La presse, 31 octobre 2015, Arts
[" www.lapresse.ca/arts MONTRÉAL SAMEDI 31 OCTOBRE 2015 PRESSE ê*> HUGO DUMAS LANNÉE DU RAT PAGE 3 GRANDE ENTREVUE NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE NATHALIE NORMANDEAU PAGES 4 ET 5 ARTS LA LISTE DE NOTRE INVITÉ MARIO TESSIER PAGE 16 \u2014\u2014\u2014 - j1.1 \" ' -».r*\u2014- PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE L\u2019HUMOUR DANS LES BARS Espace de liberté pour les uns, salle d\u2019entraînement pour les autres, les bars sont de plus en plus nombreux à accueillir des humoristes qui veulent «tester leur matériel».Le public, lui, découvre avec plaisir ces soirées d\u2019humour à la fois intimes et informelles.À Montréal seulement, on dénombre plus d\u2019une vingtaine de ces «clubs», qui ont chacun leur animateur.Coup d\u2019œil sur une relève qui s\u2019autoproduit avec succès.UN DOSSIER DE JEAN SIAG À LIRE EN PAGES 8 ET 9 _ : - .\t¦\t \t ,=\u2014t.\t'Tir i=?'\t\"\u2022 ; -.v.\t- \u2022 HI )|| \t\t\"* 'y*, - -\t\t.\t \t ) \\.\u2022 \tJuin 2014.Comparation devant la commission Charbonneau, où elle se défend d\u2019avoir trempé dans des affaires de collusion, de corruption et de financement politique illégal et se dit victime de préjudices.>\t5 janvier 2015.Début du tandem Normandeau-Duhaime au micro du FM93, le midi à Québec et début de la nouvelle vie de l'ex-ministre.Jakszyk Collins I Levin Harrison Rieflin Mastelotto UNE SOIREE AVEC TOURNEE CLEMENTS 16 ET 17 NOVEMBRE-20 H THÉÂTRE ST-DENIS BILLETS AU THEATRE ST-DENIS (1594 ST-DENIS}, 514-790-1111 I TICKETPR0.CA Wil LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 31 OCTOBRE 2015 ARTS 5 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS illl§i » T';- i ' §5tjPf PHOTO PASCAL RATTHÉ, LE SOLEIL « Le pouvoir, c\u2019est bien beau, mais le jour où tu n\u2019en as plus, tu n\u2019intéresses plus personne», estime Nathalie Normandeau ¦m- m sKt :v#s ' 'S 'À v\u2019.-T \u2022 -V ¦ ¦ 5^\u201d \u2022 .Le train est arrivé en gare C'est d'ailleurs le Porto Fino de Sainte-Foy qui nous accueille à la fin de l'émission.Il est passé 14 h, le restaurant, tendu de velours rouge et décoré de gros chandeliers, est vide, mais toujours ouvert pour Normandeau.Elle commande une omelette et affirme qu'elle ne s'ennuie pas de sa vie antérieure.« J'ai donné 16 ans de ma vie à la politique, comme mairesse de Maria, comme députée de l'opposition puis comme ministre.Je n'ai pas eu d'enfants.J'ai eu des relations de couple difficiles et, à un moment, j'ai eu le sentiment que mon train était arrivé en gare.Les gens croient qu'être ministre, c'est glamour, mais c'est une illusion.Tu n'as pas de temps à toi, pas de vie.Je pourrais m'acheter une franchise de Tim Hortons tellement j'ai mangé de leurs sandwichs.» Ses soirées et ses week-ends, elle ne les passe plus avec l'ex-chef de la police de Montréal, Yvan Delorme, mais avec un nouvel amoureux qui travaille dans le domaine de la sécurité.Elle vit toujours dans un condo dans le Vieux-Port de Québec et possède une maison à Carleton, non loin de chez son père, en CHSLD, sa mère, ainsi qu'un frère et une sœur.Est-ce que la politique lui manque?« J'en fais à ma manière, en influençant l'opinion publique, répond-elle.Avec Éric, par exemple, on s'est engagés dans la cause de Jean-François Morasse [ancien \" carré vert \" de l'Université Laval] contre Gabriel Nadeau-Dubois.Et après avoir fait appel à nos auditeurs, dans le temps de le dire, on avait réussi à récolter 26 000$ pour aider Jean-François.Ce n'est pas rien ! » La radio a un pouvoir d'influence, c'est certain, mais qui n'a rien de comparable avec le pouvoir d'une ministre et encore moins d'une vice-première ministre.Nathalie Normandeau en convient, mais elle ajoute : « Le pouvoir, c'est bien beau, mais le jour où tu n'en as plus, tu n'intéresses plus personne.» En réalité, Nathalie Normandeau intéresse encore quelques personnes : ses auditeurs à Québec, ses patrons et une poignée de journalistes qui attendent à la fin de novembre les conclusions du rapport Charbonneau.À ce sujet, Nathalie Normandeau répète qu'elle n'a rien à se reprocher et qu'il serait temps, à la radio comme ailleurs, de passer à un autre appel.LA.PRESSE + PAUSE HM \u2022 «H \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2019 \u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022 En exclusivité dans La Presse+ U EN VIDÉO Notre journaliste Véronique Lauzon a passé une soirée au Bordel.Le «comédie club», s\u2019entend.Regardez notre vidéo aujourd\u2019hui dans La Presse+.U HUMOUR DANS LES BARS Notre journaliste Éric Clément a recensé une dizaine de soirées pour rire dans les bars, sept jours sur sept.DUCEPPE DES ÉMOTIONS EN TEMPS RÉEL IéSENTATION placedesarts.com duceppe.com DE ARTHURMILLER MISEENSCÈNEDE FRÉDÉRICDUBOIS TRADUCTION DE DAVID LAURIN tous m MES I FILS ¦ AVEC MICHEL DUMONT.bENOIT MCGINNIS, GARY BOUDREAULT, SIMON DÉPÔT, MILÈNE LECLERC, XAVIER LOYER, VINCENT-GUILLAUME OTIS, ÉVELYNE ROMPRÉ, JULIE ROUSSEL, LOUISEtURCOT\t, JUSQU\u2019AU 5 DÉCEMBRE ÉTAIFN Une présentation BMO Groupe financier en collaboration avec DÈS LE 10 NOVEMBRE ! AVEC MIKHAÏL AHOOJA SIMON BEAULÉ-BULMAN ANNICK BERGERON LUC BOURGEOIS ÉRIC BRUNEAU ANNE-MARIE CADIEUX LOUISE CARDINAL LÉVI DORÉ GÉRALD GAGNON MARIE-PIER LABRECQUE DOMINIQUE LEDUC LAURIER RAJOTTE Conception Guillaume Lord François Barbeau Martin Labrecque Laurier Rajotte Julie Measroch Amélie Bruneau-Longpré Rachel Tremblay Assistance à la mise en scène Suzanne Crocker1 Production Théâtre du Nouveau Monde TOURNÉE AU QUÉBEC TNM.QC.CA ici «\u2022»> artv «jfe RaDio-canaDa Canada 6 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 31 OCTOBRE 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS HUMOUR FRED DUBÉ Mouton noir ! MARC CASSIVI COUP DE GUEULE Fred Dubé, «coup de cœur» du dernier Zoofest, est un pilier de la scène des bars montréalais.Humoriste résolument à gauche, il présentera son plus récent spectacle, Radical Pudding, les 7 et 27 novembre au Théâtre Sainte-Catherine et participe à la tournée Les 5 prochains, dans la foulée de l\u2019émission diffusée à ARTV.Les jeunes humoristes donnent une nouvelle impulsion à l\u2019humour québécois et semblent progresser davantage en marge de la « machine » que leurs prédécesseurs, non?Je ne dirais pas ça.Avant, il y avait une seule voie qui était assez claire : tu faisais un gala Juste pour rire, tu te faisais connaître et tu avais ton one-man show.Il y avait moins d\u2019offres.Maintenant, il y a juste plus de portes d\u2019entrée parce que c\u2019est saturé de ce côté-là.Les cotes d\u2019écoute baissent.Les galas Juste pour rire attirent de moins en moins /m ; PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE « Moi, si j\u2019écris, c\u2019est pas pour gagner ma vie; c\u2019est pour ne pas la perdre! Tant mieux si je gagne ma vie en plus, mais je n\u2019ai pas envie de pervertir mon art », affirme Fred Dubé.d\u2019« humoristes », mais de plus en plus de «vedettes de l\u2019humour».Quand Gino Chouinard parle de se masturber dans les toilettes dans un gala Juste pour rire, ce n\u2019est plus de l\u2019« humour ».Il y en a qui trouvent ça drôle, mais ce n\u2019est pas de l\u2019humour.Il y a d\u2019autres voies.Oui, mais je questionne un peu certaines d\u2019entre elles.Il y a de plus en plus d\u2019humoristes qui animent des quiz, des talk-shows ou des émissions de radio.Ils se font plus connaître pour ça que pour leur humour.On connaît leur nom, on connaît leur face, mais on n\u2019a jamais vu aucun de leurs numéros.Il y a plus de CORDAME - MAGNOLIA Jean Félix Mailloux, Piloté par folklore métissé au menu Vendredi 27 novembre \u2022 20h Calendrier des activités en collaboration avec GALERiE LOUNGE Maison du Festival RioTinto Alcan 2e ÉTAGE La poésie de l\u2019existence Œuvres choisies de Kittie Bruneau JUSQU'AU 29 NOVEMBRE 2015 À l\u2019affiche à Commandité par Bell Média L\u2019EXPO DES LÉGENDES DU FESTIVAL BOUTIQUE et BILLETTERIE Lundi: 11 h30à 18h Mardi et mercredi : 11h30 à 17h Jeudi etvendredi: 11 h30à21 h Samedi : 11h30 à18h* Dimanche : 11 h30à 17h * Ouvertesjusqu'à 21 h les soirs de spectacleà L'Astral L\u2019EXPO BELL DES LÉGENDES DU FESTIVAL Lundi : Fermée Mardi et mercredi : 11h30à17h Jeudi etvendredi: 11h30à21h Samedi : 11h 30 à 18h Dimanche : 11 h 30 à 17h Billetterie: 1 855 790-1245 \u2022 admission.com \u2022 ticketmaster.ca Pour la programmation complète, consultez sallelastral.ca 2e ETAGE Petit musée GRATUIT! L'EXPO BELL DES LÉGENDES DU FESTIVAL Revivez l'histoire du jazz et de la musique avec cette exposition permanente et interactive présentée gratuitement au public, toute l'année.Venez voir les instruments, les vêtements de scène, les trophées et les objets personnels des grands artistes qui ont marqué l'histoire du Festival : Miles Davis, Ella Fitzgerald, Pat Metheny, Diana Krall, Oscar Peterson, Ben Harper, Ray Charles, Jeff Beck, Leonard Cohen, Oliver Jones.Maison du Festival RioTintoAlcan La Médiathèque Jazz/La Presse+ \u2022 3e étage L'Expo Bell des Légendes du Festival \u2022 2e étage Galerie Lounge TD \u2022 2e étage 305, rue Sainte-Catherine Ouest \u2022 maisondufestival.ca médias qui s\u2019offrent à nous qu\u2019à une autre époque.Lune des voies qui existent depuis un certain temps est l\u2019Ecole nationale de l\u2019humour.C\u2019est rare de voir des humoristes qui n\u2019y ont pas été formés.Je me demande s\u2019il n\u2019y a pas dans cette formation unique un formatage même inconscient de l\u2019humour québécois.Non, non, non! Pour l\u2019avoir fait et pour avoir côtoyé des gens qui y travaillent, je trouve au contraire que l\u2019École de l\u2019humour encourage la créativité, est plus à gauche et même plus «antisystème» que les jeunes qui la fréquentent.Elle encourage la diversité dans l\u2019humour?Il y a des profs qui viennent du département de science politique de l\u2019UQAM, d\u2019autres qui étaient dans les Zapartistes, il y a François Avard.Ils nous poussent à aller plus loin.Je dirais que 75 % de mes profs, quand j\u2019étais à l\u2019École de l\u2019humour, n\u2019aimaient pas l\u2019humour qui se fait au Québec.Je ne dis pas que l\u2019École est parfaite et qu\u2019elle ne mérite pas d\u2019être critiquée, mais ce n\u2019est pas vrai qu\u2019il y a un formatage.C\u2019est sûr que l\u2019École attire beaucoup de gens qui veulent devenir des vedettes et gagner leur vie avec l\u2019humour.Moi, si j\u2019écris, c\u2019est pas pour gagner ma vie; c\u2019est pour ne pas la perdre ! Tant mieux si je gagne ma vie en plus, mais je n\u2019ai pas envie de pervertir mon art.Tu parles de François Avard.Il a beaucoup d\u2019influence.C\u2019est un mentor pour plusieurs humoristes et ça se ressent.Tu veux dire à la script-édition?Il est tellement iconoclaste et irrévérencieux.On ne le devine pas tant que ça chez les humoristes avec qui il travaille.On ne sent pas chez eux ce désir de révolution qui habite Avard.Il a un côté caméléon.Mais c\u2019est vrai qu\u2019il est un peu partout.Au moins, il est crissement bon ! Dans l\u2019écosystème de l\u2019humour, tu es perçu comme un mouton noir, un trublion qui n\u2019accepte pas les règles du jeu.Tu te perçois aussi comme ça?Ce sont des mots que j\u2019aime entendre.Mais je doute aussi.Je me demande parfois si je ne me marginalise pas moi-même pour rien.Est-ce que je mène les bons combats?Je me demande si je ne devrais pas mettre un peu d\u2019eau dans mon vin pour avoir accès à une plus large tribune, pour ne pas rester tout seul dans mon sous-sol.Quitte à employer des médias que je dénonce.Comme m\u2019accorder une entrevue?Non, non, non! C\u2019est une entrevue où j\u2019ai le droit de dire ce que je veux.Ça me convient.J\u2019irais même à Radio X.Pas pour faire une chronique sur n\u2019importe quoi.Mais pour dire ce que j\u2019ai à dire, pourquoi pas?Je n\u2019écrirais pas une chronique sur le jardinage dans le Summum.Je ne ferai pas de publicité, ça c\u2019est clair.J\u2019en ai refusé plusieurs.Il n\u2019y a pas de dialogue social là-dedans.Ça me fait chier qu\u2019on utilise des vedettes, des gens en qui le public a confiance, pour vendre des produits malsains.Tu peux à la fois être porte-parole d\u2019une fondation du cancer et d\u2019une compagnie de malbouffe, de boissons gazeuses ou de chars.C\u2019est quoi ça ?Je me demandais justement qui achetait une auto chez tel concessionnaire parce que telle vedette en fait la publicité.Ça doit fonctionner, vu qu\u2019on paie des gens pour le faire.C\u2019est clair! Les vedettes, ce sont nos nouveaux oracles.Tu peux critiquer des politiciens et personne ne va réagir.Mais si tu critiques des vedettes, attention! Les sujets tabous en humour, selon ma propre expérience, c\u2019est les vedettes, l\u2019anarchisme, le féminisme, l\u2019immigration et l\u2019écologie radicale.Tu veux faire un froid, tu parles de ça! Ça m\u2019inspire beaucoup.Est-ce qu\u2019on peut vivre de son humour quand on fonctionne en marge de la « machine » ?Ça dépend ce que l\u2019on entend par la «machine».Le circuit de salles, les promoteurs, les tournées.Ce qui donne accès à un public.Tu arrives à gagner ta vie avec ton art?Oui.En faisant différentes choses.J\u2019ai une nouvelle chronique dans le journal Métro.Je fais des «corpos» (spectacles privés dans des entreprises), ce qui peut être très payant.Je fais un peu de télé.Avec tout ça, je gagne ma vie.Mais ce qui reste au centre de mes préoccupations, c\u2019est de faire du stand-up.Trouves-tu ça difficile d\u2019être un humoriste de la relève?Je suis vraiment choyé.J\u2019ai accès à une tribune que des gens beaucoup plus talentueux et pertinents que moi n\u2019ont pas.Des poètes, des intellectuels.Je n\u2019ai pas besoin de grand-chose.Je ne dépense pas beaucoup.Je n\u2019ai pas de char ni d\u2019enfant.J\u2019ai vu le nouveau spectacle de Guillaume Wagner.Il parle de politique, des complexes québécois.J\u2019ai rencontré Louis T.récemment, qui s\u2019intéresse aussi beaucoup à la politique.Est-ce une coïncidence ou est-ce qu\u2019il y a un mouvement d\u2019humoristes de 30 ans qui ont envie de parler d\u2019autre chose que de leur vie de couple?Il y a un retour du balancier.Quand une génération fait trop de quelque chose, on veut s\u2019en dissocier.Dans les années 90, les Mario Jean, Jean-Michel Anctil, François Massicotte ont fait évoluer l\u2019humour en le rendant efficace et punché.On ne veut plus sentir le procédé humoristique.Ça ne nous fait plus rire.Le public connaît les mécanismes.On veut des personnalités, des styles, des gens qui laissent leurs tripes et se mettent à nu sur scène.J\u2019essaie de développer mon propre style. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 31 OCTOBRE 2015 ARTS 7 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS MAGIE VINCENT C De la magie pour faire douter PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Le magicien Vincent C avec sa poupée vaudoue qu\u2019il utilise pendant son nouveau spectacle, Magicien pour adultes, présenté à Montréal mardi prochain, au Théâtre St-Denis.Magicien pour adultes.Le titre du premier spectacle solo de Vincent C, présenté mardi prochain à Montréal, définit bien cet artiste anticonformiste de 34 ans.Revenu d\u2019Europe plus mûr et avec le goût de proposer une magie démystifiée, Vincent C veut jouer des tours, mais aussi susciter le doute.ÉRIC CLÉMENT La réputation de Vincent C grandit en Europe depuis 2013.Il y a présenté environ 200 fois ses tours de magie avec la troupe du spectacle Comedy Majik Cho, mis en scène par Serge Denoncourt.Il a remporté l'an dernier le Mandrake d'or, sorte d'Oscar de la magie en Europe.Mais c'est avec son premier spectacle solo qu'il montera sur scène, mardi soir au Théâtre St-Denis, six ans après avoir été la révélation du festival Juste pour rire.Vincent C est un magicien à part.Il ne ressemble en rien à Alain Choquette ou Luc Langevin.Serge Denoncourt dit de lui qu'il est « inclassable » et qu'il «joue avec les mythes, les croyances, les mots, les perceptions, le bon et le mauvais goût, la relation fragile entre la scène et le spectateur».Il faut dire que Vincent C n'aime pas les magiciens ! Surprenant, non?En fait, il n'aime pas les gens « qui utilisent des trucs pour tromper» ou qui essaient de nous manipuler d'une manière ou d'une autre.Manipulation généralisée « On pense souvent qu'on fait nos propres choix, en tant que citoyen, mais on est influencé par la pub, par des stimuli, par des politiciens, par le marketing, des médiums et même des journalistes ! dit-il.Cette manipulation n'est pas forcément mauvaise, mais j'essaie d'être le plus honnête des arnaqueurs.» Quitte à étonner les spectateurs, Vincent C tient donc à leur dire qu'il n'y a pas de pouvoir surnaturel dans sa magie.Elle est basée seulement sur des trucs et des manipulations, honnêteté oblige.La volonté de ce magicien déroutant est en effet d'insinuer le doute dans notre esprit.« Je veux que le monde doute, que les gens soient curieux pour qu'ils arrêtent d'avoir peur de certaines choses.Comme les gens qui ont peur des musulmans sans les connaître.Comme VINCENT C 1981 Naissance de Vincent Côté-Morency à Laval 1988 Il découvre la magie 2001-2002 Etudes en mathématiques pures à l\u2019Université de Montréal 2009 Révélation au festival Juste pour rire 2013 Joue 140 fois au Comedy Majik Cho, à Paris 2013-2014-2015 Participe à Fort Boyard France 2014 Tournée Comedy Majik Cho en France, en Suisse et en Belgique 2014 Reçoit le Mandrake d\u2019or en Europe 2015 Sa série Piégé avec Vincent C est diffusée à MusiquePlus 2015 Lancement de son premier spectacle solo, Magicien pour adultes on avait peur des Noirs dans le temps, car on ne connaissait pas leurs cultures.Je ne veux pas éduquer les gens, mais leur dire de s'intéresser aux choses et de ne pas croire automatiquement à ce qu'ils entendent ou ce qu'ils voient sur internet.Fouillez! Vérifiez ! Ne prenez rien au premier degré ! » Pour les 13 ans et plus Ce spectacle anticonformiste a donc pour but d'éveiller les esprits et de pousser les gens à adopter des comportements plus autonomes et donc plus adultes.D'où le titre du show, Magicien pour adultes.Notre compagnon du doute n'exclut pas pour autant les jeunes.« Le spectacle est moins choquant que ce que j'ai fait avant, dit-il.Il n'y a plus de sang ! Le personnage est encore rock and roll, mais, comme je parle de manipulation, ça n'intéressera pas un enfant de 6 ans.Mais je dirais que c'est pour les 13 ans et plus.» Vincent C ajoute que son langage s'est amélioré.À 34 ans, il a appris à tempérer ce qu'il dit, à moins sacrer.« Je suis plus mature.J'ai plus d'expérience.Ma tournée en Europe m'a appris à avoir une meilleure diction.» Dans son spectacle de deux heures (avec entracte), 30 minutes sont consacrées à montrer des tours qui ont fait sa renommée.Tout le reste est inédit.Ses numéros sont encore et toujours parsemés d'humour puisque c'est la signature de Vincent C.« Je ne me prends pas au sérieux, dit-il.J'ai essayé de prendre du temps pour monter du stock original, d'éviter de trop parler pour aller directement au punch final tout en ayant du fun.C'est un show de magie pour ceux qui n'aiment pas les magiciens ! » Au Théâtre St-Denis le 3 novembre, à Brossard le 14 novembre et à Laval le 26 novembre.«sae-.' .\u2022 .: VIVUJ^ KM CC.A VOIR DES MAINTENANT ! mbam.qc.ca MUSEE DES BEAUX-ARTS MONTRÉAL Mécène de l'exposition Une présentation de M ^iPRAKASH OSLER Canada\tQuébec S S\tforces lm\\ AlFOUMMTION\t.__FEMMES Heffel AIR CANADA Une exposition produite par le Musée des beaux-arts de Montréal et mise en tournée à l'Art Gallery of Hamilton, à l'Art Gallery of Windsor et au Glenbow Museum de Calgary.I Randolph S.Hewton, Carmenàta (détail), 1922 ou avant.Collection particulière.Photo Craig Boyko 8 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 31 OCTOBRE 2015 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 31 OCTOBRE 2015 ARTS 9 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS L\u2019HUMOUR DANS LES BARS DE LHUMORISTE ! A__VI Une soirée d\u2019humour au bar Le Jockey PHOTOS ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE JEAN SIAG Charles Deschamps a échoué à sa première tentative d'entrer à l'École nationale de l'humour.«Je n'étais pas bon, admet le jeune humoriste et producteur.J'avais besoin d'entraînement, mais personne ne voulait m'engager, même pour des soirées à 25$.J'ai donc lancé ma propre soirée d'humour au Jockey Club.C'est comme ça que j'ai commencé.» L'année suivante a été la bonne.Depuis sa sortie de l'École, en 2014, Charles Deschamps continue de se produire au Jockey, mais aussi au Bordel Comedy Club, deux bars dont il est maintenant copropriétaire.Non seulement prépare-t-il ses propres numéros de stand-up, mais il reçoit aussi une soixantaine d'humoristes chaque semaine dans ses deux clubs.« Les jeunes humoristes sont très proactifs et très autonomes, constate la directrice générale de l'École nationale de l'humour, Louise Richer.Ils se produisent sur toutes les nouvelles plateformes.Ils n'attendent pas qu'on prenne contact avec eux, ils prennent vraiment le taureau par les cornes.» Une tradition bien implantée chez les anglos avec ComedyWorks et The Comedy Nest.Certains tenanciers de bar produisent eux-mêmes ces soirées; d'autres font affaire avec des producteurs.Le phénomène n'est pas nouveau, mais il est en croissance.Une bénédiction pour les bars La propriétaire de L'Abreuvoir, Sylvie Lanteigne, organise une soirée d'humour les mercredis depuis cinq ans.Un événement qui attire une centaine de personnes chaque semaine.Une des rares bonnes nouvelles pour les propriétaires de bar, selon Peter Sergakis, président de l'Union des tenanciers de bars du Québec, qui note une baisse de fréquentation des bars et des discothèques «de 30 à 40% » depuis trois ans.Depuis la fin du mois de septembre, c'est le jeune humoriste Roman Frayssinet qui anime les soirées d'humour de L'Abreuvoir.Le 21 octobre dernier, le club était bondé: 135 personnes bien tassées, dont une bonne moitié d'étudiants.Après un numéro d'ouverture où se multiplient les échanges avec le public, Frayssinet présente les humoristes invités.Le public est bon joueur, même si certains numéros tombent à plat.Plusieurs très bonnes performances sont tout de même rendues par Richardson Zéphir, Anas Hassouna, Martin Racine et l'ex-Chick'n Swell Daniel Grenier.« Les bars sont plus formateurs que professionnels, note Charles Deschamps, parce que les cachets sont quand même symboliques.On parle de 25 à 50$ pour des numéros de 8 à 12 minutes.À ce tarif-là, on n'a pas grand-chose à dire sur la qualité du matériel.Au Bordel, comme on paie un cachet fixe de 100$, on exige quelque chose de plus travaillé.» Le président du C.A.de l'Association des professionnels de l'industrie de l'humour (APIH), Guy Lévesque, n'a pas de données sur la fréquentation des soirées d'humour dans les bars, mais il croit que l'ouverture du Bordel le printemps dernier -fondé par Laurent Paquin, Louis-José Houde, Martin Petit, François Bellefeuille, Mike Ward et Charles Deschamps - a eu un effet d'entraînement sur l'ensemble des bars.« L'ouverture du Bordel a changé la donne, confirme Charles Deschamps.Il y a neuf représentations par semaine, donc ça permet aux humoristes de jouer beaucoup plus souvent.Les conditions sont aussi très bonnes.On constate que certains bars ont augmenté leurs cachets, et oui, c'est vrai que si vous avez passé une belle soirée au Bordel, vous allez être plus enclin à aller voir des shows dans les bars.» Pas que des novices Les humoristes débutants ne sont pas les seuls à se faire les dents dans les bars.Plusieurs humoristes plus expérimentés, comme Adib Alkhalidey ou Mariana Mazza, se prêtent encore au jeu, trois ou quatre fois par semaine, malgré leurs récents succès en salle.D'autres, moins connus du public, comme Guy Bernier, Charles Beauchesne ou Didier Lambert, y travaillent discrètement depuis des années.« Le bar est l'endroit où l'humour comme forme d'art peut se déployer à son maximum, croit Adib Alkhalidey.Dans la tradition du stand-up.Pour moi, le bar, c'est un peu le gym du boxeur.C'est là que tu t'entraînes, que t'apprends, que t'essaies de nouvelles affaires.» Louise Richer croit que les bars offrent aux humoristes « la liberté de se tromper».«La prise de risques est grande dans les bars, croit-elle.Le public sait aussi que ces artistes sont là pour valider des textes ou roder un spectacle, ils sont là dans un esprit de happening et de découverte.Il y a une espèce de complicité entre l'artiste et le public dans ce contexte.Dans les galas Juste pour rire, ce droit à l'erreur n'existe pas.» L\u2019effet Zoofest Mais qu'est-ce qui explique l'intérêt grandissant pour l'humour dans les bars?Selon Louise Richer, la percée des bars s'explique d'abord et avant tout par la multiplication des humoristes, qu'ils aient été formés ou non à l'École nationale de l'humour.C'est la loi du nombre.Elle croit également que la création du Zoofest, il y a huit ans (par Juste pour rire), a eu un impact considérable sur la pratique humoristique dans les bars.« L'arrivée du Zoofest concourt à cette effervescence et à cette rencontre des humoristes de la relève, estime-t-elle.Le festival a amené de nouvelles façons de travailler à partir de thématiques, qui favorisent la collectivisation de la pratique professionnelle, et on retrouve ce même esprit de création dans les bars.Ce qui est aussi intéressant, c'est que le jeune public suit les jeunes humoristes qui se produisent dans les bars.» Charles Deschamps croit que certaines émissions d'humour à la télévision ont aussi contribué à faire découvrir de jeunes talents.« Avant, les gens découvraient des humoristes dans des galas Juste pour rire et ils attendaient leur one man show.Avec l'apparition d'émissions comme En route vers mon premier gala, Le Comedy Club, Selon l'opinion comique, ça donne une belle visibilité à la relève.Lorsqu'on a la possibilité de voir ces artistes-là, comme Mariana Mazza ou Phil Roy, dans un bar pour 7 $, c'est vraiment tripant ! » Vivre d\u2019humour Même si les bars permettent aux humoristes de faire quelques sous, personne n'est dupe : impossible pour eux de gagner leur vie uniquement en faisant des tournées de bars ! Il faudrait jouer sept jours sur sept à longueur d'année.Et encore.« C'est un petit milieu et les meilleurs jouent beaucoup, alors c'est difficile », indique Charles Deschamps.« À l'extérieur de Montréal, le bar le plus populaire est à Saint-Lazare ; ça s'appelle Chez Maurice, poursuit l'humoriste.C'est la plus grosse soirée d'humour au Québec.On peut jouer devant 400 personnes! Louis-José Houde et Martin Matte ont déjà animé des soirées là-bas.» « C'est possible de gagner sa vie dans les bars, mais modestement, indique Richardson Zéphir.On fait tous autre chose.Moi-même, je travaille en ce moment sur une websérie, je joue comme acteur à la télé [Trauma, Avec pas de parents] et j'aspire à monter un one man show.Cela dit, les bars m'ont aidé à me faire connaître et j'ai envie de continuer! » Le nombre élevé de « comedy clubs » aux États-Unis fait en sorte que les humoristes peuvent organiser de longues tournées payantes.Ce qui n'est pas le cas au Québec.« Là-bas, il y a beaucoup d'humoristes qui vivent très bien de ces soirées, confirme Louise Richer.On ne les voit jamais à la télé ou dans des talk-shows de fin de soirée.Il y a une professionnalisation des bars là-bas, tandis qu'ici, les \" clubs \" accueillent principalement des jeunes, les billets ne coûtent pas cher et il y a une ambiance très intéressante pour les humoristes qui veulent essayer des choses.» Jnl.é \t\t WWWWWWWWWV PILIERS DE BAR - Jean Siag PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LAPRESSE L\u2019HYPERACTIF JÉRÉMY DU TEMPLE-QUIRION 24 ANS Depuis sa sortie de l\u2019Ecole nationale de l\u2019humour en 2013, Jérémy Du Temple-Quirion joue toutes les semaines dans les bars.Il anime les soirées d\u2019humour du Jockey les lundis en plus de jouer dans une foule de bars: du Barachico de Longueuil à LAbreuvoir en passant par la Brasserie des patriotes, le Brouhaha et le Petit Medley.«Ma passion, c\u2019est le stand-up, nous dit le jeune homme, qui a fait la première partie du spectacle Je t\u2019aime d\u2019Adib Alkhalidey.C\u2019est vraiment dans les bars qu\u2019on développe son matériel.C\u2019est notre terrain de jeu.Si j\u2019ai pu présenter un 60 minutes au Zoofest, c\u2019est parce que l\u2019an dernier, j\u2019étais dans les bars pratiquement tous les soirs.» Dans les prochains mois, on le verra dans la série Code F sur VRAK.tv.Il a également participé à quelques sketches de la série Like moi avec Adib et Katherine Levac.LA DÉBUTANTE ROSALIE VAILLANCOURT 22 ANS PHOTO BERNARD BRAULT, LAPRESSE iWà Elle vient de terminer sa formation à l\u2019Ecole nationale de l\u2019humour et, pourtant, Rosalie Vaillancourt est déjà très présente dans les bars, où elle fait des numéros au moins trois fois par semaine.Beaucoup en région : Saint-Jérôme, Saint-Lazare, Lorraine, mais aussi à Montréal.Pour elle, le bar est essentiel pour donner vie à ses textes.«J\u2019ai un personnage de fille un peu naïve, mais, lorsque j\u2019écris de nouveaux textes, ça ne rentre jamais la première fois.C\u2019est long avant de faire un bon numéro.Depuis un mois, je m\u2019ajuste, j\u2019ajoute des jokes, j\u2019en enlève.» La jeune femme, qui travaille à l\u2019émission Contrôle de MusiquePlus, aspire à faire un 60 minutes au prochain Zoofest, mais elle ne se sent pas prête pour un one woman show.Son rêve est de faire une « sitcom» comme l\u2019humoriste américaine Amy Schumer! LE «PRO» PHOTO OLIVIERJEAN, LAPRESSE SIMON DELISLE 30 ANS Simon Delisle est un vrai pilier de bar.Depuis la fin de sa formation en humour, en 2010, il évolue dans le circuit.Animateur au Brouhaha pendant trois ans (jusqu\u2019en juin dernier), Simon Delisle a déjà créé deux spectacles solos au Zoofest.Malgré ses récents succès, le jeune homme est toujours aussi présent dans les bars.Trois-Rivières, Gatineau, Drummondville, Saint-Lazare: Simon Delisle est la tête d\u2019affiche des bars en région.On peut le voir à Montréal à LAbreuvoir, au Brouhaha, au Jockey et au Bordel.«La proximité dans les bars est dure à égaler, dit-il.La réaction de la foule est immédiate.Il y a une mise en danger qui est très agréable.En même temps, on ne joue pas notre carrière lorsqu\u2019on fait un numéro au Jockey!» En plus de sa présence dans les bars, l\u2019humoriste travaille à l\u2019écriture du spectacle de Mariana Mazza et à la reprise de l\u2019émission Piment fort. 10 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 31 OCTOBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS VISUELS |SAAC CORDAL Reflets d\u2019un monde en crise PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE L\u2019artiste espagnol Isaac Cordal devant son œuvre Follow the leaders exposée à la galerie C.O.A, avec d\u2019autres œuvres, jusqu\u2019au 21 novembre.m t IŒI rn™ PHOTO ISAAC CORDAL, FOURNIE PAR LA GALERIE C.O.A.American Dream, œuvre d\u2019Isaac Cordal, résine et métal, 17\u201d x 6\u201d x 6\u201d.rf» 'Si ^ A W/' \u2018NM Robert Charlebois m i à?Fondation La Mosaïque^ présente son présente son spectacle- bénéfice Donner pour changer leur Vie ! Le lundi 16 novembre 2015 à20h À l\u2019Étoile Banque Nationale, Quartier DIX30, 6000, boul.de Rome, Brossard renseignements 450 465-1803 | www.lamosaique.org sous la coprésidence d\u2019honneur de et de Me Stéphane Lemay\tMe Claude Morency POWER CORPORATION DU CANADA 50$ Billet régulier au balcon 250 $ BilletVIP configuration cabaret (reçu aux fins d\u2019impôt et cocktail dînatoire à 18h30) PHOTO I.CORDAL, FOURNIE PAR LAGALERIE C.O.A.Une des photos de mise en scène avec figurines prises par Isaac Cordal à Montréal depuis son arrivée, il y a trois semaines, dans la métropole.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LAPRESSE Addicted, œuvre d\u2019Isaac Cordal, résine, bois et métal, 11,5\u201d x 3,5\u201d x 2,5\u201d.MÊ PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Pour créer ses œuvres, Isaac Cordal trouve dans les villes qu\u2019il visite toutes sortes de matériaux qu\u2019il recycle en les utilisant pour mettre en scène ses figurines de résine.?!*T PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Parmi les œuvres d\u2019Isaac Cordal, plusieurs ont été fixées sur le mur, comme ces figurines d\u2019hommes d\u2019affaires parlant dans leur téléphone cellulaire.¦ - - :.y.PHOTO ISAAC CORDAL, FOURNIE PAR LARTISTE Politicos discutiendo el cambio climatico, la photographie d\u2019Isaac Cordal prise en 2011 à Berlin et qui a fait le tour du monde, symbolisant le manque d\u2019intérêt des Etats à résoudre le problème des changements climatiques.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE The Office, sculpture d\u2019Isaac Cordal, résine, bois et plâtre, 14\u201d x 18\u201d x 9\u201d.Connu pour ses figurines insérées dans des décors urbains et illustrant un monde en crise, l\u2019artiste espagnol Isaac Cordal est venu passer trois semaines à Montréal pour y créer ses installations éphémères qu\u2019il photographie ensuite.Il en découle une exposition captivante présentée à la galerie C.O.A jusqu\u2019au 21 novembre.ÉRIC CLÉMENT Depuis quelques années, Isaac Cordal parcourt les continents avec des bagages bourrés de ses figurines de résine.Dans les villes qu'il visite, il place ses petits hommes d'affaires tristes en costume gris et cravate noire dans des flaques d'eau, près d'objets laissés sur le trottoir ou d'un tuyau qui dépasse d'un mur.Son travail fait un peu penser à celui de l'artiste anglais Slinkachu, mais le propos de Cordal est plus politisé, à l'image des figurines de la Montréalaise Karine Giboulo.Ses mises en scène décoratives qui théâtralisent l'espace urbain ne sont pas anodines.Poétiques, comiques ou critiques, elles transmettent un message sur la vie moderne, le capitalisme et les problèmes sociaux ou environnementaux qui affligent la planète.Entamée en 2001, la démarche d'Isaac Cordal a acquis une certaine notoriété après que sa photo Politicos discutiendo el cambio climâtico (Politiciens discutant des changements climatiques), créée à Berlin en 2011, est devenue virale sur l'internet.Montrant des figurines d'hommes d'affaires discutant malgré l'eau qui les engloutit, elle se veut un symbole de l'inaction de l'Occident pour infléchir les perturbations du climat planétaire, qu'il soit atmosphérique ou économique.Une soixantaine d\u2019œuvres Depuis, Isaac Cordal reproduit plus ou moins cette scène dans les flaques d'eau des villes où il expose.Il utilise le même concept pour créer chaque fois de nouvelles images.Pour sa première expo au Canada, il a investi tout l'espace de la galerie C.O.A pour accrocher aux murs ses photos de mises en scène prises à Montréal et éparpiller des dizaines de figurines sur les murs et au sol.Le visiteur est ainsi accueilli à l'entrée de la galerie par deux œuvres fortes.D'abord, sur le plancher, dans un bac de cailloux gris, Isaac Cordal a reconstitué, comme pour un dessin animé, l'enfoncement dans la terre -en six phases - d'un homme d'affaires, téléphone cellulaire à la main.Tout près, sur le mur, le même personnage dort dans un piège en acier, la tête posée sur sa valise.Comme un rat.«Ma figurine est une sorte d'image pour évoquer le pouvoir politique et financier, dit l'artiste qui a d'abord été tailleur de pierre.C'est une critique d'une certaine idée de progrès avancée par des modèles économiques qui ont échoué.Il y a un contrôle des masses et je pense qu'il serait possible de changer la vie sociale en se préoccupant moins de productivité et de concurrence.» Les personnages qu'Isaac Cordal représente sont une évocation.D'abord, ce sont principalement des hommes, car il critique la présence insuffisante des femmes aux postes de pouvoir.De plus, ces petits hommes ne sont pas parfaits, car, dit-il, « l'homme parfait est un esclave du système ».L'exposition Inertie urbaine aborde le fait que le bien-être qu'on retire à vivre dans une ville est loin d'être assuré.« Je pense qu'il y a aujourd'hui plus de misère dans les villes qu'à la campagne, dit-il.À la campagne, il y a de la pauvreté, mais pas de misère.Ce n'est pas la même chose.En vivant en ville, on est de plus en plus coupé de la nature et de la terre.» Isaac Cordal évoque le thème de la convivialité.La sculpture The Office représente un homme, une femme et un ado assis sur un sofa en train de consulter leur téléphone cellulaire.L'ado écoute en plus de la musique avec ses écouteurs.Dans le même état d'esprit, Addicted est un petit piège à souris où un homme d'affaires s'est fait prendre.Le morceau de fromage était une mallette.Résidant en Belgique depuis cinq ans, l'artiste espagnol de 41 ans croit en un changement positif dans les sociétés occidentales, peut-être d'ici une génération.L'art peut y contribuer, dit-il.« Je vois l'art comme une forme de combat.Mon travail est comme une poésie visuelle, et en même temps, c'est une caricature de nous-mêmes.» À la galerie C.O.A (6405, boulevard Saint-Laurent), jusqu\u2019au 21 novembre. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 31 OCTOBRE 2015 ARTS 11 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnmnnnnnn ARTS DANSE HOFESH SHECHTER COMPANY Soleil noir La compagnie du chorégraphe Hofesh Shechter passe par Montréal pour la troisième fois en six ans.Cette année, elle y présente le spectacle Sun, une danse sauvage, énergique et explosive qui s\u2019inspire du chaos du monde.LUC BOULANGER Ses pièces sont acclamées dans le monde entier.Il signe les chorégraphies de la comédie musicale Un violon sur le toit qui reprendra l'affiche à Broadway le 20 novembre.Hofesh Shechter est l'un des artistes de la danse les plus demandés en ce moment.Tellement que le chorégraphe vient de faire l'objet d'un festival à lui seul à Londres: le #hofest.Durant un mois, le #hofest a présenté quatre de ses créations et deux pièces de la Shechter Junior (sa pop-up company, qu'il a formée pour accueillir un ensemble d'apprentis danseurs), en plus d'ateliers, de performances et de rencontres.«Au Québec, Hofesh Shechter a aussi un vrai fan-club, comme une rock star», avance Pierre Des Marais, directeur artistique de Danse Danse.Le diffuseur souligne qu'après Political Mother et In Your Rooms, c'est la troisième fois en six ans que Danse Danse programme une œuvre du chorégraphe israélien, établi à Londres avec sa compagnie depuis 2002.« Sun est une pièce vibrante et intense où la danse fusionne avec la musique.C'est la rencontre entre Wagner et le heavy rock ! Ça rentre dans les tripes », dit Des Marais, tout en précisant que Montréal est la seule ville au Canada où Sun sera présentée.La compagnie présentera une autre pièce, Barbarians, à Sherbrooke, Québec et Ottawa, autour des dates au Théâtre Maisonneuve, du 5 au 7 novembre.Détournement de sens Le succès de Hofesh Shechter vient en partie de son approche unique et très accessible.Sa danse est furieuse et lumineuse, explosive et tribale.Ses tableaux dégagent une beauté sauvage qui secoue le monde dans son illusion de perfection.« Hofesh aime bien dire qu'on n'a pas besoin de connaître le vocabulaire chorégraphique ni la nouvelle danse pour apprécier ses spectacles, explique Bruno Guillore, interprète et directeur artistique de la compagnie.Comme on n'a pas besoin de savoir lire la musique pour aimer Bach.Il faut qu'une œuvre résonne en nous.» Dans le cas de Sun, la pièce a carrément surpris son auteur durant le processus de création.« Hofesh voulait sortir du carcan noir et dramatique de ses œuvres précédentes et créer une pièce joyeuse, paisible, belle, explique Bruno Guillore.D'où le titre, qui évoque une œuvre chaude et lumineuse.Or, il s'est battu contre lui-même en cours de route et il a fait le contraire.Sun est une œuvre lourde, violente et sombre.» Toutefois, Bruno Guillore soutient que la compagnie de Shechter essaie constamment de se renouveler, tout en gardant son essence.Le chorégraphe s'est interrogé sur les critères qui définissent la beauté en Occident.Pour mieux les intégrer dans « une étrange mascarade ».Une mascarade endiablée dans laquelle Hofesh Shechter promet de « faire tomber les masques d'un monde apparemment parfait ».Mais totalement chaotique.Au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts les 5, 6 et 7 novembre.FESTIVAL BACH MONTREAL .COM 514.989.9668 4M * du 22 novembre au 5 décembre A K\\ : - ; < ** J-i PHOTOS FOURNIES PAR DANSE DANSE « Sun est une pièce vibrante et intense où la danse fusionne avec la musique.C\u2019est la rencontre entre Wagner et le heavy rock ! Ça rentre dans les tripes », estime Pierre Des Marais, directeur artistique de Danse Danse.PAQUIN DERNIER* DERNIERE CHANCE DE VOIR CES 3 SPECTACLES AU THÉÂTRE ST-DENIS! ANDRE SAUVÉ JEREMY DEMAY \u2014 -r w \u2014\u2014\t\u2014 \u2014 21 novembre 2015 1er décembre 2015\t12 décembre 2015 VOYEZ 2 SPECTACLES = 20% RABAIS\u2019 VOYEZ 3 SPECTACLES = 50% RABAIS THEATRESTDENIS.COM I 514-790-1111 PLUS DE SALLES PARTICIPANTES : DERNIERRIRE.COM \u2019Nouvelles réservations seulement.Certaines restrictions s'appliquent.Non cumulable avec dos offres en cours.Rabais appliqué sur le prix régu ier du billet, hors taxes, hors frais.Date limite : 1\" décembre 2015 Québec hahaha.com fe, 514-416-7771 V5J 12 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 31 OCTOBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS MUSIQUE SEAL D\u2019après une histoire vraie Le matin de son passage sur le plateau de Tout le monde en parle, le chanteur britannique Seal a rencontré des journalistes montréalais dans un chic hôtel du centre-ville pour discuter de 7 qui sortira vendredi prochain.Un album qui porte sur les hauts et les bas de l\u2019amour, mais qui n\u2019est pas non plus une autobiographie de l\u2019exmari de Heidi Klum.ÉMILIE CÔTÉ « Cette fois-ci, c'est inhabituel, car j'ai commencé avec les paroles alors que j'ai l'habitude de commencer avec les mélodies », raconte Seal à propos du processus de création de son nouvel album, 7.«Au fait, je n'ai jamais été aussi prolifique en matière de paroles.À un moment donné, même si je trouvais mes textes puissants, j'ai noté un manque d'objectivité.On voyait trop un seul côté de la médaille.Le propos était trop étroit.-\tC'était trop personnel?-\tNon, tout ce que j'écris est personnel », répond l'auteur-compositeur-interprète d'expérience à qui l'on doit les tubes Kiss From A Rose et Crazy.Seal ne s'inspire pas seulement de sa vie pour créer.Il extrapole aussi des histoires à partir de ce que ses proches vivent.Or, il est difficile, à l'écoute d'un titre comme The Big Love Has Died, de ne pas faire de lien avec son divorce d'avec Heidi Klum, la mère de ses enfants.Un précieux complice Nous disions donc que Seal manquait de recul par rapport à ses textes.Il a alors décidé de laisser reposer ses compositions.« Comme avec une lettre qu'on écrit à un ami », illustre-t-il.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Seal ne s\u2019inspire pas seulement de sa vie pour créer.Il extrapole aussi des histoires à partir de ce que ses proches vivent.Après un an, le chanteur a su amener ses pièces à bon port.La première chanson qu'il a montrée à son grand complice Trevor Horn a été Daylight Saving, et ç'a été « la pierre angulaire » de l'album.« Trevor a alors senti qu'il pouvait bâtir un album.» Une grande complicité musicale et amicale unit Seal à Trevor Horn, réalisateur britannique émérite qui a travaillé avec Yes, Belle and Sebastian et Grace Jones.« Il est comme un frère pour moi.» « Trevor est complet.Il est le meilleur techniquement et professionnellement, mais c'est surtout une personne extraordinaire.Nous éprouvons un grand respect et beaucoup de confiance l'un envers l'autre.» Le chanteur a rarement éprouvé autant de plaisir en studio que cette fois-ci.Trevor Horn fait ressortir le meilleur de lui.« Il me fait me sentir en grande sécurité», dit l'artiste de 52 ans.Seal est fier de la « constance » de son album.Chaque titre est fort, dit-il.Life On A Dancefloor s'avère le titre le plus dansant.« J'ai imaginé ce scénario dans un club ou un party.La musique est si forte que les gens ne s'entendent pas vraiment et il y a cette personne que tu vois sur la piste de danse.Tout à coup, c'est comme si personne d'autre n'existait.Il y a une bulle que l'on voudrait partager avec cette personne », détaille Seal.Redzone Killer illustre la prison sociale que représente la célébrité.« C'est ma vision de ce que c'est d'être devant les caméras et de ce que cela empêche.La célébrité amène des gens à sacrifier des choses qui sont précieuses pour eux.» Maintenant que les enfants de Seal grandissent, ils peuvent comprendre les paroles des chansons de leur père.Mais l'intérêt n'est pas encore là.« Ils aiment Taylor Swift ! », lance Seal.Le chanteur né à Londres qui a vendu 30 millions d'exemplaires de ses albums partira-t-il en tournée?« Je l'espère.Tout dépend de la popularité de 7.» À vous de décider, donc.SEAL POP SEAL 7 WARNER MUSIC SORTIE VENDREDI PROCHAIN SOYEZ LUN DES 15 GAGNANTS D\u2019UNE SOIRÉE VIP AU TNM ! Pour participer: lapresse.ca/concours ^ J?h Le prix inclut une paire de billets pour le spectacle, précédé d\u2019un cocktail en compagnie de l\u2019auteur.Le tirage aura lieu le 12 novembre aux bureaux de La Presse.La valeurtotale approximative des prix est de 2 300 $.Tous les détails sur lapresse.ca/concours NOTRE CHOIX ROCK Feu ! Chatterton Ici le jour (a tout enseveli) Barclay/Universal ?Francophonie rock plus ultra Au-delà de l\u2019élégance sulfureuse, du costume trois pièces et de la moustache Belle Epoque, au-delà de ce dandysme lettré, il y a encore plus chez Arthur Teboul, sans qui Feu! Chatterton serait probablement un joli band français parmi d\u2019autres jolis bands français.Or, la réaction chimique entre le frontman et ses coéquipiers produit un précipité d\u2019exception.Cette substance les propulse du coup aux premiers rangs de la francophonie rock.L\u2019expressivité de cette voix cendrée, ses éclats soudains, ses approches intimes, ses capacités réflexives, son aisance à porter la forme et le sens, voilà autant de rares qualités qui tapissent l\u2019intérieur des êtres.Ces attributs sont généralement liés à la poésie, au théâtre ou à la chanson à texte, mais encore trop rarement soudés à l\u2019expression rock.Et voilà le travail ! Guitares, basse, batterie et sédiments électroniques sont pour la plupart racés en plus d\u2019être efficaces, la réalisation de Samy Osta (Rover, La Femme, Mashrou\u2019 Leila) s\u2019avère très fine, diversifiée, truffée des meilleures références occidentales avec french touch en prime.Pouvoir dattraction, dites-vous?\u2014 Alain Brunet À écouter: Les camélias MOTS CROISES DES ARTS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 www.nicolehannequart.com\t1972 HORIZONTALEMENT 1\tRéalisateur de Spectre - Initiales de l\u2019interprète de Benoît dans Unité 9.2\tSffllées - Patrie du père du baryton Louis Quilico.3\tPris au piège - Monnaie du Québec.4\tBrutalement - Se dit d\u2019un animal dont le contact produit une piqûre analogue à celle de l\u2019ortie.5\t.Cobain - Ville d\u2019Allemagne - Infinitif.6\tAutour d\u2019un point inflammatoire - Avant l\u2019ONU.7\tVille d\u2019Espagne - Gaia.8\tFascicules - Lentille d\u2019une variété fourragère.9\tAuteur de La veuve joyeuse - Phase d\u2019une évolution.10\tIl excelle dans une activité -\tFruit à noyau.11\tPrénom de l\u2019auteur des Aventures de Tom Sawyer -\tLongtemps à l\u2019avance (de .) - De quelle origine (d\u2019.).12\tChanteur français morten 1981 - Film de Jacques Demy (Peau d\u2019.).VERTICALEMENT 1\tHome est le titre de son dernier album - Écrivain britannique mort en 1834.2\tRéjean Tremblay est celui des Jeunes loups - Récompense cinématographique.3\tConsacrer - Accentue l\u2019expression d\u2019une idée - Initiales du réalisateur de M.A.S.H.4\tRoman de Vercors (Le silence de la .) - Il joue dans Le pont des espions.5\tIl est l\u2019ancêtre des Édomites - Briller.SOLUTION de la semaine dernière 6\tRoman de John Irving (Une.pour Owen) -\tPièce de la clarinette.7\tAssemblée politique -\tRôle de Josée Deschênes dans La petite vie.8\tFilm de Spielberg -\tMettais l\u2019accent sur.9\tMouvement brusque et irrégulier - Il joue un grand rôle dans la synthèse des protéines.10\tUne des filles de Nathalie, dans Nouvelle adresse -\tMèche de cheveux.11\tGrand mollusque (.marine) - Interprète de Nathalie, dans Nouvelle adresse.12\tQui ont du savoir -\tTrompée. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 31 OCTOBRE 2015 ARTS 13 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS MUSIQUE JULIE&THE WOLF Le feu de deux mondes PARTENAIRE DE SAISON PRÉSENTÉ I PARTENAIRE PRIVILÉGIÉ PARTENAIRES PUBLICS DE MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN .YANNICK NÉZET-SÉGUIN B Desjardins PARTENAIRE PRINCIPAL Billets à partir de Québec! ALAIN BRUNET Nous sommes en 2011.Wolf Merzbacher est chanteur de style métal/hard rock.Julie Thériault est pianiste de formation classique, férue de musiques romantique et impressionniste, accompagnatrice, enseignante, chanteuse.À l'évidence, deux mondes pas tout à fait attenants.Comment Julie et Wolf pouvaient-ils alors imaginer qu'ils formeraient le duo Julie&The Wolf, dont le premier album en anglais, Ablaze (qui signifie «en feu»), est une priorité exportable pour le réputé label Audiogram?« C'est la rencontre de deux univers, ce nom - Julie&The Wolf - en évoque la dualité », amorce Julie, large sourire aux lèvres en ce mercredi pluvieux.Il faut dire que l'enregistrement du tandem fait l'objet d'un réel intérêt médiatique.Faisons plus ample connaissance, donc.Julie: «J'ai étudié la musique à l'Université de Montréal.Marc Durand fut mon professeur de piano.La bonne école ! Je n'ai pas de carrière de concertiste; je me consacre surtout à l'enseignement.Ma vision n'est pas traditionnelle : on essaie généralement d'adapter l'étudiant à un moule, j'essaie plutôt d'adapter mon propre moule à l'étudiant.Car mon objectif est qu'il aime toujours la musique après avoir travaillé.J'ai aussi appris le chant à la carte.Plus récemment, j'ai fait une maîtrise en composition de musique de films.Julie &The Wolf, d'ailleurs, évoque des images.» Wolf: «Si j'ai une voix de corps?Tout à fait.J'ai appris par moi-même, tout en suivant quelques cours de chant afin de me préserver les cordes vocales.J'ai été le chanteur d'un groupe, actuellement en suspens.Nous faisions dans hard rock/métal/alternatif/ industriel, dans la mouvance de groupes tels Deftones et Tool.Nous avons eu un beau parcours, nous avons enregistré avec de très bons réalisateurs, mais ça s'est éteint il y a trois ou quatre ans.» Ce groupe, d'ailleurs, était la priorité du chanteur jusqu'à ce que la production d'un enregistrement lui cause problème.Wolf: « Mon réalisateur exigeait de moi certaines choses.J'ai demandé à Julie de m'aider, sachant qu'elle était coach de voix après l'avoir rencontrée au restaurant Leméac où je travaillais.Par la suite, je me suis retrouvé à Los Angeles avec un réalisateur très pop, qui me mettait des bâtons dans les roues.J'avais le sentiment de ne pas avoir de latitude créative.J'ai alors voulu écouter la musique de Julie, sachant qu'elle composait.Et j'ai capoté.» Julie : « J'avais enregistré la matière d'un album complet de musique instrumentale.Ça PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Le duo Julie&The Wolf est composé de Julie Thériault, pianiste de formation classique, férue de musiques romantique et impressionniste, accompagnatrice, enseignante, chanteuse et Wolf Merzbacher, chanteur de style métal/hard rock.Bref, plusieurs bobos que je voulais sortir de moi.» Le chanteur dit avoir créé dans l'urgence, sans croire vraiment qu'un album allait naître de cette démarche.Wolf: « Dans ce contexte, je ne me suis pas retenu, je me suis « câlicé » de tous les avis et.à la fin, j'ai obtenu des réactions vraiment positives.La première fut celle du réalisateur David Bottrill [Tool, Muse, King Crimson, etc.] à qui j'avais proposé la maquette à tout hasard.Il m'a dit au téléphone qu'il aimerait vraiment réaliser cet album.J'avais aussi fait connaître ce projet à Michel Bélanger [réalisateur et fondateur d'Audiogram] que j'avais également connu au Leméac.Je lui demandais conseil et il m'est revenu : « Je ne veux pas te donner de conseils, je veux réaliser ce projet.» » Le voici enfin.ROCKATMOSPHÉRIQUE JULIE&THE WOLF ABLAZE AUDIOGRAM s'inscrivait dans un super projet ; c'était l'accompagnement sonore de mon exposition, car je peins aussi.» Tête de cochon À l'écoute de cet enregistrement, Wolf a non seulement « capoté », mais il a aussi envisagé d'y coller sa voix.Wolf: «Lorsque je lui ai fait la demande, elle m'a répondu pas question, no fu*** way.Mais j'ai une tête de cochon! Elle avait beau avoir refusé, j'ai repris cette musique, j'y ai juxtaposé des textes et des mélodies, j'ai enregistré le tout et je lui ai fait parvenir le résultat.» Julie : « Lorsque j'ai entendu ce qu'il avait fait, je me suis dit.euh O.K.!!!» Le tandem Julie&The Wolf était né.L'approche serait piano-voix, parfois assortie de cordes sobrement exécutées.Les textes seraient chantés en anglais, car Wolf a grandi dans un environnement anglo (à Greenfield Park) et sa langue d'expression artistique demeure l'anglais, même s'il est né d'un père français et d'une mère allemande.Les 16 chansons au programme d'Ablaze peuvent être considérées comme des lieder hybrides, à la fois classiques et métal.Julie : « Dans la construction classique d'un lied, il y a un climax, un point culminant.Or, Wolf sort tout son métal lorsqu'il atteint ce pic.Il le fait avec puissance, mais aussi fragilité.Lorsque Anthony Rozankovic a lu les partitions des chansons qu'il devait arranger, il s'est exclamé : criss, ce sont des lieder ! Et il nous a fait un super travail.Ainsi, on trouve des cordes sur plusieurs chansons : Chantal Bergeron (violon), Ligia Paquin (alto), Carla Antoun (violoncelle), Heather Schnarr (violon), Sheila Hannigan (violoncelle) et Sofia Gentile (alto) ont travaillé avec nous - en quatuor.Nous avons respecté nos démarches propres, la vraie nature de cette dualité ; par exemple, les voix ont été enregistrées en Californie.» Catharsis Ainsi, ces chansons pianis-tiques ont trouvé leur voix et leur voie.Le feu qui en émane est souvent cathartique, force est d'observer.Wolf: «Mes textes évoquent différents états: relation intense avec mon père que je ne fréquente plus vraiment (Father), crises d'anxiété (The Devil Is The Man), sensibilité au paranormal (Ghost Run), guerre (Red Snow), cauchemars de guerre vécus par mon grand-père allemand (Tell Me).tn souvenir 70 ans plus tard Copland Haydn\t9 Gôrecki\t9 Vendredi 6 novembre Maison symphonique de Montréal 19h30 placedesarts.com Montréal© orchestremetropolitain.com Cristian Mâcelaru Chef Marianne Fiset Soprano ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Présenté par Hydro VXtv.Québec OSM SOUL DORIAN SHERWOOD - ÉLIZABETH BLOUIN-BRATHWAITE GARDY FURY - KIM RICHARDSON - NORMAND BRATHWAITE LES GRANDS SUCCÈS DE PERCY SLEDGE, SEAL, TINA TUNER, SIMON & GARFUNKEL ET BIEN D'AUTRES, EN VERSION SYMPHONIQUE! 03 \u2014 04 NOVEMBRE DIRECTION ET ORCHESTRATIONS DE SIMON LECLERC '\t\" MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL BMO @ E3SSL >Stm Québec ZZ £ ££ Montréal @ OSM.CA En vente aussi à Q placed esa rts.cor \t 14 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 31 OCTOBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS THÉÂTRE PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE «Antoine [Laprise] avait une esthétique qui me plaisait beaucoup pour aborder une œuvre avec son mélange de comédiens et de marionnettes et une scénographie de carton-pâte.Pour moi, ça convient bien à ce roman épique avec des champs de bataille et des personnages plus grands que nature», explique Louis-Dominique Lavigne (à gauche).V V ' i iflii I * ii mm :5\"îfc\u20195iV>, y» ¦i\\.li f n c.'M.'-J SïeS!«J J\u2018* «i immiii ¦;*v- i U Ma mm wmm Mf* '111 ^ * M À?- \u2014üjL GUERRE ET PAIX Tolstoï blues MARIO CLOUTIER Après Descartes et Montaigne, le Loup bleu s'attaque à un autre grand auteur, Tolstoï.La marionnette et son alter ego Antoine Laprise ont fait équipe avec le dramaturge Louis-Dominique Lavigne pour créer une version de Guerre et paix qui risque de surprendre.Quand Louis-Dominique Lavigne (Théâtre de Quartier) a dit à Antoine Laprise (Théâtre du Sous-marin jaune) qu'il venait de lire le plus grand livre de sa vie, Guerre et paix, ce dernier a répondu : « On l'adapte.» Deux jours après, la coproduction était en branle.Travailler à quatre mains, c'est utile, surtout quand on a affaire à des marionnettes.Encore plus pour décortiquer un roman épique de 2000 pages, considéré comme l'un des plus importants dans la littérature mondiale.« Une partie du roman est une réflexion philosophique, avec ses forces et ses faiblesses, affirme Louis-Dominique Lavigne.On a essayé d'évoquer ça à travers cette histoire d'amour et cette grande fresque historique.Cette guerre nous en apprend beaucoup sur les gagnants qui perdent et les perdants qui gagnent.C'est une réflexion sur les héros et la bravoure.» « Il y a une modernité chez Tolstoï qui est insoupçonnée, ajoute Antoine Laprise.On attribue le monologue intérieur à Joyce, mais c'est Tolstoï dans Anna Karénine qui l'a inventé.Quand on lit le livre, on se demande si c'est un essai, un poème, un roman.C'est tout à la fois.Faire une simple reconstitution historique ne rend pas justice au roman.» On ne risque pas d'y être confronté avec le Théâtre du Sous-marin jaune et sa vedette, le Loup bleu, la marionnette-narratrice.Quatre acteurs occupent la scène avec une vingtaine de marionnettes, dont l'une qui représente Tolstoï lui-même.« Antoine avait une esthétique qui me plaisait beaucoup pour aborder une œuvre avec son mélange de comédiens et de marionnettes et une scénographie de carton-pâte.Pour moi, « Il y a une modernité chez Tolstoï qui est insoupçonnée.» \u2014 Antoine Laprise ça convient bien à ce roman épique avec des champs de bataille et des personnages plus grands que nature », explique Louis-Dominique Lavigne.Drôle et tragique La troupe a déjà une quarantaine de représentations derrière la marionnette.Les quatre acteurs et leur vingtaine de personnages nous arrivent du célèbre Festival mondial des théâtres de marionnettes de Charleville-Mézières, en France.La critique française a qualifié la pièce de «férocement drôle » et de « délicieusement irrévérencieuse ».« C'est un drame, dit Antoine Laprise.Notre adaptation est peut-être un peu plus légère que le roman, mais c'est un drame qu'on joue sérieusement.Le cheval et le Loup bleu forment un duo comique à un moment, à la manière de Laurel et Hardy.Mais après, quand le cheval se retrouve seul, ce n'est plus drôle.Les gens rient, mais ils ne le font pas parce que c'est drôle.» Le dramaturge abonde dans le même sens : « Il faut le prendre au sérieux.Ce roman n'est pas une blague.Ç'aurait pu l'être, mais on aurait raté le sujet.Les grands thèmes restent l'amour, la vie, la mort, la lutte des classes.» On est donc loin du film Guerre et amour de Woody Allen qui ressassait plutôt les clichés habituels sur les tourments de l'âme russe.Louis-Dominique Lavigne soutient cependant qu'il est clair que le cinéaste a lu Tolstoï.« Lénine était aussi un grand lecteur de Tolstoï.Mais je crois qu'il aurait dû mieux le lire.Il n'aurait pas raté sa révolution parce que Tolstoï ne méprisait pas le spirituel ni la vie humaine.C'était un grand pacifiste qui a d'ailleurs influencé Gandhi.» Duo fécond Les deux hommes de théâtre parlent pratiquement d'une même voix en entrevue.On sent qu'ils ont pris plaisir à travailler ensemble sur ce texte majeur.Ils en parlent comme d'une rencontre féconde sur l'œuvre, mais aussi sur la vie en général.Louis-Dominique Lavigne qualifie son complice, à la fois metteur en scène, marionnettiste et acteur, de « ludique inspirant».«C'est comme si je travaillais avec un poète.Je suis en bonne compagnie.Son Loup bleu, c'est le poète en lui qui parle.C'est très beau.» « À partir du résumé qu'a fait Louis-Dominique, on a pu trouver la courbe élégante du récit, ajoute Antoine Laprise.On connaît très mal la Russie.Quelqu'un qui fait une relecture en sortant du spectacle pourra comprendre pourquoi il y a eu une révolution en 1917.Pourquoi pas avant?Qui sont les responsables?Je crois que les lecteurs de Guerre et paix, en assistant au spectacle, auront quand même l'impression que tout y est.» Au Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui du 3 au 21 novembre.CÉLÉBRITÉS.Nous nous sommes mariés le 1er novembre 1975.Déjà 40 belles années avec beaucoup beaucoup d\u2019amour ROLLAND CAOUETTE ET HÉLÈNE BUISSON CAOUETTE Louise Séguin et François Denis 50e Anniversaire de Mariage Il y a 50 ans, Louise Séguin et François Denis unissaient leur destinée.Leurs enfants, Nathalie (Denis) et Stéphan (Isabelle), ainsi que leurs petits-enfants, Solveig, Mathis et François-Olivier, tiennent à les féliciter et à leur souhaiter de profiter encore longtemps des beaux moments que la vie leur offre.POUR LES SORTIR DE LA RUE Vous avez un événement\t\t à célébrer?\t\t \t\ti\t\t\t\t Pour informations et tarifs 514 987-VENDU (8363) | 1 866 987-VENDU (8363) celebrites@lapresse.ca LA RE SS ÜHI LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 31 OCTOBRE 2015 ARTS 15 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNlllllllllllINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN ARTS THÉÂTRE SÉBASTIEN DAVID Prise de parole - __________ ¦ - ¦ ¦ - v \u2019\u2022 i.\u2018 v&C&g S IM iM \u2022 j oucar Diouf Dans la jungle des villes On y voit un adolescent, fils unique d'une mère dépressive qui l'a abandonné, affronter ses peurs, l'espace d'un été caniculaire.Il vient de déménager avec son père.La ville est déserte, car tout le monde est en vacances.Il reste le Voisin, un artiste et musicien électroacoustique, et Greta, une adolescente qui se réfugie dans un frigo à bière pour fuir la chaleur ! Le fils de 16 ans est tiraillé entre ces deux amitiés incompatibles.Entre Greta qui cache, sous une moralité bien-pensante, son ennui et sa peur de la différence, et un artiste «louche» de 65 ans qui lui apprendra, entre autres, qu'il est possible d'organiser le chaos.Sébastien David signe lui-même la mise en scène de sa pièce.Il dirige deux jeunes acteurs, Marie-Hélène Bélanger et Guillaume Gauthier, et le vétéran Richard Thériault (un collaborateur de Wajdi Mouawad).La représentation sera très sonore avec une trame musicale signée Olivier Girouard.Influencé par des auteurs contemporains comme l'Australien Daniel Keene et le Norvégien Jon Fosse, David aime explorer des formes et des thèmes nouveaux d'une œuvre à l'autre.« Dans Les haut-parleurs, j'ai commencé à écrire de longs passages sans ponctuation.Ce que j'appelle des litanies du cœur.Ces monologues nous permettent d'entrer directement dans la psyché du personnage.« Je pars souvent d'une image, et non d'une situation, que je développe au fur et à mesure, poursuit le dramaturge.J'aime trouver en cours d'écriture le truc qui nous ramène au théâtre, qui nous éloigne du naturalisme.» À Paris, les Québécois cartonnent À la mi-octobre, Sébastien David a fait partie d'une petite délégation de créateurs québécois au premier Festival du Jamais Lu à Paris.L'auteur en est revenu totalement emballé ! « En France, en Suisse, en Belgique, il y a actuellement un vif intérêt pour la nouvelle dramaturgie En résidence au Théâtre Denise-Pelletier, le Théâtre Bluffa invité Sébastien David à créer une pièce intergénérationnelle pour mieux comprendre le chaos du monde.Avec Les haut-parleurs, l\u2019auteur et metteur en scène démontre que la relève du théâtre québécois n\u2019a pas la langue dans sa poche.LUC BOULANGER En trois courtes et fortes pièces - T'es où Gaudreault, Ta yeule Kathleen et Les morb(y)des -, Sébastien David a prouvé sa belle maîtrise de l'écriture théâtrale.L'auteur de 32 ans a un univers bien à lui, dans lequel il explore la solitude et la misère urbaine sans aucun misérabilisme.Et pourtant, Sébastien David est d'abord un acteur.Il a été admis très jeune (à 18 ans) à l'École nationale de théâtre en interprétation.Depuis sa sortie, en 2006, on l'a vu jouer dans une quinzaine de productions.«Je suis fier de mon parcours, dit-il en entrevue avec La Presse.Avoir la possibilité de connaître les planches nourrit mon travail d'auteur.Le jeu, la mise en scène et l'écriture, c'est vraiment lié, pour moi.C'est aussi la première saison où je ne joue pas au théâtre.Ça me stresse un peu.» Il y a une rythmique, une musicalité dans le théâtre de David.« J'aime l'architecture de la dramaturgie, admet-il.J'accorde beaucoup d'importance à la forme.Si j'ai choisi le théâtre, c'est pour la résonance des mots dans un espace et devant des spectateurs; c'est pour assister à l'éclosion d'une parole sur une scène.» La langue râpeuse et crue de ses pièces précédentes a changé avec Les haut-parleurs (qui sera publiée aux éditions Leméac mercredi, le jour de sa création à la salle Fred-Barry).En préface, Sébastien David cite Éluard: «Le passé est un œuf cassé, l'avenir est un œuf couvé.» Et l'avenir est incertain dans sa nouvelle pièce.québécoise.À Paris, il y a eu un événement intitulé \"Les Québécois hackent la dramaturgie française\".Des acteurs français ont lu des pièces de Sarah Berthiaume, Mathieu Gosselin, Simon Boudreault.Constat?Les Français ne sont pas du tout rebutés par notre langue.Au contraire, ils adorent sa théâtralité.Plus c'était joué en gros québécois, plus le public embarquait! » D'ailleurs, en mars dernier, sa pièce Les morb (y) des a été lue à la Comédie-Française et y a remporté le coup de cœur du public.« Le public français dit que les Québécois ont un rapport sensuel, truculent et jouissif avec les mots.Ce qui distingue notre dramaturgie en Europe », conclut le jeune auteur.L'avenir sera théâtral ou ne sera pas.À la salle Fred-Barry du 3 au 21 novembre www.denise-pelletier.qc.ca > S LE NOUVEAU LIVRE DE BOUCAR DIOUF Et si ce baobab avait une sagesse que l\u2019humanité gagnerait à découvrir ?Boucar Diouf UNE FABLE SUR LA VIE ET LA NATURE PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE « Si j\u2019ai choisi le théâtre, c\u2019est pour la résonance des mots dans un espace et devant des spectateurs; c\u2019est pour assister à l\u2019éclosion d\u2019une parole sur une scène», affirme Sébastien David.Aussi en format PDF et E-pub Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca 16 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 31 OCTOBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS iste de notre invité TOUS LES SAMEDIS, UN ARTISTE NOUS FAIT PART DE SES CINQ COUPS DE CŒUR DU MOMENT.MARIO TESSIER ÉRIC CLÉMENT Compagnon de José Gaudet au sein des Grandes Gueules à la radio pendant 20 ans, Mario Tessier avait soif de scène.Quand il a assisté au spectacle à la fois drôle et touchant de Billy Crystal à New York il y a cinq ans, il a senti qu'il venait de trouver un filon.Cinq mois et demi après avoir délaissé la radio, il montera sur les planches, mercredi, au Théâtre St-Denis, pour la première montréalaise de Seul comme un grand, un premier solo écrit avec Serge Postigo.Le spectacle est « comme un roman sur scène », dit-il.Il y raconte des moments phares de sa vie, parlant de son père, de son passage dans l'armée et de sa longue expérience radiophonique.Un show où l'on retrouve ses personnages et dans lequel il joue.Car Mario Tessier aime le jeu de scène.«C'est un show à l'image de l'homme que je suis, dit-il.Ce n'est pas un spectacle des Grandes Gueules.Avec Serge, quand on l'a écrit, on a autant ri que pleuré.» Mario Tessier raconte une histoire.La sienne.Ça lui permet de rendre hommage aux gens qui ont bâti le Québec dans les années 50-60.C'est aussi un spectacle avec beaucoup de musique et des projections.« Je chante, si l'on peut dire, dit-il.J'aurais voulu être un chanteur ! » Le titre Seul comme un grand évoque son défi de se lancer sur la voie des spectacles d'humour, mais aussi les moments durant lesquels il s'est retrouvé seul, soit quand il est entré dans l'armée à 17 ans et à la mort de son père, alors qu'il avait 19 ans.C'est aussi une référence à la fin de sa célèbre émission des Grandes Gueules avec son vieux copain José - une amitié vieille de 32 ans.MUSIQUE PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Patrice Michaud «J\u2019ai un coup de cœur pour cet artiste et il a accepté de faire la chanson thème de Seul comme un grand.Quand il m\u2019a envoyé la toune sur mon iPhone, j\u2019ai pleuré ma vie tellement c\u2019est beau ! On la joue à l\u2019entracte du spectacle et les gens la veulent! J\u2019adore sa poésie et sa voix réconfortante.C\u2019est le nouveau Michel Rivard.» a PHOTO FOURNIE PAR NETFLIX SERIES Narcos, sur Netflix « C\u2019est la vie du trafiquant de drogue colombien Pablo Escobar.Le gars qui joue Escobar [Wagner Moura] est malade! Tu vois toute la complexité du personnage.Un fou furieux, un narcissique, un malade mental mais doté d\u2019une intelligence supérieure.Il a fait tuer tellement de gens.C\u2019est une série extraordinaire.Tu deviens accro comme pour la drogue!» '\u2022iiuSÿ; feiiiilO+i I| D\t p\tii je\t \t iMÉiÉ\t\t\u2014\t*\tri\tf&îlÉÏRL ni .aja\t\t\t\t \t\t\t\thu .ARTS VISUELS Dominic Besner «J\u2019adore ce peintre.La dernière fois que je suis allé voir son travail à la galerie MX, il y avait une toile, avec ses chevaux, wow! J\u2019adore son trait de pinceau, ses couleurs vives.Finalement, je suis parti avec la toile! J\u2019ai eu la chance de le rencontrer.C\u2019est un véritable artiste et j\u2019ai beaucoup de respect pour l\u2019homme aussi.» MUSIQUE PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE Nashville, Tennessee «C\u2019est vraiment la capitale de la musique.J\u2019y suis allé il y a deux semaines.Dans les bars de la 5e Avenue et de Broadway, au premier étage, il y a un gars qui joue.Il battrait n\u2019importe qui à La voix ! Même chose au deuxième étage et au troisième! La musique habite cette ville dans une atmosphère très friendly.Je suis allé au studio où Elvis a chanté la première fois That\u2019s All Right Mama.Fascinant!» LIVRES Être l'artiste de sa vie de Richard Turcotte « C\u2019est un beau livre.Un peu dans la lignée des livres de Marc Fisher.Un livre qui fait du bien, avec des pensées positives.Il se lit super bien.C\u2019est un peu comme ton premier café latté du matin.Quand tu es tristounet, il te remet de bonne humeur en deux secondes!» A VIE PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.