Le nouvelliste, 20 novembre 1990, Édition(s) partielle(s)
[" mardi 20 novembre 1990 13 Le Café Alternatif Briser la solitude des personnes en difficulté Mme Claire Doucet, du Café alternatif.En mortaise, le sigle de cet organisme communautaire.Michelle Roy Shawinigan ¦ Parrainé par le Centre Roland-Bertrand et Auto-Psy Mauricie, le Café Alternatif, rue Viger, à Shawinigan, a été créé il y a deux ans pour briser le cercle de la solitude chez les psychiatrisés, ex-psychiatrisés, assistés sociaux, ex-alcooliques, ex-drogués, chômeurs, travailleurs, etc.C\u2019est plus qu\u2019un simple café, c\u2019est un lieu de rencontres et d\u2019échanges.C\u2019est le coeur de toute une organisation qui met sur pied diverses activités éducatives, culturelles et sportives.C\u2019est un lieu où on peut se réfugier quand on a mal à l\u2019âme, quand on se sent seul, débordé par ses problèmes.On peut jouer à divers jeux, au billard, déguster café, jus et boissons gazeuses.C\u2019est un lieu où on peut réfléchir à sa condition et aux possibilités offertes pour en sortir.C\u2019est un lieu où il y a toujours quelqu\u2019un pour accueillir, aider, renseigner, diriger si on le veut.Ou pour simplement respecter son silence.C\u2019est ouvert sept jours sur sept, douze heures par jour à partir de 10 h le matin.Claire Doucet en est l\u2019âme et le coeur.Elle est entourée de gens de projets gouvernementaux, et de bénévoles.La clientèle se compose d\u2019ex-psychiatrisés, à cause de la proximité de l\u2019hôpital Sainte-Thérèse.Situé en plein centre-ville le Cafe Alternatif reçoit aussi bien des chômeurs et des assistés sociaux.Des jeunes, des gens d\u2019âge moyen.Un client du Café a dessiné le logo: un arbre se dresse tout seul, au milieu, pour symboliser la solitude.Ce logo se retrouve sur des T-shirts, sur «le petit journal» distribué aux habitués.De quoi vit le Café Alternatif?D\u2019une petite subvention de départ de Centraide, des salaires payés par les projets gouvernementaux d\u2019intégration au travail, de dons.Et de beaucoup de bénévolat.La machine à café fait ses frais.«C'est une place pour jaser, pour = se détendre», dit Claire Doucet.j?Quotidiennement il y a seize em- j ployés, grâce au programme Extra 3 et à Alternative-Jeunesse, dont le J Café est parmi les organismes ac- f cueillant les jeunes contrevenants J ayant du temps à donner à des or- ^ ganismes communautaires.Trente par jour «Il vient facilement une trentaine de personnes par jour», dit Mme Doucet.Le jour, mais surtout le soir.Il y a de la danse, le soir de temps à autre.Et diverses activités organisées pour les clients par l\u2019équipe d\u2019animation: cours de tricot, bingo, de nutrition, des ateliers de bricolage, de l\u2019information, etc.«En les distrayant, on essaie de les aider en les informant», dit-elle.C\u2019est vraiment la formule café-rencontre.La plupart des activités sont gratuites.Les autres coûtent une somme minime.Par exemple, ce voyage organisé à Montréal en autobus, pour visiter l\u2019insectarium et le planétarium.C\u2019est grâce aux profits d\u2019un petit marché aux puces qu\u2019on a pu mettre cette activité sur pied.Les clients n\u2019ont qu\u2019un dollar à débourser.«Bien des gens viennent lire leur journal le matin, ils n'ont pas les moyens de s'abonner.Les chômeurs regardent les offres d'emploi.Ceux qui ont été hébergés au Hamac s'en viennent ici.C\u2019est un lieu de fraternité, mais on respecte le désir de ceux qui veulent avoir la paix et s\u2019isoler», explique Claire Doucet.Sur une table, près de l\u2019entrée, il y a un casse-tête de commencé.Certains vont s\u2019y diriger en silence.C\u2019est une entrée en matière.Bientôt d\u2019autres iront vers le solitaire, ils chercheront le même morceau de casse-tête.et la glace sera brisée.Sophie Sophie a eu des problèmes.Elle est seule à la maison avec ses petits entants.Elle s\u2019ennuie, sa solitude est intense Alors depuis les débuts elle vient au Café Alternatif.Quand elle habitait Shawinigan c\u2019était relativement facile.Là.elle habite à la campagne, et elle vient «sur le pouce» par tous les temps.Parce qu\u2019elle a besoin de voir du monde.De jaser.De simple cliente elle est même devenue bénévole, lors d\u2019organisations spéciales.Elle donne des cours de fabrication de bijoux.«C'est une façon pour moi de partager ce que je sais faire.» Sophie a trouvé, au Café Alternatif, une seconde famille.Des habitués qui sont devenus des amis.La vie est moins pesante, la solitude moins intense.«Ma vie a changé depuis que je viens ici», confie Sophie.Lors d\u2019une inondation dans son sous-sol, les clients du Caté sont allés l'aider à sortir les gros objets, comme les tapis roulés remplis d\u2019eau, ce que, toute petite, elle ne pouvait faire.Robert Robert travaille au Café Alternatif.Il aime ça.Surtout au point de vue de l\u2019aide que lui et les autres peuvent apporter à qui en a besoin.Aux références qu\u2019on peut faire à tel ou tel autre organisme.Un milieu chaleureux où tout le inonde est sur le même pied.«Ici, c'est un endroit pour l'entraide, dit-il.Le Café Alternatif.j'ai vu ça comme un grand coeur bien chaud.»* Le STEM rend hommage aux anciens présidents Royal Saint-Arnaud Saint-Georges-de-Champlain ¦ Dans le cadre des célébrations des 25 ans du Syndicat des travailleurs de l\u2019enseignement de la Mauricie (STEM), amorcées en mai dernier, une nouvelle étape a été franchie alors qu\u2019un hommage spécial a été rendu aux anciens présidents.C\u2019est ainsi que les Robert Davidson (1965-1967), Jean-Pierre Joli-vet (1968-1972), Gilles Houde (1972-1981) et Claude Caron (1983-1990) se sont retrouvés dans les lo- caux du STEM, à Saint-Georges-de-Champlain, autour d\u2019un bourgogne à l\u2019effigie du syndicat.Le tout était suivi d\u2019un souper à La Crémaillère, à Shawinigan.M.Gé-rald Durocher a aussi été président de l\u2019organisme en 1967, tout comme M.Yvon Caron (décédé), de 1981 à 1983.«Nous voulons également témoigner à nos membres et nos retraités notre reconnaissance pour leur fidélité et leur confiance envers le STEM», de souligner le nouveau président, Jean-Claude Cossette, lors de la cérémonie.Pour sa part, le président du co- ïté du 25e, M.Denis Paquin, a mentionné que l\u2019expression de la fête met l\u2019accent sur le caractère de liesse que l\u2019on veut donner aux diverses activités, tandis que l\u2019hommage aux membres insiste sur la reconnaissance et le respect que l\u2019on porte à chacune des enseignantes et chacun des enseignants pour sa présence, son intérêt et son implication dans la vie syndicale.11 a aussi rappelé les festivités qui ont débuté en mai dernier par un grand souper de solidarité et de reconnaissance qui a réuni plus de 500 convives.A cette occasion un hommage fut rendu au président-fondateur, M.Robert Davidson, sur le point de prendre sa retraite.Le président des fêtes a aussi rappelé que le 25e anniversaire est l\u2019occasion, pour le STEM, de souligner la solidité des liens qui unissent les différents secteurs du territoire, «solidité qui ne doit jamais se démentir», dit-il, en ajoutant que le STEM veut, du même souffle, confirmer cette volonté des membres de maintenir et raffermir ces liens en fraternisant, dans une atmosphère de détente, et en se remémorant les différents moments de son histoire.«La participation des anciens présidents de l\u2019APEM (Association professionnelle des enseignants de la Mauricie) et du STEM, confirme déjà cette volonté, de mentionner «XÜ'S b0Upr.s#8IMj*! ST™- ^ prints.De gauche SÏÏÜ'.iSSVfc.SSJE à droite: MM.Jean Pierre Johvet, Jean-Claude Cossette, Robert me pour ,eque| Ms onf tanl travaillé liatidson, C laudc Caron Ciillcs lioudt*.\tvit encore chez nous.»# Au Centre d'accueil de Shawinigan-Sud La pastorale au service des générations Royal Saint-Arnaud Shawinigan-Sud ¦ Profitant de la visite pastorale de l\u2019évêque auxiliaire du diocèse de Trois-Rivières, Mgr Martin Veillet-te, le responsable du comité des bénéficiaires du Centre d\u2019accueil de Shawinigan-Sud, M.Jean Bourni-val, a mis en évidence un projet réalisé en collaboration avec l\u2019école secondaire Montfort et par lequel des étudiantes rendent régulièrement visite aux personnes âgées de l\u2019établissement, résidentes ou en centre de jour.À sa première expérience dans le projet, Mlle Karen Vanasse, étudiante de secondaire IV à l\u2019école Montfort, a découvert que les personnes âgées ne sont pas du tout gênantes pour amorcer la conversation.«Elles sont faciles d'approche.Nous devrions avoir plus d'occasions de les rencontrer, c\u2019est tellement enrichissant», a-t-elle dit.Pour sa part, Guylaine Bellema-re, du même groupe, a déjà vécu le gardiennage chez des personnes âgées.«Mon grand père et ma grand-mère habitent près de chez nous, et je ne peux pas m'empêcher d'aller les voir tous les jours», de confier ensuite l\u2019adolescente.Elle reconnaît que ce contact avec les personnes âgées lui fait voir sa propre *ie différemment.' *¦> *'\t.du y Autour d\u2019une même table, nous retrouvons, dans l'ordre, Mme Catherine Quessy, Mlle Karen Vanasse, étudiante, M.Jean Bournival, animateur, Mgr Martin Veillette et M.Benoît Quessy.«J'aimerais ça que plus tard, on s\u2019occupe de moi ainsi», a-t-elle déclaré.Sa compagne Julie Béland, une habituée du projet, a dit que ses rencontres avec les personnes âgées lui ont fait découvrir les étonnantes capacités de ces gens.Quant à Mmes Juliette Borde-leau et Thérèse Clément, deux personnes fréquentant le centre de jour et qui accompagnent une étudiante dans le projet, trouvent ces rencontres stimulantes.Devant de tels témoignages Mgr Veillette s\u2019est dit heureux de cette belle initiative.«Ces rencontres permettent certainement aux personnes d'échanger et de mieux se connaître.D'une part, les jeunes en apprennent davantage sur le vécu des aînés, tandis que ceux-ci découvrent la vie des jeunes d'aujourd'hui.» Mgr Veillette a conclu en disant qu'il allait se faire un devoir de faire connaître cette initiative, ailleurs, afin qu\u2019elle soit imitée * De gauche à droite, Mme Réjeanne Fraser, peintre; Mme Lucie Garceau, présidente du mouvement «Rayon d'amitié»; M.Régis Vézina, peintre.Grâce au mouvement «Le rayon d'amitié» L'animation culturelle s'active avec chaleur à Saint-Élie-de-Caxton Saint-Élie-de-Caxton (MC) ¦ L\u2019animation culturelle s\u2019active avec succès et non sans une chaleur particulière à Saint-Élie-de-Caxton: le mouvement féminin local «Rayon d\u2019amitié» attire même un nombre appréciable de membres provenant des localités avoisinantes.«On nous dit que c\u2019est chaleureux chez nous et c\u2019est sans doute pourquoi notre mouvement sans but lucratif attire des gens de Grand-Mère et même de Trois-Rivières-Ouest», de dire fièrement Lucie Garceau, présidente de l\u2019organisme.Le brunch de dimanche, déroulé à la salle communautaire, s\u2019ouvrait sur un volet pictural fort apprécié.Une douzaine d\u2019artistes-peintres, dont trois de Saint-Élie, ont exposé leurs oeuvres dont certaines s\u2019imposent par l\u2019éclat de leur variété, allant de la scène champêtre aux tendresses du visage de la femme.«En découvrant des choses mal connues, nous nous enrichissons tout en mettant en lumière les talents de ceux et celles qui méritent une attention», ajoute le présidente.Cette exposition était un rêve qu\u2019elle convoitait depuis longtemps.Elle ne pensait jamais qu\u2019il se réaliserait un jour.«Car, vous savez, je ne pensais pas accéder à la présidence de notre mouvement!» Fondé en 1984 par Mme Micheline Bergeron, le «Rayon d\u2019amitié» semble séduire, en plus des personnes d\u2019âge mûr, une bonne partie de la jeunesse puisque les membres proviennent de tous les horizons de la vie communautaire.Le brunch s\u2019est terminé par un défilé de mode.Invitée à confier au Nouvelliste cette chaleur qui semble caractériser tant les gens de la municipalité, Mme Garceau se fait alors volubile.«À Saint-Élie, on nous a toujours qualifiés de gens chaleureux.Je le crois, ça fait tellement de fois qu\u2019on nous le dit.Et on le fait naturellement: c\u2019est pas forcé! Et on aime ça quand les gens de l\u2019extérieur viennent.Nous sommes un beau petit noyau au coeur de la Mauricie.» Par le ton de sa voix, son témoignage lui venait droit du coeur.* Sécurité publique à La Tuque Un taux de solution des crimes de 58% Marc Rochette La Tuque ¦ Dans son rapport annuel de 1989 rendu public avec un important retard, le directeur du Service de la sécurité publique de la ville de La Tuque, M.Roger Morin, a souligné que le taux de solution de la criminalité avait atteint 58,23%, soit une augmentation de 20% comparativement au bilan de 1988.«Ce taux, qui est en croissance depuis les deux dernières années, est attribuable à une meilleure gestion des enquêtes de premier niveau.c\u2019est-à-dire, celles effectuées par les policiers patrouilleurs», a expliqué M.Morin.Par ailleurs, l\u2019ensemble des plaintes aux infractions criminelles tend à se stabiliser, avec un nombre de 601 en 1989, au lieu des 608 plaintes qui furent comptabilisées l\u2019année précédente.En matière de circulation on retrouve cette même tendance puisque le nombre d\u2019accidents a atteint 354, comparativement à 352 en 1988.Diverses campagnes de prévention pourraient, semble-t-il, justifier une pareille stabilisation.«Il y a eu une légère augmentation peu significative du nombre d'incendies, alors que celui-ci est passé de 60 à 68», a ajouté M.Morin.De plus, le nombre d\u2019appels logés auprès du service ambulancier a connu une faible hausse, passant de 512 à 534, et le tiers de ces appels ont été effectués en banlieue ou à l\u2019extérieur de la municipalité.«Ce bilan des plus positifs est attribuable au nombre d'heures qui ont été consacrées à la formation, au recyclage ainsi qu'aux campagnes d\u2019information, de sensibilisation et de prévention, mais surtout grâce à une part plus active des membres de notre personnel et des responsables de section», a conclu celui qui dirige le travail d\u2019une quinzaine de policiers.* f "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.