La presse, 29 avril 2014, Cahier A
[" Montréal mardi 29 avril 2014 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 130e année No157 44 pages, 4 cahiers 1,00$ taxes en sus - Édition provinciale 1,10$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées CYCLISTE FAUCHEE PAR UN POIDS LO C'EST UN MORT Le maire Denis Coderre est favorable à une modernisation du Code de la sécurité routière.PAGE A2 PRESSE Nm K*.\"*' .rv\u2019*\u201c J QUEBECOR DÉMISSION SURPRISE DE ROBERT DÉPATIE Pierre Dion prend les commandes du groupe médiatique.AFFAIRES PHOTO RYAN REMIORZ, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE COUPE STANLEY LA QUÊTE DE JOSH GORGES SPORTS PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE EXCLUSIF NÉGOCIATIONS DANS LE SECTEUR PUBLIC BRAS DE FER À L\u2019HORIZON Pendant que Québec fait face à une impasse budgétaire, le front commun syndical des employés de l\u2019État entend exiger des hausses de salaires.Son objectif: rattraper les employés du privé, du fédéral et des municipalités.page A6 FRANCIS VAILLES IL FAUT OSER Quelles sont vos solutions à la crise des finances publiques au Québec?Notre chroniqueur lance un appel à tous.AFFAIRES r \\ LE PARI RÉUSSI D'ÉRIC SALVAIL ARTS PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE r 4SM PIERRE FOGLIA 'J&\tET LES PATIENTS, EUX?PAGE A3 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE \\ SONDAGE CROP-M PRESSE PARTI QUÉBÉCOIS DUCEPPE DEVANT PÉLADEAU Avec l\u2019ex-chef du Bloc à sa tête, le PQ bondirait de 7 points dans les intentions de vote.PAGE A8 SÉRIE MONTRÉAL INSALUBRE RÉFUGIÉE DES MOISISSURES Lecalvaire d\u2019une locataire qui a vécu dans plusieurs logements contaminés.PAGES A4 ET A5 \\ PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE MON CLIN D\u2019ŒIL STÉPHANE LAPORTE Le Sénat peut continuer à dormir tranquille.dBn Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte L-V 621924987651 drlucchausse.com 450-implant 1-800-263-Dent lucchausse@me.com Dr Luc Chaussé , dentiste généraliste DITES ADIEU A VOTRE DENTIER GRACE AUX IMPLANTS DENTAIRES! 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fauchée par un poids lourd Montréal s\u2019engage à mieux encadrer la pratique du vélo MARIE-MICHÈLE SIOUI La mort d\u2019une cycliste de 33 ans hier matin sous un viaduc de la rue Saint-Denis, dans le quartier Rosemont, a mené à un engagement ferme de l\u2019administration Coderre de mieux encadrer la pratique du vélo dans la métropole.« C'est un mort de trop, a déclaré le maire lors du conseil municipal, hier soir.La question de la sécurité et de la cohabitation demande un éternel renouvellement [.].On peut regarder pour la réorganisation du code routier [.] et pour l'avenir, [il faut] se donner des outils nécessaires pour assurer la sécurité de tous.» Aujourd'hui, l'équipe du maire votera pour deux motions déposées par Projet Montréal.L'une d'elles exige la révision du Code de la sécurité routière et de la Loi sur l'assurance automobile.L'autre concerne la création d'un inventaire des intersections dangereuses et le réaménagement de celles-ci pour favoriser la cohabitation des automobilistes, piétons et cyclistes.C'est le triste sort d'une femme qui roulait en BIXI qui a mené à cette décision.La cycliste, qui n'a toujours pas été identifiée, circulait sous un viaduc quand un camion-grue l'a heurtée.La configuration du passage - étroit et sans secteur destiné aux cyclistes - a provoqué une levée de boucliers.« Un constat d\u2019échec» « Aujourd'hui, on a un constat d'échec collectif.On n'est pas allés assez vite », a déploré le maire de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez.Son parti, Projet Montréal, a exigé que des mesures temporaires permettant aux cyclistes de «circuler de façon sécuritaire sur les trottoirs » soient mises en place.« [Il faut] que les policiers soient tolérants et qu'ils n'appliquent pas le Code de la sécurité routière systématiquement», a demandé le maire de Rosemont-La Petite-Patrie, François Croteau, lui aussi membre de Projet Montréal.En vertu de ce code, un cycliste qui circule sur un trottoir s'expose à une amende de 37$.«Les cyclistes devraient utiliser la rue», a rappelé le porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Daniel Lacoursière.« Mais c'est certain que si un cycliste croit ne pas pouvoir le faire en raison de la sécurité, il doit descendre de son vélo et marcher sur le trottoir», a-t-il ensuite suggéré.Encore six viaducs à sécuriser Quatre viaducs (Masson, Christophe-Colomb, Saint-Urbain et Saint-Laurent) qui enjambent la voie ferrée du Canadien Pacifique, en plein cœur de Montréal, sont actuellement sécurisés ou en voie de l'être.Mais six autres passages sont encore dangereux, estime Projet Montréal.Le viaduc Saint-Denis, où a eu lieu l'accident mortel, fait partie du lot, comme ceux des secteurs Saint-Joseph, De Lorimier, Papineau, Parc et D'Iberville, par ailleurs surnommé le « tunnel de la mort» par les cyclistes.« C'est absolument prioritaire d'intervenir rapidement», a lancé François Croteau, avant de blâmer l'administration municipale pour la lenteur de ce type de dossier.L'épreuve du temps lui donnera peut-être raison: la construction de passages piétonniers au-dessus de ce chemin de fer est réclamée à l'hôtel de ville depuis plus de 20 ans.Chez Vélo Québec, on considère que l'accident mortel illustre une situation dénoncée depuis des années.« On peut avoir des façons, avec la signalisation, avec le marquage au sol, de partager le trottoir avec les piétons », suggère Jean-François Pronovost, vice-président, développement et affaires publiques chez Vélo Québec.« Ou [on peut partager] la chaussée avec des bandes cyclables, un marquage coloré ou prononcé, qui permet de franchir ces endroits qui ne sont pas très agréables et parfois dangereux.» \u2014 Avec Karim Benessaieh Le passage à l\u2019intersection du boulevard Saint-Joseph et de la rue\tPHOTOS PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE D\u2019Iberville est considéré comme si dangereux que les cyclistes le surnomment le « tunnel de la mort ».¦jmTW -Jeno3S[H £t \\ t POURNOUSJOINDRÉ La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZUNE NOUVELLE A NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUSVOULEZ EXPRIMERVOTRE OPINION?Écrivez-nous à debats@lapresse.ca REDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca ABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement PETITESANNONCES 514.987.8363ou1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services c ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, Itée dont le siège social est si: il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-a DÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca PUBLICITÉ 514.285.6931 CARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca \u2022 la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des infoi au7, rue Saint-Jacques, Montréal(Québec) H2Y 1K9 et x-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.GuyCrevier.Président et éditeur.particulières à La Presse sont également réservés.DROITS RÉSERVÉS/serge.chapleau@lapresse.ca OPINION Monsieur Nightlife PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE Le projet-pilote d\u2019ouverture des bars dénote un certain amateurisme de l\u2019administration Coderre, selon l\u2019auteur.déplacent dans des endroits où il y a la possibilité de danser (ce qui atténue les effets de l'alcool).La clientèle qui devrait être principalement visée par ce type de projet (par exemple les amateurs de musique électronique, raves et afterhours légaux et illégaux) ne se sent nullement interpellée par le choix des bars participants et boudera certainement le projet.D'un autre côté, la clientèle régulière de ce type d'endroit risque de trouver ce projet inutile.Voudra-t-elle rester après 3 h du matin alors qu'il n'y a pas de piste de danse?J'entends déjà les conclusions que tireront la majorité des propriétaires de bars impliqués : ce n'est pas rentable et le monde est trop saoul.Si ce n'est pas de l'amateurisme, c'est de l'autosabotage.Viser la bonne clientèle Pourquoi ne pas avoir visé en premier lieu des endroits susceptibles d'avoir une clientèle intéressée par ce projet?Peut-être que le maire Coderre a voulu éviter le Plateau Mont-Royal, où se trouve le Salon Daomé, parce qu'il ne voulait pas se frotter à son voisin « bobo» intolérant au bruit, Luc Ferrandez?Je le comprendrais.Pourquoi alors ne pas avoir visé la rue Saint-Laurent, moribonde économiquement ces dernières années, mais historiquement et culturellement beaucoup plus propice à accueillir ce genre de projet (Blue Dog, Laïka, Blizzarts, Belmont)?Ou, mieux encore, le Village gai, situé, comme le Quartier latin, dans l'arrondissement du maire (Ville-Marie)?Comme le projet a été étroitement élaboré en collaboration avec la police, mon petit doigt me dit que le SPVM y est pour quelque chose.Peut-être que le maire Coderre devrait chercher dans son équipe un élu « jeune » et branché sur les cultures nocturnes pour le conseiller?À moins qu'il n'y en ait simplement pas à l'hôtel de ville?Il serait très décevant que les conclusions de ce projet ne soient pas à la hauteur du sens festif des Montréalais pour la simple raison qu'il a été mal élaboré.L'été nous le dira.MATHIEU GRONDIN Lauteur est DJ, promoteur et programmateur d\u2019événements et réalisateur.Le maire Denis Coderre a décidé de s'improviser « Monsieur Nightlife » depuis son arrivée à la mairie.Militant depuis plusieurs années pour plus de flexibilité au niveau des heures d'application de la Loi sur les infractions en matière de boissons alcooliques, j'ai été le premier à être agréablement surpris par l'ouverture manifestée par le maire à ce sujet.Son projet-pilote de laisser ouverts jusqu'à 6h du matin certains bars dans un secteur déterminé avait tout pour me plaire.Maintenant qu'on en sait plus sur ce projet, je suis maintenant d'avis qu'il est voué à l'échec et qu'il s'en dégage un certain amateurisme.La liste des bars participants étant maintenant publique, je m'interroge sur la pertinence de la plupart d'entre eux à ce projet.Allez-vous vraiment vouloir boire du scotch et de la bière assis dans un fauteuil en cuir jusqu'à 6h du matin à L'île Noire, au Bistro à Jojo, au Pub Quartier Latin ou au Café Hookah Lounge ?Ou sur la rue Crescent: au Sir Winston Churchill Pub, au Burger Bar ou au Winnie?J'ai bien des amis qui étaient excités par ce projet et la réponse est unanime: non.Dans la plupart des grandes villes que le maire Coderre veut émuler, ce type d'endroit ferme autour de 1 h ou 2 h du matin et possède un permis de « pub ».Après cette heure, les gens rentrent à la maison ou se U.\t1 WS 9ûfJToos A TOC'S ÆS v-vjtA\\wÉ< er WEÂUeuïE IA ŸROCHMKÆ FOfr LAQUESTION DU JOUR Les travailleurs de Postes Canada demandent à leur employeur d\u2019offrir aux Canadiens des services bancaires, afin d\u2019augmenter ses revenus et ainsi de ne pas avoir à abolir la livraison du courrier à domicile.Selon vous, c\u2019est.Une bonne idée > 25 % Une mauvaise idée > 28 % Une idée à étudier > 37% Je ne sais pas > 10% Résultats à19h15, hier >14128 répondants LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 29 AVRIL 2014 A 21 À BIEN Y PENSER Le ministre du Conseil du trésor devra abolir les augmentations automatiques d\u2019échelons salariaux, qui encouragent l\u2019improductivité et la non-imputabilité.Il devra aussi transformer les régimes de retraite à prestations déterminées en régimes à cotisations déterminées.Les mécontents pourront toujours aller voir comment ça se passe au privé ; ils constateront à quel point ils sont choyés.\u2014 Ronald McKenzie, Pointe-Claire DEBATS La dérive ; LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca Le « droit à l'enfant » est une fiction.Ce qui n'en est pas une, c'est le droit de l'enfant de connaître ses origines, un droit dont seront privées à jamais les jumelles en gestation de Joël Legendre et de son conjoint.Elles ne pourront jamais savoir l'identité de leur mère (l'ovule a été acheté dans une banque américaine) ni celle de leur père (les spermes ont été traités de façon à occulter l'identité du père biologique).Cette ignorance est une souffrance qu'ont vécue beaucoup d'enfants adoptés, mais elle est soulagée de nos jours par les mécanismes mis en place pour favoriser les retrouvailles.La naissance fortuite d'enfants voués à l'abandon est une triste réalité de la vie (heureusement en déclin grâce à la contraception et à l'avortement), qui n'a rien à voir avec la production industrielle d'enfants-éprouvettes qui ne pourront jamais s'inscrire dans une ligne de filiation.Personne n'a droit à un enfant.sauf au Québec, ce petit paradis de l'expérimentation irraisonnée où n'importe quoi passe, du moment que c'est populaire à TLMP.Ici, grâce à la coupable insouciance du gouvernement Charest, n'importe qui a le « droit » d'avoir un enfant aux frais des contribuables, peu importe qu'on soit une retraitée « en Le «droit à l\u2019enfant» est une fiction.Ce qui n\u2019en est pas une, c\u2019est le droit de l\u2019enfant de connaître ses origines.forme » de 65 ans, une personne sans utérus ou une femme parfaitement fertile.Il y a d'autres façons de combler ses désirs de parentalité que le recours à la fertilisation in vitro.La plus sensée passe par l'adoption - il y a des milliers d'enfants, à travers le monde, qui n'attendent qu'une famille.Si une femme tient à engendrer elle-même sans contact hétérosexuel, elle peut avoir recours aux bons services d'un ami fiable.Je connais un couple de lesbiennes ontariennes qui ont eu, chacune son tour, un enfant d'un collègue de travail (par insémination artificielle).L'épouse de ce dernier était d'accord, ils sont tous très amis et forment une sorte de famille élargie.C'est un arrangement contestable, mais bon, à chacun sa vie; au moins, dans ce cas, les enfants sauront d'où ils viennent.Les couples gais en quête de paternité biologique n'ont pas cette possibilité.Être un homme comporte beaucoup d'avantages.et quelques inconvénients, dont celui-là.Mais il faut être complètement décollé de la réalité pour voir là une discrimination à laquelle l'État devrait remédier en finançant l'embauche d'un ventre féminin.Le rôle d'une mère porteuse est bien autre chose que celui d'un donneur de sperme.La « grossesse pour autrui» pose tellement de problèmes d'ordre éthique que c'est cela, plus que n'importe quel autre facteur, qui explique l'ampleur des manifestations de l'an dernier contre le « mariage pour tous » en France.Les manifestants en avaient surtout contre le fait que la reconnaissance du mariage homosexuel aboutirait à la légalisation de la GPA.Le gouvernement Hollande a prestement reculé sur ce front, mais la GPA est légale dans nombre de pays, y compris aux États-Unis, où elle est parfois utilisée par des femmes qui ne veulent pas perdre leur ligne.La seule question qui se pose, c'est de savoir si l'État doit sanctionner cette pratique en l'incluant dans le panier de services de santé gratuits.La réponse est évidente, tant du point de vue éthique que financier.C'est non.Croyant s'acheter l'amitié du puissant patron de Québecor (!), Jean Charest avait cédé aux pressions de Julie Snyder (sa compagne d'alors) et promulgué la gratuité de ce programme qui n'était au départ qu'un service médical destiné à remédier à l'infertilité, et ce, sans même se soucier d'y mettre des balises.C'est de la folie.Souhaitons que le ministre Barrette ramène ce programme à sa vocation initiale.i >î3?P?M MJS itrTtl\t rll\t iipzti\t1, \tI B \tJ J\t\t\t /\t\t\t4 a \t\t\t \t\t\t 1 1\tH I : [I\t|l .\th 1 L&e -\t \t~ li\th ¦ j?.! 1\tJ ^\t\t PHOTO CHRIS WATTIE, REUTERS Le gouvernement canadien ne pourrait pas transformer le Sénat en chambre élective sans le consentement d\u2019au moins 7 provinces dont la population représenterait au moins 50 % de toutes celles du Canada.Élire ou abolir le Sénat?JEAN LECLAIR L\u2019auteur est professeur à la Faculté de droit de l\u2019Université de Montréal.Sans surprise, la Cour suprême vient de confirmer que le gouvernement central ne peut réformer unilatéralement le Sénat, ce dernier étant « une des institutions politiques fondamentales du Canada.» Il ne peut, entre autres, le transformer en chambre élective sans le consentement d'au moins 7 provinces dont la population confondue représente au moins 50% de la population de toutes les provinces.La Cour a également conclu que l'abolition du Sénat requerrait, quant à elle, l'unanimité des provinces.Encore une fois, la Cour fait la démonstration qu'en interprétant la Constitution, elle envisage la longue durée et qu'en conséquence, il lui faut regarder bien au-delà des controverses partisanes du moment, lesquelles ne monopolisent l'attention que de manière aléatoire et éphémère.Selon la Cour, l'élection des sénateurs modifierait radicalement la nature du Sénat et le rôle qui lui est assigné et toucherait ainsi à « l'architecture interne » de notre Constitution.«D'un organe législatif complémentaire chargé de porter un second regard attentif aux lois, il [deviendrait] un organe législatif doté d'un mandat populaire et d'une légitimité démocratique.» Une telle réforme exigerait donc la participation des provinces.Les débats idéologiques et partisans sont chose courante et normale à la Chambre des communes.C'est le lieu des débats engagés où la volonté des partis tente de s'imposer.Le Sénat, quant à lui, a pour fonction d'être un lieu de réflexion plutôt qu'un lieu de combat.Son rôle consiste à poser un « second regard attentif» indépendant et serein sur les projets de loi proposés par la Chambre des communes.Il doit donc servir de complément à cette dernière, et non en être « l'éternel rival».Or, comme le souligne la Cour, c'est le caractère nominatif, c'est-à-dire non électif, du mode de sélection des sénateurs qui confère à ceux-ci l'indépendance et l'impartialité nécessaires à un examen serein et éclairé des projets de loi: « Les rédacteurs [de la Constitution] ont cherché à soustraire le Sénat au processus électoral auquel participaient les députés de la Chambre des communes, afin d'écarter les sénateurs d'une arène politique partisane toujours soumise aux impératifs des objectifs politiques à court terme.» Que l'élection des sénateurs ne puisse aisément devenir réalité en chagrinera plusieurs.Toutefois, il faut se rappeler que cette élection introduirait des distorsions majeures dans la dynamique politique canadienne.Deux chambres élues (Chambre des communes et Sénat) pourraient soit être redondantes, parce que contrôlées par le même parti, soit impotentes, parce que dominées par des partis différents.Bref, tout ce qui brille n'est pas or.En outre, le processus nominatif a ouvert la porte à un grand nombre de personnes souvent défavorisées par le jeu électif: les femmes, les autochtones, les minorités visibles, les membres de professions ou de corps de métiers traditionnellement sous-représentés dans les assemblées législatives.Faut-il abolir le Sénat alors?C'est la solution facile, mais en agissant ainsi, on se trouve à détruire l'un des derniers contre-pouvoirs (autre que les tribunaux) à la toute-puissance d'un premier ministre à la tête d'un gouvernement majoritaire.C'est donc un pensez-y-bien.Est-ce à dire que le Sénat ne pourra jamais être réformé?Non.Plusieurs réformes pourraient être entreprises qui ne nécessitent pas qu'on s'embarque collectivement dans un Titanic constitutionnel.La plupart d'entre elles exigent cependant des gouvernements qui se succèdent à Ottawa la volonté d'agir en hommes d'État lorsque vient le temps de nommer un sénateur et celle de réfléchir sérieusement au rôle qu'ils entendent donner à notre Chambre haute avant d'agir.Deux chambres élues (Chambre des communes et Sénat) pourraient soit être redondantes, parce que contrôlées par le même parti, soit impotentes, parce que dominées par des partis différents.PROCRÉATION MÉDICALEMENT ASSISTÉE Établir des balises claires AUDREY L\u2019ESPÉRANCE Lauteure est chercheure postdoctorale au département de Science Politique à l\u2019Université de Toronto.Encore une fois, une personnalité connue du milieu artistique québécois remet sur la scène politique et médiatique l'épineux débat de la procréation médicalement assistée (PMA), de son financement et de ses complexités légales.Les possibilités offertes par la PMA sont presque infinies et c'est pourquoi il faut s'interroger sur les manières de baliser ses multiples pratiques plus ou moins connues de la population québécoise.Voici quelques sujets qui sont mis en lumière par la manchette de cette semaine et qui demandent davantage d'encadrement, mais surtout, de débats.Qu\u2019est-ce que l\u2019infertilité?La première question qu'un législateur doit se poser est si la procréation assistée doit être considérée comme un mode de conception offert au choix individuel sur la base de motivations libres personnelles, si elle doit être réservée à des fins médicales seulement, ou si elle est un outil social de promotion de la famille.En bref, s'il s'agit d'un enjeu individuel, de santé ou d'une question sociale.Les questions de filiation et de droit de l\u2019enfant Une des problématiques mises en lumière par le cas de Joël Legendre et de sa famille est l'inadéquation entre la loi sur la procréation assistée et le programme de financement des traitements de la RAMQ.Le droit de la famille et les méthodes pour établir la filiation des enfants nés de la procréation assistée doivent être réformés en considérant les nouvelles technologies.Il est urgent que notre droit intègre de manière cohérente les structures familiales qui ne correspondent pas au modèle de la famille hétérosexuelle nucléaire.De plus, promouvoir les besoins des enfants est essentiel à l'élaboration de politiques éthiques et responsables en matière de procréation assistée.Un besoin flagrant d\u2019en savoir plus Au Québec, plusieurs intervenants dans ce débat sont, comme moi, préoccupés par le manque, voire l'absence, de données publiques sur les effets à long terme de la PMA.Ces données sont essentielles à l'évaluation des politiques de façon périodique ainsi qu'au développement de la recherche en science médicale et sociale.La diffusion de ces données se doit aussi d'être systématique.Nous pourrons ensuite, sur la base de celles-ci, mieux étudier les enjeux qui nous touchent particulièrement au Québec et trouver des solutions afin que les politiques et les réglementations soient toujours à la fine pointe de technologies qui ne cessent d'évoluer.Une préoccupation particulière pour la santé des femmes Le manque de recherche est étroitement lié aux préoccupations constantes des experts au sujet de la santé des femmes ayant recours à la procréation assistée, la question de la gestation pour autrui soulevant particulièrement ce souci.La focalisation actuelle sur l'allocation des ressources en santé a éclipsé la nécessité d'investir dans la prévention de l'infertilité et de priori-ser la santé reproductive des femmes infertiles, des donneuses et des mères porteuses.Les tenants de toutes les options politiques devraient se soucier de la santé des femmes lorsqu'il est temps d'établir les droits et responsabilités des acteurs prenant part à la procréation assistée.J'aurais pu mentionner de multiples autres débats entourant la PMA qui peuvent aussi soulever les passions.Pour en nommer quelques autres à la volée : la rétribution des donneurs, le droit des enfants nés de la PMA de connaître leurs origines, l'établissement de critères sociaux et médicaux d'accès aux traitements, la cohabitation public/privé en santé reproductive, le soutien légal et psychologique offert par les cliniques, l'achat de gamètes à l'étranger, le tourisme reproductif, etc.Les compétences des provinces en matière de procréation assistée, bien que limitées, sont maintenant beaucoup plus claires depuis la décision de la Cour suprême de 2010 relativement à la Loi sur la procréation assistée.Il est donc temps que nous nous attardions consciencieusement à établir des balises claires afin que nous puissions profiter des incroyables avancées promises par la PMA dans un contexte légal et éthique, en lien avec nos valeurs sociales. L\u2019EVENEMENT LEVENEMEN I Çi ATOUT DU 28 AU 30 AVRIL RECEVEZ EN PRIME À L\u2019ACHAT OU À LA LOCATION CETTE CARTE $ APPLICABLE SUR TOUT EN CONCESSION ET PLUS ENCORE ! Applicable à l'achat ou à la location d'une Fiesta, d'une Focus, d'une Fusion, d'une C-MAX, d'une Taurus ou d'une Mustang 2014 neuve sélectionnée.Certaines conditions s'appliquent.PRIX FIXE DE l.P.Ü-lüL À l'achat ou à la location des voitures 2014 neuves sélectionnées.La quantité maximale de litres d'essence peut varier selon le modèle.SEULEMENT CHEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE FORD DU QUÉBEC.| fordquebec.ca | (OSiriusxm Livrable pour la plupart des véhicules Ford neufs avec abonnement de 6 mois prépayé™."]
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