La presse, 27 juin 2015, Cahier A
[" ÉDITION WEEK-END / Montréal samedi 27 juin et dimanche 28 juin 2015 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 131e année No206\t110 pages, 8 cahiers 2,40$ taxes en sus - Édition provinciale 2,50$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées MONTRÉAL SYNCHRO LA PRESSE \tMEUBLER UN 41/2 AVEC\t 1\t1000$?C\u2019est possible ! Suivez la guide.MAISON GOURMAND >1 LE CALVAIRE -DUNE NAGEUSE Insultes.Humiliation.Intimidation.Lentraîneure-chef du plus prestigieux club de nage synchronisée du Québec va trop loin, estiment Rafaëlle Valiquette et deux autres athlètes, qui ont porté plainte à la Fédération québécoise.PAGES A2 ET A3 PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE MONTRÉAL COMPLETEMENT CIRQUE MÉTIER: ARTIS DE CIRQUE j Portraits et secrets du métier.ARTS Rafaëlle Valiquette PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE choix du Ca premier le défenseur Noah Juulsen REPÊCHAGE DE LA LNH LE CANADIEN CHOISIT NOAH JUULSEN SPORTS PHOTO STEVE MITCHELL, USA TODAY SPORTS LA TUNISIE BASCULE À NOUVEAU DANS L\u2019HORREUR Un étudiant tue au moins 37 personnes, dont des Britanniques et des Français, dans un hôtel au bord de la mer, à Sousse.PAGES A16 ETA17 NIAGARA FALLS Le meilleur et le pire.VOYAGE -~w ¦\" ' DES VINS QUI CONFONDENT LES SCEPTIQUES MAISON GOURMAND PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE MON CLIN D'ŒIL STÉPHANE LAPORTE Si tous les journalistes deviennent politiciens et que tous les politiciens deviennent journalistes, ça ne changera pas grand-chose.QBt Venez voir mon blogue ! www.lapresse.ca/laporte SAM 621 924456 782 tel : 450-934-8840 rimaDonna \u2014 twist \u2014 mmifswj LINGER! mm\\Ë DEPUIS 20 ANS, LA RÉFÉRENCE EN AJUSTEMENT ^DE SOUTiENS-GORGE ET DE MAiLLOTS.4500 aut.440 ouest (cote sud) H7T 2P7 Aubade LISECHARMEL \t Marie Jo |g| Empreinte 621924456782 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 JUIN 2015 DIMANCHE SUR VOTRE TABLETTE À quoi s\u2019attendre de nos Canadiens à Wimbledon?Les commotions cérébrales maintenant quantifiées SPORTS Comment décrocher en vacances?LA PRESSE + ACTUALITÉS ACTUALITÉS la pb esse + pause ' ?V PAUSE ESTIVALE PRESSE ¥ É Disponible dans l'App Store Google play OYSTER PERPETUAL SUBMARINER DATE ÏÎTJÏ- t; V V A À ¦ ¦ ¦ ¦¦ ¦ ¦ ¦ CHÂTEAU DT VOIRE - rgio JOAILLIERS o rg-i- 2020 RUE DE LA MONTAGNE, 5 14 845 4651 t ROLEX ACTUALITÉS SPORT OU TYRANNIE?L ART DE TUER Au cours de l\u2019année dernière, trois jeunes nageuses d\u2019élite ont officiellement porté plainte contre l\u2019entraîneure-chef de Montréal Synchro, le plus prestigieux club de nage synchronisée du Québec.Insultes, humiliations publiques, engueulades, commentaires déplacés sur l\u2019apparence: sous la férule de Karine Doré, leur rêve olympique s\u2019est transformé en enfer quotidien, témoignent les plaignantes.KATIA GAGNON Nous sommes en mars 2014.Quand elle voit sa fille Rafaëlle en maillot de bain lors d'une compétition de nage synchronisée, Danielle Valiquette a un choc.«Elle était cadavérique », raconte-t-elle à travers ses larmes.La jeune fille de 14 ans aboutit dans le bureau du spécialiste des troubles alimentaires Jean Wilkins deux mois plus tard.Elle a perdu 15 livres.Poids de départ: 95 livres.Encore un mois plus tard, elle passe à un cheveu d'être hospitalisée.Ses battements cardiaques sont très faibles.Lors de son témoignage devant le comité de discipline de la Fédération de nage synchronisée du Québec, en janvier dernier, on a demandé à la jeune de 15 ans dans quelle mesure la nage synchronisée avait pu être la cause de ses troubles alimentaires.«Je dirais à 90 %», a répondu Rafaëlle.La nage synchronisée, oui, mais surtout celle qui l'entraînait depuis près de trois ans : l'entraîneure-chef du plus gros club de nage synchronisée de la province, Karine Doré.« Le fait de te faire battre mentalement, de te faire constamment dénigrer.L'anorexie, c'est la solution qu'elle a trouvée pour se sortir de ce calvaire-là», estime Danielle Valiquette.« J'étais prête à faire n'importe quoi pour sortir de là», acquiesce sa fille.Rafaëlle nageait au club Montréal Synchro depuis 2010.Elle y était entrée très jeune, à 10 ans.« Les gens de la Fédération nous ont dit que c'était un talent exceptionnel mm m 1 qu'ils voyaient passer aux 15 ans», dit Mme Valiquette.Rafaëlle et son groupe de 10 nageuses s'entraînaient 7 heures par jour, 5 jours par semaine.Presque quotidiennement, les jeunes filles subissaient les brimades de leur entraî-neure, disent les trois plaignantes.« Elle nous humiliait devant les autres.Elle disait qu'on n'était pas intelligentes, qu'on n'avait pas de cerveau, raconte Rafaëlle.On ne se « Karine fait des miracles avec les nageuses.Elle leur fait faire des figures extraordinaires.Mais à quel prix?», se demande Johanne Plante, dont la fille, Jasmine Baillargeon, a nagé trois ans pour le club.Jasmine est l'une des trois nageuses plaignantes.Nombreux départs Selon nos informations, entre 2012 et 2014, 6 des 10 nageuses du groupe des 13-15 ans ainsi que 6 des 8 nageuses du groupe «Ma fille était constamment réprimandée, insultée.Elle faisait de l\u2019insomnie, elle avait des maux de ventre et avait la diarrhée avant chaque entraînement parce qu\u2019elle avait peur que Karine fasse une colère.» \u2014 Jan Hollett, mère de Mackenzie demandait pas: \"Va-t-elle crier aujourd'hui?\", mais \"Quand va-t-elle crier?\" Et quand elle criait, la piscine s'arrêtait.» Karine Doré est une entraî-neure douée qui « crée les plus belles routines et amène les filles à un autre niveau», dit une autre coach qui a travaillé avec elle et qui désire conserver l'anonymat.Cependant, ses colères - fréquentes -virent parfois à la séance d'intimidation, dit-elle.« On peut s'emporter, mais il faut rester respectueux.On ne peut pas dénigrer l'intelligence ou la personne de la nageuse.» junior ont quitté le club.Karine Doré était l'entraîneure principale du groupe junior et l'une des entraîneures du groupe des 13-15 ans.Dans un courriel transmis à la mère d'une des plaignantes, une des responsables de la Fédération de nage synchronisée admettait d'ailleurs en octobre dernier que le comportement de Karine Doré posait problème.«Je suis arrivée trop tard [.] pour tenter de cesser le calvaire que ta fille et votre famille avez vécu.Je te remercie pour ta plainte officielle.Je crois PRÉCISION AVIS AUX LECTEURS GRILLE DES MORDUS La grille des mordus placée en page 11 du cahier Voyage contient des erreurs.Cette section est imprimée à l\u2019avance et nous n\u2019avons été informé du problème quaprès son impression.Vous trouverez donc une version corrigée en page 6 des Petites annonces.Nos excuses.\t \t Amusez-vous !\tVOYAGE 11 Astrologie du jour\tSPORTS 10 Avis et encans\tAFFAIRES 4 Débats\tA28et A29 Décès\tSPORTS 7 à 10 Monde\tA16, A17, A22, A24 et A26\t Petites annonces\tCAHIERP.ANNONCES\t Restaurants\tMAISON 14 Sudoku\tAFFAIRES 4 Supergrille\tAFFAIRES 10 Vin\tMAISON 13 Météo\t Nuageux avec percées de soleil\t en après-midi, maximum 23,\t minimum 14.SPORTS 7\t HAUSSE DES TARIFS Veuillez noter que La Presse procédera à une hausse de ses tarifs d\u2019abonnement qui entrera en vigueur le lundi 29 juin prochain.Cette hausse (avant taxes) sera, selon le genre d\u2019abonnement, de 4 à 5 cents par jour pour les abonnements du lundi au samedi ou du lundi au vendredi, et de 25 cents à 35 cents pour les abonnements du samedi.>\tProgramme de prélèvement automatique mensuel sur carte de crédit : le nouveau tarif sera appliqué au prochain prélèvement ; >\tPaiement au camelot : le nouveau tarif sera effectif dès le 29 juin ; >\tPaiement à l\u2019avance : le nouveau tarif s\u2019appliquera au moment du renouvellement de l\u2019abonnement.N\u2019hésitez pas à communiquer avec notre Centre de contact client si vous avez des questions ou des commentaires.Nous vous remercions de la confiance que vous nous témoignez.La Direction RECTIFICATIF CIMENT MCINNIS Contrairement à ce que nous affirmions hier, c\u2019est la famille Beaudoin, liée à l\u2019entreprise Bombardier, qui est actionnaire de Ciment Mclnnis et non la famille Bombardier.Nos excuses. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 JUIN 2015 A3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ACTUALITÉS DES PASSIONS Lors de son témoignage devant le comité de discipline de la Fédération de nage synchronisée du Québec, on a demandé à Rafaëlle Valiquette dans quelle mesure la nage synchronisée avait pu être la cause de ses troubles alimentaires.«Je dirais à 90 % », a-t-elle répondu.sincèrement que la Fédération sera en mesure de cesser le harcèlement de Karine et de protéger les jeunes athlètes.» Nous avons tenté de joindre Karine Doré pour obtenir ses commentaires, mais elle a préféré décliner notre demande d'entrevue parce que la Fédération de nage synchronisée tenait à ce que le détail des plaintes et du rapport final demeure confidentiel.Cependant, certains parents ont tenu à se porter à la défense de Mme Doré (voir autre texte).Un état de terreur Mais les témoignages des nageuses plaignantes, que La Presse a pu recueillir, concordent.À tour de rôle, les nageuses devenaient le «punching bag» de l'entraîneure, explique Rafaëlle Valiquette.Une autre plaignante, qui préfère ne pas être nommée, estime avoir été un souffre-douleur de prédilection.«Elle me chicanait très fort à chaque entraînement.J'essayais de ne pas pleurer.Mais une fois, j'ai enlevé mes lunettes pour qu'elle me voie pleurer », raconte la jeune fille, aujourd'hui âgée de 15 ans.« Quand elle a vu qu'elle pleurait, Karine s'est assise par terre et elle s'est mise à rire.Elle a appelé une autre coach et lui a dit: \"Hé, viens voir ça, elle pleure!\" Elles riaient toutes les deux sur le bord de la piscine, poursuit Rafaëlle Valiquette.Et nous, on était juste là à regarder notre amie pleurer.» « Elle faisait les plus belles chorégraphies.Elle avait PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE vraiment l'œil.Mais il y a des limites à ne pas franchir, et elle les a franchies», explique cette autre plaignante.« Les souffre-douleur se faisaient dénigrer devant les autres.C'était un état de terreur: si les filles ne faisaient pas ce qu'elle leur disait, c'était ce qui les attendait», dit Johanne Plante.Toutes les semaines, sa fille Jasmine, alors âgée de 16 ans, revenait à Québec - son lieu de résidence - en pleurant.« Ça n'allait pas du tout.Elle était en train de se taper une dépression.C'est sa santé qui était en jeu.La nuit, elle se réveillait et elle angoissait.Elle n'était plus capable de dormir», relate la mère.Sa fille, raconte Johanne Plante, ne lui a jamais vraiment expliqué ce qui se passait avec Karine Doré.«Elle avait tellement peur des représailles.C'est la loi du silence, parce que si tu parles, tu te fais cibler.» « Quand on s'en allait ensemble dans l'autobus, le groupe des nageuses, on riait, on jasait.Mais dès qu'on entrait dans la bâtisse, notre comportement changeait.On était stressées, angoissées, on ne se parlait pas.On pensait juste à elle», raconte Jasmine Baillargeon.La jeune nageuse dit avoir adoré ses deux premières années à Montréal Synchro, passées sous la supervision de l'entraîneure Nathalie Lagrange.Après son passage à Montréal Synchro, elle a fait une année à Synchro Élite, à Québec, sous la direction de Kasia Kulesza, médaillée olympique et ancienne entraî-neure au Centre d'excellence de Synchro Canada.« Elle était dure.Mais elle nous respectait.» « Elle a tué ma passion» Oui, il est normal que les coachs soient exigeants quand on atteint un tel niveau d'excellence, acquiesce Mackenzie Hollett, aujourd'hui âgée de 17 ans, qui a nagé pour Montréal Synchro durant la saison 2012-2013.« Les coachs sont tous assez durs.C'est normal qu'ils crient.Mais avec Karine, les attaques étaient personnelles.Elle portait tout cela à un autre niveau», dit la jeune fille.Mackenzie avait pourtant quitté sa Colombie-Britannique natale, à l'invitation de Karine Doré, pour s'installer Montréal afin de poursuivre son rêve d'atteindre le sommet dans son sport.« Après un mois ou deux d'entraînement avec Karine, elle a commencé à dire qu'elle voulait abandonner.Ç'a été une surprise totale pour nous, puisque la synchro, c'était sa passion», raconte sa mère, Jan Hollett.« Elle était constamment réprimandée, insultée, poursuit Mme Hollett.Elle faisait de l'insomnie, elle avait des maux de ventre et avait la diarrhée avant chaque entraînement parce qu'elle avait peur que Karine fasse une colère.» Mme Hollett a communiqué avec Karine Doré.« Elle a admis qu'elle avait un problème.mais rien n'a changé.» Des interventions auprès de membres du conseil d'administration n'ont rien donné non plus.« Ils m'ont clairement donné l'impression de vouloir tout balayer sous le tapis.» À son arrivée chez elle pour les vacances de Noël, Mackenzie a dit à ses parents qu'elle allait terminer l'année puisqu'elle « n'était pas une lâcheuse », mais que son entraîneure avait « tué sa passion pour la synchro ».La jeune fille n'a plus jamais nagé après son année passée à Montréal.La plainte enregistrée par Rafaëlle Valiquette et sa condisciple en nage synchronisée a été entendue le 28 janvier dernier.En compagnie de Danielle Valiquette, les deux jeunes ont témoigné pendant trois heures devant les quatre membres du comité de discipline.Jasmine Baillargeon a témoigné en avril.À la mi-juin, les plaignantes n'avaient toujours reçu aucune nouvelle.La Fédération de nage synchronisée dit avoir envoyé son rapport aux plaignantes vendredi dernier.Certaines l'ont reçu, mais pas Danielle Valiquette.« Notre crainte, c'est qu'elle n'ait qu'une petite tape sur les doigts et qu'elle continue, dit Danielle Valiquette.Combien de nageuses ont été scrappées par cette personne-là?» « La pire expérience de ma vie » 5 h 30 Nous sommes à Kamloops, aux Championnats canadiens Espoir de nage synchronisée, en juin de l\u2019an dernier.Rafaëlle Valiquette et ses consœurs nageuses se réveillent.C\u2019est la grande journée des finales.Les filles devront enfiler les épreuves quasi sans discontinuer toute la journée.«Je pensais juste à une chose: l\u2019heure de pause pour le lunch.Je comptais tout le temps les heures qu\u2019il restait avant la pause», raconte Rafaëlle Valiquette.Rafaëlle est dans un état de faiblesse extrême parce quelle souffre d\u2019anorexie depuis des mois.Son médecin, le Dr Jean Wilkins, lui a permis in extremis de participer à cette compétition à une condition: qu\u2019un médecin mesure sa pression et ses battements cardiaques avant chaque épreuve.10 h Dans la glacière qui était censée contenir des collations pour les filles, il n\u2019y avait.à peu près rien, témoigne Danielle Valiquette, la mère de Rafaëlle, qui agissait comme parent accompagnateur.«Ces filles-là s\u2019entraînent non-stop ! Elles crevaient de faim.On allait acheter des collations en secret pour leur refiler.C\u2019était inacceptable.» 12 h Arrivent enfin l\u2019heure du lunch et la fameuse pause promise.«On est en train de dîner.Rafaëlle mange un quart de morceau.Sa duette mangeait des tortellinis et décide de se resservir.Karine la regardée et lui a dit: \u201cHé! Tu manges donc bien ! Tu vas devenir grosse, tu vas être obligée d\u2019arrêter la synchro!\u201d», raconte Mme Valiquette.La mère n\u2019en revenait tout simplement pas.« Elle a dit ça devant moi! En connaissant les problèmes de troubles alimentaires de Rafaëlle!» Ensuite, plutôt que de les laisser se reposer, Mme Doré a exigé que Rafaëlle et sa duette retournent s\u2019entraîner immédiatement.«Je suis allée voir Karine et je lui ai dit que les filles avaient besoin de repos.Elles étaient épuisées!», raconte Danielle Valiquette.Résultat: «Je ne me suis jamais fait chicaner comme ça, relate Rafaëlle.Elle nous a envoyées dans l\u2019eau et nous a fait nous exercer encore plus fort.Finalement, plutôt qu\u2019une heure, on a eu 15 minutes de pause.» 17 h 30 Au terme de la compétition, Rafaëlle et sa duette remportent la médaille de bronze.Rafaëlle Valiquette n\u2019a plus jamais participé à une compétition d\u2019élite.«Ça a été la pire expérience de ma vie.» La Fédération québécoise de nage synchronisée a tout tenté pour que la jeune fille, considérée comme un espoir olympique, n\u2019abandonne pas son sport.On lui a offert de s\u2019entraîner avec un coach privé, à la piscine de son choix, aux horaires qui lui convenaient.Elle a refusé.«Je ne pensais pas que c\u2019était possible d\u2019avoir une coach qui ne soit pas méchante.» Recrudescence des cas d\u2019anorexie Le Dr Jean Wilkins, pionnier du traitement des troubles alimentaires à l\u2019hôpital Sainte-Justine, dit voir de plus en plus de cas de troubles alimentaires chez les nageuses synchronisées.«Ça vient par vagues.Il y a eu les danseuses, les gymnastes, les patineuses.Dans les dernières années, j\u2019ai eu beaucoup de nageuses synchronisées.Plus que je n\u2019en ai jamais eu dans ma carrière», dit le médecin.Il est parfois impossible pour les jeunes filles de satisfaire aux critères esthétiques impitoyables de ce sport.«Les filles commencent à s\u2019entraîner avec un corps prépubère.Elles ont leur puberté, leur corps change, et là, les prescriptions pour les diètes commencent.» «Les coachs doivent s\u2019ajuster au physique de la personne, et non pas l\u2019inverse.Et ça peut parfois vouloir dire mettre fin à des rêves.» \u2014 Katia Gagnon elle quitte le club, le club meurt» KATIA GAGNON Les membres du conseil d'administration de Montréal Synchro se sont refusés à tout commentaire sur la teneur de la plainte, ainsi que sur la réponse qu'ils y ont apportée, afin de se conformer à l'exigence de confidentialité imposée par la Fédération de nage synchronisée.« On a pris la plainte très au sérieux et on a transmis notre rapport en réponse à celui de la Fédération.On n'a pas envie d'avoir des poursuites parce qu'on a parlé à une journaliste », déclare Brigitte Roy, présidente du conseil d'administration du club.Mme Roy et Catherine Nivoix, la vice-présidente, ont toutes deux des filles qui nagent au club.« Ma fille n'a aucun problème.Mon but, c'est qu'elle aime nager, et c'est ce qui se passe.Elle part tous les matins avec le sourire et elle revient à la maison avec le sourire», dit Mme Roy.D'autres parents ont tenu à se porter à la défense de l'entraîneure-chef.« Il y a beaucoup de jalousie dans ce milieu.Et Karine Doré a beaucoup de raisons de susciter la jalousie parce qu'elle fait partie des meilleures au Canada.Si elle quitte le club, le club meurt », dit un parent dont la fille a nagé pendant des années avec Montréal Synchro.«Dans un club de 25 filles appartenant à l'élite, il y en a une qui va percer pour aller aux Jeux olympiques.Les parents ont de grosses attentes.Et quand ça ne marche pas, c'est la faute de Karine ! » Le cas de Rafaëlle Valiquette a été traité avec toute l'attention et toute la diligence nécessaires par Mme Doré, assure ce parent, qui faisait partie du club au moment des faits.«Rafaëlle a arrêté de nager parce qu'elle était anorexique.Pas à cause de Karine.Quand elle a voulu arrêter, les parents ont mis ça sur son dos.» Karine Doré peut parfois perdre patience et s'emporter, reconnaît ce parent.« Je lui ai conseillé de prendre juste les plus vieilles, qui sont capables de se faire parler fort.» Un processus rigoureux La présidente du comité de discipline de la Fédération, Anne-Marie Rochford, confirme le dépôt de trois plaintes de nageuses contre Mme Doré.La Fédération tenait cependant à ce que la teneur des plaintes - et le rapport final - demeure strictement confidentielle.«On a pris ça très au sérieux, on a traité le tout de façon très rigoureuse, pour faire le parallèle avec notre politique de harcèlement», indique-t-elle.Les deux premières plaintes, déposées en octobre, ont été officiellement enregistrées le 28 novembre dernier.Le processus a été long, admet Mme Rochford.« Une des plaignantes a été très difficile à rencontrer.Nous sommes tous bénévoles, vous savez.Il y a des horaires à coordonner [.] On a essayé de procéder rapidement.» Ces plaintes sont les premières que reçoit la Fédération contre Karine Doré.« C'est très peu fréquent qu'on reçoive des plaintes contre un entraîneur.C'est très inhabituel», dit Mme Rochford.Cependant, diverses sources nous ont indiqué que la Fédération avait reçu, au fil des ans, de nombreux commentaires négatifs de nageuses, de parents ou d'entraîneurs concernant Mme Doré, information que refuse de confirmer Mme Rochford.Aucune de ces plaintes n'a été considérée comme officielle parce qu'elles n'avaient pas été livrées par écrit.QUI EST KARINE DORÉ?>\tParticipation aux Championnats du monde de 2002,2005 et 2007 >\tParticipation aux Jeux d\u2019Athènes en 2004 >\tEntraîneure-chef du club Montréal Synchro depuis 2009 >\tEntraîneure adjointe de l\u2019équipe nationale en 2007 OBTENEZ % DUPDSF EN RABAIS AU COMPTANT SUR CERTAINS DES PREMIERS MODÈLES 2015 SÉLECTIONNÉS EN STOCK ¦ DERNIÈRE CHANCE! SEULEMENT JUSQU\u2019AU 28 JUIN SONIC2015 Ex.: 4099$ SUR LA SONIC LT 5 PORTES 20 495 $ PDSF EN RABAIS AU COMPTANT TRAX2015 Ex.: 5242$ EN RABAIS AU COMPTANT SUR LE TRAXLTÀ TRACTION INTÉGRALE 26 210$ PDSF OBTENEZ CRUZE2015 ko % EQUINOX 2015 DU PDSF Ex.: 4298$ EN RABAIS AU COMPTANT SUR LA CRUZE LT AVEC BOÎTE AUTOMATIQUE ET CLIMATISATION 21490 $ PDSF MALIBU2015 EN RABAIS AU COMPTANT CERTAINS DES PREMIERS MODÈLES 2015 SÉLECTIONNÉS EN STOCK Ex.: 6374$ EN RABAIS AU COMPTANT SUR L\u2019EQUINOX LT À TRACTION INTÉGRALE 31870 $ PDSF IMPALA 2015 Ex.: 5721$ ENRABAIS AU COMPTANT SUR LA MALIBU LTAVEC GROUPE COMMODITÉS ÉLECTRIQUES 28 605 $ PDSF Ex.: 6971$ ENRABAIS AU COMPTANT SUR L\u2019IMPALA 2LTAVEC GROUPE COMMODITÉS ÉLECTRIQUES 38 302 $ PDSF SILVERAD015002015 Ex.: 10518$ ENRABAIS AU COMPTANT EN RABAIS AU COMPTANTSUR LE SILVERADO LTZZ71 À CABINE MULTIPLACEAVEC MOQUETTE 52 590 $ PDSF contacterchevrolet.ca L\u2019Association des concessionnaires Chevrolet du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d\u2019une durée limitée, réservées aux particuliers et s\u2019appliquant aux modèles 2015 neufs admissibles.Les modèles illustrés peuvent comprendre certaines caractéristiques offertesenoptionàuncoûtadditionnel.Transport(1600$,1650$ou1695$, selon le modèle)ettaxede climatisation(100$, le caséchéant)inclus.Immatriculation, assurance,fraisliésàl\u2019inscriptionau RDPRMettaxesapplicablesen sus.1.S\u2019applique aux premiersmodèlesen stock totalisant 15%des stocks du concessionnaire en date du 2juin 2015.En vigueur du 5 au 28 juin 2015 à l\u2019achat au comptant de véhicules sélectionnés dans les stocks du concessionnaire.L\u2019offre ne peut être combinée à des taux privilégiés à la location ou au financement à l\u2019achat.Le rabais ne comprend pas les taxes et est calculé selon le PDSF du véhicule, à l\u2019exception des caractéristiques en option installées par le concessionnaire.En optant pour la location ou le financement à l\u2019achat, les clients renoncent au rabais, ce qui entraîne l\u2019augmentation des taux d\u2019intérêt applicables.Le concessionnaire peut établir un prix moindre.Cette offre ne peut être combinée avec certaines autres offres incitatives.La GMCL se réserve le droit de modifier ou de prolonger cette offre ou encore d\u2019y mettre un terme, en tout ou en partie, à tout moment et sans préavis.Détails chez votre concessionnaire.D\u2019autres conditions et restrictions s\u2019appliquent.Détails chez votre concessionnaire.Ces offres sont exclusives aux concessionnaires du RMAB Québec (excluant la région de Gatineau-Hull) et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d\u2019achat, à l\u2019exception des programmes de La Carte Gm, de prime pour étudiants et de GM Mobilité.La GMCL se réserve le droit de modifier, de prolonger ou de supprimer ces offres et ces programmes pour quelque raison que ce soit, en tout ou en partie, à tout moment et sans préavis.Le concessionnaire peut vendre ou louer àun prix moindre.Une commande ou un échange entre concessionnaires peut être requis.Pourdeplusamples renseignements, passez chezvotre concessionnaire, composez le1800 463-7483 ou visitez gm.ca. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 JUIN 2015 A 5 .ACTUALITÉS Des cas isolés ?MYLENE MOISAN LE SOLEIL CHRONIQUE PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Des lecteurs ont pris le temps de me raconter ce qu\u2019ils ont vécu, des incidents parfois terribles, des souvenirs qu\u2019ils sont incapables d\u2019oublier.Quand un proche doit être hébergé dans un CHSLD, ce n'est jamais facile.Le proche est en fin de vie, il en est plus ou moins conscient.Il a besoin d'une place où écouler ses dernières années.D'abord, il doit obtenir cette fameuse place, il y avait au 31 mars 2013 presque 4000 personnes en attente d'un lit en CHSLD.Ce sont autant de personnes qui occupent inutilement un lit à l'hôpital ou qui sont hébergées dans des endroits où les ressources ne sont pas adaptées à leurs besoins.À certains endroits, il faut compter plus de deux ans d'attente.Au mieux, si vous n'avez pas de préférence, vous aurez une place après trois mois.Quand un lit se libère, les proches déchantent parfois.Pas toujours, il y a de bons CHSLD, de très bons, même, qui arrivent à offrir un véritable milieu de vie - c'est le terme à la mode -, où les résidants reçoivent des soins adéquats.Des lecteurs m'ont fait part de belles expériences, souvent en région, surtout dans des établissements où on accueille moins d'une cinquantaine de résidants.Dans la région de Québec, le Centre d'hébergement St-Jean-Eudes, Saint Brigid's, le CHSLD Vigi Saint-Augustin ont la cote.C'est ce qu'on appelle des centres «privés conventionnés».On m'a aussi écrit de bons mots sur le CHSLD de Sainte-Anne-de-Beaupré, sur celui de Donnacona, celui de Saint-Benoît, à Mirabel, sur les Quatre-Vents de Lyster.Je suis d'ailleurs allée y faire une petite visite surprise, je vous raconterai ça demain.Tout ça pour dire que, oui, il est possible d'arriver à offrir une certaine qualité de soins.Et il y a d'autres endroits qui peinent à y arriver.Des lecteurs ont pris le temps de me raconter ce qu'ils ont vécu, des incidents parfois terribles, des souvenirs qu'ils sont incapables d'oublier.Les témoignages viennent des quatre coins de la province, de différents types d'établissements.Je ne vous relate que les événements survenus au public.Il y en a aussi au privé.J'ai reçu presque 300 récits détaillés, de gens qui ont été choqués, attristés par ce qu'ils ont vu.Beaucoup m'ont raconté les trop longues heures au lit, des personnes couchées à 18 h pour la nuit - à qui on donne des calmants parce qu'ils font de l'insomnie -, les culottes d'incontinence qui ne sont pas changées aussi souvent qu'elles le devraient, des gens qui ne mangent pas, ou qui mangent peu, ou mal.Les odeurs d'urine et d'excréments qui montent au nez.Une dame m'a écrit que sa mère n'avait pas eu de bain pendant six mois.L'équipement nécessaire était brisé, pas d'argent pour le faire réparer.Un préposé aux bénéficiaires m'a raconté ses journées de remplacement dans un CHSLD de Québec, où les « réguliers » n'avaient pas le temps de lui dire quoi faire, où il s'est fait réprimander pour avoir pris 15 minutes pour laver un résidant, où il avait eu la mauvaise idée de favoriser son autonomie.Trop long, lui a-t-on dit.Une dame m'a parlé de son père, un homme d'affaires, atteint de parkinson.L'homme aurait voulu faire une sieste chaque jour vers 15 h.Impossible à cause du changement d'équipe.Et si on le mettait au lit, il restait là, « sans souper, dans une couche pleine, en plus».Un homme se souvient des problèmes d'hygiène, des repas fades et tièdes.Il se souvient surtout des derniers jours de sa mère, qu'il a veillée jusqu'à la fin.Elle recevait de la morphine, n'était consciente que quelques secondes de temps à autre.Au troisième jour, une préposée est entrée dans la chambre, en demandant haut et fort: «Madame, vous voulez des biscuits ?» Une dame m'a souligné que sa mère avait un « appétit terrible» quand elle venait l'aider à manger.« Sur son dossier, on avait écrit: \"mange très peu\".» Elle n'était pas capable de s'alimenter toute seule.Elle a changé sa mère d'endroit.«Lorsqu'elle a quitté [l'établissement], elle avait une plaie où je pouvais entrer mon doigt en profondeur.» Il y a aussi tous ceux qui m'ont parlé des maux de dents, qu'on ne diagnostique pas toujours, qu'on soigne mal.Ou pas.Chaque établissement a un processus de plaintes et un comité de résidants.Encore faut-il avoir envie de porter plainte, sachant que ça se traduit parfois par des représailles.Encore là, le suivi des plaintes est variable, selon qu'il y ait ou non volonté - ou budget - pour corriger la situation.Les familles se font souvent répondre que ça n'arrivera plus, que ce sont des cas isolés.Il faudra au gouvernement combien de cas isolés pour qu'il admette qu'il y a un véritable problème dans les CHSLD?Et pour le régler?aPour joindre notre C?~) chroniqueuse: mmoisan@lesoleil.com Un homme se souvient des problèmes d\u2019hygiène, des repas fades et tièdes.Il se souvient surtout des derniers jours de sa mère, qu\u2019il a veillée jusqu\u2019à la fin.Des gestionnaires en sandwich MYLÈNE MOISAN « Les impératifs budgétaires et l'image passent par-dessus la livraison adéquate des soins aux gens.» Le diagnostic de Josée (nom fictif) est sans appel.Jusqu'à tout récemment, elle travaillait comme gestionnaire dans le réseau de la santé, elle a eu à « gérer le malaise des intervenants et la pression des dirigeants».Elle se sentait prise en « sandwich » entre une commande à livrer et les répercussions sur le terrain.« La commande était de libérer les urgences, parce qu'il y avait une pression, une pression médiatique.Il fallait sortir des hôpitaux les patients de 75 ans et plus, les placer dans des ressources transitoires, nonobstant leur diagnostic ou leur état, souvent des cas de démence, tout en sachant que ces gens-là sont souvent très sensibles à un changement d'environnement.» Tout ça pour éviter une manchette : les urgences débordent.Josée était dans la catégorie qu'elle appelle les « petits gestionnaires».« On nous imposait des quotas financiers irréalistes.[.] Tu appliquais la commande ministérielle ou tu avais Le terrain MYLÈNE MOISAN Depuis peu, les équipes du ministère de la Santé ne s'annoncent plus quand elles visitent un CHSLD pour évaluer la qualité des soins.Les gens passent une, deux, trois journées pour faire le tour, assister aux repas, discuter avec le personnel en place.Ils prennent des notes, observent si les résidants sont bien traités.Je n'ai pas la preuve de ça, mais mon petit doigt me dit que le personnel en place doit être particulièrement à son affaire ces jours-là.Les rapports des évaluateurs tiennent sur une douzaine de pages, ils sont tous accessibles sur le site du ministère de la Santé.On y indique ce qui va bien et ce qui va moins bien, le tout assorti de recommandations et d'une obligation de suivi.Pour en avoir consulté plusieurs, j'ai pu constater que les repas posent souvent un problème.Les gestionnaires accordent beaucoup d'importance aux constats des une sanction, ça tournait autour de 1500 $ de pénalité pour l'agence.Si on ne livrait pas, on était rencontrés, il fallait fournir des explications.» À l'instar de plusieurs gestionnaires, Josée a d'abord travaillé sur le terrain.« Quand on devient cadre, on nous amène à voir les choses différemment, il faut se préoccuper du budget, de l'image.C'est très important, l'image.» « Arranger» la réalité Est-ce que vous avez eu à « arranger» la réalité?«C'était quotidien.Il fallait trouver des passe-passe parce que ce qu'on nous demande, ce n'est pas possible.Soit on pénalise les résidants, soit on s'expose à des sanctions.C'est à peu près impossible d'y arriver, ça devient invivable si on n'est pas un peu délinquant.» Ses collègues et elle apprenaient donc à composer avec les exigences.«À mon niveau, on travaillait des heures de fou pour arriver, des 60, 70 heures par semaine.Tout le monde faisait du bénévolat, c'était implicite.» Est-ce que les gens souffrent de ça?« Je pense que oui, il y a une souffrance.Mais cette souffrance est assumée.» évaluateurs, surtout parce qu'ils n'ont pas souvent l'occasion de se rendre sur les lieux.Ils se fient aussi aux rapports des comités de plainte, aux échos qu'ils ont du personnel en place, aux indicateurs de qualité.Prisonniers du système «Mais ils ont une méconnaissance du terrain, insiste François Aubry, qui enseigne à l'Université du Québec en Outaouais.Beaucoup de gestionnaires sont dans une situation extrêmement paradoxale.Ils ont une obligation de qualité, sans vraiment pouvoir s'en assurer.Ils sont prisonniers de ça.» M.Aubry, dont les recherches portent sur les préposés, n'hésite pas à parler d'« une schizophrénie de l'organisation.Ils le savent que les choses ne se passent pas toujours comme ça devrait se passer, que des préposés font des choses hors-norme, clandestines».Le plus souvent pour gagner du temps.Ce n'est pas partout comme ça, évidemment.Et fort heureusement.transat Septembre | à partir de 4 Taxes incluses Septembre | à partir de Mark - 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de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) ont reçu un avis disciplinaire cette semaine pour avoir remis de façon manuscrite les notes de bulletin de leurs élèves, a appris La Presse.Un nombre qui devrait gonfler dans les prochains jours, puisque la CSDM a lancé un mot d'ordre aux directions d'écoles afin qu'elles sévissent contre les fautifs.Des sanctions «tout à fait critiquables » pour un moyen de pression « valable », selon l'Alliance des professeures et professeurs de Montréal (APPM).Concrètement, les quelque 8000 enseignants de la CSDM, affiliés à l'APPM, corrigent les examens des élèves comme prévu, puis compilent leurs notes.Mais au lieu de le faire directement dans le système informatique, ils remettent une copie manuscrite à la direction.Tous les syndicats affiliés à la Fédération autonome de l'enseignement ont voté en faveur de ce moyen de pression, le printemps dernier.Or, les enseignants sont obligés de rentrer les notes de façon informatique, selon leur convention collective, estime la CSDM.« On a fait parvenir un avis aux directions d'écoles rappelant les obligations des enseignants.Ceux qui n'ont pas répondu à ces obligations se sont vu imposer une sanction.En bout de ligne, ce sont les parents et les élèves qui risquent d'écoper de cette mesure.Mais il n'y aura pas de retard dans la remise des notes parce que nous avons pris les moyens nécessaires», indique Alain Perron, porte-parole de la CSDM.Atmosphère tendue Au moins 600 enseignants de la commission scolaire auraient été sanctionnés jusqu'à présent, estime Daniel Choquette, porte-parole de l'APPM.Une enseignante d'une école primaire de Montréal qui a demandé à garder l'anonymat a raconté à La Presse avoir reçu, hier, un avis verbal de la part de sa direction.Ses collègues et elle connaîtront leur sanction lundi.Il pourrait s'agir d'un avis disciplinaire, d'un simple avis verbal ou d'une perte de salaire.« Le directeur a insisté sur le fait que nous commettions un geste illégal», déplore-t-elle.Elle ajoute que l'atmosphère est tendue au sein de son école et que la division règne en cette fin d'année scolaire.L'APPM entend contester toutes les sanctions visant ses membres.« Pour l'instant, dans la mesure où ce sont des avis, ce n'est pas dramatique.Mais on trouve ça un peu dommage que certaines directions veuillent pousser le zèle à ce point-là», reproche Daniel Choquette.L'avis disciplinaire est la sanction la moins grave prévue à la convention collective.Il reste généralement quelques mois au dossier de l'enseignant, avant d'être retiré si celui-ci ne reçoit pas de nouvelles sanctions, précise le porte-parole du syndicat.En Estrie Les moyens de pression des enseignants sont aussi sévèrement réprimandés ailleurs au Québec.La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke, entre autres, a décidé de retrancher de deux à trois heures du salaire des enseignants qui remettent les notes de façon manuscrite.« C'est une réponse démesurée, s'insurge Benoit Houle, président du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie.On va faire une contestation juridique.On va démontrer facilement que ça prend entre 15 et 30 minutes à l'enseignant pour effectuer cette tâche.» De 1500 à 2000 enseignants seraient touchés par cette mesure.Les enseignants corrigent les examens des élèves comme prévu, mais au lieu d\u2019inscrire les notes directement dans le système informatique, ils remettent une copie manuscrite à la direction.Sous le Grand Chapiteau Blanc \u2022 Angle Métropolitain et Décarie \u2022 1.866.999.8111 \u2022 cavalia.net Fièrement présenté par « Odysséo se e à tous les superlatifs, tant par le gigantisme de sa production que par sa qualité scénique 111 Daniel Lemay,La Presse CENTRES A 8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 JUIN 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ACTUALITÉS CHASSE A L'HOMME DANS L'ETAT DE NEW YORK La police abat un des fugitifs r» JL.4*» Jk mm Mil .;; \u2022\u2022 \u2022\u2022 .' - \u2022 \u2022\u2022 ¦ ¦ ¦ ¦ \u2022 9^ « ^ ¦w * a»»' / SI pr .% 5*^ %- - ¦M '- __rr PHOTO JASON HUNTER, THE WATERTOWN DAILY TIMES L\u2019étau s\u2019était sérieusement resserré autour de Richard Matt en matinée avec la découverte d\u2019un camp de fortune suspect.Vers 15 h45, un policier l\u2019a aperçu dans la forêt.Il a été abattu quelques minutes plus tard.LOUIS-SAMUEL PERRON La folle cavale de trois semaines de Richard Matt s\u2019est terminée hier comme elle a commencé : dans un scénario digne d\u2019un film hollywoodien.L\u2019un des fugitifs les plus recherchés des Etats-Unis a été abattu par les forces de l\u2019ordre hier après-midi, a annoncé en soirée le gouverneur de l\u2019Etat de New York, Andrew Cuomo.Mais la traque d\u2019une ampleur exceptionnelle se poursuit à quelques dizaines de kilomètres du Québec afin d\u2019appréhender l\u2019autre fugitif toujours aux larges.En fin d'après-midi hier, Richard Matt a été pris au piège, encerclé par les forces de l'ordre.Fusil de chasse à la main, il se terrait dans un secteur boisé de la ville de Malone.« Ils lui ont demandé de lâcher son arme, mais il été tiré quand il a refusé de le faire.Aucun tir n'a été tiré par Matt », a expliqué Joseph D'Amico, superintendant de la police de l'État de New York, lors d'une conférence de presse tenue en soirée, à Malone, aux côtés du gouverneur Cuomo.Un millier de policiers Richard Matt et son comparse étaient traqués par plus d'un millier de policiers depuis le 6 juin.L'étau s'est sérieusement resserré contre Matt en matinée avec la découverte d'un camp de fortune suspect.Puis, vers 13h30, le chauffeur d'une autocaravane a été la cible de tirs près de la route 30 aux alentours de Malone.Alertés, les policiers ont alors déployé plusieurs équipes tactiques pour réussir à coincer Matt dans ce secteur boisé.Puis, ils ont découvert de la poudre à fusil dans une cabine de chasseur.Tous les signes l'indiquaient : Richard Matt était tout proche.Vers 15h45, un policier l'a aperçu dans la forêt.Quelques minutes plus tard, il était abattu.«Vous ne voulez jamais voir quelqu'un perdre la vie, a dit le gouverneur Cuomo.Mais je veux rappeler que [Matt] était un meurtrier en cavale qui a tué deux personnes qu'il connaissait.[.] Ce sont de dangereux, dangereux hommes.» Richard Matt avait été condamné à une peine de 25 ans de prison pour voir tué, puis démembré son patron en 1997.L\u2019autre fugitif La chasse à l'homme se concentre maintenant sur David Sweat, 35 ans, qui se trouverait dans un large périmètre près de l'endroit où Richard Matt a été abattu, selon les autorités.« Nous n'avons pas d'indication que Sweat n'accompagnait pas Matt lorsqu'il est mort.Il est considéré comme dangereux », a indiqué Joseph D'Amico.Sweat a été condamné à la prison à vie pour avoir tué un shérif adjoint en 2002 lors d'un vol dans un magasin d'armes.Richard Matt, 48 ans, et David Sweat, 35 ans, s'étaient évadés de la prison à sécurité maximale Clinton, à Dannemora, dans l'État de New York, dans la nuit du 5 au 6 juin dernier.Seul Sweat était condamné à la prison à vie.Dans un scénario rocambolesque qui semble tout droit inspiré du célèbre film The Shawshank Redemption, les deux prisonniers ont d'abord découpé un trou dans leur cellule à l'aide d'une scie, avant d'emprunter un dédale de canalisations de plusieurs centaines de mètres menant à une bouche d'égout.Deux employés du centre correctionnels ont été accusés de complicité dans les dernières semaines.La surveillante de l'atelier de façonnage de la prison, Joyce Mitchell, avait caché des outils, comme des mèches de perceuses, dans de la viande à hamburger qui avait ensuite été congelée.Un autre employé, Gene Palmer, apportait ensuite la viande aux deux hommes qui disposaient d'une cuisine pour préparer leur repas.M.Palmer leur avait aussi par ailleurs prêté à plusieurs reprises un tournevis et une pince à bec.r\t! & PHOTO NEW YORK STATE POLICE Richard Matt, 49 ans, le fugitif abattu hier ICHES inche: INCHE! / £.- * PHOTO NEW YORK STATE POLICE Les policiers traquent toujours David Sweat.INCHES INCHES Filature mortelle à Longueuil Le policier impliqué formellement accusé Le policier à l\u2019origine du décès d\u2019un petit garçon de 5 ans en février 2014 a été formellement accusé hier matin, au palais de justice de Longueuil, de conduite dangereuse ayant causé la mort.Patrick Ouellet, agent de la Sûreté du Québec, n\u2019était pas présent au tribunal.Le 13 février 2014, Mike Belance conduisait son fils à la garderie.Comme tous les matins, peu avant 8 h, il circulait sur le boulevard Gaétan-Boucher, à Longueuil, dans l\u2019arrondissement de Saint-Hubert.A l\u2019angle du boulevard Davis, il a amorcé un virage à gauche, s\u2019engageant du même coup dans la voie de circulation inverse.Une voiture banalisée conduite par Patrick Ouellet, un enquêteur de 29 ans de la SQ, arrivait à toute vitesse dans une zone de 50 km/h.Le véhicule a percuté de plein fouet le côté arrière droit de la Kia grise de M.Belance, là où était assis son fils.Lejeune père de famille aurait mal évalué la distance, mais surtout la vitesse inhabituellement élevée de la voiture qui roulait dans sa direction.Nicholas Thorne-Belance, 5 ans, est mort à la suite de l\u2019accident.C\u2019est La Presse qui a révélé que l\u2019homme ne répondait pas à un appel d\u2019urgence et roulait à plus de 120 km/h dans une zone de 50.Il participait à une filature dans le cadre d\u2019une enquête.L\u2019affaire a grandement ébranlé la confiance du public envers le système de justice.Elle a eu des répercussions jusqu\u2019au bureau du premier ministre et forcé la tenue d\u2019une nouvelle enquête.Cette nouvelle enquête a finalement mené à des accusations criminelles contre le policier Patrick Ouellet.\u2014 Jasmin Lavoie, La Presse PàrcS^ Visitez 2 Lieux Maciques \u2022 ACCÈS ILLIMITÉ \u2022 TOUT L'ÉTÉ \u2022 ¦ PASSEPORT DUO 2015 VENEZ VOIR DE PRES LES ANIMAUX et JOUER DANS L'EAU Tunnels des Félins - Safari Aventure - Terrasse Afrika - Ferme des Cinq Continents - Sentiers des Daims Aires de pique-nique - Lagon des Dauphins - Manèges - Descente du Nil - Restaurants et boutiques Bmk Safari HEMMINGFORD MONTREAL Brom^nt parc aquatique 2PARCSi%U£: Safari HEMMINGFORD ?MONTRÉAL PARCSAFARI.COM \u2022Achat en ligne, de 4 Passeport Duo ou plus, prix promotionnel de 59,50$ p.p.: offre valide jusqu'au 30 juin.Le prix régulier du Passeport Duo est de 69,50$ p.p.Achetez-le en ligne ou au Parc Safari en tout temps. 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