La presse, 22 octobre 2015, Cahier A
[" Montréal jeudi 22 octobre 2015 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 132® année No 003 34pages, 3 cahiers 1,20$ taxes en sus - Édition provinciale 1,30$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Justin Trudeau, accompagné de sa mère Margaret, de sa femme Sophie Grégoire, de sa fille Ella-Grace et de ses fils Hadrien et Xavier, le soir des élections.TRUDEAU FAIT DE LEFFET Les médias étrangers découvrent le « Kennedy du Canada » PAGE A4 PHOTO CHRIS WATTIE, REUTERS r BLOC QUÉBÉCOIS DUCEPPE S\u2019EN VA PAGE A3 LA PRESSE PHOTO PAUL CHIASSON, LA PRESSE CANADIENNE PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE VINCENT MARISSAL «SYNDROME OBAMA» ET «DÉCONSERVATISATION» PAGE A6 YVES BOISVERT NOM DE CODE: TRUDEAU PAGE A8 AGNÈSGRUDA LA FIN DES FRAPPES PAGE A7 EXCLUSIF\tH DÉPÔT D\u2019ACCUSATIONS .Des enquêtes que l\u2019Unité permanente anticorruption a terminées dorment au bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), au grand dam de l\u2019UPAC.Deux dossiers touchent notamment le financement du Parti libéral du Québec.PAGE A2 oSSÇ VALEANT DANS LATOURMENTE g Un rapport controversé ébranle le géant pharmaceutique lavallois.\"Francis vailles DU BOTOX DANS LES VENTES?AFFAIRES PHOTO TOMOHIRO OHSUMI, ARCHIVES BLOOMBERG PHOTO CHARLIE RIEDEL,ASSOCIATED PRESS KANSAS CITY 1 TORONTO 7 LES BLUE JAYS S\u2019ACCROCHENT Ils évitent l\u2019élimination mais doivent remporter leurs deux prochains matchs.SPORTS MON CLIN D'ŒIL STÉPHANE LAPORTE Retour vers le futur dans les années 70 : le CH invincible, le Québec libéral au fédéral et Trudeau PM.QBt Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte L-V 621 924987651 PONT CHAMPLAIN * i.» EVITEZ LES EMBOUTEI V-/.' CETTE FIN DE SEMAINE CONSULTEZ LE CALENDRIER DES TRAVAUX ET LES ENTRAVES: pontChamplain.ca | * @pontChampBridge Ces travaux peuvent être remis en fonction des conditions météorologiques.JL- Les Ponts Jacques Cartier et Champlain Incorporée The Jacques Cartier and Champlain Bridges Incorporated 621924987651 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 22 OCTOBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS LUPAC S'IMPATIENTE Des enquêtes bouclées dorment depuis des mois au bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales PHOTO ULYSSE LEMERISE, ARCHIVES LA PRESSE Des dossiers de l\u2019UPAC sont réglés depuis le début de 2015, et n'attendent que la décision du DPCP de déposer ou non des accusations.-V \" - XH * ., \u2022 jf i-L \u2022 ¦¦ \u2022 /.:\t' i Æ -îRALÆÎi; «il :: ¦ i ¦ ii ':T PCLlcf \u2022ÙBtirCu , \u2022 Güp® « ,ÜC< \u20181 mW DENIS LESSARD QUÉBEC EXCLUSIF Une demi-douzaine d'enquêtes que l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a terminées dorment depuis plusieurs mois au bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).De ces dossiers, deux touchent le financement du Parti libéral du Québec, les autres sont de ressort municipal ou concernent des contrats publics.De source sûre, La Presse a appris que l'impatience a atteint un sommet à l'UPAC devant l'inaction inexpliquée de la Couronne dans ces dossiers délicats qui se retrouvent dans les limbes.À l'interne, les enquêteurs sont carrément démobilisés par l'absence de suivi au travail qu'ils ont fait, explique-t-on.Pour tous les dossiers qui relèvent de l'UPAC, les enquêtes sont bouclées depuis le début de 2015, et la Couronne a cessé depuis longtemps de demander des compléments d'information.Du point de vue de l'UPAC, ces dossiers n'attendent plus que la décision de déposer ou non des accusations.Avec la libération des cinq Hells Angels accusés de meurtre la semaine dernière, le DPCP se retrouve déjà sur la sellette pour son laxisme dans le traitement des dossiers.Pour le DPCP, Me Jean-Pascal Boucher refuse de commenter la situation.« On ne peut confirmer l'existence ou non d'une enquête», résume-t-il.Du côté de la ministre de la Sécurité publique Lise Thériault, on ne commente pas davantage.« Je n'ai jamais entendu parler de ça et l'UPAC n'a pas transmis de telles informations à mon cabinet.» À l'UPAC, la porte-parole, Anne-Frédérique Laurence, s'est refusée à tout commentaire.Au Parti libéral du Québec, le porte-parole Maxime Roy souligne que son parti « a apporté sa collaboration sans réserve » au travail des policiers.« On ne commente jamais les enquêtes en cours», indique-t-il, tout en assurant n'avoir jamais entendu parler des faits rapportés par La Presse.Au cabinet de Philippe Couillard, on accueille avec étonnement ces informations.« On n'a jamais entendu parler de ça, et surtout, on ne s'en mêle pas», a indiqué l'attaché de presse Charles Robert.Du côté de la ministre de la Justice Stéphanie Vallée, la porte-parole Jolyane Pronovost souligne que «Mme Vallée ne se mêle pas des dossiers».«On nous assure que les relations sont bonnes entre le DPCP et l'UPAC.» Arrestation avortée À l'UPAC, le mécontentement chez les troupes a grimpé d'un cran le printemps dernier.La Couronne devait déposer des accusations le Jeudi saint, une décision qui permettait d'arrêter un acteur important.Le scénario de l'opération était établi, d'un bout à l'autre de la chaîne, du côté policier.On avait même prévu les congés en fonction de cette date d'opération inhabituelle - ces interventions se font généralement en milieu de semaine, au moment où les effectifs sont à leur maximum.Contrairement à ce qu'il avait indiqué au corps policier, le DPCP s'est esquivé à la dernière minute, les accusations attendues n'ont pas été déposées.Encore là, Me Boucher, du DPCP, se refuse à tout commentaire.Déjà, en faisant son bilan de 2014, en décembre dernier, le patron de l'UPAC, Robert Lafrenière, avait indiqué que son unité avait une quarantaine d'enquêtes « actives».Dans bien des cas, les limiers sont en relation constante avec la Couronne, qui demande des compléments d'enquête.Mais dans les six dossiers en cause, il n'y a plus de requête du genre depuis longtemps; l'enquête est terminée à la satisfaction de la Couronne, qui suspend indéfiniment sa décision.Des enquêteurs de l\u2019UPAC sont carrément démobilisés par l\u2019absence de suivi au travail qu\u2019ils ont fait, indiquent des sources.Dans d'autres cas, les recours judiciaires incessants des gens soupçonnés freinent l'avancement des enquêtes.Certains ont contesté en cour l'accès à leurs courriels, les enquêteurs doivent interroger les banques de données avec des mots précis pour justifier devant un juge la pertinence de leurs interrogations.Avec cette obligation, sans accès à l'ensemble des informations, ils peuvent facilement passer à côté de renseignements importants pour leur enquête.Dans d'autres cas, des entreprises sous la loupe de la police avaient situé leur serveur informatique dans le bureau de leurs avocats, une embûche supplémentaire du point de vue légal.Problèmes au DPCP?Dans les officines de l'UPAC, on se garde bien de voir de « grands complots » dans cette léthargie du DPCP.Des problèmes de compétence, d'organisation, de manque d'effectifs pour les procureurs de la Couronne sont souvent évoqués.On formule même des hypothèses sur l'autocensure des procureurs - bien des avocats de la Couronne seraient « frileux », et penseraient davantage à une éventuelle nomination comme magistrat.Le DPCP a tenu hier à rappeler La Presse pour assurer que les relations entre ses procureurs aux poursuites criminelles et les policiers de l'UPAC étaient « cordiales et professionnelles », a souligné Me Boucher.Les dossiers de l'UPAC étaient sous la responsabilité du Bureau de lutte à la corruption et à malversation (BLCM), dirigé par Me Isabelle Briand.Le réaménagement annoncé par le DPCP prévoit une réorganisation de cette instance avec deux autres, dans un bureau unifié, qui aura un nouveau procureur en chef bientôt.La semaine dernière, la responsable du DPCP, Me Annick Murphy, a annoncé qu'il n'y aurait pas d'appel à la décision du juge James L.Brunton de mettre fin au procès des cinq derniers accusés arrêtés dans les rafles de SharQc en 2009.La décision d'arrêter les procédures résultait du manque de rigueur du travail de la Couronne ; une enquête externe a été déclenchée par le DPCP pour mettre en lumière la chaîne de décisions qui avait mené à l'impasse.Cette semaine, à l'Assemblée nationale, le Parti québécois comme la Coalition avenir Québec insistaient sur le fait que des années de travail d'enquête des policiers ont été réduites à néant à cause de l'incurie de la Couronne.Déjà, dans son bilan de 2014,\tl'UPAC paraissait marquer le pas: les 15 arrestations de l'année étaient un recul par rapport aux 66 de l'année précédente.On est à 16 arrestations depuis le début de 2015.\tLa direction de l'UPAC doit d'ailleurs faire le point sur l'état d'avancement de son travail lors d'une commission parlementaire, le 2 novembre.HUBLOT BIG BANG UNICO CHATEAU D\u2019IVOIRE -JOAILLIERS »\tNombre de sièges: 105 >\tNombre de sièges vacants: 22 >\tSénateurs conservateurs: 47 >\tSénateurs libéraux indépendants: 29 >\tSénateurs indépendants: 7 >\tSénateurs indépendants: Mike Duffy, Pamela Wallin, Patrick Brazeau, Don Meredith, Pierre-Hugues Boisvenu, Elaine McCoy et Anne Cools.Les cinq premiers sénateurs ont été nommés par Stephen Harper.Mme McCoy a été nommée par Paul Martin tandis que Mme Cools a été nommée par Pierre Elliott Trudeau.«Que faire avec le Sénat?C'est un enjeu qui s'impose pour faire adopter les projets de loi », avait-il affirmé dans son long courriel qui a fait l'objet d'une fuite et qui l'a contraint de quitter ses fonctions de coprésident de la campagne libérale.Pour adopter des projets de loi, il faut toutefois que le Parlement recommence à siéger, ce qui pourrait survenir avant le congé de Noël.À sa toute première conférence de presse à titre de premier ministre élu, Justin Trudeau a indiqué qu'il entendait se pencher sur ces nominations une fois que son cabinet aurait été constitué et que son gouvernement libéral aurait pris son erre d'aller.Mais il a réitéré sa ferme intention d'éliminer la parti-sanerie au sein du Sénat.Le refus de Stephen Harper de nommer de nouveaux sénateurs, dans la foulée du scandale des dépenses des sénateurs Mike Duffy, Pamelin Wallin et Patrick Brazeau, fait en sorte qu\u2019il y a aujourd\u2019hui 22 vacances au Sénat.L'EVENEMENT PERFORMANCE ACURA Haute performance.Taux à la baisse.T Transmission à double embrayage à 8 rapports Moteur i-VTECMD de 2,4 litres de 201 ch Phares Jewel EyeMC à DEL Entrée intelligente et bouton de démarrage ^(( AC U R A WATCH* Maintenant de série sur la ILX 201 6, l'ensemble de technologies AcuraWatchMC a récemment été reconnu par l'AJAC comme étant la meilleure nouvelle technologie de sécurité 2015 grâce à des caractéristiques novatrices telles le régulateur de vitesse adaptatif (ACC), le système d'alerte de franchissement involontaire de ligne (LKAS) et le système d'atténuation de sortie de voie (RDMMC).\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t * Prix de vente de 31 585 $ pour une nouvelle Acura ILX 2016 (DE1F3FJ).Frais de transport et de préparation de 1 995 $ et frais pour l'air climatisé (100 $) inclus.Permis, frais, assurances, enregistrement et taxes en sus.j Offre d'une durée limitée applicable à la location d'un modèle Acura ILX 2016 (DE1F3FJ) disponible par le biais de Services Financiers Acura sur approbation du crédit.Exemple de location représentatif: taux de location de 1,9 % sur 48 mois (104 paiements).Le versement aux deux semaines est de 180 $ avec 0 $ comptant.Allocation de 16 000 km par année; frais de 0,15 $/km excédentaire.Les paiements de location incluent les frais de transport et de préparation de 1 995 $ et les autres frais applicables mais n'incluent pas les frais d'inscription d'un droit du RDPRM de 36 $ au Québec et les frais de l'agent d'inscription du droit de 5 $, qui sont payables au moment de la livraison.Taxes, assurance, permis et immatriculation (les frais peuvent varier selon la région) en sus.Certaines conditions s'appliquent.Le modèle représenté n'est qu'à titre informatif.Aucune des caractéristiques décrites ne vise à remplacer la responsabilité du conducteur à faire preuve d'une grande prudence lorsqu'il conduit.Le conducteur ne devrait pas tenir en main des appareils ou manipuler certaines caractéristiques du véhicule à moins qu'il puisse le faire de manière légale et sécuritaire.Certaines caractéristiques présentent des limites technologiques.Pour de plus amples renseignements au sujet des caractéristiques, des limites et des restrictions, veuillez visiter le www.acura.ca/desistement et consulter le manuel du conducteur de votre véhicule.Les offres se terminent le 2 novembre 2015 et sont sujettes à changement ou annulation sans préavis.Le concessionnaire peut vendre ou louer à prix moindre.Le concessionnaire peut avoir à commander ou à échanger un véhicule.Jusqu'à épuisement des stocks.Visitez acura.ca ou votre concessionnaire Acura pour connaître les détails.© 2015 Acura, une division de Honda Canada inc. A 6 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 22 OCTOBRE 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim LES LIBÉRAUX AU POUVOIR «Syndrome Obama » et « déconservatisation » VINCENT MARISSAL CHRONIQUE Justin Trudeau a eu le luxe rare - merci aux conservateurs qui l'ont dépeint comme un jeune leader inepte -de mener une campagne à l'abri des grandes attentes qui pèsent normalement sur un premier ministre en devenir.Maintenant élu, il se retrouve dans la situation inverse : à victoire éclatante, attentes énormes.Le premier ministre désigné saura-t-il « livrer », ou sera-t-il frappé par le « syndrome Obama» ?Après son élection à la présidence, au terme d'une campagne vive et moderne, Barack Obama a fait face à une dure réalité: concrétiser ses engagements de campagne en réformes réelles.Devant l'opposition des républicains, il a mis beaucoup de temps à lancer son fameux Obamacare, frustrant tant sa base électorale que ses propres alliés démocrates.M.Obama voulait, tout comme Justin Trudeau, trouver des consensus et « départisani-ser» les prises de décision.C'est noble, mais la politique politicienne a vite repris ses droits et Obama a perdu un temps précieux.Le président Obama avait aussi promis de mettre rapidement fin à l'intervention américaine en Afghanistan, ce qui s'est révélé plus compliqué que prévu, et de fermer la tristement célèbre prison de Guantanamo, ce qui n'a toujours pas été fait, sept ans plus tard.Comme Barack Obama, Justin Trudeau a ratissé large dans l'électorat, attirant tant les libéraux de longue date que les jeunes électeurs, en passant par des conservateurs plus progressistes, des néo-démocrates et même des souverainistes.Tous ces électeurs ont maintenant des attentes envers celui qu'ils ont choisi pour remplacer Stephen Harper.Remporter ces élections n'aura été que la première étape d'une route qui s'annonce longue et sinueuse pour le jeune premier ministre.Priorités et écueils En fin de campagne, les conseillers de Justin Trudeau disaient que la priorité du nouveau gouvernement Trudeau serait de réformer les mesures d'aide financière aux familles: annulation de la PUGE des conservateurs au profit d'une prestation non imposable versée aux parents de la classe moyenne; modification des taux d'imposition, plus favorables aux ménages à revenus modestes, plus élevés pour les hauts salariés ; abaissement de 10 000 à 5500$ du plafond du CELI; fin du fractionnement du revenu pour couple avec enfants mineurs.La modification des taux d'imposition des particuliers pourrait se faire rapidement par adoption d'un projet de loi.Les autres mesures seraient incluses dans le premier budget (Morneau?), déposé en février, avec mesures rétroactives au 1er janvier 2016.Justin Trudeau a aussi promis d'abaisser le taux de cotisation à l'assurance-emploi.Tous ces engagements sont techniques et relativement simples à adopter, surtout pour un gouvernement majoritaire.Ça se complique toutefois dans plusieurs autres domaines plus politiques que techniques, qui demandent un ajustement de la «machine gouvernementale» ou, tout simplement, une forte dose de courage.Par exemple, accueillir 25 000 réfugiés syriens dans «les prochains mois», comme Justin Trudeau s'est engagé à le faire (le prochain ministre de l'Immigration sera très occupé).En pleine campagne électorale, la crise des migrants procurait aux rivaux de M.Harper une belle ligne d'attaque, mais il faudra maintenant concrétiser cette promesse, ce qui est plus compliqué que de lancer une phrase-choc dans un discours.M.Trudeau a aussi promis de modifier la loi C-51 (antiterroriste), pour laquelle il avait d'ailleurs voté.Là encore, la manœuvre est plus délicate que l'intention.Au menu, aussi, deux autres gros morceaux: concevoir la nouvelle politique environnementale du pays, en collabo- ration avec les provinces, en vue du sommet de Paris, le mois prochain et convoquer une rencontre fédérale-pro-vinciale sur le financement de la santé.En fait, ces deux dossiers s'inscrivent dans la volonté de M.Trudeau de rétablir les ponts avec les provinces, mais touchent aussi deux enjeux majeurs: environnement et santé.M.Trudeau peut demander à Jean Chrétien et Paul Martin: il y a toujours un risque de dérapage lorsque 14 premiers ministres et leaders territoriaux s'assoient autour de la même table pour parler, inévitablement, d'argent.M.Chrétien en était venu à la conclusion que tout ce qui intéresse les provinces, c'est soutirer plus d'argent à Ottawa.Remporter ces élections n'aura été que la première étape d'une route qui s'annonce longue et sinueuse pour le jeune premier ministre.Paul Martin, lui, en était presque venu aux coups avec l'expremier ministre du Manitoba, Gary Doer, lors d'une rencontre sur la santé en 2004.Très tôt dans son mandat.M.Trudeau doit aussi lancer son programme d'infrastructures (60 milliards sur 10 ans) s'il veut voir les premières pelletées de terre en 2016.Arbitrage, bureaucratie et « tirage de couvertes» en vue.Il faudra aussi mettre en place les garde-fous pour éviter le copinage et les traitements de faveur.On voit déjà venir la manne chez les grandes firmes de génie du Canada, qui ont grimpé en Bourse, hier.Par ailleurs, les provinces de l'Atlantique, qui ont donné au PLC 32 de leurs 32 sièges, s'attendent à des changements au régime d'assurance-emploi et à une juste répartition des fonds fédéraux.En Ontario, la première ministre Kathleen Wynne a fait ouvertement campagne pour Justin Trudeau et attend aussi un retour.Dans l'Ouest, l'Alberta veut toujours ses oléoducs (dont celui d'Énergie Est) et talonnera M.Trudeau.Il faudra en outre lancer l'enquête nationale sur la disparition et le meurtre de femmes autochtones, pourvoir les 22 sièges vacants au Sénat (sur 100), annuler le projet des chasseurs F-35, réinvestir à Radio-Canada et à Téléfilm Canada et décider de poursuivre ou non la bataille judiciaire pour l'interdiction du niqab aux cérémonies de citoyenneté.La « déconservatisation » du Canada sera longue et ardue pour Justin Trudeau.Dans les circonstances, la réforme du mode de scrutin et la légalisation de la marijuana devront peut-être attendre.aPour joindre notre chroniqueur: vincent.marissal@lapresse.ca «S\u2019offrir un coin de campagne » * Placez votre projet d\u2019avenir en lieu sûr dans un CELI avec nos Obligations à taux progressif.ÉPARGNE PLACEMENTS Irf QUÉBEC www.epq.gouv.qc.ca Communiquez avec l\u2019un de nos agents d\u2019investissement au 1 800 463-5229 du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h.ENSEMBLE > 4* on fait avancer le Québec Épargne Placements Québec E9 E3 caca CHICOUTIMI-LE FJORD Parcourir 30 000 km pour faire élire son père ANNE-MARIE GRAVEL LE QUOTIDIEN CHICOUTIMI \u2014 Jimmy Lemieux était on ne peut plus prêt pour la campagne électorale.Le fils du nouveau député de Chicoutimi-Le Fjord a joué le rôle d'agent officiel de la campagne de son père.Pour s'y préparer, il a parcouru quelque 30 000 km afin de rencontrer des élus, candidats et représentants de l'aile jeunesse du Parti libéral partout au pays.Lorsqu'il parle de son voyage, le regard de Jimmy Lemieux s'illumine.Le projet est arrivé dans sa vie en même temps que la politique dans celle de son père.« Quand j'ai terminé mon bac en génie mécanique, j'ai pensé à ce que je voulais faire.Mon père souhaitait se lancer en politique.Pour aider, je me suis dit que je ferais le tour du Canada pour découvrir les autres provinces.Je voulais connaître les premiers ministres, la grosseur des villes.Un voyage comme ça aide à comprendre encore mieux ce qui se passe ailleurs, estime l'homme de 24 ans.C'est un voyage politique, d'affaires, mais aussi une expérience de vie, d'épanouissement personnel.» Le projet a tout de suite plu à son père.Jimmy Lemieux a réalisé son voyage en trois temps, afin d'arrimer ses déplacements avec les activités de la campagne.Camping, couchsurfing, hôtel et même quelques nuits dans son automobile ont ponctué le périple composé d'un mélange de préparation et d'improvisation.Avant de partir, chaque fois, Jimmy Lemieux prenait le temps de faire parvenir des courriers électroniques aux élus du parti et entrait en contact avec son aile jeunesse.Il a d'abord fait le tour du Québec avec un ami.« Je connaissais déjà bien le Québec, mais je voulais le rouler.Les distances donnent un autre feeling», explique-t-il.Les Maritimes en février Trois ou quatre mois plus tard, il est parti seul, un mois, dans les provinces de l'Atlantique.« J'ai parcouru la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et l'Île-du-Prince-Édouard en plein mois de février.Les gens ne comprenaient pas pourquoi je faisais le tour en plein hiver, mais je voulais comprendre la politique de leur province, faire des rencontres, l'objectif n'était pas tellement de faire des activités.» Quelque temps plus tard, il a traversé rapidement l'Ontario pour passer trois mois dans l'Ouest.Un premier arrêt à Winnipeg lui a permis de participer au Congrès des jeunes libéraux de l'ouest du Canada.Puis, il a visité nombre de villes, grandes et petites, jusqu'au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest.« J'ai parcouru environ 18 000 km en trois mois.Je suis même allé à Churchill en avion.» AVIS DE CORRECTION Corrections apportées au cahier Déco Découverte en vigueur du 23 au 29 octobre : Aux pages 4 et 5, quatre (4) offres de meubles contiennent des erreurs et une image est incorrecte.On aurait dû lire : Fauteuil Gramercy 649 $ Ord.1299 $ Canapé modulaire Jorge 1499 $ Ord.2999 $ Causeuse Andrew 949 $ Ord.1899 $ Canapé Martin 579 $ Ord.1199 $ Canapé Keaton : Les fauteuils ne sont pas inclus.Nous sommes désolés des inconvénients occasionnés. LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 22 OCTOBRE 2015 A7 LES LIBERAUX AU POUVOIR La fin des frappes AGNÈS GRUDA CHRONIQUE Ottawa peut-il se retirer de la mission de combat en Irak et en Syrie tout en «décongelant» l'amitié canado-américaine, refroidie par une décennie de règne Harper ?À première vue, c'est un peu comme essayer de résoudre la quadrature du cercle.Après tout, les États-Unis sont à la tête de la coalition d'une vingtaine de pays qui mène des frappes aériennes contre le groupe État islamique (EI) depuis un peu plus d'un an.Le départ d'un partenaire de poids, annoncé avec éclat le lendemain d'un changement de régime, ne peut que provoquer quelques grincements de dents à Washington.Sauf que.la participation canadienne à cette offensive anti-EI n'est, en réalité, pas si importante que ça.Depuis le début de la mission, les 6 CF-18 canadiens ont réalisé un peu moins de 150 raids, contre 6800 pour l'ensemble de la coalition.Faites le calcul: on est dans les 2%.Sur le plan militaire, le Canada représente un poids plume au sein de la coalition.Il n'est d'ailleurs pas le seul dans cette catégorie: 90% des bombardements sont menés par l'armée américaine.Oui, le président Obama sera déçu par le retrait canadien, reconnaît Thomas Juneau, spécialiste du Moyen-Orient à l'Université d'Ottawa.«Mais ce ne sera pas la fin du monde.» Ces frappes-là, à la rigueur, l'armée américaine aurait pu les mener toute seule.L'important, selon les experts, c'est que le Canada demeure au sein de la coalition qui chapeaute cette offensive.En d'autres mots, l'appui dont Washington a besoin, ici, est plus politique que matériel.Les 6 CF-18 canadiens ont réalisé un peu moins de 150 raids, contre 6800 pour l\u2019ensemble de la coalition.Or, politiquement, rien dans le programme libéral n'indique que le Canada quittera la coalition elle-même.Ce qui changera, c'est son rôle sur le terrain, où il misera davantage sur la formation de combattants kurdes, plutôt que sur les bombardements.Le Canada a déjà déployé 70 instructeurs militaires dans le Kurdistan irakien.Si l'on s'en tient à leurs intentions déclarées, les libéraux donneraient plus de moyens à ce volet de l'engagement canadien.Ce qui n'est pas une mauvaise idée, selon Errol Mendes, professeur de droit international à l'Université d'Ottawa: «Nous devrions faire ce que nous faisons le mieux.» Et la formation militaire fait partie de ces domaines d'expertise, selon lui.Bref, on est loin d'un non retentissant comme celui de Jean Chrétien lorsqu'il avait refusé de se joindre à la désastreuse guerre contre Saddam Hussein en Irak.Il s'agit plutôt d'un petit recul, qui serait largement compensé par un retour du Canada sur la ligne de front d'une autre bataille: la lutte contre les changements climatiques.En ce domaine, le gouvernement de Stephen Harper a tenu le rôle d'un saboteur, se mettant à dos bien des pays, y compris les États-Unis.Revenons à notre rôle en Syrie et en Irak, où la question de fond reste celle-ci: les frappes aériennes sont-elles efficaces?Qu'a donc accompli la coalition anti-EI en 14 mois de bombardements?Son plus grand fait de gloire est d'avoir aidé les Kurdes syriens à chasser l'EI de la ville syrienne de Kobané, près de la frontière avec la Turquie.Pour le reste, en Syrie, après avoir perdu Kobané, les djihadistes ont réussi à prendre contrôle de Palmyre.Pas plus de succès en Irak, où les forces gouvernementales ont pu regagner Tikrit, mais ont perdu Ramadi aux mains des djihadistes.Même si leur avancée sur le terrain a pu être freinée, durant la première année de frappes, «le pouvoir des groupes djiha-distes et salafistes s'est accru en Irak et en Syrie», constate l'un des meilleurs spécialistes de la région, Peter Harling, de l'International Crisis Group.L'évaluation du succès de la mission anti-EI dépend, en fait, de nos attentes, nuance Thomas Juneau.« Les frappes fonctionnent dans la mesure où leur objectif est modeste, et qu'elles visent non pas à éliminer l'EI, mais à stopper sa progression.» Les experts conviennent d'une chose: la guerre contre le groupe État islamique ne peut être gagnée uniquement par des moyens militaires.Tant qu'on ne trouvera pas une réponse politique au sentiment d'aliénation des sunnites irakiens et à la guerre civile syrienne, l'EI disposera d'un terreau de recrutement illimité.Terreau qui sera enrichi chaque fois qu'une frappe internationale tuera des civils.Les solutions faciles, ici, n'existent pas.Mais si le Canada pouvait apporter sa contribution à la recherche d'une solution politique, il jouerait un rôle bien plus utile qu'en larguant quelques bombes.UNE OFFRE PROPULSÉE PAR VOS CONCESSIONNAIRES VOLKSWAGEN DU QUÉBEC Financement à un TAP à partir de - jusqu'à - sur nos modèles 2015 à essence sélectionnés MOIS Modèle Highline illustré SjfSt Modèle Highline illustré JETTA2015\tPASSAT 2015 +750 $DAbais\t+1000 $ [RABAIS JUSQU'À ÉPUISEMENT DES STOCKS.L'OFFRE PREND FIN LE 2 NOVEMBRE 2015.Visitez votre concessionnaire Volkswagen ou offresvw.ca pour les détails.TIGUAN 2015 +750 DE RABAIS Modèle Highline illustré Vos concessionnaires Volkswagen du Québec * Cette offre de financement à l'achat est soumise à l'approbation du crédit parVolkswagen Finance et est applicable à l'achat d'un modèle 2015 de Jetta Trendline de 2,0 L à boîte manuelle / Passat Trendline de 1,8 L à boîte manuelle / Tiguan Trendline à boîte manuelle et à traction avant neuf et non immatriculé et dont le PDSF est de 15 845 $/24 680 $ / 26 100 $, incluant un rabais de 750 $/1000 $/750 $, frais de transport et d'inspection de prélivraison de 1 605 $/ 1 605 $/ 1 760 $ inclus.L'achat financé au taux de crédit annuel de0% correspond à 84 paiements tous les mois à partirde 189 $ / 294 $ / 311 $ pendant84 mois.Versement comptant de0$/0$/ 0 $ requis à la signature.Coût d'emprunt de 46 $ (incluant les frais liés à l'enregistrement au RDPRM), pour une obligation totale de 15 891 $/24 726 $/26 146 $.Permis, assurances, immatriculation, équipement en option et taxes applicables en sus.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Offre en vigueurjusqu'au 2 novembre 2015.PDSF des modèles montrés : Jetta Highline TSI 2015 de 1,8 L, 27 695 $ / Passat Highline TSI 2015 de 1,8 L, 33 000 $ / Tiguan Highline TSI 2015 de 2,0 L, 43 425 $.Modèles montrés à titre indicatif seulement.Certaines caractéristiques mentionnées sont offertes en option ou réservées à d'autres versions de modèles.Visitez votre concessionnaire ou vw.ca pour les détails.« Volkswagen », le logo Volkswagen, « Trendline », « Highline », « TSI », « Jetta », « Passat » et « Tiguan » sont des marques déposées de Volkswagen AG.© Volkswagen Canada 2015. A 8 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 22 OCTOBRE 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim LES LIBÉRAUX AU POUVOIR Nom de code: Trudeau Wm\t.\t ^ £\t imi\t VMU ¦J ^ ito» T \\ t £ , il».\u2019 PHOTO RYAN REMIORZ, LA PRESSE CANADIENNE Ironiquement, plus le NPD [de Thomas Mulcair] baissait ailleurs au Canada, plus il perdait d\u2019attrait comme solution de rechange à Stephen Harper au Québec, et plus ça rendait les libéraux attrayants, écrit notre chroniqueur.Et si le nouveau nationalisme québécois du NPD était une des causes de son incapacité à conquérir le pouvoir?Le Nouveau Parti démocratique a bien changé depuis le rapatriement de la Constitution, en 1982.Longtemps considéré comme centralisateur, très près des positions constitutionnelles libérales, le parti peinait au Québec à recruter en dehors de quelques cercles restreints - progressistes urbains scolarisés, gauche anglo.Le NPD a été à peu près étranger, sinon mal à l'aise face au courant fondamental qui a animé la politique au Québec depuis 50 ans: le nationalisme.Jack Layton allait amorcer un virage dans son fameux discours de Sherbrooke.Il reniait la « loi sur la clarté référendaire », adoptée en 2000 par Ottawa dans la panique qui a suivi le référendum presque perdu par le camp fédéraliste en 1995.La loi, qui prétend codifier le jugement de la Cour suprême sur la sécession du Québec (1998), exige non seulement une question claire approuvée par le Parlement fédéral, mais une « majorité claire », qui n'est pas définie, et qui dépend de critères subjectifs décidés également par Ottawa.La vieille garde du NPD l'appuyait.Jack Layton a fait changer la position de son parti : une majorité simple de 50% plus 1 électeur suffirait pour faire la sécession.Ce fut d'ailleurs la règle lors du référendum écossais l'an dernier: une question acceptée par Londres et Édimbourg, mais la règle classique de la majorité.Mine de rien, avec cette position de principe et d'autres, le NPD se rendait plus acceptable pour les nationalistes et pouvait même réfuter les objections classiques des électeurs souverainistes.Le flirt a donné le résultat historique que l'on sait en 2011: le Québec, avec 59 députés, est devenu le cœur de la députation néo-démocrate.C'est essentiellement l'électorat bloquiste qui a déménagé au NPD.Lors du premier débat des chefs, en anglais, Justin Trudeau a attaqué Thomas Mulcair sur ce sujet précis.Il est revenu à la charge en français, surtout pour prétendre que le NPD ne parle de cette question qu'au Québec.Le sujet semblait franchement irrecevable : où s'en va Trudeau avec ce vieux débat, enterré, sur une question qui n'intéresse personne, alors qu'aucun référendum ne se profile à l'horizon ?Où?Il s'en allait évidemment vers ses racines, son identité et l'essence de la « marque » Trudeau, comme disent les publicitaires : l'unité nationale.Non pas qu'il ait invoqué son père directement.Justin Trudeau a fait sa propre campagne - il a même eu des accents autonomistes au débat français.Mais inutile d'invoquer son père : son nom à lui seul est un code puissant, compris de tous.Difficile d'accuser Thomas Mulcair de manque de fidélité fédéraliste.Pas grave.Le message au reste du pays : Mulcair est prêt à tous les flirts pour prendre le pouvoir; en plus des syndicats, il a une dette envers les souverainistes, avec qui il a pactisé.Va-t-il leur simplifier la vie?Peut-on lui faire confiance?Et puis, Gilles Duceppe, redoutable Bonhomme Sept Heures de l'unité nationale, était de retour du pays des morts politiques.Le niqab ensuite semblait lui donner de l'allant.Le PQ a un nouveau chef flamboyant.Le reste du Canada pense à peu près la même chose que le Québec sur le niqab - à peine moins intensément.Mais si l'enjeu est perçu comme facteur de division, et même comme facteur de renforcement du nationalisme québécois, ce Trudeau a soudainement une valeur ajoutée.Il est rassurant.Ironiquement, plus le NPD baissait ailleurs au Canada, plus il perdait d'attrait comme solution de rechange à Stephen Harper au Québec, et plus ça rendait les libéraux attrayants.La boucle invisible de l'unité nationale, un sujet à peine chuchoté, était fermée.a Pour joindre notre chroniqueur: yboisvert@lapresse.ca Justin Trudeau a fait sa propre campagne - il a même eu des accents autonomistes au débat français.Mais inutile d\u2019invoquer son père : son nom à lui seul est un code puissant, compris de tous.Montmagny-LIslet-Kamouraska-Rivière-du-Loup Un dépouillement judiciaire demandé Un dépouillement judiciaire pourrait avoir lieu dans la circonscription de Montmagny-LIslet-Kamouraska-Rivière-du-Loup pour une deuxième élection de suite afin de déterminer le gagnant, puisque le Parti libéral s\u2019apprête à en faire la demande, a rapporté Radio-Canada, hier soir.Le député élu conservateur Bernard Généreux a surpassé sa rivale libérale Marie-Josée Normand par seulement 269 voix, une différence de 0,53%.Par ailleurs, sur les quelque 50 000 bulletins enregistrés, 815 ont été rejetés par Elections Canada après le scrutin.Le dépouillement judiciaire est automatique quand la différence de voix entre les deux premiers est inférieure à un millième des votes exprimés, ce qui n\u2019est pas le cas ici.Toutefois, un juge peut décider de lancer un dépouillement si un directeur du scrutin ou un scrutateur a mal fait son travail.Après avoir été réélu de justesse aux élections de 2011, Bernard Généreux a finalement été déclaré battu par à peine 9 voix à la suite d\u2019un dépouillement judiciaire.\u2014 Louis-Samuel Perron * duProprio > PUBLIREPORTAGE 2 Habitation wd\u2019Automne CONSTRUCTION RENOVATION DECORATION SAINT ''ïAiÜV LAURENT Depuis 1967 350 exposants pour n AU 25 octobre - stade olympique réaliser vos projets\texpohabitation.ca A visiter EN VEDETTE au Salon ! Le prochain ExpoHabitation d Automne, du 22 au 25 octobre au Stade olympique, promet d'en mettre plein la vue.En effet, l'événement s'est agrandi et occupe désormais la quasi-totalité de l'aire de jeu pour accueillir ses 350 exposants et plus de 60000 visiteurs.Outre les entreprises en construction, en rénovation et en décoration de l'événement, plusieurs attractions inédites ne manqueront pas de plaire aux visiteurs dont un Village de 10 micro-maisons à visiter, la Maison Rouge Canal Vie signée Bonneville, les vitrines déco de plusieurs designers vedettes, les cuisines et salles de bain modèles, et plus encore.L'ExpoHabitation d'Automne est présentée par DuProprio, en collaboration avec les Industries Bonneville, JC Perreault et le Haut-Saint-Laurent Maison Rouge Canal Vie signée Bonneville La Maison Rouge, en vedette à Canal Vie, a été conçue sur mesure grâce à l'opinion des Québécois et au savoir-faire de Bonneville Venez visiter les pièces de la maison décorée par une dizaine de designers et personnalités connus et présentée au grand public à l'ExpoHabitation d'Automne Emilie mffim Cerretti : Porte-parole et designer vedette Découvrez mes recettes-déco ! I Ér$ jSmÈÈ'MSf EN PRiMEüR: Un Village de 10 micro-maisons grandeur nature à visiter ! BONZAI des Industries Bonneville HALO des Industries Bonneville HOMdeHabitaflex MODELE K de Maisons Confort Design ELDORADO de Pro-Fab Module mobile MOVEHOME Maisons sur roues de Charpenterie Da Vinci Roulotte GO-VR Modèle B&B de Cosy Bubble Modèle COTTAGE deCosy Bubble Plusieurs ATTRACTIONS SPÉCIALES à ne pas manquer ! 1 Cuisines etsalles de bain modèles Pavillon Immo Afrique DES CONFÉRENCES et des conseils L'équipe de DuProprio sera présente une fois de plus 1 HllPronrin cette année pour répondre aux questions des visiteurs sur la vente d\u2019une propriété sans payer de commission.Allée Décors et Styles avec Karyne Beauregard Espace Ambiances JC Perreault j> A A ¦ O KI Aussi, une série de conférences gratuites sur les maisons lui tX I ^ I 1 lu saines et écologiques seront données par des professionnels du milieu dans l\u2019Espace conférences DuProprio.Pavillon des Arts Haut-Saint-Laurent, région a l\u2019honneur 4M (MtloniMirM COi lnda\tDe nombreuses conférences seront présentées à l\u2019Espace RGCQ sur tous \\iegai.com les sujets fondamentaux en immobilier ainsi qu\u2019en copropriété : achat, entretien, gestion, fonds de prévoyance, etc.^ 22 AU 25 OCTOBRE 2015 - STADE OLYMPIQUE expohabitation.ca Jeudi 22 octobre :12 hà21 h \u2022 Vendredi 23 octobre :10 hà 21 h \u2022 Samedi 24 octobre :10 hà21 h \u2022 Dimanche 25 octobre :10 hà 17 h surl VSffli\tde vos billets \\SlHM\t20%\ten ligne* COMPLÈTEMENT\tCODE PROMO PRES15 CLIENT!\tDE RABAIS\t*www.expohabitation.ca Suivez-noussur et abonnez-vous ànotre HQ INFOLETTRE LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 22 OCTOBRE 2015 A 9 .ACTUALITÉS ATTENTAT AU PARLEMENT Un an plus tard, Ottawa se souvient PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE La fusillade avait provoqué une onde de choc aux quatre coins du pays.ïïïB !?JOËL-DENIS BELLAVANCE ET HUGO DE GRANDPRÉ OTTAWA \u2014 Il y a un an aujourd'hui, Michael Zehaf-Bibeau semait la terreur dans la capitale fédérale en tuant froidement le caporal Nathan Cirillo devant le Monument commémoratif de guerre, pour ensuite faire irruption au parlement, où il a été abattu après un échange de coups de feu avec les gardes de sécurité et des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).Cette fusillade dans l'enceinte même de la démocratie canadienne a provoqué une onde de choc aux quatre coins du pays, d'autant plus que tous les députés, incluant le premier ministre Stephen Harper, étaient réunis dans des salles situées à quelques mètres de la fusillade.Ce tragique événement a mis en relief de sérieuses lacunes dans la sécurité de la colline parlementaire et de ses environs, qui était jusque-là assurée par quatre organisations différentes.La CBC a d'ailleurs rapporté hier que la GRC avait été mise au courant à deux reprises avant la fusillade, soit les 17 et 18 octobre 2014, du fait que des attaques pourraient être menées par des individus radicalisés.La sécurité a depuis été resserrée aux abords de la colline et elle a été confiée à un commandement unique d'un officier de haut rang de la GRC.Cérémonie aujourd'hui Une cérémonie aura lieu aujourd'hui devant le Monument commémoratif de guerre afin de marquer le premier anniversaire de ces événements tragiques et de rendre hommage au caporal Nathan Cirillo et à l'adjudant Patrice Vincent.Ce dernier a perdu la vie deux jours plus tôt dans un attentat mené à Saint-Jean-sur-Richelieu par un autre individu radicalisé, Martin Couture-Rouleau.Le gouverneur général David Johnston, commandant en chef des Forces armées canadiennes, participera à cette cérémonie en compagnie d'autres dignitaires.Une salve de 21 coups d'artillerie sera tirée par le 30e Régiment d'artillerie de campagne sur la colline du Parlement, vers 11h.Des CF-18 de l'Aviation royale canadienne survoleront aussi les lieux en hommage aux disparus.Changements en vue à C-51 En plus de resserrer la sécurité autour du parlement, le gouvernement Harper a aussi adopté le controversé projet de loi antiterroriste C-51 dans la foulée des attaques du 22 octobre 2014.Le Parti libéral avait voté pour ce projet de loi, tout en promettant de l'amender afin d'en retirer les dispositions problématiques s'il prenait le pouvoir.Les changements envisagés incluent la création d'un comité parlementaire pour surveiller les activités des agences de renseignement et de sécurité nationale.Les libéraux ont aussi promis d'adopter une clause crépusculaire qui forcerait le gouvernement à réexaminer les mesures en vigueur après trois ans, et à clarifier certaines définitions pour protéger les manifestations légitimes, entre autres.On peut s'attendre à ce que ces changements soient apportés sous la forme d'un nouveau projet de loi, une fois le Parlement de retour.Par ailleurs, la GRC, qui est responsable de la sécurité du premier ministre, devra s'ajuster au style de Justin Trudeau, qui est plus porté à aller à la rencontre des gens que l'était Stephen Harper.Déjà, les agents de la GRC ont été sur le qui-vive à quelques reprises au cours des derniers jours.En effet, M.Trudeau a décidé d'aller serrer la main de certains électeurs de sa circonscription de Papineau, tôt mardi matin, après sa victoire électorale.La même journée, à Ottawa, il n'a pas hésité à poser pour des égoportraits près de la colline parlementaire.Assez parlé de nous.Parlons un peu de vous.Il yala version détendue de vous (que nous espérons voir un peu plus souvent).Il ya aussi la version sportive de vous (qui sait esquiver, manoeuvrer et se donner à fond).Et puis, il yala version intelligente, fiable de vous au quotidien.C\u2019est cette version qui comprend que le véhicule dont chacun de vous a besoin doit être assez polyvalent, agile et intelligent pour s\u2019adapter à n\u2019importe quelle version de vous qui se retrouve derrière le volant.Trois modes de conduite qui, ensemble, procurent une sensation de contrôle, de confort et.de connexion.Et ce n\u2019est qu\u2019une (trois, tout compte fait) des innovations absolument remarquables qu\u2019offre le tout nouveau Lincoln MKX.fr.LincolnCanada.com/MKX UNE SENSATION QUI VOUS HABITE.© 2015 Ford du Canada Limitée.Tous droits réservés. A10 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 22 OCTOBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Mort violente ou suspecte de jeunes autochtones Québec souhaite une « enquête conjointe » précisait alors - tout comme le ministre Kelley le fait aujourd'hui - que les raisons profondes de ce drame devaient être examinées « autant à l'intérieur qu'à l'extérieur des communautés ».Réagissant aussi à notre reportage, la coroner en chef du Québec Catherine Rudel-Tessier a répondu par l'intermédiaire de sa porte-parole qu'elle « envisage » d'ouvrir une enquête sur la mort des enfants autochtones, même si « aucune décision n'a été prise de la tenir pour le moment ».« À titre d'organisme dédié à la protection de la vie humaine, il va de soi qu'un tel phénomène de mortalité touche directement notre mis- \u2019v-v une gracieuseté de ^ CHOIX BLEUE1 au coeur i mKmm concours UN PARADIS ENTRE ACHETEZ VOS BiLLETS EN LiGNE MAiNTENANT ET ECONOMISEZ sion et nous interpelle», a expliqué la porte-parole Geneviève Guilbault.Le ministre Kelley consulte actuellement sa collègue Lise Thériault de la Sécurité publique (responsable du Bureau du coroner) pour trouver une formule plus inclusive qu'une enquête publique du coroner classique, soit une « enquête conjointe » dans laquelle des leaders autochtones travailleraient d'égal à égal avec le gouvernement du Québec à la recherche de solutions.« On est en train de réfléchir à comment le faire », dit-il.Le ministre cite comme source d'inspiration un projet mis en place en 2013 par le gouvernement de Pauline Marois dans le cadre duquel des leaders inuits et des membres du gouvernement sont assis à la même table pour trouver des solutions communes aux problèmes sociaux causés par l'abus d'alcool et de drogue dans les communautés du Nord.Et les femmes?Par ailleurs, le nouveau premier ministre du Canada, Justin Trudeau, s'est engagé en campagne électorale à lancer - s'il était élu - une enquête publique sur les cas des femmes et des adolescentes autochtones disparues et assassinées au Canada.Questionné sur le sujet au lendemain des élections, il a réitéré qu'il allait « agir rapidement » pour lancer une telle enquête.« Il faudra arrimer notre enquête à ce qui se fera au fédéral pour ne pas qu'il y ait de dédoublement ou de chevauchement dans les mandats », a précisé le ministre Kelley, qui a rencontré La Presse le jour des élections fédérales.M.Kelley - qui ne connaissait donc pas encore l'identité de son nouvel homologue fédéral - voit des enjeux similaires entourant ces deux tragédies, dont l'écart entre les conditions de vie des autochtones et celles des autres Canadiens.Le ministre doit aussi tenir compte d'une autre enquête, celle-là sur les violences sexuelles et les conditions de vie des femmes autochtones du Québec, que l'Assemblée nationale a confiée à la Commission des relations avec les citoyens au printemps dernier et qui doit commencer ses travaux bientôt.Autre défi pour le gouvernement québécois s'il va de l'avant avec une enquête publique sur la mortalité des enfants: il n'a pas les mêmes rôles et responsabilités à l'égard des communautés qui ont signé la Convention de la Baie-James (Inuits ainsi que les Premières Nations cries et naskapies) qu'à l'égard des huit autres Premières Nations (envers lesquelles le fédéral a plus de responsabilités, notamment la construction de logements sociaux).Papigattuk Kadjulik, 1 an, de Kangiqsualujjuaq Mort le 9 mai 2011 CAROLINE TOUZIN ET GABRIELLE DUCHAINE Le ministre québécois des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, confirme que Québec réfléchit sérieusement à la possibilité de déclencher une enquête publique dans la foulée des révélations de La Presse sur la mort violente ou suspecte de 259 enfants et adolescents autochtones dans la province.TROIS VICTIMES Lenquête de La Presse a mis en lumière la mort de 259 enfants et adolescents autochtones.En voici trois.Demi-Celina Papatie, 16 ans, de Lac-Simon Morte pendue le 25 février 2011 La jeune femme s\u2019est pendue avec un foulard à la tringle du placard de la chambre de sa sœur.Sur son lit, ses proches ont trouvé plusieurs poèmes manuscrits aux propos très noirs qui parlaient d\u2019amours déçus.Dans les derniers mois, le demi-frère et une amie de la défunte s\u2019étaient eux aussi suicidés.Susan Diane Mameanskum, 16 ans, de Kawawachikamach Morte dans un accident le 28 juillet 2013 Personne ne portait de ceinture de sécurité dans la voiture dont la jeune victime était passagère.La conductrice était en état d\u2019ébriété.Elle avait acheté du rhum et de la bière au dépanneur.Susan Diane et elle avaient commencé à boire à 20 h.Vers 2 h du matin, la conductrice s\u2019est mise à rouler à haute vitesse.Son véhicule a quitté la route et s\u2019est renversé sur le côté.Susan Diane était toujours vivante lorsque les secours sont arrivés.Ces derniers ont dû soulever le véhicule et sectionner un arbre pour pouvoir la libérer.Son décès a été constaté au CLSC.Le petit Inuit est mort dans lavion qui le transportait vers les secours.La veille de sa mort, Papigattuk avait mauvaise mine.Sa mère la emmené au centre de santé de son village isolé du Nunavik, où il a fait des convulsions.Les médecins l\u2019ont donc gardé en observation pour la nuit.L\u2019enfant ne se portant pas mieux le lendemain, l\u2019équipe médicale a décidé de le transférer d\u2019urgence en avion-ambulance vers l\u2019hôpital le plus proche, situé dans un village à des centaines de kilomètres de là.Il est mort avant d\u2019arriver.Pour voir le document multimédia «Le drame ignoré des enfants autochtones», rendez-vous à: http://www.lapresse.ca/multimedias/ le-drame-ignore-des-enfants-autochtones/ Une enquête publique dans laquelle les autochtones prendraient une part active pour éviter à tout prix de réduire leur rôle à celui de simples « témoins d'un côté de la table », précise le ministre Kelley.« Il ne faut pas que ce soit les grands spécialistes du Sud qui débarquent à Kuujjuaq pour leur dire quoi faire.Ça ne marchera pas.[.] Il faut faire cela ensemble», insiste M.Kelley, en empruntant la formule des Inuits, qui désignent le reste du Québec comme « le Sud ».Le ministre, qui revient tout juste d'un voyage chez les Cris et les Inuits, a été marqué par une rencontre avec une femme inuite, qui l'a apostrophé en lui disant : « Quand est-ce que vous allez cesser de venir dans le Nord pour essayer de nous réparer comme si on était un objet brisé ?» Après avoir obtenu et épluché des centaines de rapports du Bureau du coroner, La Presse a révélé plus tôt ce mois-ci que le taux de morts suspectes chez les enfants inuits et des Premières Nations est de trois à quatre fois supérieur à celui de l'ensemble de la jeunesse québécoise.« Les histoires que vous avez trouvées sont très préoccupantes, mais malheureusement pas surprenantes.Il y a des enjeux très importants dans ces communautés, notamment autour du suicide et autour de la consommation de drogues et d'alcool», souligne le ministre Kelley.Les jeunes PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Le ministre québécois des Affaires autochtones Geoffrey Kelley a rencontré La Presse plus tôt cette semaine pour réagir à notre enquête sur l adolescents autochtones dans la province.Inuits ont un taux de suicide 11 fois supérieur à celui des autres jeunes Québécois - dont le taux est déjà plus élevé que la moyenne canadienne, précise-t-il.S'il va de l'avant avec le déclenchement d'une enquête publique, le mort violente ou suspecte de 259 enfants et Les enjeux concrets liés à la santé publique et à la croissance des naissances - dans le Grand Nord québécois, 40% des Inuits ont moins de 15 ans - interpellent particulièrement le gouvernement québécois.« Je ne veux pas prêcher la morale, mais je me rap- « Il y a des enjeux très importants dans ces communautés, notamment autour du suicide et autour de la consommation de drogues et d\u2019alcool.» \u2014 Geoffrey Kelley, ministre québécois des Affaires autochtones gouvernement québécois ne veut pas « d'une autre grande réflexion existentielle sur la place des autochtones dans la société ».« On a assez de matière déjà sur la table avec les recommandations de la commission Vérité et Réconciliation », a dit le ministre Kelley.pelle quand j'avais 15 ans, je n'étais pas prêt à être parent.Ça prend une réflexion sur la planification des naissances, mais il faut que ça vienne des communautés elles-mêmes », souligne le ministre, lui-même père de cinq enfants.Les préoccupations du ministre Kelley font écho aux propos de leaders autochtones cités dans notre reportage, qui qualifiaient le boom de naissances dans certaines communautés de «bombe à retardement».Trop de jeunes autochtones voient le fait de devenir parents comme la meilleure façon de se sortir de la pauvreté, ont déjà déploré certains leaders.La semaine dernière, les partis de l'opposition à Québec ont joint leur voix à celle de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador pour demander au gouvernement Couillard de faire la lumière sur cette tragédie.Le chef de l'Assemblée des Premières Nations, Ghislain Picard, SALON INTERNATIONAL TOURISME VOYAGES 23-24 et 25 octobre 2015 PLACE BONAVENTURE AFRIQUE DU SUD, ZIMBABWE ET BOTSWANA Voyage de 22 jours pour 2 personnes, offert par Voyages Tradit D\u2019une valeur de 17 090 $ SALONTOURISMEVOYAGES.COM irn® Voyages , tradi urs des traditions PARTENAIRES MEDIA rythme4®) LA PRESSE ¥ Visitez le Salon international tourisme voyages les 23, 24 et 25 octobre, à la Place Bonaventure ; Remplissez le bulletin de participation sur les iPads mis à votre disposition à l'entrée du Salon et au kiosque de Voyages Traditours (n° S-28), en répondant à la question de culture générale.Les gagnants doivent être disponibles entre le 1 erjanvier et le 31 juillet 2016 pour leur voyage.La participation prend fin le 25 octobre 2015à17h.Le tirage aura lieu le lundi 26 octobre 2015, à 12 h.Ce concours s'adresse uniquement aux résidents du Québec âgés de 18 ans et plus.Les règlements du concours sont accessibles au salontourismevoyages.com.Pour être déclaré gagnant, le participant devra avoir répondu correctement à la question de culture générale. LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 22 OCTOBRE 2015 A11 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONTRÉAL PLUS Montréal accélère encore la cadence La métropole prévoit pour plus de 5 milliards de travaux d\u2019ici 2018 PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN ET DAPHNÉ CAMERON Montréal continue à augmenter la cadence pour réparer ses infrastructures vieillissantes.La métropole a dévoilé hier un plan prévoyant des travaux équivalant à 5,2 milliards pour les trois prochaines années, soit une hausse de 15 % par rapport à l'exercice précédent.Un peu plus des trois quarts des investissements dans le programme triennal d'immobilisations (PTI) 2016-2018 serviront à la réfection d'infrastructures existantes.Le reste ira à de nouveaux projets.Le PTI est souvent décrit comme un recueil de vœux pieux, plusieurs projets étant reportés d'une année à l'autre.maire Coderre répond que ces chantiers sont nécessaires.Montréal veut surtout éviter de voir des événements comme celui où un véhicule lourd était tombé dans un trou dans la chaussée.«Il y a des choses qui ne se font pas par gaieté de cœur, mais qui sont nécessaires.C'est sûr que tu as le pont Champlain et Turcot qui se font en même temps, c'est un peu désagréable.Mais je dis aux gens : ça va être un peu de sacrifices, mais ça va être tellement superbe.» Manque de personnel L'opposition dénonce quant à elle le manque de personnel.« La Ville nous demande de réduire notre main-d'œuvre, mais pour faire des travaux, N - « C\u2019est sûr que tu as le pont Champlain et Turcot qui se font en même temps, c\u2019est un peu désagréable.Mais je dis aux gens : ça va être un peu de sacrifices, mais ça va être tellement superbe.» \u2014 Denis Coderre, maire de Montréal La métropole assure toutefois avoir considérablement amélioré sa capacité à réaliser des travaux.Ainsi, alors qu'elle réalisait en moyenne 730 millions en travaux par année jusqu'en 2013, Montréal dit en avoir fait pour 840 millions en 2014.Et au rythme où vont les choses, le total pourrait frôler les 900 millions d'ici la fin de 2015.En tenant compte de la baisse du coût des travaux depuis la commission Charbonneau, l'administration Coderre estime que les Montréalais en ont beaucoup plus pour leur argent.Des travaux nécessaires, plaide Coderre Aux automobilistes qui n'en peuvent plus des bouchons provoqués par la multiplication des travaux, le il faut concevoir le projet, faire les plans et devis, aller en appel d'offres, faire la surveillance des chantiers, déplore Émilie Thuiller, leader de l'opposition officielle, de Projet Montréal.Et pour faire tout ça, il faut du personnel dans les arrondissements et on est un peu à la limite.Si en plus on nous demande de couper, c'est impossible.Le message que la Ville tente de nous envoyer de manière pas très subtile, c'est: vous voulez continuer à faire les travaux?Pas de problème, vous avez de l'argent, allez à l'externe.» Au cours des prochaines années, plus de la moitié des investissements de la Ville seront consacrés aux infrastructures routières et souterraines.Le projet de réfection :'-av L .1 - n .~ t h PHOTOS BERNARD BRAULT ET OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE Deux projets d\u2019envergure: Montréal investira 30 millions pour bien intégrer le complexe Turcot (en haut) dans le paysage urbain tandis que 25 millions seront injectés dans la Plaza St-Hubert (ci-dessus).routier qui remporte la part du lion est lié au réaménagement du complexe Turcot.Montréal veut investir 30,9 millions au cours des trois prochaines années pour assurer la coordination des liens entre le réseau routier municipal et le réseau autoroutier.Une place publique sera aménagée de part et d'autre du canal de Lachine pour favoriser l'intégration de cette superstructure dans le paysage urbain.La fin d\u2019une époque sur la Plaza St-Hubert?La Plaza St-Hubert subira une cure de jouvence qui coûtera 25,8 millions d'ici trois ans.Cette artère commerciale située entre les rues Bellechasse et Jean-Talon a plus de 100 ans.Elle est surtout célèbre pour sa marquise de verre, installée en 1984.Son avenir est toutefois incertain.« Une réflexion sera effectuée quant à la marquise.Son état actuel, sa durée de vie, son impact sur l'ambiance générale de la rue, notamment, seront analysés et pris en considération lors du développement du concept d'aménagement», peut-on lire dans les documents rendus publics hier matin.Dette en hausse L'augmentation des investissements contribuera à faire croître la dette de Montréal.La dette brute, qui s'établissait à 8 milliards en 2015, en incluant la STM, devrait ainsi atteindre 9,4 milliards dans trois ans.Sans surprise, le coût du remboursement de la dette ira aussi en augmentant.Cette dépense, qui représentait 678 millions dans le budget 2015 de Montréal, s'élèvera à 787 millions en 2018.Montréal juge néanmoins sa dette sous contrôle.L'administration Coderre dit avoir augmenté les fonds disponibles pour les arrondissements.Leurs projets pour les trois prochaines années se chiffrent à 459 millions, soit une hausse de près de 50% depuis deux ans.Cet argent permettra d'améliorer l'état des rues locales (225 millions) ou encore de poursuivre la réfection des arénas (77 millions).0UfrH> LA GRANDE FINANCEMENT À L'ACHAT JUSQU'À SE POURSUIT + JUSQU'À 2 000$ DE RABAIS POUR LES PROPRIÉTAIRES ADMISSIBLES2 L'EVENEMENT DE L'ANNEE À NE PAS MANQUER BUICK MOIS SUR LES MODÈLES 2015 SÉLECTIONNÉS1 GARANTIE DE BASE BUICK 4 ANS - 80 000 KM3 BUICK.CA TOUS LES MODÈLES BUICK ENCORE 2015 TOUS LES MODÈLES BUICK VERANO 2015 ma- LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 22 OCTOBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONTRÉAL PLUS A12 TRAVAUX À MONTRÉAL Les prix continuent à baisser si ¦ PHOTO HUGO-SEBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE La nouvelle baisse des coûts serait principalement attribuable à l\u2019arrivée de nouveaux acteurs dans le milieu des chantiers à Montréal.PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN ET DAPHNÉ CAMERON L'effet de la commission Charbonneau continue à se faire sentir sur le prix des travaux réalisés par la Ville de Montréal.Deux analyses menées par la métropole évaluent que les chantiers ont coûté cette année 10 % de moins qu'en 2014, une baisse qui vient s'ajouter à celle déjà observée au lendemain du déclenchement de l'enquête publique.Une première analyse a comparé le prix des soumissions des entrepreneurs aux estimations effectuées par la Ville.Un écart de 9% à 12 % a alors été constaté par rapport à 2014.La seconde analyse a cette fois comparé le coût des matériaux payés par Montréal.Cette fois, c'est une baisse de 10 % qui a été observée.La Presse a demandé une copie des deux analyses, mais notre demande a été refusée.Cette diminution du coût des chantiers vient s'ajouter à la baisse de 20% à 30% qui avait été observée dans la foulée de la commission Charbonneau, a précisé le directeur général de la Ville, Alain Marcoux.«Je trouve que c'est positif.La Commission a été utile en ce sens-là, mais nous, en plus, on a mis en place une stratégie qui permet de protéger les payeurs de taxes et l'intérêt public», a réagi le maire Denis Coderre.Cette nouvelle baisse serait principalement attribuable à l'arrivée de nouveaux acteurs dans le milieu des chantiers, évalue-t-on à la Ville de Montréal.Bien que le rapport de la commission Charbonneau n'ait pas encore été rendu public, les audiences de l'enquête publique ont permis de constater qu'un cercle restreint d'entrepreneurs se partageaient les contrats de construction de la métropole.Le maire Coderre estime que les mesures mises en place depuis protègent mieux Montréal.«Avec l'inspecteur général qui est en retrait et qui regarde le système, ça nous protège et ça envoie le message que vous êtes surveillés de toutes parts.» Ces chiffres avancés par l'administration Coderre hier n'impressionnent pas Émilie Thuillier, leader de l'opposition officielle et présidente de la Commission d'examen des contrats.« C'est quoi, un estimé ?Quand on fait un estimé de nos travaux, on n'estime pas combien le plus bas soumissionnaire peut nous donner, on estime combien ça devrait nous coûter.Donc, en théorie, un estimé devrait être près de la moyenne des soumissions et tous les travaux qu'on donne devraient être plus bas que notre estimé.Il n'y a rien d'extraordinaire là-dedans.Le contraire aurait été surprenant.» Corriger des inconvénients majeurs Au-delà du maintien des mesures de surveillance, Montréal dit vouloir régler deux inconvénients majeurs qui poussent certains entrepreneurs à bouder les contrats de Montréal: la complexité des appels d'offres et les longs délais pour payer les fournisseurs.Un rapport du contrôleur général avait constaté ces deux problèmes en interrogeant des entrepreneurs en construction absents du marché montréalais.Plusieurs ont dénoncé l'opacité des devis, ces documents qui expliquent la nature des travaux attendus par la Ville lors des appels d'offres.Montréal dit avoir déjà entrepris de simplifier leur rédaction.La métropole veut aussi accélérer le paiement de ses fournisseurs, plusieurs entrepreneurs se plaignant des longs délais.En février 2014, Montréal mettait en moyenne 73 jours pour payer un fournisseur.Depuis, la Ville a réduit à 65 jours.RUE SAINTE-CATHERINE La réfection ne sera pas terminée pour le 375e PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN L'un des principaux legs du 375e anniversaire de Montréal ne sera pas prêt à temps pour les célébrations.La première phase des travaux de réfection de la rue Sainte-Catherine Ouest ne débutera qu'en 2017, pour prendre fin en 2021.Rue emblématique de Montréal avec ses centaines de commerces sur rue, Sainte-Catherine Ouest doit faire l'objet d'une importante réfection, les égouts sous sa surface étant plus que centenaires.La Ville a annoncé l'an dernier que le réaménagement de l'artère entre les rues De Bleury et Atwater serait l'un des principaux legs du 375e anniversaire de fondation de la métropole.Question de profiter des retombées de ce projet durant les célébrations de 2017, une partie des travaux devaient être réalisés en 2016.Mais le réaménagement, qui a fait l'objet d'une importante consultation publique l'année dernière, a finalement été retardé, indique un document rendu public hier.Le Programme triennal d'immobilisations indique en effet que les travaux de la première phase, soit un tronçon de 670 mètres entre les rues De Bleury et Mansfield, devraient commencer en 2017 pour se terminer en 2021.La facture des travaux de cette première phase est présentement évaluée à 95 millions de dollars.Quant à la deuxième phase, soit le tronçon de 1,7 km entre Mansfield et Atwater, la Ville de Montréal n'a pas encore rendu publics l'évaluation de la facture ou l'échéancier des travaux.«Appelez ça l'excuse, appelez ça la raison, tout ça dans une vision de revitalisation.Il y a des choses qui vont voir le jour, il y a des choses qui vont être terminées, il y a des choses qu'on ne terminera pas, mais c'est à cause du 375e qu'on investit massivement », a justifié le maire Denis Coderre.PIE IX: PAS DE SRB AVANT 2022 Annoncé en grande pompe en 2009, le projet de Service rapide par bus (SRB) boulevard Pie-IX, qui devait entrer en service en 2013, ne sera pas terminé avant 2022.La Ville de Montréal vient de nouveau de retarder la fin prévue des travaux pour la mise en place de ces voies réservées.Le Programme triennal d\u2019immobilisations rendu public hier indique que le projet se trouvera sur la planche à dessin de janvier 2016 à août 2017.Les travaux devraient commencer au début de 2018 pour prendre fin cinq ans plus tard.?JUSQU\u2019AU31 OCTOBRE ?DE RABAIS VENTE D\u2019AUTOMNE JUSQU\u2019A *Voir détails en magasin.HATEZ-VOUS! ENCORE PLUSIEURS CHOIX DE PRODUITS DISPONIBLES PIERRE | GRANIT | CÉRAMIQUE | MOSAÏQUE | ACCESSOIRES D\u2019EAU MONTREAL9151, boul.St-Laurent H2N 1N2 + BROSSARD 5855, boul.Taschereau J4Z 1A5 ciot.com LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 22 OCTOBRE 2015 A 13 mmmmmmmmmmmmmmmmiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimmmmmmmmmmmm ACTUALITÉS fl, mm Mil 11 -, il- Mm- mm ÜSii^ mSSssi ~ PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE Cet automne, l\u2019Université de Montréal a ajouté à son programme de médecine des rencontres mensuelles entre résidents durant lesquelles ils peuvent échanger sur leurs difficultés scolaires et personnelles sans craindre que ce soit noté à leur dossier.Suicide d\u2019une résidente en médecine en 2014 L\u2019üdeM peut offrir plus de soutien, dit le coroner CAROLINE TOUZIN La Faculté de médecine de l'Université de Montréal (UdeM) peut faire davantage pour éviter que ses étudiants « glissent lentement et solitairement dans un cul-de-sac plein de désespoir», comme ce fut le cas d'Émilie Marchand, conclut le coroner Jean Brochu au terme de son enquête sur le suicide de cette étudiante en médecine.La résidente en médecine interne de 27 ans a mis fin à ses jours en novembre 2014.À l'époque, La Presse avait révélé les circonstances de sa mort et mis en lumière la détresse de nombreux étudiants en médecine au Québec.La mère de la jeune femme nous avait alors confié que « ses études en médecine l'avaient tuée ».« Ses proches et les amis qui la connaissaient bien sont d'avis que parmi les éléments pouvant expliquer son passage à l'acte figurent les difficultés rencontrées dans les stages de sa résidence, imbriquées dans ses propres problèmes de santé mentale», confirme le coroner Brochu dans son rapport rendu public hier.La jeune femme avait reçu un diagnostic de trouble de la personnalité, en plus de vivre des épisodes de dépression majeure qui avaient nécessité à au moins deux reprises une hospitalisation.«Elle poursuivait malgré tout ses études en médecine et en était à sa troisième année de résidence en médecine interne », note le coroner.Lorsqu'elle s'est donné la mort, elle venait de terminer un stage éprouvant aux soins intensifs.Dans son rapport d'enquête, le coroner Brochu recommande à l'UdeM de poursuivre et d'intensifier ses efforts dans le but d'améliorer le soutien aux résidents qui vivent des difficultés durant leur formation.Le coroner suggère à l'institution de mettre en place une formation spécifique destinée à ses employés leur permettant de réagir « de manière efficace, de détecter de façon précoce et de référer rapidement vers les ressources appropriées un étudiant présentant un problème de santé mentale ».Le coroner Brochu reprend plusieurs conclusions de l'ombudsman de l'Université de Montréal, Pascale Descary, qui avait elle-même enquêté sur la détresse psychologique des étudiants en médecine après le suicide d'une étudiante en 2011.La famille de cette Le coroner suggère à l\u2019établissement de mettre en place une formation spécifique destinée à ses employés leur permettant de «détecter de façon précoce et de référer rapidement vers les ressources appropriées un étudiant présentant un problème de santé mentale».étudiante - tout comme celle d'Émilie Marchand - estimait que «les responsables facultaires avaient contribué, par leurs approches et leurs lacunes en termes d'accompagnement et de soutien», à la mort de la jeune femme.Dans son rapport rendu public au printemps dernier, l'ombudsman demandait à la Faculté de médecine d'agir pour « que cessent les pratiques ou attitudes inappropriées de harcèlement ou d'intimidation se manifestant, parfois de manière récurrente et bien enracinée, chez certains membres de sa communauté et dans certains milieux».L'ombudsman notait par exemple que certains résidents rapportent encore «trop souvent» que leur évaluation «se déroule dans un climat de tensions et de manque de respect».Aujourd'hui, le coroner Brochu insiste auprès de l'UdeM pour qu'elle rappelle annuellement aux résidents, aux professeurs et superviseurs de stage ce qui constitue du harcèlement psychologique, PHOTO FOURNIE PAR LA FAMILLE La mère d\u2019Emilie Marchand avait confié à La Presse l\u2019an dernier que «ses études en médecine l\u2019avaient tuée».de l'intimidation et de la stigmatisation, ainsi que les moyens pour éviter qu'ils ne surviennent.Au péril de sa santé « La réalité des médecins-résidents est d'autant plus difficile qu'ils cumulent plusieurs rôles et responsabilités et que cette transition vers leur carrière professionnelle ne se déroule pas toujours de manière harmonieuse, a écrit l'ombudsman Descary.Les études médicales postdoctorales sont empreintes de la culture bien enracinée de la super performance, qui prévaut également chez les médecins en pratique, où tacitement, on exige du professionnel qu'il soit au service de ses patients, de ses confrères et consœurs, s'oubliant totalement, faisant fi de ses propres besoins et difficultés, parfois au péril de son équilibre et de sa santé.» Dès l'arrivée d'une nouvelle cohorte d'étudiants en première année de médecine, et ce, tout au cours des études prédoctorales, l'UdeM doit poursuivre ses efforts de sensibilisation aux difficultés inhérentes aux études médicales, poursuit le coroner Brochu, faisant encore une fois écho aux conclusions de l'ombudsman de l'UdeM.Des services et du soutien sont offerts à l'intention des résidents qui vivent des difficultés, mais « les autorités de la Faculté de médecine doivent continuer de s'interroger sur les changements qui pourraient être apportés », insiste le coroner.De nombreux résidents craignent que la confidentialité ne soit pas respectée s'ils confient leur détresse à leur faculté, affirme le coroner.Il semble que ce fut le cas pour Émilie Marchand.De son côté, l'UdeM affirme avoir élaboré un plan d'action dès l'été dernier pour appliquer les recommandations de son ombudsman.« La santé mentale est au cœur de nos priorités», souligne le porte-parole de l'établissement, Mathieu Fillion.Cet automne, l'UdeM a ainsi ajouté à son programme de médecine des rencontres mensuelles entre résidents durant lesquelles ils peuvent échanger sur leurs difficultés scolaires et personnelles sans craindre que ce soit noté à leur dossier.Autre mesure récente: les résidents qui reviennent d'une absence de maladie peuvent désormais se prévaloir d'un retour progressif au travail.Le coroner Brochu suggère que des mesures «encore plus accommodantes» soient implantées.Il donne l'exemple de l'Angleterre, où la plupart des facultés de médecine permettent aux étudiants de poursuivre leur cheminement scolaire à temps partiel.D'après le Bureau d'aide aux étudiants et résidents de la Faculté de médecine de l'UdeM - cité par le coroner -, 20% des résidents auraient démontré au fil du temps des signes de dépression et 74% d'entre eux, des signes d'épuisement professionnel.Vous pensez au suicide?Demandez de l\u2019aide en appelant l\u2019Association québécoise de prévention du suicide : 1 866 277-3553 10-01844 10-03770 10-00528 LAISSEZ-VOUS .V LA GAMME CYBER-SHOT RX100: LAPERFECTION DANS VOTRE POCHE! NOUVEAU NOUVEAU NOUVEAU .ENVOUTER SONY.SONY CYBER-SHOT RX100 20,2 MP, grand capteur 49999$ CYBER-SHOT RX100IV 10-03771 20,1 MP, grand capteur Exmor RS, 4K 1099\u201d$ CYBER-SHOT RX100II .x-33.20,2 MP, capteur Exmor R, wi-fi 64999$ STYLE PRO.ULTRA RAPIDE.CYBER-SHOTRX100III 10-00945 _ _ ^99$ 20,1 MP, capteur Exmor R, f/1.8-2.8 849 OBJECTIFS INTERCHANGEABLES \t\t \t1\tZ''\t \tlj\tfcJPJ \t\tJ it I CYBER-SHOT RX10 I1159999$* A6000 AVEC 16-50MM OSS 72999S \u2022\t20,2 MP, grand capteur Exmor RS, 4K \u2022\tObjectifZEISS 24-200mm équiv.f/2.8 \u2022\t24,3 mégapixels, Wi-Fi intégré \u2022\tÉcran inclinable ACL3po,viseurOLED 10-00785 LA GAMME A7: PLEIN FORMAT AUXDIMENSIONS REVOLUTIONNAIRES! SONY BOITIER A7 1 39999$ i* BOITIER A7 II 10-03393 _ ©0099$* 24,3 MP, capteur plein format 1 \u2022\tCapteur plein format 24,3 mégapixels \u2022\tViseurXGA OLED Tru-Finder, Wi-Fi SONY.A7 II + 28-70MM 10-03402 Objectif 28-70mm OSS inclus SONY 219999$* BOÎTIER A7R 10-00530 36,4 MP, capteurplein format 209999$* BOITIER A7S II 10-03860 12,2MP, capteur plein format, 4K 379999$ BOITIER A7R II 10-03769 42 MP, capteur plein format, 4K 3 99999$* BOÎTIER A7S » 12,2 MP, capteur plein format 2 39999$* 1-\tSonnar T 35mm f/2.8 ZA (FE) 79999S* 3- 90mm f/2.8 OSS G Macro (FE) 134999$* 2-\tSonnar T 55mm f/1.8 ZA(FE) 99999S* 4- 16-35mm f/4 C T* ZA OSS (FE) 159999$* FILMEZ DES ÉVÉNEMENTS MARQUANTS EN 4K OU PLEIN HD SONY.4K SONY ENS.X1000V\tcm99$ AVEC TÉLÉCOMMANDE 559\tCAMÉSCOPE AX33 1099\"$* \u2022\t4K, Étanche et robuste \u2022\tStabilisation optique, micro stéréo 12-00659 \u2022\t4K, zoom optique 10xZEISS \u2022\tCMOS Exmor R 2,3po, Wi-Fi /NFC 12-00656 *APPELEZ POUR PLUS DE DÉTAIL$ AccordD ^ Desjardins J\t\t©\t\t Financement en magasin\t\tMétro Beaubien\t\tStationnement pourvélo fgœoxjL L\u2019EXPÉRIENCE PHOTO VIDÉO 6229, SAINT-HUBERT, MONTRÉAL 514 274 6577 j^eau>coni Offres valides du 22 au 28 octobre 2015.Détails en magasin.Certains prixpeuvent être plus bas en magasin.«Lozeau», les logos Lozeau et tous slogans, images et symboles relatifs à Lozeau sont la propriété exclusive et/ou des marques déposées de L.L.Lozeau Ltée.D-CLIC/ SALON D-CLIC Marque affiliée. A14 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 22 OCTOBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Des cloneurs de véhicules arrêtés If Un enquêteur montre un burin permettant de fabriquer de fausses plaques d\u2019identification afin de maquiller les véhicules volés.VINCENT LAROUCHE La Sûreté du Québec a arrêté hier une trentaine de personnes soupçonnées d\u2019être liées à une bande de receleurs qui aurait fait circuler sur les routes, les lacs et les sentiers québécois des dizaines de «clones» de véhicules en tous genres, le tout avec l\u2019aide de complices chez des mandataires de la Société de l\u2019assurance automobile du Québec (SAAQ).L'opération, baptisée Projet Myope, a mobilisé 85 policiers dans les régions de Montréal, Lanaudière, Laurentides, Chaudière-Appalaches et Montérégie.C'est une vague de vols de motoneiges à Mont-Laurier, à la fin de 2013, qui a d'abord alerté la SQ.En remontant discrètement la filière du matériel volé, les enquêteurs du coin ont vite constaté l'ampleur de l'affaire.« On a vu des bateaux, des VTT, des roulottes, des remorques, des motomarines, des motoneiges, des voitures », raconte le lieutenant François Gaudet, responsable de l'opération au sein du Service des enquêtes sur les crimes économiques.Pivot Divers petits groupes de voleurs, principalement du nord de Montréal, mais aussi de la Rive-Sud, faisaient affaire avec l'organisation.Pour pouvoir remettre les véhicules volés en PHOTO PATRICK SANFACON, LA PRESSE circulation, la bande leur donnait une nouvelle identité, «clonée» à partir de celle d'un véhicule de modèle similaire qui avait le droit d'être en circulation.De faux numéros de série étaient habilement appliqués par-dessus les anciens.Des reproductions très réalistes de permis d'embarcation ou de plaques d'immatriculation étaient fabriquées.Les faussaires poussaient le souci du détail jusqu'à y simuler des taches de rouille.Ils disposaient même d'un appareil capable de pirater le tableau de bord de moto-marines ou motoneiges pour changer l'année de fabrication et le kilométrage, a constaté la police.Les véhicules étaient ensuite immatriculés frauduleusement grâce à deux employés de mandataires de la SAAQ, Younes Toufik El-Hussein et Giovanni Vecchio.Le premier avait accès aux systèmes informatiques pour enregistrer un véhicule au nom d'un particulier.Le second, garagiste, pouvait délivrer un certificat d'inspection mécanique de complaisance.Les véhicules étaient ensuite livrés à des acheteurs, déjà enregistrés à leur nom.La plupart des clients identifiés connaissaient une personne au sein de l'organisation criminelle, selon la police.Mais des acheteurs potentiels ont aussi été sollicités par l'entremise des sites de petites annonces en ligne.La SQ rappelle aux citoyens d'être prudents quand ils achètent un véhicule d'occasion.« Quand les gens se font dire qu'on va leur livrer le véhicule déjà \"plaqué\" à leur nom, sans passer à la SAAQ, ils devraient allumer», souligne le lieutenant Gaudet.Têtes dirigeantes La police croit que deux têtes dirigeantes coordonnaient les activités de l'organisation: Steve Duquette, le responsable du maquillage, qui exploitait aussi une petite entreprise de production et de revente de cannabis, et Steven Thresh, qui organisait l'immatriculation frauduleuse.Steven Thresh n'en est pas à ses premiers démêlés avec la justice.Il avait été condamné à trois ans de prison pour avoir posé une bombe chez une société pharmaceutique dans le cadre d'une tentative de manipulation boursière, en 1997.Le juge de son procès, Jean-Guy Boilard, avait décrété que Thresh était « insouciant, déséquilibré ou un peu bête » et qu'il avait une propension à se mettre dans le pétrin à répétition.Maison de Piedmont Turcotte voulait effacer toute trace de son passage CHRISTIANE DESJARDINS C'est parce qu'il voulait effacer toute trace de son passage dans la maison de Piedmont, où il avait tué ses enfants, que Guy Turcotte a dressé une liste extrêmement précise de choses à récupérer dans les semaines qui ont suivi le drame.Il y avait notamment un sac de pommes de terre et un CD de relaxation sur la liste.VINCENT BROUSSEAU-POULIOT La Cour d'appel du Québec a tranché: Pierre Karl Péladeau devra trouver un terrain d'entente avec sa sœur Anne-Marie Péladeau afin de lui verser 46,8 millions de dollars en guise de compensation pour sa part des actions de Québecor qu'elle lui a cédées en 2000.Le tribunal déclare que la société appartenant au chef du Parti québécois a l'obligation de « renégocier de bonne foi une nouvelle entente » avec Anne-Marie Péladeau.En 2000, Anne-Marie Péladeau s'était entendue avec ses frères Érik et Pierre Karl Péladeau pour leur vendre sa « On s'en fout, des patates.Je n'en avais pas besoin où j'étais, et mes parents non plus.Je voulais effacer toute trace de mon passage dans cette maison», a réagi hier M.Turcotte, accusé des meurtres prémédités de ses deux enfants, alors qu'il était contre-interrogé par la Couronne.Me René Verret reprochait à M.Turcotte d'avoir des souvenirs très précis de menus détails, part (25 %) des actions à votes multiples de Québecor que lui avait léguées Pierre Péladeau.Ce dernier avait légué le quart de la société Les Placements Péladeau (qui détient les actions à votes multiples de Québecor) à chacun de ses quatre enfants.Entente Selon l'entente intervenue en 2000 et entérinée par la Cour supérieure, la valeur des actions d'Anne-Marie Péladeau a été établie à 55 millions sur la base d'expertises indépendantes, et les frères Péladeau ont convenu de les lui racheter au fil des ans.Une partie des actions doit être rachetée chaque année où Placements Péladeau reçoit un dividende d'au moins avant et après la mort de ses enfants, alors qu'il dit n'avoir que des flashs des événements pour lesquels il est accusé.Me Verret estime que l'accusé a une mémoire sélective, qu'il se rappelle ce qui fait son affaire.Pendant le contre-interrogatoire, qui a duré un peu plus de quatre heures, le procureur a par exemple tenté de cerner le moment où M.Turcotte a tué ses enfants, le soir du 20 février 2009.4,2 millions de la part de Québecor.La firme indépendante Wise, Blackman estimait à l'époque que le rachat serait chose faite au bout de 13 ans.Le hic, c'est que Québecor a dû diminuer ses dividendes et n'a jamais versé 4,2 millions de dividendes par année à Placements Péladeau (Québecor a versé 3,5 millions de dividendes par année depuis 2006).Résultat: Placements Péladeau n'a jamais versé de compensation à Anne-Marie Péladeau en vertu de cette clause de l'entente.Renégocier de bonne foi Le tribunal base son jugement sur une clause de leur entente de 2000 prévoyant qu'un «événement non prévu » entraîne Tout ce que M.Turcotte prétend se rappeler à ce sujet, c'est qu'il faisait noir.Il dit avoir pensé à emmener ses enfants alors qu'il « se voyait mort sur son lit».Ce qui l'amène à dire qu'il a bu du lave-glace avant.Mais il en a bu après, forcément, puisque du sang d'Anne-Sophie a été trouvé sur le verre et le bidon de lave-glace.Doutes Me Verret doute aussi de l'intention de M.Turcotte de se suicider.En tant que médecin, il avait la possibilité de choisir des moyens beaucoup plus efficaces que le lave-glace.M.Turcotte rétorque que ce n'était pas planifié.M.Turcotte dit avoir tenté de planter un couteau dans son cœur, mais il n'en a pas été capable.Il en garde une petite l'obligation de « renégocier de bonne foi».En cour, Anne-Marie Péladeau faisait valoir que l'absence de dividendes suffisants pour racheter les actions durant 13 ans est un « événement non prévu», tandis que la société Les Placements Péladeau prétendait le contraire.Ni Pierre Karl Péladeau ni Érik Péladeau n'ont témoigné en cour dans ce dossier.Pierre Karl Péladeau a préféré ne pas commenter ce dossier, hier.Sa société Les Placements Péladeau a 60 jours pour faire une demande de permission d'en appeler à la Cour suprême du Canada.Toutefois, appel ou pas, la décision de la Cour d'appel du Québec est exécutoire immédiatement.cicatrice.Après avoir réalisé qu'il avait tué ses enfants, il a voulu de nouveau se planter un couteau dans le cœur.C'est le grand couteau qu'il voulait, car le plus petit n'était pas assez grand, croyait-il.Mais il n'a pas trouvé le grand couteau, qui était en partie sous le cadavre d'Olivier.Le petit couteau, qui avait servi à tuer les enfants, était dans la salle de bains, bien visible.Au cours de son témoignage, M.Turcotte a démontré qu'il connaissait à fond la preuve et qu'il avait une excellente mémoire.Il se souvient des dates et de détails précis.« J'ai une excellente mémoire.Je n'ai jamais fait de black-out de ma vie, a-t-il dit, sauf cette soirée-là, et en novembre 2009, quand j'ai fait une autre tentative de suicide en prison.» Médias La Gazette met fin à son édition numérique La chaîne de journaux Postmedia renonce à publier ses éditions numériques du soir pour tablette.Une porte-parole de l\u2019entreprise a confirmé que celle-ci allait publier hier soir les dernières éditions numériques du soir de la Montreal Gazette, de l\u2019Ottawa Citizen et du Calgary Herald, mettant ainsi fin à ce projet expérimental.Phyllise Gelfand a indiqué que même si l\u2019entreprise était fière de la qualité graphique des éditions, elle devait cesser l\u2019expérience, car elle n\u2019avait pu intéresser un nombre suffisant de lecteurs et d\u2019annonceurs.Les utilisateurs seront redirigés vers l\u2019application d\u2019actualité de Postmedia.\u2014 PC LITIGE DE 46,8 MILLIONS Pierre Karl Péladeau devra négocier avec sa sœur m lit™ Venez rencontrer l\u2019équipe de La Presse+ près de chez vous Courez la chance de gagner l\u2019une des 10 tablettes*.Ce samedi et dimanche de 10 hà 16 h, l\u2019équipe vous attend aux succursales suivantes : Best Buy Laurier Québec 2700, boul.Laurier Québec Best Buy Galeries de la Capitale 5401, boul.des Galeries Québec Best Buy Carrefour Trois-Rivières-Ouest 4520, boul.des Récollets Trois-Rivières Pour connaître le calendrier complet de nos sorties, visitez LaPressePlus.ca/calendrier.* Règlement disponible à La Presse.La valeur totale des prix est de 5 200 $.Il y aura un tirage tous les lundis jusqu\u2019au 14 décembre aux bureaux de La Presse.y» Google play | iS?lipPS:s^f?,0Ji .Buy LA PRESSE f MONDE ÉTATS-UNIS Une fenêtre sur MARC THIBODEAU La CIA et le ministère de la Défense américain effectuent depuis des années des frappes de drones contre de présumés terroristes dans le cadre d\u2019un programme controversé «d\u2019assassinats ciblés» dont les modalités demeurent largement ignorées du public.Des documents confidentiels récemment divulgués par le site The Intercept, du journaliste Glenn Greenwald, soulèvent d\u2019importantes questions sur son fonctionnement et son efficacité.Explication en quatre mots.Baseball La question de savoir comment les forces américaines déterminent les cibles appropriées pour les drones et obtiennent l\u2019autorisation pour les tuer est l\u2019une des plus controversées.Le président Barack Obama a déjà indiqué, dans une rare intervention à ce sujet, qu\u2019il était «ultimement responsable» du processus suivi.Un des documents fournis à The Intercept par une source au sein des services de renseignement indique que des agents élaborent dans un premier temps une «carte de baseball» réunissant les détails connus et pertinents au sujet de la cible.Le document remonte une longue chaîne de responsables qui passe par le bureau du secrétaire à la Défense et le Conseil de sécurité nationale avant d\u2019aboutir au président lui-même.Le chef d\u2019État n\u2019approuve pas lui-même chaque frappe, mais bien l\u2019inclusion de la cible sur une liste autorisée (kill list).Les forces américaines qui traquent l\u2019individu disposent dune période de 60 jours pour procéder à son élimination.Imminence En 2013, Barack Obama avait assuré que le programme de frappes de drones était étroitement balisé et ne visait que des terroristes représentant une «menace imminente continue pour des personnes américaines».L\u2019approche, précisait-il, ne doit être retenue que s\u2019il est impossible de capturer la cible concernée.Il appert cependant que de telles captures sont rares et que les forces américaines favorisent les frappes en se basant sur des critères beaucoup plus permissifs que ne le laissait entendre le président.« Il y a un écart énorme entre les normes annoncées et celles qui semblent s\u2019appliquer sur le terrain », note Jameel Jaffer, un analyste de l\u2019American Civil Liberties Union (ACLU).Seule une définition extrêmement permissive de la notion de «menace imminente» pourrait notamment permettre d\u2019expliquer, dit-il, la quantité de frappes recensées dans des pays comme le Yémen et la Somalie, où la présence de ressortissants américains est presque nulle.le programme de drones «T*:' mmm \u2014 b&Bbbi : ¦ » ¦ ¦ ¦ ¦.:r:>« \t\t PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE Des documents confidentiels récemment divulgués à un site internet dévoilent de larges pans du programme américain d\u2019assassinats ciblés par drones.Ennemis L\u2019administration américaine assure que les frappes de drones font peu de victimes civiles et précise, à ce sujet, que les opérateurs peuvent procéder à un tir seulement s\u2019ils ont « la quasi-certitude que des non-combattants ne seront pas blessés ou tués».Des données colligées relativement à une opération menée dans le nord de l\u2019Afghanistan indiquent qu\u2019en date de février 2013, 35 cibles - désignées comme des «jackpots» - avaient été éliminées par des drones en même temps que 200 « ennemis tués au combat».Selon The Intercept, il appert que les autres personnes touchées lors des frappes sont considérées comme des combattants ennemis jusqu\u2019à preuve du contraire.«Ça explique pourquoi le gouvernement répète qu\u2019il y a peu de victimes civiles», note M.Jaffer.Plusieurs bévues meurtrières survenues au cours des dernières années ont déjà mis en relief les ratés des services de renseignement, qui se fient souvent beaucoup plus sur l\u2019interception de communications électroniques que sur la collecte de données sur le terrain par des agents, un processus considéré comme plus fiable.Transparence Les organisations de défense des droits de la personne tentent, avec peu de succès, de contraindre l\u2019administration à faire preuve de plus de transparence au sujet du programme de frappes de drones en s\u2019adressant aux tribunaux.LACLU cherche notamment, en utilisant la loi fédérale d\u2019accès à l\u2019information, à contraindre la CIA à diffuser les mémos juridiques sur lesquels s\u2019appuie le programme ainsi que la liste des frappes effectuées avec leurs cibles et les résultats obtenus.Dans un premier temps, l\u2019agence de renseignement a carrément nié son existence avant d\u2019être forcée de se raviser.Elle refuse aujourd\u2019hui de fournir les informations demandées en évoquant des questions de sécurité nationale.«Le public n\u2019a pas l\u2019information requise pour juger de l\u2019efficacité, de la légalité et de la moralité de la politique suivie», déplore Jameel Jaffer.L\u2019initiative de dénonciateurs comme celui qui a alimenté The Intercept prend une importance particulière qu\u2019elle n\u2019aurait pas, dit-il, si le gouvernement respectait ses obligations en matière de reddition de comptes.Entrevue avec l\u2019ancien premier ministre Mehdi Jomaa La Tunisie a encore « beaucoup à faire» PHOTO PATRICK WOODBURY, LE DROIT Mehdi Jomaa a organisé les premières élections libres de la Tunisie.Il invite maintenant les entreprises canadiennes à participer à la relance économique du pays.JEAN-THOMAS LÉVEILLÉ OTTAWA \u2014 Saluée comme le seul pays à avoir réussi la révolution du Printemps arabe, la Tunisie a encore «tout à faire sur le plan économique et social », estime Mehdi Jomaa, qui a occupé le poste de premier ministre de janvier 2014 à février dernier, organisant les premières élections libres du pays.La Presse s\u2019est entretenue avec l\u2019ancien dirigeant, de passage au Canada cette semaine.« La Tunisie est en meilleure position aujourd'hui pour aborder son avenir qu'elle ne l'était avant [le Printemps arabe] », résume Mehdi Jomaa.L'homme se montre lucide, le pays qu'il a brièvement dirigé durant cette période mouvementée a encore bien des défis devant lui.« L'erreur dans laquelle nous nous sommes tous enlisés, quand la révolution est arrivée, ç'a été de la voir avec beaucoup de romantisme » et de croire « que nos problèmes étaient réglés», explique-t-il avec passion, mais d'une voix calme et posée.« La révolution ne règle pas les problèmes, la révolution complique les problèmes à court terme et prépare, si on la travaille bien, des solutions à long terme », ajoute l'ancien premier ministre.Il estime néanmoins que la Tunisie a accompli « pas mal de réalisations » en cinq ans, évoquant une « liberté d'expression à tous les points de vue», une nouvelle constitution et des élections transparentes, l'an dernier, dont tous les acteurs ont reconnu les résultats.Prix Nobel Mehdi Jomaa voit une reconnaissance éclatante des succès de la Tunisie dans l'attribution, au début du mois, du prix Nobel de la paix au Quartette tunisien, ces quatre organisations civiles à l'origine de la transition pacifique qu'il a dirigée.Il estime également que la voie empruntée par son pays, « qui n'est pas la voie des armes et de la confrontation, mais la voie du dialogue et du consensus », démontre l'importance de la société civile, qui a été à l'origine de cette grande conversation nationale.« La sagesse, c'est d'avoir choisi de s'asseoir ensemble dans la difficulté de la négociation et de la discussion et de se condamner à trouver une solution », juge Mehdi Jomaa.Cette discussion n'aurait cependant pas été possible sans « la culture de l'État » propre aux Tunisiens, qui ont « une tradition de modération et de dialogue », souligne Mehdi Jomaa.Cette tradition, ce sont notamment les femmes qui l'ont portée à bout de bras, affirme-t-il.« En Tunisie, dans la société civile, la femme est très présente, comme dans la vie politique.» Dialoguer avec ses ennemis Les succès remportés par la Tunisie n'en font pas pour autant un modèle, tempère Mehdi Jomaa, mais plutôt « une source d'inspiration et, surtout, un espoir».Le seul conseil qu'il dit pouvoir donner, c'est de consacrer du temps à la recherche d'une solution inclusive.« Si on veut faire la paix, on ne la fait pas avec les amis, on la fait avec les ennemis», dit-il.Son conseil vaut aussi pour la Syrie, où «la seule chose qu'on n'a pas essayée, c'est le dialogue », lance-t-il.« Quand on voit que c'est sombre, qu'il y a une impasse, c'est là que le dialogue s'impose.C'est là que le dialogue peut importer le plus.» Forte de ses succès politiques, la Tunisie doit désormais s'attaquer aux domaines économique et social, affirme Mehdi Jomaa.« Le premier défi, c'est de créer des occasions pour les jeunes» en relançant l'économie et en créant « des métiers à valeur ajoutée », lance-t-il.Il y voit d'ailleurs une occasion à saisir pour les entreprises canadiennes, parlant de cette jeunesse au chômage comme d'un « gisement » dans un pays qui est « la porte de l'Afrique et du Moyen-Orient ».La Tunisie doit aussi régler son déséquilibre régional, « qui est l'une des raisons de la révolution », croit l'ancien premier ministre.La menace terroriste pèse également sur le pays, frappé par deux attentats au cours de la dernière année, mais Mehdi Jomaa rappelle que Londres, Paris et Ottawa y ont aussi été confrontés.La révolution tunisienne est à ses yeux la preuve que son pays peut faire face à la menace.«La première cible [des terroristes], c'est cette expérience démocratique qu'il fallait faire avorter.Ils n'ont pas réussi.» LE TOUR DU GLOBE Syrie Visite-surprise d\u2019Assad à Moscou Le président syrien Bachar al-Assad a fait une visite-surprise à Moscou, sa première sortie officielle de son pays depuis le début de la guerre civile, pour remercier l\u2019allié russe de son engagement militaire auprès de ses troupes contre les rebelles.Cette rencontre risque de faire grincer des dents parmi les détracteurs de M.Assad, notamment en Occident et en Turquie où l\u2019appui militaire et politique russe au régime syrien n\u2019a cessé d\u2019être dénoncé.Elle rappelle aussi que le Kremlin est plus déterminé que jamais à soutenir son allié alors que la question d\u2019un éventuel départ du pouvoir de M.Assad n\u2019a pas été évoquée.-AFP États-Unis Joe Biden ne sera pas candidat Le vice-président américain Joe Biden a annoncé hier qu\u2019il ne serait pas candidat à la Maison-Blanche et qu\u2019il renonçait à défier la favorite Hillary Clinton, ce qui a mis fin à des mois des rumeurs.Si Hillary Clinton restait la favorite depuis des mois dans la course à l\u2019investiture, le vice-président se situait dans les sondages en troisième position, derrière elle et le sénateur indépendant Bernie Sanders, avec environ 17% des intentions de vote.La candidate devrait mathématiquement remonter dans l\u2019électorat démocrate en profitant des reports de préférence des sympathisants de Joe Biden.-AFP Israël Nétanyahou se défend sur la Shoah Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a dû se défendre hier d\u2019avoir voulu exonérer Hitler de sa responsabilité dans la Shoah en déclarant que c\u2019était le mufti de Jérusalem de l\u2019époque qui avait donné au dictateur l\u2019idée d\u2019exterminer les juifs d\u2019Europe.M.Nétanyahou a été accusé par l\u2019opposition israélienne et le président palestinien Mahmoud Abbas de déformer l\u2019histoire après un discours prononcé mardi devant le Congrès sioniste à Jérusalem.Il faisait référence à une rencontre en novembre 1941 en Allemagne entre Adolf Hitler et le grand mufti de Jérusalem Haj Amin al-Husseini, haut dirigeant musulman dans la Palestine.-AFP États-Unis WikiLeaks publie des courriels du chef de la CIA Lorganisation WikiLeaks a publié hier plusieurs documents censés provenir de la boîte courriel personnelle du directeur de la CIA John Brennan et datés de 2007 à 2009, avant sa prise de fonction au sommet de l\u2019agence américaine du renseignement.John Brennan «a utilisé ce compte occasionnellement pour des projets liés au renseignement», assure l\u2019organisation.WikiLeaks met notamment en ligne un court mémo sur l\u2019Iran, deux documents de 2008 parlant de la torture et une copie d\u2019un document qui contient de nombreuses informations personnelles.-AFP A16 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 22 OCTOBRE 2015 DEBATS André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président, Information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux, Information Pascale Breton > Directrice principale, Débats ÉDITORIAL Sondeur, dis-moi qui va gagner PAULJOURNET paul.joumet@lapresse.ca Certaines idées reçues reviennent comme la mauvaise herbe.Au lendemain de la campagne électorale, plusieurs accusaient les sondeurs de ne pas avoir prévu la victoire libérale.Ou même d'être carrément incapables de le faire, car les campagnes seraient devenues trop imprévisibles.La vérité est un peu plus complexe.Dans les années 70, un chercheur avançait que le battement d'aile d'un papillon au Brésil Prédire les élections est difficile, mais pas impossible.Ce n\u2019est pas un jeu de pile ou face, à condition de savoir où regarder.pouvait provoquer une tornade au Texas.L'image célèbre a mené à un hyperscepticisme de salon.Dans notre univers chaotique, les prédictions seraient devenues impossibles.Et quand on parle de phénomènes intangibles comme une intention de vote, on nagerait dans un mystère enveloppé d'une énigme.Et pourtant, il y a des pré-visionnistes qui possèdent une bonne moyenne au bâton.Le politologue Philip Tetlock explique pourquoi dans Superforecasting, cosigné avec Dan Gardner.Tetlock a déjà démontré qu'un singe jouant à pile ou face prédirait mieux le cours de la Bourse que plusieurs «experts».Mais il est plus facile d'exhiber la bêtise que d'expliquer l'intelligence.C'est à cette tâche que s'attaque son dernier essai.Comment reconnaître les bons prévisionnistes?D'abord, par leur personnalité.Ce ne sont pas des idéologues qui analysent les faits à travers le prisme d'une grande théorie, comme réduire la taille de l'État.Ensuite, par leur façon de résoudre un problème.Au lieu de chercher des informations pointues pour valider leur hypothèse de départ, ils prennent un pas de recul, grappillent des informations de différentes sources, puis s'ajustent quand les faits les contredisent.Ils parlent en probabilités, et non en certitudes.Bref, ils ennuient les médias.Tetlock a même observé que plus un expert est médiatisé, moins il est fiable.Au début du mois d'octobre, Maclean's interviewait trois « superprévisionnistes » de l'étude de M.Tetlock.Leur verdict?Ils n'avaient pas prévu une victoire libérale majoritaire.Mais à leur décharge, leur jugement était ponctué de réserves, et la montée libérale n'était pas terminée.Les limites des sondages ont été soulignées avec raison.La première, c'est que chaque sondage est un polaroid.Mieux vaut donc agréger ceux dont la méthodologie est robuste afin d'obtenir une vision d'ensemble.L'autre limite, c'est qu'en convertissant les intentions de vote en projections de siège, on fait une estimation à partir d'une estimation.Cela multiplie les possibilités d'erreur.Surtout lorsqu'on jongle avec plusieurs variables interdépendantes, comme dans une course à quatre partis.Malgré tout, en fin de campagne, quelques sondeurs étaient très près du résultat final.Peut-être que le problème réside non pas dans les chiffres, mais dans leur interprétation.En effet, on oublie qu'il s'agit de probabilités.S'il y a 80 % de chance qu'il pleuve, cela signifie qu'il n'y aura pas de précipitation deux jours sur dix.Cela ressemble un peu aux projections de sièges qui venaient avec un minimum et un maximum, mais qu'on réduisait à un chiffre précis.Avant d'accuser les sondages d'un trait ou d'en limiter la publication, mieux vaudrait apprendre à bien les interpréter.Et comprendre que l'incertitude n'équivaut pas à l'ignorance.DEBATS@LAPRESSE.CA En réaction à l'éditorial «Combler les attentes» de Pascale Breton, publié hier Le règne de l\u2019humanisme Le 19 octobre 2015, les Canadiens ont permis au Canada de renouer avec la démocratie et de permettre à notre beau pays de reprendre avec vigueur son rôle d'humaniste et de promoteur de paix et de justice sociale.Dorénavant, le monde aura un vrai partenaire pour combattre les changements climatiques et non un gouvernement qui nie ceux-ci avec mesquinerie.Le Canada va sortir du pessimisme et des mensonges conservateurs.Daniel Laparé Parler avec cœur C'est l'analyse la plus juste de la victoire de M.Trudeau.Il sait parler au cœur des gens et attire le même élan envers lui.Pour tout dire, bien que je sois un conservateur de longue date, il a su gagner mon estime au cours de cette campagne.Gilles Bourget Rêveur et réaliste Laissez-nous rêver un peu s'il vous plaît, cela fait du bien.Le fait de rêver n'exclut pas de rester réaliste.Ils ne pourront remplir toutes leurs promesses, mais je continue à penser que ce changement de gouvernement nous sera bénéfique.On s'en reparle plus tard.Yvonne Villeneuve En réaction à la chronique «À la table du pouvoir» de Lysiane Gagnon, publiée hier Système désuet Réflexion typique d'une presse fédéraliste libérale ! Les Québécois ont voté à 80 % pour des partis fédéralistes non pas par conviction fédéraliste, mais parce que ce système désuet - uninominal à un tour - ne laisse pas la place aux tiers partis.Donc, les Québécois ont voté stratégiquement pour contrer les Harperites, non par amour du fédéral.Sachez analyser correctement.Jean-Pierre Grenier, Québec Trudeau a une chance Beaucoup d'analystes se trompent sur la force du mouvement souverainiste au Québec.Les Québécois voulaient à tout prix se débarrasser de Stephen Harper, donc, ce n'était pas le temps de « perdre » son vote en votant pour le Bloc.Par contre, si Justin Trudeau réussit à améliorer les conditions de vie des Canadiens de façon substantielle, il pourrait être très difficile de convaincre les Québécois de quitter le Canada.Carmen Comeau, Trois-Rivières vit cms\tr V m.vk\\ I\t/v N ^ DROITS RÉSERVÉS/serge.chapleau@lapresse.ca OPINION Traçons la voie de l\u2019avenir pour les nationalistes La prospérité est un instrument essentiel de notre fierté nationale FRANÇOIS LEGAULT Chef de la Coalition avenir Québec Le verdict est sans appel.Malgré le retour de Gilles Duceppe, le Bloc québécois n'a pas réussi à s'imposer.Plus de quatre électeurs sur cinq lui ont tourné le dos.Le courage de M.Duceppe doit être salué.Mais il faut dire la vérité.Le Bloc ne retrouvera pas la position dominante qui était la sienne avant 2011.En réalité, à travers le déclin du Bloc, c'est à une crise du mouvement souverainiste que l'on assiste.Une crise historique C'était évident en avril 2014, avec la défaite du gouvernement du Parti québécois autour du thème de l'indépendance.C'est maintenant incontestable, avec les résultats de la dernière élection.Et ça le deviendra de plus en plus dans les mois et dans les années qui viennent.Le mouvement souverainiste traverse une crise historique.L'article 1 du PQ, porté plus haut que jamais depuis l'arrivée de Pierre Karl Péladeau, le met en porte-à-faux d'une proportion grandissante de la population.Les Québécois se sont prononcés à deux reprises en faveur du maintien du lien fédéral et ne veulent pas d'un troisième référendum.Cette situation n'est pas près de changer.Vingt ans après le référendum de 1995 et 35 ans après celui de 1980, la maturité commande de rassembler les nationalistes autour d'objectifs communs.La division des nationalistes au niveau provincial compromet notre santé démocratique en permettant la réélection perpétuelle du Parti libéral.De ce fait, elle maintient au pouvoir un parti qui défend mollement l'identité des Québécois et les intérêts du Québec.Les souverainistes pragmatiques qui ont pris acte du déclin de leur option et les nationalistes non souverainistes doivent réapprendre à se parler pour tirer le meilleur parti de notre appartenance au Canada.Un nationalisme réaliste et moderne Piégés entre l'indépendantisme du PQ et le fédéralisme de statu quo du PLQ, les Québécois cherchent une voie de sortie.Ils veulent une option nationaliste forte, suffisamment réaliste et flexible pour faire des gains à l'intérieur du Canada sur des enjeux clés comme la langue et l'immigration.Mais ils veulent aussi que cette option nationaliste ait une vision claire de notre développement.Le Québec fait face à des défis urgents, notamment en économie et en éducation.Il faut donc élaborer une stratégie globale de création de richesse et d'affirmation.La prospérité est un instrument essentiel de notre fierté nationale.Sans la prospérité, la fierté manquerait de moyens; sans la fierté, la prospérité manquerait de sens.Le nationalisme québécois est mûr pour une refondation majeure, non autour de la souveraineté, mais autour d'un nouveau programme, plus pragmatique, qui se construira à l'intérieur du cadre fédéral.J'ai la profonde conviction que c'est à la Coalition avenir Québec qu'il revient d'assumer ce rôle historique.Dès novembre, je préciserai à notre conseil général les contours de notre proposition en matière constitutionnelle.Plus que jamais, j'ai la conviction qu'entre l'immobilisme du Parti libéral du Québec et le «ça passe ou ça casse» du Parti québécois, il y a un avenir prometteur pour notre nation.Vingt ans après le référendum de 1995 et 35 ans après celui de 1980, la maturité commande de rassembler les nationalistes autour d\u2019objectifs communs.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE « La division des nationalistes au niveau provincial compromet notre santé démocratique», estime l\u2019auteur.POURNOUSJOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZUNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?\tVOUS VOULEZ EXPRIMERVOTRE OPINION?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\tÉcrivez-nous à debats@lapresse.ca RÉDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca\tABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement\t\tPUBLICITÉ 514.285.6931 PETITESANNONCES 514.987.8363ou1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca\t\tDÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca\tCARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est impriméàTranscontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.GuyCrevier.Président et éditeur.\t\t\t LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 22 OCTOBRE 2015 A17 À BIEN Y PENSER Personne ne se doutait, il y a à peine quelques mois, que Justin Trudeau deviendrait premier ministre du Canada à la fin de cette campagne électorale.Mais, maintenant, ce qui m\u2019inquiète, c\u2019est que personne ne croit que Donald Trump deviendra le prochain président des Etats-Unis.\u2014 Donal Archambault DEBATS Le château de cartes LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca Ceux qui se penchent sur le sort du NPD sont nombreux à croire que le recentrage du parti a nui à ses chances en le faisant apparaître comme moins « progressiste » que le PLC.Je pense au contraire que si le parti était resté cantonné dans sa zone de gauche, le résultat aurait été encore pire.Thomas Mulcair était dans ce qu'on appelle en anglais une «no-win situation » : quoi qu'il fasse, il ne pouvait pas gagner.On connaît peu, au Québec, le vrai visage de ce parti qui, jusqu'à l'arrivée de M.Mulcair, n'avait jamais réussi à prendre le virage de la modernité.Un parti à la traîne des syndicats dont il était dépendant pour son financement (jusqu'à ce que la loi interdise les contributions des personnes morales).Un parti où grouillaient trop de radicaux et qui, précisément pour cette raison, n'avait jamais pu se rapprocher du pouvoir.(Au Québec, le NPD avait un visage plus flou, car il était formé des «poteaux» de 2011 et n'avait aucune racine dans la province.) Le NPD a certainement démobilisé une partie de sa base traditionnelle en évitant de parler des inégalités sociales, en s'abstenant de se faire le champion de la classe ouvrière et en se donnant un programme modéré (même son projet le plus audacieux - le réseau de garderies publiques - était prudent, car il s'étalait sur plusieurs années).Mais c'était le prix à payer pour apparaître comme un parti de gouvernement.Notons toutefois que son choix d'éviter les déficits était parfaitement conforme à la plus ancienne tradition néo-démocrate, qui remonte aux coopératives agricoles des Prairies : les S\u2019il n\u2019avait eu à faire face qu\u2019au gouvernement Harper, le NPD aurait eu de fortes chances de gagner ces élections.agriculteurs n'aiment pas les dettes, et les gouvernements néo-démocrates de l'Ouest ont généralement évité d'endetter trop lourdement leurs provinces.Le NPD fédéral, qui s'était acquis la réputation d'un parti dépensier et irresponsable à cause des projets coûteux et irréalistes qu'il faisait miroiter, devait cette fois-ci apparaître comme fiscalement responsable.S'il n'avait eu à faire face qu'au gouvernement conservateur, le NPD de Thomas Mulcair aurait eu de fortes chances de gagner ces élections.L'irruption dans le tableau d'un parti libéral revigoré, sous la direction d'un jeune chef charismatique, a brouillé le tableau.Le PLC, malgré ses déboires des dix dernières années, restait une solution crédible, connue, éprouvée, une « valeur sûre».Son image de marque était si forte qu'il pouvait se permettre beaucoup plus d'audace que le NPD.Si ce dernier avait flirté, comme le PLC, avec l'idée de faire des déficits pour favoriser la croissance, il se serait suicidé.Cela dit, la campagne du NPD manquait d'imagination et de dynamisme, et la personnalité de son leader n'aidait pas.Avocat astucieux et plaideur féroce, M.Mulcair, qui a excellé dans son rôle d'opposition aux Communes, a été moins efficace comme chef de campagne.Il oscillait constamment entre deux attitudes - l'agressivité qui lui était naturelle, et la façade bienveillante que ses conseillers lui imposaient.Il n'avait pas non plus la finesse politique d'un Justin Trudeau.Ce dernier s'est bien tiré de la controverse du niqab parce qu'il n'a pas forcé la note, tandis que M.Mulcair, tout à ses principes, s'y enfonçait à coup d'explications laborieuses.Même différence à propos du Partenariat transpacifique, auquel M.Mulcair, dans une tentative désespérée pour regagner sa base, a réagi avec une fureur irrationnelle, tandis que M.Trudeau disait calmement qu'il en jugerait.quand il l'aurait lu ! Toute la force du NPD, à la veille de ces élections, reposait sur sa base québécoise qui l'avait miraculeusement fait accéder au statut d'opposition officielle.Mais ce château fort sans racines ni personnalité collective était un château de cartes, et la vague rouge l'a emporté.Le « procès » de Hillary Clinton La commission spéciale sur l\u2019attaque de Benghazi témoigne de la panique des républicains à l\u2019approche de la présidentielle de 2016 PHOTO MARK ALMOND, LA PRESSE Pour l\u2019auteur, l\u2019objectif de cette commission spéciale sur l\u2019attaque terroriste contre le consulat américain à Benghazi vise d\u2019abord à plomber la candidature présidentielle de Hillary Clinton.un compte privé et non un compte gouvernemental pour échanger des courriels officiels.La question s'est alors posée de savoir si certains d'entre eux portaient sur l'affaire et si cette pratique mettait en danger la sécurité nationale.Hillary Clinton s'est mal défendue sur l'usage de ce compte et accepte finalement de livrer ses courriels à un examen.La commission l'invite à venir témoigner en privé comme tous les autres témoins.déjà annoncé la publication du rapport d'enquête quelque part l'an prochain, entendez juste avant la présidentielle du 8 novembre.Au fond, les républicains sont persuadés de pouvoir démontrer au public américain la duplicité de Hillary Clinton et, ainsi, d'atteindre un de leurs objectifs, qui est de faire « chuter ses appuis » dans les sondages, comme l'a avoué un des leaders républicains à la Chambre.Les républicains sont persuadés de pouvoir démontrer au public américain la duplicité de Hillary Clinton et, ainsi, d\u2019atteindre un de leurs objectifs, qui est de faire «chuter ses appuis» dans les sondages.Or, les témoignages privés sont souvent l'objet de fuites sélectives destinées à créer la controverse.Flairant le piège, la candidate démocrate exige de témoigner publiquement.Ainsi, ce qu'elle dira sera connu de tous.C'est qu'il est devenu évident que cette commission s'est transformée en tribunal visant à discréditer la meneuse dans la course à la présidence des États-Unis.La commission étire étrangement ses travaux et procède avec une lenteur suspecte à l'audition des témoins.Son président a Le procès d'intention est une vieille ficelle souvent utilisée en campagne électorale.Ici, il cache en fait le désarroi dans lequel les républicains sont plongés.Écartelés entre 15 candidats à l'investiture républicaine, menacés de marginalisation par les déclarations incendiaires de Donald Trump, incapables de choisir un speaker modéré à la Chambre des représentants, les républicains cherchent une diversion.Le témoignage de Hillary Clinton leur en offre une, en attendant des jours meilleurs.JOCELYN COULON Directeur du Réseau de recherche sur les opérations de paix, affilié au CERIUM de l\u2019Université de Montréal, il collabore régulièrement à la section Débats.Aujourd'hui, à Washington, s'ouvre une séance publique de la commission spéciale de la Chambre des représentants sur l'attaque terroriste contre le consulat des États-Unis à Benghazi, en Libye, en septembre 2012, attaque au cours de laquelle l'ambassadeur a été tué.Hillary Clinton, à l'époque secrétaire d'État, y sera le témoin vedette et, pour les républicains, l'accusée principale.La commission, créée par la majorité républicaine à la Chambre, est la huitième du genre à enquêter sur ces événements.Essentiellement, les commissions cherchent à savoir si tout a été fait pour assurer la sécurité des diplomates en Libye avant l'attaque, si tous les moyens ont été pris pour leur venir en aide au moment des événements, et si le gouvernement a tenté de dissimuler le caractère terroriste de l'attaque lors de ses premières réactions afin de protéger Hillary Clinton et de ne pas nuire à Barack Obama, alors en campagne pour sa réélection.Les sept premières commissions ne blâment pas directement l'ex-secrétaire d'État dans la gestion de cette affaire.Tout au plus soulignent-elles la confusion qui régnait dans la divulgation des informations et l'absence de renforcement de la sécurité de la mission diplomatique dans les mois précédant l'attaque malgré la détérioration de la situation sécuritaire en Libye.Mais dans un pays où la théorie du complot est un sport national et une industrie lucrative, les républicains restent persuadés que Hillary Clinton est coupable de quelque chose et ils sont déterminés à le démontrer.Il faut bien admettre qu'ils y sont aidés par le manque de transparence de l'administration Obama, notamment dans la divulgation des documents relatifs à cette affaire.En mai 2014, une série de courriels publiés par un groupe conservateur a laissé croire que certains conseillers voulaient imposer une lecture de l'attaque qui minimisait son caractère terroriste afin de protéger Mme Clinton.Immédiatement, la Chambre a voté la création d'une nouvelle commission, avec pour mandat cette fois d'examiner l'ensemble des politiques et décisions prises avant, pendant et après l'attaque afin de déterminer les responsabilités au plus haut niveau.Si la commission n'a rien découvert de nouveau sur les circonstances entourant l'attaque de Benghazi, elle révèle néanmoins que l'ex-secrétaire d'État utilisait EAUX USÉES Trois raisons d\u2019être en colère GÉRARD BOUCHARD Historien et sociologue, l\u2019auteur est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les imaginaires collectifs, il collabore régulièrement à la section Débats.Je n'ai développé que sur le tard une sensibilité aux problèmes d'environnement.Mais une fois alerté, j'ai fait mes devoirs en assimilant les informations de base sur les enjeux, les urgences et les résistances.Et comme la plupart des citoyens, je me suis appliqué à modifier mes comportements.En somme, j'ai progressivement intériorisé une sorte d'éthique environnementale.J'ai donc vivement réagi en apprenant que la Ville de Montréal allait déverser dans le fleuve une énorme quantité d'eaux pudiquement qualifiées d'« usées » - mais nous comprenons de quoi il s'agit, les télés ayant suffisamment diffusé les images de la soupe immonde dont on allait disposer.Quoique n'étant pas spécialiste, je me permets de croire que, dans le traitement de ce dossier, trois erreurs ont été commises qui pourraient avoir des conséquences néfastes et durables.Trois erreurs, et trois sources d'irritation.Erreur 1 Pourquoi avoir tant attendu avant de nous informer?Depuis au moins un an, sinon davantage, les responsables savaient ce qui s'en venait.Ont-ils pensé que la chose passerait inaperçue, ou que, devant le fait accompli, la réaction du public s'émousserait grâce à la magie des communicateurs?Si c'est le cas, c'est raté.L'incurie des gestionnaires est ici mise à nu.En un an, ils auraient eu le temps d'expliquer aux Québécois (car l'affaire déborde le cadre montréalais) les contraintes qui imposaient une solution aussi radicale.Même moi, j'aurais fini par comprendre.Mais j'aurais peut-être compris aussi que ce dénouement était prévisible depuis bien plus longtemps, ce qui m'aurait fait mieux voir encore l'indigence de certains gouvernants.Erreur 2 Des responsables, et même des envi-ronnementalistes, nous ont expliqué, peut-être avec raison (comment savoir?), en tout cas avec beaucoup d'assurance, que ce déversement massif d'ordures était La prochaine fois qu\u2019ils crieront au loup, comment allons-nous réagir?finalement peu de chose.Le fleuve, qui en a vu bien d'autres, avalerait tout cela sans problème.En d'autres mots, « y a rien là».C'était gravement se méprendre.Ces intervenants semblent ignorer que le combat pour l'environnement a largement porté ses fruits, que des années de sensibilisation ont créé dans la population une conscience très vive du rapport au milieu, que plusieurs citoyens en ont même fait une quasi-obsession.On s'indigne aujourd'hui de trouver dans un sentier forestier une petite bouteille de plastique abandonnée; on se scandalise d'un automobiliste qui jette à la rue un mégot de cigarette ou un papier-mouchoir; on s'évertue à bien séparer ce qui doit aller dans le bac bleu, le bac vert, le bac brun, etc.Et voilà qu'on nous reproche de nous énerver parce que des milliards de mètres cubes de merde s'en iront polluer les eaux du fleuve alors que jusqu'ici, un citoyen se serait trouvé profondément embarrassé d'être pris en flagrant délit d'uriner sur ses berges.Je dis bien: jusqu'ici.Mais à l'avenir?Les sentiments qui se répandent maintenant chez des gens comme moi, c'est d'abord l'étonnement, la perplexité, puis la désillusion, le cynisme même, et enfin la colère.Le discours moralisateur sur l'environnement était donc frelaté, on nous aurait trompés?Et cette culpabilité qu'on s'est employé à nous inspirer était donc exagérée?Voilà ce à quoi les gestionnaires et certains experts n'ont pas songé en nous enjoignant de nous calmer.La prochaine fois qu'ils crieront au loup, comment allons-nous réagir?Erreur 3 Le plus navrant, c'est qu'on ait cru banaliser ce déversement en nous informant bien calmement qu'il y avait eu de nombreux précédents récemment au Québec et que la chose se poursuit - pourquoi donc toute cette agitation?Là, j'ai attendu la montée furieuse aux barricades des mouvements écologistes.Elle n'est pas venue.C'est ici que j'ai décroché.f ,j»s A18 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 22 OCTOBRE 2015 LA PRESSE ARTS J#'*- Benoît Gouin, Karine Lagueux et Sébastien Ricard seront les têtes d\u2019affiche de la nouvelle série dramatique Le clan, diffusée à Radio-Canada.PHOTO OLIVIER PONTBRIAND LA PRESSE La guerre des clans HUGO DUMAS CHRONIQUE La matière et les intrigues sont denses dans la minisérie Le clan de la scénariste Joanne Arseneau, que Radio-Canada lance le samedi 31 octobre à 21 h.Une case horaire peu conventionnelle pour une production québécoise, avouons-le.Les samedis à 21 h, Radio-Canada programme plutôt des fictions britanniques ou américaines, rarement manufacturées ici.Un gros défi de visibilité attend donc Le clan, qui s'appuie sur une distribution solide.Heureusement que Tou.TV et les enregistreurs numériques existent.Même si l'action décolle lentement dans les deux premiers épisodes (sur un total de six), ça vaut la peine de s'intéresser à ce suspense psychologique tourné dans la région de Québec et au Nouveau-Brunswick.Le clan, c'est une incursion dans l'univers des délateurs, du crime organisé, de la politique municipale et des motards.C'est également une habile démonstration du poids que peuvent avoir les mensonges sur une personne qui mène une double existence et qui vit en permanence avec la peur d'être démasquée.Car le personnage principal du Clan, campé par Sébastien Ricard, n'est pas celui qu'il prétend être.Dans sa nouvelle vie d'organisateur de festival western d'une petite municipalité québécoise tranquille, Jean-François Gagnon (Sébastien Ricard) habite avec la belle Brigitte (Karine Lagueux), la fille du maire (Luc Senay), et leurs deux jeunes enfants.Jean-François exploite une écurie renommée.Mais huit ans auparavant, au Nouveau-Brunswick, Jean-François Gagnon était Yannick Moreau, un des membres du célèbre clan Moreau, qui trempait dans toutes sortes d'activités illicites.Pour sauver sa peau lors d'un coup fumant qui a foiré, Yannick Moreau a vendu à la police son père Donald (Roger Léger), de même que ses trois frères Pascal (Pierre-Yves Cardinal), Steve (Louis-Philippe Dandenault) et Mathieu (Jean-Sébastien Courchesne).Inutile de vous préciser que les Moreau, tous derrière les barreaux, haïssent Yannick/Jean-François et n'attendent qu'une seule chose : sortir de prison pour aller lui faire la peau.L'acte de délation de Yannick/Jean-François a aussi fait coffrer le chef du gang rival des Irlandais, qui a tout autant soif de vengeance.Avec l'aide du policier Thomas Chamberland (Benoît Gouin), Yannick est devenu Jean-François et a été relocalisé au Québec, où personne ne connaît son passé de truand.À sa nouvelle femme, il a raconté revenir d'une mission de l'armée canadienne en Afghanistan.La nuit, des cauchemars l'assaillent et ses crises de panique augmentent d'intensité.Jean-François craquera-t-il?Révélera-t-il son secret?Ses frères et son père vont-ils le retracer?Cet aspect anxiogène du Clan est fascinant.Pourtant, les deux premières heures de la série s'embourbent dans des histoires de conseil municipal, de cheval mort, d'hebdo régional, de projet de condos et de mémérage de perron d'église.Ce qui nous intéresse gravite autour de l'ancienne vie de bandit de Jean-François.Quand un des premiers frères Moreau est enfin libéré, on se dit que l'action déboulera enfin.Mais non.Il y a tellement de personnages à présenter que le récit s'éparpille.Ce qui s'en vient dans les prochains épisodes semble toutefois bien prometteur et prenant.La mère du clan Moreau, Carole (Denise Bouchard), est un très beau personnage.C'est une femme forte, comme une maman italienne qui protège sa famille de caïds contre vents et marées.Le clan nous sort des grandes villes et s'intéresse à la vie en région en posant un regard non condescendant - et non ironique - sur le milieu du western.Les images du réalisateur Jim Donovan (Flashpoint, Heartland) sont superbes.La facture visuelle ressemble à une celle d'une grosse série de HBO.Bémol, en terminant.Lapro-duction aurait pu investir plus d'argent dans la perruque que porte Pierre-Yves Cardinal.C'est déconcentrant et ça nous fait décrocher du jeu très juste de cet excellent comédien.Un peu comme le postiche laid qu'avait enfilé Xavier Dolan dans Tom à la ferme.Le genre de détail qui tue.Unité 9 au sommet Vous avez été nombreux à réagir à ma chronique de mardi où j'exprimais des réserves concernant le virage plus violent négocié par Marie Lamontagne (Guylaine Tremblay) dans Unité 9.Visiblement, la nouvelle Marie ne fait pas l'unanimité.C'est correct.Peut-être finirons-nous par mieux la comprendre?Cela dit, la popularité d'Unité 9 ne fléchit pas : sa dernière cote d'écoute a été estimée à 1 643 000 fidèles.Un chiffre impressionnant en cette période de fragmentation des auditoires.a Pour joindre en notre chroniqueur: hdumas@lapresse.ca Un gros défi de visibilité attend «Le clan».Heureusement que Tou.TV et les enregistreurs numériques existent.US» PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE PHOTO JONATHAN SHORT, ASSOCIATED PRESS PHOTO LOÏC VENANCE, AGENCE FRANCE-PRESSE Cinéma Tournage en vue pour Louis-José Houde Musique Adele prépare un album de réconciliation Télévision Chris Rock à l\u2019animation des Oscars Louis-José Houde sera en vedette dans le film Ça sent la coupe de Patrice Sauvé (Cheech, Grande Ourse), d\u2019après un scénario de Matthieu Simard.Cette comédie dramatique sur fond de hockey gravite autour de Max, trentenaire en quête de repères à la suite d\u2019une rupture.Hier, Téléfilm Canada a annoncé le financement du projet à la production.Téléfilm a aussi annoncé le financement de Dérive, film de David Uloth daprès un scénario de Chloé Cinq-Mars, où l\u2019on verra Suzanne Clément, Marc Béland et Emmanuel Schwartz.Dérive raconte l\u2019histoire de trois femmes, une mère et ses deux filles, après la mort du mari et père.Autre financement: Origami de Patrick Demers, daprès un scénario de Claude Lalonde et André Gulluni, avec François Arnaud.Au total, hier, Téléfilm a annoncé le financement de 11 millions de dollars dans 13 productions francophones.\u2014 André Duchesne «Je suis désolée que ça ait pris autant de temps, mais vous savez, la vie est arrivée.» La chanteuse Adele a donné un autre indice de la sortie imminente de son prochain disque en publiant une lettre à ses fans sur ses comptes Twitter et Facebook.«Mon dernier album était un album de rupture; si je devais qualifier celui-ci, je le qualifierais d\u2019album de la réconciliation.Je me réconcilie avec moi-même», écrit la chanteuse britannique dans ce court billet.Les références à l\u2019âge qu elle avait au moment d\u2019écrire ses chansons laissent croire que l\u2019album s\u2019appellera bien 25, comme le veut la rumeur.Mais pour la date de sortie, il faudra attendre les prochains indices.\u2014 Agence France-Presse L\u2019acteur Chris Rock, connu pour son humour caustique, animera la 88e cérémonie des Oscars le 28 février, 11 ans après avoir présenté pour la première fois cette soirée des prix de cinéma la plus regardée au monde.«Chris Rock a tout fait: il est humoriste, acteur, scénariste, producteur, réalisateur de films et de documentaires.Il sera un présentateur phénoménal», se sont félicités les producteurs de la soirée, David Hill et Reginald Hudlin.Il succède ainsi à Neil Patrick Harris, dont la performance cette année n\u2019avait pas fait l\u2019unanimité.Harris, beau joueur, a salué «un choix brillant» dans un tweet.\u2014 Agence France-Presse LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 22 OCTOBRE 2015 A19 ARTS 38e SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL Découvertes, rencontres, plaisirs.» p PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Larry Tremblay, Audrée Wilhelmy et Gilles Laporte font partie des neuf invités d\u2019honneur du 38e Salon du livre de Montréal.DANIEL LEMAY Le 38e Salon du livre de Montréal se tiendra à la Place Bonaventure du 18 au 23 novembre.Bref survol des «classiques» et des nouveautés de ce grand rendez-vous culturel automnal.Neuf invités d\u2019honneur Le Salon, qui n'a jamais lésiné sur les titres, accueillera pas moins de neuf invités d'honneur, « artisans de la langue écrite » dont les œuvres seront au centre des nombreuses rencontres proposées par l'événement.D'Europe, le Salon recevra l'auteure jeunesse belge Kitty Crowther et l'écrivain français Éric-Emmanuel Schmitt qui viendra dans « la Belle Province » pour présenter La nuit de feu, voyage qui l'a vu entrer dans le désert athée pour en sortir croyant.Les invités québécois sont l'historien Gilles Laporte, le médecin voyageur Jean Désy, le poète José Acquelin, les romancières Audrée Wilhelmy et Monique Proulx, le bédéiste Sampar et le romancier Larry Tremblay, qui est aussi porte-parole de Livres comme l'air.Pour la cause «En 2015, 43 journalistes ont déjà été assassinés », a précisé Larry Tremblay en énumérant les dix auteurs québécois que Livres comme l'air a jumelés à autant d'auteurs, journalistes et blo-gueurs étrangers emprisonnés pour délit d'opinion.Toujours en partenariat avec la Fondation pour l'alphabétisation, le Salon du livre met sa grosse machine au service du programme La lecture en cadeau qui encourage les visiteurs à acheter un livre jeunesse neuf qui sera remis à un enfant d'un milieu défavorisé: 40 000 heureux par année.Pour la cause d'une édition de qualité, le Salon décernera encore cette année le prix Marcel-Couture (remis par La Presse) pour un beau livre « dont l'originalité et l'audace éditoriale sont remarquables».Pour les jeunes et les moins jeunes Mur de graffiti, Sit-in et Selfies littéraires : voilà autant d'activités proposées cette année aux jeunes par SLM ADO, un volet animé par l'animatrice du blogue Sophielit.ca.Avec, comme pour les « vieux», des rencontres avec leurs auteurs préférés.Les libraires indépendants du Québec, de leur côté, ouvriront leur Maison des libraires, librairie éphémère où seront offerts animations, conseils et « prescriptions» littéraires d'invités.Finalement, le musée d'histoire et d'archéologie Pointe-à-Callière - qui avait prêté son bel espace 360° pour la présentation d'hier - aura son stand pour faire la promotion de l'exposition Sur les traces d'Agatha Christie, qui sera présentée à compter du 8 décembre.Éditeurs et libraires seront aussi invités à présenter les œuvres de la « reine du crime », à l'occasion du 125e anniversaire de sa naissance.Grosse table Elles se comptent par dizaines, les activités où auteurs, éditeurs, journalistes et commentateurs se réunissent devant le public pour explorer une facette ou une autre de la création littéraire, de l'édition ou de l'impact social du livre ou de la lecture.De l'impact politique aussi, si l'on se fie à Gilda Routy, présidente du conseil du Salon du livre, pour qui « la lecture est un acte politique ».Ainsi, pour la première fois, sauf erreur, des personnalités politiques - représentant chacun des quatre partis « provinciaux» - s'assoiront à la même table, le dimanche 22 novembre, pour parler de leurs livres préférés.On y verra Françoise David pour Québec solidaire, Jean-François Roberge pour la Coalition avenir Québec et l'ancien ministre péquiste de la Culture, Maka Kotto.Le Salon annoncera plus tard le nom du représentant du gouvernement libéral.Les plus courus « Il n'y a pas de mauvaise lecture», disait hier le rappeur Biz, porte-parole de la Saison de la lecture de Montréal, regroupement de 20 organismes qui, de septembre à décembre, travaillent à la promotion de la lecture «sous toutes ses formes».Précoce, Biz dit avoir écrit son premier livre à 8 ans, « un traité de paléontologie».Faut que les jeunes lisent, donc, même des revues de hockey: « Brandon Prust peut mener à Marcel Proust.» Au Salon, Biz devrait être au studio de Radio-Canada le jeudi 19 novembre pour l'émission Plus on est de fous, plus on lit!.Marie-Louise Arsenault, présentement l'animatrice la plus importante pour le rayonnement du livre québécois, y présentera dix jeunes auteurs à suivre.Du même studio, toujours plein, Marina Orsini animera son club de lecture et Claudia Larochelle, Lire pour ICI ARTV.Lire, vivre.Littérature Gilles Marcotte n\u2019est plus Acteur et observateur important de la littérature québécoise contemporaine, l\u2019auteur, professeur et critique Gilles Marcotte est mort mardi à Montréal, ont annoncé hier les Éditions du Boréal.L\u2019homme né en 1925 à Sherbrooke aura été entre autres journaliste au Devoir à La Presse, réalisateur à Radio-Canada, scénariste à l\u2019ONF, chroniqueur littéraire à L'actualité pendant 25 ans et, bien sûr, professeur au département d\u2019études françaises de l\u2019Université de Montréal de 1966 à 1995.Il laisse une œuvre considérable, faite de romans et de récits, mais surtout d\u2019essais littéraires qui ont marqué notre époque, dont Une littérature qui se fait (1962), disponible dans la collection Bibliothèque québécoise, et Le roman à l\u2019imparfait, essai sur le roman québécois d\u2019aujourd\u2019hui (1976).« Grâce à la justesse de son jugement, à son exceptionnelle perspicacité, Gilles Marcotte a été un accompagnateur essentiel de la littérature québécoise pendant toute la seconde moitié du XXe siècle, écrivent les Éditions du Boréal dans un communiqué.Il se distinguait par sa lucidité et par son refus absolu de la complaisance, de même que par sa curiosité d\u2019esprit, sa grande générosité et son amour de la discussion intellectuelle.» Gilles Marcotte a reçu de nombreux prix au cours de sa carrière.Membre de l\u2019Ordre du Canada, officier de l\u2019Ordre national du Québec, prix du Gouverneur général, médaille de l\u2019Académie canadienne-française, entre autres, et prix Athanase-David en 1997 pour l\u2019ensemble de son œuvre.\u2014 Josée Lapointe CARNAGES PAR LA COMPAGNIE L'ENTREPRISE PLUS QUE 4 REPRESENTATIONS JUSQU'AU 25 OCTOBRE MARIE CHOUINARD, VICTOR QUIJADA, MARCOS MORAU.TROIS RENCONTRES ENTRE LE CIRQUE ET LA DANSE 3AU8 NOVEMBRE UN SURPRENANT PORTRAIT DE L'HUMAIN Al RF RANCE f PRESENTE S 7 DOIGTS DE LAMAIN Québec SS Montréal © Canada W H TOHU.CA ©JARRY ©D'IBERVILLE SL-____ .S S ' #;KïS FINANCEMENT À PARTIR DE: \u2019¦¦^% # V j \u2022\u2022 Hf>| |1 J ¦:\u2022 ï mm r.;:\t; j\u2019y Ilr-illllli\u2014il JEEP CHEROKEE 2015 www.ajac.ca Association des Journalistes ':spsivfp Automobile du Canada ' - : ¦\t: PRIX DU VEHICULE UTILITAIRE CANADIEN DE L'ANNÉE .^ -.prjxde départ du modèlë\"l|| Jeep Cherokee Trailhawk 4X4 2015 WSBSSffiMmm £**HSSI SdeSSS uvEhicu S ^ Prix de départ du modèle Jeep Grand Cherokee Summit 4X4 2015 montré : 64 850 $\u2022 HL J # t*:V.PUsSf! Jeep Patriot Limited 4X4 2015 montré, incluant les remises Jeep de5 000 $:28 145 $** L'EVENEMENT LIQUIDATIQ TOTALE JEEP CHEROKEE 2014 DU 20 OCTOBRE AU 2 NOVEMBRE\t\t500\t JEEP GRAND CHEROKEE LAREDO 4X4 2015 A PARTIR DE: 40495$ LE PRIX INCLUT LES FRAIS DE TRANSPORT ET LES FRAISSURLECLIMATISEUR.NOUVELLE OFFRE FINANCEMENT À L'ACHATÀPARTIR DE : D%60 MOIS ET AUCUN ACOMPTE JEEP PATRIOT 2015 OBTENEZ 5000$ S?\"* SUR LES MODÈLES JEEP PATRIOT 2015 SÉLECTIONNÉS fg.ir- INCLUS.TSfliÀÇ Prix de départ du modèle Jeep Renegade Trailhawk 2015 montré : 3! LE TOUT NOUVEAU JEEP RENEGADE SPORT 2015 LE PETIT VUS LE PLUS COMPÉTENT AU PAYSA FINANCEMENT À L'ACHAT À PARTIR DE: 116'*349-20995$ AUX DEUXSEMAINES POUR 96 MOIS POUR 96 MOIS ETAUCUN ACOMPTE LE PRIX INCLUT LES FRAIS DE TRANSPORT.AUX DEUXSEMAINES FRAIS DE TRANSPORT Transmission automatique a 9 vitesses disponible Moteur turbo de 160 chevaux, 4 cylindres en ligne évolué de1,4 Lmuni d'un système MultiAirMD Centre multimédia UconnectMD 3.0 avec 4 haut-parleurs, port USB et prise auxiliaire \u2022\tTélédéverrouillage à distance \u2022\tVitres et portes à commande électriq \u2022\tCommandes audio sur le volant \u2022\tSept sacsgonflables \u2022\tEt beaucoup plus! PASSEZ CHEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE CHRYSLER | DODGE | JEEP® | RAM DU QUÉBEC\tjeep.ca/offres Slrlusxm Le consommateur avisé litles petits caractères : 4, *, ±, **, \u2022.Les offres de cette annonce s'appliquent à la livraison au détail des modèles neufs sélectionnés achetés auprès des concessionnaires participants à compter du 20 octobre 2015 et pendant le mois en cours seulement, et peuvent être modifiéesou prolongées sanspréavis.Lesfrais de transport (1 695 $) et lesfrais sur le climatiseur (le cas échéant) sont compris dans leprixd'achat.Aucunsfraissupplémentaires neseront ajoutés auxprixtout inclusdes véhicules annoncés.L'immatriculation, l'assurance, [fl| ftOCRufiS les droits sur les pneus neufs (15 $) et les taxes applicables sont en sus et seront exigés à l'achat.Un acompte peut être demandé.Le concessionnaire peut devoir échanger ou commander un véhicule (lorsque applicable).Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Voyez votre dodsk concessionnaire participant pour les détailset conditions.4 Les prix d'achat annoncéss'appliquent aux modèles Jeep Grand Cherokee Laredo 4X4 2015 (WKJH74 + 23E)/Jeep Renegade Sport 4X2 2015 (BUTL74 + 21A), respectivement :40495 $/20995 $.Les prix d'achat comprennent nanHaMntaaicmu> les frais de transport de 1 695 $ et, le cas échéant, une remise au comptant et/ou unboniau comptant.* Les remisesau comptant sont offertes sur certains modèles neufs 2015 sélectionnés et sont déduites du prix négocié avant l'application des taxes.Les remises Jeep de 5 000 $, qui consistent en une remise au comptant, sont applicables sur les modèles Jeep Patriot 2015 sélectionnés (excluant les modèles Jeep Patriot Sport 2015).± Les taux de financement à l'achat à partir de 0 % jusqu'à 72 mois (modèles Jeep Cherokee 2015), à partir de 0 % jusqu'à 60 mois (modèles Jeep Grand Cherokee 2015) et à partirde 3,49 % jusqu'à 96 mois(modèlesJeep Renegade 2015) sont off ertsaux clients admissibles sous réserve de l'approbation decrédit par la RBC Banque Royale, la Banque Scotia ou Financementauto TD etsont applicables surles modèles Jeep 2015 sélectionnés susmentionnés.Exemples : Jeep Cherokee Trailhawk 4X4 2015 (KLJH74 + 24E + MYA) avec un prix d'achat de 33 550 $, financé à un tauxde 0 % pour 72 mois sans aucun acompte (0 $), équivaut à 156 paiements aux deux semaines de 215,07 $, desfrais de crédit de 0 $ et une obligation totale de 33 550 $.Jeep Grand Cherokee Laredo 4X4 2015 (WKJH74 + 23E) avec un prix d'achat de40495 $,financé à un taux de 0 % pour 60 mois sans aucun acompte (0 $), équivaut à 60 paiements mensuels de 674,92 $, desfrais de crédit de0$et une obligation totale de40 495 $.Jeep Renegade Sport 4X2 2015 (BUTL74 + 21A) avec un prix d'achat de 20 995 $, financé à un taux de 3,49 % pour 96 mois sans aucun acompte (0 $), équivaut à 208 paiements aux deux semaines de 115,74 $, des frais de crédit de 3 078,92 $ et une obligation totale de 24 073,92 $.** Prix de départ du modèle Jeep Cherokee Trailhawk 4X4 2015 (KLJH74 + 24E + MYA) montré, incluant un boni au comptant de 1 000 $ (déduit du prix négocié après l'application des taxes) : 33 550 $.Prix de départ du modèle Jeep Grand Cherokee Summit 4X4 2015 (WKJT74 + 23R) montré : 64 850 $.Prixde départ du modèle Jeep Patriot Limited 4X4 2015 (MKJH74 + 2GF) montré, incluant les remises Jeep de 5 000 $, qui consistent en un remise au comptant : 28 145 $.Prix de départ du modèle Jeep Renegade Trailhawk 4X4 2015 (BUJH74 + 27E) montré : 32 850 $.Les prix de départ des véhicules montrés incluent les remises/bonis au comptant et n'incluent pas les options (par exemple, certaines teintes de peinture).Les options sont disponibles moyennantdes coûts additionnels.Les modèles montrés peuvent différer légèrement des modèles qui sont commercialisés au Canada.\u2022 Le boni au comptant additionnel de 500 $ s'applique sur certains modèles Chrysler, Dodge,Jeep, Ram 2015 et certains Ram 2500/3500 2014 neufs sélectionnés achetés entre le 20 octobre et le 2 novembre 2015 seulement auprès des concessionnaires participants.Dans cette annonce, le boni au comptant additionnel de 500 $ s'applique aux modèles Jeep Grand Cherokee Laredo 4X4 2015 (WKJH74 + 23E) et Jeep Grand Cherokee Summit 4X4 2015 (WKJT74 + 23R), et sera déduit du prix négocié avant l'application des taxes.Les modèles Chrysler 200 2015 (tous les modèles), Dodge Journey 2015 (tous les modèles), Dodge Grand Caravan 2015 (tous les modèles), Dodge Dart 2015 (tous les modèles), Dodge Charger SRT Hellcat 2015, Dodge Challenger SRT Hellcat 2015, Dodge Viper 2015, JeepWrangler 2015, Jeep CompassSport 4X2 et 4X4 2015, Jeep Patriot 4X2 et 4X4 2015 (tous les modèles), Jeep Cherokee 2015 (tous les modèles), Jeep Renegade 2015 (tous les modèles),fourgon utilitaire Ram 2015, Ram 1500 àcabinesimple4X2 et 4X4 2015, Ram ProMaster 2015 (tous les modèles), Ram ProMaster City 2015 (tous les modèles) et FIAT 2015 (tous les modèles) sont exclus.Voyez votre concessionnaire participant pour tous les détails.A Le petit VUS le plus compétent au pays est basé sur les données historiques canadiennes des concurrents pour les VUS de catégorie B à carrosserie monocoque selon la segmentation Petits multisegments et Petits VUS (années modèles 1985-2014) de WardsAuto.Meilleures compétences 4X4 dans la catégorie selon les VUS Jeep de catégorie B offrant un mécanisme de transfert (PTU) à rapport inférieur avec rapport à très forte démultiplication de 20 à 1, compétences 4X4 avec rapport inférieur.® Jeep est une marque déposée de FCA US LLC utilisée sous licence par FCA Canada Inc.MC Le logo SiriusXM est une marque de commerce enregistrée de SiriusXM Satellite Radio inc.Coop publicitaire des concessionnaires Chrysler \u2022 Dodge \u2022 Jeep® \u2022 RAM "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.