Le soleil, 8 février 1942, dimanche 8 février 1942
[" Supplément illustré Pour s'instruire et se récréer QUEBEC, DIMANCHE 8 FEVRIER 1942 Une journée cam & 'me de O Syrie COMME le soleil se levait en cette journée qui devait voir le commencement de la bataille de Damas, je m\u2019étirai et je sortis du véhicule dans lequel j\u2019avais passé la nuit.Nous étions alors dans un petit village arabe du nom de Gerar-beb \u2014 que les Anglais avaient baptisé \u201cRhubarbe\".Je pris plaisir à regarder le soleil poser ses rayons roses sur le cime neigeuse du mont Hermon.J\u2019étais plus excité qu'à l\u2019ordinaire.J\u2019avais nettement l\u2019impression que je verrais une bataille ce jour-là, mais je ne me rendais nullement compte à ce moment-là que je vivrais des heures angoissantes comme jamais auparavant dans ma vie.Les forces des Français libres, des Britanniques, des Hindous et des Australiens combattaient en Syrie depuis deux .semaines.C\u2019était un pénible devoir que d\u2019attaquer les Français de Vichy qui défendaient la Syrie mais ii fallait le faire, et rapidement.Les Allemands s\u2019étaient emparés de nie de Crète et ils commençaient à s\u2019infiltrer en Syrie.En l'espace de quelques semaines, les forces impériales du Moyen-Orient qui défendaient la Palestine, Suez et l'Egypte auraient eu à faire face à de puissantes armées allemandes et à l'invasion nazie attaquant de la Syrie, leur barrant la route de la Turquie.Dès les premiers jours de juin, les forces alliées traversèrent le Jourdain.Après deux semaines de rudes combats, nous nous étions rapprochés de Damas de 60 milles et nous étions prêts à attaquer la petite ville de K:swa, une e pèce d\u2019oasis, ce qui devait nous donner accès à des hauteurs dominant la ville même de Damas.Sur le lac Galilée Durant les deux premières semaines de la guerre, j\u2019avais établi mes quartiers à Tibériade, lac Galilée.Je me rendais front le matin et j'en revenais soir afin d\u2019envoyer mes dépêches de Nazareth.Mais en cette occasion, nous nous étions rendus au front le soir et nous y étions restés toute la nuit afin d'être sur les lieux lorsque l\u2019attaque serait déclenchée.C'était un dimanche matin.Nous étions trois, un lieutenant des forces françaises libres nommé Paul, un capitaine d'un régiment de chars d'assaut britannique et moi-même.Afin de parvenir au point où nous nous trouvions, nous nous étions alors rendus au nord-est du village de Kuneitra occupé par un fameux régiment de Londres, puis au sud-est du village de Meskine où les Français libres avaient leur principal hôpital de campagne, puis nous étions arrivés dans ce village surnommé \u2019\u2019Rhubarbe\u2019\u2019 où le général LeGentil-hommo, commandant des Français libres, avait ses quartiers généraux.Nous avions été témoins de plusieurs sanglants engagements à cet endroit.Notre voyage avait été un véritable cauchemar.Aucune lumière n'était permise et la route était rempiie de î transports.Des centaines de camions transportaient des hommes, des munitions, des ravitaillements qui étaient disposés dans les champs.Nous avions quitté la route et après de nombreuses difficultés, nous avions réussi à découvrir les quartiers généraux du général anglais qui commandai' les troupes hindoues composées ch' braves Sikh.Pundabs et Rajpu-qui devaient attaquer KLswa le matin venu.Le général nous fit Voir 1 .s .s d\u2019a,vaque sur des cartes mill; aire placée \u2022.sur sa table de travail.Après, nous avons filé en direction d \u201cRhubarbe\" afin de rencon-t.r le vénérai LeGentllhomme.Le commandant - en - chef des Français libres repo-ait sur un lit.Il avait été blessé à un bras par un éclat d\u2019obus mais il avait encore la haute direction des operations.Petit de taille, il n\u2019en avait pas moins une grande réputation de bravoure.\u201cC\u2019est un beau type\", disaient ses soldais, \"très gentil et d\u2019une grande valeur.\u201d \"Vous pouvez aller où vous voudrez\", nous dit-il.\u201cSur la gauche, un petit détachement de Français libres est chargé d\u2019enlever les deux villages à gauche de Kiswa; les Hindous doivent attaquer au centre, c\u2019est la partie la plus importante du plan établi, ou vous pouvez aller sur la droite avec Collet qui doit tenter de contourner la ville de Damas avec la Légion étrangère\u2019\u2019.Dessin de Juhn Scull par M.H.HALTON M Halton, correspondant de çuerre, raconte les aventures vécues en une seule journée alors qu il escortait le< forces alliées dans la campagne de Syrie, \u2022 «Lui 4*?K- '.\u2022*.\t, ; i, ,fir- .; ¦ m* r- \u2019mSt ïw-m - ¦ h\t.u ïmFrê ¦rem je*\u2019:-.' fi Jà / i ÜEiÉ! Pour suivre Collet \u2014 ce brave officier qui avait quitté les Français de Vichy pour se joindre à nos forces \u2014 11 m\u2019aurait fallu parcourir un terrain difficile pendant une journée et une nuit; je choisis d\u2019escorter les Hindous dans l\u2019attaque principale.A notre réveil, au lever du jour/ notre première tâche fut de camoufler notre voiture, une vieille automobile de marque américaine que nous avion; trouvée à Tibériade et que nou: avions louée pour une bouchée de pain.La crevaison d\u2019un pneu et l'apparition soudaine d\u2019un Messerschmitt nous empêchèrent de voir la première attaque sur Kiswa qui devait avoir lieu à 8 heures a.m.Nous étions à deux milles de distance lorsqu'elle eut lieu.Poursuivant notre route, nous sommes tombé:, au milieu d\u2019un barrage ennemi à deux milles de Kiswa.Un pneu creva précisément au moment où nous tentions de traverser le barrage.Nos canon tiraient de l'arrière.Nous étions positivement pris entre deux feux, ce qui n\u2019est pas intéres.ant et encore moins rassurant.L\u2019ennemi utilisait des canons 75.Les obus tombaient drus autour de nous.Parfois) un camion de transport était atteint et sautait.Puis, à un certain moment, nous avons dû subir des attaques de l'aviation ennemie.Nou travaillions ferme à rép.v.'er le pneu quand un Messerschmitt apparut au dessus de nous.Il nous attaqua.Il profita du soleil qui était déjà haut pour ne pas être vu de notre groupe, Avec Tenfer qu'il y avait autour de nous, nous ne pouvions entendre son moteur et ses mitrailleuses jusqu'à ee qu\u2019il fût rendu à quelque 300 verges du point où nous nous trouvions, En l'apercevant, nous nous sommes jetés à plat ventre à côté de l'automobile.Je me demande encore aujourd'hui comment il se fait que \"Une fois, une ambulance s\u2019arrêta à côté de nous, elle était conduite par un»' Anglaise qui nous demanda ou était le poste de secours le plus rapproche .nous n\u2019ayons pas été tués sur place.Notre voiture portait de multiples marques de balle-'.\"Venez vite\", cria Paul, \"il va revenir\".Nous avons quitté la route.Nous n\u2019a\u2019.ions pas beaucoup plus de protection mais tout de même, nous avions une espèce de sécurité.L\u2019avion tourna en cercle et attaqua à plusieurs reprises avec ses mitrailleuses.Je me blessai les genoux avec les épines d\u2019une plante près de laquelle je me trouvais.Je me disais intérieurement : \u201cJe me demande pourquoi je suis venu ici.\u201d Le Messerschmitt revint une fols de plu .En même temps, des bombardier.; ennemis arrivèrent et laissèrent tomber leurs engins meurtriers non loin de l\u2019endroit ou nous nous trouvions.Quelques camions furent atteints et sautèrent.Un camion chargé de munition prit feu et les multiples explosions qu\u2019il fit entendre faisaient songer aux feux d'artifice du 4 juillet.Silence pénible Le avions disparus à l\u2019horizon, nous avons changé de roue afin de continuer la route.Il valait mieux avancer que reculer.A tout évêne-nement, nou; étions venus voir une bataille.Probablement que mes deux compagnons, comme m o i - m é m e.avaient songé à virer de bord mais personne ne songe à faire une suggestion du genre en pareille circonstance, ou du moins ne tient pas à en parler le nramler.Nou; avons caché notre voiture sous un arbre dans un bols un demi-mille plus loin, le bois était rempli de camions, de blessés et de slgna'eurs.Nous pouvions entendre le bruit des mitrailleuses à Kiswa et grâce A nos lunettes d\u2019approsqu ii«* Malaivo \u2022\tos îrotjpps « 1 :\\ m ,4 < erlatn* pprirnit* i pu QtjftQtjFs mfiltr* \u2022 b»n , pnnnmi tr-r* dit !p rom iique ne a* lion .fs»*r.«si rn *\tpour ha la ver î ennemi s 11 avons ji.t- ni-fire rr*ru le* liais de frite bffenMvf rn n indique qiif î ennemi tarife\tdehar-qiiff aiUeurs du drtrnit rfr fohnre ¦ 1rs mg .4 pour nsolidaient leurs positions un feu intrnsr *:< \\(,t> partie de la «oie que les î»i*\u2018 ont choisie pour debar-« si border rie marè< a?p% *ts rie m.mgliers elle fsI lue par des fnt tifir a t ir»n* intes a la hâte et protegees omis u*s plus vulnérable* es reseaux rie barhele* i>t es fibsta, les premier debarquement fut ce ee matin par le rom mu laconique suivant nnrmi a réussi a debar n force sur 1rs rjf p certes de Kile de 'Singapour d dernière.No* troupes eut actuellement, l a h» Continue H VI.\\ \\ Un 1 r,s-uc que le* lapnnais Iploye des chaland* d\u2018in pour traverser le détroit a partie occidentale a d un mille de largeur * *\tendroits mais Ir mm-je ne donne pas de de la il* idjque p,»s eommenl la *\tévolué terni 1 déclenc he son tactement 10 jours aprr-* dernières troupes brilan-rtissent etc retirees de la ile de Malacca, ou, pen iv semaines, elle rerule oust.eminent devant les is depuis la frontière >ia-ti.'cqu\u2019au rielroit rir .fohnre.tance rie pins rie tôt) mî! Illt Ut prert de d\u2019un bar-arUüerie qui débuta hier t coiuinua sans arrêt tou-nirnee et toute h nuit, anon* et drs moi tiers dr ibre faisaient tomber une ^ a la nage 17, 22 Billet doux l>» > Tl\u2019 Mr-'* UJi.Mjuun m)ni*trsi q t*f o>rt^urs Q!i ¦ teptw.s'insurgent avec lui contre i pe»snnnaae extravagant, he ge t.e de .honorable Robert Lauri est donc l'expression de l'inr gnauon de nos compatriote* o ts.ieru devant les tours d acr ha 'ie politique auxquels s exe.» r h->unon Mitch' Hepbu: Va vt laurier reçoit au-l'approbation publique d'un anciens collègues, qui (1 t einte ; ;direr iement son pr nn*r ministre en répudiant 1* \u2022.a e qii .a offerte au lead tors M Arthur Meighen.I rr dernier, M Nixon dit que ,.r-a:\tune calamite nations » ce e,u depu\u2019e de Yor -un \u2022 o »st un gros mot a iftch *\tToronto, foyer du fanatist \u2022\tt impenausme serlaire Cet pj#rr\" gifle la fare Inepte de Hepn ¦ \u2022\t< » a n- de marquer frmu 1 homme nefasi» auquel ro-jp de \u2022 ronde est destine.Quebe» dou un témoignage ecl tant d appronation a M nom Iaune' il le recevra ce s» même il comlendrait de fi re naltr» ;ne occasion de mai feeler au.»*! *» gratitude du C rada français pour !» solidar ou» [uomet M Nixon, in o-, *'*gira rie vo'ér contre conscription MENUS PROPO! Q i t hit htiira.Torori'o se t nri rrtif.Weiobee - la ¦Cn!n \"i - fri ! r iTei -1 \u2018¦'» e»s ¦efieatnnrle y » 'ou c»; -ni\ten pti/oe , -finr- v Hit \"e» \" ''mrrij »/e -.efivitri -ern etè par-rfestus t (lion's\trubfi\u2019v\tattirent\tIn FyPhfO'\tn htif\t> rrrorri\tr i- lêtvlén!\t.ri-'ll \treatî d«\ti\"\tSu\tbpsoi pujl\th ; t r\t(;\t¦ 4i i[fi t rte 1.1\tprol ni h\tt r-'v\t«u! < r»»n ïleu\t \tf#* he Hé\tgialftîil-érie,\t1 ans SI polie r! poh-ee q»ie n»! s du voie est a.ss Indiscretion ren4vn< 4MP v»*»\tman f hé» Jw» Xf\t* ' é« » I *hr« *S a fé*»*me A»» s Alt eoottr it rxi i *\" « 4«ielé d é-vvtnt\u2019Mn a férue % v » .«n pwM'*\t» Hùt t fil#\t«!lée 4# 1 f.axwter tél««jMen»e MH P*M »»»»*.r*»t én\tI#\tfrp f* n * «g) n r iw»*nx*e»»r n »«tt P* a 4 H B % a *pr«éH\t(fé réa iwHénr» » r* un IM»» zn#m., P A TL H A OngyS P O B t 2ê Loc-\u2018zr+s Az-$ .Bcl.$e s&.zs pmpmzs et **0-* féL*.r *».; : - ~uAzrâ.r.« .z^siir^iies pù^z MeâQtüCl?Si: z eiv VEL N'E CAP-DRAI.LHEF d- ootceSJk-f.a«si$r« r»' \u2022fnsp'.- dar*-items* : CAVCh-SAL-CHEP OLBY B M I.C C .PAÎTIe TSOTTTYR ECAP Yvvîi.s Tr».n# S.V .\t12332, N D te Ar.*w&.Cir .-rvL.if df \u2022.\u2022- u-.:rr->> üi*i:s\u2018-s^s.le là 4 24 4SJk Ci4-tjSyTLs^&A.L.M B^X\u2019CHART E-\tN o Ird O'jf, Cas.Forestry Crrp*., CArJMlAS Aî-r-.y 0~-ri»rseaL*\tzz&mZBm f«2StLCe» pour gjâ\t.exC >:M' **T SIMARD O s-r.-4 u Ce >*.:«¦ eawMrm aouvA*-: -« vu* t.Nàfcv* «j-ffr ,'j£ e;.\t' rc-oî\t- p»:«s BAY MOFFETT H\tB^rs:> Nu 3.Sï\tj Bensatte ;r^rr?rî*rLn, if- Ct .: 4 X- \"rit 'ï\u2018>-'4 *.Lr.QV ' \u2019 i.pte'.&r .rYy» 4A» .'M .\t£.*\u2022\t-.¦i\u2019*.* PTE FT.-RZNT M R£ : Y\tD-: La.' FMR AI.TC A'13 H W :?\u2022 '-'\u2022A.-np» V4.- \u2022\u2022\u2019¦A-rt.:, dfe-r» .-'.^Tyssp: z.c^r^ju 3#= li 4 2S a.04\t
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