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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2015-07-06, Collections de BAnQ.

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[" Montréal lundi 6 juillet 2015 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 131® année No212\t36 pages,4 cahiers 1,20$ taxes en sus - Édition provinciale 1,30$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées LA PRESSE AU PANAMA LUPACVEUT RAPATRIER LE CORPS DARTHUR PORTER PAGE A4 Nikita Scherbak PRÊTS, PAS PRÊTS ?Au moins un poste d\u2019attaquant sera disponible la saison prochaine chez le Canadien, et quelques jeunes joueurs sont sur les rangs pour décrocher l\u2019emploi.SPORTS LA PRESSE À ATHÈNES C\u2019EST NON! Le refus est catégorique: les Grecs ont rejeté à 61 % le plan d\u2019austérité proposé par le FMI et l\u2019Union européenne pour résoudre la crise de liquidités du pays.Le premier ministre Aléxis Tsfpras invite maintenant les créanciers à tenir compte de la dimension «humanitaire» du dossier.Compte rendu de notre envoyée spéciale.PAGES A2 ET A3 PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE ' .LA DARLING DU FAUBOURG ARTS PAGE A13 LE SPORT ACCESSIBLE La Nissan 370Z et la Hyundai Genesis Coupe s\u2019affrontent dans notre duel du mois.AUTO PHOTOS FOURNIES PAR LES CONSTRUCTEURS PHOTO OLIVIERJEAN, LA PRESSE RESSOURCE CHERCHE EXPLOITANT Le Québec regorge de biomasse qui pourrait être transformée en énergie verte, mais des obstacles réglementaires et économiques freinent le développement de la filière.AFFAIRES PHOTO EMILIO MORENATTI, ASSOCIATED PRESS T; PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE DUONG, LA SUITE Les Québécois ont fait sa rencontre au cours de l\u2019été 2014.Une campagne battait son plein pour dénicher des cellules souches, rarissimes pour les leucémiques d\u2019origine vietnamienne au Québec.Un an et une greffe réussie plus tard, la jeune femme va bien.Entretien.PAGE A6 MON CLIN D\u2019ŒIL STÉPHANE LAPORTE Ne manquez pas le film Ego Trip avec Donald Trump.OËU Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte L-V 621924 98765 1 F«2a pœzQ GRÂCE AU PUBLIPOSTAGE, PIZZA PIZZA A OBTENU UN TAUX DE RÉPONSE DE 37 %.LE PUBLIPOSTAGE PLACE VOTRE MARQUE DIRECTEMENT DANS LES MAINS DE VOS CLIENTS.Pour découvrir comment d'autres entreprises ont profité de l'effet publipostage, visitez postescanada.ca/dansleursmains 621924987651 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 6 JUILLET 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn RÉFÉRENDUM EN GRÈCE J i.r-tvfrp' NON SANS EQUIVOQUE PHOTO JEAN-PAUL PELISSIER, REUTERS Des partisans du Non se réjouissaient, hier à Athènes.Le plan d\u2019austérité proposé par les créanciers européens de la Grèce a été rejeté par environ 60 % des participants au référendum.MARIE-CLAUDE LORTIE ENVOYÉE SPÉCIALE ATHÈNES Les Grecs ont dit non sans équivoque hier au plan d'austérité que leur avaient présenté leurs créanciers européens et le FMI.Journalistes, observateurs et sondeurs prévoyaient que les résultats du référendum, déclenché la semaine dernière par le premier ministre de la gauche radicale, Alexis Ts^pras, pour aller chercher un mandat populaire de rejet de ce plan, seraient serrés.Mais en fait, le Non a manifestement pris l'avance, avec quelque 61% des appuis, sur le Oui, à près de 39 %.Hier soir, les partisans du Non se comptaient par milliers sur la grande place Syntagma, au centre de la capitale, pour célébrer leur victoire et agiter le drapeau national.Après avoir remercié les Grecs et les Européens solidaires, le premier ministre Ts^pras a répété hier soir que ce vote n'était pas le signe d'une volonté de rupture avec l'Europe, mais bien la recherche d'une solution plus «viable, avec de meilleures conditions » pour la population.«Il y a des solutions justes et réalisables, a-t-il déclaré.Le peuple n'a pas répondu à une question sur l'appartenance à l'Europe, mais à une question sur quelle Europe nous voulons, l'Europe de la solidarité et de la démocratie.» Le premier ministre a dit espérer que la Banque centrale européenne comprendra maintenant à quel point la Grèce est prête à poursuivre les discussions sur le règlement de la crise de liquidités et à mettre sur la table la question de la dette, jusqu'à maintenant absente des pourparlers.Mais le premier ministre a ajouté que la banque ne peut plus éviter maintenant de tenir compte de la dimension « humanitaire » du dossier.« Le peuple grec a dit un grand non», a commenté hier soir Panos Kammenos, le chef de ANEL, parti ultranationaliste qui fait partie de la coali- tion gouvernementale.Le vote montre bien, a-t-il ajouté, que la crise que traverse le pays est humanitaire avant d'être économique alors qu'un Grec sur trois vit sous le seuil de pauvreté, avec un taux chômage de 27 % et le départ de 350 000 jeunes vers l'étranger depuis quatre ans.«Demain recommencent les discussions, il faut que tous on y aille ensemble, ceux qui ont voté Oui et ceux qui ont voté Non», a aussi déclaré Kammenos, ministre de la Défense au sein de la coalition.Du côté de Nouvelle Démocratie, parti de centre droit qui soutenait le Oui, la réaction a été immédiate.Le chef Antonis Samaras, le premier ministre délogé par Ts^pras en janvier, a démissionné en prenant connaissance de la victoire du Non.La leader socialiste, elle aussi partisane du Oui, a accepté les résultats en demandant aux leaders européens de les reconnaître à leur tour.« C'est le gouvernement qui est responsable de ce résultat, mais c'est aussi la responsabilité des dirigeants du gouvernement européen.Il faut à tout prix rester dans la zone euro et en Europe, et essayer tous ensemble de trouver ce qu'il y a de mieux pour la Grèce», a déclaré la dirigeante du Pasok, le parti socialiste, Fofi Gennimata, peu après la publication des résultats officiels montrant une forte avance du Non.Appuis internationaux Option validée par des économistes internationaux aussi prestigieux que Jeffrey Sachs, Paul Krugman et Thomas Piketty, qui ont tous critiqué la rigidité du plan de sauvetage proposé par l'Union européenne et le FMI, le Non comptait des appuis un peu partout dans le monde.« Les premiers résultats indiquent une victoire du Non.Si la tendance se maintient, journée glorieuse pour la démocratie en Grèce et rebuffade pour les alarmistes européens », a commenté Sachs sur Twitter.«La décision du peuple grec est claire et limpide.J'espère que les autorités européennes prendront le message et reconnaîtront son importance de manière constructive », a notamment commenté hier soir Panayotis Gennimatas, ex-vice-président de la Banque européenne d'investissement.Selon lui, le Non grec doit servir de base à un questionnement au-delà du sujet immédiat de la crise des liquidités.« Cette structure de l'union n'est pas viable.» Alkis Rigos, professeur d'histoire politique à l'Université d'Athènes, partage son avis.« C'est une victoire énorme.Tout le système européen faisait pression pour le contraire», affirme-t-il.Ceci démontre, selon lui, que le dialogue, les discussions sur l'austérité notamment, ne peuvent plus se faire à sens unique.«L'Europe, ce sont des gens de toutes les options politiques, a-t-il ajouté, y compris la gauche.C'est ça, le message politique qu'il faut entendre.» Selon lui, les autorités européennes, notamment la Banque centrale européenne, doivent maintenant respecter la volonté du peuple grec.« Il n'y a pas de grands et de petits dans cette union », dit-il.Et il n'y aura pas de développement économique grec sans inclure le peuple.Pour Giorgius Kyrtsos, député européen de Nouvelle Démocratie, au centre droit, partisan du Oui, la montée du Non s'est avérée le produit des politiques d'austérité.« Notre problème, c'est que la situation actuelle a créé trop de victimes», a-t-il dit hier en entrevue.Des gens convaincus de n'avoir plus rien à perdre, des jeunes estimant être privés de futur.Le Non est un vote de frustration.» Selon lui, toutefois, bien des gens croient que la situation sera maintenant réglée en 48 heures et qu'un nouvel accord sera négocié rapidement.« Mais cela, a-t-il ajouté, n'a rien à voir avec la réalité.» Pour bon nombre d'électeurs du Non, cette option est, avant tout, une façon d'essayer autre chose.« Le Non me donne espoir», explique Vassilis Kritikidis, propriétaire de la Taverna Diavlos.Ce Non ne veut pas dire qu'on veut sortir de l'Europe.C'est uniquement un Non sur la façon de sortir de la crise financière, a-t-il expliqué.Nous voulons juste avoir de nouvelles règles mieux adaptées à notre situation.» SOMMET DE LA ZONE EURO Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a annoncé la convocation demain d\u2019un sommet de la zone euro à Bruxelles, « pour discuter de la situation après le référendum en Grèce », dans un tweet hier.La tenue de ce sommet avait été réclamée par la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande, qui se sont entretenus au téléphone hier soir et doivent se rencontrer aujourd\u2019hui à Paris, selon la chancellerie et l\u2019Elysée.- Agence France-Presse « Le peuple n\u2019a pas répondu à une question sur l\u2019appartenance à l\u2019Europe, mais à une question sur quelle Europe nous voulons, l\u2019Europe de la solidarité et de la démocratie.» \u2014 Alexis Tsfpras, premier ministre de la Grèce Place Syntagma, la joie éclate .y*'\" .\u2014t, Mi mm PHOTO LOUISA GOULIAMAKI, AGENCE FRANCE-PRESSE La présidente du Parlement grec, Zoe Konstantopoulou, a été accueillie triomphalement à la place Syntagma, où des milliers de personnes ont fêté la victoire du Non, hier soir.MARIE-CLAUDE LORTIE ENVOYÉE SPÉCIALE ATHÈNES Des milliers de personnes sont descendues calmement, surtout joyeusement, sur la place Syntagma au cœur d'Athènes, pour célébrer hier soir la victoire du Non au référendum sur le dernier plan d'austérité européen.Des gens de tous les âges, de tous les métiers, souvent une bière à la main et un drapeau dans l'autre ont commencé à marcher vers la place dès l'après-midi, dès que les premières rumeurs sur l'avance du Non ont commencé à circuler.«Pourquoi je suis ici?Parce que je suis pauvre», explique Myrto Groumpa, jeune étudiante en métallurgie dans une école technique, qui a passé la soirée sur la place.« Mon Non n'est pas un Non à l'Europe, mais c'est une demande pour qu'elle comprenne nos problèmes», explique-t-elle.« Nous fêtons la tête haute ce premier pas vers l'indépendance », poursuit Stavroula Bartzakli, qui travaille à l'Université du Pirée et qui est venue avec ses amies, dans la quarantaine comme elle, célébrer la victoire de son option politique.« Nous voulons l'Europe, mais nous voulons une autre Europe.Une Europe humaine, de justice, du peuple.Pour tout dire, on n'attendait pas ce résultat.» Hier, non seulement le Non a gagné contre toute attente, mais il a remporté le scrutin avec une marge claire avec plus de 60% des votes.« Je célèbre mon choix de dire non.Je célèbre l'espoir», commente pour sa part Eleni, chômeuse, descendue sur la place avec sa copine Vicky, qui travaille dans l'industrie du spectacle et n'en peut plus de ne pas pouvoir trouver du travail payé plus que 400 euros par mois.«On veut l'Europe, mais on veut la démocratie en Europe», dit Vicky Papoutsakis.Un peu plus loin, entre des touristes qui font des égoportraits et une foule entonnant d'anciennes chansons révolutionnaires du temps de la dictature, alors que la présidente du Parlement grec, Zoe Konstantopoulou, est accueillie comme une rock star par les manifestants scandant son nom, «Zoe, Zoe», Vassilis Martsakis, qui travaille au ministère de la Culture, prend des photos de la soirée pour se rappeler ce moment historique.«Je suis ici pour fêter notre Non.Ce qu'il veut dire?C'est notre réaction à ce qui se passe ici depuis cinq ans.» L'austérité, les Grecs n'en peuvent plus.« Nous aimerions que ce Non soit révolutionnaire, mais nous ne nous faisons pas d'illusion, poursuit-il.Mais c'est un premier pas au moins.» Il était temps, dit-il, que les dirigeants européens comprennent que « ce projet collectif qu'est l'Europe n'est pas qu'une question de chiffres, d'argent, de marché.Que derrière ça, il y a des humains ».\t \t Amusez-vous !\tAFFAIRES 6 Astrologie du jour\tSPORTS 5 Débats\tA12 Décès\tSPORTS 6 Monde\tA10 et A11 Personnalité\tA16 Petites annonces\tSPORTS 5 Sudoku\tAFFAIRES 4 Météo\t Ensoleillé, vents légers, maximum 30,\t minimum 19.SPORTS 5\t LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 6 JUILLET 2015 A3 REFERENDUM EN GRECE «Les Grecs sont un peuple fier» La communauté hellénique de Montréal attendait la victoire du Non ANNABELLE BLAIS Dans le quartier Parc-Extension, les quelques Montréalais d'origine grecque réunis dans les cafés ont tranquillement regardé défiler les résultats préliminaires du scrutin sur le téléviseur, convaincus que les Grecs « se tiendraient debout » et répondraient massivement Non au référendum.« Ce sera 6 0 %-40 % », a déclaré Georgios Lemontzoglou en début d'après-midi, tout en fumant une bouffée de sa cigarette sur la terrasse du resto-bar Kalavrita de la rue Ogilvy.« S'il n'y avait pas eu toute « Qui sait ce qui arrive ensuite ?Ce ne sera pas facile de toute façon, mais au moins, le gouvernement en place [dirigé par Alexis Ts^pras, qui avait appelé les Grecs à rejeter le plan] est le seul qui essaie de faire quelque chose pour la Grèce », a affirmé Papadreou Evangelo.Unanimement non À quelques coins de rue du Kalavrita, au café Acropolis, on ne comptait que des partisans du Non.« Ce sont les médias grecs qui ont essayé d'instaurer la peur chez les gens », croit Georges, qui n'a pas souhaité mentionner son nom de famille.« Le gouvernement a reçu un mandat fort de la population et ses arguments auront plus de poids, je suis certain qu\u2019en 48 heures, il y aura une entente.» \u2014 Georges, au café Acropolis la propagande des médias, le Non aurait même obtenu 80%.» Sur la dizaine de personnes installées sur la terrasse et qui discutaient uniquement en grec, tous les clients étaient favorables au Non.Sauf un.L'homme, assis seul dans son coin, faisait dos au téléviseur et n'a pas voulu répondre aux questions de La Presse.Personne ici ne s'inquiétait outre mesure du risque qu'un rejet du plan d'accord des créanciers européens, c'est-à-dire le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne et la Commission européenne, n'entraîne la sortie de la Grèce de la zone euro.« Les Grecs sont un peuple fier, alors ils se devaient de voter Non, dit-il.Les Québécois sont aussi un peuple fier, alors ils peuvent comprendre », a-t-il ajouté.Selon lui, la victoire du Non renforcera la position de la Grèce à la table de négociations avec les créanciers.« Le gouvernement a reçu un mandat fort de la population et ses arguments auront plus de poids.Je suis certain qu'en 48 heures, il y aura une entente.» Tout en jetant quelques regards au téléviseur, où la carte du pays se recouvrait d'orange, la couleur du Non, les quelques personnes accoudées au bar se sont engagées dans une discussion sur les effets négatifs JL A \u2019 A \\ \\ PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE Au café Acropolis, on ne comptait que des partisans du Non, hier.Pour certains, le résultat du référendum renforcera la position de négociation de la Grèce et n\u2019entraînera pas forcément sa sortie de l\u2019Europe.de l'adhésion de la Grèce à la zone euro et à l'Union européenne.« La Grèce est considérée comme un citoyen de troisième classe », a dit un homme qui n'a pas voulu se nommer.«L'Europe est pour l'Allemagne », a soupiré Georges.Et à mesure que le temps filait et qu'il est devenu clair que le Non l'emporterait, certains ont troqué le café pour une bière.Lorsque La Presse est retournée au Kalavrita, le seul partisan du Oui avait disparu.Georgios Lemontzoglou fumait tranquillement une cigarette, souriant.«Voulez-vous un verre d'ouzo ?» PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE Georgios Lemontzoglou prévoyait une victoire du Non par 60%, hier en début d\u2019après-midi.Les Grecs lui ont donné raison.mmi ¦ .Le meilleur temps de l\u2019année pour vous procurer une Mercedes-Benz Profitez d\u2019offres incroyables jusqu\u2019au 31 juillet Sur les modèles sélectionnés Crédit additionnel jusqu\u2019à 5 000 $1 3 mensualités gratuites2 Taux à location à partir de 1,9%* sur 45 mois Taux de financement à partir de 0,9%** sur 60 mois Mercedes-Benz Le meilleur, sinon rien.Pour plus de détails, visitez votre concessionnaire Mercedes-Benz de la région de Montréal ou mbmontreal.ca.AUTOMOBILES 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mensualités sont supprimées pour les modèles SLK 250/SLK 350/SLK 55 AMG/E Coupe/E Convertible/Classe SL (excluantAMG) 2015 pour un maximum de 2 550 $/2 550 $/2 550 $/2 550 $/2 550 $/3 150 $ (incluant les taxes) dans le cadre des programmes de location etun maximum de 3 150 $/ 3 150 $/3 150$/ 3 150 $/3 150 $/3 750$ (incluant les taxes) dans le cadre des programmes de financement à l\u2019achat.Taxes et frais d\u2019immatriculation, d\u2019enregistrement et d\u2019assurance en sus.Le concessionnaire peut louer ou offrir du financement à prix moindre.Les offres peuvent changer sans préavis et ne peuvent êtrejumelées à d\u2019autres offres.Pour connaître les détails, voyezvotre concessionnaire Mercedes-Benz autorisé de la région de Montréal.Les offres sontvalide jusqu\u2019au 31 juillet 2015. A4 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 6 JUILLET 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ACTUALITÉS MORT D'ARTHUR PORTER AU PANAMA L\u2019UPAC veut rapatrier le corps pour une identification formelle PHOTO FOURNIE PAR LA POLICE NATIONALE DE PANAMA Arthur Porter lors de son arrestation au Panama en 2013.PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD CIUDAD DE PANAMA \u2014 Si l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a bon espoir d'avoir accès à la dépouille d'Arthur Porter dès aujourd'hui, les policiers québécois ont tout de même l'intention de la rapatrier au Québec pour pousser encore davantage les tests scientifiques d'identification, a appris La Presse.Les autorités canadiennes veulent éliminer le moindre doute quant au fait que l'auteur présumé de ce qui a été qualifié devant la commission Charbonneau de «plus importante fraude de corruption de l'histoire du Canada» est bel est bien passé de vie à trépas, mardi soir, dans la chambre 21, au sixième étage de l'Institut oncologique national.Selon les informations recueillies à Panama City, les autorités locales ont reçu dans les derniers jours une demande d'assistance de la part des Canadiens afin de rapatrier le corps d'Arthur Porter.L'objectif: permettre au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale du Québec d'en établir l'identité à 100%.La demande sera traitée en vertu des accords internationaux de coopération en matière policière - un MLAT, dans le jargon de la police.Les procédures de rapatriement pourraient toutefois prendre du temps, notamment si la famille s'y oppose.C'est un procureur panaméen qui plaidera la cause des policiers québécois.Les deux émissaires de l'UPAC ne demeureront pas au Panama pendant ces procédures.La Presse n'a pas pu établir si la famille Porter contestera le rapatriement du corps au Canada.Un message envoyé à l'une de ses filles est demeuré sans réponse, hier.Selon nos informations, le duo croit être en mesure de pénétrer derrière les portes cadenassées de la morgue judiciaire de Panama City aujourd'hui, afin d'avoir accès au corps, après trois jours à faire progresser les formalités administratives nécessaires dans la chaleur accablante du Panama.Une fois dans l'édifice, ils devraient prélever un échantillon d'ADN, vérifier les empreintes digitales et, si possible, identifier visuellement la dépouille.Cette dernière étape pourrait toutefois s'avérer difficile en raison des effets du cancer dont Porter disait souffrir.Débat autour de La Joya Pendant ce temps, hier, les anciens alliés d'Arthur Porter continuaient à dénoncer le traitement de son dossier par le Canada et le Panama.Ils critiquent notamment les conditions de vie qui prévalent au centre de détention de La Joya, où Arthur Porter était incarcéré en attendant son extradition vers le Canada.«Tout est mauvais», assure Angel Alvarez lorsqu'on lui demande de décrire les conditions de vie dans la superprison située en banlieue de la capitale.L'avocat panaméen, qui a participé au combat que menait Arthur Porter contre la demande d'extradition canadienne, a encore des clients qui s'y trouvent.Me Alvarez soulève notamment des problèmes sanitaires importants, en plus de l'omniprésence de déchets.Jesse Foster, un camarade de prison de Porter qui se trouve toujours à La Joya, a dénoncé pour sa part le sort que les gouvernements occidentaux réservent à leurs ressortissants détenus au Panama.Autre son de cloche du côté policier.Selon nos informations, les autorités canadiennes ont envoyé un policier de la GRC à La Joya dans les mois précédant le transfert de Porter à l'hôpital, avec pour objectif de documenter ses conditions de détention.Les policiers et procureurs de l'UPAC voulaient être capables de faire face à d'éventuelles demandes des avocats de Porter pour faire compter son temps de détention au Panama en double ou en triple advenant une éventuelle condamnation.L'envoyé de la police fédérale aurait conclu que l'aile des détenus internationaux de La Joya n'offrait pas les mêmes conditions de vie que les prisons canadiennes, mais que la situation demeurait acceptable, toujours selon nos informations.Surtout, a souligné une source policière, que Porter pouvait abandonner à tout moment son combat contre l'extradition et être rapidement transféré dans une cellule au Canada.Fonctionnaires canadiens à l\u2019étranger Une meilleure formation sécuritaire est recommandée Une évaluation du gouvernement fédéral recommande une meilleure formation sécuritaire du personnel à l\u2019étranger à la suite du décès d\u2019une employée du Haut-Commissariat du Canada au Kenya lors de l\u2019attaque terroriste du centre commercial Westgate, à Nairobi, en 2013.Un résumé du document, que La Presse Canadienne a obtenu en vertu de la Loi sur laccès à l\u2019information, précise que l\u2019évaluation interne suggère une révision complète du plan d\u2019intervention en cas d\u2019incidents à l\u2019étranger impliquant du personnel fédéral.Cette évaluation découle d\u2019une rencontre entre les membres des groupes de travail de plusieurs ministères, en février 2014, au cours de laquelle ils ont discuté de lattaque d\u2019un centre commercial de Nairobi qui avait eu lieu le 21 septembre précédent.Une de leur collègue, lagente de liaison pour l\u2019Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) en poste au Haut-Commissariat Annemarie Desloges, était parmi les victimes des tireurs du groupe islamiste al-Shabab.Même si les fonctionnaires affectés dans des endroits où la situation peut être risquée «sont mis au courant des risques» et reçoivent des formations en conséquence, l\u2019évaluation interne suggère d\u2019améliorer la formation sécuritaire du personnel fédéral à l\u2019étranger.\u2014 La Presse Canadienne CHARLES HAMELIN JEAN PASCAL | BOXE JUSTINE DUF0UR-LAP0INTE | SKI ACROBATIQUE PATINAGE DE VITESSE COURTE PIS\u2019 -JOURNEE- EXCELLENCE OLYMPIQUE CANADA 999 OLYMPIQUE.CA/JE0 JOIGNEZ-VOUS À NOUS 200 OLYMPIENS | G STATIONS SPORTIVES INTERACTIVES COLLATIONS GRATUITES | PROJECTION MURALE ANIMÉE CIRQUE DU SOLEIL | SPECTACLE GREGORY CHARLES ET AMIS ?ES ACTIVITES GRATUITES\t7 POUR TOUTE LA FAMILLE\t« JEUDI 9 JUILLET DES 18 H 500 RENÉ-LÉVESQUE OUEST FINANCEMENT Jüuuüü JEEP CHEROKEE SPORT 2015 De série Prix de départ du modèle Jeep Cherokee Limited 4X2 2015 montré : 32 550 $** JUSQU'AU 31 JUILLET SEULEMENT LïEUENEMENT MISE® R LECHANGE 4 5UR MODELES RAM 1500 2015 SELECTIONNES ET JEEP CHEROKEE 2015 FINANCEMENT À L\u2019ACHAT À PARTIR DE: JUSQU'À 7 2 mois ETAUCUNACOMPTE À PARTIR DE: 24995 LE PRIX INCLUT LES FRAIS DE TRANSPORT ET LES FRAIS SUR LE CLIMATISEUR.FINANCEMENT À L'ACHAT À PARTIR DE: 1 QC$ ±AUX DEUX X -J \\J SEMAINES FRAIS DE TRANSPORT ET FRAIS SURLECLIMATISEURINCLUS.@ 2,99%%.* * » ^ ^ gg mois ETAUCUNACOMPTE \u2022\tTransmission automatique à 9 vitesses \u2022\tMoteur de 184 chevaux, 4 cyl.en ligne TigersharkMC de 2,4 L muni d'un système MultiAirMD \u2022\tCentre multimédia UconnectMD 5.0 à écran tactile de 5 pouces \u2022\tFreins à disque et antiblocage aux quatre roues \u2022\tClimatiseur avec filtre à air \u2022\tSix haut-parleurs \u2022\tRégulateur de vitesse monté sur le volant \u2022\tEt beaucoup plus! DODGE GRAND CARAVAN SE 2015 LA MINI-FOURGONNETTE LA PLUS VENDUEAU PAYS DEPUIS PLUS DE 31 ANS FINANCEMENT À L'ACHAT À PARTIR DE: JUSQU'À 6U mois ETAUCUNACOMPTE À PARTIR DE: 19 995$ LE PRIX INCLUT 8 100 $* DE REMISE AU COMPTANT, LES FRAIS DE TRANSPORT ET LES FRAIS SUR LE CLIMATISEUR.FINANCEMENT A L\u2019ACHAT A PARTIR DE : OU CHOISISSEZ mi'-® 3.49 SEMAINES\tJ m FRAIS DE TRANSPORT ET FRAIS SUR LE CLIMATISEUR INCLUS.%! POUR 96 MOIS ETAUCUNACOMPTE ¦ Sfe SS® SS\"! *3?& S!*! fâjmm ii\" R 11 0a a Il 31 33 33 ]] SI! S S B* II,ni\" ,3 ü lit .\t'¦ Il II 1 - jj j.i jj jj ' :\u201d!3333 3! nil\" '\u2022 I i I a i 33 33 33 33 33 33 J3 ut;;:;;.33 S3 33 33 33 jj ® 33 33 ja aa 33 a ,x> Prix de départ du modèle Dodge Grand Caravan SXT Blacktop 2015 montré : 29 845 $** * ntré 34 298 \u2022 201 chevaux \u2022 Transmission à double embrayage à 8 rapports \u2022 Démarreur à distance \u2022 Système AcuraLinkMC Association du Journaliitu Automobile du Canada Meilleure nouvelle technologie de sécurité 2015.Caractéristiques d'aide à la conduite AcuraWatch® UN NOUVEAU LOOK AUDACIEUX.DE TOUTES NOUVELLES CARACTÉRISTIQUES.LA TOUTE NOUVELLE 2016 PRIX DE VENTE À PARTIR DE 31 585 $f LOCATION 48 MOIS\tACOMPTE\t\t\t OU 168$ AUX 2 SEMAINES\t0$\t\t\t AUSSI DISPONIBLE 2000$ RABAIS À L'ACHAT AU COMPTANT SUR LES VERSIONS PREMIUM, TECH ET A-SPEC \t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t *Offre d'une durée limitée du 2 au 31 juillet 2015 applicable à la location pour usage personnel seulement d'un modèle neuf Acura ILX 2016 (DE2F3GJX) par le biais de Services Financiers Acura sur approbation de crédit.Exemple de location pour une période de 48 mois équivaut à 48 paiements mensuels de 368 $ (ou 104 paiements aux deux semaines de 168 $) moyennant un acompte initial de 0 $ et des frais d'inscription au RDPRM de 38,73 $ et des frais d'agent pour l'inscription de 5,25 $.Le rabais de 500 $ est inclus dans le paiement en location de la ILX 2016.Le paiement du premier mois, les frais d'inscription au RDPRM et les frais d'agent et l'acompte sont payables dès l'entrée en vigueur du contrat de location.Les frais de transport, de préparation ainsi que la surcharge sur le climatiseur sont inclus.Les taxes, frais d'immatriculation et d'assurance, et droits spécifiques sur les pneus neufs de 15 $ sont en sus.Le locataire est responsable de l'excédent de kilométrage après 48 000 km pour 48 mois au taux de 0,15 $/ km.Les offres se terminent le 31 juillet 2015 et sont sujettes à changement ou annulation sans préavis.Le concessionnaire peut louer à prix moindre.Le concessionnaire peut avoir à commander ou à échanger un véhicule.Valide sur les véhicules en inventaire seulement.Offres valides pour les résidents du Québec seulement chez les concessionnaires participants Acura du Québec.Visitez acura.ca ou votre concessionnaire Acura pour tous les détails.©2015 Acura, une division de Honda Canada Inc.tPrix de vente à partir de 31 585 $ pour un modèle neuf de base Acura ILX 2016 (DE2F3GJX), incluant les frais de transport et d'inspection prélivraison et la surcharge sur le climatiseur.Prix de vente à partir de 34 298 $ pour un modèle neuf Acura ILX 2016 avec roues en alliage de 18 pouces coupe diamant, incluant les frais de transport et d'inspection prélivraison et la surcharge sur le climatiseur.L'immatriculation, permis, assurances, droits spécifiques sur les pneus neufs de 15 $ et taxes sont en sus.Le concessionnaire peut vendre à plus bas prix.Visitez votre concessionnaire Acura pour les détails.© 2015 Acura, une division de Honda Canada Inc.*Le rabais du manufacturier au concessionnaire de 2 000 $ est offert à l'achat au comptant des versions Acura ILX Premium, Tech et A-Spec 2016 et sera déduit du prix de vente avant l'application des taxes.Le rabais ne peut être combiné à aucune autre offre et peut être modifié ou retiré en tout temps.Certaines conditions s'appliquent.Visitez votre concessionnaire Acura pour les détails.©2015 Acura, une division de Honda Canada. LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 6 JUILLET 2015 A12 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn DÉBATS André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président, Information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux, Information Pascale Breton > Directrice principale, Débats ÉDITORIAL Chirurgies payantes PASCALE BRETON pascale.breton@lapresse.ca Le gouvernement prolonge l'entente controversée qui permet aux chirurgiens de l'hôpital du Sacré-Cœur de Montréal d'opérer des patients, aux frais de l'État, à la clinique privée Rockland MD.Au lieu du sempiternel débat entre le public et le privé, c'est l'intérêt des patients qui devrait guider les décisions.L'histoire montre que ce ne fut pas toujours le cas.Les hôpitaux doivent fréquemment annuler des opérations, souvent des chirurgies d'un jour, pour faire place à des cas plus urgents.Le partenariat entre l'hôpital du Sacré-Cœur et la clinique privée Rockland MD devait donc permettre d'opérer plus rapidement les cas mineurs et éventuellement, il devait être étendu à d'autres établissements.L'entente, souvent critiquée, devait prendre fin en septembre 2014, mais a été prolongée.Elle vient d'obtenir un autre sursis jusqu'en octobre, le temps d'évaluer si le public peut répondre aux besoins.Cette évaluation est indispensable.La clinique privée est certes attrayante pour les chirurgiens de Sacré-Coeur, mais il faut déterminer s'il est possible de pratiquer ces interventions ailleurs, et à quel coût.Les études se contredisent, mais un récent rapport commandé par le ministère de la Santé conclut que les coûts sont comparables entre le privé et le public.En fait, le rapport révèle surtout que des «anomalies» ont fait grimper la facture.L'hôpital du Sacré-Cœur a déboursé de 12 000 à 15 000$ en trop parce qu'il a délégué l'achat de fournitures à Rockland, qui lui a imposé une surcharge de 15 %.Des «privilèges temporaires » ont été octroyés à certains médecins et la clinique privée a versé une prime quotidienne de 1000$ aux anesthésiologistes, remboursée par l'hôpital, démontrent aussi les documents préparés pour l'étude des crédits du Ministère.On sait aussi que Québec a tenté de rapatrier les chirurgies bariatriques de Rockland à l'hôpital de Lachine, mais que les chirurgiens de Sacré-Cœur ont refusé d'y travailler.Les chirurgies payées par l\u2019État dans le privé doivent avant tout profiter aux patients Une plus grande efficience dans les blocs opératoires, combinée à une meilleure collaboration entre les hôpitaux et entre les chirurgiens, contribuerait certainement à faire en sorte que des patients soient opérés plus rapidement dans le réseau public.C'est d'ailleurs l'un des objectifs poursuivis par la critiquée réforme du réseau de la santé.Les hôpitaux Sacré-Cœur, Fleury et Jean-Talon sont désormais réunis au sein d'une seule organisation (Centre intégré universitaire de santé et services sociaux du Nord-de-l'Île-de-Montréal), ce qui, espère-t-on, facilitera les échanges.Il faut aussi une liste d'attente centralisée et accessible pour les patients en attente d'une opération, une promesse de longue date restée lettre morte à ce jour.Si le réseau public ne suffit pas à la demande, le recours à une clinique privée comme Rockland MD, à un coût avantageux, s'avère une solution complémentaire intéressante.Mais ce doit être fait dans l'intérêt de tous les patients, pas seulement celui des médecins.OPINION Cet été, pensez à visiter votre marché public DIANE SEGUIN Présidente de l\u2019association des marchés publics du Québec L'été est arrivé.Les producteurs locaux, les transformateurs et les organisations des différents marchés publics au Québec redoublent d'efforts afin de faire connaître, dans des centaines de villes et villages, des produits confectionnés ici.L'association des marchés publics du Québec, qui regroupe près de 100 marchés publics, fête ses 10 ans.C'est l'occasion de faire le point sur des initiatives qui gagnent du terrain dans le cœur de dizaines de milliers de citoyens.Les marchés publics sont avant tout un puissant moteur de développement économique, pour une localité d'abord, pour une région ensuite et, lorsqu'ils sont regroupés et organisés de manière fonctionnelle, pour l'ensemble du Québec.Pour illustrer ce mécanisme, le grand spécialiste américain de l'événement public, Peter Sellars, a résumé ce rôle des petits producteurs dans un grand pays avec cette métaphore significative: « L'Italie, dit-il, compte quatre millions de petits producteurs alors que l'Amérique ne compte que 40 000 gros producteurs.C'est pour cette raison, ajoute-t-il avec humour, que l'Italie est un des leaders mondiaux du goût et de la diversité alimentaire, alors que l'Amérique en est encore au hamburger et au hot dog».La survie et le développement des marchés au Québec dépendront donc d'un nombre toujours plus grand de marchands et de produits de qualité.Mais il est aussi indispensable qu'on fasse davantage de place, dans les médias, aux marchés publics pour assurer leur avenir, là où les grandes chaînes bénéficient de moyens colossaux pour faire valoir leur offre alimentaire et leur conception de la qualité.Ces dernières années, des dizaines de nouveaux marchés locaux se sont créés.La Ville de Bois-des-Filion en est un exemple, elle qui a décidé de faire une place importante à son marché afin d'offrir ce projet santé à ses citoyens.Mont-Tremblant continue, après 11 ans, de proposer à ses résidants et à ses touristes les produits des producteurs locaux durant la saison estivale.Pour pérenniser leurs existences et celles de tous les autres, il faut montrer à quel point notre terroir agricole est un élément gagnant pour le tourisme, la santé et le développement des régions du Québec.Le très exhaustif Global Report on Food Tourism de l'Organisation mondiale du Tourisme publiait récemment cette statistique : 88,2% des gens qui voyagent placent la gastronomie en tête de leur priorité quand ils choisissent une destination.Pas étonnant que les pays les plus populaires soient ceux où bien manger est le résultat d'une production agricole variée et accessible.Au Québec, avec nos jeunes agriculteurs, producteurs et cuisiniers artisans, nous pouvons profiter de cet avantage.C'est pourquoi nous vous encourageons cet été à ne pas oublier de faire votre marché ! DENIS CODERRE RENCONTRE LE PAPE PENDANT 30 SECONDES QUEL-QO'ütO QÉWMT 1 lOÜi -£>VftE QUE VÉ KSé.\u20141 lé\t5.1 !\tii'É üpuMJJ vire \\ tour UOIDUPEI, Y)GV>\tK Æ- P'SèSPGttÆ- ¦rééAs , VASTItSffATlOP Aü V&* P\u2019M\ttu ¦pGUJtR Up dADEtui DROITS RÉSERVÉS/serge.chapleau@lapresse.ca CHRONIQUE Un bon «timing » pour l\u2019austérité ALAIN DUBUC COLLABORATION SPÉCIALE adubuc@lapresse.ca Dès que le débat sur l'austérité refait surface quelque part dans le monde - cette semaine, c'est évidemment en Grèce - il y a toujours quelqu'un, quelque part, qui sera tenté de tracer un parallèle avec la situation québécoise.Une étude fouillée de l'Institut du Québec (IDQ), le centre de recherche dans lequel se sont associés le Conference Board et HEC Montréal, aide à ramener le débat sur les politiques d'austérité - ou de rigueur - du gouvernement Couillard à de plus justes proportions.Cette étude, intitulée Croissance économique et austérité, l'heure juste sur la situation du Québec, est en fait une réponse aux thèses de l'économiste Pierre Fortin, selon lesquelles l'austérité actuelle nuirait à l'économie et risquerait même de faire basculer le Québec en récession.Un retour à la situation qui prévalait avant la crise constitue, par définition, un retour à la normale.J'ai exprimé plus d'une fois mon désaccord, dans cette chronique, avec le pessimisme de Pierre Fortin.Je me réjouis donc du fait qu'un centre de recherche aborde ces mêmes questions avec un argumentaire beaucoup plus savant et beaucoup plus étoffé que le mien.Ma propre réflexion reposait sur un constat factuel.Si on se donne la peine de regarder les projections budgétaires du gouvernement Couillard, il est clair que celui-ci n'essaie pas de réduire le poids de l'État dans l'économie, mais plutôt de ramener les dépenses publiques québécoises au niveau qu'elles avaient, par rapport au PIB, avant la crise de 2009.Un retour à la situation qui prévalait avant la crise constitue, par définition, un retour à la normale.J'ai beaucoup de mal à comprendre la logique qui consiste à proclamer que cette politique représente la fin du modèle québécois quand elle veut maintenir la même taille de l'État que sous les gouvernements Bouchard, Landry et Charest.Pour mettre les choses en perspective, l'étude de l'IDQ ne regarde pas ce qui se passe pendant une seule année, choisie de façon arbitraire, mais tient compte de l'ensemble de la période.Elle analyse l'impact économique de l'intervention de l'État sur l'ensemble du cycle économique, de 2003 à 2016.Quand on regarde ainsi les choses, sur un cycle plus long, il est plus facile de mettre en relief le rôle macroéconomique de l'État, qui doit stimuler l'économie, en créant des déficits budgétaires en période de ralentissement, mais qui doit aussi créer des surplus en période de plus forte croissance, pour contrôler l'endettement.L'analyse du solde structurel, en utilisant une méthode proposée par le Fonds monétaire international, montre que la stimulation de l'économie par les soldes budgétaires a totalisé 3,5 milliards sur la période, ce qui donne 7,1 milliards avec les effets multiplicateurs.Mais à l'intérieur de ce cycle, il y a eu des périodes de stimulation intense, par exemple l'équivalent de 1,5% du PIB en 20092010, et à l'inverse, un effet négatif cette année qui équivaut à 0,7 % du PIB.Reste à savoir si cet effort est excessif et si le moment est mal choisi.L'étude propose une réponse à la fois sociale et économique.On a reproché à juste titre aux mesures d'austérité trop brutales de provoquer une dislocation des équilibres sociaux.Les données que cite l'IDQ montrent que l'on n'observe rien de tel au Québec - une tendance à la baisse du taux de chômage et à la hausse du taux d'emploi, une stabilisation des inégalités de revenus, qui sont moindres qu'au Canada grâce aux politiques de redistribution.Au plan économique, selon le Conference Board, dont les prévisions sont respectées, la croissance est en accélération au Québec: de 2,2% en 2015, elle passerait à 2,6% en 2016 et à 2,4% en 2017, ce qui en ferait la période la plus solide depuis 2002, et ce, malgré les politiques de rigueur budgétaire.Bref, il n'y a pas de raison de repousser le retour à l'équilibre budgétaire.Mais ce n'est pas parce qu'on appuie le principe de la rigueur budgétaire qu'on appuie les moyens pour y parvenir.L'IDQ, dont le président est l'ex-ministre des Finances libéral Raymond Bachand, conclut son étude avec un avertissement au gouvernement Couillard: «Le fait de couper de manière paramétrique dans le système d'éducation pourrait nuire grandement à la compétitivité de l'économie du Québec à long terme.» Il faut le dire et le répéter.PHOTO YAN DOUBLET, ARCHIVES LE SOLEIL «Si on se donne la peine de regarder les projections budgétaires du gouvernement Couillard, il est clair que celui-ci n\u2019essaie pas de réduire le poids de l\u2019Etat dans l\u2019économie», écrit notre chroniqueur.\\ \u2022 ' * * ¦\t- 2.'-.if ¦SSKÜï i mm W'-'ee _ J .vT1,.' POURNOUSJOINDRÉ La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZUNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?\tVOUS VOULEZ EXPRIMERVOTRE OPINION?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\tÉcrivez-nous à debats@lapresse.ca RÉDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca\tABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement\t\tPUBLICITÉ 514.285.6931 PETITESANNONCES 514.987.8363 ou 1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca\t\tDÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca\tCARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, Itée dont le siège social est sis au7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est impriméàTranscontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental GT.inc.GuyCrevier.Président et éditeur. LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 6 JUILLET 2015 LÀ PRESSE A13 iiiiiiiiiiiiiiiiii ARTS CAROLINE ANDRIEUX LA DARLING DU FAUBOURG NATHALIE PETROWSKI GRANDE ENTREVUE La Fonderie Darling, rue Ottawa dans Griffintown, est une œuvre d'art en soi : une œuvre à la gloire des splendeurs postindustrielles de Montréal.Or si l'ancienne fonderie est aujourd'hui un lieu vibrant d'exposition, de création, de diffusion (et aussi le local du fabuleux restaurant Le Serpent) plutôt qu'un édifice en ruine, rongé par la vermine et squatté par les pigeons, c'est grâce à Caroline Andrieux.Montréal à cet égard lui doit une fière chandelle et cela en dépit du fait qu'il fut un temps où cette native du sud de la France et doctorante en histoire de l'art de la Sorbonne ne savait même pas où était Montréal sur la carte.Spécialiste du recyclage des vieux bâtiments abandonnés, cette amoureuse de la patine et ennemie des cubes blancs aseptisés a transformé en 1990 un vieil hôpital de Paris (l'hôpital Bretonneau) en centre d'art en plein cœur du 18e arrondissement.L'hôpital Éphémère existait depuis deux ans lorsque Francyne Lord, chargée d'art public à la Ville de Montréal, s'y est aventurée.Elle tomba immédiatement sous le charme de ce lieu vivant, peuplé d'artistes, et encore davantage sous le charme de la jeune Caroline Andrieux, l'énergique et souriante femme-orchestre du projet.Six mois plus tard, à l'invitation du ministère de la Culture, Caroline Andrieux atterrissait à Montréal avec un bébé de deux mois qu'elle allaitait encore.C'était l'automne, les arbres étaient en feu et Caroline Andrieux découvrait avec ravissement nos grands espaces et puis, ô miracle, un immense quartier industriel, laissé à l'abandon: le faubourg des Récollets.Le coup de foudre fut immédiat.L'année suivante, Caroline Andrieux revenait à Montréal avec la ferme intention de s'y installer.temporairement.Vingt-deux ans plus tard, elle y est encore.Avec Caroline Andrieux, l'éphémère est souvent durable et l'engagement communautaire, éternel.Ainsi fut-elle récemment de la mobilisation collective pour que le Bâtiment 7 sur le terrain du CN dans Pointe-Sainte-Charles, où elle vit avec sa mère, reste dans la communauté au lieu de devenir une tour de condos.La belle époque Assise au comptoir d'une cuisine de fortune au dernier étage de la Fonderie Darling, au milieu d'un magnifique enchevêtrement de tuyaux et de turbines, Caroline Andrieux me raconte, avec un air enjoué, ses premiers pas à Montréal et la révolution esthétique et sociale qu'elle a déclenchée au faubourg des Récollets.En 1994, après avoir charmé les responsables d'une société paramu-nicipale, elle a obtenu la permission d'implanter au 16, rue Prince, dans un édifice abandonné, le quartier général du Quartier Éphémère, une association vouée à la création de projets d'art public dans ce secteur délaissé de la ville.Clément Demers, directeur du Quartier international de Montréal, se souvient d'une démarcheuse infatigable, tenace, charmante et dévouée à qui il était impossible de dire non.C'était la belle époque : une époque de coopération, d'entraide et de liberté débridée.Caroline Andrieux décrit avec affection ce pompier du nom de Jean-Pierre Ferland qui arrivait tous les soirs avec sa cape pour jeter un PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE Après avoir transformé la Fonderie Darling, rue Ottawa dans Griffintown, en lieu d\u2019exposition en 2002, Caroline Andrieux n\u2019a pas tardé à vouloir y ouvrir des ateliers et des résidences d\u2019artistes.Le chemin a été ardu, mais elle est parvenue à ses fins.coup d'œil bienveillant sur la dizaine des bâtiments en ruine où les artistes du projet Panique au Faubourg exposaient leurs œuvres.« On vivait de rien et c'était génial.Le Québec de cette époque était tellement ouvert, accueillant.Pas xénophobe, mais xénophile ! » Les promoteurs immobiliers ne s'étaient pas encore emparés du quartier pour en faire un parc de condos, mais il y avait déjà des projets pour créer une Cité du multimédia.Caroline, elle, poursuivait ses commandos artistiques afin « de nourrir la mémoire historique des lieux transformés par l'art ».La Fonderie Darling En 2001, sept ans avant le célèbre Moulin à images de Robert Lepage à Québec, son Silophone, une projection d'images sur les silos du Silo no 5, ouvrait la voie à cette nouvelle forme d'intervention visuelle sur les édifices.Entre-temps, son bail de la rue Prince avait expiré et elle était à la recherche d'un autre bâtiment pour son association.Dans les faits, elle tournait autour de la fonderie des frères Darling depuis un certain temps.La fonderie, qui fabriquait des pièces métalliques et des pompes à vapeur, avait cessé ses activités en 1991.« L'édifice appartenait à la Ville et il était en ruine, raconte Caroline.Son sol était contaminé, ses fenêtres, explo-sées.Mais moi, je me disais qu'on ne pouvait pas rêver mieux que d'un tel lieu pour des projets artistiques.J'ai demandé à la Ville de nous prêter l'édifice afin qu'on le restaure.Ils nous trouvaient complètement fous, mais ils nous ont laissés faire.» Des travaux de restauration ont bientôt été entrepris.Caroline surveillait les opérations depuis une roulotte installée à l'intérieur des murs en ruine de la fonderie.Elle crevait de froid, n'avait pas toujours d'électricité ni d'eau courante, mais elle était prête à toutes les calamités pour voir son projet se réaliser.La Fonderie Darling telle que nous la connaissons aujourd'hui fut inaugurée en 2002 en présence des gens du milieu de l'art, mais aussi des gens du quartier et d'une poignée d'anciens ouvriers de la fonderie, éblouis par sa transformation et venus y déposer leurs photos et leurs vieux outils.Ayant d'abord imaginé la Fonderie comme un lieu d'exposition, Caroline ne tarda pas à vouloir y ouvrir des ateliers et des résidences d'artistes.Le chemin fut ardu, mais elle parvint à ses fins, permettant à de jeunes artistes d'ici comme Valérie Blass, Mathieu Beauséjour ou Anthony Burnham d'y faire leurs premières armes.Depuis, bon an, mal an, grâce à des programmes d'aide ou d'échanges, une dizaine d'entre eux y installent leur atelier ou y élisent carrément résidence quand ils viennent de l'étranger.Sauf que les temps ont changé.Les tours de Griffintown ont poussé un peu partout autour de la Fonderie.De nouveaux centres d'art privés ont vu le jour dans le coin, comme DHC, le Centre Phi et le 1700 La Poste qui vivent de la générosité de leurs mécènes.Caroline, elle, ne peut pas compter sur une fortune familiale pour faire rouler la Fonderie et ses 35 000 pieds carrés.Le CALQ lui accorde moins de 100 000$ par an pour ses expos et ses 12 ateliers.Le Conseil des arts de Montréal lui donne un maigre 20 000$ par an.Bref, elle doit déployer des trésors d'ingéniosité pour arriver à boucler le budget de la Fonderie.« Mon rêve serait de faire de la Fonderie une authentique petite villa Médicis où les artistes seraient payés pour créer et n'auraient pas d'autres soucis que leur création, mais on n'y est pas encore.» En attendant de voir son rêve de villa Médicis se réaliser, Caroline a réussi à obtenir de la Ville, une fois de plus, la fermeture de la rue devant la Fonderie pour l'été.Des tables à pique-nique ont été installées sur cette place publique éphémère où les gens du coin viennent faire un tour le soir.Elle a aussi fait appel au Collectif Acapulco de Chicoutimi pour qu'il y installe une œuvre.Le hic, c'est que l'installation de sept mètres de hauteur coûte 25 000$ à produire et à installer.Faute de fonds, Caroline a lancé une campagne Indiegogo de collecte de fonds en ligne.Sur le site de la campagne, on peut voir Phyllis Lambert, membre du conseil d'administration de la Fonderie, inciter les gens à souscrire à ce projet à la fois communautaire et artistique.« Il faut des galeries expérimentales comme celle-ci», lance-t-elle.Aux dernières nouvelles, une cinquantaine de personnes avaient contribué à la campagne pour un total de moins de 10 000$.Ce n'est pas suffisant, mais il reste une bonne dizaine de jours pour y souscrire.Caroline voit bien qu'elle risque de ne pas atteindre le montant voulu, mais elle ne baisse pas les bras.Elle ne les a jamais baissés et ne commencera certainement pas aujourd'hui.«Mon rêve serait de faire de la Fonderie une authentique petite villa Médias où les artistes seraient payés pour créer et n\u2019auraient pas d\u2019autres soucis que leur création, mais on n\u2019y est pas encore.» \u2014 Caroline Andrieux, fondatrice et directrice artistique de la Fonderie Darling Lanaudière: CLAUDE GINGRAS CRITIQUE «Une soirée comme l'aurait aimée le père Lindsay», se plaisait-on à répéter samedi soir à l'ouverture du 38e Festival de Lanaudière.On imaginait facilement, en effet, le regretté religieux, créateur du festival et passionné de musique chorale, écoutant ce programme d'inspiration sacrée dans l'amphithéâtre même qui porte désormais son nom.Tout à fait dans l'esprit d'un festival, c'est-à-dire de nouveauté, de surprise, qui habitait celui qu'on appelait bon départ affectueusement « le père», ce premier programme de l'été groupait deux œuvres rarement entendues : le triptyque des Fresques de Piero della Francesca de Martinu et la monumentale troisième et dernière Messe de Bruckner.À Montréal, les seules auditions retracées furent celles de l'OSM en 1990 et 1996 respectivement.Ce départ de saison était confié à Yannick Nézet-Séguin, son orchestre et son chœur.Tous donnèrent leur maximum et obtinrent une réponse en accord de la part des 4000 personnes rassemblées dans la partie couverte et sur la pelouse, c'est-à-dire une écoute étonnamment silencieuse, puis une ovation debout et extrêmement enthousiaste.Les deux œuvres ne sont pourtant pas des plus accessibles.Bien que relativement court (20 minutes hier soir, parfois moins au disque), le Martinu appartient au catalogue impressionniste : accent mis sur la couleur, résultat plutôt vide.Il faut cependant souligner la qualité exceptionnelle de l'exécution.Difficile pour tous, aussi, le Bruckner.D'une structure complexe, il totalise une heure très exactement où le chœur est sollicité presque sans répit.Avec son habituel et total engagement, Nézet-Séguin, lui-même ancien choriste, et qu'on voyait chanter avec ses troupes sur les écrans géants, entraîna chœur et orchestre dans une interprétation pleine à la fois de puissance et de subtilités.Une très légère fatigue affecta les voix aiguës vers la fin.Les quatre solistes firent bien le peu qu'ils ont à faire ici.Bernard Landry, Hélène David et d'autres personnalités assistaient au concert.ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN et CHŒUR DE LOM (dir.Pierre Tourville et François A.Ouimet).Chef d\u2019orchestre: Yannick Nézet-Séguin.Solistes: Karine Boucher, soprano, Stéphanie Pothier, mezzo-soprano, Jean-Michel Richer, ténor, et Cairan Ryan, baryton.Hier soir, Amphithéâtre Fernand-Lindsay, de Joliette.Dans le cadre du 38e Festival de Lanaudière.Programme : Les Fresques de Piero della Francesca (1956) - Martinu Messe no 3, en fa mineur, pour quatre voix solistes, chœur mixte et orchestre (1867, rév.1890) - Bruckner A14 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 6 JUILLET 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Au cours des 35 dernières années, Suzanne Champagne a foulé les planches des théâtres d\u2019été 27 fois ! 4t£E * :»v \u2022 L\u2019ÉTÉ DE.SUZANNE CHAMPAGNE Au bord du théâtre Ils jouent la comédie dans la province tout en savourant les plaisirs de l\u2019été.Tous les lundis, La Presse propose un questionnaire avec un acteur de théâtre d\u2019été, photographié à La Ronde.Voici le troisième article d\u2019une série de neuf.JEAN SIAG Les étés de Suzanne Champagne riment avec théâtre.Au cours des 35 dernières années, elle a foulé les planches des théâtres d'été 27 fois! La comédienne qui s'est fait remarquer avec ses parodies hilarantes de Pauline Marois en remet cette année avec Ça ne change pas le monde au Théâtre des Cascades.Vos vacances d\u2019été, vous les avez presque toutes passées au théâtre ?Oui, c'est vrai, même si pour moi, l'été c'est quand même le bord de la mer et la Gaspésie, que j'adore ! Mais je suis une comédienne qui travaille et on m'a souvent invitée, donc j'ai accepté ! La vie m'a amenée à jouer la comédie.J'aime le défi et le travail des comédies, même si je sais jouer les drames.Les actrices comiques sont forcément dramatiques, mais l'inverse n'est pas nécessairement vrai.Vous souvenez-vous de votre première pièce d\u2019été?Absolument.C'était en 1981 pour l'ouverture du Théâtre du Chenal-du-Moine à Sainte-Anne-de-Sorel.On avait joué deux pièces durant la même soirée ! La première s'appelait Transport en commun, de Louise Roy.Je jouais avec Markita Boies.Mon personnage était une jovialiste, c'était très drôle.On avait enchaîné avec Les dernières chaleurs.Cet été-là, j'ai découvert la puissance du rire ! Cet été, vous jouez dans Ça ne change pas le monde.De quoi ça parle?C'est l'histoire d'un bougon (Jacques Girard) qui empoisonne la vie de tout son entourage.Moi, je joue le rôle de sa femme.Toute sa famille est en thérapie alors que c'est lui qui devrait être suivi ! Au moment où on s'apprête à lui dire ses quatre vérités, on apprend qu'il a remporté le gros lot de 4 millions.C'est une pièce qui n'est pas du tout réaliste.Il y a des revirements de situations complètement loufoques.Vos lectures d\u2019été?J'aime beaucoup lire des romans sous le parasol.Le prince des marais, de Pat Conroy, par exemple, est un livre qui m'a beaucoup marquée.Mais j'ai aussi lu Harry Potter ! Tout le monde en parlait, j'étais curieuse de savoir pourquoi.J'ai quand même lu les cinq premiers tomes, j'ai trouvé ça bon.Et puis, j'ai toujours un petit Christian Bobin dans mon sac à main.C'est l'été que je lis le plus.Votre boisson estivale?J'aimerais vous répondre du champagne, mais non! J'aime bien la bière froide l'été.Surtout après un spectacle.J'ai même trouvé une bière sans gluten, La Messagère, qui est vraiment très bonne.J'aime bien aussi boire du vin blanc.Sinon, j'aime beaucoup me faire des smoothies au melon le matin.Qu\u2019est-ce que vous écoutez comme musique l\u2019été?Je n'associe pas la musique à une saison.J'écoute encore beaucoup de CD, et ces temps-ci, je fredonne tout le temps Un toi dans ma tête de Luc De Larochellière.C'est tellement bon.Tout l'album est un chef-d'œuvre.D'ailleurs, ça fait quelques jours que je l'ai égaré.Si quelqu'un sait où je l'ai mis, faites-moi signe ! J'écoute aussi un CD de chansonnettes italiennes que l'on fera jouer dans la salle.Votre imitation de Pauline Marois dans Revue et corrigée est vraiment hilarante, est-ce qu\u2019on vous demande souvent de la faire?C'est vraiment mon nouveau passeport.C'est un mystère pour moi.Je l'imite depuis 2007 et les gens ne semblent pas s'en lasser.Même pour la prochaine revue, on essaie de voir comment l'intégrer.J'ai fait Pauline dans un rassemblement du PQ, le jour de son anniversaire le 29 mars dernier.C'est moi qui la présentais.Elle est venue me voir après et elle m'a dit: « Comme disait ma mère, si on vaut pas une risée, on vaut pas grand-chose ! » Je l'ai trouvée très sympathique.En voyage, je ne pars jamais sans.Sans bouchons pour mes oreilles ! J'ai l'oreille fine, dès qu'il y a un peu de bruit, je ne dors pas.Un cahier et un crayon aussi.Au Théâtre des Cascades, jusqu\u2019au 22 août, du jeudi au samedi FESTIVAL JUSTE POUR RIRE Voilà Kev Adams ! « Lado» le plus populaire de France, révélé par la série Soda - adaptée au Québec à VRAKTV avec Mehdi Bousaidan dans le rôle principal -, sera de passage au Québec pour présenter son nouveau spectacle, Voilà Voilà, après l\u2019avoir présenté partout dans le monde.Discussion avec une jeune humoriste qui roule à un train d\u2019enfer.CHANTAL GUY Il n'est qu'au début de la vingtaine et il cartonne depuis quelques années déjà.Kev Adams est un humoriste bien de son temps, une véritable star des réseaux sociaux.Lorsqu'on se trompe en lui mentionnant son nombre de « followers » sur Twitter, il fait son faux indigné.«Mais qui vous a donné ces chiffres?Allez, devinez!» On oublie parfois à quel point les réseaux sociaux sont une donnée capitale pour la jeunesse.«Nous sommes rendus à 2,8 millions sur Twitter et 4,6 millions sur Facebook», dit-il, tout fier.« J'ai grandi avec ça.Pour moi, c'est un des nouveaux médias indispensables.Pour mon nouveau show en France, on n'a pas fait de pub à la télévision et à la radio, on l'a juste mis en vente sur les réseaux sociaux et on a fait quasiment sold-out.Pour moi, c'est une manière de discuter avec mon public, de lui proposer des événements et, en même temps, de lui donner des nouvelles de ce que je vis.» Et ce qu'il vit est assez géant, merci.Il faut voir ces vidéos où des milliers de fans hurlent en le voyant.Tout se précipite pour le jeune humoriste, qu'on a attrapé avant qu'il prenne l'avion pour La Réunion, alors qu'il est à peine de retour d'une tournée aux États-Unis.La télé, le ciné, la scène C'est son personnage d'ado à la tignasse impossible qui a marqué les gens.Révélé au grand public par l'émission On n\u2019demande qu\u2019à en rire de Laurent Ruquier, puis par la série Soda, il a sillonné la France avec son premier spectacle, The Young Man Show, pour lequel il a vendu plus de 350 000 billets.Et tout cela mis ensemble lui a ouvert les portes du cinéma.Il tient la vedette, aux côtés de Franck Dubosc, de la comédie Fiston et du très populaire film Les profs (adapté de la bédé de Pica et Erroc), dont la suite, Les profs 2, sortira bientôt.Son dernier contrat: Aladin dans Les nouvelles aventures d\u2019Aladin, superproduction d'Arthur Benzaquen.« C'était dingue!, confie-t-il.Franchement, c'est dingue.De pouvoir se battre avec l'épée, le génie dans la lampe.J'ai hâte que le film sorte et que le public puisse le découvrir, parce que moi, j'ai passé un moment exceptionnel.» Enfin, bien sûr, il y a Voilà Voilà, son nouveau spectacle, qu'il vient présenter chez nous dans le cadre de Juste pour rire.Le Québec est un endroit cher à son cœur où il compte plusieurs amis humoristes et où il a fait ses premières armes.D'ailleurs, il maîtrise plutôt bien l'accent, comme son pote Gad Elmaleh.« J'en garde un souvenir merveilleux.J'ai adoré pouvoir travailler avec des humoristes comme Jérémy Demay et Rachid Badouri; c'est avec eux que j'ai commencé à écrire mes premiers numéros pour les galas, ç'a été ma première formation avant même la télé française.Je suis un grand fan PHOTO CHRISTOPHE CHARZAT, FOURNIE PAR JUSTE POUR RIRE Kev Adams a sillonné la France avec son premier spectacle, The Young Man Show, pour lequel il a vendu plus de 350 000 billets.des humoristes québécois et de l'humour québécois en général.De la hauteur de vos auteurs, pour faire une belle phrase.» Le fait de présenter Voilà Voilà au Québec est pour lui «une suite logique».«C'est mon histoire, ma famille.J'ai fait un premier show où je racontais ma vie d'ado et, dans ce spectacle, c'est plus « voilà qui je suis», qui se cache derrière l'ado, les joies des deux dernières années.» Mais comment gère-t-on tant de succès à un si jeune âge ?« Il faut en profiter, ne pas se prendre la tête, il faut «kiffer», vivre le moment présent, on ne sait pas combien de temps ça va durer, répond-il, philosophe.Il faut tout donner, être à fond.» À ce rythme, où se voit-il dans 10 ans?«Peut-être dans le Grand Nord, dit-il, en reprenant l'accent québécois.Peut-être que je serai à Chicoutimi dans une belle maison avec une blonde et des kids ! Sérieusement, je ne me projette pas, j'aime vivre le moment présent, je verrai bien.» Puis, il laisse tomber, presque grave, comme s'il était lui-même dépassé par les événements : « Il y a plein de choses qui m'arrivent, ce n'est pas la fin de la route, ce n'est que le début.Si vous saviez.» Au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts les 9 et 10 juillet.Première partie: Mehdi Bousaidan. LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 6 JUILLET 2015 A15 ARTS CIRQUE CASTELLERS DE LA VILA GRÀCIA Saint-Michel complètement castell Aküt*I La tour humaine des Castellers de la Vila Gràcia\tPHOTO CLAUDINE BERGERON, LA PRESSE MARIO CLOUTIER CRITIQUE Toute une fin de semaine de cirque attendait les visiteurs de la TOHU samedi et hier.Mais le clou de ces deux jours complètement cirque était sans contredit les Castellers de la Vila Gràcia avec leur spectaculaire castell, ou château de huit étages.Ils arrivent au son des flûtes et repartent de la même façon.Les Castellers de la Vila Gràcia de Barcelone ont néanmoins rapidement conquis le cœur des quelques centaines de spectateurs venus les encourager dans la construction d'une tour humaine de huit étages.Une activité d'équilibre impressionnante, une expérience de solidarité humaine de tous les instants.Voilà ce que réussissent ces gens ordinaires - 150 au total - aidés de leurs collègues des Casteliers de Montréal et d'une trentaine de spectateurs qui ont aidé à consolider la base de cette tour mouvante et émouvante.« Au moindre déséquilibre, ce peut être dangereux.Alors on prend une pause et on le refait.» \u2014 Un des membres des Castellers Après des figures déjà impressionnantes de deux colonnes et d'une colonne de six étages, les Castellers ont fait appel aux spectateurs dans leur quête du ciel montréalais.Hommes et femmes de la foule se sont joints à eux.Mais cette tour humaine aura nécessité deux essais, la première tentative s'étant arrêtée au tronc en raison d'un vice caché dans la construction.« C'est très technique, de commenter un des membres des Castellers à la fin.Il faut que toutes les lignes formant la base soient très serrées, très compactes.Au moindre déséquilibre, ce peut être dangereux.Alors on prend une pause et on le refait.» L'élément le plus beau du spectacle survient à la fin lorsqu'un enfant portant un casque de protection et pas plus haut que trois pommes atteint la cime ou le pommeau du haut en saluant la foule.Il faut voir ensuite les participants se féliciter et s'embrasser les uns les autres, Catalans et Québécois, fiers d'avoir réussi l'exploit.Tout un week-end de cirque Avec ce spectacle renversant, le festival Montréal complètement cirque mettait fin à une fin de semaine complète d'activités à la TOHU dans le quartier Saint-Michel.Après leur spectacle, les Castellers ont d'ailleurs donné des ateliers aux visiteurs intéressés.Mais les jeunes et les moins jeunes ont pu s'initier tout le week-end aux arts circassiens que sont la jonglerie, le fil de fer, le diabolo et la trampoline.Des visites guidées de la TOHU avaient également lieu.La jeune troupe Throw2catch - qui avait présenté Reset l'an dernier au festival - a montré pour la première fois sa nouvelle production Les ex-portés, un spectacle moins techno, mais beaucoup plus participatif avec trois interprètes très charismatiques.Les visiteurs ont également eu droit durant le week-end à des déambulatoires du Trio Brouette et des motards de Carmagnole, ainsi qu'au Magmanus Show.Certaines de ces activités familiales seront reprises au cours des prochains jours dans divers quartiers.Ainsi, le festival remplit très bien son mandat de faire du tout-Montréal une ville complètement cirque.Les Castellers de la Vila Gràcia participeront au Mondial des cultures de Drummondville le vendredi 10 juillet.Ils seront de retour à Montréal le samedi 11 juillet, angle des rues Saint-Denis et Émery, et le dimanche à l\u2019Esplanade du Parc olympique.» Raoio-canaDa présente ACHINE CIRQUE CANADA TOHU * 8AU12JUILLET «UNE BELLE FOLIE! » -LESOLEIL FAMILLE UN FESTIVAL JUSQU'AU JUILLET PASSEPORT 5 ANS ET ANS ET pour tous les spectacles *Certainesconditions s'appliquent.Taxes et frais de service inclus.»la STATION *stm complètement cirque »LE HULA HUB RUE SAINT-DENIS ACTIVITÉS PARTICIPATIVES 7 AU 12 JUILLET 17H À 21H30 BILLETS ET PROGRAMMATION COMPLÈTE\t'% cSmdSÏÏIScn MONTReALCOMPLeTEMENTCIRQUE.COM Québec SS\tMontréal @\tj îft» Canada A .J r A.r * \u2022 CIRCO AEREO * FINLANDE THÉÂTRE CENTAUR JUSQU'AU 9 JUILLET BROADWAY BABY, ROYAUME-UNI «UN CHEF-D'ŒUVRE CLOWNESQUE » -THE SCOTSMAN,ÉCOSSE MONTREAL EESP-Eteeht / B.# ENTRE DEUX EAUX LA BARBOTTE CANADA * THÉÂTRE DE QUAT'SOUS 7 AU 10 JUILLET CE sdiR \\\\\\NNn CONSEIL DES ARTS DE MONTRÉAL QUJEN ?HALLWAY PRODUCTIONS ET Y2D INC.* CANADA USINE C * JUSQU'AU 9 JUILLET .- EL NUCLEO FRANCE tmm THÉÂTRE OUTREMONT 9AU12 JUILLET une collaboration de RaDio-canaDa GRATUI SPECTACLES r\t\t EEC\t10\tm fM\t\u2022jèi \t A16 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 6 JUILLET 2015 ACTUALITÉS LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE LA PRESS m Manuvie ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L\u2019INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L\u2019EXCELLENCE NAÎT DE L\u2019EFFORT Léquipe de hockey-balle haïtienne Après avoir surmonté bien des embûches, l\u2019équipe haïtienne de hockey-balle, formée de membres de la communauté haïtienne de Montréal, a remporté une médaille d\u2019or au Championnat du monde, en Suisse.Pour cet exploit, ils sont nos personnalités de la semaine.STPEETHSI Dine 6*^7 - - -\t- t.r BC'SSARC- ''BlKlîFBiiniiacc'.iiiv *-4 V® hîhip - zuc ZQT5 giCM m ^-h 1 jjHH\u2014il aan CagWDNSHtP - ZUG 2015 M.j|3 M Avec si peu de moyens, cette victoire tient un peu du miracle.\u2014 Georges Laraque nujUHTn PHOTO FOURNIE PAR L'ASSOCIATION DE HOCKEY-BALLE D'HAÏTI Avec sa victoire en Suisse, Haïti est promu dans le groupe A du championnat du monde de hockey-balle, et se frottera notamment au Canada dans deux ans.CAROLINE RODGERS COLLABORATION SPÉCIALE Moins d'un an après le début de son existence, l'équipe a remporté cette victoire dans le Groupe B du championnat, battant les îles Cayman en finale.Ce n'est qu'à la fin janvier que le club, fondé par quatre Haïtiens montréalais, a commencé à s'entraîner.Georges Laraque, ancien joueur de la LNH, en est l'entraîneur associé.Les fondateurs de l'Association hockey-balle Haïti ont pris contact avec le consulat d'Haïti au Canada pour demander l'autorisation de représenter le pays au championnat.Pour être admissible, l'équipe devait être formée de joueurs nés en Haïti, ou dont au moins l'un des parents était originaire du pays.Ces 25 joueurs, âgés de 18 à 43 ans, sont des citoyens ordinaires, qui occupent divers emplois et jouent au hockey pendant leurs temps libres.« Plusieurs d'entre eux jouaient déjà dans des ligues locales, mais au début, les gens étaient plus ou moins en forme, dit Ainslie Bien-Aimé, ailier gauche du premier trio et capitaine.Mais Georges nous a gardés au pas et nous sommes partis là-bas en visant un haut niveau compétitif.» Autre défi : trouver des fonds pour le voyage.Car si la plupart des pays soutiennent financièrement leur équipe, ce n'était pas possible, du moins cette fois, dans le cas d'Haïti.Comme il était aussi difficile de dénicher des commanditaires, les joueurs ont dû payer de leur poche une partie des frais.« Le Championnat du monde de hockey-balle n'est pas connu ici et il fallait démontrer que c'était du sérieux, dit Georges Laraque.Maintenant qu'on a gagné et que ça a attiré l'attention, ce sera sûrement plus facile de trouver des commandites la prochaine fois.Dans deux ans, on retourne au championnat ! » Et s'ils ont gagné cette médaille d'or dans le Groupe B, qui inclut des pays comme l'Italie, la France, Hong-Kong ou l'Arménie, la prochaine fois, ils feront partie du Groupe A.Ils devront donc se frotter à des adversaires plus coriaces comme les États-Unis, le Canada ou la République tchèque.« Avec si peu de moyens, cette victoire tient un peu du miracle, dit Georges Laraque.Et que l'on parle du Groupe A ou du Groupe B, c'est évident que c'est très difficile, car tous les pays qui sont là sont des plus gros pays de hockey qu'Haïti.» Fierté Pour toute l'organisation, la fierté est incommensurable.Et les impacts seront importants sur la communauté haïtienne, croit Georges Laraque.« Pour moi, ça démontre que les Québécois d'origine haïtienne sont fiers de leurs origines, dit-il.D'entendre notre hymne national, et que les gens nous voient avec le drapeau d'Haïti, c'est exceptionnel.Maintenant, les jeunes Haïtiens vont s'intéresser au hockey-balle en espérant peut-être faire partie de l'équipe un jour.» « Souvent, on entend des choses tristes ou négatives sur Haïti, dit Ainslie Bien-Aimé.Là, c'est une façon de faire rayonner le pays de façon positive et qui donne de l'espoir.De voir à quel point nos parents étaient fiers de nous, ça n'a pas de prix.» Faites un don à l'intention d'un être cher.Laissez votre empreinte philanthropique 514.593.2525 / 1.877.518.2525 www.fondationicm.org * FONDATION INSTITUT DE CARDIOLOGIE DE MONTRÉAL "]
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