La presse, 16 mars 2015, Affaires
[" www.lapresse.ca/affaires MONTRÉAL LUNDI 16 MARS 2015 PRESSE rAGtS Otl 7 FRANCIS VAILLES DES BUDGETS À CÔTÉ DELA PLAQUE?PAGE 4 AFFAI RES À MA MANIÈRE PORTFOLIO RÉGIONS DU QUÉBEC - LONGUEUIL AVANCER GRÂCE À L\u2019INNOVATION Gregory Charles HOMME-ORCHESTRE ET D\u2019AFFAIRES PAGE 5 À LA CEBOOK ONQUÊTE DES PME > son succès mondial auprès des utilisateurs personnels, Facebook multiplie les efforts pour attirer les entreprises.À LIRE EN PAGE 2 PHOTO KAREN BLEIER, AGENCE FRANCE-PRESSE VIE AU TRAVAIL FAIRE PLACE À L PAGE 8 RÉATIVITE Jean Verville et France Goneau, des Ateliers matière grise PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE IRLANDE, ESPAGNE, PORTUGAL QUAND LES RÉFORMES PAIENT PAGE 8 Sans agent, sans commission.« duProprlo DuProprio.com 1 866 387-7677 LA PRESSE AFFAIRES LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 16 MARS 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn LA PRESSE AFFAIRES Facebook veut charmer les PME PHOTO ASSOCIATED PRESS Après les grandes entreprises, c\u2019est au tour des PME d\u2019être au centre de l\u2019attention de Facebook, qui a maintenant atteint le seuil des 2 millions d\u2019annonceurs actifs.Grâce au réseau social, les petites entreprises sont en mesure de cibler leurs clients très précisément., 'Vv-.r-', m .>1 ' fjKa ¦ *, * \u2022\u2019CA\" IIÆSSKÎfS .b?-*1 s_ 1 v v\" .\u2019v** ¦ ^ «i imbwh 2'yiivJ.r \u2019 ' >ÿ s-\u2019-V \u201c\"\"'H v~i 3 WW ,bv,:.MSfi É#tÉiil #¦«****;* b: .'S' S JEAN-FRANÇOIS CODÈRE Après avoir fait le plein d'utilisateurs personnels presque partout dans le monde - plus de la moitié de la population canadienne - voilà que Facebook s'active pour rendre sa plateforme aussi attirante pour les entreprises, peu importe leur taille.Chaque jour, 15 des 35 millions de Canadiens visitent Facebook, dont 12 millions sur leur appareil mobile.Sur un mois, c'est 20 millions de Canadiens qui visitent le site au moins une fois.En moyenne, ils en regardent le fil d'actualité 14 fois par jour.Bref, aussi bien dire que le plein d'utilisateurs est fait, ou presque.Question de poursuivre sa croissance, surtout celle des revenus, Facebook se tourne donc de plus en plus vers les entreprises, et en particulier les PME.« Quand Facebook a commencé à se tourner vers les entreprises, il y a environ cinq ou six ans, elle s'est d'abord tournée vers les grandes entreprises parce que c'était là où il y avait beaucoup de choses à faire bouger, mais depuis je dirais environ deux ans, il y a de plus en plus d'efforts, que ce soit des produits ou du soutien humain derrière, pour aider les petites entreprises à se développer sur Facebook», confirme Damien Duprat, directeur de groupe, solutions marketing globales chez Facebook Canada.Ces efforts semblent porter leurs fruits.Il y a deux semaines, l'entreprise a annoncé avoir franchi le seuil des 2 millions d'annonceurs actifs.La progression est forte et semble s'accélérer: il y en avait 1,5 million il y a six mois et 1 million il y a 18 mois.À la rencontre des entrepreneurs Plus de 450 personnes se sont déplacées, il y a un mois, dans une salle de réception du centre-ville pour l'arrêt montréalais de la tournée « Donner un élan à la petite entreprise » du géant californien.Elles y ont essentiellement entendu M.Duprat vanter les solutions publicitaires offertes par Facebook.En dévoilant leurs préférences sur leur profil, les utilisateurs du réseau social permettent aux annonceurs de celui-ci de les cibler, parfois très précisément.Facebook a ajouté, au cours des années, une série d'outils permettant de raffiner ce ciblage ou le cumul de statistiques.Les entreprises peuvent ainsi maintenant utiliser une liste d'adresses de courriel qu'elles ont amassées à l'extérieur de Facebook pour rejoindre les mêmes gens sur le réseau, dénicher automatiquement des utilisateurs ayant un profil similaire à celui de leurs clients actuels ou même, en ajoutant un petit élément à leur site web, mesurer précisément les revenus générés par chaque apparition publicitaire.Après avoir « accompagné » les grandes entreprises, « là nous sommes dans une vague où l'on voit surtout deux types d'entreprises se servir de Facebook», constate M.Duprat en entrevue.« D'une part il y a celles qui sont en train de se monter, qui ont moins de trois ans environ et qui s'en servent pour faire grandir leur entreprise.Et il y en a d'autres qui ont un profil beaucoup plus local, pas nécessairement plus grosses, qui veulent parler à leur communauté ou leur quartier pour les faire revenir chez elles.» L\u2019IMPORTANCE DE FACEBOOK AU CANADA Impact économique Total: 5 milliards PME: 1,1 milliard Emplois créés ou soutenus Total: 82 0 00 PME: 17 000 Source: Deloitte pour Facebook, janvier 2015 « Il y a de plus en plus d\u2019efforts, que ce soit des produits ou du soutien humain derrière, pour aider les petites entreprises à se développer sur Facebook.» \u2014 Damien Duprat, directeur de groupe, solutions marketing globales, Facebook Canada Plus difficile de percer sans publicité JEAN-FRANÇOIS CODÈRE Les efforts de Facebook pour «aider les entreprises à croître » sont d'abord et avant tout une façon de faire croître ses revenus publicitaires, un objectif de plus en plus apparent dans le quotidien des utilisateurs de la plateforme.Présidente et fondatrice de Sushi à la maison, une toute petite entreprise, Geneviève Everell était l'une des entrepreneuses invitées par Facebook Canada à exposer son «histoire à succès» dans le cadre du chapitre montréalais de sa tournée de promotion, il y a trois semaines.À contre-courant du ton de la conférence, elle a candidement admis qu'elle n'avait personnellement jamais acheté de publicité pour son entreprise sur Facebook.Ce qui ne l'empêchait pas d'y obtenir du succès.Sur la page Facebook de son entreprise, Mme Everell partage à répétition des photos alléchantes de plateaux de sushis, lesquelles font chaque fois l'objet de multiples «J'aime».« Moi, je suis dans l'alimentation, a-t-elle expliqué plus tard en entrevue.J'ai beaucoup de matière à partager, plus qu'une entreprise qui fait des comptoirs, par exemple.» Cette bonne «matière première » est ce qui lui permet de se distinguer sans débourser, estime-t-elle.S\u2019insérer dans le fil d\u2019actualité C'est qu'il est effectivement devenu de plus en plus difficile de se distinguer sans payer sur Facebook.Les publications « gratuites» faites par les entreprises sur leurs m , ¦' ; ¦ ¦¦ PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Geneviève Everell, présidente de Sushi à la maison, connaît du succès sur Facebook sans y acheter de publicité, mais la tendance est plutôt que la visibilité des entreprises se monnaye de plus en plus.pages ont de plus en plus de aux affaires publiques et aux ou même quatre ans, dans difficulté à s'insérer dans le médias sociaux de l'agence des communautés de taille fil d'actualité des utilisateurs.Upperkut.\tsimilaire.» « Le nombre de personnes qu\u2019on rejoint avec des publications non sponsorisées est clairement beaucoup plus bas qu\u2019il ne l\u2019était il y a deux ans ou même quatre ans, dans des communautés de taille similaire.» \u2014 Marc Desnoyers, directeur aux affaires publiques et aux médias sociaux de l\u2019agence Upperkut « On le remarque depuis environ deux ans, et c'est vrai que ça c'est accentué dans les derniers mois», remarque Marc Desnoyers, directeur « Le nombre de personnes qu'on rejoint avec des publications non sponsorisées est clairement beaucoup plus bas qu'il ne l'était il y a deux ans Le lien avec les efforts de vente publicitaire de Facebook est facile à faire, mais le directeur de groupe, solutions marketing globales chez Facebook Canada, Damien Duprat, s'en défend.En moyenne, il y a maintenant 1500 «histoires» qui attendent chaque utilisateur qui se branche à Facebook, précise M.Duprat.Les algorithmes de l'entreprise ramènent ce nombre à 300, en se basant sur divers critères pour essayer de déterminer lesquels sont les plus pertinents pour l'utilisateur.« Les entreprises se retrouvent donc en compétition avec les contenus de mes amis, de ma famille, etc., poursuit M.Duprat.Pour celles qui ont un contenu moins intéressant, c'est très difficile, parce que leur contenu passe après les photos d'une soirée en famille à laquelle j'ai participé.« Je comprends la logique de ceux qui croient cela, mais la place de la publicité n'a pas changé sur Facebook, ça représente toujours environ 5 % du fil ou 1 nouvelle sur 20.Donc il n'y a pas plus de publicité, mais il y a de plus en plus d'utilisateurs et le fil d'actualité n'est pas infini, donc il y a plus de compétition pour les meilleurs contenus.» La pression pour acheter de la publicité plutôt que de se fier au contenu gratuit est toutefois bien perceptible, selon Mme Everell.« Chaque fois que j'envoie un message, on m'incite à payer pour lui donner plus de visibilité.C'est récent, ça.Ils m'envoient aussi beaucoup de courriels.Mais à force de passer ma vie entière sur Facebook, j'ai compris qu'ils ont des \"phases\".Ça pourrait revenir comme avant.» TransForcG AVIS DE DIVIDENDE AVIS est donné par la présente qu'un dividende trimestriel de 0,17$ par action ordinaire en circulation du capital social de TransForce Inc.(TSX : TFI) sera versé le 15 avril 2015 aux actionnaires inscrits à la fermeture des bureaux le 31 mars 2015.Environ 60 % (soit environ 0,10 $ par action) du dividende versé sera considéré comme un dividende déterminé conformément au paragraphe 89(14) de la Loi de l'impôt sur le revenu (Canada) et de toute loi provinciale applicable aux dividendes déterminés.PARORDREDU CONSEILD'ADMINISTRATION Josiane-M.Langlois Vice-présidente, affaires juridiques et secrétaire du conseil Montréal (Québec) le 16 mars 2015 Un outil dans l\u2019entreprise En plus du marketing et de la publicité, Facebook a récemment ouvert une nouvelle voie pour servir le marché des entreprises: Facebook at Work.Le projet, encore à l\u2019essai, consiste à permettre à ses utilisateurs de créer un deuxième compte Facebook, destiné au travail.Les comptes de collègues sont regroupés au sein du réseau de leur entreprise, si elle participe au projet.Facebook se transforme alors en sorte d\u2019intranet facilitant les échanges entre collègues.Les informations qui y sont partagées ne sont pas liées au compte personnel de chaque utilisateur et ne sont par conséquent accessibles qu\u2019à leurs collègues.Facebook se fait pour le moment discret à propos de cette idée.On ignore si elle sera éventuellement lancée à grande échelle.- Jean-François Codère \u2022 \u2022\u2022 \u2022 \u2022 fl?\u2022 \u2022 \u2022 ORDRE DES COMPTABLES PROFESSIONNELS AGRÉÉS DU QUÉBEC 2863 PROFILS METTEURS Besoin d\u2019un futur pro ?Félicitations aux 2 863 candidats au titre de CPA qui ont réussi leurs examens.Ils forment, à ce jour, la plus grande cohorte à avoir franchi cette étape clé qui les amènera à diriger, guider et conseiller les organisations d\u2019ici et d\u2019ailleurs.Ils rejoindront bientôt les 37 000 comptables professionnels agréés du Québec.Grands Partenaires Partenaire assurances habitation et auto Partenaires Signature M Desjardins\tlaPersonnelle Coopérer pour créer l'avenir Assureur de groupe auto, habitation et entreprise DECIMAL\tVIGILIS® IBUDGET\t__ , C0CTT de REVIENT -1\tRégi mes d\u2019assurance tableaux de bord financiers\tà l'intention des membres LA PRESSE AFFAIRES LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 16 MARS 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim LA PRESSE AFFAIRES Des budgets à côté de la plaque ?FRANCIS VAILLES CHRONIQUE BUDGET: LA PRÉVISION ET LA RÉALITÉ Année\tMinistre\tDéficit prévu Déficit réalisé Ecart 2009-2010\tMonique Jérôme-Forget\t3,95\t3,17\t-0,78 2010-2011\tRaymond Bachand\t4,50\t3,15\t-1,35 2011-2012\tRaymond Bachand\t3,80\t2,64\t-1,16 2012-2013\tBachand-Marceau\t1,50\t1,60\t0,10 2013-2014\tNicolas Marceau\t0,00\t3,10\t3,10 2014-2015 (1)\tNicolas Marceau\t1,75\tn.d.\tn.d.2014-2015\tCarlos Leitao\t2,35\tn.d.\tn.d.2015-2016\tCarlos Leitao\t0,00\tn.d.\tn.d.* en milliards de dollars (1) Le budget péquiste de mars 2014 n\u2019a jamais été adopté Source : budgets du Québec Le gouvernement Couillard nous annoncera, dans son budget du 26 mars, que le Québec atteindra le déficit zéro au cours de la prochaine année.Fort bien.Il faut toutefois se demander si le gouvernement parviendra à son objectif, compte tenu de la résistance qui se prépare et des impacts économiques des compressions.Et plus largement, peut-on se fier aux prévisions que font les gouvernements dans leurs budgets?Au cours des cinq dernières années, une seule s'est soldée par un déficit pratiquement identique à ce qui avait été prévu.En mars 2012, le ministre des Finances d'alors, Raymond Bachand, avait promis un déficit de 1,5 milliard et, en fin de compte, l'année 2012-2013 s'est soldée par un déficit de 1,6 milliard livré par le péquiste Nicolas Marceau, élu entre-temps.Pour les quatre autres années, l'écart entre la prévision et la réalité a été considérable, soit de 772 millions à 3,1 milliards.Le déficit s'est avéré moindre que prévu pour les trois premières années, sous des régimes libéraux, tandis que pour la quatrième, le déficit zéro promis par Nicolas Marceau a plutôt été de 3,1 milliards.Ces écarts relativement importants donnent à penser qu'il n'est pas évident que le gouvernement Couillard atteindra effectivement sa cible.Au contraire, il est plausible que le solde budgétaire s'écarte en plus ou en moins de la prévision par plusieurs centaines de millions de dollars.Les gouvernements sont en partie responsables de ces écarts, mais il faut savoir que les aléas de l'économie sont difficiles à prévoir et à traduire en chiffres.Au fil des ans, tout de même, les méthodes du ministère des Finances du Québec se sont raffinées.Avant 1994, le gouvernement ne présentait pas les prévisions du secteur privé dans ses documents budgétaires, si bien que les journalistes ne pouvaient constater de visu si le parti au pouvoir avait une vision trop optimiste ou trop pessimiste de l'économie, avec ses effets sur l'équilibre budgétaire.En 1994 et 1995, le budget s'est mis à présenter les prévisions du secteur privé, mais seulement pour le produit intérieur brut (PIB).Et à partir de mai 1996, sous le ministre des Finances Bernard Landry, le budget a ajouté les prévisions d'inflation du secteur privé.Depuis, il est rapidement possible de vérifier si le gouvernement gonfle indûment ses revenus budgétaires avec une prévision de croissance économique trop optimiste, par exemple lors d'une année électorale.Aujourd'hui, on a même droit à une prévision sur cinq ans, comparée avec le privé.Maintenant, dans les faits, les gouvernements successifs ont-ils fait des prévisions économiques réalistes au cours des dernières années ?Ou s'écartent-ils de la norme, selon les circonstances ?Le Vérificateur général se prononce Le Vérificateur général du Québec vient justement d'analyser cette question dans son rapport présenté en février.Réponse: depuis 13 ans, les prévisions du ministère des Finances sont très semblables à celles du secteur privé.En moyenne, les divers budgets ont prévu une croissance réelle du PIB de 2,1 % par année contre une prévision de 2,2 % pour le privé.Il y a toutefois un hic.Le vérificateur a comparé ces prévisions avec ce qui s'est réellement produit, après coup.Or, les prévisions de croissance économique du Québec, tant du gouvernement que du privé, se sont avérées trop optimistes 8 fois sur 10.En moyenne, l'écart a été de 0,6 point, soit une prévision de 2,1%, comparativement à une croissance réelle de 1,5 %.Autrement dit, le ministère des Finances et le privé dressent un portrait généralement trop rose de l'économie du Québec, même si l'on ne peut les accuser de le faire volontairement ou dans un but sournois.Ce constat nous amène à nous interroger sur la prévision de croissance des prochaines années.Encore une fois, la boule de cristal du Ministère dévoile des chiffres semblables à ceux du privé.Toutefois, la croissance moyenne du PIB réel au cours des 5 prochaines années est de 1,7 %, ce qui est supérieur à la croissance des 12 dernières années (1,5%).Les économistes du Ministère et du privé font cette prévision malgré le vieillissement de la population, qui devrait plutôt avoir pour effet de ralentir la croissance de l'économie (ce n'est à pas à 70 ans que l'on consomme le plus).Bref, il est permis de s'interroger.Espérons tout de même que cette fois, les prévision-nistes ont bien astiqué leur boule de cristal, sans quoi l'atteinte du déficit zéro et son maintien par la suite pourrait être plus pénible que prévu.Le ministère des Finances et le privé dressent un portrait généralement trop rose de l\u2019économie du Québec, même si l\u2019on ne peut les accuser de le faire volontairement ou dans un but sournois.HAUSSE DE TAUX AMÉRICAINS De combien ?À partir de quand ?RUDY LE COURS ANALYSE Le mois dernier devant le Sénat, la présidente de la Réserve fédérale Janet Yellen a dû expliquer ce que signifie pour la banque centrale américaine pouvoir « se montrer patient » avant d'entreprendre la normalisation de la politique monétaire.Cette expression prête à moult conjectures depuis son apparition dans le communiqué du 28 janvier accompagnant la fixation du taux directeur.Celui-ci évolue dans une fourchette de 0 % à 0,25% depuis décembre 2008, mais observateurs, investisseurs et spéculateurs s'attendent à ce qu'il augmente cette année.\t\t \t\t AVIS DE DISSOLUTION CHANGEMENT DE NOM PRENEZ AVIS que l'ÉCOLE DE FOOTBALL BRUNO HEPPELL située à 100 Beausoleil, La Prairie, J5R4Y8 a l'intention de demander sa dissolution au Regis-traire des entreprises du Québec en date de 16 mars 2015.De combien?À partir de quand ?Voilà deux questions qui alimentent la curiosité sur la notion de patience.Au-delà des propos de Mme Yellen, on aura mercredi un aperçu bien concret de ce que ça peut vouloir dire.Les 17 membres du Comité de politique monétaire de la Fed indiqueront un à un sous le couvert de l'anonymat le rythme qu'ils considèrent comme adéquat pour la normalisation.Le 17 décembre, dernière fois où l'exercice a été fait, 15 étaient d'avis que le taux des Fed Funds augmenterait cette année.Du nombre, deux voyaient deux hausses de 25 centièmes, quatre, trois hausses; trois, quatre hausses; deux, six hausses et quatre, sept hausses.On sait déjà que le scénario des quatre plus audacieux ne se matérialisera pas.Personne ne s'attend à ce qu'un premier tour de vis soit annoncé après-demain, deuxième date des huit fixations du taux directeur en 2015.Mme Yellen a bien indiqué que « se montrer patient », comme cela est mentionné SUDOKU Ce jeu est une r ord \t8\t3\t7\t\t\t4\t\t6 4\t9\t\t\t1\t\t\t\t \t\t\t4\t\t5\t\t\t \t\t\t3\t4\t\t\t2\t8 \t6\t\t\t\t\t1\t9\t 8\t\t\t6\t\t\t\t\t4 \t3\t\t9\t6\t7\t\t\t 1\t\t7\t\t\t\t\t\t \t\t9\t\t\t\t2\t\t7 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et ehaque boîte 3x3 CélimitCe par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre appuraît doec une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier sudoku 6\t3\t8\t7\t2\t9\t\t5\t4 \t5\t7\t4\t6\t3\t8\t2\t9 2\t4\t9\t8\t5\t1\t6\t7\t3 5\t\t3\t6\t9\t8\t7\t4\t2 8\t9\t2\t3\t7\t4\t5\t6\t1 7\t6\t4\t2\t\t5\t3\t9\t8 4\t7\t6\t\t3\t2\t9\t8\t5 9\t2\t1\t5\t8\t7\t4\t3\t6 3\t8\t5\t9\t4\t6\t2\t\t7 Niveac de difficcltm : MOYEN 3146 Par Fabien Savary 3145 PHOTO SUSAN WALSH, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS La présidente de la Réserve fédérale américaine, Janet Yellen, a indiqué en janvier qu\u2019il ne faut pas attendre de hausse avant au moins deux autres dates de fixation du taux directeur.\"mm dans le communiqué du 28 janvier, signifie qu'il ne faut pas attendre de hausse avant au moins deux autres dates de fixation du taux directeur.Voilà pourquoi ceux qui parient sur une première hausse en juin misent sur la suppression de l'expression énigmatique du communiqué cette semaine.Si tel est le cas, Mme Yellen aura l'occasion d'expliquer en conférence de presse la décision du Comité de politique monétaire.On peut compter sur son éloquence prudente pour donner l'impression d'être claire tout en ayant soin de noyer le poisson.Au-delà du brio oratoire, ce sont les indications des 17 membres qu'il faudra scruter.Par rapport à décembre, quatre personnes se prononcera nt pour la première fois.Ils remplacent quatre autres présidents de réserves fédérales régionales, selon un processus de rotation longtemps connu à l'avance.C'est parmi les quatre partants que se trouvaient les trois dissidences observées dans le communiqué de décembre.Deux étaient jugés proresserrement (hawkish) et un, proassouplissement (dovish).Le communiqué de janvier précise que son libellé a été adopté à l'unanimité.Ne devant pas donner d'indication cette fois, les nouveaux venus n'avaient aucune raison de se commettre, d'autant plus que le texte était assez semblable à celui de décembre.Cette fois-ci, les autorités monétaires américaines doivent aussi publier leurs prévisions économiques en matière de croissance, de chômage et d'inflation pour 2015, 2016 et 2017, en plus de préciser où elles voient le taux directeur à la fin de chacune de ces années.C'est ici que les divergences pourraient émerger.Les données sur le marché du travail ont continué d'être fort encourageantes.Le mois dernier, le taux de chômage est descendu à 5,5 %, soit 1,2 point de moins qu'un an plus tôt.Malheureusement, le taux de participation au marché du travail reste historiquement faible, à 62,8 %.En plus, on compte encore 6,6 millions d'Américains qui doivent se contenter de bosser à temps partiel, faute de trouver plus de travail.L'ensemble de ces données peut militer autant du côté du statu quo que du resserrement monétaire, selon la prédilection de chacun pour l'optimisation de la création d'emplois ou la stabilité des prix, les deux mandats difficiles à concilier de la Fed.La faiblesse de l'inflation, nourrie par la baisse des prix de l'essence (qui ont remonté quelque peu en février, cependant), ne plaide pas en faveur d'un resserrement monétaire immédiat.C'est d'ailleurs ce qui fait pencher plusieurs prévisionnistes pour une première hausse du taux directeur en septembre seulement.Une préoccupation non avouée des autorités monétaires américaines sera sans doute la force du billet vert.Non seulement atténue-t-elle les pressions inflationnistes en diminuant la valeur des biens importés, mais elle compromet aussi la croissance des exportations américaines.Augmenter le taux directeur au moment où la plupart des banques centrales assouplissent leur politique monétaire ne peut que renforcer cette tendance, déjà jugée très lourde.Si, pour se donner plus de marge de manœuvre, la Fed décidait d'éliminer la périphrase qui nourrit les spéculations, cela ne signifierait aucunement qu'elle soit pressée de passer à l'action.Les orientations prospectives sont souvent mal interprétées et prêtent flanc après coup à la critique des intervenants sur les marchés financiers.C'est pourquoi la Banque du Canada a choisi de ne plus en donner.La Fed choisira-t-elle d'en faire autant? LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 16 MARS 2015 LA PRESSE AFFAIRES 5 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimmmmmmmmmmmmmmmiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiMmmmmmmmmmm LA PRESSE AFFAIRES À MA MANIÈRE MARC TISON Homme-orchestre et d\u2019affaires ?O FOURNIE PAR ICI RADIO-CANADA Charles Jl Mais comment ai-je pu réussir ce coup-ià?Chaque semaine, un (ou une) entrepreneur nous raconte par queis moyens ii a concrétisé un projet important.AVIS LÉGAUX - APPELS D\u2019OFFRES - SOUMISSIONS - ENCANS Quelle est la différence entre exubérance et dynamisme?C'est celle qui distingue le Gregory Charles, homme de spectacle, du Gregory Charles, homme d'affaires.«Je suis prêt», déclare-t-il, résolu, en s'assoyant pour l'entretien dans un petit bistrot de l'avenue Greene.En décembre dernier, il annonçait l'acquisition des deux stations Radio-Classique de Jean-Pierre Coallier, qui se concrétisera dès l'approbation du CRTC, attendue d'ici quelques mois.C'est un rêve qui passe de main à main.Difficile pour l'un de s'en départir.Délicat pour l'autre d'en être le dépositaire.«Ça se fait dans une très bonne entente, assure M.Charles.Mais j'ai envie de dire que ce n'est pas facile pour Jean-Pierre de vendre sa station.Ce n'est pas comme s'il l'avait achetée de quelqu'un d'autre.Il l'a fabriquée.» Cette acquisition est la première que réalise son entreprise, Groupe Musique Greg.«Avant de me marier, je n'aurais pas pensé à une acquisition - dans le fond, des acquisitions, ce sont des mariages.J'ai toujours pensé qu'il était bien mieux de laisser les gens faire ce qu'ils font le mieux, ou alors de le créer toi-même et de partir from scratch.» Solo Près de 90 % des revenus de Groupe Musique Greg proviennent des activités de son président.Gregory Charles en est à la fois l'énergie, la machine et le produit fini.Il suffirait d'un gros rhume pour que cette machine se grippe.« Il ne faut pas se casser une jambe.En fin de semaine, je suis allé au lac aux Castors avec ma femme, ma fille, mes neveux et nièces, et j'étais le seul qui n'était pas sur la glace.» Cette responsabilité le faisait déjà réfléchir depuis quelques années.« À partir du moment où je me suis marié et j'ai eu un enfant, je me suis dit: \"C'est strictement lié au fait que je me lève et que je me rende sur scène.Ça n'a pas de bon sens et il faut tranquillement transformer ça.\"» Tout naturellement, il a pensé à constituer un petit groupe média.«J'insiste sur \"petit\".» Aussi, la rumeur voulant que Jean-Pierre Coallier songeait à vendre ses stations lui a-t-elle fait dresser l'oreille - qu'il a musicale, comme chacun sait.Sur la même longueur d\u2019onde « C'est vraiment moi qui ai établi le contact avec Jean-Pierre.Il serait la meilleure personne pour en parler, mais je pense que c'était un secret de polichinelle que ça faisait un certain temps qu'il était prêt à passer la main.» Il connaît Jean-Pierre Coallier depuis le milieu des années 80, sans que ce soit pour autant un ami.« On a beaucoup communiqué par téléphone.On s'est aussi rencontrés plusieurs fois, on a mangé ensemble, on a discuté de l'avenir de la station.J'ai rencontré toute l'équipe à Montréal.J'ai eu la chance de me familiariser avec les installations.» Les discussions se sont étendues sur quelques mois.« Personnellement, je ne trouve jamais ça difficile, de négocier.Il faut que tu t'y prennes le nombre de fois que ça prend pour que l'autre comprenne ce que tu veux, et que toi tu comprennes ce qu'il veut.Ce n'est pas toujours une question contractuelle ou légale, c'est beaucoup une question de comprendre quelles sont les intentions des parties.» L'entente s'est conclue au téléphone, en raison de leurs horaires incompatibles.«Bien sûr, nos groupes ont des avocats, des comptables, des fiscalistes, mais ultimement, ça s'est vraiment passé entre Jean-Pierre et moi.» Solide partition Il ne veut pas chiffrer avec précision le prix de l'acquisition.«Est-ce qu'on peut parler en ordre de grandeur de plus de 10 millions?Oui.» Destinée à l'achat d'une radio à vocation classique avec une part minime du marché, une telle somme aurait pu rebuter les prêteurs.«C'est le plan qu'ils regardent, rétorque M.Charles.Est-ce que le plan est meilleur quand il est bien livré?Of course ! » C'est un plan d'affaires d'entreprise en démarrage, insiste-t-il: «Voici combien on va investir d'argent, voici à qui on va s'adresser pour les intéresser, voici ce qu'on pense qu'il va arriver, voici notre plan sur deux ans, trois ans, cinq ans.» La gestion du temps risque d'être un défi pour quelqu'un qui doit remplir les responsabilités d'un chef d'entreprise - ce qu'il appelle « la livraison» -tout en demeurant sa principale source de revenus.La première de son spectacle Vintage à New York aura lieu 36 jours plus tard.«Après qu'on s'est parlé, j'ai trois heures de temps de musique.Forcément, ces trois heures-là ne seront pas consacrées à la livraison et surtout, à la gestion des ressources humaines.» Berceuse pour Julia Peut-être est-ce un peu pour sa fille qu'il a fait cette acquisition?«Tout à fait, répond-il.Plutôt que juste une maison ou un terrain, je préférais lui léguer quelque chose dans laquelle elle puisse développer ses propres intérêts.» Quel âge a Julia?«Trois ans », dit-il avec un large sourire - un des rares qui illumineront son visage durant ce généreux, mais sérieux entretien.« Elle écoutait Radio-Classique avant que je l'achète.» Car comme son père, Julia dort à peine trois ou quatre heures par nuit.« Le moyen que nous avons trouvé, c'est le soir de faire jouer Radio-Classique dans sa chambre, et même si elle ne dort pas, au moins elle est en détente.» C'est aussi la station préférée de la mère du musicien.«Pour Julia, Radio-Classique, c'est le \"poste que grand-maman, elle aime ça\".» Gregory Charles a acheté le poste que grand-maman, elle aime ça.GREGORY CHARLES Son projet : acquérir Radio-Ciassique Sa manière : s\u2019investir Groupe Musique Greg >\tFondé en 2005 >\tUne cinquantaine d\u2019empioyés permanents >\tEmpioie environ 150 personnes avec ies projets en cours >\tDeux théâtres mobiies Qube >\tAcquisition de Radio-Ciassique annoncée ie 8 décembre 2014 Radio-Classique >\tCJPX (Montréai), en ondes en 1998 >\tCJSQ (Québec), en ondes en 2007 >\tEmpioie de 25 à 30 personnes, seion ia saison >\tParts d\u2019écoute de CJPX sur ie marché francophone montréaiais à i\u2019automne 2014: 3% Avis de convocation £omputershare Avis est donné par les présentes que l\u2019assemblée des actionnaires suivante a été prévue.,\tClôt.\tDate de Emetteur\tType\tdes reg.\tl\u2019assemblée Endroit TransCanada Corporation\tAnnuelle\t23 mars 2015\t1 mai 2015 et extraordinaire\tCalgary (AB) \t\t Appel d\u2019offres i> Ahtu ntsic -Ca rtiervi Ile Montréal Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h15à la date d\u2019ouverture indiquée ci-dessous, au bureau de l\u2019arrondissementd\u2019Ahuntsic-Cartierville, 555, rue Chabanel Ouest, bureau 600, Montréal, H2N 2H8, pour : Catégorie : Travaux de construction Appel d\u2019offres : S2015-003 Description : Reconstruction de la chaussée, pose de revêtement bitumineux, reconstruction de trottoirs et de saillies, là où requis, sur les rues Sauvé et Verville et l\u2019avenue André-Grasset dans \u2019\u2019arrondissement (PRR 2015) Date d\u2019ouverture : 2 avril 2015 Dépôt de garantie : Cautionnement représentant 10 % du montant de la soumission Renseignements : Jasmin Fournier, ingénieur jasmin.fournier@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 16 mars 2015 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7236 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Internet www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement au bureau de \u2019\u2019arrondissement immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.DONNÉ à Montréal, ce seizième jour de mars deux mille quinze.Chantal Châteauvert Secrétaire d\u2019arrondissement La Mutuelle des municipalités du Québec AVIS DE CONVOCATION Par ordre du conseil Assemblée générale annuelle des membres sociétaires de La Mutuelle des municipalités du Québec Prenez avis que l\u2019assemblée générale annuelle des membres sociétaires de La Mutuelle des municipalités du Québec se tiendra le mercredi 29 avril 2015 à 11 heures à la salle Palace 1 du Best Western Plus Hôtel Universel, 915, rue Hains, Drummondville (Québec).Appel d\u2019offres Montréal !¦ Direction générale adjointe -Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 15-14240 Aménagement intérieur de fourgons « Sprinter » avec équipements et accessoires L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 18 mars 2015 est reportée au 25 mars 2015 à14h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 16mars2015 Le greffier de laVille MeYvesSaindon Appel d\u2019offres Montréal Service des grands parcs, du verdissement et du Mont-Royal Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 hàla date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal H2Y1C6, pour: Catégorie: Travaux Appel d\u2019offres : 15-6591 Descriptif : Réfection de la toiture en bardeaux d\u2019asphalte et autres travaux MAISON PITFIELD - 9432 boulevard Gouin Ouest, Montréal, H8Y1T4 Date d\u2019ouverture : 1 avril 2015 Dépôt de garantie : 10 % du montant de la soumission / cautionnement, chèque visé ou lettre de garantie bancaire Appel d\u2019offres Montréal appelsdoffres.infos.dgpv@ville.montreal.qc.ca Louis Drouin, agent de bureau Télécopieur : 514-872-1474 Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires spécialement préparés àcettefin.Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 16 mars 2015.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca .Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de Ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou lessoumissionnaires.Montréal ,16mars2015 Le greffier de laVille MeYvesSaindon__________________________________________ S Direction générale adjointe -Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 15-12654 Fourniture sur demande d\u2019articles de bureau et de cartouches d\u2019encre.L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 23 mars 2015 est reportée au 1er avril 2015 à14h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le16 mars 2015 Le greffier de laVille MeYvesSaindon Avis de dividende Dans le cadre d\u2019une réunion tenue le 5 février 2015, le conseil d\u2019administration de Cameco Corporation a déclaré un dividende trimestriel de 0,10 $ (CA) par action sur les actions ordinaires en circulation de la Société.Ce dividende sera versé le 15 avril 2015 aux actionnaires inscrits à la fermeture des bureaux le 31 mars 2015.Sean Quinn Secrétaire Saskatoon, Saskatchewan Le 5 février 2015 \tÂge: 44 ans >\tPrésidente de Xo2 >\tDans la région depuis sa naissance Le transport dans l\u2019agglomération de Longueuil est à la fois un atout et un défi, estime Manon Ouellet, qui a fondé sa firme de communications à Boucherville, en 2005.La proximité de Montréal et des Etats-Unis et les nombreuses autoroutes sont des avantages pour les entreprises.«Plusieurs personnes jouissent aussi d\u2019une belle qualité de vie et d\u2019une meilleure conciliation travail-famille puisqu\u2019elles habitent et travaillent dans la région», note-t-elle.D\u2019ailleurs, elle remarque que des entreprises s\u2019installent en banlieue pour se rapprocher de leurs employés.Mais ils sont encore nombreux à faire la navette vers Montréal en empruntant des ponts congestionnés.Et les transports en commun à l\u2019intérieur de l\u2019agglomération sont déficients.«Si tu résides à Brossard et que tu veux aller travailler à Boucherville en autobus, bonne chance ! », lance-t-elle.Engagée dans l\u2019Association des gens d\u2019affaires de Boucherville depuis près de 10 ans, elle constate que cette lacune nuit au recrutement dans les parcs industriels.PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE Pratt & Whîtney Canaria FORCES Lagglomération de Longueuil peut compter sur une forte culture d\u2019innovation, notamment dans les secteurs de l\u2019aérospatiale et de l\u2019électrification des transports.«Environ 34% de nos entreprises investissent plus de 5% de leurs revenus en recherche et développement, indique Julie Ethier, chef des opérations, directrice filiales et secteurs stratégiques chez Développement économique Longueuil.Au Québec, c\u2019est 19% en moyenne.Lagglomération se classe au premier rang dans la province à ce chapitre!» Les établissements d\u2019enseignement sur son territoire forment aussi une main-d\u2019œuvre qualifiée.Le prolongement de l\u2019autoroute 30 favorise également la région.« Il y a une stratégie sur la Rive-Sud pour en tirer profit et développer un corridor économique de Sorel-Tracy à Valleyfield, signale Stéphane Bouchard, conseiller stratégique au développement économique à la direction générale de la Ville de Longueuil.Lagglomération de Longueuil se positionne avantageusement dans ce corridor avec deux parcs industriels.» PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE s?SK»! \t STRUCTURE Michel Couture >\tÂge: 41 ans >\tPrésident-directeur général de Ski Saint-Bruno >\tDans la région depuis 1988 La «fusion-défusion» et l\u2019agglomération créée dans la région continuent de nuire au centre Ski Saint-Bruno, estime son président-directeur général, Michel Couture.«Tout le monde a été affecté par la taxation, mais peut-être pas autant que nous», note-t-il.Lhomme d\u2019affaires juge également qu\u2019il est plus difficile pour les entrepreneurs de faire reconnaître leurs particularités et leurs besoins dans une si grosse structure.Il se dit d\u2019ailleurs préoccupé par la restructuration en cours à Développement économique Longueuil.Il considère cet organisme comme très important pour aider les entreprises.Cela dit, la région a bon nombre d\u2019atouts pour prospérer, selon lui: proximité des Etats-Unis, autoroutes, desserte ferroviaire, accès facile au port de Montréal et aux aéroports de Montréal et Saint-Hubert, station de métro, etc.Sans compter le cadre de vie enchanteur.«Nous avons un côté très urbain avec la montagne et la campagne juste à côté, note-t-il.C\u2019est unique!» PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE '.DÉFIS Près de la moitié des travailleurs de lagglomération de Longueuil occupent un emploi dans une autre région, principalement à Montréal, selon Emploi-Québec.Par ailleurs, 75 000 personnes partent d\u2019ailleurs pour occuper un emploi à Longueuil.La mobilité demeure donc un défi ! « Il faut l\u2019offre de transport collectif la plus intéressante possible, croit M.Bouchard.C\u2019est pourquoi nous avons fait la promotion d\u2019un mode lourd de transport pour le pont Champlain.Le prolongement du métro permettrait aussi d\u2019améliorer l\u2019offre.» De plus, l\u2019aéroport de Saint-Hubert est un équipement intéressant, mais il pourrait être mieux utilisé.« Les efforts de la Ville de Longueuil visent à mettre en œuvre un plan d\u2019affaires pour permettre d\u2019exploiter son plein potentiel, notamment en le municipalisant», indique M.Bouchard.Finalement, dénicher des employés demande de plus en plus d\u2019énergie.Selon Emploi-Québec, près de 19% des entreprises de lagglomération éprouvaient des difficultés de recrutement l\u2019an dernier.La situation devrait s\u2019accentuer dans les prochaines années.ToïlTES \u2019 de I Europe _\t_ Nouvelle phase AMBIANCES PLEIN UD Je choisis MON Parcours JGL Cë % eit c m teP .s i Résidences de prestige Bungalows et cottages sur golf et hors golf À partir de 574 800$ (hors golf) 3005, rue Micheline-Beauchemin 450.647.5086 / 514.992.5204 T Taxes en sus Manoirs-condos - 4 plex sur golf ou hors golf Le Bellevue, Le Saint-Paul et Le Saint-Germain 101-3170, rue Jean-Paul-Lemieux 450.448.6812 41/2 à partir de 324 800$, 5/ 358 800$ Entrée individuelle et garage double privé Taxes en sus Pavillons-condos - 8 plex sur golf ou hors golf Le Jardin de Nice et Le Clos-des-Monts 105-3400, rue Edmond-Hardy 450.468.2662 4/ à partir de 259 800$ Ascenseur commun et garage double privé Taxes en sus 8 HABITATION® CLASSIQUE LAMONTÉRÉGIE* EN CHIFFRES Population active: 829 000 personnes Taux de chômage: 5,7% Revenu disponible par habitant: 28 115$ (Longueuil: 29 542$)_____________________________ * Région administrative dont fait partie l\u2019agglomération de Longueuil LE QUÉBEC Population active: 4 397 600 personnes Taux de chômage: 7,5% Revenu disponible par habitant: 26 774$ Source : Institut de la statistique du Québec LONGUEUIL EN BREF Cinq grands employeurs Pratt&Whitney Canada: 5000 employés CSSS Pierre-Boucher: 4900 employés CSSS Champlain-Charles-Le Moyne: 4700 employés Rona : 1400 employés Cégep Édouard-Montpetit: 1000 employés 13 Nombre de parcs industriels QUEBEC Trois grands secteurs d\u2019activité Commerce de détail : 24 790 emplois Soins de santé et assistance sociale : 23 305 emplois Services professionnels, scientifiques et techniques : 20 205 emplois Source: Emploi-Québec Trois sièges sociaux Rona (Boucherville) Pratt&Whitney Canada (Longueuil) Agropur (Longueuil) Trois plus grandes villes Longueuil : 237 894 habitants Brossard : 83 410 habitants Boucherville: 41 104 habitants Source : Ville de Longueuil LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 16 MARS 2015 LA PRESSE AFFAIRES 7 PORTFOLIO LONGUEUIL D-Box prend du galon aux Etats-Unis ANNE GAIGNAIRE COLLABORATION SPÉCIALE La technologie D-Box MFX, qui permet aux sièges de reproduire le mouvement de l'action du film de façon synchronisée pour une plus grande immersion du spectateur, sera installée au cours des prochains mois dans 20 nouvelles salles de cinéma aux États-Unis, notamment à Baltimore, Cleveland, Los Angeles et Portland.C'est Cinemark, la troisième chaîne de cinémas américaine, qui a passé commande à l'entreprise de Longueuil.Présent dans 26 pays Au total, Technologies D-Box a 72 systèmes en commande et plus de 350 déjà installés dans 26 pays, dont 170 en Amérique du Nord.Avec ses 5600 écrans aux États-Unis, Cinemark représente une occasion pour l'entreprise québécoise d'avoir « de la visibilité, de la notoriété et, on l'espère, de créer un momentum, une tendance pour notre système », souligne Claude McMaster, PDG de Technologies D-Box, qui compte 80 employés et affiche des revenus de 5 millions au troisième trimestre 2014.C'est néanmoins dans les pays émergents qu'a été enregistrée la plus forte croissance des revenus du cinéma en 2013, selon une étude de Redwood Capital, soit + 16,8% en Amérique latine et + 7,7% en Asie-Pacifique.Des régions où Technologies D-Box est également déjà implantée.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE Le système D-Box sera présent dans 20 salles de cinéma supplémentaires aux États-Unis, explique son président Claude McMaster.DUOX Deux bonnes nouvelles pour l\u2019agglomération s ; ¦ m m » m m m PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE Martial Vincent, chef de la direction de Varitron, pense que le partenariat créera une centaine d\u2019emplois à moyen terme.ANNE GAIGNAIRE COLLABORATION SPÉCIALE Tel qu'annoncé en France lors du récent voyage du premier ministre Philippe Couillard, le fabricant de produits électroniques de Saint-Hubert Varitron Technologies vient de signer une entente avec un groupe technologique français, Sterela, et l'entreprise EMM Groupe, de Québec.L'objectifest que le consortium diffuse en Amérique du Nord les technologies de Sterela, système de pesée automatique des poids lourds en marche, d'information de trafic en temps réel, de stations météo automatisées, etc.Varitron fabriquera les produits de Sterela, et EMM Groupe en assurera la distribution, la vente et l'installation.« Les technologies avant-gardistes de Sterela représentent des solutions pour les villes intelligentes », affirme Martial Vincent, chef de la direction de Varitron Technologies, qui croit que, dans ce contexte, les perspectives de succès du consortium sont grandes.Ce partenariat permettrait à Varitron, qui compte aujourd'hui 230 employés, de créer une vingtaine de nouveaux emplois dès l'automne prochain, voire une centaine « à moyen terme ».L\u2019autre bonne nouvelle « Comme nous voulons créer de la richesse au Québec, Sterela ouvrira un siège social ici, et il se pourrait qu'il soit à proximité de nos installations», avance Martial Vincent.L'échéance n'a cependant pas encore été fixée.¦ v>.- \u2014.\t.V\u2019_ LE MEILLEUR LIEU POUR INVESTIR longueuil.ca/investir LOCALISATION STRATÉGIQUE DANS LA ZONE AÉROPORTUAIRE 10 MILLIONS DE PIEDS CARRÉ DISPONIBLES POUR DE NOUVELLES ENTREPRISES AU CŒUR DES AXES ROUTIERS, FERROVIAIRES ET MARITIMES VERS LE RESTE DU CANADA ET DES ÉTATS-UNIS 8 LA PRESSE AFFAIRES LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 16 MARS 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim LA PRESSE AFFAIRES ESPAGNE, PORTUGAL, IRLANDE Quand les réformes paient Cl'T ¦* t r± PHOTO ARCHIVES BLOOMBERG Une des rescapées de la crise financière de 2008, l\u2019Espagne a été en 2014 la première destination européenne des investissements étrangers.Renault, notamment, y a investi 600 millions d\u2019euros ces dernières années.Ci-dessus, une usine de Ford près de Valencia.RICHARD DUPAUL LA PLANÈTE ÉCONOMIQUE Ils constituaient une menace pour la zone euro après la crise financière de 2008.Voilà que l'Espagne, l'Irlande et le Portugal affichent une croissance économique supérieure à la moyenne du «club des 19 ».Si bien que des économistes citent en exemple ces trois rescapés pour faire la leçon à la Grèce qui, elle, vacille toujours au bord du gouffre.Frappés de plein fouet par la crise financière il y a sept ans, l'Espagne, l'Irlande et le Portugal ont enduré des plans de sauvetage, une cure d'austérité et des réformes structurelles pendant au moins cinq ans.Hormis des problèmes persistants, les experts sont du même avis: la stratégie commence à rapporter.Irlande, championne de l\u2019Europe Au sein de la zone euro, le « Tigre celtique » est le champion incontesté de la reprise.L'Irlande a confirmé jeudi que son économie avait enregistré une croissance de 4,8% en 2014 - un rendement inégalé dans l'Union européenne (UE) qui éclipse aussi largement la timide performance (+ 0,9 %) de la zone euro, d'après l'office Eurostat.On se rappellera que l'Irlande est passée près du naufrage en 2010, lorsque le gouvernement avait dû voler au secours du secteur bancaire ravagé par l'éclatement d'une bulle immobilière.Dublin s'était résigné à demander une aide de 85 milliards d'euros (115 milliards CAN) de la part de l'UE et du Fonds monétaire international (FMI).Contraints par des mesures d'austérité, les Irlandais se sont d'abord serré la ceinture.Puis, l'économie a redémarré timidement en 2013, tirée d'abord par les exportations.Les étrangers ont pris note de ces progrès et l'investissement a bondi de près de 20% sur les neuf premiers mois de 2014, note la Banque HSBC.Aujourd'hui, les indicateurs sont au vert: les salaires augmentent, le commerce de détail progresse et les recettes fiscales gonflent.Dublin a même abandonné ses béquilles financières en décembre 2013, se payant même le luxe de rembourser en avance des sommes dues à ses bailleurs de fonds.Le miracle espagnol Les Espagnols restent frappés par un chômage massif.Mais le vent tourne.En 2014, la croissance économique du pays a atteint 1,4% (contre 0,4% en France) et touchera 2,4% cette année, prévoit la banque française Natixis.L'Espagne émerge donc de la terrible crise qui avait réduit son économie de 7 % en quatre ans, mis jusqu'à 27 % de ses travailleurs au chômage et plongé dans la pauvreté un habitant sur cinq.De nouveau, le krach financier après la faillite de Lehman Brothers et l'effondrement du marché immobilier espagnol hypergonflé ont mis au tapis les banques, en plus d'alourdir la dette souveraine.À l'instar du modèle irlandais, la reprise espagnole est tirée par les exportations, qui ont battu un record l'an dernier, explique la Banque BNP Paribas.Celle-ci souligne aussi la compétitivité retrouvée de l'industrie après la modération des salaires et la flexibilité accrue du marché du travail.Aussi, l'Espagne a été en 2014 la première destination européenne des investissements étrangers (près de 90 milliards d'euros), selon l'ONU.À titre d'exemple, le géant Renault y a investi 600 millions d'euros ces dernières années, faisant de l'Espagne sa deuxième base de production après la France.Même le chômage diminue et devrait reculer à 22,5 % cette année, selon le FMI.Le Portugal sort la tête de l\u2019eau Le Portugal suit ce même enchaînement d'une croissance alimentée aux exportations et aux investissements étrangers.Certes, la performance portugaise est plus modeste - avec +1,6% prévu en 2015, selon le FMI.Néanmoins, l'espoir renaît.D'ailleurs, le Portugal, aux yeux des marchés financiers qui lui offrent des taux de financement très bas, symbolise les succès de l'austérité.Du moins pour les indicateurs macroéconomiques.Le chômage a baissé de 3 points, à 13,4%, en deux ans.Le déficit public sera contenu à 3,1% du PIB (produit intérieur brut) cette année.Il était de 9,1 % en 2010 avant que les Portugais ne demandent, en avril 2011, l'aide de la «troïka» (BCE, FMI, Commission européenne) à hauteur de 78 milliards d'euros.Mieux, Lisbonne, en mai dernier, est sortie de son plan d'aide et veut rembourser en avance ses prêts au FMI.Pour obtenir ce mieux-être économique, la population a dû avaler un remède de cheval : baisse des salaires, coupe des prestations sociales et contraction du secteur public.Pas surprenant que les Portugais ont beaucoup défilé contre les « financiers » de la troïka depuis trois ans.Reste aussi beaucoup de travail à faire : la dette nationale et privée est très élevée, note HSBC.Néanmoins, l'humeur est à la hausse dans les rues de Lisbonne, confirment les derniers sondages.VIE AU TRAVAIL Le remède créatif en entreprise PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE L\u2019architecte Jean Verville et la céramiste France Goneau offrent des ateliers créatifs qui réunissent une vingtaine de professionnels pour une période de deux jours.ISABELLE MASSÉ Valérie Soucy entre dans la salle Le Collectionneur du Musée des beaux-arts de Montréal.De reculons.Une dame lui tend avec un sourire un carnet rose.«Rose nanane ! », se remémore l'architecte de la firme LemayMichaud.Pendant deux jours, elle inscrira dans ce livre aux pages également roses ce qui émergera des exercices proposés dans le cadre des Ateliers matière grise.« Au départ, c'est déroutant, car on n'est pas habitués d'écrire sur de la couleur, note Valérie Soucy.Ça m'a déstabilisée.» Lancés en septembre dernier, Les ateliers matière grise ont pour mission d'injecter de la créativité en milieu de travail.Au-delà de la vingtaine de carnets multicolores distribués aux participants, marque de commerce des formations, on y donne des trucs sur l'apport de la créativité au bureau, dans les firmes d'architectes autant que dans les banques, ordres professionnels et entreprises gouvernementales.« La prémisse de base m'a vraiment intéressée, soutient Va lérie Soucy.Comment la créativité peut amener à régler des problèmes dans le cadre du travail.Les activités nous font réfléchir autrement.Nous font considérer un problème dans son ensemble.» La formatrice et artiste céramiste France Goneau ainsi que son conjoint, l'architecte Jean Verville, lancent une deuxième saison d'ateliers qui s'amorcera en juin.Chaque fois, on y réunit une vingtaine de professionnels pour des sessions de deux jours.« Il y a beaucoup de théorie, admet France Goneau.On est loin du bricolage ! Je me suis fait dire que c'était comme un cours intensif à l'université ! Mais c'est présenté de façon terre à terre.On anime sans PowerPoint, sans notes.» Mais de là à dire que ce n'est pas préparé.«Ce n'est pas du tout improvisé ! lance France Goneau.Mais on se garde une certaine latitude.L'idée est de dire que la créativité est pour tous.Être créatif ne veut pas nécessairement dire être artistique.» « Je déteste les formations où on se vide le cœur! lance François Boulet, directeur, gestion et optimisation des solutions internet et mobiles, de Desjardins, qui a assisté à un atelier en novembre dernier.Mais là, c'est différent.Il y a un équilibre entre la partie magistrale et la partie pratique, et ce, dans un environnement inspirant.Il y a certains exercices dont je me serais passé, mais ils ont donné des résultats.» Tendance actuelle Ces dernières années, les tentatives d'incursion de la créativité en entreprise se multiplient; on pense à la conférence annuelle C2-MTL.« C'est une tendance en ce moment, mais cette façon de concevoir les choses pourrait survivre, estime Valérie Soucy.Elle a sa place, à mon avis, en entreprise, car tout ce qui ouvre nos horizons est bénéfique.» « La créativité est pertinente à une époque où les choses changent rapidement, ajoute Jean Verville.On est dans un monde de l'image, de l'info rapidement consommée.On veut du nouveau tous les jours.Avec la conjoncture économique, il faut trouver le moyen de regarder les choses différemment pour suggérer une nouvelle direction aux entreprises qui sont à un tournant.» Après avoir déboursé 1395$ pour un atelier de 2 jours, il serait naïf de penser qu'un revirement à 180 degrés s'opère dans la tête d'un gestionnaire.« Ça ne se fait pas instantanément, mais ça suscite un intérêt, précise France Goneau.Comme avec la course à pied, par exemple.Ça devient moins difficile la fois suivante.C'est un mode de réflexion.On finit par l'appliquer sans s'en rendre compte.Le thème de la créativité en entreprise est actuel.Les gens sont conscients que c'est un bienfait.C'est la façon avec laquelle y arriver qu'on ne connaît pas.Comment pense-t-on outside the box ?On montre des moyens d'appliquer ça au quotidien.» « On apprend des trucs simples, note François Boulet.Les nouvelles sections du site internet de Desjardins, par exemple, se font désormais avec une vision plus créative.Depuis l'atelier, j'ai transmis comme message à mes employés de se donner la permission de penser différemment, de revoir la façon de faire certaines choses.» « On est loin du bricolage ! Je me suis fait dire que c\u2019était comme un cours intensif à l\u2019université! Mais c\u2019est présenté de façon terre à terre.» \u2014 France Goneau, des Ateliers matière grise "]
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