La presse, 7 février 2014, Cahier A
[" 1,00$ taxes en sus - Édition provinciale 1,10$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Montréal vendredi 7 février 2014 Le plus grand quotidien français d'Amérique 130e année No 89 46pages,4 cahiers La Presse aux Jeux olympiques Maxence Parrot SURF DES NEIGES SLOPESTYLE LA DÉTERMINATION DE MAXENCE PARROT PHILIPPE CANTIN À SOTCHI LA COUR DES RÊVES OLYMPIQUES BRISÉS\tHOCKEY YVES BOISVERT À SOTCHI\tST-LOUIS Y SERA SPORTS LA PRESSE Léa Seydoux, Bill Murray et Saoirse Ronan figurent parmi les vedettes de The Grand Budapest Hotel.LA PRESSE À LA BERLINALE LA FABLE DELIRANTE DE WES ANDERSON NATHALIE PETROWSKI arts PHOTO JOHANNES EISELE, AGENCE FRANCE-PRESSE EXCLUSIF mma avant LAC-MÉGANTIC 28 AMENDES AUX ÉTATS-UNIS, 0 AU CANADA PAGE A10 PHOTO ALAIN DION, LA VOIX DE L\u2019EST PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE MONTRÉAL SE FISSURE Il n'y a pas que le réseau routier, les conduites d'eau et les égouts qui se dégradent.Plus de la moitié des postes de police et de pompiers, arénas, piscines et bibliothèques de la Ville sont vétustes, admet le Service des immeubles.PAGES A2 ET A3 La structure du boulevard Marcel-Laurin, au nord de l\u2019autourte 40, fait partie des 52 ponts et tunnels qui ont dû être sécurisés.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE FONDS DE SOLIDARITÉ FTQ\tRIMAELKOURI TOUTE BONNE PURGE EXIGE DU SANG.NEUF LAVIDÉOSURVEILLANCE JEAN-PHILIPPE DÉCARIE AFFAIRES\tPLACEBO PAGE A5 gagiste L\u2019Américain a peut-être raté > ¦ - ¦ - ¦ ses deux lancers de pénalité contre Roberto Luongo hier, mais il a tout de même marqué trois buts.CANUCKS 2 CANADIEN 5 LA SOIRÉE TTY SPORTS PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE MON CLIN D'ŒIL STÉPHANE LAPORTE Nous ne sommes pas responsables des coûts exorbitants des Jeux de Sotchi.\u2014 la FTQ Q9, Venez voir mon blogue ! www.lapresse.ca/laporte L-V 621924 98765 1 AU STADE OLYMPIQUE, JUSQU\u2019À DIMANCHE! , C\u2019EST LA VILLE duProprio 2 Habitation lu de Montréal CONDOS A MAISONS A CHALETS 6 AU 9 FEVRIER 2014 - STADE OLYMPIQUE - EXPOHABITATION.CA V BONNEVILLE - Beauhârnoîs JiamcoiL LE SALON D\u2019HABITATION LE QUÉBEC ! 600 EXPOSANTS / 8 MAISONS À VISITER TOUT POUR LA VILLE ET LA CAMPAGNE! .MOILACAMPAGNE! Découvrez tous les détails à l\u2019intérieur 621924987651 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 7 FÉVRIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS jSeciSfflwwri I - iWË ur ; i PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE s\u2019.'Sfc W ' ^ \u2019 : -\u2022 & Tas mw: mm MONTRÉAL CRAQUE DE Après les rues, les conduites d\u2019eau et les égouts qui se dégradent plus vite que la Ville n\u2019arrive à les réparer, voilà que celle-ci reconnaît maintenant que ses immeubles affichent un taux de vétusté élevé.C\u2019est le triste portrait de Montréal que trace l\u2019étude du budget 2014.PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN Les arénas, bibliothèques, postes de police et casernes de pompiers de Montréal se dégradent de plus en plus rapidement.Plus de la moitié des bâtiments offrant des services directs aux Montréalais affichent un état de vétusté «critique», évalue le Service des immeubles.Les fonctionnaires responsables de la gestion des bâtiments municipaux ont présenté hier les détails de leur budget pour l'année 2014.Ils ont lourdement insisté sur la vétusté du parc immobilier de Montréal.Le Service évalue que 29 % de ses 1500 immeubles ont atteint un seuil de vétusté «critique», soit le point où «des situations d'urgence peuvent entraîner la fermeture d'un édifice».La situation est encore plus préoccupante dans les 877 bâtiments offrant des services directs aux citoyens, comme les arénas, les piscines ou les bibliothèques.« Plus de 50% de ces immeubles ont dépassé le seuil critique.On n'est plus juste au niveau d'entretenir, changer des filtres: il y a souvent des bris.On est plus en mode réactif qu'en mode entretien courant », a souligné Johanne Falcon, responsable de la direction des immeubles.Cette dégradation est telle que les cols bleus consacrent désormais plus de temps aux réparations qu'à l'entretien régulier.« On parle plus d'entretien correctif que d'entretien courant compte tenu de l'état de nos bâtiments, dit Johanne Falcon.« On est rendus qu'on fait en bas de 50 % de l'entretien planifié puisque notre vétusté est tellement élevée qu'on est souvent en appels d'urgence.» Autre élément inquiétant, la direction des immeubles a constaté que même ceux construits dans les 30 dernières années affichent des taux élevés de vétusté.«C'est étonnant de voir à quel point même les bâtiments récents ont un profil similaire à ceux construits entre les années 50 et 80.Ça met beaucoup de pression sur les équipes d'entretien», a rapporté Mme Falcon.Montréal calcule que ses immeubles affichent un déficit d'entretien de 1,1 milliard.Pour freiner la dégradation -sans même rattraper le retard -, le Service des immeubles affirme que son budget de fonctionnement devrait être doublé et ses projets d'investissements, passer de 119 millions à 150 millions par année.« Bâtiment irrécupérable» Le retard dans l'entretien des immeubles peut avoir des conséquences fâcheuses.Montréal en a eu un dur exemple en janvier quand des pluies ont provoqué une importante inondation dans un immeuble de l'arrondissement d'Ahuntsic.« L'eau coulait comme si la pluie tombait directement dans le magasin», a affirmé Jacques Ulysse, directeur du Service de la concertation des arrondissements.Les gestionnaires qui ont nettoyé l'immeuble avaient de l'eau jusqu'aux chevilles.Ce bâtiment servait d'entrepôt pour la Ville.Les fonctionnaires évaluent que « C\u2019est étonnant de voir à quel point même les bâtiments récents ont un profil similaire à ceux construits entre les années 50 et 80.Ça met beaucoup de pression sur les équipes d\u2019entretien.» \u2014 Johanne Falcon, responsable de la direction des immeubles \t \t Amusez-vous !\tAFFAIRES 10 Astrologie du jour\tAFFAIRES 9 Bourses\tAFFAIRES 7 Débats\tA14,15 et 16 Décès\tAFFAIRES 9 Horaire télévision\tARTS 10 Loteries\tA12 Monde\tA17 et 18 Petites annonces\tAFFAIRES 4 et 8 Sudoku\tAFFAIRES 4 Météo\t Passages nuageux, vents soutenus,\t maximum -9,\t minimum -15.AFFAIRES 8\t VOUSAVEZUNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE ?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca gïSgfj®; G >-V.: Al Montréal a complètement evu la façon d\u2019évaluer le coût de ses chantiers depuis les révélations de la commission s|||||p£ljg§ Charbonneau.G:\t:\\ \\ J PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE CONTRATS DU RÉSEAU Les prix PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN Un an après les révélations de la commission Charbonneau sur la collusion à Montréal, la métropole continue d'observer une baisse du prix des contrats dans la réfection des conduites d'eau et égouts.En 2013, la Ville a payé en moyenne 10 % de moins que ce qu'elle croyait devoir débourser.L'hiver dernier, plusieurs témoins ont affirmé à la commission Charbonneau que la collusion avait permis de gonfler le prix des contrats de construction de 30 %.Ceux-ci ont toutefois indiqué que la mise en place de l'Unité permanente anticorruption et de l'enquête publique sur l'industrie de la construction a mis fin au stratagème en 2009.D'ailleurs, dès 2012, la Ville de Montréal avait constaté une baisse généralisée du coût des contrats de construction de 20 à 33%.Depuis les révélations, les prix ont toutefois continué à baisser, constate la Ville.« On voit dans les appels d'offres qu'il y a une baisse », confirme LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 7 FÉVRIER 2014 A3 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin ACTUALITÉS ¦y ¦¦ ¦ La chute d\u2019un morceau de béton sur un véhicule le, 13 janvier dernier avait poussé le MTQ et la Ville de Montréal à inspecter d\u2019urgence leurs ponts, viaducs et tunnels-à risque./\" \u2022;.:y tjegg|jÿ|L .¦¦ ¦ : PHOTOS PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE ¦ 1 : : '¦ \u2022\t' /\t*\\(f * Æ1\t H\t t *4 PARTOUT pour 1 million de dollars de matériel a été touché, principalement des vêtements, mais aussi du matériel informatique, irrécupérable.Lourdement endommagé, « le bâtiment est difficilement récupérable ».De l'eau se serait infiltrée jusque dans les murs, posant un risque important d'incendie en raison d'une possible défaillance électrique.Depuis, tous les employés ont été relogés et le matériel sera acheminé à d'autres entrepôts.Avant l'inondation, le bâtiment montrait déjà d'importants signes de vieillissement.Peu avant, une porte de garage s'était accidentellement détachée, s'effondrant au sol.Personne n'avait été blessé.L'inondation a grandement indigné Russell Copeman, élu responsable des immeubles de l'administration Coderre.« On voit là une conséquence directe du déficit d'investissements et d'entretien.» ENTRETIEN DES IMMEUBLES\t Ce dont ia Viiie estime\tLa réaiité.avoir besoin pour freiner ia dégradation:\t119 millions 150 millions\td'investissements prévus d'investissements par année\ten 2014 100 millions\t54 millions en budget de fonctionnement\tde budget de fonctionnement IMMEUBLES DE SERVICES AUX CITOYENS\t Centres sportifs\tIndustrieis (arénas, piscines, jeux d\u2019eau)\t(usines de fiitration, 255\tcours de services) 301 Cuitureis\tAdministratifs (bibiiothèques, maisons\t(hôtei de viiie, cour municipaie) de ia cuiture) 25\t36 Centres de ioisir\tCommerciaux et communautaires 152\t(marché Jean-Taion) 4 Sécurité\t (casernes de pompier, postes de quartier)\t104\t PONTS ET TUNNELS DE MONTRÉAL Cinq tonnes de béton enlevées d\u2019urgence PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN Cinq tonnes.C\u2019est ia quantité de béton que ia Viiie de Montréai évaiue avoir retiré d\u2019urgence sous 52 ponts et tunneis inspectés après ia chute, en janvier, de fragments sur un véhicuie qui circuiait sur iautoroute 40, ii y a trois semaines.L\u2019administration Coderre annonce qu\u2019eiie imitera ie ministère des Transports (MTQ) et inspectera toutes ses structures qui sont à risque iors d\u2019importantes variations de température.La chute d\u2019un morceau de béton sur un véhicuie ie 13 janvier dernier avait poussé ie MTQ et ia Viiie de Montréai à inspecter d\u2019urgence ieurs ponts, viaducs et tunneis à risque.Trois semaines après i\u2019inci-dent, ia métropoie vient de terminer i\u2019inspection de 89 structures «ayant déjà présenté un risque de chute de fragments de béton ou ayant piusieurs éiéments partieiiement fonctionneis».Les ingénieurs ont évaiué que près des deux tiers des ponts et tunneis présentaient un risque.Montréai dit avoir sécurisé 52 d\u2019entre eux en faisant tomber de façon préventive ie béton qui menaçait de se détacher.La Viiie a ainsi retiré pour i\u2019équivaient de 5 tonnes de matériei, soit un peu pius de 200 ib de béton par structure.C\u2019est dans ie centre-viiie, soit i\u2019arrondissement de Viiie-Marie, que Montréai a dû faire ie pius d\u2019interventions.Sur 22 structures inspectées, 12 ont été sécurisées.En pius des 52 structures sécurisées, 2 autres ont été jugées à risque, mais n\u2019ont pas encore fait i\u2019objet d\u2019intervention pour ie moment.Ii s\u2019agit du pont d\u2019étagement de ia rue Sainte-Catherine près de ia rue Bercy et du pont d\u2019étagement sur Sherbrooke Est, près de i\u2019accès nord au Stade oiympique.Des ressources limitées Léiu responsabie des infrastructures à Montréai, Lionei Perez, s\u2019est dit satisfait de ia vitesse à iaqueiie s\u2019est dérouié i\u2019inspection, même si en comparaison, ie MTQ avait mis seuiement cinq jours pour inspecter 605 structures sur i\u2019ensembie du réseau québécois «Nos ressources sont pius iimi-tées.» Rappeions que ies inspections du Ministère avaient mené à 47 interventions sur des structures, dont 11 sur ie territoire de Montréai.Les épisodes d'importantes variations de température étant de pius en pius fréquents, ia métro-poie a égaiement décidé de suivre i\u2019exempie du MTQ en resserrant sa vigiiance sur ses infrastructures.«Dorénavant, un écart exceptionnei de température sera systématiquement suivi d'une opération biitz de vérification et de sécurisation.Ceia s'ajoute aux inspections effectuées sur une base annueiie», a annoncé Lionei Perez.Rappeions que i'incident du 13 janvier n'avait pas fait de victime.Le béton avait toutefois considéra-biement endommagé un véhicuie.Montréai est responsabie de i\u2019en-tretien de 589 structures, dont pius de ia moitié ont pius de 40 ans.En septembre, ia Viiie disait avoir besoin d\u2019investir 50 miiiions par année pour freiner ia dégradation de ses ponts et tunneis.Le budget 2014 prévoit des investissements de 28 miiiions pour i'année.INTERVENTIONS REQUISES PAR ARRONDISSEMENT Arrondissement\tInterventions requises\tInspections réalisées Viiie-Marie\t13\t22 Rosemont-La Petite-Patrie\t12\t20 Saint-Laurent\t11\t14 Ahuntsic-Cartierviiie\t7\t7 Côte-des-Neiges-Notre-Dame- de-Grâce\t3\t4 Rivière-des-Prairies-Pointe-aux- Trembies\t2\t5 Piateau-Mont-Royai\t2\t4 Mercier-Hocheiaga-Maisonneuve\t2\t2 Sud-Ouest\t1\t4 Outremont\t1\t1 LaSaiie\t0\t2 Anjou\t0\t1 Lachine\t0\t1 Verdun\t0\t1 Viiieray-Saint-Michei-Parc- Extension\t0\t1 Llie-Bizard-Sainte-Geneviève\t0\t0 Montréai-Nord\t0\t0 Pierrefonds-Roxboro\t0\t0 Saint-Léonard\t0\t0 Source: Viiie de Montréai D\u2019EAU ET DES ÉGOUTS continuent de baisser à Montréai l'élue responsable de l'eau à Montréal, Chantal Rouleau.Pour en avoir le cœur net, Montréal a entrepris une analyse afin de mesurer l'ampleur de la baisse observée.« Ce n'est pas une évaluation simple.Il y a des travaux qu'on fait qui ne sont pas comparables», dit Mme Rouleau.Les résultats sont attendus d'ici quelques mois.Une compilation des contrats attribués en 2013, faite par La Presse, démontre que Montréal paie en moyenne 10 % de moins que ce qu'elle estimait devoir payer pour ses chantiers du réseau de distribution d'eau et des égouts.Montréal a complètement revu la façon d'évaluer le coût de ses chantiers depuis les révélations de la commission Charbonneau.Alors que la Ville basait son évaluation sur les chantiers des années précédentes, l'administration a fait table rase des prix payés avant 2010, plusieurs témoins de la Commission ayant affirmé que les contrats étaient artificiellement gonflés.« Ce serait inutile», dit Philippe Sabourin, porte-parole municipal.Désormais, les ingénieurs de la Ville décortiquent les appels d'offres pour tenter d'évaluer le coût d'un chantier comme s'ils étaient eux-mêmes des entrepreneurs.Ils disent ainsi tenir compte des « prix réels du marché actuel».Moins de mandats La baisse soutenue du coût des contrats pourrait être attribuable au faible nombre de mandats accordés par la Ville depuis un peu plus d'un an.Le Service de l'eau de Montréal a reconnu cette semaine avoir réalisé seulement 34% des chantiers prévus en 2013 en raison des délais pour les entrepreneurs qui doivent obtenir l'autorisation de l'AMF.Pour s'assurer de décrocher l'un des rares contrats disponibles, les entrepreneurs pourraient ainsi avoir décidé de baisser leurs prix.«C'est en 2014 qu'on va prendre la mesure», dit Mme Rouleau.L'élue reste convaincue que Montréal continuera à payer moins cher que durant les années où la collusion a régné.« Je ne pense pas que ce soit passager.Il y a quelque chose qui s'installe », dit Chantal Rouleau, responsable des infrastructures de l'eau.Des soumissions moins similaires La Presse a comparé les prix soumis aux appels d'offres lancés en 2013 à ceux de l'année 2008 alors que régnait la collusion selon les témoignages à la «C\u2019est en 2014 qu\u2019on va prendre la mesure [de la baisse des prix].Je ne pense pas que ce soit passager.Il y a quelque chose qui s\u2019installe.» \u2014 Chantal Rouleau, responsable des infrastructures de l\u2019eau Commission.Il y a six ans, le prix offert par le plus bas soumissionnaire était souvent très près de l'estimation de la Ville.Construction Garnier avait ainsi décroché un contrat de 4,8 millions avec une offre à 3500$ près de l'estimation, un écart de moins de 0,1 %.Autre phénomène, les soumissionnaires aux appels d'offres affichaient souvent des prix très similaires en 2008.L'écart de prix entre le plus bas soumissionnaire et le plus élevé était en moyenne de moins de 15 %.Depuis, l'écart de prix a considérablement augmenté.En 2013, l'écart moyen était désormais de plus de 40%.Il n'est d'ailleurs pas rare maintenant de constater des écarts se chiffrant en millions entre l'offre la plus basse et la plus élevée.Plusieurs témoins à la Commission ont expliqué que les appels d'offres étaient truqués par des soumissions de complaisance.L'entrepreneur pressenti pour obtenir un contrat appelait ses rivaux pour leur annoncer à quel prix présenter leur soumission.Autre nouveauté, la Ville observe également une augmentation du nombre de soumissionnaires à ses appels d'offres.En 2008, il y avait en moyenne 6,3 soumissionnaires.On en dénombre maintenant 7,3. ¦¦ LA CEREMONIE D\u2019OUVERTURE aujourd\u2019hui dès 10h \u2022 rediffusion intégrale ce soir 19 h 5DEHIËU14 JEUX OLYMPIQUES D\u2019HIVER Ifi1 QxV VOTRE DIFFUSEUR OLYMPIQUE TOUS LESJEUX.TOUS LESJOURS.ici RaDio-canara Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef ÉDITORIAL Paroles, paroles.FRANÇOIS CARDINAL francois.cardinal@lapresse.ca Il y a de ces contradictions qui en disent plus long que le plus long des discours.Au moment précis où le gouvernement Marois fait de l'électrification des transports une « grande priorité » nationale, au moment où Hydro-Québec s'investit financièrement dans l'électrification du transport en commun.la STM se fait retirer son tarif d'électricité privilégié.Il y a quelque chose non pas de scandaleux, mais de proprement cynique dans ce geste qui plombe les finances de la STM et menace, paradoxalement, jusqu'à l'idée même du virage électrique.Un virage que vante pourtant Pauline On privilégie l\u2019électrification du transport en commun.mais on retire à la STM son tarif d\u2019électricité privilégié! Marois sur toutes les tribunes depuis trois mois, ici et sur la scène internationale, à Davos, Paris, Monaco et Bruxelles.«Nous serons un modèle de conscientisation et de responsabilisation.Investir dans l'électrification, c'est investir dans tout le Québec», se plait-elle à dire.tout en fermant les yeux sur ce « désinvestissement » qui pénalise l'unique société de transport qui gère un réseau électrifié au Québec! Sans que la première ministre ne bronche, en effet, Hydro-Québec a décidé d'expulser toutes les entreprises non industrielles, incluant la STM, des clients profitant du « tarif L », une catégorie privilégiée qui sera épargnée par l'importante hausse à venir des tarifs d'électricité.Pourquoi?Par « souci d'équité», explique la Société d'État.On ne pouvait ramener tous ces clients dans le bloc patrimonial, leur imposer une hausse brutale de tarifs, sans en faire autant pour la Société de transport.Résultat: sa facture d'électricité bondira non pas de 2,4% mais de 4,15%, ce qui se traduira par un surcoût d'un demi-million de dollars.et de probables autres coupures de services et hausses de tarifs.Vrai, ce n'est pas le gouvernement qui retire le tarif « privilégié » de la STM au moment où il « privilégie » son électrification.Mais c'est lui qui a choisi de ne pas s'y opposer, malgré les représentations faites par la Société de transport depuis près d'un an! On a beau répéter qu'Hydro se comporte comme « un État dans l'État», ne nous contons pas d'histoires: le gouvernement obtient habituellement ce qu'il veut quand il le veut.En témoigne le traitement diamétralement opposé accordé aux serriculteurs, qui ont manifestement un meilleur accès au conseil des ministres.Le gouvernement a en effet travaillé très fort, l'an dernier, pour que ces derniers ne subissent pas la hausse de tarifs qu'essuieront les autres clients d'Hydro (sauf les industriels).Non seulement a-t-il réussi à leur éviter la forte augmentation, il leur a obtenu une baisse tarifaire ! Pourquoi les serriculteurs ont-ils droit à un traitement aussi avantageux?Parce que « ce secteur d'activité est important», répond Hydro-Québec, en plus de « s'inscrire dans la Politique de souveraineté alimentaire».Récapitulons: la STM est tarifée au fort prix « par souci d'équité», mais les serricul-teurs ont droit à une baisse en raison.de leur importance.On rit de qui, ici ?Et à quoi serviront la Politique énergétique, le Plan d'action climatique et la Politique de mobilité durable sur lesquels planche Québec si leur mesure phare peut être aussi facilement piétinée ?La STM devrait-elle embaucher des lobbyistes pour s'assurer que le gouvernement respecte ses propres discours ?OPINION Le ciment du chômage MARC TESSIER ET ÉRIC BOULANGER Les auteurs sont présidents de syndicats affiliés aux Métallos.Madame Marois, Nous sommes respectivement présidents des sections locales 9232 et 6658 du Syndicat des Métallos, chez Ciment-Québec à Saint-Basile-de-Portneuf et Ciment Lafarge à Saint-Constant.C'est avec inquiétude et étonnement que nous avons pris connaissance de votre décision d'investir dans un projet de cimenterie à Port-Daniel.Qu'un gouvernement stimule le développement économique par des investissements directs, on peut comprendre.Mais cette capacité d'intervention s'accompagne d'une responsabilité supérieure.Le gouvernement doit s'assurer de ne pas nuire, de ne pas mettre en péril d'autres emplois.Créer 500 emplois en Gaspésie pour en perdre autant ailleurs au Québec, ce n'est plus du développement économique.Nous comprenons très bien que les gens de la Gaspésie aient besoin d'emplois.C'est ce qui fait vivre une communauté.Et c'est précisément ce qui nous fait craindre pour la vitalité de nos propres communautés.Dans nos deux usines, on travaille souvent de génération en génération, de père en fils.À Saint-Constant et à Saint-Basile, des industries aussi importantes, il n'y en a pas d'autres.Ce sont des centaines d'emplois directs et indirects qui sont en jeu.Les cimenteries du Québec fonctionnent actuellement à 60 % de leur capacité.Si les commandes étaient au rendezvous, nous pourrions produire demain matin les 2 millions de tonnes supplémentaires qu'on prévoit produire à Port-Daniel.Nous avons travaillé entre 8 et 10 mois l'an dernier, faute de commandes en Amérique du Nord.Et on nous dit que l'ajout d'une usine n'empirera pas la situation?Ben voyons donc! Lors d'une rencontre avec un membre de votre gouvernement en octobre, on nous a dit qu'une étude de marché serait effectuée pour s'assurer de ne pas nuire aux emplois existants.Or, la seule étude indépendante qu'on a vue conclut qu'il n'y en a pas, de marché.Vous prétendez avoir d'autres analyses en poche?Montrez-les-nous.Pour le moment, des travailleurs, dont plusieurs âgés de plus de 50 ans, vivent une grande insécurité.La nouvelle compagnie financée par les deniers publics prétend qu'elle ne vise pas le même marché.Comment y veillerez-vous?Les cimenteries où nous travaillons ont fait des pieds et des mains pour se moderniser, pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.Et ça fonctionne.On comprend que ce nouveau joueur brûlera davantage de combustible fossile, produisant l'équivalent de 10% des émissions de gaz à effet de serre de tous les secteurs industriels confondus au Québec, selon les données avancées par les groupes écologistes.Il y a deux poids, deux mesures, madame Marois.Nous nous sentons trahis, abandonnés.DROITS RÉSERVÉS/apcote@lesoleil.com ' * fl SRS OPINION La discrimination des paparmanes PIERRE-YVES MCSWEEN Lauteur est comptable professionnel agréé, professeur d\u2019administration au Cégep régional de Lanaudière et chargé de cours à HEC Montréal.Depuis quelques années, les Québécois à la retraite peuvent fractionner leurs revenus de pension admissibles.En somme, cela veut dire qu'on peut réduire le revenu imposable de l'un pour augmenter le revenu imposable de l'autre.Ce fractionnement réduit le taux d'imposition marginal d'un conjoint et la facture fiscale du couple retraité.Mais pourquoi avoir permis cette mesure si coûteuse ?Ce choix discutable crée trois conséquences significatives : discrimination en fonction de l'âge, discrimination selon le statut matrimonial et réduction des recettes de l'État.Premièrement, à qui s'adresse cette mesure ?Ah oui, à la masse votante importante des retraités bénéficiant d'un revenu de pension admissible.Évidemment, avec le vieillissement de la population, cet électorat est intéressant.Lui fournir des dollars de plus contribue à augmenter le cynisme de ceux qui accusent le gouvernement d'acheter des votes avec des «paparmanes».Pourtant, à la retraite, la maison devrait être techniquement payée, les enfants devraient être élevés et le budget mensuel assuré devrait être connu.Pourquoi donc favoriser ce groupe au détriment des autres ?Parce que la retraite se vit à deux et que le budget est commun?Il peut être commun même sans fractionnement de revenu.Pourtant, on s'achète des votes, des votes et des votes.On envoie le message que le fractionnement de revenu pourra favoriser une génération assurée de toucher ses rentes de RRQ au détriment de celle se demandant ce qu'il adviendra de la réserve de paparmanes.Et puis quelle mesure issue d'un âgisme profond : pourquoi une jeune famille n'aurait-elle pas droit à ce même fractionnement de revenu ?Avoir avantagé les retraités au détriment des jeunes couples est-il vraiment justifiable ?Notre système fiscal crée avec cette mesure une discrimination en fonction de l'âge et non pas en fonction du type de revenu.La vraie décision logique serait de fractionner le revenu pour tous ou pour personne, mais pas de situer la population dans une demi-mesure.Mais le fractionnement pour tous est-il réellement souhaitable ?Voilà une mesure beaucoup trop coûteuse dans la situation actuelle des choses.Pendant que l'on cherche à équilibrer le budget et à générer des surplus pour payer notre déficit immobilier, il semble incohérent de se payer des paparmanes, alors que l'on manque de lait maternisé dans le biberon et que le toit coule.Aussi, les personnes ne vivant pas en couple ne peuvent pas profiter du fractionnement, peu importe leur situation.Les colocataires sont aussi victimes de discrimination: ils peuvent vivre dans le même mode de vie économique que les couples à la retraite, mais ne bénéficient pas des avantages liés au fractionnement du revenu de retraite.Ainsi, toute mesure de fractionnement de revenu aug- mente cet écart de moyens entre les personnes vivant seules et les personnes vivant en union.Il serait donc adéquat d'éliminer le fractionnement de revenu de retraite admissible dès 2014.Cette mesure, en plus d'être injuste, nuit aux finances publiques.Ainsi, pourquoi ne pas troquer le fractionnement de revenu pour un bol de paparmanes dans chaque bureau de scrutin?Voilà une situation moins coûteuse donnant peut-être le même résultat: des votes, des votes, des votes.Le fractionnement de revenu de retraite est une mesure injuste et nuisible aux finances publiques.Il devrait être éliminé.PRESSE POURNOUSJOINDRÉ La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZUNE NOUVELLE A NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUSVOULEZ EXPRIMERVOTRE OPINION?Écrivez-nous à debats@lapresse.ca REDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca ABONNEMENT 514.285.6911 ou 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votre avis, est-ce une bonne ou une mauvaise idée?Une bonne idée > 35 % Une mauvaise idée > 56% Ça m\u2019indiffère > 9 % Résultatsà18h20, hier>15 528 répondants LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 7 FÉVRIER 2014 A15 À BIEN Y PENSER Monsieur Couillard exige le dépôt d\u2019un budget de la part du gouvernement Marois, mais annonce d\u2019entrée de jeu qu\u2019il votera probablement contre.Le chef du Parti libéral se comporte en enfant boudeur qui veut du dessert pour ensuite le jeter par terre.\u2014 Denis Poulin, Orford DEBATS 16,3 MILLIARDS Le chiffre qui tue 4- > ALAIN DUBUC COLLABORATION SPÉCIALE adubuc@lapresse.ca En 2012, l'ensemble des dépenses du gouvernement fédéral au Québec a dépassé de 16,3 milliards les recettes perçues dans la province.Ottawa a touché 44,5 milliards -impôt sur le revenu, impôts sur les sociétés, TPS, cotisations.Mais il a dépensé 60,8 milliards, en salaires pour ses employés, en biens et services, en paiements aux personnes, comme les pensions, en intérêts sur la dette et en transferts au gouvernement du Québec.Ces chiffres, provenant des Comptes économiques des revenus et des dépenses du Québec, produits par l'Institut de la statistique du Québec, disent noir sur blanc ce que bien des gens nient encore.Le Québec ne subventionne pas la fédération.C'est le Québec qui est subventionné.Cela soulève trois enjeux importants.Tout d'abord, même si le débat sur la souveraineté est en sourdine, ces données remettent en question, encore une fois, un des thèmes récurrents du discours souverainiste: le fait que l'indépendance serait financièrement rentable en permettant au Québec de récupérer son argent.On a hâte de voir comment le livre blanc sur l'avenir du Québec que promet Pauline Marois gérera la chose.On dira que ces données ne tiennent pas compte du caractère peu structurant des dépenses fédérales au Québec ou encore on affirmera que l'élimination des duplications comblerait ce trou.Mais l'écart est si énorme qu'aucune acrobatie statistique ne permettrait de le faire disparaître.Il y a quand même une nuance à apporter.L'écart entre les dépenses et les revenus du fédéral au Québec a explosé depuis 2007, quand il s'établissait à 7,3 milliards.S'il a bondi à 16,3 milliards, c'est essentiellement parce que, depuis la crise, Ottawa enregistre des déficits budgétaires qui ont même dépassé le cap des 50 milliards.Le deuxième enjeu porte sur le fonctionnement du fédéralisme.Le Québec reçoit beaucoup du fédéral, notamment des paiements de péréquation qui atteindront 9,3 milliards cette année.Ces paiements, qui compensent l'insuffisance de l'assiette fiscale de certaines provinces, constituent clairement un transfert des provinces riches vers des provinces pau- Le Québec s\u2019est installé dans une culture de dépendance dans le cadre fédéral.Et cela crée un malaise chez les provinces riches.vres comme le Québec.C'est le Québec qui reçoit, en dollars, le plus gros montant de péréquation - plus de la moitié -quoique, par habitant, il soit loin d'être le principal bénéficiaire.Pourquoi sommes-nous une province pauvre depuis le début du programme de péréquation?Et pourquoi cela ne semble pas nous gêner?Le Québec s'est installé dans une culture de dépendance dans le cadre fédéral.Et cela crée un malaise chez les provinces riches qui ont l'impression que le Québec ne fait pas tout ce qui est en son pouvoir pour s'en sortir, notamment en ce qui a trait au développement de ses ressources.On dit non au gaz et au pétrole, on méprise les provinces qui en produisent, mais on accepte leur argent.Un message que reprenait la lettre du ministre conservateur Denis Lebel publiée la semaine dernière dans La Presse.Le troisième enjeu est québécois.Ce déséquilibre est une autre façon d'illustrer à quel point le modèle québécois repose sur des bases fragiles.Comment, avec un niveau de vie plus faible, le Québec réussit-il à avoir un filet de sécurité sociale plus complet qu'ailleurs au Canada?Ce miracle québécois s'explique par notre dette plus élevée, nos impôts plus élevés, mais aussi par ce coup de pouce fédéral.Mais ce modèle n'est pas viable, parce qu'on ne peut plus s'endetter, qu'on ne peut plus vraiment augmenter les impôts, que les finances publiques québécoises sont en crise structurelle et qu'on ne pourra pas toujours compter sur la manne fédérale.Et cela nous ramène au même clou, celui sur lequel je frappe si souvent.Si le Québec veut rester une société généreuse, il doit s'en donner les moyens et s'assurer d'avoir le niveau de vie qui lui procurera les ressources dont il a besoin.tHT V.V,* ¦ t 1.\t\u2022 « * PHOTO DENIS BALIBOUSE, ARCHIVES REUTERS L\u2019auteure estime que le projet de charte de la laïcité brimerait la liberté de religion et qu\u2019il porterait atteinte à un droit fondamental protégé par le droit québécois, la Constitution canadienne et le droit international.Le chant des sirènes Il est facile de restreindre la liberté des autres, surtout lorsque cette initiative ne coûte rien à celles et ceux qui la préconisent LOUISE ARBOUR L\u2019auteure a été juge à la Cour suprême du Canada de 1999 à 2004, et Haut-Commissaire aux droits de l\u2019homme aux Nations unies de 2004 à 2008.Tout semble avoir été dit sur la proposition de charte de la laïcité présentée par le gouvernement du Québec, y compris bien des choses que l'on n'aurait pas dû dire.Il ne reste plus qu'à espérer convaincre celles et ceux qui n'ont pas encore fait leur acte de foi.Pour ce faire, il faut d'abord traiter des enjeux juridiques que soulève la Charte et, ensuite, de la question plus vaste de l'égalité entre les femmes et les hommes, aspects qui ont jusqu'ici alimenté la vive controverse que l'on sait.Et il faut bien reconnaître qu'à la fin, c'est un choix politique qui devra être fait, par chacun et chacune d'entre nous.Ce faisant, il faut garder à l'esprit à quel point il est facile de restreindre la liberté des autres, surtout lorsque cette initiative ne coûte rien à celles et ceux qui la préconisent.Il ne fait aucun doute que, telle que proposée, la Charte porte atteinte à la liberté de religion et que les justifications de cette atteinte à un droit fondamental protégé par le droit québécois, la Constitution canadienne et le droit international sont clairement insuffisantes.Banaliser cette atteinte aux droits ne sert aucun objectif utile; c'est aussi une tactique fréquemment employée par ceux qui nient les droits des autres.Le cadre d'analyse bien établi en droit constitutionnel fait porter à l'État le fardeau de démontrer qu'une atteinte à une liberté fondamentale comme la liberté de religion est justifiée.Rien n'indique que ce soit le cas en ce qui a trait au projet de charte.Et à celles et ceux qui voudraient s'appuyer sur notre histoire pour prétendre qu'il s'agit ici de neutralité de l'État plutôt que de discrimination, on pourra leur rappeler qu'il aura fallu l'intervention de la Cour suprême pour rectifier le traitement injuste que le gouvernement de Maurice Duplessis faisait subir aux témoins de Jéhovah et aux communistes.Dans une démocratie constitutionnelle, le pouvoir judiciaire est une branche à part entière de la gouvernance, à laquelle il incombe de baliser l'exercice des pouvoirs législatif et exécutif, entre autres par l'interprétation des normes constitutionnelles.Or, nous avons la chance de vivre dans un État de droit.Il est facile de dénoncer le pouvoir décisionnel des juges ou de tourner en ridicule les méandres des analyses juridiques.Pourtant, le concept de droit fondamental est plutôt simple.Avoir des droits, c'est un peu comme avoir un parapluie.C'est surtout utile quand il pleut.La liberté de religion ne veut rien dire si elle est complètement privatisée et donc à peu près jamais menacée.Il en va de même de tous les autres droits fondamentaux.En fait, le plus difficile dans la reconnaissance des droits, c'est de leur donner effet quand cela dérange, et plus cela dérange, plus on doit être prudent avant de les écarter.Pour bien vivre en société, il faut faire preuve d'une certaine empathie politique qui nous amène à véritablement voir le monde du point de vue des autres.Dans le cas de la Charte de la laïcité, il est évident que la prohibition du port de symboles religieux ostentatoires vise avant tout, ou du moins affectera principalement, les femmes musulmanes qui portent le foulard.C'est ici que la question divise les féministes.Pour plusieurs d'entre nous, les religions évoquent la soumission des femmes à un statut d'infériorité, même pour celles qui se croient libres de faire des choix religieux.Cela a été le lot des femmes québécoises pendant des décennies, et nous voulons à juste titre protéger nos acquis.Mais pour certaines, comme pour moi, la protection de ces acquis ne rend pas pour autant acceptable que l'on poursuive la lutte vers l'égalité en exerçant une coercition sur celles que l'on souhaite voir s'émanciper.Et il est particulièrement odieux d'en faire payer le prix à des femmes déjà marginalisées et pour qui l'accès à l'emploi est un facteur clé d'autonomie et d'intégration.L\u2019avenir du Québec Somme toute, on nous propose un choix quant à l'avenir de notre société.Les discours sur la laïcité, la neutralité, la tolérance ou la spécificité de la culture du Québec ne devraient pas masquer les enjeux véritables de ce débat portant non seulement sur le choix des valeurs québécoises mais aussi, et surtout, sur la façon de les exprimer et de les promouvoir.C'est ici que nous devons nous définir et nous situer dans le monde contemporain.Contrairement à ce que véhiculent les pathologies des nationalismes d'extrême droite et tous les extrémismes, religieux ou autres, nous avons bâti un Québec moderne, ouvert sur le monde et jusqu'à maintenant inclusif.La Charte de la laïcité nous incite à céder au chant des sirènes.Ce chant évoque l'image nostalgique d'une société homogène catho-laïque, où «nos» symboles religieux nous paraissent inoffensifs parce que, n'y croyant plus, nous les avons vidés de leur sens, alors que ceux des «autres» feraient au contraire peser une menace permanente sur nous.Nous vivons au Québec une réalité nord-américaine; notre expérience de l'immigration est bien différente de celle des pays européens, y compris de celle de nos amis français.Nous avons jusqu'à maintenant bien réussi à gérer notre métissage.Face à la différence, la peur est toujours mauvaise conseillère.Choisissons plutôt la générosité, confiants que les autres se joindront alors, de leur propre gré, à nos valeurs.C'est au fond ce que les nouveaux arrivants ont toujours fait.Le plus difficile dans la reconnaissance des droits, c\u2019est de leur donner effet quand cela dérange, et plus cela dérange, plus on doit être prudent avant de les écarter.DEBATS@LAPRESSE.CA Ça promet Après avoir bêtement divisé le Québec comme jamais avec son projet de charte, voici que le PQ annonce une autre « vaste consultation», cette fois sur l'avenir du Québec.Retenons seulement une certitude: la soi-disant «consultation» ne sera rien de la sorte.Ses paramètres, les enjeux et les conclusions auront été décidés d'avance par ces fins stratèges, Marois, Lisée et cie.Résultat: le Québec en ressortira encore plus divisé et affaibli, et pour longtemps.Décidément, un gâchis n'attend pas l'autre! Il y a sûrement un meilleur moyen de concilier une société moderne et ouverte avec l'affirmation de l'identité québécoise du XXIe siècle.Jean Hébert, Montréal Nos condoléances plutôt que la haine Depuis la « mise en branle » du train menant à l'adoption de ce fameux projet de charte, on a pratiquement légitimé l'expression de propos haineux.On en voit la manifestation la plus récente et la plus cruelle dans les propos tenus sans retenue à la suite du décès d'une femme portant le hid-jab dans un escalier roulant.Certains répondent que ce ne sont que des cas isolés.Mais faut-il les compter, y a-t-il un nombre qui indique à quel moment cela devient inacceptable ?Et l'indignation devant l'expression de propos haineux est-elle à géométrie variable selon les religions et les origines ?Il serait temps que nous offrions nos sincères condoléances à la famille et aux proches.Ce que je veux faire ici.Madeleine Leblanc, Saint-Jean-sur-Richelieu Croisée au centre-ville J'entre dans l'ascenseur d'un immeuble du centre-ville de Montréal.Une dame musulmane voilée s'y trouve déjà, avec ses deux petits garçons, et elle porte un bébé dans ses bras.Dès que j'entre dans l'ascenseur elle se tasse le long du mur et baisse les yeux.Je la complimente gentiment sur ses petits cocos.Elle me sourit.La porte de l'ascenseur s'ouvre.On se dit bonjour.Elle sort.J'ai soudain envie de pleurer.Denise Neveu, Montréal A16 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 7 FÉVRIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn DEBATS JEUX OLYMPIQUES DE SOTCHI La trêve olympique Je souhaite que les Jeux de Sotchi soient une grande réussite, non pas pour la gloire de Vladimir Poutine ni pour confirmer la pertinence du budget faramineux, mais bien pour tous les athlètes, les équipes d'entraîneurs et les familles qui les ont appuyés sans relâche depuis le premier jour de leur vie sportive.Qu'on ne revive surtout pas l'horreur des Jeux de Munich en 1972.Les Olympiques demeurent inspirants pour les gens de toutes les générations.Au-delà de la performance physique, il y a l'illustration de la force de caractère, l'amalgame extraordinaire du courage, de la motivation et de la fierté sans préjugés.Pensons à Sylvie Fréchette (Barcelone 1992) et à Joanie Rochette (Vancouver 2010).Des athlètes de cette trempe deviennent un modèle de persévérance dont nous avons grand besoin afin de nous convaincre qu'avec un état d'esprit fort, on peut relever un défi, quel que soit l'obstacle à surmonter ! À la cérémonie d'ouverture, les athlètes sont divisés par nation et, en finale, nous aurons droit à un joyeux melting-pot sans frontières, les nations réellement unies sans discrimination.Et si le dynamisme débordant de cette jeunesse pérennisait la trêve olympique ?L'utopie nourrit l'optimisme planétaire.Carol Patch-Neveu, Montréal Place à la dépense Place aux Jeux, avec leurs 221 athlètes canadiens, assistés de plus de 400 accompagnateurs.En tout, 8000 athlètes et 12 000 journalistes, tout ça pour amuser les peuples et, surtout, les médias pendant deux semaines.Je les entends déjà applaudir aux Philippines, en Haïti, en Afghanistan, en Syrie ou en Centrafrique.Combien de milliards seront dépensés par tous ces pays participant aux Jeux?Ici, au Canada, avons-nous encore le droit de questionner la société d'État qu'est Radio-Canada sur ce qui justifie la présence de Céline Galipeau, Patrice Roy et Jean-René Dufort à Sotchi?Ceux-là mêmes qui dénoncent les sénateurs qui ont abusé monétaire-ment du système.Combien en coûtera-t-il de garder ces trois équipes de reportage sur place pendant trois semaines?Il est vrai que les journalistes ont le pouvoir de critiquer n'importe qui, mais surtout pas qu'on les critique.Et dire que les administrateurs disent être obligés de congédier du personnel à cause du manque de budgets.À qui ces derniers doivent-ils rendre des comptes?Ce n'est sûrement pas au peuple, qui lui, doit payer.Yvon Lavoie, Granby Un résumé suffirait Combien de personnes s'intéressent aux Jeux olympiques?J'ai l'impression que seuls les amis et les familles des athlètes s'en préoccupent, que les médias nous forcent à les regarder et nous coupent de tout le reste.De plus, la couverture des Jeux accapare la moitié du temps normalement attribué aux bulletins de nouvelles.Je suis certaine qu'un simple résumé des événements suffirait amplement.Huguette Daigle, Magog PHOTO AFP Le triomphe du tsar JOCELYN COULON Lauteur (j.coulon@ umontreal.ca) est directeur du Réseau de recherche sur les opérations de paix, affilié au CÉRIUM de l\u2019Université de Montréal.Fsoiw ¦y:?*?#?- L'ouverture à Sotchi des Jeux olympiques d'hiver est d'abord et avant tout le triomphe d'un homme, le président russe Vladimir Poutine.À coups de pioches, de milliards de dollars et de mesures répressives, il a transformé une station balnéaire moribonde installée dans une des régions les plus violentes du monde, le Caucase, en un étincelant parc olympique où la planète entière est conviée à admirer la nouvelle Russie.Sa Russie.D'une certaine façon, Sotchi est un marqueur de la puissance russe, du moins jusqu'à un certain point.Dès son accession au pouvoir en 2000, Poutine a annoncé son programme : reconstruire la puissance de la Russie afin de lui redonner la place centrale qu'elle occupait au temps de l'Union soviétique.Pour y arriver, il a lancé trois chantiers à saveur économique et géopolitique : exploiter au maximum les ressources naturelles afin de financer les missions traditionnelles de l'État - la sécurité, l'éducation, la santé, les infrastructures -, augmenter les capacités militaires du pays, et reconstituer avec certaines anciennes républiques soviétiques une aire d'influence visant à défendre ses intérêts et son futur statut de grande puissance.Le défi du président était d'autant plus gigantesque que la Russie partait de loin.Les PHOTO PASCAL LE SEGRETAIN, ASSOCIATED PRESS Vladimir Poutine a hérité d\u2019une Russie plongée dans le chaos d\u2019une décennie post-soviétique et a relancé l\u2019économie du pays.Le pétrole, le gaz et les minerais précieux et rares ont constitué le carburant nécessaire au programme du président et financé les grands projets industriels, les infrastructures et les projets de prestige comme Sotchi.Le pari a fonctionné pendant presque dix ans.La croissance du PIB a retrouvée a irrigué une bonne partie de la société.Elle a servi aussi de levier à une politique internationale de plus en plus en opposition avec l'Occident.Malgré un appui sans faille à la guerre au terrorisme, Moscou est entré en conflit avec la Géorgie et a montré sa différence dans les dossiers iranien, Le pétrole, le gaz et les minerais précieux et rares ont constitué le carburant nécessaire au programme du président et financé les grands projets industriels, les infrastructures et les projets de prestige comme Sotchi.années Eltsine ont été celles du chaos économique, du rétrécissement géopolitique et du pillage des biens publics par une vingtaine d'oligarques devenus milliardaires en mettant la main sur les richesses de la Russie.Poutine a pris les grands moyens pour en finir avec cette situation.oscillé entre 8 et 10% annuellement au cours de la première présidence Poutine, qui s'est achevée en 2008.La Russie a liquidé sa dette extérieure et a rejoint le groupe des pays émergents.Plusieurs analystes, dont ceux du FMI, lui ont prédit des jours encore plus glorieux.La richesse ainsi libyen et syrien.En Europe et en Asie centrale, Moscou a repris pied dans certaines anciennes républiques soviétiques comme la Biélorussie, l'Ukraine et le Kazakhstan.Pourtant, derrière la vitrine glamoureuse de Sotchi, se cache une Russie moins en forme qu'on le croit.L'an dernier, l'économie russe a connu sa pire performance depuis cinq ans, il est vrai dans un contexte mondial déprimé.Le FMI prédisait une croissance de près de 9%, elle n'a été que de 1,4%.La Russie a fait moins bien que les autres pays émergents.La stratégie de reconstitution de l'empire russe connaît aussi ses ratés.Le projet d'Union économique eurasienne qui doit voir le jour en 2015 se heurte à de fortes réticences des élites et des peuples, particulièrement en Ukraine, en Géorgie et en Moldavie.Et Moscou ne détient pas toutes les cartes pour entraîner ces pays.En fait, la crise en Ukraine en dit plus sur les luttes de pouvoir entre clans ukrainiens que sur la puissance réelle de la Russie dans ce pays.Vladimir Poutine n'a pas à rougir de son bilan.Il a livré la marchandise.La Russie est de retour, mais le chemin sera long avant d'en faire un État moderne et démocratique.Le slopestyle haut en couleur JEAN-PASCAL BEAUPRÉ Lauteur a été directeur des sports à La Presse et au Journal de Montréal.Il collabore régulièrement à la section Débats.Décalage horaire oblige, pour voir en direct les performances des espoirs canadiens à Sotchi, les Québécois devront parfois se résigner à veiller très, très tard.ou à se lever très, très tôt ! Mais, déjà, on peut dire que ça en vaut le coup.La première journée (officieuse) de compétitions olympiques, hier, a été marquée par l'entrée en scène d'une nouvelle discipline olympique extrêmement spectaculaire, le slopestyle, une épreuve de surf des neiges.Et il se trouve que deux Québécois, Maxence Parrot et Sébastien Toutant, font partie de l'élite mondiale dans ce sport à forte dose d'adrénaline qui fait la joie de nos jeunes adeptes de snowparks.Le saut du lit n'en a été que plus facile.Les qualifications se déroulaient dans la nuit de mercredi à hier, heure du Québec.Heureusement, cette compétition haute en couleur pouvait être vue en direct sur le site radio-canada.ca (la retransmission en direct à la télé ne débute qu'avec l'ouverture des Jeux, aujourd'hui).Maxence Parrot et Sébastien Toutant n'ont pas tardé à en mettre plein la vue avec leurs prouesses aériennes et se sont aisément qualifiés pour la finale de demain.Pas besoin d'être un grand connaisseur pour reconnaître les meilleurs.La magnificence de leurs sauts parlait d'elle-même et avait de quoi chasser rapidement les derniers relents de sommeil des internautes.Parrot, un jeune de 19 ans originaire de Bromont, a mérité la meilleure note avec une descente qui a frôlé la perfection.Ces qualifications étaient l'occasion de se familiariser avec le jargon propre aux figures acrobatiques du slopestyle.Quand on décrit les rotations des athlètes, on a l'impression de replonger dans nos bons vieux cours de géométrie: des 1080 degrés (trois tours), des 1260 (trois tours et demi), et même des 1440 (quatre tours!).De quoi donner le tournis aux téléspectateurs ! Pour accroître leur effet majestueux, les sauts sont effectués avec les montagnes enneigées du Caucase en arrière-plan.On dirait que les planchistes s'accrochent littéralement aux cimes lorsqu'ils s'envolent.Tout simplement saisissant.Ces images à couper le souffle ne sont pas sans rappeler les sauts périlleux des plongeurs avec la célèbre cathédrale Sagrada FamHia de Barcelone en fond de scène aux Jeux olympiques d'été de 1992.Chair de poule garantie En plus du slopestyle en surf des neiges, il faudra aussi se déguiser en oiseau de nuit pour suivre en direct le skieur Erik Guay en descente et en super-G, ainsi que Kaya Turski à l'épreuve féminine de slopestyle en ski acrobatique.Ou il faudra à tout le moins se lever dès potron-minet pour épauler moralement Alex Harvey dans les compétitions de ski de fond.Évidemment, le décalage de plusieurs heures fait souvent partie de la routine quotidienne lorsqu'on tient à vivre les événements en direct aux Jeux olympiques.Pensons, dans un passé récent, à Pékin (2008), Turin (2006) ou Athènes (2004).Et franchement, l'émotion est beaucoup moins intense lorsqu'on regarde les compétitions en différé alors qu'on en connaît déjà l'issue.Il n'y a rien comme le direct pour ressentir la chair de poule, avoir les mains moites, avant de pousser un cri de joie lorsque notre athlète favori réussit une performance digne d'un podium.Prochain rendez-vous : 3h30 demain pour la finale du slopestyle masculin.Pas moins de 200 partisans de Maxence Parrot sont attendus en pleine nuit au Domaine Château Bromont pour vivre en gang cette effervescence.Une première médaille pour le Canada ?à ; Pour voir en direct nos espoirs canadiens à Sotchi, il faudra parfois veiller très tard ou se lever très tôt.Mais ça en vaut le coup ! LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 7 FÉVRIER 2014 A17 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii MONDE CENSURE DE L'INTERNET « Cauchemar orwellien » en Turquie PHOTO ASSOCIATED PRESS Le député Oktay Vural, membre de l\u2019Action nationale, parti de l\u2019opposition au Parlement turc, a manifesté son inquiétude mercredi pendant un débat à Ankara, peu de temps avant que la loi sur le contrôle de l\u2019internet soit adoptée.inked 1 11\" ¦! Miné par un scandale de corruption en haut lieu, le gouvernement turc vient de s\u2019approprier le droit de bloquer le contenu de l\u2019internet.\u2022r ' \"*i____________ NICOLAS BÉRUBÉ Les critiques se sont multipliées, hier, après l\u2019adoption par le Parlement turc d\u2019une loi sur le contrôle de l\u2019internet, un pas de plus dans une démarche d\u2019un gouvernement en place depuis 11 ans et qualifié d\u2019autoritaire par des observateurs.Le projet de loi sur le contrôle d'internet, appuyé par les élus du Parti de la justice et du développement (AKP), parti majoritaire du premier ministre Recep Tayyip Erdogan, donne le droit au gouvernement de bloquer tout site internet contenant des informations portant «atteinte à la vie privée » ou jugées « discriminatoires ou insultantes».« Cela s'inscrit dans une dérive autoritaire du premier ministre Erdogan que l'on observe depuis deux ans », explique Stefan Winter, spécialiste du Proche-Orient à l'époque ottomane à l'Université du Québec à Montréal, qui fait régulièrement des séjours de recherche en Turquie.Yaman Akdeniz, professeur de droit à l'université privée Bilgi d'Istanbul, parle quant à lui d'un «cauchemar orwellien », selon l'AFP.Crise politique et judiciaire La controverse survient alors que le premier ministre Erdogan est plongé dans une crise politique et judiciaire.Le 17 décembre dernier, la police a arrêté des hommes d'affaires proches du pouvoir ainsi que trois fils de ministres de son gouvernement.Ils sont accusés de corruption dans le plus important scandale à secouer Erdogan en 11 ans à la tête du pays.Erdogan a réagi en orchestrant le licenciement de centaines de policiers et de procureurs, enfonçant le gouvernement dans la crise.Le premier ministre dit être victime d'une vendetta de la part «d'ennemis dans l'ombre» au sein de l'appareil judiciaire, notamment de Fethullah Gulen, un ancien imam qui habite aujourd'hui aux États-Unis et qui jouit d'un appui important en Turquie.Riposte Hier, des pirates du groupe RedHack, qui ont déjà attaqué les serveurs du gouvernement et de grandes entreprises de télécommunications turques, ont dit qu'ils entendaient riposter au « fascisme » du gouvernement Erdogan.« Si les gens ne réagissent pas, leurs droits et libertés continueront d'être bafoués à plusieurs niveaux », a fait savoir le groupe dans une déclaration.Durant ses premières années au pouvoir, l'administration de Recep Tayyip Erdogan a multiplié les réformes visant à présenter un visage plus moderne de la Turquie, alors animée par le désir de se joindre à l'Union européenne.Or, après des années de résistance, notamment de la part de la France, et après les problèmes économiques de l'Europe, le rêve d'intégration n'est plus le même, dit M.Winter.« La Turquie est presque un tigre économique.Les Turcs regardent les problèmes de l'Europe et ne ressentent plus le même besoin d'y accéder.Erdogan gouverne comme il l'entend.» M.Winter s'attend à ce que les manifestations souvent RECEP TAYYIP ERDOGAN EN CINQ DATES 26\tfévrier 1954 Naissance à Istanbul.27\tmars 1994 Erdogan devient maire d\u2019Istanbul, poste qu\u2019il occupera jusqu\u2019en 1998.14 mars 2003 Erdogan devient le premier ministre de la Turquie.Mai-juin 2013 Une série de manifestations monstres balaie les grandes villes de Turquie.Réprimés dans la violence, les manifestants accusent d'Erdogan d\u2019autoritarisme.17 décembre 2013 Arrestations d\u2019hommes d\u2019affaires proches d\u2019Erdogan et de trois fils de ministres de son gouvernement.Ils sont accusés de corruption dans le plus important scandale à secouer Erdogan en 11 ans à la tête de pays.\u2014 Nicolas Bérubé violentes des dernières années se poursuivent en Turquie, où la majorité imposante du parti d'Erdogan au Parlement lui donne la latitude voulue pour mener ses réformes.«Erdogan aime répéter que les décisions ne se prennent pas dans la rue et il a raison.Or, il n'y a pas de parti d'opposition populaire en Turquie, alors la rue, est la seule option pour les gens mécontents.» «Cela s\u2019inscrit dans une dérive autoritaire du premier ministre Erdogan que l\u2019on observe depuis deux ans.» \u2014 Stefan Winter, spécialiste du Proche-Orient à l\u2019époque ottomane ESPAGNE Au moins neuf morts dans un nouveau drame de l\u2019immigration clandestine PHOTO FADELSENNA, AGENCE FRANCE-PRESSE Une ambulance transporte le corps de l\u2019un des neuf migrants qui se sont noyés en tentant de rejoindre à la nage l\u2019enclave espagnole de Ceuta.SBSBS ¦¦mm?11 lift WJ?IwftÉKPBW»: «iüllit FADEL SENNA ET GUILLAUME KLEIN AGENCE FRANCE-PRESSE FNIDEQ \u2014 Au moins neuf migrants clandestins sont morts noyés hier au Maroc en tentant de rejoindre l'enclave espagnole de Ceuta, un drame qui illustre une nouvelle fois la lancinante question de la pression migratoire aux portes de l'Europe.Le corps d'une neuvième victime a été retrouvé en début de soirée par les équipes de secours, a constaté un photographe de l'AFP.Auparavant, la préfecture de Ceuta et des ONG marocaines avaient donné un bilan de huit morts.Parmi ces victimes figure une femme, d'après la préfecture de M'diq-Fnideq, villes marocaines voisines de Ceuta, sur la côte méditerranéenne.Des centaines de migrants Au petit matin, plusieurs centaines de migrants d'origine subsaharienne - de 200 à 400 selon les sources - ont tenté d'entrer illégalement, à la nage, dans l'enclave espagnole.Un premier bilan, fourni par les autorités locales marocaines, avait fait état de sept morts et 13 clandestins secourus.« Ce drame montre encore une fois les risques pris par les candidats à l'émigration clandestine, au péril de leurs vies», avait relevé la préfecture de M'diq- Fnideq.Interrogé par l'AFP sur place, le président de l'Observatoire du Nord des droits de l'homme, Mohamed Benaïssa, a affirmé qu'une dizaine de migrants avaient, par ailleurs, été blessés dans des violences avec la Garde civile espagnole.« Les immigrés ont montré une attitude très violente, ont lancé des pierres et d'autres objets contre les forces de sécurité espagnoles et marocaines», a déclaré de son côté la préfecture de Ceuta.La nationalité des victimes n'a pas été communiquée.Cependant, les Camerounais étaient les plus nombreux parmi le groupe de clandestins, a avancé M.Benaïssa.En fin de journée, la situation était redevenue calme aux abords de Ceuta, selon un journaliste de l'AFP.Cette enclave et celle de Melilla, plus à l'est, constituent les seules frontières terrestres entre l'Europe et l'Afrique.Elles sont l'objet de fréquentes tentatives de franchissement de migrants, pour la plupart d'origine subsaharienne, qui cherchent coûte que coûte à rejoindre «l'eldorado européen».Celles sur Ceuta se font d'ordinaire à pied par la plage, à bord de petites embarcations ou par le poste-frontière, dans des tentatives de passage en force.Face à l'afflux de migrants, l'Espagne a récemment décidé de renforcer la triple frontière grillagée qui enserre Melilla - longue de 11 km et haute de sept mètres - en réinstallant des barbelés dans sa partie supérieure.Cette décision a entraîné de vives protestations d'ONG et du Parti socialiste (opposition).Plus d\u2019un millier de migrants secourus D'après une ONG marocaine, plus de 40 migrants sont morts en 2012 et 2013 en tentant d'entrer illégalement dans les deux enclaves.Dimanche, les autorités marocaines avaient annoncé la découverte de cinq cadavres, parmi lesquels quatre Sénégalais, au large de Melilla.D'autres prennent place à bord d'embarcations de fortune pour tenter de rejoindre le continent européen via le détroit de Gibraltar, large de quelques dizaines de kilomètres.D'après l'Organisation internationale des migrations (OIM), près de 45 000 migrants au total ont risqué leur vie en Méditerranée en 2013 pour atteindre les rives italiennes et maltaises, la principale voie empruntée.Arabie Saoudite La mort d\u2019une étudiante sur un campus fait scandale Floride Le naufrage d\u2019un bateau de migrants fait au moins trois morts Des milliers d\u2019étudiants saoudiens ont ventilé leur colère en ligne hier, après la publication d\u2019informations selon lesquelles une étudiante d\u2019une université de Riyad est morte quand des responsables ont interdit aux ambulanciers masculins de pénétrer sur un campus réservé aux femmes.Le quotidien Okaz affirme que les dirigeants de l\u2019Université du Roi-Saoud ont gêné les efforts des ambulanciers, en raison de règles qui interdisent aux hommes de se trouver sur le campus des femmes.L\u2019incident se serait produit mercredi et les ambulanciers ont apparemment dû patienter une heure avant de pouvoir intervenir.La victime aurait succombé à une crise cardiaque.Le recteur de l\u2019Université, Badran al-Omar, nie cette version des faits et affirme que les ambulanciers ont été admis dès leur arrivée.Il ajoute que tout a été mis en œuvre pour sauver la vie de la jeune femme.Une employée de l\u2019université ayant assisté à la scène a plutôt raconté, sous le couvert de l\u2019anonymat, que les responsables avaient tardé avant d\u2019appeler les ambulanciers.La femme a ajouté que les ambulanciers s\u2019étaient fait interdire d\u2019entrer sur le campus et que deux doyennes avaient semblé paniquer.\u2014 Associated Press MIAMI \u2014 Un bateau à moteur de 7 mètres de long transportant au moins 12 migrants a fait naufrage, hier, au large de la côte sud-est de la Floride, faisait trois morts et deux disparus.Sept passagers ont survécu.La porte-parole de la garde côtière américaine, Sabrina Laberdesque, a déclaré que l\u2019embarcation avait chaviré à environ 120 kilomètres au nord-est de West Palm Beach.Elle n\u2019a pas été en mesure de préciser le nombre exact de personnes qui se trouvaient à bord.Les autorités ont ouvert une enquête afin de déterminer si des passeurs de clandestins étaient impliqués dans l\u2019affaire.Selon Mme Laberdesque, la marine royale néerlandaise a été la première à découvrir le navire aux alentours de midi.Elle a secouru les sept survivants qui s\u2019étaient cramponnés à la coque du bateau.La marine a embarqué les rescapés et a contacté la garde côtière des Etats-Unis, qui a dépêché une vedette et un hélicoptère sur les lieux du drame afin de chercher les personnes manquant à lappel.\u2014 Associated Press A18 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 7 FÉVRIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONDE SYRIE Accord humanitaire pour les assiégés de Homs AGENCE FRANCE-PRESSE Le régime syrien et l'ONU ont conclu un accord prévoyant la sortie « imminente » de centaines de civils des quartiers rebelles de Homs assiégés depuis plus de 600 jours par l'armée, ainsi que l'entrée d'une aide humanitaire vitale pour les habitants pris au piège.Alors que le conflit en Syrie s'apprête à entrer dans sa quatrième année, les violences, qui ont déjà fait plus de 136 000 morts, ne montrent aucun signe de répit et le sort des nouvelles négociations entre régime et opposition prévues le 10 février à Genève reste inconnu.Raids meurtriers à Alep Hier, les rebelles ont lancé un assaut contre la prison centrale d'Alep, la deuxième du pays, libérant des centaines de détenus, selon une ONG.Ailleurs à Alep, le régime poursuivait ses raids aux barils d'explosifs qui ont tué plus de 25 0 personnes en cinq jours.Considérée comme « la capitale de la révolution » contre le régime de Bachar al-Assad, la ville centrale de Homs a fait l'objet d'un accord entre le gouverneur Talal Barazi et le coordinateur résident de l'ONU Yaacoub Helou, « garantissant la sortie imminente des civils innocents de la vieille ville [.] et l'entrée d'aide humanitaire pour les civils qui ont choisi de rester», selon l'agence officielle SANA.L'ONU a précisé que cet accord « va permettre de fournir une aide vitale à quelque 2500 civils ».Aucune indication n'a été donnée sur la date d'entrée en vigueur de cet accord, qui serait le premier geste humanitaire du régime depuis la fin de la première ronde de négociations tenue à la fin du mois de janvier à Genève sous l'égide du médiateur international Lakhdar Brahimi.ISRAËL MANIFS D\u2019ULTRAORTHODOXES CONTRE LA CONSCRIPTION 'A.':-' & ¦ *0.*r %' % lié 1 H J PHOTO REUTERS Des accrochages ont éclaté hier entre des milliers de juifs ultraorthodoxes et des policiers lors de manifestations dans plusieurs villes d\u2019Israël contre la conscription des membres de cette communauté, jusqu\u2019à présent exemptés du service militaire obligatoire.Environ 3000 manifestants ont bloqué les principales routes de Jérusalem, avant d\u2019être dispersés à l\u2019aide de canons à eau.Des troubles ont aussi eu lieu à Bnei Brek, banlieue de Tel-Aviv, de même qu\u2019à Ashdod (Sud) et dans des villes du centre d\u2019Israël.Au moins 30 personnes ont été arrêtées pour trouble à l\u2019ordre public au pays.- AFP VIVEZ LES DE + PRES SPORTS SOTCHI 2014 Les compétitions des 22\" Jeux olympiques d'hiver démarrent aujourd hui.Pendant 17 jours, plus de 2500 athlètes de 85 pays lenteront de se surpasser dans 15 disciplines Quelles sont les nouvelles épreuves au programme ?Qui sont les athlètes canadiens et étrangers à suivre ?Pour mieux comprendre ces Jeux, l'équipe des Sports de La Presse vous présente un guide complet UN GUIDE DE REFERENCE POUR MIEUX VIVRE LES JEUX D\u2019HIVER ! Apprenez-en plus sur les disciplines, les rivalités et les records à fracasser grâce à nos images interactives, nos vidéos et nos galeries de photos.Un spécial interactif ce samedi LA PRESSE f iPad est une marque de commerce d\u2019Apple Inc., déposée aux États-Unis et dans d\u2019autres pays.App Store est une marque de service d\u2019Apple Inc.PHOTO AFP France Hollande au plus bas Pour la première fois depuis son élection, la cote de confiance de François Hollande est tombée sous la barre des 20 %, dans un sondage publié hier.Le président français perd trois points de confiance à 19%, tandis que la proportion de ceux qui ne lui font pas confiance augmente à 78%.Il s\u2019agit du premier sondage depuis l\u2019annonce de sa rupture avec Valérie Trierweiler.\u2014 AFP Ukraine Poutine rencontrera Ianoukovitch Le président ukrainien, Viktor Ianoukovitch est arrivé hier soir à Sotchi, où il doit rencontrer Vladimir Poutine, après s\u2019être entretenu de la crise ukrainienne avec la diplomate américaine Victoria Nuland.Au cours des 48 dernières heures, la Russie a mis en garde le pouvoir ukrainien contre un changement de cap, laissant entendre que le versement de l\u2019importante aide financière de Moscou dépendrait du comportement de Kiev.\u2014 AFP PHOTO AFP Pakistan Négos avec les talibans Les pourparlers entre le gouvernement pakistanais et les talibans locaux du TTP ont débuté hier à Islamabad.Il s\u2019agit de la première rencontre entre les deux parties depuis que le premier ministre Nawaz Sharif a décidé de donner une «autre chance» à la paix après la rupture en novembre des contacts, à la suite de la mort du chef taliban Hakimullah Mehsud.\u2014 AFP Libye Attaque au QG de l\u2019armée Larmée libyenne a repoussé hier soir une attaque contre son quartier général dans le sud de Tripoli.«Des hommes armés inconnus ont tenté d\u2019entrer dans le siège de l\u2019état-major mais les gardes les ont repoussés», a déclaré le colonel Ali al-Cheikhi.«Les assaillants ont pillé des voitures et quelques armes, avant de se retirer», a-t-il ajouté.\u2014 AFP "]
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