Le nouvelliste, 17 septembre 1983, Cahier 2
[" ADER mode mode II en page 25A critique de Léo Cloutier page 4A BONHEUR D\u2019OCCASION une riche sensibilité Pionnier dans le Grand-Nord Claude Lemire un homme d\u2019affaires hors-pair * page 27A ANDRÉ LUPIEN s\u2019est fait une vie dans l\u2019isolement du Grand-Nord québécois.Il parle des salaires alléchants certes, mais aussi des paysages de rêve de son nouveau monde.H,\t.\t*\t* .\t' * a» Un reportage de Roger Levasseur en pages 14 A et 19A 1A / LE NOUVELLISTE, samedi le 17 septembre 1983 2A / LE NOUVELLISTE, lamedl le 17 leptembre 1963 j-poul ars®nault ginotte.gognon ¦ I Oid Orcheure! La planche à voile Je me suis aperçu tout de suite que c'était pas des gens comme nous autres en traversant les lignes Le gars en bleu 5\u2019est penché dans ma bagnole, il m'a demand?: -\tWhere are ymm gmütg?Où allei-vou»?Et je lui ai plaqué aussi vite, pour bien lui montrer qu\u2019il ne m\u2019énervait pas: -\tAu Etats! Dans les States! Tu vols biea qa\u2019oa raale de ce bord-là! You see that ne are roi hag on your side, non?D m\u2019a fait signe de passer mon chemin, j\u2019en ai profité pour enfiler la 91 en direction d\u2019Otd Orcheure-sur-le-bord-de-la-mer.La première place qu\u2019on a frappée pour visiter portait un bien drôle de nom Rest Area, que ça s\u2019appelle cette petite place-là! Et c'est petit pas pour rire! Diable, t\u2019as juste une cabane dans le patelin avec un côté pour les envies en petit et un autre pour les grosses jobs D\u2019un bord c\u2019est écrit Men, de l\u2019autre Wo! Men! Ca doit être pour que les gars n\u2019y aillent pas ensemble, t\u2019sé veux dire?Et puis tu parles d'un drôle de monde à plein! Là, juste dans la porte avant d\u2019entrer pour profiter du rest area, il te plaque un Na Pets sous le nez.Oui oui! Ecrit gros comme ça je te jure! No Pets ta the toilets' tu comprends quelque chose là-dedans toi?Un autre chose surprenante que j\u2019ai remarquée une couple de milles plus loin que Rest Area, ça parle plus anglais de ce bord-là que chez nous.Fouille-moi pourquoi! Et puis, plus tu descends, plus tu vois de grosses gens.De gens gros si tu préfères De bedaines pendantes tiens, pour pas se mêler.Ca doit être ce qu'ils mangent sans doute.Impossible de remplir des tonneaux comme ça avec juste de la p\u2019tit liqueur, sûr comme je te parle, ça doit être ce qu\u2019ils bouffent.Parle parle, jase jase, roule roule, gaze gaze, toujours n'est-il pas qu\u2019on a dû s\u2019arrêter à un garage pour me remonter l'aiguille à gaz.Maintenant que je parlais anglais comme du monde, j\u2019ai lancé au pompiste avec le tuyau pendant à côté du Texaco: - Make me the full! Faites-moi le plein! Sans plomb! On hundred lead! Vite comme deux, le gars m\u2019a pigé tout de suite et m\u2019a planté le boyau dans le réservoir.Là je m\u2019arrête un peu pour ne pas trop vous surprendre.Attention! Tenez-vous bien! Ca nous a coûté juste $14 pour remplir la bagnole, est-ce assez fort pour vous?Ici, j\u2019ai juste le temps de dire au gars qu\u2019il fait beau mais qu\u2019ils annoncent de la pluie pour demain et il me tape une trentaine de feuilles dans le réservoir.Là-bas?Quatorze bills à Reagan que je vous dis! Si j'avais su j\u2019aurais apporté des chaudières vides, je vous en passe un gallon.Une dizaine de rest areas plus loin, ça s\u2019est mis à sentir drôle dans la carriole.Je me suis informé en arrière pour voir si quelqu\u2019un ne chauffait pas.Non! Ce n\u2019était pas nous autres.Old Orchard, qu\u2019on a vu sur la pancarte.Ils ne l\u2019écrivent pas comme nous autres là-bas Je vais vous raconter ça la semaine prochaine.Non, mais ça sent-y drôle Ici à votre goût en arrière?Week-end périlleux Très périlleux.Tellement périlleux que j\u2019ai bien failli figurer lundi matin dans la colonne nécrologique.Maurice, qui sait pourtant à quel point je ne sais pas nager, a décidé de faire mon éducation à la planche à voi-le.La première fois qu\u2019il m\u2019en a parlé il y a quelques semaines, j\u2019ai sauté sur le premier prétexte afin de repousser cette tragique échéance: \u2018\u2018Sals-tu, Maurice, j\u2019ai un gros rhume.On pourrait peut-être remettre çe à l\u2019été prochain, hein ?\u201d Maurice s\u2019est incliné.Enfin, le croyais-je.La semaine derpière, doux comme une soie, mielleux comme un séducteur, Maurice m\u2019arrive tout sourire: \u201cT\u2019es fatiguée, ma chouette, t\u2019as besoin de te reposer, si on passait le week-end à North Hatley.\u201d Je n\u2019y ai vu que du feu.Samedi matin, Maurice arrive à la maison.Coup de klaxon.Je sors mes valises.Horreur! \u201cQu\u2019est-ce-que c\u2019est ça, Maurice ?\u201d La planche à voile était sur le toit de la voiture.J'étais cuite.\u201cGinette, c\u2019est aujourd\u2019hui ou jamais.Il faut battre le fer pendant qu\u2019il est chaud.\u201d Ma première pensée fut pour mes neveux.Allaient-ils toucher sans problème mes assurances si le pire venait à arriver au beau milieu du lac Massawippi ?Vêtue de tout l\u2019attirail de circonstance, lourde comme un pingouin, j\u2019avais l\u2019air d\u2019une femme-grenouille.Je me suis avancée dans l\u2019eau, la mort dans l\u2019âme, pendant que Maurice, bien au sec au bout du quai, me lançait les leçons de circonstances: \u201cLe principe c\u2019est de rester debout sur la planche, de mordre dans le vent et de faire des \u2018tacks\u2019.\u201d \u2014 \u201cC\u2019est tout, Maurice, t\u2019es sûr ?\u201d \u2014 \u201c Oui.Oui.Vas-y, t\u2019es capable.File, que je te regarde aller !\u201d \u2014 \"Y aller comment, Maurice ?\u201d Quelques minutes plus tard, en pataugeant de mon mieux, j\u2019ai fini par me hisser sur cette planche maudite, tombeau de mon enthousiasme et de ma patience: \u201cCa y est, j\u2019y suis, Maurice!\u201d Et oups, la Ginette à l\u2019eau.Un gallon de bouillon dans l\u2019estomac.Les algues dans le cou.Tousse, tousse, tousse.J\u2019ai fini par remonter à la surface et me cramponner à la planche.\u201cAs-tu besoin d\u2019aide, mon pltou ?\u201d Le pitou n\u2019avait plus besoin de rien, il était remonté sur la planche, en serrant les dents, sous le regard soulagé des clients de l\u2019auberge, qui tous assistaient à mes débuts: \u201cEt maintenant, Maurice, qu\u2019est-ce que Je fais ?\u201d Oups, la Ginette à l\u2019eau.Seconde remontée.\u201cManoeuvre ta voile!\u201d \u2014 \u201cComment, Maurice ?\u201d Et oups, à l\u2019eau! Le Christ est tombé trois fois.Moi aussi.Fin du premier chapitre.Maurice, magnanime, a eu une bonne parole tout à son honneur: \u201cDemain, Je te ferai une démonstration.\u201d \u2014 \u201cPourquoi demain, Maurice ?\u201d \u2014 \u201cY\u2019a trop je monde sur le quai, aujourd\u2019hui\u201d.Six heures du matin dans la chambrée d\u2019une caserne.Tout le monde dort Un adjudant entre comme un cyclone : \u2014 Allez, hop I Tout le monde debout là-d'dans.Dans trente secondée (Veux voir tout le monde debout prêt et à l'alignement.\u2014 Dites.mon adjudant, demande un bleu qui entrouvre un ceil, si je suis prêt un p'tit peu avant vous m'engueulerez pas ?\u2022 Au cours d\u2019une réunion mondaine.une dame, depuis une demi-heure.accable un médecin en lui parlant de ses maux, des médicaments qu\u2019elle prend, des symptômes qu'elle ressent, etc.Le médecin en a assez et, se tournant vers son voisin qui.lui, est avocat, il lui demande : \u2014 Ecoutez.Maître, depuis une demi-heure, cette dame me pose des questions ; c'est une vraie consultation.Suis-je en droit de lui réclamer des honoraires ?\u2014 Evidemment.Vous pouvez lui demander des honoraires.C'est normal.Quant à moi, vous me devez cinq cents francs.Des grosses \u2018sacoches' Oui, je sais, d\u2019abord on ne dit pas \u201csacoche\u201d, on dit \u201csac à main\u201d.mais le maquettiste, lui, est pris avec la longueur du titre à caser.Bon, voilà une chose de réglée.Venons-en au vif du sujet, je devrais dire au gros du sujet: les gros sacs à main si lourds de ces dames.Eh bien voici (comme disait un défunt premier ministre.), c\u2019est que non seulement elles y traînent leur argent et leurs produits de beauté, mais tout un arsenal de premiers secours, et pas toujours pour elles seules! L\u2019argent.Depuis que les femmes se sont libérées, elles ne font plus payer ces messieurs.et souvent elles invitent leur mâle de service au restaurant et paient elles-mêmes la note (ça fait l\u2019affaire du monsieur quand il est \u2018cassé\u201d.ou pingre.ou contre le féminisme et leur fait payer ça! ).Les produits de beauté: y a-t-il quelque chose qui abîme plus la beauté des femmes que les ardeurs masculines?Faut bien réparer des bécots l\u2019irréparable outrage! Les pilules: en cas d\u2019urgence-bébé, en cas de mal de tête du confrère d\u2019à côté, et si l\u2019autre confrère d\u2019en face a des brûlements d\u2019estomac.\u201cMichelle, as-tu des Turns?\u201d \u201cOui Claude!\u201d Le nécessaire de couture: \u201cMichelle, j\u2019ai perdu un bouton!\u201d Michelle, mon bord de pantalon est décousu.As- tu.?\u201cOui, j\u2019ai!\u201d Les Kleenex: André a le rhube.pardon, le rhume.Je viens à son secours.Les timbres: Pierre veut écrire à Catherine (Hein, Christine?).Le chiffon: les souliers de Bernard sont gris de poussière.Le filet à provisions : Marcel a trois ou quatre bébelles à emporter et ses mains débordent.Le tournevis: Jean-Marc a oublié sa clé de pupitre.Le crayon : Jacques est mal pris, la secrétaire est en congé, \u201cMichelle, as-tu un crayon?\" Oui, j\u2019ai! Voilà pourquoi les femmes ont de gros sacs à main! _____\tMichèle Roy-Gnérin Les \u201cA DE R\u201d ÜC*' Une démarche vers un nouveau mode de vie i par Royal SAINT-ARNAUD SHAWINIGAN \u2014 \u201cJ'avais un sérieux malaise personnel.Quelque chose ne fonctionnait pas en moi.Je voulais surtout comprendre ce qui m\u2019arrivais\u201d.C\u2019est à partir de cette confidence que Jocelyne Groleau-Proteau, responsable avec son mari Antonin, des \u201cAteliers de développement émotivo-rationnel\u201d (ADER) décida un jour de mettre à la portée de tous, une série de rencontres \u201cune approche cognitive\u201d, comme elle le dit, pour leur APPRENDRE EN GROUPE A S'AIDER EUX-MÊMES.Après un travail intensif sur elle-même et une formation en psychothérapie, elle s'inspira de l\u2019ouvrage du réputé Lucien Auger \u201cPenser heureux\u201d.Si j'ai bien compris, les ADER, comme on les appelle, ne sont pas une douloureuse thérapie, mais plutôt un moyen que les gens peuvent saisir, assimiler et connaître d eux-mêmes, au fil des rencontres hebdomadaires pour découvrir UN NOUVEAU MODE DE VIE, afin de vivre mieux dans leur peau.\u201cDéjà au pensionnat, mes compagnes et mêmes les soeurs me confiaient facilement leurs problèmes, ce qui m\u2019a amené bien jeune à m\u2019analyser\u201d, de me confier Jocelyne.Selon elle, le plus grand malaise vécu aujourd'hui par les gens c'est la DÉVALORISATION DE SOI.\u201cLes gens courent après une valeur fictive et irréelle, ils passent de la déprime à la surprime\u201d, dit-elle, en précisant que la valeur personnelle est la même pour tous.Expliquant natamment les nombreuses perturbations dans les couples ou entre les gens, elle dit: \"C\u2019est plus facile de blâmer i .\t4 l'autre que de se remettre en question\u201d.Puis, reprenant une série de \u2019clichés'' dont ceux de l'homme viril qui craint d'être désapprouvé, la femme tenue dans son rôle de servante, etc, le tout enrobé dans le préjugé, il ne faut pas hésiter, selon elle, à se remettre en question.au-delà des émotions Souffrant elle-même d'un très sérieux malaise physique (un cas sur 600,000) elle affirme: \u201cJe l\u2019ai surmonté au lieu de me laisser abattre, je dois d'abord vivre\u201d.(Photlbo Jean Thibault) Le couple Jocelyne et Antonin Proteau.Un couple transformé! Bien dans sa peau SHAWINIGAN (RSA) \u2014 Lui, employé de banque depuis 18 ans se voit froidement remercié de ses services.Elle, vivant un pénible début de dépression, songe très sérieusement au divorce.C\u2019est dans ce contexte que le couple André et Louise Picard se retrouve aux ADER.Louise ayant vécu six grossesses, se voyant prise à la maison, elle étouffait.\u201cQuand j\u2019ai commencé les ADER c\u2019était pour aller chercher des forces pour divorcer\u201d, me confie-t-el- le.Mais au fil des rencontres, et surtout des longues conversations avec des amies, au restaurant après la soirée, où Louise avoue avoir reçu beaucoup d\u2019aide et de compréhension, elle a pu identifier ses véritables besoins, sa situation réelle.De son côté, André, profondément marqué par la perte de son emploi, se sentait coupable.\u201cJe subissais lourdement cet événement, je me suis renfermé sur moi-même\u201d, m\u2019a-t-il révélé en soulignant que c\u2019est avec les ADER qu'il a pu se débarrasser de ses sentiments pour reprendre confiance en lui.André et Louise, supportés par l'aide et la compréhension des amis du groupe, se sont retrouvés dans un dialogue ouvert.\u201cCe qui tue le couple, aujourd\u2019hui, c\u2019est que l\u2019homme ou la femme démissionne trop vite\u201d, de dire André.Aujourd\u2019hui, le couple Picard est un couple TRANSFORMÉ.André et Louise ont regardé leurs réalités bien en face pour y arriver.et ils en sont fiers.(Photlbo JMn Thibault) \u201cNotre vio do couple n\u2019eet plue la même\u201d, admettent André et Louise Picard.SHAWINIGAN (RSA) - Marielle Rousseau avait déjà lu le livre \"S\u2019aider soi-même\u201d de Lucien Auger.Socialement très impliquée dans son milieu, Marielle était prise avec de sérieux blocages personnels et se sentait prisonnière de toutes les valeurs reçues depuis son enfance.\u201cAutrefois l\u2019on devait vivre avec le principe du correct-pas correct, m\u2019a-t-elle dit.J\u2019ai été longtemps où je n\u2019imaginais même pas le jour ou je pourrais me voir autrement que comme la femme, mère de famille, limitée à l\u2019intérieur du foyer, au lavage, aux chaudrons et à l\u2019éducation des enfants.\u201d Mais les années, et surtout les ADER, lui ont fait découvrir les nouvelles possibilités enfouies au plus profond d\u2019elle-même.Elle a alors réalisé que cette même femme avait des besoins personnels au-delà de toute l'éducation reçue.Comme c\u2019est le cas pour bien d\u2019autres, il y avait en Marielle une femme à libérer, à découvrir.\u201cMais il ne s\u2019agit pas d'une démarche féministe, mais bien féminine, et pour moi-même.J'avais à laisser surgir en moi cet épanouissement, et je peux aujourd\u2019hui assumer des libertés personnelles sans me sentir coupable pour autant,\u201d confie-t-elle.Marielle affirme aujourd'hui être une femme bien dans sa peau.Mais, elle y est arrivée progressivement, en prenant conscience du besoin des autres, mais surtout des siens.Pour elle, vivre pleinement sa vie c'est assumer ces choix librement et pour soi-même.Elle reconnaît que le dialogue et son comportement avec son mari et ses enfants s'est grandement amélioré.Elle peut plus facilement verbaliser ses sentiments, et mieux comprendre les leurs.(PhoNtoo J Mo Thibault) \u201cLa changamant commanca an aol\u201d de dire Marielle Rousseau.ne faut pas tout catastrophiser\u201d SHAWINIGAN (RSA) - Conseiller en orientation de profession, pour Antonin Proteau, les préjugés, le conformisme et les idées fausses encore trop nourris aujourd'hui maintiennent les gens dans l\u2019ANXIÊTÉ.\u201cLes gens vivent trop dans l\u2019anxiété, aujourd\u2019hui\u201d, dit-il, en soulignant que ce sentiment est provoqué par la peur de quelque chose.\u201cCrier à la catastrophe, c\u2019est maintenant socialement reconnu, me confie-t-il, si je dis que je suis calé-rique on ne me jugera pas pour ça, mais si je dis que je suis anxieux, il en sera tout autrement.\u201d Ainsi, selon lui, l\u2019homme d'aujourd'hui hésite à exprimer sa tendresse, sa délicatesse par peur d\u2019être jugé comme un faible.\u201cC\u2019est une question d\u2019image, il a peur de ne plus paraître viril, ou d\u2019être moins homme.\u201d Pour Antonin, ces peurs sont tout à fait IRRATIONNELLES.\"In réalité est parfois bien moins menaçante\u201d, ajoute- t-il.Parlant notamment de la relation dans le couple, il a touché des points aussi sensibles que les DROITS et les DEVOIRS, fausses conceptions selon lui.\u201cLes gens sont libres de faire ce qu\u2019ils veulent\u201d, affirme-t-il, en précisant qu\u2019il faut passer de la soumission des époux à une entente sur les préférences et les idées, plutôt qu'une relation basée sur des exigences.\u201cD faut apprendre à ne pas tout catas-trophlser\u201d, de mentionner encore Antonin, ai soulignant que VIOLENCE et COLERE ne sont qu\u2019une ventilation inefficace.Les ADER lui ont permis de vivre en conformité avec la réalité, sa réalité, tout en lui permettant de redresser certains compouements.3A / LE NOUVELLISTE, samedi le 17 septembre 1983 4A / LE NOUVELLISTE, samedi le 17 septembre 1983 BONHEUR D'OCCASION \\ V CLOUTIER L\u2019occasion d\u2019un certain bonheur scenes savoureuses, pleines de fraîcheur, débordantes de vie.Distribution Ce qui frappe encore, dans Bonheur d'occa- sion, c\u2019est le parfait équilibre de la distribution.Claude Fournier y a gagné le pari de présenter une mère québécoise cachée sous les traits d une comédienne anglophone, Marilyn Lightstone, qui s en tire brillamment.Avec autant de force qu\u2019une Amanda Alarie ou qu\u2019une Juliette Huot, mais d\u2019une manière tout à fait différente elle incarne à merveille cette mère courageuse que rien n\u2019abat.Ce rôle lui a valu d\u2019ailleurs un prix spécial d\u2019interprétation, récompense bien méritée, au dernier festival de Moscou où la version anglaise du poi Mc film The Tin Flute, était présenté en compétition.Il resterait beaucoup à dire de ce film chargé d\u2019impact émotif.Tenons-nous-en à ces remarques en n\u2019oubliant pas de noter qu\u2019il rem-rte un vif succès à ontréal, ce qui ne devrait pas manquer d\u2019arriver chez nous, où le film prenait l\u2019affiche hier.Les deux heures de visonnement de Bonheur d\u2019occasion ne risquent pas de vous ennuyer.Au contraire, ce voyage dans les années 40 est prenant, et véhicule des sentiments devant lesquels il vous sera difficile de rester impassible.Un tableau chargé d\u2019impact émotif, voilà bien devant quoi seront placés les spectateurs lorsqu\u2019ils se rendront au cinéma Les Rivières pour y voir Bonheur d occasion, de Claude Fournier.Jamais le titre qui chapeaute le roman de Gabrielle Roy, dont le film se veut une fidèle reproduction, n\u2019aura été aussi vrai.Four les personnages du roman, un bonheur d\u2019occasion, c\u2019est un bonheur au rabais, fait de peu de choses Mais pour vous qui ne voudrez pas manquer ce film, qu on nous pardonne ce tour de passe-passe facile, ce sera l\u2019occasion d\u2019un certain bonheur.En effet, pour les uns, témoins de ces années qu\u2019on fait revivre devant eux, ce sera celui de voir renaître une réelle émotion à laquelle ils n\u2019opposeront aucune résistance Far ailleurs, pour les autres, pour qui les années 40 se perdent dans le brouillard du temps, ce devrait être celui de découvrir un gamme de valeurs et de sentiments capables de les remuer.Devant le film de Claude Fournier, il n est pas question de se lancer dans les superlatifs ou de manier inconsidérément l\u2019encensoir Ce serait toutefois faire injustice à l\u2019auteur que de ne pas lui reconnaître, dans cette peinture au potentiel émotif indéniable, une touche d\u2019une riche sensibilité d\u2019où ne sont pas bannis ni l\u2019humour ni le souci d\u2019un réalisme sans surcharge.Mélo affiné Dans Bonheur d\u2019occasion, ce cinéaste, qui n\u2019en est pas à ses premières armes, renoue avec le mélodrame.Un mélo revivifié, affiné, très éloigné de l\u2019épaisseur fruste de la Petite Aurore, mais tout aussi capable de faire vibrer certaines cordes sensibles de l\u2019auditoire rivé à l\u2019écran.Autre bon point pour Claude Fournier, celui d\u2019avoir tissé avec assez de liberté un récit qui s\u2019avère bien cinématographique, sans lourdeur.où il évite de souligner, de traits trop appuyés, la misère d une famille démunie.C\u2019est toute une époque qui revit.Tout n\u2019était pas rose alors.On s\u2019attendrit sur les malheurs de cette famille, victime de la crise économique d\u2019après-guerre, sur le poids qui ne fiarvient pas à écraser a mère, Rose-Anna Laçasse, sur l\u2019aventure de sa fille, Florentine, déchirée entre deux amours.On regardera, les yeux embués de larmes, les images aux couleurs sobres de ce passé, comme si on feuilletait un album de famille, le coeur serré, mais souvent aussi le sourire aux lèvres, un sourire discret, lorsque s\u2019y rencontrent clés Faire des films qui rejoignent le public, telle semble être l\u2019unique préoccupation de Claude Fournier lorsqu'il s\u2019apprête à tourner.\"Devant la caméra, Il y a tout le public du Québec\u201d, dit-il.Pour lui, le cinéma québécois marchera lorsque les cinéastes \u201cs\u2019oublieront\u201d et seront parvenus à faire sentir aux spectateurs ce qu\u2019ils veulent exprimer.Les réalisateurs américains adoptent un style qui rend cette communication facile.Pourquoi les cinéastes québécois ont-ils tant de difficulté à atteindre ce but?Dès son plus jeune âge, Claude Fournier fait déjà du film, avec la complicité d\u2019une parente, caissière dans une salle.C\u2019est après un stage d\u2019une dizaine d\u2019années dans le journalisme qu\u2019il entrait à l\u2019ONF.Pendant un séjour de quatre ans à New York, ce sera le contact avec deux documentaristes renommés : Pennebaker et Leacock II allait tâter,par le fait même, du cinéma-vérité.En 1969, il faisait une entrée fracassante dans le cinéma québécois en lançant son premier long métrage, Deux femmes en or.Comme scénariste, Claude Fournier s\u2019est toujours ingénié à contourner les pièges du récit.Recherchant la lucidité, il veut que tout devienne clair aussi pour le public.De plus, il a toujours tenu, avoue-t-il, pour que le contact soit plus direct avec les spectateurs, être derrière la caméra.Maître absolu de l\u2019image, il s\u2019efforcera de la doter du plus fort potentiel d\u2019expressivité et d\u2019émotion.Un de mes plus grands soucis, dans la réalisation d'un film, confie Fournier, est de faire une mise en scène impulsive et efficace De fait, sa direction d'acteurs, en particulier, n\u2019accuse pas trop de ratés .Sûrement parce qu\u2019il aura été dif- ficile dans le choix de ses interprètes, et qu\u2019il aura su leur injecter cet \u201cétat de grâce\u201d capable de leur faire croire à ce qu'ils font.Cet \u201cétat de grâce\u201d, ce feu qui dévore, on les retrouve dans Bonheur d\u2019occasion.Claude Fournier n'a pas eu peur d\u2019imposer à ses comédiens un travail fou en leur demandant de se plier à une discipline harassante, comme de tourner simultanément en français et en anglais, par exemple.C\u2019est lors d\u2019une rencontre avec le réalisateur de Bonheur d\u2019occasion que les propos relatés ici.déversés avec verve et chaleur, furent recueillis, propos que nous espérons avoir livrés le plus fidèlement possible Cette rencontre nous a placé cette semaine devant un cinéaste heureux, et pour cause! Bonheur d\u2019occasion a reçu un accueil plus que sympathique à Moscou lors de huit représentations devant des salles combles.Ce qui s\u2019explique peut être par le fait que le roman de Gabrille Roy, un des deux seuls romans québécois traduits en russe, soit très populaire là-bas Il intéressera sûrement les lecteurs de savor que le film Bonheur d\u2019occasion a été présenté en compétition au Festival de Moscou au moment même où Gabrielle Roy s'éteignait à Québec Inutile d\u2019ajouter que la nouvelle, transmise le lendemain en conférence de presse, a produit un choc Le jour suivant, autre choc pour Claude Fournier et les membres présents de son équipe celui de se retrouver dans une église orthodoxe de Moscou, la seule qui soit toujours restée ouverte malgré les événements politiques, dédiée à la Madone, sous le vocable de Notre-Dame-du-Bonheur d\u2019occasion.Faire des films pour le public & Des insertions de dentelle pour cet ensemble peignoir et robe de nuit présenté par la Lingerie Jeannine au-défilé de ia Croix rouge.Texte: Doris V.Hamel La collection CAPRICE: élégance racée La Maison Diamond a conquis la réputation enviable d\u2019offrir des vêtements d\u2019une élégance racée, et ce, à chaque nouvelle saison.Aussi, le défilé de la mode automnale présenté à l\u2019Hôtellerie Le Baron, mardi soir, fut à la hauteur de toutes les espérances.De la soie magnifique.Des lainages classiques.Des mohairs de bon goût et du cuir savamment travaillé ont trouvé des admirateurs enchantés parmi l\u2019assistance.Des couleurs sobres qui savent traverser plusieurs saisons et une coupe superbe pour l\u2019ensemble des vêtements, que plusieurs élégantes ont hâte d\u2019endosser.La collection de vêtements masculins est celle de l\u2019homme d\u2019affaires bien mis qui choisi le complet uni de couleur sombre ou encore le mariage des gris, des bruns toujours vaec beaucoup d\u2019élégance.Bien au défilé présenté au profit de la Croix-Bouge ne fut laissé à l\u2019improvisation du côté de la mode, que les mannequins ont fait vivre devant nous d\u2019une façon impeccable.Les manteaux de fourrure de La flamme, courts ou longs, surprennent par le travail des peaux qui deviennent damier ou encore qui présentent à l\u2019oeil l\u2019effet du velours côtelé.De belles tenues de nuit avec des dentelles à profusion, en noir surtout, de Jeannine Lingerie, ont enchanté les spectatrices et spectateurs.La façon de présenter les bijoux de Paul Bel-lemare en surprit plus d\u2019une.Un manteau noir piqué des plus beaux colliers porté par un jeune homme qui montra aussi les bagues sur des gants, également noirs.Pour tous les vêtements, les chaussures de Gosselin devinrent des alliés indispensables à la mode automnale qui permit aux bénévoles de la Croix-Bouge de dépasser leurs objectifs de levée de fonds.! Lm couleur* «ombre* comme ce bleu-noir A fine* rayure* pour le complet de l\u2019homme d\u2019affaire* fut présenté par la Maison Diamond au défilé de la Croix rouge.Photo: Terry Charland studio Roméo Flageol La gamme des gris eet aussi apprécié par l\u2019homme d\u2019affaires que par la femme élégante, cet automne.Ici, un imper qu\u2019on remarque! Les chaussures ont été choisies chex J.A.Gosselin.Le blanc pour ce manteau de laine de la collection Caprice de la Maison Diamond.A remarquer, les lisérés de couleurs cognac au col, aux manches qui sont répétés à la ceinture et sur les manches.Symphonie en gris pour le manteau à empiècement arrondi au dos sccompagné de son bonnet, des bottes et du col de renard.Une autre création de la collection Caprice de la Maison Diamond.Un bonnet et une écharpe en laine angora pour réchauffer cet ensemble en velours côtelé gris.Des alliés pour traverser l\u2019automne en bdeuté choisis dans la collection Caprine de le Malaon Diamond.5A / LE NOUVELLISTE, samedi le 17 septembre 1983 SA / LE NOUVELLISTE, samedi le 17 septembre 1983 LE COSMOS quoi fair® ®n fin d® s®main®?2000 la plus fantastique discothèque 14-18 ans au Canada INVITE LES 14-18 ANS CE SOIR A 20h00 La meilleure musique au Québec t\u2019attend! 1 -i.U-18 'es \u201cSI - \u2014 Maison Du-guay.Exposition permanente d\u2019oeuvres de Rodolphe Duguay et diaporama sur la vie de l'artiste.Du mercredi au dimanche Inclusivement de 13h à 18h.Les groupes doivent réserver à l'avance.\u2014 Arts visuels.Exposition parma-nente d\u2019artistes de la région (renouvellement des oeuvres chaque mois).A l\u2019atelier Pierre Labrec-que, 856 des Ursu-lines.De 13h à 17h les samedis et dimanches.\u2014 Arts visuels.Exposition d\u2019oeuvres de diverses disciplines de nombreux artistes de la région et du Québec.Également gravures et dessins d\u2019Andrée Jutras.Au moulin seigneurial de Pointe-du-Lac.Du mardi au dimanche Inclusivement, de 13h à 18h.En soirée le mercredi de 19h à 21h.\u2014 Peinture.Huiles de Monique La- SOYEZ DE LA PARTIE! X eVeriej \u2022Tantajmcj chance au restaurant de l\u2019édifice Solidarité-Unique, 1055 boulevard des Forges, Trois-Rivières, jusqu'au 30 septembre.\tlier Presse Papier \u2014 Dessins.Expo- de la rue Saint-An-sition de dessins de toine à Trois-Riviè-Guy Langevin.Jus- res.qu\u2019au 24 septembre.\u2014 Aquarelle.A la galerie de l'ate- Aquarelles de Loui- se Moreau.A la Maison des Vins de la rue des Ursulines.Jusqu'au 11 octobre.\u2014 Art graphique.s aj: i t s CJTR 1140 RADIO TROIS RIVIERES P RÉSENTE Vend, et sam., 21 et 22 octobre.20h30 Billets 13$ et 15$ en vente dès le 19 septembre.11h su guichet de la salle Rès.374-3737.en coll avec Pro-Actuei MLL\u20ac J/1MTOMIO THCWO\" ciné-campus tf m mfo W9 14 tour* pour vws pr» \\es V\\dé« û '\u2018,s 8 co\u2019 MtS \\Jo^ Po0^en^a^ r°a's\t' c/î ?\u2014 D QO Û3 1 A ï ° * s l£ -1 fT) O) (KJ 3 3 w ^ 5 w» \u2022 'f \u201c ro ?\u2014 û3 n
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