) 20hOO Portrait de (a Mauncie -Michel Bronamrd» (TVC SH) 20h30 Info 3e Age #24 (TVC SH) 21 hOO II était une Foi #24 (TVC SH) 21 h30 L informateur plus # 19 (TVC SH) 22hOO Bonsoir Le mercredi 18 mars 15h30 L e chapelet 16hOO < onférence Chambre de commerce de Trois Rivieres (TVC TR) 16h30 l infirmière dans son milieu #2 (TVC TR) 17hOO ( Communiqués 18h30 Spods en direct (TVC TR) 19h30 Parlons français avec le prof #24 (TVC TR) 20h30 f nvironnemenf chasse et pèche #20 (TVC HY) 21hOO Cristal Noir La crise du verglas Saint Hyacinthe (TVC HY) 21 hOO Bonsoir Le jeudi 19 mars 15h30 l e chapelet 16hOO Info 3e âge #24 (TVC SH) 16h30 l amour toujours I amour #10 (TVC CAP) 17bOO f n chemin avec Denis Laporte #3 (TVC SH) 17h30 Communiqués 18h30 Musée Pierre Boucher (TVC TR) 19hOO t Antiques en herbe #H (TVC SH) 19h30 Dans nos vieilles maisons # 10 (TVC SH) 20bOO Défi des anciens (joute de hockey) (TVC TR) Bonsoir Le vendredi 20 mar* 15hOO Spécial tournoi Midget BB de Trois Rivières Ouest finale (TVC TR) 18h30 S O 8 Survie #4 (TVC SH) 19hOO Passion brico #24 (TVC SH) 19h30 l es secrets de Jacky # 10 ( T VC SH) POhOO f nvironnemenf chasse et pèche #20 (TVC ST HY) 20h30 Peindre avec Deny #10 (TVC MG) 21 hOO Votre épargne en action (TVC TR) 21 h30 i oeus #24 (TVC DR) 22hOO Bonsoir Pour information 693-8353 Extérieur 1 >00-667-8353 - Télécopieur: (819) 379-2232 1 5 P4 U Nouvelliste Samedi 14 mars 1998 IOM V/IOE Guy Patenaude Lorsque les femmes en parlent collaboration spéciale) Dès le départ, il y a cet avertissement: «Cette émission comporte des scènes qui pourraient troubler certains téléspectateurs.» Je pourrais jurer que tous les hommes que je connais, effectivement, seront troubles par cette émission consacrée aux seins des femmes.Non pas parce qu'on en voit abondamment, des petits, des gros, des beaux, des laids, mais surtout par-ce que c'est la première fois à ma connaissance que des fentmes parlent aussi jovialement de leur poitrine.Des seins donc, tout plein de seins, et il n'y a là absolument rien d'offensant, rien surtout qui suscite la moindre pulsion sexuelle.Réalisée par Meema Spadola, Les seins donne la parole à 22 femmes âgées de 6 à 84 ans, la plupart avec la poitrine dénudée, parlent librement de leurs seins et de ce qu'ils représentent aux différentes étapes de leur vie.Elles les décrivent aussi, et c'est merveilleux de les entendre.L'une les appelle ses petites tomates, une autre ses boules de crème glacée, une autre encore ses melons.Une femme de 52 ans, qui a toujours eu de petits seins, en parle comme d'un rêve inachevé, sur le mode du détachement plutôt que de la résignation.Il y a dans cette seule proposition quelque chose d'éminemment attendrissant.Il y est bien question aussi d'implants mammaires, de cancer du sein et de quelques autres erreurs du Créateur, mais toujours dans une perspective de situer ces problématiques dans le contexte global du rapport qu'entretiennent les femmes avec leur poitrine.Cette émission documentaire fut diffusée il y a un peu plus d'un an sur la chaîne spécialisée américaine Cinémax, une filiale de HBO, et a connu un succès mondial.Canal Vie a obtenu la primeur pour le Canada.Alors si vos enfants ne sont pas couchés dimanche soir à 21 h., laissez-les regarder cette superbe émission à Canal Vie.Ils y apprendront peut-être à prendre la vie du bon côté.La télé à la télé On est en fin de tournage ces jours-ci des dix premiers épisodes de la nouvelle télésérie Réseaux, écrite par Réjean Tremblay et qui prendra l'affiche à Radio-Canada l’automne prochain.Cette fois.r i L_ (Photo - PC) Yvon Deschamps recevait, à son manoir Rouville-Campbell, une trentaine d'humoristes pour souligner les 15 ans du Festival juste pour rire.Radio-Canada présente une émission spéciale ce dimanche à 21 h.c'est l'univers même de la télé que décrit Réjean Tremblay et l'on ne manquera pas de faire le parallèle entre la SRC, le véritable diffuseur, et Tele-Nationale, la télévision publique où Tremblay a choisi de situer l'action et les personnages.D'ailleurs, les comparaisons seront inévitables et les relations entre l'auteur et le diffuseur n'ont semble-t-il pas toujours été faciles, Radio-Canada voulant s'assurer que les textes refléteraient les véritables enjeux de la télévision.Si l'action se déroule beaucoup dans la salle des nouvelles de Télé-Nationale, Tremblay, comme c'est son habitude, touche aux milieux de la politique, du show-biz, des nouvelles technologies et même du crime organisé.Côté distribution.Réseaux fera une large place à quelques-unes des vedettes des autres séries de Tremblay: Rémy Girard y tiendra le rôle de Richard Beaudoin, le vice-président de Télé-Nationale et René Gagnon en sera le directeur des programmes.On y verra également Micheline Lanctôt, Dorothée Berryman, Pascale Montpetit, Luc Guérin et Patrick Huard, qui, après la pièce Talk Radio et après le film Les Boys, semble vouloir de plus en plus faire carrière comme comédien.De belles biographies C'est une très belle série que celle entreprise par Canal D le 28 février dernier et qui se poursuit jusqu'au mois de mai tous les samedis à 16 h et en reprise à 20 h.Celui sur Lucille Dumont présenté ce samedi, et celui sur le couple Michelle et Pierre Tisseyre diffusés samedi prochain le sont tout autant.Lucille Dumont, la grande dame de la chanson, fut la première interprète féminine du Québec à être couronnée Reine de la radio, en 1947.Michelle Tisseyre, elle, fut l'une des grandes vedettes de la télévision alors que son mari Pierre Tisseyre fut l'un de nos éditeurs les plus importants.La série se poursuivra avec des documentaires sur Vic Vogel, les Deyglun (Serge et Henri), le libraire Henri Tranquille, Ovila Légaré, Jacques Languirand et enfin Paul Buisson-neau.• Fi CINE-CAMPUS Ictné camol Soirée spéciale Léo-Cloutier le VENDREDI 20 MARS 1998 à 19 h 30 à la salle Léo-Cloutier.Séminaire Saint-Joseph PRÉSENTATION DU FILM Les Palmes de M.Schutz Invités: Christiane St-Pierre, présidente d'honneur Réjean Martin, journaliste à I Hebdo Journal La télévision bat le disque Presse Canadienne Autrefois acteur de soutien, la television devance parfois le disque, la radio et le cinéma aujourd'hui dans la diffusion de la musique populaire.Dans les années 50 - et une bonne partie des années 60 - la musique originale créée pour la télévision se limitait presque exclusivement aux génériques de séries télévisées (Bonanza, Le Fugitif, les Sentinelles de l'air).La fin de cette seconde décennie a toutefois permis à de nombreuses séries de recevoir un traitement jusque-là réservé aux seules trames sonores de films : un vinyl î3-tours.La majorité des téléséries portées sur disque étaient liées à la fiction (Batman, Perdus dans l'espace.Au coeur du temps) et faisaient sourire bien des gens, mais cette période a permis à nombre de créateurs de réaliser que l'on pouvait faire de la musique en pensant, à priori, au véhicule télévisuel.Depuis, on ne compte plus le nombre de productions américaines (Star Trek, Miami Vice, Twin Peaks) qui ont fait l'objet d'une musique bien spécifique.Le phénomène est en pleine expansion et tom.he aussi le Québec, a preuve, les deux disques de Michel Cusson portant sur la série Omerta.L'écriture musicale pour la télévision, plus que jamais, est recherchée.La télévision a aussi pris les devants sur le disque ou la radio en créant l'événement.La manifestation la plus importante de la dernière décennie se voulant indiscutablement la série «Unplugged» lancée par MTV.Pour observer Stevie Ray Vaughan, Paul Simon ou Rod Stewart en formation intimiste et débranchée, il fallait passer tout d'abord par le petit écran et acheter le disque par la suite, processus inverse des albums enregistrés en spectacle.Les vedettes qui performent à la télévision ne datent pas d'hier (American Bandstand, Solid Gold, Midnight Special, ou Jeunesse d'aujourd'hui), mais on parlait dans ce cas-ci de performances post-synch-ronisées («lipsing») qui n'ont rien à voir avec un renouveau télévisuel.La mainmise de la télévision prend tellement d'importance que les «talk-shows» populaires lancent maintenant leurs propres compilations comme «Live at Letterman» ou «Live From 6A» (Conan O'Brien).On permet ainsi a des vedettes moins connues du grand public (Matthew Sweet, Ani DiFranco, Bjork) de benefecier d’une vitrine supplémentaire.À cet égard, la palme revient aux deux compilations de la télésérie «New York Undercover».Dans ce léléroman policier situé dans les quartiers noirs et hispaniques de New York diffusé aux États-Unis et au Canada, les nouvelles vedettes de la musique black (Mary J.Blige, Brownstone, Monica) prennent part au scénario sur une base hebdomadaire via des performances au «Nathalies», un club bien réel dans une série contemporaine.La television permet ainsi à une nouvelle génération de chanteuses et de musiciens de rejoindre un auditoire bien plus vaste que celui liés aux chaînes spécialisées musicales.On appelle t,a de l'innovation.Et il y a aussi tous ces spectacles que nous captons aux Québec via «Concert Plus» qui ont été diffusés auparavant sur les chaînes payantes américaines.Là encore, la télévision bat le disque de vitesse.Un média bien de son temps.» Attachez votre ceinture ! Avec «AirForce One: l'avion présidentiel» François Houde Le président des États-Unis part en voyage avec sa petite famille qui compte une charmante épouse et une jeune fille (tiens, tiens, comme M.Clinton.).Dans l'avion présidentiel, nommé «Air Force One», se sont introduit des terroristes en provenance d'une république de l'ancienne URSS.Us investissent l'avion en prenant en otages la majeure partie des proches du président ainsi que sa femme.Mais le président.lui, leur échappe.Il se faufile entre les mailles du filet tissé par les méchants dans l'avion et, à 30 000 pieds dans les airs, organise la résistance à lui seul.Coups de feu, coups de poing, astuces pour avertir les autorités au sol de la mutinerie.Cet homme est décidément très très très occupé.Mais efficace en diable.Pour les figures mythiques de héros sans peur et sans reproche, Harrison Ford est imbattable.Il fait un président qui serait crédible s'il n'était pas aussi incroyablement bon et fort.Tout cela est évidemment prétexte à un déferlement entendu d'action, de bagarres, de clichés moraux et de valeurs patriotiques américaines.Wolfgang est le même réalisateur qui nous avait offert le superbe «Das Boot» («Le bateau») au début des années '80.Il s'est recyclé dans les films de genre à la sauce hollywoodienne.Son travail est correct mais sans surprise.C'est palpitant et ça a été un énorme succès au box-office.«Air Force One: l'avion présidentiel» Américain 1997.Drame d'action de Wolfgang Petersen avec Harrison Ford, Glenn Close et Gary Oldman.«Marquise» Nous sommes sous le règne de Louis XIV.La troupe de théâtre de Molière, en tournée, recueille Marquise une jeune danseuse très douée et ambitieuse.Mariée à un membre de la troupe, pour échapper à sa famille, elle séduit Molière pour obtenir un rôle avant de tomber dans l’oeil du roi lui-même.Cela lui ouvre les por- 'RCSUMiM Uil, % «Un divertissement haletant, palpitant et captivant à s’en ronger les ongles!» Arfcrt ftMm POtimt 57MT flocm démers présente un nouveau L* Viens danser.“n’u'f,r;.,ous sur la .kit hood 111 I Produit par lUt |vr * Rock Demers : .» et Kevin Tierney ?ftiaE —QU CAP i -ONSULTF^ IF QUIDF HOHAtHE CtNÉVtA OU JOUMNAt r, LES BO Y S PUL VE RISE TOUS LES RECORDS POUR UN FILM QUÉBÉCOIS! "la meilleure comédie de toute l’histoire du cinéma québécois” Brvfl*.CKAC1 V.- -1 ¦'-vtttv.lj «Nb» r UN riUM oc LOUIS SAIA CiMfH tom/lM»oy« 13 U AF TIC ht B t iSEiïŒms «gau - »¦ CONSULTEZ LC GUIPE HORAIRE CINEMA Qu JOURNAL b Pour Le Pire Et Pour Le Meilleur ¦ J as Good as it Gets l ’AFkÙ-uc .I TDONLmuàTlw• 1 CONSULTE* LE GUIDE FICHE .TROIS-RlVItRIS »aJ *3nifcPn-ll cinéma du jouf HORAIRE JOURNAL La petite Hile la plus forte du monde! 44 Musique et chantons super.tff' on ne s'ennuie famals!» K»tbrv*> (jr»»n»*v»y.T>IF.GAZETTE.,-.A e /VF noue i m ciïi»»ducmvs A L'AFFICHE! tRois-iwiIflu .v ! cinImÏ'oiTcap „ ?ISO 0MTAI M '¦ fi • «Une clOlirnnte alléfiorle»» Ï>LU.^2L3 M'ILIONS D'ENTRÉES EN FRANCE CHAR AT -L nÂriSi on '¦i‘ i fiiM r' c'ns( le chien J^didiër f I AUPf WWW preArnlt* Le Nouvelliste UN FILM OE ALAIN CH A 11 AT A L'AFFICHE I CONSULTEZ t T OUIPC HORAIRE 4 01847918 «Pour le pire et pour le meilleur» our le meilleur, essentiellement Bolin et dis- R François Houde Melvin Udall (Jack Nicholson) est un homme aussi dysfonctionnel qu'on puisse l'être.Un véritable maniaque.Obsessif, compulsif mais surtout, profondément misanthrope.Melvin Udall est un cas.Heureusement pour lui, il est un auteur de romans d’amour à succès.Il a donc les moyens financiers de ses manies et d'une vie peinarde dans un bel immeuble à appartements de Manhattan ou il s'amuse à accabler de reproches et de remarques désobligeantes son voisin, artiste-peintre homosexuel.Ses repas, Melvin les consomme jour après jour dans le même restaurant où une seule serveuse, Carol Connely (Helen Hunt) arrive à supporter ses remarques sarcastiques mouillées d'acide.Elle est aux antipodes de son client: gentille, attentionnée, elle se consacre avec un amour inconditionnel à soigner son fils souffrant de multiples affections.En fait, la seule chose que les deux New-yorkais ont apparemment en commun, c'est d'être célibataires.Mais Melvin n’est pas incurable.De sa misanthropie, s'entend.Si bien qu'il finit par être touché par les problèmes de Carol, la serveuse et fait en sorte d'assurer les coûts de soins appropriés pour son fils.Melvin aurait donc un coeur.Même qu'il saurait faire battre celui de quelqu'un d'autre en y mettant du sien.Melvin Udall (Jack Nicholson, à gauche) a beau détester l'humanité, il n'est pas, malgré les apparences, tout à fait insensible aux charmes de Verdell, le chien de son voisin Simon Nye, interprété par Greg Kinnear.honneurs.Meilleure comédie, meil- sans grandes surprises, mais c'est un leur acteur, meilleure actrice aux régal du début à la fin.Cette comé-Globes, meilleur scénario selon la die est signée James L.Brooks qui d'où nous Couvert de gloire Depuis les prix Golden Globes, en janvier, «Pour le pire et pour le meilleur» ne cesse de récolter les guilde des scénaristes, meilleurs acteur et actrice, encore une fois mais selon la guilde des acteurs.Aux Oscars, il est en nomination dans au moins trois des plus importantes catégories à savoir: meilleur film, meilleur acteur et meilleure actrice.On comprend aisément après avoir vu le film.«Pour le pire et nous avait donné «Broadcast news» et «Tendres passions».Or, c'est exactement dans le même ton.La même sympathique légèreté dans l'approche des relations humaines présentées dans toute leur absurdité.Celui-ci, comme «Broadcast News» et «Tendres passions» met en scène des personnages caricaturés, à apprivoiser nos côtés sombres, l'évidente sympathie qu’elles inspirent.Mais dans un tel cas, le scénario serait tout croche qu'on serait quand même charmé, à cause des interprètes.«Pour le pire et pour le meilleur» est d'abord et avant tout un festival Jack Nicholson.Il prend littéralement le plancher dans un rôle qui semble écrit spécifiquement .„ - pour lui.U lui permet de faire tout pour le meilleur» est une charmante la limite du probable.Mais surtout, ce qu'on espère de Jack Nicholson, comédie soutenue par d'excellents profondément humains.Ces carica- Il cabotine à sa très caractéristique acteurs.C'est certes un peu convenu, tures nous servent essentiellement à manière.En goujat intégral, qui le La musique de «Titanic» aussi insubmersible que le film David Bander New York (AP) L phénomène «Titanic», c'est bien sûr l'insubmersible long-métrage de James Cameron.C'est aussi la musique du film: 4,7 millions d'exemplaires de la bande originale, qui domine les charts américains depuis deux mois, ont déjà été vendus aux États-Unis, et une «suite» est même prévue.Les mêmes adolescentes, qui retournent inlassablement dans les salles obscures revoir l'histoire d'amour tragique de Leonardo Di-Caprio et Kate Winslet, organisent des soirées «Titanic» entre amies.Elles passent le disque pour voir qui se mettra la première à pleurer aux accents celtiques de la mélodie composée par James Horner, raconte Peter Gelb, président de Sony Classical.«Nous ne nous attendions absolument pas à ce que le disque ait tant de succès, comme la maison de production ignorait que le film allait marcher tellement bien au box-offi-ce«, reconnaît-il.Et le plus inattendu, c'est que la BO du «Titanic» n'est pas une compilation de tubes pop, comme d’autres, mais de la musique interprétée par un orchestre classique.Elle ne contient qu'une chanson de variété, «My Heart Will Go On», interprétée, il faut le dire, par Céline Dion, qui fait ressortir les mouchoirs lors du générique de fin.Une musique de film classique ne s'était pas classée en tête des ventes d’albums de variétés depuis celle du «Dr Jivago» en 1966.La semaine de la Saint-Valentin, la fête des amoureux, l'album s'est arraché: 847,662 copies ont été achetés, soit la cinquième plus grosse vente réalisée en une semaine par un CD depuis le début des statistiques de Soundscan, institut de recherche musicale, en 1991.C'est bien la preuve d'un succès durable pour un album qui était sorti plus de deux mois auparavant, à la fin novembre.Un succès mondial également, dans le sillage du film: l'album a pris la tête des hit-parades en Grande-Bretagne, en Allemagne, au Portugal, au Danemark, en Malaisie et en Australie.Et juste derrière «Titanic», qui arrive en deuxième place des charts américains?L'album de Céline Dion, bien entendu, qui n'a pas manqué d'y faire figurer en bonne place la chanson du film.Le compositeur James Horner a dû convaincre le réalisateur James Cameron, qui ne voulait pas de chansons dans son film, d’inclure «My Heart will Go On» dans la bande originale.Un essai d'enregistrement a finalement réussi à emporter son adhésion, surtout quand Céline Dion éclata en sanglot avant le dernier refrain.Toutefois, l'attrait apparemment irrésistible de ces mélodies romantiques a semble-t-il échappé à de nombreux critiques, qui ont raillé la façon dont James Horner s'était abondamment inspiré de musique celtique médiévale.Ils peuvent aiguiser leur plume: une suite est déjà en préparation.Car si un «Titanic 2» a peu de chances de voir le jour -et pour cau- se-, pour le bonheur de Sony, les CD ne coulent pas, eux.La sortie de ce nouvel album, qui comprendra les versions des airs joués par l'orchestre pendant que le paquebot coulait, devrait coïncider avec la commercialisation de la cassette vidéo au cours de l'année.Dans la grande tradition des affaires du milieu musical, où tout filon est exploité au maximum, il est raisonnable de s'attendre à une flo- pée de musiques de film «façon Titanic».» LES, CINEMAS CINE ENTREPRISE] CINEMA DU CAP UtullAL Cl C.UWO LUUKDLà J IPPM SEMAINE DU 13 AU 19 MARS 1998 TOUS LES SOIR$:8:15 SAM.ET DIM.I2.3Q-4:15-8:15 LES BOYS (13+) MARC MESSIER.RÉMY GIRARD TOUS LES SOIRS: 7:00 - 9:30 SAM.ET PIM.:2:00 - 4:30 - 7:00 - 9:30 FIFI BWNDACltft (G) un Ittri tfASTRID [INOGDEN ‘AM ETDIM.1 15-3:15-5:15 VIENS DANSER SUR LA lltà (4) un Ém d» fettX bEÙÈB SAM.ET D1M.:1:15-3:15-5:15 SPHERE (G) DUSTIN HOFFMAN.SHARON STÔNE TOUS LES SOIRS.7:QO - 9.30 crtf ÔSSéUtt (13+) KIÈFEft SuTHtftLANb J.OUS LES SQ1RS.7;30 -9:30 If PETIT MONDE DES EMPRUNTEURS (G) J.GOODMAN SAM ET OiM.1:00 - 3:00 - 5:00 IÔS ANGELES INTÏRDÏTE (16+) KIM BASINGER 'PUS LES SOIRS: 7 05- 9:35 bÉS HOMMES DÉ LÔI (tJ+j TOMMY lit JÔNES TOUS LES SOIRS:7;05 - 9 35 SAM.ET DIM .1.15-4:00-7:05-9:35 L'HOMME AU MASOUE DE FER (G) L DICAPRIO TOUSLES SOIR$:7:00 - 9:30 SAM.ET DIM.: 1:30 - 4:15 • 7:00 - 9:30 AVANT y&TlfluWET DIM.5,00$ NOMINATIONS ^ AUX OSCARS! PP! , Kate N^inslet leonardorL DiCaprt CINÉMA DU CAP /DOf^ïT CAP-DE-LA-MADELEINE CINÉMA FLEUR DE LYS TROIS-R1VIÉRFS , * CONSULTEZ LE GUIDE-HORAIRE DES CINÉMAS ferait mieux que lui qui s'est fait un nom avec son altitude pour le moins désinvolte pour ne pas dire carrément grossière?Mais il y a évidemment plus que ça.Nicholson est un remarquable acteur, aucun doute là-dessus.Il ne faudrait pas se laisser berner par son seul style; il a de la substance.Une incroyable présence et un sens du personnage.Il crée vraiment un être qui nous convainc parfaitement.Avec un charme fou dont Nicholson se sert juste ce qu'il faut.Ce gars-là a un don.On a tendance, naturellement, dirais-je, à sous-estimer Helen Hum, vraiment excellente.Son seul problème c'est d'être devant un monstre sacré.D'autant qu'elle joue sur le même registre que son vis-à-vis.Une certaine légèreté, des effets calculés sortis au bon moment et très efficaces.Un jeu marqué par sa pertinence.Mérite-t-elle l'Oscar de la meilleure actrice pour lequel elle est en nomination?Je ne suis pas sûr.Elle fait très très bien ce qu'elle doit faire mais il est difficile de la préférer à d'autres dont les rôles sont plus exigeants des qualités qu'on demande aux grandes actrices dans de grands rôles: de la finesse, de la profondeur, de la passion, du registre dans un rôle très exigeant.Le rôle n'exige pas ça de Helen Hunt, si ce n'est la démonstration d'un certain registre en passant d'une émotion à l'autre avec beaucoup d'aisance.À côté d'eux, l'inexpérience du néanmoins talentueux Greg Kinnear («Sabrina») apparaît.Il force un peu son personnage en comparaison.Qu'importe l'analyse puisque «Pour le pire et pour le meilleur» vise ailleurs.Et il atteint la cible en plein centre.C’est un film drôle, tendre et irrésistible.Une comédie franchement charmante comme on n'en voit qu'exceptionnellement sur nos écrans.» ?CINtÉMA 375-3277 rr f LEUR DE LYS CARREFOUR TROIS-RIVIÈRES OUEST http://www.actionfilm.ca/flcurdclys ¦ _1_ REPRESENTATIONS AVANT 1 8hOO \ MARDI rr MERCREDI SOIR 5 DOS SEMAINE DU 13 AU 19 MARS L'HOMME AU MASQUE DE FER Sam Dim.: 12545 - 15530 - 18545 - 21530 Ven.4 Lun.au Jeu.: 18545 - 21530 (G) VIENS DANSER SUR LA LUNE Sam.Dim.: 13500 - 15535 (G) DIDIER Ven.au Mer: 19h00 (G) LE PETIT MONDE DES EMPRUNTEURS Sam.Dim.: 13500 - 15535 (G) FIPI BRINDA C 1ER Sam.Dim.13h00 - 15h35 (G) SPHÈRE (G -Déconseille aux /.enfants) Ven.au Jeu.: 18h45 - 21h20 LE CHANTEUR DE NOCES Ven.au Jeu.: 19h10 - 21 h35 (G) POUR LE PIRE ET POUR LE MEILLEUR Sam.Dim.: 12540 • 15520 - 18540 - 21520 Ven.& Lun.au Jeu.: 18540 - 21520 (G) CITÉ OBSCURE (13» Ven.au Mer: 21h35 1 DES HOMMES DE LO! Sam Dim.: 12h45 - 1Sh30 - I8h45 - 2lh30 Ven.Lun.au Jeu.: 18H45 - 21h30 (13a) TITANIC (G -Déconseillé aux j.enfants-) Sam Dim.: 12h45 - 16h30 - 20M5 Ven & Lun.au Jeu.: I9h30 LES BOYS Sam Dim.12h50 - 15h30 - I8h50 - 21h30 Ven 8 Lun au Jeu.: I8h50 - 21h30 03+) LE DES UN DE wiu HUNTING (13* Langage vulgaire) Sam.Dim.: 15520 - 18545 - 21520 Ven 4 Lun.au Jeu.: 18545 - 21520 CINÉ-JEUNES —7m* * — (G) SCHWARZENEGGER 4— mmrm JINGU AU.TMC WAY Samedi et dimanche: 10h30 - 13615 « DES COMEDIES PRÉSENTÉES EN PRIMEUR POUR UN WEEK-END SEULEMENT! * * CINÉMA FLEUR DE LYS 4520, BOUL.ROYAL OUEST, RENSEIGNEMENTS : (819) 37S 3277 27-28-29 MARS ENTRÉE : s$ SITE INTERNET : www.hahaha.com Le Nouvelliste QUÉBEC 27-28 FÉVRIER & 1" MARS MONTRÉAL 6-7-8 MARS - SHERBROOKE 13-14 15 MARS - CHICOUTIMI 20-21-22 MARS Martin Francoeur Trois-Rivières Un troisième pour Gabaldon ¦ L'avant-dernier titre de la tétralogie de l'auteure américaine Diana Gabaldon a récemment été publié en français.Intitulé Le Vewhic, cette impressionnante brique de plus de huit cents pages nous transporte à nouveau dans l'extraordinaire périple de Claire Beauchamp Randall.Le public avait pu découvrir ce personnage dans Le (IhwJen et le Titr-tan, de même que dans Le Talisman.les deux premiers titres de cette fresque écossaise.La traduction française du dernier volet.Drums of Autemn, devrait être disponible sous peu.Dans Le Voyage, on retrouve Claire, une infirmière américaine, vingt ans après sa traversée d'un cercle de mégalithes qui l'avait plongée au coeur du XVIIIe siècle dans une Écosse à feu et à sang.L'héroïne apprend ici que l'homme qu'elle n'a jamais cessé d'aimer, Jamie Fraser, n'est pas mort au cours d’une sanglante bataille, comme elle le croyait.Elle retourne donc dans le passé et une fois le couple reuni, les voilà emportés dans une nouvelle aventure qui les conduira cette fois jusqu'aux Antilles.Bravant tempêtes, pirates, maladies tropicales et magie vaudou, ils affronteront la dure réalité des colonies et de l'esclavage pour ensuite être plongés dans une intrigue politique liée à une étrange prophétie.L’aventure littéraire de Diana Gabaldon avait débuté après que des internautes qui avaient lu un de ses récits l'eurent encouragée à publier.Titulaire d'une maîtrise en biologie marine et d'un doctorat en écologie, la voilà devenue passionnée par l'histoire écossaise.Elle a aussi su se tailler une place de choix dans la littérature populaire.«Le Voyage», roman de Diana Ga- LY SF.Vl Claire Pontbnand lü Il?l Daniel Pigeon La proie des autres Poignées d amour est loin d'être dépourvue d'intérêt.XXÏ C ill te U I baldon traduit de l'américain par Philippe Safavi, éditions Libre Expression, 812 pages.La macumba B Rimouskois d'origine, l'auteur Daniel Pigeon vient de publier un roman qui repose sur un rite étrange pratiqué au Brésil, la macumba.Le livre, qui a pour titre La proie des autres, met en scène une famille québécoise qui vivra quelque chose de bien étrange au cours de ce qui semblait n'être qu'un voyage d'agrément au Brésil.Robert et Nicole Trudel ont décide de faire un voyage au Brésil avec Sophie, leur fille de quinze ans, avant d'emménager dans leur nouveau domicile, à Montréal.Au cours de leur séjour, Sophie fausse compagnie à ses parents et c'est la stupéfaction lorsqu'ils la retrouvent, saine et sauve mais un peu confuse.Elle a été initiée aux rites de la macumba, un culte mystérieux dans lequel la sorcellerie est pratiquée.Le roman de Daniel Pigeon est construit à l'envers.Les premiers chapitres nous plongent dans la vie de cette famille et dans les bouleversements de Sophie.En proie à de violents et mystérieux cauchemars, elle est surprise par sa mère alors qu'elle semble confuse.Elle est assise sur son lit, les cheveux rasés, fumant un cigare et ne parvenant pas à poser un regard lucide sur qui ou quoi que ce soit.La macumba l'a profondément marquée.Ce n’est toutefois que dans la deuxième partie que l'on découvre davantage ce qui s'est passé lors de ce séjour au Brésil.L'auteur tricote allègrement entre le passé et le présent, entre le Québec et le Brésil, entre la lucidité et l'égarement.L'histoire peut paraître tirée par les cheveux, mais elle «La proie des autres», roman de Daniel Pigeon, collection «Romanichels», XYZ Éditeur, 192 pages.Poignées d'amour ¦ Quel titre accrocheur! L'auteure Claire Pontbriand a choisi de coiffer son premier roman du titre Poignées d amour.Un titre qui en dit long sur le propos de l'oeuvre.C'est en effet sur l'apparence et sur l'importance de la beauté que l'auteure d'origine soreloise a choisi de poser son regard.Le succès de ce roman repose presque exclusivement sur le personnage central.Geneviève, une femme obsédée par sa grosseur, soumet son corps au bistouri et à la passion.S'il traite de l'obésité, de l'importance de la beauté et des modèles esthétiques traditionnellement reconnus, le roman traite aussi et surtout du vide, du regard d'autrui, de l'acceptation de soi et de l'identité.Claire est prête à tout pour maigrir, ce qui bouleverse sa vie, caractérisée notamment par un besoin criant d'attention et de sexe de la part d'un homme.La galerie de personnages qui gravitent autour d'elle vient donner une couleur fort intéressante au roman.Bernard et Martin, un couple homosexuel dans la jeune trentaine, sont d'abord les deux amis chez qui Claire trouvera un certain réconfort, avant de voir cette relation s'assombrir vers la fin.Il serait péjoratif de qualifier Poignées d'amour de roman de femmes.Le propos est cru, direct, émouvant mais surtout, franchement intéressant.L'obsession de la beauté, l'idéal du corps parfait et le mal d'âme engendré par l'obésité semblent être des thèmes a la mode par les temps qui courent.Avec ce premier roman, Claire Pontbriand se fait convaincante.combat que nous suivons ici.«Justice aveugle», roman de Nancy Taylor Rosenberg traduit «Poignées d'amour», roman de de l'américain par Ludovic ^“hn-Claire Pontbriand, Les Intoucha- son, éditions de I Archipel, 330 blés, 226 pages.Sois belle et tais toi ¦ Qui de mieux que Nancy Taylor Rosenberg pour tisser une histoire-dans laquelle se retrouve une policière confrontée à ses pairs?La populaire auteure américaine, avant de séduire des millions de lecteurs avec ses thrillers policiers, a travaillé au sein de la police et a été, pendant un temps, officier d'application des peines à Los Angeles.Diplômée en criminologie, elle dispose de tous les atouts pour constituer des histoires plus vraies que vraies.Son plus récent roman traduit en français.Justice aveugle, nous transporte dans le monde de la police, dises influences et de ses travers.Rachel Simmons, vendeuse à mi-temps dans un grand magasin, est également policière à Oak Grove, dans la banlieue de Beverly Hills.À la suite d'un contrôle de police, son collègue patrouilleur place en toute illégalité un revolver dans la voiture d un conducteur ivre qui vient d'être épinglé.Elle ne cache pas son intention de révéler au juge le manège concocté par son partenaire, lors du procès que doit subir le chauffard.Ses collègues policiers tentent d'abord de convaincre Rachel qu'il est dans son intérêt d'oublier ce qu'elle a vu.Mais, assoiffée de justice et intègre de nature, elle ne veut pas trahir l'idéal policier qu'elle s'était imaginé.Dès lors, la machine se met en branle.Des micros sont placés chez elle, ses enfants font l'objet de menaces, et elle sera confrontée à un psychopathe après avoir, en vain, tenté d'appeler des policiers de son équipe.La brigade-entière a juré sa perte et c'est son pages.Témoignage troublant ¦ Récit autobiographique troublant, le premier ouvrage de l'auteur Guy Sévigny intitulé J'aurais voulu être constitue un véritable message d'espoir.L'homme de trente-huit ans sort d'une période sombre et partage avec le public les expériences marquantes qu'il a vécues.Victime d'un pédophile alors qu’il était enfant, violé plus d'une fois, Guy Sévigny a été marque émo-tivement par ces actes.S'il a d'abord tenté de continuer à vivre normalement, en isolant sa peine, sa douleur et ses peurs, il a par la suite réalisé qu'il détruisait ainsi ses chances de percer dans le monde artistique.Il voulait être chanteur ou comédien.Après avoir obtenu quelques chances à gauche et a droite, il s'enfonce de plus en plus dans le désespoir, la noirceur.Il flirtera avec la mort, avant de finalement entreprendre une thérapie salvatrice qui lui aura permis de se retrouver et de reprendre son projet tie carrière artistique.Avec franchise et sensibilité, l'auteur révèle les états d'âme qui l'ont habité.Il évoque aussi la solitude, la cassure et la dépersonnalisation dont il a été victime.Mais au delà de cette sombre et triste réalité, Guy Sévigny parvient aussi à démontrer, dans un style parfois naïf — que l'on pardonne quand même assez rapidement — qu'il y a moyen, pour peu qu'il y ait détermination, de retrouver un certain équilibre et de se réconcilier avec l'espoir.» «J’aurais voulu être.», récit autobiographique de Guy Sévigny, éditions De Mortagne, 216 pages.Philippe Autoroute 55 - sortie MARS 21 -03-98 SYLVAIN COSSETTE Samedi 20 h 22-03-98 CINQ FILLES AVEC LA Dimanche 20 h MÊME ROBE 28-03-98 CLAUDE LÉVEILLÉE Samedi 20 h n.7T~ 'w h.,i .*° Vv SYLVAIN COSSETTE rM Des frais de service téléphonique au montant de 1,52S par billet seront perçus pour tout achat fait avec la carte de crédit.Visa et Master Card acceptées.Maintenant disponible: le paiement dired.AVRIL 01- 04-98 LES COMBUSTIBLES 25$ Mercredi 20 h 04-04-98 VAUT MIEUX EN KIRF:.Samedi 20 h AVEC GILLES LATULIPPE 25$ 16- 04-98 LÉVESQUE ET TURCOTTE Jeudi 20 h ARRIVENT EN VILLE 25$ 17- 04-98 LÉVESQUE ET TURCOTTE Vendredi 20 h ARRIVENI EN VILLE 25$ 22-04-98 L'OPÉRA DE ROSSINI «CENDRILLON» Mercredi 20 h 20$ Au profit tic la f ondation Scmimiirc Sainte-Marie.29-04-98 C’ÉTAIT AVANT LA GUERRE Mercredi 20 h À L’ANSE À GILLES 25$ MAI 02- 05-98 LYNDA LEMAY 25$ Samedi 20 h I 09-05-98 BRUNO PELLETIER 25$ Samedi 20 h OCTOBRE 24-10-98 LISE DION «Supplémentaire» 28$ Samedi 20 h HEURES D’OUVERTURE: Du lundi au vendredi : de 12h à48h OH,N 550 CKTMTV m O && LE noüWEUJSTE ^ La Corporation touristique et culturelle de Grand-Mère présente au CENTRE DE LA CULTURE DE GRAND-MÈRE NANETTE WORKMAN Samedi 14 mars 1998 20 h Coût du billet: 18$ Également à l’affiche en mars Dimanche musical KRISTIN M0LNÀR et MICHEL BEAUCHAMP Violon et guitare Dimanche 22 mars 1998 11 h-Coût: 10$ «La guitare dans tous ses états» avec MARC HARVEY et PASCAL DESMEULES «ATELIER RECITAL» Pour ceux qui s'intéressent et jouent de la guitare.Samedi 28 mars 1998 14 h - Coût: 6$ Billets en vente: Librairie Mütteuu Grand-Mère Librairie Sauvageau Shawiniyan Librairie Liberté Shawinigan-Sud Auditif Musique Shawiniçan bureau Touristique de Grand-Mère Centre de Culture téL 538-1716 cuira cm Frais d'appel de 1.50$ S Le Nouvelliste Samedi 14 mars 1998 P7 y**n MESSIlilRS LES i:\nvrs rf Au diable la rigueur! «Messieurs les enfants» de Daniel Fennac Serge L'Heureux Trois-Rivières L'imagination, ce n'est pas le mensonge».Cette phrase revient comme un mantra dans le dernier «roman» (notez les guillemets) de Daniel Pennac, Messieurs les enfants.Elle constitue en quelque sorte l'aboutissement de la démarche amorcée par l'auteur dans ses ouvrages précédents, dont La petite marchande de prose et Monsieur Ma-laussène, une démarche qui privilégie le pouvoir de l'imagination au détriment de tout le reste, y compris la rigueur et la vraisemblance.Le sujet, ici, en est un de composition française.Le professeur Crastaing est, peut-être comme la matière qu'il enseigne, une espèce en voie d'extinction, chez nous sinon en France.Il croit encore aux vertus de la famille et au français correct.Pas étonnant que ses élèves le détestent tant.Aux plus retors, il colle des devoirs supplémentaires, comme ce sujet de rédaction: «Vous vous réveillez un matin, et vous constatez que.dans la nuit, vous avez été transformé en adulte.Complètement affolé, vous vous précipitez dans la chambre de vos parents.Ils ont été transformés en enfants.Racontez la suite».La suite, ce sera bien sûr Pennac qui la racontera, en deuxième partie du livre, à la place de ses trois héros, reprenant à son compte ce sujet de composition assez amusant, en se disant que «l'imagination, ce n'est pas le mensonge».Je ne suis pas certain de vouloir suivre Pennac sur ce chemin.Le pouvoir de l'imagination, je veux bien, mais cela ne devrait pas s'exprimer au détriment d'une certaine vraisemblance.Même les auteurs de science-fiction, un genre où, en principe, tout est permis puisqu'on imagine des mondes à venir, se préoccupent de la rigueur de leurs récits.Daniel Pennac, lui, fait fi de tout ça, et s'adonne à un travail d’imagination pure, sans aucune contrainte.Le processus doit certainement avoir un côté libérateur pour un écrivain, mais le lecteur plus rigoureux y verra davantage un exercice de style qu'un roman.On lira néanmoins Messieurs les enfants pour la richesse de l'écriture, pour la beauté ries images et des dialogues, des domaines où Pennac n'a rien perdu de son talent.Qu'on aimerait tout de même qu'il applique à des oeuvres plus concrètes.• «Messieurs les enfants», roman de Daniel Pennac, éditions Gallimard, 240 pages.Des émissions de télé devenues «promenades» Denis LaPorte a récemment publié «La Voie Royale» Martin Francoeur Trois-Rivières Le nom de Denis LaPorte ne vous est peut-être pas aussi familier que l'est son visage.En zappant, vous avez beaucoup de chances de l'avoir vu quelque part sur une chaîne communautaire, puisqu'il anime depuis douze ans une émission consacrée à la spiritualité.Cheveux blancs, barbe blanche, il a la bouille d'un gourou sympathique._______________ Denis LaPorte, un Joliettain d'origine qui habite maintenant au Cen-tre-Mauricie, a récemment publié aux éditions du Dauphin Blanc un recueil de vingt-deux textes correspondant à autant d'émissions qu'il a animées.Dans ces «promenades», il invite le lecteur à s'ouvrir à la spiritualité et à réfléchir sur ce qui se passe aujourd'hui, dans notre société.Le livre a pour titre La Voie Royale.Dans les premières pages, l'auteur définit celle-ci comme étant la voie directe, la voie droite, qui se présente en opposition aux chemins tortueux.Selon lui, elle est celle que devra emprunter l'homme afin de conquérir sa nature divine.Elle est aussi celle qu'ont emprunté les grands personnages, les maîtres qui ont marqué leurs époques respectives.Le langage en est un d'initiés.Si la lecture du volume peut être ardue pour certains, elle sera peut-être une intéressante découverte pour d'autres.Dans ses propos, Denis LaPorte explique que la spiritualité est essentielle à la vie sur Terre, un propos qui, selon lui, rejoint tout le monde.«Ça peut certainement devenir un livre de chevet», glisse-t-il.En 1976, l'auteur avait rencontré le grand maître Omraam Mikhaël Aïvanhov.«J'étais alors intéressé à la spiritualité et je m'étais toujours dit qu'un jour, j'allais rencontrer quelqu'un qui me dirait si j'avais raison.Quand je l'ai rencontré, il m'a dit qu'il m'attendait», explique M.LaPorte.Il affirme également avoir res- - H I f (Photomériia - Sylvain Mayer) Denis LaPorte, animateur, philosophe, artiste-peintre et maintenant auteur, vient de publier «La Voie Royale», un recueil composé de vingt-deux promenades à caractère spirituel.Il est ici accompagné (à gauche) de M.Allain Williamson, des éditions Le Dauphin Blanc.$ senti le besoin de parler de ce que ce maître lui avait enseigné.«Il m'jÇ donné la permission.Je n'aurais jax mais pense que je ferais ça, parce qui») j'ai toujours été un gars gène», ajoq-te-l-il.Aujourd'hui, devenu presque^ un messager, il anime des émissions de télévision et donne des confèrent ces afin de partager sa philosophie et sa spiritualité.Son livre est en quelque sorte la continuité du message qu'il sert île puis déjà plusieurs années.Selon lui, l'homme a passé vingt siècles a vivre dans l'incompréhension des lois universelles, ce qui a eu pour effet d'égarer et de meurtrir l'âme humaine.«Pour trouver le véritable bonheur, l'homme devra inévitables, ment se tourner vers l'essentiel et s'abreuver à la Grande Source Div ine qui coule en lui.Une nouvelle, orientation guidera alors l'humanité vers la conscience et la reconnaissance de l'essence véritable de chacun.La Voie Royale est le chemin sillonnant les jardins de l'esprit», peut-on lire dans la présentation de son ouvrage.Il dira d'ailleurs que pour accéder à cette voie, il laut changer notre mentalité, notre philosophie de vie.«C'est la voie entre l'aveuglement religieux et l'ignorance spirituelle», affirme-t-il.Son recueil est divisé en deux parties, la première traitant du cheminement et la seconde de la nouvelle culture à développer.Les thèmes sont nombreux: les forces de l'esprit, les soins donnés à l'âme; l’insécurité, les sectes, le sens de la vie.le retour du Christ, la solitude, la spiritualité au quotidien.Il y est également question de sujets actuels, de problèmes de société, comme les enfants du divorce ou une nouvelle vision de la politique.Déjà, Denis LaPorte envisage de publier deux autres tomes, composés essentiellement des autres séries d'émissions qu'il a faites pour la télévision communautaire.Comme c'est le cas pour La Voie Royale, les textes seraient remaniés et adaptés pour en rendre la lecture plus facile.• «La Voie Royale», par Denis LaPorte, éditions du Dauphin Blanc, 152 pages.y Claude Mattheau, galerie d’art 363, Laviolette, Trois-Rivières présente les 14 et 15 mars de 13 h à 17 h «OEUVRES DE COLLECTION» Léo AYOTTE, Christian BERGERON, Umberto BRUNI, CONSTANT DE CONDÉ, François DÉZIEL, Monique DUGUAY, Jacques FUGÈRE, Gilles E.GINGRAS, GARANT, Marcelle HAMELIN, Bernard MODESTE.Rollandc NOUER 1.Gaston REBRY, Albert ROUSSEAU, Bienvenue à tous, amateurs et collectionneurs d’art.VENTE MAINTENANT KEVIN PARENT j IUBSJ0AU0J lU0UI0|dllll$ Simplement renversant ! A V MOULIN MICHEL, TRÈS BIENTÔT ! VILLE DE 8ÉCANC0UR De biens grands moments dans une adorable petite salle.Réservez maintenant ! 294.6544 29S.2SH2 Coût du billet : 20 $/pers.3E à JIM CORCORAN Accompagné de 1 musicicnv LE SAMEDI 2X M\RS.20 h DAN BIGRAS, solo Passionné, généreux, complice LE VENDREDI 17 AVRIL.211 h A.VEIMIR ETN ÏVtA.I SKALENE Quatre musiciens.Du ja/z aux couleurs de l'Afrique et de l’Orient ! EE SAMEDI 2 MAI.2» h RICET BARRIER En tournée au Québec.On l a attrapé au vol.Rafraîchissant ! EE VENDREDI 22 MAI, 20 h AU MOULIN MICHEL 675, BOHL.BECANCOUR (ROUTE 132) VH.EE DE BÉX ANC Ot R Ch.sentie 6c tio>5 pl.sces est iiicotite^t.sblctnciit Ia meilleure pLxce ! Ix' Bistro d’Alfred.Profilez entre amis de notre «10 à minuit» en vous imprégnant de l'atmosphère des spectacles passés et à venir.PIFFVS10NS PLEIN SVP.SPECTACLEMENT VÔTRE ! VENDREDI 22 MAI à 20 h JEUDI 2 AVRIL à 20 h J.-rtMTOf1IO- THOMPSON Achats tèlADhoniques (819) 380-9797 , m » Billots on vwsto à la blBUfnt do la saWe J Anfont© Thompson ot a '» porta le sow du spectacle 4?!' •j P8 L> Nouvelliste Samedi 14 mars 1998 II Jimmy Ray entre les années 50 et 2000 i Elvis se fait vraiment griller sur une île déserte, il doit écouter Jimmy Ray sous ses palmiers.Jimmy Ray a 21 ans, arbore un look très fifties et sa musique est en quelque sorte un prolongement de ce que serait devenu le rock and roll de tous les Bill Haley and The Cornets qui faisaient virevolter les jupes à crinolines au temps des jukebox.L'album éponyme de Jimmy Ray se laisse entendre avec plaisir dès la première écoute.Pas besoin d'apprivoiser cette musique sans prétention en faisant jouer et rejouer le cd jusqu'à temps qu'on accroche.Non, on se laisse facilement séduire par Jimmy.L'album du jeune homme dé- Marie-Josée Montminy Le Nouvelliste archamrault gage l'énergie et la légèreté du rock and roll des années 50, sans sonner rétro, et offre des résonances pop qui n'ont (presque) rien de quétaine.Des petits accents de slide quitar et d'harmonica donnent aussi une saveur «désert de ('Arizona» à certaines chansons, (comme «Daddy's Got A Gun», par exemple).En fait, une chaleur du sud des États-Unis sort presque des hauts-parleurs quand on écoute la musique de ce chanteur qui vient pourtant du pays de la reine Elisabeth.Il semble que dans sa stratégie de mise en marché, Jimmy Ray a voulu être certain qu'on retienne son nom, puisque le premier extrait de son album (déjà intitulé «Jimmy Ray»), se nomme «Are You Jimmy Ray?».Qui?(Epic) Gregg Allman ¦ Je vous avais exprimé, il y a deux semaines, à quel point j'avais apprécié la trame sonore du film «Blues Brothers 2000».Dans le même esprit, je vous propose cette semaine «Searching For Simplicity», le plus récent album de Gregg Allman, un musicien qui roule sa bosse depuis la fin des années 60.On dit souvent que le blues est la musique de l'âme.Le blues rock de Gregg Allman n est certes pas dénué d'âme, c'est certain.On est loin ici du culte électronique aseptisé qui est tant prisé par les temps qui courent.Bon vieil orgue Hammond, slide quitar et harmonica: ces ingrédients au potentiel expressif étonnant, ajoutés aux traditionnels batterie-basse-piano donnent une musique vraie et intense, sans être compliquée («Searching For Simplicity»!).Gregg Allman a rassemblé sur son septième album solo 13 chansons de diverses époques.Allman ouvre son album avec une version de «Whippin' Post», un Dimanche 22 mars 74 h succès datant de 1970, époque où il faisait partie du All-man Brothers Band avec son frère Duane, entre autres.Parmi les autres excellentes pièces sur ce disque, mentionnons «House Of Blues» et «Wolf's A Howlin'», deux chansons écrites en 1995, qui représentent la vraie essence du blues dans tout le paradoxe d'une énergie sensible à fleur de peau.Allman livre aussi sa version du classique «l've Got News For You», popularisée par Ray Charles en 1961.Excellent album.(Sony 550) Mono ¦ Le groupe Portishead a mis le trip hop sur la carte, avec son (génial) album «Dummy».Devant l'engouement provoqué par ce courant électronique mystérieux et mélancolique, les petits duos se sont multipliés: un monsieur à la programmation de synthétiseurs et une madame à la voix douce qui susurre par-dessus les arrangements du monsieur.Qu'est-ce qui distingue la musique de Mono, qui s'inscrit dans cette vague trip hop?Disons d'abord que les arrangements de Martin Virgo dégagent parfois des parfums d'époque baroque, par l'utilisation de sons de clavecin ou de violon, clans des mélodies qui peuvent rappeler les menuets classiques que les profs de piano font apprendre aux jeunes élèves.La voix de Sioban De Maré est agréable, mais elle n'a pas ce côté enfantin et tragique qui donne tant de charisme au vague à l'âme chanté par l'unique Beth Gibbons de Portishead.Le problème avec l'album «Formica Blues», c'est qu'il est inégal.Autant les deux premières pièces augurent bien pour ce qui aurait pu être un album des plus intéressants, autant les autres pièces suscitent un intérêt beaucoup plus modéré.On dirait que le style de Mono s’est concentré dans les chansons «Life In Mono» et «Silicone» et que les autres pièces du disque ont tout simplement moins de personnalité.(Echo/Mercury Records) Écoutez le grand décompte et vous pourriez GAGNER 3 DISQUES LASER DES VEDETTES DU DÉCOMPTE TOP 30 ANGLAIS avec Mike Gauthier et Marie Plovrdc DIMANCHE DE 9H À 1?H rit' CONSULTEZ LE SITE INTERNET DE RADIO ÉNERGIE POUR LA MISE À JOUR DU GRAND DÉCOMPTE EN REAL AUDIO ’ www.radioenergie.conVdecompte htm ¦ TOP 20 FRANÇAIS avec Marc Denoncourt DIMANCHE de 1AH 4 19H30 2 1 3 2 5 3 I 4 7 5 4 6 II 7 9 8 12 9 1410 1511 612 813 1714 1015 1816 1917 2118 2019 22 20 2321 2422 25 23 2624 1325 28 26 29 27 3028 -29 27 30 Truly, Modly, Deeply Too much Everything to everyone Getting Jiggy With It All I hove to give I Do 32 Flavors SugarCane Brick Time of your life Sex and candy My Heart Will Go On The Thrill Is Gone Frozen You make me wanna Are you Jimmy Boy ?I wont you Dock I know where it's at All oround the world I belewe Hurts to love you Hord to moke o stand Weird Everywhere Bock To You Kiss the roin Bnmfu! of Asno Forestfire My (others eyes Tom Sovoge Garden Spice Girls Everclear WII Smith Backstreet Boys liso loeb Alono Dovis Space Monkeys Ben Folds Five Greendoy Morey Playground Celine Dion BB King/T.Chopmon Madonna Usher Jimmy Boy N-Sync All Saints Oasis Jai Philosopher Kings SherlyCrow Hanson Bran Von 3000 Bryan Adorns Billie Myers Cornershop David Usher EncCapton Notolie Imbruglio 1 1 Aime 3 2 Touche en plein coeur 5 3 Flashback 7 4 Choque lourde ta vie 6 5 Y'a pas grandiose.2 6 La neige au Sahara 9 7 Mura mur 12 8 Les bleus au coeur 4 9 Mapriere 1010 Ensemble 1111 Les lignes de nos moins 1312 Les jeux sont faits 1413 Simple cite 1514 Feels 1615 Tout pour dire 1716 EIGonjo 1817 Parler oux anges 1918 Je veux pos rester sage 2019 Changez d'air 2120 Plus rien n'est pareil Bruno Pelletier G-Squad Terez Montcalm R.Voisine/R.Morx Kermess Anggun Walter & Go Laurence Jolbert Axelle Red Sinclair Patricia Kaas L.M.D.S La Garnie Lili Fatale Lemay Les FreresoChval Nancy Dumais Dolly Kobe Dubmotique 22 21 Des femmes, des hommes Sylvie Paquette 23 22 J'ai peur 24 23 J’oi zappe 25 24 Control 26 25 Reviens-moi 27 26 Sexy boy 28 27 Sache que ie 29 28 J'ai pris le temps 3029 II fout du temps •• 30 Petit codioc EricMoheu Loro Fabian Squeegee Sylvain Cassette Air Jeon-J.Goldman Gaston Mandeville Pascal Obispo Zachary Richard Mary Lou Lord La Corporation de développement culturel de Trois-Rivières est heureuse de présenter Yves Cantin, ténor, et Robert Huard.baryton-basse l'ne aventure musicale où le chant vous amène au rire En collaboration avec le Théâtre lyrique Xrrlll du Nord de Québec Sali» Anah-Allord-Housseou | nuits IN VINT! AU SUICHIT M U SAUI J ANTONIO-THOMASON ET A LA K>*Tt If JOUP DI U PEPPttCNTATlON ACHATS TÉLÉPHONIQUES («1*3 380-9797 TROIS-RIV1F.RES * ^ % 469690 Maison de la culture de Trois-Rivières 142S, place de I Hôtel de-Ville Renseignements : 372-4614 ¦ Je demande une trêve, s'il-vous-plaît.Je vous en prie, jeunes femmes qui composez vos ballades en vous accompagnant a la guitare, arrêtez de faire des disques interchangeables, ou bien faites une grosse chorale folk ou vos petites voix douces pourraient chanter en choeur vos peines d'amour communes.C'est sûr qu'il y a un nombre limité de styles musicaux, et que presque tous les artistes ressemblent à un autre artiste quelque part.Sauf qu'il y a moyen de se distinguer le moindrement, et ce n'est pas Mary Lou Lord qui l'a trouvé avec son album «Got No Shadow», qui explore une fois de plus les traces laissées par Suzanne Vega dans les années 80.Apres les Sarah Mc Lachlan, Jewel, Eddie Brickell, Lisa Loeb, Billie Myers, Jonatha Brooke et compagnie, if me semble que le rayon de la chanson tranquille, discrete, douce et tout et tout a été exploité, non pas que ce style soit pourri, loin de là.Par contre, un peu d'innovation ou de renouvellement serait apprécié.Mais finalement, tant mieux pour ceux qui aiment ça! Peut-être que la seule différence, avec Mary Lou Lord, c'est qu'elle a chanté dans le métro avant de faire un disque.Je ne sais pas si les braves gens qui ont déposé des sous noirs dans son coffre de guitare pendant des années se souviennent d'elle.(Work/Sony)* DE LA million ' ‘ c \ LYklbA LEMAY MOUVEAÜ blSQDE, kIOÜVEAÜ SPECTACLE Avec passion et authenticité LACOSTE JEUDI 26 MARS à 20 h l cHfy v « .«« MT.NT» [HffTl I Le Nouvelliste Samedi 14 mars 1998 P9 La prière à travers sa peinture Gabriel Leprêtre a restauré les statues et le chemin de croix de l'église de Saint-Jean-des-Piles Koyal Saint-Arnaud Saint-Jean-des-Piles nient un j;ros sacrifice pour lui que de restaurer constatant la deterioration des oeuvres de la peti-une ej>lise.C'est devenu une veritable passion.te église de Saint-Jean-des-Piles, il a décide de Tout comme il a dû le taire pour les statues, laisser libre cours à sa passion de raviver statuesj Maigre ses 73 ans, Gabriel Leprêtre admet tes‘ l*u‘z *ui' de la fin de janvier au début de le- et chemin de croix, ouvrage qu'il souhaite dut^f bien candidement qu'il a la toi mais vri‘;rannée, qu'il a travaille à la restauration ble pour les quarante prochaines années.* , , qu'il n'est pas un fervent «pratiquant».de chacune des quatorze stations du petit chemin /m Sans doute à cause de son nom, il était prédestiné de croix accrochées aux murs de l’église.Il fait f M a être passionnément attiré par la restauration notamment remarquer en travaillant au nettoyage des statues et des chemins de croix dans les egli- de chacune d'elles, que les stations accrochées au ses.mur nord étaient plus détériorées que celles ac- Cet artiste-peintre, principalement paysagis- trochées au mur du côté sud.te.Français et originaire de Pas-de-Calais, instal- Tuul en respectant le plus possible les le au Québec depuis 46 ans, vient de redonner co,oris d'origines, préservés lors du net-vie aux statues et au petit chemin de croix de ,oyd8e initial, l'artiste s'est tout de même permis d'apporter sa touche personnelle en repeignant les stations.Ainsi, pour la mort du Christ en croix, il a peint un ciel noir.Celui qui de chez lui, en France, peut apercevoir les côtes de l'Angleterre, a aussi sillonné le Québec dans tous les sens pour fixer sur ses toiles différents paysa- l'église centenaire de Saint-Jean-des-Piles, où il resitle depuis de nombreuses années.«C'est ma façon de prier» de confier l'artiste qui, au cours de l'été 97, a consacré deux mois à la restauration de la dizaine de statues île la petite et pittoresque église riveraine.Il reconnaît que l’opération a été délicate.Il a fallu transporter, une à une, chacune des statues , chez lui, au 81 rue de la Montagne où, installé P‘s' 11 ‘"’"V Pdr"^lterement peindre les dans son garage, il a d'abord minutieusement e' l*’ flel,vt\ I,drle beJdU- nettoye les précieuses oeuvres d’art.Il a dû pro- ^îup.l CS chf.rm.es t c ,a re8lon de céder a un lavage délicat pour ne pas altérer les Chark‘vo,x' d" le V^nirv mats je fines couches de peinture et respecter les couleurs f>eux Vl,us assl,rt‘r t,ue noUN av
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