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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2014-01-29, Collections de BAnQ.

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[" Montréal mercredi 29 janvier 2014 Le plus grand quotidien français d'Amérique 130e année No 81\t54 pages, 5 cahiers 1,00$ taxes en sus - Édition provinciale 1,10$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées EXCLUSIF CIMENTERIE McINNIS UNPROJET DE 1 MILLIARD EN GASPÉSIE Aîné des signataires de Refus global, le peintre québécois s\u2019est éteint à 97 ans.PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE LA PRESSE PONT CHAMPLAIN EN 2018 L\u2019ÉCHÉANCIER NE TIENT PAS LA ROUTE Les experts consultés par La Presse jugent que le calendrier des travaux de construction proposé par le ministre Denis Lebel n'est pas réaliste.Et qu'il pourrait coûter cher aux contribuables.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE PAGES A2 ET A3 «ai IIWI Éi|& illli ; >\u2022 FERNAND LEDUC 1916-2014 UN PRINCE DE LA LUMIÈRE N\u2019EST PLUS ARTS EXCLUSIF SÉCURITÉ DANS LES RÉSIDENCES PRIVÉES RÉJEAN HÉBERT DANS LEMBARRAS Un mois avant la tragédie de LIsle-Verte, le ministre a déposé un règlement assouplissant les normes de sécurité.PAGE A9 ! jip', Il Ci V : rk fN \u2022 ' i s : i !¦¦ .t-m iï \u2019a/vT ' ' > \u2022 > C î ; j|§S| i \\0m ' ¦ Ci ce EN STUDIO AVEC ARTHUR H NATHALIE PETROWSKI ARTS PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE LE CH FREINE LHÉMORRAGIE SPORTS .fH A m- & \u2019¦ ®: m M Max Pacioretty célèbre son 22e but de la saison avec Andrei Markov dar une victoire de 3 à 0 sur les Hurricanes.èbre\t^ Vê jison v dans\t^ & -j' PHOTO ANDRE PICHETTE, LA PRESSE LA PRESSE AU SUPER BOWL «ÇA FAIT LONGTEMPS QUE J\u2019ATTENDS CE MOMENT» À sa 15e saison, Champ Bailey goûte enfin aux joies du match ultime.SPORTS PHOTO SHANNON STAPLETON, REUTERS DISCOURS SUR L\u2019ÉTAT DE L\u2019UNION OBAMA VEUT RÉDUIRE LES INÉGALITÉS PAGE A13 MON CLIN D\u2019ŒIL STÉPHANE LAPORTE Jadis, les espions envoyaient des pigeons voyageurs, maintenant, ils envoient des Angry Birds.QBt Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte L-V 62192498765 1 AVEZ-VOUS BESOIN DE LUNETTES POUR LIRE CETTE ANNONCE ?Le Laser Blended Vision de Zeiss est la solution à vos problèmes de vision de près et de loin ! Un traitement tout en douceur grâce au lasik sans lame Visumax (unique au Québec).Dr.Michel Podtetenev 20 ans d\u2019expérience 514 750-2001\tfocusvision.ca Es> FocusVision Clinique de chirurgie visuelle 621924987651 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 29 JANVIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS wmmmSmMMmSmM* ¦\t¦\t¦\tJ CONSTRUCTION DU NOUVEAU PONT CHAMPLAIN UN ÉCHÉANCIER IRRÉALISTE, JUGE L'INDUSTRIE La vétusté du pont Champlain a provoqué une accélération du processus pour le remplacement de l\u2019ouvrage selon un partenariat public-privé (PPP).Pendant que le ministre fédéral Denis Lebel garantit qu\u2019un nouveau pont sera en construction à partir de 2015, l\u2019industrie estime que l\u2019échéancier ne tient pas la route, et que précipiter les choses signifie surtout pour les contribuables de payer plus cher.Le hic, ce n\u2019est pas tant les trois années prévues pour terminer la construction, mais plutôt le processus de planification avant l\u2019ouverture du chantier, explique-t-on.KATHLEEN LÉVESQUE Le ministre fédéral Denis Lebel a beau promettre le remplacement du pont Champlain pour 2018, son enthousiasme n'est pas partagé par tout le monde.Des acteurs importants des secteurs de la construction et des partenariats public-privé (PPP) jugent que cet échéancier n'est pas réaliste et pourrait faire gonfler les coûts, a découvert La Presse.Le hic, ce n'est pas tant les trois années prévues pour terminer la construction, mais plutôt le processus de planification avant l'ouverture du chantier, explique-t-on.Au cours de cette étape cruciale, les plans des architectes sont dessinés, les calculs des ingénieurs sont effectués, les solutions visant à assurer la fluidité de la circulation pour entrer sur le pont et en sortir sont adoptées, et les mécanismes de financement sont fixés.Le ministre Lebel dit qu'à peine 12 mois seront nécessaires pour choisir les consortiums qui déposeront officiellement leur proposition à l'été 2015.L'industrie estime qu'il lui faudrait plutôt deux ans.«Tout le monde doute de l'échéancier.C'est impossible.Ça ne tient pas la route de commencer les travaux en 2015 », explique le PDG d'une grande entreprise qui a requis l'anonymat, étant donné qu'il entend être dans la course.« Il y en a pour un an d'ingénierie, au minimum.C'est sans compter le montage financier, l'analyse des soumissions qui peut durer six mois et les négociations pour une entente finale qui vont s'étaler aussi sur au moins six mois », précise-t-il.« C'est trop serré, mais on va faire avec », a souligné un autre chef d'entreprise qui préfère demeurer discret puisqu'il a entrepris des discussions avec d'autres firmes pour créer une alliance.Le coût du risque L'Association des ingénieurs-conseils du Québec (AICQ) reconnaît que l'échéancier annoncé la semaine dernière en fait sourciller plus d'un dans ses rangs.La PDG Johanne Desrochers craint qu'il n'y ait pas assez de temps en amont du chantier pour tout prévoir et, surtout, pour détailler l'infrastructure qui remplacera le pont Champlain et ses ramifications routières.« La planification, c'est ce qui fait la différence entre un bon projet et un moins bon projet.Donc si on ne se donne pas assez de temps pour préparer le PPP, si c'est trop court, il y aura nécessairement des ajouts, des dépassements, des changements en cours de route.[.] On comprend tous qu'il y a des considérations de sécurité en jeu mais est-on certain que l'échéancier est réaliste?À cette étape-ci, c'est très sain de soulever des questions », soutient Mme Desrochers.Celle-ci souligne qu'elle a eu des échos d'entreprises prêtes, malgré tout, à se jeter dans la mêlée pourvu qu'il y ait une compensation financière.« Tout se fait, mais le risque a un coût.Il n'y a pas un groupe qui va s'engager pour 30 ans si ce n'est pas rentable », rappelle Mme Desrochers.La Presse a reçu le même son de cloche de grands entrepreneurs: le prix soumissionné dépendra en grande partie du niveau de précision qu'ils auront réussi à établir avant d'amener les grues et les exca-vatrices aux abords du fleuve Saint-Laurent, disent-ils.22 mois minimum Vérification faite auprès de la Société québécoise des infrastructures (la SQI a remplacé Infrastructures Québec) par où tous les grands projets, y compris ceux en PPP, passent pour analyse, le temps requis pour le processus de sélection s'étale sur 22 mois.Dans les faits, la période de conception des infrastructures est souvent nettement plus longue.Par exemple, le lancement de l'appel de qualification pour le CHUM a été fait en juin 2007.Ce n'est qu'en mars 2009 que les trois consortiums pouvant préparer une soumission furent choisis.Deux ans plus tard, «Il y en a pour un an d\u2019ingénierie, au minimum.C\u2019est sans compter le montage financier, l\u2019analyse des soumissions qui peut durer six mois et les négociations pour une entente finale qui vont s\u2019étaler aussi sur au moins six mois.» \u2014 Le PDG d\u2019une grande entreprise qui a recquis l\u2019anonymat Les entreprises internationales se bousculent PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Le jeu de coulisses est enclenché depuis déjà quelques mois, mais il s\u2019est accéléré depuis la sortie publique du ministre fédéral Denis Lebel (à droite), la semaine dernière.KATHLEEN LÉVESQUE Des entreprises internationales se bousculent au portillon pour créer des alliances avec des firmes d'ici afin de mettre la main sur le lucratif contrat du remplacement du pont Champlain.«Toute la planète est là! », s'exclame le PDG d'une grande entreprise qui ne souhaite pas être nommé car il est sollicité.« Il y a des concurrents dont on n'aurait jamais cru qu'ils se parleraient mais qui le font.Le projet est tellement grand qu'ils ne peuvent pas le faire tout seuls.La bouchée est trop grosse», ajoute-t-il en soulignant toutefois qu'« il faut veiller à ne pas jouer seulement le rôle de porteur d'eau».« On se prépare pour le concours de beauté», affirme un autre entrepreneur qui veut demeurer discret pour les mêmes raisons que son compétiteur.Il explique qu'il s'agit, pour l'instant, d'évaluer les équipes techniques disponibles et de présenter les curriculum vitæ des experts-vedettes.Les sociétés américaines Parsons, Kiewit et Parsons Brinckerhoff (PB), les espagnoles Draganos et Accema, la chinoise China State Construction Engineering Corporation (CSCEC) et la française Bouygues sont parmi celles qui ont pris contact avec des entreprises d'ici.Les grands bureaux comptables KPMG, Ernst & Young, PricewaterhouseCoopers (PWC) et des entreprises de construction comme Pomerleau, Hexagone et EBC souhaiteraient se lancer dans l'aventure.Le jeu de coulisses est enclenché depuis déjà quelques mois, mais il s'est accéléré depuis la sortie publique du ministre fédéral Denis Lebel, la semaine dernière.Les grandes lignes du dossier d'affaires du projet qui se réalisera en partenariat LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 29 JANVIER 2014 A3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ACTUALITÉS srMsîî™ - PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE le gouvernement optait pour un projet dont l'entente a été signée en juin 2011.Au total, les préliminaires ont duré quatre ans.La semaine dernière, Denis Lebel rendait publiques les grandes lignes du dossier d'affaires du remplacement du pont Champlain.C'est à cette occasion qu'il a annoncé un échéancier menant ultimement à l'ouverture d'un nouveau pont en 2018.Selon les documents déposés, l'appel de qualification doit être lancé ce printemps.L'annonce des consortiums retenus pour être sur la ligne de départ se fera trois mois plus tard, à l'été.Les consortiums bénéficieront ensuite de neuf mois seulement pour ficeler une proposition.Dans les mêmes documents, Transports Canada reconnaît que le PPP entraîne une «planification et [un] approvisionnement généralement plus longs (bien que le temps perdu soit rattrapé pendant la construction) », mais que dans ce cas-ci, les délais sont «très écourtés».ECHANGEUR TURCOT ET PONT CHAMPLAIN DEUX IMMENSES PROJETS, UN EMBOUTEILLAGE KATHLEEN LÉVESQUE Le remplacement du pont Champlain annonce un embouteillage monstre chez les experts et la main-d'œuvre en génie civil, déjà sollicités par la reconstruction du complexe Turcot.« Ce sera un projet ou l'autre, mais pas les deux à la fois.C'est une question de disponibilité de la main-d'œuvre et de l'équipement.Il faudra choisir», explique à La Presse le dirigeant d'une grande entreprise de construction.La situation complique les discussions avec les éventuels partenaires, car tout le monde attend le résultat dans le dossier Turcot avant de faire un pas en avant ou de côté pour le projet du nouveau pont.En effet, au moment où le gouvernement fédéral lancera, au printemps, l'appel de qualification des entreprises désireuses de construire la structure qui remplacera le pont Champlain, le gouvernement du Québec recevra de son côté les soumissions pour Turcot.Il s'agit de deux immenses projets de plus de 3 milliards de dollars chacun et d'un degré de complexité important.L'Association des ingénieurs-conseils du Québec (AICQ) confirme que Turcot est un véritable enjeu pour le remplacement du pont Champlain.Ce sont des morceaux du même casse-tête, souligne Johanne Desrochers, PDG de l'AICQ.L\u2019enjeu de l\u2019intégrité Mme Desrochers soulève également l'impact de la Loi sur l'intégrité en matière de contrats publics (loi 1) sur les travaux prévus.Même s'il s'agit d'une législation provinciale, ses effets se font sentir dans le dossier fédéral du pont, dit-elle.Cela colore les discussions entre les entreprises désireuses de former un consortium.Certaines d'entre elles se questionnent sur la probité de leurs interlocuteurs et, surtout, sur la possibilité qu'ils soient toujours sur les rangs si la certification de l'Autorité des marchés financiers (AMF) ne leur est pas accordée.De là à remettre en question un engagement financier, il n'y a qu'un pas.Que ce soit Turcot ou le remplacement du pont Champlain, des sommes importantes sont en jeu, rappelle Mme Desrochers.« On voit vraiment les effets de la loi 1.C'est normal que les vérifications prennent un certain temps et il fallait le faire.Mais on est rendu à un stade où on espère vraiment que les choses vont aboutir prochainement.C'est qu'il y avait jusqu'ici des donneurs d'ouvrage frileux.Mais maintenant, ce sont des partenaires d'affaires qui deviennent frileux à leur tour», affirme Johanne Desrochers.Parmi les grandes firmes de génie, seule Dessau a reçu sa certification de l'AMF à ce jour; des changements en profondeur dans ses règles de gouvernance ont été faits à la satisfaction de l'Autorité.SNC-Lavalin, l'une des rares entreprises du Québec à avoir les assises financières ainsi que l'expertise pour être à la tête d'un des consortiums qui pourraient présenter une soumission, attend toujours d'avoir le droit de brasser des affaires avec le gouvernement du Québec.Sans certification, SNC-Lavalin, qui soumissionne à Turcot, ne pourra remporter ce contrat, ce qui entraînera ses partenaires dans son sillage.«Et si SNC-Lavalin n'a pas son papier de l'AMF, qui va prendre le risque de s'associer avec elle pour le pont?», se demande un entrepreneur qui a requis l'anonymat pour ne pas nuire à ses discussions commerciales pour le nouveau pont.Mais selon un expert des partenariats public-privé (PPP) bien au fait du dossier du pont Champlain et qui n'a pas voulu être nommé, le projet du pont apportera son lot de contrats périphériques au PPP.« Il y en a pour tout le monde », estime-t-il.COMPARAISON DES ÉCHÉANCIERS ESTIMÉS POUR UN PROJET EN PPP Appel d\u2019intérêt\tSQI* 3 mois\tTranports Canada Pas prévu Appel de qualification\t4 mois\t3 mois Appel de propositions\t12 mois\t9 mois Signature de l\u2019entente\t3 mois\tIncluse dans les 9 mois Total\t22 mois\t12 mois * Société québécoise des infrastructures\t\t aux portes public-privé (PPP) ont été présentées.Quelques rares caractéristiques du projet sont connues à ce jour.L'option que privilégie Ottawa est un pont à haubans en béton comprenant trois tabliers dont l'un, au centre, serait on apprend les choses par les médias.Il n'y a pas de préqualification ni de discussion.Pour le reste, on ne peut que spéculer», indique l'un des hommes d'affaires que nous avons joints.Le gouvernement fédéral a prévu organiser, au cours «Il y a des concurrents dont on n\u2019aurait jamais cru qu\u2019ils se parleraient mais qui le font.Le projet est tellement grand qu\u2019ils ne peuvent pas le faire tout seuls.» destiné aux transports en commun.Une piste multifonctionnelle adjacente est proposée.Les soumissionnaires devront intégrer au projet toutes les voies d'accès au pont ainsi qu'un nouveau pont à l'île des Sœurs.« Sur le plan technique, de l'hiver, des séances d'information avec l'industrie afin de lui faire part des étapes à venir.Ce sera également l'occasion, souligne-t-on, pour les entreprises d'échanger et d'« examiner les possibilités de mettre en place des partenariats»./ .f ; _m - % mm {o ' \" J: .> y** iËfL -° PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE Au moment où le gouvernement fédéral lancera, au printemps, l\u2019appel de qualification des entreprises désireuses de construire la structure qui remplacera le pont Champlain, le gouvernement du Québec recevra, pour sa part, les soumissions pour Turcot.VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMA RE Amusez-vous !\tVOYAGE 9 Astrologie du jour\tAFFAIRES 12 Débats\tA14 à A16 Décès\tVOYAGE 6 à 8 Horaire télévision\tARTS 6 Loteries\tA17 Monde\tA12, A13 et A17 Petites annonces\tVOYAGE 5 AFFAIRES 4 Sudoku\tAFFAIRES 4 Météo Plutôt nuageux avec quelques flocons, maximum -ii , minimum -16.AFFAIRES 13 NOUVELLE ANNEE.AINTE > Innover pour exalter EAUX MODÈLES.¦a* QUTO ooo.com VOiTURE SOUS-COMPACTE DE L'ANNÉE 2014 Versa Note 1.6 SL 2014 avec ensemble technologie illustrée A Sentra 1.8 SR 2013 illustrée A VERSA NOTE 2014 SENTRA 2014 \u2022\tMEILLEURE CONSOMMATION COMBINEE QUE LES YARIS ET FIT* \u2022\tVOLUME INTERIEUR TOTAL EN TÊTE DE CATÉGORIE* \u2022 MEILLEURE CONSOMMATION COMBINÉE QUE LES CIVIC ET ELANTRA* \u2022PHARES À DEL, DE SÉRIE BIMENSUALITÉ À LA LOCATION À PARTIR DE 69$ 30\t0$eN comptant WW SUR 30MOIS W iNiTiAL BIMENSUALITÉ À LA LOCATION À PARTIR DE #\t^ A% QO I l^EN comptant Ê\tU SUR Oî MOIS W iNiTiAL LE TOUT NOUVE ENTIEREMENT REDESSINE Rogue SL à traction intégrale intuitive 2014 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assurance en sus.Les modèles illustrés sont à titre indicatif seulement.Offres pouvant faire l\u2019objet de changements ou modifications sans préavis.Les concessionnaires peuvent vendre ou louer à prix moindre.Visitez votre concessionnaire pour tous les détails.4 Les offres de location bimensuelle sont applicables à la location d\u2019un des modèles 2014 neuf suivants : Versa Note 1.6 S (B5RG54 AA 00) avec boîte manuelle / Sentra 1.8 S (C4LG54 AA 00) avec boîte manuelle / Rogue S à traction avant (Y6RG14 AA 00) avec boîte CVT.Taux de financement à la location de 0,9% / 0% / 3,9% pour un terme de 39 / 39 / 60 mois ou 78/ 78/ 120 bimensualités.Bimensualités de 69 $ / 79 $ / 138 $ pour un terme de 39 / 39 / 60 mois avec 0 $ / 0 $ / 1 850 $ en comptant initial ou échange équivalent.Première bimensualité et comptant initial requis à la signature du contrat.Location basée sur une allocation annuelle de 20 000 km avec kilométrage additionnel de 0,10 $ le km.Certaines conditions s'appliquent.Obligation totale locative de 5 395 $ / 6 171 $ / 18 415 $.Un rabais du manufacturier de 1 250 $ / 950 $ est inclut dans le prix à la location et est uniquement disponible sur les modèles Versa Note 1.6 S 2014 (B5RG54 AA 00) avec boîte manuelle / Sentra 1.8 S 2014 (C4LG54 AA 00) avec boîte manuelle.Ce rabais est disponible uniquement à la location auprès de Nissan Finance.Une contribution concessionnaire de 200 $ / 400 $ est incluse dans le prix à la location des modèles Versa Note 1.6 S 2014 (B5RG54 AA 00) avec boîte manuelle / Sentra 1.8 S 2014 (C4LG54 AA 00) avec boîte manuelle, est uniquement disponible aux offres de location pour un terme de 39 mois et ne peut être jumelée avec aucune autre offre.Certaine condition s\u2019appliquent.A Prix de vente pour les modèles illustrés de 20 700 $ pour la toute nouvelle Versa Note 1.6 SL 2014 (B5TG14 NA00) avec ensemble technologie et boîte CVT telle qu\u2019illustrée / 21 630 $ pour la Sentra 1.8 SL 2013 (C4RG13 RT00) avec ensemble SR et boîte CVT telle qu\u2019illustrée / 34 843 $ pour le tout nouveau Rogue SL à traction intégrale 2014 (Y6DG14 BK00) avec Ensemble Privilège et boîte CVT tel qu\u2019illustré.\u2018Information recueillie par un tiers parti et inclut les sites Web du fabricant.Nous ne sommes pas responsables en cas d'erreur lors du transfert des données.Information recueillie en date du 17 décembre 2013.Basée sur la catégorie C de l\u2019AIAMC.Modèle Rogue 2014 comparé aux VUS compacts.t Catégorie des petites voitures d\u2019entrée de gamme de l\u2019AIAMC (Association of International Automobile Manufacturers of Canada).Modèle Versa Note 2014 comparé aux modèles compétiteurs 2013/2014.©1998-2014 Nissan Canada Inc.et Nissan Finance une division de Nissan Canada Inc.Les noms, logos, slogans, noms de produits et noms des caractéristiques de Nissan sont des marques de commerce utilisées sous licence ou appartenant à Nissan Motor Co.Ltd.ou à ses filiales nord-américaines. LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 29 JANVIER 2014 A 5 .ACTUALITÉS Earl Jones pourrait être libéré bientôt PHOTO GRAHAM HUGHES, ARCHIVES LAPRESSE CANADIENNE Earl Jones a été reconnu coupable en 2010 d\u2019une fraude à la Ponzi de près de 50 millions de dollars auprès d\u2019environ 150 investisseurs de 1982 à 2009.HUGO DE GRANDPRÉ OTTAWA \u2014 Le gouvernement fédéral pourrait bientôt être forcé de libérer le fraudeur Earl Jones, à moins que la Cour suprême du Canada n'en décide autrement dans un jugement attendu prochainement, a appris La Presse.Dans une décision passée largement inaperçue, la Cour supérieure du Québec a tranché au début du mois de janvier que l'abolition rétroactive de la libération conditionnelle après le sixième de la peine était inconstitutionnelle et contrevenait aux droits de certains détenus.Ces changements, contenus dans l'ancien projet de loi C-59 (Loi modifiant la Loi sur le système correctionnel), avaient été adoptés en vitesse en 2012 par le gouvernement conservateur, avec l'appui du Bloc québécois.Les deux formations avaient ainsi réagi à la libération du fraudeur Vincent Lacroix, qui avait purgé seulement deux années d'une peine de 12 ans.À l'époque, des élus avaient dit vouloir éviter qu'un autre fraudeur montréalais, Earl Jones, profite de la même mesure.Le conseiller financier a été reconnu coupable en 2010 d'une fraude à la Ponzi de près de 50 millions de dollars auprès d'environ 150 investisseurs de 1982 à 2009.Earl Jones concerné La décision rendue par la juge de la Cour supérieure Sophie Bourque le 9 janvier porte sur les requêtes d'une douzaine de détenus, dont Earl Jones ne faisait pas partie.La juge Bourque a tranché que l'aspect rétroactif des nouvelles règles contrevient à la Charte, puisqu'il punit les détenus une deuxième fois.Elle a conclu que les requérants, qui avaient tous été déclarés coupables avant l'entrée en vigueur des changements le 28 mars 2011, étaient détenus illégalement.Elle a ordonné à la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) de « procéder à l'étude du dossier des requérants » en fonction des anciennes règles.Martin Latour, un des avocats des requérants au dossier, a précisé que la décision ne s'applique pas seulement à ses clients, mais aussi à une quarantaine d'autres personnes détenues au Québec.Une porte-parole de la CLCC a confirmé hier que « tous les cas qui sont [admissibles] et qui ont été condamnés avant l'abolition de la Procédure d'examen expéditif de mise en liberté (PEE) sous conditions le 28 mars 2011 devront être revus ».« Mais je ne peux pas vous dire qui sera revu et quand ils seront revus », a toutefois ajouté cette porte-parole.Earl Jones entre dans cette catégorie : il a été condamné le 15 février 2010 à 11 ans de détention.Il est devenu admissible à la semi-liberté 22 mois plus tard, soit autour du mois de décembre 2011.La Commission n'a pas encore rendu de décision dans son dossier.Son avocat, Jeffrey Boro, ne nous a pas rappelés.Des critères moins sévères Adoptée par les progressistes-conservateurs en 1992, la libération au sixième de la peine s'applique aux personnes condamnées pour la première fois à une peine de plus de deux ans pour des crimes non violents.Aucune audience n'est prévue : les détenus qui répondent aux critères doivent automatiquement être remis en liberté, à moins que la CLCC ne prouve qu'ils pourraient commettre un crime violent.Earl Jones est déjà admissible à la libération conditionnelle au tiers de sa peine, même en vertu des nouvelles règles.Il a renoncé à sa première audience, en juin, invoquant simplement un « autre plan de libération ».Les critères qui s'appliquent à la libération conditionnelle au tiers de la peine sont beaucoup plus sévères qu'au sixième.Les règles prévoient que la CNLC peut « refuser la libération conditionnelle lorsqu'il y a un risque de récidive pour toute infraction, pas seulement celles commises avec violence », a expliqué la juge Sophie Bourque dans son jugement.La décision de la Cour supérieure s'applique malgré l'appel déposé par le procureur général du Canada à la Cour d'appel du Québec.En attente de la Cour suprême Le gouvernement fédéral ne désespère pas de voir des détenus comme Earl Jones rester derrière les barreaux : la Cour suprême doit en effet rendre jugement dans un dossier similaire, qui émane de la Colombie-Britannique, l'affaire Whaling.Les tribunaux de cette province ont aussi invalidé l'application rétroactive de C-59.Si la Cour suprême infirme cette décision, la Cour d'appel du Québec devrait sans doute faire de même avec celle de la Cour supérieure.Des sources au gouvernement fédéral ont dit s'attendre à une décision imminente du plus haut tribunal du pays.« Le fait que des individus puissent être libérés si rapidement démontre à quel point le système de justice hérité des libéraux ne fonctionne tout simplement pas et fait l'objet d'abus, a dit hier Steven Blaney, ministre fédéral de la Sécurité publique.Depuis son arrivée au pouvoir, notre gouvernement s'est assuré que les intérêts des victimes passent en premier et de les placer au cœur de notre système judiciaire.» La juge de la Cour supérieure Sophie Bourque a tranché que l\u2019aspect rétroactif des nouvelles règles contrevient à la Charte, puisqu\u2019il punit les détenus une deuxième fois.HELLS ANGELS Libération révoquée pour un acteur de la tuerie de Lennoxville DANIEL RENAUD Jacques Pelletier, ancien membre des Hells Angels condamné à la prison à vie pour son rôle dans la tuerie de Lennoxville en 1985 et libéré en mai dernier, vient de voir sa libération conditionnelle totale révoquée.Pelletier, 58 ans, avait été libéré à la condition notamment de ne pas fréquenter des individus ayant des antécédents criminels.Or, le 21 novembre dernier, il a été surpris par un policier en train de discuter avec un membre actif d'un groupe lié aux Hells Angels dans un parc.Sa libération a aussitôt été suspendue et Pelletier a dû se justifier.Il a expliqué avoir peint le logement de cet homme pour 200$ et s'être rendu dans ce parc pour lui réclamer son argent.Pelletier n'avait pas prévenu son agent de libération de ce travail fait au noir pour un individu proche des Hells Angels.Il avait déjà deux manquements à ses conditions et une suspension de sa semi-liberté dans le passé.« Votre équipe de gestion de cas considère que tout contact, même indirect, avec des individus qui gravitent autour des motards criminalisés doit être perçu comme un possible retour vers la criminalité dite organisée.Or, elle constate que vous n'arrivez pas à reprendre le cours de votre vie sans avoir recours à ce genre d'individus», écrit le commissaire Jacques Bouchard dans une décision rendue le 21 janvier par laquelle il révoque la libération du détenu.Purge spectaculaire En 1985, cinq membres des Hells Angels du défunt chapitre North à Laval avaient été assassinés par leurs «frères» de la section de Montréal dans le bunker du groupe de motards à Lennoxville, officiellement parce qu'ils étaient devenus incontrôlables.Les corps des victimes avaient été enveloppés dans des sacs de couchage et lestés avant d'être jetés dans le fleuve Saint-Laurent.Mais au bout de quelques mois, ils étaient remontés à la surface.L'affaire avait fait les manchettes à l'époque.Jacques Pelletier, alias La Pelle, qui avait 29 ans lors des événements, avait expliqué que son rôle avait été de tenir en joue les membres de la section North qui ne devaient pas être tués, pendant que les autres étaient exécutés.Il aurait brûlé la veste de l'une des victimes par la suite.Jacques Pelletier a quitté les Hells Angels en 1995.ici RaDio-canaDa TêLê MERCREDI ILS PRENNENT TOUTE LA PLACE 19h 30 vies 19h30 L'épicerie 20 h Les enfants de la télé Les invités: Diane Tell, Louis Champage et Gilbert Sicotte 21 h Trauma A 6 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 29 JANVIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS RÉFORME DES SERVICES POSTAUX Denis Coderre monte au front PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE Denis Coderre, maire de Montréal, compte faire du maintien des services postaux une priorité pour les élus municipaux canadiens.MARTIN CROTEAU ET JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le gouvernement Harper se dirige vers un affrontement avec les villes canadiennes au sujet de la réforme des services postaux, et Denis Coderre compte bien mener la charge.Le maire de Montréal s'active à mobiliser ses confrères de partout au pays pour forcer Ottawa à renoncer à ce projet controversé.Mise en garde En entrevue, hier, M.Coderre a lancé une mise en garde au gouvernement conservateur: les villes ne resteront pas les bras croisés devant l'abolition du service postal en milieu urbain.« Je trouve ça inacceptable, a-t-il lancé.J'ai parlé à plusieurs de mes collègues maires au Québec et je vais faire la même chose dans le reste du Canada.J'ai parlé à mon collègue Jim Watson, le maire d'Ottawa, et il est en maudit, lui aussi.» Le maire se rendra à Ottawa, à la fin du mois de février, pour participer au caucus des maires des grandes villes canadiennes.Il compte faire du maintien des services postaux une priorité pour les élus municipaux canadiens.« Je ne siégerai pas à la Chambre des communes, mais vous allez me voir à Ottawa», a promis M.Coderre, qui a siégé comme député libéral pendant 16 ans.Quelques jours avant Noël, Postes Canada a annoncé que le courrier ne sera plus livré à domicile en milieu urbain d'ici cinq ans.Les résidants des villes devront aller chercher leurs lettres dans des boîtes communautaires.Le prix des timbres va passer de 63 cents à 1 $.Raitt défend la réforme Le gouvernement Harper a toujours défendu la réforme de Postes Canada.La ministre des Transports, Lisa Raitt, a réitéré hier que la société fédérale n'a pas le choix de restreindre ses services, car de moins en moins de gens utilisent la poste.« Le fait est qu'on a envoyé 1 milliard moins de colis en 2012 qu'en 2006, a-t-elle fait valoir aux Communes.Postes Canada comprend qu'il doit faire des changements pour rester autosuffisant.» Des «murailles de Chine» Mais la réforme pénalisera en premier lieu les personnes âgées et à mobilité réduite, dénonce Denis Coderre.Sans compter que la multiplication des boîtes communautaires dans les quartiers densément peuplés créera des « murailles de Chine » métalliques sur les trottoirs.« Ils n'ont pas pensé que, dans les grandes villes, dans les coins où il y a une forte densité, tu vas être obligé d'installer un nouveau système de boîtes », a dénoncé M.Coderre.«Je ne siégerai pas à la Chambre des communes, mais vous allez me voir à Ottawa», a promis Denis Coderre, qui a siégé comme député libéral pendant 16 ans.POUR LE NOUVEL AN, PRENEZ UNE RÉSOLUTION AUDACIEUSE ORM MODÈLE ATS 2014 COLLECTION PERFORMANCE ILLUSTRÉ \u2022JULJLJLJL BERLINEATS 2014 Châssis léger vanté par la critique Habitacle fabriqué à la main Transmission intégrale en option MODÈLE SRX 2014 COLLECTION PERFORMANCE ILLUSTRÉ MULTISEGMENT SRX 2014 Moteur V6 3,6 L de 308 ch Système électronique de contrôle de la stabilité StabiliTrakMD Infodivertissement CUE1 avec système de son BoseMD Transmission intégrale en option MULTISEGMENT SRX 2014 BERLINE ATS 2014 LOUEZ À A A Q$2\tP7ÂN 448/mois 48 2 050$ VERSEMENT INITIAL DE MOIS À 0,9% PRIX À L'ACHAT DE 39 835$ LOUEZ À OA 0$2\tPAN7 348/mois 36 1 550* VERSEMENT INITIAL DE MOIS À 0,9% PRIX À L'ACHAT DE 35 895* COMPREND LE TRANSPORT ET LA TAXE DE CLIMATISATION PREMIER MOIS DE LOCATION A NOS FRAIS3 «s* »! 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basés sur une location de 36 mois àun taux de 0,9 % avec versement initial de1 550$pour ATS.SurapprobationdecréditdelaFinancièreGM.Limiteannuellede 20 000 km; 0,20 $ par ki lomètre excédentaire.Certainesconditionss'appliquent 3.Offreapplicable uniquementaux particuliers locataires admissibles au Canadaayantobtenuuneapprobation de crédit del aF i nancière G M, qui ontconclu une entente de location avec la Financière G M etqui ontaccepté la livraison, entre le3 janvier 2014 et le 28 février 2014, d'un véhicule 2014 neuf admissible.La General Motors du Canada paieralepremier versement mensuel de la location (y compris lestaxes).Après le premier mois, le locataire devra effectuer tous lesversements prévus jusqu'à l'échéance du contrat de location.Cetteoffren'estpasmonnayableetne peut être combinée avec certaines autres offres incitatives portant sur les véhicules GM.Nul là où la loi l'interdit.D'autres conditions et restrictions s'appliquent.Détails chez votre concessionnaire.4.Garantie de4ansou 80 000 km, selon la première éventual ité.Consultez votreconcessionnairepour plus de détails.Ces offres sont exclusives aux concessionnaires du RMAB Québec (excluant la région de Gatineau-Hull) et ne peuvent être combinées avec aucune autreoffreni aucun autreprogramme incitatif d'achat, à l'exception des programmes de La Carte G M, de prime pour étudiants etde GM Mobilité.La GMCL se réserve le droitde modifier, deprolonger ou de supprimer ces offres et ces programmes pour quelque raison que ce soit, en toutou en partie, àtout moment et sans préavis.Leconcessionnairepeutvendreou louer àun prixmoindre.Une commande ou un échange entreconcessionnaires peutêtrerequis.Pour de plusamples renseignements, passez chez votre concessionnaire, composez le 1 888446-2000 ou visitezcadillac.ca.MOTION NÉO-DÉMOCRATE BATTUE La livraison du courrier à domicile n\u2019est pas un «service précieux» qui doit être préservé, a tranché la Chambre des communes, hier soir.Les députés conservateurs ont usé de leur majorité pour battre une motion du Nouveau Parti démocratique (NPD) qui aurait eu pour effet de condamner la réforme des services postaux annoncée juste avant Noël.Le gouvernement Harper soutient que Postes Canada fait face à une chute draconienne de ses revenus parce que les Canadiens utilisent de moins en moins la poste.La réforme permettra à la société fédérale de poursuivre ses activités à long terme, a dit la ministre des Transports, Lisa Raitt.«En votant contre la motion du NPD, les conservateurs ont choisi d\u2019ignorer les vœux des Canadiens ordinaires et des petites entreprises», a dénoncé la députée néodémocrate Olivia Chow, qui pilotait l\u2019initiative.Tous les partis de l\u2019opposition ont appuyé la motion.«Que ce gouvernement soit en train d\u2019offrir moins de services pour plus d\u2019argent aux Canadiens, souvent aux Canadiens vulnérables ou âgés, démontre un manque de respect total pour la réalité canadienne», a dénoncé le chef libéral, Justin Trudeau.\u2014 Martin Croteau PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE BIXI Des bonis avant la faillite PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN BIXI confirme avoir versé 223 000 $ à ses employés un mois avant de se placer sous la protection de la Loi sur la faillite.Des bonis qualifiés d'« indécents » par le maire de Montréal, Denis Coderre.Les cabinets du maire et de l'opposition ont reçu lundi soir des informations d'une source anonyme leur révélant que des bonis ont été accordés en décembre au sein de la Société de vélo en libre-service (SVLS).Les responsables de BIXI ont confirmé hier que les 39 employés ont reçu en moyenne 5800$ chacun en sommes forfaitaires à la fin de 2013.La moyenne des versements chez les cinq hauts dirigeants est toutefois de 15 300$.« Je trouve ça indécent, ce n'est pas acceptable», s'est indigné le maire en point de presse.Il a avancé que la somme totale était de 275 000$, mais la SVLS parlait plutôt de 223 379$.Chez BIXI, on assure qu'il ne s'agit pas de véritables bonis, mais de « compléments de rémunération» pour tenir compte du fait que les salaires des employés sont inférieurs à ceux du marché.La politique de rémunération de la SVLS prévoit donc le versement d'une somme complémentaire quand certains objectifs sont atteints.Une année record «Paradoxalement, 2013 a été la meilleure année connue par la SVLS.On a réalisé un chiffre d'affaires de 60 millions, livré cinq villes : les employés ont atteint les objectifs et le conseil d'administration a voulu reconnaître leur performance», dit Michel Philibert, PDG par intérim.Celui-ci assure que la faillite de BIXI n'est pas liée à sa performance, mais à ses problèmes de liquidités.M.Philibert ajoute qu'au moment d'accorder les sommes en question, « on avait toujours bon espoir de passer au travers». LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 29 JANVIER 2014 A 7 .COMMISSION CHARBONNENAU CARBONEUTRE «Je n\u2019ai jamais eu une offre de pot-de-vin», dit Arsenault T PHOTO TIRÉE D'UNE VIDÉO, LA PRESSE Même s\u2019il a été «choqué» par les notes de frais de Jocelyn Dupuis, Michel Arsenault a soutenu hier qu\u2019il n\u2019avait pas le pouvoir d\u2019intervenir.DAPHNÉ CAMERON L'ancien président de la FTQ Michel Arsenault nie avec véhémence avoir reçu une offre de pot-de-vin de 300 000$ pour faire passer le dossier Carboneutre par un fast-track au Fonds de solidarité FTQ.Il contredit ainsi les témoignages du dirigeant syndical Ken Pereira et de l'ancien président de la FTQ-Construction Jean Lavallée.« Je n'ai jamais, jamais, jamais eu une offre de pot-de-vin de qui que ce soit dans toutes mes années à la FTQ », a martelé Michel Arsenault à la commission Charbonneau, hier matin, au deuxième jour de son témoignage.«Ni de [Domenic] Arcuri, ni de [Jocelyn] Dupuis, ni de [Giuseppe] Bertolo », a-t-il pré- « Le président de la FTQ n\u2019appelle pas la police pour dénoncer un affilié, voyons donc.» \u2014 Michel Arsenault cisé, ajoutant qu'il aurait été plus facile pour lui de dire à la Commission qu'il a refusé le fameux pot-de-vin.« Si c'était la vérité, je le dirais avec fierté.» Carboneutre est une entreprise de décontamination située dans l'est de Montréal.Elle comptait parmi ses dirigeants Domenic Arcuri, dont la famille était étroitement associée au clan Rizzuto, l'ancien président de la FTQ-Construction Jocelyn Dupuis et Giuseppe Bertolo, le frère de Johnny Bertolo, ex-trafiquant de drogue et représentant de la FTQ-Construction assassiné en août 2005.En 2010, La Presse a révélé qu'un émissaire de Carboneutre avait rencontré Michel Arsenault en 2008 pour tenter d'obtenir un financement de 5 millions du Fonds de solidarité FTQ.Ken Peirera soutient qu'Ar-senault lui a déjà relaté cette rencontre au cours de laquelle «un Italien» lui aurait présenté une mallette contenant 300 000$.Somme que Arsenault avait refusée.Puis, la semaine dernière, Jean Lavallée a déclaré durant son témoignage à la Commission qu'Arsenault aurait été « en maudit » de s'être fait offrir de l'argent.Il lui aurait même dit: «C'est clair que j'embarque pas dans ça.» Dans son témoignage à la Commission hier matin, Arsenault a suggéré que cette histoire est née d'un simple exemple lancé lors d'une conversation.« On était dans le bureau et on parlait de fast-track, et j'ai probablement dit que même si on me donnait 300 000$, je ne pourrais pas pousser de dossiers au Fonds», a-t-il dit.Factures de Jocelyn Dupuis : pas le pouvoir d\u2019intervenir Même s'il a été « choqué » par les énormes notes de frais de Jocelyn Dupuis, Michel Arsenault soutient qu'il n'avait pas le pouvoir d'intervenir, en tant que président de la centrale syndicale, au sein d'un syndicat affilié à la FTQ.Son pouvoir de président de la FTQ était essentiellement « moral », a-t-il soutenu.C'est pourquoi il a «convaincu» Dupuis de partir, plutôt que de le congédier ou d'en aviser les autorités.« Le président de la FTQ n'appelle pas la police pour dénoncer un affilié, voyons C RDI L\u2019INFO EN PREMIER donc!», a-t-il déclaré.«Vous n'avez aucun pouvoir ou vous ne vouliez pas laver votre linge sale en famille ?», a ensuite demandé la juge Charbonneau.« Je n'ai aucun pouvoir.J'ai le devoir d'aviser la direction de l'affilié concerné qu'il y a du fling-flang », a-t-il résumé.Liens d\u2019amitié avec Accurso À la toute fin de la journée, la Commission a redemandé à Arsenault quelle était la nature de ses liens avec l'entrepreneur Tony Accurso.Il a répété qu'il ne le « fréquentait pas tous les jours».C'est à ce moment que la procureure de la Commission, Me Sonia Lebel, a sorti un enregistrement d'écoute électronique daté du 14 mars 2009 dans lequel Arsenault déclare à son conseiller politique Gilles Audette : « Je suis en train de me broder une histoire de comment ça se fait que je suis devenu chum avec Tony.» Plus tard, Audette ira même jusqu'à lui suggérer de comparer leur amitié à celle des politiciennes Liza Frulla et Louise Beaudoin, une libérale et une péquiste.Ce dossier s'est terminé en queue de poisson, puisque la Commission a ajourné ses travaux tout de suite après la diffusion de cet extrait.Les audiences reprennent ce matin CEIC Un rapport d\u2019étape sans recommandations ni constats Après avoir entendu plus d\u2019une centaine de témoins depuis 2011, la commission Charbonneau n\u2019est pas encore en mesure de faire des constats ni de formuler des recommandations.Rendu public hier, le rapport d\u2019étape de la Commission d\u2019enquête sur l\u2019octroi et la gestion des contrats publics dans l\u2019industrie de la construction (CEIC) rend compte du niveau d\u2019avancement des travaux, mais ne tire aucune conclusion sur les témoignages entendus.«La Commission estime devoir s\u2019abstenir de faire état de pistes de solution ou de recommandations à ce stade-ci de ses travaux», peut-on lire dans le rapport de près de 30 pages signé par la présidente France Charbonneau et les commissaires Roderick A.Macdonald et Renaud Lachance.La Commission considère en effet que « la solidité, l\u2019efficacité et la crédibilité des pistes de solution et des recommandations» reposent sur des conditions qui ne sont pas encore réunies.Depuis le début de ses travaux le 19 octobre 2011, la CEIC a entendu 111 témoins pendant 151 jours d\u2019audiences.Les transcriptions totalisent près de 37 500 pages.\u2014 La Presse Canadienne Michel Arsenault a menti à la Commission, soutient le syndicaliste Claude Généreux PHOTO GRAHAM HUGHES, ARCHIVES LAPRESSE CANADIENNE Le syndicaliste Claude Généreux (notre photo) a comparé Michel Arsenault à Gérald Tremblay.« Il a agi seulement quand il a su que le public savait, donc sous la pression médiatique», a-t-il dit.KATHLEEN LÉVESQUE Michel Arsenault a menti à la commission Charbonneau en prétendant n'avoir qu'une autorité morale sur les syndicats affiliés, soutient le syndicaliste Claude Généreux, qui a été candidat à la direction de la FTQ en novembre dernier.Dans une lettre qu'il a fait parvenir entre autres à La Presse, M.Généreux réagit avec force au témoignage de l'ex-président de la FTQ, Michel Arsenault, devant la commission Charbonneau.Selon lui, la FTQ est dotée de statuts lui permettant d'intervenir auprès de syndicats comme la FTQ-Construction, dont le « comportement a fait ombrage à l'ensemble de la FTQ, à son Fonds [de solidarité] et même à l'ensemble du mouvement ouvrier», écrit-il.Joint après l'ajournement des travaux de la Commission, Claude Généreux ne cachait pas son indignation en constatant la « perte de boussole morale » de M.Arsenault.« Il ment sciemment.Sa thèse de l'influence et de l'autorité morale plutôt que du pouvoir ne sert qu'à camoufler son inaction», affirme l'ancien président du SCFP-Québec.« C'est un Gérald Tremblay.Il a agi seulement quand il a su que le public savait, donc sous la pression médiatique», ajoute-t-il.Obligations Pour étayer son propos, M.Généreux explique que l'affiliation à la FTQ est volontaire, mais qu'en contrepartie, les syndicats ont le devoir de respecter certaines obligations : participer au financement de la centrale et appliquer les règles édictées dans les statuts de la FTQ au chapitre XV, « Le respect des normes morales et d'efficacité syndicale de la Fédération ».En agissant autrement, les 37 syndicats qui composent la FTQ (Métallos, SCFP, FTQ-Construction, Unifor et TUAC, par exemple) s'exposent à des sanctions pouvant aller jusqu'à l'expulsion en passant par les enquêtes et la mise sous tutelle.Selon M.Généreux, Michel Arsenault n'ignore pas ces dispositions.« Il a manqué de courage parce qu'il craignait que la FTQ-Construction claque la porte.Il avait un choix à faire», déplore-t-il, avant d'ajouter : l'explication de Michel Arsenault est en soi un « aveu indirect qu'une action de la FTQ était possible».« S'il est vrai qu'un enjeu important dans la chicane de clans qui a existé à la FTQ-Construction consistait à obtenir le siège au Fonds, il s'ensuit que personne dans ce syndicat n'avait intérêt à quitter la FTQ et ainsi se tirer dans le pied en perdant à tout jamais l'accès à la FTQ et au Fonds», explique M.Généreux dans sa lettre.Dans les annales de la FTQ, il existe au moins un cas où le président a fait le ménage dans un syndicat, celui du « dossier noir dans l'industrie de la fourrure ».Dans les années 1980, des « éléments mafieux avaient pris le contrôle du syndicat de la fourrure ».« Le syndicat fut, après enquête de la FTQ, mis en tutelle.Il en ressortit à la suite un syndicat revigoré et démocratique et dans lequel apparurent de nouvelles dirigeantes qui marquèrent d'ailleurs tous les syndicats du vêtement», raconte M.Généreux.La Commission écorchée Ce dernier critique également la commission Charbonneau, qui a manqué à son obligation de s'informer convenablement afin de mener un interrogatoire « Michel Arsenault ment sciemment.Sa thèse de l\u2019influence et de l\u2019autorité morale plutôt que du pouvoir ne sert qu\u2019à camoufler son inaction.» \u2014 Claude Généreux, 'ancien président du SCFP-Québec.devant mettre au jour la vérité.Il se dit «abasourdi» du peu de connaissance des règles syndicales de la Commission et, du coup, de son « manque de professionnalisme ».Il reconnaît tout de même que la commission Charbonneau a « étalé en quelques traits les fissures de l'armure du chevalier: perte de la boussole morale, manque de courage politique en certaines circonstances critiques, et copinage». A 8 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 29 JANVIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn TRAGÉDIE DE LISLE-VERTE VrA WV ' « iS&r : .' ¦V' VÉH i-sr ?Élite ; : *' - \u2022v- y .jjS^ ¦ Vi.' ÜÉ ** Os* J -3w|fe.4-*V \u2022\u2022\u2022¦ '\t gp»SSjS^ J.II.\t¦\t¦¦ PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE Près de 60 % des débris de la résidence ont été passés au peigne fin.Jusqu\u2019à maintenant, les recherches ont permis de retrouver 17 corps, dont 4 ont pu être identifiés par le Bureau du coroner.De la chaleur extrême au froid polaire DAVID SANTERRE L'ISLE-VERTE \u2014 L'été dernier, à Lac-Mégantic, la chaleur suffocante était leur pire ennemie.Cette fois, à L'Isle-Verte, c'est le froid glacial qui leur empoisonne la vie, alors qu'ils passent 12 heures par jour à genoux à fouiller dans les débris, tamisant et palpant le moindre morceau calciné à la recherche de restes humains.La plupart des techniciens en scènes d'incendie de la Sûreté du Québec (SQ) à l'œuvre dans les ruines de la Résidence du Havre, à L'Isle-Verte, étaient aussi de ceux qui fouillaient les décombres du centre-ville de Lac-Mégantic.La SQ nomme ses opérations lors de catastrophes par des noms d'insectes, prédéterminés et sans lien avec la nature de l'événement.À Lac-Mégantic, c'était l'opération Bourdon.À L'Isle-Verte, c'est Papillon.Et jusqu'à maintenant, l'opération Papillon a permis de retrouver 17 corps, dont 4 ont pu être identifiés par le Bureau du coroner.Quinze personnes sont toujours manquantes, alors qu'environ 60 % des débris de la résidence ont été passés au peigne fin.Après les familles des disparus, lundi, les journalistes ont pu s'approcher hier de la scène jalousement gardée par la SQ, qui a installé des clôtures opaques autour des décombres.«À Mégantic, la difficulté, c\u2019était la chaleur.Ici, c\u2019est le froid.Mais je pourrais vous dire qu\u2019on est très bien équipés.On a des périodes de repos en soirée qui font du bien.» \u2014 André Duchesne, responsable de la scène Chacun des 50 travailleurs - pompiers, techniciens spécialisés en scènes d'incendie, conducteurs de pelle mécanique, pathologiste, anthropologue - a son rôle bien défini.Les débris libérés de la glace et séchés sont examinés par des policiers.Tout ce qui n'a aucun intérêt pour l'enquête et la recherche de dépouilles est mis de côté.Une pelle mécanique maniée avec grande délicatesse récupère ces débris inutiles et les retire de la scène.Les objets pouvant avoir un intérêt dans la quête de la cause de l'incendie sont déposés dans un conteneur et seront analysés plus tard.Le responsable de la scène est le lieutenant André Duchesne, de la Sûreté du Québec.« On avance pouce par pouce sur la scène pour trouver des corps.À partir du moment où un corps est découvert, le pathologiste et les membres du Bureau du coroner viennent superviser la sortie du corps, qui est ensuite transporté au Laboratoire de science judiciaire et de médecine légale à Montréal pour autopsie », explique-t-il.Il précise que certains corps sont retrouvés entiers, et que dans d'autres cas, on doit se contenter de restes.Il occupait la même fonction à Lac-Mégantic.«À Mégantic, la difficulté, c'était la chaleur.Ici, c'est le froid.Mais je pourrais vous dire qu'on est très bien équipés.On a des périodes de repos en soirée qui font du bien.On peut faire sécher les bunkers [nom donné aux habits que portent les pompiers et policiers sur les scènes d'incendies].Le personnel est engagé, travaille depuis jeudi, et ça va continuer tant et aussi longtemps que ça ne sera pas terminé », précise le lieutenant, ajoutant que les enseignements de Lac-Mégantic servent aux policiers à L'Isle-Verte.À Lac-Mégantic, où les travaux se poursuivaient jour et nuit dans la première semaine, on avait pu observer un certain épuisement, et certains policiers avaient les nerfs à vif.« Ici, le moral est excellent, ça va très, très bien », assure le lieutenant.y LAPRESSE.CA CARTE INTERACTIVE Quelles résidences privées pour aînés du Québec sont pourvues de gicleurs?Et combien d\u2019employés travaillent la nuit dans chacune d\u2019entre elles?En compilant des données du ministère de la Santé, La Presse a préparé une carte interactive permettant de localiser l\u2019ensemble des établissements de la province.www.lapresse.ca/residences /I / DEJA UN\tl\u2014 \\ BILLET GAGNANT du MILLION GARANTI QUEBEC ET CA CONTINUE LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 29 JANVIER 2014 A 9 TRAGÉDIE DE LISLE-VERTE Hébert voulait assouplir les normes de sécurité EXCLUSIF TOMMY CHOUINARD QUÉBEC \u2014 Un mois avant la tragédie de L'Isle-Verte, Québec a déposé discrètement un projet de règlement qui assouplit les normes de sécurité dans les résidences privées pour personnes âgées, a appris La Presse.Embarrassé, le père du projet, le ministre de la Santé et des Services sociaux Réjean Hébert, a soutenu hier que certaines dispositions, qui abaissent la formation requise du personnel, lui avaient « échappé ».Il blâme ses fonctionnaires.Ce projet de règlement, «c'est un impair», a-t-il laissé tomber, penaud.Réjean Hébert est pourtant celui qui a présenté le projet de règlement au Conseil des ministres.Et c'est lui qui en a publié le libellé dans la Gazette officielle du Québec entre Noël et le jour de l'An.Le décret était passé sous le radar.Les modifications controversées ne seront finalement pas adoptées, à la suite de l'intervention de La Presse.Elles étaient en voie de l'être puisque le décret du 27 décembre précise que le projet de règlement « pourra être édicté à l'expiration d'un délai de 45 jours», donc au début de février.Le document en question modifie le règlement sur la certification des résidences qui a été adopté en février 2013 et qui resserrait les normes existantes.Ce règlement oblige entre autres toutes les résidences privées pour aînés, qu'ils soient autonomes ou semi-autonomes, à avoir au moins un employé présent « en tout temps».L'objectif est d'assurer une surveillance la nuit et d'avoir en poste un employé qualifié pour répondre aux appels à l'aide des résidants.Cet employé doit avoir une formation de préposé aux bénéficiaires (DEP portant sur l'assistance à la personne en établissement de santé) ou avoir des compétences équivalentes et reconnues, selon le règlement.Québec voulait ainsi rehausser la formation du personnel dans les résidences.Norme moins sévère Or le projet de règlement déposé avant l'incendie de L'Isle-Verte rend la norme beaucoup moins sévère.La personne chargée d'être présente la nuit n'aurait plus à avoir une formation de préposé aux bénéficiaires ou des compétences équivalentes.Elle devrait seulement avoir suivi une formation en réanimation cardiorespiratoire et de secourisme général, peut-on lire.En vertu du règlement adopté l'an dernier, dans le cas des PHOTO MATHIEU BELANGER, REUTERS Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, était plutôt embarrassé par le projet de règlement déposé en décembre et qui devait assouplir les normes de sécurité dans les résidences pour personnes âgées.résidences pour personnes âgées semi-autonomes, le seuil minimal d'employés devant être présents la nuit passe à deux pour celles ayant de 100 à 199 chambres ou logements, et à trois pour celles qui en ont 200 et plus.Mais là encore, selon le projet de règlement, toutes ces personnes n'auraient pas à avoir les compétences d'un préposé aux bénéficiaires, peu importe l'importance de la résidence.« C'est une modification qui m'a échappé », a plaidé Réjean Hébert.Elle a été ajoutée dans le projet de règlement par « l'équipe juridique » de son ministère.« Ce n'était pas dans la volonté ministérielle et gouvernementale » d'abaisser la formation requise du personnel, a-t-il dit.Mais comment ces modifications au règlement ont-elles pu franchir toutes les étapes et se rendre jusqu'au Conseil des ministres?«Je reconnais une erreur, je l'assume, j'aurais dû les voir, a-t-il répondu.« Elles ne seront pas dans le règlement final.» Sa réaction «n'a pas à voir» avec la tragédie de L'Isle-Verte et elle aurait été la même si l'incendie n'avait pas eu lieu, a-t-il plaidé.Une autre disposition du projet de règlement, qui restera celle-là, peut paraître étonnante.Lorsqu'une résidence pour aînés autonomes compte moins de 50 chambres ou logements, la personne chargée de faire la surveillance et de répondre aux appels d'urgence « peut ne pas être un membre du personnel», peut-on lire.Le ministre a expliqué que cette mesure répond à la demande des « milieux communautaires » et des coopératives d'habitation pour qui l'embauche d'un préposé aux bénéficiaires le soir et la nuit serait trop onéreuse.LE DÉPUTÉ JEAN DAMOUR A PLAIDÉ POUR DES NORMES MOINS SÉVÈRES SAINT-FÉLICIEN-Depuis l\u2019incendie à L\u2019Isle-Verte, les libéraux disent vouloir renforcer les normes de sécurité dans les résidences privées pour personnes âgées.Mais il y a quelques mois, leur député local, Jean D\u2019Amour, demandait le contraire pour les petites résidences privées, critiquant même le statu quo.La loi 16, adoptée par le gouvernement libéral en 2011, exigeait notamment la présence physique d\u2019un employé la nuit.«Je crois que cette loi va trop loin et quelle n\u2019a pas été assez bien analysée», déclarait M.D\u2019Amour l\u2019automne dernier au Saint-Laurent Portage, une publication de sa circonscription à Rivière-du-Loup.La loi 12 exigeait que les plus petites résidences privées aient un employé de nuit.Mais le coût serait prohibitif pour les petites résidences, expliquait M.D\u2019Amour.Il acheminait les demandes de la Fédération des organismes sans but lucratif (OSBL) d\u2019habitation du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Iles-de-la-Madeleine.Joint hier, M.D\u2019Amour a tenu à rappeler qu\u2019il transmettait une demande des OSBL, que le ministre Hébert «partageait sa préoccupation » et que la modification n\u2019aurait pas touché la Résidence du Havre de L\u2019Isle-Verte, qui comptait plus de 50 unités.\u2014 Paul Journet Québec penche pour une enquête publique Installer des gicleurs dans toutes les résidences coûterait 80 millions ARIANE LACOURSIÈRE, TOMMY CHOUINARD ET DENIS LESSARD Imposer la pose de gicleurs à toutes les résidences pour personnes âgées équivaut à leur refiler une facture de 80 millions de dollars, indiquent les chiffres colligés par Québec à la suite de la catastrophe de L'Isle-Verte.Le gouvernement Marois penche en faveur d'une enquête publique, mais n'annoncera pas sa décision tout de suite.Des sources proches des ministères de la Santé et de la Sécurité publique expliquent qu'il faudra attendre tout au moins que les corps soient récupérés avant de prendre une décision.Québec subit passablement de pression pour procéder à une enquête publique, et cette démarche paraît « assez probable », compte tenu des enjeux - la protection des personnes âgées - et de l'ampleur du drame, explique-t-on.Pas question d'une décision rapide pour le Conseil des ministres aujourd'hui.Après les enquêteurs, les techniciens en prévention-incendie et le chef du Parti libéral, Philippe Couillard, c'était au tour des chefs en sécurité incendie, hier, de réclamer une enquête publique sur le drame de L'Isle-Verte.Selon l'Association des chefs en sécurité incendie du Québec (ACSIQ), les enquêtes menées actuellement par la Sûreté du Québec et le Bureau du coroner se concentrent « spécifiquement sur la cause de l'incendie et des décès».Plusieurs questions resteront donc sans réponse, selon l'ACSIQ, dont les «normes entourant la gestion des résidences pour personnes âgées, les normes sur la protection incendie (gicleurs, systèmes d'alarme, personnel de surveillance, etc.), les activités de prévention [.] et, finalement, tous les éléments du schéma de couverture de risques en sécurité incendie de la MRC de Rivière-du-Loup».C'est pourquoi, selon eux, une enquête publique doit être menée.Pas encore, dit Québec Hier, le ministre de la Santé, Réjean Hébert, a répété qu'il est trop tôt pour prendre ce genre de décision.Et que la décision devra de toute façon être prise par le ministère de la Sécurité publique.La Presse a appris que le gouvernement a pris contact avec l'actuel commissaire-enquêteur aux incendies du Québec, Cyrille Delâge, au cours des derniers jours.M.Delâge, qui a le mandat de mener les enquêtes publiques sur les incendies au Québec, est actuellement en congé de maladie.Le ministre Hébert assure qu'il n'a pas joint M.Delâge et qu'il ne le fera pas.« Ce n'est pas ma responsabilité », dit-il.M.Hébert a mentionné que l'idée d'une enquête publique sera «probablement» évoquée au Conseil des ministres aujourd'hui.« Comme je le disais, il faut attendre la conclusion de l'enquête policière, parce qu'il faut s'assurer qu'il n'y a pas d'enjeu criminel avant d'avoir une enquête publique.C'est la procédure habituelle», dit-il.Gicleurs réclamés depuis 1997 Dès 1997, Cyrille Delâge demandait que des gicleurs soient installés dans les résidences pour personnes âgées du Québec.En tant que coroner, M.Delâge disait déjà, à l'époque, qu'il était « quelque peu excédé d'avoir l'impression de prêcher dans le désert» concernant les normes de sécurité incendie.Après la mort de sept personnes âgées le 31 août 1996 dans l'incendie de la Villa Sainte-Geneviève, à Montréal, l'enquête de M.Delâge avait conclu que des gicleurs auraient permis de sauver la vie de certains résidants.SBÜ BMWX1 28i 2014 illustré.UNE PERFORMANCE HIVERNALE DIGNE D\u2019UN CHAMPION.FAITES DE 2014 UNE ANNÉE INCROYABLE, GRÂCE À CES OFFRES INÉGALÉES.VÉHICULE OFFICIEL CREDIT DE 500$* BMWX1 28i 2014 *** 399$ Mensualités à la location Montant dû à la livraison de 2 654 $ et dépôt de sécurité de 452 $ 0,9 % Taux à la location jusqu\u2019à 48 mois $** Prix de vente au comptant JUSQU\u2019AU 2 FÉVRIER BMW Canbec - Montréal 4090, rue Jean-Talon Ouest 514.731.7871 BMW Laval 2450, boul.Chomedey 450.682.1212 514.990.2269 Park Avenue BMW - Brossard 8400, boul.Taschereau Ouest 450.445.4555 514.875.4415 BMW Sainte-Julie 1633, boul.Armand-Frappier 450.922.1633 514.875.4400 Hamel BMW-Blainville 620, boul.de la Seigneurie Ouest 450.437.5050 BMWWest Island 2000, aut.Transcanadienne Sud 514.683.2000 Modèle européen illustré.Certaines options peuvent ne pasêtre offertes au Canada.^Applicable surune transaction à la location seulementavec les Servicesfinanciers BMW.Cette réduction est incluse dans le paiementde location indiqué.**Offre à l'achat : le prix devente au comptant estde 38 743$, ce qui inclut le PDSF (36 990 $), le transport et l'inspection de prélivraison (2 095 $), la taxe sur la climatisation (100 $), la taxe de gestion des pneus (12 $), les frais d'administration du concessionnaire (jusqu'à 459 $) et le rabais BMW Canada.Taxes et immatriculation en sus.***Taux à la location offert par Services financiers BMW, sur approbation du crédit, uniquement pour les modèles de base BMWX1 28i 2014 en stock.Offre à la location : 36 990 $ sur 48 mois à un taux d'intérêt annuel de 0,9 %, avec un acompte de 0 $, pour des mensualités de 399 $.Un montant de 3 106 $ est exigé à la signature du contrat de location, qui inclut la première mensualité, un dépôt de garantie équivalant à une mensualité, le transport et l'inspection de prélivraison, la taxe sur la climatisation, les frais d'administration du concessionnaire, la taxe sur la gestion des pneus et les services PPSA.Taxes et immatriculation en sus et payables à la signature.La valeur résiduelle du véhicule à l'échéance du terme estde 18125$.L'obligation locative totale estde 21 493,56 $.La mensualitévarie selon le montant de l'acompteversé et de la valeur résiduelle.Le kilométrage annuel alloué estde 16 000 km; 0,15 $du kilomètre excédentaire.Le concessionnaire peut déciderd'un prix au particulier et exiger des frais d'administration qui peuvent modifier le prix du véhicule.Des frais peuvent être exigés pour usure excessive.Cette offre d'une durée limitée est sujette à la disponibilité et peut être modifiée ou annulée sans préavis.Le véhicule doit être livré au plus tard le 2 février 2014.Les véhicules BMW 2014 achetés au Canada d'un concessionnaire autorisé sont couverts par un programme d'entretien aux périodes recommandées sans frais de 4 ans ou 80 000 km, selon la première éventualité.Certaines conditions s'appliquent.Consultez un concessionnaire BMW pour obtenir tous les détails.© 2014 BMW Canada inc.« BMW», le logo BMW, tous les noms de modèles BMW et toute autrefamille de marques, d'images et de symboles relatifs à BMW sont la propriété exclusive et/ou des marques déposées de BMW AG utilisées sous licence. A10 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 29 JANVIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn POLITIQUE Harper: le chemin parcouru VINCENT MARISSAL CHRONIQUE Le slalom fiscal serait-il devenu une nouvelle discipline olympique ?En tout cas, à en juger par la réaction des partis de l'opposition, la date choisie par le gouvernement Harper pour le dépôt de son prochain budget, le 11 février, pendant les Jeux olympiques de Sotchi, mérite la médaille d'or de la diversion.Réaction prévisible, mais tout de même un peu futile.Les partis de l'opposition, qui tenaient Stephen Harper dans les câbles à cause des scandales au Sénat à la fin de 2013, reviennent à la charge en 2014 avec.des critiques sur la date du prochain budget.Stephen Harper doit être soulagé ! Le pitbull s'est changé en chihuahua.Personnellement, je serais davantage inquiet de savoir que les grandes affaires de l'État passent après les manifestations sportives, même les Jeux olympiques.Ce n'est pas comme si les médias n'allaient pas couvrir le budget ou comme si les Canadiens n'étaient pas capables de « marcher pis mâcher de la gomme en même temps », pour reprendre l'expression favorite de Denis Coderre.En toute justice pour les néo-démocrates et Thomas Mulcair et les libéraux de Justin Trudeau, ils n'ont pas parlé que de la date du prochain budget, lundi, jour de reprise des travaux parlementaires à Ottawa.Il a aussi beaucoup été question d'économie, de création d'emplois et, surtout, de protection de la classe moyenne, cible privilégiée de tous les partis en prévision des élections générales de 2015.Selon les adversaires politiques du gouvernement Harper, le dévoilement du budget pendant les JO servira d'abord à masquer l'insignifiance de ses mesures.Neuvième budget conservateur Léger, le prochain budget?Il sera assurément moins spectaculaire que celui de 2015 (le retour des surplus en année électorale, quelle aubaine pour le parti au pouvoir!), mais ce 9e budget de Jim Flaherty permettra néanmoins de mesurer le chemin parcouru par les conservateurs de Stephen Harper depuis qu'ils ont pris le pouvoir, en 2006.Et du chemin, ils en ont parcouru.Lentement, mais sûrement, Stephen Harper continue de remodeler le Canada à sa manière.Le prochain budget ne devrait pas être différent.Il devrait, notamment, permettre au ministre des Finances de concrétiser la promesse de son parti de permettre le fractionnement des revenus des ménages (comme c'est déjà permis pour les couples retraités).Cette mesure, chère aux conservateurs, permettra aux conjoints d'additionner leurs revenus respectifs pour être ensuite imposés sur la moitié du total PHOTO CHRIS WATTIE, REUTERS Lentement, mais sûrement, Stephen Harper continue de remodeler le Canada à sa manière.Le prochain budget ne devrait pas être différent.(Monsieur gagne 80 000$, Madame, 60 000$ = 140 000$ total, donc 70 000$ chacun).Selon plusieurs économistes, cette mesure favorise les plus riches, imposés sur un montant moins élevé, mais il est toujours risqué pour les partis de l'opposition de critiquer ce qui est, pour plusieurs, une baisse d'impôt.Depuis 2006, les conservateurs ont fait des baisses d'impôts et de la réduction de la taille de l'État leurs principaux chevaux de bataille, réduisant la marge de manœuvre des partis centre gauche.Impossible de revenir en arrière en augmentant les impôts ou la TPS.Difficile de ressortir les grands projets de programmes sociaux nationaux ou de se lancer dans de nouvelles dépenses.Impensable de repousser l'atteinte de l'équilibre zéro et de ne pas promettre de s'y maintenir.Les libéraux ne pourraient plus arriver aujourd'hui avec un livre rouge bourré de nouvelles dépenses, comme à l'ère Chrétien.Même le NPD, souvent qualifié d'incorrigible dépensier, a dû, sous la direction de Thomas Mulcair, se rapprocher du centre.La vision Harper Les partis de l'opposition reprochent - ce qui n'est pas totalement faux - à M.Harper de n'avoir aucun plan, aucune vision pour le Canada, mais ce dernier tient le cap, résolument, vers son but premier: réduire le fardeau fiscal des Canadiens.Dans ses entrevues de fin d'année, Stephen Harper l'a dit clairement: le retour des surplus permettra à son gouvernement de baisser encore les impôts des contribuables.Parallèlement, les conservateurs continuent de réduire la taille de la machine étatique et de poursuivre le réalignement de la politique étrangère, comme on l'a vu la semaine dernière en Israël.Les priorités économiques et commerciales restent aussi les mêmes, avec, semble-t-il, une détermination plus forte que jamais à « vendre » le pétrole albertain.Ce sujet, aussi, est délicat pour les partis de l'opposition.Dénoncer l'assouplissement des contrôles environnementaux, c'est une chose; donner l'impression de s'opposer au développement économique du pays, c'en est une autre.Il en a fait, du chemin, M.Harper, depuis 2006, et le plus grand défi du NPD et du PLC d'ici octobre 2015 sera de trouver le leur.a Pour joindre notre chroniqueur: vincent.marissal@lapresse.ca Une organisation musulmane menace Harper de poursuites Une organisation musulmane menace de poursuivre en diffamation le premier ministre Stephen Harper et son directeur des communications, reprochant à ce dernier de l\u2019avoir associé à un groupe terroriste.Le Conseil national des musulmans canadiens a entrepris des démarches devant la Cour supérieure de l\u2019Ontario.Il accuse le directeur des communications du premier ministre, Jason MacDonald, d\u2019avoir entaché sa réputation.Le Conseil exige des excuses et une rétractation complète, sans quoi il intentera une poursuite.«Je ne peux pas penser à une allégation plus chargée que d\u2019être associé à un groupe terroriste», a dénoncé le directeur exécutif du Conseil, Ihsaan Gardee.L\u2019organisme s\u2019est récemment retrouvé dans une guerre de mots avec l\u2019entourage du premier ministre à l\u2019occasion de son voyage en Israël.Il s\u2019opposait à la présence dans la délégation canadienne d\u2019un rabbin torontois qui a soutenu des militants antimusulmans aux Etats-Unis.« Nous ne prendrons pas au sérieux les critiques d\u2019une organisation qui a des liens documentés avec une organisation terroriste comme le Hamas», a rétorqué M.MacDonald.Hier, le bureau du premier ministre Stephen Harper a préféré réserver ses commentaires sur l\u2019affaire.«Comme ce dossier fait l\u2019objet d\u2019une procédure judiciaire, nous ne ferons aucun autre commentaire», a indiqué le porte-parole du premier ministre, Carl Vallée.\u2014 Martin Croteau DU 20 JAN AU 9 FEV 2014 \\J I\\J LE HAMPTON; DÉCOUVREZ VOTRE NOUVEAU NID.fait ici* Perez vous offre 40% sur la collection Hampton pour une période limitée.Ainsi que 35% sur sa gamme courante de 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Environnement@USherbrooke.ca f environnement.USherbrooke Soirées d\u2019information : -\tSherbrooke : 4 février 2014,17 h -\tMontréal : 12 février 2014,18 h -\tQuébec : 17 février 2014,18 h FORMATION CONTINUE A TEMPS PARTIEL \u2022\tÀ Longueuil, Gatineau et Baie-Comeau \u2022\tPour les personnes sur le marché du travail Soirées d\u2019information -\tGatineau : 29 janvier 2014,19 h -\tLongueuil : 19 février 2014,18 h 30 1\" au Canada et B au monde au classement international des universités dans le domaine du développement durable, selon le Universités Indonesia Green Metric World University Ranking (WUR).UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE DÉTAILS ET INSCRIPTION USherbrooke.ca/Environnement 819 821-7933 Voir au futur 1 866 821-7933 (sans frais) LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE LA PRESSI «f» RaDio-canaDa ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L\u2019INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L\u2019EXCELLENCE NAÎT DE LEFFORT \t Partenaire de l\u2019excellence\tDO Financière Manuvie Pour votre avenir- https://www.usherbrooke.ca/environnement/seances-dinformation/ LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 29 JANVIER 2014 A11 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Couillard appuie le crucifix, mais évite la Charte PAUL JOURNET SAINT-FÉLICIEN \u2014 Pour que Philippe Couillard parle de laïcité au cours de la prochaine campagne électorale, il faudra lui poser des questions.« Ils ne nous trouveront pas beaucoup sur ce terrain-là», a prévenu hier le chef libéral lors du caucus de pré-session de son parti, à Saint-Félicien.Et si on lui pose une question, il sera laconique.«Notre réponse sera: vous connaissez notre position, elle est là, aujourd'hui on vient parler des emplois», a-t-il annoncé.Deux «modèles de société» s'offriront aux électeurs, croit M.Couillard: les libéraux qui «parlent avant tout d'économie et d'emploi», et les péquistes qui « divisent» avec leur Charte de la laïcité.En fait, le chef libéral ne se gênera pas pour demander au gouvernement péquiste combien d'enseignants, d'éducatrices ou d'infirmières perdraient leur emploi à cause de la Charte.Un projet qui est, selon lui, basé sur une attitude « de peur, de retrait, d'assiégés, comme si le monde entier nous en veut».Il sera seulement moins enthousiaste à défendre sa position sur la laïcité.Selon lui, le port de signes religieux est une « question théorique».Il propose d'interdire le tchador et le voile intégral aux employés en position d'autorité, mais il s'empresse de préciser qu'aucun cas de la sorte n'existe.Selon les sondages, la position péquiste sur la Charte est plus populaire que celle des libéraux, particulièrement chez les francophones.M.Couillard a insisté à Saint-Félicien sur le fait que, contrairement aux péquistes, il veut maintenir le crucifix au Salon bleu.Des députés de région n'ont pas caché leur soulagement à la veille des élections.Les gens dans les circonscriptions rurales « veulent garder leurs symboles», a dit Jean-Paul Diamond, député de Maskinongé.Ses électeurs sont en faveur de la Charte, a-t-il reconnu.« [Le maintien du crucifix] sera important parce que les gens estiment que le crucifix les représente et exprime d'où ils viennent», a renchéri en anglais son collègue Ghislain Bolduc, député de Mégantic.Selon M.Couillard, le dossier de la laïcité est lié à l'économie.« Quand les personnes font des choix d'investissement, il y a des multitudes de facteurs qui entrent en compte », dit-il, comme la taxation, le fardeau administratif et « la façon dont la diversité est gérée ».Pour attirer les investisseurs, il faudrait que la diversité soit « un actif pour la société», et non pas « une source de tensions».Protéger les alumineries M.Couillard se réjouit de l'aide accordée à la société espagnole FerroAtlantica, mais il se demande pourquoi Alcoa ne reçoit pas le même genre de traitement.« Je trouve cela assez particulier.[.] On veut acheter des meubles neufs, mais la maison brûle», dénonce-t-il.À Davos, la première ministre Pauline Marois a accordé un congé fiscal de 10 ans et un rabais sur l'énergie pour attirer au Québec le premier producteur mondial de silicium.Il s'agit d'un investissement de 375 millions de dollars qui créera 300 emplois.Pendant ce temps, il n'y a aucune entente avec Alcoa.L'automne dernier, l'alumine-rie laissait planer la menace de fermeture de ses trois usines au Québec, qui emploient quelque 3300 travailleurs.Le tarif préférentiel dont jouit Alcoa prendra fin l'année prochaine.Elle veut continuer d'en profiter.«On ne négociera pas sur la place publique, mais on est activement sur le dossier», assure la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet.\u2014 Avec La Presse Canadienne Deux «modèles de société» s\u2019offriront aux électeurs au cours de la prochaine campagne électorale, croit Philippe Couillard : les libéraux qui « parlent avant tout d\u2019économie et d\u2019emploi », et les péquistes qui «divisent» avec leur Charte de la laïcité.Manque à gagner plus important que prévu au CHUM PASCALE BRETON Le déficit anticipé du Centre hospitalier de l'Université de Montréal a grimpé à 17,8 millions de dollars, forçant le conseil d'administration à approuver des mesures de redressement immédiates dans l'espoir d'atteindre l'équilibre budgétaire au 31 mars.Réunis en assemblée hier soir, les membres du C.A.ont convenu de revoir la « structure organisationnelle ».Ainsi, l'« ampleur des postes à la direction» sera revue, des dépenses administratives seront réduites, le volume de patients traités dans certains secteurs cliniques - à déterminer - sera révisé à la baisse, les dépenses de recherches seront réduites de 500 000$ et des travaux d'aménagement seront reportés.Une obligation Le CHUM récupérera également la totalité des revenus provenant des stationnements, alors que ces sommes vont généralement dans les coffres de la fondation.L'équilibre budgétaire n'est pas un choix, mais une obligation, a rappelé le directeur général par intérim, Michel Fontaine, en soulignant que c'est la condition à remplir pour avoir une oreille attentive de la part du ministère de la Santé ou de l'Agence.« Au CHUM, on avait une prévision déficitaire assez importante et on a proposé des solutions pour cette année qui sont de nature non récurrente», a-t-il déclaré.Poaur éviter une situation aussi précaire dans les années à venir, des mesures seront proposées au prochain C.A., en février.M.Fontaine, un sous-ministre spécialisé dans le financement, la coordination et le budget, a été mandaté en décembre dernier par le ministre de la Santé, Réjean Hébert, pour assurer l'intérim à la suite du départ du directeur général, Christian Paire, en pleine tourmente.Un plan d\u2019action Le rapport du vérificateur général du Québec, déposé en novembre dernier, a révélé des problèmes de gouvernance, une rémunération excédentaire, des nominations non conformes et un processus d'attribution de contrats de gré à gré qui ne respectait pas les règles.Dans cette foulée, le ministre a exigé un plan d'action de la part du C.A.qu'il a clairement mis sous surveillance en nommant un accompagnateur, le Dr Michel Baron.En décembre, le déficit anticipé du CHUM atteignait déjà 13 millions, ce qui avait fait dire au ministre Hébert qu'il s'agissait d'une « dérive au niveau de la gestion, et c'est inacceptable».0iï©ü0J facebook vés es - Appartements 866 VIEUX-QUEBEC HOTEL POKimOY'AË 1.866.417.2777 FRANCHIR DE NOUVEAUX HORIZONS LES MOTEURS DECARIE 8255, Rue Bougainville, Montreal Tel: 514 334-9910 www.decarie.com LAND ROVER LAVAL 3475, boul.Le Carrefour, Laval Tel: 450 688-1880 www.landroverlaval.com LAND ROVER BROSSARD 9425 boul Taschereau, Brossard TEL: 450 659-5572 www.landroverbrossard.com ©2014JaguarLand Rover Canada ULCRange Rover 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conjointe, Valérie Trierweiler, en publiant un bref communiqué qui avait des odeurs de répudiation.C'était au cours du week-end.La télévision jouait la nouvelle en boucle, multipliant les témoignages d'experts qui se penchaient sur les quelques mots présidentiels qui ont servi à «congédier» Valérie Trierweiler et à mettre fin à la saga qui secoue la France depuis que Closer, un magazine à potins, a publié des photos de Hollande sortant de l'édifice où vit sa maîtresse, l'actrice Julie Gayet.C'est Hollande lui-même qui a appelé la chef du service politique de l'AFP sur son cellulaire samedi pour lui lire son communiqué.« Je fais savoir que j'ai mis fin à la vie commune que je partageais avec Valérie Trierweiler.» Ces quelques mots ont enflammé les Français.Le directeur de recherche de l'Institut d'études politiques de Paris, Daniel Boy, a été surpris par l'attitude «cavalière» de Hollande qui a mis sa conjointe à la porte de L'Élysée.« On est plus proche de la répudiation que de la séparation à l'amiable, dit-il.Hollande a-t-il voulu jouer le rôle du président autoritaire pour répondre aux critiques qui lui reprochent son manque d'autorité?C'était intentionnel ou une simple maladresse ?» Daniel Boy a été soufflé par l'audace du président et son manque de discrétion.« Hollande a été voir sa maîtresse en scooter la nuit.Pouvait-on le joindre quand il était chez Julie Gayet?Un président doit toujours être disponible.» François Hollande n'a pas la dégaine d'un jeune premier.Nicolas Sarkozy, François Mitterrand et Valérie Giscard d'Estaing non plus, pourtant ces hommes ont plu aux femmes, souligne Boy.«Tous ces présidents, peu importe leur physique, ont été des tombeurs.C'est l'attrait du pouvoir.» Valéry Giscard d'Estaing sortait la nuit pour rejoindre ses maîtresses.Les journalistes étaient au courant, ces histoires faisaient le tour des salles de rédaction, pourtant tout le monde se taisait.« Les journalistes n'en parlaient pas parce que ce n'était pas convenable, explique Daniel Boy.Ils n'osaient pas, mais les temps ont changé.La séparation entre la vie publique et la vie privée est de plus en plus ténue avec la présence de tous ces téléphones intelligents qui surveillent de façon permanente les hommes politiques.» Valérie Trierweiler avait un chauffeur et un cabinet composé de cinq personnes.« On évalue les coûts à 400 000 euros par an, précise M.Boy.Avec cette histoire, on est en train de remettre en question le rôle de la première dame.Le problème, c'est qu'il n'y a pas de règle claire.» PHOTO PATRICK KOVARIK, AGENCE FRANCE-PRESSE «Je fais savoir que j\u2019ai mis fin à la vie commune que je partageais avec Valérie Trierweiler.» Ce bref communiqué a suffi au président François Hollande pour mettre un terme à sa relation avec sa conjointe des dernières années.Trierweiler, la mal-aimée des Français Valérie Trierweiler est partie en Inde en pleine tourmente, un voyage prévu depuis longtemps.«Les Français ne l'ont jamais aimée, dit Boy.Elle dégage l'image d'une femme froide et acariâtre, une image qui a été incroyablement exagérée par l'émission Les Guignols, qui a une grande influence en France.» Et Trierweiler, ex-journaliste politique qui a conservé une chronique culturelle à Paris Match, a gaffé.Pendant les élections législatives de 2012, elle a envoyé un tweet encourageant l'adversaire de Ségolène Royal, l ' e x - c o mp a g n e de François Hollande et mère de ses quatre enfants.Ce tweetgate a nui à Valérie Trierweiler qui a été dépeinte comme une « femme jalouse, une mégère insupportable ».Pendant que les Français se passionnent pour les histoires d'alcôve de leur président, le pays va mal, conclut Boy.« Tout cela est dérisoire, la France a tellement de problèmes.Au lieu de parler des affaires amoureuses de Hollande, on devrait plutôt se demander comment se sortir de ce foutu merdier.» Un «grave» problème de sécurité Quand il a vu les photos de François Hollande seul sur son scooter la nuit, sortant discrètement de l'appartement de Julie Gayet, l'ex-patron du GIGN, Phlippe Legorjus, a été scandalisé.Legorjus a dirigé le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), qui s'occupait de la lutte contre le terrorisme et de la protection du président François Mitterrand, de 1985 à 1989.Des photos prises par un paparazzi sans que les services de sécurité soient au courant, un président qui file en douce la nuit.Qui est res- ponsable de ces incroyables failles dans la sécurité, se demande Legorjus: le président qui a imposé des limites à sa surveillance ou les services secrets qui n'ont pas eu « l'autorité naturelle et la force morale » d'encadrer les « envies d'indépendance adolescente » de Hollande ?« Le président, dit-il, doit accepter ces contraintes et être conscient des dangers.S'il n'y arrive pas, c'est extrêmement grave.Ça remet en question son jugement.Si François Hollande veut honorer des jeunes femmes, il n'y a pas de problème, mais il faut d'abord organiser sa sécurité.» Et cette sécurité est impressionnante.« On aurait tout passé au peigne fin: l'édifice de Julie Gayet, ses voisins, les entrées, l'électricité, les téléphones, les façades opposées.Tout, tout, tout.Et on aurait laissé un garde près de l'entrée.Le chef de la sécurité aurait dû dire au président: \"Pas de problème pour aller chez Mme Gayet, mais attendez trois jours, le temps de mettre en place un dispositif.\" Il ne faut pas se laisser déstabiliser par les envies présidentielles.» «Aux États-Unis, le président est protégé, qu'il le veuille ou non, poursuit M.Legorjus.En France, c'est plus compliqué.La psychologie du président constitue un élément-clé de l'évaluation des risques.Avec Hollande, il n'y a pas eu un problème technique d'hommes, d'armes ou de véhicules, mais un problème de relation entre lui et les services chargés d'assurer sa sécurité.» « On ne rigole pas avec la sécurité.On vit dans un monde où la menace est réelle et permanente.Il faut faire extrêmement attention.La sécurité d'un président doit se faire à 100%, 24 heures sur 24.» « Tout cela est dérisoire, la France a tellement de problèmes.Au lieu de parler des affaires amoureuses de Hollande, on devrait plutôt se demander comment se sortir de ce foutu merdier.» \u2014 Daniel Boy, directeur de recherche de l\u2019Institut d\u2019études politiques de Paris MICHÈLE OUIMET PARIS \t\t\t\t it M\tiL\tL, J\tV i f U r A\t Vent Ü PLACE VERSAILLES PRÈS DE VOUS PLUS DE 225 COMMERÇANTS INCLUANT WINNERS HOMESENSE, TARGET, BUREAU EN GROS et MAXI Tunnel Lafontaine et rue Sherbrooke Est r f u VJ AUJOURD\u2019HUI DANS PAUSE BEAUTÉ \tB \t LA COUPE BOB SANS CISEAUX DUCHESSES 2.0 au Carnaval, dans une version revue et corrigée.LA FOSSE AUX MOUILLETTES Disponible dans l'App Store iPad est une marque de commerce d\u2019Apple Inc., déposée aux États-Unis et dans d\u2019autres pays.App Store est une marque de service d\u2019Apple Inc.LA PRESSE I LaPressePlus.ca LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 29 JANVIER 2014 A13 .MONDE DISCOURS SUR L'ÉTAT DE LUNION\t___________ Obama en guerre les inégalités PHOTO LARRY DOWNING, AGENCE FRANCE-PRESSE « Donnez une augmentation à l\u2019Amérique», a lancé le président des Etats-Unis, Barack Obama.Barack contre RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE \u2022 ¦\u2019«!» NEW YORK \u2014 De la tribune même où Lyndon Johnson a lancé sa « guerre contre la pauvreté », il y a 50 ans, Barack Obama a hier soir appelé le Congrès américain à « une année d'action » pour inverser la progression des inégalités économiques aux États-Unis Prenant la parole à l'occasion du traditionnel discours sur l'état de l'Union, le président démocrate a assorti son appel d'un avertissement : si le Congrès continue à lui faire obstacle, il agira par décret pour atteindre ses objectifs en matière d'emploi, d'environnement et de retraite, entre autres.« Ce qui à mon avis unit les gens dans ce pays [.], c'est la croyance simple et profonde en l'idée de la possibilité pour tous de réussir.J'ai hâte de travailler avec vous tous », a déclaré le chef de la Maison-Blanche en s'adressant aux deux Chambres du Congrès, où plusieurs de ses propositions ont échoué au cours des dernières années.« Mais les États-Unis ne restent pas immobiles, et moi non plus.Aussi, quand je pourrai prendre des mesures sans passer par la voie législative pour améliorer les chances de réussir pour un nombre accru de familles américaines, c'est ce que je ferai.» Barack Obama a annoncé la première de ces mesures : une augmentation du salaire minimum pour les quelque 250 000 nouveaux contractuels de l'État fédéral, à 10,10$.Il a exhorté le Congrès à étendre cette hausse à l'échelle du pays.Le salaire minimum fédéral s'élève aujourd'hui à 7,25$.«Donnez une augmentation à l'Amérique ! », a lancé le président sur un ton énergique.« Si vous cuisinez pour nos troupes, si vous lavez leur vaisselle, vous ne devriez pas être contraints de vivre dans la pauvreté.» Enjeux électoraux Le discours de Barack Obama ne devait pas seulement servir à relancer sa présidence, minée l'an dernier par les ratés d'une réforme de la santé dont il a défendu les bienfaits hier soir.Il devait aussi définir les enjeux majeurs des élections de mi-mandat, qui renouvelleront en novembre l'ensemble de la Chambre des représentants et le tiers du Sénat.Le président s'est félicité du «taux de chômage le plus bas depuis cinq ans » et d'un « marché de l'immobilier en train de rebondir».« Les États-Unis sont mieux placés pour le XXIe siècle que tout autre pays sur Terre », a-t-il dit.Ascenseur social en panne Mais il a déploré l'accroissement des inégalités, ces 30 dernières années aux États-Unis.« Les salaires moyens ont à peine évolué, a-t-il dit.Les inégalités se sont creusées.L'ascenseur social est tombé en panne.La vérité, pure et simple, est que même en pleine reprise, trop d'Américains travaillent plus dur qu'avant juste pour joindre les deux bouts, et je ne parle pas de progresser.Et trop d'entre eux ne travaillent pas du tout.Notre travail est d'inverser cette tendance», a-t-il ajouté.Le président ne s'est pas étendu longuement sur les questions internationales.Il a notamment défendu sa politique vis-à-vis de l'Iran, affirmant qu'il opposerait son veto à toute nouvelle sanction contre Téhéran.Cathy McMorris Rodgers, représentante de l'État de Washington, a donné la réplique officielle du Parti républicain au discours sur l'état de l'Union.Elle a notamment critiqué la réforme de la santé du président.« Nous avons parlé à trop de personnes qui ont été informées de la résiliation de leur police d'assurance maladie ou qui ne peuvent plus voir leur médecin habituel », a-t-elle dit.LES MESSAGES DE MICHELLE NEW YORK - Barack Obama n\u2019aura pas été le seul membre de sa famille à s\u2019adresser aux Américains hier soir à l\u2019occasion du discours sur l\u2019état de l\u2019Union.Sa femme Michelle l\u2019a également fait, sans toutefois avoir à prendre la parole.Comme le veut la tradition, Michelle Obama a envoyé ses propres messages en s\u2019entourant d\u2019un groupe d\u2019Américains exemplaires ou emblématiques.Se trouvaient parmi eux deux rescapés des attentats de Boston en 2013 : Jeff Bauman, qui a perdu ses deux jambes, et Carlos Arredondo, qui la secouru.La première dame a également convié auprès d\u2019elle le basketteur de la NBA Jason Collins, qui est devenu lan dernier le premier joueur d\u2019un sport d\u2019équipe majeur aux États-Unis à déclarer ouvertement son homosexualité.Étaient également présents Gary Bird, chef des pompiers de Moore, ville d\u2019Oklahoma dévastée par une tornade qui a tué 25 personnes en mai 2013, et Kathy Hollowell-Makle, désignée enseignante de lannée 2013, qui travaille dans une école de Washington.\u2014 Richard Hétu, collaboration spéciale PHOTO GARY CAMERON, REUTERS Michelle Obama donne l\u2019accolade au sergent Cory Remsburg, blessé au combat en Afghanistan.f Kl novembre VOUS DÉSIREZ VOUS PORTER CANDIDAT AUX ÉLECTIONS SCOLAIRES?Toute personne qui: \u2022\ta le droit d'être inscrite sur la liste électorale de la commission scolaire où elle compte se présenter; \u2022\tet qui, à la date du scrutin, a son domicile sur le territoire de cette commission scolaire depuis au moins six mois; peut se porter candidate aux élections scolaires du 2 novembre 2014 à l'un des postes de commissaire ou au poste de président.NOUVEAUTÉ! Pour la première fois, il est possible d'être candidat à la présidence de la commission scolaire.VOUS PRÉVOYEZ EFFECTUER DES DÉPENSES, RECUEILLIR DES CONTRIBUTIONS OU CONTRACTER DES EMPRUNTS POUR AIDER VOTRE CANDIDATURE?Vous devez faire une demande d'autorisation auprès du président d'élection de la commission scolaire.Cette demande peut se faire dès maintenant.LA DÉMOCRATIE, C'EST L'AFFAIRE DE TOUS ! Afin d'assurer une représentation plus équitable et un débat démocratique enrichi, le Directeur général des élections invite les femmes et les jeunes à prendre une place plus importante sur la scène politique scolaire.Pour plus d'information: \u2022\tCommuniquez avec le président d'élection de votre commission scolaire.\u2022\tCommuniquez avec notre Centre de renseignements au 1888 ÉLECTION (1888 353-2846).\u2022\tVisitez-nous au electionsquebec.qc.ca \u2022\tÉcrivez-nous à info@electionsquebec.qc.ca ATS Les personnessourdes ou malentendantes peuvent composer sans frais le 1 800 537-0644.LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Chaque fois, c'est la démocratie qui gagne ANDRÉ SAUVÉ Porte-parole bénévole LE PLAISIR D'AIDER, ÇA S'ATTRAPE OXFAM.QC.CA/ JESUISCONTAGIEUX FAITES PARTIE DU MOUVEMENT! 0XFAM Québec Photo : Alexandre Bélair/Oxfam-Québec Notre programme d'engagement du public est financé par Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada. A14 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 29 JANVIER 2014 DÉBATS André Desmarais > Président du conseil d administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Mario Girard > Directeur principal de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef ÉDITORIAUX Un peu de sérieux ! ARIANE KROL akrol@lapresse.ca Y aura-t-il une enquête publique du coroner sur le désastre de L'Isle-Verte?Qu'on se pose encore la question dépasse l'entendement.C'est pourtant ce que font les différents ministres interpellés depuis près d'une semaine.C'est trop tôt, il faut attendre l'enquête policière, nous répète-t-on.Attendre quoi?Ou bien quelque chose a fait défaut dans la prévention ou la réaction au feu qui s'est déclaré à la Résidence Pourquoi les pouvoirs publics s\u2019entêtent-ils à sous-estimer la vulnérabilité de cette clientèle ?du Havre.Ou bien tout a été exemplaire, et ce sont ces exigences qui sont insuffisantes.Dans un cas comme dans l'autre, on ne peut pas en rester là.Qu'un appareil défectueux ou un tissu brûlé par une cigarette s'enflamme, c'est toujours possible.Mais quand un incident de cette nature, ou un autre facteur non criminel, entraîne la perte de 32 personnes, il faut se poser des questions.On n'a pas le droit de traiter un tel événement comme un malheureux hasard.Nous ne doutons pas de la qualité de l'enquête de la Sûreté du Québec.Ni de celle menée par le Bureau du coroner.Dans les circonstances, toutefois, ce n'est pas assez.On ne va quand même pas se contenter de «prendre acte des recommandations», pour reprendre l'expression peu compromettante consacrée, et passer à un autre appel.Cela s'est déjà produit avec trop de rapports de coroners sur des incendies dans des résidences pour personnes âgées.Si certains éléments ont été intégrés à la réglementation ou aux façons de faire, d'autres continuent d'être ignorés.C'est le cas des fameux gicleurs, qui n'ont pas seulement fait l'objet de recommandations : leur contribution a été signalée dans plusieurs cas où le feu a été contenu dans un seul logement.Pourtant, on n'a jamais envisagé sérieusement de les rendre obligatoires dans les résidences existantes.Pis, on trouve normal qu'il s'en bâtisse de nouvelles sans cet équipement, et ce, jusqu'à trois étages de haut.La Régie du bâtiment, dont la nouvelle mouture du Code de construction est attendue cette année, n'a pas encore décidé si les gicleurs deviendront la norme dans nos résidences pour aînés.En Ontario, c'est le cas depuis 16 ans.Pourquoi les pouvoirs publics s'entêtent-ils à sous-estimer la vulnérabilité de cette clientèle?Un projet de règlement, glissé en douce dans la Gazette officielle du 27 décembre dernier, supprime l'obligation d'avoir un membre du personnel en tout temps dans les résidences de moins de 50 logements destinées aux personnes âgées autonomes.Le terme « autonome », rappe-lons-le, ne nous dit rien sur la capacité des locataires à se déplacer sans aide.Il désigne le niveau de services offert par la résidence, qui peut aussi héberger des personnes recevant de l'assistance personnelle ou des soins infirmiers.C'est inquiétant.Une enquête publique ne garantit pas que les failles ayant coûté la vie à plus de 60 % des locataires de la Résidence du Havre seront toutes corrigées.Mais les ignorer deviendra drôlement plus gênant.Une pause électorale francois.cardinal@lapresse.ca Si des élections sont déclenchées à Québec, la commission Charbonneau doit-elle prendre une pause?La réponse de la Commission est catégorique : non.« Nous avons un agenda et nous le suivons.Une élection n'y changerait rien», selon le porte-parole, Richard Bourdon.Soit.Mais la question mérite néanmoins d'être poussée plus loin.Et jamais le moment n'a été aussi opportun qu'au lendemain du dépôt du rapport d'étape, avant que le tourbillon électoral s'élève.Entendons-nous, la Commission est souveraine.Il n'est pas question d'une intervention gouvernementale.Plutôt, il y a lieu de se demander si les commissaires ne devraient pas d'eux-mêmes interrompre les audiences publiques durant les 35 jours d'une éventuelle élection.Certes, la Commission est apolitique.Elle doit donc se tenir loin de toute décision qui donne l'impression contraire.Mais poursuivre les travaux comme si de rien n'était pourrait, justement, plonger la Commission dans l'arène politique et miner, par le fait même, son intégrité.« La Commission veut certainement éviter de suggérer qu'elle se soucie des conséquences politiques de ses travaux, souligne le professeur de droit Charles-Maxime Panaccio, mais en même temps, il peut être souhaitable d'empêcher que ces travaux fassent partie de la campagne.» Sauf erreur, il n'y a pas de précédent en la matière.La Commission a maintenu ses travaux lors des élections municipales de novembre dernier.Mais reconnaissons que nous serions devant un cas de figure particulier si des élections étaient déclenchées prochainement: les deux principaux partis auraient autant de risques d'être éclaboussés par des témoignages.au gré du hasard des travaux.Or ce côté aléatoire pourrait bien compromettre le processus électoral, d'autant qu'il est difficile en campagne d'examiner sereinement les deux côtés de la médaille.Cela donnerait en outre un immense pouvoir d'interférence aux témoins, dont on n'entend souvent la réplique que des semaines plus tard.Rappelons d'ailleurs que l'ouverture d'une enquête de la GRC sur le PLC en pleine campagne électorale avait été fortement critiquée en 2005.Pour préserver l'intégrité de la Commission, on pourrait être tenté de miser sur une prudence accrue des procureurs le temps des élections plutôt que sur une pause.Mais une telle option pourrait s'avérer plus risquée encore, la prudence pouvant elle-même nuire à l'indépendance des travaux.Éviter de nommer un chef ou un autre durant les élections reviendrait à les protéger par la bande et, ainsi, à retenir de l'information précieuse.Quant à la pression qu'exercerait une suspension des travaux sur le calendrier de la Commission, elle serait minime.Retrancher 35 jours à un mandat qui vient d'être prolongé de 18 mois, un délai jugé « très long » par le ministre de la Justice, serait loin d'être un crime de lèse-justice, surtout qu'une pause des audiences n'empêcherait pas le travail de se poursuivre en coulisses.Une interruption des travaux permettrait de protéger non pas un parti ou un autre, mais bien le processus démocratique.FRANÇOIS CARDINAL COUILLARD SORT SON ARME SECRÈTE DROITS RÉSERVÉS/serge.chapleau@lapresse.ca DEBATS@LAPRESSE.CA Lucian Bute, mon héros Il y a dix jours, mon compatriote Lucian Bute s'est fait battre par Jean Pascal.Il y a dix ans, au début de 2004, alors qu'il ne parlait presque pas français et que personne ne le connaissait à Montréal, je l'ai rencontré au sein de la communauté roumaine.Peu après, il s'est fait connaître et il est devenu un grand champion du monde.Depuis, chaque fois que les journaux parlent de lui, je garde les articles.J'ignore encore s'il reviendra ou non sur le ring, mais, quelle que soit sa décision, Lucian Bute restera mon héros, ma fierté roumaine.À l'exemple de Nadia Comaneci, il a prouvé au monde entier que la Roumanie peut donner de grands athlètes, de grandes personnalités sportives.Sa gentillesse, sa générosité, sa personnalité, sa modestie, je ne les oublierai jamais.Marian Costache, Montréal L\u2019Ukraine au bord de la guérilla?En ce moment se jouent à Kiev de sombres affaires.L'opposition et le président Yanoukovitch tentent de trouver une solution, alors que les opposants investissent des édifices gouvernementaux et que l'on hausse les barricades.L'Ukraine peut régler ses problèmes.Depuis vingt ans, les institutions sont indépendantes de Moscou et ses citoyens se sont habitués à leur liberté d'expression.L'Ukraine mérite notre soutien explicite.Ottawa doit réclamer le rappel des policiers et forces spéciales ukrainiennes dans les casernes et encourager le gouvernement ukrainien sur la voie du dialogue démocratique avec l'opposition, de bonne foi.La pression doit baisser.Francine Boulet, ex-journaliste indépendante à Kiev, Inverness, Québec Fumer dehors à 80 ans Ce qui s'est produit à L'Isle-Verte est atroce, on ne le dira jamais assez.Cependant, un aspect n'a jamais été mentionné.Bien que la cigarette soit nocive, certaines personnes qui vivent dans des résidences pour aînés fument depuis plusieurs décennies.Est-il normal qu'un homme de plus de 80 ans soit obligé de sortir fumer à l'extérieur à - 30, à 23h?On parle de gicleurs, de personnel supplémentaire, etc., mais jamais on n'a parlé d'y installer des fumoirs munis de gicleurs, pourvus d'une aération adéquate, construits avec des matériaux ininflammables.Je suis non-fumeuse.Louise Héneault, Saint-Augustin-de-Desmaures Les travailleurs floués Dans le vent glacial de la semaine dernière, en passant à côté du chantier près de mon bureau, j'ai croisé les travailleurs de la construction, à l'œuvre, par - 20 degrés.Je me suis demandé ce que les photos de leur ancien président, Jean Lavallée, que l'on voit en bedaine sur le Touch ou se faisant crémer par son ami entrepreneur et ses partenaires, pouvaient leur inspirer.Certains de ces travailleurs de la construction pourraient-ils avoir le sentiment de s'être fait, un tout petit peu, flouer, par «Johnny» ?Ont-ils l'impression que « Johnny» avait plus à cœur ses voyages, toutes dépenses payées, que la cause véritable du syndicalisme?Serge Bourassa, La Prairie Contradictoire Dans le cahier Affaires de La Presse du samedi 25 janvier, on peut lire dans la même page deux articles qui semblent contradictoires, voire gênants, pour la compagnie Air Transat.Dans le premier, on peut lire que le PDG a reçu un bonus de 900 000$ afin de souligner ses « efforts dans l'atteinte et le dépassement des objectifs financiers».Cinq autres cadres ont également eu droit à d'importantes hausses de leur rémunération parce que Transat « a dépassé sa cible de bénéfice net ajusté».Dans l'article suivant, on peut lire qu'Air Transat impose un supplément de 35$ aux voyageurs pour « permettre à l'entreprise de conserver ses marges, qui sont déjà très minces».Si j'étais cadre de cette entreprise, je me sentirais mal à l'aise.Robert Landry, Saint-Lazare L\u2019acharnement Des questions méritent d'être posées sur l'orientation des travaux de la commission Charbonneau.Cette commission a été instituée pour faire la lumière sur l'industrie de la construction.Elle fait actuellement le procès d'une banque appartenant à des travailleurs, qui a toujours rapporté gros, tant à ses actionnaires qu'à l'économie du Québec.Pourquoi s'acharner à ce point sur ses dirigeants ?Parce qu'elle a été infiltrée par un entrepreneur prospère et véreux et quelques membres de la mafia?S'il fallait le faire pour toutes les banques.Pourquoi épargner les dirigeants de la Caisse de dépôt, le ministère des Transports ou les firmes de génie qui, clés en main, faisaient la pluie et le beau temps?Son but n'est-il pas de démanteler les réseaux de collusion et de copinage entre pouvoirs publics et entrepreneurs?En quoi le Fonds de solidarité est-il vraiment concerné?Il prête de l'argent! Toutes ces questions pourraient être à l'origine de la mauvaise humeur de l'exprésident de la FTQ.Jacques Lamarche, Sainte-Geneviève-de-Batiscan PRESSE LAQUESTIONDUJOUR Selon l\u2019ancien président de la FTQ, Michel Arsenault, le Fonds de solidarité FTQ est un «joyau dans l\u2019économie québécoise».Partagez-vous cette opinion?Oui>48% Non > 52% Résultats à19h25, hier>12159 répondants POURNOUSJOINDRÉ La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québe VOUS AVEZUNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\t\t\tc) H2Y1K9 VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?Écrivez-nous à debats@lapresse.ca\t RÉDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca\tABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement\t\t\tPUBLICITÉ 514.285.6931 PETITESANNONCES 514.987.8363 ou 1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca\t\tDÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca\t\tCARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est impriméàTranscontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.GuyCrevier.Président et éditeur. LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 29 JANVIER 2014 A15 À BIEN Y PENSER Ai-je bien lu?Le maire de Montréal va apprendre aux autorités haïtiennes comment bien gérer leurs fonds publics.Je n\u2019ai rien contre le maire Coderre, du moins pour l\u2019instant, mais voir un représentant de la Ville faire la leçon aux autres sur comment gérer les taxes des citoyens, c\u2019est un peu fort! \u2014 André Bordeleau, Kirkland DEBATS Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ALAIN DUBUC COLLABORATION SPÉCIALE adubuc@lapresse.ca Depuis que le gouvernement Marois a déposé son projet de charte des valeurs, on savait que celui-ci comportait une faiblesse, et c'est la difficulté de concilier une conception assez rigide de la laïcité avec les hésitations à retirer carrément le crucifix de l'Assemblée nationale.L'aveu du ministre responsable du dossier, Bernard Drainville, que le crucifix faisait encore l'objet de discussions au gouvernement et l'idée de laisser cette décision aux députés de l'Assemblée nationale constituait le talon d'Achille du projet de charte.Peut-on, à la fois, défendre le principe de la laïcité de l'État avec tant de vigueur qu'on est prêt à congédier une éducatrice de garderie qui voudrait porter des signes extérieurs de son engagement religieux et accepter que les députés de la «chambre de la race» discutent de l'avenir de la nation sous le regard bienveillant d'un Christ cloué sur sa croix?Philippe Couillard a donc fait un calcul sans doute habile en affirmant cette semaine que les libéraux, eux, laisseraient le crucifix sur le mur de l'Assemblée nationale.Une façon de tourner le fer dans la plaie, d'insister sur une contradiction du discours péquiste, tout en envoyant un message qui pourrait peut-être séduire l'électorat francophone, encore attaché au catholicisme, surtout en région.Mais il est clair qu'un tel calcul relève de la petite politique.Cela montre, encore une fois, à quel point il a été désastreux qu'une question aussi délicate que les rapports de la société avec certaines de ses minorités ait été transformée en enjeu partisan.Il a été désastreux qu\u2019une question aussi délicate que les rapports de la société avec certaines de ses minorités ait été transformée en enjeu partisan.La manœuvre libérale met aussi en relief l'aspect malsain de ce débat, dont le but premier est d'interdire en certains lieux le voile islamique, où l'on a tenté de séduire autour d'un même projet deux clientèles aux objectifs mutuellement incompatibles: ceux qui veulent affirmer la laïcité de l'État et l'égalité hommes-femmes, et ceux qui cherchent plutôt à protéger leur identité catholique.Techniquement, toutefois, la position libérale, même si elle est opportuniste, a au moins le mérite de la cohérence.Comme les libéraux ne militent pas pour une laïcité mur-à-mur et qu'ils ne veulent pas empêcher les employés de l'État, dans la plupart des cas, d'afficher des symboles de leur appartenance religieuse, il n'y a rien d'illogique à ce qu'ils permettent à une majorité catholique d'afficher elle aussi ses propres symboles.Il se dégage un consensus assez fort autour du fait que, même laïque, le Québec doit conserver les témoins de son passé religieux.Le catholicisme a très fortement imprégné l'histoire du Québec, façonné sa géographie - par la toponymie -, son aménagement - les paroisses, la croix du mont Royal, les clochers des églises -, sa langue - ne serait-ce que par les jurons -, les jours fériés et les rituels collectifs - de Noël à la Saint-Jean.Ce passé n'a pas seulement légué un patrimoine, il a aussi contribué, avec les traditions protestante, orthodoxe et juive, à définir nos références communes et nos valeurs.Cela fait partie du bagage que propose la société d'accueil et dont les nouveaux venus doivent tenir compte dans leur processus d'intégration.L'asepsie culturelle n'est pas une solution.Est-ce que ça justifie le maintien du crucifix sur le mur de l'Assemblée nationale?Non.Pas au nom de la laïcité, au nom de la modernité.La tradition catholique elle-même a changé: on ne «mange plus maigre» le vendredi, on ne récite plus le chapelet à CKAC.On ne devrait pas davantage maintenir un objet qui incarne moins notre patrimoine religieux que les derniers sursauts de bondieuserie de la période sombre du duplessisme.Quand il serait si simple de le sortir de l'enceinte de l'Assemblée nationale pour lui trouver une place sur un mur de l'Hôtel du Parlement.PHOTO LAETITIA DECONINCK, ARCHIVES LE SOLEIL L\u2019auteur appelle à une plus grande ouverture au travail journalistique de la part des élus municipaux et provinciaux.La issez-nous faire notre travai Les élus ne doivent pas entraver le droit à l\u2019information des citoyens PIERRE CRAIG Lauteur est président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.«Tu enlèves ça de là s'il te plaît.» Le ton est intransigeant.«.enlève ça de là.».«.c'est admis de m'interviewer, mais c'est pas admis de prendre tous les propos qui vont être dits durant l'assemblée.» Le nouveau maire de Saint-Lambert s'adresse à un journaliste qui veut poser son micro sur le bureau du conseil municipal pour enregistrer la séance du lundi 20 janvier dernier.Le même soir, à Candiac, un journaliste prend des photos du conseil municipal.Le maire lui interdit de le faire.Mais, devant les protestations, il promet de les autoriser lors des prochains conseils.Plus tôt dans la journée, à Québec cette fois, le maire Régis Labeaume a décidé de punir les journalistes arrivés deux minutes trop tard à son bureau pour le briefing qui précède la séance du conseil.Ces journalistes finissaient d'interroger le chef de l'opposition.Le maire leur ferme la porte au nez.Des exceptions, croyez-vous?Non.Le 15 janvier, à Mont-Saint-Pierre, en Gaspésie, la mairesse ordonne à un caméraman qui filme la séance du conseil de ranger sa caméra.En décembre, à Val-d'Or, le maire sortant préside son dernier conseil régional des maires de la Vallée-de-l'Or.En parlant d'un jeune journaliste de 22 ans auteur d'un article qui lui a déplu et qui est présent dans la salle, il dit: «.ça ne me dérangerait pas de mettre ma main sur la gueule de ces journalistes-là.» Plusieurs des maires présents rient grassement.À Saguenay, le maire traite les journalistes de « pas bons » et leur reproche de jouer le rôle de l'opposition.Il y a quelques années, il avait proféré de telles menaces à l'endroit d'un journaliste que celui-ci craignait de perdre son emploi.Et que dire du chantage fait par certains élus qui menacent les journaux locaux trop curieux de cesser de publier des avis publics dans leurs pages ?Je pourrais continuer longtemps.À travers ces journalistes qu'on intimide, c'est nous, citoyens de ces villes, qu'on méprise.À travers ces journalistes dont on entrave le travail, c'est notre droit d'être informés des affaires de nos villes qu'on nie.Avons-nous les moyens d'être tenus dans l'ignorance de ce que font nos élus avec notre argent?Rappelons-nous ces mots adressés par l'ex-maire de Laval, accusé de gangstérisme, à une jeune candidate à la dernière élection: «.écoute bien là.la réalité c'est qu'il y a déjà un autre système.» Voulons-nous continuer d'engraisser les corrupteurs, les « collusionneurs », les voleurs de fonds publics?En avons-nous assez de l'argent caché dans les bas de ces bandits, des « Monsieur 3 % » et des voyages dans le sud payés par des entrepreneurs aux fonctionnaires de nos villes?Si nous répondons oui, nous devons, par tous les moyens, aider les journalistes à faire leur travail.Parce que sans les journalistes, la commission Charbonneau n'existerait pas et la commission Gomery, avant elle, n'aurait jamais eu lieu.J'ai la profonde conviction que de très nombreux maires et conseillers des villes du Québec ont comme valeur première de servir leurs concitoyens.Pensons à la mairesse de Lac-Mégantic.Mais, dans beaucoup d'autres villes du Québec, des élus n'ont rien compris au caractère démocratique de leur fonction et se comportent comme les patrons d'une entre- prise privée.Selon certains maires, les journalistes n'ont pas à se mêler de leurs affaires.La Fédération professionnelle des journalistes du Québec lance aujourd'hui un appel pressant aux mairesses et maires du Québec, à la première ministre, Pauline Marois, au ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, au chef de l'opposition, Philippe Couillard, au chef de la seconde opposition, François Legault, et à la porte-parole de Québec solidaire, Françoise David.Au nom de tout ce que nous considérons collectivement comme sacré, prenez tous les moyens, y compris législatifs, pour permettre aux journalistes du Québec de jouer leur rôle: celui de sentinelles de la démocratie.À travers ces journalistes qu\u2019on intimide, c\u2019est nous, citoyens de ces villes, qu\u2019on méprise.À travers ces journalistes dont on entrave le travail, c\u2019est notre droit d\u2019être informés des affaires de nos villes qu\u2019on nie.Avons-nous les moyens d\u2019être tenus dans l\u2019ignorance de ce que font nos élus avec notre argent?COLLUSION DANS LA CONSTRUCTION Au-delà de l\u2019indignation ÉRIC DUHAIME Lauteur est animateur à CHOI Radio X 91,9 et auteur de l\u2019essai Libérez-nous des syndicats !.Pendant que les Québécois se scandalisent, à juste titre, de ce qu'ils entendent quotidiennement à la commission Charbonneau, aucun élu n'avance encore de solutions constructives pour sortir le Québec de ce système mafieux.Nos politiciens sont pourtant vites à proposer des solutions comme imposer des gicleurs à toutes les résidences pour personnes âgées au lendemain d'une tragédie, avant même de connaître les causes exactes du drame.Ou encore, interdire les signes religieux ostentatoires aux fonctionnaires, sans avoir répertorié un seul cas problématique.Comment donc expliquer une telle omertà de la part de nos hyperactifs à l'Assemblée nationale, toujours habituellement prêts à s'imposer comme défenseurs de la veuve et de l'orphelin?Quarante ans après la commission Cliche, les mêmes rackets entre le crime organisé et les syndicats sont révélés au grand jour.Les noms ont changé, le système est resté.Pire, la FTQ s'est depuis dotée d'un Fonds de solidarité avec un actif de 10 milliards dont profitent la mafia ou des Hells Angels.Et plus inquiétant encore, les liens entre le parti au pouvoir et la FTQ semblent plus incestueux que jamais.La principale différence entre le Québec et les législations voisines, c'est justement que les lois québécoises octroient beaucoup plus de privilèges aux organisations syndicales.Nulle part en Amérique, sauf au Québec, où on oblige TOUS les travailleurs de la construction à payer des cotisations à un des cinq syndicats reconnus.Comment expliquer une telle omertà de la part de nos élus, toujours habituellement prêts à s\u2019imposer comme défenseurs de la veuve et de l\u2019orphelin?La toute première réforme qui s'impose serait certes d'abolir ce monopole syndical sur la main-d'œuvre pour redonner la liberté d'association à nos travailleurs, telle que prévue par nos chartes des droits.On obligerait ainsi les syndicats à mériter l'adhésion de chacun de leurs membres.Malheureusement, aucun des quatre partis représentés à l'Assemblée nationale n'ose défendre les gars sur nos chantiers.Comme si les Rambo de la FTQ ou de l'International intimidaient chacun de nos 125 élus.En privé, plusieurs reconnaissent qu'il s'agit de la chose à faire, mais, en public, ils sont tous muets comme des carpes.De quoi ou de qui ont-ils peur?Du riche lobby syndical qui empoisonnerait leur prochaine campagne électorale ?Pas un seul député n'a même appuyé le syndicaliste et sonneur d'alarme Ken Pereira, qui réclame la mise sous tutelle de la FTQ-Construction.Quant au Fonds de solidarité, encore là, aucun député n'a le courage de saluer la décision du gouvernement fédéral d'éliminer le crédit d'impôt de 15 % dont profite ce type de fonds et, encore moins, de proposer d'abolir le crédit de 15 % toujours octroyé par le gouvernement québécois.Seul le chef de la CAQ, François Legault, suggère une timide forme d'indépendance entre le Fonds de solidarité et la FTQ.C'est bien beau et légitime d'être dégoûté par les témoignages de Jean Lavallée ou de Michel Arsenault devant la juge France Charbonneau.Mais il faudra un jour qu'un élu brise la loi du silence et ait le courage de proposer une solution durable au problème endémique de la corruption et de la collusion dans l'industrie de la construction.Sinon, l'actuelle commission d'enquête n'aura été qu'un vaste subterfuge. A16 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 29 JANVIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn DEBATS CHARTE DES VALEURS La vraie question ROBERT LECKEY L\u2019auteur enseigne le droit constitutionnel à l\u2019Université McGill.Alimentées par les sondages, les rumeurs nous assurent que nous nous dirigeons vers une élection printanière, voire hivernale.L'économie étant reléguée au second rang, l'élection sera un référendum sur la Charte de la laïcité.Il est temps de préciser la question sur laquelle portera cette élection référendaire.À cette fin, mettons de côté plusieurs questions qui, quoique importantes, ne méritent pas pour diverses raisons d'être au cœur d'une éventuelle élection.L'État québécois doit-il être laïque?Doit-on protéger l'égalité homme-femme?Est-il souhaitable que les nouveaux arrivants intègrent la société québécoise?Un consensus semble se dégager sur ces enjeux.Est-il juste, au Québec, de congédier des employés de l\u2019État, autrement compétents et efficaces, pour le simple port de symboles religieux?Le projet de charte contrevient-il aux droits fondamentaux protégés par la Charte québécoise des droits de la personne et par la Charte canadienne des droits et libertés?Cette question juridique est pertinente, mais une élection se tiendra forcément sur une question de nature plus politique.De toute manière, les clauses nonobstant laissent à nos élus la possibilité de légiférer en dépit des droits fondamentaux s'ils en décident ainsi.La question cruciale est la suivante: est-il juste, au Québec, de congédier des employés de l'État, autrement compétents et efficaces, pour le simple port de symboles religieux?Certes, le projet de loi 60 n'en parle pas sans ambages.N'empêche que cette question se dégage inéluctablement d'une lecture attentive du texte.D'abord, le texte énonce la restriction relative au port d'un signe religieux.Ensuite, il dit que cette disposition est réputée faire partie intégrante des conditions de travail des personnes visées.Enfin, il prévoit l'imposition de mesures disciplinaires aux suites de manquements à la restriction.Dans le milieu de travail, un manquement répété et soutenu aux obligations faisant partie intégrante des conditions de travail mène éventuellement au congédiement.Est-ce que le port de symboles religieux est incompatible avec un emploi gouvernemental, lorsqu'il n'est accompagné d'aucun autre signe ou geste donnant lieu à la crainte de partialité ou de déloyauté d'un employé ?Est-il équivalent aux autres types de manquements graves aux obligations du contrat de travail ?Écartons le fait que certains employés de l'État modifieront leur conduite afin de se conformer à l'éventuelle charte.D'autres ne le feront pas.Ce sont ces derniers qui seront affectés par la Charte et qui risqueront de perdre leur emploi.Admettons que les conditions de travail peuvent être modifiées.Par exemple, les pratiques en matière de sécurité ou d'hygiène peuvent changer fréquemment pendant la carrière d'un employé de l'État comme un infirmier ou une infirmière.Le refus obstiné de se conformer à de nouvelles exigences peut mener au congédiement.Dans quelle mesure convient-il de transplanter cette réalité du milieu de travail à la Charte de la laïcité ?Normalement, les pratiques demandées aux employés, dont les infirmiers et infirmières, sont basées sur des données scientifiques.De plus, l'imposition de nouvelles normes est le résultat d'une analyse coûts-bénéfices.Dans le cas de la Charte, aucune étude scientifique n'appuie les nouvelles conditions de travail proposées.Le gouvernement n'a pas non plus révélé la moindre analyse des effets prévisibles de l'application du projet à sa main-d'œuvre.En outre, la Charte transformera en faute grave un comportement qualifié jusqu'ici d'exercice d'une liberté fondamentale.Les conditions sociales se sont-elles transformées au point de justifier ce changement radical dans nos politiques de travail?Surmontons la distraction des faux débats et concentrons-nous sur la question concrète.Nous aurons beau croire en nos valeurs.Est-il juste de congédier ceux chez qui elles ne se manifestent pas de la même manière ?- ._ .- .\u2022 .: - ^ a- ¦;-:- /\u2022V .r 7 ¦5:\t_ : \u2022 : ' '\u2022 ; .T\u2019:- ycS- ÇnT»üinipisi\"i:r; ¦i\\mm PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE L\u2019auteur croit que les répercussions de la Charte des valeurs québécoises pourraient causer des torts économiques énormes au Québec.La Charte nuira à l\u2019économie Les pays industrialisés qui ne favorisent pas l\u2019immigration sont condamnés à la décroissance économique LOUIS AUDET Lauteur est président et chef de la direction de Cogeco.Ce texte est tiré de l\u2019allocution qu\u2019il a prononcée hier devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.J'aimerais maintenant vous parler d'un sujet qui tient à cœur à toutes les personnes dans cette salle, celui de la prospérité du Québec, du bien-être de nos concitoyens et des générations futures.Ce sujet ne cesse de nous hanter parce que nous sommes tous cruellement conscients du fait que nous ne créons pas assez de richesse au Québec.J'aimerais porter à votre attention deux exemples de situations face auxquelles nous ne pouvons rester indifférents.Un examen des statistiques du produit intérieur brut par habitant de l'année 2012 démontre que sur les 13 juridictions territoriales du Canada, le Québec se classe au dixième rang, avec 44 428$.En incluant les États américains, nous nous classons au 37e rang sur 64.Ce classement inclut tous les citoyens, qu'ils soient riches ou non.Et si environ 42% des Québécois et des Canadiens ne paient pas d'impôt à cause de leur situation sociale, il en est de même aux États-Unis.Il s'agit donc bel et bien d'un indicateur valable pour la comparaison de la richesse collective.Pourtant, comme société, nous persistons à nous infliger des torts économiques énormes lorsque nous prenons certaines décisions.Je ne fais pas de politique, mais je ne peux m'empêcher de penser que le projet de charte des valeurs québécoises est un projet nuisible à notre économie et, ultimement, à notre capacité de financer les programmes sociaux que nos élus voudront favoriser, indépendamment du parti au pouvoir.Pourquoi en serait-il ainsi?C'est tout simple.L'économiste en chef de la Banque Nationale a démontré clairement que les pays industrialisés qui ne favorisent pas l'immigration sont condamnés à la décroissance économique.Or, à l'étranger, le message de la Charte des valeurs québécoises est perçu comme une stratégie d'exclusion xénophobe, le contraire de la société multiculturelle et ouverte que nous sommes.Ce message n'est pas de nature à attirer chez nous les immigrants dont nous dépendons pour notre croissance économique.Certains pays qui ont usé de méthodes d'exclusion diverses, tels le Japon et la Russie, l'ont appris à leurs dépens.De grâce, ne répétons pas les mêmes erreurs qu'eux.Il ne s'agit plus de débattre de la recevabilité de tel ou tel article de ladite Charte; il ne s'agit À l\u2019étranger, le message de la Charte des valeurs québécoises est perçu comme une stratégie d\u2019exclusion xénophobe, le contraire de la société multiculturelle et ouverte que nous sommes.plus de débattre du mérite de la laïcité ; il ne s'agit plus pour la société québécoise de perdre confiance en elle-même et de craindre la différence.Le discours de division et d'exclusion que ce projet engendre est inquiétant et contraire aux valeurs de tolérance qui ont caractérisé le Québec jusqu'ici.Le contraste entre le slogan publicitaire du gouvernement, « Un Québec pour tous », et ce projet de charte expose un cynisme que notre société ne saurait tolérer plus longtemps, pas plus que l'intimidation d'ailleurs.Lorsque ce projet est apparu dans le paysage, on se demandait quel problème l'on tentait de régler.À l'heure actuelle, il est manifeste que les divisions qui en découlent causent des problèmes encore bien plus grands.Cela n'en vaut tout simplement pas la peine.Il vaudrait mieux pour le Québec que cette Charte soit mise de côté.J'en appelle au gouvernement du Québec afin qu'il ait le courage politique de mettre fin à ces démarches humiliantes tant pour les Québécois de longue date que pour les Québécois plus récemment arrivés.Nous avons voulu aller plus loin et comprendre ce qui se passe dans la société québécoise.Déjà, le fait que 30% des Québécois aient appuyé la marche des carrés rouges qui a paralysé Montréal pendant plusieurs mois en 2012 et fortement contribué à la chute d'un gouvernement nous avait interpellés.Nous avons donc demandé à la firme de sondages CROP de définir le cadre d'une analyse pour comprendre les motivations des Québécois.L'étude a été réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 1000 Québécois vers la fin d'octobre 2013.Une des premières constatations est le niveau de division des Québécois sur les enjeux étudiés.À titre d'exemple, la prédisposition à l'égard des entreprises divise grandement les Québécois.Environ une personne sur deux reconnaît leur valeur ajoutée dans la société, leur apport, alors que l'autre moitié exprime des attitudes fort critiques, allant même jusqu'au cynisme, croyant que les entreprises causent plus de tort que de bien au Québec.Je me permets donc d'aller plus loin et d'affirmer que dans ces conditions, il est impossible pour le Québec d'avancer à sa juste vitesse de croisière.Si la première moitié de la population doit continuellement tirer la deuxième moitié vers le haut, nous n'y arriverons jamais.Côtoyer la différence pour mieux l\u2019apprécier STÉPHANE STRIL L\u2019auteur est étudiant en science politique et histoire à l\u2019Université McGill et ancien étudiant au Collège international Marie de France.Après avoir fréquenté le Collège international Marie de France pendant 14 ans, j'ai eu la chance de me faire des amis français, marocains, libanais, iraniens, égyptiens et québécois, tous des gens extraordinaires, mais je suis sorti de cette école sans avoir côtoyé une seule fille voilée ou garçon portant une kippa ou un turban.À l'époque, je trouvais cela tout à fait normal, c'est la loi de la République, c'est comme ça! Mais plus maintenant.Est-ce vraiment cela que nous souhaitons pour nos jeunes, aucun contact avec la diversité religieuse qui s'exprime parfois par des symboles tels que le voile, la kippa ou le turban ?Le Collège se vante d'avoir réussi à faire coexister des jeunes de plus de 70 nationalités différentes sans aucun problème, bravo ! La principale raison de ce succès, c'est que depuis leur plus jeune âge, les élèves ont appris à se connaître avec leurs différences culturelles parfois énormes.Voilà la preuve qu'en côtoyant la différence, on finit par l'accepter et même la valoriser.Ce n'est pas en déviant le regard des choses qui peuvent nous mettre mal à l'aise que nous accepterons la diversité religieuse qui est aujourd'hui une réalité croissante dans nos sociétés occidentales modernes.Prenons l'exemple de l'homophobie.Il est sidérant de se rendre compte que les individus les plus homophobes de notre société sont ceux qui n'ont jamais connu d'homosexuels, ou qui ont tenté de les éviter.Cela me rappelle un sondage paru dans la Gazette il y a quelques jours, où seulement 22 % des francopho- nes québécois disent connaître une personne qui serait touchée par la charte du Parti québécois; ce chiffre est encore plus bas en dehors de Montréal.Pas étonnant alors que les plus forts appuis à cette charte se trouvent parmi ceux qui ne côtoient tout simplement pas la différence.Revenons au cas du Collège Marie de France.Si les universités McGill, de Montréal, Sherbrooke, Concordia et d'autres ont décidé de rejeter le projet de loi péquiste, c'est parce que leur priorité numéro un est l'éducation.Parfois, l'excellence académique vient en toutes formes.Est-ce une raison pour barrer la porte à certains?Laissez-moi en douter.Je suis français et canadien et j'ai connu les deux systèmes : le modèle français de laïcité au Collège Marie de France et la laïcité ouverte du Québec à l'Université McGill, où je suis maintenant étudiant.Jamais je n'ai senti que la « neutralité » de l'université était menacée par le port de symboles religieux par certains élèves ou enseignants.Je peux aujourd'hui affirmer que les valeurs d'ouverture, d'inclusion et d'égalité que véhicule le modèle québécois m'ont ouvert les yeux vers une diversité qui devrait être appréciée comme une richesse extraordinaire, et non pas comme une menace.Ce n\u2019est pas en déviant le regard des choses qui peuvent nous mettre mal à l\u2019aise que nous accepterons la diversité religieuse qui est aujourd\u2019hui une réalité croissante dans nos sociétés occidentales modernes. LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 29 JANVIER 2014 A17 MONDE LE TOUR DU GLOBE PHOTO SIEGFRIED MODOLA, REUTERS Centrafrique 500 nouveaux soldats européens en renfort Le Conseil de sécurité de l\u2019ONU a donné le feu vert hier à l\u2019engagement d\u2019une force européenne en Centrafrique -500 nouveaux soldats - pour épauler les troupes françaises et africaines -5000 militaires africains et 1600 soldats français - qui ont mené l\u2019évacuation de deux camps militaires stratégiques de Bangui par des combattants de l\u2019ex-rébellion.\u2014 Agence France-Presse PHOTO VINCENT YU, AP djïW Hong Kong 20 000 poulets porteurs de la grippe aviaire abattus Les autorités de Hong Kong ont ordonné hier l\u2019abattage de 20 000 poulets après la découverte d\u2019un foyer de grippe aviaire H7N9 parmi des volailles importées de Chine populaire, suscitant les protestations des producteurs locaux.Les craintes d\u2019une épidémie se sont ravivées après la mort de deux hommes, porteurs de la souche H7N9 après un séjour en Chine.\u2014 Agence France-Presse PHOTO RODGER BOSCH, AFP Afrique du Sud Lopposition s\u2019organise pour affronter Zuma L\u2019opposition libérale en Afrique du Sud s\u2019est unie hier pour affronter le président Jacob Zuma aux prochaines élections générales, en avril.LAlliance démocratique a peu de chances de battre le parti du défunt Nelson Mandela, l\u2019ANC, au pouvoir depuis 20 ans, mais elle parie qu\u2019avec Mamphela Ramphele, une candidate noire, les électeurs oublieront leur fidélité au parti qui les a délivrés de lapartheid.\u2014 Agence France-Presse IMAGE TIRÉE D'EGYPTIANSTATE TV Égypte Nouveau procès pour Morsi et attentats contre les policiers Le président égyptien destitué Mohamed Morsi est apparu hier combatif devant un tribunal du Caire le jugeant pour son évasion de prison en pleine révolte contre Hosni Moubarak, en 2011.La police a par ailleurs été visée par de nouvelles attaques faisant deux morts, dont un haut responsable.M.Morsi encourt la peine de mort pour s\u2019être évadé de prison.\u2014 Agence France-Presse « Memoiru.oj Bill 11/65 -1/7/80 ssm PHOTOS TWITTER À gauche, la photo du compte Twitter de Bill Comeans, mort en 1980.À droite, on le voit sur « la chaise berçante que ma sœur possède aujourd\u2019hui », tel qu\u2019on peut le lire sur son compte fictif.ÉTATS-UNIS Voix d\u2019outre-tombe sur Twitter En janvier 1980, Bill Comeans, 14 ans, a été tué près de chez lui, à Columbus, en Ohio.Il a été étranglé avec son foulard et abandonné dans un fossé.Le meurtre n\u2019a jamais été résolu.Et voilà que 34 ans plus tard, Bill réapparaît.ISABELLE AUDET «Je suis mort seul, dans un fossé couvert de neige.Il faisait sombre et froid.Je n'avais aucune idée à quel point une personne pouvait être horrible, et méchante.Jusqu'à ce que tu m'assassines.» Ces propos coup de poing ont été publiés récemment sur le compte Twitter de Bill Comeans.assassiné près de sa résidence il y a 34 ans.Derrière ce tweet, il y a Kathleen et Bob Comeans, la sœur et le frère de Bill.Kathleen avait 9 ans au moment du drame.Ce soir-là, elle a attendu, en vain, que son grand frère passe la chercher chez des amis.Il a rencontré la mort en chemin.Depuis, elle multiplie les actions pour élucider le crime.Raviver les souvenirs Twitter est sa plus récente tentative de rappeler au public l'histoire de son frère, et d'amener des langues à se délier.La création d'un profil au nom de Bill, «c'est l'idée de ma sœur, mais je la soutiens entièrement », explique son grand frère Bob, qui vit maintenant dans la région d'Atlanta.« J'écris autant de messages qu'elle.Un jour, en les lisant, quelqu'un se souviendra peut-être d'un détail important.» Au travers de centaines de messages très personnels publiés depuis le début du mois de janvier, c'est comme si Bill parlait d'outre-tombe: « J'aimais mon foulard.Il était chaud, parfait, jusqu'à ce qu'il soit noué autour de mon cou.Ensuite, ce fut froid, très vite.» Lorsqu'il évoque l'écriture de ce message, la voix de Bob se voile: «C'est ce qui m'est le plus difficile à écrire; dire à sa place comment il s'est senti ce soir-là.» Depuis l'ouverture du compte @BillComeans, le 7 janvier, Kathleen et Bob ont donc ravivé l'intérêt pour ce meurtre non résolu.Des milliers d'internautes témoignent publiquement de leur soutien.Seules quelques personnes se disent choquées par le « retour» de Bill.« Quand il a été tué, l'histoire a fait la première page du journal local.Le lendemain, ce journal était aux poubelles.Avec les réseaux sociaux, aujourd'hui, ces histoires ont une vie plus longue.On peut lire encore et encore sur un sujet», constate Bob.Sa sœur et lui publient aussi régulièrement des anecdotes plus légères et des photos de famille à travers le compte @BillComeans.Le dossier est toujours actif.Même que les autorités y affecteront cette semaine un nouvel enquêteur.Le cas est complexe, puisque Bill a été menacé plusieurs fois au cours des semaines précédant le meurtre.Tout pointe vers un acte prémédité.D'où ce message sans équivoque au nom de Bill, publié le 14 janvier: «À mon tueur inconnu: si tu es mort, on t'a peut-être pardonné.Si tu es en vie, peut-être te confesseras-tu.Je n'étais pas ton ennemi, et tu n'es pas le mien.» Résultats des tirages du : 2014-01-28 ü i-V® I| 2| 4|l| 3j2l2]3| \t7\t9\tV\tD \tA\tA\t\t ftmm 0I02I01I121418232544 45 46 48 50 56 57 59 60 66 70 Jour - Mois - Année - Signe 28 JUIN 25 POISSONS 715 3217 20 21 26 34 41 5192982 5IGNEZ VOTRE BILLET Signez votre billet, il est à vous! C'est simple et il vous suffit de prendre quelques secondes pour apposer votre signature.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Ukraine Le pouvoir lâche du lest Le pouvoir ukrainien a lâché du lest hier avec la démission du gouvernement et l\u2019abrogation de lois répressives, tentant de trouver une sortie à la crise, dans laquelle le président russe Vladimir Poutine a exhorté les Européens à ne pas s\u2019ingérer.Une condamnation implicite de la visite de 48 heures que Catherine Ashton, chef de la diplomatie de l\u2019Union européenne, a entamée hier soir à Kiev, où elle devait rencontrer à la fois le président Viktor Ianoukovitch et les dirigeants de l'opposition.Aujourd'hui, le Parlement ukrainien doit discuter de nouvelles concessions possibles du pouvoir aux pro-Européens, dont une amnistie de manifestants en prison.Les initiatives du pouvoir ukrainien ont conduit le vice-président des États-Unis Joe Biden à saluer les plus récents «progrès» en Ukraine, dans un appel téléphonique au président Ianoukovitch qu\u2019il a exhorté à œuvrer en faveur de l\u2019« unité ».Pendant ce temps, à Ottawa, le ministre fédéral de la Citoyenneté et de l\u2019Immigration, Chris Alexander, a indiqué que le gouvernement canadien interdira aux responsables de l\u2019Ukraine d\u2019entrer au Canada, en réaction à la répression par Kiev des manifestations.- AFP et La Presse Canadienne 'ABRICVILLB MEILLEURE QUALITÉ MEILLEURS PRIX www.fabricville.com GMIUS disponible aaasi D\u2019UNE VALEUR EGALE OU MOINDRE Service à domicile GRATUIT 1-855-5DECOR5 (533-2675) CENTRE-VILLE 354, rue Ste-Catherine ouest 514.866.1821 MONTRÉAL 5250, rue Paré PLACE VERSAILLES 7275, rue Sherbrooke esl 514.493.6666 (à l'estde Déccirie) 5R733.7m GALERIES LAVAL 1625, boul Le Corbusier 450.978.1313\tCINTRE.GREENfIElD.,,,ARK 3566, boul.Taschereau 450.672.6884 S 3469, boul-Newman 514;365.8045\tAVOISINANT LES PROMENADES ST-BRUNO DORVAL 2050, boul.St-Regis 514.683.4550\t1311, boul.St-Bruno 450.653.1303 Soldes valables jusqu\u2019au 11 février 2014.Lessoldes s\u2019appliquent sur la marchandise en magasin seulement.Prix annoncés valables pour membres club elite et non-membres.Pour des raisons d\u2019espace, tous les articles ne sont pas disponibles dans tous les magasins.Nous nous réservons le droit de limiter les quantités. A18 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 29 JANVIER 2014 ENVIRONNEMENT Sondage mené au Québec La conservation dans le Grand Nord gagn® des appuis EXCLUSIF CHARLES COTE PHOTO MICHEL TREMBLAY, ARCHIVES LE QUOTIDIEN plus de la moitié des Québécois estiment qu\u2019il faut protéger plus que 50 % du territoire dans la région boréale.Seulement un quart des répondants juge l\u2019objectif de 50 % suffisant.L\u2019appui à la conservation dans le Grand Nord se raffermit, alors qu\u2019a lieu aujourd\u2019hui à Québec une rencontre sur ce thème, une des rares depuis l\u2019élection du Parti québécois il y a 16 mois.Selon un sondage Léger réalisé pour le compte de la Société pour la nature et les parcs (SNAP), plus de la moitié des Québécois estiment qu'il MEDÀILLEa Québécois ?\t\t\t \t\t\t \t\t\t LE QUEBEC QUI\\GAGNE v Disponible dans m l'App Store QUELS SONT LES ESPOIRS OLYMPIQUES QUÉBÉCOIS?Découvrez-les de façons unique grâce aux images interactives, aux vidéos et aux galeries de photos.Un spécial interactif ce samedi LA PRESSE f iPad est une marque de commerce d\u2019Apple Inc., déposée aux États-Unis et dans d\u2019autres pays.App Store est une marque de service d\u2019Apple Inc.faut protéger plus que 50% du territoire dans la région boréale.Seulement un quart des répondants jugent l'objectif de 50% suffisant.Et 4% seulement le jugent excessif.C'est plus qu'en 2011, quand 42% des gens estimaient cette mesure appropriée contre 39% qui la jugeaient insuffisante, dans un autre sondage de Léger.«Nous sommes convaincus de l'intérêt élevé des Québécois pour la nature sauvage du Québec, dit Patrick Nadeau, de la SNAP.Ça fait partie de notre identité.C'est pourquoi il nous paraît fondamental de le rappeler, une fois encore, au gouvernement.» Dans le défunt Plan Nord du gouvernement libéral de Jean Charest, on avait annoncé que 50% du territoire serait mis à l'abri des activités industrielles d'ici 2035.Le plan comprenait aussi les engagements d'atteindre 12 % d'aires protégées d'ici 2015 et 20% d'ici 2020.Pendant la dernière campagne électorale, dans une lettre adressée à l'Initiative boréale canadienne (IBC) le 26 août 2012, le Parti québécois s'était engagé «à consacrer au moins 50% du territoire du Nord à la protection de l'environnement et à la sauvegarde de la biodiversité ».Mais les groupes écologistes déchantent depuis.Le site web du «Nord pour tous», l'appellation péquiste du Plan Nord, reprenait à l'origine tous les engagements libéraux, mais il a été modifié le 8 mai 2013.Le Parti québécois ne parle plus de l'année 2035 ni de l'objectif de 20% pour 2020.On a toujours cru que le Nord pour tous serait un projet d\u2019envergure, et c\u2019est un peu rapetissé.Ça semble être réduit à une analyse projet par projet.» \u2014 Chrisian Simard, de Nature Québec En outre, le Parti québécois a organisé un Rendez-vous national sur la forêt à Dolbeau en novembre dernier.Les enjeux étaient presque exclusivement économiques.Le ministre du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs, Yves-François Blanchet, y brillait par son absence.L'industrie forestière était repartie enchantée de ce rendez-vous, avec à la main l'annonce d'investissements publics de 675 millions dans ce secteur en difficulté.Première réunion péquiste Les attentes sont donc élevées ce matin alors qu'un comité « Infrastructure, ressources naturelles et environnement» dans la zone boréale se réunit pour la première fois sous le régime péquiste.Cependant, deux des trois groupes nationaux qui participaient aux consultations libérales sur le Plan Nord (IBC et SNAP) ont été exclus des consultations péquistes sur le Nord pour tous.Seule Nature Québec est encore à la table.« C'est la première et peut-être la seule réunion de ce groupe, dit Chrisian Simard, de Nature Québec.On a toujours cru que le Nord pour tous serait un projet d'envergure, et c'est un peu rapetissé.Ça semble être réduit à une analyse projet par projet et on semble vouloir avancer tambour battant.» Suzann Méthot, de l'IBC, constate un « recul sur la conservation nordique par le PQ ».«La SNAP est allée vérifier auprès de la population québécoise la validité et l'intérêt des engagements de conservation nordique, et les chiffres parlent très fort, ajoute-t-elle.On espère que ce sera entendu.» Le sondage a été réalisé entre le 13 et le 15 janvier auprès d'un échantillon représentatif de 1000 Québécois."]
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