Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (10)

Références

La presse, 2015-12-19, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 2,60$ taxes en sus - Édition provinciale 2,75$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées ÉDITION WEEK-END / Montréal samedi 19 décembre et dimanche 20 décembre 2015 132e année No 053 106 pages, 10 cahiers ECHOC n mt \\[ HIHHIHHIHHt imfm \u201c f;| PRESSE LE CANARD VOLE LA VEDETTE Canard entier, magret, foie gras; l'oiseau s'invite à la table du réveillon.GOURMAND PLACE AUX FEMMES, AUX JEUNES ETAUX RÉGIONS Philippe Couillard se prépare à remanier en profondeur son équipe ministérielle au retour des Fêtes.«On peut faire mieux», a dit hier le premier ministre en entrevue avec La Presse.PAGE A3 Incisive et toxique, la radio parlée de Québec?Nathalie Petrowski est allée faire un tour au pays des grandes gueules.ARTS \u2014 «TOUT EST SUR MES ÉPAULES» Le chef du NPD Thomas Mulcair revient sur la campagne et fait son mea culpa.VINCENT MARiSsAL page A2 PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE YVES BOISVERT MONCOUSINÈVE PAGE A10 PATRICK LAGACÉ ALLEZ AU PRIVÉ PAGE A16 STÉPHANE LAPORTE STARWARS POUR LES NULS PAGE A6 PLANTE \" 1- : PHOTO EDOUARD CHETTE, LA PRESSE PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE DRUMMONDVILLE DE LAGONIE AU PLEIN EMPLOI AFFAIRES ILLUSTRATION FÉLIX BARBUSCI, LA PRESSE PHOTO ARCHIVES LA PRESSE A PRO CÉDRIKA PROVENCHER RÉCIT D\u2019UNE DISPARITION PAGE A8 m I____________.,r^ ___ LA PRESSE AU LIBAN stilentielle À BEYROUTH Les déchets qui jonchaient la ville l'été dernier sont maintenant stockés | .dans des dépotoirs temporaires, mais le problème est loin d\u2019être réglé.L\u2019incompétence du gouvernement est montrée du doigt.PAGES A12 ET A13 PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE MON CLIN D\u2019ŒIL STÉPHANE LAPORTE «Je vous souhaite un joyeux Noël à mon image: vert! » \u2014 Philippe Couillard QBt Venez voir mon blogue ! www.lapresse.ca/laporte SAM 621 924456 782 .tPEAt//* -J BHH f* t * 2016 SHEN YUN «Une belle magie sur scène! À voir absolument » - Broadway World 30 AVRIL ET 1er MAI 2016 placedesarts.com PLACE DES ARTS | SALLE WILFRID-PELLETIER Billetterie : 514 842-21121 Sans frais : 1866 842-21121 Organisateur : 514 800-2928 Présenté par l\u2019Association du Falun Data de Montréal ShenVun.com 621924456782 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 19 DÉCEMBRE 2015 DIMANCHE SUR VOTRE TABLETTE LA PRESSE* TECHNO .*2*sr TECHNO IA FFiFSTF >\u2022 ACTUALITÉS ACTUALITES I -ï PSFU.vF !¦ PAUSE POUR LUI PAUSE POUR LUI LA PRESSE +¦ DISPONIBLE SUR p* Google play Restos insalubres, mais savoureux ?Vinyles et cassettes contre-attaquent! Pourquoi vouloir incarner le père Noël ?RAYMOND WEIL GENEVE EN COLLABORATION AVEC Piper k k CHÂTEAU D\u2019IVOIRE -JOAILLIERS »»- MONTRÉAL \u2022 2020 RUE DE LA MONTAGNE, 514 845 4651 SANS-FRAIS I 888 883 8283 WWW.CHATEAUDIVOIRE.COM mmmmmmmmmmmmmmmmmmmiMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm POLITIQUE Mulcair : « Tout est sur mes épaules » PHOTO ADRIAN WYLD, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Thomas Mulcair, reconnu comme l\u2019un des meilleurs parlementaires à Ottawa, veut poursuivre le travail d\u2019opposition contre un premier ministre qui, dit-il sourire en coin, maîtrise mieux la forme que le fond, écrit notre chroniqueur.VINCENT MARISSAL CHRONIQUE Foi de Thomas Mulcair, si c'était à refaire, sa campagne électorale serait très différente de celle qu'il a menée pendant les 15 longues semaines de l'automne.Sans tenter de se défiler, il avoue, notamment, que son message économique n'était pas clair et qu'il aurait dû trouver une autre formule à propos du niqab.Je m'attendais à trouver un Thomas Mulcair sombre et amer, jeudi midi pour un lunch postélectoral dans sa circonscription d'Outremont.Le chef du NPD a visiblement besoin de vacances (il l'avoue lui-même volontiers), mais il est souriant, serein et prêt à continuer.«Humble» est le premier qualificatif qui m'est venu à l'esprit en l'écoutant raconter sa campagne.La défaite a fait mal, mais elle a aussi été riche en leçons, m'a confié M.Mulcair.Après la débâcle du 19 octobre, qui a fait passer le NPD du statut de gouvernement en réserve à celui de troisième parti, Thomas Mulcair a demandé à la présidente du parti, Rebecca Blaikie, de faire le tour des troupes et de rédiger un rapport sur les ratés de la campagne.Ce rapport sera remis au chef au début de 2016, mais il a déjà une très bonne idée de ce qui a cloché.Premier constat: son message économique visant la classe moyenne manquait de clarté, dit-il.«Nous proposions de hausser les impôts des banques, dont on vient encore une fois de voir les profits, pour baisser les impôts de la classe moyenne et financer des services, mais j'avoue que ce n'était pas clair, dit-il.J'aurais dû frapper plus fort là-dessus plutôt que de seulement insister sur une bonne gestion pour ne pas faire de déficit.» C'est précisément là que les libéraux ont doublé le nPd sur sa gauche, en annonçant trois années de déficit pour financer les baisses d'impôts et le programme d'infrastructures.M.Mulcair avoue que lui et son équipe n'avaient pas vu venir Justin Trudeau sur ce front.Le message du NPD, qui s'engageait à « protéger nos bons emplois », était « diffus », ajoute M.Mulcair.«Je parlais de garder nos bons emplois ici, mais pour les électeurs, cela ne leur donnait rien de plus demain matin », explique-t-il.Beau joueur, Thomas Mulcair reconnaît aussi que le chef libéral a mené une excellente campagne.« On a appris pendant la campagne que les libéraux faisaient des focus groups tous les jours, ce qui leur permettait de récupérer nos idées et d'en mettre toujours un peu plus.C'est ce qu'ils ont fait avec les réfugiés syriens, notamment.Et nous, nous n'avions pas la capacité de répondre.» La stratégie publicitaire a, elle aussi, connu des ratés, reconnaît le chef néo-démocrate.«Prenez les séries éliminatoires du baseball, avec les Blue Jays: nous n'étions pas là du tout en publicité à la télévision, contrairement à nos adversaires.Ça, notre monde à Toronto nous l'a dit ! », souligne M.Mulcair.Après une bonne demi-heure d'entrevue, j'ai fait remarquer à Thomas Mulcair qu'il n'avait toujours pas prononcé le satané mot qui commence par N : le fameux niqab, la torpille qui a coulé le bateau orange, selon de nombreux analystes et sondeurs.M.Mulcair ne nie pas son impact : « On a perdu 20 points en trois jours, vers la mi-septembre, et on ne les a jamais repris.Sur le fond, je n'allais certainement pas changer ma position juste pour dire ce que les gens voulaient entendre, ce n'est pas mon genre, mais je trouverais une autre façon de le dire si c'était à refaire.» L'expression « crise du niqab » fait sursauter Thomas Mulcair deux mois après la fin de la campagne.«On a parlé d'une \"crise\", mais dans les faits, seules six personnes sur près de 700 000 sont devenues citoyennes canadiennes avec un niqab, précise-t-il.L'affaire du niqab a aussi touché les libéraux, mais personne ne s'attendait à rien du Parti libéral sur cette question.» Mais alors, pourquoi les électeurs ont-ils tourné le dos au NPD pour adopter le PLC avec autant d'enthousiasme ?« L'idée était de se débarrasser de Stephen Harper, ce à quoi nous sommes fiers d'avoir contribué, mais une fois que les électeurs ont dû choisir entre nous et les libéraux, les vieilles habitudes ont repris le dessus, dit-il.Les libéraux ont ressorti Chrétien et Martin, c'est rassurant pour les électeurs, et puis au Québec, il y a toujours cette tendance à voter du bon bord.» Il admet toutefois, en précisant que toute la responsabilité « est sur ses épaules », ne pas avoir su « closer le deal avec les électeurs ».« On a fait faire des centaines de milliers d'affiches en forme de panneau qui disaient: \"Stop Harper!\" Il aurait fallu qu'on ajoute : \" Et votez NPD.\" » Thomas Mulcair, reconnu comme l'un des meilleurs parlementaires à Ottawa, veut poursuivre le travail d'opposition contre un premier ministre qui, dit-il sourire en coin, maîtrise mieux la forme que le fond.« On voit déjà que les libéraux ne pourront tenir toutes leurs promesses.Et puis on sait qu'on ne peut compter sur les conservateurs pour talonner le gouvernement sur les pipelines, sur Postes Canada, sur les crédits d'impôt pour fonds de travailleurs, sur l'environnement ou sur le Partenariat transpacifique.» Pour rester chef du NPD, Thomas Mulcair devra toutefois jouir de la confiance des membres de son parti à leur congrès d'avril, à Edmonton.Au NPD, le vote ne porte pas directement sur la confiance envers le chef, mais sur le désir des membres de tenir un nouveau congrès à la direction.Peu importe la formule, Thomas Mulcair doit obtenir son ticket pour continuer.C'est pourquoi il parcourt des milliers de kilomètres à travers le pays depuis le 19 octobre pour rencontrer les candidats défaits, les députés battus et les groupes proches du NPD.« Les gens sont tristes, mais je n'ai rencontré personne en colère », dit-il, ayant bon espoir de garder son poste.a Pour joindre notre chroniqueur: vincent.marissal@Tapresse.ca « Les gens sont tristes, mais je n\u2019ai rencontré personne en colère.» \u2014 Thomas Mulcair, chef du NPD THOMAS MULCAIR SUR.le «style Trudeau» : « Les selfies, moi, vous savez.Moi, j\u2019ai l\u2019habitude de travailler à fond mes dossiers.Avec Justin, on commence à voir qu\u2019on est plus dans la forme que dans le fond.» .ses priorités : « Ma première responsabilité, c\u2019est de lutter contre les inégalités, et la plus grave inégalité, c\u2019est celle entre les générations, celle qui touche les plus jeunes, qui sortent de l\u2019université avec de lourdes dettes et qui doivent payer très cher la garderie de leurs enfants.» .le projet de NPD-Québec « Le nom est toujours réservé et il y a de l\u2019intérêt chez nos membres, mais moi, je ne vais pas diviser mes énergies, je n\u2019ai pas le temps de m\u2019occuper de ça, j\u2019ai trop de choses à faire à Ottawa.De toute façon, si ça se fait, ce sera une entité indépendante du NPD fédéral.» .sa nouvelle notoriété « La bonne chose avec la dernière campagne, c\u2019est que maintenant, je suis connu partout au Canada.J\u2019étais à Toronto cette semaine, je marchais vers mon hôtel, et un homme dans un gros VUS Mercedes s\u2019est arrêté à ma hauteur et m\u2019a dit: «Heille, c\u2019est bon, ça, tu restes simple, tu marches comme tout le monde, pas de limousine.J\u2019aime ça!» » \u2014 Vincent Marissal VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca \t\t\t \t\t\t Amusez-vous !\tGOURMAND 9\tEmplois\tPETITES ANNONCES 5 Astrologie du jour\tPETITES ANNON.8\tGrille blanche\tAFFAIRES 8 Avis et encans\tAFFAIRES 5 et 6\tMonde\tA12.A13 A20 et A22 CV\tAFFAIRES 7\tPetites annonces\tCAHIER Débats\tA24 etA25\tSudoku\tAFFAIRES 6 Décès\tPETITES ANNONCES 6 à 8\t\tVin\tGOURMAND 6 et 7 Météo Ennuagement en après-midi, maximum 0, minimum -4.PETITES ANNONCES 5 _________________________________________________________ LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 19 DÉCEMBRE 2015 A3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim POLITIQUE Femmes, jeunes et régions Philippe Couillard entend leur accorder une plus grande place dans son prochain cabinet «On veut une présence plus significative des femmes, des jeunes et des régions.Si on réussit à obtenir cet équilibre, on fait beaucoup.» PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Le premier ministre Philippe Couillard ne cache pas son intention de remanier son cabinet et d\u2019y faire une plus grande place aux femmes, aux jeunes et aux représentants des régions.Pour ce bilan de fin d\u2019année avec La Presse, il se prononce également sur les grands dossiers de 2015.DENIS LESSARD Philippe Couillard se prépare à remanier son équipe ministérielle, un « rebrassage » des cartes important plutôt qu'un simple «ajustement».Pas de dates, et surtout pas de noms, mais à l'évidence, trois critères sont devenus incontournables : le gouvernement devra compter plus de femmes, davantage de jeunes et mieux représenter les régions.Maintes fois relancé sur ses intentions, Philippe Couillard n'aura jamais été aussi explicite que dans l'entrevue accordée hier à La Presse à son bureau de Montréal.Quelques indications plutôt générales, mais on peut facilement décoder qu'il compte revoir en profondeur l'équipe formée en avril 2014, après la prise du pouvoir.L'opération pourrait survenir rapidement, à son retour de deux semaines de vacances dans le Sud, autour du 18 janvier.Le vent de fraîcheur apporté par la formation du premier cabinet de Justin Trudeau à Ottawa a sûrement contribué à sa décision, qui, en attendant qu'elle se concrétise, fera passer des Fêtes moins sereines aux ministres actuels.Les nouveaux et les vétérans Quand on lui demande s'il juge opportun de redistribuer les portefeuilles, Philippe Couillard répond d'emblée : « Il me semble qu'il y a des choses que l'on veut renforcer dans la composition du gouvernement.» À ses yeux, les objectifs sont limpides : « On veut une présence plus significative des femmes, des jeunes et des régions.Si on réussit à obtenir cet équilibre, on fait beaucoup », explique-t-il.Un autre élément de réflexion, tout aussi incontournable : l'équilibre entre les nouveaux et les vétérans.L'équipe actuelle n'atteint pas cet objectif?« On peut faire mieux.J'aurais aimé avoir plus de femmes élues.C'est difficile de recruter les femmes pour tous les partis.On a eu plusieurs arrivées, ça change la composition de l'équipe.Autant pour celles qui sont déjà là que pour celles qui se sont jointes à nous.» Sentant qu'il a posé le pied sur un terrain miné, il recule rapidement, ajoutant que la réflexion sur l'équipe est « constante » pour un premier ministre.Inutile de risquer un échéancier, «on arrive à la fin du mandat».Pas de noms, surtout, l'huître s'est refermée.« Là, je retourne sur mon message», laisse-t-il tomber, amusé.L'attention particulière aux femmes sera une bonne nouvelle pour la nouvelle élue Dominique Anglade, ingé-nieure venue de la CAQ.Exercice délicat L'exercice est délicat.« Tous mes prédécesseurs vous le diront, c'est l'exercice le plus difficile.On arrive à des considérations qui souvent n'ont rien à voir avec les qualités intrinsèques des individus.Pourquoi l'un en fait-il partie et l'autre non?Ça dépend de circonstances qui n'ont pas de rapport avec les qualités des gens.Ça rend la chose difficile, mais c'est ma responsabilité.» Au passage, il assure que Lise Thériault, l'ex-ministre de la Sécurité publique, absente pour des raisons de santé, sera de retour.« Je souhaite qu'elle revienne, qu'elle revienne bien.Elle aura toujours une place importante au sein de notre équipe, y compris au sein du gouvernement.» L\u2019ENTENTE: UN «SIGNAL IMPORTANT» L\u2019entente conclue jeudi avec les syndicats représentant les 400 000 membres du Front commun «respecte les paramètres financiers du gouvernement», insiste Philippe Couillard.Il ne veut pas préciser combien coûteront les concessions faites aux syndiqués qui obtiendront plus de 9% d\u2019augmentation en cinq ans.« L\u2019entente envoie le signal à nos employés du secteur public, présents et futurs, que ça vaut la peine de faire une carrière dans le secteur public, de la commencer et de la poursuivre.La progression est tout à fait en ligne avec ce qui se fait ailleurs au Canada, c\u2019est un signal important», souligne Philippe Couillard.SAQ ET CANNABIS La commission Robillard préconisait la fin du monopole de la SAQ.« On est prêts à moderniser le système», prévient Philippe Couillard, relevant au passage le récent projet de loi favorisant les viticulteurs québécois.Ottawa veut légaliser le cannabis?«Je n\u2019ai pas de résistances fondamentales sur le projet de M.Trudeau», observe Philippe Couillard.Mais pour lui, il serait prématuré de conjecturer sur la distribution et la vente de la marijuana avant de connaître les paramètres du projet de loi fédéral.En Ontario, Kathleen Wynne s\u2019est dite d\u2019avis que la LCBO, le réseau public de vente d\u2019alcool, pourrait logiquement se charger de la distribution et la vente du pot.M.Couillard est plus circonspect.« Il y a plein d\u2019options possibles, mais avant tout, je veux voir le projet, l\u2019encadrement.» CONFONDRE LES SCEPTIQUES Le gouvernement est parvenu à confondre les augures qui prédisaient que son plan ne pourrait être réalisé.Philippe Couillard rappelait hier que son gouvernement était parvenu «à équilibrer le budget, à signer une entente avec les syndicats, avec les municipalités, développer des projets et lancer des réformes importantes.Il y a relativement peu de gouvernements qui ont pu faire autant en si peu de temps».Le déficit zéro «permet de réinvestir en éducation, en santé, de susciter des projets de développement économique qui n\u2019existeraient pas autrement».«On veut surtout préserver et consolider les programmes existants», souligne-t-il quand on l\u2019interroge sur de nouvelles initiatives.Si elles apparaissent, elles devront être accompagnées d\u2019économies équivalentes.EMPLOI : CIBLE MAINTENUE Lors de la campagne de 2014, Philippe Couillard promettait la création de 250 000 emplois sur cinq ans.On est loin du compte, mais il croit toujours possible de remplir cet engagement.« Il s\u2019est créé 54 000 emplois au Québec depuis notre arrivée au gouvernement», martèle-t-il, jugeant rassurant que la plupart d\u2019entre eux émanent du privé.Au cours des six derniers mois, les données sont plus sombres.« On contrôle trois choses: la taxation, les infrastructures et les politiques d\u2019accueil pour l\u2019investissement», rappelle-t-il.Les exportations sont en croissance forte, cette année, conséquence du taux de change, mais le contexte économique mondial, pour les matières premières, notamment, n\u2019est pas favorable.«Est-ce que tout va bien?Non.Est-ce que tout est noir?Non.Actuellement, l\u2019objectif de 250 000 emplois est encore réalisable», soutient-il.«Il suffit d\u2019un changement de ton, d\u2019atmosphère dans les pays émergents, et la demande reprend pour les matières premières.» REFORME FISCALE Même quand il n\u2019était que candidat à la direction de son parti, Philippe Couillard promettait une réforme en profondeur de la fiscalité.Le rapport Godbout est tombé: il préconise une baisse importante des impôts financée par une augmentation de la taxe de vente et par une hausse des tarifs d\u2019hydroélectricité.Mais l\u2019appétit pour ces chambardements paraît s\u2019être émoussé.Une partie du rapport a été mise en œuvre, dit Philippe Couillard.En janvier, le «bouclier fiscal» préconisé par Luc Godbout entre en vigueur.Les tables d\u2019impôt sont modifiées pour éviter de trop taxer les bas revenus, ce qui a un effet dissuasif sur le travail.En ce qui touche la «grande mesure que tout le monde regarde, le rééquilibrage des impôts et de la taxe à la consommation, il faut réaliser qu\u2019avec une croissance économique faible, il faut être excessivement prudent.On ajouterait un frein à la demande intérieure», dit-il.«Notre engagement fondamental était d\u2019abolir la taxe santé», un engagement progressif visant d\u2019abord les bas revenus à compter de 2017.MEDECINS: UNE NOUVELLE LOGIQUE DE NEGOS Le gouvernement a corrigé la rémunération des médecins, désormais comparable à celle de leurs collègues des autres provinces.«A partir de maintenant, la logique des négociations avec les médecins va changer, dit Philippe Couillard.On va parler de patients, d\u2019accès aux services.On aura un véritable contrat avec les médecins.» Le nombre d\u2019actes diminue?«C\u2019est pourquoi on doit avoir un contrat avec les médecins.Il y a eu des changements au mode de rémunération, je veux un contrat où il y a des responsabilités réciproques.» TRANSCANADA: «CE N\u2019EST PAS NOTRE PROJET» Avec seulement 33 emplois directs pour l\u2019exploitation d\u2019un pipeline de 625 km, «on ne parle certainement pas de retombées économiques majeures», lance Philippe Couillard à propos du projet de TransCanada.Ces retombées « paraissent assez minimes, mais il peut y avoir d\u2019autres avantages, sur la sécurité, l\u2019impact sur la réduction de gaz à effet de serre», observe-t-il.Il insiste: «Ce n\u2019est pas notre projet», une formule qu\u2019il a utilisée récemment pour mettre de côté l\u2019exploitation éventuelle de pétrole de schiste à Anticosti.L\u2019argument qui veut que le projet soit nécessaire pour transporter au Québec le pétrole albertain «est moins fort» depuis qu\u2019Enbridge a inversé le flux de son pipeline.Dans le débat sur la première mouture du projet, qui prévoyait un port méthanier à Cacouna, Québec avait énoncé sept conditions à son approbation, dont les retombées économiques.« Il y en a d\u2019autres, la sécurité des communautés.Pour le territoire à l\u2019est de Montréal, il faut de nouvelles installations qui traversent nos communautés et nos rivières.C\u2019est normal que cela suscite énormément de questions.» PARRAIN DE REFUGIES Les réfugiés syriens parrainés par Philippe Couillard et sa femme arriveront en début d\u2019année.«Je ne veux surtout pas que ce soit l\u2019objet d\u2019attention médiatique.La pire chose qui pourrait arriver à ces gens serait d\u2019être suivis à la trace par les médias, surtout dans une petite localité», explique-t-il.Déjà M.Couillard «a une bonne idée de la famille» qu\u2019il accueillera, mais il n\u2019entend pas donner davantage de détails.«Ce sont des gens qui seront une formidable addition à notre population.» Garderies Impasse dans les discussions ENTENTE DE PRINCIPE AVEC LE SECTEUR PUBLIC Un ultime ajout de 1,25 % TOMMY CHOUINARD QUÉBEC \u2014 Les négociations entre le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, et les chefs syndicaux ont failli déraper mercredi soir, malgré les discours optimistes exprimés alors par les deux parties devant les caméras.Le lendemain, M.Coiteux a mis sur la table quelque 500 millions de dollars supplémentaires, devant être versés dans les dernières années des prochaines conventions collectives, pour arriver à conclure une entente de principe, a appris La Presse.Comme on l'écrivait hier, l'entente prévoit des hausses de salaire d'un peu plus de 9 % en cinq ans (9,15 % pour être bien précis, ce qui inclut 1,5 % sous forme de montants forfaitaires, et 2,4 % au chapitre de la relativité salariale à être versé en 2019).À cela s'ajoute l'équivalent de 1,1 % en hausse de rémunération liée aux ententes sectorielles concernant les conditions de travail, ajoutait-on.Le coût total supplémentaire des prochaines conventions collectives représente donc une hausse de 10,25 % de la rémunération des employés de l'État.Tard mercredi soir, après bien des échanges, Martin Coiteux a présenté une offre de 7,9 % en hausses de salaire - si l'on inclut le coût des ententes sectorielles, on parle de 9 %.Mais les chefs syndicaux l'ont rejetée.Le ton a monté, et c'est alors que les parties ont convenu de reprendre les négociations le lendemain matin seulement.Jeudi, M.Coiteux a mis sur la table environ 500 millions de plus essentiellement pour les deux dernières années des prochaines conventions collectives.L'effort budgétaire supplémentaire se concentre donc dans la dernière année du mandat du gouvernement Couillard et après les élections, en 2019.La somme de 500 millions représente des hausses de 1,25 % - dont 0,5 % sous forme d'un montant forfaitaire en 2019.Le front commun calcule que de façon cumulative, cet ultime effort du gouvernement représente des débours de 930 millions pour la durée des prochaines conventions.La nouvelle ronde de pourparlers entre Québec et les garderies sur la réforme du financement aboutit à une impasse.Et le front commun des associations de centres de la petite enfance (CPE) et de garderies privées se fissure.La dernière rencontre d\u2019un groupe de travail créé par le ministère de la Famille a eu lieu hier.« Les discussions se terminent dans un cul-de-sac», a affirmé Marie-Claude Lemieux, de l\u2019Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE).Les associations de garderies privées et celles de CPE vont désormais travailler chacune de leur côté et négocier séparément avec le gouvernement.\u2014 Tommy Chouinard I 7 RESERVEZ D\u2019ICI LE 25 DÉCEMBRE Forfaits soleil \u2022 Vol, transferts et hôtel tout inclus DÉPARTS DU NOUVEL AN 1049$\t1099$\t1339$ Blau Costa Verde Plus Beach Resort 4* 7 nuits | 31 décembre Grand Paradise Playa Dorada 4* 7 nuits | 31 déc.et 1er janv.Ocean Vista Azul 4 1/2* 7 nuits | 31 décembre DÉPARTS DE JANVIER ET FÉVRIER Holguin Santa Lucia Varadero 739$ Punta Cana 1599$ Grand Bahia Principe Turquesa 4 1/2* 7 nuits | 31 décembre Cayo Largo Club Amigo Atlantico Guardalavaca 3* 7 nuits | 8,12,14 et 21 janv.Cozumel Brisas Santa Lucia 3 1/2* 7 nuits | 8,15, 22 et 29 janv.Cayo Santa Maria BelleVue Puntarena 3* 7 nuits | 29,31 janv., 3, 4et5 fév.Olé Playa Blanca 4* 7 nuits 116 et 23 janvier Allegro Cozumel 3 1/2* 7 nuits 115 et 22 janvier Cancun Hotel Cayo Santa Maria 4* 7 nuits | 8, 9,14,16 et 17 janv.San Andres Punta Cana\tSamana 1179$\t1199$ Blau Natura Park Beach Eco Resort & Spa 3 1/2* 7 nuits | 8, 9,15 et 16 janv.Riviera Maya 1199$\t1299$\t1299$\t1399$ Grand Paradise Samana 3* 7 nuits | 7 et 14 février Jamaïque Grand Oasis Cancun 5* 7 nuits | 12,19 et 26 janv.VOLS DIRECTS >)- Orlando Royal Decameron Aquarium 3 1/2* 7 nuits | 21 et 28 janvier La Havane à partir de Grand Bahia Principe Coba Royal Golden 5* 7 nuits | 9,12,14,18, 19, 25 et 26 janvier Roatan à partir de Holiday Inn Resort Montego Bay 4* 7 nuits | 17 et 24 janvier Guadeloupe à partir de 299$ Vol aller-retour Mars et avril Vol aller-retour Mars et avril Vol aller-retour Mars et avril Vol aller-retour Avril Encore plus d\u2019offres disponibles, renseignez-vous DU SOLEIL POUR TOUT LE MONDE transat Visitez transat.com club^voyages Offrez le voyage en cadeau Visitez clubvoyages.com voyages Le solde Noël avant Noël est valide jusqu\u2019au 25 décembre.Vols de Montréal sur Air Transat.Prix par pers.occ.double, catégorie de base, incluent les rabais, taxes et frais.Prix en vigueur au moment de l\u2019impression et valables pour les nouvelles réservations individuelles effectuées du 19 au 21 décembre 2015, sous réserve de disponibilité.Vols directs: Valide pour un vol aller-retour en Classe Économie, pour des départs spécifiques en mars et avril 2016, selon la destination choisie.DPSTA, frais aéroportuaires, assurances, surcharges du transporteur, TPS et TVQ sont inclus dans les prix.Pour les détails et conditions générales, veuillez consulter transat.com.Transat est une division de Transat Tours Canada inc.et est titulaire d\u2019un permis du Québec (n° 754241).La carte-cadeau est sujette aux conditions et modalités stipulées dans la Convention du titulaire de la carte remise au moment de l\u2019achat.La carte-cadeau Club Voyages est émise par la Compagnie Home Trust.Club Voyages est une division de Transat Distribution Canada inc.Permis du Québec (n° 753141).Des frais de service en agence peuvent s\u2019appliquer.Siège social : 300, rue Léo-Pariseau, bureau 1601, Montréal (Québec) H2X 4B3.Prix excluant le 1,00$/1000$ de services touristiques achetés représentant la contribution des clients au Fonds d\u2019indemnisation des clients des agents de voyages. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 19 DÉCEMBRE 2015 A 5 .ACTUALITÉS «Tu m\u2019as brisé le cœur» Isabelle Gaston s\u2019est adressée à Guy Turcotte pour la première fois depuis des années PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD «Tu as atteint ton objectif.Tu m'as brisé le cœur», a dit Isabelle Gaston à Guy Turcotte.« J'ai jamais voulu te faire mal », lui a répondu le meurtrier.Les deux ex-conjoints au centre du fait divers qui a traumatisé le Québec se sont parlé pour la première fois depuis des années, hier avant-midi, au palais de justice de Saint-Jérôme.Tous les acteurs du second procès, terminé il y a deux semaines, y étaient réunis de nouveau afin de déterminer après combien d'années d'emprisonnement ce dernier serait admissible à une libération conditionnelle.La Couronne demande au moins 20 ans, la défense propose plutôt «entre 15 et 10 ans ».Le juge André Vincent devra trancher.Isabelle Gaston a parlé la première.« Je veux que tu me regardes dans les yeux», a-t-elle exigé pendant que son ex-conjoint éclatait en sanglots et tremblait dans le box des accusés.La mère des petites victimes lui a alors asséné qu'il avait réussi à lui faire mal « à jamais ».Mais « vous n'avez pas tué ma résilience, vous n'avez pas tué ma capacité à m'émerveiller et vous n'avez pas tué ma capacité à aimer», a-t-elle ajouté en le vouvoyant.Dans une déclaration d'une quinzaine de minutes, écrite à l'avance, Mme Gaston a exposé les conséquences que le crime de M.Turcotte avait eues sur sa vie.« La femme qui existait en 2009 n'existe plus et n'existera plus jamais », a-t-elle dit.«Même brisé, mon cœur battra toujours très fort pour Olivier et Anne-Sophie.» « Avec ce verdict, je me repose enfin.Je suis joyeuse», a-t-elle ajouté, au bord des larmes.« Je EXTRAITS DU MESSAGE DE Mme GASTON «J\u2019ai peur d\u2019oublier» «Chaque jour qui passe, j\u2019ai peur que ma mémoire efface les souvenirs joyeux qui me restent de mes enfants.J ai peur d\u2019oublier les visages et la voix de mes enfants.Je m\u2019ennuie d\u2019eux.J\u2019envie les parents qui ont encore la chance d\u2019avoir, à leurs côtés, leurs enfants.Cela rend mes amitiés et ma vie familiale plus douloureuses.» Une attaque «de l\u2019intérieur» « Mes enfants sont morts seuls dans leur lit.C\u2019est inconcevable.L\u2019attaque est venue de l\u2019intérieur, de celui en qui j'avais confiance, mais surtout en qui Olivier et Anne-Sophie avaient confiance.Je n\u2019arrive pas à m\u2019imaginer, outre la douleur physique, tout ce qu'ils ont eu à penser dans leur tête.» «Vivre avec la peur» « Jai dû apprendre à vivre avec la peur puisque certaines personnes m\u2019ont traitée de pute, de salope, de conne et jen passe.Jai reçu des lettres me méprisant et me faisant des reproches.J'ai même dû me rendre à la police car on m\u2019a envoyé des lettres à mon travail qui me faisaient peur.Jai ressenti énormément de culpabilité puisque certains me disaient responsable de la mort de mes enfants.Jai longuement pensé que je n\u2019étais pas digne de vivre et même d\u2019être aimée.» Un appel au juge «J\u2019espère qu\u2019au moment où vous rendrez votre sentence, il y aura ce bout de papier et l'écho de ma voix qui vous rappelleront une partie de ce que jai enduré par la faute de Guy Turcotte.Je veux que vous vous rappeliez qu\u2019il n\u2019a rien fait pour m\u2019aider à rendre ma vie plus douce et plus simple après la mort des enfants.On reconnaît facilement les conséquences de condamner un innocent, mais on banalise trop souvent les conséquences de ne pas obtenir justice.» PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE Isabelle Gaston a lu une déclaration adressée à son ex-mari pendant une quinzaine de minutes, hier au palais de justice de Saint-Jérôme.Ci-dessus, Mme Gaston le 6 décembre dernier, jour où Guy Turcotte a reçu son verdict.te/'1'\u2019 \" mmi wms savoure ma nouvelle vie et ma liberté.» Une heure et demie plus tard, avant de conclure l'audience, le juge André Vincent a donné la parole à Guy Turcotte.« Je veux te dire, Isabelle, que ce procès-là, ce n'était pas pour que tu te sentes responsable», a-t-il dit, sanglotant, dans une prise de parole de moins d'une minute.« J'ai jamais voulu te faire mal.J'ai de la misère à vivre avec ça, je sais que j'ai fait beaucoup de mal autour de moi.» « Les gens ne peuvent pas comprendre la honte que j'ai », a-t-il ajouté.Il a tué «sa chair, son sang» Le juge André Vincent devra décider du nombre d'années de détention que le meurtrier devra impérativement purger avant d'être admissible à une libération conditionnelle.Comme il a été condamné par les jurés à un chef de meurtre non prémédité, cette période peut être fixée entre 10 et 25 ans.Le procureur de la Couronne René Verret a plaidé qu'en tuant « sa chair, son sang », M.Turcotte avait commis le pire crime que l'on puisse imaginer.« On ne peut imaginer des circonstances plus graves, plus terribles, plus horribles que le présent cas, a-t-il plaidé.On ne peut imaginer circonstances plus graves que celles-ci.Je ne vois aucune circonstance atténuante.» En étudiant les peines infligées à des criminels dont les gestes peuvent se comparer à ceux de Turcotte, Me Verret a cru bon de suggérer un délai « qui ne devrait pas être inférieur à 20 ans» avant que le meurtrier ne puisse espérer obtenir une libération conditionnelle.A contrario, le criminaliste Pierre Poupart a mis de l'avant le fait que « Guy Turcotte n'est pas que le monsieur qui a causé la mort de ses enfants», et que la société pouvait gagner à le voir redevenir « un membre utile » de celle-ci.L'avocat a surtout souligné à gros traits que peu importe la décision du juge Vincent, le meurtrier passerait sa vie sous la responsabilité de la Commission des libérations conditionnelles du Canada, puisqu'il a reçu une condamnation à perpétuité.Et « la perpétuité, c'est assez long, merci».« Je soumets que le délai devrait être inférieur à 15 ans», a-t-il conclu.Et « plus près du 10 ans que du 15 ans».PAR GRAND FROID, ON RÉPARTIT SA CONSOMMATION D'ÉLECTRICITÉ Dans les moments de pointe, soit le matin entre 6het9hetle soir entre 16het 20 h, il est important de répartir sa consommation d'électricité.Par exemple, reporter l'utilisation d'appareils énergivores est une action concrète qui permet d'optimiser la distribution d'électricité à travers tout le réseau lorsque la demande énergétique est considérable.Pour en savoir plus, visitez hydroquebec.com/grandfroid.MIEUX CONSOMMER q; Hydro Québec A 6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 19 DÉCEMBRE 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ACTUALITÉS Star Wars pour les nuis Vous n'avez pas vu Star Wars I, II, III, IV, V et VI.Vous êtes plus Guerre des tuques que Guerre des étoiles.Quand vous entendez parler de la Force, vous pensez aux Satellipopettes.Vous croyez que R2-D2 est un des chanteurs de Daft Punk.Vous pensez que Yoda est le frère d'oreilles de Spock.Bref, Star Wars, ce n'est pas votre truc.Mais à force de voir des verres Star Wars, des figurines Star Wars, des cartes Star Wars, des oranges Star Wars, des pâtes Star Wars, du scotch Star Wars, des slips Star Wars, des Crock-Pots Star Wars, vous vous dites, faudrait ben voir le film aussi.Tant qu'à faire.Avant de vous engouffrer dans une salle obscure, voici un GPS pour vous retrouver dans cet univers.Premièrement, contrairement à ce qu'un inculte pourrait penser, Star Wars ne se déroule pas dans le futur, mais il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine.C'est pour ça que les personnages sont habillés comme au Moyen Âge, mais avec des accessoires fluo.Le roi Dagobert rencontre Pierre Lapointe.La Guerre des étoiles oppose les Jedi et les Sith.Les Jedi sont les bons, les Sith sont les méchants.Comment fait-on pour les reconnaître?Les Jedi sont en blanc, les Sith sont en noir.Gilles Girard est un Jedi.Christiane Charette est une Sith.Les Jedi sont du côté lumineux de la Force.Les Sith sont du côté sombre de la Force.Et George Lucas, lui, est du côté payant de la Force.Le premier Star Wars est sorti en 1977.Mais ce que l'on PHOTO TIRÉE DU FILM, LUCASFILM/ASSOCIATED PRESS Le poilu Chewbacca est l\u2019inventeur du look hipster.Son compagnon, Han Solo, interprété par Harrison Ford, est l\u2019élément testostérone de Star Wars, écrit notre chroniqueur.ne savait pas, à l'époque, c'est que c'était, en réalité, le quatrième.Parce qu'après la sortie du deuxième et du troisième, est apparu, sur les écrans, le quatrième qui était en réalité le premier, puis le cinquième, qui était le deuxième, et le sixième, qui était le troisième, c'est pour cela que le premier est devenu le quatrième, le deuxième est devenu le cinquième et le troisième est devenu le sixième.Les comptables de Star Wars sont les mêmes qui se sont occupés du budget des Jeux olympiques de Montréal.Toujours est-il que si, avant d'aller voir le septième épisode de la série, vous voulez vous taper tous les épisodes précédents, une question se pose : avec lequel devez-vous de préférence commencer?Avec le premier ou avec le quatrième ?Si vous voulez suivre l'histoire, avec le quatrième.Si vous voulez suivre le phénomène, avec le premier.Vous êtes encore mêlés?Que la patience soit avec vous.Au début de Star Wars, il y a un long texte qui défile en angle.On ne sait pas trop pourquoi, il est en angle.Peut-être parce qu'ils veulent qu'on se lève pour le lire.Ça ressemble à un test pour la vue.Les lettres s'éloignent vers l'infini.C'est peut-être à cause des lasers.Lucas veut s'assurer que les spectateurs ont des bons yeux et que les nombreux rayons lasers, qu'on retrouve dans son film, ne seront pas dangereux pour eux.Durant ce défilement joue l'excellente musique thème du film composée par John Williams.Tout le monde n'a pas vu le film, mais tout le monde connaît la musique.C'est une réussite.C'est comme du Wagner disco.Heureusement qu'elle est là.Parce que.faites entendre, durant le long déroulement du texte, l'instrumental de La danse des canards, et il ne reste plus personne dans le cinéma quand l'action commence.Les personnages principaux de la saga Star Wars sont les suivants.D'abord Darth Vader, le plus connu parce que c'est le méchant.Tout de noir vêtu, il porte un masque et un casque par-dessus son masque.Mettons qu'en vélo à Montréal, il ne court aucun danger.Il peut se faire frapper, mais c'est l'auto qui va se faire bosser.Avant d'être un méchant, Darth Vader était un bon.Il s'appelait Anakin Skywalker et était le père du héros de la série, le beau et candide Luke Skywalker.Certains seraient tentés de comparer le destin des Skywalker à celui des Trudeau.Pierre Elliot Vader et Justin Skywalker.Quoique dans leur cas, les deux soient du même côté de la Force.C'est juste qu'il y en a un qui l'est de façon plus candide que l'autre.Donc Luke Skywalker est le vrai bon gars de la saga.C'est lui qui réussit à détruire l'Étoile noire.C'est un pur.Et comme tous les purs, il est un peu plate.Il est le frère jumeau de Leia Organa.La princesse Leia est le principal personnage féminin de la série, pour ne pas dire le seul.Elle a une coiffure à la Mickey Mouse aux oreilles rabattues.Son visage blanc est pris en sandwich entre ses deux chignons noirs.On dirait un Oreo géant sur le côté.Elle est amoureuse du macho de l'espace, Han Solo.Han Solo est le meilleur comédien de la gang parce qu'il est joué par Harrison Ford.C'est un contrebandier.L'élément testostérone de Star Wars.Son fidèle complice est le très éloquent Chewbacca.Chewbacca est l'inventeur du look hipster.Très poilu, il fait tout pour sauver ses amis en détresse.N'oublions surtout pas Yoda.Yoda est le maître Jedi.Petit, vert, avec les yeux de Jean-Luc Mongrain, c'est le sage des sages.Mais aussi un redoutable guerrier.C'est un croisement entre Jacques Languirand et Bruce Lee.Enfin, les deux dernières figures essentielles de La Guerre des étoiles : C-3 PO et R2-D2.Non, ce ne sont pas des codes postaux.Ce sont des robots.C-3 PO est un droïde protocolaire.Élancé, il a une carcasse dorée et une jambe droite semi-argentée.R2-D2 est de forme ovoïde et ressemble à une grosse machine à café tape-à-l'œil.Les deux forment le duo comique de l'espace.Les Dominic et Martin de la tôle.Voilà, vous savez tout.Ou presque.Vous êtes prêts à assister à votre premier Star Wars.Cela dit, La Guerre des étoiles, c'est ben beau, mais la paix d'une étoile, c'est pour quand?Joyeux Noël, en passant! Les Jedi sont du côté lumineux de la Force.Les Sith sont du côté sombre de la Force.George Lucas est du côté payant de la Force.STÉPHANE LAPORTE COLLABORATION SPÉCIALE CHRONIQUE a collecte CANDiAC TOYOTA Lundi 21 décembre de 13 h30 à 19h30 Salle de montre 185, boulevard de l\u2019Industrie, Candiac Collecte de sang sur rendez-vous seulement : 1 800 343-7264 PLACE VILLE MARiE Lundi 21 et mardi 22 décembre de9hà15h30 Hall Nord 1, Place Ville Marie, Montréal Possibilité de prendre rendez-vous : 1 800 343-7264 MAIL MONTENACH Du 21 au 23 décembre Lundi, mardi et mercredi de13h30 à 20h Galeries du Mail Montenach À côté du Bouclair 538, boulevard Wilfrid-Laurier, Beloeil CLUB OPTIMISTE LES CÈDRES Mercredi 23 décembre de13h30 à 20h Pavillon récréatif des bénévoles 145, rue Valade, Les Cèdres globule CENTRE DES DONN DONNEURS DE SANG CENTRE LAVAL 1600, boul.Le Corbusier, Laval PLACE VERSAILLES 7275, rue Sherbrooke Est, Montréal QUARTIER DIX30 9370, boul.Leduc, Brossard OUVERT 7 JOURS SUR 7 Avec ou sans rendez-vous 1 800 343-7264 Fermé le 25 décembre et le 1er janvier 4 UN BON TEMPS POUR DONNER.HÉMA-QUÉBEC Info-collecte : 1 800 343-7264 \u2022 www.hema-quebec.qc.ca Après 108 ans d\u2019activités au Québec, Bovet annonce avec regret la fermeture définitive de tous ses magasins dès le samedi 30 janvier 2016.LIQUIDATION DE RABAIS SUR TOUT EN MAGASIN ! MONTRÉAL I Le grand magasin 4475, boul.Métropolitain Est (sortie 76) 514 374-4555 ou 1866 32BOVET Quartier\tCentre\tFairview\tFaubourg DIX30\tRockland\tPointe-Claire\tBoisbriand 450 466-8204\t514 735-5441\t514 694-9050\t450 435-6160 QUÉBEC I Place Ste-Foy (Espace Nord) l 418 653-6255 ou 1866 33BOVET Brault & Martineau Pour le meilleur et pour le prix VENTE %.D\u2019APRÈS- C9ESTMAINTENANT QUE ÇA SEPASSE! \\ m I Mobilier de salon modulaire Livraison gratuite \u2022 Pouf cocktail 7,58$*/mois ou 379$ NOUS PAYONS LES 2 TAXES ESsSi MBÀS Km* /50 mois Mobilier de chambre Livraison gratuite \u2022 Commode 5 tiroirs 9,98$*/mois ou 499$ Mobilier de salleàmanger Table de 152 x 99 cm (60 x39 po) avec panneau .d.e.ra!!o.nfl.e.d.e.3.0.cm.(1?Po).Livraison gratuite \u2022 Buffet 13,98 $*/mois ou 699$ Comprend: 1 table et4chaises Comprend: bureau double, miroir, 2 tables de nuit, tête, pied et côtés de lit NOUS PAYONS LES NOUSPAYONSLES 2 TAXES 2 TAXES LES MEILLEURES MARQUES EN ÉLECTROMÉNAGERS SONY Téléviseur intelligent à écran DEL de 48 po 1080p/MotionFlowXR120 Navigateur Web Livraison gratuite NOUSPAYONSLES 2 TAXES NOUSPAYONSLES NOUSPAYONSLES NOUSPAYONSLES 2 TAXES Téléviseur intelligent à écran DEL de 60 po 1080p/MR 120/Système d'exploitation Tizen Livraison gratuite 2 TAXES 2 TAXES NOUSPAYONSLES 2 TAXES Martineau ^Beautyrest Ybstxxrepedic Matelas etsommier GREYWQLF Matelas etsommier STUDIQFLASHIII Coussinet surhaussé/Mousse viscoélastique avec gel/Ressorts ensachés/Sommier rigide de 9 po Sommier rigide de 5,5 po aussi disponible Livraison gratuite.\u2022\t1 place 13,98$*/moisou 699$ \u2022\tGrand lit 17.98\t$*/mois ou 899$ \u2022\tTrès grand lit 23.98\t$*/mois ou 1199$ Plateau régulier/Ressorts en titane Contour de mousse Sommier rigide de 9 po Sommier rigide de 5 po aussi disponible Livraison gratuite \u2022\t1 place 11,78$*/moisou 589$ \u2022\tGrand lit 13.98\t$*/mois ou 699$ \u2022\tTrès grand lit 19.98\t$*/mois ou 999$ NOUSPAYONSLES NOUSPAYONSLES 2 TAXES 2 TAXES /50 mois /50 mois Grand lit SAMSUNG /50 mois fÊcoFrais inclus SAMSUNG 1049ÜÏ5 (98 $* /50 mois /50 mois /50 mois f ÉcoFrais inclus Galerie du sommeil m* Q(| jours WÊw\td\u2019essaim Literie aussi disponible ¦Rr\td\u2019essai \" Literie aussi disponible /50 mois /50 mois L\u2019ensemble 2 places L\u2019ensemble 2places \tT « \tm Payez jusqu\u2019à versements sans intérêt sur les meubles**, matelas**, accessoires de décoration**, électroménagers** et appareils électroniques** Marques et modèles sélectionnés Plan BMm Service de livraison flexible etgratuit *\u2019 braultetmartineau.com IDÉES-CADEAUX pratiques et originales ! Leschèques-cadeauxB&M .La toujours agréablesetpratiquesàrecevoir ! ^\t~~ Disponibles en tranches de 20$, 50$ et 100$ Desiardins f^cconTO] partenaire officiel de Brault&Martineau HEURES D\u2019OUVERTURE: SAMEDI 9h à 17 h \u2022 DIMANCHE 10 h à 17 h \u2022 LUNDI AU MERCRED110 h à 21 h \u2022 JEUDI 24 DÉCEMBRE 10 h à 17 h \u2022 VENDREDI 25 DÉCEMBRE FERMÉ (NOËL) BROSSARD 450 619-6777 GATINEAU 819 561-5007 \u2022 1877 755-2555 KIRKLAND 514 697-9228 LASALLE 514364-6110 SAINT-LÉONARD 514254-9455 REPENTIGNY 450 470-0815 SHERBROOKE 819 562-4242 \u2022 1800 267-4240 SAINT-HUBERT 450 676-1911 SAINTE-THÉRÈSE 450 430-0555 LAVAL 450 682-2516 HEURES D'OUVERTURE: SAMEDI 9hà17h \u2022 DIMANCHE 10hà17h \u2022 LUNDI AU MERCREDI 10hà18h \u2022 JEUDI24 DÉCEMBRE 10hà17h \u2022 VENDREDI 25 DÉCEMBRE FERMÉ (NOËL) GRANBY 450 372-5656 MASCOUCHE 450 474-8531 ST-HYACINTHE 450 774-6116 ST-JÉRÔME 450 431-9338 ST-JEAN-SUR-RICHELIEU 450 349-1609 VAUDREUIL-DORION 450 424-2651 MvMotu VISA ¦sa Offres en vigueur du jeudi 17 décembre au dimanche 20 décembre 2015.Quantité limitée sur certains articles.Valable sur les produits en inventaire seulement.Ces offres ne peuvent être jumelées à aucune autre promotion.Détails en magasin.++Brault&Martineau déduira de votre achat un montant équivalant à la TPS et à la TVQ.Détails en magasin.**Marques et modèles sélectionnés.Détails en magasin.+t+Voir conditions en magasin.***Dans un rayon de 200 km.Détails en magasin.*Termes et conditions de la vente pour le programme de financement « Paiements mensuels égaux, sans intérêt» : achat minimum requis de 799$ avant taxes pour les meubles, matelas, accessoires de décoration, électroménagers et appareils électroniques sauf items sélectionnés.Sous réserve de l'approbation de la Fédération des caisses Desjardins du Québec («la Fédération»).Tous les taux d'intérêt annuels indiqués sont sujets à changement.L'offre « Paiement reporté, aucun paiement ni intérêt avant.» permet de rembourser, par l'entremise d'une carte de crédit émise par la Fédération (« la carte »), un achat à paiement reporté qui est sans intérêts pendant la période déterminée lors de l'achat.Si cet achat est non payé en entier à échéance, un taux d'intérêt annuel d'au plus 21,9% s'y applique et celui-ci est converti au mode de remboursement d'un achat par versements égaux et consécutifs exigible en 12 mensualités égales si le solde converti est inférieur à 1 000 $, en 24 mensualités égales si le solde converti est égal ou supérieur à 1 000 $ et inférieur à 3 000$, et en 36 mensualités égales si le solde converti est égal ou supérieur à 3 000$.Taux d'intérêt annuel de la carte d'au plus 19,9%.Le délai de grâce de la carte est de 21 jours sans intérêts, à partir de la mise à la poste du relevé mensuel ou de sa mise en disponibilité en format électronique, pour acquitter le solde total du relevé sans être obligé de payer des frais de crédit, sauf sur les avances d'argent et les chèques.Paiement minimum de la carte constitué de 5 % du total : du solde indiqué sur le relevé de la période précédente, des frais de crédit applicables aux achats et mensualités impayés à l'échéance de cette période, des achats courants, avances d'argent et chèques de la période visée par le relevé et des frais de crédit sur les avances d'argent et les chèques; auquel s'ajoutent: la ou les mensualités de la période visée par le relevé, le montant des achats à paiement reporté exigible à la date du relevé, tout montant en souffrance et toute autre somme prévue par le contrat de la carte.Il n'y a aucuns frais d'adhésion/renouvellement qui s'appliquent selon la carte demandée ou utilisée pour procéder à l'achat.Détails en magasin.EXEMPLES DE FRAIS DE CRÉDIT\tTAUX D'INTÉRÊT ANNUEL\tCOÛT POUR UN CYCLE DE FACTURATION DE 30 JOURS\tCOÛT ANNUEL SOLDE MOYEN QUOTIDIEN\t\t100$\t100$ Achat courant\t19,90%\t1,64$\t19,90$ Achat par versements égaux\t19,90%\t1,64$\t19,90$ Achat à paiement reporté\t21,90%\t1,80$\t21,90$ A 8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 19 DÉCEMBRE 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ACTUALITÉS ELLE S'APPELAIT CÉDRIKA Cédrika Provencher '\"A-.; TROIS-RIVIERES -Cédrika Provencher.Tout le monde connaît son nom et sa jolie frimousse.Elle aurait 18 ans aujourd'hui.On sait depuis une semaine qu elle en aura 9 pour toujours.L\u2019espoir fou de la revoir en vie, s'il subsistait encore, a fait place à une douloureuse mais nécessaire certitude pour sa famille et ses proches.Voici un bref rappel de cette affaire de disparition qui vient de connaître une importante avancée, mais dont le dénouement reste à écrire.OfflDBSDOaa ( mïm : , \u2022 ¦ '¦ : , %\u2022 ¦' PHOTO Eve guillemette, archives le nouvelliste LA DISPARITION LA DÉCOUVERTE CHRISTIANE DESJARDINS Elle pédalait gaiement sur le trottoir du boulevard des Chenaux, ses bouclettes rousses au vent.Son casque de vélo rouge, elle le tenait dans sa main gauche, par la courroie.Elle a tourné sur la rue Chapais, avec une petite fille venue à sa rencontre.Elles sont passées devant la boîte aux lettres.La grise, qui est juste là, vous voyez?Roger Hébert se dit certain du moment.Son «heure d'arrosage à la main » finissait dans cinq minutes, à 20h.Roger arrose son parterre assis dans sa chaise.C'est cette chaise-là, qui est toujours sur le perron, huit ans après.Bon, c'est aussi sa place pour fumer.Le parc Chapais est juste là, au bout de la rue.Les enfants y vont et en viennent, tout le temps.Enfin presque tout le temps.Roger n'y a pas porté attention outre mesure, ce fameux soir du 31 juillet 2007.Il s'est levé de sa chaise, a rangé son tuyau d'arrosage, est entré dans la maison, a fermé l'eau, comme il le fait à peu près tous les soirs de tous les étés.Mais cette fois-là, en pleine nuit, on a frappé fort à sa porte.Très fort.C'était un policier de Trois-Rivières, qu'il connaît.« Une petite fille de 9 ans n'est pas rentrée chez sa mère.Va voir en arrière dans ta cour.Checke partout, regarde dans ta piscine.» « Des piscines, on en a tous.On m'a montré une photo.J'ai dit: \"Ah non, tab.pas elle.\" » La petite rousse.Des cris dans la nuit Le parc Chapais est un îlot de jeux et de verdure comme on en voit souvent à Trois-Rivières, dans les quartiers résidentiels.Des modules de jeux, des tables de pique-nique, des arbres, un petit boisé au bout.Il est entouré d'immeubles résidentiels, de dimensions modestes, de maisons individuelles aussi, mais pas de commerces.Un père de famille qui habite juste à côté du parc se souvient très bien des voix qu'il a commencé à entendre, après la tombée de la nuit, le fameux soir.« Il devait être neuf heures et demie, dix heures.Les fenêtres étaient ouvertes.J'entendais crier dans le parc, et en arrière.Des voix de femme, surtout, il me semble.Ça criait un nom.» « CÉDRIKAAAA.CÉDRIKAAAA.CÉDRIKAAAA.» Par la suite, les policiers de Trois-Rivières sont arrivés.Rapidement, selon lui, peut-être vers 23h, il n'en est pas certain.Il se souvient qu'ils ont fouillé partout, ont fait le tour des maisons et des immeubles d'appartements.Ils réveillaient les gens.Dans la nuit, la SQ est arrivée, « a pris le contrôle», se souvient l'homme qui préfère ne pas se nommer.Des citoyens ont pris part aux recherches.L'écho de ce nom a résonné des centaines de fois durant la nuit et, malheureusement, des milliers de fois par la suite.En vain.Cédrika Provencher, fille de Martin Provencher et Karine Fortier, venait d'entrer de terrible façon dans l'histoire.Il faudrait plus de huit longues années pour la retrouver.CHRISTIANE DESJARDINS C'était un vendredi gris de décembre.Le 11.Martin Lanthier était au restaurant, en train de déjeuner.Son téléphone a sonné.« On va-tu à la chasse?», lui a proposé son frère.Martin ne se proposait pas de chasser, ce jour-là.Surtout pas le petit gibier, qu'il a délaissé depuis dix ans.Maintenant, c'est le gros qu'il préfère: l'ours, l'orignal, le cerf.« Mon frère, lui, il est toujours dans le bois.Le canard, le lièvre », raconte le Trifluvien de 39 ans.Allez savoir pourquoi, Martin a dit oui, ce vendredi-là.Il est parti à la chasse, comme ça, mal vêtu.« Je n'étais pas habillé en chasseur.J'avais juste une petite veste bien ordinaire.» Ils se sont retrouvés tous les trois dans le bois, près de la sortie 210 de l'autoroute 40.Lui, son frère Pascal et un ami, Sébastien Lupien.Dans ce bois qu'il décrit comme « découvert mais dense, humide et sale, avec du foin, du peat moss, bien de la branchaille.» L'endroit est quand même accessible, selon lui, parce qu'il y a un gazoduc, et un chemin pour s'y rendre.Les hommes ont marché, ont vu trois collets à lièvre, dont deux avec des carcasses prises dedans, depuis longtemps, des mois.Ce qui leur a donné à penser qu'il y avait du braconnage dans le coin.Il y avait du poil d'orignal aussi, beaucoup, à un endroit, signe qu'une bête était morte là.Puis, au bout d'une quarantaine de minutes, Martin a vu quelque chose de blanc au sol, en partie enfoui dans la terre.Comme un crâne.Celui d'un coyote, d'un renard ?Il a regardé les dents.Pas de crocs.C'était un crâne humain.Celui d'un enfant, manifestement.Vu la taille, et les canines, qui n'avaient pas encore poussé au complet.Ils ont tout de suite pensé à Cédrika.« Cédrika, ils en parlent partout depuis huit ans, c'est tellement gros, gigantesque.C'est la première chose qu'on a pensée, » de dire M.Lanthier.Ne toucher à rien Les chasseurs se sont retirés de l'endroit, conscients qu'ils ne devaient toucher à rien.« On est seulement allés le montrer aux policiers quand ils sont arrivés.On a répondu aux questions.» M.Lanthier évalue qu'ils ont été sur place environ quatre heures, sous la pluie glaciale.Lui, avec sa petite veste, en a gardé un reliquat : un gros rhume.Il va passer.Sa découverte, elle, a changé la donne dans l'énigmatique disparition de Cédrika Provencher.« C'est un enchaînement de hasards», s'étonne encore M.Lanthier.Quand La Presse l'a rencontré, mercredi, dans son commerce d'attaches d'autos, sur la rue Dessurault, un mince tapis de neige blanchissait le sol et le décor, tout autour.« Je ne serais pas allé à la chasse s'il avait fait ce temps-là.Le lièvre est blanc en hiver, c'est difficile à voir.» Qu'y a-t-il d'encore plus difficile à voir?Sans doute un crâne d'enfant.LES RECHERCHES PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Lors d\u2019un point de presse jeudi, la Sûreté du Québec s\u2019est dite satisfaite des recherches menées près de l\u2019endroit où les restes de Cédrika Provencher avaient été trouvés.fiai iB ISISStl lABi - Vü I¦ tel* .ir.iW CHRISTIANE DESJARDINS Ils ont cherché à Trois-Rivières, ailleurs dans la province, et même au-delà.Cédrika aurait pu être n'importe où.Huit ans plus tard, ils apprennent qu'elle était tout près, à une quinzaine de kilomètres du lieu de sa disparition.« On l'a cherchée beaucoup.Beaucoup, beaucoup, beaucoup, admet Henri Provencher, grand-père de Cédrika.On a fait bien du millage.On a visité des centaines de maisons, sur la base d'informations.Mon fils est allé au Lac-Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.» Pendant que 200 policiers ratissent avec beaucoup de minutie l'endroit où les restes de l'enfant ont été trouvés, Henri Provencher s'active dans un local de la rue Sainte-Marguerite.C'est celui de la Fondation Cédrika-Provencher, qu'il a lui-même fondée, il y a plus de cinq ans.C'est là que La Presse l'a rencontré cette semaine.Bien que l'enfant ait été retrouvée, l'homme de 69 ans veut que la Fondation vive.Pour donner des outils afin d'aider d'autres familles, prévenir d'autres disparitions.Parce qu'il y a trop de dommages collatéraux, dit-il.Certains outils sont déjà accessibles, d'autres n'attendent qu'un peu de financement pour être réalisés, explique-t-il.Henri Provencher a travaillé pendant plus de 30 ans comme technicien au laboratoire de physique du Cégep de Trois-Rivières.L'homme à la longue chevelure grise a pris sa retraite dans la jeune cinquantaine, pour laisser la place à la relève, dit-il.Ensuite, avec sa conjointe, ils ont vécu dans un motorisé et voyageaient en voilier.La retraite a pris une autre tournure à partir de la disparition de Cédrika.«On a vendu le motorisé.On s'est racheté une maison.On a recommencé comme à 20 ans.» Une disparition ne laisse pas de répit.On peut imaginer que pour la famille de Cédrika, les huit dernières années ont été remplies de bas, de hauts, d'espoir, de désespoir, de déceptions, de fatigue extrême, de regain d'énergie sur la foi d'une nouvelle information qui, sait-on jamais.Toutes sortes d\u2019informations Des informations de toutes sortes arrivaient, admet M.Provencher.Aucune piste qui semblait le moindrement sérieuse n'était négligée, assure-t-il.Sur la foi d'informations, les premières années, il relate qu'il allait frapper à des portes de maisons, demandait à visiter pour vérifier si Cédrika s'y trouvait.« Les policiers ont besoin d'un mandat pour faire ça, pas nous.On regardait de la cave au grenier, dans les garde-robes, les dessous de galeries », dit-il.« On a toujours espéré, renchérit Chantal Béland, bénévole depuis le début.On a amassé des fonds pour les recherches au moyen d'activités, comme un souper spaghetti.Tout le monde était bénévole, mais il y avait des choses à payer comme les photocopies, les affiches, qu'on a distribuées par milliers, des ordinateurs.On voulait aussi prévoir au cas où il y aurait une rançon.» Médiums et voyants étaient nombreux, aussi, à vouloir mettre leur grain de sel ésotérique.M.Provencher évalue que des dizaines et des dizaines de voyants ont voulu l'aider à résoudre le mystère.« Il y en a peut-être des bons, mais il y en a des pas bons », dit-il, un sourire en coin.La disparition de Cédrika Provencher a été hautement médiatisée et n'est jamais tombée dans l'oubli.Les Provencher y sont pour quelque chose.Surtout Martin, le père, qui craignait que sa fille ne soit oubliée, sans avoir été retrouvée.Le choc n'en a pas été moins brutal, samedi, quand la confirmation est venue.Depuis, Martin Provencher a réagi sur Facebook, mais il est resté à l'écart des médias.Il sentait le besoin d'être « dans sa bulle».« Après huit ans, il peut prendre une semaine ou deux pour digérer tout ça, commente son père.Il va parler quand il sera prêt.» Karine Fortier, mère de Cédrika, a toujours été discrète.Elle et son autre fille, Mélissa, sœur de Cédrika, ont aussi réagi sur Facebook, mais vivent leur peine en privé.« Non, je ne veux pas parler.C'est ça qui est difficile aussi, vivre ça en public », a dit Mme Fortier, lorsque La Presse l'a brièvement rencontrée.L\u2019enfant et le petit chien Cédrika Provencher a toujours été décrite comme une petite fille enjouée, sociable et pleine d'énergie.Ses parents, qui étaient séparés en 2007, se partageaient sa garde.Au moment de sa disparition, l'enfant résidait chez sa mère.Celle-ci s'est vite affolée quand Cédrika n'est pas rentrée, car la petite respectait l'horaire qui lui était imposé.La maman a vite donné l'alerte à la police, le soir fatidique.Dans les jours suivant la disparition, la thèse de l'enlèvement au moyen du truc du «petit chien perdu» a été évoquée par la police.Un homme avait approché d'autres enfants en prétextant la perte d'un petit chien.Et Cédrika cherchait un petit chien perdu, le soir de sa disparition.La piste d'un homme circulant à bord d'une Acura rouge 2004 est elle aussi encore retenue.« C'est un élément d'enquête pertinent.Ça fait toujours partie des pistes qui sont envisagées», a fait valoir Guy Lapointe, chef du service des communications de la Sûreté du Québec, lors d'un point de presse sur les lieux des recherches, jeudi.La SQ ne donne toutefois aucune information relative aux recherches sur la scène de crime.M.Lapointe a simplement signalé que la SQ était satisfaite des recherches menées sur place et a ajouté que l'enquête continuait de progresser. \u2022F -«*»* > > ' Jf\" V m * 2015 décembre JUSQU\u2019AU 24 LE SOLDE L:' D\u2019APRES % COMMENCE DES AUJOURD\u2019HUI aMHS SUR lES VETEMENTS D'HIVER ETlES ROTIES D'HIVER MINIMUM 0/ % DE RABAIS* SUR LES RAQUETTES À NEIGE m À MINIMUM 0/ % DE RABAIS* SUR LES VÊTEMENTS D\u2019HIVER ET LES BOTTES D\u2019HIVER JUNIOR m À DE RABAIS >E RABAIS DE RABAIS .DE RABAIS DE RABAIS \\; o FLASH GE® Manteau isolé (F) HELEN 65672BS | Notre prix:49999$ 24999$ 4>ajar Manteau (H) DAVIS P6J0346F15 | Notre prix : 64999$ 324M$ Raquette MOUNTAIN TRAIL 5958 | Notre prix : 19999$ 99\"$ (SCEENJ Chaussures KOVEN (F)/VOYAGEUR (H) 1011201 / 1013959 | Notre prix : 12999$ 6499$ S saLomon Botte (H) SCORY TS 371963 | Notre prix 9999$ 19999Î BELOEIL - BROSSARD - LAVAL - OTTAWA - QUÉBEC CONSULTEZ SAIL.CA S'appliqueauxartidesànotre prixrégulierseulement.Exclut les bottes-pantalon, lesvêtementsdechasseet pêche, lescouchesdebaseet accessoires.Exclut les articles Arc'teryx et Canada Goose.D'autres exclusions peuvent s'appliquer.Détails en magasin.Jusqu'à épuisement des stocks.SAIL LA PLUS GRANDE DESTINATION PLEIN AIR A10 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 19 DÉCEMBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Mon cousin YVES BOISVERT CHRONIQUE On s'est revus au salon funéraire l'autre jour.Ça faisait bien 20 ans.Mon cousin Marc, tu ne peux pas le manquer, 6'2'', l'œil bleu vif.Je n'ai pas eu le temps de remarquer son léger rouge à lèvres et ses vêtements de femme que quelqu'un a dit: «Je te présente Ève.» L'été dernier, à 49 ans, ce gars de la construction est parti pour les vacances en s'appelant Marc.Quand il est revenu, c'était Ève.J'allais dire : il est revenu habillé en femme, parce que c'est ce qu'on voit de l'extérieur : un gaillard de 200 livres avec des vêtements de femme, une coiffure, des boucles d'oreille.Mais c'est pendant les 49 années précédentes qu'il portait un déguisement.On a joué ensemble enfants, on se voyait de temps en temps dans les réunions de famille.Il n'y avait pas plus « gars » que Marc, suivant tous les clichés.Moto, marteau, tuyaux.Ce qu'on ne savait pas, c'est qu'il s'en allait lire dans un coin du garage où il enfilait des robes.Il ne se disait pas: « Je veux être une femme.» Il ne se montrait à personne.Il était simplement bien comme ça.Il était.lui.Puis, il rangeait ces vêtements dans un sac et reprenait pour la galerie le personnage de Marc.«Tu te souviens de Cosmos 1999.Catherine Schell?» (Même en haïssant les émissions de vaisseaux spatiaux, un adolescent de ma génération ne pouvait ignorer cette spectaculaire et rousse comédienne.) « Elle avait le pouvoir de se transformer en n'importe quel animal.Je me couchais et j'espérais me réveiller en femme.Mais j'avais complètement oublié ça.» C'était un beau garçon, mais « c'était pas des blondes que je cherchais, c'était des amies.Moi, faire l'amour à une femme, bof.Il a toujours fallu que je me concentre pour savoir quoi faire.Jamais été du genre \"go off like a rocket\".J'avais le goût d'être la femme.» Mais Marc devait « fitter» socialement.Il s'est marié.Sa femme le laissait mettre ses déshabillés pour dormir.« T'aurais pu être une belle femme, t'sais.» Tiens donc.À la naissance de leur premier enfant, elle a jugé que le père ne devait pas être surpris habillé comme ça.Elle a jeté Eve toutes ses robes de nuit.Il avait presque 30 ans.«Je me suis dit: ben oui voyons, c'est fini tout ça! » Ça ne faisait que commencer.Il a grappillé des soutiens-gorges, des robes, des bas de nylon.Il a mis ça dans une petite valise, cachée dans le garage, avec ses outils.Et quand il partait faire «une job» à l'extérieur, il amenait sa valise.« J'arrivais à l'hôtel, je m'habillais en femme, j'étais Françoise et j'étais tellement bien.Je ne sortais pas.Personne ne me voyait.J'étais seul dans ma chambre, mais moi-même.» Il se faisait des faux seins avec des ballons remplis d'eau.Quand il conduisait longtemps, il mettait ses seins, comme ça, seul, dans son pick-up.S'il sortait pour faire le plein, il les enlevait.« Les transgenres que je connais étaient comme moi : tant qu'à te faire des faux seins, tu te fais pas du B.Tu veux des maudits gros seins.Du DD.Une balloune d'eau, c'est parfait, à part le fait que ça peut péter.Deux litres d'eau qui te tombent dessus dans le parc de La Vérendrye, ça te fait un long voyage.» Tout ça dure presque 20 ans.Le secret.La peur de se faire prendre.Une sorte de honte, l'impression d'une perversion inavouable.D'être seul avec des goûts tellement bizarres.Inexplicables.« Je ne comprenais pas moi-même, comment j'aurais pu l'expliquer à mes proches?À ma compagnie?» Il rentrait, il rangeait Françoise et sa valise, il sortait son déguisement de mâle alpha et son casque de construction.Marc allait sur des sites de travestis.« Date a crossdresser », etc.« Ce que les gens veulent, c'est du cul.Moi, je voulais parler, comprendre.Je n'ai rencontré personne.» Ses fantasmes étaient du côté des transgenres.Après avoir tondu le gazon un beau dimanche, il était dans le garage en train de surfer sur un de ces sites pornos.C'est là qu'il a vu une nouvelle expression : « Dysphorie du genre».Ou « trouble du genre».Ah?«Se dit d'une personne mécontente de son sexe de naissance.» « Il y avait une liste de 10 symptômes.J'en avais neuf.» Voilà donc ce grand gars de 47 ans, assis dans sa chaise en plastique au fond de son garage de banlieue, qui braille comme un veau.Il vient de mettre des mots sur son mal de vivre.« J'ai pleuré sans arrêt pendant deux semaines.Tout me remontait, tous les souvenirs que j'avais supprimés.Je commençais à me comprendre.» Marc est allé voir sa mère.« J'ai quelque chose à te dire.Elle croyait que j'étais gai; elle avait trouvé les vêtements de femme de mon enfance en vendant la maison.J'ai dit: \"Je suis une fille dans un corps d'homme.\" Elle a bien réagi.» Une année a passé.Seuls les proches le savaient.Marc s'informait.Le week-end, le soir, il s'habillait en femme.Pas au boulot.Enfin, presque.« Une fois, on travaillait sur un toit, un gars m'a dit: \"C'est drôle, Marc, on dirait que t'es maquillé !\" » Cet été-là, il est allé chercher son fils dans un camp en Ontario.Il a dû rester dans la voiture pour ne pas se montrer en femme devant les campeurs.C'en était assez.« Marc est mort ce soir-là, au bord du lac Nipissing, devant un des plus beaux couchers de soleil de ma vie.Marc a écrit une lettre d'adieu à toute la famille.Je suis devenu Ève 24/7.Au travail, j'ai eu peur, mais personne n'est parti, les clients sont restés.Je suis chanceux.«Mes enfants [15 et 20 ans] l'ont très bien pris.Ma fille m'appelait Papou.elle m'appelle Papounette.» Le couple s'est séparé, mais est en bons termes.« Je vais faire le sapin avec elle, là.» Ève prend des hormones et change tranquillement.L'opération, ce sera dans deux ans.La vie est pleine de petits deuils inattendus.Marc est allé voter aux élections pour la dernière fois.Et vu que le barrage « de béton et d'acier» qu'il s'était construit autour de son personnage a cédé, c'est aussi la débâcle des émotions.« Je me déprogramme, je me débâtis, mais je ne peux pas aller plus vite que ma tête.Marc m'a protégée toute ma vie, après tout.» T'as pas des doutes ?«Vraiment pas.C'est une grande libération.Je vivais la vie d'un autre.Connais-tu un homme qui voudrait subir une opération comme ça?» Non, franchement, je n'en connais pas.Ça doit vouloir dire que t'es vraiment devenue ma cousine, Ève.Il se faisait des faux seins avec des ballons remplis d\u2019eau.Quand il conduisait longtemps, il mettait ses seins, comme ça, seul, dans son pick-up.S\u2019il sortait pour faire le plein, il les enlevait.PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE Le chercheur Hicham Tiflati a cosigné une lettre intitulée « Le Québec doit faire face à son problème d\u2019islamophobie» dans le Toronto Star.-\u2022 -A BAGUE À DIAMANTS l'Amour pour l'éternité ® Place-des-Arts ® Berri-UQAM Tél.: 514 849-8333\tTél.: 514 845-5243 www.parchemin.ca le Parchemin mmi Texte controversé à propos du Québec Un centre antiradicalisation se distancie d\u2019un chercheur GABRIELLE DUCHAINE ET VINCENT LAROUCHE Le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence a mis un terme à sa collaboration avec un de ses chercheurs cette semaine, en raison de sa contribution à un texte qui qualifiait le Québec de « province particulièrement isla-mophobe » dans le Toronto Star.Hicham Tiflati, chercheur avec le Consortium interuniversitaire pour les études arabes et moyen-orientales à l'Université de Montréal et l'Université McGill et doctorant à l'UQAM, faisait partie jusqu'à il y a quelques jours de l'équipe du centre contre la radicalisation mis sur pied au début de l'année par la Ville de Montréal.La semaine dernière, son nom est apparu comme cosignataire d'une lettre ouverte intitulée « Le Québec doit faire face à son problème d'islamophobie », dans le Toronto Star.« Bien que l'islamopho-bie et l'animosité envers les musulmans existent partout au Canada, leur nature au Québec semble être unique, et très inquiétante.Les représentants de la loi et les travailleurs sociaux reçoivent des appels de citoyens inquiets qui souhaitent signaler des \"personnes suspectes\" comme un homme avec une longue barbe dans leur quartier.Ils reçoivent des appels de familles inquiètes qui demandent si leur parent, un nouveau converti à l'islam, pourrait devenir un terroriste », dit le texte.La lettre ouverte raconte l'histoire d'une amie de Shayma Senouci, qui fait partie des jeunes partis en janvier du Québec pour rejoindre le groupe État islamique en Syrie.L'amie y fait part des commentaires racistes qu'elle reçoit.«Les jeunes musulmans [.] luttent pour trouver leur place au Québec.Ils y sont nés, y vont à l'école, mais en tant que musulmans visibles, ils ne se sentent pas inclus dans le tissu de la province, qui est souvent ouvertement hostile à leur identité religieuse.» Inapproprié Ces propos ont causé un malaise au Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence de la province.«C'était inapproprié et exagéré, croit le directeur du centre, Herman Deparice-Okomba.Il y a du racisme partout.Ce n'est pas vrai de dire que c'est pire ici qu'ailleurs.On a décidé d'un commun accord avec l'employé de mettre un terme à notre collaboration.» L'autre cosignataire de la lettre ouverte, Amarnath Amarasingam, chercheur à l'Université de Waterloo, a précisé publiquement qu'il avait rédigé seul le texte en se basant sur le matériel amassé sur le terrain avec Hicham Tiflati.Les propos sur le Québec ne représenteraient pas l'opinion de ce dernier.Joint par La Presse, M.Tiflati a tenu à prendre ses distances du texte, qu'il n'avait pas lu avant publication, même s'il porte sa signature, dit-il.« C'était un peu controversé.On ne va pas nier le problème [de l'islamophobie], mais il n'est pas aussi grand que ça», a-t-il relativisé, en annonçant la publication prochaine d'une mise au point pour préciser sa pensée.La tourmente créée par la lettre ouverte lui a toutefois fait réaliser qu'il valait mieux qu'il quitte le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence, confirme-t-il.« Je suis chercheur.J'ai déterminé qu'il est mieux pour moi de pouvoir contribuer au débat public avec droit de parole.Le centre est une institution semi-publique, sa position est assez délicate.Comme sa réputation et sa réussite sont importantes pour moi, on a décidé d'un accord mutuel qu'il valait mieux que je me retire», explique-t-il.Galerie Claude Lafitte CÉLÈBRE 40 ANS DANS LE DOMAINE DE L\u2019ART SUZOR-CÔTÉ À RIOPELLE Prestigieuse exposition de 25 œuvres de maîtres canadiens Dallaire - Dumouchel - Ferron - Fortin - Hébert - Hurtubise - Lemieux -McEwen - Milne - Mousseau - Riopelle - Suzor-Côté Pourvoir les photos : http://lafitte.com/expositions.htm Jusqu'au 21 décembre - Lundi à dimanche 11h-17h Jean-Paul Lemieux, «Portrait de jeune fille», huile sur toile, v.1968,16\" x 13\" 2160, rue Crescent, Montréal (514) 842-1270 \u2022 lafitte@lafitte.com-www.lafitte.com SS8 VRItARDO T*.¦ ¦ 'J 1 mm UN JOUR SEULEMENT EN MAGASIN ET À LABAIE.COM LIVRAISON SANS FRAIS DES COMMANDES EN LIGNE DE 99$ OU PLUS* LA BAIE D\u2019HUDSON Achetez-en 1, obtenez-en 2 EN PRIME Bagages sélectionnés SAMSONITE, HEYS, RICARDO BEVERLY HILLS, ATLANTIC, DELSEY, TRAVELPRO, LONDON FOG, ANTLER, SWISS WENGER, HIGH SIERRA, WESTJET, SKYWAY et TOMMY HILFIGER À l\u2019achat en ligne de 3 bagages, un rabais de 67 % sera appliqué à chaque article à la caisse.Précisions en bas de page.Dimanche 20 décembre Samedi 19 décembre 40 % à 60 % de rabais 14 99 Ord.27 $ à 42 $ Sous-vêtements et t-shirts en emballages multiples CALVIN KLEIN et TOMMY HILFIGER Choix de sous-vêtements et de t-shirts en emballages multiples.Précisions en bas de page.50% de rabais Q99 Ord.20$ Emballages de 3 paires de chaussettes habillées, tout-aller ou sport CALVIN KLEIN pour homme Aucun bon d\u2019achat différé ni redressement de prix.Aucune commande anticipée ni commande téléphonique.Chaque offre est en vigueur jusqu\u2019à épuisement des stocks et ne peut être combinée avec aucune autre.Les rabais s\u2019appliquentà nosprix ordinaires, à moins d\u2019indication contraire.Le choix varie selon le magasin.Exceptions : Collection Compagnie de la Baie d\u2019Hudson et Kleinfeld.Précisions en magasin.\u201cLIVRAISON SANS FRAIS : Livraison standard offerte sans frais avec tout achat en ligne totalisant 99 $ ou plus, avant taxes et frais additionnels.La livraison standard gratuite s\u2019applique au montant après déduction des rabais et des offres applicables.Non applicable aux achats effectués dans un magasin La Baie d\u2019Hudson ou tout autre magasin du groupe HBC.Des frais s\u2019appliquent pour la livraison express ou prioritaire.Valide pour la livraison à des adresses au Canada seulement.Exceptions : Meubles, canots, meubles et accessoires de jardin, barbecues et matelas.Sous-vêtements et t-shirts en emballages multiples : Comprend les modèles Calvin Klein M9065, M9065B, M9070, M9070B, U1000, U1000B, U9001, U9071B, U3019B et U3052 et Tommy Hilfiger 18TE001,18TF001,18TQ001,18TU337,18TU381,18TU205,18TU203,18TU206,18TU204,18TU058,18TU061,18TU176, 18TU052,18TU054,18TU056,18TCR01,18TTK001 et 18TVN01.Offre «Achetez-en 1, obtenez-en 2 en prime» sur lesbagages : Lesarticlesen prime doivent être de valeur égale ou inférieure.Sur nos prix ordinaires.Comprend les ensembles.Exceptions : Articles Victorinox, Bric\u2019s, Herschel Supply Co., Samsonite Black Label, « Silhouette Sphere 2 » de Samsonite, « Crew 10 » et « Platinum Magna 2 » de Travelpro, articles en liquidation et ceux dont le prix se termine par 99 î LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 19 DÉCEMBRE 2015 A12 LA PRESSE AU LIBAN i mi# LA PUA \u2014: 1 ¦£?m '& PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE Quatre mois après le début de la crise des ordures à Beyrouth, il n\u2019existe toujours pas de décharge pour recueillir les déchets qui s\u2019empilent dans des dépôts temporaires.En août 2015, les images étaient spectaculaires : Beyrouth pataugeait dans ses déchets.Plus aucune entreprise ne ramassait les ordures qui s\u2019accumulaient dans la rue.Aujourd\u2019hui, les déchets sont stockés dans des dépotoirs temporaires installés au milieu du grand Beyrouth, à deux pas des habitations.Même si les rues sont propres, rien n\u2019est réglé.Au contraire.Autopsie d\u2019une crise où l\u2019incompétence du gouvernement est montrée du doigt.MICHÈLE OUIMET BEYROUTH Le 17 juillet, la crise des déchets qui couvait depuis des années a éclaté.Beyrouth était noyé dans les ordures.Le seul dépotoir disponible venait de fermer ses portes.La révolte a grondé, les gens sont descendus dans la rue pour crier leur ras-le-bol.Non seulement Beyrouth ressemblait à un dépotoir à ciel ouvert, mais les pannes d'eau et d'électricité se multipliaient.Le collectif Vous puez est né sur Facebook pour protester.Il a fait boule de neige.Au début, seule une poignée de citoyens est descendue dans la rue.Quelques jours plus tard, le mouvement spontané prenait du tonus.C'est Assad Thebian qui a lancé le collectif Vous puez.Il a 27 ans et travaille dans la publicité.«J'ai envoyé une vidéo de déchets à un ami, raconte-t-il.Je lui ai dit: \"On devrait descendre dans la rue et chanter Vous puez.\" On a créé un événement Facebook.Une vingtaine de personnes sont venues, mais au fil des jours, le nombre de manifestants a augmenté: 100, puis 2000.Le 22 août, il y avait 20 000 personnes dans la rue; le lendemain, on était 35 000.» Jamais il n'aurait cru que son idée lancée un soir d'écœurantite aiguë connaîtrait un tel engouement.Les revendications ont vite dépassé le cadre de la crise des déchets qui n'étaient que le symptôme d'un État corrompu et paralysé qui n'a plus de président depuis mai 2014, c'est-à-dire depuis plus d'un an et demi.Le mouvement a pris des allures de Printemps arabe, mais le gouvernement a réprimé les contestataires avec brutalité : canons à eau, balles de plastique, gaz lacrymogènes.Odeur à lever le cœur Trois mois plus tard, les rues du centre-ville sont propres, mais rien n'est réglé.Au contraire.Les déchets sont ramassés et empilés dans des endroits précis de la ville : sur les trottoirs, à côté des habitations, le long de la rivière.Ces dépôts temporaires peuvent parfois atteindre une dizaine de mètres de hauteur.Ils pourrissent depuis trois mois au grand soleil avec, en prime, des essaims de mouches, des rats et une odeur à lever le cœur.Mohammad Daoud vit à côté d'un de ces dépôts.Tous les jours, il y jette ses sacs d'ordures.« C'est dégueulasse », dit-il.Il chasse les mouches sur son front en parlant.«Ma fille de 3 ans souffre d'anémie grave.J'ai peur pour elle.\u2014 Qu'est-ce qui est le pire?\u2014 L'odeur, répond-il sans hésiter.» Personne n'a de solution.Il n'existe aucune décharge pour accueillir les déchets qui continuent de s'empiler dans les dépôts temporaires qui grossissent à vue d'œil.Le maire de Beyrouth, Bilal Hamad, est dans tous ses états.« J'ai honte, vraiment honte, dit-il.Et je suis frustré.C'est la faute du gouvernement.» Pendant 20 ans, l'État s'est occupé des déchets.Aujourd'hui, il est prêt à remettre le dossier « puant » aux villes, sauf qu'elles n'ont aucune expertise.« On fait face à une grande crise, mais on n'est pas prêts à l'affronter, dit le maire.J'ai besoin de deux ans pour mettre en place une solution basée sur le recyclage.Le gouvernement nous a promis de s'occuper des ordures pendant la période de transition.Il nous a dit: \"On s'en occupe! \" Mais il a échoué.Encore.Et c'est moi qui suis pris avec le problème ! » Les dépôts temporaires débordent.« Si les déchets tombent dans la rivière et vont dans la mer, ça va provoquer une grave crise environnementale », prévient le maire.Problèmes de santé Le directeur du département de chimie de l'Université Saint-Joseph, Dominique Salameh, est indigné.Il n'a pas de mots assez forts pour dénoncer la situation.« C'est horrible, ce qui est en train de se passer! On vit dans un environnement toxique ! On a dépassé le seuil d'acceptabilité.C'est inadmissible! Les dépôts temporaires vont s'agrandir, car on n'a aucun autre endroit où mettre les déchets.Tout est bloqué.La nappe phréatique est déjà polluée.Le sol est argilo-calcaire et il absorbe le lixiviat, le jus de déchets qui contamine l'eau avec des bactéries pathogènes, des métaux lourds et des éléments chimiques toxiques.Cette eau coule du robinet.C'est très sérieux.On sonne toutes les alarmes, mais personne ne nous écoute.» Sans oublier les problèmes de santé publique soulevés par la présence de ces monceaux d'ordures à deux pas des habitations.« La population de rats va s'agrandir, car ils se nourrissent de déchets, explique le Dr Zuhayr Tabbarah, ex-président de la Société libanaise pour les maladies infectieuses et professeur à l'Université américaine de Beyrouth.Sans oublier les moustiques et les mouches qui transmettent des maladies.» Le médecin énumère les maladies que pourraient générer ces déchets qui pourrissent à ciel ouvert : multiplication des cas de gastro-entérite, problèmes respiratoires, typhus, fièvre typhoïde, malaria, laquelle a pourtant été éradiquée dans les années 60, et même la peste.Mais il est moins alarmiste que le Dr Salameh.Sur une échelle de 1 à 10, 10 étant la catastrophe, le Dr Tabbarah donne 5 à Beyrouth.« Si aucune solution n'est trouvée d'ici à l'été prochain, on ne sera pas loin de 10.» UNE CRISE ANNONCÉE Comment Beyrouth s\u2019est-il retrouvé dans un tel cul-de-sac?La crise était prévisible depuis une dizaine d\u2019années.En 1997, l\u2019État a ouvert la décharge de Naamé qui accueillait les ordures du grand Beyrouth.Le gouvernement devait en ouvrir d\u2019autres, mais il ne la jamais fait.Personne ne voulait de dépotoir dans sa cour.Pendant ce temps, Naamé grossissait.Sa capacité ne devait pas dépasser deux millions de tonnes de déchets.Elle a été agrandie quatre fois, et lors de sa fermeture, en juillet, elle contenait.18 millions de tonnes.Naamé est situé à une vingtaine de kilomètres au sud de Beyrouth.Excédés, les gens ont barré la route aux camions de Sukleen, entreprise responsable du transport des déchets.« Naamé fermé, Sukleen n\u2019avait plus d\u2019endroit où mettre les ordures, explique le chimiste Dominique Salameh.Elles se sont accumulées dans les rues.La crise qui couvait depuis des années a finalement éclaté.» «C\u2019est horrible, ce qui est en train de se passer! On vit dans un environnement toxique ! On a dépassé le seuil d\u2019acceptabilité.» \u2014 Dominique Salameh, chimiste \t\t \t\t \t\t LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 19 DÉCEMBRE 2015 A 13 LA PRESSE AU LIBAN ' - ¦'«SH '-¦A, MiÆR '\u2018 OS?=>.¦ V' îps£ \\\t- \\ ¦B-' V'\t.I iW; m\t'I\tm\t \t\t11\t1; La crise frappe durement les quartiers les plus pauvres, où vit une grande population de réfugiés.PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE ¦Wtwppt PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE Les habitants du quartier Saint-Simon n\u2019ont d\u2019autre choix que de laisser leurs ordures au bord de la mer, ______r.l£ÉÉÉȧ$ ms ÂT^AY Ç,\u2019 We-m UN PAYS «AU BORD DE LA PARALYSIE TOTALE» MICHÈLE OUIMET La politique libanaise est d\u2019une complexité inouïe.Une donnée, une seule, pour comprendre: 18 religions cohabitent sur un petit territoire situé en plein cœur du Moyen-Orient, le coin le plus explosif de la planète.De 1975 à 1989, le Liban a connu une guerre civile qui a fait plus de 150 000 morts.Les stigmates de cette guerre sont toujours présents.Le Liban partage une frontière commune avec la Syrie, qui est à feu et à sang depuis quatre ans.Plus de 1,5 million de réfugiés syriens vivent au Liban dans des campements improvisés ou dans les quartiers pauvres des villes.La pression sur le pays est énorme.Tout contribue à fragiliser le Liban, qui n\u2019a plus de président depuis mai 2014.Sans oublier la crise des déchets, la goutte d\u2019eau qui fait gronder le peuple.Karim Bitar, professeur de relations internationales à l\u2019Université Saint-Joseph, à Beyrouth, nous explique.Il n\u2019y a pas de président au Liban depuis mai 2014?Pourquoi?Les deux tiers des députés de l\u2019Assemblée nationale doivent être présents pour élire un président.Le Parlement s\u2019est réuni 31 fois sans obtenir ce quorum.C\u2019est le président qui nomme le premier ministre.Si ce dernier démissionne, le système sera complètement bloqué.Le Liban est-il paralysé?Toutes les institutions sont sclérosées.Le Parlement ne fonctionne plus et le Conseil constitutionnel est aux abonnés absents.On est au bord de la paralysie totale.Le dernier recensement date de1932?En effet.A l\u2019époque, les chrétiens étaient majoritaires.Aujourd\u2019hui, ils représentent environ le tiers de la population, et les musulmans, les deux tiers.Le Liban a un régime confessionnel.Expliquez-nous.Le président doit être chrétien, le premier ministre, sunnite et le président de l\u2019Assemblée nationale, chiite.Le Liban est un pays islamo-chrétien.L\u2019assemblée compte 128 députés.Les chrétiens et les musulmans détiennent chacun 64 sièges.A l\u2019intérieur de chaque bloc, les sièges sont répartis entre les différentes confessions selon leur importance.Par exemple, chez les chrétiens, vous avez les maronites, les orthodoxes, les catholiques.Chez les musulmans, vous avez les sunnites, les chiites, les druzes.Quels sont les effets pervers de ce confessionnalisme?C\u2019est un système mafieux, très clientéliste.Les partis politiques obtiennent lappui de la population en distribuant les prébendes.Cinq ou six leaders défendent leurs intérêts et se partagent le gâteau.On se paie sur la bête.La corruption est liée à ce confessionnalisme.Vous ne pouvez pas juger les corrompus.Si vous voulez congédier un fonctionnaire corrompu maronite, par exemple, vous devez trouver un fonctionnaire chiite corrompu, un sunnite corrompu, etc.Le confessionnalisme bloque la reddition de comptes.Qui sont les principaux leaders?Le clan Hariri pour les sunnites, Nasrallah pour les chiites du Hezbollah et Walid Joumblatt pour les druzes.Samir Geagea et Michel Aoun sont les leaders chrétiens.Ils sont divisés.Le premier camp, celui du général Aoun, appuie le Hezbollah; le deuxième est proche des Hariri.Ils s\u2019équilibrent.Qui détient le plus de pouvoir ?Le Hezbolllah?Le Hezbollah est plus puissant que l\u2019armée libanaise, mais politiquement, il n\u2019arrive pas à transposer cette influence, parce qu\u2019il est incapable de recruter au-delà de la frontière confessionnelle.La politique étrangère joue un rôle très important au Liban et chaque parti est aligné sur des pays étrangers?LArabie saoudite et l\u2019Iran s\u2019affrontent sur plusieurs terrains, dont la Syrie et le Liban.La famille Hariri soutient le clan pro-saoudien, le Hezbollah, l\u2019Iran.Cette confrontation se répercute violemment sur le Liban.Dans la crise des déchets, le collectif Vous puez avait-il des relents de Printemps arabe?Absolument.C\u2019était un mouvement non violent avec des revendications sociales et économiques.En Egypte, il suffisait de dire « Moubarak, dégage ! ».Mais au Liban, c\u2019est plus compliqué.Qui doit dégager?Il y a cinq ou six leaders qui se tiennent par la barbichette.Dès qu\u2019ils sentent un vent de révolte, ils forment un bloc pour le contrer.La crise des déchets pourra-t-elle être résolue?Il existe des solutions techniques, mais elles se heurtent au politique.Cette crise a mis à nu l\u2019hypocrisie d\u2019un système mafieux.La population libanaise s\u2019est révoltée contre les politiciens corrompus et inféodés aux puissances étrangères.La nouvelle génération en a assez de ce confessionnalisme politique.Sans oublier la crise économique.Vous puez réussit-il encore à canaliser la révolte?Ça se fragmente, il y a des clivages.Certains veulent régler la crise des ordures, d\u2019autres souhaitent s\u2019attaquer au système.Le Liban vit une période charnière.Ça fait longtemps que nous n\u2019avons pas vécu une crise d\u2019une telle ampleur.LE LIBAN EN BREF 1918 Le Liban est sous protectorat français après l\u2019effondrement de l\u2019Empire ottoman.1943 Indépendance 1975 À1989 Guerre civile 1989 Les accords de Taef mettent fin à la guerre.1975 À 2005 La Syrie occupe militairement le Liban.2006 Guerre d\u2019un mois entre Israël et le Liban 2009 Dernières élections législatives.Depuis, le Liban a été incapable de tenir de nouvelles élections.Les députés ont donc prolongé leur mandat à deux reprises en dehors de toute consultation.128 Nombre de députés à l Assemblée nationale, 64 musulmans et 64 chrétiens 18 Nombre de religions Taux d'urbanisation Taux d'alphabétisation 77 ANS Espérance de vie A14 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 19 DÉCEMBRE 2015 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN ACTUALITÉS iî&m mmmM mm- MK Ml ' vTT'ï %f * i- É!§E®É \u2022 r- à.ll ./îVV'ïW Ÿ* mm PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE Face à une population vieillissante et une économie au ralenti, le maire de Sutton prône une réglementation moins «contraignante» pour favoriser le développement immobilier.Des citoyens en croisade contre Sutton Ils s\u2019opposent à la politique de développement immobilier du maire LOUIS-SAMUEL PERRON À l'ombre du mont Sutton, une bataille juridique et idéologique fait rage entre la Ville de Sutton et une vingtaine de citoyens.Ceux-ci dénoncent le fait que de récentes modifications « antidémocratiques » aux règlements municipaux faciliteront le développement immobilier de la montagne au détriment de sa préservation.Le maire Louis Dandenault se défend d'autoriser la construction tous azimuts et dit vouloir trouver un « juste milieu » entre la croissance et la protection de l'environnement.Excédés par le « déni de démocratie » et les règles « kafkaïennes » de la Ville, 24 résidants de Sutton se sont tournés vers les tribunaux cet été.Ils exigent l'annulation des règlements 254 et 256, adoptés par la Ville en novembre dernier, qui viennent modifier les règlements de zonage et de lotissement.Le premier round judiciaire a toutefois été remporté par la Ville de Sutton le 2 décembre.La Cour supérieure a rejeté la demande d'injonction provisoire des poursuivants visant à suspendre les deux règlements.Ces deux règlements cruciaux pour l'aménagement de la ville n'ont pas été modifiés dans les règles : ils ont plutôt été remplacés, soutiennent ces citoyens, arguant que seulement 6 % et 15 % de leurs dispositions sont restées les mêmes.Cette nuance cruciale est au cœur du bras de fer judiciaire.Selon les poursuivants, la Ville a agi dans l'illégalité puisqu'elle aurait dû procéder à une révision complète de son plan d'urbanisme pour respecter la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (LAU).Protéger l\u2019âme de Sutton « C'est complètement faux », rétorque le directeur général de la Ville de Sutton, Jean-François D'Amour, en entrevue avec La Presse.« En aucun temps, le plan d'urbanisme n'est modifié.Les modifications apportées aux règlements 254 et 256 se collent au plan d'urbanisme.[.] C'est plutôt un débat de perceptions », soutient-il.Robert Benoit, un des 24 poursuivants, assure que les membres de son groupe, réunis au sein du Regroupement pour un développement durable à Sutton (RPDDS), ne sont pas « antidéveloppement, bien au contraire ».Les centaines de citoyens de Sutton qu'ils représentent ne veulent surtout pas que Sutton perde son âme en devenant « un Saint-Sauveur » et réclament un référendum sur la politique de développement du maire.« Ce que ces gens-là veulent, c'est une déréglementation.Leur stratégie de développement, c'est de construire des maisons un peu partout dans la montagne pour développer la taxe foncière, alors qu'il faudrait faire une analyse coût-bénéfice de ça», maintient Robert Benoit.Selon lui, les règlements de zonage et de lotissement modifiés remettent en question « toute la vision du développement du territoire » de la ville en augmentant la « densité dans les montagnes de Sutton, qui sont préservées, dont les caractères de préservation de l'environnement sont importants, où il y a des pentes très abruptes ».Des règlements «contraignants» « Les gens craignent le pire », déplore au bout du fil le maire Louis Dandenault, élu en 2013.Il brosse un portrait morose de sa ville de 4000 habitants: population vieillissante, propriétés coûteuses et économie au ralenti.Les coupables?Des règlements « contraignants » qui freinent l'économie en restreignant la construction immobilière.« [Nos règlements] étaient un vrai spaghetti ! Des fois, un règlement en contredisait un autre.C'était très difficile à appliquer », explique-t-il.Avec les récentes modifications, le maire Dandenault croit être en mesure de « garder nos jeunes familles » à Sutton.Il donne comme exemple une famille qui pourra maintenant construire une maison sur un terrain de deux acres et demi, à certains endroits, Selon le citoyen Robert Benoit, ce n\u2019est pas sur la montagne qu\u2019il faut construire, mais dans le noyau villageois de Sutton.Et pas plus d\u2019une trentaine de constructions par an.Artistes du Québec et d\u2019ailleurs 'wie d'art 'helieti 7903, rue Saint-Denis, Montréal (514) 381-2247 crichelieu@bellnet.ca Du mardi au dimanche, de 10 h à 17 h Stationnement \u2022 Métro Jarry www.galerierichelieu.com Stylo plume, stylo à bille, STYLO à bille roulante et porte mine de 200* À 320* © Crae votf Famk Castell Les instruments d\u2019écriture Guilloché Ciselé de la collection Grafvon Faber-Castell présentent un motif brillant en forme de chevrons qui forme un joli contraste unique avec le corps en résine précieuse mat.\u2022\tMontréal (Niv.métro Simons) \u2022\tPlace Rosemère \u2022\tQuébec www.stylo.ca alors que dans les anciens règlements, le minimum était de cinq acres.« On veut trouver l'équilibre entre une certaine croissance et la protection de nos montagnes », soutient-il.« Ceux qui vont acheter ces terrains-là, ce sont des gens qui vont construire des maisons de 800 000$», répond Robert Benoit.Selon lui, ce n'est pas sur la montagne qu'il faut construire, mais dans le noyau villageois de Sutton.Et pas plus d'une trentaine de constructions par an.Une démarche «kafkaïenne» Même si le maire Dandenault assure avoir « bien écouté la population » et avoir effectué des « corrections avec leurs propositions », il n'en est rien, selon les poursuivants.Dans leur requête introductive d'instance, ils soutiennent que les règlements 254 et 256 doivent être annulés en raison de l'insuffisance de l'avis public et de l'irrégularité d'une assemblée publique.« Les citoyens n'ont pas pu s'exprimer clairement », explique Robert Benoit.Pour s'opposer officiellement aux règlements, les citoyens devaient surmonter une « gymnastique proprement kafkaïenne ».Ils devaient d'abord consulter une brique de 700 pages, trouver dans quelle zone leur résidence se trouvait parmi 123 zones, trouver les dispositions qui les concernaient et s'opposer entre le 20 et le 28 juillet.« Les limites des différentes zones des quatre versions de règlements changent.Vous ne pouvez pas juste regarder le texte des règlements, il faut regarder si les limites géographiques de la zone ou encore son appellation ont été changées.C'était titanesque, c'était kafkaïen ! », s'insurge Catherine Zellweger, une des poursuivantes.Le directeur général de la Ville soutient avoir respecté à la lettre les exigences de la loi.«De là à dire que la population est muselée, au contraire, la population a encore un plus gros pouvoir de s'exprimer avec la manière utilisée.Et c'est la manière qui est prévue à la loi.On ne s'est pas écarté de la loi», martèle Jean-François D'Amour.Les 51 dispositions pour lesquelles il y a eu des requêtes valides n'ont pas été adoptées et pourraient faire l'objet d'autant de référendums si la Ville ne les abandonne pas, précise-t-il.La bataille judiciaire a déjà coûté près de 40 000$ à la Ville de Sutton, tandis que les 24 poursuivants financent leurs frais de justice avec leur propre argent et des dons de sympathisants à leur cause. 98 NISSAN 2010-15 DE 1015 KM A 78168 KM DE 8950$ A 32950$ LIQUIDATION ALBI \t DE 1156 KM A 68342 KM DE 18950$ A 34995$ » occasion < G3BS3BSBSÊ jm n 35 FIAT 2012-14 \u2019 58 RAM 2013-15
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.