Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (5)

Références

La presse, 2014-04-30, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Montréal mercredi 30 avril 2014 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 130e année No158\t62 pages, 5 cahiers LA VIE DES ENFANTS, D\u2019HIER À AUJOURD\u2019HUI Les transformations de l\u2019univers familial des tout-petits depuis 100 ans.PAGE A16 1,00$ taxes en sus - Édition provinciale 1,10$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées mm PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE THOMAS VANEK POURRAIT RESTER « L\u2019expérience de Thomas à Montréal s\u2019est avérée très positive », confie l\u2019agent du joueur-étoile.SPORTS CONTRATS PUBLICS SANS LE SCEAU DE LAMF Des firmes de génie décrochent des contrats de Montréal sans avoir obtenu le feu vert de l\u2019Autorité des marchés financiers.La Ville estime que la Loi sur l\u2019intégrité ne s\u2019applique qu\u2019aux entrepreneurs.PAGES A2 ET A3 PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE STRATÉGIES STELLA-JONES UN PREMIER MILLIARD ET DES OCCASIONS UNE ANALYSE DE DENIS LESSARD LES RAISONS DU NAUFRAGE PÉQUISTE PAGE A18 RIMAELKOURI NATHALIE PETROWSKI LES COULISSES JOËL LEGENDRE ET DE L\u2019INTÉGRATION LES MÈRES PORTEUSES PAGE A12 ARTS PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE DE CROISSANCE AFFAIRES SÉRIE MONTRÉAL INSALUBRE QUE FAIT LA VI PAGES A4 ET A5 Brian McManus, président et chef de la direction chez Stella-Jones.EXCLUSIF PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE GRAND PRIX DE MONTRÉAL DES REDEVANCES EN DÉCLIN SPORTS MON CLIN D\u2019ŒIL STÉPHANE LAPORTE Philippe Couillard va s\u2019apercevoir que c\u2019est plus facile de couper quand le coupé est anesthésié.dBn Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte L-V 621924987651 drlucchausse.com 450-implant 1-800-263-Dent lucchausse@me.com Dr Luc Chaussé , dentiste généraliste DITES ADIEU A VOTRE DENTIER GRACE AUX IMPLANTS DENTAIRES! >r\t¦¦¦¦É|AÉÉÉAÉ|É[ H Fiez-vous à nos 20 années d\u2019expérience et de succès clinique remarquable ! Réhabilitez votre sourire avec nos nouveaux services d\u2019implantologie rapides et très faciles, effectués sous sédation._____________ Consultation et tomographie sans frais1 Traitements déductibles d\u2019impôt Financement disponible\t^ cher moins DR LUC CHAUSSE IMPLANTCLCGIE DENTAIRE 1S\u2019adresse aux personnes ayant perdu ou allant perdre leurs dents à la mandibule inférieure.Coût régulier du concept de traitement All-on-4* : 24 000$ et +.Coût à notre clinique: 12 000$.All-on-4* est une marque de commerce de Nobel Biocare Services AG.621924987651 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 30 AVRIL 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn CONTRATS PUBLICS À MONTRÉAL ClRCUUIlOH lOCAli 'MW*\\ RUE BARRÉE NOTRE DAME 'JÊim h i mm La Ville de Montréal vient d\u2019accorder 15,4 millions en contrats à diverses firmes de génie pour des travaux d\u2019infrastructures.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE SANS LE FEU VERT DE LAMF Des contrats de la Ville sont accordés à des entreprises qui n\u2019ont pas reçu d\u2019autorisation PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN Des entreprises éclaboussées par la commission Charbonneau continuent d'obtenir des contrats de la Ville de Montréal sans avoir reçu pour autant une autorisation de l'Autorité des marchés financiers (AMF).La métropole estime que la Loi sur l'intégrité s'applique uniquement aux entrepreneurs exécutant des travaux, non aux firmes de génie, une pratique que promet de réviser le nouveau ministre des Affaires municipales.La Ville de Montréal vient d'accorder 15,4 millions en contrats à diverses firmes de génie pour des travaux d'infrastructures.Au programme : planifier ou surveiller des chantiers de réseaux d'égouts, de canalisations et de chaussées.Les documents remis aux élus précisent que plusieurs des firmes n'ont pas obtenu d'autorisation de l'AMF.Il fallait pourtant avoir franchi cette étape depuis octobre avant de décrocher tout contrat de construction de plus de 100 000$ avec la métropole.Mais voilà, Montréal estime maintenant que les firmes de génie échappent à la Loi sur l'intégrité parce qu'elles n'exécutent pas de travaux de construction à proprement parler: elles les planifient ou les surveillent.« Ce n'est pas une obligation légale parce qu'elles font des travaux professionnels de conception, pas de construction », a indiqué à La Presse Lionel Perez, responsable des infrastructures au sein de l'administration Coderre.Le service juridique de la Ville a précisé à La Presse que la Loi s'applique aux firmes seulement pour les contrats de plus de 10 millions, un seuil rarement atteint.Sous cette barre, c'est le décret adopté en octobre qui s'applique.Or celui-ci parle uniquement de « travaux de construction ».Pas seulement le génie Nos recherches démontrent également que la situation ne se limite pas aux firmes de génie.Deux entrepreneurs en construction ont décroché un contrat avec Montréal sans avoir obtenu d'autorisation de l'AMF.Le 19 mars, la métropole a en effet accordé un mandat de 3,7 millions à Construction DJL et de 434 000$ à Simard-Beaudry Construction pour fournir des enrobés bitumineux.Le Groupe Hexagone a acheté le gros des actifs de l'entrepreneur Tony Accurso, mais Simard-Beaudry Construction appartient toujours à sa fille, Lisa Accurso.Construction DJL, que plusieurs témoins de la commission Charbonneau ont montrée du doigt, avait entrepris les démarches pour obtenir une autorisation de l'AMF, mais a retiré sa demande en septembre dernier.Rappelons que les entreprises se voyant refuser cette autorisation sont automatiquement inscrites pour cinq ans au Registre des entreprises non admissibles aux contrats publics.La Ville de Montréal estime que ces contrats aussi échappent aux articles de la Loi sur l'intégrité.Dans un avis juridique, les avocats municipaux soulignent que « l'appel d'offres vise uniquement la fourniture de matériaux de construction sans que des travaux soient exécutés».La métropole a refusé de transmettre à La Presse une copie complète de l'avis juridique.Malaise Lionel Perez s'est dit mal à l'aise avec la situation, mais précise que la Ville n'a pas le choix d'accorder ces contrats.« On trouve ça incohérent.Il devrait en effet y avoir une façon de s'assurer de l'intégrité de toutes les firmes», a ajouté M.Perez.Signe du malaise, le maire Coderre a accepté hier la demande de Projet Montréal de suspendre cinq ententes-cadres contractées en 2008 avec cinq consortiums différents.Sur onze firmes de génie impliquées, sept n'ont toujours pas obtenu d'autorisation de l'AMF.CONTRATS ACCORDÉS SANS AUTORISATION DE LAMF EN 2014 AXOR Experts-Conseils 574 989 $ AXOR Experts-Conseils 4 924120 $ Cima+ 776190$ Consultants S.M.445 298 $ Consultants S.M.1 637 303 $ Construction DJL 3 735 509 $ Simard-Beaudry Construction 434 237 $ «Ce n\u2019est pas une obligation légale parce qu\u2019elles [les firmes de génie] font des travaux professionnels de conception, pas de construction.» \u2014Lionel Perez, responsable des infrastructures au sein de l\u2019administration Coderre.ACCÈS AU ' chantier *- # 0 \\ Sk»-* iilil - : mm ami - .a*, J 1 f\\ JHjflV\t' Ml***'\tv.\t|\tjbT'SL \" 1 JF y MiÊm\t 5RESERVA UNE NOUVELLE INITIATIVE DETUANC0 OBTENEZ JUSQU'À 30% DE RABAIS SUR VOS RÉSERVATIONS DANS LES MEILLEURS REST0S Gratuit.En ligne.Aucun coupon requis! ?J CONCOURS RÉSERVEZ D\u2019ICI LE 30 AVRIL ET COUREZ LA CHANCE DE GAGNER VOTRE SOUPER.DERNIÈRE JOURNÉE POUR PARTICIPER! (valeur 150$) mii'i reserva.ca TT ÛT* LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 30 AVRIL 2014 A 25 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONDE LE TOUR DU GLOBE États-Unis Une exécution tourne mal L\u2019exécution d\u2019un Américain s\u2019est mal déroulée, hier soir en Oklahoma, conduisant au report immédiat d\u2019une deuxième exécution prévue deux heures plus tard, a-t-on appris auprès des autorités pénitentiaires.Le directeur des prisons a ordonné l\u2019arrêt de l\u2019exécution de Clayton Lockett après le début de l\u2019injection en constatant un «échec de l\u2019intraveineuse», mais le condamné est mort d\u2019une «crise cardiaque» une quarantaine de minutes plus tard.Le directeur a immédiatement décrété le report de 14 jours de l\u2019exécution de Charles Warner.\u2014 AFP Syrie Allégations d\u2019attaques au chlore L\u2019Organisation pour l\u2019interdiction des armes chimiques (OIAC) a annoncé hier qu elle allait mener une « mission d\u2019établissement des faits» sur les récentes allégations d\u2019attaques au chlore dans le cadre du conflit en Syrie.LOIAC a précisé que le gouvernement syrien a «accepté la mise en place de cette mission » et «s\u2019est engagé à assurer la sécurité dans les zones sous son contrôle».La France et les Etats-Unis ont récemment accusé Damas d\u2019avoir utilisé un produit chimique industriel dans des attaques contre les rebelles dans le centre du pays.\u2014 AFP États-Unis Tireur déguisé en «Rambo» Un homme lourdement armé a blessé au moins six personnes peu avant 6h hier matin dans un bâtiment de la société de livraison FedEx près d\u2019Atlanta, en Géorgie, avant de se suicider.Le suspect est mort « d'une blessure qu\u2019il s\u2019est infligée après avoir apparemment retourné l\u2019arme contre lui», a précisé la police.Un témoin a raconté qu'un homme armé d'un fusil d'assaut, d'un couteau et d'une bandoulière de munitions «comme Rambo» avait ouvert le feu dans le bâtiment de tri de FedEx.\u2014 AFP PHOTO AP mr â- r ¦ fW-fc \u2019 PHOTO ERIC GAY, ASSOCIATED PRESS Scènes de désolation à Vilonia (gauche) et à Mayflower, en Arkansas, après le passage d\u2019une des tornades qui ont dévasté plusieurs secteurs du sud et du centre des Etats-Unis.Le bilan des tornades s\u2019alourdit Au moins 35 personnes sont mortes depuis dimanche aux Etats-Unis AGENCE FRANCE-PRESSE WASHINGTON \u2014 Au moins 35 personnes ont été tuées par des tornades qui ont ravagé dimanche et lundi le sud et le centre des États-Unis, qui étaient menacés mardi soir par un nouveau front, rapportent les médias américains.Dans au moins six États, les tornades ont fait des dégâts impressionnants.Selon CNN, au moins 17 personnes sont mortes lundi dans le Mississippi, l'Alabama et le Tennessee.Les intempéries avaient déjà fait au moins 18 morts dimanche dans l'Arkansas, l'Iowa et l'Oklahoma.Les services météo ont par ailleurs averti que «d'importantes tempêtes orageuses» étaient attendues hier soir dans l'est et le sud du Mississippi, l'ouest de l'Ala-bama et l'extrémité orientale de la Louisiane.Ils prévoyaient des tornades - pour certaines «violentes» - , des grêlons de la taille d'une balle de baseball et des vents très violents.Plus de 70 millions de personnes étaient menacées hier soir par ces nouvelles intempéries, selon les services météorologiques américains.Les condoléances d\u2019Obama En déplacement en Asie pour une tournée dont il est rentré hier, le président Barack Obama avait transmis ses condoléances aux victimes et promis l'aide de l'État fédéral.«Je veux que tout le monde sache que votre pays est là pour vous aider à faire face [à la situation] et à reconstruire aussi longtemps qu'il le faudra», avait-il déclaré depuis Manille.Fin mai 2013, au moins 20 personnes dont sept enfants avaient péri dans de puissantes tornades qui avaient balayé l'Oklahoma, en particulier la petite ville de Moore, dans la banlieue d'Oklahoma City, où les vents avaient soufflé pendant 40 minutes avec des pointes supérieures à 320 km/h.Avec 1200 tornades en moyenne par an, les États-Unis sont le pays qui en subit le plus grand nombre dans le monde.Elles sont particulièrement fréquentes dans les États des grandes plaines - Texas, Oklahoma, Kansas -, mais aussi en Floride.Corée du Nord Tirs près de la frontière La Corée du Nord a fait hier un bref exercice à tirs réels près de la frontière maritime controversée avec le Sud, en attendant un possible quatrième essai nucléaire.Pyongyang avait procédé à de semblables tirs le 31 mars, en faisant tomber plusieurs obus dans les eaux territoriales sud-coréennes.Le Sud avait répliqué par un feu nourri d\u2019artillerie.Hier, les tirs nord-coréens n\u2019auront duré que 10 minutes.«Cinquante obus ont été tirés.Aucun n\u2019est tombé au Sud», a indiqué un porte-parole du ministre sud-coréen de la Défense.\u2014 AFP AVIS elections generales scolaires candidate et candidat autorises Conformément à l\u2019article 206.16 de la Loi sur les élections scolaires, le Directeur général des élections désire informer la population que la candidate et le candidat* suivants ont été autorisés pour les élections générales scolaires du 2 novembre 2014 sur le territoire de la Commission scolaire English-Montréal.NOM, PRENOM DATE D\u2019AUTORISATION LALLA, Joseph MONTOUTE, Rosana 2014-01-20 2014-03-17 *Est assimilée à un candidat la personne qui le devient subséquemment ou qui a manifestél\u2019intention de le devenir.L\u2019autorisation donne le droit de solliciter ou de recueillir des contributions, d\u2019effectuer des dépenses électorales et de contracter des emprunts suivant les dispositions de cette loi.Après le jour du scrutin, l\u2019autorisation accordée permet de solliciter et de recueillir des contributions aux seules fins de payer les dettes qui découlent des dépenses électorales.LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Pour plus de renseignements à ce sujet, veuillez composer sans frais le 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846).ROTHENBERG & ROTHENBERG Westmount\tPointe-Claire 514-934-0586\t514-697-0035 Courtier pour banques et fiducies couverts par la SADC Les taux sont sujets à changement.www.rothenberg.ca Rive-Sud Minimum 25 000$ Parce que vous méritez plus CPG F R A S =1 R MOBILIER EXCEPTIONNEL ___1\t#/7 IL NE RESTE QUE 3 SEMAINES AVANT LA FERMETURE FINALE LE 18 MAI ! M HEURE D\u2019OUVERTURE Lundi au mercredi > Fermé Jeudi et vendredi > 10h à 21h Samedi et dimanche > 10h à 17h 51 4.342.0050 MEUBLESFRASER.COM #13 * NE S'APPLIQUE PASAUXACHATSANTÉRIEURS.ARTICLES VENDUS « TELS QUELS ».VENTE FINALE.AUCUN ÉCHANGE OU REMBOURSEMENT.LES ACHATS DOIVENT ÊTRE PAYÉS ENTIÈREMENT LORS DE LA COMMANDE ET ÊTRE LIVRÉS ÀL'INTÉRIEUR DE 2 SEMAINES SUIVANT L'ACHAT.LIVRAISON ETINSTALLATION EN SUS.DÉTAILS EN MAGASIN.OFFRESVALABLES JUSQU'AU 18 MAI 2014.8300 DEVONSHIRE, MONTREAL.QC H4P 2P7 A 26 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 30 AVRIL 2014 DÉBATS André Desmarais > Président du conseil d administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef ÉDITORIAL L'école de la rue ARIANE KROL akrol@lapresse.ca Dès demain, 30 camions pourront servir leur cuisine de rue dans le centre-ville de Montréal.Leurs noms ont été annoncés hier.Toutefois, il s'agit encore d'un projet-pilote.Il est grand temps de créer un cadre permanent.Jusqu'ici, on avait surtout entendu ceux qui n'avaient pas été choisis.Des restaurateurs qui avaient participé au premier projet-pilote ont trouvé injuste de ne pas avoir été repris cette année.Le Lexpérience de l\u2019an dernier a permis de constater l\u2019engouement pour la formule, de la part des restaurateurs comme du public.document d'appel de candidatures était pourtant clair.Le fait d'avoir déjà exploité un camion de cuisine de rue, ou d'avoir beaucoup investi, ne donnait aucun point dans la grille d'évaluation.Après plus de 60 ans sans restauration ambulante dans le domaine public, Montréal partait de loin.Tâter le terrain avec un projet restreint et bien encadré était une excellente idée.Déjà, des améliorations ont été apportées par rapport à l'an dernier.Le nombre de permis et d'emplacements a été légèrement augmenté et la saison, allongée.L'expérience de l'an dernier a aussi permis de constater l'engouement pour la formule, de la part des restaurateurs comme du public.En plus des 27 camions choisis par l'arrondissement de Ville-Marie, d'autres sont apparus dans les rues de Montréal lors d'événements culturels ou de fêtes de quartier.L'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie aura six emplacements fixes cet été.Et des artères commerciales en demandent parce que leur présence augmente l'achalandage, témoigne l'Association des restaurateurs de rue du Québec.Bref, Montréal est mûre pour une offre structurée de façon durable.Et pour une fois, ça semble aller rondement.L'objectif est d'avoir une réglementation applicable au printemps 2015, nous dit-on à la Ville.Les projets-pilotes auront permis aux restaurateurs de faire leurs classes, mais l'administration aussi doit tirer les leçons de l'expérience.Les aspects pratiques, comme l'hygiène et la propreté des environs, ont déjà été documentés et le seront encore mieux d'ici la fin de la saison, le 5 octobre.Le parti pris pour une offre culinaire distinctive, qui évite les produits industriels sans valeur ajoutée (croustilles, breuvages, etc.) et privilégie les ingrédients locaux, est bien établi.La question des permis, toutefois, reste entière.Leur mécanisme d'attribution sera déterminant.On ne pourra pas tout recommencer à zéro chaque printemps.La Ville doit créer un environnement prévisible pour les exploitants sans pour autant cadenasser le territoire.Les permis doivent être valides pour un certain nombre d'années afin de permettre aux titulaires de planifier leurs investissements, et à la clientèle d'avoir accès à une offre renouvelée.Ils doivent aussi être non transférables afin d'éviter une spéculation qui ferait obstacle à ce renouvellement de l'offre.Ces permis, on s'en doute, seront très convoités.Le processus d'attribution devra donc être exemplaire - c'est-à-dire non seulement impartial et rigoureux, mais aussi justifiable.DEBATS@LAPRESSE.CA Transformer la grande tour?En juin 2013, le conseil d'administration de Radio-Canada lançait un appel d'offres pour la vente de l'édifice du boulevard René-Lévesque.Le 10 avril dernier, le PDG actuel a mentionné à l'émission 24 heures en 60 minutes qu'il y aurait une facture corporative reliée à la transformation de la Maison de Radio-Canada.Dans ce contexte de compressions budgétaires, ne serait-il pas préférable d'annuler cette transformation ?Je crois que le bâtiment est en très bon état et qu'il est fonctionnel pour son usage actuel.Selon moi, il est peu probable que la Société obtienne une juste compensation monétaire pour cette bâtisse singulière, conçue spécifiquement pour la télévision publique.Une Société qui ne tire plus profit de ses acquis est vouée à l'échec, ne croyez-vous pas ?Guy Beaumont, Longueuil La mort d\u2019un cycliste Cycliste, j'ai été frappé deux fois par des automobilistes venant de l'arrière et j'ai subi des fractures.Or, les automobilistes ne subissent aucune conséquence et les cyclistes n'ont aucun recours.Les automobilistes sont protégés par la loi sur la SAAQ, qui indemnise sans égard à la responsabilité et interdit les recours.Autrefois, j'étais téméraire en voiture, roulant toujours à plus de 160 km/h.De temps à autre, je payais une contravention de 500$.Récemment, des changements ont été apportés au règlement sur la vitesse excessive.La contravention pour un grand excès de vitesse est maintenant de 5000$, avec saisie immédiate du véhicule.Cela m'a fait complètement changer ma façon de conduire.À vélo, on est entièrement à la merci de l'automobiliste.Si, en plus, la loi ne procure aucune protection au cycliste, il faut être très téméraire pour s'exposer à un pareil risque.Il faudrait que heurter un cycliste par-derrière soit une erreur lourde de conséquences pour l'automobiliste.C'est la seule façon de nous assurer une vigilance de tous les instants.François Grignon, Montréal Ce pourrait être si simple Je ne comprends pas que la vie humaine ne vaille pas plus que 148$ pour nos politiciens.Rien n'a été fait, ni par la Ville de Montréal ni par la SAAQ.Pas plus tard que l'été dernier, il était question des risques encourus par les cyclistes franchissant le «tunnel de la mort» et la distribution insensée de contraventions.Pourtant, il serait si facile de placer des pancartes interdisant aux cyclistes de circuler sur la chaussée et de n'utiliser que le trottoir pour leur sécurité, quitte à obliger les cyclistes à marcher à côté de leur vélo pour traverser le tunnel.Mais c'est trop simple et ce n'est la faute de personne.Ça ne relevait pas de la Ville ni de la SAAQ.Et, pour ajouter le ridicule au funeste de la chose, on va demander au coroner d'enquêter et de transmettre ses suggestions.À quel prix et dans quel délai?Moi, je vous offre, gratuitement, une solution applicable immédiatement, dès aujourd'hui.Une solution toute simple, pour les quelques tunnels mortels de Montréal.Michael Chèvrefils DANS LA PRESSE- L UM ^ÔndÂgecrop-m presse Duceppe rapproche! le PQ d\u2019une victoire ÆS 6 WÆ.uAsse.vjt POURNOUSJOINDRÉ La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZUNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?\tVOUS VOULEZ EXPRIMERVOTRE OPINION?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\tÉcrivez-nous à debats@lapresse.ca REDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca ABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement PETITESANNONCES 514.987.8363ou1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca DÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca PUBLICITÉ 514.285.6931 CARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est impriméàTranscontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.GuyCrevier.Président et éditeur.DROITS RÉSERVÉS/serge.chapleau@lapresse.ca OPINION Lettre au président de Radio-Canada Les signataires sont des artisans de Radio-Canada préoccupés par l\u2019effet des récentes compressions sur la qualité des émissions pour lesquelles ils travaillent.Ils ne représentent ni l\u2019opinion de la direction ni celle des syndicats de Radio-Canada, mais plutôt un collectif d\u2019employés qui ont choisi de s\u2019exprimer sous le nom JE SUIS RADIO-CANADA.www.facebook.com/jesuisradiocanada.Monsieur le président, nous sommes inquiets.Vous nous connaissez très bien.Vous nous voyez et nous entendez tous les jours à la radio et la télévision publiques.Nous travaillons pour le service de l'information de Radio-Canada et nous en sommes extrêmement fiers.Aujourd'hui, nous voulons que vous entendiez notre cri d'alarme sur les graves conséquences des dernières compressions budgétaires.Depuis bientôt 80 ans, Radio-Canada, avec d'autres, tient à bout de bras la culture francophone en Amérique du Nord.Nous en sommes une artère vitale et lui permettons de s'épanouir dans une mer de près de 400 millions d'anglophones.Radio-Canada a élevé très haut la barre de la qualité de l'information au pays.Les nombreux bulletins de nouvelles à la télé, à la radio ou sur internet permettent à tous les Canadiens, d'un bout à l'autre du pays, d'avoir accès à une information fiable, complète et indépendante.Comme artisans des services français, nous nous inquiétons de l'érosion des moyens mis à notre disposition pour assurer un service public de qualité.Compressions après compressions, Radio-Canada meurt à petit feu.Le constat est sans appel: depuis 6 ans, près de 20% du budget de l'information française a été amputé.« La télévision d'ici est en train de devenir une affaire de commerce » disait Pierre Juneau, l'ancien président de Radio-Canada, en 1999.Les compressions qui se succèdent posent la question de notre capacité à préserver la qualité de notre information.Cette information qui réclame de la profondeur et qui nous permet de respecter notre mandat de diffuseur public.Au fil des ans, nous avons perfectionné et réinventé nos façons de faire pour devenir plus efficaces.Mais nous atteignons un point de rupture.Ces compressions ne se feront pas sans toucher à nos programmes et nos rendez-vous d'informations.C'est une atteinte directe à ce qui nous rend unique et nous distingue de la concurrence.La couverture de l'information internationale, qui constituait l'une de nos forces et l'un des gages de notre ouverture au monde, est aujourd'hui menacée.Le service des sports est en train de disparaître.Les effectifs dédiés au secteur culturel sont largement amputés.Depuis plusieurs années déjà, le service des nouvelles et ICI RDI composent avec un budget déclinant.Désormais, six émissions d'affaires publiques sont elles aussi en ligne de mire.Une émission comme Enquête, sans laquelle la commission Charbonneau n'aurait pas vu le jour, est l'un des exemples les plus probants de la contribution de Radio-Canada à la santé démocratique de notre pays.Sans les moyens dont nous disposions, les révélations qui ont fait économiser des dizaines de millions de dollars auraient été impossibles.Les compressions affectent aussi La facture, Découverte, La semaine verte, L'épicerie, Second regard, les émissions de la Première Chaîne et d'Espace Musique ainsi que les stations régionales.On sacrifie aussi une génération complète de jeunes artisans et créateurs.Cette relève qu'on est en train de mettre à la porte est pourtant essentielle pour faire évoluer l'entreprise à l'heure du numérique.Monsieur le président, Radio-Canada appartient à tous les Canadiens et nous vous demandons d'agir pour préserver ce service public que nous jugeons essentiel.\u2014 Michel C.Auger, Sébastien Bovet, Pierre Craig, Alain Crevier, Michel Désautels, Johane Despins, Anne-Marie Dussault, Gérald Fillion, Denis Gagné, Céline Galipeau, Alain Gravel, Emmanuelle Latraverse, Catherine Mercier, Pascale Nadeau, Patrice Roy, Charles Tisseyre, Marie-José Turcotte.Depuis 6 ans, près de 20 % du budget de l\u2019information française a été amputé.Q ENVIDÉO La santé mentale, c\u2019est l\u2019affaire de tous Au Canada, une personne sur cinq vivra un problème relié à la santé mentale au cours dans sa vie.Malgré tout, ce sujet demeure tabou.Julie Vincelette, auteure et conférencière, explique l\u2019importance de l\u2019accompagnement et du dialogue afin d\u2019en combattre les préjugés.OBÉSITÉ L\u2019Institut Fraser joue à l\u2019autruche par Philippe Leclair LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 30 AVRIL 2014 A 27 À BIEN Y PENSER Quand on pense que les coûts du système de santé ne cessent d\u2019augmenter, que certains soins de première ligne ne sont pas disponibles pour tous, je trouve plutôt scandaleux d\u2019apprendre que l\u2019on paie des traitements n\u2019ayant rien à voir avec une maladie.Le régime d\u2019assurance-maladie n\u2019est pas une assurance procréation.Il ne doit pas être destiné à résoudre des problèmes d\u2019infertilité, à moins qu\u2019ils découlent d\u2019une maladie.\u2014 Patrice Bernier, Longueuil DEBATS L\u2019implacable engrenage »,\tT\t \u2014 ^\t -> Æ -\t La conception d'un enfant par Joël Legendre et son conjoint à l'aide d'une mère porteuse soulève une foule de questions d'ordre éthique sur les nouvelles technologies de reproduction.Mais, au moment où nous découvrons l'ampleur de la crise financière de notre gouvernement, ce dossier jette aussi un éclairage très utile sur la façon dont fonctionne l'État québécois.La gratuité de la procréation assistée au Québec est le modèle même d'un programme mal conçu et mal géré, un cas de manuel, dont les péripéties illustrent de façon absolument limpide comment les programmes gouvernementaux sont happés par des engrenages qui mènent à une perte de contrôle.Au départ, comme presque toujours, il y avait ce qui pouvait sembler une bonne idée : venir en aide aux femmes et aux couples infertiles qui n'ont pas les moyens de payer les coûts de la fécondation in vitro et de l'insémination.Premièrement, il y a eu la grave erreur du mépris des coûts.Indépendamment de sa pertinence, l'idée aurait dû être tuée dans l'œuf.Un système de santé qui peine à bien assurer les services essentiels ne peut ajouter un autre service sans être capable de démontrer qu'il est plus prioritaire que les services qu'il a déjà du mal à fournir.La gratuité de la procréation assistée au Québec est le modèle même d\u2019un programme mal conçu et mal géré.L'argumentaire de ce programme, voulant qu'en encadrant la pratique, on réduise les grossesses multiples, était trop fragile pour justifier l'opération.Encore une fois, le Québec a lancé un programme sans en avoir les moyens.Deuxièmement, une absence de balises.Ce programme a été mené par le ministre Yves Bolduc, qui s'est rendu aux pressions de l'animatrice Julie Snyder, avec l'intention claire de faire un bon coup politique.Il a ainsi été lancé dans la précipitation, sans les assises scientifiques et administratives nécessaires.Le programme s'adresse aux couples et aux femmes qui le désirent, sans critère d'âge ou de pertinence, sauf le jugement du médecin traitant, dans une logique de bar ouvert.Troisièmement, on a assisté à un glissement plus pernicieux: le gouvernement s'écartait de la mission traditionnelle du système de santé sans la réflexion qui s'imposait.D'une part, le programme s'adresse aussi à des clientèles qui n'ont pas de problème de santé, comme les lesbiennes, qui ont droit à des traitements de fertilité sans être infertiles.D'autre part, il vise moins à soigner ou à prévenir la maladie qu'à satisfaire des objectifs d'épanouissement personnel, au nom d'un droit qui n'existe pas formellement, soit celui d'avoir un enfant.Cela mène à une jolie contradiction, l'État remboursant les citoyens qui recourent à une procédure médicale, mais pas ceux qui arrivent au même résultat à travers l'adoption.Quatrièmement, avec la logique bureaucratique de l'uniformité, le gouvernement a appliqué de façon mécanique les critères du système de santé même si on était hors du champ strict de la santé.Comme les soins sont gratuits, la procréation assistée est donc aussi devenue gratuite pour tous, y compris pour ceux qui ont les moyens de payer.D'où le cas Legendre.Et je suis persuadé que ce programme gratuit profite plus aux riches qu'aux pauvres.Cinquièmement, l'engrenage des droits s'est enclenché.Comme le programme s'appliquait aux couples traditionnels, il s'appliquait aussi aux lesbiennes.Et si les homosexuelles y ont droit, ce droit doit s'appliquer par extension aux homosexuels, malgré des obstacles physiologiques évidents.Ce qui mène l'État québécois à payer l'insémination d'une mère porteuse à qui il n'accorde pas de reconnaissance légale.Je ne critique pas le droit des parents gais d'avoir un enfant.Je critique l'universalité du programme, sa gratuité pour tous, l'absence de réflexion derrière sa conception.Et surtout, je veux montrer comment le Québec, avec des dizaines, des centaines de cas comme celui-là, finit par se retrouver en crise.BgBF\u201d.*; V'-cV._ ?m-.PHOTO DARRYL DYCK, ARCHIVES LAPRESSE CANADIENNE Les textes scientifiques et médicaux montrent que, à de rares exceptions près, le cannabis est une substance très sûre, affirme l\u2019auteure.MARIJUANA THÉRAPEUTIQUE Lécran de fumée du Collège des médecins DRE MARCIA GILLMAN Lauteur est médecin spécialiste des soins palliatifs à l\u2019Hôpital général juif.Dans sa déclaration du 1er avril sur l'usage de la marijuana à des fins thérapeutiques, le Collège des médecins du Québec (CMQ) tient à diffuser de la désinformation patente, dont le seul but est de dissuader les médecins de prescrire le cannabis à des patients qui pourraient pourtant en bénéficier.En tant que médecin affectée aux soins palliatifs, je suis spécialisée dans le soulagement des symptômes chez les patients qui vivent des cancers incurables; à ce titre, j'ai souvent prescrit du cannabis avec de très bons résultats.Dans certains cas, le traitement aura permis à mes patients de pren- « L\u2019usage du cannabis n\u2019est pas un traitement reconnu.» Peut-être n'est-il pas « officiellement » reconnu, mais affirmer qu'il n'existe pas de preuves quant à sa valeur thérapeutique revient à ignorer des milliers d'études publiées au cours des dernières décennies, qui constituent aujourd'hui un corpus tout à fait respectable, attestant d'usages thérapeutiques fort prometteurs et mettant en évidence le profil de sécurité élevé et la très faible toxicité du cannabis.« Il n\u2019y a pas d\u2019indications précises pour le cannabis thérapeutique.» Faux.Les écrits médicaux (et l'expérience des patients) confirment toute une gamme d'indications pour une grande variété de maux: la spasticité dans la sclérose en plaques, la réduction des convulsions épileptiques, la réduction des douleurs dans un large éventail Je suis profondément attristée et frustrée de voir que le CMQ s\u2019obstine à mettre en place des obstacles à un traitement médical sûr.dre moins d'opiacés, diminuant ainsi les effets secondaires, potentiellement sérieux, des narcotiques.En plus de calmer la douleur, la marijuana à usage médical a contribué à atténuer d'autres symptômes inquiétants, notamment l'anxiété, l'insomnie, la nausée et la perte d'appétit.Permettez-moi de reprendre ici quelques objections soulevées par le Dr Yves Robert, du CMQ : d'affections, le traitement de la nausée et des vomissements induits par la chimiothérapie, la réduction de l'anxiété chronique et la gestion du syndrome de stress post-traumatique, pour n'en nommer que quelques-uns.« Le cannabis prescrit à des fins médicales provoque la dépendance.» C'est là une déclaration exagérée et trompeuse.Comme l'indiquait un rapport publié en 1999 par l'Institut de médecine, environ 9 % des consommateurs de cannabis sont susceptibles de développer une dépendance.Comparons ce facteur à celui de diverses toxicomanies, comme la dépendance à la nicotine (32 %), à l'héroïne (23 %), à la cocaïne (17 %) et à l'alcool (15 %).En réalité, la vaste majorité des patients peuvent cesser de prendre leur cannabis sans aucunes séquelles autres que le retour des symptômes pour lesquels ils étaient traités.« Les effets secondaires de la fumée [de la marijuana] demeurent, tout comme ceux de la nicotine et des cigarettes.» Une fois de plus, le CMQ n'a pas fait ses devoirs.Les patients n'ont pas besoin de fumer leur cannabis.D'autres modes d'administration existent, comme la vaporisation ou encore l'ingestion des extraits de cannabis sous forme d'huiles, de teintures ou d'aliments.«Plusieurs interrogations subsistent, notamment quant à l\u2019innocuité.» Les textes scientifiques et médicaux montrent que, à de rares exceptions près, le cannabis est une substance très sûre ayant une toxicité remarquablement faible - bien plus sûre, en fait, que l'aspirine ou les anti-inflammatoires.Hormis pour les patients qui présentent des antécédents de schizophrénie ou de cardiopathie instable, le cannabis peut être prescrit en toute sécurité.Je suis profondément attristée et frustrée de voir que le CMQ s'obstine à mettre en place des obstacles à un traitement médical sûr, efficace et assez peu coûteux, malgré les directives de Santé Canada visant à faciliter aux Canadiens l'accès au cannabis à des fins thérapeutiques.Au moment où l'on s'apprête à mettre en place le règlement sur la marijuana à des fins médicales, publié par Santé Canada, le CMQ adopte une position fumeuse qui semble mal informée et rétrograde.Et qui ressemble un peu à un écran de fumée.La vertu de transparence f Diplômé en théologie et en philosophie, l\u2019auteur collabore régulièrement à la section Débats.Commission Charbonneau oblige, le premier ministre Philippe Couillard sait qu'il devra être transparent s'il veut conserver sa légitimité de gouverner.Cette nouvelle vertu cardinale de transparence, le pape François aussi devra la faire pratiquer à tous les niveaux de l'Église catholique, s'il veut que l'autorité morale de celle-ci survive à l'interminable crise des abus sexuels de prêtres et de religieux sur des mineurs.Pour les libéraux, il s'agit de prouver que l'ère Charest est derrière eux et qu'ils ont retenu la leçon.Pour l'Église, il s'agit de démontrer qu'on a pris les moyens adéquats pour que les scandales ne se répètent plus.C'est un enjeu majeur: s'il est vrai que souvent, « le messager est le message », alors bien des gens continueront de se boucher les oreilles devant un prêtre tant que le problème semblera persister.Comme au Québec, où l'on attend le dénouement du procès de neuf pères rédemptoristes, il est évident qu'à bien des endroits dans le monde, beaucoup de travail reste à faire.C'est pourquoi François vient de constituer une commission consacrée au sujet.Plusieurs observateurs espèrent que cette dernière, qui se réunira pour la première fois dans les prochains jours, s'attaquera sans complexe à une certaine culture ecclésiale du déni, de l'impunité et du secret.Pour le passionné d'histoire, rien n'est moins surprenant que cette face obscure de la culture ecclésiale.Pendant de longs siècles, au Moyen Âge, les clercs jouissaient d'une certaine immunité judiciaire.Il n'était pas question, pour l'Église, de laisser la vindicte populaire ou les tribunaux civils, souvent mal organisés et incultes, se charger de juger des «hommes de Dieu».Alors l'Église s'arrangeait avec ses délinquants, préférant souvent, non sans raison parfois, réhabiliter plutôt que châtier.Cette immunité fut mise à mal bien avant l'établissement des États de droit, mais les réflexes pluriséculaires ont la vie dure.Jusqu'aux dernières années du pontificat de Jean-Paul II, cette maxime prévalait encore à peu près en toute matière, même criminelle: « Pour le bien de l'Église, il faut laver notre linge sale en famille.» Néanmoins, aujourd'hui, la plupart des évêques prennent acte du changement des mentalités des dernières décennies concernant le phénomène de la pédophilie et souscrivent à l'exigence de transparence tant que la présomption d'innocence est respectée.Benoît XVI a œuvré en ce sens: il a laïcisé de force plus de 400 prêtres au cours des seules années 2011 et 2012.Où se situe le pape François?François emboîte-t-il le pas ?Dernièrement, les associations défendant les victimes de prêtres et de religieux ont sursauté lorsque le pape a qualifié de « sévère » le rapport du Comité des droits de l'enfant de l'ONU sur la gestion de la crise par le Vatican.Perpétuation du déni typiquement ecclésial ou évaluation grevée de préjugés de la part de l'ONU?Quoi qu'il en soit, François en a rassuré plusieurs il y a trois semaines en demandant personnellement pardon pour les crimes commis et en évitant de minimiser l'ampleur des dégâts.Il a admis que « plusieurs prêtres » avaient failli à leur ministère d'amour.C'est beaucoup plus franc que d'évoquer les traditionnels « cas isolés » et plus élégant que de se plaindre de la persécution de l'Église dans ce dossier.Autre élément encourageant: la commission qu'il a mise sur pied renferme un seul évêque, deux prêtres et cinq laïcs, dont quatre femmes.Parmi ces femmes, on retrouve Marie Collins, une ancienne victime qui n'a pas la réputation d'être complaisante envers les autorités de l'Église.Il y a donc des raisons d'espérer.Mais reste à voir si ces initiatives déboucheront réellement sur une plus grande imputabilité des évêques, une meilleure prévention, une saine gestion des anciens et des nouveaux cas, et une attitude plus humble, plus chaleureuse, bref, plus évangélique envers les victimes.Reste à voir si les initiatives de l\u2019Église déboucheront réellement sur une meilleure prévention et une saine gestion des anciens et des nouveaux cas d\u2019abus sexuels de la part de prêtres (( Siriusxm l) Les RecRueS .C 'TO 3 o nj EEVENEMENT « +i -S ., E fN, ; ^\t-2 - £ o ® h 2 ™ U> ^jT o\t2\t_È ^\t=\t5 ont) « « .\"o v :\t5\t-a\t»\tJ?I\t\u2022\tOl\til S S 5 g m i ui £ : g S> °- g a 3: _aj U 1 ! g s -s S?^3 ; js e j a» £ J \"° E E § E = S\u2019-S K E ™ ¦ a ™ s e S .= a.ro ru p n c F aj
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.