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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2015-01-03, Collections de BAnQ.

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[" ÉDITION WEEK-END / Montréal samedi 3 janvier et dimanche 4 janvier 2015 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 131® année No62\t88 pages, 8 cahiers 2,15$ taxes en sus - Édition provinciale 2,25$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées LA PRESSE L\u2019AGE D\u2019OR SANS LE SOU Ils sont vieux, ils sont seuls, ils sont pauvres et malades.Leur vie est l\u2019envers de la «Liberté 55».Quelque 60 000 baby-boomers arriveront à la retraite dans une situation de très grande précarité.Portraits.PAGES A2 ET A3 PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE PHOTOMONTAGE LA PRESSE LA TÉLÉ QUI LES ALLUME Puisque les artisans de la télé sont aussi des téléspectateurs, nous leur avons demandé ce qui les allume au petit écran.ARTS LE CH, LA MARQUE QUI COMPTE Le Canadien de Montréal arrive en tête.Quelles sont les autres marques québécoises les plus fortes, les plus appréciées?Voici notre palmarès.AFFAIRES 2015 DANS LE PROJ De Jean-Marc Vallée à Quentin Tarantino, et de La guerre des tuques 3D à Star Wars, notre journaliste Marc-André Lussier dresse la liste des films les plus attendus de l\u2019année qui commence.CINÉMA STÉPHANE LAPORTE LE VIDE DU 3 JANVIER PAGE Al6 VINCENT MARISSAL SUR LE RADAR DE 2015 PAGE A5 ' :S PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE PERSÉCUTÉ PAR DES FÉMINISTES RADICALES?Le propriétaire d\u2019un petit café se croit victime de représailles.PAGE A10 ^i^^^^/AVAVAVAVAVAVA^ JJ JJJJJ JJJJJ JJJJJ JJJJJ UNE MAISON AU-DESSUS DU MAISON HAWAII SAUVAGE Oubliez les chaises longues, place à l\u2019aventure! VOYAGE PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE MON CLIN D\u2019ŒIL STÉPHANE LAPORTE Tout augmente, même l\u2019année.CJcH Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte SAM 621924 45678 2 DU SOLEIL POUR TOUT LE MONDE ^transat Vol aller-retour Taxes incluses Janvier | à partir de sKVRAx Meilleure ligne aérienne vacances en Amérique du Nord, 2014 354 mètres dans les airs Fort Lauderdale Acapulco Floride Mexique Vol aller-retour Taxes incluses Février | à partir de 679$ San Jose Costa Rica Vol aller-retour Taxes incluses Janvier | à partir de Malaga Espagne Vol aller-retour Taxes incluses Février | à partir de 699$ 759$ >> o > CD CD O O ^ t co -35 & SU 95 co wo s-i WW 621924456782 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 JANVIER 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn AÎNÉS VULNÉRABLES VIEILLESSE EN DÉTRESSE Retraite rimera avec précarité pour 60 000 baby-bommers dans les prochaines années SOMMA RE Amusez-vous !\tAFFAIRES 6\tLoteries\tA18 Astrologie\tPETITES ANNONCES 7\tMonde\tA 20 à 24 Débats\tA 25\tPetites annonces\tPETITES ANNONCES Décès\tPETITES ANNONCES 3à10\t\tRestaurants\tMAISON 8 Emplois\tPETITES ANNONCES 1\tSudoku\tAFFAIRES 4 Météo Ciel variable en matinée, quelques flocons en après-midi, maximum -4, minimum -8.PETITES ANNONCES 9 PRÉCISIONS AMUSEZ-VOUS Par mégarde, la page Amusez-vous du 30 décembre a été publiée de nouveau dans le cahier Voyages.Vous trouverez celle d\u2019aujourd\u2019hui en page 6 du cahier AFFAIRES.PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE DANIELLE TROTTIER En page 4 du cahier des Arts d\u2019aujourd\u2019hui, nous avons publié par erreur une photo de l\u2019actrice Amélie Grenier en lieu et place de celle de Danielle Trottier, scénariste d Unité 9.La photo qui aurait dû accompagner le texte se trouve ci-contre.Toutes nos excuses.PAUSE DES FÊTES Il était une foi la galette des Rois TECHNO Bang & Olufsen le nec plus ultra des mélomanes ACTUALITES Vieillir dans la pauvreté VOTRE RENDEZ-VOUS DU DIMANCHE DEBATS Qui protège les gens vulnérables?AFFAIRES Tenir ses résolutions 2015, c\u2019est possible et c\u2019est payant LA PRESSE ¥ Disponible dans V l'App Store DISPONIBLE SUR p* Google play App Store est une marque de service d'Apple Inc.Google Play est une marque déposée de Google Inc.PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE * ?\t wnrntni ~ ET H Trtii«nrjf\u2014inrginir 1 h f MpHHf .' \u2022 :\\\\v lULLIJ^LLaULlJlUULLk_ 0.Avec 26 $ en poche, Michel Langlois, 59 ans, fait son épicerie pour les 18 prochains jours, soit jusqu\u2019à l\u2019arrivée de son prochain chèque d\u2019aide sociale.L\u2019homme, qui a de la difficulté à se déplacer, peut compter sur l\u2019aide de Tatiana Frenette-Erazo, intervenante à l\u2019organisme communautaire le PAS de la rue.Ils sont vieux, ils sont seuls, ils sont pauvres et malades.Leur vie est l\u2019envers de la «Liberté 55» que nous avaient promis les célèbres publicités.À l\u2019heure où la société québécoise débat des fonds de retraite des privilégiés, les aînés vulnérables sont nombreux: 60 000 baby-boomers arriveront à la retraite dans une situation de très grande précarité.Aujourd\u2019hui, nous vous faisons entrer chez ces gens âgés, pour qui la vieillesse est synonyme d\u2019indignité.KATIA GAGNON « Il te reste 26$.» En entendant les cinq mots prononcés par Tatiana Frenette-Erazo, Michel Langlois, 59 ans, semble frappé par la foudre.Ils sont à l'épicerie.Tatiana vient chaque semaine aider Michel, qui marche avec grand-peine, à sortir de chez lui pour aller au supermarché.C'est sa seule sortie de la semaine.Et aujourd'hui, il reste à Michel un gros 26$ pour faire son épicerie.Nous sommes le 14 du mois.Le prochain chèque d'aide sociale, qui s'élève à 680$, est dans 18 jours.« Ça se peut pas », dit Michel.«As-tu donné ta carte à quelqu'un récemment ?», demande Tatiana.La semaine dernière, Michel a prêté sa carte de guichet à son voisin pour qu'il aille lui acheter « une couple de bières et un sac de chips ».Le voisin s'est-il servi dans son compte ?Michel a-t-il lui-même dépensé son argent?Il boit peu et ne prend pas de drogue.On ne saura pas avec certitude où est passé l'argent.Mais le mur de béton de la réalité, c'est ce 26$.Michel pousse donc péniblement son panier dans les allées en cueillant peu de choses sur les étagères.Un pain tranché grand format.Une demi-livre de bœuf haché.Douze saucisses à hot-dog et 12 pains.Cinq bananes.Total: 17,86$.Les bananes, c'est une nouveauté.C'est Tatiana, intervenante à l'organisme communautaire Le Pas de la rue, qui a convaincu Michel d'en mettre dans son panier.La première fois qu'elle a fait l'épicerie avec lui, elle lui a aussi proposé d'acheter des légumes.« Des légumes ! Tu ne trouves pas qu'il y a assez de moi qui est un légume ! », lui a répondu Michel.Ses yeux souriaient derrière ses verres teintés.Michel n'a jamais mangé un légume de sa vie.Et avant les bananes, probablement pas un fruit non plus.C'est à cause de ces décennies de malnutrition, et aussi d'inactivité, que les muscles de ses jambes se sont atrophiés.Il y a maintenant cinq ans qu'il marche péniblement, à l'aide d'une canne.« Mes muscles ont fondu.C'est ça que les docteurs m'ont dit », résume-t-il.10 mètres carrés de solitude Michel Langlois n'est donc plus en mesure de sortir seul de la chambre où il vit.Un espace qui fait tout au plus 10 mètres carrés, avec un lit sans draps ni couvre-lit, une télé juchée sur une boîte de carton, une commode, une chaise, un mini-frigo et une plaque chauffante.Pas de téléphone.Tatiana le visite depuis son entrée en fonction au Pas de la rue, en juin.Avant, Michel était totalement seul.Son logeur l'emmenait parfois à l'épicerie.« Le reste du temps, il ne mangeait pas.Ou il commandait », dit Tatiana.Dans le cas de Michel, l'intervenante a deux priorités.Un: faire augmenter son chèque d'aide sociale.Michel est manifestement inapte à l'emploi, et ce, depuis plusieurs années.Or, il n'a jamais demandé la bonification de son chèque, à laquelle il aurait pourtant droit.Deux: avec ces nouveaux revenus, lui trouver une résidence pour personnes âgées à loyer modique, où les repas seraient fournis.Il y a sept mois, Tatiana a fait une demande de soutien à domicile au CLSC pour Michel.Deux cent dix jours plus tard, toujours rien.La liste d'attente est longue, même pour un homme physiquement incapable de sortir de chez lui, atteint d'une légère déficience intellectuelle et analphabète.La semaine dernière, Michel a perdu pied dans sa chambre.Il est tombé.Il a passé la nuit sur le plancher.Au matin, son logeur est venu frapper à sa porte.«Je suis pas capable de me lever.Ouvre la porte! » Michel a passé trois jours à l'hôpital.Qui l'a, au bout de ces quelques jours, retourné chez lui.Dans sa chambre de quelques dizaines de mètres carrés, d'où il ne peut sortir seul.« C'est incroyable que ce monsieur-là soit totalement laissé à lui-même», dit Tatiana.En clopinant dans la rue - il ne veut pas marcher sur les trottoirs, il trouve qu'il y a trop de trous - Michel raconte sa vie de journalier à la Ville de Montréal.Il y a travaillé plus de 10 ans.«Récupération, vidanges, parcs, entretien, j'ai tout fait.» Il a fini par se faire mettre à la porte parce qu'il arrivait souvent en retard.Né d'un père ouvrier et d'une mère infirmière, il a grandi à Longueuil.« Mes parents sont morts tous les deux».La plupart de ses frères et sœurs ne savent même pas où il habite.« C\u2019est incroyable que ce monsieur-là soit totalement laissé à lui-même! » \u2014 Tatiana Frenette-Erazo, intervenante à l\u2019organisme communautaire Le Pas de la rue LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 JANVIER 2015 A3 MARIO Piégé dans un trou noir AÎNÉS VULNÉRABLES DES ANGES DANS LA BOURRASQUE MARTINE PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Ancien avocat, Mario Nagant, 57 ans, est aujourd\u2019hui prestataire de l\u2019aide sociale.Il reçoit 918 $ par mois.Près de la moitié de cette somme sert à payer son loyer.KATIA GAGNON « Ç'a été un coup de poing dans la face.» Mario Nagant, 57 ans, parle de ce jour où un oncologue lui a dit qu'il allait devoir subir l'ablation du larynx s'il ne voulait pas mourir.C'était il y a un an.Depuis, Mario vit avec une trachéotomie.Un trou, dans sa gorge, pudiquement recouvert d'un tissu chirurgical.Pour parler, il a un petit appareil en forme de paille qu'il insère dans sa bouche et qui reproduit sa voix.« Ç'a été un coup de poing dans la face » : la phrase a donc été dite par cette petite voix électronique monocorde et sans âme.Toute petite, la voix, parce que la pile de l'appareil de Mario était presque à plat.La serveuse arrive avec l'assiette de poulet en sauce qu'il a commandé.Il mâche péniblement: il n'a plus de dents.À côté de lui, il a déposé un sac en plastique blanc.Dans ce sac, il y a la poche reliée à sa sonde urinaire.Depuis une opération pour hypertrophie de la prostate, il y a quelques semaines, Mario doit trimballer partout son sac de pipi.L'infirmière venait changer son sac à la maison jusqu'à tout récemment.Elle ne vient plus, car ce changement doit se faire dans des conditions de propreté rigoureuses.Or, il n'y a aucun endroit propre chez Mario.Il y a deux ans qu'il habite cet appartement et le ménage n'a probablement jamais été fait.« On a fait faire des évaluations par une firme spécialisée.Ça prendrait 16 heures de travaux lourds, environ 400$.Il ne peut pas payer ça », dit Tatiana.Des vêtements, des livres traînent partout.Le plancher est affreusement sale.La salle de bains aussi.Il faut dire que dans la dernière année, Mario n'a pas été souvent chez lui.Il a passé beaucoup de temps à l'hôpital.Il y retourne dans trois jours, pour une ablation de deux nodules aux poumons.« En septembre, on s'est présentés chez lui, il n'était plus capable de se lever.On a appelé l'ambulance », raconte Tatiana.L'appartement de Mario est un taudis dont il n'a pas payé le loyer depuis quatre mois.La Régie du logement est à la veille de se pencher sur son cas.Mario pourrait donc, à courte échéance, se retrouver à la rue.Avec sa trachéotomie.Et sa sonde urinaire.La chute d\u2019un avocat Mario Nagant n'a pas toujours été ce qu'il est maintenant.Il a commencé à travailler à 17 ans dans une librairie, pendant ses études en droit.Devenu avocat, il a pratiqué pendant des années.« Droit civil, administratif, commercial, écrit-il dans un carnet.Je travaillais surtout avec des gens \"trous de beigne\" qui n'avaient pas droit à l'aide juridique, mais qui n'étaient pas capables de venir se payer un avocat.» Il a milité pendant des années au Parti conservateur, sous Brian Mulroney.Il était à Ottawa lors du congrès à la direction qui a mené à la victoire de l'ex-premier ministre.C'est la mort de sa mère, de laquelle il était très proche, qui lui a porté le premier coup.Il ne veut pas employer ce mot-là, mais la dépression l'a probablement frappé.« J'ai négligé ma pratique.» Le non-paiement de sa cotisation au Barreau l'a exclu de la profession.Et puis, ç'a été la chute.Il a commencé à boire.Il a perdu son appartement.Il a sombré.Et n'est jamais sorti de son trou noir.Aujourd'hui, il vit de l'aide sociale : 918$ par mois.Le montant de son loyer mensuel est de 426$.Qu'est-ce qui est le plus dur, Mario?Il m'a fixée de ses yeux très pâles.Il a pris une grande respiration.Puis, il a écrit dans le carnet, d'une main ferme, en grandes lettres capitales.«SOLITUDE».des baby-boomers arrivent à la retraite en situation de précarité et 5%, en situation de grande précarité.58% En 1993, 27% des ménages de plus de 65 ans avaient des dettes.En 2010, cette proportion est passée à 58%.42% des ménages locataires de 55 à 74 ans consacrent plus de 30% de leur revenu à leur logement.JOHNNY Noyer l\u2019ennui PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Johnny Stewart, 83 ans, a commencé à boire à la suite d\u2019une douloureuse rupture amoureuse.Depuis, la bouteille demeure son pire démon.i* Mû KATIA GAGNON « Le frigo, c'était ma fenêtre.» Pendant deux ans, il n'y a pas eu de frigo dans le petit appartement de Johnny Stewart, 83 ans.Les denrées périssables qu'il achetait, il les conservait sur le bord de sa fenêtre.C'était bon pour l'hiver, c'était bon pour l'automne.Mais l'été ?« Bah, j'achetais des Rice Krispies, des bananes, des croissants, des clémentines.De temps en temps, je m'achetais un cheeseburger ou je me faisais chauffer une boîte de chaudrée de palourdes.C'est facile à préparer.» Aussi bien dire que le vieil homme ne s'est pas beaucoup nourri durant ces deux années.Il n'y avait pas d'argent pour acheter un frigo.Mis à part le loyer, sa dépense principale, c'était l'alcool.Il y a des années que Johnny boit.Il noie sa peine depuis que son conjoint, qui est resté à ses côtés pendant 30 ans, l'a quitté pour aller vivre chez son frère à la campagne.Puis, son compagnon de vie est mort.C'était il y a presque deux ans.« J'ai commencé à boire quand il m'a laissé.Je m'ennuyais à mourir.Alors je me soûlais, dit-il.En fait, j'étais en dépression majeure.» Peu à peu, la bouteille a pris toute la place.Johnny était soûl du matin au soir.Un jour, sa voisine a porté plainte.Il s'était mis à crier comme un fou dans le corridor.Dans les jours qui ont suivi, Johnny a fait la rencontre de Solange Baril.L'intervenante au Groupe Harmonie, qui s'occupe des problèmes qu'on n'associe pas souvent aux aînés - drogues, alcool, jeu - vient le visiter une fois par semaine.Le combat d\u2019une vie « Elle m'a encouragé à moins boire.Aujourd'hui, je me contrôle plus.Mais l'alcool fait toujours partie de mon mode de vie.Hier, j'ai réussi à ne pas boire du tout: ç'a été tout un combat.» À cause de sa consommation d'alcool, Johnny s'est mis à souffrir de vertiges.Or, il marche déjà avec une canne à cause d'un problème de sciatique.Johnny a eu peur de ne plus pouvoir demeurer dans le HLM - les Habitations Jeanne-Mance - où il vit depuis un quart de siècle.« J'ai eu peur de devenir dément.Et ça m'effraie encore.» Car le petit monde de Johnny tourne dans les trois pièces de ce logement exigu et encombré d'un invraisemblable fatras.Dans le salon, minuscule, il y a son piano.Cet ancien pianiste de bar a joué pendant des décennies dans les tripots montréalais.Il défile le nom des endroits où il a répondu aux demandes spéciales des clients, tout un chapelet de noms de bars du Red Light qui se sont éteints depuis.Six nuits par semaine, de 22h à 3h, l'homme connu sous le nom de scène de Johnny Stewart enfilait les airs à la mode au piano.« C'était sale, dans ces endroits, il y avait des rats à l'extérieur.Je jouais du country, du calypso, des chansons de Perry Como.J'étais tellement habitué de répondre aux demandes spéciales que je ne savais même plus quelle musique j'aimais, moi.» Même s'il travaillait dans un milieu où l'alcool était omniprésent, il buvait très modérément à l'époque.« Maintenant, même le matin, j'ai une bière à la main.» En 2005, Martine Chagnon a été embauchée comme intervenante de milieu aux Habitations Jeanne-Mance.Plus de 500 appartements, dispersés dans cinq grandes tours, destinés aux gens âgés.Un kilomètre carré de misère, que Mme Chagnon a découvert, couloir par couloir, en faisant une tournée des logements à son arrivée.« On est tombées sur toutes sortes d\u2019affaires.Des gens atteints du syndrome de Diogène, qui amassent toutes sortes de choses chez eux.Des drames familiaux.Des conflits interpersonnels sévères.Des situations dabus.Des problèmes de jeu.Des difficultés d\u2019alimentation.Il y avait des personnes tellement dénutries qu elles avaient de la misère à parler.» Martine Chagnon et ses collègues font 1700 à 2000 suivis par an.« Les gens ne vont pas vers les services.Alors on s\u2019est arrangés pour que les services aillent vers eux.» Tt PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Martine Chagnon travaille comme intervenante de milieu aux Habitations Jeanne-Mance, qui accueillent des centaines de personnes âgées.TATIANA Quand Tatiana Frenette-Erazo a rencontré Serge Légaré pour la première fois, il venait tout juste de sortir du lit.Son lit?Un double sac de couchage, étendu sur le trottoir, souillé d\u2019urine et d\u2019excréments.Il a résumé sa vie en une phrase: «Je suis un vieux fini.» La jeune femme venait tout juste de commencer son boulot d\u2019intervenante à l\u2019organisme le PAS de la rue.Elle qui n\u2019a pas 30 ans avait choisi de s\u2019occuper des aînés itinérants ou à risque d\u2019itinérance.Comme Serge Légaré.Petit à petit, en venant le voir chaque jour, elle a convaincu M.Légaré de voir un médecin.Quand on lui a diagnostiqué une pneumonie, elle l\u2019a persuadé qu\u2019il devait dormir au chaud.Depuis ce jour, c\u2019était il y a six mois, Serge Légaré accepte de dormir à la Maison du Père.Il se rend à ses rendez-vous au CLSC et à l\u2019hôpital, où il est suivi pour divers problèmes de santé.Le PAS de la rue ne travaille qu\u2019avec ce genre de clients, âgés et vulnérables.En 2004, 5000 personnes fréquentaient son centre de jour.Dix ans plus tard, la clientèle a doublé.On a créé de nouveaux services, comme les visites à domicile par des intervenants comme Tatiana.Un projet de logement pour les ex-sans-abri est actuellement en cours.PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Tatiana Frenette-Erazo est intervenante à l\u2019organisme le PAS de la rue qui travaille avec une clientèle âgée et vulnérable.SOLANGE Un organisme spécialisé dans les dépendances pour les aînés?Oui, ça existe.Et oui, ils ont de la clientèle.Même qu elle a augmenté de plus de 50% en un an, souligne la directrice adjointe du Groupe Harmonie, Solange Baril.L\u2019organisme aide les aînés à traiter les problèmes d\u2019alcool, de drogues, de jeu compulsif.Lan dernier, on a desservi 1369 clients.L\u2019année précédente, 890.Près de la moitié de la clientèle est composée de femmes.Le quart vit dans une très grande précarité financière.Solange Baril agit également comme intervenante.Elle fait nombre de visites à domicile chaque année.«Chez les gens âgés, les problèmes sont plus cachés.Ils ne cogneront pas à une porte pour avoir de laide.Il faut aller les voir chez eux», dit-elle.\u2014 Katia Gagnon am WORLD TRAVEL AWARDS NATIONAL GEOGRAPHIC *41 N N£ ¦/» ÊM.LÉ F jib.¦\u20192£vti3 &S3?A H üjLi Is- SEJOUR et AVENTURE - GRATUITS - JUSQU\u2019A PAR COUPLE EN VALEUR AJOUTEE Kf « Admirez les paysages saisissants » -Voyages de toute une vie HUIT FOIS LAUREAT AUX World Travel Awards Vivez l'expérience de l'Ouest canadien à bord du train primé Rocky Mountaineer.Nous célébrons notre 25e anniversaire et vous invitons à venir faire la fête avec nous! 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LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 JANVIER 2015 A 5 .POLITIQUE PHOTO ADRIAN WYLD, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE La réalité du Canada de 2015 pourrait avantager Stephen Harper, qui a prouvé qu\u2019il peut prendre le pouvoir avec moins de 40 % des voix et des gains minimaux au Québec.* PHOTO CHRISTINNE MUSCHI, ARCHIVES REUTERS Pierre Karl Péladeau est sans contredit le personnage politique le plus attendu de 2015, même si, pour le moment, on en sait très peu sur son programme politique.Sur le radar de 2015 VINCENT MARISSAL CHRONIQUE Certaines impressions (ou même appréhensions, dans ce cas) ont la vie dure.Comme celle voulant que le premier ministre Stephen Harper puisse devancer les élections, prévues par la loi le 19 octobre, et ce, malgré son engagement formel en fin d'année de ne pas convoquer les Canadiens aux urnes avant cette date.Devant des sondages légèrement plus favorables aux conservateurs, à la fin de 2014, les libéraux de Justin Trudeau et les néo-démocrates de Thomas Mulcair ont décidé d'accélérer les préparatifs électoraux (nominations de candidats, financement, élaboration des programmes), inquiets de voir leur adversaire tenté de les prendre de vitesse au printemps.Il s'agirait d'un pari risqué pour le premier ministre, mais comme la fin justifie très souvent les moyens en politique, mieux vaut être prêt.Stephen Harper, qui fêtera son neuvième anniversaire au pouvoir dans trois semaines, sait que l'histoire joue contre lui.Au Canada, les électeurs gardent rarement leur gouvernement plus d'une décennie.Au cours des 50 dernières années, les gouvernements successifs (libéraux ou conservateurs) ont duré en moyenne 9,7 années (en excluant le gouvernement de Joe Clark, qui a duré.9 mois).Autre fait historique défavorable aux conservateurs : les libéraux ont dirigé le Canada durant 30 des 50 dernières années.Il y a alternance, mais historiquement, les conservateurs prennent le pouvoir après un long règne libéral et ils restent au pouvoir moins longtemps.Ça, c'est pour l'histoire.La réalité du Canada de 2015 pourrait toutefois avantager Stephen Harper, qui a prouvé qu'il peut prendre le pouvoir avec moins de 40 % des voix et des gains minimaux au Québec.Pour y arriver, les conservateurs ont toutefois besoin de la division du vote de centre gauche entre le PLC et le NPD, en particulier en Ontario.Ce scénario favorable aux conservateurs en 2011 se reproduira-t-il en 2015?Pour le moment, avec le NPD autour de 20% dans les intentions de vote, le balancier électoral semble pencher vers les libéraux.Rien n'est joué, toutefois.Nous entrons dans une très longue campagne électorale qui s'annonce, permettez une prédiction facile, très dure.Les conservateurs joueront la carte des surplus budgétaires et multiplieront les attaques contre le populaire Justin Trudeau.Thomas Mulcair, lui, doit frapper fort pour espérer remonter dans les intentions de vote.Voilà qui est ironique : pour la première fois de son histoire, le NPD présente une véritable solution de rechange au gouvernement sortant et son chef, Thomas Mulcair, est de loin le meilleur aux Communes.Malgré tout, les néo-démocrates risquent de reculer gravement en 2015.Duffy et Keystone À surveiller aussi sur la scène fédérale en 2015: le procès du sénateur déchu Mike Duffy, prévu pour avril, et le sort du pipeline Keystone XL, qui doit relier le nord de l'Alberta aux États du golfe du Mexique.L'affaire Duffy, contre qui pèsent 31 chefs d'accusation de fraude et de corruption, a de quoi inquiéter les conservateurs.Répudié par le Parti conservateur, Mike Duffy, qui a reçu une «aide» de 90 000$ de l'ex-chef de cabinet de M.Harper, a promis de ne pas couler seul.On verra si la santé chancelante de M.Duffy lui permettra de témoigner à son procès.En ce début de 2015, tous les yeux se tourneront vers le Congrès américain, qui pourrait, à la faveur de la nouvelle majorité républicaine, voter pour la construction du pipeline Keystone, un projet cher au gouvernement Harper.À suivre, au Québec Si vous trouvez que l'ombre de Pierre Karl Péladeau a pesé lourdement que la scène politique québécoise en 2014, préparez-vous à une éclipse totale, surtout au mois de mai, point culminant de la course à la direction du Parti québécois.Ses adversaires l'admettent eux-mêmes: PKP est largement en avance dans cette course et il sera difficile de l'attaquer de front sans froisser les militants convaincus d'avoir enfin trouvé le sauveur.Comme si M.Péladeau n'était déjà pas assez visible, son mariage annoncé avec la populaire animatrice Julie Snyder, au printemps, provoquera cette fois un tsunami médiatique.PKP est sans contredit le personnage politique le plus attendu de 2015, même si, pour le moment, on en sait très peu sur son programme politique.Le glamour et la «pipoli-sation» laisseront-ils un peu de place à la substance ?Charbonneau et négos On l'a un peu oubliée en fin de 2014, mais elle reviendra en force ce printemps : la commission Charbonneau, dont le rapport final est attendu en avril (il ne serait pas surprenant, toutefois, que le dépôt soit repoussé en septembre).Même si les audiences de la CEIC n'ont pas permis de trouver LA bombe que beaucoup attendaient, il est d'ores et déjà acquis que le PLQ et ses anciens dirigeants seront écorchés (le PQ aussi, mais dans une moindre mesure).Autres fronts chauds au Québec en 2015: les négociations entre le gouvernement et la fonction publique et le grand brassage dans les commissions scolaires et le milieu de la santé.On nous a promis un printemps agité, mais le gouvernement Couillard jouit de deux avantages cruciaux: la majorité et l'assentiment, du moins sur le fond, du PQ et de la CAQ.a Pour joindre en notre chroniqueur: vmarissal@lapresse.ca Les conservateurs joueront la carte des surplus budgétaires et multiplieront les attaques contre le populaire Justin Trudeau.Y V AUTEURE : FABIENNE LAROUCHE nouveau prof 30 vies de retour lundi 5 janvier Samuel Page enseigne la musique au Vieux-Havre Passion contagieuse ici RaDio-canaDa S TêLè A 6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 JANVIER 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ACTUALITÉS REFUGES POUR SANS-ABRI «On ne refuse personne» «i PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE «On a vu à Noël des gens distribuer des couvertures ou des sacs de couchage aux gens de la rue, mais c\u2019est vraiment à éviter, parce que ça équivaut à encourager les gens à passer la nuit dehors», souligne Aubin Boudreau, directeur général de l\u2019Accueil Bonneau.MARIE-MICHÈLE SIOUI Au lendemain d'une vague de froid qui a fait six morts en France et à la veille d'une chute brutale des températures au Québec, les intervenants de la lutte contre l'itinérance de Montréal ont bon espoir d'éviter le pire.Leur meilleur allié : l'hébergement pour tous, une approche qui ne semble pas encore avoir séduit leurs collègues français.Dans l'Hexagone, on attend que les températures tombent au-dessous de zéro le jour et oscillent entre -5° et -10° la nuit pour ouvrir des lits supplémentaires.Mais à Montréal, on ne badine pas avec le froid.«Entre le 1er décembre et la fin de l'hiver, on ne refuse personne dans les refuges», dit le président et chef de la direction de la Mission Old Brewery, Matthew Pearce.Ici, que le mercure frôle les -20 ° ou zéro, la politique est la même, quitte à déposer des matelas sur le sol î LE SAMEDI 3 JANVIER f VE* EU» DE RABAIS SUR 5 VINS SELECTIONNES a r JUSQU\u2019A EPUISEMENT DES STOCKS LIMITE DE 3 BOUTEILLES PAR PRODUIT La moderation a bien meilleur goût.Ccfu^^ifcoof PRENEZ GOÛT A NOS CONSEILS SAO Exclus de cette offre: titulaires de permis, SAQ Dépôt, SAQ Signature, agences de la SAQ et comptoirs Vin en vrac.-L'Offre Vente éclair: Wpnomisez jusqu'qmffl^Kfc.rabais sur 5 vins sélectionnés est en vigueur à partir du samedi 3 janvier 2015, jusqu\u2019à épuisement des stocks.Limite de 3 bouteilles par produit, par client, par transaction, pour chacun des produits suivants: Sette Cascine Barbaresco 2008 (code SAQ: 11801031); Château Soudars 2000 (code SAQ: 11816582); Château Soudars 2004 (code SAQ: 11817008); Château Simard 2001 (code SAQ : 11646296); Château Simard 2006 (code SAQ : 11646333).Promotion également offerte dans SAQ.com.Quantité limitée à 17 801 caisses pour tout le réseau.Aucune mise de côté netacælbtée.18anset plus.de la cafétéria.En hiver, les ressources d'accueil de la métropole se mobilisent.Lorsqu'un centre est complet, on déplace les personnes à la recherche d'un refuge dans une ressource qui a encore de la place.« On a vu à Noël des gens distribuer des couvertures ou des sacs de couchage aux gens de la rue, mais c'est vraiment à éviter, parce que ça équivaut à encourager les gens à passer la nuit dehors», souligne pour sa part Aubin Boudreau, directeur général de l'Accueil Bonneau.« Plusieurs itinérants ont des problèmes de dépendance : ils ne sentent pas le froid et peuvent mourir.On suggère plutôt d'encourager les gens à utiliser les refuges, où ils bénéficient aussi du soutien psychosocial des intervenants.» Réticences des sans-abri Les réticences de certains sans-abri à recourir aux refuges compliquent la tâche des intervenants, français comme québécois.Des six personnes qui sont mortes en France dans la semaine du 24 au 30 décembre, certaines avaient refusé des offres d'hébergement.«Les refus sont souvent liés à la consommation de drogue ou d'alcool et aux règles des refuge», explique Matthew Pearce.« Il y a aussi des personnes qui ont des problèmes de santé mentale et qui ne peuvent pas vivre dans des endroits fermés ou en groupe», ajoute Aubin Boudreau.Parfois, même la navette de la Mission Old Brewery - qui patrouille près des endroits où se rassemblent des sans-abri, notamment aux alentours de la station de métro Bonaventure à l'heure de fermeture - ne suffit pas à convaincre les gens de la rue d'utiliser des services d'hébergement.Résultat: plusieurs se retrouvent aux urgences des hôpitaux.« Quand le froid est combiné au diabète, à des problèmes de santé mentale ou à la prise de drogue, il y a des risques importants d'engelures.On en a plein, des itinérants qui doivent se faire couper des orteils, des bouts de pied», dit Olivier Farmer, psychiatre au Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) et cofondateur du Projet de réaffiliation en itinérance et en santé mentale, qui «sort» de la rue jusqu'à 200 personnes par année.À la lecture des prévisions météorologiques, qui laissent entrevoir des températures frôlant les -20 ° la semaine prochaine, le psychiatre prévoit une période difficile pour les sans-abri.« Ils doivent quitter les refuges à 7 ou 8 h du matin et ils ne reviennent qu'à 15 ou 16 h.Ils passent donc une bonne partie de la journée dehors », rappelle-t-il.Les ressources ouvertes dans la journée, comme le centre de jour de l'Accueil Bonneau, voient arriver quotidiennement de 600 à 700 personnes - de quoi occuper les quatre ou cinq employés qui gèrent cette demande au quotidien.EN CHIFFRES L\u2019année 2015 sera celle de l\u2019entrée en vigueur de la nouvelle politique provinciale de lutte contre l\u2019itinérance.C\u2019est aussi cette année que la Ville de Montréal procédera au recensement des sans-abri, le premier du genre depuis 1998 (on comptait alors 30 000 sans-abri au Québec, dont 20 000 à Montréal).Pour le moment, le document Litinérance au Québec -Premier portrait, produit par le gouvernement provincial l\u2019an dernier, donne une idée de l\u2019ampleur du phénomène.78,8% Taux d\u2019occupation des ressources d\u2019hébergement d\u2019urgence (RHU) du Québec, en 2013-2014* 87,4% Taux d\u2019occupation des ressources d'hébergement d\u2019urgence de Montréal.Seules les RHU de la Mauricie et du Centre-du-Québec affichent un taux plus élevé, à 91,3%.49,7% Proportion de personnes âgées de 35 à 54 ans parmi les utilisateurs des RHU.Pourcentage d\u2019hommes parmi les utilisateurs des RHU * Données recueillies d\u2019avril à novembre 2013 et de décembre 2013 à mars 2014 T3 S i gC§ HATEZ-VOUS ! Cette promotion se termine demain ! Marques et modèles sélectionnés.Nous payons la NOUSt PAYONS LA j àTT] NOUSt PAYONS LA i àTT] Mobilier de salon modulaire Mobilier de chambre Comprend: bureau double, miroir, 2 tables de nuit, tête, pied et côtés de lit De style contemporain De style transitionnel, en bois massif et placage d'okoumé, tête et pied de lit rembourrés Aussi disponible en configuration inversée Commode 5 tiroirs 5,98$*/moisou 299$ 6,08$*/mois ou 219 $ Livraison gratuite Livraison gratuite NOUS\u2018 PAYONS LA .ST Mobilier de cuisine De style transitionnel, dessus au fini marbré, table de 137x91 cm (54 x 36 po) Aussi disponible avec chaises rouges, blanches ou noires Livraison gratuite Comprend: 1 table et 4 chaises Tapis 160 x 231 cm (63 x 91 po) 22,04$*/mois ou 529 $ Bvau & Martineau
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