Le nouvelliste, 19 août 2000, Cahier 2
U Nouvelliste Samedi 19 août 2000 / JP l-av.-: s» xV1 m - ï"* £Éî, Lv,.gl »•> i 4 -J** , £% m mt iStoê • ' l v.- V.'M:- W '•>•¦'4 1^- "n ^l: NEf 1 i I / %‘S*./ Wfv '?• J'-H karc •: , ï à»* feiEl ] red: e?François Houde Pis, y’é comment, Marc Labrè-che?».Habituellement indifférents à mon travail, les collègues en étaient soudainement préoccupés, sachant qu'une entrevue avec Marc Labrèche était au programme.L'effet «Fin du monde», à n'en pas douter; Labrèche est devenu une star et quiconque l'approche, sujet d'intérêt.Il est comment, Marc Labrèche?Difficile à dire.Disons simplement que quelques minutes avant notre entretien, il offrait une entrevue à la radio et qu'il délirait ferme.Puis, pendant une quarantaine de minutes, en tè-te-à-tête, Labrèche a été d'un sérieux consommé, tenant des propos éclairés et présentant une analyse très intelligente de son travail.Ensuite, en sortant du bureau, Labrèche s'est joint à ses collègues en ondes pour une édition de «La vie en Mauricie» à CHEM.Il est redevenu cet extraordinaire cabotin ver-bo-moteur, désarmant tout le monde sur le plateau et les faisant crouler de rire.Tous.Alors, il est comment, Marc Labrèche?Gentil, si vous voulez savoir.Et manifestement très intelligent.C'est aussi évident dans son humour que dans ses réflexions quand il se veut sérieux.Et ça saute davantage aux yeux quand on le voit passer d'une peau à l'autre avec une parfaite aisance.Comme si c'était le fait d'un interrupteur dans son cerveau.La constante, c'est qu'il parle toujours beaucoup et que son vocabulaire comme ses idée$ trahissent une vaste culture.La fin du monde Labrèche dit que n'ayant pas de recul sur son travail, il est bien mal placé pour parler de l'impact de «La fin du monde est à 7h».Il en a néanmoins discuté pendant une vingtaine de minutes faisant preuve de plus de recul que ce qu'il est prêt à admettre.«Je ne peux rien en dire de plus que ç'a été une belle expérience de vie et de groupe comme on en connaît parfois au théâtre.Quand chacun a pris la place qui lui convenait dans l’affaire, on a connu des moments vraiment excitants dans la deuxième année, surtout.Je dis la deuxième année parce qu'il y a eu les élections, l'heure de diffusion était la meilleure et globalement, il y avait une effervescence particulière dans le groupe.» Puis, le milieu journalistique s'est excité dans un débat sur la légitimité de l'approche de «La fin du monde.».«Je ne peux pas me prononcer sur toutes les dissertations qu'il y a eu de la part de journalistes quant au bien-fondé de notre émission, à la légitimité de faire de l'information de cette façon-là.Pas parce que je ne veux pas prendre position, parce que mon jugement vaut celui de n'importe qui et je ne pense pas apporter un point de vue plus pertinent qu'un autre.C'était d'abord une émission de divertissement qui se servait de l'information comme point de départ.Ce n'était rien de plus que ça.» Il y a combien.page P2 (Inuge-Média Mauricie: Patrick Beauchamp) P2 La Nouvelliste Samedi 19 août 2000 I Mythologie et surréalisme David Tousignant expose au café Figaro Marie-Josée Montminy Shawinigan Découvrir une exposition du jeune artiste David Tousignant, c'est prendre contact avec tout un univers qui amalgame les références mythiques grecques aux formes picturales d'inspiration surréaliste.Intitulée «L'élégie du violon d'Ingres», l'exposition que le jeune homme originaire de Saint-Jean-des-Piles propose met en scène, entre autres, quelques-unes des neuf muses grecques représentées à la sauce moderne.Parmi ses dessins marouflés sur bois, David présente « Erato, muse de l'élégie», «Clio, muse de l'Histoire», «Uranie, muse de l'astronomie» et «Perroquet vert Euterpe, muse de la musique», ainsi que plusieurs autres oeuvres où, souvent, la femme est le point de mire.«Quand on commence un processus de création, on a toujours une préoccupation.Moi, je suis dans une période où le corps humain, le corps de la femme, surtout, me préoccupe», note l'artiste.«Clio, muse de l'Histoire», est représentée comme une femme qui prend naissance et s’envole pour atterrir dans la main de Dieu, Allah, ou de l'Homme, c'est selon.«Je ne veux pas être sexiste, loin de là! Mais j'aime bien choquer», avertit l'artiste devant son tableau.La muse de l'astronomie, elle, se tient en lévitation sur une lointaine planète.C'est dans une sorte d'hommage aux pouvoirs féminins que David a conçu ce tableau.«La femme a le pouvoir de donner la vie, le pouvoir de séduire par la beauté de son corps.La femme est la mère du monde», soutient l'artiste, dans un témoignage qui contrebalance le sexisme que certains pourraient voir dans son image de la muse de l'Histoire atterrissant dans la main de l'Homme.La muse de l'élégie se confond quant à elle dans les formes d'un violon, dans un tableau où l'esthétique formel est remarquable.Ces jeux avec la forme et la couleur sont aussi derrière la démarche de création d'oeuvres comme «La femme bottée» et «La femme pic-bois».L'exposition de David Tousignant permet également de voir d'autres facettes de son travail.Par exemple, une oeuvre de facture assez surréaliste met en scène les difficultés de communication dans le couple; une autre, «La chapelle de fortune du jazzman nomade», aussi dans l'esprit surréaliste, verse légèrement dans la spiritualité.En intitulant son exposition «L'élégie du violon d'Ingres», le bachelier en arts plastiques a voulu évoquer l'aspiration de presque tout artiste à pouvoir vivre de son art.«L'élégie est un poème lyrique au ton tendre et triste, et le violon d'Ingres est une expression qui fait référence à une occupation qu'on fait à côté de notre occupation principale.C'est comme si mes tableaux étaient une poésie sur un ton tendre et triste, du fait que je ne peux pas faire ça comme occupation principale», explique celui qui est modeleur dans l'industrie du bateau.Les oeuvres de David Tousignant peuvent être vues au café Figaro jusqu'à la fin du mois d’août.» k M: fl ' * il mWÊ s m BSSïM?: ?) -sjî-v w .t! r t j?lp§f I _ ; s» (Photo - Sylvain Mayer) L'artiste David Tousignant, de Saint-Jean-des-Piles, présente son exposition «L'élégie du violon d'Ingres» au café Figaro à Shawinigan.Il y a combien de facettes à Marc Labrèche ?(Suite de la page PI) ¦ «Que les débats soient arrivés à ce mo-ment-là, je pense que ça tient au hasard.Peut-être que cinq ans plus tôt, la même émission n'aurait rien provoqué, mais là, le sujet de l'information-spectacle était dans l'air.Nous autres, de notre côté, on faisait simplement notre affaire sans se soucier du reste.On en parlait entre nous, mais ce n'était rien de plus que des conversations entre amis.» Ironie «Vrai qu’on se moquait un peu de l'attitude que certains journalistes pouvaient avoir», admet l'animateur.«On n'attaquait personne mais on se moquait de tout un format, de la forme que prennent les bulletins de nouvelles.C'est très correct de leur part mais nous, on avait simplement envie de rire un peu de cette part de notre culture.On avait envie de faire une petite parodie de l'information.Et là, les choses ont déboulé.Est-il possible, même pour les gens sérieux qui font sérieusement de l'information, de rire d’eux-même?» «J’aurais compris l'inquiétude si les sources d'information avaient été limitées mais le téléspectateur a de multiples endroits pour s'informer et est capable de faire la différence.Je suis capable d'apprécier du Shakespeare autant que du burlesque ou de lire du Tom Wolfe ou bien un ouvrage sur les particules élémentaires si ça me tente.Mon libre-arbitre me permet de faire ces choix-là.» L'expérience n'a évidemment pas été vide.Labrèche semble être de ceux qui sa- vent tirer quelque chose des expériences que la vie offre.«Ce que tout ça m'a appris, c'est l'ampleur du médium.Les mêmes discussions peuvent être suscitées par des pièces de théâtre mais ça reste dans un cercle restreint.Dès que tu mets le pied à la télévision, tu appartiens à tout le monde, à la société.Les gens te voient meilleur ou moins bon que tu es.Moi, devant ça, je me suis dit: 'fais ce que l'as à faire et paie-toi du bon temps'.» Continuer Preuve qu'il n'a pas été traumatisé par les remises en question, il continue.La décision, soutient-il, elle est venue du fait que plusieurs membres de la production dont il admire le travail et qu'il apprécie voulaient aussi continuer et le suivre.«La possibilité de faire une émission de variété quotidienne d'une heure qui me donne l'occasion de rencontrer des gens remarquables, c'est merveilleux.Si dans ma vie j'ai l'occasion de faire cinq ans de télévision dans des conditions agréables, c'est fantastique.Il ne me reste qu'à contribuer à monter quelque chose qui me ressemble ou qui correspondrait à ce que moi, comme téléspectateur, j'ai envie de voir.» Justement, à quelques semaines du défi, où en est le concept de l'émission?«Tu ne sais pas ce que ça va être avant de l'avoir emmené en onde.«La fin du monde.nous a prouvé que les choses se placent beaucoup d'elles-même.On avait une structure bien précise des mois à l'avance puis quand on l'a mise en ondes, beaucoup de choses ne fonctionnaient plus du tout.On a fini par trouver quelque chose qui s'est forgé par lui-même.» «On sait quand même certaines choses: il y aura des invités et ça, ça me tente beaucoup.Le côté musical est aussi important parce que j'aime beaucoup la musique et je veux lui donner une bonne place plutôt que de la reléguer à la toute fin de l'émission pendant le générique.Une bon numéro avec de bons musiciens qui font une bonne toune, c'est bon et ça vaut la peine de le placer en plein milieu d'une émission.Il va aussi y avoir de l'actualité parce que ça nous intéresse mais aussi parce que c'est un creuset intarissable de sujets qui permettent d'amener un ton différent dans l'émission.» «En entrevues, ce n'est pas tant la révélation de choses inédites qui m'intéresse mais je voudrais créer des conversations.Ce qu'on voit un peu à la télé française parfois ou un peu dans «Politically incorrect» à la télé américaine.Si tu es en entrevue avec Laurence Jalbert, par exemple, et qu'il y a eu un crach important à la bourse, c'est une belle occasion non pas de savoir si elle a placé de l'argent à la bourse, mais de connaître ce qu’est son rapport à l’argent, disons.» «Aussi, il y a une chose qui nous a manqué à «La fin du monde.», c'est de se retrouver toute la gang à parler de choses et d'autres.Ça, on va faire ça.Comme un club quotidien.» On résume: deux invités par soir, un numéro de variétés, entrevues d'actualités, un mini-bulletin de nouvelles et le club de discussion à la fin.Voilà «Le grand blond avec un show sournois».Avec l'absurdité de Labrèche?«Pas d'absurdité à tout prix», répond-il.«Faut que je sois moi-même.Il y a des jours où tu as envie de déconner et d'autres, non.Je ne liens pas à avoir absolument un personnage absurde ou drôle à tout prix.Ça reste une émission de variétés.Il y a le rapport avec le vrai monde, les gens ordinaires qui m'intéresse aussi beaucoup mais je ne sais pas comment ça va se faire.» S'il ne s'abandonne pas à l'absurde recette qui en a fait une grande vedette, il lui faudra quand même une marge de manoeuvre.«Le seul intérêt de continuer à faire de la télé après la «Fin c^i monde.», c'est de garder la liberté de décider d'un ton et d’une façon d'aborder les choses et les gens.À «La fin du monde.» on finissait toujours par dire ce qu'on avait envie de dire même par rapport à nos patrons, aux institutions, aux intervenants, etc.Les institutions finissaient par dire «Bah! c'est de l'humour, c'est pas grave».À TVA, cette liberté-là, c'est maintenant à nous de la prendre.Moi, je ne tiens pas à faire carrière à la télé, je n'ai rien à perdre.On peut même se casser la gueule carrément à cause de ça.Le public pourrait vouloir quelque chose de plus straight.Mais moi, je me sentirais cheap si j'étais là à me censurer.» «Si ça marche pas, très franchement, j'aime le théâtre, je m'en ennuie et je serai content d'y retourner.J'ai aussi envie d'autres choses comme écrire un scénario, par exemple.Je n'en ai pas de problème, de ce côté-là.J'y vais une année après l'autre.Si ça continue d'aller bien à la télé et que j'ai du plaisir, je serai le gars le plus heureux sur la terre.Si ça ne marche pas, je retournerai à ce que je connais, le théâtre, que j'aime aussi.Je le sais que je peux être bien là.» Alors, il est comment, Marc Labrèche?Moi, je dirais sain.Peut-être même heureux.» /~\ Hydro VOV Québec présentent if | *, r ¦ * » t MNTAST* SJ/ Canada Québec \M> ili DrMHmnratiH La nuit venue à Drummonciville.Tout devient possible! é 1-800-265-5412 Réservez maintenant.Savoureux forfaits.finiivellisift' CKTM Un succès retentit Déjü plus de 1, f* U Nouvelliste Samedi 19 août 2000 P3 I Wmm- Michel Jasmin (Image-Média Mauricie: Patrick Beauchamp) Michel Jasmin «Ce que j'ai senti, c'est que je ne remplaçais personne.J'étais le bienvenu.C 'est Michel Jasmin qu'il voulait.’» Michel Jasmin, en 1984, du temps de «Variétés Michel Jasmin».-ir f - en Lany King Live L'animateur retourne au petite écran Roland Paillé Quand il entamera sa nouvelle émission à TVA, à la fin août, de 12 h 30 à 13 h 30, il y aura dix ans que Michel Jasmin n'aura pas animé une émission télévisée sur une base quotidienne.Ce retour, le principal intéressé le salue avec toute la dignité et le professionnalisme qu'on lui connaît.Il a encore bien frais à la mémoire la façon que la direction de TVA l'a approché.C'est tout récent: c'était il y a environ un mois et demi.El ça s'est fait plutôt vite.Lorsqu'elle lui a signifié de l'intérêt, Michel Jasmin a d'abord été surpris de l'empressement qu'elle manifestait à son endroit.À la secrétaire du vice-président à la programmation qui lui demandait quand il pouvait prendre le lunch avec M.Philippe Lapointe, l'animateur a répondu: «N'importe quel midi la semaine prochaine.L'autre semaine après aussi», se souvient-il.«Mais elle m'a dit: "Non, non, non." J'ai alors répliqué: "Dans un mois, d'abord." Puis elle m'a lancé: "Avant ça, vous ne pouvez pas?" J’ai dit oui."Comme quoi, avant ça?" Elle a rétorqué: "Comme demain midi?" Là, j'ai commencé à penser qu'il y avait quelque chose de sérieux.J'ai eu un frisson.» Le lendemain, lors du lunch, M.Lapointe lui a dit ce qu'il avait en tète comme case-horaire et ce qu'il ne voulait pas faire dans cette case-horaire-là.«Il m'a dit: "On a une heure de télévision à vous offrir.Qu'est-ce que vous avez le goût de faire?" Je lui ai répliqué: "Moi, j'ai le goût de faire de l'entrevue.Je n'ai plus le goût d'animer de jeu questionnaire ou une émission de variétés.Mais idéalement, je ferais un Larry King Live." Il m'a dit: "C'est exactement ce qu'on veut." Moi qui m'étais juré de ne plus faire de quotidien, parce que je goûtais aux plaisirs de faire deux jours par semaine.C'était le bonheur complet: je pouvais faire autres choses.» «J'ai réfléchi et je me suis dit qu'une proposition comme celle-là, ça ne se représentera plus jamais.» Et il a donné son accord.La formule de l'émission a été élaborée et le contenu défini.«Ça se passait le mardi.Vendredis 19 h 30, l'entente était conclue et une conférence de presse a été convoquée pour le jeudi suivant», se rappelle M.Jasmin.«Tout s'est fait en dix jours», résume-t-il.Dans ces pourparlers, il a été touché par le contexte dans lequel les choses se sont déroulées.«Ce que j'ai senti, c'est que je ne remplaçais personne.J'étais le bienvenu.C'est Michel Jasmin qu'il voulait.» Et il y a tout lieu de croire que ce qui arrive à Michel Jasmin n'est que la pointe de l'iceberg.Car son retour à la télé, son astrologue le lui avait prédit.«Il m'a aussi dit que je vais avoir de grosses propositions en décembre et en février.» 14 000 entrevues?À la veille de prendre les commandes de son émission quotidienne qui sera axée sur des entrevues, Michel Jasmin met donc le cap sur Québec en traînant, dans ses bagages, le travail des recherchistes de 6000 des 14 000 entrevues qu'il soutient avoir réalisées depuis 1967.14 000?Le chiffre semble énorme mais il le défend avec fermeté.«J'ai tout tout tout gardé», lance-t-il.— Ce n'est pas une maison que vous avez: c'est un entrepôt.La remarque le fait sourire, mais il capitalise dessus.«C'est une maison d'archives», rétorque-t-il avec humour.«Mais c'est tellement précieux, c'est tellement extraordinaire.» Il se peut fort bien qu'il se réfère à sa banque de renseignements lorsqu'il animera sort émission quotidienne.«L'émission s'intitulera, très originalement, «Michel Jasmin», ironise-t-il.Le principal concerné évite de mettre des limites à cette émission d'une heure.«On veut aller dans tous les sens.C'est une émission exclusivement d'entrevues qui, à la base, consiste à une entrevue d'une heure avec une personnalité.Mais ça ne sera pas que cela parce que, si c'était le cas, ça pourrait être juste une émission de radio.L'émission va être agrémentée, illustrée.Ça pourra arriver qu'on demande à un artiste de commenter un événement de l'actualité.On va évidemment beaucoup parler de la personnalité de cet invité», fait-il savoir.80% des invités proviendront du milieu artistique alors que l’autre 20% sera issu des domaines sportif, politique, social.Donc, autour de l'invité viendront se greffer d'autres person- nalités.«Ce ne sera pas des surprises», précise l'animateur.«Les surprises, on veut les faire au public», ajoute-t-il.Donc, pas question de servir une nouvelle version de «Bla-bla-bla».Pour alimenter cette émission, on aura recours à la diffusion en duplex.«Moi je serai à Québec et ça pourra arriver que l’invité soit à Montréal, ou à Trois-Rivières, à CHEM.On va faire ça avec chacune des stations du réseau (TVA).Ça nous permet un très grande latitude, et ça ne devient pas restrictif d'être à Québec», explique-t-il.L'annonce de cet'e émission sur la grille-horaire de TVA semble susciter, si on se fie au principal intéressé, beaucoup d'intérêt dans le milieu.«Vous ne pouvez pas imaginez le nombre de personnes qui ont téléphoné ou que j'ai rencontrées et dont la réaction était: "Enfin, on va avoir une place où on va avoir le temps de parler, de dire des choses», souligne M.Jasmin.«Avec quatre blocs de 9 à 12 minutes par émission, on va avoir le temps d'établir une complicité avec l'invité», poursuit l'animateur.Absence de 10 ans Ce retour de Michel Jasmin à la télé survient après une absence de dix ans.Entre-temps, il a bien été invité à une vingtaine d'émissions; il a animé deux soirs «Le Poing J», l'automne dernier, ainsi que «Salut bonjour» les week-ends, cet été.La réaction du public à son passage au «Poing J» l'a grandement ému.«Ces deux soirs-là ont été les deux plus fortes cotes d'écoute de toute la saison.À quelque part, ça fait du bien au petit coeur de savoir que le public ne t’a pas oublié et qu'il t'a gardé son affection», témoigne-t-il.Il a aussi fait passablement de journalisme écrit (7 jours), beaucoup de la radio en remplacement, et il a écrit des scénarios pour des biographies à Canal D.«Ça, j'aime beaucoup ça.Ces dix années-là m'ont permis de faire plein de choses que je n’avais pas le temps de faire.Parce que, quand on fait du quotidien, à la télé, c'est de dix à douze heures de travail par jour», observe-t-il.Il veut continuer à écrire, notamment des textes d'entrevues dans 7 jours.«Ça m'a pris dix ans à apprivoiser l'écriture et je ne veux pas perdre ça.Je veux le garder parce que j'ai découvert le plaisir de l'écriture», confie-t-il.* i « t f P4 La Nouvelliste Samedi 19 août 2000 Prochain gala de MuchMusic H Toronto (PC) — Le rappeur Choclair, le groupe de Matthew Good et la chanteuse Chantal Kreviazuk ont reçu plusieurs mentions de finaliste au concours annuel de vidéos de la chaîne MuchMusic, dont le gala doit avoir lieu le jeudi 21 septembre à Toronto.Avec son air «That's The Way Il Is», Céline Dion est en lice pour le prix MuchMoreMusic, du nom d’une autre chaîne du groupe torontois Chum, aux côtés de Mme Kreviazuk, Shania Twain, Bruce Cockburn et k.d.lang.Il existe aussi une catégorie du meilleur vidéo francophone, où ont été sélectionnés le groupe Muzion pour «La vie ti neg», Eric Lapointe («Mon ange»).Les Marmottes aplaties («Détruire»), Stefie Shock («Je combats le spleen») et Daniel Boucher («Silicone»).Choclair a amassé sept mentions, dont celles pour «Let's ride» et «Rubbin» ainsi que pour un prix du public et le clip et l'artiste canadien.Chantal Kreviazuk a reçu cinq sélections, au titre du meilleur clip et du vidéo pop entre autres choses.Qu'adviendra-t-il de UFM?H New York (AP) — Le groupe News Corp a misé plus haut que son rival Viacom, soit 5,4 milliards $ US, et ainsi acheté Chris-Craft Industries qui possède des stations de télévision dans huit grands marchés américains.Or ces stations sont affiliées au réseau UPN, filiale de Viacom.News Corp, de son côté propriétaire du réseau Fox, ne range pas parmi ses priorités les liens avec UPN.«Je ne sais pas ce qui va arriver, je ne crois pas que nous nous en soucions énormément», a affirmé Peter Chemin, de News Corp.Une centaine de stations aux États-Unis sont associées à UPN mais, si les huit en question changent d'affiliation, UPN verrait sa desserte de l'auditoire national ramenée de 87 à 67 pour cent, avec entre autres la perte des marchés de Los Angeles et New York.La direction de Viacom, qui aimerait le rebaptiser Paramount Network, comme son studio de Hollywood, a déjà laissé savoir qu'elle fermerait UPN si cette filiale n'atteignait pas un jour la rentabilité.Un autre téléfilm en route B Halifax (PC) — Le tournage des scènes extérieures vient d'être complété en Nouvelle-Ecosse, pour un téléfilm rappelant le drame du vol Swissair 111, qui a fait 229 morts devant Peggy's Cove, le 2 septembre 1998.Le téléfilm «Blessed Stranger», avec Kate Nelligan dans la distribution, devrait être à l'horaire du réseau CTV cet automne.Produit par Big Motion Pictures, le film est réalisé par David Wellington.La production de 4 millions $ fait partie du volet à contenu canadien de CTV, qui comprend aussi des téléfilms racontant l'affaire judiciaire David Mil-gaard, le cas du hockeyeur Sheldon Kennedy et l’histoire du médecin québécois Lucille Thisdale, jouée par Marina Orsini.* 330 aw.St-Laurcnt ^9 Centre-Ville Louiseville "SaiM •vi -iir moi x Ecrans flottants et courbés DU 18 AU 24 AOUT 2000 NEW YORK EN AUTOMNE (C) VEN.- SAM ET OIM : 1 00 - S 20 7 00 - 9 20 LUNDI AU JEUDI: 1 ÎO - 7:00 - 9 20 BÉNIE SOIT L ENFANT (13+) VEN.- SAM ET DIM 1 00 - î 20 - 7:00 - 9:20 LUNDI AU JEUDI 1:30 - 7:00 - 9:20 LES PIONNIERS DE L'ESPACE (G) VEN - SAM ET DIM 12:45 - 6 45 LUNDI AU JEUDI 1:20 - 6 45 NIGAUD DE PROFESSEUR II (G) VEN.- SAM ET DIM 3 20 - 9 20 LUNDI AU JEUDI 9:20 Aardi & Mercredi soir à 5.50 î INFO-CINE: (819' 228*0220 www.'-.howbi JJ.rtof TÉLÉV/ISIOM ET V/IPÉO La Chicane.juste pour voir le monde Francine Champagne La Presse Canadienne Le 6 juillet dernier, dans le cadre du Festival d'été de Québec, les cinq membres de ce très populaire groupe rock se produisaient en première partie du spectacle d'Éric Lapointe, qui s'est d'ailleurs joint à eux dans l'interprétation de leur mégasuccès «Calvaire».C'est ce spectacle enlevant que nous présente Radio-Canada, ce dimanche, 20h, lors de l'émission «L'Été de la musique».Avec 200 000 exemplaires vendus de son premier album «En Catimini», le groupe abitibien, composé de Boom Desjardins, chanteur.Éric Lemieux, pianiste, Dany Bédard, bassiste, Christian Legault, guitariste et Martin Bédard, batteur, a été propulsé au firmament du rock québécois.Il faut dire que leurs chansons et arrangements musicaux apportent une nouvelle fraîcheur, une nouvelle approche au rock québécois déjà existant.C'est donc un show débordant d'énergie où, en plus de tubes tels «Le Fil» et «Juste pour voir le monde», il sera possible d'entendre une toute nouvelle chanson, intitulée «Ma gueule, vos regards».Michel Jasmin La fin du mois d'août et la Rentrée prochaine entraînent des transformations et une moisson de nouvelles émissions dans la plupart des réseaux de télévision.Tel est le cas de «Michel Jasmin», un talk show diffusé du lundi au vendredi à 12h30, au réseau TVA, et ce, à compter de cette semaine.Le toujours sympathique animateur, qui estime avoir réalisé au cours de sa carrière près de 14 000 entrevues, autant à la radio, qu'à la TV et dans les magazines, recevra des personnalités issues de divers milieux.Présentée en direct de la belle ville Québec, l'émission d'une heure inclura des «duplex» en provenance de Montréal , et le public pourra communiquer avec l'animateur, son ou ses invités, par l'entremise d'une tribune téléphonique.Michel Jasmin avoue que cette émission lui donne l'opportunité de faire ce qu'il aime le plus au monde: rencontrer des gens et partager des moments privilégiés avec les téléspectateurs.Gilles Proulx au Grand Journal Comme un coup de ventà ou plutôt comme une tornade, l'arrivée de l'impétueux Gilles Proulx au réseau du 'mouton noir', ne passera sûrement pas inaperçue.En effet, le vétéran de la radio, qui a toujours eu (Photo - PC) La Chicane présente un spectacle débordant d'énergie son franc parler, prendra la tribune du «Grand Journal» de I2h à 13h, du lundi au vendredi .U sera entouré de collaborateurs tels Renée-Claude Brazeau, Isabelle Vachon, Yvan Martineau et Patricia Deniers.Les téléspectateurs seront invités à communiquer par courrier ou par téléphone leurs réactions face à la nouvelle du jour.Nul doute qu'à TQS, l'information prendra une toute nouvelle couleur.«Le Comte de Monte Cristo» Par son style vivant et imagé, ses romans d'amour et d'aventures n'ont jamais cessé de captiver ses lecteurs et, Alexandre Dumas, père, demeure l'un des auteurs du XIXe siècle, parmi les plus lus.Le réseau Radio-Canada offre ce lundi, 20h, une adaptation spectaculaire, de l'une de ses èuvres bien connues "Le Comte de Monte Cristo", mettant en vedette l'unique Gérard Depardieu, avec Jean Rochefort, Ornella Muti et Pierre Arditi.C'est l'histoire d'un brillant jeune capitaine, arrêté le soir de ses fiançailles avec la femme qu'il aime, suite à un complot manigancé par un rival amoureux et ses associés véreux.Après vingt ans d'incarcération injuste, il réussit à s'évader.S'étant emparé de la fortune que lui a léguée un détenu décédé et devenu comte, il revient en force pour exercer sa vengeance sur ses ennemis qui le croyaient mort.Daniel Pinard chez les Francs-Tireurs Ce vendredi, 19h30, Télé-Québec remet à l'affiche cette émission spéciale des «Francs -tireurs», qui a fait couler beaucoup d'encre, lors de laquelle Daniel Pinard dévoilait son homosexualité pour la première fois en public et dénonçait les propos homophobes que véhiculaient certaines émissions humoristiques comme «Piment fort» et «Les Mecs comiques».«Carmina Burana» a été, sans contredit, l'un des grands moments du Festival International de Lanau-dière, cette saison.Cette magistrale cantate profane de Carl Orff était interprétée par le Chèur et l'Orchestre symphonique de Québec, sous la direction de son chef, Yoav Talmi.Les solistes Éthel Guéret, soprano, Matthew White, haute-contre, et Theodore Baerg ont, de par leur talent leurs voix exceptionnelles, contribué au succès de cette soirée musicale dans la nature.Radio-Canada l'offre, ce dimanche, 21 h, dans le cadre de «L'Été de la musique».«Thyroïde, c'est une question d’équilibre», tel est le thème de l'émission «Pulsations», présentée ce mercredi, 19h30, à TV5.Comme on le sait, la thyroïde est une petite glande très importante pour la stabilité de l'organisme humain et.lorsqu'elle fonctionne mal, c'est tout notre équilibre qui peut s'en trouver perturbé.Ainsi, goitre, nodule, hypo, hyper, elle peut connaître de nombreux dérèglements.Fatigue, troubles cardiaques, prise de poids, irritabilité sont de nombreux maux qui découlent d'un dysfonctionnement thyroïdien.Lors de cette émission, un généraliste, un médecin nu-cléariste et un endoctrinologue dresseront l'inventaire de ces affections et leurs modes de traitement.Anneàles années de tourmente Feuilleton basé sur le roman très connu de Lucy Maud Montgomery, la saga de la brillante et pétulante orpheline, Anne Shirley, mettant en vedette Megan Follows et Jonathan Crombie, se poursuit ce mardi, 20h, à Radio-Canada.Croyant pouvoir lancer sa carrière littéraire, Anne accompagne son fiancé à New York où celui-ci, devenu médecin, a accepté un poste dans un grand hôpital.Là, elle se fait voler son manuscrit qu'elle allait présenter à un éditeur.Gilbert de son côté, a de la difficulté à s’adapter à la grande métropole américaine et le jeune couple décide bientôt de revenir à Avonlea, à l'île-du-Prince-Édouard.Mais, la guerre éclate et, enrôlé dès les premiers jours, Gilbert est porté disparu en Europe.Anne décide de partir à sa recherche.• Simple et touchant «L'oeuvre de Dieu, la part du diable» François Houde Homer Wells, un orphelin ayant grandi dans le petit orphelinat de St.Cloud, dans le Maine, est pressenti par le médecin vieillissant qui dirige l'institution pour lui succéder.Opposé aux avortements que le médecin pratique régulièrement, Homer n'est guère entiché à l'idée.D'autant qu’il sent l'appel du monde et de la liberté à l'extérieur de l'orphelinat.Il le quitte en compagnie d'un jeune couple et va travailler comme cueilleur dans un verger.Il y connaîtra son premier amour et affrontera des événements troublant qui lui permettront de découvrir le sens de sa vie.Mis en noir.ii.ation comme meilleur film île 1999, l'oeuvre de Lasse Hallstrôm est une très belle réussite.C'est un film délicat, plein de sensibilité et tout en nuance.Le scénario est de John Irving ijui a adapté son propre roman.C'est une fort belle histoire toute simple mais vraie qui vise le coeur bien plus que la tête.Les principaux interprètes sont excellents et Michael Caine, superbe, a été couronné de l'Oscar pour le meilleur acteur dans un rôle de soutien.Plus que la mise en scène, conventionnelle, c'est le propos qu'on retient et ce, même s'il n’a rien de vraiment surprenant.Pourquoi faudrait-il enjoliver les simples mais immuables vérités de l'existence?Un bien beau petit film.Américain 1999.Drame de Lasse Halstrôm avec Tobey Maguire, Michael Caine et Charlize Theron.«Erin Brockovich» Une mère célibataire victime d'un accident de voiture trouve un emploi au sein de la firme d'avocats à laquelle elle a fait appel pour poursuivre le conducteur fautif.Engagée pour classer des dossiers, elle s’intéresse à l'un d'eux qui porte sur plusieurs familles victimes d'eau contaminée.Les responsables, une «MlMUft AcyfH, **MA*iC lÆUVRE w D\ki > u PXKT DU Dl XKï.A I grose compagnie, ont trouvé le moyen de cacher leur responsabilité.Bien qu'elle n'y connaisse strictement rien, Erin se lance dans une ro-cambolesque croisade pour poursuivre en recours collectif l'énorme société coupable.À force de persuasion, elle se gagne l'appui d'un associé de la firme et entraîne les victimes désabusées dans son aventure.Une tâche colossale.Une histoire vécue qui a tout pour redonner aux plus cyniques d'entre vous foi en la justice.C'est un récit étonnant et réjouissant mené de bout en bout par une Julia Roberts étonnante de naturel dans un contre-emploi.Elle est fort bien soutenue par Albert Finney qui y met toute son expérience et sa gran- Le fila le plu rejeclmnt de linaee I -KWrOMTMB Julia % Roberts Z de maîtrise de son art.Les deux ont pu s'inspirer des personnages réels, l'histoire s'étant déroulée dans les années '90.Le scénario est sans fla-fla, simplement fidèle au déroulement chronologique des événements, ce qui, de la part d’un réalisateur aussi doué que Soderbergh est une bel exemple de maturité artistique.Américain 1999.Drame de Steven Soderbergh avec Julia Roberts, Albert Finney et Aaron Eckhart.* Les suggestions sont faites à partir des films disponibles au Superclub Vidéotron.Dr Jacques Cyr.O.D Dr Marie Claude Lafontaine.O.D Dr ChantaWfSvis, O.D.(Z!l Lentilles coméennes CÛ Lunettes GÙ Rééducation visuelle S!) Examen de la vue •TmTm fGEmREiï55\ BS hqvsi niqcinBÈÊI^l ¦/."oofPnnc ipale£’ WSaintJStanislasM 5899, 53923854, 328*3306 I U Nouvelliste Samedi 19 août 2000 P5 -A l'affiche- Apparences B Thriller (antastique.Un an après une aventure extra-cunjugale de Norman Spencer, son mariage est redevenu parfait.Seulement, son épouse se met à avoir des hallucinations qui ne sont peut-être pas si folles qu'elles le semblent.Bénie soit l'enfant ¦ Suspense d'horreur.Une petite fille élevée par Maggie, une infirmière psychiatrique, développe des pouvoirs surnaturels.Une praticienne occulte vient réclamer l'enfant.Il revient à Maggie de prévenir la réalisation d'une prophétie biblique.Coyote Ugly B Comédie romantique.Violet Sanford déménagé à New York pour poursuivre sa carrière de chanteuse.Elle est engagée comme serveuse au bar «Coyote Ugly», le bar le plus branché en ville.L'homme sans ombre B Drame de science-fiction.Faisant fi des risques potentiels, Sebastian Caine, un scientifique ayant découvert un produit qui rend invisible, l'expérimente.Par sécurité, ses collègues effacent toute trace du produit et Caine prend cela comme une menace à son existence même.Mon vaillant primate ¦ Film pour enfants.Un singe aux talents sportifs exceptionnels se joint à une bande de jeunes pour faire partie de leur équipe de hockey.New York en automne B Drame romantique.Un homme d'âge mûr aux nombreuses conquêtes amoureuses et à la vie mouvementée tombe amoureux d'une femme beaucoup plus jeune que lui mais qui est sérieusement malade.Nigaud de professeur II: les Klump B Comédie.Croyant son alter ego Buddy Love enterré, Sherman Klump est terrorisé à l'idée de voir Love ressurgir et remettre en question ses plans de mariage.Une course contre la montre débute pour Sherman: il doit rétablir le calme dans sa famille, réclamer son sérum rajeunissant révolutionnaire et épouser la femme qu'il aime avant que tout ne s'effondre.Les pionniers de l'espace B Drame d'aventures.Un vieux satellite militaire américain menace de se désagréger.Il faut en changer l'orbite mais l'engin est si vieux que seuls d'anciens militaires à la retraite peuvent le faire.Quatre d'entre eux reprennent du service.Pokémon, le film 2000 B Film d'animation.Une force terrifiante se manifeste et fait basculer l'univers des Pokémons.Seul Ash Ketchum peut colmater ce désastre.Il s'embarque dans la plus grande aventure jamais vécue.Les remplaçants B Comédie.En 1987, les joueurs de la ligue nationale de football sont en grève.Une bande de joueurs plus ou moins talentueux remplacent les joueurs des Sentinels de Washington et connaissent une saison mouvementée mais victorieuse.La tempête B Film d'action.En octobre 1991, une confluence de conditions météorologiques forme un ouragan mortel dans l'Atlantique Nord.Un bateau de pêche s'aventure dans cette monstrueuse tempête.La vie après l'amour B Comédie.Après 20 ans de mariage, Gilles Ger-vais se voit soudainement confronté au départ de son épouse.Gilles multiplie les efforts pour redonner un sens à sa vie.* - Mon Vaillant Primate en-» «r vas »w « « b* w bum • CVtrtiWS iWBtfyi^auiWBlBBtPWIKOBWIwwwwaiihllBWi (SA P 'M WA»** R.:* "(¦O» arw Mm r Wr» '01959* ^ (»»» ""î ¦—EQUI MOX r i .M iyt » ® A L’AFFICHE [rxotcwwno ^] CONSULTE/ LE OUIOf-MO«*IBE CINEMA OU JOURNAL L'esthétisme de la mise en scène de «La cellule» laisse parfois pantois.«La cellule» J* Un film puissant Vous savez comme moi que rien, si ce n'est un arracheur de dent, n'est plus menteur qu'une bande-annonce au cinéma.Plus souvent qu'autre-ment racoleuse, elle a pour objectif de convaincre les spectateurs que leur vie sera vaine s'ils ne voient pas tel ou tel navet.La bande-annonce de «La cellule» est la plus étrange qu'on ait vu en salle de récente mémoire et suggère un film très particulier.Or, elle est, ma foi, à peu près honnête.Peut-être est-ce parce qu'elle n’a guère besoin de mentir beaucoup pour vendre un film qui a tout pour se vendre lui-même.Quel film étonnant.On peut penser à d'autres films en voyant «la cellule» mais toute comparaison ne peut servir que de vague repère.Le film est unique, foncièrement différent de ce que vous connaissez.«La cellule» est, à la base, un polar assez classique.Un meurtrier en série sévit.Ses crimes ont quelque chose de rituel et laissent suffisamment d'indices aux enquêteurs pour qu'ils soient convaincus de trouver le meurtrier.Ce qu'ils font.Mais au moment de l'appréhender, l'homme leur facilite la tâche en étant dans le coma.Un coma caractéristique de la maladie mentale dont il souffre, un coma dont il ne sortira pas.Mais avant de plonger, il a enlevé une autre victime qu'il a cachée.Or, les policiers savent que dès le moment où il a enfermé une victime, un processus automatisé s'enclenche qui fera mourir la fille par noyade dans les 48 heures.L'inspecteur Peter Novak (Vince Vaughn) a deux jours pour trouver la fille et bien peu d'indices.On fait appel à une psychologue (Jennifer Lopez) qui, avec une équipe de scientifiques, a développé une technique lui permettant d'entrer dans l'esprit d'une personne comateuse.On lui demande d'entrer dans la tête du tueur et d'en extraire le secret de sa cachette.L'enquête policière se poursuit pendant que Mme Fou il le-Psyche se promène dans l’esprit fucké (oh combien!) de son patient.Eh bien, sachez que le subconscient du fou, c'est le Parc Belmont de la psychanalyse.Quel spectacle, les amis! Les traumatismes, fixations et autres fantasmes défient explications et entendement.Une fois entré dans la boîte crânienne, c'est un prodigieux délire d'effets visuels parfois fabuleux et souvent dérangeants.Je veux dire dérangeant dans les tripes.Troublant.Ça bouscule sévère.La sophistication de l'approche est indéniable.Elle vous frappe comme un dix-roues sur l'autoroute qui le ramène à la maison après un mois d'absence.Mais elle n'est pas dépourvue de sens.Le problème, c'est que ça manque de rigueur et qu'on en garde un impression de flou.Le metteur en scène explore l'âme d'un psychopathe mais n'arrive pas à garder le contrôle de sa machine.Bien sûr, il affirme ainsi la complexité de l'âme, le flou inhérent, mais se refuse à assumer jusqu'au bout les avenues d'explication qu'il emprunte.O.K., le jeune a eu un père abusif, mais ça n'explique pas les détails de son modus operand!.No- tez, l'effort est plus que louable.Ça relève même carrément de l'exploit.Mais on n'échappe pas à la fâcheuse tendance du cinéma actuel à substituer la forme au fond.N'empêche, c'est fort et c'est bon.Mais ça laisse à penser ce qu'un maître comme Kubrick en aurait fait, par exemple.Parce que lui aurait assumé sa démarche plus avant.À mes yeux, ça reste quelque chose à voir.Mais en même temps, je lance un gros avertissement: ce n'est pas pour tous les publics.C'est par moment très dur, très dérangeant.C'est violent et explicite.Au moment d'écrire ces lignes, la régie québécoise du cinéma n'avait pas encore décidé du classement du film.Même sans scène sexuelle très explicite, ça pourrait n'être que pour les gens de 18 ans et plus.Plus probablement 16 ans et plus.Le film n'a de véritable valeur que pour quelqu'un intéressé à en saisir le propos de fond.Autrement, ça relève du voyeurisme malsain et de la recherche bête de sensations fortes inédites et inutiles.Reste que c'est vraiment particulier.Ça ouvre des avenues intéressantes.Quant à la puissance globale du film et la maestria technique, notamment.El même dans le propos.Il faut aussi mentionner l'extraordinaire souci esthétique de la mise en scène.Un film à voir?Pas pour tout le monde.Faut avoir le coeur assez solide pour garder un recul.Mais c'est certainement un des films qui marque la saison.Si ce n'est l'année.* François Houde LES CINEMAS CINÉ ENTREPRISE — < CINEMA DU CAP 300.rue BARKOFF.CAP DE-LA MADELEJNE SON DIGITAL ET ÉCRANS COURBÉS , INFO-HORAIRE 693-9899 SEMAINE DU 18 AU 24 AOÛT 2000 COYOTE UGLY (VF) (G) TOUS LES JOURS.12:30 - 2:45 ¦ 500 - 7:10 - 930 APPARENCES (G) FORD / PFEIFFER TOUS LES JOURS: 2:15-7:15__________ L’HOMME SANS OMBRE (13+j KEVIN BACON TOUS If S JOURS ! 2:20 -2:35 445-7:10- 9:30 l£$ PI0NNKRS DE L’ESPACE (G) CMIASIW000 TOUS LES JOURS: 4:45 -9:45 BÉNIE SOIT L’ENFANT (Ï3+) KIM BASINGER TOUS LES JOURS: 12:15- 2:30 - 4:45 - / OO - 9:20 LES REMPLAÇANTS (G) REEVES / HACKMAN TOUS LES JOURS 2:00 - 4:30 7:QQ - 935 NEW YORK EN AUTOMNE (G) GERE / RYDER TOUS LES JOURS: 12:30 - 2:45 - 5:00 -7:15- 9:30 A CELLULE ( ) JENNIFER LOFEZ OUS LES JOURS: 1205 - 2:30 - 445 - 705 - 935 «PR—.TOUS L.E.S JOUSkSflH» IL7 1 & sKD&ir I COUCHE-TARD VEN.SAM.A S.SO$i RICHARD *TNÜ!!«Vn (KkF l'yTTFR mm* esh».¦ lefiatafmpBfnïïkn • XAAJ» -«RW» Ton» m four* : IJhOÎ • TÜiM - IAM - IIKJS CoucM-Urd !»hOS OUF FFRIEZ VO .BACON | __.teRE si vous Fiiez nvisime» t L'HOMN Üi SANS C» ’ônlKlôûn : 'MM ¦ IMS - ISM* - tIMO TSS T oui l« join : 1»0S • 1SM0 t«hSS - 1 Coucho tord : 24hOO I =3 Coucko-tord : 24HOO T'K’ T I'* U V \\î U RT K fin l T I I , h r sorrMÉSlAMT f.?*.‘î ?^1 rS-WWJIH'RS tT&’jYÔQÉuf*' err in mu eut «m ni tissiui run EDDIE MURPHY K I 1-J £ Y?»e professeur n — jèj LES K L U M P S KjK (V I.è* PMty Frof*$t*t II TV KWmpO •tovni ____.—V Tous ks jours ISMO 21h>0 Mtetoi CM* SytvV l’AmOur • ''—Y A- aprMj Tout St fours 1 JhOS - 11*00 / CoucM-frd : »4HQt P6 U Nouvelliste Samedi 19 août 2000 I Radiographie d'une mort fine Dimension sociale de la maladie au Québec Louise Plante Trois-Rivières Ceux qui, comme les Patriotes de la Gaspésie, sont convaincus qu'il existe un complot politique occulte pour «fermer» certaines régions du Québec, seront ravis de lire «Radiographie d'une mort fine, dimension sociale de la maladie au Québec», un ouvrage qui vient prouver par A plus B qu'au Québec, on a systématiquement voulu ignorer les causes de la pauvreté ren-dant ainsi certaines populations régionales plus malades que d'autres.Un des auteurs, le sociologue Charles Côté, signe aussi un ouvrage antérieur «Désintégration des régions», un livre qui avait démontré comment le maintien chronique du sous-emploi menait plusieurs populations régionales à leur perte.Ce second livre est la suite logique du premier.Cette fois-ci.Côté et Daniel La-rouche, un historien, présentent une étude choc sur la dimension sociale et politique de la maladie au Québec.Ils y constatent naturellement des écarts de santé considérables entre les populations des régions de la province.Ce phénomène, écrivent-ils, met en cause certains choix poli- tiques faits depuis la Révolution tranquille, dont celui de faire de Montréal une métropole forte et ce, même au détriment du reste du Québec.Les auteurs disent constater que les orientations majeures prises et maintenues depuis 1970 sont en train de défaire, de l'intérieur, la société québécoise.Si le Québec dispose d'un système de soin, dispose-t-il d'un système de santé, se demandent-ils sans détour?Par système de santé, ils entendent l'ensemble organisé de mécanismes, de fonctions et d'activités qui, à l'échelle d'une collectivité, contribuent à assurer la santé du plus grand nombre, par exemple un système d'aqueduc et d'égout efficace ou une politique de l'emploi.Le système de soins, lui, étant l'ensemble organisé de fonctions instituées dans le but de stabiliser l'état ou de restaurer la santé des personnes affectées de certains problèmes organiques.Cette étude, écrit l'éditeur (Les Éditions JCL) menée comme une enquête sur les faits, veut aller au-delà de la description des phénomènes.Elle veut expliquer et valider les causes, et mettre en jeu les décisions politiques qui entretiennent l'inégalité des chances selon la région d'où proviennent les populations.Les auteurs ont commencé par vérifier systématiquement toutes les hospitalisations faites au Québec depuis 1982, de même que les différents types d'indicateurs susceptibles de mesurer l'état de santé des populations.En fait, les trois premiers chapitres démontrent au plan scientifique, que les expressions «riche et en santé» ou «pauvre et malade» ne sont pas qu’une boutade d'humoriste.Si elles ne peuvent s'appliquer universellement à tous les individus vivant une situation de richesse ou de pauvreté, elles s'appliquent clairement à l'échelle des populations régionales du Québec.La seconde moitié de l'ouvrage identifie les dysfonctions qui se sont manifestées dans le système social du Québec depuis la Révolution tranquille et qui sont en grande partie responsables de la situation que nous vivons actuellement aux plans économique, démographique et sanitaire.Enfin, le dernier chapitre permet de voir dans quel cul-de-sac nous a menés la trajectoire choisie et maintenus depuis trois décennies-peu importe les gouvernements.Le chapitre sept, sur la base des discours officiels ayant eu cours entre 1970 et la Réforme de la santé, montre comment ont été entreprises les décisions qui nous auraient conduits à la situation de désintégration et à l'impasse actuelle, parfois en passant pas une entreprise systématique de «brouillage des faits», selon les auteurs.Ces derniers démontrent aussi comment les gestes et les dis- Chartes Côte Ohniel Larouch Radiographie d'une mort fine de ,°'me?sion sociale e '° mala
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