La presse, 21 février 2015, Arts
[" www.lapresse.ca/arts MONTRÉAL SAMEDI 21 FÉVRIER 2015 ' jïïlîfflfflL.1 LÀ PRESSE MUSIQUE ENTREVUE AVEC IMAGINE DRAGONS PAGE 13 RELÈVEENHUMOUR DÉCOUVREZ NEEV PAGES 4 ET 5 ARTS LALISTE DE NOTRE INVITÉE BRIGITTE LAFLEUR PAGE 16 -\t\u2018\t) i Performances et instruments inusités sont au programme de Montréal en lumière dans les prochains jours.Le chanteur suisse Stephan Eicher s\u2019amène avec un spectacle tout neuf où il sera entouré d\u2019automates.Harry Manx montrera de quel bois se chauffe sa fameuse Mohan Veena de 20 cordes.L\u2019héroïne de la guitare Kaki King utilisera son instrument comme écran et objet lumineux.Quant à Justin Freer, il recréera la musique du film Gladiator avec un orchestre et un choeur.LUMIERE A LIRE EN PAGES 6 A10 ll|| l \t\"\"Tl\t\t fl .\t\t\"T\t 1\t* J\t\t\t** PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE On vous en fera voir de toutes les couleurs Jardin botanique \u2022 19 février au 26 avril espace pour la vie montréal insectarium jardin botanique Montréal© ©PIE-IX PAPILLONS EN LIBERTE LA PRESSE -I- ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 21 FÉVRIER 2015 PANORAMA PHOTO FOURNIE PAR LA MAISON DE LA CULTURE DE LONGUEUIL Arts visuels RALLUMER LA FIBR La maison de la culture de Longueuil présente l\u2019expo Rallumer la fibre : la flamme, la flèche et l'éclair des artistes Guillaume Boudrias-Plouffe et Stéphanie Chalut.Des dessins, peintures, vidéos, sculptures et installations, notamment cette œuvre de Guillaume Boudrias-Plouffe intitulée La prise de l'éclair.- Éric Clément À la maison de la culture de Longueuil (300, rue Saint-Charles Ouest) jusqu\u2019au 8 mars PHOTO ALAIN ROBERGE , LA PRESSE Documentaire DANS LES COULISSES DËSÔTCHÎ^^^H Le metteur en scène suisse-italien Daniele Finzi Pasca, qui a conçu l\u2019an dernier la cérémonie de clôture des Jeux de Sotchi ainsi que la cérémonie d\u2019ouverture des Jeux paralympiques, est au centre du documentaire Briser la glace, réalisé par Juan et Facundo Ponce de Leon, qui nous entraîne dans les coulisses du stade olympique Fisht.On peuty suivre le metteur en scène et ses principaux collaborateurs dans la création des spectacles qui ont réuni plus de 6000 artistes et bénévoles.- Jean Siag Au Théâtre Outremont, le 24 février, à 20 h Art et métaphore du sport MARC CASSIVI CHRONIQUE C?est la scène la plus poétique, et la plus absurde, que j'aie vue au cinéma depuis longtemps.De jeunes Maliens disputent un match de soccer sur un terrain de fortune, vêtus des maillots bigarrés de leurs équipes préférées.Ils suivent en essaim, d'instinct, le rythme et la direction du jeu.Un garçon hésite à tirer un penalty, attend qu'une chèvre passe.Il s'élance, soulève un nuage de poussière, et l'on comprend que le match se joue sans ballon.Une métaphore de l'absurdité de l'islamisme radical - qui interdit la pratique du football -doublée d'une illustration du sport comme forme d'art qui font de Timbuktu, superbe long métrage d'Abderrahmane Sissako, l'un des prétendants à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère, demain.Le sport comme art et comme métaphore politique.C'est aussi l'essence d'un autre film présenté en mai dernier au Festival de Cannes.Red Army de Gabe Polsky, fascinant documentaire à l'affiche vendredi, s'intéresse à la grande équipe de hockey de l'Armée rouge (fondée par Joseph Staline) et au parcours de son capitaine emblématique, Vladislav Fetissov.Produit par Werner Herzog, Red Army n'est pas un simple film de hockey.C'est une incursion derrière le rideau de fer, un regard sur la guerre froide et une métaphore de l'URSS à travers les exploits sportifs d'une équipe qui a symbolisé tour à tour la suprématie et la déliquescence du régime soviétique.Il y aura 35 ans demain, en demi-finale des Jeux olympiques de Lake Placid, qu'avait lieu le célèbre «Miracle On Ice».Une bande de joueurs universitaires des États-Unis a défait contre toute attente une équipe soviétique que l'on disait invincible, avant de remporter l'or contre la Finlande.Herb Brooks, l'entraîneur de l'équipe américaine, avait confié au président Jimmy Carter, que c'était bien la preuve de la supériorité du capitalisme et que le mode de vie américain était «celui qu'il faut suivre».De l'autre côté du détroit de Béring, on n'avait pas trouvé l'expérience miraculeuse, bien au contraire.À l'époque, le cinéaste Gabe Polsky n'avait pas encore 1 an.C'est en découvrant sur une vieille vidéocassette la finale de la Coupe Canada de 1987 entre l'URSS et l'équipe Canada de Wayne Gretzky et Mario Lemieux que ce fils d'immigrés soviétiques originaire de Chicago a eu l'idée de tourner un documentaire sur la mythique équipe de l'Armée rouge.« Cet esprit, ce jeu collectif n'ont pas été appréciés à leur juste valeur, du moins, pas aux États-Unis.Ce n'était pas seulement du hockey, c'était de l'art, une forme d'expression créative hors du commun.La LNH aurait intérêt à s'en inspirer davantage aujourd'hui», croit Polsky, ancien joueur de centre de l'Université Yale, où il a étudié en science politique.Au cœur de son film se trouve un personnage fort, Slava Fetissov.On le suit de ses débuts à 8 ans avec Anatoli Tarassov, éminence grise du hockey soviétique - qui s'inspirait autant des grands joueurs d'échecs que des danseurs du Bolchoï -, jusqu'à ses deux victoires en finale de la Coupe Stanley avec les Red Wings de Detroit, 30 ans plus tard.Fetissov, que l'on sent souvent irrité par les questions du cinéaste, n'est pas toujours présenté sous son meilleur jour dans ce documentaire qui évite la complaisance.« C'est un gars brillant, imprévisible, extrêmement intéressant, mais difficile à interviewer, me confie Gabe Polsky, qui a eu peine à convaincre Fetissov de lui accorder une entrevue.C'est un homme d'expérience, qui a une âme profonde, et aussi une carrière politique à protéger.» Neuf fois champion du monde, double médaillé d'or olympique, Fetissov a été nommé ministre des Sports de la Russie en 2002 par Vladimir Poutine.Il a été l'un des fers de lance de la candidature de Sotchi aux Jeux olympiques d'hiver de 2014 et est aujourd'hui membre de la Chambre haute de l'Assemblée de la Fédération russe.Red Army, truffé d'images d'archives, se penche sur la relation tendue entre Fetissov et son entraîneur Viktor Tikhonov, nommé par le directeur du KGB pour remplacer Tarassov, qui lui a légué l'une des plus belles équipes de l'histoire du hockey.Celle du duo défensif de Slava Fetissov et Alexeï Kasatonov, du fameux trio « KLM» de Vladimir Kroutov, Igor Larionov et Sergueï Makarov, et du grand gardien de but Vladislav Tretiak.Tikhonov a instauré un régime de terreur dans l'équipe nationale après la défaite de Lake Placid.Il isolait les joueurs dans un camp Le hockey était à l\u2019époque l\u2019un des instruments phares de la machine de propagande soviétique.Une machine qui fabriquait des champions tout en les broyant.d'entraînement pendant 11 mois, sans accès à leur famille.Il les soumettait à quatre entraînements quotidiens d'une intensité insupportable et les traitait comme des bêtes de cirque.«Des joueurs pissaient du sang», raconte à la caméra Vladislav Tretiak, aujourd'hui président de la Fédération russe de hockey sur glace, qui a mis fin prématurément à sa carrière.« Ma jeunesse a été gâchée, dit-il.Mes enfants ne me voyaient qu'en photo.À 32 ans, j'étais au bout du rouleau.» Le hockey était à l'époque l'un des instruments phares de la machine de propagande soviétique.Une machine qui fabriquait des champions tout en les broyant.« La beauté du jeu de l'époque et les méthodes tyranniques de l'entraîneur forment un grand paradoxe, reconnaît Gabe Polsky.La Russie a perdu 20 millions de personnes pendant la guerre.C'est un pays compliqué.» Slava Fetissov, à qui l'on avait promis d'être le premier joueur soviétique autorisé à jouer dans la LNH, a quitté avec fracas l'équipe nationale lorsque Tikhonov l'a empêché de se rendre aux États-Unis.Il n'était autorisé à s'entraîner nulle part, sa famille a été placée sous surveillance par le KGB et il a même été tabassé par la police.Le plus grand défenseur de l'histoire du hockey russe est passé du statut de héros national à celui de traître à la nation.Et les choses ne se sont pas améliorées avec son départ pour la LNH, qu'il a obtenu à l'arraché, en se faisant démobiliser de l'Armée rouge.« On nous détestait ! », se rappelle-t-il.«Je n'en veux pas ici, les joueurs n'en veulent pas ici, et vous allez regretter leur présence ici ! », avait déclaré Don Cherry, à l'arrivée de la première vague de joueurs soviétiques dans la LNH.Il y a des esprits obtus qui ne comprennent rien à l'art ni au sport.d'Edward Albee mise en scène de Serge Denoncourt Maude Guérin Normand D'Amour Kim Despatis François-Xavier Dufour \u2019 :\tj; Québec ! placedesarts.com ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN YANNICK NÉZET-SÉGUIN | Desjardins Une presentation Quia eurde Vir inia oolfPI DUCEPPE DES ÉMOTIONS EN TEMPS RÉEL JUSQU'AU 28 MARS duceppe.com 514 842-2112 ^ placedesarts.com PAR JUPITER! CRISTIAN MÂCELARU CHEF NANCY RICARD VIOLON CHRISTOPHER BEST VIOLONCELLE MARJORIE TREMBLAY HAUTBOIS MICHEL BETTEZ BASSON Conseil des arts de Montréal en tournée SAINT-LAURENT 26 février POINTE-CLAIRE 27 février HAYDN 0 MARTINU MOZART Maison symphonique de Montréal 1er mars, 15 h BILLETS A OQt PARTIR DE LO^ LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 21 FÉVRIER 2015 ARTS 3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS Séparés à la naissance Maxime Le Flaguais Luke Evans mmm Qu\u2019ils sont craquants, ces jeunes trentenaires et frérots cosmiques en costumes d\u2019époque.On pourra voir le Québécois Maxime Le Flaguais dans le rôle du père de la Nouvelle-France dans Le rêve de Champlain, en mars à TFO.L\u2019acteur britannique Luke Evans était, quant à lui, récemment en vedette dans Le hobbit 3: la bataille des cinq armées.Merci à Sonia Karnas ! La citation de la semaine « Je préfère être un abruti qui répond plutôt qu\u2019être faible et me taire.» \u2014 Xavier Dolan dans une lettre ouverte où il dénonce la façon dont certains médias ont repris ses propos sur la non-sélection de son film Mommy aux Oscars Pour lire la lettre dans son intégralité : huffingtonpost.fr PHOTO AFP ¦' * - \u2022 O Madonna Méchant coup de vieux pour la Madone : même en s\u2019entourant des réalisateurs et MC de l\u2019heure (Diplo, Chance the Rapper), la chanteuse de 56 ans n\u2019arrive plus à percer les ondes de BBC Radio 1, destinée aux jeunes auditeurs.Accusée d\u2019âgisme pour avoir boudé la chanson Living For Love, la station britannique s\u2019est défendue en plaidant que seul le « mérite musical » déterminait quelles chansons elle mettait en rotation.PHOTO AFP En hausse.en ba isse PHOTO REUTERS Saturday Night Live Après 40 ans, le rendez-vous humoristique du samedi soir de la NBC reste plus pertinent que jamais.Ce n\u2019est pas pour rien que l\u2019émission spéciale de dimanche dernier a attiré plus de célébrités au mètre carré que bien des galas ! Et l\u2019affiche tout « étoilée » de l\u2019émission a pondu un spectacle à la hauteur de l\u2019événement, qui a mis le feu à Twitter.Dexter Berrof à HUGO DUMAS CHRONIQUE Grosse semaine d'activité pour les respirateurs artificiels, qui ont ronronné sans relâche dans 19-2 ou qui ont été débranchés dans le clan des O'Hara C'était l'accessoire vedette au petit écran, cette semaine.Ça, et les grosses pilules de la policière rousse Audrey (Catherine Bérubé) et celles, plus petites, de la matriarche Jacqueline O'Hara (Marie Tifo).Évidemment, si vous prévoyez rattraper vos beaux programmes ce week-end, je vous recommande fortement de fermer ce journal et de vaquer à des occupations plus urgentes.Du genre: faire breveter votre recette familiale de pain tranché.On ne sait jamais quand des accusations de plagiat peuvent tomber.Alors, après Kathleen O'Hara (Maxim Roy) dans O', au tour de Ben Chartier (Claude Legault), poignardé à l'exacto dans l'épisode de mercredi, de survivre grâce à des machines d'hôpital crédibilité qui ont été dépassées.Cette folie de Berrof est en train de dénaturer 19-2.Ça me fâche et ça me déçoit, on dirait, parce que j'adore cette télésérie policière, une des meilleures qui aient été fabriquées au Québec.Une autre production qui a négocié un virage audacieux cet hiver: Les beaux malaises à TVA.L'auteur et acteur Martin Matte n'a pas bêtement répété sa recette gagnante de l'an dernier.Dans sa deuxième saison, il pousse encore plus loin l'exploration de sujets de société délicats, sans avoir peur de froisser la frange conservatrice des téléspectateurs de TVA.L'épisode de la pauvreté en a été une habile démonstration.Le voyage de camping de Martin, Patrick (Patrice Robitaille) et Jean-François (Martin Perizzolo) a aussi permis d'aborder l'amitié masculine et l'homosexualité en posant les vraies questions, parfois très crues.Autant Berrof a été vaillant, dévoué et quasiment « brainwashé » à la culture policière, autant il a complètement perdu contact avec la réalité dans ce troisième et dernier chapitre de « 19-2 ».sophistiquées qui émettent des sons rarement rassurants.Ce n'est pas la santé physique de Ben Chartier qui m'inquiète, dans 19-2, mais plutôt la santé mentale de son collègue, Nick Berrof (Réal Bossé).Je ne suis pas certain d'apprécier - et de comprendre - la tangente psychopathe à la Dexter Morgan empruntée par ce flic qui a pourtant le mot police tatoué sur le cœur.Mercredi, on l'a vu transporter un cadavre, sans émotion, comme s'il s'agissait d'une vulgaire poche de moulée.Au deuxième épisode, Berrof (ou est-ce Magnotta?) a décapité un pédophile et déposé la tête coupée dans une glacière, comme s'il venait de trancher une bûche de Noël.Tout ça détonne, je trouve.Car 19-2 a toujours été une série hyperréaliste, collée de très près à la réalité du travail des policiers.À travers les interventions de Chartier et Berrof, les téléspectateurs ont mieux compris le quotidien des patrouilleurs, à la fois banal et dangereux.Bien sûr, Berrof accumule les frustrations depuis des années et c'est normal que son presto personnel saute.Mais de là à commettre autant de crimes en si peu de temps, il y a des limites de La palette de Martin Matte se diversifie de semaine en semaine et il ne joue plus la carte du gag à tout prix, ce qui lui a sans doute fait perdre des admirateurs préférant les blagues à la chaîne.Personnellement, j'ai moins apprécié l'épisode sur l'anglais, dont le message «S.O.S.français» était trop appuyé à mon goût.PKP, lui, a dû jubiler.Le dernier épisode a ramené la drôlerie, notamment grâce au personnage de la groupie finie, limite harcelante.Martin Matte atteint toujours le centre de la cible quand il aborde la célébrité et le showbiz.On en connaît tous, des « journalistes » comme celle de Vedette Pop.Cet épisode renfermait plusieurs remarques à propos des compléments web aux émissions de télé traditionnelle.Qui regarde vraiment ces extras, que les producteurs sont forcés de faire afin d'obtenir tous leurs budgets ?Je partage l'avis de Martin Matte : c'est souvent inutile et peu intéressant.Et que dire de la danse signature de Julie Le Breton sur la pièce Alive Again de DJ Champion?C'est rapidement devenu un classique, comme celle d'Elaine dans Seinfeld.Bouge de là! waana Avec Charlotte de David Foenkinos Est-ce un roman de gare?Peut-être.À la limite, on s\u2019en fout.Ce livre captivant de l\u2019écrivain français, qui emprunte parfois au reportage journalistique, ouvre une fenêtre sur la vie tragique - et bien réelle - de la jeune peintre Charlotte Solomon, artiste juive allemande qui a vécu les horreurs du régime nazi.C\u2019est écrit avec une simplicité et une naïveté qui pourraient en énerver certains.Moi, j\u2019ai accroché.Les pubs d\u2019auto à la radio commerciale On ne peut pas dire que les concepteurs de réclames de voitures se surpassent en originalité pour ce médium.Albi le géant, Jonathan Valente des concessionnaires Mitsubishi, Hamel Hyundai, Chartrand Ford ou Autos PB, on s\u2019entend que ce n\u2019est pas les gros chars.C\u2019est plutôt la panne sèche.Un petit survoltage, peut-être? 4 A RT S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 21 FÉVRIER 2015 ARTS SÉRIE HUIT HISTOIRES D\u2019HUMOUR ¦ c *tîl' -.fij r Tj|ÉËjjl|jjjL ^ Nom : Neev Âge: 29 ans Signes distinctifs : «Dodu et poilu.» Mantra : « Peu importe ce que tu fais, fais-le bien ou ne le fais pas.» Style d\u2019humour: « Un Québécois en 2015, au sens le plus large.» m NEEV S\u2019EXPRIMER À TOUT PRIX STÉPHANIE VALLET Il y a tout juste cinq ans, Neev n'avait jamais encore pensé devenir humoriste.Musicien depuis son plus jeune âge, il a embrassé par hasard la carrière d'humoriste.Depuis, il travaille d'arrache-pied pour faire rire le Québec au grand complet.Donnez à Neev une occasion de s'exprimer et il s'en emparera à coup sûr ! À 7 ans déjà, il remporte le concours d'art oratoire de l'École sépharade de Montréal en se glissant dans la peau de la Sagouine.Alors qu'il poursuit ses études au collège Stanislas, il s'inscrit naturellement au programme parascolaire de théâtre que propose l'établissement.«J'ai eu le privilège d'avoir Evelyne de la Chenelière comme professeure.Elle m'a même écrit un rôle: je faisais un père Noël déchu dans un village du Québec où une grosse multinationale porcine venait détruire les petits producteurs ! », se rappelle Neev en souriant.Le jeune homme continue de vouloir s'exprimer par tous les moyens, que ce soit en faisant de l'impro au cégep ou en faisant une pause dans ses études pour poursuivre son rêve d'enfance de devenir musicien.Ses parents, qui ont quitté Israël pour le Québec en 1972, ont toujours été derrière lui pour le pousser à le concrétiser.« Quand j'ai voulu suivre des cours de piano, ce n'était pas la voisine qui me les donnait: ils m'envoyaient les prendre à Vincent-d'Indy », explique Neev dont la mère a été danseuse de ballet au Conservatoire de Paris et le PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE père, joueur de basket en première division en Israël.Neev a finalement décidé de poursuivre ses études et s'est inscrit en philosophie à l'université.Coup de foudre Musicien dans l'âme, Neev est tombé amoureux de l'humour un peu par hasard.«Ben Harper est la trame sonore de ma vie.Je pense en musique, mais j'ai appris un vocabulaire nouveau avec l'humour», dit-il.Redécouvrez ses grands succès comme Déjeuner en paix et Tu ne me dois rien STEPHAN COPRÉSIDENT D\u2019HONNEUR Spectacle de clôture SAMEDI 28 FÉVRIER \u2022 20h Théâtre Maisonneuve, PdA MONTRÉAL EN LUMIÈRE BeH BILLETS 514 842-2112 IB montrealenlumiere.com ^sil Courez la chance de gagner une fin de semaine extraordinaire à MONTRÉAL EN LUMIÈRE ! Deux billets pour une soiree tout en musique avec Stephan Eicher, au Théâtre Maisonneuve Place des Arts, le 28 février 2015 à20h Une chambre pour deux personnes dans un hôtel quatre étoiles en plein cœur du centre-ville de Montréal pour ne rien manquer de la Nuit blanche et de ses 200 activités ! NUIT*** SAMEDI 28 FEVRIER PLUS DE 200 ACTIVITÉS! 3 quartiers \u2022 2 pôles \u2022 art souterrain BLANCHE fl MONTRÉAL 12e ÉDITION Un déjeuner gastronomique pour 2 personnes au restaurant La Société Bistro, au 1415, rue de la Montagne, Montréal POUR PARTICIPER, REMPLISSEZ LE FORMULAIRE | AU MONTREALENLUMIERE.COM/CONCOURS Aucun achat requis.Une seule participation par jour est permise.Le concours est ouvert uniquement aux résidents du Québec de 18 ans et plus.Le concours se termine le mercredi 25 février 2015 àminuit.Le tirage au sort aura lieu le 26 février 2015 àmidi ¦ au 400, boul.De Maisonneuve Ouest, 9eétage, Montréal.' ¦ .\u2022 \u2022' - .' .\t.¦ Le règlement est disponible au montrealenlumiere.com ou au-400, boul.De Maisonneuve Ouest, 9e étage, Montréal H3A1L4.MONTRÉAL EN LUMIÈRE 19 FEVRIER AU 1er MARS 2015 16e Edition LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 21 FÉVRIER 2015 ARTS 5 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim C'est en 2009 que le jeune homme finit par faire le grand saut, au Festival sépharade de Montréal.Alors que l'humoriste Gad Elmaleh annonce qu'il participera à l'évènement, la productrice du festival demande à Neev d'assurer sa première partie.Non pas comme musicien, mais en tant qu'humoriste ! « J'étais sympathique mais pas humoriste!», lance-t-il en riant.Après moult discussions avec son entourage, Neev accepte de relever le défi.« J'avais joué comme musicien avec mon groupe devant 10 000 personnes, mais l'humour est un autre art ! Finalement, on m'a convaincu «J\u2019ai ce bagage génétique juif marocain, mais je suis québécois dans mon âme.Un bagage culturel n\u2019est pas un fardeau, c\u2019est une richesse! » \u2014 Neev de raconter mes histoires de conseiller à la clientèle chez Vidéotron, qui étaient de vraies anecdotes de travail », explique Neev.L'humoriste en devenir voit alors sa première ovation en carrière.Mais sûrement pas la dernière.Tout s'enchaîne alors.«Lise Dion et Robert Charlebois sont venus me voir après le spectacle.Et Laurence, la femme de Robert, m'a dit : \"Gilbert Rozon est un bon ami, je ne te promets rien, mais je vais lui parler de toi.Ce que tu fais est vraiment extraordinaire\" », se rappelle-t-il.Deux jours plus tard, le téléphone sonne.Au bout du fil, Luce Rozon demande à le rencontrer.Neev signe alors un contrat avec Juste pour rire.« C'était de la pure science-fiction ! Un peu comme si Marc Bergevin m'appelait pour jouer ce soir et qu'après la game, il me signait pour cinq ans ! « J'ai pris le pari et j'ai découvert une nouvelle manière de connecter avec le public.À chaque pas, à chaque mot, j'avais la réaction instantanée des spectateurs », ajoute-t-il.Très vite, Neev se lance le défi de faire rire tout le temps, mais surtout partout au Québec.« Je suis allé faire le tour du pays avec la tournée des Rendez-vous francophones, du Nouveau-Brunswick à Vancouver en passant par Saint-Boniface et Winnipeg.Ce voyage a vraiment réaffirmé mon identité francophone et québécoise », dit-il.« Je suis québécois au même titre que les autres.J'ai ce bagage génétique juif marocain, mais je suis québécois dans mon âme.Un bagage culturel n'est pas un fardeau, c'est une richesse ! », ajoute l'humoriste.Si, dans un premier temps, Neev doit compter sur ses amis Adib Alkhalidey, Sébastien Ravary, Simon Delisle et Thomas Levac pour écrire ses textes, il est aujourd'hui 100% autonome.« Il ne faut pas seulement avoir du charisme et être bon sur scène.Tu dois produire des textes, les apprendre, les jouer.Je commence à laisser derrière moi le complexe de ne pas avoir fait l'École nationale de l'humour », précise-t-il.À venir Enchaînant les prestations dans les galas Juste pour rire (Guy Nantel, Gregory Charles, Jean-François Mercier), mais aussi les 60 minutes au Zoofest, Neev est aujourd'hui chroniqueur à l'émission Selon l'opinion comique, diffusée sur les ondes de MATV.Il profite de cette occasion pour affûter ses opinions et les utiliser dans l'optique d'un premier spectacle solo.« Je voulais m'affirmer artistiquement avant de le faire, et là, c'est le cas», conclut-il.os humoristes de la relève Jusqu\u2019au samedi 21 mars, La Presse présente huit humoristes de la relève, à raison d\u2019un par semaine.Retenez leurs noms, car ces jeunes sont les Louis-José Houde, Martin Matte et Cathy Gauthier de demain! 31 janvier: Silvi Tourigny Diplômée de l\u2019Ecole nationale de l\u2019humour en 2010, Silvi Tourigny a brillé grâce à son personnage de Carole dans la série web Carole aide son prochain, qui lui a valu un Gémeaux en 2012 et un Olivier en 2013.Mère d\u2019un garçon de 6\tmois, elle assure la première partie du nouveau spectacle de Cathy Gauthier.7\tfévrier: Jérémie Larouche A 31 ans, Jérémie Larouche est déjà papa deux fois.Un rôle que cet humoriste hyperactif prend très au sérieux et qui lui a inspiré le spectacle Les papas, dont il a présenté trois moutures différentes au Zoofest.Finissant 2010 de l\u2019ENH, il a prouvé ses talents d\u2019auteur en travaillant au premier spectacle solo d\u2019Emmanuel Bilodeau.14 février: Martin Vachon Vous avez sûrement vu son visage dans Mémoires vives, La galère ou Vrakla vie.En 2013, Martin Vachon a fait le grand saut en tant qu\u2019humoriste.Première partie de la tournée de Peter MacLeod et invité au gala de Charles Lafortune au Festival Juste pour rire, il a joué sur les planches dans la comédie Ma première fois l\u2019été dernier.Aujourd\u2019hui : Neev Musicien dans l\u2019âme, Neev s\u2019est laissé charmer par la carrière d\u2019humoriste alors qu\u2019on lui a demandé d\u2019assurer la première partie de Gad Elmaleh en 2009 au Festival séfarade.Révélation de l\u2019année au festival Juste pour rire en 2011, il est chroniqueur à l\u2019émission Selon l\u2019opinion comique sur les ondes de MATV.28 février: Gabrielle Caron A l\u2019invitation de La Presse, Gabrielle Caron a accepté de monter sur scène quelques semaines seulement après son accouchement.Sortie de l\u2019ENH en 2010, elle a participé à En route vers mon premier gala Juste pour rire en 2010, 2011 et 2013.Elle coécrit aussi la série web Conseils Corrects et s\u2019est produite à plusieurs reprises au Comédie club du Grand Rire.7 mars: Yannick De Martino Gagnant de l\u2019édition 2011 d\u2019En route vers mon premier gala Juste pour rire, Yannick De Martino oscille sans cesse entre le confort et l\u2019inconfort total.Il a été salué par la critique lors du gala Juste pour rire animé par Emmanuel Bilodeau en 2013.L\u2019été dernier au Zoofest, il a présenté Mon coloc comédien ma aidé avec la mise en scène, pied de nez à l\u2019humour et au théâtre.14 mars: Mehdi Bousaïdan Sorti de l\u2019Ecole nationale de l\u2019humour en 2013, Mehdi Bousaïdan n\u2019a pas tardé à se faire un nom.Animateur des « Mercredis de l\u2019humour» à l\u2019Abreuvoir, il a foulé la scène du Comédie Club du Grand Rire et participé à En route vers mon premier gala 2014.Auteur pour la série télé LOL: -), il est la vedette de MED, nouvelle série à sketches de VRAK 2.21 mars: Reda Saoui Autodidacte, Reda Saoui a été révélé en 2009 par le Couscous Comedy Show.L\u2019humoriste originaire de Saint-Eustache a participé en 2013 à En route vers mon premier gala Juste pour rire puis s\u2019est illustré dans le spectacle Les Z\u2019importés.L\u2019été dernier, il a également fait parler de lui au Zoofest.LA PRESSE I- EN EXCLUSIVITÉ DANS LA PRESSE* Visionnez notre vidéo du numéro de Neev tournée au Monument-National et les coulisses de notre tournage.UT WAIT.THERE\u2019S MME I PAR CIRCUS OZ 5 AU 15 MARS UN NOUVEAU SPECTACLE PLEIN D'ÉNERGIE.- Toorak Times,Aus tralie Québec BILLETTERIE 514 376 TOHU cSE Montréal @ Canada Québec E 5 Iff E\" DÈS LE 10 MARS TNM.QC.CA SIBYLLINES LA PRESSEf ThéAtre du Nouveau Monde texte WILLIAM SHAKESPEARE traduction JEAN MARC DALPÉ avec SYLViO ARRiOLA + MARC BÉLAND + LARiSSA CORRiVEAU SOPHiE DESMARAiS + SYLViE DRAPEAU + FRANCiS DUCHARME MAXiM GAUDETTE + REDA GUERiNiK + ARiEL iFERGAN RENAUD LACELLE-BOURDON + LOUiSE LAPRADE + JEAN MARCHAND MONiQUE MiLLER + OLiViER MORiN + GAÉTAN NADEAU + ETiENNE PiLON HUBERT PROULX + SÉBASTiEN RiCARD + PAUL SAVOiE + EMMANUEL SCHWARTZ assistance à la mise en scène COLETTE DROUIN YSO + ETIENNE BOUCHER + BERNARD FALAISE + ANGELO BARSETTI + JULIE MEASROCH + ÉRIC GAGNON CHRISTINE CHARLES + JEAN-FRANÇOIS LANDRY + SÉBASTIEN BÉLAND en collaboration avec le\te FRANÇAIS DU CNA ICI R8DI0-CSnSDS ICI SftV ÉGALEMENT PRÉSENTÉ À OTTAWA DU 21 AU 25 AVRiL CENTRE NATIONAL DES ARTS ¦\tNATIONAL ARTS CENTRE Le Canada en scène.Canada is our stage.CNA-NAC.CA/TF ARTS MONTRÉAL EN LUMIÈRE LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 21 FÉVRIER 2015 GLADIATOR LIVE Le péplum symphonique ALAIN DE REPENTIGNY Justin Freer est passionné de musique de film depuis sa tendre enfance.« C'est l'une des formes les plus importantes de l'histoire de la musique », affirme sans hésitation aucune cet Américain dans la mi-trentaine qui dirigera un orchestre symphonique et un chœur dans l'interprétation de la musique du film Gladiator à Wilfrid-Pelletier, ce soir et demain.Mais plutôt que d'être à l'abri des regards dans une fosse comme à l'opéra, les musiciens seront sur la scène pendant que sera projeté fils de l'empereur (Joaquin Phoenix) qui a tué sa famille se prête tout naturellement à une première prise de contact avec cette expérience mixte symphonico-cinématogra-phique, « plus viscérale », estime Freer.« Dramatiquement, tout le monde y trouve son compte : il y a de la tragédie, de la beauté, une histoire d'amour, de l'action, de la vengeance.Et musicalement, il y a de tout.» Le très prolifique compositeur d'origine allemande Hans Zimmer, qu'on a vu accompagner Pharrell Williams à la guitare pen- « Dramatiquement, tout le monde y trouve son compte : il y a de la tragédie, de la beauté, une histoire d\u2019amour, de l\u2019action, de la vengeance.Et musicalement, il y a de tout.» \u2014 Le chef d\u2019orchestre Justin Freer jypE êl t if' - PHOTO FOURNIE PAR THE WINDISH AGENCY APRES L\u2019ECLATANT SUCCES DE TARANTINO IN CONCERT EN 2014 LATROUPE FOR THE RECORD EST DE RETOUR! FORTHE RECORD présente LIVE IN CONCERT La musique des grands films de Baz Luhrmann Romeo + Juliet 'G YOU | LOVEFOOL | WHEN DOVES CRY | ETC.Moulin Rouge YOUR SONG | LADY MARMALADE IAL GIRL | I WAS MADE FOR LOVIN' YOU | ETC.Strictly Ballroom .OVE IS IN THE AIR | TIME AFTER TIME | ETC.TEXTE WILLIAM SHAKESPEARE TRADUCTION JEAN MARC DALPÉ MISE EN SCÈNE BRIGITTE HAENTJENS en haute définition sur un écran géant au-dessus d'eux le film mettant en vedette Russell Crowe.Gladiator, qui a remporté cinq Oscars en 2001 dont celui du meilleur film, est le tout premier film que la société CineConcerts, fondée par Freer, a proposé en formule orchestrale, il y a deux ans.L'histoire du général romain (Crowe) déchu qui voudra se venger du vil dant sa chanson Happy au gala des Grammy il y a deux semaines, a composé pour ce péplum moderne une trame aux influences classiques évidentes, mais qu'il a colorée de sonorités et de rythmes d'Afrique, d'Amérique du Sud et du Moyen-Orient.On y entend aussi bien des cordes « presque mahlérien-nes » et des cuivres qu'un duduk arménien, une zurna turque et des percussions à profusion.En plus, bien sûr, Gladiator, qui a remporté cinq Oscars en 2001 dont celui du meilleur film, est le tout premier film que la société CineConcerts, fondée par Justin Freer, a proposé en formule orchestrale, il y a deux ans.de la voix de Lisa Gerrard, ex-chanteuse du groupe Dead Can Dance, qui a composé la musique du film avec Zimmer mais qui est remplacée dans la version concert par Clara Sanabras.Maître Zimmer Hans Zimmer a composé plus de 125 musiques pour le cinéma et il sera encore m.DEMOMREAL RloTïnto Alcan The Great Gatsby DY IN BLUE l YOUNG AND BEAUTIFUL l ETC.MAINTENANT! \u2014mm 29,30 juin et 2,3,4,5 juillet THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE finaliste aux Oscars demain soir pour son travail dans le film Interstellar.« Hans a une vision à la fois macro et micro des choses, explique Justin Freer.Il possède un talent inné pour raconter l'histoire d'un film avec sa musique.Il essaie toujours de nouvelles choses et ne se repose jamais sur ses lauriers, un trait de caractère remarquable chez un compositeur parce que le cinéma évolue continuellement.C'est non seulement un grand musicien mais aussi un artiste accompli avec qui c'est un plaisir de travailler.» Freer ne cache pas que Zimmer lui a prodigué ses conseils : « Il m'a été d'un grand soutien.Dans d'autres projets comme Le parrain, le compositeur [NDLR : Nino Rota] n'étant plus de ce monde, j'ai dû reproduire sa musique de la façon la plus précise possible en tenant compte de ce que voulait le réalisateur Francis Ford Coppola en 1972.Ce n'est pas ma musique, c'est celle des compositeurs et j'essaie de lui être très fidèle, même si ce n'est pas toujours possible.Il y a beaucoup de variables d'un soir à l'autre: l'acoustique de la salle, le facteur humain.Je dispose d'un peu de liberté, mais j'essaie de ne pas m'en prévaloir parce que, encore une fois, mon intention est de reproduire ce qui était prévu à l'origine.» Comme la musique du film est jouée en direct, la marge d'erreur est pratiquement inexistante.«C'est un travail très précis et la synchronisation est un véritable défi, reconnaît le chef d'orchestre.D'autres se servent d'un métronome, pas moi, parce que je trouve que ça nous restreint en tant que musiciens.Le tempo vient uniquement de mon bâton et, de toute façon, les musiciens ont été formés très jeunes pour jouer dans un ensemble.» À la salle Wilfrid-Pelletier, ce soir, 20 h, et demain, 15 h.En version originale anglaise avec surtitres français.SOYEZ LUN DES 15 GAGNANTS DUNE SOIRÉE VIP AU TNM!» POUR PARTICIPER : LAPRESSE.CA/CONCOURS SIBYLLINES 514 866-8668 tnm.qc.ca Info Heinekerf\tCBC 4p> Radio-Canada Canada Montréal# Montréal Québec! EN COLLABORATION AVEC LE THEATRE DU NOUVEAU MONDE ET LE THEATRE FRANÇAIS DU CNA Théâtre du Nouveau JVJonde la PRESSE t Le prix inclut une paire de billets pour le spectacle, précédé d\u2019un cocktail en compagnie de la metteure en scène.Le tirage aura lieu le 5 mars aux bureaux de La Presse.La valeur totale approximative des prix est de 2250$.Tous les détails sur lapresse.ca/concours présente MONTRÉAL EN LUMIÈRE en collaboration avec Bell **335S!**1 PAYS À L\u2019HONNEUR COl^ lafÇWs'- + Suisse.SITE EXTERIEUR GRATUIT SUR LA PLACE DES FESTIVALS ET SUR L\u2019ESPLANADE DE LA PLACE DES ARTS ! SPECTACLES GRATUITS DEMAIN À 14h! mvm\\\\nrrn LES PETITES TOUNES \"¦ CE SOIR -\t-I BRIGITTE BOISJOLI 21hl0 CE SOIR A VJ MA\u2019 JARDIN .DE LUMIERE ESCALE GOURMANDE ..CASINO V MONTRÉAL Une magnifique escale gourmande attend les festivaliers avec son animation, ses installations lumineuses géantes créées par TILT et ses conteneurs hébergeant des comptoirs qui mettront assurément l\u2019eau à la bouche de tous: BBQ géant, boulettes en toutgenre, tartiflette, fumoir à poisson, tarte au sucre signée Jean-Pierre Curtat, chefexécutifdu restaurant Le Montréal du Casino de Montréal.Sans oublier les étonnantes bûches scandinaves, un conteur, de la sculpture sur glace et un bar! BENOIT ARCHAMBAULT LESPOURQUOI2, LE RETOUR DU GRAND ROUX DEMAIN ^Oh \t ^gnoévS]i9l||S|||S|||||||||||||\t \t\u2022Odinu™ \t \t \t flnflflflflg\tIByifl LA FETE DES FROMAGES D\u2019ICI LA SOUPIERE DE LANAUDIÈRE présentent en collaboration avec Li RG I RON m Une bonne soupe à la tombéedujourhivernal.dur à battre en matière de chaleur! Amenez-vous dès 16 h pour un velouté parmentier lanaudois bien chaud offert gracieusement ! Tant qu\u2019il y en aura ! [AUJOURD\u2019HUI L\u2019événement est de retour pour une 9e édition offrant au public une fantastique occasion de rencontrer les fromagers du Québec.Tous pourront déguster des «classiques» québécois et faire des découvertes surprenantes en plus de goûter d\u2019excellents vins et bières à la boutique Fromages d\u2019ici.Dernière journée! SUR LA GRANDE-PLACE DU COMPLEXE DESJARDINS Samedi 21 février, dès 16 h AU PIED DE L\u2019ESPLANADE DE LA PLACE DES ARTS PLACE DE LA FAMILLE # F* famille n ¦\tNouveauté pour les tout-petits ! La Mini-glissade ¦\tLa gigantesque Glissade urbaine \u2014 110 mètres de folle descente, effets sonores et lumières multicolores! ¦\tJeux réconfortants géants ¦\tActivité photo ¦\tConcours, prix instantanés et animation ! Bell PRÉSENTE #SE\u201c L\u2019ŒUVRE INTERACTIVE THE POOL par JEN LEWIN y^u.ilffl Grande nouveauté, l\u2019œuvre interactive The Pool de Jen Lewin, un nouveau jeu constitué d\u2019une centaine de disques de couleurs éclairés par DEL: ce gigantesque ping-pong lumineux interactif et rassembleur est activé par les festivaliers qui, en marchant, courant ou sautant d\u2019une pastille à l\u2019autre, les allumeront ou les éteindront, modelant au fur et à mesure la forme de l\u2019œuvre.TOUSLESJOURS D\u2019OUVERTURE DU SITE de17hà23h (jusqu\u2019à 3h pour la Nuit blanche) Cette installation restera au cœur du Quartier des spectacles jusqu\u2019au 15 mars.TOUS LES JOURS D\u2019OUVERTURE DU SITE Relâche lundi, mardi et dimanche 1er mars SALON DU LIVRE GOURMAND une création de MONTRÉAL EN LUMIÈRE Entrée Libre! Renaud-Bray LIVRES + CADEAUX + IEUX Voici un tout nouveau salon consacré aux livres qui font la part belle à la cuisine et à la gastronomie.Au menu: plusieurs nouveautés, des centaines de livres, des trouvailles, des rencontres et des séances de signatures.Jeudi 26 au samedi 28 février sur la Grande-place du Complexe Desjardins il partBiariii itbc LES ÉDITIONS LA PRESSE LA TYROLIENNE Cette folle tyrolienne son et lumière propulsée par Arbraska sera sans conteste LA nouvelle grande attraction de la place des Festivals : deux câbles tendus permettent de franchir, dans les airs, presque tout le site extérieur, de la place des Festivals jusqu\u2019à tout près de la rue Saint-Urbain ! TOUS LESJOURS D\u2019OUVERTURE DU SITE Relâche lundi, mardi et dimanche 1er mars ARTS ET SPECTACLES ____U GLADIATOR LIVE WmÈiM, FIRE/WORKS & BEARS OF LEGEND TTftOIRET DEMAIN 21 février à 20h et 22 février à 15h SALLE WILFRID- PELLETI ER, PdA Le duo ontarien vibrant d\u2019authenticité ! 21 février, 20 h \u2022 L'ASTRAL 22,26,27 et 28 février, heures variées LATOHU DANIEL TAYLOR ET LE THEATRE OF EARLY MUSIC LA CONSOLATION DU CŒUR rJ|l|îHB 23 février, 19h30 \u2022 CHAPELLE NOTRE-DAME-DE-BON-SECOURS PROGRAMME DOUBLE SIRSLY, 21 février, 20 h \u2022 MÉTROPOLIS COLONY HOUSE 21 février, 20 h \u2022 CLUB SODA (SADLER\u2019S WELLS) MILONGA 21 février, 20 h \u2022 THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA Jusqu'au 28 février, 19h30 THÉÂTRE DENISE-PELLETIER ANTOINE CORRIVEAU 22 février, 20h \u2022 LE VERRE BOUTEILLE BILLETTERIE PREMIERE MONTREALAISE fa -GUILLAUME! BEAUREGARD ai m 25 février, 20 h \u2022 GESÙ QUI A PEUR DE VIRGINIA S & WOOLF?Du 18 au 28 février, heures variées THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE, PdA O facebook.com/Montrealenlumiere Q twitter.com/MTLenLumiere montrealenlumiere.com METROPOLIS 1 855 790-1245 ticketmaster.ca CLUB SODA 514 286-1010 clubsoda.ca L\u2019ASTRAL,maison DU FESTIVAL RIO TINTO ALCAN 1 855 790-1245 admission.com | ticketmaster.ca place des arts 514 842-2112 |1 866 842-2112 placedesarts.com TOHU 514 376-TOHU ( 1 888 376-TOHU (8648) tohu.ca CHAPELLE NOTRE-DAME-DE-BON-SECOURS 514 282-86701 lavitrine.com | ticketmaster.ca THEATRE DENISE-PELLETIER 514 253-8974 | admission.com GESÙ \u2014 CENTRE DE CRÉATIVITÉ 1 855 790-1245 | 514 861-4036 admission.com le verre bouteille 514 521-9409 | verrebouteille.com 1nfo- 'lumière fl LA\t111 ¦presse ¦g 514 288-9955 185LUMIERES 1 B # v CBC e Radio-Canada ici^artv (g| g %as 9&5 Canada KStec\tA?SWISS Jèfe\t.J DESJARDiN! TOURISME Montréal asg?\"* Montréal^ Financière | Sun Life A1JGW A 55 Québec El El El El ARTS MONTRÉAL EN LUMIÈRE LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 21 FÉVRIER 2015 .1 : .* « smm S>0' : mm SPfer mtim OsOT WÊSÊ 11 mm ktipÿj.vCVF ¦ ¦¦¦W& WM ïeæSfjs O: ':ÿ SSL.'.,; ¦'¦:V T 1 O, f ml HH» M» .-.-¦\u2022¦¦\u2022 \u2022\u2022 Mm ¦rai ilàü .imi V.- r.; ¦\t: s ' S Clin d'oeil au pays à l'honneur cette année (la Suisse), une tyrolienne permet de voir le site de Montréal en lumière du haut des airs ' /¦ ' '¦ PCT -v: ¦ HËIll 'mm an .iM msm *®SÉ Ift&H \"*?\u2022 s ! * ' STEPHAN EICHER EN TOUTE LIBERTÉ PHOTO FOURNIE PAR MONTRÉAL EN LUMIÈRE JOSÉE LAPOINTE La Suisse étant le pays en vedette à Montréal en lumière cette année, il était normal que Stephan Eicher se trouve en haut de l'affiche.Coprésident d'honneur de l'événement, le plus connu des chanteurs helvètes y présentera, en clôture, un tout nouveau spectacle entouré d'automates, qui lui permet de sortir des sentiers battus de l'industrie musicale.«Il fait froid comment, chez vous?Est-ce que m'habiller en Suisse, ce sera assez?», nous demande d'abord Stephan Eicher avec son charmant accent suisse-allemand, s'inquiétant des rigueurs de notre hiver.L'interprète de Déjeuner en paix est manifestement loin de l'image ténébreuse qu'il projette: c'est un homme bavard, curieux et amusant qui peut discuter autant de l'élection du gouvernement d'extrême gauche en Grèce que d'art contemporain ou de la révolution industrielle.L'artiste débarque à Montréal en prenant son rôle de coprésident d'honneur au sérieux.«C'est un honneur qu'on me fait, dit l'artiste de 54 ans, qui ne s'était pas produit ici depuis plus de cinq ans.Je vais essayer de voir le plus de spectacles possible pendant mon séjour.» Mais ce qui compte le plus, c'est celui qu'il donnera le 28 février pour clôturer le festival.Un spectacle complètement libre, aucunement lié à la promotion d'un album - son plus récent, le très beau L'envolée, est sorti il y a plus de deux ans déjà.«Vous connaissez L'envolée ?Vous voyez la pochette avec le renard dans le petit bateau?À l'endos de la pochette, le bateau est vide, et ça montre ce que je pensais faire depuis longtemps.J'avais envie de briser cette dictature d'écrire des chansons, de les enregistrer, de faire la promo, d'aller en tournée, de tomber en dépression, de réécrire des chansons un peu chiantes parce que les chansons sur la dépression sont toujours chiantes, de faire la promo et la tournée, de retomber en dépression.» Automates Faire des spectacles « sans avoir rien à vendre », là était son objectif.Il en a donc créé un dans lequel il sera seul sur scène entouré.d'automates - en fait, des instruments acoustiques transformés et programmés qui s'animent autour de lui, «comme par magie».Stephan Eicher a conçu ces instruments mécaniques adaptés à son univers dans une usine d'Anvers, avec des spécialistes qui rénovent, décapent et travaillent pour des « fous furieux» comme lui.Sur scène, il active cet « orchestrion » - terme utilisé pour décrire ce type d'ensemble qui date du XIXe siècle - à partir de sa guitare, de son clavier et de ses pieds.« J'ai l'air de danser, mais ce n'est pas ça ! En fait, je dirige les automates.» Mais comment fait-il pour rester concentré?«C'est l'aspect le plus difficile.J'ai consulté un magicien pour la mise en scène; on a imaginé ensemble comment je peux diriger cet orchestre de fantômes tout en restant relax et léger.» Cela explique le côté mystérieux et rétro de son habillage.Après neuf mois de travail, la tournée vient tout juste de commencer.Huit spectacles ont déjà eu lieu en Europe, et le chanteur affirme y trouver beaucoup de plaisir.malgré les bogues qui peuvent survenir.« Ça plante de temps en temps, mais les spectateurs aiment ça.Moi, je trouve ça poétique, quelque chose qui ne marche pas ! » Lumière Pour Stephan Eicher, cette «tournée avec des machines » est une manière de sortir carrément de l'industrie de la musique.pour mieux faire vivre la musique.« J'entends les gens parler de chiffres, de la crise, mais la musique n'a rien à faire dans ça! La musique, c'est la lumière, le bonheur; mon cœur s'ouvre quand je l'entends.Alors que tout le monde autour est en train de se transformer en pierre», dit celui qui trouve encore un plaisir naïf à composer la musique, « à jouer une note, puis à en ajouter une deuxième», pour voir ce que ça donnera.Son pote l'écrivain Philippe Djian, auteur de la majorité de ses chansons depuis 25 ans, lui a dit récemment: « On va pas arrêter d'écrire des chansons parce qu'il n'y a plus de marché ! » Une phrase qui l'a libéré du diktat « un peu con » de la « pop song de trois minutes», affirme-t-il.Et qui lui permet de revenir sur scène pour deux heures « absolument futiles, deux heures qui n'ont pas de prix », façon de répondre à la dématérialisation de l'époque.Il chante d'ailleurs de nouveaux textes de Djian dans ce nouveau spectacle, « de nouveaux petits cailloux » qui l'émerveillent et le surprennent toujours autant.Eicher a toujours su s'entourer d'auteurs solides (Martin Suter, Miossec) et ne voit pas pourquoi il écrirait ses propres textes.A-t-il l'impression, avec les années, que l'auteur de 37,2 le matin est bien installé dans sa tête?«Non, c'est plus fascinant que ça.C'est comme si, ensemble, on créait une troisième personne, un frère qui serait un des personnages les plus importants de notre vie.» Le chanteur puise dans tout son répertoire pour ce spectacle, « comme un musicien classique qui joue un récital », et chantera bien sûr les chansons qui l'ont fait connaître.Véritable star du rock dans les années 90, pendant lesquelles il a fait le tour du monde plusieurs fois, il admet avoir vécu une histoire d'amour particulière avec le Québec.Comment l'explique-t-il?« D'abord, les Québécois ont toujours été sensibles à la langue, parce que vous vivez sur une île et que vous respectez ça.Et aussi pour le côté rock de ma musique, parce que vous êtes nord-américains.On va essayer de continuer cette histoire, c'est gentil de me donner une chance.Bon, maintenant, je m'en vais me tricoter un pull ! » Au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts le 28 février, 20 h, dans le cadre de Montréal en lumière.LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 21 FÉVRIER 2015 ARTS 9 ARTS MONTRÉAL EN LUMIERE PIIOlOOl IVIIRPONIHRIANlLI APR SSI |ol \u2022 s ; '\t¥\t11 ¦ âsjggp 11\t\u2022\tg .\t.o\",~, ¦ .> ;¦ -m* liis :.¦ ?;0 ¦ .' W; m ¦ \u2022 LrWM-V A - .lilli D\u2019AUTRES ARTISTES SUISSES À MONTRÉAL EN LUMIÈRE ANNA AARON Le plus récent album de cette chanteuse et pianiste de 30 ans, Neuro, lancé l\u2019hiver dernier, a récolté de très bonnes critiques.Née à Bâle mais ayant grandi en Angleterre et en Nouvelle-Zélande, cette artiste indie s\u2019est beaucoup inspirée de PJ Harvey pour son premier disque solo, sorti en 2011.Anna Aaron est parfois comparée à Agnes Obel, parfois à Lykke Li, mais ce qui est certain, c\u2019est que cette auteure-compositrice-interprète trimballe un univers planant et mystérieux.Les thèmes abordés dans Neuro sont d\u2019ailleurs tirés du livre Neuromancien, de l\u2019écrivain cyberpunk William Gibson.Une vraie belle découverte.À L\u2019Astral, le 27 février, 20 h ; au Théâtre Maisonneuve, en première partie de Stephan Eicher, le 28 février, 20 h.ELIANA BURKI Elle a 31 ans et joue du cor des Alpes depuis qu\u2019elle est toute petite.La musicienne suisse allemande originaire de Soleure connaît un joli succès en dépoussiérant cet instrument traditionnel qui mesure 3,7 mètres et qui ressemble à un didgeridoo géant légèrement courbé au bout.Son premier disque, Heartbeat, sorti en 2007, portait d\u2019ailleurs un sous-titre qui donnait le ton : Funky Swiss Alphorn.Le suivant, Travellin Root, est dans les mêmes eaux, donnant au son très profond du cor des Alpes des teintes de jazz, blues, soul, rock et même de tango.Il faut l\u2019entendre pour le croire.HARRY MANX SANS LES MOTS Harry Manx est de retour au Québec pour une tournée de 14 concerts qui démarrera à Montréal en lumière.Le troubadour s\u2019amène avec 20 Strings and the Truth, album mettant en évidence la Mohan Veena que lui réclamaient ses fans de la première heure.ALAIN DE REPENTIGNY y a un an, Harry Manx a récupéré sa Mohan Veena, la précieuse guitare-sitar à 20 cordes qu'il s'était fait voler à l'aéroport O'Hare de Chicago et qu'il croyait perdue à jamais.« Elle sonne mieux que jamais et finalement, cet incident m'a fait plus de bien que de mal», constate-t-il aujourd'hui.À cause de cette mésaventure, Manx a beaucoup fait parler de lui sur les réseaux sociaux et un nouveau public a découvert ce troubadour dont la carrière s'est mise en branle à la mi-quarantaine et qui célébrera ses 60 ans cette année.Manx a beaucoup voyagé et sa notoriété n'est plus à faire, aussi bien au Canada, son pays d'adoption, qu'en Australie, où il a donné quantité de concerts.Mais voilà qu'on le réclame en Europe, ce continent où il a longtemps été musicien de rue.Il s'est déniché un agent au Royaume-Uni et a même fait un retour triomphal dans l'île de Man, au large de l'Angleterre, la terre natale où il n'était jamais retourné en 55 ans.« C'était une grande salle et on m'a dit que c'était la première fois qu'elle affichait complet, raconte Manx.Ils m'ont accueilli comme un des leurs : après la première chanson, un gars s'est levé, il a crié: \"Welcome home, Harry! \" et tout le monde a applaudi.Un grand moment.» Manx revient donner une série de concerts au Québec où on l'a adopté il y a longtemps.Jeudi prochain, le musicien sera de retour au Gesù où il a joué avec trois guitaristes - Charlie Hunter, Kevin Breit et David Lindley - en autant de soirs au dernier Festival de jazz, mais cette fois, il sera seul sur scène.La bonne nouvelle pour ses vieux fans est qu'il s'amène avec un tout nouvel album principalement instrumental, 20 Strings and the Truth, dans lequel la Mohan Veena prend (presque) toute la place : « Partout où je vais, on me dit qu'on est tellement content que la Veena soit de retour.Et je réponds toujours: \" Voici le CD qui complète l'histoire.\" Cet album, je l'ai fait pour les gens qui me demandaient un disque dans lequel il y aurait beaucoup de Veena et qui serait décontracté.Ce n'est peut-être pas le disque pour ceux qui veulent découvrir qui est Harry Manx.Ce sont plus des musiques et des ambiances que j'ai faites pour mes fans.» Changement de cap Cet album, Harry Manx a mis environ deux ans à le faire entre ses nombreux concerts, tant et si bien qu'il a changé d'identité en cours de route.« Au début, je voulais faire un disque qu'on écoute en arrière-plan, comme de la musique d'aéroport, raconte Manx en riant.Mais je me suis rendu compte que ce n'était pas vraiment ma vocation ni mon truc.C'est donc le même genre de musique que je joue habituellement, mais sans les mots.Ça a un groove, c'est atmosphérique, c'est émotionnel et on peut faire un petit voyage avec cette musique.» On remarque notamment sur 20 Strings and the Truth la présence des synthés de l'Australien Clayton Dooley, dont on entend habituellement l'orgue sur les disques de son copain Harry.« Quand on faisait ce disque, j'écoutais tout le temps la musique de Weather Report, explique Manx.J'en suis devenu accro dès l'instant où je les ai vus en Suisse, au début des années 70, et leur musique me renverse encore.J'ai demandé à Clayton: \" Joue-moi des synthés comme Joe Zawinul le faisait si bien.\" » Les deux seules pièces chantées de l'album ont été empruntées à George Gershwin et Bob Marley.Manx marie Summertime à un raga sombre et bluesé : « Elles s'entrechoquent et ça ajoute une tension intéressante », dit-il.Quant à Waiting in Vain, il la dépouille de son rythme reggae pour mieux faire ressortir combien Marley a écrit une belle chanson d'amour.Par contre, Manx-le-chanteur se tait dans sa reprise de Crazy Love de Van Morrison qu'il a déjà chantée sur disque et sur scène.«Tellement de gens se sont mariés au son de ma version de Crazy Love, dont des amis très proches qui m'ont demandé de la chanter à leur mariage à Hawaii récemment.J'ai donc voulu en faire une version instrumentale sur mesure pour les mariés pendant qu'ils remontent l'allée.» Au Gesù le 26 février, puis en tournée québécoise.Info et dates: harrymanx.com MUSIQUE DU MONDE HARRY MANX 20 STRINGS AND THE TRUTH DOG MY CAT RECORDS ho strings and the truth imuvuu HARRY MANX ORD Sur la scène RBC de la place des Festivals, le 22 février, 17 h.Gratuit. ARTS MONTRÉAL EN LUMIÈRE KAKI KING LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 21 FÉVRIER 2015 Guitariste totale, spectacle total PHOTO SHERVIN LAINEZ, FOURNIE PAR MONTRÉAL EN LUMIÈRE Kaki King décrit son projet The Neck Is a Bridge to the Body comme une «extrapolation visuelle» de son concert.Les projections d\u2019images et de lumière signées Glowing Pictures ont été créées en collaboration avec elle.ALAIN BRUNET Par son jeu très spécial et l'éclectisme de ses références musicales, Kaki King se démarque clairement au sein de la communauté guitaristique.Tant de mélomanes se sont retrouvés sur le derrière à l'écoute de cette guitariste dont la technique singulière transcende les genres et les approches.The Neck Is a Bridge to the Body, projet qu'elle vient présenter au festival Montréal en lumière, lui confère une dimension scénographique à sa mesure.Spectacle total pour une guitariste totale.Jointe à son domicile new-yorkais, l'artiste de 3 5 ans explique sa démarche récente.« Il s'agit en quelque sorte d'une extrapolation visuelle de mon concert, mise en œuvre par l'entreprise Glowing Pictures, plus précisément par V.Owen Bush et Benton C.Bainbridge.Ils en sont les concepteurs, mais les images et la lumière ont été créées en étroite collaboration avec moi.Cet univers est aussi le mien.Peuvent être projetées des images de scènes intérieures ou extérieures de mon environnement, c'est-à-dire de ma propre cuisine à Brooklyn, où je vis.» La musique comme moteur Malgré l'ampleur visuelle de son nouveau spectacle, Kaki King ne veut surtout pas en être prisonnière.La musique doit en dicter le déploiement.Comment y parvient-elle?«D'une part, l'ordinateur réagit à la musique jouée en temps réel.La facture visuelle du spectacle, soit l'intensité de la lumière ou la nature des projections (images ou vidéos), est tributaire de la musique.D'autre part, une technicienne vidéaste m'accompagne et donne une véritable performance à mes côtés.» L'élaboration de ce spectacle s'est faite naturellement, raconte la guitariste.« À l'origine, je voulais simplement améliorer l'éclairage de mon spectacle.De fil en aiguille, j'ai réalisé que l'éclairage était un des outils parmi d'autres pour habiller mon concert.J'ai alors découvert la projection en 3D (mapping).Puis je me suis intéressée à la guitare en tant qu'écran ou objet lumineux.Je n'y connaissais pas grand-chose, il m'était donc difficile de concrétiser ces idées.Ainsi, j'ai travaillé avec les gens de Glowing Pictures.J'ai réalisé que les technologies audiovisuelles évoluent Plus de 70 000 billets vendus ! PRÉNOM C\u2019EST JUSTE LA PREMIERE SURPRISE POUR LA DERNIERE FOIS A MONTREAL 10 AU 21 MARS THEATRE ST-DENIS 514-790-11111 ticketpro.ca i Mise en scène Serge Denoncourt Une pièce de Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière Adaptation Maryse Warda Direction artistique Pierre Bernard Avec Christian Bégin Patrice Robitaille Gabriel Sabourin Catherine-Anne Toupin j Isabelle Vincent COMPLET COMPLET EN TOURNEE AU QUEBEC ! 2\tmars\tBrassard 6\tmars\tSt-Jean-sur-Richelieu 7\tmars\tSt-Jean-sur-Richelieu 26\tmars\tGatineau 27\tmars\tGatineau 28\tmars\tGatineau 31 mars\tQuébec 1\tavril\tQuébec 3\tavril\tTerrebonne 4\tavril\tTerrebonne 8\tavril\tSherbrooke 9\tavril\tSte-Thérèse 10\tavril\tSte-Thérèse 11\tavril\tSt-Jérôme 17\tavril\tLaSalle 18\tavril\tDrummondville 21\tavril\tL'Assomption 22\tavril\tL'Assomption 25 avril\tSaint-Hyacinthe 29\tavril\tLongueuil 30\tavril\tLongueuil 2\tmai\tJoliette 3\tmai\tLaval 6 mai\tTrois-Rivières 9 mai\tThetford Mines QUELQUES BILLETS COMPLET QUELQUES BILLETS QUELQUES BILLETS QUELQUES BILLETS fChéâfre Québec 'I \u201c St DENb 514-416-7771 IHAHAHA.COM très rapidement.Il n'y a pas longtemps, seuls quelques DJ vedettes pouvaient les utiliser.Aujourd'hui, elles peuvent être exploitées à petite échelle.» Ainsi, Kaki King se trouve seule sur scène, et.qu'en est-il de la musique ?« Bien que la musique soit surtout jouée en temps réel, je peux compter sur quelques pistes préenregistrées.Mon jeu en temps réel ajoute une dimension à la musique, surtout à cause de l'improvisation.En studio, j'étais plus centrée sur les compositions tout en voulant évoquer l'esprit du spectacle subséquent.Dans cette optique, le spectacle devient une extension de mon album.Certains aspects de l'enregistrement originel y sont reproduits sur scène, mais peu de choses restent intactes.« Utiliser une piste préenregistrée de l'album et jouer pardessus de nouveaux éléments improvisés ou composés me permet d'aller encore plus loin.Et puisque la dimension Elle accompagne ma quête, mes réflexions, la déconstruction de mon langage.Ce spectacle aborde aussi l'idée de la maîtrise d'une machine par l'homme.Il y est aussi question de la frustration, de la nervosité ou de l'anxiété qui peuvent hanter un musicien.Il y a l'enthousiasme et l'excitation que lui procurent un instrument de musique ou un autre outil permettant l'expression de sa créativité.Il y a le calme et la sérénité qui viennent avec l'expérience et la maîtrise.» Chose certaine, on continuera d'abord à assister aux performances de Kaki King pour ses vertus musicales.Pour son approche composite (folk, jazz, rock, bluegrass, finger picking, etc.) qui exclut toute comparaison.« Pourquoi cet éclectisme ?Parce que j'ai tôt fait de m'ennuyer si je m'en tiens à un seul genre.Je joue de la guitare depuis l'âge de 4 ans.À l'âge de 11 ou 12 ans, plu- « Pourquoi cet éclectisme?Parce que j\u2019ai tôt fait de m\u2019ennuyer si je m\u2019en tiens à un seul genre.Je joue de la guitare depuis l\u2019âge de 4 ans.» \u2014 Kaki King visuelle du spectacle est vraiment importante, la musique doit l'être aussi.Dans les circonstances, c'est justifié.Cela dit, je crois à l'indépendance de ces compositions par rapport à leurs compléments visuels sur scène.La musique peut se suffire à elle-même, ce qui justifie l'album The Neck is a Bridge to the Body.» La guitare a sa vie propre Même s'il s'agit d'un spectacle total, la trame narrative doit en rester simple, estime Kaki King.« Cela tourne autour du processus créatif.Comment la musique peut-elle générer des images?Comment la guitare peut-elle influencer son utilisateur?Je ne suis même pas sur scène lorsque le spectacle démarre, mais la guitare est déjà en activité.sieurs pistes se présentaient à moi : guitare classique, guitare jazz ou guitare rock de haut niveau.Aucune de ces pistes ne me séduisait profondément, je ne me voyais pas y consacrer ma vie entière.« J'étais beaucoup plus stimulée par l'exploration de doigtés différents (finger picking) et aussi par la dimension percussive de la guitare.Ma main droite étant plus aguerrie que la gauche, ces approches devenaient d'autant plus importantes.Peut-être cela a-t-il influé sur mes choix.Difficile à dire.Encore aujourd'hui, je reste attentive à tous les styles de guitare, je poursuis l'exploration sans essayer d'identifier clairement ce qui se trouve dans ma musique.Je laisse la guitare m'y emmener.» Au Club Soda le 27 février, 20 h.CONCOURS
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