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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2014-07-02, Collections de BAnQ.

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[" Montréal mercredi 2 juillet 2014 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 130e année No208 46pages,5 cahiers 1,00$ taxes en sus - Édition provinciale 1,10$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées LE CANADIEN QUE LES JEUNES LEADERS SE LÈVENT Bilan d\u2019une journée mouvementée sur le marché des joueurs autonomes marquée par les départs des vétérans Brian Gionta et Josh Gorges.SPORTS LA PRESSE ' k# Le gouvernement fédéral a déclenché des dizaines d\u2019enquêtes internes depuis dix ans pour débusquer les auteurs de fuites dans les médias.PAGE A2 EXCLUSIF CHASSE AUX DENONCIATEURS À OTTAWA LA PRESSE À WIMBLEDON UNE CHANCE EN OR Avec les défaites de Rafael Nadal et de Maria Sharapova le tableau s\u2019ouvre pour Milos Raonic et Eugenie Bouchard.SPORTS PHOTO ANDREW COWIE, AGENCE FRANCE-PRESSE MM PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE »» HJj J ISSBfijo 1^1 1 fc M 2: \u2014ar\u2014\tj.jpp ' '\tj Jêl Éüftl \u2022A- \tCommandites et contrats fédéraux Le ministère des Travaux publics a déclenché une enquête en 2006 après que le Globe and Mail eut éventé le contenu du rapport dévastateur de la vérificatrice générale sur des irrégularités dans l\u2019octroi d\u2019un contrat de 400 millions à Royal LePage.Il a déclenché une autre enquête en 2008 pour débusquer la personne qui aurait pu fournir de l\u2019information au même quotidien sur un rapport critique sur les dépenses fédérales en publicité.La même année, le Ministère a enquêté pour trouver qui avait informé le journal des négociations en vue d\u2019un règlement à l\u2019amiable avec la firme Polygone, dans la foulée du scandale des commandites.>\tL\u2019avenir du patrimoine de Québec Une enquête a été déclenchée en 2009 pour tenter d\u2019identifier la source qui avait dévoilé au quotidien Le Soleil un rapport d\u2019expert très attendu commandé par Ottawa sur la vocation à donner au Manège militaire, l\u2019édifice patrimonial incendié en 2008.Le rapport écartait carrément l\u2019option d\u2019un retour du régiment des Voltigeurs dans son ancien quartier général.>\tLa santé derrière des portes closes?Deux enquêtes ont été déclenchées sur des fuites aux médias à Santé Canada en 2013.Le ministère reste très vague sur l\u2019information en question: l\u2019une des fuites concernait la divulgation à un média d\u2019un rapport d\u2019enquête en matière de santé publique et l\u2019autre, une autre était liée aux technologies de l\u2019information.>\tLe Canada dans le monde Plusieurs enquêtes ont été déclenchées au ministère des Affaires étrangères pour identifier les sources ayant transmis aux médias des informations qui avaient placé le gouvernement dans l\u2019embarras.C\u2019est le cas de la divulgation à CTV d\u2019un mémo interne du gouvernement pendant les primaires démocrates américaines en 2008.Barack Obama faisait alors campagne en critiquant durement l\u2019Accord de libre-échange nord-américain, mais le mémo révélait que son équipe avait rassuré le gouvernement canadien en privé, en lui disant qu\u2019il s\u2019agissait de paroles en l\u2019air uniquement destinées à gagner des votes.D\u2019autres fuites aux médias, notamment sur l\u2019intervention canadienne en Afghanistan, ont provoqué des enquêtes internes.>\tLes secrets de l\u2019armée Plusieurs enquêtes internes ont été déclenchées après la fuite dans les médias de renseignements sur l\u2019armée canadienne.Une enquête concernait l\u2019obtention par la CBC d\u2019un rapport sur les immenses problèmes affligeant le programme de remplacement des hélicoptères Sea Kings, un autre concernait la fuite de rapports sur les problèmes de communication de certains militaires après qu\u2019ils avaient adopté le réseau Télus.>\tUne enquête à 25 000$ Transports Canada n\u2019était pas en mesure de dire pourquoi hier, mais elle a embauché en 2011 un enquêteur privé chargé d\u2019enquêter sur une fuite à un média.L\u2019enquête a coûté environ 25 000$ et n\u2019a entraîné aucune sanction.« Nous savons très bien que depuis que ce gouvernement a été élu en 2006, le contrôle de l\u2019information est au centre de ses préoccupations.C\u2019est névralgique à son accession et son maintien au pouvoir.» \u2014 Larry Rousseau, vice-président exécutif de l\u2018Alliance de la fonction publique du Canada pour la région de la capitale LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 2 JUILLET 2014 A3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim LAC-MÉGANTIC UN AN PLUS TARD Un quartier figé dans l\u2019attente La revitalisation du nouveau centre-ville est marquée par les retards Il y aura un an dans la nuit de samedi à dimanche, le centre-ville de Lac-Mégantic était la scène d\u2019un terrible déraillement de train qui causa la mort de 47 personnes.Au cours des prochains jours, La Presse publiera une série de reportages pour commémorer la tragédie.JACYNTHE NADEAU LA TRIBUNE LAC-MÉGANTIC \u2014 Marianne Rancourt et Mylène Guay ont ouvert une petite boutique de fleuriste en octobre dernier sur la rue Salaberry, l'artère principale du quartier Fatima à Lac-Mégantic, dans le nouveau centre-ville.Toutes deux natives du secteur, elles voulaient profiter de l'achalandage généré par les plus gros joueurs qui venaient d'y annoncer leur nouvelle localisation comme l'épicier Metro, la pharmacie Jean Coutu et le magasin Dollarama.Neuf mois plus tard, elles croisent les doigts pour que Metro ouvre enfin ses portes en octobre et que la pharmacie en fasse autant, même si sa mise en chantier tarde toujours.« On n'a pas de salaire, tout ce qui rentre va dans le commerce, confie Mme Rancourt, qui a perdu son emploi des 14 dernières années dans l'incendie du centre-ville, le 6 juillet 2013.Si on avait su que ce serait si long, on aurait sinistrés ont hâté le processus.En septembre, la Ville a mis en place sa vision : Fatima accueillera les magasins à grande surface et sera relié par un nouveau pont à des condos commerciaux construits sur la rue Papineau.Dix-huit bâtiments résidentiels et commerciaux des rues Salaberry, Lévis et Montcalm ont ainsi été rachetés - trois ont été expropriés -pour être démolis, en plus de l'église Notre-Dame-de-Fatima, qui se cherchait une nouvelle vocation.Pas moins de 26 familles et propriétaires ont dû s'installer ailleurs.C'est la dame du salon de bronzage qui a accepté une offre pour sa maison qui abritait aussi son gagne-pain.C'est la petite famille de la rue Lévis qui a dû également changer d'école.C'est le propriétaire du seul gym de la ville qui n'a pas trouvé d'autre local pour installer ses équipements et qui a dû se trouver un nouvel emploi.Leurs histoires sont sur toutes les lèvres dans le quartier.« Un an plus tard, on n\u2019est pas mieux qu\u2019on était.Les gens s\u2019interrogent et la morosité est là.On parlait de la résilience des Méganticois, mais là, la résilience commence à être usée» \u2014 Jean Cloutier, habitant de Lac-Mégantic : \u2022 pc mmm - PHOTOS MAXIME PICARD, LA TRIBUNE J [Milisflp sifiuii WSiï -'ÀJ&K'tf,, -j-L o PSSSSaf 10 ?fix O Une déviation de sept kilomètres par la route sépare le quartier Fatima du reste de la ville, depuis la fermeture du pont Agnès, où ont lieu des travaux de décontamination.À la demande de citoyens, un passage piétonnier a été construit pour briser l\u2019isolement du nouveau centre-ville.© Mylène Guay et Marianne Rancourt ont ouvert une boutique en octobre dans le quartier Fatima.«Ce n\u2019est pas facile ici.On est dans le secteur de la ville qui est oublié de tous », dit Mme Rancourt.© Des maisons de la rue Salaberry sont placardées d\u2019un avis de démolition depuis plusieurs mois.« Les gens trouvent que c\u2019est long et c\u2019est ça qui est décourageant», déplore Richard Poirier.ouvert après les fêtes seulement.En même temps, notre local, c'est en octobre qu'il était libre.» « Ce n'est pas facile ici, reprend-elle.On est dans le secteur de la ville qui est oublié de tous.On se sent abandonnées.» Même Dollarama a changé ses plans pour aller s'implanter dans les condos neufs de la rue Papineau.Les deux fleuristes n'ont eu aucune aide pour lancer leur commerce.À bout de souffle, elles devaient frapper à nouveau à la porte de la Société d'aide au développement de la collectivité cette semaine, au cas où.Familles déplacées La revitalisation du quartier Fatima, tout près du centre-ville sinistré de Lac-Mégantic, de l'autre côté du pont Agnès, était dans les cartons de la Ville depuis quelques années déjà.La catastrophe de l'été dernier et l'urgence de redonner une place aux commerçants Ils ont plié bagage en février et en avril.Quatre ou cinq maisons de la rue Salaberry sont encore placardées d'un avis de démolition depuis.En attente.Morosité Jean Cloutier est le fils d'un des bâtisseurs de l'église de Fatima.En avril, en plus de l'église, il a vu crouler sous le pic des démolisseurs la maison voisine où il a grandi et où son père a exploité différents commerces.« Je ne pense pas que ce soit encore accepté, toutes ces démolitions et ces déplacements, parce que ça n'avance pas.Il y a des retards dans tout.Un an plus tard, on n'est pas mieux qu'on était.Les gens s'interrogent et la morosité est là.On parlait de la résilience des Méganticois, mais là, la résilience commence à être usée», dit-il.Richard Poirier partage cette opinion.L'homme demeure tout près du futur Metro, où sa conjointe espère retourner travailler à l'automne, et il suit jour après jour les changements dans le quartier.« Les gens trouvent que c'est long et c'est ça qui est décourageant.On sait pour Metro, la Société des alcools, la Banque Nationale, Jean Coutu, mais entre tout ça, on ne sait rien d'autre.La Ville reste très discrète sur ce qui s'en vient.Et on trouve que c'est illogique que ce soit aussi long.» En février, M.Poirier s'est fait le porte-parole d'un groupe de citoyens qui souhaitait obtenir un passage piétonnier entre le quartier Fatima et le reste de la ville.Pour briser un peu l'isolement, puisqu'avec la fermeture du pont Agnès, où ont lieu des travaux de décontamination, une déviation de sept kilomètres par la route sépare les deux quartiers.Après une manifestation et quelques représentations, ils ont obtenu gain de cause, faisant souffler un vent d'optimisme.« Chaque fois qu'ils ferment l'accès au pont [temporairement pour des raisons de sécurité], ça paraît sur notre achalandage», note d'ailleurs Mylène Guay.«On est des cobayes » Au bout de la rue Lévis, la scierie Billots sélect poursuit ses activités pendant que tout le quartier s'interroge sur son avenir, puisque le nouveau pont en construction sur la rivière Chaudière arrivera directement dans sa cour.Le propriétaire, Rock Grenier, a été exproprié d'une parcelle de terrain et d'un bâtiment pour permettre la mise en chantier du pont ce printemps.Son relogement dans le parc industriel est toujours en négociation.L'entreprise donne du travail à 80 personnes en haute saison.« Nous, on travaille et on fait notre ouvrage.Tant que les négos vont dans le sens où elles vont avec la Ville, je ne ferai pas d'autres commentaires.On a dit qu'on serait accommodants de part et d'autre, nous pour poursuivre nos activités, eux pour reconstruire une ville.» Au bout de la rue Salaberry, à vue de nez du pont Agnès, une employée de la station-service montre une semblable compréhension.« Ce n'est jamais arrivé une situation comme celle de Lac-Mégantic.On est des cobayes.Il faut être patient et tolérant.On ne peut pas être plus vite que le temps.» Dans sa cour, les producteurs maraîchers Carmen et Gaétan Roy de Nantes ont installé un stand de fruits et légumes, pour la première fois dans le secteur.Une attention que les citoyens n'ont pas manqué de souligner.En place depuis une dizaine de jours, l'achalandage y est constant, témoigne l'employé Michel Dulac.Dans leur petite boutique, les fleuristes s'accrochent elles aussi à ces signes d'espoir.Le Metro qui tranquillement prend forme de l'autre côté de la rue en est un autre.«On va espérer en attendant que les autres ouvrent, conclut Mylène Guay.C'est l'entraide qui va faire qu'on va sortir plus forts de tout ça.» «On ne peut pas oublier» La mairesse a elle-même perdu deux proches dans la tragédie PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LAPRESSE WJ; I Au cours de l\u2019année, la mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy Laroche, a souvent pensé à ses deux cousins Jean-Pierre Roy, 56 ans, et Eliane Parenteau, 93 ans, morts dans la tragédie du 6 juillet 2013.ANDY BLATCHFORD LA PRESSE CANADIENNE LAC-MÉGANTIC \u2014 La mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy Laroche, a fait preuve d'une détermination remarquable en prenant sa ville en charge après le déraillement de train.Mais peu de gens savaient alors qu'elle vivait elle-même le deuil de deux proches.Mme Roy Laroche, figure désormais bien connue des Québécois, a rarement parlé publiquement de l'impact de cet événement sur sa vie personnelle.Elle a pourtant perdu deux cousins dans le gigantesque incendie provoqué par l'explosion d'un train pétrolier au centre-ville, et a failli y perdre son fils.Ses cousins, Jean-Pierre Roy, 56 ans, et Éliane Parenteau, 93 ans, ont constamment occupé ses pensées au cours de la dernière année, bien que ses longues journées en tant que mairesse l'aient accaparée entièrement.« Seulement le fait de passer devant ce sinistre chaque jour, plusieurs fois par jour, ça nous le rappelle, a-t-elle confié.Mais malgré ça, il faut continuer à avancer.Si on laissait nos émotions prendre le dessus, je pense que je resterais à la maison.» Au début de l'été dernier, la fin du mandat de Colette Roy Laroche à la mairie approchait et elle ne prévoyait pas se représenter aux élections de novembre.Mairesse depuis 2002, elle a cependant vu le gouvernement Marois prolonger son mandat de deux ans après la tragédie.Vivre son deuil personnel est donc devenu une tâche de plus à sa charge, alors qu'elle tentait - et tente toujours -d'aider la communauté de 6000 habitants à se reconstruire.La peur de perdre son fils Cette difficulté est apparue dès l'explosion, alors que les flammes dévoraient le centre-ville de Lac-Mégantic.Durant des heures, elle craignait que son fils, Frédéric Laroche, fasse partie des victimes.Elle est montée dans sa voiture après la première explosion et a conduit aussi près de l'incendie qu'elle a pu.«Je me suis dit: \"J'espère que Frédéric n'est pas là\"», raconte Mme Roy Laroche, qui a appris le lendemain que son fils était bien en sécurité à la maison.Elle doit la vie de son fils au fait qu'elle n'était pas disponible pour faire du gardiennage ce soir-là, a-t-elle dit durant l'entrevue accordée au complexe sportif, où des concerts auront lieu ce week-end pour souligner le premier anniversaire de la tragédie.Sans cela, il se serait probablement trouvé au bar Musi-Café, où plus de 20 personnes ont péri.« Grand-maman avait de la visite, alors grand-maman ne pouvait pas garder, raconte-t-elle.C'est ce qui fait qu'il est resté à la maison.Mais mon histoire, c'est une histoire parmi plusieurs autres qui ressemblent à celle-là.Pourquoi n'était-il pas là [au Musi-Café] ?Pourquoi ceux qui étaient là ont-ils été là?Ce sont des questions qu'on peut se poser mais auxquelles on n'aura jamais de réponses.» Ce soir-là, le samedi 6 juillet 2013, elle a aussi pensé à sa cousine, Éliane Parenteau, qui vivait au centre-ville.Première victime à être identifiée par les autorités, elle avait exprimé le désir de mourir chez elle.On a eu beau la surnommer la « dame de granit », Mme Roy Laroche cède parfois à l'émotion.« Je pense que je contrôle assez bien mes émotions, mais en même temps, je n'ai pas le contrôle du moment où ça déborde», affirme-t-elle.Parfois, elle pleure parce que quelque chose lui rappelle le drame.Parfois, aussi, un seul mot suffit.« On est toujours devant cette réalité des pertes des familles, soit parce que j'en côtoie souvent dans une semaine, soit parce qu'il y a un dossier qui nous le rappelle.C'est un petit milieu ici, alors on ne peut pas oublier.» Découvrez pourquoi Nissan depuis les la marque qui connaît la croissance la plus rapide au canada 1 2 derniers mois, parmi toutes les marques excluant celles de luxe.0 - Innover pour exalter L\u2019ÉVÉNEMENT MA NISSAN NISSAN MON CHOIX UN CHOIX PARMI RABAIS ADDITIONNEL DE OU 4 PAIEMENTS A NOS FRAIS ou GARANTIE PROLONGÉE 5 ANS /100 000 KM SANS FRAIS En plus de nos offres de location et de financement sélectionnées en vigueur.NISSAN ROGUE 2014 NISSAN VERSA NOTE 2014 NISSAN SENTRA 2014 CONSULTEZ CHOISISSEZNISSAN.CA POUR PLUS DE DÉTAILS l L'ASSOCIATION DES CONCESSIONNAIRES NISSAN DU QUÉBEC Ces offres sont en vigueur du 1er au 31 juillet 2014 chez les concessionnaires Nissan participants.Les offres sont d'une durée limitée et sont soumises à l'approbation du crédit par Nissan Canada Finance.Les frais de transport et de prélivraison, la taxe sur le climatiseur (si applicable), les rabais du manufacturier et les contributions des concessionnaires sont inclus.Permis de conduire, immatriculation, assurances, droits spécifiques sur les pneus neufs (15 $) et taxes en sus exigés à la signature du contrat.Les modèles illustrés sont à titre indicatif seulement.Les offres sont exclusives et peuvent être modifiées, prolongées ou annulées sans préavis.Les concessionnaires peuvent fixer leurs propres prix.Visitezvotre concessionnaire Nissan du Québec participant pour tous les détails.°La marque Nissan affiche la croissance la plus rapide dans le segment ne comprenant pas les véhicules de luxe, en fonction d'une comparaison des ventes au détail, pour la période de 12 mois allant de mai 2013 à avril 2014, de toutes les marques de véhicules au Canada et de la croissance des ventes moyennes sur 12 mois.* Cette offre s'adresse uniquement 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l'achat et de location auprès de Nissan Canada Finance.Les acheteurs au comptant ne sont pas admissibles.Certaines conditions s'appliquent.2) Le congé de paiement à la location (4 paiements bimensuels) ou au financement à l'achat (4 premiers paiements aux 2 semaines) s'applique aux modèles 2014 neufs suivants : Versa Note/Sentra/Rogue/ Pathfinder/Titan.Les quatre (4) premiers versements seront défrayés jusqu'à un maximum de 375 $/375 $/450 $/600 $/600 $ (toutes taxes incluses) par mois.Le consommateur est responsable de tout montant excédant cette limite (taxes incluses).Après les quatre (4) premiers versements, le consommateur devra effectuer tous les versements réguliers prévus pour le reste de la durée du contrat.Cette offre s'applique uniquement aux contrats NCF et ne peut être combinée à aucune autre offre.3) La garantie prolongée sans frais est valide jusqu'à 60 mois ou 100 000 km (selon la première de ces éventualités) à partir de la date d'entrée en vigueur de celle-ci et de zéro (0) km.Certaines conditions ou restrictions s'appliquent.La garantie prolongée sans frais est le Programme Sécuritaire Prolongé Nissan (« PSP »), qui est administré par Nissan Canada Extended Services Inc.(« NCESI »).Dans toutes les provinces, NCESI est l'administrateur.NCESI offre des niveaux de garantie Or et Platine.Cette offre inclut le niveau de garantie Or.Veuillez communiquer avec votre concessionnaire local afin de connaitre la différence entre la couverture du niveau Or et celle du niveau Platine.©1998-2014 Nissan Canada Inc.et Nissan Finance, une division de Nissan Canada Inc.Les noms, logos, slogans, noms de produits et noms des caractéristiques de Nissan sont des marques de commerce utilisées sous licence ou appartenant à Nissan Motor Co.Ltd.ou à ses filiales nord-américaines. LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 2 JUILLET 2014 Un pont signature A 5 .MONTRÉAL PLUS .¦ ;j FRANÇOIS f CARDINAL CHRONIQUE Je n'avais pas déposé mon sac à dos, dimanche, que ma blonde m'annonçait que le design du futur pont sur le Saint-Laurent avait été dévoilé alors que j'étais à l'extérieur du pays, à près de 2000 mètres d'altitude, loin de tout signal cellulaire.C'est la loi de Murphy: suffit qu'un journaliste parte un jour pour qu'on choisisse ce jour pour convoquer les médias.En mettant le pied à la maison, je me suis donc précipité sur les images, excité comme un enfant qui déballe un cadeau, pour finalement ressentir quelque chose comme.une déception.Une déception qui ressemble à celle qu'on éprouve lors d'un échange de cadeaux: tu as beau avoir de faibles attentes, il y a quand même en toi l'espoir de trouver dans le papier emballage une surprise qui t'arrache un «wow».puis finalement, pas de «wow».Même chose avec le pont signé Poul Ove Jensen.Je n'attendais pas le prochain chef-d'œuvre architectural, et pourtant, ma première réaction a été de me désoler qu'il ne s'agisse pas d'un chef-d'œuvre, pas plus que d'un coup de génie ou d'un pont emblématique.Du moins à première vue, au sortir du bois.On partait de loin, souve-nons-nous-en.Un chantier d'une telle ampleur, dans le contexte financier actuel, mené par un gouvernement qui a autant d'intérêt pour le beau que pour les ours polaires, ne pouvait mener, il y a un PHOTO LA PRESSE CANADIENNE/INFRASTRUCTURES CANADA - ALEXIS FORTIN ROBITAILLE Le pont n\u2019est certes pas spectaculaire comme le Stonecutter qu\u2019a conçu Jensen à Hong-Kong, mais il a d\u2019énormes qualités qui en font une structure qui s\u2019apprécie dans le détail, dans le jeu des proportions, dans l\u2019expérience qu\u2019il fera vivre aux cyclistes et aux automobilistes.an encore, qu'à une banalité sans nom.Au pis, j'imaginais une simple autoroute surélevée, affligeante d'ennui, comme celle qu'on vient de construire sur l'autoroute 30.Au mieux, une structure qui se donne faussement des airs design pour faire oublier sa fadeur, comme le pont de la 25.Après tout, les conservateurs ne semblaient avoir qu'une certitude : le prochain pont, financé par péage, serait construit en partenariat public-privé.Tout le reste n'était que luxe et caprices, à leurs yeux, une attitude qui peut faire des ravages dans le contexte d'un PPP (oui, le Centre universitaire de santé McGill aura bel et bien ce look une fois terminé.).Puis il y eut cette petite ouverture, il y a six mois, lorsque le gouvernement Harper a mis une croix sur le concours architectural, mais s'est rési- gné à lancer un processus avec « directives architecturales », piloté par l'architecte danois Poul Ove Jensen et surveillé par un comité architectural.Pas mal.Mais encore là, il suffit de comprendre la procédure pour saisir ses limites.Les « directives » encadrent certes la qualité du projet en amont, sur papier, mais ils sont facilement contournables en aval, sur le terrain, comme l'a prouvé la décevante architecture extérieure de la Maison symphonique de Montréal.Tout n'était donc pas perdu, mais rien n'était gagné.Au cours des derniers mois, pas moins d'une trentaine de spécialistes ont travaillé sur ces directives.À Montréal chez Provencher Roy, à Copenhague chez Dissing+Weitling, à Londres, New York et San Francisco.Les professionnels ont tout essayé, tout viré de bord, jusqu'à envisager la construction d'un pont couvert.en verre ! Mais voilà, le Saint-Laurent n'est ni la vallée du Tarn ni la baie de San Francisco.Bien difficile d'y construire un viaduc de Millau ou un Golden Gate.D'autant qu'il y a ici des contraintes climatiques exceptionnelles, une voie maritime à grande portée ainsi que des échéanciers et des budgets fort limités (non, le pont ne coûtera pas 5 milliards, facture qui comprend toutes les approches, mais environ le tiers de cette somme).Tout cela pris en compte, et surtout, une fois le concours écarté (seuil au-delà duquel l'audace architecturale était plus difficile à atteindre), le pont proposé est probablement le plus bel ouvrage d'art qui pouvait être conçu.Le pont n'est certes pas spectaculaire comme le Stonecutter qu'a conçu Jensen à Hong Kong, mais il a d'énormes qualités qui en font une structure qui s'apprécie dans le détail, dans le jeu des proportions, dans l'expérience qu'il fera vivre aux cyclistes et aux automobilistes.Il s'agit d'un pont élancé, élégant, sobre, qui porte définitivement la signature Jensen.Un pont dont la taille des haubans offre une théâtralité aussi imposante que permise avec un aéroport à proximité, à Saint-Hubert.Il s'agit d'un pont soutenu par des piliers en forme d'Y qui créent un effet surprenant lorsqu'ils se reflètent dans l'eau (des piliers qui rappellent d'ailleurs étrangement le logo minimaliste d'Expo 67 avec ces deux hommes aux bras tendus vers le ciel).Un pont blanc qui pourrait être plus racé encore si l'acier était privilégié.Il s'agit d'un pont, enfin, dont le grand mérite se trouve dans le mouvement qu'il induit.Cette lente montée, d'abord, qui créera une intéressante ascension jusqu'aux haubans, en plus de permettre l'implantation d'un train léger.Et cette courbe dans le tablier, ensuite, qui prolongera le magnifique panorama sur le centre-ville.sans qu'il soit parasité par les nouvelles tours de L'Île-des-Sœurs.Le pont de remplacement ne sera donc pas un chef-d'œuvre architectural, mais un intéressant ouvrage d'art.Ce ne sera pas un pont reconnaissable à l'étranger, mais néanmoins un pont distinctif.Ce ne sera pas un pont emblématique, mais un pont signature.Bref, ce ne sera pas un pont audacieux, mais sa construction n'en constituera pas moins un geste audacieux.Le pont de remplacement ne sera pas un chef-d\u2019œuvre architectural, mais un intéressant ouvrage d\u2019art.POUR LA SOCIÉTÉ RECHERCHE SUR LE CANCER, L'APPRENTISSAGE ÉTAIT DANS LES CARTES.DE * WL.Augmentation % 33 du REVENU NET par donateur Joanie Gutterman Conseillère en développement, Marketing direct Société de recherche sur le cancer « Tester les variables de nos envois MédiaposteMC avec adresse nous aide à déterminer quel type d'offre cadeau contribue à améliorer le taux de réponse des donateurs et nos revenus.» ST LA SITUATION : En tant qu'organisme sans but lucratif, la Société de recherche sur le cancer se doit de générer le maximum de dons de la façon la plus rentable possible.LA SOLUTION : La Société de recherche sur le cancer a préparé des offres cadeaux contenant des quantités différentes de cartes de Noël et a expédié ces envois par l'entremise du service de publipostage de Postes Canada à divers groupes et a fait l'évaluation des taux de réponse.LES RÉSULTATS : Le test de ces diverses variables a permis à la Société de recherche sur le cancer de cibler ses envois en fonction des différentes réactions liées à la langue de préférence.METTEZ À PROFIT L'EFFET DU PUBLIPOSTAGE POUR ACCROÎTRE VOS AFFAIRES.Pour découvrir comment le publipostage a pu contribuer à l'expansion d'autres entreprises, allez à postescanada.ca/croissance.IC Médiaposte avec adresse est une marque de commerce de la Société canadienne des Postes.CANADA A 6 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 2 JUILLET 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONTRÉAL PLUS «Je perds 16 ans de ma vie» Des locataires quittent leur logement, expulsés en raison des travaux du nouvel échangeur Turcot HUGO PILON-LAROSE Les résidants du 780, rue Saint-Rémi, dans le quartier Saint-Henri de l'arrondissement Le Sud-Ouest, à Montréal, ont fait leurs derniers adieux à leurs appartements, hier.Après des années de batailles et de négociations, le grand chantier du nouvel échangeur Turcot aura finalement eu raison d'eux.Depuis bientôt sept ans, les locataires de ces lofts tentaient de sauver l'immeuble qui, selon les plans du ministère des Transports du Québec (MTQ), doit être démoli pour céder la place à l'échangeur, ramené au niveau du sol.En vain.Depuis l'immense stationnement déserté, hier après-midi, l'imposant édifice revêtu de briques rouges semblait déjà vide.Seul entre les cônes orange et les bretelles de l'autoroute 720.Abandonné par la centaine de locataires qui se sont pourtant battus pour sa survie.Au deuxième étage, auquel on accède par une cage d'escalier bétonnée sans couleur ni décoration, la lumière du jour s'infiltrait dans le corridor par la porte ouverte d'un logement.La pièce était vide, sans aucune trace de la vie qui devait y régner jusqu'à tout récemment.Puis, apercevant La Presse, Andrew Kolakowski s'est présenté, visiblement ému de quitter l'endroit.« On avait tout pour nous ici.L'accès à l'autoroute était facile, nous avions accès à un grand jardin et, surtout, le loyer était abordable.Pour près de 500$, tout compris, on pouvait vivre en paix», a-t-il dit d'une voix trahissant son découragement et sa colère.En ce 1er juillet, festival des déménagements dans la métropole, l'homme d'origine polonaise a quitté ses quartiers contre son gré.Son nouvel appartement, qui est situé tout près d'une station de métro, se console-t-il, lui coûtera 900$ par mois.Une hausse soudaine du coût de la vie avec laquelle il doit composer.m.TT' ¦ v -7^.* ¦' à PHOTOS ROBERT SKINNER, LA PRESSE Depuis bientôt sept ans, les locataires des lofts du 780, rue Saint-Rémi tentaient de sauver l\u2019immeuble qui, selon les plans du ministère des Transports du Québec, doit être démoli pour céder la place au nouvel échangeur Turcot, ramené au niveau du sol.En vain.Lorraine Elemente et son conjoint Michel Charbonneau (à gauche), ainsi que Tasso Klavdianos font partie de ceux qui ont été forcés de déménager.Un peu plus loin dans le long corridor sans fenêtres de l'immeuble construit en 1922 (il abritait à l'époque les quartiers généraux de l'Imperial Tobacco Company of Canada), une deuxième porte s'est ouverte.La lumière chaude du soleil de juillet frappait de plein fouet les fenêtres hautes de 15 pieds de ce loft entièrement aménagé.Le locataire, qui terminait de réunir ses affaires personnelles, a expliqué l'hostilité implacable qu'il vouait envers le MTQ.« Tout ce que tu vois ici, c'est moi qui l'ai construit.En quittant mon loft, je perds 16 ans de ma vie.J'aimerais bien être dédommagé, mais on ne nous offre presque rien.Le gouvernement a été présent juste pour fuck up our life », a dit Tasso Klavdianos, contenant difficilement sa colère.Promesse de nouveaux lofts Amers, les résidants quittent des lofts dont certains offrent une vue imprenable sur le centre-ville de Montréal.Mais un projet se prépare, a expliqué le plus ancien des locataires de l'im- meuble, Michel Charbonneau, rencontré dans son logement au troisième étage.« La bataille a été tellement longue.On nous disait parfois qu'on pouvait garder nos logements, puis le Ministère changeait d'idée.On a finalement reçu la lettre finale d'éviction en avril dernier.Maintenant, on sait qu'un projet se prépare pour qu'on puisse être relogés dans quelques années dans des locaux sur la rue Ottawa.On ose y croire », a expliqué celui qui a longtemps été concierge au 780, rue Saint-Rémi.Le projet en question, piloté par l'entreprise d'économie sociale Bâtir son quartier, vise à offrir aux locataires évincés un loft dans un nouvel aménagement préparé sur le site de l'ancien centre de tri postal à l'angle des rues Guy et Ottawa, toujours dans Saint-Henri.« Ça fait huit ans qu'on nous promet d'être relogés, mais ça n'arrive jamais.Il faut aussi considérer le coût d'un déménagement.Ce n'est pas donné», a dit Lorraine Élément, conjointe de M.Charbonneau.Le couple, ensemble depuis 22 ans, a vécu plus de 16 ans dans ce loft qu'il quitte à contrecœur.Assis autour de la table de cuisine, le seul meuble toujours présent pour occuper le premier étage de leur loft avec mezzanine, les deux amoureux ont profité d'une pause dîner pour se remémorer de bons souvenirs.« Quand tu t'assoyais sur le sofa, là-bas, près des fenêtres, les grandes feuilles de la plante cascadaient au-dessus de ta tête.C'était comme écouter la télévision dans la jungle», s'est rappelé M.Charbonneau, fier des dizaines de plantes, toutes d'une taille supérieure à un mètre, qui transforment son salon en oasis de fraîcheur.«Mes plantes, sais-tu où elles iront, dans quelques minutes?», a-t-il demandé en fin d'entrevue, sans donner plus de détails.La réponse à sa question se trouvait à la sortie de l'immeuble, placée de façon bien évidente, près du stationnement.Dans le conteneur à déchets.J\u2019aimerais bien être dédommagé, mais on ne nous offre presque rien.Le gouvernement a été présent juste pour fuck up our life.» \u2014 Tasso Klavdianos, locataire JUSQU\u2019A DE RABAIS SÉLECTION LIMITÉE, EN MAGASIN SEULEMENT.Bénéficiez de rabais allant jusqu\u2019à 40 % sur certains de nos superbes vêtements de voyage.Tilley Montréal - 1050, av.Laurier Ouest, deux rues à l\u2019ouest de l\u2019av.du Parc \u2022 (514) 272-7791 Brossard - Quartier DIX30 près de l\u2019hôtel Alt (450) 462-8098 1er juillet Jour de déménagement et de récupération PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Félix Gingras-Genest et Blanche Deschesnes ont sué à grosses gouttes en se mesurant à cette sécheuse./ ¦
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