La presse, 6 mai 2014, Cahier A
[" Montréal mardi 6 mai 2014 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 130® année No163\t50 pages, 4 cahiers 1,00$ taxes en sus - Édition provinciale 1,10$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées LA PRESSE EXCLUSIF CAFOUILLAGE AUTOUR D\u2019UNE BOMBE EN 2013 LE SPVM VEUT CORRIGER LE TIR «JE SUIS RADIO- Onze mois après avoir dépêché des enquêteurs des fraudes plutôt que des artificiers dans un appartement où une bombe aurait pu exploser, la police de Montréal revoit ses méthodes de perquisitions.pages A2 eta3 CANADIEN» Pierre Karl Péladeau se porte à la défense du diffuseur public.PAGE A5 PHOTO MATHIEU BÉLANGER, REUTERS PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE EXCLUSIF RÉSIDENCES PRIVÉES POUR PERSONNES ÂGÉES CHUTE BRUTALE DU NOMBRE DE PLACES Une centaine de foyers ont fermé leurs portes depuis un an au Québec.La réglementation plus lourde et la flambée des frais d\u2019exploitation sont en cause.AFFAIRES \tI POSTE D\u2019HYDRO-QUÉBEC À LABELLE\t\t UN ACTE DE VANDALISME CAUSE UN IMPORTANT DÉVERSEMENT D'HUILE Comment a-t-on pu pénétrer sur les lieux?La SQ enquête, silence radio chez Hydro.AFFAIRES UN CHÈQUE «SURPRISE» POUR LES EMPLOYÉS DE LÉTAT Coût de « l\u2019ajustement salarial » lié à l\u2019inflation : 375 millions.PAGE A4 PIERRE FOGLIA LA COUSINE PAGE A8 FRANÇOIS CARDINAL EN FINIRAVEC LES TUNNELS DE LA MORT PAGE A10 FRANCIS VAILLES LE QUÉBEC, TERRE D\u2019ACCUEIL FISCALE POUR LES ONTARIENS?AFFAIRES DIX MINUTES FATALES?PAS SÛR! PHILIPPE CANTIN SPORTS PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE VISITEZ NOTRE SECTION «PROMO» SUR www.cycleneron.com CYCL E NERON .CO JVjEMOV MON CLIN D'ŒIL STÉPHANE LAPORTE Quelle est la différence entre un journaliste de Radio-Canada et un ancien journaliste de Radio-Canada ?Le premier veut sauver Radio-Canada, le second veut sauver le PQ.CUBi Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte L-V 621924 98765 1 Modèle SE avec ens.Tech montré' DOO FRAIS, LIVRAISON ET DESTINATION INCLUS.AUTOROUTE: 5,8 L/100KM* FRAIS, LIVRAISON ET DESTINATION INCLUS.AUTOROUTE: FRAIS, LIVRAISON ET DESTINATION INCLUS.AUTOROUTE: 5,3 L/100 KM' Modèle Limited montré 8750, boul.Taschereau, Brassard brossardhyundai.com 1 DOO 359 D325 JUSQU'À BRD55ARD 5 ANS Garantie globale limitée :5ans/100 000 km \u2022 Garantie groupe motopropulseur:5ans/100 000 km \u2022 Garantie sur les émissions :5ans/100 000 km » C/J % ELANTRA G0TiL y PDSF RABAIS 28709$ PDSF SANTA FE SPORT 2014 RABAIS VOTRE PRIX DARGI\\IEZ / PDSF 509$ RABAIS - 3 610$ ELANTRA L '014 13 999$ VOTRE PRIX GARANTIE us et taxe de 100 $sur le climatiseur sur les modèles éqi un climatiseur), lvraison et de destination de 1 595 $/1 595 $/1 795 $ inclus.Frais is, bgos, noms de produits, roms des caractéristiques, images et slogans Hyundai soit des mangues de commerce appartenant à Hyundai Auto Canada Corp.?Prix des véhcules montrés : Elantra Limited 2014, transmission automatique à partir de 25 359 $ / Elantra GT SE 2014 ave: ensemble Tech.à partir de 28 509 $ / Santa Fe Sport 2.0T Limited 2014 àtræton intégrale à partir de 41 009$.Fiais de 115$ (taxe de 15$sur les pneu d'enregistrement, d'assurance, d'immatriculation, du RDPRM (maximum 76$) et taxes applicables en sus.Lesfrais de livraison et de de tinit^rn nmiprennent les frais de transport et de préparation, d'administration du concessionnaire et un réser^ir plein de carburant, t Le calcul desajustements de prix se fait à partir du prix de base de chaque véhicule.Ajustements de prix jusqu'à 3610$/3160$/3110$ disponibles surachats comptanisseulement sur les Elantra L 2014, manuelle / Elantra GT L2014, manuelle / Santa Fe Sport 2.4 2014 àtræ.avant.Les ajustements de pnx s'appliquent -u prix avant taxe.Cette offre ne peut être combinée ou utilisée en conpncton avec toute autre offre disponible.Cette offre ne peut être transférée ni cédée.Aucun échange de véhicule requis.?Les cotes de conrommaton d'essence des Elantra L 2014, bote manuelle Autoroute 5,3 L/100 km; Ville 7,6 L/100 km) / Eantra GT L 2014, bote manuelle (Autoroute 5,8 L/100 km; Ville 8,5 L/100 km) / Santa Fe Sport 2.4L 2014 à traction avant (Autoroute 7,3 L/100 km; Ville 10,2 L/100 km) sont basées sur les données des tests du manufacturier.Les oonsommations réelles peuvent varier selon les conditions de conduite et l'ajout de certains accessoires automobiles.Les données sont présentées aux fins de comparaison uniquement.?t Offres valides pour une durée limitée etsous réserve de changement ou d'annulation sans préavis.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Les stockssont limités.Le concessionnaire pourrait devoir commander le véhcule.Détails chez votre concessonnaire.tt La garantie globale limitée de Hyundai couvre a plupart des pièces du véhcule contre les défauts defabrcation s> :ct des conditions normales d'utilisation et d'e 621924987651 http://www.brossardhyundai.com/index.htm?utm_source=Lapresse&utm_medium=Journal&utm_campaign=Code+QR A 2 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 6 MAI 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS CAFOUILLAGE AUTOUR D'UNE BOMBE EN 2013 Le SPVM revoit ses méthodes Un rocambolesque complot pour dévaliser une banque aurait pu avoir des conséquences catastrophiques EXCLUSIF VINCENT LAROUCHE La police de Montréal va changer sous peu sa façon de mener des perquisitions, à la suite d\u2019un cafouillage lors d\u2019une opération où une puissante bombe aurait pu causer un bain de sang à 100 mètres à la ronde, en plein quartier résidentiel, a appris La Presse.Les sept nouvelles mesures qui seront annoncées sous peu découlent d'un incident survenu le 15 juin dernier à Pointe-Saint-Charles.L'affaire est relatée en grande partie dans un rapport des techniciens en explosifs de Groupe tactique d'intervention (SWAT), que nous avons obtenu.À l'époque, les enquêteurs spécialistes des vols de banques étaient sur la piste d'un groupe qui préparait l'attaque d'un fourgon blindé et le kidnapping d'un banquier.Seule une poignée de vieux criminels endurcis, des professionnels adeptes d'explosifs et d'armes automatiques, sont connus comme étant capables de monter un tel coup à Montréal.Les enquêteurs ont vite relié le plan à trois suspects principaux: Denis Paquette, Gilles Pinsonneault et Michel Renaud.Comme ils ont tous déjà été impliqués dans des échanges de tirs avec la police, des mesures de sécurité particulières étaient planifiées pour leur arrestation.Pendant l'enquête, les policiers avaient par ailleurs intercepté des conversations au cours desquelles il était question d'une bombe.Les trois suspects ont été arrêtés lors d'un grand déploiement le vendredi 14 juin.L'opération était dirigée par Mario Desmarais, à l'époque commandant de la Section des crimes majeurs.Épuisés après plus de 24 heures de travail d'affilée, les enquêteurs au dossier ont ensuite été envoyés se reposer.Les agents du SWAT ont aussi obtenu leur congé.Mais le lendemain, il restait à perquisitionner dans le logement de Denis Paquette, qui habitait une résidence pour retraités et semi-retraités sur la rue de Coleraine, à Pointe-Saint-Charles.Tenus dans l\u2019ignorance Le commandant Desmarais avait besoin de bras pour cette perquisition.Or, les enquêteurs experts en la matière sont difficiles à réunir le week-end, surtout depuis que les «primes de disponibilité » ont été abolies pour les enquêteurs qui restent disponibles sur appel.Faire entrer les agents du SWAT à taux double pour une journée d'heures supplémentaires coûte aussi très cher, alors que le SPVM tente désespérément de réduire ses dépenses.Le commandant a donc décidé d'envoyer des enquêteurs des fraudes qui étaient de garde et qu'il avait sous la main.Ceux-ci ont accepté de donner un coup de main.Cinq sources policières ont confirmé à La Presse que « les gars des fraudes» n'ont jamais été informés de la possibilité de découvrir une bombe.Ils ignoraient aussi que les personnes arrêtées étaient réputées capables de tirer sur la police et qu'au moins un individu soupçonné d'être leur complice était toujours en liberté.Tout ce qu'on a demandé aux enquêteurs, c'était de ramasser quelques vêtements chez Paquette à titre d'éléments de preuve.C'est en cherchant tranquillement ces vêtements que l'un d'eux a découvert qu'il était en train d'agiter dangereusement un sac de sport bleu contenant des armes, des munitions, des déguisements et une mallette qui semblait prête à lui sauter au visage.« La mallette avait une paire de menottes attachée à la poignée, un fil qui sortait par un trou percé sur le devant, un bouton pressoir et une serrure ronde non conventionnelle», racontent les techniciens en explosifs dans leur rapport.Une mitraillette AK-47 a aussi été trouvée sur place, ainsi qu'un contenant de poudre à canon.Dangereux dans un rayon de 100 mètres L'analyse subséquente démontrera que la mallette était reliée à un système de mise à feu commandé par téléphone cellulaire.« Il est difficile d'affirmer avec certitude s'il était fonctionnel, mais toutes les composantes nécessaires étaient présentes», précise le rapport.Le mécanisme pouvait être armé d'une simple pression.« Un être humain menotté à cette valise lors de la détonation a très peu de chances de survivre, et des blessures peuvent facilement être infligées aux personnes présentes dans un rayon de 100 mètres», poursuivent les experts.Ébahis par leur découverte, les enquêteurs des fraudes ont ordonné l'évacuation de la maison de retraite.Ils ont appelé en renfort le SWAT et ses experts en explosifs qui ont utilisé le robot télécommandé du SPVM pour sortir la mallette dehors, puisque « la traiter sur place dans le logement aurait pu causer des dommages considérables, d'autant plus que des réservoirs d'oxygène étaient présents à l'étage supérieur».L'engin explosif a finalement été neutralisé à l'extérieur, dans une déflagration contrôlée qui a endommagé le robot policier.Le lendemain, lorsqu'il a pris conscience du risque qu'il avait couru, l'enquêteur aux fraudes de 44 ans qui avait découvert la bombe s'est senti mal.Ébranlé, il a dû prendre un congé de plusieurs semaines pour se remettre de ses émotions.Grand chantier L'affaire a causé beaucoup de mécontentement dans les rangs du SPVM.La direction, la CSST et la Fraternité des policiers ont participé à un grand chantier de remise en question des pratiques.La Fraternité a confirmé hier à La Presse qu'elle a exigé des changements dans les façons de faire.« La Fraternité est toujours préoccupée par la sécurité de ses membres et celle du public.Et dans ce cas-ci, les faits qui ont été portés à notre connaissance nous ont choqués», explique le président Yves Francoeur.« Les questions budgétaires ne devraient jamais intervenir lorsque la vie ou la sécurité de nos policiers ou de la population est en jeu.Devant ces circonstances, la Fraternité a exigé des correctifs ainsi que l'assurance qu'une telle situation ne se reproduirait plus », dit-il.La CSST a confirmé à La Presse qu'elle a donné son aval à un plan d'action du SPVM qui vise à combler les failles dans les méthodes de travail et qui comprend sept recommandations à implanter.La direction du SPVM refuse de détailler celles-ci pour l'instant.«Nous devons rencontrer nos employés sous peu, et c'est avec eux qu'on va partager ces résultats en premier.Nous sommes une organisation policière apprenante, nous en apprenons davantage tous les jours sur le terrain», a déclaré le commandant Ian Lafrenière, porte-parole du SPVM.Selon nos sources, une grille d'évaluation du risque devra notamment être remplie avant chaque perquisition et être approuvée par un cadre pour éviter de mauvaises surprises comme celle de Pointe-Saint-Charles.La CSST estime que le SPVM « a fait preuve de proactivité en prenant en charge la situation».« Les recommandations font consensus à l'interne et nous nous sommes assurés du bien-fondé de la démarche», assure Dominique David, porte-parole de l'organisme.C\u2019est en cherchant tranquillement ces vêtements que l\u2019un d\u2019eux a découvert qu\u2019il était en train d\u2019agiter dangereusement un sac de sport bleu contenant des armes, des munitions, des déguisements et une mallette qui semblait prête à lui sauter au visage.OYSTER PERPETUAL GMT-MASTER II \t\t\t Amusez-vous !\tSPORTS 7\tHoraire télévision\tARTS 4 Astrologie du jour\tAFFAIRES 14\tLoteries\tA6 Bourses\tAFFAIRES 11\tMonde\tA18 et A19 Débats\tA20 et A21\tPetites annonces\tAFFAIRES 4 et 13 Décès\tAFFAIRES 14\tSudoku\tAFFAIRES 4 Météo Nuageux avec percées de soleil, maximum 13, minimum 4.AFFAIRES 13 VOUSAVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca ?A ¦ ¦ ¦ ¦¦ ¦ ¦¦ CHÂTEAU D\u2019IVOIRE - r.io JOAILLIERS o rgi- 2020 RUE DE LA MONTAGNE, 5 14 845 4651 t ROLEX LE PLAN >\tSelon la police, en juin 2013, les suspects avaient installé une caméra dans une camionnette stationnée devant la résidence d\u2019un important banquier montréalais.L\u2019homme qu\u2019ils épiaient détient les clés pour entrer dans plusieurs installations névralgiques de son institution financière, y compris les chambres fortes où sont entreposées des sommes faramineuses.>\tLa bande aurait surveillé les allées et venues du banquier et de sa famille en planifiant un kidnapping.>\tLe groupe avait fabriqué une bombe télécommandée par téléphone cellulaire qui était insérée dans une mallette munie d\u2019une menotte, ce qui «correspond très bien à une valise qu\u2019on attache au poignet d\u2019une victime lors d\u2019un enlèvement», selon le rapport du Groupe tactique d\u2019intervention.La police croit que le but était d\u2019exiger un accès aux richesses de la banque en menaçant de faire sauter un otage.>\tLes suspects, qui étaient munis d\u2019un véritable arsenal incluant un fusil d\u2019assaut AK-47, prévoyaient aussi attaquer un fourgon blindé bancaire avant de disparaître.\u2014 Vincent Larouche Pas encore prêt à être libéré après 45 ans de détention CAROLINE TOUZIN Est-il possible de réintégrer dans la société un vieux criminel qui a passé toute sa vie adulte « en dedans » pour une série de crimes graves, dont le meurtre d'un directeur de prison ?Gérald Gauthier, qui est incarcéré depuis 45 ans à l'exception de quelques périodes d'évasion, veut obtenir sa libération conditionnelle totale.Or, la Commission des libérations conditionnelles du Canada vient de lui répondre qu'il ne doit pas brûler d'étapes.«Votre retour en communauté représente tout un défi», ont écrit les commissaires dans une décision rendue le 2 mai dernier, refusant du même coup de lui accorder sa libération.Le meurtrier de 68 ans doit être transféré dans une prison à sécurité minimum avant de penser à recouvrer sa liberté, ont tranché les commissaires.Abattu froidement À la fin des années 70, Gauthier purge une peine de six ans pour une série de vols qualifiés lorsqu'il s'évade du pénitencier Archambault à Sainte-Anne-des-Plaines.Quelques mois plus tard, en février 1978, il se présente avec des complices au domicile du directeur de la prison, Michel I 1\t7 PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Gérald Gauthier, en 2008.Roy.Celui-ci n'a aucune chance.Il est abattu de sept balles dans la tête.« L'information au dossier indique que ce délit aurait été motivé par un désir de vengeance, parce que ce directeur avait retiré des privilèges aux détenus.L'objectif aurait été de démontrer ainsi une solidarité envers les détenus incarcérés», soulignent les commissaires.Gauthier est condamné pour le meurtre prémédité du directeur du pénitencier et se voit imposer une peine à perpétuité.De retour derrière les barreaux, Gauthier récidive en 1985 alors qu'il obstrue la vue aux gardiens pendant qu'un détenu en étrangle un autre.Ce n'est pas tout.Il tente lui-même d'étrangler un codétenu avec un fil de fer jusqu'à ce qu'il le croie mort.Une condamnation pour homicide involontaire et une autre pour tentative de meurtre s'ajoutent au tableau.Les commissaires parlent d'un parcours carcéral « tumultueux».Gauthier a fait partie de la bande de motards des Bandidos, pour laquelle il a vendu de la drogue.Il a fait plusieurs tentatives d'évasion; sa dernière remonte à 1998.«Accalmie» Depuis 2000, les commissaires notent une « accalmie».Gauthier assure qu'il a eu une prise de conscience après avoir appris que la fille d'une de ses victimes était incarcérée.Dans une scène qui fait penser à la populaire série Unité 9, l'aumônier de la prison s'est présenté à l'audience de libération de Gauthier pour lui apporter son soutien.Lors de son audience, Gauthier a exprimé des émotions et des sentiments qui «apparaissent sincères», disent les commissaires.«Cependant, la Commission ne perd pas de vue votre lourd et long passé de violence commis de façon répétée et utilitaire», ont-ils affirmé.Gérald Gauthier ne peut pas faire de nouvelle demande avant deux ans, soit en mai 2016. LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 6 MAI 2014 A3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ACTUALITÉS ¦ i ^A1 II rv \t\t PHOTO SYLVAIN RYAN, COLLABORATION SPÉCIALE Une des perquisitions sur la rue Coleraine, dans le quartier Pointe-Saint-Charles, a provoqué l\u2019évacuation d\u2019une quarantaine de résidants d\u2019un immeuble à logements.¦à&iÊSfrr;- mmm PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE Les policiers ont effectué une perquisition dans le logement de Denis Paquette, situé dans une résidence pour retraités et semi-retraités.Ils y ont trouvé une bombe de forte puissance.PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE L\u2019opération policière a semé l\u2019émoi chez les résidants du quartier.m\\ k r.ma mmm r ¦j.itmm mi ISBIEÏfl r kà r\u2014r PAS DES ENFANTS DE CHŒUR VINCENT LAROUCHE Les quatre suspects arrêtés dans cette affaire ne traînent pas une réputation d\u2019enfants de chœur.La police considère les trois aînés du groupe comme faisant partie du cercle de plus en plus restreint des derniers des Mohicans en matière de vols de camions blindés à Montréal.Ils traînent de lourds antécédents criminels.Denis Paquette, 63 ans C'est chez lui que la bombe et l'arsenal ont été trouvés.Très apprécié de ses voisins à l'Éveil de Pointe-Saint-Charles, il achetait des cadeaux aux enfants du concierge à Noël et s'occupait de sa vieille mère, placée dans un centre d'hébergement à proximité.Il joggait tous les jours, même l'hiver.En 1988, il a reçu une balle dans la tête lorsqu'un policier a tenté de l'arrêter alors qu'il braquait une banque avec un fusil tronçonné.Il a déjà été condamné pour des vols qualifiés et pour avoir tiré sur deux clients d'un bar de LaSalle, en 1981.Michel Renaud, 64 ans Il s'est fait connaître en 1979 lorsque lui et son frère Pierre ont tiré sur trois policiers, tuant l'un d'eux, René Vallée, lors d'un braquage à Mont-Royal.Après une cavale, ils ont été arrêtés respectivement à Porto Rico et en Californie.Mais une fois ramenés à Montréal, ils ont Denis Paquette £ ÊE-Q 13 ÎS g 11 % Des primes > 3% Quel est le problème?> 86% Résultats à17h30, hier >10142 répondants DROITS RÉSERVÉS/serge.chapleau@lapresse.ca OPINION Un recul pour le Québec Radio-Canada est un acteur fondamental pour informer la population COURRIERDES LECTEURS Henri Bergeron ou encore, comme l'ont mentionné de nombreux experts, du rôle déterminant que joue Enquête pour débusquer les fraudeurs et mettre au jour des actes illégaux?Variété et diversité Qui plus est, en plus d'offrir une information locale, régionale et nationale de grande qualité, la SRC est le télédiffuseur qui offre aux citoyens québécois la plus grande variété et diversité d'information internationale.L'information n'est pas une simple marchandise, mais l'un des piliers névralgiques de notre société démocratique.C'est pourquoi la réduction de l'offre de nouvelles à la SRC constitue un recul pour le Québec.Si le gouvernement de Stephen Harper veut donner de la substance à son affirmation que le Québec est une société distincte, il se doit de protéger la capacité de Radio-Canada à contribuer à l'essor de notre culture et à la viabilité de ses artisans.Nous ne pouvons tolérer que le succès de la télévision publique francophone subventionne la CBC, dont les cotes d'écoute sont faméliques.Au-delà de toute affiliation politique, tous les Québécois devraient s'insurger devant cette tentative de réduire la capacité de Radio-Canada à contribuer pleinement à notre culture et à l'information des francophones.PIERRE KARL PÉLADEAU ET STÉPHANE BERGERON Les auteurs sont députés péquistes de Saint-Jérôme et de Verchères.Nous souhaitons exprimer des préoccupations importantes face au sort réservé par le gouvernement fédéral à Radio-Canada.Encore une fois, Ottawa a manqué une occasion de prendre acte de la spécificité du Québec.À la suite des coupes récentes annoncées par la direction générale de la Société Radio-Canada (SRC), le gouvernement de Philippe Couillard, par l'intermédiaire de son ministre responsable des affaires intergouvernementales, Jean-Marc Fournier, s'est déclaré inquiet pour les francophones hors Québec.Comme nous le savons, ces coupes à la SRC sont elles-mêmes causées par des compressions budgétaires imposées par le gouvernement fédéral.Vecteur de l\u2019affirmation des francophones Bien que nous partagions l'inquiétude du ministre Fournier pour les francophones hors Québec, nous nous inquiétons aussi pour les francophones du Québec.Ces compressions budgétaires minent les fondements de Radio-Canada, une institution qui exerce un rôle important pour le maintien et le développement de La question du péage sur le futur pont remplaçant le pont Champlain vous fait réagir.Vous pouvez consulter une sélection de textes dans La Presse+.PHOTO ERICK LABBÉ, LE SOLEIL institution fut un vecteur puissant de l'affirmation des francophones et un des principaux véhicules de diffusion de notre distinction culturelle au sein du Canada?Est-ce utile de nous souvenir de l'émission Point de mire mettant en valeur les grands talents de vulgarisation de René Lévesque ?Des Beaux Dimanches, animé par cet amoureux de la langue française qu'était le regretté notre industrie culturelle québécoise.De même, Radio-Canada est un acteur fondamental pour une saine et rigoureuse information de la population.Depuis sa création en 1936 et son déploiement audiovisuel en 1952, est-ce utile de mentionner que cette LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 6 MAI 2014 A 21 À BIEN Y PENSER Je réalise que le Canada a toujours payé les frais de nos illustres visiteurs britanniques.Cette coutume doit cesser.Depuis quand est-il logique de couvrir les frais de voyage d\u2019un visiteur?Pour la visite du prince Charles, le Canada va dépenser 720 000$, incluant 150 000$ en cadeaux.Une folie! Le gouvernement est-il tombé sur la tête?S\u2019ils veulent nous visiter, qu\u2019ils paient! \u2014 Raymond Trudel, Sainte-Julie DEBATS PKP a-t-il un avenir politique ?Drainville doit démissionner Ceux qui ont conduit le PQ sur la voie de l\u2019intolérance, de l\u2019hypocrisie et de l\u2019amateurisme doivent s\u2019en aller m r:, , V LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca Combien de temps Pierre Karl Péladeau restera-t-il au Parti québécois?La question se pose, surtout depuis le départ surprenant et inexpliqué de son bras droit Robert Dépatie, qui a démissionné de son poste de PDG de Québecor, officiellement pour des « raisons de santé ».Le départ inopiné de celui qui fut pendant des années son principal et indispensable collaborateur pourrait servir de prétexte idéal à pKp pour s'extirper de la galère naufragée dans laquelle il se trouve aujourd'hui, après s'y être embarqué impulsivement et avec, faut-il dire, une bonne dose de naïveté.Il n'aurait qu'à dire qu'il doit renoncer à son engagement politique pour le salut de son entreprise.On le voyait - et il se voyait -comme le futur chef du PQ, mais l\u2019étoile de PKP ne brille pas fort au firmament du PQ.On le voyait - et il se voyait -comme le futur chef du PQ.Le plan est déjà en place, car l'appareil du parti se trouve aujourd'hui entre les mains de gens qui sont ses proches alliés, à commencer par le chef intérimaire du parti, Stéphane Bédard.Mais ce ne sera pas un jardin de roses.L'étoile de PKP ne brille pas fort au firmament du PQ.Beaucoup de péquistes, qui se sont lancés, comme après chaque défaite, à la recherche de boucs émissaires, estiment que son arrivée dans la campagne (« mal préparée », disent-ils) a fait reculer le parti en braquant les réflecteurs sur la souveraineté.L'aile gauche du mouvement souverainiste (les Parizeau, Harel, Duceppe, Larose, etc.) avait surmonté ses réticences idéologiques pour l'accueillir comme un sauveur durant les quelques jours où tout le monde croyait que l'arrivée du puissant homme d'affaires serait un atout pour le parti et pour la cause.Les mêmes s'en détournent aujourd'hui, et le plus bavard du groupe, l'omniprésent Marc Laviolette, le qualifie de « pire patron de l'histoire du Québec».Par ailleurs, sa proposition de mettre les drapeaux en berne le jour de l'anniversaire du rapatriement de la Constitution est complètement tombée à plat.Personne, même parmi les plus chauds partisans de la souveraineté, n'a repris la suggestion à son compte.Son intervention d'aujourd'hui sur Radio-Canada en étonnera plus d'un, de la part d'un adversaire acharné de la SRC et de la CBC.Si PKP se présentait au leadership, il ne serait pas élu d'avance, c'est le moins qu'on puisse dire.Et lui-même a-t-il envie de diriger un parti décimé, traversé par des frictions internes ?Une élection complémentaire dans Saint-Jérôme d'ici quelque temps?Pas sûr, mais pas impossible.Les péquistes, donc, ont commencé leur bilan par un conseil national à huis clos tenu le week-end dernier à Laval.Pauline Marois, qui avait eu l'intention de s'y dérober, a heureusement changé d'idée.C'était bien la moindre des choses que de faire face directement aux militants après cette débandade historique.Un général ne déserte pas après une défaite.Plus que jamais, le parti se trouve aujourd'hui entre l'arbre et l'écorce, déchiré entre son idéal qui est aussi sa raison d'être et le fait, difficile à nier, qu'en s'y accrochant avec trop de passion (comme le recommande Jacques Parizeau), il risque de ne jamais plus être réélu pour la simple raison qu'une majorité d'électeurs ne veut pas en entendre parler.Il faudrait être bien naïf pour croire que le PQ mettra l'« article Un» de son programme au rancart.Plus vraisemblablement, il continuera à jouer sur les deux tableaux, oscillant selon les périodes entre la promotion de la souveraineté et la promesse du « bon gouvernement».Peut-être se résoudra-t-il à s'engager solennellement, aux prochaines élections, à ne pas faire de référendum dans un premier mandat.Cela constituerait un compromis acceptable, dans l'affrontement qui se dessine entre idéalistes et pragmatiques.GÉRARD BOUCHARD Historien et sociologue, l\u2019auteur enseigne à l\u2019Université du Québec à Chicoutimi.Un éditorialiste a parlé de cynisme et de stupidités pour qualifier la récente campagne menée par le Parti québécois.Ces mots très durs ne sont pas loin de la réalité.Parmi tous les exemples qu'on pourrait ici évoquer, c'est encore le projet de charte et la façon dont il a été promu qui attirent l'attention.On sait le rôle plutôt sinistre qu'y a joué le tandem Marois-Drainville.Il a été largement commenté et, avec raison, fortement condamné.Il faut aller plus loin.Il y a un grand ménage à faire dans le parti.Tous ceux qui l'ont conduit sur la voie de l'intolérance, de l'hypocrisie et de l'amateurisme doivent s'en aller.Quant à ceux qui ont carrément versé dans la démagogie la plus effrontée soit en multipliant les mensonges à la population, soit en encourageant cette pratique par leur silence complaisant, on se demande s'ils se qualifient encore pour occuper une charge politique ou même une fonction publique.Au-delà du tort causé au Parti québécois, ces manœuvres duplessistes ont déçu bien des honnêtes gens.Elles ont discrédité, à leurs yeux, l'ensemble du politique.Les repentances tardives Parmi les responsables de ce gâchis, j'aimerais cibler ceux qui cherchent maintenant à se disculper en plaidant qu'au fond, ils ont toujours désapprouvé le projet de charte.Ils croient ainsi s'innocenter; en fait, ils empirent leur cas.En additionnant les confessions rapportées depuis quelques jours à ce que l'on savait déjà des convictions ZT I msm -¦ -O,AV'.'\".mm .-ys*.y., II! PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Depuis près d\u2019un an, Bernard Drainville a multiplié les déclarations incendiaires et mensongères, soutient l\u2019auteur.Pourquoi ne l'ont-ils pas fait?On ne parle pas ici d'un désaccord sur un contrat d'asphalte ou un tracé d'autoroute.L'enjeu, d'ordre éthique, portait sur une question fondamentale : la protection des droits des minorités.On connaît des figures publiques qui ont cru devoir tirer leur révérence pour moins que cela - pensons aux trois députés péquistes qui ont démissionné en juin 2011 à cause de leur désaccord sur la question de l'amphithéâtre de Québec.l'opération déshonorante des faux avis juridiques sur le projet de charte.Une opération menée au plus haut niveau du gouvernement, où l'imbécillité (appelons les choses par leur nom) le disputait à la malhonnêteté.Invoquera-t-on la responsabilité ministérielle?Elle a bon dos.Cette règle morale ne trouve-t-elle pas quelque part ses limites?Par exemple, quand elle en vient à cautionner une grande malhonnêteté ainsi qu'une violation même du droit?Restaurer la confiance En additionnant les confessions rapportées depuis quelques jours à ce que l\u2019on savait déjà des convictions de divers ministres, on en arrive à identifier un bloc important de dissidents dont pas un seul n\u2019a daigné se manifester.de divers ministres, on en arrive à identifier un bloc important de dissidents dont pas un seul n'a daigné se manifester.On est conduit à constater que, s'ils avaient su faire preuve de courage en se coalisant, ces ministres auraient eu le poids nécessaire pour obliger le gouvernement à faire marche arrière et négocier un compromis honorable, épargnant au Québec un épisode particulièrement honteux.La rigueur morale Ici, ce n'est pas la compétence qui a fait défaut, mais la rigueur morale.Il se trouvait parmi ces dissidents complaisants et repentants des acteurs qui, à cause de leur formation, de leurs antécédents et de leurs convictions bien connues, avaient initialement inspiré confiance.Je commettrai l'indélicatesse de pointer du doigt le ministre de la Justice - le gardien officiel du droit et de la rectitude morale - qui, par son inertie, a cautionné Les dirigeants du PQ ont bien raison d'ériger en priorité la reconstruction de leur parti.Mais ils devraient faire de la restauration de l'abus de confiance une priorité plus élevée encore.Deux membres du parti, plus que les autres, incarnent l'opprobre qui l'afflige désormais.C'est d'abord Mme Marois; elle a eu la décence de démissionner.C'est ensuite Bernard Drainville ; on attend qu'il en fasse autant.Depuis près d'un an, ce dernier a multiplié les déclarations incendiaires et mensongères pour dresser la majorité québécoise contre les minorités et les immigrants.Il a en plus tenu un rôle de premier plan dans l'affaire des faux avis.Tant que ce personnage restera associé au PQ, l'ombre qui l'enveloppe présentement se perpétuera.Une critique injustifiée Les auteurs sont des anciens presidents du Barreau canadien.Ils dénoncent les récentes déclarations du premier ministre Harper à propos de la juge en chef du Canada.Les récents commentaires du premier ministre Harper accusant la juge en chef du Canada d'avoir tenté de tenir une conversation inappropriée avec lui dénotent un manque de respect évident de la part de l'exécutif envers la branche judiciaire de notre démocratie constitutionnelle, et en particulier envers la représentante ultime de la magistrature canadienne, la juge en chef de notre Cour suprême.Un tel manque de respect est d'autant plus inquiétant que la conversation se voulait à propos d'un possible remplacement au niveau de sa Cour, un sujet amplement dans les limites d'une conversation appropriée entre un premier ministre et sa juge en chef.La magistrature est l'un des trois piliers indépendants de la démocratie constitutionnelle canadienne, les deux autres étant le législatif et l'exécutif.Notre système ne peut fonctionner efficacement que si chaque branche est respectueuse des pouvoirs des deux autres.Cette déférence et ce respect mutuels sont d'autant plus importants que ce sont les magistrats qui décident ultimement de la constitutionnalité des gestes des deux autres.Ceci ne devrait pourtant pas les empêcher de dialoguer de façon quotidienne à propos des mesures administratives requises pour assurer leur saine administration.Qui plus est, la branche judiciaire, et les juges en général, n'ont pas la capacité de défendre leur conduite en ces matières, surtout lorsque ces relations font l'objet d'attaques ou de critiques.Les événements survenus entre avril et juillet 2013 démontrent le respect traditionnel entre la magistrature et les deux autres composantes du gouvernement.En avril 2013, la juge en chef, de façon tout à fait appropriée et selon la tradition établie, a apporté sa contribution à la Commission parlementaire chargée des nouvelles nominations à la Cour suprême du Canada.En juillet, Un tel comportement laisse craindre que le premier ministre puisse chercher à intimider la Cour suprême ou encore miner sa capacité de rendre justice.elle a fait part de ses vues au gouvernement du Canada.Ces discussions eurent lieu bien avant la nomination du juge Nadon et se sont déroulées en parfaite symbiose, empreinte de cette courtoisie traditionnelle à laquelle les Canadiens sont en droit de s'attendre entre la magistrature et l'exécutif en ces matières.Un manque de respect À l'inverse, les récentes déclarations du premier ministre ont été faites, elles, neuf mois après que ces conversations eurent eu lieu, et bien après que le premier ministre eut pu avoir raison d'agir en toute bonne foi à propos de quelque aspect que ce soit de ces conversations.Au contraire, ces déclarations ont été faites uniquement après que le gouvernement s'est présenté devant la Cour suprême à titre de partie, laissant la distincte impression que ces déclarations visaient la Cour en réaction aux décisions rendues dans ces pourvois, conduite bien évidemment répréhensible pour toute partie qui se respecte dans le cadre d'un litige.Comme l'ont démontré certains récents échos relevés dans la presse, un tel comportement laisse craindre que le premier ministre, par ses déclarations, puisse chercher à intimider la Cour suprême du Canada ou encore miner sa capacité de rendre justice de façon objective et équitable, surtout lorsque le gouvernement choisit de se présenter devant elle pour juger d'un litige auquel il est partie prenante.Au surplus, une telle attitude risque de compromettre la nécessaire collaboration respectueuse entre la Cour suprême et les deux autres branches de gouvernement, et de mener au refus de la magistrature d'entretenir quelque relation que ce soit avec elles, de peur de représailles auxquelles le pouvoir judiciaire ne sera en aucune mesure capable de répondre adéquatement.En tant qu'anciens présidents de l'Association du Barreau canadien, nous demandons au premier ministre Harper de remédier à cette situation en démontrant à la magistrature et à l'ensemble des Canadiens son respect pour l'indépendance de nos tribunaux et la courtoisie élémentaire qui est due à la juge en chef du Canada.L.Yves Fortier, Montréal; Thomas G.Heintzman, Toronto; Simon V.Potter, Montréal; Susan McGrath, Iroquois Falls; Bernard Amyot, Montréal; D.Kevin Carroll, Barrie; J.Guy Joubert, Winnipeg; Rodney A.Snow, Whitehorse; Paul Fraser, Victoria; Daphné Dumont, Charlottetown PLUS AVEC FORD LES CARACTERISTIQUES DESERIE AUXQUELLES VOUS VOUSATTENDEZ ET D\u2019AUTRES QUI VOUS SURPRENDRONT.DE SERIE F-150XLT4X4 2014SUPERCREW MOTEUR V8 DE 5,0L 360 CH 380 LB-PIDECOUPLE PLANCHERDE CHARGEMENT PLAT PNEUSTOUSTERRAINS ID RETROVISEURSA COMMANDEÉLECTRIQUE D.JANTES EN ALUMINIUM USINÉ LOUEZ POUR SEULEMENT 299$ @ 1,49 % ' TAUX ANNUEL PAR MOIS POUR 24 MOIS AVEC 1950$ D\u2019ACOMPTE FRAIS DE TRANSPORT ET TAXES SUR LE CLIMATISEUR INCLUS Libérez-en & Plus.Seulement chez votre détaillant Ford.\tAllons plus loin | fordquebec.ca | SYSTÈME DE REMPLISSAGE DECARBURANTSANS BOUCHON EASY FUEL® SÉRIE £ LA GAMME DE CAMIONS LA PLUS VENDUE AU CANADA 48 ANS LA MEILLEURE CAPACITE DE CHARGEMENT DE LACATÉGORIE LE CAMION DE TRAVAIL LE PLUS VENDU UNE LOCATION DE 24 MOIS, C\u2019EST COMME UN NOUVEAU F-150 TOUS LES DEUX ANS.(D 3 CO D E m ¦u O U y o ni O C \u2014 .2 w «s \u2014 , 3 JD ! 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