Le nouvelliste, 19 juillet 1997, Cahier 2
[" Le Nouvelliste Samedi 19 juillet 1997 1 « La passion d'un prince du blues ¦\u2022w mm Wii Rencontrer Steve Hill, c'est rencontrer l'intensité d'une passion.L'image ne trompe pas.Crinière blonde en broussaille, favoris encadrant un visage à la fois doux et rebelle, cigarette au bec, jeans noirs pour uniforme: l'apparence du bluesman n\u2019a rien de factice pour celui qu'il ne serait pas exagéré d appeller le prince trifluvien du blues.Steve Hill a 23 ans.Et déjà, son parcours témoigne de la grandeur du talent qui a forgé l'impressionnante réputation qui à la fois le précède et le suit partout où il joue.Steve et sa guitare ne font qu'un, et parler musique avec le jeune virtuose fait s'allumer dans ses yeux une lueur s'apparentant à l'exaltation sentimentale.Non, Steve Hill n'a pas reçu sa première guitare Fisher Price à l'âge de trois ans, même si son habilité\t_ pourrait laisser croire qu'il a -\u2014- commencé à faire de la musique en même temps qu'il a\tcr^l appris à parler.Mais\trrLG/i dans le cas de musiciens de la trempe de notre prince, on parle davantage de don que de long et pénible apprentissage par saturation de gammes, d'arpèges et de dictées musicales.Steve Hill s'est payé sa première guitare à l'âge de 13 ans, des fruits de la distribution de journaux.Se lever avant l'aube tous les matins est un sacrifice qui valait la peine, si en bout de ligne, l'adolescent a pu se procurer l'instrument lui permettant de réaliser le rêve de se joindre à ses amis qui faisaient déjà de la musique! C'est là que tout a commencé pour celui qui dépense aujourd'hui la plus grande partie de son argent dans l'achat de guitares et d'amplificateurs.tue- osée ailonlmôuf Steve Hill, page P2 * J c.m Hk, %, * ¦l %.Il k ' .m m (Image-Média Maurkie: leatySébastien Reland) P2 K Nouvelliste Samedi 19 juillet 1997 MULTIMEDIA Sur les traces de Deux CD-ROM pour découvrir les mystères de l'Univers Trois-Rivières Le succès de la mission Pathfinder a ravivé l'intérêt pour l'exploration spatiale, en particulier en ce qui a trait à la planète Mars.Mais Pathfinder n'est pas le premier vaisseau spatial à s'aventurer dans le voisinage de ¦ i la planète rouge; ! auparavant, les sondes Viking de la Nasa avaient photographié la planète sous tous les angles, et y avaient même déposé des engins.Ces premiers clichés ont d'ailleurs servi à choisir un site d'atterrissage propice pour Pathfinder.Serge L'Heureux Une immense mosaïque du sol martien, élaborée à partir des milliers de clichés réalisés par les sondes, a également servi à concevoir un CD-ROM baptisé Mars Explorer.À partir d\u2019une fenêtre de navigation principale présentant une petite image de faible résolution de la surface de Mars, on peut choisir une section à explorer plus en détails.Une fonction de zoom permet de confiner son exploration à une petite section de la surface ou, au contraire, d'englober une plus grande partie du paysage.Le logiciel affiche alors une image agrandie constituée à partir des clichés pris en orbite.Il suffit de cliquer sur l'image pour faire apparaître la description des objets et lieux répertoriés par l'Union Astronomique Internationale (UAI), la surface de Mars ayant déjà fait l'objet d'une analyse répertoriant les principales formations géologiques.On peut aussi effectuer une recherche à partir d'une liste de noms, et sauvegarder les images.Ce CD-ROM intéressera sans doute les passionnés d'astronomie, mais son contenu s'avère finalement assez superficiel.Outre la carte de la surface, on n'y retrouve en effet aucune information supplémentaire susceptible de nous faire découvrir la planète rouge, son histoire, ses caractéristiques, etc.«Mars Explorer».Éditeur; Vi-sualMedia Systems.Format Win-dows et Macintosh.Distribution: Québécor D1L Multimedia.Encyclopédie Larousse de l'Espace et de l'Univers Plus convaincante, V Encyclopédie Larousse de l\u2019Espace et de l\u2019Univers exploite à merveille, quant à elle, tous les atouts du multimédia pour réaliser un portrait exhaustif et intéressant des mondes de l'astronomie et de l'astronautique.Ce projet ambitieux a été mené à bien en l'abordant sous plusieurs thèmes: course à l'espace, engins spatiaux, cosmologie, biographies, observation de l'univers, etc.Reprenant une interface semblable à celle des autres CD-ROM de Larousse (nature, corps humain, histoire du monde, etc.), il mise sur une documentation complète rehaussée par de nombreux éléments multimédias: extraits sonores de conversations entre les astronautes et le sol lors des missions spatiales, animations expliquant des concepts comme l'orbite des planètes, séquences vidéo des moments cruciaux de l'astronautique, comme les premiers pas de Neil Armstrong sur la lune, sans - UWÜKfc KWÏlMWv !\u2022 ' - I i\u2014 bicx.raphifs \u2014 COSMOIOC.aciivï'l: L'interface donne accès à toutes les sections de l'encyclopédie Larousse de l'espace.compter les nombreuses photographies et illustrations.Le soin apporté à la présentation suscite parfois l'admiration, comme ce planétarium dans lequel on peut observer le ciel à partir des grandes capitales du monde, et dont l'affichage s'adapte en fonction de la date.Si vous consultez cette section en décembre, par exemple, l'image affichée sera différente de celle d'octobre ou de mars! D'autres éléments exploitent aussi l'image en trois dimensions, comme ces modèles de la navette spatiale, de la station Mir, elle aussi au cour de l'actualité récemment, ou du télescope spatial Hubble qu'on peut faire tourner pour les examiner sous tous les angles, ou encore ce voyage virtuel dans lequel on survole la surface de la planète Mars.Comme toujours chez Larousse, le CD-ROM est complété par un questionnaire pour vérifier ses connaissances, et même par deux activités, atterrir sur la Lune et lancer une fusée, présentées sous forme de jeu.Ce titre n'ignore pas non plus la popularité de l'Internet, puisqu'on y retrouve une série d'adresses de sites Web en français traitant d'astronomie et d'astronautique.Les passionnés d'astronomie et d'astronautique, mais aussi les profanes, trouveront ici toutes les informations nécessaires pour mieux connaître l'univers et les efforts des hommes pour comprendre les mystères du ciel.* «Encyclopédie de l'espace et de l'univers».Éditeur: Larousse.Format Windows.Distribution: Québécor DIL Multimedia.* La passion d'un prince du blues Marie-Josée Montminy (Suite de la page PI) Qu'est-ce qu'on fait une fois qu'on possède sa guitare et qu'on en a maîtrisé les rudiments?On forme un groupe avec des amis! Steve et ses copains musiciens ont créé le groupe Fuzz Washington, dont Steve fut le seul membre original de la naissance du groupe à sa dissolution.Mais, comme l'attrait pour le blues habitait déjà le guitariste, l'envie lui prit assez tôt de former parallèlement un duo de blues.Pourquoi un adolescent pouvait-il s'intéresser au blues, une musique presque classique parce que si riche en histoire et en héritage, alors que la majorité de jeunes préféraient la rébellion du rock et du heavy metal ou la complainte plus tordue de la musique alternative?«J'ai tout de suite Irippé sur le blues.Je trouvais que c'était vrai, j'aimais le style de guitare blues», explique celui qui a abordé cette musique par Eric Clapton, Jimmy Hendrix, Jeff Beck et Johnny Winter, avant de s'intéresser aux musiciens ayant tracé la voie à ces artistes.C'est ainsi que Steve Hill a découvert Albert King, Robert Johnson, Howling Wolfe et Muddy Waters et qu'il a déve- loppé son art en s'inspirant de ces légendes.Sa formation.Steve Hill ne la doit pas à une méthode aussi rigoureuse qu'ennuyante.Trouvez l'intrus entre le lutrin, le livre de théorie musicale et Steve Hill.S'il a bien suivi des cours, principalement en jazz, c'est en écoutant ses disques de blues qu'il a perfectionné son art.De toute façon pour Hill, qui a commencé des études collégiales en musique sans les terminer, «l'enseignement de la musique ne doit pas être trop académique.Pour moi, la musique, ce n'est pas une note sur une partition, c'est un son.Ce n'est pas de la technique, c'est de l'émotion».Steve Hill peut aussi justifier son abandon du cégep par l'honorable fait qu'à 18 ans, il a été recruté par le Bob Harrison Blues Band.Steve jouait dans les bars depuis deux ans, à cette époque, et c'est à l'Odyssée que le contact s'est fait entre les deux musiciens.Cette association a permis à Hill de faire le tour du Québec, d'effectuer une tournée en France et de rencontrer une foule de gens qui auront pu remarquer son talent.Celui qui a commencé à chanter «par nécessité», alors que le chanteur de Fuzz Washington eut quitté le groupe, a lui-même laissé l\u2019équipe de Bob Harrison pour se concentrer sur sa propre musique.Il forme maintenant avec Marc Des-chesne à la basse et Sam Harrison à la batterie, un trio en processus de réalisation d'un album regroupant certaines des compositions de Hill.Mais ne nous méprenons pas: Steve Hill est un guitariste qui chante et non pas un chanteur qui s'accompagne à la guitare.Si Steve considérait lui-même comme «pourries» ses premières performances au micro et qu'il a appris à aimer chanter, c'est encore le son de sa Fender Telecaster 1966 qui l'enflamme et l'inspire.La conversation avec Hill n'a pas à être longue pour s'apercevoir que la vie du jeune homme tourne autour de la musique.Les rares moments où Steve ne porte pas sa guitare en bandoulière, il se plaît à se détendre en allant au cinéma, en écoutant les Simpsons et Seinfeld à la télévision, ou tout simplement en passant du temps avec sa musicienne de blonde France D'Amour.Si on veut savoir à quoi s'attendre du produit qui occupera les tablettes des disquaires en septembre, on peut se référer à ce qui plaît musicalement à Hill: «J'aime tout ce qui a de l'âme.Une bonne chanson va toucher, faire ressentir quelque chose.C'est juste ça, peu impor- te le style de musique».Quant au bon musicien, pour Hill, c'est nécessairement celui qui «est capable de toucher, de donner des émotions.Ce n'est pas un bon technicien, quelqu'un qui peut aller vite, c'est quelqu'un qui est capable de faire une note, et de la faire sonner d'une telle façon qu'elle pourra faire pleurer ou faire rire.Une note pour moi c\u2019est vide; il faut la remplir avec ce qu'on a dans le coeur.C'est ça un bon musicien.» La réalisation d'un album est une sorte de consécration pour tout artiste qui souhaite aller plus loin dans la pratique de sa passion.Telle une carte de visite, le disque compact représente souvent un laisser-passer pour des scènes plus grandes, dans des villes plus éloignées.Sorti du studio d'enregistrement, à quoi rêvera Steve Hill?«Je veux aller le plus loin possible.Avec l'album, ça va nous aider à sortir du Québec un peu; j'aimerais me promener partout, j'ai le goût de retourner en Europe, et idéalement, j'aimerais jouer aux Etats-Unis et m'y faire un nom.» Gageons une guitare Fender Telecas-ter 1966 que, poussé par le charisme qui vient avec l'éclat de l'authentique passion, le nom de Steve Hill se passera bientôt de présentation.* Concours Le Nouvelliste et vous invitent à participer à kAIlCCC DES ARTS IV\\\\J OL.L.et TRADITIONS POPULAIRES DU QUÉBEC MÎT Le Musée des arts et traditions populaires du Québec invite 20 lecteurs du Nouvelliste à une activité conçue spécialement pour eux.En compagnie d'un guide-animateur du Musée, parcourez l\u2019exposition « Al X (.RANDS MAUX, LES GRANDS REMÈDES » et découvrez la médecine populaire au Québec.Du remède de grand-mère à l'aspirine, l'exposition révèle tout un monde de traditions de soins et de pratiques.Puis, participez à la vïste du JARDIN AUX MILLE SECRETS en compagnie d'une herboriste qui vous dévoilera les usages et les utilisations d une vingtaine de plantes médicinales.Un rendez-vous avec la culture québécoise a ne pas manquer le dimanche 27 juillet à 15 h 30, au Musée des arts et traditions populaires du Québec, 200.rue Laviolcttc, Trois-Rivières.Participez au concours «Une sortie côté jardin, ça vous dirait.» et courez la chance de faire partie des 10 couples gagnants qui vivront une expérience inédite.^t .nies panenir ce coupon .i LC Nouvelliste - Miisce cU-s arts.t.P.515.Trnta-KMèftv.¦ ¦ (i9A SUS.\t! Nom : Cille : I Code postal Ici.:.la- tirage aura lieu le mercredi 23 juillet 1997.LE LIEU HISTORIQUE NATIONAL DES I ^\t\u201e MH;* , / V' d tr^> 1 ¦MCI - '»¦ C-l -7i [ *' \u2022Le Horaire 1997 nu LUNDI AU DIMANCHE du s mai au l\" «piembre (b ihuia !7hv> du 2 icplrmhrr au 11 octobre dcShjna IMiM U Journet* des Parc* le samedi 19 juillet, de I2h0üà K.hiHi Musique et chansons folkloriques avec La Gaillarde.( «mes et légendes sous la tente prés de la Grande Maison.*\tLe lheâtre interactif: tous les mercredis et dimanches de juillet à UhOOet IShOti.*\tMeurtre et Mystère le 31 juillet à I4h00 basé sur un fait réel.*3 et 10 août la Gaillarde, l.lhOO et I ïhOO H) (XK), Boni, des Forges, Trois-Rivieres (Quebec) G9C IBI Tél.:(»t9) 37R-S11A Fax: (819) 378 0887 Canada v ê Le Nouvelliste Samedi 19 juillet 1997 P3 ï
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