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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2014-01-29, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/arts MONTRÉAL MERCREDI 29 JANVIER 2014 LÀ PRESSE HUGO DUMAS COMBAT DE CHRONIQUEUSES TÉLÉ PAGE 3 ARTS PHOTOS Consultez nos photos de la première de la comédie romantique That Awkward Moment à lapresse.ca/moment CONCERTS JEUNESSE COOL\t, , SYMPHONIQUE im PAGE 3\tf GRANDE ENTREVUE ARTHUR DANS LE SECRET DU STUDIO PAGE 2 > *.2 Le peintre montréalais Fernand Leduc est mort dans la nuit du 27 janvier à l\u2019âge de 97 ans.Figure marquante de la peinture, le signataire du manifeste Refus global laisse en héritage une œuvre immense marquée par un grand souci de l\u2019éthique, un amour infini de la peinture, une recherche artistique constante et une quête passionnée de la lumière.Comme lavait constaté La Presse lors d\u2019une rencontre chez lui, l\u2019an dernier.ERIC CLEMENT «Fernand Leduc, c'était la quête de la lumière, dit l'historien d'art John R.Porter.Il ne considérait jamais être arrivé.Il était toujours à la recherche de quelque chose de plus grand.Il avait une curiosité insatiable.» Le peintre signataire du manifeste Refus global en 1948, aux côtés de son «jalon lumineux» Paul-Émile Borduas, était hospitalisé depuis deux semaines à l'Hôtel-Dieu de Montréal à la suite d'une chute.«On a découvert par la suite qu'il avait un cancer, a précisé à La Presse son gendre, le critique d'art René Viau.Au début, il était conscient et très lucide, mais s'est affaibli au fur et à mesure.Il est mort dans son sommeil.» Voir LEDUC en page 4 tCT -, FERNAND LEDUC 1916-2014 riNce DE LA LUMIÈRE S\u2019ÉTEINT PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE Me» classiques préférés DANIEL \\ PRESSE NOUVEAUTE Pour réussir vos classiques à tout coup ! -ynePrésentationétapepar étape - Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub ARTS LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 29 JANVIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS GRANDE ENTREVEUE Arthur dans le secret du studio PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE Arthur H fait le pari risquéd\u2019inviter le public à assister en direct à l\u2019enregistrement du disque Soleil dedans qui paraîtra en septembre.NATHALIE PETROWSKI Deux fois par année depuis maintenant 25 ans, Arthur H revient à Montréal.Il y retrouve une foule d'amis qu'il s'est fait au fil des ans : des musiciens et des chanteurs comme lui, qui ont pour nom Patrick Watson, Ariane Moffatt, Marie-Jo Thério et, autrefois, sa grande amie Llasa de Sela, emportée par un cancer en 2010.Les grands froids de l'hiver ne lui font jamais peur.«Dès que je mets le pied à Montréal, je me sens bien et je me détends, même l'hiver.Sans doute parce que l'hiver me fait l'effet d'un cocon protecteur.J'ai déjà vécu une tempête de neige à tout casser au mois d'avril.C'était génial », me lance Arthur H.Notre rencontre a lieu dans une loge du Centre Phi.C'est ici que le fils aîné de Jacques Higelin, qui ressemble dans les faits à Serge Gainsbourg, va entreprendre un pari risqué : celui d'inviter le public à assister en direct à l'enregistrement de son prochain disque, qui aura pour titre Soleil dedans et qui paraîtra en septembre chez Universal.La musique et les chansons ont été composées entre les Îles de la Madeleine et Big Sur, en Californie, où Arthur H avait loué une petite cabane au fond des bois ayant déjà appartenu à la chanteuse Joan Baez.Mais c'est dans le studio du Centre Phi qu'il entreprend aujourd'hui avec ses musiciens - François Lafontaine, claviériste de Karkwa (et son coréalisateur), Mishka Stein et Robbie Kuster, respectivement bassiste et batteur de Patrick Watson - la réalisation et l'accouchement du disque.C'est ce qu'Arthur a baptisé La construction d'un rêve, qui est aussi le titre de l'anti-performance qu'il livre au public entre 14 h et 18 h, tous les jours, jusqu'au 2 février.« En studio, dit-il, c'est le moment où la musique apparaît pour la première fois.C'est un moment magique parce que la musique est encore toute fraîche, toute neuve, elle vient à peine de sortir du bain.Une fois qu'elle sera lissée, nettoyée, mixée, gravée sur disque, ce sera une autre histoire.Mais là, dans le studio, elle est fragile, inachevée et peut encore prendre toutes sortes de directions insoupçonnées.» Le beau côté des choses Pas de doute : Arthur H est un poète et un rêveur qui choisit délibérément et volontairement de voir le beau côté des choses.Car si le moment où la musique naît en studio est magique, il peut aussi être d'un ennui mortel.Combien de musiciens ont gaspillé de précieuses heures, voire d'interminables jours, en studio à ronger leur frein ou à bâiller en attente d'une inspiration qui se faisait désirer?« C'est vrai que des fois, en studio, c'est plate et laborieux.Il n'y a rien à voir ni à entendre sinon des morceaux d'ennui.Il se peut qu'une journée donnée, le public soit témoin de cet ennui et qu'il nous trouve abattus.Tout comme il se peut qu'il nous voie fébriles et excités parce qu'on vient de trouver un filon qui nous plaît.» Arthur H, qui a hérité de son père le goût de la scène, du spectacle et d'une certaine forme d'exhibitionnisme, veut par ce projet se rapprocher du public.Mais attention, le public ne pourra pas aller et venir en studio parmi les musiciens.Dans les faits, le public ne mettra les pieds dans le studio que par l'entremise de caméras et de micros cachés, relayés à des écrans installés dans le lounge du Centre Phi.On devine que ce ne sont que les fanatiques et autres bibittes de studio qui feront le trajet jusqu'au Centre Phi.Les autres n'auront qu'à cliquer sur le site de Phi.Les séances d'enregistrement seront disponibles en diffusion web simultanée tous les jours.Des capsules du montage des meilleurs moments de la journée seront diffusées le lendemain.Projet singulier et sans doute inédit, La construction d'un rêve est à la fois à l'image du Centre Phi qui se veut un lieu de production et de création, mais aussi d'Arthur H, qui n'en est pas à sa première expérimentation de ce genre.Suffit de consulter sa disco- graphie pour constater que le musicien et chanteur, dont la voix emprunte à la fois à Tom Waits et à Charlélie Couture, est constamment à l'affut d'un nouveau filon, jazz, rétro, électro, caraïbéen, name it.Pour l'enregistrement du disque Baba Love, son avant-dernier, il avait loué une péniche et ouvert les portes de son laboratoire au cinéaste Joseph Cahill.Celui-ci a signé un film à mi-chemin entre le documentaire et le clip, qui révèle les doutes, les tâtonnements et les moments forts de l'enregistrement d'un disque.La construction du rêve au Phi est la suite logique de cette entreprise de démystification et d'invitation dans la cuisine de la création.L\u2019espace comme thème Quant au thème général de Soleil dedans, ce sera l'espace : un espace à la fois physique, matériel et musical que Arthur H a envie d'explorer, sans doute un peu en réaction au manque d'espace qu'il vit tous les jours chez lui en France.Au sujet de cette douce France qui ne va plus très bien, et dont le magazine Newsweek a annoncé la chute, Arthur H ne s'étend pas longtemps sauf pour dire que son pays traverse ces temps-ci une tourmente magnifiée par la loupe des médias.« Tout cela participe d'une forme de folie collective dont j'essaie de me protéger parce que cette énergie-là, elle t'amène nulle part.» Aux provocations de Dieudonné, aux infidélités de François Hollande et à la morosité économique et morale qui s'est abattue sur sa patrie, Arthur H préfère de loin les rigueurs de l'hiver québécois.Réfugié dans la chaleur d'un studio pour les prochains jours, il a envie de travailler fort, mais de rire et de s'amuser, aussi.« La seule drogue autorisée sera le vin rouge, mais plus tard en soirée, jamais l'après-midi.» Il tient à nous prévenir que son coréalisateur sacre énormément et qu'il arrive à son batteur de crier comme un perdu.Pour le reste, Soleil dedans qui sera mixé en France par le Québécois Jean Massicotte et qui comportera un duo avec Patrick Watson, promet d'être un disque planant, aérien et teinté d'une couleur montréalaise.C'est tellement un gros truc, un gros machin, un labyrinthe enchanté que de faire un disque, a déjà écrit Arthur H sur son site.Rares sont les artistes qui ont eu la générosité ou la témérité d'inviter le public dans ce labyrinthe enchanté.Reste à voir si le public répondra à l'appel et si l'enchantement sera mutuel.ARTHUR EN ACCÉLÉRÉ >\tNaissance le 27 mars 1966 à Paris.>\tFils aîné du chanteur Jacques Higelin et de Nicole Courtois.>\tDemi-frère des chanteuses Izia et Maya Barsony et du comédien Ken Higelin.>\tÉtudes de musique au Berklee College of Music de Boston.>\tPremier disque éponyme solo en 1990.>\tÉpouse en 1998 sur une scène, à Los Angeles, sa bassiste Alexandra Mikhalkova, qui est aussi la mère de ses deux enfants.Ils se sont séparés depuis.>\t2014: enregistre à Montréal son 16e disque « En studio, c\u2019est le moment où la musique apparaît pour la première fois.C\u2019est un moment magique parce que la musique est encore toute fraîche, toute neuve, elle vient à peine de sortir du bain.» \u2014 Arthur H m Le père du protest song n\u2019est plus PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Pete Seeger a notamment popularisé l\u2019hymne du mouvement de défense des droits civiques aux Etats-Unis, We Shall Overcome.miiiliSUmr D'APRÈS ASSOCIATED PRESS ET AGENCE FRANCE-PRESSE WASHINGTON \u2014 Le chanteur Pete Seeger, légende du folk américain et du protest song, portant la voix de la classe ouvrière, est mort lundi au Presbyterian Hospital de New York à l'âge de 94 ans, a annoncé sa famille.Engagé dans la lutte pour les droits civiques et contre la guerre du Viêtnam, Pete Seeger est considéré comme un des pionniers de la musique folk, au même titre que son ami Woody Guthrie.À ce titre, il a inspiré des générations d'artistes comme Bob Dylan, Joan Baez et Bruce Springsteen.Signe de l'importance du chanteur, le président Barack Obama lui-même a affirmé que les États-Unis lui seraient « toujours reconnaissants ».«Pete Seeger croyait profondément au pouvoir des chansons.Plus important encore, il croyait au pouvoir qu'a la communauté de défendre la justice, de s'élever contre l'injustice et de rapprocher ce pays de l'idéal américain dont il avait la vision», a déclaré M.Obama dans un communiqué.Des classiques Inspirées des spirituals afro-américains, ses chansons If I Had a Hammer et Where Have All the Flowers Gone, coécrites avec Guthrie, sont devenues des classiques du répertoire américain.Elles ont fait l'objet de nombreuses reprises et adaptations par des artistes étrangers.Pete Seeger a aussi popularisé l'hymne du mouvement de défense des droits civiques aux États-Unis, We Shall Overcome.Avec son groupe The Weavers ou seul, accompagné de sa guitare à 12 cordes ou de son banjo, il avait séduit un large public, plutôt marqué à gauche, avec ses chansons engagées aussi bien qu'avec ses mélodies enfantines et des hymnes faciles à reprendre en chœur.Mentor de Bob Dylan, Joan Baez ou du groupe Peter, Paul and Mary, il a aussi fait l'objet d'un album de Bruce Springsteen en 2006.Lors d'un concert organisé à Madison Square Garden à New York pour son 90e anniversaire, le Boss l'a présenté comme « la légende vivante de la musique et la conscience de l'Amérique, un témoin du pouvoir de la chanson et de la culture de donner un coup de pouce à l'histoire », a rappelé le New York Times.Le chanteur avait été poursuivi pendant la chasse aux sorcières organisée sous le maccarthysme, pour son engagement dans le Parti communiste américain, dont il a été membre dans les années 40 et 50.Refusant de témoigner au nom de la liberté d'expression et d'opinion garantie par le premier amendement de la Constitution américaine, il a été condamné plusieurs fois pour outrage au Congrès à de la prison, une peine annulée en appel, qui ne sera jamais exécutée.D\u2019un combat à l\u2019autre Leader du protest song américain, il a été tour à tour la voix du mouvement ouvrier, de la lutte pour l'égalité raciale, du mouvement contre la guerre du Viêtnam dans les années 60, puis, dans les années 70, de la défense de l'environnement.Ses combats pour les droits civiques des Noirs américains ont valu au chanteur l'amitié du leader du mouvement Martin Luther King.Accompagné de son petit-fils Tao Rodriguez Seeger, chanteur lui aussi, il a entonné sur scène le célèbre This Land Is Our Land lors du concert inaugural à Washington du premier mandat de Barack Obama, en 2009. LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 29 JANVIER 2014 ARTS 3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS * +,y mJ j PHOTOS FOURNIES PAR TVA ET RADIO-CANADA Jacynthe René (à gauche) incarne Marianne Desbiens, la chroniqueuse télé des Jeunes loups à TVA, et Karen Elkin, celle de Série noire à Radio-Canada.Combat de chroniqueuses télé r*'\t| f it S HUGO DUMAS CHRONIQUE Le petit écran québécois ne nous offre pas une, mais bien deux chroniqueuses télé cet hiver.Laquelle des deux survivrait dans le «vrai monde », pour reprendre une formule chouchou de Réjean Tremblay?Analyse des forces féminines en présence.Dans le coin gauche se trouve la blonde Anne-Sophie Laverdière (Karen Elkin) de Série noire à Radio-Canada, chroniqueuse télé depuis cinq ans dans un journal ressemblant beaucoup à La Presse.Comme l'a si bien décrit le narrateur Bernard Derome au deuxième épisode: Anne-Sophie aime la télévision originale, audacieuse et intelligente.Dans le coin droit, il y a la tout aussi blonde Marianne Desbiens (Jacynthe René) des Jeunes loups à TVA, chroniqueuse télé au Matin qui a un faible pour les colliers de perles, les tailleurs Chanel et le téléroman Amour caché.Après trois épisodes, chacune des chroniqueuses télé a déjà son ennemi juré.Pour Marianne Desbiens, il s'agit de la chef de « punkpitre » Mariepier Renaud (Catherine Bérubé), qui associe la téléréalité à une lobotomie sans anesthésie et pour qui le petit écran ne parle qu'aux vieilles bonnes femmes épaisses.Pour Anne-Sophie Laverdière, il s'agit de Marc Arcand (excellent Marc Beaupré), le mystérieux et dangereux ninja qui harcèle aussi le scénariste au nez amoché Denis Rondeau (François Létourneau).Le talon d'Achille de Marianne ?Elle couche avec une très bonne source : son mari.Impensable.Plus gros défaut d'Anne-Sophie?Elle ouvre la porte de son condo à des inconnus masqués.Inexcusable.Plus belle qualité de Marianne : elle ne crache pas sur les phénomènes culturels de masse.Règle générale, les chroniqueurs ont tendance à faire l'équation que « si c'est ultra populaire auprès du grand public, c'est nécessairement quétaine », ce qui n'est pas mon cas.La belle Marianne porte ainsi le discours de son créateur Réjean Tremblay, qui se défend d'écrire pour l'élite, mais bien pour les « gens à la maison».D'ailleurs, quand Marianne affirme dans Les jeunes loups que « si un million de personnes regardent une émission de télévision, ce ne sont nécessairement pas tous des imbéciles », c'est clairement Réjean Tremblay qui parle à travers elle.Plus belle qualité d'Anne-Sophie : elle assume ses écrits et ne se défile pas.Quand Denis Rondeau l'apostrophe dans le stationnement au deuxième épisode de Série noire, elle lui tient tête et, plutôt que de se dédire, suggère même au coauteur de La loi de la justice d'embaucher un conseiller juridique.Et quand Rondeau la nargue : « Je veux juste te dire que c'est pas toi qui vas gagner.Toi, tu penses peut-être que c'est toi qui vas gagner.Mais c'est pas toi qui vas gagner», Anne-Sophie l'ignore avec une belle superbe.Dans le réel, «un tweetfight» vicieux et mesquin aurait éclaté entre le journaliste et le scénariste, qui auraient ensuite fait la paix chez Christiane Charette.Marianne conduit une Mini Cooper, tandis qu'Anne-Sophie roule en Golf City.Tout ça se tient.Rien de trop clinquant pour le (modeste) salaire de quelqu'un « payé pour regarder la télé».Marianne du Matin (l'équivalent du Journal de Montréal) est Android et Anne-Sophie (plutôt La Presse) est iPhone.Crédible également.Autant Réjean Tremblay des Jeunes loups que François Létourneau et Jean-François Rivard de Série noire auraient pu dépeindre leur chroniqueuse télé comme une personne aigrie, revancharde, inculte et paresseuse, question de discréditer d'éventuelles mauvaises critiques.Mais non.Les deux personnages sont des femmes intelligentes, passionnées et rusées.Bravo.Honnêtement, ces deux chroniqueuses fictives se faufileraient facilement dans la jungle médiatico-télévisuelle québécoise.Marianne semble plus au courant des jeux de coulisses de l'industrie, ce qui lui confère une avance sur sa rivale.Anne-Sophie compense par la rigueur de ses analyses.Par contre, Anne-Sophie de Série noire, qui bosse pour un vieux journal papier, n'a pas négocié le virage numérique aussi bien que sa consœur du Matin.Avantage Marianne Desbiens des Jeunes loups , finalement.Pense iPad Anne-Sophie, pense iPad.On le fait tous ici.Les chiffres, maintenant.Série noire est remontée à 454 000 curieux lundi soir, toujours loin derrière Les jeunes loups (1 289 000).En incluant les enregistrements, le premier épisode de la télésérie de Réjean Tremblay a bondi de 1 505 000 à 1 804 000 télévo-res.Les chiffres augmentés de Série noire n'étaient pas disponibles en début de soirée hier.Julie et Pierre Karl, bis Plusieurs lecteurs ont posé la question après la publication de ma chronique d'hier sur la séparation de Julie Snyder et Pierre Karl Péladeau : pourquoi avoir exclu V de l'équation?Tout simplement parce que V ne roule pas sur l'or et n'aurait sans doute pas les moyens de se payer une coûteuse téléréalité comme La voix ou une émission spéciale sur Céline Dion.Aussi, Julie Snyder anime et invite Céline Dion au Banquier, mais elle ne le produit pas avec sa société.C'est la boîte maison de TVA qui manufacture ce grand jeu boosté aux variétés.a Pour joindre en\tniqueur: hdumas@lapresse.ca Autant Réjean Tremblay que François Létourneau et Jean-François Rivard auraient pu dépeindre leur chroniqueuse télé comme une personne aigrie, revancharde, inculte et paresseuse, question de discréditer d\u2019éventuelles mauvaises critiques.Mais non.CONCERTS JEUNESSE Cool symphonique tfe , .y, t PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Pour Yan England, qui animait le premier d\u2019une série de trois concerts jeunesse, hier, à l\u2019OSM, la musique a toujours été une source d\u2019inspiration.CAROLINE RODGERS Qui saurait deviner les chemins que la musique emprunte pour toucher l'esprit des jeunes et changer leur destin?Pour Yan England, qui animait le premier d'une série de trois concerts jeunesse, hier, à l'OSM, la musique a toujours été une source d'inspiration.« Elle fait partie de ma vie depuis que je suis tout petit, dit-il.Dès mon plus jeune âge, j'ai suivi des cours de piano, puis au secondaire, j'ai joué du saxophone et fait partie d'orchestres d'harmonie sco- laire.Tous les midis, je faisais de la musique.Quand j'ai passé les auditions pour jouer dans Watatatow, à 8 ans, j'ai été choisi parce que je savais jouer du piano.» Encore aujourd'hui, la musique inspire son écriture.C'est d'ailleurs un air de l'opéra Cavalleria Rusticana, de Mascagni, qui l'a inspiré pour créer son court métrage, Henry.Il ne s'est donc pas fait prier pour animer ce concert devant une Maison symphonique remplie de jeunes du secondaire qui ont semblé bien apprécier leur expérience.Il faut dire que le spectacle, très réussi, est conçu pour captiver leur attention.En jumelant la musique au cinéma d'animation, au théâtre corporel et au speed painting, une technique de peinture digitale réalisée en direct, on a visé juste.D'entrée de jeu, l'animateur donne le ton : « Ici, c'est le meilleur endroit pour crier à Montréal ! », lance-t-il, testant l'acoustique en faisant crier la foule à son signal.Dylan, 14 ans et élève de l'école secondaire Frenette, à Saint-Jérôme, n'avait jamais assisté au concert d'un orchestre symphonique auparavant.Il est impressionné.« Le son peut être puissant, mais on entend aussi clairement quand il est doux», observe-t-il.Au total, 5000 jeunes provenant d'écoles secondaires du Grand Montréal assisteront cette semaine à cette série de concerts mariant la musique aux autres arts.Et au total, 20 000 jeunes assisteront aux matinées symphoniques de l'OSM cette année.Un public attentif Nathan Brock, qui dirige la plupart des concerts jeunesse de l'OSM depuis quatre ans, croit que l'on sous-estime les adolescents en s'imaginant que leur capacité de concentration est vraiment volatile.« Sur scène, on ressent bien ce qui se passe chez les spectateurs, dit-il.Et on est toujours surpris par la qualité de l'attention des jeunes.Ils sont vraiment là, avec nous.C'est pour cela que j'ai voulu leur présenter des œuvres majeures assez exigeantes.C'est injuste de les sous-estimer en leur donnant toutes les réponses.Je préfère leur lancer des défis : c'est ça, le but de l'éducation.» C'est ainsi que les jeunes spectateurs ont pu entendre The Chairman Dances, une pièce de 13 minutes dérivée de l'opéra de John Adams Nixon in China et composée en 1985.Devant l'orchestre, la comédienne Anne Sabourin exécute une chorégraphie de théâtre corporel.Le clou du spectacle est certainement les Tableaux d'une exposition de Moussorgski, accompagnés d'une performance du dessinateur Jeik Dion.À l'aide d'une tablette graphique et d'un ordinateur, ses peintures numériques projetées sur grand écran se métamorphosent avec la musique, créant des paysages post-apocalyptiques.Au total, 5000 jeunes provenant d\u2019écoles secondaires du Grand Montréal assisteront cette semaine aux concerts jeunesse de l\u2019OSM mariant la musique aux autres arts. ARTS LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 29 JANVIER 2014 : .' PHOTO FOURNIE PAR L'ARTISTE L\u2019installation de Kent Monkman comprend cet immense tableau inspiré du photographe montréalais William Notman et du peintre français Gustave Courbet.ARTS VISUELS / Kent Monkman Hommage à Montréal ÉRIC CLÉMENT C'est l'un des événements muséaux de l'année à Montréal.Dans le cadre du programme de résidence d'artiste du musée McCord, l'artiste torontois d'origine crie Kent Monkman rend hommage à notre métropole et à la peinture française avec son exposition Bienvenue à l'atelier, présentée jusqu'au 1er juin.Son installation comprend un immense tableau inspiré du photographe montréalais William Notman et du peintre français Gustave Courbet.Passionné d'histoire, Kent Monkman a choisi, pour sa résidence d'artiste à McCord, de s'inspirer des photos de William Notman (1826-1891) qui font partie des archives du musée.Son idée était de mettre en scène ces prises de vues dans le cadre d'une étude sur les liens entre photographie et peinture.«La salle de l'expo est à l'origine de l'idée, dit l'artiste de 38 ans en entrevue.Les murs noirs et les vitrines donnent l'impression qu'on est à l'intérieur d'une caméra.J'ai voulu jouer avec cet environnement réfléchissant.» Les photos choisies sont des portraits de Montréalais pris par Notman en studio.Des gens de la haute société du XIXe siècle qui se déguisaient en Amérindiens pour le bal du château Ramezay.Des Amérindiens célèbres de passage, comme Sitting Bull en 1885.Des lutteurs, des boxeurs, un portrait de Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté, ou encore celui du jeune et athlétique Percival Molson, mort en France durant la Première Guerre mondiale.« Les murs noirs et les vitrines [de la salle d\u2019exposition ]donnent l\u2019impression qu\u2019on est à l\u2019intérieur d\u2019une caméra.J\u2019ai voulu jouer avec cet environnement réfléchissant.» \u2014 Kent Monkman Plusieurs des photos font écho à l'univers pictural de Monkman.« J'étais étonné et surpris de voir que ces images avaient, comme mes tableaux, une mise en scène avec une peinture en toile de fond par exemple, dit-il.On est au XIXe siècle dans une période où la photo et la peinture sont sur un pied d'égalité.Le peintre est portraitiste et la fonction du peintre a changé dès que la photo est apparue.Elle a changé la fonction de la peinture.» Inspiré par Courbet Kent Monkman a passé en revue les peintres du XIXe siècle qui ont vécu cette transition.Il a songé notamment au Français Gustave Courbet (1819-1877) qui a utilisé la photo comme source d'informations.Il a donc décidé de créer un immense tableau (7,3 m de long sur 1,8 m de haut), Bienvenue à l'atelier: une allégorie de la réflexion artistique et de la transformation, qui reprend la scénographie du tableau de Courbet L'atelier du peintre.Allégorie réelle déterminant une phase de sept années de ma vie artistique et morale, mais aussi celle du studio de Notman.Le tableau inséré dans une vitrine comprend, au centre, Kent Monkman lui-même en train de peindre une représentation dénudée de Percival Molson.Monkman raconte qu'il s'est rendu compte que la pose de Molson ressemble beaucoup à celle du guerrier de la peinture Léonidas aux Thermopyles de Jacques-Louis David (1748-1825).Du coup, il a peint le jeune Montréalais en gladiateur, comme un peintre utilise une photo en la remaniant.Dans la partie gauche du tableau, il a reproduit les Montréalais déguisés en Indiens et en coureurs des bois.À droite, il y a de « vrais» Amérindiens.Deux sont munis d'un pinceau et d'un appareil photo et symbolisent une lutte entre la photo et la peinture.On retrouve aussi des personnages de Notman comme les lutteurs et l'équili-briste.Mais pas de Chief Eagle Testicle, le personnage itératif de Monkman, dans le tableau.« Il essaie d'être partout, mais je ne le laisse pas prendre le dessus ! », dit Monkman en riant.Recherchant toujours une touche humoristique, l'artiste a placé face à son tableau un tabouret sur lequel le visiteur peut s'asseoir et découvrir, sur la vitrine, le reflet de son visage en lieu et place de la tête de Kent Monkman dans le tableau! «Avec votre cellulaire, vous pouvez prendre une photo de votre propre reflet, dit-il.C'est un jeu d'aller-retour entre la peinture et la photo.Aujourd'hui, tout le monde est photographe et bien peu sont peintres.» Cet immense tableau qui dépeint Montréal à un moment précis de son histoire est un hommage à la métropole.« La ville a été très généreuse avec moi, dit-il.La communauté artistique m'a beaucoup soutenu.J'ai une relation forte avec le Musée des beaux-arts, McCord et le Musée d'art contemporain.C'est mon hommage personnel à une grande cité.» Ce tableau pourrait rester à Montréal si un donateur se manifeste en l'achetant.puis l'offre ensuite au musée.Au musée McCord jusqu\u2019au 1er juin.REACTIONS FERNAND LEDUC 1916-2014 de la lumière s\u2019éteint 1 wmm / \u2022 HSp PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Un prince LEDUC suite de la page 1 La Presse avait eu le bonheur de rencontrer Fernand Leduc à deux reprises au printemps 2013.Il s'était prêté avec plaisir et humour au rituel de l'entrevue.Homme brillant et toujours épris de justice et de liberté (il avait pris parti en faveur des « étudiants aux carrés rouges » en 2012), il aimait encore sans limites la peinture, son deuxième amour après sa complice de toujours, la poète et essayiste Thérèse Renaud, disparue en 2005.Malgré des problèmes de vue, il avait repris ses pastels l'an dernier, inspiré par les rayons qui entraient par les fenêtres de son appartement, à l'ombre des arbres du parc Jeanne-Mance.Élevé par les frères maristes, le peintre aura été au centre de l'aventure picturale de la seconde moitié du XXe siècle.Influencé par les surréalistes, assoiffé de connaissances, Fernand Leduc s'associe dans les années 40 au groupe des Automatistes.Dans les années 50, il donne plus d'importance aux figures géométriques, aux verticales, aux horizontales.C'est la rupture idéologique avec Paul-Émile Borduas, qui n'aime guère la voie plasticienne.Puis dans les années 70, autre tournant : un Fernand Leduc apaisé se concentre sur les couleurs et la lumière.Ses tableaux, notamment ses célèbres Microchromies, deviennent lumineux et comme animés de l'intérieur.Tout le reste de sa vie, il travaillera à capter l'énergie du soleil.« Plus grand que nature » Ex-directeur du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), John R.Porter l'a rencontré pour la première fois en 1997 lors d'une exposition de ses Microchromies sur les plaines d'Abraham.« L'authenticité du personnage et sa simplicité m'avaient beaucoup frappé, dit-il.Il n'y avait rien de flagorneur ni de vantard chez lui.Il était plus grand que nature, mais avait une qualité d'écoute extraordinaire.Et il a toujours eu une grande jeunesse.Quand on regarde ses tableaux, rien n'a vieilli.» Fernand Leduc en 1990 À l'occasion du redéploiement de ses collections, le MNBAQ devait accueillir Fernand Leduc le 19 février.Le musée lui consacrera en effet une de ses salles.Jean Paul Lemieux, Jean-Paul Riopelle et Alfred Pellan ont aussi droit à cet honneur.« Fernand Leduc aura eu le bonheur de savoir de son vivant qu'il recevait cet ultime hommage, a dit hier Paul Bourassa, directeur des collections et de la recherche au MNBAQ.En compagnie du scénographe Jean Hazel, j'ai eu l'occasion de pouvoir présenter à M.Leduc, l'automne dernier, la sélection des œuvres que le musée désirait mettre en valeur dans une de ses salles au moyen d'une mise en espace audacieuse, mais respectueuse du caractère méditatif de son travail.D'entendre cet artiste dire qu'il était ravi et que nous avions bien compris son travail constitue un rare privilège.» Le MNBAQ possède plus d'une centaine d'œuvres de Fernand Leduc, soit la plus importante collection au Canada.« Avec cette salle consacrée à Fernand Leduc, on constatera que si Fernand Leduc a beaucoup cherché, il a aussi beaucoup trouvé.» Françoise Riopelle, cosignataire de Refus global : « On était bien amis quand nous étions en Europe avec Jean-Paul.On se fréquentait beaucoup avec Thérèse.Son travail lui ressemblait.Il était sévère sans vouloir l\u2019être.Il ne se dispersait pas.Il était toujours très entier et sincère.Il ne faisait pas de compromis.» Line Ouellet, directrice du Musée national des beaux-arts du Québec : « C\u2019est avec émotion que j\u2019ai appris par Isabelle, sa fille, le décès de Fernand Leduc, non seulement un artiste phare de l\u2019art moderne au Québec, mais aussi un homme remarquable, un grand sage qui a été guidé toute sa vie par sa nécessité intérieure.Il nous laisse une œuvre peinte qui n\u2019a cessé de se renouveler et de multiples réflexions, filmées ou écrites, qui témoignent de la profondeur de la pensée de cet artiste majeur.» René Viau, critique d\u2019art et gendre de Fernand Leduc : « Il avait vécu le gris, le jaune, la couleur.Une belle vie bien remplie.Une longue vie.Et là, nous nous groupons dans une chaîne de pensées autour de lui, autour de sa peinture et de son art, de sa conception de la lumière qui est genèse et naissance, promesse d\u2019une pluralité de manières d\u2019être au monde.» Anne Grace, conservatrice de l\u2019art moderne au Musée des beaux-arts de Montréal : « Outre Refus global, célèbre manifeste qu\u2019il signa en 1948 en compagnie de 15 autres Québécois et Québécoises engagés, il nous laisse une œuvre d\u2019une qualité exceptionnelle dont le musée possède nombre d\u2019exemplaires.Fernand Leduc s\u2019est distingué par son éloquence à la fois de ses écrits - très tôt il s\u2019est établi comme le penseur et théoricien des Automatistes - et de ses peintures.Il n\u2019a jamais cessé de se renouveler.Un peintre d\u2019une grande subtilité, un coloriste exceptionnel et d\u2019une rigueur qui la accompagnée pendant toute sa carrière, il laisse un legs important pour l\u2019histoire de lartau Canada.» Isabelle Leduc, artiste et fille de Fernand Leduc : « Je vais toujours me rappeler son amour.Depuis quelque temps, je le voyais tous les jours.On a beaucoup parlé ensemble.Il y avait une connivence.On était très près l\u2019un de lautre.Javais une très grande admiration pour son travail depuis toujours et il aimait beaucoup mon travail aussi.Il m\u2019encourageait beaucoup.» John R.Porter, ex-directeur du Musée national des beaux-arts du Québec : «Fernand Leduc demeurera à tout jamais l\u2019un des géants de l\u2019histoire de la peinture au Québec et au Canada.» LAVIE DU PEINTRE EN 10 DATES 1916 : Naissance à Montréal.1938 : Entrée à l\u2019Ecole des beaux-arts de Montréal.1941 : Il fait la connaissance de Paul-Emile Borduas.1946\t: Première exposition des Automatistes à Montréal.1947\t: Fernand Leduc et Thérèse Renaud s\u2019installent à Paris pour six ans.1948: Il signe le manifeste Refus global avec 15 autres artistes.1956 : Avec Riopelle, Gauvreau, Mousseau et Sullivan, il fonde l\u2019Association des artistes non-figuratifs du Québec.1970 : Début de sa quête de la lumière.1988 : Il reçoit le prix Paul-Emile Borduas.2006 : Exposition Libérer la lumière à Québec. LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 29 JANVIER 2014 ARTS 5 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS Renaud-Bray abolit le poste de disquaire MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE Il ne reste que 8 disquaires attitrés dans les 31 succursales Renaud-Bray du Québec.Tous perdront leur emploi et auront la possibilité de postuler à un poste de caissier, en fonction de leur ancienneté.ÉMILIE CÔTÉ Il faudra bientôt s'en remettre au hasard pour obtenir des conseils ou des suggestions de musique dans les magasins Renaud-Bray du Québec.La chaîne a aboli officiellement le poste de disquaire, avant-hier.Faut-il blâmer iTunes ?Amazon ?Signe de notre époque, à l'ère du numérique et du commerce en ligne, le métier de disquaire est en voie de disparition.Il ne reste que 8 disquaires attitrés dans les 31 succursales Renaud-Bray du Québec, alors qu'on en a déjà compté le même nombre dans un seul magasin.Tous perdront leur emploi et auront la possibilité de postuler à un poste de caissier, en fonction de leur ancienneté.« Ça m'a ébranlé », dit Mathieu*, disquaire chez Renaud-Bray depuis près de 15 ans, dont nous allons préserver l'anonymat.«Je vends beaucoup moins de disques qu'avant, mais je trouve ça plate que les patrons déclarent forfait sans réfléchir et innover.» Renaud-Bray a préféré ne pas expliquer sa décision à La Presse.« Je n'ai pas de commentaire à ce sujet », nous a écrit par courriel le président-directeur général Blaise Renaud, qui est actuellement en Europe.« Nouveaux impératifs commerciaux» La Presse a obtenu une note aux employés envoyée par la directrice des opérations, Geneviève Vincent-Payant.« Comme vous le savez, le secteur de l'audiovidéo subit des changements profonds depuis quelques années.Bien que nos succursales aient pu se tirer d'affaire plus longtemps que certains autres détaillants, elles n'échappent plus aujourd'hui à cette réalité, peut-on lire.Nous sommes donc contraints de revoir nos opérations et de procéder à l'abolition de la fonction de disquaire dans l'ensemble du réseau.» La direction de Renaud-Bray accuse la nouvelle réalité du marché et dit faire face « à de nouveaux impératifs commerciaux».« Au cours des prochaines années, Renaud-Bray devra renforcer la place qu'elle s'est taillée dans son secteur d'activité et continuer à s'adapter à un monde en constante évolution.» Hier, nous avons voulu recueillir les commentaires et les impressions des employés de la succursale Renaud-Bray de la rue Saint-Denis.Tous ont refusé sur-le-champ de nous parler et nous ont renvoyés à leur directeur de magasin.Le conflit de travail de l'automne dernier a laissé des traces.Pendant trois semaines, 250 employés du tiers des succursales ont tenu une grève générale illimitée.Selon la nouvelle convention collective, les commis sont considérés comme des libraires.La catégorie « disquaire » existe toujours, mais à un niveau inférieur que celle de libraire dans l'échelle salariale.Conséquence: un ex-disquaire comme Mathieu pourra seulement prendre le poste de caissier d'un collègue qui a moins d'ancienneté que lui.Impossible pour lui d'être libraire.«Ça me dépasse», dit-il.Réinventer la vente Ses patrons devaient agir devant la diminution des ventes de musique en magasin, dit Mathieu, mais pas à n'importe quel prix pour le service à la clientèle.« La semaine dernière, c'était mort.J'ai lavé les tablettes des DVD pour m'occuper», raconte-t-il.Mais le disquaire aurait souhaité que ses patrons réinventent la façon de vendre de la musique en magasin.La boutique de musique indépendante L'Oblique, par exemple, invite des artistes à «Je vends beaucoup moins de disques qu\u2019avant, mais je trouve ça plate que les patrons déclarent forfait sans réfléchir et innover.» \u2014 Mathieu*, disquaire chez Renaud-Bray depuis près de 15 ans se produire dans son magasin de la rue Rivard, sur le Plateau.L'Oblique a un réseau de « clients-amis », explique le propriétaire Luc Bérard.« Je ne veux pas que L'Oblique soit juste un magasin de disques, mais un lieu de rencontres.» Il reste que les temps sont durs pour tous les commerçants de musique au détail, à la fois pour les grandes surfaces et les magasins indépendants.«Moi aussi, je vends moins de disques, mais je n'ai pas les mêmes critères de rentabilité », souligne Luc Bérard.* prénom fictif i PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE L\u2019exposition Dessiller présente notamment des objets-métaphores posés sur des socles religieux.ARTS VISUELS / Sylvie Cotton O uvrir es yeux BOURSE RIDEAU Patrick Norman recevra le prix Hommage - PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE Patrick Norman se réjouit d\u2019avoir renoué avec les palmarès en 2013 «pour la première fois en 13 ans» avec la chanson C\u2019était l\u2019été.La maison de la culture Maisonneuve présente jusqu\u2019au 16 février l\u2019exposition Dessiller de l\u2019artiste Sylvie Cotton qui nous ouvrent les yeux sur la fin de vie des aînés.MARIO CLOUTIER Sylvie Cotton a effectué une résidence de huit semaines au CHSLD Ma Maison Saint-Joseph à la fin de 2013.Elle en est revenue avec une matière étonnante dont l'exposition Dessiller en est la trace.Quelques objets seulement.Un journal de bord, des photos et dessins, ainsi que des objets-métaphores posés sur des socles religieux.Un climat de recueillement, de réflexion.L'artiste performeuse a été touchée par ce qu'elle a vu, ce qu'elle a ressenti au contact des personnes âgées.«J'ai voulu tendre une main, une oreille, être un cœur et des poumons.J'y ai compris que chaque moment est précieux», explique-t-elle.L'art action tel qu'elle le pratique amène Sylvie Cotton à la rencontre de l'autre.Mais pas nécessairement dans le but de transformer les gens desquels elle prend la main.« Il s'agit d'être là, être en relation, créer un lien, composer avec ce qui est là au lieu de l'arranger et de le manipuler», dit-elle encore.L'artiste explore de nouvelles « façons d'approcher et de contempler la mort», mais cette résidence aura été féconde de vie.On peut le lire dans son journal de bord et le voir dans ses créations.«Ce sont eux qui m'ont donné l'envie d'explorer de nouvelles façons de dessiner, par exemple.En rencontrant quelqu'un, on se reconnaît soi-même», croit-elle.Il ne faut pas chercher de message politique ou polémique dans le travail de Sylvie Cotton.Son œuvre éphémère ne représente en rien une critique envers le personnel débordé des CHSLD, tout au plus une réflexion sur les processus de fin de vie.Une question relationnelle L'art a toujours été une question relationnelle pour celle qui préfère être reconnaissante que reconnue.« Quand j'ai commencé, j'ai voulu rapprocher l'art et la vie.On n'est jamais seul, même en atelier.L'art est toujours le fruit d'une rencontre entre une œuvre et un public.» Cette rencontre fera l'objet d'une table ronde qui s'annonce des plus intéressantes le 13 février.L'artiste y sera en présence d'Adriana de Oliveira, de l'organisme Turbine, spécialisé en résidences d'artistes dans les écoles, et de Serge Marchetta, de C2S arts et événements, organisme de médiation culturelle dans Hochelaga-Maisonneuve.Expo jusqu\u2019au 16 février et table ronde le 13 février à la maison de la culture Maisonneuve.GENEVIÈVE BOUCHARD LE SOLEIL L'année 2014 marque un double anniversaire pour Patrick Norman: ses 45 ans de carrière et les 30 ans de son grand succès Quand on est en amour.Comme premier cadeau, le chanteur country recevra le prix Hommage de la Bourse RIDEAU, qui s'installera à Québec du 16 au 20 février.« Quand tu es heureux, tu ne vois pas le temps passer.Depuis mes pontages, j'essaie au max de vivre le moment présent », lance le musicien, qui a souffert d'ennuis de santé en 2011, mais qui se dit aujourd'hui en pleine forme.«Je suis très heureux.C'est fantastique de pouvoir faire le métier que j'aime le plus au monde et que les gens viennent encore me voir.C'est ça une longue carrière.Je fais partie des souvenirs d'enfance de beaucoup de monde.J'ai un auditoire très large, ça va des petits-enfants aux grands-parents.Ça me touche vraiment beaucoup.Je souhaite ça à tous mes pairs», ajoute celui qui renouera avec ses fans de Québec au Capitole le 15 février.S'il file aujourd'hui le parfait bonheur artistique, Patrick Norman se souvient d'une époque moins heureuse.« Je suis passé par des moments plus difficiles, où j'avais moins d'acceptation du milieu.J'étais un peu regardé de haut, note-t-il.J'en prends une grande partie sur moi.Je ne savais pas comment me présenter.» Le chanteur évoque l'artiste timide qu'il était à ses débuts, soucieux de plaire, porté à écouter davantage les conseils d'autres que son propre instinct musical.« J'ai même lâché la guitare pendant un bout de temps, parce qu'on me recommandait d'être juste chanteur de charme ou crooner, relate-t-il.À un moment donné, je me suis réveillé, j'ai réalisé que ce n'était pas moi, que je n'étais pas complet si je n'avais pas une guitare dans les mains.À partir du moment où je me suis affirmé un peu plus, j'ai commencé à prendre plus mon identité.J'ai affiché plus mes couleurs.» Quand le vent a tourné Pour le chanteur, le vent a tourné en 1990 avec la parution de l'album Passion vaudou, qu'il avait enregistré en Louisiane.« C'était plus audacieux dans la musique et les arrangements, observe-t-il.J'ai joué à La Nouvelle-Orléans avec des musiciens qui étaient des légendes.J'ai vu comment j'étais accepté de ces gens-là, qui ne connaissaient pas Patrick Norman le kétaine, le ci ou le ça.Je voyais qu'ils avaient du plaisir avec moi.Je faisais partie de leur entourage.» Résultat?«J'ai trouvé ma voie, résume-t-il.Je fais ce qui me plaît.Et quand tu fais ce que tu aimes, tu ne peux pas mal le faire.» Patrick Norman a fait paraître 28 albums à ce jour.En attendant la production du 29e, il ne boude pas les studios pour autant.Il se réjouit d'avoir renoué avec les palmarès en 2013 «pour la première fois en 13 ans » avec la chanson C'était l'été.Et un nouveau titre, Tous nos départs est arrivé en ligne hier.Remis par le Réseau indépendant des diffuseurs d'événements artistiques unis, le prix RIDEAU Hommage souligne la carrière d'un artiste « qui s'est distingué au fil des ans par son rayonnement et sa présence assidue sur les scènes ».L'homme de théâtre Jean Duceppe en a été le premier lauréat en 1990.Jean Lapointe, Rita Lafontaine, Gilles Vigneault, Yvon Deschamps, Marc Favreau, Richard Séguin, Margie Gillis et Daniel Lemire comptent parmi les lauréats passés.Le 15 février à 20 h au Capitole de Québec. ARTS LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 29 JANVIER 2014 SÉISME DE 2011 AU JAPON Une exposition Le centre d\u2019exposition de l\u2019Université de Montréal présente, jusqu\u2019au 9 février, Reconstruction et adaptation architecturales dans le nord-est du Japon après le grand séisme de mars 2011, une exposition qui illustre les initiatives prises par des architectes japonais pour aider les sinistrés.sur la reconstruction PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Pour chaque thème, le commissaire Taro Igarashi a réuni textes, dessins, photos, plans et maquettes pour faire prendre conscience aux visiteurs du déploiement d\u2019actions sur les 500 km de côtes touchées.ÉRIC CLÉMENT Produite par la Japan Foundation, cette expo a fait le tour du monde: Paris, Moscou, Rome, Pékin, Boston, Mexico, Jérusalem, Barcelone et Madrid.Elle présente trois réactions aux conséquences du séisme de mars 2011 et du tsunami qui l'a suivi: les mesures de soutien aux sinistrés, les habitations temporaires créées et les plans de restauration des lieux.Pour chaque thème, le commissaire Taro Igarashi a réuni textes, dessins, photos, plans et maquettes pour nous faire prendre conscience du déploiement d'actions sur les 500 km de côtes touchées.Par exemple, un étudiant en architecture, Kazunari Fujimura, a bénévolement conçu et fabriqué des lits, des tabourets, des coffres et des cloisons en carton.L'architecte Tadashi Saito a, quant à lui, construit des baignoires temporaires avec des pièces d'assemblage en métal dans une caisse de bois.D'autres ont créé des cloisons en tissu pour des gymnases et des châteaux en carton pour les enfants.L'entreprise Daiwa et l'architecte Yasutaka Yoshimura sont allés un cran plus loin et ont conçu des conteneurs d'une vingtaine de pieds munis de panneaux solaires, d'un dispositif de captage d'eau et de toilettes sèches pour recréer des unités de vie.L'architecte Shigeru Ban a lui aussi décliné le concept du conteneur en créant des logements en rangée à l'aide de conteneurs.Plateformes sociales Le séisme a entraîné la mise sur pied de plateformes sociales pour inciter les citoyens à s'impliquer dans la planification urbaine, afin qu'ils aient dorénavant leur mot à dire sur des ensembles immobiliers.Des projets urbains sont donnés en exemple.Pour l'un d'entre eux, on a éloigné les habitations du bord de la mer.Dans un autre cas, les maisons moulent la topographie des lieux.On imagine aussi bâtir un jour des îlots résidentiels surélevés au-dessus du niveau des eaux d'un autre éventuel tsunami.Des architectes étrangers tels que Frank Gehry, Massimiliano Fuksas ou Dominique Perreault ont proposé des esquisses de projet dans le cadre de cette réflexion.« S'intéresser à l'être humain, c'est aussi notre mandat, dit Giovanni De Paoli, doyen de la faculté de l'aménagement de l'Université de Montréal.De plus en plus, nous sommes appelés à réfléchir avec une population qui a tout perdu sur la façon dont on devra reconstruire.Cette exposition, c'est donc aussi voir ce qu'est l'esprit du lieu et comment s'occuper de notre environnement.» Au Centre d\u2019exposition de l\u2019UdeM (2940, chemin de la Côte-Sainte-Catherine), jusqu\u2019au 9 février.Musique Roch Voisine signe l\u2019hymne des athlètes canadiens aux JO PRIX DES LIBRAIRES 2014 PHOTO ARCHIVES LE QUOTIDIEN L\u2019oeuvre de lauteur-compositeur-interprète Roch Voisine intitulée Pour l\u2019honneur/Living Out My Dreams a été choisie comme hymne officiel de l\u2019équipe canadienne aux Jeux olympiques de Sotchi.La pièce a été créée expressément pour le Comité canadien olympique.L\u2019Orchestre symphonique de Montréal, sous la direction de Kent Nagano, a accompagné le chanteur lors de l\u2019enregistrement.Pour l\u2019honneur/ Living Out My Dreams se retrouvera sur lalbum My Very Best que Roch Voisine lancera le 11 février.\u2014 La Presse Canadienne Cinéma Le coq de Saint-Victor en ouverture du FIFEM Le coq de Saint-Victor, film d\u2019animation de Pierre Greco entièrement réalisé au Québec, sera projeté en ouverture du 17e Festival international du film pour enfants de Montréal (FIFEM).La projection aura lieu le 16 février au Théâtre Outremont.Les activités du FIFEM suivront du 1er au 9 mars, durant la relâche scolaire.On a par ailleurs appris que la comédienne Édith Cochrane sera la marraine d\u2019honneur du festival.\u2014 La Presse PHOTO FOURNIE PAR ÉQUINOXE r _ 25m g Les livres finalistes dévoilés CHANTAL GUY Dernière étape avant le dévoilement des lauréats en mai, on a annoncé hier, lors d'une conférence de presse à la librairie Raffin, les finalistes au Prix des libraires du Québec.Belle cuvée et belle diversité dans la catégorie roman québécois.La classe de madame Valérie de François Blais (L'instant même), Pomme S d'Éric Plamondon (Le Quartanier), Le sort de bonté III d'Alain Poissant (Sémaphore), L'orangeraie de Larry Tremblay (Alto) et Les sangs d'Audrée Wilhelmy (Leméac) se sont taillés une place en finale.L'an dernier, on avait couronné La fiancée américaine d'Éric Dupont (Marchand de feuilles) et, dans la catégorie hors Québec, Les frères Sisters de Patrick DeWitt (Alto).« C'est un prix qui m'a permis de découvrir de nouveaux auteurs et un nouveau métier, celui d'animatrice.Merci aux libraires pour ce gros club de lecture ! », a dit la comédienne Fanny Mallette, porte-parole pour la deuxième année de ce prix décerné uniquement par les libraires.Pour elle, c'est la particularité indéniable de ce prix convoité.« Les libraires sont les gens qui sont les plus près des écrivains après les éditeurs, et les plus près des lecteurs.» « Grande intensité » Selon Caroline Le Gal, libraire à la librairie Monet, « le comité de sélection est d'une grande intensité, ce qui fait une liste d'une grande intensité.C'est une très belle année de lecture ».On en a profité pour annoncer une bonne nouvelle : le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) augmentera la bourse du lauréat québécois, qui passe de 2000$ à 5000$.Le Prix des libraires sera remis le 12 mai à 19 h au Lion d'or.Il vise à accroître la visibilité de la littérature québécoise, autant dans les librairies qu'à l'étranger, puisqu'on offre aussi aux lauréats une tournée de promotion dans un pays de leur choix.L'Association des libraires remet également un prix d'excellence pour souligner le travail exceptionnel d'un libraire.FINALISTES CATÉGORIE ROMAN QUÉBÉCOIS >\tLa classe de madame Valérie, François Blais (L\u2019instant même) >\tPomme S, Éric Plamondon (Le Quartanier) >\tLe sort de bonté III, Alain Poissant (Sémaphore) >\tLorangeraie, Larry Tremblay (Alto) >\tLes sangs, Audrée Wilhelmy (Leméac) CATÉROGIE ROMAN HORS QUÉBEC >\tUne fille, qui danse, Julian Barnes (Mercure de France) >Confiteor, Jaume Cabré (Actes Sud) >\tLe quatrième mur, SorjChalandon (Grasset) >\tDans le silence du vent, Louise Erdrich (Albin Michel) >\tLa saison de l\u2019ombre, Léonora Miano (Grasset) VOILÀ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Votre guide télé sur WWW.LAPRESSE.CA/TELE \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t SRC\tOn mange souper?\tUnionfait laforce\tLe Téléjournal 18 h\t\t30 vies\tL'Épicerie\tEnfants de la télé / Louis Champagne\t\tTrauma\t\tLe Téléjournal\t22h45 Nouv.sports\t123h05 Entrée principale\t_\t TVA\t| I6h55 TVA nouvelles\t\tTVA nouvelles\tLe Tricheur\tOeufs d'or\tLa Voix\tFort Boyard / Rémi-Pierre Paquin\t\tLes beaux malaise^ Un sur 2\t\tTVA nouvelles\t122h35 Denis Lévesque\t\t23h35 Signé M _ V\tAtomes crochus\tLa guerre des clans\tTicTacShow\tUn souper parfait\t| Merlin / Le Fléau d'Arthur Partie 2 de 2\t\tCSI: NY/L'orblanc\t\tLes disciples / Le diable dans le Beffroi\t\tEn mode Salvail\t122h50 Séduction\t123h20 Infopublicité\tInstantGagnant _ TQc\t1,2,3.Géant!\tToctoctoc\tLes Argonautes\tSubito texto\tCuisine futée,\tLes Appendices\tVoir\t\tLes francs-tireurs\t\tLesgars desvues\t| The Bridge\t\tÇa vaut le coût CBC\t| CBC News: Montreal\t\t\tRick Mercer Report\tGeorge S.\tCoronation Street\tDragons' Den\t\tRepublic of Doyle / Ifthe Shoe Fits\t\tCBC News: The National\t\tCBC News: Mont.\tGeorge S.CTV-M\tThe Dr.Oz Show\t\tCTV News\t\t| The Tomorrow People / Sitting Ducks\t\tArrow/Tremors\t\tCriminal Minds/The Inspiration\t\tCSI: Crime Scene Investigation\t\tCTV National News\tCTV News\t_ GBL-Q\t16h30 i Young & R.| Property Virgins\t\tEvening News\tGlobal National\tE.T.Canada\tEnt.Tonight\tBomb Girls /Romeo Foxtrot\t\tChopped Canada\tCanadian\tChicago P.D.\t\tNews Final\tE.T.Canada ABC\tThe Dr.Oz Show\t\tABC22News\tABCWorld News\tABC 22 News\tInside Edition\t| The Middle\t| Suburgatory\tModern Family\tSuper Fun Night\tNashville\t\tABC 22 News\t23h35J.Kimmel _ CBS\tChannel 3 News\tThe :30\tChannel 3 News\t\tCBS Evening News\tEnt.Tonight\t| Super Bowl's Greatest Commercials\t\t| Criminal Minds/The Inspiration\t\tCSI: Crime Scene Investigation\t\tChannel 3 News\t23h35 Letterman _ FOX\tFriends\tMet Your Mother\tTwo and Half Men\tTwo and Half Men\tBig Bang Theory\tBig Bang Theory\t| American Idol / Auditions #5\t\t\t\t| FOX 44 News at 10\t| News at 10:30\tThe Simpsons\tFamily Guy NBC\tFirst at Five\t5:30 Now!\tNewschannel 5\tNBC Nightly News\tJeopardy!\tWheel of Fortune\tRevolution/Happy Endings\t\tLaw & Order: S.V.U./ Betrayal's Climax\t\tChicago P.D.\t\tNews 5 Nightcast\t23h35Jay Leno PBS-P\tWordGirl\tHomework Hotline\tBBC NewsAmerica\tNightly Business\t| PBS NewsHour\t\tNature / The Funkiest Monkeys\t\tNova / The Ghosts ofMurdered Kings\t\tStephen Hawking\t\tBBCWorld News\tCharlie Rose ARTV\tLa galère\t\tTempsd'une paix\tTempsd'une paix\tLe design partout\tComme par magie\tFestival Western de St-Tite\t\tLumière sur./Michèle Richard\t\tMusée Eden\t\tLes revenants/Victor\t CD\tForce d'impact\t\tL'exterminateur\tGuerre enchères\tEnchères: Texas\tEnchères: Texas\tGuerre transports | Guerre transports\t\tAu pays des Cajuns\t\tComédie Club Partie 2 de 2\t\tRescousse animale: Houston/Trinity\t Cinépop\t116h40 i LORDJIM (1965) avec James Mason, Curd Jurgens, Peter O'Toole.\t\t\t\t119h15 20H17, RUE DARLING (2003) avec Guylaine Tremblay, Luc Picard.\t\t\t\t| UN HOMME POUR L'ÉTERNITÉ (1966) avec Wendy Hiller, Paul Scofield.\t\t\t\t23h05 UN LONG WEEKEND (2005) 0h45 _\t Evasion\tRallye autour du monde\t\tL'aventurier alpin\t\tCanadarama\t\t| Pékin Express / 100e épisode: Joyeux anniversaire Pékin Express!\t\t\t\tChasse à l'Homme\t\tRallye autour du monde\t HI\tNCIS enquêtes spéciales / Face cachée\t\tTaverne / Les hommes des tavernes\t\tLes as de l'aviation / Red Tails\t\tForteresses! / Château de Conwy\t\tNCIS enquêtes spéciales / Face cachée\t\tOdysseus/La tyrannie\t\t| Restauration\t| Pawn Stars MMAX\tHaute coiffure\t\tCliptographie/Guns N' Roses\t\t| Musimax illustré\t| L'index québécois\tLes années / Mitsou\t\tGénération 2000/2007\t\tLégendes du Rock\tDolly Parton\tAlbums classiques\t MP\tLa prochaine top modèle Australienne\t\tTop musique\t\tBuzz\t\t[MTNét\t| Haut-parleurs\tFamille Kardashian| Snookiet JWoww\t\tGene Simmons\tCliptoman\tModèle de beauté\t RDI\tLe Téléjournal RDI\t\tLe National\tRDI économie\t24/60\t\tLes grands reportages Partie 1 de 2\t\tLe Téléjournal\t\tCom.Charbonneau\tLe National\t| Le National\t| RDI économie S+\tC.S.I: Les experts / Coup de grâce\t\tBones / La dernière traversée\t\tRizzoli& Isles\t\tKing /Josh Simpsons\t\tHellcats\t\t| Hawaii 5-0/Mohai\t\tC.S.I: Miami/Piqués au vif\t SE\t15h45 i C'ESTLA.\t117h35 DANS LA MAISON (2012) Fabrice Luchini.\t\t\t119h20 UN CHIEN A LA MAISON BLANCHE (2010) John-Paul Howard.\t\t\t\tLA VÉRITÉ SI JE MENS! 3 (2012) avec José Garcia, Richard Anconina.\t\t\t\tJOHN CARTER (2012)\t1h15 _\t TFO\tSid le scientifique\t| Qui vient jouer?\tMiniTFO\tWonderChoux\t| Son altesse Alex\t| Son altesse Alex\t[360\t\tALPS (2011) avec Aris Servetalis, Johnny Vekris, Stavros Psyllakis.\t\t\t\tBRBR\tArrière-scène TV5\tPrendre sa place\t117h50 Questions pour un champion\t\tJournal France 2\tDes écoles pascomme/Lejeu\t\t| Envoyé spécial\t\t\t| Peuples du monde\t| On n'est pas que des cobayes\t\tTV5 le journal\t23h40 Pâtissier?_ VIE\t| Vendre ou rénover?/ La famille Hunt\t\tCoupons rabais\tPropriétaire\tQuatre mariages pour une lune de miel\t\tJe marie mes parents\t\tGérantes d'estrade\t\t| Pimp mon garage\t| Sauvez meubles\t| Maigrir ou mourir / Mike Partie 2de2\t Zeste\t| Boss de la cuisine\t| Beignes enfolie\tM-Fet ses tapas\tJ.Oliver 15\t1 ingrédient\tChefàlarescousse\tCauchemar en cuisine / Le Sabatiello's\t\tGuerres et banquets/ À la grecque\t\tMission restauration / Curry et Roti\t\t11 ingrédient\t| J.Oliver 15 Ztélé\t| L'entrepôt 13 / Le ses des priorités\t\tLa porte des étoiles\t\tJobs de bras\tComment c'est fait\tArrow/Menace sur la ville\t\tGrimm / La nuit des morts-vivants\t\tL'entrepôt 13 / Le ses des priorités\t\t| Les stupéfiants\t RDS\t| Le 5à7\t\t\t\tHockey 360°\tImages/secondes\tBoxe Vincente c.Rodriguez\t\t\t| L'antichambre (D)\t\t| Sports 30\t8 chapitres\tSkitélévision SPN\t|Poker\t\tSportsnet Connected\t\t| Mike Keenan's Russia / All Access\t\t| EPL Soccer/Manchester City c.Tottenham Hotspur\t\t\t\t| Sportsnet Connected\t\tHockeycentral\tSkiTV:FIS Freestyle TSN\tOff the Record\tInterruption (D)\tSportsCentre\t\tThat's Hockey (D)\t| LNH Hockey / Rangers de New York c.Islanders de New York(D)\t\t\t\t\tSportsCentre\t| Hockey Chicago vs Vancouver (D)\t\t?Disney\tMaison de Mickey\tMaison de Mickey\tJake et les pirates\tJake et les pirates\tJake et les pirates\tHenry Câlimonstre\tAgent spécial Oso\tAgent spécial Oso\tLa petite sirène\tLes Doodlebops\tLes Doodlebops\tJustin rêve\tHarry & dinos\tHarry & dinos TTF\tJohnny Test\tJohnny Test\tLes Simpson\tSingestronautes\tDragons: Cavaliers\tJohnny Test\tLa Retenue\tTêtes à Claques\tLes Simpson\tFamily Guy\tAmerican Dad\tSouth Park\tLes Simpson\tDans l'canyon VRAK\tFée Éric\tSam et Cat\tGlee / Fantas-Stevie-que\t\tBig Bang Theory\tDans le trouble\tGrenadeavec ça?\tVRAK la vie\tVie de banlieue\tVie de banlieue\tBig Bang Theory\tMDR\tFan Club\tVie de Tess Foster "]
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