Le nouvelliste, 12 février 2000, Cahier 2
U Nouvelliste Samedi 12 février 2000 Al 50 dit L'école.à la maison Isabelle Légaré Trois-Rivières En septembre dernier, pour la première fois de sa vie en 15 ans, Josué a mis les pieds dans une école, une vraie, lui qui depuis l'âge de 8 ans, était l'élève attitré de sa mère, Simone Râtelle.L'adolescent a suivi le même parcours que sa soeur et son frère aîné qui ont reçu l'enseignement à la maison alors que, bon an mal an, un million de jeunes de la maternelle au cinquième secondaire fréquentent le réseau scolaire québécois.«C'est tout un contrat pour le parent qui décide d'enseigner à ses enfants.Une personne qui hésite ne doit pas le faire.Il faut que ce soit sérieux, sinon, cela peut compromettre l'avenir de l'enfant.» Malgré ses propres mises en garde, Mme Râtelle demeure convaincue d'avoir fait le bon choix pour ses enfants qui ont cependant refusé de prendre part à l'entrevue et de courir le risque d'être marginalisés, ont-ils exprimé à leur mère.L'expérience semble pourtant avoir été concluante.Respectivement âgés de 20, 18 et 15 ans, Judith, Jonathan et Josué étudient aujourd'hui à l'Université du Québec à Trois-Rivières, au Collège Laflèche et au Séminaire Sainte-Marie.«On était très décidé.On n'a pas fait cela à l'aveuglette.On s'est tellement impliqué», insiste Mme Râtelle en parlant de sa motivation et de celle de son conjoint qui, d'un commun accord, ont convenu que l'instruction de leurs enfants se ferait à la maison.«Il faut que l'autre conjoint soit consentant, qu'il participe au projet.Moi, je ne Tau-rais pas fait sinon», souligne Mme Râtelle dont la scolarité équivaut à des études de niveau collégial alors que son mari est ingénieur.Ce choix de vie ne fait évidemment pas d'elle sur le plan scolaire.Comme elle était l'unanimité.Mme Râtelle raconte que des voi- d'un tempérament très autonome, j'ai accepté sins ont déjà communiqué avec les autorités pour me consacrer aux deux autres.Mais elle scolaires, soucieux de leur faire savoir que les s'est mise à prendre du retard.», raconte Mme enfants Râtelle ne prenaient pas le chemin des Râtelle qui soutient que mère et fille (ou en-classes comme tous les jeunes de la municipa- seignante-élève) ont tiré une leçon de cette lité de Saint-Mathieu.histoire dont la conclusion ne s'est tout de S'inspirant d'une approche pédagogique même pas avérée dramatique puisque Judith développée par un couple de pédagogues, poursuit actuellement ses études universitai-Raymond et Dorothy Moore, Mme Râtelle a commencé à faire la classe à ses enfants lorsqu'ils ont célébré à tour de rôle leur huitième anniversaire.«Avant cet âge, il est trop tôt pour intégrer un jeune au milieu scolaire», affirme Mme EcffiS rlF J] fi s Contrairement aux centaines de milliers d'élèves qui montent quotidiennement à bord des autobus scolaires pour se rendre à l'école, des jeunes demeurent à la maison où ils reçoivent l'enseignement dispensé par leurs parents.res en biochimie.Judith avait 18 ans le jour où, pour la pre-r ière fois, elle a manifesté le désir de vivre te vie d'étudiante disons, plus normale.Ses parents n'ont pas hésité à répondre à ses attentes.Ils se sont même tournés vers le cadet, Jo- Ratelle avant de faire référence aux problèmes natham alors âgé de 16 ans, à qui ils ont pro-de posture et de vision encourus par un petit Posé d'accompagner sa soeur dans un collège confiné à rester assis de longues périodes et à transcrire les notes au tableau.Selon Mme Râtelle, le directeur général de la commission scolaire protestante de l'époque qui s'est pointé à la maison pour vérifier les dires du voisinage s'est plutôt montré «enchanté» par l'approche privilégiée et le matériel didactique utilisé par la maman institutrice.Mme Râtelle a toujours émis de sérieux doutes quant au contenu des volumes distribués aux élèves.«On ne voulait pas qu'on enseigne à nos enfants ce qui est faux», explique-t-elle en se disant dictée par ses croyances et ses valeurs.Et selon Mme Râtelle, les manuels scolaires font trop souvent référence à THalloween et au Père Noël pour transmettre les matières académiques.Mme Râtelle avait pris soin d'aménager une pièce de la maison en une véritable classe.«Avec un grand tableau vert, une table et des chaises confortables, un aiguise-crayon et deux grandes fenêtres», décrit-elle.privé de l'Alberta, institution qu'ils ont fréquentée pendant deux ans.Le départ des deux plus vieux a accéléré la rentrée de Josué dans une école conventionnelle.«Nous savions qu'un jour ou l'autre, nos enfants intégreraient le système», maintient Mme Râtelle, compréhensive à l'endroit de son plus jeune susceptible de s'ennuyer à la maison en raison de l'absence de son frère et de sa soeur.Josué a été admis en septembre dernier au Séminaire Sainte-Marie.Après avoir complété un test évaluant ses connaissances, l'adolescent s'est joint à un groupe d'élèves de son âge, en troisième secondaire.Le principal retard académique de Josué se situe au niveau de la maîtrise du français écrit, concède sa mère.Le directeur des études du SSM, M.Michel Lefebvre, confirme les lacunes à ce niveau de son nouvel élève dont la discipline personnelle, soutient-il par contre, devrait lui permettre de rattraper ses camarades de classe d'ici la fin de ses études secondaires.«Josué VENTE DE FEVRIER SUR NOS 3 MODÈLES SUIVANTS : R.2000 ?Matelas ferme ?Garantie 10 ans ?Très bon rapport qualité/prix ?Fièrement fabriqué en région La flexibilité de l'horaire, le respect de la va se tirer d'affaire.Il s'agit qu'il y mette les vitesse d apprentissage de l'enfant, de sa per- efforts», conseille M.Lefebvre.sonnalité et de ses intérêts figurent au nombre des avantages à enseigner à la maison, poursuit Mme Râtelle qui a également apprécié de pouvoir passer du bon temps en famille.«Je lève mon chapeau aux enseignants qui Quant à la transition sociale.«Il se fait lentement quelques amis», ajoute Mme Râtelle qui fait confiance à son fils pour faire sa place dans son milieu.«Il faut que les gens arrêtent de s'imaginer ARTEMIS ?Matelas ferme ?Garantie 10 ans ?Supports latéraux ?Fièrement fabriqué en région « EXCALIBUR ?Pillow Top ?Haut de gamme ?Matelas moelleux ?Garantie 10 ans ?Ressorts ensachés individuellement ?Support latéraux ?Fièrement fabriqué en région doivent composer à chaque jour avec trente que les enfants qui reçoivent un enseignement enfants à la fois, qui ont des aptitudes diffé- à la maison sont mis à part de la société», répè- rentes à apprendre, qui ont un caractère propre à eux, etc.Moi, j'avais la chance de connaître personnellement chacun de mes élèves», avoue Mme Râtelle qui n'a que des éloges à formuler à l'endroit du programme d'enseignement à distance dont elle s'est servi pendant toute ses années.«Heine Study International est un programme américain, en anglais donc.J'étais un peu hors-la-loi», confesse en souriant Mme Râtelle qui a cependant intégré des leçons de français et d'histoire du Canada dans son enseignement.«Avec mes enfants, j'ai recommencé trois fois mon primaire et une partie de mon secon- te-t-elle avant de reconnaître que les familles qui décident de se lancer dans une telle aventure habitent rarement au coeur d'un quartier bondé d'enfants.«Il faut être un peu en retrait.Cela pourrait être difficile sinon pour l'enfant», ajoute Mme Râtelle en parlant des petits voisins qui vont et reviennent de Técole, bref, des écoliers susceptibles de nuire à la motivation de Télèves à la maison.Mme Râtelle identifie d'ailleurs le manque de stimulation par les pairs comme un désavantage de l'enseignement à domicile.«Si l'enfant obtient une note de 40 % à son examen, il peut difficilement se comparer à LIQUIDATION .DES DEMOS Lits électriques ajustables V daire», ajoute celle qui a su prendre quelques •'élève qui a obtenu la note de 90 %», expli-trucs avec les années.que Mme Râtelle qui fait remarquer que dans Plusieurs fois par année, Mme Râtelle I'°uest canadien et aux États-Unis, où i'ensei-pouvait vérifier les apprentissages de ses en- Iiuement à domicile est une pratique beaucoup fants - et du même coup, ses propres compé- Plus courante qu au Québec, des mères-insti- tences à enseigner - en faisant passer à ses élèves des examens soumis par Home Study International.«Lorsque mes enfants étaient de niveau primaire, nous ne travaillions qu'en avant-midi seulement.Les heures de classe étaient cependant plus longues une fois qu'ils attei- ., , gnaient le secondaire», explique Mme Râtelle qUico C- WeSrN ifiRIX WSBK BOSTON 0,99$ PAR MOIS” 0,99$ PAR MOIS” 0,99$ PAR MOIS" 0,99$ PAR MOIS* À PARTIR DE À PARTIR DE 3,99$ PAR FILM 3,99$ PAR FILM •"futur A% ABIAN 14,99$ PAR MOIS 19,99$ PAR MOIS 14,99$ PAR MOIS 14,99$ PAR MOIS KNRtl Guide horaire à l'écran ! 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