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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2014-11-05, Collections de BAnQ.

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[" Montréal mercredi 5 novembre 2014 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 131e année No15\t50 pages,4 cahiers 1,00$ taxes en sus - Édition provinciale 1,10$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées SUR NOTRE NIVEAU DE COMPRÉHENSION, JUSTEMENT.FRANCIS VAILLES PAGE A5 PHOTO ANDRÉ PICHETTE LA PRESSE WKS 5 CANADIEN 0 LADER SPORTS PRESSE m m*.Carey Price (31) et Andrei Markov (79) n\u2019ont pu contenir les Blackhawks de Jonathan Toews, hier.DU PONT CHAMPLAIN AU PONT MAURICE-RICHARD OTTAWA PREND ACTE DES Muet depuis samedi, Denis Lebel a reconnu hier que le projet de débaptiser le pont Champlain suscite l\u2019inquiétude.Phi-li PPe Couillard, qui s\u2019était montré enthousiaste le week-end dernier quant au changement de nom, enjoint maintenant au fédéral d\u2019y réfléchir à deux fois.Le point sur la controverse.i»-:4 LE ROCKET DEJA PRESENT DANS LE CIEL MONTREALAIS PAGES A8 ET A9 1 H PHOTO FOURNIE PAR INFRASTRUCTURE CANADA PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE 71 i JULIE-PKP OFFRE (MATRIMONIALE) ACCEPTEE! HUGO DUMAS ARTS PAGE A25 EXCLUSIF FAILLITE DE LA COURTE ÉCHELLE AUTEURS « DÉPOSSÉDÉS » DE LEURS ŒUVRES ARTS PAGE A24 ÉTATS-UNIS ÉLECTIONS DE MI-MANDAT LES AMÉRICAINS ONT CHOISI DE PUNIR OBAMA PAGE A3 i i, PHOTO WHITNEY CURTIS, REUTERS AFFAIRES STEPHANIE GRAMMOND LES FRAIS MALSAINS DES CARTES DE CREDIT RÉDUCTION DU PRIX DU BRUT LES GAGNANTS ET LES PERDANTS Les automobilistes sont les premiers à bénéficier de la baisse du prix du carburant.OTO ARCHIVES LA PRESSE STRATÉGIES BORALEX DE GRANDES AMBITIONS D\u2019ICI 2020 MON CLIN D'ŒIL STÉPHANE LAPORTE « Moi aussi, je suis prêt à me marier avec PKP.» \u2014 Jean-François Lisée OËU Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte L-V 621924 98765 1 34499$ Nikon MONARCH 5 10X42 Nikon\t117999$ Nikon 1V3 avec 10-30mm et accessoires \u2022 18,4 MP, écran tactile orientable 3po CoolpixAW120 \u2022\t16 mégapixels, zoom 5x grand-angle \u2022\tÉtanche, antichoc, résistant au froid Coolpix S9700 \u2022\t16 mégapixels, Wi-Fi \u2022\tZoom optique 30x grand-angle Ens.D3300 + 18-55mm \u2022\t24,2 mégapixels, vidéo HD 1080p \u2022\tJusqu\u2019à 12 800 iSO, écran 3po Ne laissez pas partir l\u2019automne avec Nikon Nfkon 6229, SAINT-HUBERT, MONTRÉAL 514 274 6577 Nikon\t28999$\t\t\tNikon\t30999$\t\t\tNikon\t55999$\t Offres validesjusqu\u2019au 11 novembre 2014.Quantités limitées.621924987651 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 5 NOVEMBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ÉTATS-UNIS ÉLECTIONS DE MI-MANDAT PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Olivier Royant, directeur de la rédaction chez Paris Match, et Guy Crevier, président de La Presse.Les instants Paris Match dans La Presse+ du dimanche GUY CREVIER PRÉSIDENT, LA PRESSE Tous les dimanches à compter du 9 novembre, notre édition numérique pour tablettes La Presse+ publiera une nouvelle section, Les instants Paris Match, fruit d\u2019un partenariat avec le magazine d\u2019information hebdomadaire français Paris Match.Cette nouvelle section présentera des reportages et des photos de l\u2019édition de la semaine de Paris Match, sélectionnés par la rédaction de La Presse en fonction de leur pertinence dans le marché québécois.Les contenus offerts aux lecteurs de La Presse+ traiteront notamment de politique internationale, de personnalités et de sujets événementiels.La section Les instants Paris Match, très visuelle, sera mise en valeur par la richesse interactive de La Presse+ et s\u2019ajoutera aux contenus de notre édition du dimanche.Bonne découverte ! LES FEMMES À LA BAR R E L\u2019ÉVÉNEMENT PICASSO i pubLc.Visite guidée lili-enfints du liiAltie.LE FUTUR AVION DES MÉGASTARS DU SPORT LES INSTANTS PHOTOLAPRESSE La nouvelle section présentera des reportages et des photos de l\u2019édition de la semaine de Paris Match, sélectionnés par la rédaction de La Presse en fonction de leur pertinence dans le marché québécois.ENTREVUE AVEC FREDERICK GAGNON L\u2019AVENIR D\u2019OBAMA EN JEU PHOTO SAUL LOEB, AGENCE FRANCE-PRESSE Barack Obama risque fort d\u2019être à nouveau victime de l\u2019obstructionisme des républicains, pendant ses deux dernières années à la présidence.NICOLAS BÉRUBÉ Les deux prochaines années d\u2019Obama à la Maison-Blanche pourraient être difficiles si son parti devait perdre le contrôle du Sénat, explique Frédérick Gagnon, directeur de l\u2019Observatoire sur les Etats-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand de l\u2019UQAM.La Presse lui a parlé hier soir.QLes démocrates pourraient perdre le contrôle du Sénat ce soir [hier].Quel impact cela pourrait-il avoir sur le fonctionnement du Congrès?R Ça dépend du nombre de sénateurs que les républicains réussiront à faire élire.S'ils atteignent le chiffre magique de 60, ce qui est peu probable, les républicains pourraient avoir les mains libres et adopter des projets de loi qui ne feraient pas l'affaire d'Obama, car il faut l'accord de 60 sénateurs sur 100 pour clore les débats et passer au vote.Si les républicains n'ont pas 60 votes, la minorité démocrate resterait quand même assez puissante.QAvec un peu plus de 2 ans à faire à la Maison-Blanche, quel serait pour l\u2019impact pour l\u2019administration de Barack Obama d\u2019un Sénat contrôlé par les républicains?R Ses projets à lui, notamment ses projets sur la réforme de l'immigration, deviendront beaucoup plus difficiles à réaliser.Autre problème pour Obama: le parti majoritaire deviendra aussi majoritaire au sein des commissions parlementaires du Sénat, et la présidence des commissions appartiendra à des républicains, un pouvoir assez important.Or, ce sont les présidents qui déterminent les enjeux dont on discute.On imagine bien un John McCain, qui pourrait se retrouver à la tête de la commission du Sénat sur les forces armées, avoir très envie de remettre en question la politique d'Obama sur le groupe État islamique.Les républicains auraient plus de facilité encore à attirer l'attention sur ce qui ne tourne pas rond dans l'administration Obama.En conséquence, Obama devrait être contraint de se défendre beaucoup plus souvent.Q Depuis l\u2019élection d\u2019Obama, les républicains ont choisi de faire de l\u2019obstruction.S\u2019ils devenaient majoritaires, devraient-ils changer de stratégie?R Il va y avoir un débat au sein du parti.Pour le moment, le parti se tient, la discipline n'est pas automatique, mais elle est forte, ces jours-ci.Certains, plus proches du Tea Party, vont dire: «Nous avons trouvé la bonne formule, continuons à jouer le jeu de l'obstructionnisme.Ne faisons pas de cadeaux à Barack Obama.» D'autres voudront tendre davantage vers la modération en prévision du scrutin présidentiel de 2016.Hier, j'étais dans l'État de New York et au Vermont, et les démocrates avaient la mine basse.Du côté républicain, le discours était triomphaliste.Mais ils devront être prudents en prévision de 2016, et faire un examen de conscience, car gagner la Maison-Blanche avec un candidat très campé à droite, ce n'est pas facile.QLes élections de mi-mandat sont les élections «dont tout le monde se fiche», écrivait le Washington Post.À peine 15 % des Américains ont suivi la campagne, selon le Pew Research Center.Comment expliquer ce désintérêt?R Les élections présidentielles et les élections de mi-mandat sont très différentes.Ces dernières sont moins suivies.Les gens qui vont voter sont généralement plus motivés, plus fâchés à l'égard des politiques de la Maison-Blanche.Il ne faut pas oublier que le système est très compliqué : j'étais à un bureau de scrutin hier avec des étudiants, et les bulletins étaient incompréhensibles.Il y a des tonnes de noms parmi lesquels il faut choisir.Pour les gens, aller voter aux élections de mi-mandat, ça devient une tâche.Il y a aussi un sentiment que les deux partis ne font rien à part se quereller.En outre, les candidats sortants au Sénat et à la Chambre des représentants sont souvent réélus, à 90 % dans le cas de la Chambre de représentants.Il y a très peu de sièges « ouverts », si bien que les électeurs perdent l'intérêt.PANERAI LABORATORIO DI IDEE LUMINOR NERAI Un nombre record de candidats élus sans opposition MATHIEU PERREAULT Un nombre record de représentants du Congrès américain ont remporté une victoire sans opposition aux élections d'hier.Les limites des districts sont généralement décidées par des politiciens des États, qui visent à les rendre le plus sécuritaires possible pour le parti dominant.« Dans certains districts, il ne vaut tout simplement pas la peine pour un parti de présenter un candidat, explique Gil Troy, politologue à l'Université McGill.C'est de l'argent dépensé en pure perte.Ça joue un grand rôle dans le manque de confiance des Américains envers leur Congrès.» Depuis les dernières élections, en 2012, le nombre de districts n'ayant qu'un candidat est passé de 45 à 69.Par ailleurs, en 2012, à peine 15 % des représentants élus l'avaient été par moins de 10%, une proportion qui a encore diminué cette année.Au Canada en 2011, plus du quart des députés ont été élus par des marges de moins de 10 %.En 2006, le comédien Stephen Colbert avait illustré l'absurdité de la chose.Il avait convaincu le représentant démocrate Robert Wexler, qui n'avait pas d'opposant, de se lancer - à la blague - dans une série de déclarations qui lui « feraient perdre l'élection » s'il avait un rival.Devant la caméra, le candidat avait été invité à dire, par Stephen Colbert, qu'il aimait la cocaïne et les prostituées ! Certains États ont modifié leur commission électorale pour la rendre non partisane, et donc assurer que les districts ne soient pas remodelés de manière tortueuse pour favoriser l'un ou l'autre parti, un processus appelé « gerrymandering» en l'honneur de son inventeur, Elbridge Gerry, un gouverneur du Massachusetts qui avait concocté en 1812 un district en forme de salamandre.Mais selon M.Troy, la solution devrait être nationale.« Le problème, c'est que dès qu'on aborde la question, on voit apparaître une alliance très inhabituelle : les Afro-Américains et les conservateurs, qui sont les deux groupes qui bénéficient le plus du gerrymandering.» LUMiNOR 1950 3 DAYS (REF.372) i À CHATEAU D\u2019IVOIRE ^A0NNSTF\\É*LS \u2018 ,2082808 °Ea3LA MONTAGNE\u20198'15 8451 -«« JOAILLIERS -WWW.CHATEAUDiVOIRE.COM TELECHARGEZ L\u2019APPLICATION LAYAR ET CONTINUEZ L\u2019EXPERIENCE PANERAI VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca \t\t\t \t\t\t Amusez-vous !\tAFFAIRES 10\tLoteries\tA14 Arts\tA 24 à 26\tMonde\tA 20 et 21 Astrologie du jour\tSPORTS 10\tPetites annonces\tSPORTS 5 Débats\tA 22 et 23\t\tAFFAIRES 4 Décès\tSPORTS 6 à 9\tSudoku\tAFFAIRES 4 Horaire télévision\tSPORTS 10\t\t Météo Plutôt nuageux avec averses isolées en après\t\t-midi, maximum 10,\tminimum 4.SPORTS 5 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 5 NOVEMBRE 2014 A3 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ÉTATS UNIS ÉLECTIONS DE MI-MANDAT .PHOTO WHITNEY CURTIS, REUTERS Les électeurs ont porté un jugement sur la performance de Barack Obama à la Maison-Blanche.Selon les sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote hier, 54 % d\u2019entre eux la désapprouvent, alors que 44% se disent satisfaits.Le président sanctionné Les républicains en voie de remporter la majorité des sièges du Sénat 1 RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 Aigris par les dysfonctionnements de Washington et déçus par les failles de l'économie, les Américains ont choisi de sanctionner Barack Obama et son parti, hier, lors des élections de mi-mandat, confiant vraisemblablement aux républicains la majorité des deux Chambres du Congrès.Au moment d'écrire ces lignes, les républicains étaient en voie de réaliser le gain de six sièges dont ils avaient besoin pour remporter la majorité au Sénat.Ils avaient ravi aux démocrates leurs sièges dans cinq États - la Virginie-Occidentale, l'Arkansas, le Dakota-du-Sud, le Montana et le Colorado.« Ce n\u2019est pas parce que nous avons un système à deux partis que nous devons être en conflit perpétuel.» \u2014 Mitch McConnell, sénateur du Kentucky Et ils étaient en bonne position pour l'emporter en Iowa, en Caroline-du-Nord et en Alaska, où les démocrates tentaient également de défendre des sièges.Ils pourraient en outre ajouter un siège à leur majorité éventuelle en triomphant lors du second tour qui se déroulera en Louisiane, où aucun des deux principaux candidats n'a franchi le seuil des 50% des suffrages nécessaires pour être élu.Mitch McConnell, qui pourrait remplacer Harry Reid à titre de chef de la majorité au Sénat, a adopté un ton conciliant après avoir décroché un sixième mandat au Kentucky.«Nous avons une obligation de travailler de concert sur les questions où nous sommes d'accord», a déclaré le politicien taciturne devant ses partisans.« Ce n'est pas parce que nous avons un système à deux partis que nous devons être en conflit perpétuel.» La sénatrice démocrate Jeanne Shaheen a réussi à conserver son siège au New Hampshire, où elle affrontait l'ancien sénateur républicain du Massachusetts Scott Brown.Le sénateur républicain Pat Roberts semblait de son côté sur le point de remporter un nouveau mandat au Kansas.Avant de mettre sous presse, les républicains avaient par LUTTE SANS MERCI POUR LE CONTRÔLE DU SÉNAT Il y a 100 sénateurs au Congrès américain.À tous les deux ans, le tiers des sièges au Sénat doit être renouvelé.Il y avait cette année 36 sièges en jeu dans 34 Etats.Voici les résultats des scrutins d\u2019hier - disponibles au moment de mettre sous presse - dans ces Etats.WASHINGTON NEWHAMPSHIR E VERMONT DAKO IA- DU-NORD MINNESOTA OREGON DAKOTA DU-SUD DAHO NEW YORK WYOMING PENNSYLVANIE NEBRASKA NEVADA UTAH DELAWARE COLORADO MARYLAND VIRGINIE OCC.VIRGINIE CALIFORNI DISTRICT DECOLUMBIA CAROLINE-DU-NORD ARIZONA OKLAHOMA NOUVEAU- MEXIQUE MISSISSIPPI\tGÉORGIE ALABAMA ALASKA MASSACHUSETT S RHODEISLAND CONNECTICUT HAWAII COURSES CRUCIALES Dakota-du-Sud - Gain républicain Colorado - Gain républicain Iowa Kansas Arkansas - Gain républicain Géorgie Caroline-du-Nord Kentucky New Hampshire Alaska LÉGENDE H Victoire du candidat démocrate H Victoire du candidat républicaine H Candidat républicain en avance H Candidat démocrate en avance Pas de résultats disponibles H Pas de scrutin en 2014 ailleurs fait passer leur majorité à la Chambre des représentants de 15 à 19 sièges.En 2010, ils avaient pris le contrôle de la Chambre basse en réalisant un gain net de 63 sièges.Barack Obama n'a pas attendu le dépouillement des votes pour expliquer la défaite de son parti.Lors d'une entrevue radiophonique accordée hier après-midi, il a attribué le verdict à la carte électorale de 2014, qui a forcé les candidats démocrates au Sénat à défendre plusieurs sièges dans des États conservateurs.« C'est probablement le pire groupe possible d'États pour les démocrates depuis Dwight Eisenhower», a-t-il déclaré sur une chaîne du Connecticut.Le président a également affirmé que le cynisme avait triomphé et contribué à la frustration des électeurs à l'égard de leur gouvernement.« Ils savent que les choses se sont améliorées au cours des six dernières années, mais ils ne voient pas la coopération entre les démocrates et les républicains qu'ils aimeraient voir.La polarisation s'est empirée », a-t-il dit.Et d'ajouter: «Ce cynisme est quelque chose que nous devons combattre.» Insatisfaction contre Obama N'en déplaise à Barack Obama, les électeurs ont également porté un jugement sur sa performance à la Maison-Blanche.Selon les sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote hier, 54% d'entre eux la désapprouvent, alors que 44 % se disent satisfaits.L'ironie veut que les républicains du Congrès soient encore plus impopulaires que le président ou leurs rivaux démocrates, selon les mêmes sondages.Mais les Américains ont l'habitude de sanctionner le parti au pouvoir à la Maison-Blanche à l'occasion des élections de mi-mandat.L'économie figurait au sommet des préoccupations des électeurs, suivie de la santé, la politique étrangère et l'immigration.Et malgré la baisse du chômage à 5,9 %, la solide croissance du PIB au troisième trimestre et les prix de l'essence au plus bas depuis longtemps, pas moins de sept Américains sur dix ont affirmé avoir une perception négative de l'économie.Certaines courses pour les postes de gouverneur ont permis aux démocrates de se réjouir un peu.En Pennsylvanie, le démocrate Tom Wolf a délogé le républicain Tom Corbett, qui avait été élu pour la première fois lors de la vague républicaine de 2010.En Floride, le gouverneur républicain Rick Scott livrait une lutte serrée au démocrate Charlies Crist, au moment de mettre sous presse.SÉNAT 48 Nombre de sièges républicains 42 Nombre de sièges démocrates (Sur un total de 100 sièges) CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS 173 Nombre de sièges républicains 100 Nombre de sièges démocrates (Sur un total de 435 sièges) * Résultats au moment de mettre sous presse NISSAN Innover pour exalter S*£g BIMENSUALITÉ À LA LOCATION À PARTIR DE 64$*' POUR 60 MOIS BIMENSUALITÉ À LA LOCATION À PARTIR DE 203$'' POUR 60 MOIS AVEC 0$ EN COMPTANT INITIAL C'EST COMME PAYER 94$ /semaine pour 260 semaines CARACTERISTIQUES LIVRABLES \u2022\tTOIT VITRÉ PANORAMIQUE À DEUX PANNEAUX \u2022\tSYSTÈME DE DIVERTISSEMENT TRIZONE BIMENSUALITÉ À LA LOCATION À PARTIR DE 84*\" POUR 60 MOIS AVEC 0$ EN COMPTANT INITIAL L\u2019événement TOUT »« CADEAU NISSAN MICRA 2015 Meilleur achat 2015 dans la catégorie citadines.- L! Annuel de l\u2019automobile 2015 C'EST COMME PAYER $ /semaine pour 260 semaines avec 998 $ en comptant initial CARACTERISTIQUES \u2022\tCAMÉRA DE MARCHE ARRIÈRE LIVRABLE \u2022\tSIÈGES ARRIÈRE RABATTABLES 60/40 Micra SR illustrée C'EST COMME PAYER 39$ /semain pour 260 semaines CARACTERISTIQUES LIVRABLES ¦\tÉCRAN DE VISUALISATION DU PÉRIMÈTRE ¦\tSYSTÈME TÉLÉPHONIQUE MAINS LIBRES BLUETOOTHMD Versa Note 1.6 SL avec Ensemble Technologie illustrée NISSAN ROGUE 2015 BIMENSUALITÉ À LA LOCATION À PARTIR DE 148$\" POUR 60 MOIS AVEC 0$ EN COMPTANT INITIAL C'EST COMME PAYER 68$ /semain pour 260 semaines CARACTERISTIQUES LIVRABLES \u2022\tTRACTION INTÉGRALE INTUITIVE \u2022\tSYSTÈME DE RANGEMENT DIVIDE-N-HIDEMD Rogue SL à TI intuitive et barres transversales pour galerie de toit illustré NISSAN PATHFINDER 2015 Pathfinder SL illustré NISSAN VERSA NOTE 2015 CONSULTEZ CHOISISSEZNISSAN.CA POUR PLUS DE DÉTAILS l L\u2019ASSOCIATION DES CONCESSIONNAIRES NISSAN DU QUÉBEC Ces offres sont en vigueur du 1er novembre au 1er décembre 2014 chez les concessionnaires Nissan participants.Les offres sont d'une durée limitée et sont soumises à l'approbation du crédit par Nissan Canada Finance.Les frais de transport et de prélivraison, la surcharge sur le climatiseur (si applicable), les rabais du manufacturier et les contributions des concessionnaires sont inclus.Le permis de conduire, l'immatriculation, les assurances, les droits spécifiques sur les pneus neufs (15 $) et les taxes sont en sus et exigés à la signature du contrat.Les modèles illustrés sont à titre indicatif seulement.Les offres sont exclusives et peuvent être modifiées, prolongées ou annulées sans préavis.Les concessionnaires peuvent fixer leurs propres prix.Visitez votre concessionnaire Nissan du Québec participant pour tous les détails.° La marque Nissan affiche la croissance la plus rapide dans le segment ne comprenant pas les véhicules de luxe, en fonction d'une comparaison des ventes au détail, pour la période de 12 mois allant d'octobre 2013 à septembre 2014, de toutes les marques de véhicules au Canada et de la croissance des ventes moyennes sur 12 mois.''Les offres à la location s'appliquent aux modèles Nissan 2015 suivants : Micra S (S5LG55 AA00) avec boite manuelle / Pathfinder S (5XRG15 AA00) avec moteur V6 et boite CVT / Versa Note 1.6 S (B5RG55 AA00) avec boite manuelle / Rogue S (Y6RG15 AA00) à traction avant avec boite CVT pour un terme de 60 mois, ce qui équivaut à 120 bimensualités / 260 versements hebdomadaires de (64 $/ 29 $ avec 998 $ en comptant initial ) / (203 $/ 94 $ avec 0 $ en comptant initial ) / (84 $ / 39 $ avec 0 $ en comptant initial) / (148$ / 68$ avec 0 $ en comptant initial).Premier paiement requis à la signature du contrat.Location basée sur une allocation annuelle de 20 000 km (allocation totale de 100 000 km pour un terme de 60 mois) avec kilométrage additionnel de 0,10 $ le km.L'offre à la location pour le modèle Micra S (S5LG55 AA00) annoncée inclut une contribution du concessionnaire de 250 $ lorsque financé par NCF.Toutes les autres offres à la location annoncées incluent un rabais de 500 $ de Nissan Canada Finance.Certaines conditions s'appliquent.©1998-2014 Nissan Canada Inc.et Nissan Canada Finance, une division de Nissan Canada Inc.Les noms, logos, slogans, noms de produits et noms des caractéristiques de Nissan sont des marques de commerce utilisées sous licence ou appartenant à Nissan Motor Co.Ltd.ou à ses filiales nord-américaines. LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 5 NOVEMBRE 2014 A 5 .ACTUALITÉS Sur notre niveau de compréhension, justement.LANGUES ET MATHÉMATIQUES Proportion de la population qui dépasse le niveau 2 de compréhension* ENSEMBLE DE LA POPULATION Canada Québec LITTÉRATIE (Compréhension de textes) 56% 48% NUMÉRATIE (Mathématiques) 49% 44% DIPLÔMÉS UNIVERSITAIRES Canada 84% 77% Québec 80,6% 75% * Ces résultats concernent les répondants âgées de 25 à 65 ans nés au Canada.Les questions avaient cinq niveaux dedifficulté.Source: Statistique Canada Quand le patron des Actualités m'en a parlé, la semaine dernière, je me suis braqué.Quoi, les Québécois ont une piètre culture générale?Comment pouvez-vous tirer une telle conclusion?Qui vous dit que les Ontariens ou les Américains sont plus cultivés ?Ma vive réaction s'explique.Je suis allergique aux esprits condescendants qui diminuent les «petits Québécois».Je reçois encore trop de courriels de lecteurs qui rabaissent notre culture, nos réalisations.Être critique est une chose.Attribuer nos faiblesses à notre québécitude en est une autre.Le patron dont je vous parle ne fait pas partie de cette catégorie, d'où ma surprise.Devant ma réaction, il m'a expliqué son jugement sévère, me disant que les Québécois obtiennent une note moyenne de 42% à des questions de connaissances générales pourtant très simples.Effectivement, a-t-il toutefois convenu, pas de comparaisons avec le reste du monde.Or hier, justement, une étude de Statistique Canada comparait les niveaux de compétences en littératie et en numératie des Canadiens.L'étude porte en particulier sur les personnes âgées de 25 à 65 ans titulaires d'un diplôme universitaire.Les données proviennent du Programme pour l'évaluation internationale des compétences des adultes (PEICA), une enquête menée en 2012 auprès de 20 pays par l'OCDE.Les questions posées aux répondants comprenaient cinq niveaux de difficulté.Elles portaient sur leur capacité à comprendre des textes écrits, d'une part, et à apprécier des informations mathématiques courantes, d'autre part.Les résultats sont fort intéressants.mais décevants.Premier constat: sur l'ensemble des répondants nés au Canada - diplômés universitaires ou non -, 56% ont réussi à dépasser le 2e de 5 niveaux de compréhension en littératie, en moyenne.Au Québec, cette proportion est moindre, à 48%.En numéra-tie, 49 % des répondants canadiens ont dépassé le 2e niveau, contre 44 % des Québécois.Les chercheurs ont choisi le 2e de 5 niveaux comme point de référence pour une raison bien simple.Les recherches constatent qu'il faut dépasser ce niveau pour occuper un emploi qui exige une formation universitaire.Le genre de question du niveau 2 ?L'aiguille de la jauge à essence de la voiture est aux trois quarts.Sachant que le réservoir peut contenir 48 litres, combien de litres reste-t-il dans le réservoir?Réponse: 36 litres.Vous pigez?Les diplômés universitaires Les diplômés universitaires réussissent mieux que la moyenne de la population, bien sûr, mais certains constats sont troublants.Globalement, 84% des diplômés universitaires nés au Canada ont été en mesure de répondre aux questions de litté-ratie de niveau 3 à 5, contre 81% au Québec.En mathématiques, cette proportion de diplômés universitaires qui dépassent le 2e niveau atteint 77 % au Canada et 75 % au Québec.En d'autres termes, un diplômé universitaire québécois sur cinq n'a pas les capacités minimales de littératie pour occuper une fonction de niveau universitaire.Cette proportion passe à un sur quatre en mathématiques.Parmi les provinces, les diplômés universitaires du Québec obtiennent le dernier rang en littératie et le 8e en numératie.Misère ! Les résultats de l'étude m'ont mis en rogne une bonne partie de la journée hier.En la lisant, je ne pouvais m'empêcher de laisser échapper des mots d'église.Et le Canada dans le monde ?Malheureusement, pas très beau non plus.En décembre, l\u2019étude de l\u2019OCDE plaçait les diplômés universitaires du Canada au 15e rang sur 20 pays.L'étude tire d'autres conclusions notables : les diplômés universitaires en éducation et en sciences humaines sont nettement plus nombreux que les autres à être incapables de dépasser le 2e niveau.Par exemple, 22 % des diplômés en sciences de l'éducation n'ont pu franchir le 2e niveau en littératie, soit davantage que la moyenne de 16 % pour l'ensemble des diplômés universitaires canadiens.En numératie?29 %, contre une moyenne de 23 %.L'étude ne ventile pas les résultats entre les provinces à ce chapitre.Sébastien-Larochelle Côté, l'un des responsables de la publication de l'étude à Statistique Canada, avance une explication à l'incompétence relative d'une proportion importante des diplômés universitaires.« Certains métiers sont moins susceptibles d'utiliser des concepts avancés appris à l'université.Or, si vous ne les utilisez pas, vous en perdez la maîtrise.Par exemple, si vous n'exercez pas votre anglais, vous allez le perdre.C'est ce qui explique probablement que les résultats sont plus faibles pour les diplômés âgés », dit-il.Et le Canada dans le monde ?Malheureusement, pas très beau non plus.En décembre, l'étude de l'OCDE plaçait les diplômés universitaires du Canada au 15e rang sur 20 pays.Statistique Canada croit que la grande proportion de diplômés étrangers au Canada fait chuter la moyenne.Oh, en terminant, je dois admettre humblement que je n'ai pas eu un résultat épatant au test de connaissance de La Presse, avec 27 bonnes réponses sur 33 (82 %).J'ai notamment manqué le Picasso, Clara Hughes et La guerre des étoiles.Et je suis d'accord avec Yves Boisvert: savoir classer la Russie comme 2e exportateur mondial de pétrole était d'un niveau trop relevé.FRANCIS VAILLES CHRONIQUE Québec s\u2019entend avec une école juive illégale PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD ET DENIS LESSARD Le ministère de l'Éducation vient d'autoriser la poursuite de l'essentiel des activités de l'école religieuse Yeshiva Toras Moshe, considérée comme illégale jusqu'à hier matin parce qu'elle ne satisfaisait pas aux exigences de l'État.Québec et la communauté hassidique de Montréal se sont entendus pour remettre entre les mains des parents de chacun des élèves la responsabilité de scolariser les enfants.Selon les avocats des deux parties, cela passera par l'école à la maison.Le ministre de l'Éducation Yves Bolduc s'est réjoui de l'entente.Les jeunes garçons d'âge primaire qui fréquentent la yeshiva n'avaient droit qu'à cinq ou six heures d'enseignement non religieux chaque semaine, soit des cours d'anglais et de mathématiques.Le reste de leur horaire hebdomadaire, qui pouvait atteindre 40 heures, était consacré à l'étude des textes sacrés du judaïsme.L'entente officialisée hier matin entre Québec et la communauté hassidique prévoit que l'école rappellera aux parents de ses 163 élèves qu'ils ont l'obligation de les scolariser conformément au programme du Ministère, soit dans une école « régulière », soit au moyen de cours à la maison.Elle prévoit aussi que la yeshiva peut continuer « sans restriction» son enseignement religieux, mais qu'elle doit cesser de donner des cours relevant du cursus laïque.Elle pourra toutefois donner du « soutien scolaire» aux enfants scolarisés.« Les enfants vont suivre un enseignement à la maison sous la supervision de la commission scolaire English-Montréal, a indiqué Jean Lemoine, avocat de l'école.La communauté est très contente.» L'entente oblige aussi la communauté hassidique « à fournir à la commission scolaire » la liste de tous les élèves qui fréquentent la yeshiva.Une rencontre annuelle entre la direction et la commission scolaire aura lieu afin de s'assurer que l'entente est bien appliquée.« Ce qui est important pour nous, c'est que ces enfants reçoivent la même éducation que n'importe quel autre enfant au Québec, et ça va se faire par le truchement de l'éducation à domicile, a dit Éric Dufour, avocat représentant le ministère de l'Éducation.On ne doute pas que ça fonctionne.» Québec essayait de fermer la Yeshiva Toras Moshe depuis des années.Un procès en injonction permanente à cette fin devait s'ouvrir hier matin au palais de justice de Montréal, mais l'entente hors cour est survenue juste avant.Hier, à l'Assemblée nationale, le ministre Yves Bolduc s'est réjoui d'avoir trouvé un terrain d'entente avec la Yeshiva Toras Moshe.« On avait dit que si une école voulait collaborer, on était prêt à le regarder, a-t-il dit.Aujourd'hui, on a une entente corroborée par un juge qui nous dit que l'école s'engage à ce que les enfants aient accès au régime pédagogique et le suivent.» * - .AVANTAGE EXCLUSIF AUX MEMBRES Planification ou liquidation d\u2019une succession?L\u2019assistance succession fournit gratuitement des renseignementsjuridiques pour mieux en comprendre les étapes et les obligations.Avec Desjardins, le transfert de votre patrimoine est bien planifié.desjardins.com/avantages Desjardins Coopérer pour créer l'avenir LA SUCCESSION DÉMYSTIFIÉE POUR CÉCILE Lasserre I MEMBRE PRÉVOYANTE A 6 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 5 NOVEMBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn SANTÉ Plus cher pour les aînés vulnérables Québec économise en achetant des places d\u2019hébergement dans des résidences privées EXCLUSIF ARIANE LACOURSIÈRE Une forme atypique de contrat prend de plus en plus d'ampleur dans le réseau d'hébergement pour aînés du Québec et force les personnes âgées les plus vulnérables à débourser plusieurs centaines de dollars de plus par mois pour recevoir des services autrefois payés par l'État, a appris La Presse.En utilisant l'article 108 de la Loi sur la santé et les services sociaux du Québec, de plus en plus de centres de santé et de services sociaux (CSSS) achètent des places d'hébergement pour aînés dans des résidences privées, plutôt que de mettre sur pied des ressources intermédiaires ou des centres d'hébergement (CHSLD) publics.Plus cher pour les aînés Pour mieux comprendre la situation, La Presse a obtenu un exemple de contrat établi en vertu de l'article 108.Depuis 2012, le CSSS de l'Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke (CSSS-IUGS) achète 60 places de ressource intermédiaire au Manoir Sherbrooke des Résidences Soleil, propriété de l'homme d'affaires Eddy Savoie.Selon ce contrat, les personnes âgées hébergées au Manoir Sherbrooke paient un loyer de 1692$ par mois.Dans une ressource intermédiaire conventionnelle, la contribution maximale de l'usager est plutôt de 1163,70$ par mois.Et les loyers sont fixés en fonction des revenus de chacun.Mais dans le cas du Manoir Sherbrooke, les aînés payent tous la même somme, soit 1692 $ par mois, confirme la PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE « On assiste à un abandon pur et simple des établissements publics vis-à-vis de leur population âgée la plus démunie», dénonce Yves Lévesque, de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).porte-parole du CSSS-IUGS, Annie-Andrée Émond.Elle précise toutefois qu'un programme de soutien financier existe pour aider les aînés à faibles revenus à payer leur loyer.Actuellement, 28 personnes âgées reçoivent de 50 à 200 $ par mois au Manoir Sherbrooke.Moins cher pour l\u2019établissement Le CSSS-IUGS verse quant à lui 21,33$ par jour au Manoir Sherbrooke pour prendre soin de ces aînés vulnérables.« Dans les ressources intermédiaires \"conventionnelles\" les CSSS versent en moyenne entre 80 et 100$ par jour aux ressources », note la directrice générale de l'Association des ressources intermédiaires d'hébergement avaient signé un contrat de services d'hébergement avec le gouvernement en vertu de l'article 108.« Cela totalise Des personnes âgées vulnérables sont forcées de débourser plusieurs centaines de dollars de plus par mois pour recevoir des services autrefois payés par l\u2019État.du Québec (ARIHQ), Joanne Pratte.Pour le réseau de la santé, le choix de contrats « en article 108», comme celui-ci, est donc considérablement plus économique.Au 1er avril 2014, 88 résidences privées pour aînés 1298 places, ce qui représente environ 1 % des places en résidences privées pour aînés du Québec», affirme la porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), Marie-Claude Lacasse.« Ce nombre peut sembler faible.Mais on voit de plus en plus de ce genre de contrats», affirme le responsable du secteur des établissements privés et communautaires de la Fédération de la santé et des services sociaux du Québec (FSSS-CSN), Yves Lévesque.Obtenir des chiffres est toutefois impossible.Car avant 2013, les contrats en vertu de l'article 108 « n'étaient pas centralisés au MSSS», explique Mme Lacasse.Un choix contesté Yves Lévesque critique la décision de certains établissements d'opter pour des contrats « en article 108 ».Selon lui, ce choix est moins coûteux pour le gouvernement, mais « plus cher pour les aînés».« On assiste à un abandon pur et simple des établissements publics vis-à-vis de leur population âgée la plus démunie », dénonce-t-il.Au CSSS-IUGS, on assure que l'accessibilité aux services d'hébergement «est prioritaire » et que les contrats en vertu de l'article 108 ont été choisis parce qu'ils offrent entre autres « une latitude sur le plan de la négociation de gré à gré avec les partenaires, [.] permettant ainsi de répondre adéquatement aux besoins des différentes parties ».Mais à l'ARIHQ, on estime que « plusieurs questions» entourent toujours les contrats établis en vertu de l'article 108.«On questionne beaucoup le ministère de la Santé à ce sujet.On se demande pourquoi le gouvernement opte pour ces ententes plutôt que de donner des contrats de ressources intermédiaires ordinaires», commente Mme Pratte.RECYC-FRIG0 FAITES VITE! RECYC-FRIGO PREND FIN LE 31 DÉCEMBRE Prenez rendez-vous dès maintenant pour vous débarrasser de votre vieux frigo* ou congélo.www.hydroquebec.com/recyc-frigo 1 855 668-1247 Recevez par la poste un chèque de L'appareil doit avoir plus de 10 ans et avoir un volume intérieur d'entre 10 pi3 et 25 pi3, ainsi qu'être fonctionnel, branché et facilement accessible et déplaçable.Une limite de troisappareils parfoyer s'applique.Les appareils commerciaux ne sont pas admissibles.Le ramassage est gratuit.Certaines conditions peuvent s'appliquer.Le programme prend fin le 31 décembre 2014.GC Hydro Québec .mm s» m&sm 'tff (f l (T\\I JESaJ^ai; S*e® SSEP SS®SS : .¦¦ \\ ' : : W$iP, Sv ' ' ';.IÊmÊS \u2018jr: Mü : : cï^?É5@ ill V'v ¦¦'¦' ¦ : :-,' \\ :'.y ;' \":.; ! '.' ; sise.¦-/ - ' H Spgif mps - -_¦¦ S?eSS®3SS SJ i;\t; P?- ¦ l \" V.-' *>; ¦\u2022 ; :b:;3< lÉÉlÉl; lÜÜISSI SssSS «SI W&mm; eSmëSKksEss W^éîi ÉiiSflSl mm \u2022\u2022'¦¦ 7-7 .CTg.w^>.r.>;; ¦':' .RSs$rJ .' ¦¦¦ : .\u2022.\u2022 ' - i v.SSSSïïJ» ©§|gg§ §ül mmmâ sfIN^ÉP jgiügü VSV S ' âpSË tsiillfe tÇKg£es5£SG lllilgll mmmm \u2022' b; '.- L fiSïSiaSsSsï.! 3SK&S SHWÊ HH ||||§P§§1 K\u2019 - \u2022' 1,1 ; lilll iSSIS Wi mmm têfèsa ms ;'- ; mimm ÿgmm: \u2022' ' ' ,Wmmm MÈÈm ¦ \u2022: £«)£K«&Ki MISÉ 4 \u2022 \u2022 \u2022 ¦¦-:¦ - ;;.-.-^i ¦:-¦ k î.: \u2022;-¦ ',-\u201c\u2022 \u2022':>\u2022'\u2022¦: v - > ;.': WÊËÈmMM «B -;:CÏ Sggpipl B BB B .e - _,-¦ ¦\u2022 ,\u2022 .siSSii mmw mm mrWM ilÉ&Siil#§s ï » » » LA VIL, EN PLUS FACILE EN VERSION CHÈRE Oy t PAS CHERE, ON FÊTE NOËL ÎËIfei EN GRAND! LA VTE, EN jPU/5 FACILE ®ul a bettta Ai Père-Noii \u2018luand /ai Jf*nck-mlmar\u2019 1 O RECETTES PO! IP l IM ; POUR UN POTLUCK \"71 TROUVAILLES / I DÉCO / I DECO \")tT IDÉES POUR iO S'AMUSER EN FA \\r\\ IDEES /VJ CADE 'W> ^1- ^ C'EST MAGIQUE If Télécharger dans V l'App Store iPad est une marque déposée d'Apple Inc., enregistrées aux États-Unis et dans d'autres régions.NUMÉRO DE DÉCEMBRE EN KIOSQUE MAINTENANT Aussi offert sur iPad et sur les autres kiosques numériques facebook.com/coupdepouce\tcoupdepouce_mag djtib instagram.com/coupdepouce ® pinterest.com/coupdepouce te \u2022 MEDIA LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 5 NOVEMBRE 2014 A19 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Le courage de dénoncer RIMA ELKOURI CHRONIQUE C) est peut-être la seule bonne chose qui ait émergé de la sordide affaire Jian Ghomeshi, ce populaire animateur remercié par la CBC à la suite d'allégations d'agressions sexuelles.Depuis la semaine dernière, les langues se délient, défiant le silence dans lequel s'engluent trop souvent les histoires de viol.Des milliers de messages dans les réseaux sociaux sous le mot-clic #BeenRapedNeverReported parlent de toutes ces agressions sexuelles jamais dénoncées, démystifient les raisons qui expliquent ce silence et proposent de poursuivre la discussion encore trop timide sur les violences sexuelles.C'est ma courageuse collègue de The Gazette Sue Montgomery qui a lancé la campagne, le cœur battant, la semaine dernière, en révélant sa propre histoire d'agression sexuelle.Les réactions à l'affaire Ghomeshi du type : « Si les femmes ne dénoncent pas, ce n'est pas crédible » l'avaient mise en colère.Elle en a discuté avec son amie du Toronto Star, Antonia Zerbisias.Elles ont découvert par hasard qu'elles partageaient un même silence.«Je ne savais pas qu'elle avait été violée.Elle ne savait pas non plus que j'avais été violée.» C'est ainsi qu'est né le mot-clic #BeenRapedNeverReported.Sue Montgomery a été la première à briser la glace.Une avalanche de messages a suivi, ici et ailleurs, comme si la digue d'un barrage avait cédé.En moins de 24 heures, on estime que 8 millions de personnes d'ici et d'ailleurs, de Montréal à Delhi en passant par Londres et Riyad, ont participé à cette campagne.Sue savait bien qu'il y avait des milliers de femmes qui avaient vécu ce qu'elle avait vécu.En ce sens, elle n'a pas été surprise par le torrent.Mais elle a été surprise de voir qu'une « si petite chose», comme elle dit, c'est-à-dire un simple message sur Twitter, ait suffi à encourager tant de gens à parler.Parmi celles qui, dans la foulée de l'affaire Ghomeshi, ont eu le courage de parler d'agressions qu'elles ont subies, on compte la présidente du Conseil du statut de la femme, Julie Miville-Dechêne.En entrevue à la Première Chaîne de Radio-Canada, elle a révélé vendredi avoir été victime d'une agression sexuelle durant son adolescence.Une prise de parole qui, comme le faisait remarquer l'historienne Yolande Cohen, avait le mérite de rompre avec le féminisme sage et institutionnel auquel on nous a habitués.Peu de temps après, Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec, écrivait à son tour sur Twitter: «Oui, moi aussi.Agressée sexuellement.3 x plutôt qu'une.#BeenRapedNeverReported.» Que deux des représentantes de nos principales institutions féministes, ébranlées par l'affaire Ghomeshi, fassent ces révélations en même temps n'a rien de banal.Il faut saluer leur prise de parole aussi douloureuse que nécessaire.PHOTO ROBERT SKINNER ET ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec, et Julie MiviMe-Dechêne, présidente du Conseil du statut de la femme, ont eu le courage de parler des agressions qu\u2019elles ont subies.J'ai parlé à Alexa Conradi, hier.La voix brisée, elle m'a expliqué pourquoi elle a senti le besoin de parler.Ce n'est ni par vengeance ni pour se donner en spectacle.Mais bien parce qu'elle sentait que, comme présidente de la Fédération des femmes du Québec, elle pouvait contribuer à faire évoluer les mentalités.Elle pouvait ébranler les tabous en prenant la parole.Le courage de celles qui ont osé dénoncer lui a donné du courage.« Le poids de ce silence est lourd», me dit-elle, rappelant que 90 % des agressions sexuelles ne sont pas dénoncées.La gorge nouée, Alexa Conradi m'a parlé de ce jour où elle a été agressée sexuellement par l'homme qu'elle aimait.Un homme intelligent, beau, sensible, en qui elle avait pleinement confiance.Elle était jeune.Elle était vulnérable.Elle était dans une situation de dépendance.Elle se disait: « Si je le dénonce, qui me permettra de survivre ?» C'est la Marche du pain et des roses, en 1995, qui lui a donné le courage de se libérer de cette dépendance.Après avoir marché 10 jours aux côtés de milliers de femmes, elle a réalisé que si elle n'avait pas de famille au Québec, elle pouvait compter sur tout un réseau d'entraide.En entamant une discussion sur ce sujet, Alexa Conradi aimerait qu'on reconnaisse que, contrairement à la croyance populaire, les agresseurs ne sont pas des « monstres».Le plus souvent, ce sont des gens «ordinaires» que l'on connaît bien.Des pères, des chums, des amoureux, nourris aux stéréotypes sexistes.Elle aimerait aussi que l'on rappelle que la prévention de la violence ne repose pas uniquement sur les épaules des filles.Cela a beaucoup à voir avec la façon dont on élève nos garçons, dans le respect de valeurs égalitaires.En observant les réactions suscitées par l'affaire Ghomeshi, je me suis demandé pourquoi les réactions avaient été plutôt timides du côté francophone, où la campagne #BeenRapedNeverReported n'a eu que très peu d'échos.Jusqu'à présent, les tentatives de donner un pendant francophone à cette initiative ont eu l'air de minuscules gouttes d'eau à côté du torrent anglophone.Cela pourrait changer cette semaine, car la Fédération des femmes du Québec, en collaboration avec Je suis indestructible, compte lancer officiellement aujourd'hui la campagne #AgressionNonDénoncée.On peut d'emblée expliquer cette différence dans les réactions par le fait que Jian Ghomeshi était très connu au Canada anglais et beaucoup moins chez les francophones.Mais la théorie des deux solitudes ne dit peut-être pas tout.Pour l'historienne Yolande Cohen, des raisons plus profondes expliquent ce silence.Comme si, malgré toutes les campagnes de prévention, la question des agressions sexuelles demeurait particulièrement taboue au Québec, même dans les cercles féministes.« Ce qui est curieux, c'est que le féminisme québécois a beaucoup insisté sur la victimisation des femmes, mais pas sur celle-là», note l'historienne.Ce qui domine le féminisme au Québec, c'est une vision matérialiste de l'émancipation des femmes, rappelle-t-elle.Cela a permis d'importantes avancées.Mais cela ne suffit pas.Tant que la question des agressions sexuelles sera un sujet privé, le problème restera entier.« Il n'y aura pas d'émancipation s'il n'y a pas de dénonciation.» Dans la foulée de l\u2019affaire Ghomeshi, les langues se délient, défiant le silence dans lequel s\u2019engluent trop souvent les histoires d\u2019agressions.WM mm Grâce à votre appui, vous avons investi plus de 45 millions de dollars dans la recherche sur le cancer l'année dernière.Pourquoi la recherche est-elle si importante?Parce qu'elle sauve plus de vies, en permettant de prévenir plus de cancers, de détecter les cancers plus tôt et de créer de nouveaux traitements plus efficaces.Quand vous faites un don à la Société canadienne du cancer, vous aidez à financer les recherches les plus prometteuses sur tous les types de cancer, pour tous les Canadiens, d'un océan à l'autre.Vous voulez que votre don nous permette d'en faire plus?Donnez généreusement à cancer.ca.Société canadienne du cancer cancer.ca Canadian Cancer Society VOTRE DON NOUS PERMET D\u2019EN FAIRE PLUS A 20 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 5 NOVEMBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONDE ÉPIDÉMIE D'EBOLA Les mises en quarantaine, un couteau à deux tranchants MATHIEU PERREAULT L'isolement des patients et des gens avec qui ils ont été en contact est la manière la plus efficace d'affronter l'Ebola en Afrique, selon une nouvelle étude.Mais cette approche ne doit pas être adoptée par les pays occidentaux par la mise en quarantaine de leurs travailleurs humanitaires rentrant au pays après un séjour dans un pays touché par la fièvre Ebola: cela met en péril le travail dans les hôpitaux en première ligne de l'épidémie, « L\u2019approche la plus efficace est l\u2019isolement des patients dans les hôpitaux.Et pour cela, les pays touchés ont besoin des médecins occidentaux.» \u2014 Martial Ndeffo Mbah, coauteur de l\u2019étude qui manquent cruellement de médecins, selon l'un des auteurs de l'étude.« Pour juguler l'épidémie avant la fin de l'année, il faut utiliser en parallèle quatre approches différentes », explique Martial Ndeffo Mbah, de l'Université Yale, un des coauteurs de l'étude publiée la semaine dernière dans la revue Science.« L'isolement des gens qui ont été en contact avec les patients est l'une d'elles.Mais l'approche la plus efficace est l'isolement des VL i Wr PHOTO ARCHIVES REUTERS Selon l\u2019étude, il n\u2019y aura pas moyen de venir à bout de l\u2019épidémie d\u2019Ebola si les médecins occidentaux ne vont pas la combattre en première ligne parce qu\u2019ils ne veulent pas être mis en quarantaine à leur retour.patients dans les hôpitaux.Et pour cela, les pays touchés ont besoin des médecins occidentaux.Si ces derniers ne viennent pas parce qu'ils ne veulent pas être mis en quarantaine pour trois semaines à leur retour, il n'y aura pas moyen de venir à bout de l'épidémie.Le danger pour les pays occidentaux grandit si elle dure plus longtemps.» Mesure « excessive » L'ONU a renchéri lundi en qualifiant la quarantaine imposée aux travailleurs humanitaires d'« excessive ».Quant à l'interdiction d'entrée de gens qui ont séjourné dans un pays affecté, comme le Canada l'a fait partiellement en suspendant la délivrance de visas la semaine dernière, elle ne fonctionne pas, selon les tests mathématiques faits par les chercheurs pour vérifier l'efficacité des différentes approches.Une telle interdiction a fait couler beaucoup d'encre aux États-Unis, mais n'a pas été adoptée.« Au Liberia, le gouvernement a mis en place un cordon sanitaire avec un contrôle des mouvements de population, dit M.Ndeffo Mbah.Ça n'a pas marché et si ça continue QUATRE APPROCHES >\tIsoler les patients pour limiter l'infection des médecins et infirmières >\tEnterrer les morts de manière sécuritaire à l'hôpital >\tEnterrer les morts de manière sécuritaire dans la communauté >\tRetracer et isoler les personnes qui ont été en contact avec des malades à l\u2019extérieur des hôpitaux L\u2019OMS DEMANDE DES EXPLICATIONS À OTTAWA L'Organisation mondiale de la santé demande des explications au Canada, qui a décidé de refuser temporairement l'entrée des voyageurs provenant des pays touchés par l\u2019épidémie d'Ebola.L'OMS a répété à plusieurs reprises que les pays ne devraient pas fermer leurs frontières aux pays d'Afrique de l'Ouest touchés par le virus.Ces mesures pourraient avoir des conséquences plus graves que si les voyageurs avaient pu se déplacer librement, selon l'organisme.La Dre Isa le Nutall, de l'OMS, craint que les Canadiens n'aient un sentiment de sécurité artificiel avec une telle mesure.La Dre Nutall a précisé qu'elle avait envoyé une requête à l'Agence de santé publique du Canada pour obtenir des explications.\u2014 La Presse Canadienne à être la principale approche utilisée, le nombre de cas va augmenter.» Le Liberia, épicentre de l'épidémie avec plus de 2400 morts, est la cible des efforts de l'armée américaine, qui veut pallier le manque de lits d'isolement -seul un tiers des lits nécessaires est disponible.Une cuisine SAVOUREUSE au quotidien OhristeüeTanielian ensemble ¦ Cuisine gourmande et colorée « Un livre de recettes toutes simples, mais qui possède la pointe d\u2019originalité et de folie qui font sa signature.» - MAGAZINE CLIN D\u2019ŒIL - PAR CHRISTELLE TANIELIAN Elle signe L\u2019Atelier de cuisine de La Presse et est l\u2019auteure du blogue Christelle is flabbergasting Télécharger sur \u2022 iBooks Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub Disparition d\u2019étudiants au Mexique Arrestation de l\u2019ex-maire d\u2019Iguala La police mexicaine a arrêté hier l'exmaire d'Iguala, José Luis Abarca, et son épouse, instigateurs présumés des attaques fin septembre à l'issue desquelles 6 personnes sont mortes et 43 étudiants ont disparu, une affaire qui bouleverse le Mexique et met en difficulté son président.Le couple a été localisé dans une maison du quartier populaire d'Iztapalapa, à l'est de Mexico, a indiqué la police fédérale sur son compte Twitter.José Luis Abarca et son épouse, Maria de los Angeles Pineda, étaient les fugitifs les plus recherchés du Mexique depuis les événements d'Iguala, ville située dans l'État de Guerrero, à 200 km au sud de Mexico.«J\u2019espère que cette arrestation va contribuer à éclairer l'enquête», a dit le président mexicain Enrique Pena Nieto, qui s'exprimait en public.«Qu'on le fasse parler» parce que l'ancien maire d'Iguala «sait où sont» les étudiants, a dit à l'AFP Manuel Martinez, un des porte-parole du comité des parents des disparus.\u2014 Agence France-Presse Père Noël arrive en hélicoptère samedi le 8 novembre à10h PLACE VERSAILLES PRÈS DE VOUS Soyez de la fête ! Super défilé avec fanfare & nombreux amis du Monde Merveilleux de Disney.Ballons et bonbons pour tous! 'JIW\tplace TIT\tVERSAILLES ^\tPRÉS DE VOUS Plus de 225 commerces incluant Winners HomeSens, Target, Bureau en Gros et Maxi.Tunnel Lafontaine et rue Sherbrooke Est.Métro Radisson radisson © LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 5 NOVEMBRE 2014 LE TOUR DU GLOBE A 21 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii MONDE Burkina Faso Le Canada suspend son aide financière Ottawa a suspendu hier ie financement versé au Burkina Faso aux fins d\u2019aide au déveioppement, quatre jours après que ie président Biaise Compaoré a été chassé du pouvoir.Cette mesure sera en vigueur tant « qu\u2019une autorité civiie iégitime et redevabie » ne sera pas rétabiie.Lan dernier, i\u2019aide canadienne au Burkina Faso s\u2019est éievée à 40,8 miiiions de doiiars.\u2014 La Presse Irak Célébrations de l\u2019Achoura sous tension Des centaines de miiiiers de chiites ont céiébré hier sous haute protection ie deuii de i\u2019Achoura en Irak et au Liban, défiant ia menace du groupe djihadiste sunnite Etat isiamique (EI).Une immense ferveur a régné à Kerbaia, ia grande viiie sainte chiite qui a été épargnée par ies attaques, contrairement aux précédentes années, durant ces céiébrations.Les pèierins pieuraient ieur martyr, ie petit-fiis du prophète Mahomet assassiné en PHOTO AHMED SAAD, REUTERS \u201cfl & VA.- I Ukraine Kiev se prépare à une offensive prorusse LUkraine se prépare à contrer une éventueiie offensive prorusse dans i\u2019Est, tout en commençant à rembourser une partie de son importante dette gazière à ia Russie, accusée par Kiev et i\u2019OTAN de dépioyer des troupes dans ies régions rebeiies.Après que ies dirigeants des séparatistes de i\u2019Est eurent annoncé que ie port de Marioupoi était ieur prochain objectif, ie président Porochenko a assuré que i\u2019armée était prête à riposter.\u2014 AFP INDÉPENDANCE DE LA CATALOGNE Aux urnes, malgré tout LAURA-JULIE PERREAULT Deux semaines après i\u2019annuiation du référendum cataian, ie bras de fer entre ie gouvernement de Madrid et ies indépendantistes cataians n\u2019est pas terminé.Une nouveiie décision du Tribunai constitutionnei espagnoi, rendue hier, a eu pour effet de suspendre ia tenue d\u2019un «vote symboiique» sur i\u2019indépendance.Le président cataian, Artur Mas, a néanmoins soutenu que ies siens seraient appeiés aux urnes dimanche.Cinq questions pour mieux comprendre.IQue dit la décision du Tribunal constitutionnel rendue hier?« Les arguments sont les mêmes que lors de la décision sur la tenue d'un référendum [le 29 septembre] : selon la Constitution, le gouvernement catalan n'a pas le droit de tenir un vote sur l'indépendance.La cour dit que tous les Espagnols doivent prendre part à une telle décision.La cour estime que la consultation prévue n'est pas conforme aux normes démocratiques », explique Antonio Roldan Monés, expert de l'Espagne et du Portugal à l'Eura-sia Group.Hier, le Tribunal constitutionnel a accepté de se pencher sur le fond de la question dans quelques mois, ce qui, du coup, entraîne une suspension du vote qui doit avoir lieu dimanche.Alain-G.Gagnon, politologue à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), remet en cause l'impartialité du Tribunal constitutionnel.« Il y a une véritable tentative d'intimider les électeurs catalans.La cour ne fait que passer les commandes du gouvernement central de Madrid.Elle ne joue pas le rôle d'un arbitre», note-t-il.2 Le gouvernement catalan affirme qu\u2019un «vote symbolique » sur l\u2019indépendance aura toujours lieu dimanche.Est-ce probable?« Oui, mais ça n'aura pas du tout la portée d'un référendum», dit M.Roldan Monés.Ce vote n'est pas organisé par le gouvernement, mais par deux grandes organisations indépendantistes, l'Assemblée nationale catalane et l'Omnium cultural.Des bénévoles se chargeront de faire voter les gens.« Des tables vont être installées dans la rue et il est possible que 1 million de personnes votent.Ce sera l'équivalent d'une grande manifestation», estime l'expert d'Eurasia Group.Un vote de ce genre a-t-il une quelconque légitimité?« C'est d'abord et avant tout une démarche politique », affirme Stéphane Beaulac, professeur de droit à l'Université de Montréal.Il note qu'il n'y aura pas de contrôle étatique lors du vote de dimanche et qu'il n'y a pas de liste électorale basée sur un recensement sérieux.« Quelqu'un du Pays basque pourrait venir voter», ironise M.Beaulac.Selon lui, le vote m * .jÜiitfc;.PHOTO ALBERT GEA, REUTERS Le mouvement d\u2019indépendance catalan risque de transformer le vote de dimanche, invalidé par le Tribunal constitutionnel hier, en une grande manifestation, selon le spécialiste Roldân Monés, d\u2019Eurasia Group.n'aura aucune portée légale, ni sur le plan national ni sur le plan international.Beaucoup croient que le résultat du vote sera fortement biaisé en faveur des indépendantistes, puisqu'une grande partie de la population risque de boycotter le processus.Alain-G.Gagnon, politologue à l'UQAM, croit pour sa part que si le taux de participation au vote est significatif, le scrutin pourrait avoir un poids moral.La population catalane a démontré à plusieurs reprises qu'elle désire plus d'autonomie.Ce vote symbolique pourrait confirmer son désir.4 Devant toutes les embûches que Madrid a mises sur la route des Catalans, une déclaration unilatérale d\u2019indépendance de la Catalogne est-elle possible?Cette option est notamment proposée par l'Esquerra Republicana de Catalunya, le parti indépendantiste de gauche de la Catalogne.Ce parti, malgré un large soutien populaire, n'est pas au pouvoir en Catalogne.« C'est certain que les gestes posés par Madrid radicalisent les positions, dit Alain-G.Gagnon, qui s'intéresse de près aux processus d'autodétermination des peuples.Une déclaration unilatérale d'indépendance me semble impossible pour le moment.On n'est pas rendu là.» 5 Peut-on dire que le gouvernement espagnol a gagné son combat contre les indépendantistes en fermant toutes les portes à une véritable consultation?« C'est là la question cruciale !, s'exclame Antonio Roldan Monés.En général, on ne peut pas dire que les décisions de Madrid ont fait faiblir l'option indépendantiste.Depuis que le Tribunal constitutionnel a tranché contre un nouveau statut d'autonomie pour la Catalogne en 2010, le soutien pour l'indépendance est passé de 15 à 50% en Catalogne.» La partie est donc loin d'être jouée.Selon M.Roldan Monés, il serait très surprenant que l'actuel premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, fasse la moindre concession à une Catalogne qui demande plus de pouvoirs, mais l'Espagne retournera aux urnes l'automne prochain et pourrait élire un parti plus ouvert à la dévolution des pouvoirs.A PARTiR DE 37085$ m n LOUEZ LA TOUTE NOUVELLE TLX A PARTIR DE 238 VERSEMENT AUX 2 SEM LOCATiON 36 MOiS COMPTANT TAUX DE LOCATiON SUR 36 MOiS CONÇU POUR iMPRESSiONNER UNE BERLiNE DE PERFORMANCE CONÇUE POUR iMPRESSiONNER.Un design agressif, une maniabilité précise et la première transmission au monde à double embrayage à 8 rapports 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au RDPRM de 35,28 $ et des frais d'agent pour l'inscription de 5,25 $.Taux de location de 2,9% sur 36 mois.Le paiement du premier mois, les Irais d'inscription au RDPRM et les frais d'agent et un acompte de 0$ sont payables dès l'entrée en vigueur du contrat de location.Les frais de transport, de préparation ainsi que la surcharge sur le climatiseur sont inclus.Les taxes, frais d'immatriculation et d'assurance, et droits spécifiques sur les pneus neufs de 15 $ sont en sus.Le locataire est responsable de l'excédent de kilométrage après 60 000 km pour 36 mois au taux de 0,15 $/ km.Les offres se terminent le 1 er décembre 201 4 et sont sujettes à changement ou annulation sans préavis.Le concessionnaire peut louer à prix moindre.Le concessionnaire peut avoir à commander ou à échanger un véhicule.Valide sur les véhicules en inventaire seulement.Offres valides pour les résidents du Québec seulement chez les concessionnaires participants Acura du Québec.Certaines conditions s'appliquent.Jusqu'à épuisement des stocks.Photo à titre d'illustration uniquement.Visitez acura.ca ou votre concessionnaire Acura pour tousSes détails.©2014 Acura, une division de Honda Canada.TPrix de vente de 37 085 $ pour un modèle neuf de base Acura TLX 201 5 (UB1 F3FJ), incluant les frais de transport et d'inspection prélivraison et la surcharge sur le climatiseur.L'immatriculation, permis, assurances, droits spécifiques sur les pneus neufs de 15 $ et taxes sont en sus.Le concessionnaire peut vendre à plus bas prix.©2014 Acura, une division de Honda Canada.?Le boni des Fêtes est inclus dans le paiement en location.Le boni des Fêtes de 250 $ est disponible aux clients au détail admissibles à la location ou à l'achat d'un modèle neuf Acura TLX de base 2015 (UB1 F3FJ) et Acura TLX Tech 2015 (UB1 F5FKN)/le boni des Fêtes de 500$ est disponible aux clients au détail admissibles à la location ou à l'achat d'un modèle neuf Acura TLX Tech V6 201 5 (UB2F5FKN), Acura TLX Elite V6 2015 (UB2F7FKN), Acura TLX SH-AWD V6 201 5 (UB3F3FJ), Acura TLX SH-AWD Tech V6 201 5 (UB3F5FKN) et Acura TLX SH-AWD Elite V6 2015 (UB3F7FKN), par le biais de Services Financiers Acura, sur approbation de crédit, et est déduit du prix de vente ou de location négocié après les taxes.Le consommateur devra signer un contrat de location chez un concessionnaire Acura participant et prendre livraison entre le 3 novembre 2014 et le 1 er décembre 201 4.Certaines conditions s'appliquent.Visitez acura.ca ou votre concessionnaire Acura pour les détails.©2014 Acura, une division de Honda Canada. A 22 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 5 NOVEMBRE 2014 DÉBATS André Desmarais > Président du conseil d administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef ÉDITORIAUX Mieux encadrer les experts ARIANE KROL akrol@lapresse.ca Les recommandations que le Groupe de travail sur la médecine d'expertise vient de publier n'apaiseront pas toutes les critiques.Elles constituent néanmoins un premier pas utile pour renforcer la valeur des expertises médicales.Le rôle des médecins devant les tribunaux est un sujet chaud.La croisade de la Dre Isabelle Gaston, l'ex-conjointe du meurtrier Guy Turcotte, et les opinions controversées émises par des médecins dans d'autres procès ont attiré l'attention du Le rapport du groupe de travail formé conjointement par le Collège et le Barreau laissera les uns et les autres sur leur faim.public sur la manière dont les experts médicaux sont choisis et utilisés dans notre système judiciaire.Au Collège des médecins, le nombre de plaintes reliées à des expertises médicales a augmenté de plus de 30% depuis deux ans.La plupart, toutefois, ne viennent pas de citoyens choqués par l'issue d'un procès médiatisé, mais de patients directement concernés.La quasitotalité de ces plaintes découlent en effet de mandats effectués pour le compte d'assureurs privés ou publics, comme la CSST, la Société de l'assurance automobile ou la Commission des lésions professionnelles.Le rapport du groupe de travail formé conjointement par le Collège et le Barreau laissera les uns et les autres sur leur faim.« Les recommandations qui suivent visent non pas à remettre en question le système judiciaire et administratif en place, mais plutôt à l'améliorer », souligne le document.On n'y trouve donc pas de proposition radicale pour freiner ce que certains qualifient de « magasinage d'experts », comme l'imposition d'un expert unique ou l'obligation pour la défense de dévoiler le nombre ou le contenu des expertises sollicitées.L'exercice n'aura cependant pas été vain.Certaines recommandations se traduiront en effet par des mesures permettant de mieux encadrer l'expertise médicale.Le Collège mettra en place une déclaration de l'expert, où le médecin devra notamment indiquer s'il a fait une revue de la littérature sur le sujet, s'il a favorisé une thèse particulière et comment elle se situe par rapport aux autres écoles de pensée dans son domaine.Pour éviter des expertises déconnectées de la pratique, un médecin en début de carrière devrait avoir exercé sa spécialité durant au moins cinq ans, et celui en fin de carrière ne pas avoir quitté la pratique depuis plus de cinq ans.L'ordre professionnel créera aussi un programme d'inspection spécifique à cette activité, qui effectuera aussi bien des contrôles au hasard qu'auprès de médecins ayant fait l'objet de plaintes.Ce n'est qu'un début.Le groupe de travail prévoit revenir sur les domaines criminel et pénal l'été prochain.Il faudra aussi voir comment les nouvelles dispositions du Code de procédure civile sur les expertises, qui entreront en vigueur en 2016, changeront la dynamique en cour.En attendant, le contre-interrogatoire efficace et l'esprit critique des juges demeurent les meilleurs moyens de s'assurer que les témoignages d'experts servent réellement à éclairer, et non à égarer, le tribunal.Le printemps africain, encore .PAULJOURNET pauljournet@lapresse.ca Certains autocrates africains ont dû suer en voyant un million de Burkinabès demander et obtenir la semaine dernière le départ de leur président Blaise Compaoré.Les images de la foule devaient ressembler pour eux à une énorme botte, prête à donner un coup là où il est mérité.Compaoré voulait modifier la loi pour prolonger son règne, qui durait depuis déjà 27 ans.Plusieurs autres chefs d'État africains s'accrochent encore au pouvoir.Ceux du Burundi, du Congo-Brazzaville et de la République démocratique du Congo risquent de modifier bientôt la Constitution pour solliciter un nouveau mandat.Le printemps arabe sera-t-il suivi par un printemps africain, en version subsaharienne?En fait, c'est plutôt le contraire.La révolution ne commencera pas, car elle est déjà en cours, depuis quelques décennies.Parler de « l'Afrique» est forcément réducteur.Ce continent est vaste et complexe.On peut malgré tout y identifier deux grandes périodes récentes.Les années 60 ont été marquées par un vaste mouvement de décolonisation.Les nouveaux dirigeants ont essayé d'imprimer une identité nationale à l'intérieur de frontières tracées par d'autres, où cohabitent de nombreux groupes ethniques.Par la suite, au début des années 90, les dérives autoritaires et l'injustice économique ont mené à plusieurs soulèvements populaires.Ils ont été amplifiés par la France et d'autres puissances, qui conditionnaient désormais leur aide financière à la démocratisation.On en mesure encore les effets au Bénin, au Ghana et en Zambie, entre autres.C'est donc le printemps arabe qui devrait être comparé au printemps africain, et non le contraire.Le modèle subsaharien a été plus progressif et durable, à l'exception peut-être de la Tunisie.Il a aussi contribué à la forte croissance économique des dernières années.Bien sûr, d'immenses problèmes demeurent, comme la corruption et des inégalités honteuses, particulièrement là où on exploite du pétrole et des mines.La démocratie a aussi reculé ou stagné dans certains pays.Des bergers se sont transformés en loups, comme le président du Zimbabwe, Robert Mugabe.D'autres leaders ont érigé des démocraties de façade, comme Compaoré au Burkina Faso.Cette « démocrature » s'est finalement écroulée, et la contagion ailleurs sur le continent pourrait être facilitée par la démographie.La majorité des Burkinabès a moins de 25 ans.Avec le boom démographique actuel, la moyenne d'âge en Afrique est d'environ 20 ans.Cette jeunesse, surtout lorsqu'elle est pauvre et sans emploi, constitue le moteur des révoltes.En 2012, constatant la grogne des Sénégalais, le président Abdoulaye Wade renonçait à violer la Constitution et briguer un nouveau mandat.La révolte burkinabè a semé à nouveau le doute chez les autocrates qui veulent s'accrocher au pouvoir.Quand la peur change de camp, le progrès s'accélère.- ; ; à- DROITS RÉSERVÉS/serge.chapleau@lapresse.ca OPINION Accepter l\u2019inéluctable MÉLANIE DUGRÉ Avocate, elle collabore régulièrement à La Presse Débats.D'abord, il y a eu cette étrange nouvelle rapportant que Facebook et Apple offrent maintenant à leurs employées de rembourser la congélation de leurs ovules.Vendue comme un parmi plusieurs avantages sociaux, l'idée s'impose surtout comme une sournoise intrusion dans la vie privée des employées et une certaine forme d'exploitation et de dépersonnalisation de la femme.Puis, il y a eu cette saisissante photo de l'actrice Renée Zellweger où elle apparaît méconnaissable, à la suite de ce qui semble être une série de chirurgies esthétiques.Deux nouvelles, somme toute bien distinctes, qui ont ceci en commun : elles incarnent l'insatiable besoin, tout contemporain, de repousser l'inévitable et de mener une âpre bataille contre une vilaine injustice appelée vieillissement.D'une part, on fait croire aux femmes qu'il est possible de faire un pied de nez à l'horloge biologique, qu'elles ont le plein ascendant sur leur fertilité et un pouvoir absolu sur leur ligne de vie.D'autre part, on nourrit la croyance que le vieillissement est une tare que les femmes, et de plus en plus d'hommes, doivent soigner à coups de bistouri, d'injections et autres tortures corporelles.Et à quel prix ?A prix de cruelles et douloureuses déceptions et, potentiellement, de leur santé, de celle de leur enfant et peut-être même de leur vie, comme en a témoigné la mort de Micheline Charest.Non seulement ce culte de la beauté et de la jeunesse éternelle s'inscrit surtout dans les mœurs des pays développés, mais encore il devient souvent une obsession pour ceux qui vivent ou travaillent sous le regard inquisiteur d'un public.Par ailleurs, je ne peux m'empêcher de penser que derrière le désespoir dans lequel nous plonge l'image que nous renvoie le miroir, il y a une forme de vide, une quête de sens que parfois, la vie se charge de remplir autrement.Il suffit en effet de recevoir un coup dur, un vrai, comme la perte d'un être cher ou un diagnostic de maladie grave pour relativiser les poches sous nos yeux et les ridules aux coins de notre bouche.À travers la panoplie d'options, parfois insolites, que nous offrent désormais la science et la médecine, on peut toujours plaider les libertés individuelles et le pouvoir de disposer de notre corps selon notre bon vouloir.On peut même se réconforter avec l'approche holistique, en se félicitant de notre confiance retrouvée et de notre estime personnelle gonflée à même le Botox injecté dans nos lèvres.Mais à l'instar de Léa Clermont-Dion, qui l'exprime si bien dans son bouquin La revanche des moches, je pense que l'heure est à la réflexion et aux questions.Quant aux réponses, elles ne tiennent pas du miracle et, comme le proposait Mitsou dans un touchant billet publié au printemps dernier, certaines émergeront d'un mouvement de discussions et de partage.D'autres, par contre, ne peuvent relever que d'une introspection bien personnelle.Il nous revient donc de choisir pour nous-mêmes des modèles inspirants et d'accepter la responsabilité des modèles que nous sommes pour nos enfants.À ce chapitre, j'ai eu la chance d'avoir le meilleur guide qui soit; un beau modèle qui porte fièrement ses 68 ans, qui a toujours prôné l'équilibre, valorisé le contenu avant le contenant et qui, s'il lui arrive de se plaindre de ses « petits bras mous », accepte avec une impressionnante sérénité son vieillissement.Une maman et un modèle à la hauteur de celui que je souhaite à mon tour être pour ma fille.Devant tant d'extrêmes, ayons donc l'humilité de reconnaître que le passage du temps est un invincible adversaire et que la lutte ne peut qu'être vaine et la défaite, amère.Souhaitons-nous également une saine prise de conscience, un juste retour du balancier et de nouvelles lettres de noblesse pour la vieillesse et son inhérente sagesse.Non seulement ce culte de la beauté et de la jeunesse éternelle s\u2019inscrit surtout dans les mœurs des pays développés, mais encore il devient souvent une obsession pour ceux qui vivent ou travaillent sous le regard inquisiteur d\u2019un public.PRESSEf DANS LA PRESSE+ ILa réforme du système de la santé proposée par le gouvernement suscite beaucoup de réactions chez les intervenants du réseau.Les chefs des départements de psychiatrie des instituts universitaires comptent parmi ceux qui s\u2019inquiètent de cette réforme.La Dre Mimi Israël, de l\u2019Institut universitaire en santé mentale Douglas, nous explique pourquoi.EN VIDÉO Une réforme qui inquiète POURNOUSJOINDRÉ La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québe VOUS AVEZUNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\t\t\tc) H2Y1K9 VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?Écrivez-nous à debats@lapresse.ca\t RÉDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca\tABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement\t\t\tPUBLICITÉ 514.285.6931 PETITESANNONCES 514.987.8363ou1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca\t\tDÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca\t\tCARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est impriméàTranscontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.GuyCrevier.Président et éditeur.\t\t\t\t LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 5 NOVEMBRE 2014 A 23 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn\t À BIEN Y PENSER On se souviendra du député fédéral Douglas Fisher, qui avait dit autrefois à peu près ceci : « La culture canadienne-française se résume à Maurice Richard et Lily St-Cyr».Le fédéral aurait-il maintenant dans ses plans un deuxième pont qu\u2019il nommera Lily St-Cyr?\u2014 Lionel Filion, Gatineau\t Les unions, quossa donne ?m\tt\t £ >\t -\t s 1 ,W\t Le mouvement syndical a contribué au progrès social et à l'avènement du Québec moderne.Encore maintenant, il joue un rôle important pour encadrer les travailleurs et défendre leurs intérêts, comme partenaire social et comme acteur du développement du Québec, par exemple avec le Fonds de solidarité.Mais il y a quelque chose de parfaitement schizophrène dans le syndicalisme québécois.Ces organisations sérieuses, avec leurs dirigeants responsables, se transforment souvent en parfaits gauchistes lorsqu'elles interviennent dans le débat public, comme si leurs fonctions strictement syndicales et leur contribution aux débats de société appartenaient à deux univers.On a eu deux exemples, la semaine dernière, de ces interventions publiques qui rappellent à quel point le syndicalisme a perdu sa pertinence dans une société qui a besoin de conversations adultes, et qui illustrent à quel point il incarne maintenant une culture de l'inertie.Le premier exemple, c'est le dépôt par le front commun des centrales syndicales et d'autres syndicats d'employés de l'État, représentant 400 000 personnes, de leurs demandes syndicales pour le renouvel- Comment les centrales peuvent-elles tenir sérieusement ce discours ?En faisant semblant que la crise financière n\u2019existe pas.lement de leurs conventions collectives: 4,5 % par année pour trois ans, pour un total de 13,5%.Le gouvernement n'est pas capable d'accéder à ces demandes, qu'il chiffre à 5,2 milliards et que le front commun évalue à 3,0 milliards.Même s'il est vrai que les employés de l'État méritent un rattrapage avec le privé, le gouvernement du Québec, en crise financière, n'a pas cet argent, peu importe quel parti est au pouvoir.On dira qu'il s'agit d'une «position de négociation », un rituel un peu bébête où on demande trop pour avoir moins.Mais comme l'État est en situation de déficit, le mouvement syndical propose en fait au gouvernement de s'endetter pour payer ces hausses salariales et donc de refiler la facture aux citoyens de demain.C'est une approche immature.Comment les centrales peuvent-elles tenir sérieusement ce discours?En faisant semblant que la crise financière n'existe pas.Cette dissonance cognitive est illustrée par l'autre initiative syndicale de la semaine dernière, sa participation à des manifestations avec des alliés habituels, l'ASSÉ, la «société civile», la mouvance d'organismes proches de Québec solidaire, sur le thème «Refusons l'austérité».Il fallait y penser.Si on refuse l'austérité, elle disparaît.Pouf! Et pourtant, l'austérité est bien là.Elle n'est pas de type européen.Le gouvernement libéral ne réduit pas ses dépenses, il ne fait que ralentir leur croissance, qui sera de 1,8% cette année et de 0,7% l'an prochain.Ce n'est pas le genre d'austérité que dénonce le Prix Nobel Joseph Stiglitz, cité ad nauseam par la gauche québécoise.Mais cela exige des efforts considérables, des compressions de 3,5 milliards cette année, et autant l'an prochain, dont les impacts sont très sévères, assez pour qu'on puisse parler d'austérité.On peut être contre les mesures privilégiées par le gouvernement libéral, même si on sait que ses efforts sont de la même ampleur que celle que prévoyait le gouvernement Marois.On peut être contre son échéancier et dire qu'il faudrait y aller plus doucement.Mais contre l'austérité?Si les centrales sont contre, elles sont pour quoi, au juste?Le seul courant de pensée carrément opposé à l'austérité, c'est Québec solidaire, qui ne se préoccupe pas vraiment du déficit et qui a une solution : des milliards de plus d'impôt.Dans leur opposition à l'austérité, avec les alliances qu'elles tissent, les centrales se retrouvent ainsi à épouser les thèses de cette sous-culture politique marginale, qui n'est pourtant pas celle de leurs membres.En finances publiques comme ailleurs, si on attend trop pour régler un problème, il ne fait qu'empirer.Si on ne fait rien maintenant, si on « refuse » l'austérité, comme le prône le mouvement syndical, c'est la meilleure façon de compromettre l'intégrité du modèle québécois.aeamasiaa^ L VV CL mm»***-' 3.\u2019 PHOTO JULIEN HEON, LA PRESSE L\u2019auteur déplore que les organismes de toponymie n\u2019aient pas été impliqués dans le choix du nom de l\u2019ouvrage qui remplacera le pont Champlain.Renommerait-on le pont Victoria?ANDRÉ BOURBEAU Ex-député et ministre libéral Si le pont qu'il faut remplacer sur le Saint-Laurent s'était appelé «Victoria» plutôt que «Champlain», les représentants du gouvernement fédéral auraient-ils songé, ne serait-ce qu'un instant, à appeler la nouvelle infrastructure le pont «Maurice-Richard» ?Le Canada anglais, d'un seul bloc, se serait soulevé d'une même indignation.Pourtant la reine Victoria, malgré les gloires incontestables de son règne, n'a exercé sur le Canada qu'une influence marginale en comparaison de l'apport immense de Samuel de Champlain à la naissance de ce pays.Champlain est le véritable fondateur, non seulement de Québec, mais aussi du Canada.La Nouvelle-France, c'était un immense territoire qui couvrait le Québec actuel, les provinces maritimes, le Nord-du-Québec et une bonne partie de l'Ontario, des prairies et de plusieurs États américains d'aujourd'hui.C'était, en quelque sorte, le Canada de Champlain.Lorsque la France a cédé le Canada à l'Angleterre en 1763, on s'est rendu compte de l'incroyable étendue de ce quasi-continent où on ne parlait que les langues autochtones et le français.C'est cela, en grande partie, qui deviendra le Canada, ce pays que Champlain a bâti et structuré en concluant de multiples alliances avec les peuples autochtones et en étendant le commerce, l'exploration, l'éducation et la religion catholique.Il est hautement justifié d'associer le nom de Champlain à une infrastructure majeure.Personnellement, j'aurais préféré que l'on désigne une université plutôt qu'un pont en commémoration du premier gouverneur de la Nouvelle-France.Mais de grâce, n'effaçons pas d'un coup de tête populiste la mémoire de ce grand homme.On va finir par accréditer la quasi-boutade selon laquelle les Canadiens constitueraient un «peuple sans histoire».Les représentants fédéraux ont pensé bien faire en lançant une sorte de concours pour désigner le nom du nouveau pont.Dans un pays où l'histoire est si mal enseignée et valorisée, on ne s'étonne qu'à moitié que ce genre de concours fasse ressortir le nom de personnalités associées au passé récent et à des activités populaires.Le nom de Maurice Richard est arrivé en tête, mais on aurait pu tout aussi bien vouloir honorer Louis Cyr, le cardinal Léger, le curé Labelle ou l'ex-animateur Réal Giguère.Mais un gouvernement doit avoir un peu plus de profondeur historique.On a déjà commis deux erreurs grossières.Premièrement, en envisageant de changer le nom du futur pont alors que l'actuelle infrastructure sera démolie.Deuxièmement, en court-circuitant les organismes de toponymie par une consultation populiste bâclée.Il ne faut pas succomber à la bêtise totale en commettant l'ultime erreur de reléguer Champlain aux oubliettes de l'histoire en effaçant son nom du pont de remplacement sur le Saint-Laurent.Le gouvernement fédéral doit avoir la sagesse de revenir sur sa décision.Le leadership, ce n'est pas de s'entêter à poursuivre une mauvaise idée; c'est, au contraire, la capacité de dépasser la première impression et de s'élever au-delà de la clameur populiste.N\u2019effaçons pas d\u2019un coup de tête populiste la mémoire de Champlain.On va finir par accréditer la quasi-boutade selon laquelle les Canadiens constitueraient un «peuple sans histoire».RÉPLIQUE Un problème rare DAVID LUSSIER Directeur de la clinique externe de gestion de la douleur chronique de l\u2019Institut universitaire de gériatrie de Montréal Dans un reportage publié la semaine dernière, la journaliste Katia Gagnon discute d'un problème de santé publique important, soit l'abus de narcotiques (morphine et ses dérivés, aussi appelés opiacés) par des toxicomanes.La facilité avec laquelle elle a pu se procurer des opiacés, grâce entre autres à des prescriptions falsifiées, est déconcertante.Il est donc crucial que les instances concernées travaillent ensemble, rapidement, afin de trouver des solutions à ce problème.Ces solutions incluent une amélioration de la sécurité des prescriptions, mais également le remboursement par la RAMQ des traitements non médicamenteux de la douleur (par exemple, physiothérapie et psychologie) et de médicaments avec risque d'abus plus faible (par exemple, le tramadol), un meilleur accès à un médecin de famille pour un suivi régulier, plutôt qu'un recours aux cliniques sans rendez-vous, et une amélioration des ressources pour prévenir et traiter la toxicomanie.Malheureusement, en mettant l'accent sur l'abus de narcotiques et sur des patients rapportant être devenus dépendants à la suite d'une prescription légitime pour une douleur, le reportage donne la fausse impression qu'une majorité de patients traités avec des opiacés en deviennent dépendants, en abusent ou en vendent.Or, selon les études, moins de 5 % y deviendront «accros».Si on exclut ceux qui ont une histoire préalable de toxicomanie ou de dépendance aux médicaments, ce pourcentage est encore plus faible.Les opiacés sont prescrits pour traiter une douleur sévère, qu'elle soit aiguë ou chronique.Ils ne sont certainement pas dénués d'effets indésirables et de risques, autres que la dépendance, et sont donc prescrits avec beaucoup de prudence par la plupart des médecins, souvent très réticents à en prescrire.Dans ma pratique en clinique de douleur, je dois souvent insister pour convaincre un patient, qui pourrait être soulagé avec des opiacés, d'accepter d'en prendre.La plupart craignent énormément les risques de dépendance.Des reportages comme celui-ci ne font malheureusement qu'accentuer ces craintes injustifiées.Il est important, quand on parle de dépendance aux opiacés, de distinguer la dépendance psychologique (« être accro ») et la dépendance physique.Malheureusement, le reportage ne fait pas cette distinction.La dépendance physique, très fréquente avec une prise régulière Dans ma pratique en clinique de douleur, je dois souvent insister pour convaincre un patient, qui pourrait être soulagé avec des opiacés, d\u2019accepter d\u2019en prendre.durant deux semaines ou plus, est un phénomène physiologique responsable des symptômes de sevrage mentionnés.Ces symptômes sont facilement évités en diminuant la dose du médicament graduellement.Ça ne veut aucunement dire que la personne traitée est «accro» au médicament ou «en manque», mais simplement que son corps s'est ajusté au médicament, comme c'est le cas avec plusieurs autres classes de médicaments, dont certains antihypertenseurs.Ce reportage est le cinquième publié par La Presse sur l'abus des opiacés au cours des trois dernières années.Malheureusement, pendant ce temps, aucun reportage n'a été effectué sur la douleur chronique et les lacunes du système de santé pour la prendre en charge de façon adéquate.La Semaine québécoise de la douleur chronique, du 2 au 8 novembre, serait une bonne occasion de s'y intéresser.Réponse de la journaliste Docteur Lussier, Le chiffre de 5% que vous mentionnez peut paraître minime.Cependant, lorsqu'on parle à vos collègues spécialistes en dépendances, ils nous informent que leur clientèle de toxicomanes a changé du tout au tout.Ils voient désormais un type de clients qui était, auparavant, à peu près absent de leurs bureaux.Et bien souvent, ces gens ont un problème de dépendance aux narcotiques.Pour ces médecins, le problème d'abus et de surprescription est réel et aigu.Je constate que les patients atteints de douleur chronique et les médecins qui les soignent ont été choqués par mes articles.L'Association québécoise de la douleur chronique a donné le mot d'ordre à ses membres de m'inonder de lettres.«Ignare», «stupide», «journaliste jaune» : ils n'ont pas ménagé les qualificatifs pour me transmettre leur déplaisir.Ces gens ont malheureusement eu l'impression que je traitais tous ceux qui prennent des narcotiques de toxicomanes.Ce n'était pas du tout le cas.Je leur souligne qu'en dernière partie de cette série, j'ai tenu à présenter le cas de Lise Lapierre, dont la vie a été transformée -pour le mieux! - par ces médicaments, ainsi que le témoignage d'une grande spécialiste de la douleur, la docteure Aline Boulanger, qui déplorait le sous-diagnostic dont font l'objet nombre de patients atteints de douleurs chroniques.Merci, \u2014 Katia Gagnon A 24 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 5 NOVEMBRE 2014 LA PRESSE ARTS PHOTO NINON PEDNAULT, LA PRESSE La romancière bien connue Chrystine Brouillet fait partie des quelque 130 auteurs et illustrateurs qui n\u2019ont pas touché leurs droits d\u2019auteur des derniers mois.ÎR -V \u2022 ym : A 'II y;s\u2019_.FAILLITE DE LA COURTE ÉCHELLE Des milliers de dollars en droits d\u2019auteur impayés EN CHIFFRES Quelques exemples d\u2019artisans qui attendent toujours d\u2019être payés >\tChrystine Brouillet (romancière).65 722$ >\tAnnie Trudel (alias Annie Groovie).4 737$ >\tÉlise Gravel (illustratrice et auteure à succès).12 167$ >\tMarianne Dubuc (illustratrice).9880$ >\tSylvie Desrosiers (auteure) .6098$ >\tFrancine Ruel (auteure).4230$ EXCLUSIF HUGO PILON-LAROSE Les artisans de La courte échelle, qui n'ont toujours pas reçu de redevances pour leurs livres vendus en 2013 et en 2014, ne sont pas au bout de leurs peines.Deux semaines après la publication d'une première demande de soumissions pour le rachat des actifs de la maison d'édition, le syndic de faillite retourne à la case départ.Un nouvel appel d'offres a été lancé hier.Selon ce qu'a appris La Presse, les premières offres reçues n'ont pas satisfait les cinq inspecteurs dans ce dossier.Ceux qui veulent se porter acquéreurs de l'entreprise ont désormais jusqu'au mercredi 12 novembre pour signifier leur intérêt.Entretemps, quelque 130 écrivains et illustrateurs n'ont toujours pas touché leurs droits d'auteur des derniers mois, une somme qui s'élèverait à 320 000$, selon certaines estimations.Dans le cas de la populaire romancière Chrystine Brouillet, la somme qui lui est due est imposante: 65 772$.La Presse a tenté de lui parler hier, mais son agent, Patrick Leimgruber, a expliqué qu'elle ne voulait pas commenter l'affaire.« Cette histoire la touche beaucoup.Vous comprenez qu'elle se retrouve en première ligne.Ça lui fait beaucoup de peine et elle considère que cette situation n'est pas triste que pour elle, mais aussi pour tous les auteurs et illustrateurs impliqués », nous a-t-il expliqué.En coulisse, les artisans de La courte échelle - dont certains refusent de parler publiquement pour ne pas nuire aux procédures en cours - se disent fâchés et impuissants.Certains estiment que le syndic de faillite n'est pas assez transparent et déplorent qu'il les tienne peu à jour de l'évolution du dossier.« Il faut que ça se règle rapidement» Sylvie Desrosiers a publié son premier roman jeunesse mettant en vedette le chien Notdog à La courte échelle, en 1987.Véritable succès, sa série a depuis été republiée à quelques reprises sous forme de recueils.Mais aujourd'hui, elle est inquiète.Comme tant d'autres, la romancière ne sait pas si elle retrouvera bientôt ses droits d'auteur afin de poursuivre sa série ailleurs.Le syndic Raymond Chabot a récemment expliqué aux auteurs et illustrateurs qu'ils ne pouvaient pas récupérer leurs droits sur les œuvres publiées, même si cela était pourtant inscrit dans les contrats en cas de faillite en vigueur au Québec selon les dispositions de la Loi provinciale sur le statut professionnel des artistes.Selon le syndic, c'est la loi fédérale qui prévaut, dont certaines dispositions invalident cette clause des contrats.« En apprenant ça, c'est comme si une bombe nous tombait sur la tête.Nous avons été dépossédés de nos livres, c'est épouvantable », a expliqué l'auteure à La Presse depuis les berges de la Peace River, dans le nord de l'Alberta, où elle fait la promotion ces jours-ci de ses livres auprès d'écoles primaires francophones de la province.« On est impuissants, parce que ça se joue en partie au-dessus de nous, au niveau juridique.C'est un conflit entre deux lois.Même une grande vedette de la littérature comme Chrystine Brouillet ne peut pas reprendre les aventures de Maud Graham », a dit Mme Desrosiers, en faisant allusion au personnage qui a propulsé sa collègue romancière dans la célébrité.La semaine dernière, la ministre de la Culture, Hélène David, a affirmé à l'Assemblée nationale qu'elle travaillait sérieusement afin d'aider les auteurs et illustrateurs de La courte échelle à récupérer les sommes qui leur sont dues.Questionné hier à savoir si Québec allait contester le fait que les dispositions d'une de ses lois étaient invalidées par une loi fédérale, l'attaché de presse de Mme David a répété que la ministre était en contact étroit avec les acteurs du milieu littéraire pour « aller chercher les plus grandes sommes possible pour les auteurs», sans s'avancer sur les formalités juridiques de l'affaire.« Le bateau avait coulé et on ne le savait pas» Valérie Fraser a connu un début de carrière canon dans le monde littéraire grâce à un premier livre, Le jour où j\u2019ai arrêté d\u2019être grosse, publié l'hiver dernier chez une filiale de La courte échelle.Quelques mois plus tard, elle s'est même fait offrir de renouveler l'expérience, cette fois-ci avec un livre de recettes et des romans de fiction.À ce moment-là, elle n'aurait jamais cru que la maison d'édition pourrait faire faillite cet automne.« Trois jours avant que l'on apprenne dans les médias que la compagnie était en faillite, les gestionnaires faisaient comme si tout était normal.Mais dans le fond, le bateau avait coulé et on ne le savait même pas», a-t-elle raconté à La Presse.Mme Fraser est bien connue des adeptes des réseaux sociaux.Celle qui s'était lancé le défi de reprendre sa vie en main en publiant une vidéo sur YouTube et en créant une page Facebook qui porte le même titre que son livre est aujourd'hui confrontée à une nouvelle problématique : ne pas être payée pour le travail qu'elle a accompli avec l'aide d'une coauteure.« On n'a pas encore touché aux droits d'auteur de notre livre, sauf une avance qui nous avait été donnée au moment de sa publication.On est déçues et surtout très fâchées envers La courte échelle, pour le peu d'information qui nous a été donnée», a expliqué Mme Fraser, qui attend toujours de recevoir un chèque de près de 4500$.En date du 30 octobre dernier, la somme qui était due aux créanciers non garantis - un groupe qui inclut entre autres les auteurs et illustrateurs - s'élevait à 1 225 000$.Pour l'ensemble des créanciers, la somme s'élevait plutôt à plus de 4 millions de dollars.5000 ANS DE CIVILISATION REPRENNENT VIE placedesartïftom-^ SUR SCENE! 2015 SHEN YUN DU 7 AU 11 JANVIER 2015 Place des Arts | Théâtre Maisonneuve ShenYun.com Billetterie : 514 842-21121 Sans frais : 1866 842-21121 Organisateur : 514 800-2928 Présenté par l\u2019Association du Falun Data de Montréal LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 5 NOVEMBRE 2014 A 25 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS Julie-PKP, offre acceptée ! HUGO DUMAS CHRONIQUE L'offre a bel et bien été acceptée, comme La Presse l'a révélé hier.Julie Snyder épousera Pierre Karl Péladeau dans « la prochaine année».La démone blonde, qui souffre d'une grosse extinction de voix, a multiplié les interventions à la radio et à la télévision, hier matin, pour confirmer son mariage en 2015 au député du Parti québécois dans Saint-Jérôme.Aucune date pour la cérémonie n'a cependant été arrêtée.Ces noces attireront inévitablement plusieurs têtes couronnées du milieu des affaires, de la politique et du showbiz.Car Julie Snyder et Pierre Karl Péladeau forment un des couples les plus influents du Québec, et plusieurs personnalités connues gravitent dans leur univers, dont Céline Dion, René Angélil, Brian Mulroney, Pauline Marois, Bernard Landry et Janette Bertrand, pour ne nommer que ceux-là.En entrevue hier matin, Julie Snyder a confirmé s'être fiancée le jour de son 47e anniversaire de naissance, le 6 août, qu'elle a célébré avec sa famille aux îles de la Madeleine.La bague, que l'animatrice et productrice appelle « la roche », provient de la bijouterie Giroux de Saint-Jérôme.Julie Snyder a porté son alliance dans divers événements publics, dont Le banquier spécial gala Artis, mais l'avait retirée pour fouler le tapis rouge du gala de l'ADISQ.Lundi, alors qu'elle enregistrait le talk-show de TVA Ça finit bien la semaine en compagnie de Julie Bélanger et José Gaudet, plusieurs remarques ont été lancées sur son nouveau bijou, sans que Julie Snyder confirme qu'elle allait unir sa destinée à celle de PKP.« Il va probablement falloir réenregistrer ce segment», souligne Julie Snyder.Ce fut une journée très chargée médiatiquement pour la mère de Thomas, 9 ans, et Romy, 6 ans.En plus de ses futures épousailles, Julie Snyder a publié hier une lettre ouverte dans Le Devoir pour dénoncer les propos du chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, qui l'a appelée « la femme de quelqu'un d'autre » ce week-end.« Quand vous me rabaissez à être la femme de quelqu'un d'autre, vous faites preuve d'un manque de respect envers le public et les femmes en général, qu'elles soient sur le marché du travail ou à la maison», a écrit Julie Snyder dans sa missive.François Legault s'est finalement excusé, affirmant avoir poussé une blague « sans malice».Star Académie Et il y a eu la fameuse controverse sur la propriété des droits d'adaptation de Star Académie, qui a longtemps été une source de tension entre le clan de Julie Snyder et celui de Véronique Cloutier.Vraisemblablement, ce dossier suscite encore des tiraillements.J'ai mentionné hier que Guy Cloutier avait été le premier à approcher TVA, en 2002, avec une option sur la production de Star Académie.L'ex-producteur -et plusieurs membres de son entourage - a souvent répété cette histoire, autant en privé qu'en public.Faux et archi-faux, a répliqué Julie Snyder en jurant «sur la tête de ses enfants » que personne d'autre qu'elle au Québec n'a détenu une option ou la totalité des droits d'adaptation de Star Académie.Elle a paraphé un contrat avec Endemol, détenteur de la licence de Star Ac, le 4 février 2002.Dernier truc concernant Julie Snyder: sa compagnie Productions J aurait bouclé le projet télé de L'été indien avec un déficit d'exploitation se chiffrant autour de 200 000$.Le mythe de la riche productrice qui s'emplit les poches en prend pour son rhume, n'est-ce pas?Les enquêtes du vilain Zack Plusieurs lecteurs allumés ont posé la question: est-ce que la direction d'un grand quotidien permettrait à l'un de ses propres reporters d'enquêter sur le cancer d'un collègue chroniqueur, comme cela se passe présentement dans la télésérie Nouvelle adresse ?La réponse est : non.Jamais de la vie.À La Presse, oui, on s'agace et on se picosse beaucoup entre collègues, mais jamais l'un d'entre nous ne publierait un « scoop » sur la maladie mortelle qui affecterait une des vedettes du journal.Ça ne se fait tout simplement pas.Quel serait l'intérêt de publier une telle information ?L'auteur de Nouvelle adresse, Richard Blaimert, a répondu sur les médias sociaux qu'il n'écrivait pas une série documentaire sur le monde des journalistes, mais bien de la fiction.Là-dessus, il aparfai-tement raison.Par contre, comme son œuvre se veut hyperréaliste, il est tout à fait normal que l'on relève cet aspect moins crédible de la télésérie.Dans l'épisode diffusé lundi à Radio-Canada, Zack pressait son patron de publier un papier exclusif sur la récidive du cancer de Nathalie (Macha Grenon).C'était assez surréel comme échange.Comme si Nathalie Lapointe devait absolument révéler à ses lecteurs le moindre détail de son état de santé.Heureusement, le rédacteur en chef du Quotidien Express (Henri Chassé) a torpillé le projet, sauf que Zack a coulé son histoire juteuse au journal concurrent.Ça aussi, c'est assez inusité comme tactique.Je veux bien croire que l'ambitieux Zack convoite à tout prix le poste prestigieux de Nathalie Lapointe, mais à ce point-là, c'est troublant, limite psychopathe.a Pour joindre CPI notre chroniqueur: hdumas@lapresse.ca Julie Snyder a porté son alliance dans divers événements publics, dont Le banquier spécial gala Artis, mais l\u2019avait retirée pour fouler le tapis rouge du gala de l\u2019ADISQ.THÉÂTRE/7he Book of Mormon Et D ieu créa un succès ! PHOTO JOAN MARCUS, FOURNIE PAR LA PRODUCTION Deux jeunes missionnaires américains sont envoyés en Ouganda pour tenter de convertir les citoyens à la religion mormone.T-\" Gagnant de neuf prix Tony, en 2012, The Book of Mormon est la comédie musicale à voir à Broadway.Mais pas besoin d\u2019aller à New York, le spectacle sera à l\u2019affiche six soirs à Montréal, en décembre prochain.Retour sur la plus belle surprise de la décennie à Broadway, offerte par les créateurs de South Park.LUC BOULANGER En janvier 2011, les créateurs de South Park, Trey Parker et Matt Stone, ont surpris bien du monde en signant, avec le compositeur Robert Lopez, une comédie musicale à Broadway.Surtout que leur spectacle porte sur un sujet pas vraiment lié à l'humour ou au divertissement: les missionnaires de l'Église chrétienne des mormons.Or, cette idée s'avère aujourd'hui fort lucrative.Et quatre ans plus tard, ils peuvent dire mission accomplie ! Pour la petite histoire, en 2007, Parker et Stone sont allés voir Avenue Q à New York.Ils ont tellement aimé la comédie musicale irrévérencieuse de Robert Lopez qu'ils ont pris contact avec le compositeur pour lui faire part de leur idée saugrenue de créer un musical sur les mormons.Ironie du sort, Lopez avait aussi la même idée en tête! Les trois artistes se sont donc mis à l'ouvrage pour signer la musique, le livret et les chansons du musical le plus populaire et acclamé à Broadway depuis The Lion King.Selon le critique de théâtre du New York Times, The Book of Mormon est carrément « la meilleure comédie musicale du XXIe siècle» ! La touche South Park The Book of Mormon raconte l'histoire de deux jeunes missionnaires américains, Elder Price et Elder Cunningham, envoyés en Ouganda pour tenter de convertir les citoyens à la religion mormone.Le premier est beau, fonceur, charismatique et enthousiaste avec un grand dévouement à sa foi.À l'opposé, son rondelet partenaire est un nerd maladroit, mais bien intentionné, qui a tendance à trop mentir pour se sortir de l'embarras.À leur arrivée en Afrique, dans un village ougandais, les deux jeunes missionnaires vont frapper un mur.Et réaliser qu'il est plus facile de faire du porte-à-porte et « vendre » leur religion à Salt Lake City que dans une société en proie à la violence, à la corruption, à la misère et à la maladie.Leur mission de répandre la parole de Joseph Smith (le fondateur de l'Église des mormons) sera une folle aventure semée d'embûches.Jusqu'à ce qu'une jeune villageoise, Nabulungi, réussisse à convaincre ses concitoyens de les écouter.Dans les faits, ce spectacle mêle l'humour caustique et osé (par moments scatologique) de South Park à une facture classique de comédie musicale.Et ça marche, car le décalage entre les deux mondes permet de mieux rire des travers d'une communauté religieuse sans tomber dans l'anathème.L'exagération a toujours de meilleurs résultats sur les planches que dans la vraie vie.Depuis son succès à Broadway, où il faut réserver ses billets des mois à l'avance, les producteurs ont cloné la comédie musicale.Chicago a eu droit à sa production; puis Londres dans le West End; et deux troupes parcourent l'Amérique du Nord.C'est d'ailleurs l'une de ces troupes qui s'arrêtera à la Place des Arts de Montréal.Une (surprenante) réaction Vous avez vu la pièce.Maintenant, lisez le livre! Le livre est toujours meilleur.J'ai vu le spectacle.mais préférez le livre.On peut lire ces slogans dans des publicités à l'intérieur des programmes du spectacle The Book ofMormon.En effet, l'Église chrétienne des mormons a acheté plusieurs pleines pages de pubs qui sont vues, chaque semaine, par des dizaines de milliers de spectateurs dans l'une ou l'autre des quatre productions du spectacle.Bien que The Book of Mormon soit une critique satirique, une caricature féroce de la communauté religieuse, la réaction des mormons demeure très gentille, voire bon enfant.L'immense succès de la comédie musicale, qui ne dégonfle pas depuis quatre ans, a même du vent dans les voiles de l'Église.On est bien loin de l'affaire des caricatures du prophète Mahomet, publiées dans un journal hollandais puis dans Charlie Hebdo, voilà quelques années.Ou des manifestations de catholiques outrés devant le Théâtre du Nouveau Monde, en 1979, lors de la création de la pièce Les fées ont soif de Denise Boucher.En mars 2011, l'Église chrétienne basée à Salt Lake City a même publié un communiqué officiel pour diffuser sa position sur le spectacle de Broadway: « Cette production peut bien divertir le public durant une soirée.Or, la lecture du Livre des Mormons et ses Écritures vont changer la vie des gens pour toujours.en les rapprochant du Christ.» Du 2 au 7 décembre à la salle Wilfrid-Pelletier Jusqu\u2019au 30 novembre au Prince of Whales Theatre, à Toronto UN SUCCÈS >\tNombre de représentations à Broadway: 1530 (en date du 29 octobre 2014) avec des recettes hebdomadaires de 1 700 000$, en moyenne, et environ 8750 spectateurs par semaine.>\t55: N ombre de villes nord-américaines visitées durant la tournée 2014-2015.(Le spectacle sera présenté à Salt Lake City, la capitale des mormons, en juin 2015.) >\t9 Tony Awards, incluant la meilleure comédie musicale en 2012 >\t6 Drama Desk Awards (prix de la critique) >\t4 Olivier Awards, incluant meilleure nouvelle comédie musicale à Londres (West End) en 2013 >\t19 millions Recettes mensuelles de toutes les productions dans le monde (Sources: Forbes et Internet Broadway Database) A 26 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 5 NOVEMBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS LIVRES Chapleau décortiqué JOSÉE LAPOINTE Serge Chapleau vient de lancer son recueil annuel de caricatures, une occasion pour discuter avec lui de son boulot si particulier.« Le seul pouvoir d\u2019un caricaturiste est celui de pouvoir insister, répéter, grossir, chatouiller, nous dit-il en nous accueillant dans son antre, au deuxième étage de La Presse.C\u2019est surtout un privilège de pouvoir gagner sa vie en faisant des grimaces.» Nous avons décortiqué avec lui quelques-unes de ses caricatures de 2014, histoire de démythifier un peu son travail.Robin Williams La mort de personnalités connues n\u2019est jamais facile à illustrer, admet Serge Chapleau.«C\u2019est souvent une journée où le caricaturiste a envie de rester couché.» Il lavoue, il adorait Robin Williams, et la nouvelle de son suicide la touché.«Ce jour-là, j\u2019ai d\u2019abord regardé les photos de lui, partout sur le web.Et je me suis rendu compte que s\u2019il n\u2019était pas en représentation, on ne le voyait jamais en train de rire ou de sourire.Il avait naturellement le sourire à l\u2019envers et je l\u2019ai donc dessiné avec un air triste.Mais il fallait aussi un côté caricature.J ai alors eu ce flash du visage de clown imprimé par-dessus le sien.J\u2019étais très content de l\u2019effet, mais il y a des soirs où je suis pas mal moins fier.C\u2019est pour ça que c\u2019est difficile dévaluer combien de temps ça prend, faire une caricature.Parce que ça ne se calcule pas comme ça.» La saga Bernard Drainville et la Charte \\cAjjJ p'A «ÂtM \\ V\tA noîdi li-ftwt'.ÆÏBfÆMS AdeC.If-ÎWJET \"SU.lûl \t «Je remercie ces étranges personnages que sont les politiciens, qui se lancent pour la vie, qui savent qu\u2019ils vont se faire frapper à la moindre gaffe.Bernard Drainville, quand il a lancé son projet de charte, c\u2019était merveilleux! C\u2019est pour ça que je l\u2019ai dessiné en Femen, fier de lui, convaincu.» «Le titre de ce projet de charte, ça ressemble à la question du référendum.Mais Drainville est encore radieux, il a les joues rouges, on l\u2019a rarement vu souriant comme ça.Quand une histoire de ce genre commence, on ne sait pas jusqu\u2019où ça va aller, à quel point ça va nous nourrir.Mais oui, c\u2019est du bonbon.Et merci, parce qu\u2019on ne trouve pas les idées tout seul.» « La saga continue, c\u2019est à l\u2019intérieur du PQ que ça se passe maintenant.Le mégaphone de Drainville ne marche pas, c\u2019est Lisée qui a enlevé les batteries.Jean-François Lisée est extrêmement difficile à dessiner, parce qu\u2019il a plusieurs personnalités.Mais une chose ressort, c\u2019est son côté pédant.» «Cette fois, Pierre Karl Péladeau arrive, et plus personne ne s\u2019occupe de Drainville.Après les élections, il a dit qu\u2019il aurait été prêt à des amendements.Moi, je ne crois plus rien de ce que les politiciens disent.J\u2019observe, je regarde, je suis toujours étonné de voir qu\u2019ils pensent qu\u2019on ne voit pas clair dans leur jeu.» LYSIANE GAGNON 23 RECITS INTIMES Réfléxions sur l\u2019univers de la table Repas mémorables Voyages gourmands Télécharger sur m iBooks Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub UN LIVRE À DEGUSTER Récits de table D\u2019ICI ET D\u2019AILLEURS CINÉMA Emmanuel Bilodeau dans le prochain film d\u2019Inarritu ANDRÉ DUCHESNE Le comédien Emmanuel Bilodeau a été retenu pour un rôle dans The Revenant, le prochain film d'Alejandro Gonzalez Inarritu.Le tournage de ce long métrage, qui met en vedette Leonardo DiCaprio, a lieu actuellement dans l'ouest du Canada.Il y a cependant un hic: le comédien et humoriste québécois n'a aucune idée à quel moment il devra jouer ses scènes.Ce qui le place dans une constante situation de stress puisqu'il poursuit la tournée de son spectacle, One Manu Show, à travers le Québec.« Ça fait trois semaines que je vis cette situation et c'est très stressant, dit le comédien au bout du fil.J'ai déjà été obligé d'annuler un spectacle [le 30 octobre] à L'Assomption parce que je devais partir dans l'Ouest et ça ne s'est pas fait.Je peux vous dire que lorsque je retournerai présenter mon spectacle dans cette ville, je leur réserve un numéro spécial sur mon aventure.» The Revenant raconte l'histoire de Hugh Glass (DiCaprio), un trappeur américain (1780-1833) reconnu par ses pairs pour son exploration du Midwest, mais surtout pour avoir survécu à l'attaque d'un grizzli, ses deux compagnons de route l'ayant laissé pour mort.Bilodeau résume le scénario du film en parlant d'une « histoire de survie et de vengeance».« J'ai été contacté par l'agence de casting Élite de Montréal et fait une première audition devant la caméra.Je l'ai fait sans texte, en improvisant.C'était le jour de la première de mon spectacle, le 24 octobre, à Montréal.Inarritu m'a retenu, raconte le comédien.Mais les dates qu'on m'offrait ne cadraient pas avec mon horaire.Il y a eu une deuxième audition et on m'a encore dit que j'étais le choix du réalisateur.Je ne dois tourner que quelques jours.» La semaine dernière, Emmanuel Bilodeau s'est rendu sur le plateau de tournage, à une heure au nord de Calgary.« J'y étais pour faire le maquillage et les costumes, dit-il.J'ai pu rencontrer et parler avec Inarritu et DiCaprio, mais je ne peux pas dire de quoi il est question.Tout est très secret.» Depuis, c'est l'attente.Le plateau de tournage s'est déplacé à Squamish en PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Emmanuel Bilodeau I.in Colombie-Britannique où le mauvais temps ralentit le travail.« Il pleut sans arrêt.Tellement que ça empêche la production de tourner », dit le comédien.Roy Dupuis La semaine dernière, le quotidien en ligne Huffington Post Québec annonçait que le comédien Roy Dupuis avait lui aussi été approché pour un rôle dans The Revenant.Mais ce dernier aurait refusé la proposition sous prétexte qu'il y avait trop d'inconnus.Selon une citation du Huff Post, Roy Dupuis aurait déclaré : « Les producteurs m'ont proposé un rôle sans me donner aucune information.J'ai refusé parce qu'ils ne voulaient pas me faire lire le scénario.C'était trop mystérieux et, en plus, ils me demandaient d'être disponible n'importe quand pendant plusieurs mois.» Emmanuel Bilodeau a de son côté accepté parce qu'il qualifie l'expérience de « très intense », mais aussi pour sa très grande admiration du réalisateur de Babel, Biutiful et Birdman.« En sortant de la projection de Biutiful, j'ai été incapable de parler durant une demi-heure.J'ai pensé à la mort de mon père.J'ai pleuré ma vie, lance le comédien.La façon dont il écrit et réalise ses scénarios est exceptionnelle.» Bilodeau n'a toutefois pas l'intention d'annuler une autre représentation sans avoir la certitude qu'il partira pour l'Ouest canadien."]
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