Le nouvelliste, 27 juillet 1991, Cahier 2
[" Arts et spectacles Restaurants Vacances / voyage ¦¦¦¦¦I ¦H Le merle bleu est de retour ¦ ' v-v.- N '/>'¦*\u2022 r Z'-ysrnfza \t\t\t Julie Lagacé Trois-Rivières C% est avec le printemps que reviennent nos amis les oi-y seaux, l es hirondelles bicolores, les moqueurs polyglottes et les merles bleus survolent allègrement la province à la recherche d\u2019un nichoir.Les hirondelles n\u2019errent pas longtemps avant de trouver un foyer douillet.1 es humains bâtissent des cabanes spécialement pour eux.En deux temps, trois mouvements, les hirondelles débutent leur saison des amours.Mais attention, les cabanes d'hirondelles peuvent être trompeuses au premier coup d\u2019oeil.Il arrive parfois que celles-ci soient occupées par des merles bleus.Des Ouestrifluviens ont vécu récemment l\u2019expérience.C\u2019est en mai dernier qu\u2019un couple de merles bleus s\u2019accaparaient d\u2019une cabane d\u2019hirondelles pour faire leur nichée.Ces citoyens habitant le quartier de la Côte Rosemont à Trois-Rivières-Ouest ont eu la chance de voir à l\u2019oeuvre les ébats amoureux des merles bleus.«C\u2019était fascinant de voir la femelle construire le nid pendant que le mâle gardait le territoire», explique la résidante.C\u2019est le mâle qui choisit un nichoir, mais la femelle peut le refuser s\u2019il ne lui plaît pas.Le mâle et la femelle ne se séparent jamais.Le couple travaille en équipe.Pendant que la femelle construit le nid, le mâle pourchasse les intrus.Les merles bleus se reproduisent deux fois par année.La première nichée a lieu au mois de juin, la deuxième à la mi-juillet.Après la première nichée les oiseaux délaissent le nid pendant quelque temps.Il est important à ce moment, de retirer les branches et d\u2019enlever les larves qui se retrouvent dans la cabane après la première nichée.Les larves peuvent être dangereuses pour les «petits merles» car elles transportent des maladies.Dans ces conditions, les merles sont susceptibles de revenir pour une deuxième nichée.Le merle bleu, appelé aussi «l\u2019oiseau du bonheur», est beaucoup plus rare qu\u2019il y a 40 ou 50 ans en Amérique du Nord.Certains chercheurs pensaient même le voir disparaître complètement de la carte.Certains facteurs expliquent, en grande partie, sa disparition.Les adversaires, tels le moineau domestique et l\u2019étourneau, rendent la vie difficile au merle bleu.L\u2019épandage d\u2019insecticides et de pesticides donne au merle bleu du fil à retordre pour se nourrir.Les conditions climatiques difficiles de la Belle province sont aussi responsables de la disparition graduelle de ces oiseaux.La sauvegarde du merle bleu Depuis quelques années, certains mouvements se sont formés pour préserver l\u2019espèce en voie d\u2019extinction.Aux États-Unis, des réseaux de nichoirs ont été installés en bordure des autoroutes sur des centaines de kilomètres pour attirer le merle bleu à venir se reproduire.Au Québec, le mouvement a pris son envol avec André Dion, écrivain et spécialiste en ornithologie.En 1980, ce dernier entreprend une croisade pour le retour de ces oiseaux.Il construit une piste de nichoirs continuant celle des États-Unis.Cinq ans plus tard, il fonde, avec son épouse, la Société des Amis du Merle Bleu de l\u2019Est de l\u2019Amérique (SAMBEA), qui vise à favoriser le retour de ce bel oiseau.Il existe aussi deux autres organismes de notoriété pour la sauvegarde du merle bleu.11 y a la Société linnéenne du Québec qui est en tête de liste pour le recensement et les statistiques de tout genre d\u2019oiseaux.«Un mouvement assez important pour la compilation du nombre de nichoirs des merles», soutient Reynald Chartier, membre du Club d\u2019ornithologie de Trois-Rivières.De son côté, la Société d\u2019animation scientifique se consacre uniquement aux merles bleus.À Trois-Rivières, le Club d\u2019ornithologie alloue beaucoup d\u2019énergie pour le retour du merle bleu.Reynald Chartier, membre du Club, se passionne pour les merles bleus depuis son jeune âge.En 1983, au moment où il achète sa résidence à Saint-Louis-de-France, il acquiert sa première cabane de merles.Il obtient un franc succès et décide de récidiver l\u2019expérience l\u2019année suivante.Il y a deux ans, l\u2019ex-présidente du Club d\u2019ornithologie de Trois-Rivières lui suggérait d\u2019instaurer une piste de merles bleus à Saint-Louis-de-France.Depuis ce temps, il est responsable de la piste.D\u2019année en année, le parcours de la piste prend de l\u2019expansion.Michel Roy, aussi membre du club, travaille de pair avec Reynald.«J\u2019ai connu Reynald parce que je voulais faire une piste de merles et je ne savais pas comment la faire», admet ce dernier.Selon le spécialiste, le merle bleu «est de retour pour de bon dans la région.Il n'est plus en danger de disparaître», précise Reynald Chartier.Daniel Osselin, biologiste, ne partage pas le même point de vue.«Le merle bleu a encore besoin d\u2019aide.Il faut encourager les gens à faire des nichoirs.»* Le merle bleu est un oiseau superbe, avec son dos bleu ciel et sa poitrine orange.(Flageol Photo \u2014 Terry C harlandl -j».» A ^ .v *1»\tF>\\ *\t_ -T ® iPhoto Michel Ro>l Deschenes Le comédien s est fait connaître du public en 1987, alors qu\u2019il inter prêtait «le curé» des joueurs du National, dans la série «Lance et compte».Il est maintenant copro priétaire du Théâtre des Margue rites Voici quatre oeufs de merle bleu.La femelle commence à les couver après avoir pondu le dernier oeuf.La période de pondaison dure de 5 à 6 jours, au rythme d'un oeuf par jour.Après l'éclosion, les petits sont nourris pendant une quinzaine de jours.Au moment où ils sortent du nichoir, ils savent voler.\u2014 page Pb 'Ktagvot Pfeoto \u2014 Konu o P2 Le Nouvelliste samedi 27 juillet 1991 Diabétique, obèse, et âgé de 13 ans Puffy est ¦ et mène une vie de pacha! Roland Paillé Trois-Rivières La nature a frappé Puffy.Diabétique et obèse \u2014 il pèse 22 livres \u2014, il est âgé de 13 ans.Plutôt que de s\u2019amuser comme tous les autres de son âge, il est contraint, de par sa maladie, à suivre un rythme de vie plus rangé ainsi qu\u2019une diète.Malgré cela, Puffy mène une carrière de mannequin.Qui est Puffy?Voyons, c\u2019est un beau gros chat mâle qui appartient à Mme Louise Dubé, de Trois-Rivières.D\u2019après cette dernière, un chat sur 800 est diabétique.Puffy vit donc sa maladie avec les petits inconvénients que cela comprend.Eh oui, à 6 h 30, il reçoit sa dose quotidienne d\u2019insuline, mais il s\u2019y plie de bonne grâce.«Il est habitué à la seringue», fait savoir Mme Dubé.L\u2019obésité de Puffy ne date pas d\u2019hier.«Puffy a toujours été un gros chat», fait observer Mme Dubé qui se l\u2019est procuré alors q\u2019il n\u2019avait que six semaines.C\u2019est son époux, le constructeur Marcel Dubé, qui lui avait suggéré d\u2019aller chercher un chat noir à la SPCA.«Après quelques visites, j'ai vu celui-ci.Il était dans sa cage avec sa soeur.Je m'étais dit que mon prochain chat serait un mâle.Je l'ai flatté, de même que sa soeur.Mais tout de suite, sa réponse a été meilleure: il restait plus sur moi que sa soeur.C\u2019est comme s\u2019il était fait pour moi», se rappelle Mme Dubé.«Il était attirant parce qu'il avait beaucoup de caractère: au lieu de demeurer dans son coin, il grouillait et avait l'air chétif», en-chaîne-t-elle.Cependant, la vie a ses beaux côtés pour Puffy.Il passe en effet six mois par année en Floride et les six autres à Trois-Rivières.Comme dit Mme Dubé, Puffy mène une vie de pacha.«Pour «monsieur», nous avons une petite camionnette afin de pouvoir voyager plus confortablement que dans une voiture: il dispose ainsi de plus d'espace», note Mme Dubé.Et l\u2019air floridien ne lui est pas désagréable.«En Floride, il est chez lui», renchérit la maîtresse de Puffy.Lorsqu\u2019ils prennent la route de la Floride, Mme Dubé indique qu\u2019ils couchent dans les hôtels.Ceux-ci se montrent accueillants à Puffy.«Et la plupart des beaux hôtels acceptent Puffy sans restriction.» Poids perdu et retrouvé C\u2019est à la suite d\u2019une perte de poids importante de Puffy qu\u2019on a découvert sa maladie.«Un jour d\u2019hiver, je l'ai mis dehors pour qu'il s'amuse.C\u2019est alors qu\u2019il s\u2019est mis à miauler, à se rouler sur le dos dans la neige: ses deux pattes d\u2019en arrière étaient bloquées et ses muscles s\u2019atrophiaient», se souvient encore Mme Dubé.Cette dernière est alors allée visiter trois vétérinaires.Une d\u2019entre elles a procédé à des prises de sang sur Puffy.Ces échantillons ont été positifs.Vie rangée Pour Mme Dubé, une vie rangée s\u2019avère un très bon remède pour Puffy.«Il ne faut pas le rendre nerveux ou fatigué.Quand il mène une vie rangée, il n'a pas de problème.Plusieurs personnes me disent que je devrais l'inscrire aux expositions, mais j'évite ça parce que les foules le traumatisent», confie Mme Dubé.Si une journée, Puffy joue et dépense beaucoup d\u2019énergie, c\u2019est possible que cela influence sa dose d\u2019insuline.Mais pour le savoir, il faut faire de petits tests.«Les prises de sang et le reste le traumatisent.Aussi, je ne veux pas en faire un chat de laboratoire, et c'est pour cette raison qu'on opte pour une vie rangée, avec la même dose à chaque jour», indique Mme Dubé.L\u2019espérance de vie des chats est de 17-18 ans, d\u2019après Mme Dubé.Celle-ci mentionne que le diabète peut déboucher sur la perte de vue et des problèmes de reins.Mais elle tient à garder Puffy le plus longtemps possible.«J\u2019essaierais tout avant de dire qu\u2019il n\u2019y a plus d\u2019espoir», soutient-elle.Mannequin Propriétaire d\u2019une boutique d\u2019articles de salle de bains.de literie, au centre commercial Les Rivières, Mme Dubé a recours à la physionomie de Puffy pour sa publicité et ses articles de promotion.Ainsi, on retrouve un dessin reproduisant Puffy sur les sacs du magasin et sur les cartes d\u2019affaires.«Il a aussi son estampe», précise-t-elle.«Pour l\u2019ouverture du magasin, j'avais fait faire un poster, une sérigraphie, avec le vrai portrait de Puffy.J\u2019en avais accroché plusieurs exemplaires dans le magasin.Après un certain temps, je l'ai retiré parce que les gens voulaient acheter le poster, mais je ne vends pas de posters», rappelle Mme Dubé.Cette dernière ne manque pas, l\u2019automne venu, d\u2019amener Puffy avec elle à Toronto pour visiter des expositions et placer des commandes auprès des fournisseurs de sa boutique.Souvent, Puffy doit passer toute la journée seul dans la chambre d\u2019hôtel.«Mais quand je reviens, il a droit à un saumon», affirme Mme Dubé.Une boîte de saumon?«Non, un vrai saumon, un filet de saumon», rétorque-t-elle.* w Puffy est un amour de chat pour sa maîtresse, Mme Louise Dubé.Depuis 10 ans, le Frère Lucien Carpentier est â l\u2019écoute des gens en difficulté.Un frère aveugle prête l'oreille aux malheureux Stéphan Frappier Cap-de-la-Madeleine Quelle que soit l\u2019heure, quel que soit le problème, le frère Lucien Caipcnlier, de la communauté des Frères de St-Uiabriel, est à l\u2019écoute.Depuis 10 ans, pai le biais du service «Aveugle à l\u2019écoute», M.Carpentier prête une oreille attentive à toute personne aux prises avec de sérieux problèmes, telles la séparation, la drogue, la solitude.«Je suis devenu aveugle en IV7K après des opérations de la cataracte qui ont mal tourné.Ce fut un dur choc psychologique», explique-t-il, soulignant que sa vie sociale était fort chargée jusqu\u2019à ce que cette terrible maladie vienne l\u2019affliger.«Avant que je ne devienne aveugle, j\u2019étais très actif dans la paroisse de Saint-Odilon, je faisais des visites paroissiales, je donnais la communion.».Abattu, M Carpentier prit un certain temps à s\u2019habituer à son nouveau style de vie.«Ça m\u2019a pris plus d\u2019une année à apprendre à me servir des instruments uti les dans ma situation, des instruments comme la canne blanche, la montre en braille.».Ne pouvant plus occuper son temps comme avant, il chercha une nouvelle activité afin de remplir scs journées qui étaient devenues longues et moins actives qu\u2019auparavant.C\u2019est à ce moment-là, qu\u2019il eut l\u2019idée de mettre sur pied un service pour les personnes ayant besoin d\u2019être écoutées, conseillées, réconfortées, sans distinction d\u2019âge, de sexe et de condition: «Aveugle à l\u2019écoute».L\u2019homme de 79 ans reçoit plus de 3500 appels par année de personnes en difficulté de tout âge.«Je reçois même des gens qui préfèrent me rencontrer personnellement afin de discuter plus intimement avec eux», souligne-t-il, estimant que plusieurs personnes ont besoin d\u2019une oreille attentive dans la région.Parmi les gens qui lui téléphonent, il y a des personnes âgées qui souffrent de solitude, des gens qui vivent une blessante séparation, des jeunes filles enceintes désespérées, des adolescents aux prises avec la drogue ou des peines d\u2019amour.Le frère Carpentier tente, par de justicieux conseils, d\u2019éclairer le chemin tortueux de ces personnes en difficulté.Cependant, lorsque le problème semble très grave, tel un cas suicidaire, il le réfère à un organisme qui sera en mesure d\u2019aider la personne, que ce soit sur le plan financier ou judiciaire.M.Carpentier est toujours fidèle à son poste, près de son téléphone.«Après la perte de mes yeux, j'aurais pu tout laisser tomber, mais j\u2019ai mis sur pied ce projet qui me permet, aujourd'hui, d'échanger avec des gens, brisant, de ce fait, ma solitude.»* O 1514 U Nouvelliste samedi 27 juillet 1991 P3 Le Père Martin Un prêtre trifluvien pure laine w dans l'Eglise orthodoxe grecque Le Père Martin devant sa chapelle aux allures byzantines, située dans Tarriere-pays du canton de Barnston, à la frontière entre le Québec et le Vermont.¦ K tr
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