Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

La presse, 2015-11-18, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Montréal mercredi 18 novembre 2015 Le plus grand quotidien français d'Amérique 132e année No 026 44 pages, 3 cahiers 1,20$ taxes en sus - Édition provinciale 1,30$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées EXCLUSIF 400 MILLIONS DE PLUS QUE PRÉVU POUR LES MÉDECINS Le Vérificateur général, qui déposera son rapport la semaine prochaine, revoit les calculs de la Santé.PAGE A3 LA PRESSE LA40AUCŒUR D\u2019UNE ZONE À HAUT RISQUE Suiucor W « I !P CROQUE fEC HUMILITÉ l ; Téléchargez dès maintenant Disponible dans l'App Store ^Google play Livrée avant 5 h 30.Et c\u2019est gratuit.LA PRESSE I Procès Guy Turcotte La défense demande de ne pas simplifier une situation complexe Au premier jour de sa plaidoirie, qui, a-t-il prévenu, serait longue, Me Pierre Poupart a demandé au jury chargé de juger Guy Turcotte de résister au danger de simplifier une «situation éminemment complexe».« Il n\u2019y a personne qui connaît le dossier comme vous.Et quoi qu\u2019on ait pu vous susurrer à l\u2019oreille, il est de votre devoir de mettre tout ça de côté», a lancé lavocat, en faisant allusion à la «vindicte publique», qui condamne sans connaître toutes les complexités du dossier.Au procès, il a présenté une défense de non-responsabilité criminelle.Me Poupart a rappelé que le fardeau de la défense était de démontrer cette non-responsabilité par «prépondérance des probabilités», alors que le fardeau de la Couronne est de prouver la culpabilité « hors de tout doute raisonnable».Les trois experts qui ont évalué l\u2019état mental de Guy Turcotte au moment des faits ont tous dit qu\u2019il souffrait d\u2019un trouble d\u2019adaptation avec humeur dépressive.Ils ne s\u2019entendent pas sur la responsabilité mentale de laccusé.\u2014 Christiane Desjardins Meurtre Stéphane Gagné demande pardon à ses victimes Dix-huit ans après avoir tué Diane Lavigne, Stéphane Gagné a pu demander pardon de vive voix à la famille de la gardienne de prison.«Je m\u2019excuse pour ce que j\u2019ai fait», a dit l\u2019ex-motard de 45 ans, la voix étranglée par l\u2019émotion, en conclusion de son témoignage qui vise à convaincre un jury qu\u2019il a changé au point de mériter une libération anticipée.Assise dans la salle d\u2019audience, Chantal Daoust - l\u2019une des filles de Mme Lavig ne - a retenu ses larmes jusqu\u2019à la fin du témoignage de Gagné avant de sortir dignement de la salle d\u2019audience pour éclater en sanglots.\u2014 Caroline Touzin Quartier chinois Un homme trouvé mort Le corps inanimé d\u2019un homme blessé à l\u2019arme blanche a été retrouvé dans une ruelle sans issue du quartier chinois de Montréal, hier matin.En soirée, la mort de la victime âgée de 30 ans était considérée comme «suspecte» alors que la police continuait son enquête.Aucune arrestation n\u2019a encore été effectuée.Sur place, dans l\u2019allée Isaac, près de l\u2019angle de l\u2019avenue Viger et de la rue Saint-Urbain, un important périmètre avait été installé et des policiers s\u2019affairaient à analyser la scène de crime sous l\u2019œil des passants interloqués.\u2014 Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 18 NOVEMBRE 2015 A 21 MONDE PRÉVENTION D\u2019ATTENTATS TERRORISTES Leffet Snowden mis en cause par le directeur de la CIA NEW YORK \u2014 Les révélations d\u2019Edward Snowden sur les programmes de surveillance américains nuisent à l\u2019identification des «sociopathes meurtriers» du groupe Etat islamique.En exprimant cette opinion lundi, quelques jours seulement après les attentats de Paris, le directeur de la CIA John Brennan a relancé le débat aux Etats-Unis sur les besoins en matière de sécurité et la protection de la vie privée.Tour d\u2019horizon.Y a-t-il du vrai dans l\u2019opinion du patron de la CIA?Timothy Edgar, ancien conseiller de l'administration Obama en matière de renseignement, n'est pas un grand admirateur d'Edward Snowden.Mais il juge que John Brennan tire des conclusions prématurées en établissant un lien entre les révélations de l'ancien analyste de l'Agence de sécurité nationale et les difficultés des services de renseignement à identifier les terroristes de l'EI.«Nous ne savons pas encore ce qui s'est passé », dit Timothy Edgar, qui est aujourd'hui chargé de cours invité à l'Université Brown.«C'est pourquoi je pense que nous devrions avoir une commission d'enquête sur les attentats de Paris comme celle qui a suivi les attentats du 11-Septembre.Je ne pense pas que des hauts fonctionnaires comme John Brennan agissent de façon responsable en s'exprimant avant d'avoir plus d'information sur les failles du renseignement qui ont empêché la détection ou la prévention des attentats à Paris.» L\u2019adoption de nouvelles technologies de cryptage n\u2019est-elle pas une des conséquences des révélations de Snowden?La réponse ne fait pas de doute pour le directeur de la CIA, qui a lancé lundi une mise en garde contre ces technologies.Selon John Brennan, elles « rendent extrêmement difficiles pour les services de surveillance d'avoir accès aux éléments nécessaires » pour prévenir d'éventuelles attaques.La veille, en évoquant les attentats de Paris, l'ex-directeur adjoint de la CIA Michael Morell avait fait le même constat.« Je pense qu'on va découvrir que ces gens communiquent avec des applications commerciales de cryptage qui sont très difficiles, voire impossibles à casser pour le gouvernement».Sur ce point, Timothy Edgar n'a rien à redire.Selon lui, les révélations de Snowden ont pu avoir un «impact» sur l'adoption de nouvelles technologies de cryptage.« Nous savons que l'EI a déjà utilisé des outils de cryptage et autres technologies pour éviter d'être détecté.C'est probablement en partie une conséquence de la publicité qui a été faite au cours des deux dernières années autour du manque de sécurité des communications.Et cette publicité est due en partie à Edward Snowden.Mais nous avons besoin d'une enquête approfondie pour savoir ce qui s'est passé à Paris.Une fois que nous aurons tous les faits, nous pourrons penser à ce que pourrait être une réponse intelligente en matière de politique.» Les entreprises de technologies devront-elles revoir leur politique concernant le cryptage?La question, comme tout ce qui touche les communications cryptées, n'est pas simple, selon James Lewis, spécialiste du renseignement au Centre d'études stratégiques et internationales, un groupe de recherche de Washington.« Certaines entreprises offrent des produits de cryptage qui «Je pense qu\u2019on va découvrir que ces gens communiquent avec des applications commerciales de cryptage qui sont très difficiles, voire impossibles à casser pour le gouvernement.» \u2014 Michael Morell, ex-directeur adjoint de la CIA RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE ne posent pas de difficultés aux services de renseignement.Dans certains cas, ce ne sont pas ces services qui sont gênés, mais le FBI.La NSA peut être capable d'obtenir des informations à partir d'une communication cryptée, mais celles-ci ne peuvent être utilisées en cour.» James Lewis souligne d'autre part la différence entre les moyens des services de renseignement américains et ceux des autres pays.« Ce qui peut représenter une difficulté pour la France, le Royaume-Uni ou certainement la Belgique n'en constitue pas nécessairement une pour les États-Unis.Cela dit, de façon générale, le cryptage n'a pas joué un rôle aussi important que vous pourriez le penser dans les attentats de Paris, compte tenu de ce que nous savons.» Après les attentats de Paris, comment devrait s\u2019orienter le débat sécurité contre vie privée?En tant qu'expert du renseignement, James Lewis a toujours préconisé une plus grande transparence de la part de la NSA.Mais il croit que les critiques de l'agence ont exagéré les dangers de ses programmes de surveillance.Et il espère que les attentats de Paris contribueront à recadrer le débat.« Nous devons nous demander si la réaction émotionnelle aux révélations de Snowden était logique.Quand vous allez sur n'importe quel site internet, il y a habituellement plus d'une douzaine de logiciels qui suivent votre comportement.C'était un peu hypocrite de dire que Snowden et compagnie œuvraient à la protection de notre vie privée.» Nigeria Boko Haram soupçonné d\u2019être derrière une explosion qui a fait 32 morts Au moins 32 personnes ont été tuées hier par l\u2019explosion d\u2019une bombe dans la foule dans la ville de Yola, dans le nord-est du Nigeria, ont indiqué la Croix-Rouge et l\u2019Agence nationale de secours.L\u2019explosion survenue au milieu d\u2019une foule a aussi fait environ 80 blessés.Les soupçons se portent sur le groupe islamiste Boko Haram, qui a déjà attaqué Yola avec des attentats suicides et des engins explosifs artisanaux au cours des derniers mois.\u2014 Agence France-Presse Rwanda Feu vert à la réélection du président Kagame Les sénateurs rwandais ont adopté hier, après les députés fin octobre, une modification de la Constitution permettant au président Paul Kagame de se représenter en 2017 et d\u2019éventuellement diriger le pays jusqu\u2019en 2034.Cette réforme constitutionnelle est présentée par le pouvoir comme le fruit d\u2019une initiative populaire, mais de nombreux observateurs doutent de sa spontanéité et y voient une manœuvre orchestrée par les autorités dans un pays souvent épinglé pour ses atteintes à la liberté d\u2019expression.\u2014 AFP VW-SOURCES DILAWRI LE PLUS GRAND GROUPE DE CONCESSIONNAIRES AU CANADA 2311 Place Transcanadienne, Dorval - 514 683-2030 PNEUS D'HiVER OFFERTS A L'ACHAT D'UN VÉHiCULE D'OCCASiON ! 4 Inventaire 100%certifié 4 Grande sélection de véhicules d'occasion 4 Garantie 2 ans ou 40 000km disponible 4 Magnifique salle de montre Nous sommes ouverts les samedis Allez voir notre inventaire www.volkswagendessources.ca *Voir condition chez Volkswagen Des Sources A 22 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 18 NOVEMBRE 2015 DÉBATS André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président, Information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux, Information Pascale Breton > Directrice principale, Débats ÉDITORIAUX Revenez, vite PASCALE BRETON pascale.breton@lapresse.ca e pari est téméraire.Pendant que le premier ministre Justin Trudeau se positionne dans une perspective à long terme sur la scène internationale, participant à quatre sommets en deux semaines et rencontrant ses homologues étrangers, son absence ici risque de ternir son image auprès des Canadiens.Dans un contexte de crise, on attend d\u2019un dirigeant qu\u2019il assume le leadership.Son devoir est pourtant envers eux, d'abord.C'est particulièrement vrai dans la foulée des attentats de Paris et de l'ambiance qui prévaut depuis, un mélange d'incertitude, de menaces diffuses ou réelles et d'inquiétude.La place du Canada à l'étranger est devenue un enjeu de la récente campagne électorale.La volonté de Justin Trudeau de retrouver cette image d'un Canada progressiste et humaniste qui a fait la fierté des Canadiens depuis Lester B.Pearson a contribué à l'élection des libéraux qui a été reçue comme une bouffée d'optimisme après des années de noirceur.Sitôt élu, le premier ministre a posé les jalons pour honorer ses engagements, ce qu'il faut saluer.Mais il apprend à la dure.Son désir de se positionner rapidement à l'étranger s'inscrivait dans cette logique.Or, les actes barbares de vendredi ont changé la donne.La France est en guerre.L'Occident est aux abois.Le Canada n'est pas épargné, ayant vécu des attaques terroristes.Dans un contexte de crise, on attend d'un dirigeant qu'il assume le leadership.On a plutôt vu un premier ministre ébranlé qui cherchait ses mots, on a eu droit à des comptes rendus de proches conseillers ainsi qu'un point de presse impromptu, mais non convaincant, dans l'avion faisant route vers le sommet de l'APEC.Revendiqués par le groupe État islamique, les attentats de Paris ramènent à l'avant-scène deux engagements électoraux majeurs: le retrait du Canada des frappes aériennes en Irak et en Syrie ainsi que l'accueil de 25 000 réfugiés d'ici la fin de l'année.Deux semaines après son assermentation, le Conseil des ministres a certes besoin de temps.Mais il faut une orientation claire, ce qui fait défaut actuellement, prêtant flanc aux critiques.Que Justin Trudeau soit déterminé à retirer les F-18 est une chose, d'autant plus qu'avec 2,3 % de l'ensemble des frappes, ce n'est pas la contribution canadienne qui fait une grande différence.Mais pour afficher sa solidarité avec ses alliés, il doit se montrer plus déterminé quant à sa volonté d'intensifier la formation des troupes locales: qui nos soldats vont-ils former, quand et comment?Quels sont les risques?En l'absence de M.Trudeau, la question des réfugiés prend également de l'ampleur au pays.L'émotion suscitée par la mort du petit Aylan Kurdi cède le pas à un vent d'inquiétude auquel font écho des élus.On assiste à un sentiment de repli, laissant le champ libre aux spéculations, toujours mauvaises conseillères.Il est temps d'avoir une vision claire et rassurante.M.Trudeau, revenez vite parler à vos compatriotes canadiens.Finir le travail ARIANE KROL akrol@lapresse.ca Le comité fédéral sur le suicide médicalement assisté n'aura pas à proposer des options législatives, ont annoncé les ministres de la Justice et de la Santé en fin de semaine.Sage décision.Même avec un mois supplémentaire pour remettre son rapport, le comité aura déjà fort à faire avec la synthèse des opinions reçues.Cela signifie cependant qu'Ottawa aura encore beaucoup à faire avant de répondre à la Cour suprême.On ne peut pas demander à un nouveau gouvernement d\u2019expédier ce dossier en quatre mois quand le précédent a perdu presque cinq mois avant de s\u2019y attaquer.Le jugement Carter, qui a invalidé les dispositions du Code criminel interdisant l'aide médicale à mourir, est l'un des dossiers dont le gouvernement Trudeau doit s'occuper le plus urgemment.Le plus haut tribunal du pays a suspendu l'application de sa décision durant un an, histoire de permettre au fédéral de se retourner.C'était en février dernier.Le temps presse.Et ce n'est pas la faute du « Comité externe sur les options de réponse législative à Carter c.Canada ».Créé tardivement à la mi-juillet, avec une date de tombée à la mi-novembre, le groupe de trois experts bénévoles a hérité dès le départ d'un mandat beaucoup trop lourd compte tenu du délai imparti.La campagne électorale marathon, qui l'a obligé à suspendre une partie de ses travaux, n'a rien arrangé.Le comité aura néanmoins fait œuvre utile.Les avis recueillis auprès de quelque 70 experts, d'une cinquantaine d'organisations et de plus de 10 000 citoyens permettront de dresser un solide état des lieux.L'exercice aura aussi contribué à la discussion et à la réflexion sur cet enjeu hautement émotif.L'expérience québécoise en témoigne : c'est une étape indispensable.Entre la motion de la député Véronique Hivon, qui a donné le coup d'envoi à la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, et l'entrée en vigueur de la Loi concernant les soins de fin de vie, le 10 décembre prochain, il s'est écoulé exactement six ans.La tâche s'annonce nettement moins lourde pour le fédéral.Il n'aura pas à gérer la façon dont l'aide médicale à mourir sera offerte, puisque les systèmes de santé relèvent des provinces.Et surtout, il ne part pas d'une page blanche.La Cour suprême a tracé des contours très nets.Si un adulte atteint de problèmes de santé graves et irrémédiables, causant des souffrances persistantes et intolérables, a besoin de l'aide d'un médecin pour mettre fin à ses jours, il doit pouvoir l'obtenir.La ministre de la Justice envisage de demander un délai à la Cour suprême.Franchement, on voit mal comment celui-ci pourrait lui être refusé.On ne peut pas exiger d'un nouveau gouvernement qu'il expédie un tel dossier en moins de quatre mois alors que le précédent en a perdu presque cinq avant de s'y attaquer.Cela fait plus de 20 ans que des Canadiens réclament cette aide médicale.Ottawa doit penser à eux et élaborer une solution législative qui, sans empiéter sur les compétences des provinces, indique clairement la nécessité de rendre ces soins disponibles.iiiijuiiun itwhniiSS ¦¦¦.¦jf- ÆssJ.POURNOUSJOINDRÉ La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZUNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?\tVOUS VOULEZ EXPRIMERVOTRE OPINION?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\tÉcrivez-nous à debats@lapresse.ca REDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca ABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement PUBLICITÉ 514.285.6931 PETITESANNONCES 514.987.8363ou1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca DÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est impriméàTranscontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.GuyCrevier.Président et éditeur.DROITS RÉSERVÉS/serge.chapleau@lapresse.ca OPINION Que disent les musulmans?KENZA BENNIS Journaliste indépendante Dimanche dernier, à Tout le monde en parle, Guy A.Lepage demandait à Lamine Foura et à Fatima Houda-Pepin comment se sentaient les musulmans du Québec face aux attentats de Paris et pourquoi on n'entendait pas plus réagir les «leaders musulmans».Moi, je dirais que je me sens comme tout le monde: choquée, horrifiée par tant de violence et infiniment triste de voir tous ces gens qui ont perdu la vie.D'attentat en attentat, je suis effarée et horrifiée de voir ces mouvements islamistes radicaux propager la violence et la haine (à Paris, à Beyrouth, en Syrie, en Tunisie, etc.) au nom, soi-disant, de l'islam.Et je me sens complètement dépassée et impuissante face à ce phénomène, ô combien complexe.Pour ce qui est des « leaders musulmans», je ne vois pas à qui Guy A.Lepage fait référence.Primo, parce qu'il n'y pas de communauté musulmane.Les musulmans du Québec, ce sont des personnes d'origine algérienne, pakistanaise, libanaise, iranienne, égyptienne, sénégalaise.qui parlent des langues différentes, ont des cultures distinctes et des rapports très différents à l'islam, etc.Secundo, la plupart des Québécois musulmans se considèrent et se présentent avant tout comme des citoyens québécois et non des musulmans.Ils sont médecins, profs, serveurs, musiciens, techniciens, chauffeurs de taxi, ingénieurs, etc.Donc ils ne veulent pas de « leaders musulmans » qui les représenteraient ou parleraient en leur nom.Tertio, qui seraient ces leaders musulmans?Des imams?Les imams ne représentent personne puisque leur fonction est de diriger la prière dans les mosquées (mosquées, soit dit en passant, où la grande majorité des Québécois musulmans ne mettent jamais les pieds).Des représentants d'associations musulmanes?Ils ne représentent que leurs membres - qui sont de très petits groupes puisque, justement, la majorité des Québécois musulmans ne se définissent pas principalement et avant tout comme «musulmans».Tout ça pour dire que les leaders musulmans, je n'en connais pas.et je n'en veux pas non Il n\u2019est pas question pour moi qu\u2019un quelconque « leader musulman » parle en mon nom.plus.Je suis citoyenne québécoise avant tout.Mon identité est tissée de multiples fils: féministe, Marocaine, journaliste, musulmane, mère.Il n'est pas question pour moi qu'un quelconque « leader musulman» parle en mon nom.Autre question que me posent parfois mes amis: « Pourquoi on n'entend pas plus de musulmans condamner publiquement les attentats?».D'abord, parce que la plupart des musulmans ne se sentent pas liés aux terroristes.Pour eux, il n'y a pas de lien entre leur islam et « l'islam» des islamistes radicaux.Ils voient les terroristes comme des criminels qui instrumentalisent la religion et non pas comme des personnes de la même « communauté».Ensuite, parce que les musulmans sont des individus avant tout, et non pas une grande famille tissée serré ou un groupe organisé comme un parti politique, une association.Ils sont, comme tout le monde, choqués et horrifiés, mais comment manifesteraient-ils plus que leurs concitoyens non musulmans ?Est-ce qu'il faudrait se promener avec un panneau disant « Je suis musulman et je suis contre l'islamisme radical et la violence» ?Enfin, pourquoi, dans la vie de tous les jours, faudrait-il être un citoyen comme les autres et non pas un musulman, et pendant des épisodes d'attentats devenir musulman avant tout pour condamner en tant que musulman les terroristes?Ceci dit, je crois que la question de savoir si les musulmans dénoncent assez les attentats ou pas est aujourd'hui dépassée.Le « choc des civilisations » entre l'Occident et le monde musulman n'a pas plus de sens.Beaucoup d'Occidentaux sont musulmans, et l'État islamique terrorise et massacre un grand nombre de musulmans dans des pays à majorité musulmane.En ce moment, ma petite individualité et ma petite identité propre n'ont aucune importance.Je me fous complètement d'être musulmane, néo-Québécoise, Occidentale ou Marocaine.Je fais partie de ce «Nous» formé de gens de tous les pays, toutes les ethnies et toutes les confessions, qui aspire à vivre en paix, ensemble, sur cette même petite planète.J'ai un immense sentiment d'impuissance et j'ai bien hâte qu'on se rassemble pour trouver des solutions.C'est quand même atroce de voir des jeunes courir comme ça au devant de la mort, la leur et celle de centaines d'innocents.PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE «Je suis citoyenne québécoise avant tout, écrit l\u2019auteure.Mon identité est tissée de multiples fils : féministe, Marocaine, journaliste, musulmane, mère.» _ mavwàvà i : LA Æ RECôUKi/AS V\\0\\O 771 UE FAIT FA5 * LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 18 NOVEMBRE 2015 A 23 ÀBIEN YPENSER Peut-être que le jeune syrien Aylan Kurdi, mort sur une plage, ne serait pas devenu un Canadien exemplaire.Mais que ceux qui ne lui auraient pas accordé une chance de le devenir nous disent quels critères il aurait dû satisfaire.\u2014 Raynald Heroux, Trois-Rivières DEBATS Un message toxique \u2014V -v ¦d' > h» ALAIN DUBUC COLLABORATION SPÉCIALE adubuc@lapresse.ca Le Québec n'a pas fait de progrès suffisants dans la lutte contre le décrochage scolaire, si on regarde les statistiques les plus récentes sur la question, ce qui constitue très certainement le principal échec de notre système d'éducation.Le risque est réel qu'il fasse encore moins de progrès dans les années à venir, parce que les jeunes décrocheurs de demain se recruteront, par définition, parmi ceux qui constituent aujourd'hui les populations vulnérables de nos écoles.Ce sont elles qui sont les plus affectées par les mesures d'austérité frappant le réseau d'éducation - moins de spécialistes pour accompagner les jeunes en difficulté, moins d'aide aux devoirs, moins d'activités parascolaires favorisant l'intégration, moins de temps pour ceux qui en ont le plus besoin en raison de l'augmentation du nombre d'élèves par classe.La semaine dernière, Québec publiait la dernière édition de ses Indicateurs de l'éducation, édition 2014.Ma collègue Louise Leduc, qui en a fait l'analyse, a noté les piètres progrès sur le front du décrochage.En 2012-2013, la proportion de jeunes qui ont quitté l'école secondaire sans diplôme et sans qualification en poche était de 15,3%: moins chez les filles, 11,9%, et beaucoup plus chez les garçons, là où se situe surtout le problème, 18,8%.On doit noter que cette proportion a baissé.Elle était de 20,1% en 2010-2011 et de 19,8% en 2011-2012.Il y a donc une tendance à l'amélioration, d'autant plus que le succès semble significatif quand on compare ces chiffres à ceux d'il y a 10 ans, alors que le taux de décrochage masculin oscillait plutôt autour de 27-28%.Ce progrès est dû en bonne partie à la création de nouveaux parcours pédagogiques allégés dans les écoles secondaires - la formation préparatoire au travail et la formation menant à l'exercice d'un métier semi-spécialisé - qui donnent droit à un certificat d'attestation.Le ministère classe ces certificats comme des diplômes, ce qui lui permet de réduire le taux de décrochage, même s'il ne s'agit pas de véritables diplômes du secondaire.Sans cela, le taux de décrochage masculin resterait aux alentours de 22 %.Plus de un sur cinq.On peut mieux voir le sérieux de la situation avec une mesure de Statistique Canada qui repose sur une autre définition du décrochage, la proportion des jeunes de 20 à 24 ans qui n'ont pas de diplôme et qui n'étudient pas, obtenue à partir des informations de l'Enquête sur la population active.Dans mon essai Portrait de famille, publié il y a un an, je faisais état d'une étude de Statistique Canada qui mesurait le décrochage défini de cette façon pour les 10 provinces canadiennes avec une moyenne des années 2009 à 2012.Le Québec, malgré ses progrès, se retrouvait avec le taux de décrochage le plus élevé au Canada, 10,6%.Il devançait le Manitoba, 10,4%, l'Alberta, 10,0 %, la Saskatchewan, 9,2%, Terre-Neuve-et-Labrador, 8,7%, l'Île-du-Prince-Édouard, 8,1 %, la Nouvelle-Écosse, 7,6 %, le Nouveau-Brunswick, 7,4%, l'Ontario, 6,6% et la Colombie-Britannique, 5,9%.Pourquoi est-ce pire au Québec?Le Conseil du patronat, dans son Bulletin de la prospérité du Québec 2015, a mis ces données à jour avec l'aide de Statistique Canada.Avec des taux de décrochage de 9,3% en 2012-2013, de 10,3 % en 2013-2014 et de 9,4% en 20142015, le Québec ne semble pas amorcer de tendance à la baisse et devance toujours les trois provinces auxquelles il est comparé: l'Alberta, où il se situe aux alentours de 8%, et l'Ontario et la Colombie-Britannique, où il se situe entre 5 % et 6 %.Il ne s'agit pas de se comparer pour le plaisir, mais pour essayer de comprendre.Cet échec québécois est lourd de conséquences.Le taux de décrochage élevé comporte un coût pour l'économie en la privant d'un bassin suffisant de main-d'œuvre qualifiée.Il a un effet social, parce que les décrocheurs, moins éduqués, risquent d'être moins informés, plus susceptibles d'avoir des carences en littératie.Et surtout, il a un impact énorme pour les décrocheurs eux-mêmes: plus de chômage, de moins gros salaires, plus de vulnérabilité, une moins grande capacité à sortir du cycle de la pauvreté.Si le taux de décrochage est élevé, c'est moins à cause des carences de notre système d'éducation qu'en raison d'un problème de société, la trop faible valorisation de l'éducation, tant dans la vie familiale que dans le débat public, qui nous a menés, entre autres, à tolérer trop longtemps une situation intolérable.Et c'est peut-être là l'effet le plus nuisible des compressions dans l'éducation.Elles véhiculent un message toxique : celui que l'éducation n'est pas une priorité.Un complément efficace La justice réparatrice repose sur la conviction que la justice peut s\u2019exercer de façon plus humaine et plus communautaire MÉLANIE DUGRÉ Avocate, elle collabore régulièrement à la section Débats.C'est à croire que certaines leçons sont plus difficiles à comprendre que d'autres.Après la saga Marcel Aubut et le mouvement #agressionnondénon-cée, l'homme d'affaires Daniel Guay s'est quand même permis, sourire aux lèvres, de prendre un sein de la députée libérale Caroline Simard lors d'un cocktail tenu dans Charlevoix le 6 novembre dernier.Mme Simard a promptement réagi en rapportant l'événement sur Facebook.Elle en a ainsi appelé à la responsabilisation de son agresseur en le sommant de s'excuser publiquement et de s'engager à requérir de l'aide pour corriger ses écarts de comportement.Dès le lundi matin, M.Guay a obtempéré en émettant un communiqué d'excuses, dont Mme Simard s'est déclarée satisfaite, tout en rappelant « l'importance de dénoncer ces actes, peu importe le médium choisi pour le faire ».Le premier ministre a exprimé son soutien envers sa députée en soulignant qu'elle «avait clos l'événement de façon élégante et ferme ».Silencieuse quant à la méthode de dénonciation choisie par Mme Simard, la ministre de la Justice Stéphanie Vallée a plutôt enjoint les femmes qui sont victimes d'agression sexuelle à porter plainte « puisqu'il s'agit d'abord et avant tout d'un acte criminel».Cette réaction est étonnante ; d'une part parce que Mme Vallée est elle-même une femme et d'autre part parce qu'elle révèle l'existence d'un certain malaise à l'égard de la justice réparatrice, un véhicule peu connu, mais qui a néanmoins fait ses preuves.Cette forme de justice s'intéresse autant aux agresseurs pour les aider à une prise de conscience de l'impact de leurs actes sur des individus et sur la société qu'aux victimes pour les aider à se libérer des charges affectives destructrices causées par l'acte criminel.Loin d'appartenir à l'ésotérisme, la justice réparatrice fait même l'objet de lignes directrices émises par le Service correctionnel du Canada.Un Centre de services de justice qu'elle a elle-même choisi de faire de la justice participative, une proche parente de la justice réparatrice, un des principes directeurs du nouveau Code de procédure civile, qui entrera en vigueur le 1er janvier prochain et qui encadrera désormais les procédures judiciaires de nature civile.Les outils et principes alternatifs ne sont pas incompatibles avec les véhicules procéduraux traditionnels, pas plus qu'ils ne sont symptomatiques d'un désaveu ou d'une menace envers notre système judiciaire.Ils peuvent tous cohabiter et être exploités de façon parallèle afin de répondre aux besoins et aux attentes de La justice réparatrice s\u2019intéresse autant aux agresseurs pour les aider à une prise de conscience de l\u2019impact de leurs actes sur des individus et sur la société qu\u2019aux victimes pour les aider à se libérer des charges affectives destructrices causées par l\u2019acte criminel.réparatrice, situé à Montréal, existe également depuis 2001 et a permis à 550 personnes ayant vécu les conséquences d'un crime de vivre des rencontres de dialogue et d'échange destinées à restaurer ce que le crime a brisé.Ces rencontres ont été évaluées entre 2005 et 2008 par le Service correctionnel du Canada et ont révélé des résultats très satisfaisants, qui méritent qu'on reconnaisse la pertinence et la crédibilité de cette forme de justice.La semaine du 15 au 22 novembre est d'ailleurs, au Canada et partout dans le monde, celle de la justice réparatrice avec pour thématique «Au cœur de l'innovation».Au chapitre du renouveau, la ministre Vallée aurait avantage à garder en tête chacun.On devrait toutefois se garder de condamner ceux qui, pour des raisons infiniment personnelles, se satisferont des solutions offertes par la justice réparatrice.La lucidité s'impose quant aux délais et irritants de notre système judiciaire, par ailleurs fondamentalement juste, droit et équitable.La justice réparatrice intervient alors comme un heureux complément qui repose sur la conviction que la justice peut s'exercer de façon plus humaine et plus communautaire, tout en resserrant le tissu social par la responsabilisation.Au final, on aurait tort de bouder une justice qui permet aux victimes de guérir, de se redresser et de reprendre du pouvoir sur leur vie.Suffit, la destruction des CPE ! La liste des signataires suit le texte.À tous les parents et grands-parents, et à tous ceux et celles qui croient en l'importance de bien soutenir nos tout-petits, de 6 mois à 5 ans, dans leur développement; À notre gouvernement qui sabre sans vergogne dans un réseau éducatif reconnu à travers le monde et qui a fait ses preuves; À ce même gouvernement, qui clame haut et fort l'importance de la prévention, de la stimulation et du développement de nos petits en vue de leur entrée dans le milieu scolaire, mais qui agit dans le sens contraire; Au ministre Martin Coiteux, qui n'arrête pas de nous répéter que les politiques de « rénovation de l'État» le sont pour les «générations futures».Depuis 10 ans, vous et vos semblables réduisez les subventions aux CPE; la liste des CPE en déficit s'allonge d'année en année, et c'est à se demander si votre souhait le plus cher n'est pas de les faire mourir de leur belle mort.NOUS parents, éducatrices, éducateurs, professionnels de la santé, intervenants communautaires, partenaires, chercheurs, administrateurs et membres des directions des centres de la petite enfance : -\tDénonçons les coupes à blanc de ce gouvernement qui, jour après jour, dégarnit les CPE, des environnements éducatifs de qualité que la population du Québec a financés pour assurer le bien-être et le développement de ses tout-petits; -\tAccusons ce gouvernement d'induire en erreur la population lorsque, contrairement à toutes les données probantes dont nous disposons et qu'il connaît pourtant très bien, il prétend que les services éducatifs offerts dans les garderies commerciales sont d'aussi bonne qualité que ceux offerts dans les CPE; -\tMettons au défi le gouvernement de nous faire la démonstration que les garderies commerciales qu'il privilégie rencontrent les mêmes critères de qualité éducative que ceux des CPE, c'est-à-dire: -\tdes éducatrices qualifiées qui ont complété des études spécialisées en petite enfance, qui bénéficient de formation continue, de temps libéré pour la pédagogie, de temps de travail en équipe, de temps pour discuter des enfants ayant des défis particuliers avec leurs partenaires ; -\tdes éducatrices et un personnel de soutien qui, contrairement aux garderies commerciales où le taux annuel de roulement est de 50 %, demeurent en poste longtemps parce qu'elles ont de meilleures conditions de travail et assurent ainsi une continuité absolument nécessaire dans la vie des tout-petits; -\tun réseau qui crée des emplois avec de meilleures conditions de travail et qui reconnaît l'expertise professionnelle de ses employées; -\tun réseau reconnu par ses pairs et qui travaille main dans la main avec des professionnels des CSSS, des centres jeunesse, des centres de réadaptation, des écoles, etc.; -\tun réseau qui offre à ses tout-petits un programme pédagogique éprouvé, une alimentation saine et équilibrée, qui se donne des règles de sécurité dictées dans des politiques constamment remises à jour; -\tun milieu de vie où le parent est un acteur-clé reconnu comme un partenaire et dans lequel il contribue à titre d'expert de son enfant; Ce gouvernement ne sera pas toujours en place, mais l\u2019histoire retiendra qu\u2019il aura littéralement saboté les environnements éducatifs de qualité de nos tout-petits.-\tun réseau où les parents siègent au sein des conseils d'administration, y assurant une vigilance soutenue, et s'impliquent dans des comités ou dans des projets porteurs pour les enfants et qui contribuent à sa qualité ; -\tun réseau dont le seul et unique objectif est le bien-être et le développement des tout-petits et non pas de faire des profits; -\tun réseau où le taux de plaintes est trois fois moins élevé que celui des garderies à but lucratif; -\tun réseau qui puise sa force dans un souci constant de la qualité de ses services offerts à ses enfants, par une pédagogie qui vise un développement optimal dans toutes les sphères du développement et qui observe, partage, rédige des cahiers de communication, des plans d'intégration pour des enfants qui présentent des défis particuliers avec le soutien de leur direction; -\tun réseau universel ouvert aux enfants de toutes provenances, toujours prêt à s'adapter aux besoins spécifiques des enfants, sans égard à leurs croyances, leur handicap, leur origine, leur contexte socioéconomique et dont la mixité est un formidable atout pour le développement des tout-petits; -\tun réseau qui, données à l'appui, fait une réelle différence dans la capacité des tout-petits de se développer à leur plein potentiel, y compris ceux plus vulnérables dont les risques de retard de développement sont réduits de façon spectaculaire lorsqu'ils se présentent à l'école.Le choix d'un service de garde devrait reposer avant tout sur sa capacité à offrir aux enfants un environnement bienveillant, stimulant et compétent, capable de soutenir leur développement et leur bien-être.C'est précisément ce que des milliers de femmes et d'hommes, éducateurs et parents des CPE ont réussi à développer.Et c'est précisément ce que le gouvernement s'acharne à déconstruire à force de coupes et de modifications dans le mode de financement.Ce gouvernement ne sera pas toujours en place, mais l'histoire retiendra qu'il aura littéralement saboté les environnements éducatifs de qualité de nos tout-petits qui en subiront, eux, les conséquences durant toute une vie.Ou, parce que nous nous serons mobilisés massivement, l'histoire retiendra que nous aurons protégé un réseau dont la seule et unique mission est d'assurer le bien-être et le développement de nos tout-petits.Écrit par: Marie-Claude Gagnon, directrice adjointe CPE Lafontaine; Daniel Leduc, adjoint administratif CPE Picasso; Hugo Adam-Côté, parent et orthophoniste au CSSS Jeanne-Mance; Signé et appuyé collectivement notamment par: Marie Tifo, comédienne; Fred Pellerin, conteur, chanteur et fournisseur de supplément d\u2019âme en gros; Dany Turcotte, animateur et parrain; Claude Béland, économiste et humaniste; Camil Bouchard, professeur retraité, UQAM; Dominic Champagne, metteur en scène; Pierre Curzi, comédien et commentateur; Laure Waridel, écosociologue; Gérard Bouchard, historien et sociologue, Université du Québec à Chicoutimi; Mara Tremblay, chanteuse, musicienne et mère; Karel Mayrand, citoyen et écologiste; Sébastien Diaz, animateur, réalisateur et père; Catherine Richer, comédienne; Vincent Bolduc, comédien et membre des Zapartistes; Marc Béland, comédien; Jérôme Dupras, cowboy fringant et professeur à l\u2019Université du Québec en Outaouais; lanik Marcil, économiste; Normand Baillargeon, essayiste; Louis Senécal, PDG de l\u2019Association québécoise des centres de la petite enfance; Luc Ferrandez, maire de l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal; Elsie Lefebvre, maman de deux enfants et conseillère municipale de Villeray; Sylvain Pagé, porte-parole du Parti québécois en matière de famille; Manon Massé, députée de Laurier-Sainte-Marie; Amir Khadir, député de Mercier; Françoise David, députée de Gouin. A 24 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 18 NOVEMBRE 2015 LA PRESSE ARTS PHOTO FOURNIE PAR NBC L\u2019acteur américain Charlie Sheen a admis hier sur les ondes de NBC, à l\u2019émission Today, qu\u2019il était séropositif depuis quatre ans.\u2022«s .¦ -* ¦ \"i %isl ssl I iv1*v,,V.VlVt* \\ w.v.v.ï.v.vl i!V,:SS SivwBM \\yÀ\\ü\\iï;3M \\VHvavHI iiimmi ¦ ÉM ml NiaBMtilmiJ \u2022.V.V.V.V, v.y.v.v.v.v.vj iaaaa*aaaaaalal laaaaaaaaaataa) aaaaaaaaaaaal* VaVaVaVaVVaVal ViV.V.V.V.aVal aaaaaaaaaavta Séropositif boogie NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Lorsque Séropositif boogie des Colocs est sortie au début des années 90, les journalistes voulaient tous connaître la source de cette chanson de Patrick Esposito di Napoli, l'harmoniciste du groupe.Plutôt que d'esquiver la question ou de raconter des bobards, Dédé Fortin a choisi la vérité et admis que la source d'inspiration, c'était le VIH de Patrick Esposito, qui en est mort un an et des poussières plus tard.Au lieu de faire leurs choux gras de cette information pour le moins sensationnelle, les médias québécois ont opté pour la retenue, glissant l'info au milieu de leurs textes sans en un faire un plat ni un gros titre.L'acteur Charlie Sheen n'a pas eu cette chance.Depuis plusieurs semaines, les éditeurs du National Enquirer menaçaient de publier une enquête révélant sa séropositivité.L'acteur les a battus à leur propre jeu hier matin en passant aux aveux et en avouant au journaliste Matt Lauer de NBC qu'il était effectivement séropositif depuis maintenant quatre ans.Celui qui fut autrefois un grand acteur de cinéma (Platoon, Wall Street), avant de devenir l'acteur le plus payé de la télé grâce à la sitcom Two and a Half Men (1,2 million par épisode de 21 minutes), n'est pas passé aux aveux par souci d'honnêteté et de transparence.Sheen cherchait avant tout à se libérer de la prison du chantage et à clouer le bec de tous les maîtres chanteurs qui, depuis quatre ans, lui auraient soutiré plus de 10 millions de dollars.«À partir d'aujourd'hui, je suis libre », a dit Charlie Sheen.Malgré ce cri du cœur, il y avait quelque chose de terriblement triste, hier matin, à le voir obligé de déballer en public ses antécédents médicaux et de convenir qu'il est atteint d'une affection qui relève avant tout de l'intime et du privé.C'était triste, gênant, et Charlie Sheen avait beau répéter qu'il espérait que son aveu serve d'exemple et aide à se manifester ceux qui vivent encore dans la honte de leur secret, on le croyait à moitié.C'est que jusqu'à hier matin, Charlie Sheen n'avait rien d'un homme exemplaire ni d'un modèle pour l'humanité.Reconnu pour ses frasques éthyliques, sa consommation de montagnes de cocaïne, son penchant prononcé pour le saccage de chambres d'hôtel et les orgies avec des armées de putes et de stars de la porno, Charlie Sheen avait la défonce assez rock'n'roll, merci.Il ne s'en cachait pas.Que non ! C'était presque un motif de fierté, le gage d'un jusqu'au-boutisme qu'il portait comme une médaille.Il s'en était ouvert dans une longue entrevue à ABC en 2011, affirmant que les noceurs à la Mick Jagger ou à la Keith Richards, c'était de la petite bière à côté de lui.Puis, s'adressant directement à la caméra, il avait lancé : « Sorry, middle America.» Désolé, Amérique moyenne, l'air de dire : jugez-moi autant que voulez, je m'en fous.Je suis comme je suis et vous ne me changerez pas.Voir le même type, quatre ans plus tard, demander à l'Amérique moyenne de le réhabiliter et de reconnaître maintenant son courage est un brin paradoxal.D'autant que pendant l'entrevue, Sheen a juré que depuis son diagnostic de séropositivité, il avait divulgué son état à toutes ses partenaires sexuelles - toutes sans exception.Or, à peine une heure après son passage à NBC, l'ex-star de la porno Bree Olson, qui fut sa partenaire en 2011 au moment du diagnostic, affirmait le contraire à la radio.« Jamais, jamais, pendant les mois où nous avons vécu ensemble et fait l'amour tous les jours, jamais il ne m'a informée qu'il était séropositif.Je le voyais s'enfermer dans la chambre avec son médecin.Il me disait que c'était à cause des stéroïdes qu'il prenait et qu'il était clean, clean, clean.» Qu'on la croie ou non, Bree Olson a fait naître un doute et froissé la version trop lisse que l'acteur a livrée à un journaliste un brin complaisant, trop heureux d'avoir la primeur de sa confession et ne cherchant pas trop à relever certaines contradictions.Par exemple, Sheen a juré à plusieurs reprises qu'il n'avait infecté personne, mais comment peut-il en être certain alors qu'il a passé une large partie des dernières années gelé, égaré et incohérent ?Chose certaine, il n'y a rien de mieux que la confession d'une star déchue pour changer le mal de place et nous distraire des guerres, des massacres et des attentats terroristes.Mais quelle leçon en tirer?Que le VIH n'est souhaitable pour personne, mais que désormais, grâce aux avancées médicales, on n'en meurt plus.On peut même vivre longtemps avec le VIH.Quoi d'autre?Que Charlie Sheen n'est pas le meilleur porte-parole pour une vie saine et équilibrée avec le VIH.Qu'à cause de l'image du bad boy qu'il a trop longtemps incarnée, il réactive tous les clichés et les préjugés à l'égard des séropositifs.La bonne nouvelle, c'est que maintenant qu'il a avoué publiquement son état, il n'y a plus de retour en arrière, plus de mensonges, plus de conquêtes innocentes qui vont sauter dans son lit au péril de leur santé.C'est déjà ça de pris, séropositif boogie.a Pour joindre en notre chroniqueuse: npetrowski@lapresse.ca Charlie Sheen cherchait avant tout à se libérer de la prison du chantage et à clouer le bec de tous les maîtres chanteurs.Paris Un ami de Justin Biebertuéau Bataclan Justin Bieber a rendu hommage à un de ses amis, tué au Bataclan lors des attentats dans la Ville lumière.Thomas Ayad, qui était un des chefs de projets de Universal Music Group, assistait au spectacle du groupe Eagles of Death Metal pendant la tuerie dans laquelle il a trouvé la mort.«Je pense encore à Paris et à mon ami Thomas mort dans cette tragédie.Il faisait partie de mon équipe depuis des années et j\u2019aurais aimé passer plus de temps avec lui pour le remercier», a-t-il écrit sur Twitter.Keith Richards, membre des Rolling Stones, a aussi exprimé sa tristesse sur les réseaux sociaux : « Mes condoléances vont à la famille et aux amis de Thomas Ayad.Les mots ne peuvent exprimer l\u2019horreur qui est arrivée à Paris», a écrit le musicien.\u2014 Véronique Lauzon Musique Fuite de l\u2019album d\u2019Adele Des chanceux ont pu entendre les deux premières minutes de chaque chanson du nouvel album d\u2019Adele, 25, puisqu\u2019un détaillant aurait accidentellement mis sur le web les 11 titres de cet opus très attendu.En plus de Hello et When We Were Young dévoilés par la chanteuse, un aperçu des neuf autres titres était révélé au public.Mais ç\u2019a été de courte durée, puisque ces extraits ont finalement été retirés.Il est toutefois possible de se consoler en regardant la chanteuse interpréter en intégralité When We Were Young dans une église qui a été transformée pour l\u2019occasion en studio d\u2019enregistrement.\u2014 Véronique Lauzon Cinéma Taylor Kitsch dans le prochain film de Xavier Dolan Le site spécialisé Deadline.com a révélé que le nom de Taylor Kitsch s\u2019ajoutait à la distribution de The Death and Life of John F.Donovan, le film en anglais que tournera Xavier Dolan le printemps prochain.Vedette de la deuxième saison de la série True Detective, l\u2019acteur canadien a notamment été la tête d\u2019affiche de The Grand Seduction, version canadienne du film québécois La grande séduction.Rappelons que The Death and Life of John F.Donovan, dont l\u2019intrigue est campée dans le milieu du cinéma, mettra en vedette Kit Harrington dans le rôle principal.Ce dernier sera en outre entouré de Jessica Chastain, Kathy Bates et Susan Sarandon.\u2014 Marc-André Lussier PHOTO AP Taylor Kitsch Livres Hommage à Georges-Hébert Germain Le Salon du livre de Montréal rendra hommage ce soir lors de son ouverture à Georges-Hébert Germain, qui en a été le président d\u2019honneur en 2011 et 2012.L\u2019écrivain et journaliste, mort vendredi à l\u2019âge de 71 ans, était un grand ambassadeur de la lecture.Un extrait de sa dernière allocution en témoigne.« Le livre touche à tout, il se nourrit de tout, on peut lui arracher des clés, y trouver un sens à la vie, à toutes les vies.Peu importe sa forme, ses caractères, ses sujets, les matériaux dont il est constitué, peu importe qu\u2019il soit électronique ou de papier, il parle à tout le monde.» \u2014 Josée Lapointe LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 18 NOVEMBRE 2015 A 25 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS Le deuil de « Nouvelle adresse » ZZ Z £~ à m HUGO DUMAS CHRONIQUE C'était, malheureusement, la bonne décision à prendre: il n'y aura pas de quatrième saison de Nouvelle adresse à Radio-Canada.L'épisode que vous verrez lundi soir tirera un trait définitif sur les hauts et les bas de la famille Lapointe.L'auteur Richard Blaimert avait pourtant presque bouclé l'écriture de trois épisodes de ce quatrième volet, mais a changé d'idée en cours de route, de peur de pondre «la saison de trop».Le débranchement de Nouvelle adresse a été officialisé jeudi soir.Rassurez-vous : l'ultime épisode de lundi, que j'ai déjà visionné, attache toutes les grosses ficelles et ne frustrera pas les fans en les abandonnant sur un moment de suspense non résolu.À ce sujet, les producteurs de la télésérie avaient prévu le coup: un gros élément dramatique touchant un personnage principal a été retranché de l'épisode final.Si une quatrième saison avait été mise en chantier, ce punch amovible aurait été conservé au montage afin de relancer les intrigues dans les futures émissions, prévues pour septembre 2016.Impossible de connaître, par contre, la nature de ce ressort scénaristique.C'est quasiment un secret d'État.Lundi soir, vous saurez ce qui advient de l'enquête policière entourant l'assassinat de Béatrice (Rachel Graton).Vous connaîtrez le sort du mystérieux et violent Mike (Jean-Sébastien Courchesne).Vous découvrirez le destin du couple - qui bat de l'aile - formé par Simon (Pierre-Yves Cardinal) et Magalie (Monia Chokri).Vous serez aussi fixé sur les relations amoureuses entre Olivier (Patrick Hivon) et Max (Sébastien Delorme), de même celle entre Émile (Antoine Pilon) et la turbulente Marilou (Alyssa Labelle).Bref, ça se conclut très bien et la télésérie quittera les ondes de la SRC sur des images émouvantes qui vous feront verser beaucoup moins de larmes que lors de la mort de Nathalie Lapointe (Macha Grenon).Évidemment, quelques histoires secondaires impliquant Romy (Jade Charbonneau), Jean-Daniel (David Boutin) et Magalie demeurent en suspens.Rien pour vous mettre en beau pétard, toutefois.En accouchant d'une quatrième année, le créateur Richard Blaimert craignait également de prolonger le deuil de ses personnages trop longtemps.Rendus en septembre 2016, probablement que les téléspectateurs - moi le premier - auraient trouvé que les Lapointe mettent énormément de temps à se remettre du départ de la belle Nathalie.Maintenir l'intensité de Nouvelle adresse dans le tapis s'est également avéré plus ardu que prévu.«Je voulais arriver à une quatrième année aussi forte que les autres », justifie Richard Blaimert en entrevue téléphonique depuis Los Angeles, où il passe plusieurs mois par année.Les derniers épisodes de la deuxième saison de Nouvelle adresse, ceux qui ont conduit Nathalie Lapointe à son dernier repos, ont été tellement puissants que ça ne devait pas être évident de planifier la suite.Sérieusement, comment accoter ça?Sans la présence lumineuse de Nathalie Lapointe, la série a perdu son port d'attache, son phare.D'abord, la sympathique Danielle (Macha Limonchik) a égaré sa boussole interne, rompant sèchement avec Robin (Jean-Nicolas Verreault) et sombrant dans l'alcool.Émile est parti à la dérive, abandonnant ses études et volant même 5000$ à son oncle.Et Magalie a fait entrer le diable (allô, Évelyne!) dans son ménage et en a payé le prix.L'absence de Nathalie se faisait cruellement sentir cet automne dans Nouvelle adresse.Les trames secondaires, comme la création de la Fondation Nathalie-Lapointe par Danielle ou l'histoire de Romy qui s'inscrit à l'université en cachette, ne portaient pas de charge aussi forte que les soins de fin de vie, par exemple.Selon Radio-Canada, les épisodes de Nouvelle adresse ont été suivis, en moyenne, par 817 000 personnes cet automne, ce qui inclut les gens qui les ont regardés en différé.À TVA, la nouveauté rivale, Pour Sarah, a cartonné - souvent autour du 1,5 million - et grugé beaucoup d'audience au clan Lapointe.Départ-surprise chez V Petite onde de choc dans le milieu de la télé hier après-midi : la directrice de la programmation de V, MusiquePlus et Musimax, Nathalie Brigitte Bustos, celle qui a catapulté en ondes En mode Salvail, Les recettes pompettes et Ma mère cuisine mieux que la tienne, a annoncé son départ du Groupe V Médias.Non, il ne s'agit pas d'un congédiement.« Ça fait 14 ans que je travaille dans la même boîte.J'aime mieux partir quand tout va bien.Et Maxime Rémillard, ce n'est pas juste un patron, c'est un mentor et un ami », explique celle que tout le monde appelle NBB dans le petit monde télévisuel.Et de quoi est-elle le plus fière de son passage chez V?La relance de MusiquePlus, avec Lip Sync Battle, et le repositionnement de V.C'est aussi sous le règne fructueux de NBB que des succès comme SQ, 911 et Ce soir tout est permis ont vu le jour.Pour l'instant, Nathalie Brigitte Bustos souhaite prendre du temps pour réfléchir à la suite des choses.Pris de court par cette démission non prévue, le réseau V n'a (bien sûr) pas encore déniché de successeur à NBB.En accouchant d\u2019une quatrième année, Richard Blaimert craignait de prolonger le deuil de ses personnages trop longtemps.M POUR MONTRÉAL Le plus petit des grands Quelque 200 délégués internationaux se retrouvent dans la métropole pour M pour Montréal.Qu\u2019ils soient journaliste pour NME, cadre chez Sony ou représentant de Polydor, ils verront les spectacles-vitrines d\u2019une impressionnante sélection locale d\u2019artistes anglophones et francophones, dont Louis-Jean Cormier, Elliot Maginot et Fuzz.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Sébastien Nasra a fondé M pour Montréal pour permettre la rencontre entre l\u2019industrie et les artistes désireux de traverser les frontières.ÉMILIE CÔTÉ Plus de 100 groupes et artistes se produiront à M pour Montréal pendant quatre jours.Certains sont connus (Safia Nolin, Pierre Kwenders, Dead Obies), d'autres ont une longue expérience underground ou au sein de différents projets (Foxtrott, Laurence Nerbonne de feu Hôtel Morphée), alors que d'autres feront parler d'eux avant même d'avoir lancé leur premier album.Jesse Mac Cormack, par exemple, attire beaucoup l'attention cet automne.Il a réalisé les albums de Rosie Valland et d'Emily & Ogden.Son spectacle solo a eu des échos positifs au FME en septembre dernier, avant que Secret City Records - l'étiquette de Patrick Watson - annonce l'avoir recruté.Mac Cormack assurera sous peu des premières parties en Europe pour Lou Doillon et sortira son premier album complet à l'hiver.Pour le 10e anniversaire de l'événement-festival ouvert au public, Grimes revient à M pour Montréal pour y donner un spectacle à guichets fermés au Métropolis, samedi soir.Si Grimes a lancé récemment son nouvel album, Art Angels, avec Rocnation, l'empire de Jay-Z, la jeune femme (qui vivait à Montréal à ses débuts) doit beaucoup à M pour Montréal, qui lui a donné une belle vitrine, notamment à South by Southwest en 2012.Un filtre nécessaire Sébastien Nasra, d'Avalanche Productions, a fondé M pour Montréal en 2006 avec l'aide du programmateur anglais (très établi dans le milieu) Martin Elbourne, associé aux festivals Glastonbury et The Great Escape, et cofondateur du WOMAD Festival avec Peter Gabriel.Selon lui, le circuit des festivals-vitrines (Great Escape, MaMA, CMJ, SXSW, Canadian Music Week) est devenu un passage obligé pour les artistes émergents qui veulent s'exporter.«C'est littéralement devenu un circuit, un intermédiaire entre les artistes émergents qui sont en développement de nouveaux marchés et les ligues majeures des festivals internationaux et l'industrie en général», explique-t-il.« L'offre artistique a tellement explosé au cours de la dernière décennie que ces événements-vitrines sont devenus un filtre nécessaire pour l'industrie.» Par rapport à d'autres rencontres de réseautage, M pour Montréal a su créer une formule conviviale (avec sa fameuse visite guidée de Montréal) et établir une bonne réputation par le côté « sélectif» de sa programmation.« M pour Montréal est probablement le plus petit de ces grands événements.On fait figure de précurseur et d'éclaireur à bien des égards», indique Sébastien Nasra.Le succès est une science inexacte, mais M pour Montréal réunira des délégués qui ont un certain flair par rapport aux artistes susceptibles de percer.« De prime abord, il y a le wow factor quant au spectacle.La singularité de la proposition artistique est la base [pour évaluer le potentiel d'un artiste], indique Sébastien Nasra.À cela s'ajoute l'accompagnement professionnel: il faut un travail de représentation et de suivi.Puis il y a le timing et d'autres critères comme la disponibilité d'un enregistrement convaincant.» « Présenter le bon groupe au bon moment et aux bonnes personnes » : c'est la mission de M pour Montréal.Mais il y a eu des cas d'exception et des contes de fées : Doldrums, SEOUL, Braids, Mac De Marco, SUUNS ainsi que Half Moon Run, qui a eu l'appui de Zane Lowe, l'influent animateur de la BBC.« M pour Mystère», résume Sébastien Nasra.Le cas d\u2019Indica Franz Schuller et Kyria Kilakos, les têtes dirigeantes de l'étiquette montréalaise Indica, ont plusieurs artistes en vitrine à M pour Montréal, dont Elliot Maginot et Foreign Diplomats.Indica est l'une des étiquettes montréalaises les plus actives à l'étranger, notamment avec Half Moon Run, The Franklin Electric et Misteur Valaire.« Honnêtement, c'est à cause de Grimskunk à la base.Nous étions dans le punk, donc déjà DIY et entrepreneurs», indique Franz Schuller, membre du groupe et président d'Indica.«Et nous sommes bilingues», poursuit Schuller, qui souligne l'importance de bien maîtriser l'anglais pour que ça clique entre deux personnes lors des événements de réseautage.Au fil des années, Indica a su tisser un grand réseau à l'international (et même une filière en Australie) grâce à de nombreux contacts précieux qui sont devenus des amis.Dans le milieu rock, mais aussi dans le circuit des musiques du monde, notamment grâce à Dobacaracol.Indica représente également au Québec des groupes « coups de cœur » comme Cat Power et Phantogram.Un marché « se travaille », souligne la directrice d'Indica, Kyria Kilakos.« Il faut quelqu'un sur le terrain qui connaît le marché.» \u2022Jlfi RaDio-canaDa ~\tprésente Le Salon du livre de Montréal 18-23 nov.Place 2015\tBonaventure Prix Marcel-Couture 2015 présenté par LA PRESSEf À GAGNER : cinq ensembles-cadeaux des six livres des finalistes, une valeur de 1 000 $.FINALISTES 2015 C'EST FOU MAIS C EST TOUT Elixirs ÉVOLUTIONS Alto Révolutions Nicolas Dickner et Dominique Fortier Cardinal Quartiers disparus Catherine Charlebois et Paul-André Linteau Flammarion Québec Ainsi cuisinaient les belles-soeurs dans l'oeuvre de Michel Tremblay Anne Fortin De l\u2019Homme C'est fou mais c'est tout Gilles Valiquette Septentrion Curieuses histoires de plantes du Canada -T1 Alain Asselin, Jacques Cayouette et Jacques Mathieu VLB Élixirs Marie-Ève Bourassa Pour participer, visitez lapresse.ca/marcelcouture.Institué par le Salon du livre de Montréal en hommage à un grand mécène francophone, président du Salon pendant 10 ans, le prix récompense le travail exceptionnel qu\u2019un éditeur québécois a déployé pour la publication d\u2019un ouvrage illustré original en langue française.SALON DULIVRE DEM0NTRÉAL salondulivredemontreal.com # @slminfo #slmtl A 26 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 18 NOVEMBRE 2015 ARTS SALON DU LIVRE DE MONTREAL Travail de groupe Depuis quelques années, les collectifs d\u2019auteurs se multiplient au Québec.Les thèmes, les genres et les familles littéraires diffèrent, mais un fait demeure: les écrivains québécois aiment bien travailler en groupe.Alors que le Salon du livre de Montréal s\u2019ouvre aujourd\u2019hui, nous avons parlé du phénomène avec les instigatrices du recueil Comme la fois où, Geneviève Jannelle et Marie-Eve Leclerc-Dion, et nous en avons profité pour décortiquer trois autres ouvrages collectifs publiés cet automne.QIR JOSÉE LAPOINTE Geneviève Jannelle et Marie-Eve Leclerc-Dion travaillent toutes les deux en publicité.La première a aussi déjà publié deux romans, la deuxième tient le sympathique blogue Comme la fois où, et, ensemble, elles ont dirigé un recueil inspiré du blogue de Marie-Eve.Elles ont réuni 25 personnalités issues de différents milieux culturels, qui y dévoilent avec sincérité et beaucoup d'autodérision une histoire vécue.Les deux auteures ont répondu à nos questions.d'une même voix.Qu\u2019est-ce qui a été le plus difficile: convaincre les gens de participer ou faire en sorte que le recueil ait une unité?Convaincre les auteurs a probablement été la partie la plus facile de l'affaire.Les auteurs québécois sont, pour la plupart, généreux et enthousiastes par rapport à ce type de projet.Quant à la question de l'unité, la commande était claire : raconter une histoire vraie dont le titre débuterait par «Comme la fois où.».Ç'a naturellement amené une certaine cohérence dans le recueil.Le plus difficile aura plutôt été de s'occuper de ce projet en plus de carrières de publicitaires à plein temps.Nous ne savions pas du tout dans quoi nous nous embarquions et c'était probable -ment mieux ainsi.Est-ce que le résultat final ressemble à ce que vous aviez en tête?Oui.En mieux ! Nous avons réussi à recruter des auteurs tellement talentueux; nous sommes extrêmement fières du résultat.Ç'a été un réel plaisir de découvrir chacune «S I PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Marie-Eve Leclerc-Dion et Geneviève Jannelle ont réuni 25 personnalités pour leur demander de raconter une histoire vécue.de leurs histoires, tantôt drôles, tantôt émouvantes, mais toujours divertissantes.Et en ce qui a trait au design du livre, nous avons eu la chance de travailler avec une collègue, designer chez Serge Chapleau UNE REVUE DE L'ANNÉE INCONTOURNABLE! ¦ a MltUJÔ Raüio-canaDa ~\tprésente pi C3CI ILC Le Salon du livre de Montréal 18-23 nov.\tPlace 2015\tBonaventure Des invités d\u2019honneur prestigieux Gilles Laporte José Acquelin Kitty Crowther Jean Désy Monique Proulx Eric-Emmanuel Schmitt Larry Tremblay Audrée Wilhelmy 621924987651 Mercredi 9h Capsule vidéo des invités d\u2019honneur.Apprenez l\u2019histoire qui se cache derrière leur dernier roman 10h © Atelier découvertes et créations avec Les p\u2019tits mots-dits 10h30 © Tête-à-tête entre Kitty Crowther - Mère Méduse - et Marie Barguirdjian 13h Capsule vidéo des invités d\u2019honneur.Apprenez l\u2019histoire qui se cache derrière leur dernier roman 13h30 Dévoilement de la liste des finalistes du Prix jeunesse des libraires du Québec 2016 14h30 La bibliothèque de.Prescriptions littéraires de Catherine Trudeau 18h La bibliothèque de.Prescriptions littéraires de Mara Tremblay Dévoilement des listes préliminaires des catégories Roman et Poésie québécoise du Prix des libraires 18h30 Ouverture officielle de la 38e édition du Salon du livre de Montréal en présence des invités d\u2019honneur et remise du prix Marcel-Couture 19h30 Remise des prix Euphonia, suivie du lancement du livre audio Le Pèlerin noir de Jean-Louis Roy Jeudi 9h Capsule vidéo des invités d\u2019honneur.Apprenez l\u2019histoire qui se cache derrière leur dernier roman 10h © Sophielit reçoit Marie Potvin © Atelier découvertes et créations avec Les p\u2019tits mots-dits 11h © Entrevue avec Michel Noël - Pineshish, la pie bleue 11h30 © Entretien avec Sampar - Guiby 12h © La campagne pour la lecture de BanqueTD 16h L\u2019Académie de lettres du Québec accueille deux nouveaux membres 18h Duo Écrivain-Libraire avec Martine Delvaux - Blanc dehors - et Marie-Ève Blais 18h15 La bibliothèque de Monique Proulx - Ce qu\u2019il reste de moi\t| Duo Écrivain-Libraire avec Daniel Grenier - L\u2019Année la plus longue - et David Cantin\t¦ ¦ 18h45 La bibliothèque de Larry Tremblay - L\u2019Orangeraie Maniaque de poésie.Poètes et slameurs sont au rendez-vous 19h15 Adepte des arts.Ces écrivains ont un point en commun : ils sont passionnés d\u2019art.Avec Maxime Olivier Moutier - Journal d\u2019un étudiant en histoire de l\u2019art, Nicole Brossard - Et me voici soudain en train de refaire le monde, Dominique Fortier - Au péril de la mer et Audrée Wilhelmy - Les Sangs Duo Écrivain-Libraire entre Kim Thuy - mân et Manon Trépanier 19h45 Lancement de la saison 2015-2016 des activités du Club de lecture de Chambéry 20h Capsule vidéo des invités d\u2019honneur.Apprenez l\u2019histoire qui se cache derrière leur dernier roman Vendredi 9h 50 ans de création à l\u2019école des loisirs.Avec Kitty Crowther - Mère Méduse et Chen Jiang Hong - Sann 10h Remise du prix Québec/Wallonie-Bruxelles de littérature de jeunesse 12h Quand mots et images se courtisent ! Éditeurs et créateurs sont réunis.Avec Kitty Crowther - Mère Méduse, Louis Delas, Chen Jiang Hong - Sann, Gilda Routy et Sampar - Guiby À la découverte du livre d\u2019affaires.Constats, enjeux et opportunités.Avec Micheline Bourque Capsule vidéo des invités d\u2019honneur.Apprenez l\u2019histoire qui se cache derrière leur dernier roman 13h Sur les traces d\u2019Agatha Christie.Avec Sylvie-Catherine De Vailly - Usage de faux, Hervé Gagnon - Maria et Johanne Seymour - Wildwood Jérémy Laniel rencontre Audrée Wilhelmy - Les Sangs Du Théâtre au Salon.(Re)découvrez le prix Michel-Tremblay de la Fondation du CEAD ! Avec Sébastien David, metteur en scène.Extraits livrés par des comédiens Enseignement de l\u2019Histoire.Avec Gilles Laporte - Brèves histoires des Patriotes et Michel Noël - Pineshish, la pie bleue Vendredi (suite) 14h © Les enfants du Club de lecture d\u2019été TD racontent.Dans les histoires, tout peut arriver, rien n\u2019est impossible ! 15h Quel est l\u2019élément déclencheur pour l\u2019écriture d\u2019un prochain roman ?Quelles sont les sources d\u2019inspiration des écrivains ?Avec Daniel Grenier - L\u2019Année la plus longue , Maxime Olivier Moutier - Journal d\u2019un étudiant en histoire de l\u2019art, Monique Proulx - Ce qu\u2019il reste de moi et Audrée Wilhelmy - Les Sangs Peut-on pratiquer la censure en librairie ?Avec Jean-François Nadeau 15h30 Poésie du Nord.Avec José Acquelin - Anarchie de la lumière, Joséphine Bacon - Un thé dans la toundra, Jean Désy - L\u2019Accoucheur en cuissardes et Bras-du-Nord et Normand Génois - Bras-du-Nord Confidence d\u2019écrivain.Gilles Archambault reçoit Michaël La Chance - Épisodies 16h Lire, un enjeu de société - L\u2019économie de la littératie.Avec Catherine Voyer-Léger, lanik Marcil, Julie Ruel et Normand Baillargeon Confidence d\u2019écrivain.Gilles Archambault reçoit Larry Tremblay - L\u2019Orangeraie 17h30 Première édition du Prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise.Avec Régis Loisel et Jean-Louis Tripp 18h C\u2019t à ton tour Françoise Careil.Avec Dany Laferrière, Robert Lalonde et Michel Tremblay Édition spéciale du Téléjournal Grand Montréal 18h30 Confidence d\u2019écrivain.Gilles Archambault reçoit Anaïs Barbeau-Lavalette - La Femme qui fuit 19h30 Prestation de Chloé Sainte-Marie À la croisée des silences.Avec Jean-Paul Daoust, Louise Dupré, Madeleine Gagnon, Nicole Brossard et Danny Plourde Livres comme l\u2019air.10 écrivains québécois témoignent de leur solidarité en dédicaçant un livre à 10 écrivains persécutés et/ou emprisonnés pour « délit d\u2019opinion » dans le monde.Avec Larry Tremblay 19h45 Noche Cubana.Une nuit cubaine consacrée à la littérature cubaine classique et contemporaine.Avec Rodney St-Éloi, Véronique Marcotte, Marie Célie Agnant, Véronique Cyr, Maya Ombasic, Natasha Kanapé Fontaine et Tristan Malavoy 20h Nuits amérindiennes.Échos de la rencontre historique de mai 2015 Les nuits amérindiennes en Haïti.Avec Natasha Kanapé Fontaine, Moe Clark, Laure Morali, Chloé Sainte-Marie, Jean Morisset, Rodney Saint-Éloi et Joséphine Bacon Samedi 10h © Un moment avec Marianne.Illustration en direct.Avec Marianne Dubuc, finaliste au PrixTD littérature canadienne 12h15 © Sophielit reçoit Patrick Isabelle - Camille 12h30 Cérémonie de remise du Grand Prix de littérature Ludger-Duvernay à l\u2019Académicien Dany Laferrière 13h Confidence d\u2019écrivain.Gilles Archambault reçoit Éric-Emmanuel Schmitt - La Nuit de feu 14h Entretien avec Robert W.Brisebois, auteur d\u2019une biographie de Camillien Houde, qui fut maire de Montréal 14h30 À la redécouverte des plantes canadiennes.Avec Alain Asselin, Jacques Mathieu et Jacques Cayouette -Curieuses histoires de plantes du Canada et Yanick Villedieu Être récipiendaire d\u2019un Prix littéraire, honneur ou pression ?Avec José Acquelin - Prix GG poésie 2014, Larry Tremblay - Prix des collégiens 2015, Kamel Daoud - Prix des Cinq continents de la Francophonie, Michel Noël - Chevalier de l\u2019Ordre national du Québec et Kitty Crowther - PrixAstrid Lindgren MemorialAward 2010 15h La bibliothèque de.Prescriptions littéraires de Monique Proulx - Ce qu\u2019il reste de moi 15h30 Confidence d\u2019écrivain.Gilles Archambault reçoit Audrée Wilhelmy - les Sangs 16h Montréal en Histoire.Avec Monique Proulx - Ce qu\u2019il reste de moi, Gilles Laporte - Brève histoire des patriotes et Paul-André Linteau - Quartiers disparus Confidence d\u2019écrivain.Gilles Archambault reçoit Jean Désy - L\u2019Accoucheur en cuissardes 16h30 © Voyage dans l\u2019imaginaire.Illustration à 4 mains avec Chen Jiang Hong - Sann et Kitty Crowther - Mère Méduse 17h Confidence d\u2019écrivain.Gilles Archambault reçoit Joseph Boyden - Dans le grand cercle du monde 18h30 Capsule vidéo des invités d\u2019honneur.Apprenez l\u2019histoire qui se cache derrière leur dernier roman 19h30 Focus sur la littérature de la Martinique.Découvrez l\u2019imaginaire de l\u2019île d\u2019Aimé Césaire.Avec Alfred Alexandre, Suzanne Dracius, Jean-Marc Rosier, Manuel Césaire, Nadia Chonville, Jocelyn Régina et William Rolle Tous les détails de la programmation surwww.salondulivredemontreal.com © jeunesse Dimanche 11h30 © Le temps des fleurs, le temps des neiges (7 à 77 ans).Découverte de la mythologie grecque et la musique symphonique.Avec une chorale de 250 enfants, sur la musique de Giannis Georgantelis, pour la réalisation du livre-disque illustré par Philippe Béha, dirigée par Dimitris Ilias 12h15 Le « Making of » du film La Guerre des tuques 3D.Avec Jean-François Pouliot et l\u2019illustrateur Fil 12h30 Une rencontre privilégiée avec Kent Nagano, directeur musical de l\u2019OSM.Entretien entre Anne-Marie Dussault et le maestro, à l\u2019occasion de la parution de Sonnez, merveilles ! 12h45 Mythes et réalité des patriotes.Avec Gilles Laporte - Brève histoire des patriotes, Alain Poissant -T\u2019es où Célestin ?et Anne-Marie Sicotte - Le Règne de la canaille 13h Jérémy Laniel rencontre Monique Proulx - Ce qu\u2019il reste de moi 13h30 Le journal d\u2019Anne Frank, de la scène au livre.Avec Lorraine Pintal, Didier Bonaventure, Éric-Emmanuel Schmitt et Mylène Saint-Sauveur Confidence d\u2019écrivain.Gilles Archambault reçoit José Acquelin - Anarchie de la lumière Remise du Prix Pierre-Vadeboncoeur 2015 14h Les 24 heures du roman - Sur les traces de Champlain.Avec Anne Forrest-Wilson, denise truax, Rodney Saint-Éloi et Herménégilde Chiasson Confidence d\u2019écrivain.Gilles Archambault reçoit Monique Proulx - Ce qu\u2019il reste de moi Confidence d\u2019écrivain.Gilles Archambault reçoit Kamel Daoud - Meursault, contre-enquête 15h30 La médecine à l\u2019échelle humaine.Avec Christine Angelard - Les Essences-ciel pour le corps et l\u2019âme, Jean Désy - L\u2019Accoucheur en cuissardes, Alain Vadeboncoeur - Les Acteurs ne savent pas mourir et Ouanessa Younsi - Emprunteraux oiseaux Nos politiciens parlent de littérature.Simon Durivage reçoit Françoise David, Hélène David, Maka Kotto et Jean-François Roberge Lundi 9h Capsule vidéo des invités d\u2019honneur.Apprenez l\u2019histoire qui se cache derrière leur dernier roman 10h © Atelier découvertes et créations avec Les p\u2019tits mots-dits © Sophielit reçoit Amélie Dumoulin - FéMFé 12h Capsule vidéo des invités d\u2019honneur*.Apprenez l\u2019histoire qui se cache derrière leur dernier roman Tous les détails de la programmation sur www.salondulivredemontreal.com ©jeunesse Services Halte-poussette Cafés Espace Boîte à lunch Expositions 20 ans d\u2019audace, 20 ans d\u2019inspiration - les éditions 400 coups 50 ans de création pour les enfants - l\u2019école des loisirs Sur les traces d\u2019Agatha Christie - Pointe-à-Callière, musée d\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal Heures d\u2019ouverture M 9 h à 21 h J 9 h à 21 h V 9 h à 22 h S 9 h à 21 h D 9 h à 19 h L 9 h à 15 h Matinées scolaires M - J - L 9 h - 15 h En plus des milliers d\u2019éditeurs et d\u2019auteurs, découvrez : la Maison des libraires le mur de graffitis littéraires et la zone selfies pour les ados les pavillons de la Martinique, de la Suisse et Histoire du Canada La Lecture en cadeau Livres comme l\u2019air la zone numérique + salondulivredemontreal.com ^ @slminfo #slmtl Adultes 8 $ Aînés 6 $ Étudiants 6 $ Accélérez votre entrée au Salon avec la billetterie en ligne! SODEC Québec S S Canada CONSEIL DES ARTS DE MONTRÉAL IAI «\u2022»> ARCHAMBAULT Conseil des Arts Canada Council du Canada\tfor the Arts https://www.microspec.com/tix123/eTic.cfm?code=SDLM2015 "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.