Le précurseur : bulletin des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception, 1 avril 2002, Avril - Juin
[" rUsMÂs&i* s«Lj PRECURSEUR LE PRÉCURSEUR Revue missionnaire publiée depuis 1920 par les Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception \u2022Directrice: Louise Denis, m.i.c.\u2022Rédactrice en chef: Céline Gauvin,m.i.c.\u2022Collaboratrices à la rédaction : Ma.Anthea Raso, m.i.c, Gilberte Bleau, m.i.c.\u2022Promotion: Gemma De Grandpré, m.i.c., une équipe de M.I.C.et de laïques \u2022Service aux abonnements: Alma Couture, m.i.c., et une équipe de M.I.C.\u2022Comptabilité: Thérèse Déziel, m.i.c.\u2022Infographie : Yves Demers Paris \u2022Pelliculage: Film-O-Progrès Inc.\u2022Imprimerie Transcontinental Inc.\u2022Reçus aux fins de l'impôt : Enregistrement: NE 893469585 RR0001 PRESSE MISSIONNAIRE M.I.C.\u2022Dépôts légaux: Bibliothèque nationale du Québec, Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0315-9671 \u2022Membre de l'Association canadienne des périodiques catholiques (ACPC) \u2022Abonnements : voir p.31 \u2022Envoi de POSTE-PUBLICATIONS-ENREGISTREMENT N°09641 N° de Convention : 1378279 Pour tout changement d'adresse, s'il vous plait, faire parvenir l'ancienne et la nouvelle.En renouvelant votre abonnement, inclure votre numéro d'abonné.£2 omméute VOLUME 45, NUMERO 2.AVRIL - MAI - JUIN 2002 Toujours en croissance.\t3 Céline Gauvin, m.i.c.Un arbre plein de sève\t4 Céline Bourbeau, m.i.c.Louise Denis, m.i.c.Cinquante ans de présence missionnaire 7 Des chemins pour la mission\t10 Une Église missionnaire\t13 Cent ans de soleil Eloy Roy, p.m.é.14 Maria Anthea Raso, m.i.c.15 Une solidarité inébranlable\t17 Un dynamisme de vie et d'engagement 19 Une vitalité nouvelle dans la vie ecclésiale 20 Louise Denis, m.i.c.De nouveaux appels en Asie\t23 Un contexte différent\t26 Défis de la quête spirituelle\t27 (3-Héhétions du (?entetuxite Louisa Nicole, m.i.c.Madagascar Cuba Japon '.Av- LE PRÉCURSEUR 120, PLACE JUGE-DESNOYERS LAVAL (QUÉBEC) CANADA H7G 1A4 Téléphone : (450) 663-6460 Télécopieur : (450) 972-1512 Courriel : leprecur@colba.net Site internet : http://www.soeurs-mic.qc.ca Au Jardin de Dieu 30 Crédits de photos : M.I.C.Première de couverture : 1.\tJapon.Koriyama.Haruko Maeda, m.i.c.(l'àdr.) 4.Cuba.Nos Soeurs de Colon, 1955.2.\tJapon.Nos Soeurs d'Aizu Wakamatsu, 1934.\t5.Cuba.La Havane.Conseil provincial M.I.C.3.\tMadagascar.Antsirabe, Suzette Jean, m.i.c.\t6.Madagascar.Premier départ, 1952.INTENTIONS MISSIONNAIRES 2002 Avril Pour qu'avec l'appui du témoignage des martyrs de notre temps, les communautés ecclésiales annoncent avec un courage toujours neuf le Christ Jésus, Rédempteur de l'être humain.Mai Pour qu'avec l'aide de Marie, la Très Sainte Vierge et Mère, la vocation familiale et sociale de la femme soit défendue et promue dans tous les pays et cultures du monde.Juin Pour que les laïques chrétiens, forts de leur baptême, soient sel de la terre et lumière du monde dans le cadre de leurs activités. * : Editorial en Chaque printemps nous rappelle que la vie ne cesse de fleurir, de porter ses fruits, de grandir.Tel un arbre magnifique, elle nous surprend par la vitalité de sa sève, la force de ses racines, la beauté de sa parure.D'une saison à l'autre, la vie continue.Pour nous apprendre à discerner le Royaume de Dieu et la vie ,,\tsurabondante qu'il apporte, Jésus choisit cette image de l'univers en printemps.Il parle du grain mis en terre et qui grandit jusqu'à devenir un grand arbre.Avec le modèle du semeur confiant dans la puissance de cette semence même si elle est la plus fragile de toutes et demande un long enfouissement, il fait comprendre le travail du missionnaire.C'est bien ce qu'évoque dans ce numéro le parcours missionnaire de notre Communauté à Madagascar, à Cuba et au Japon.Ces années passées au service de la Mission rappellent le patient labeur des semailles, les difficultés et les événements qui auraient pu en compromettre la croissance.Mais la vie du Christ a été plus forte.Elle s'est enracinée dans le coeur des gens.Elle a produit ses fruits et demeure une sève spirituelle inépuisable.Il y a encore beaucoup à faire pour que grandisse de plus en plus ce qui a été planté, et nos missionnaires s'y engagent avec ardeur.La mission continue.Le contexte social a changé dans ces différents pays et d'autres besoins d'évangélisation sont apparus.Fidèles à leur charisme missionnaire, nos Soeurs cherchent à répondre à ces nouveaux appels : pastorale interculturelle au Japon, nouvelle présence missionnaire à Cuba auprès de chrétiennes et de chrétiens assoiffés de Dieu et de valeurs spirituelles, nouvelle annonce de l'Évangile à Madagascar dans les endroits où le Christ est peu ou mal connu.De plus, avec ces Églises qui à leur tour sont invitées à envoyer des missionnaires dans d'autres pays, nos Soeurs s'engagent généreusement.Si le nombre de départs est relativement peu élevé, il est par contre très significatif.Enfin, le charisme d'action de grâces missionnaire et marial légué par Délia Tétreault est bien présent dans ces pages.De plus en plus déterminées à vivre leur mission selon ce don particulier, nos missionnaires en intensifient le partage avec les gens du milieu.Ainsi naissent des groupes ô'ASM IC (Associés et Associées aux Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception) qui prolongent la mission de notre Institut à travers le monde comme en témoigne un article de cette revue.Fidélité de Dieu! Fidélité à son oeuvre! Fidélité des personnes qui donnent leur vie sans retour.La mission continue et prépare d'autres moissons pour demain.Cette espérance nous accompagne alors que nous célébrons les cent ans de notre Communauté.Cent ans ramassés en seul grand cri : Merci mon Dieu.Merci! 'nj.i-C ¦ 1 Comité de coordination des ASMIC au Québec.En avant : Marie-Claire Bombardier, Jocelyne Dallaire, Suzanne Beaupré-Génois; en arrière : Roger Caron, Antoinette Jean, m.i.c., Viviane Perreault et Céline Bourbeau, m.i.c.par Céline Bourbeau, m.i.c.Les laïques ont toujours eu une grande place dans le coeur de notre fondatrice.Dès le 20 novembre 1905, Délia Tétreault fonde une Association de dames bénévoles qui, par la prière, l'aumône et divers travaux de couture, viennent en aide aux missions de Chine et d'Afrique.De cette semence jetée en terre, un arbre aux riches ramures a surgi.Aujourd'hui, cette collaboration s'exprime de multiples façons.Des laïques vivent avec nous la mission à l'étranger; certains s'impliquent dans un travail d'animation missionnaire par la promotion de nos revues; d'autres s'associent à notre Communauté pour partager sa spiritualité et sa mission, ce sont les ASMIC dont nous parle Céline Bourbeau, m.i.c., dans cet article.Les ASMIC, ce sont les Associés et Associées aux Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception.Dans leur milieu de vie, ces personnes veulent vivre leur engagement chrétien selon notre spiritualité d'action de grâces mariale et missionnaire.De nationalités et de cultures diverses, les ASMIC participent à des rencontres périodiques de formation, de partage et de célébration.Par leur engagement social ou pastoral, ils se mettent au service de la Mission de l\u2019Église universelle.Mais d'où vient ce type d'association né dans plusieurs communautés religieuses surtout depuis le début des années 80?Au jour de la Pentecôte Pour en comprendre le sens profond, il nous faut retourner au tout début de l'Église.Lors de la vie publique de Jésus, les apôtres avaient répondu avec ardeur à son appel : Viens, suis-moi! (Mt 19,21).Être chrétien, c'est répondre comme eux à cette invitation de Jésus.Une invitation perçue au plus intime de soi, une soif d'intériorité, d'engagement.Le soir de la Pentecôte, un vent nouveau souffle sur les apôtres réunis au Cénacle.L'Esprit Saint envahit leur coeur.La grande aventure missionnaire est lancée.L\u2019appel de Dieu au coeur de leur histoire leur donne une mission.Depuis les temps apostoliques, cette fidélité au Christ a pris des chemins différents selon le déroulement de l'histoire humaine.Ainsi, au lendemain de la Pentecôte, les premiers chrétiens acceptent de subir le martyre à cause de leur attachement au Ressuscité.Quelques siècles plus tard, cet appel à suivre le Christ trouve écho dans le coeur d'autres chercheurs de Dieu.Ils se retirent au désert et leur vie de moines ou d\u2019ermites est entièrement axée sur la recherche de Dieu.Aujourd'hui encore, dans les cloîtres, on retrouve ces chercheurs de Dieu pour qui Dieu est l\u2019unique trésor.Au XIIIe siècle Au XIIIe siècle, ce Dieu cherché dans la solitude et la prière, des hommes comme Dominique veulent l\u2019annoncer au monde.Des monastères naissent où les missionnaires de la Parole peuvent proclamer le Dieu de Jésus Christ.À cette même époque, alors que les gens vont dans les monastères ou les cathédrales pour entendre les fils de Dominique proclamer la Parole de Dieu, François d\u2019Assise et ses compagnons prennent la route pour aller vers les gens et leur partager la Bonne Nouvelle.Aux chercheurs de Dieu s'ajoutent alors les annonceurs de Dieu.Ainsi est née la prédication tant par la\tj, parole que par le témoignage de vie. % Au XVIe siècle Au XVIe siècle, l\u2019Esprit est toujours présent.Il souffle encore sur l\u2019Église, une Église déchirée par la Réforme protestante.L\u2019Église vit une douloureuse période de changement et d\u2019instabilité, semblable à celle qu\u2019elle traverse en ce début du IIIe millénaire.L\u2019Esprit suscite alors Ignace de Loyola, un professeur de Dieu.Non pas un professeur qui enseigne par la parole mais qui professe sa foi au Christ par sa vie.Je vivais de cette façon, maintenant je vivrai d'une autre façon à cause de ma rencontre avec le Seigneur, avouait Ignace après sa conversion.À sa suite, des gens ont la mission de reconnaître Dieu dans leur vie, dans les événements du monde et de vivre les conséquences de cette présence.Ils sont nombreux aujourd'hui ces professeurs de Dieu qui vivent pour enseigner la présence amoureuse de Dieu dans le monde.Aujourd'hui Aux chercheurs de Dieu, aux annonceurs de Dieu, aux professeurs de Dieu se joignent ceux qui, dans leur vie discrète et effacée, croient en la présence de Dieu et la désirent toujours plus grande.Ils ont trouvé leur façon personnelle de vivre leur foi et ont développé une spiritualité.Une spiritualité, c\u2019est l\u2019aspect particulier que prennent la recherche et la suite de Jésus.Elle est un don de l'Esprit à l'Église.Chaque communauté religieuse possède une spiritualité propre qu'elle se doit de partager.Notre spiritualité d'action de grâces mariale et missionnaire, nous voulions la partager avec des hommes et des femmes de toutes nationalités et cultures.C'est ainsi que sont nés les ASMIC à la fin du XXe siècle.Actuellement, nous retrouvons des ASMIC au Japon, à Taïwan, aux Philippines, en Haïti, à Madagascar, au Pérou, en Bolivie, au Chili et au Québec.Le Concile Vatican II a souligné l\u2019importance des laïques dans l\u2019Église.Leur rôle est unique et essentiel dans l'évangélisation du monde.Les ASMIC sont partenaires de notre mission.Nous sommes remplies de reconnaissance pour les liens de solidarité et d\u2019appartenance qu\u2019ils développent avec nous et pour leur engagement généreux et dynamique à travers le monde.Note - Cet article de Céline Bourbeau, m.i.c., actualise pour notre Institut une conférence de Pierre Francoeur, c.s.v., donnée au Colloque des Associés et Associées aux Communautés religieuses : Les grands mouvements spirituels des vingt (20) siècles de l'Eglise.Pont-Viau.Léonie Therrien, m.i.c.\tHaïti.Cisèle Vachon, m.i.c.(1reà g.), Éva Daguilh, m.i.c.(dernière rangée, 2e à dr.), et un groupe d'ASAAlC.\t(en arrière, 1re à g.), et des AS/VtIC de Port-au-Prince.< .-ï?-T Philippines.Aludia Rufin, m.i.c, (2e r., 3e à dr.), avec des Soeurs et des ASMIC de Davao.ikjt -v ^\t.*> -ibUM.- r ;\u2022 *mar m Chili.Cisèle Lachapelle, m.i.c.(1\" à dr.), et des ASMIC d'Ancud.: O k f* ' 4 À m tv * V£ y Hra* RM : 'f Le ravenala /y f ADACASCAR.La Grande île par Louise Denis, m.i.c.'île de Madagascar, située au coeur de l'océan Indien à l\u2019est des côtes africaines, tient le quatrième rang au monde pour sa superficie.Elle offre un patrimoine naturel extra-l\u2014iordinaire par la qualité de ses sites et la gamme exceptionnelle de sa faune et de sa flore.Au nord-est, ce sont les forêts humides et luxuriantes qui contrastent avec les régions semi-désertiques du sud où l'on trouve des baobabs et des broussailles de savanes sèches ressemblant au bush d'Afrique australe.Au centre de l'île, s'étendent les Hautes Terres, royaume des montagnes et des cultures en terrasses où chaque vallée est occupée par des parcelles de rizières.Tout pousse sur notre île, lance fièrement un paysan d\u2019Antsirabe.Pourtant les taux de productivité et de rentabilité du pays sont très bas.Le déboisement a été intensif et maintenant l\u2019érosion fait affleurer la latérite d'où le nom quelquefois utilisé de 17/e Rouge.joueur de valiha A travers les siècles, les mers orientales ont été fréquentées par des navigateurs persans, indiens, malais, indonésiens, arabes, et l\u2019océan Indien a été une voie de communication entre les diverses civilisations qui entouraient l'île.Au milieu du va-et-vient de ce vaste bassin régi par les vents saisonniers et les moussons, Madagascar devint un carrefour de peuples, un mélange d\u2019Asie et d'Afrique.Cette double appartenance se lit sur le visage des Malgaches répartis en 18 groupes principaux et dont la population atteint les 17 millions d\u2019habitants.Ces tribus partagent plusieurs caractéristiques culturelles communes comme le culte des ancêtres, la croyance aux esprits et la langue d'origine malayo-indonésienne, facteur d'unité et de compréhension irremplaçable.L\u2019Indonésie a laissé plus de traces que l\u2019Afrique dans le contexte culturel, et l\u2019ensemble a créé une civilisation unique qui a évolué dans le temps, protégée par son insularité.Madagascar est fière de sa culture et le sourire discret de son peuple accueillant l\u2019emporte sur la simplicité de son infrastructure.Au moment opportun, elle fait vibrer le visiteur par ses fêtes ou par ses cérémonies traditionnelles.Riche en traditions et en coutumes, elle exprime sa sagesse à travers une abondance de proverbes.L'île exerce une fascination peu commune sur celui qui la découvre.Celui qui a trempé ses lèvres dans l\u2019eau de Managareza reviendra pour en boire, autrement dit, le voyageur qui a goûté aux charmes de Madagascar y retourne toujours.1.Le ravenala ou arbre du voyageur doit son nom à l\u2019eau de pluie qu\u2019il recueille dans ses branches et qui permet au marcheur de se désaltérer.Il est le symbole de Madagascar.et r\\z'èreS liaisons p\\ateau* wmssmaeam* Baobabs du Sud , : Pin °Sue sur /e _ de MoiaLu *0*1 ambique I I Cinquante ans de présence missionnaire 1952.1er départ pour Madagascar.Cette année, nous célébrons le cinquantième anniversaire de notre présence dans la Grande île.Nos Soeurs renouvellent en ces termes leur engagement dans la mission : faire connaître Jésus Christ, l'Envoyé du Père, et actualiser son message d'amour libérateur au coeur d'un En 1952, Morondava, une petite ville de la côte est, accueille les cinq premières missionnaires de notre Communauté qui viennent remplacer des religieuses françaises.Dès leur arrivée, elles prennent charge de la mission et des oeuvres déjà existantes : deux écoles, l'une malgache et l'autre européenne, un pensionnat, un orphelinat et un ouvroir.Au fil des ans, des compagnes viendront se joindre au groupe, d'autres maisons seront ouvertes et de nouveaux ministères verront le jour selon les besoins de l'Église locale.Sylvia Lavoie, m.i.c., secrétaire provinciale, Yolaine Lavoie, m.i.c., supérieure provinciale, Claire Guérard, m.i.c., économe provinciale peuple qui a soif de vérité, de justice, de liberté et de démocratie dans un authentique fihavanana, i.e.un esprit de solidarité, de famille, de communion.mmvt&sv wü.»r , «e l\" r.: Cannelle Caron, m.i.c., Adélaïde Tremblay, m.Lc., Marie-Odila Plante, m.i.c.2e r.: Cécile Desjardins, m.i.c., Marie-Annette Bonin, m.i.c.La démocratie : un chemin difficile L'histoire politique du pays présente un parcours tout particulier.Soixante-quinze ans de colonialisme français ont scellé le destin des grandes dynasties malgaches avant qu'une vingtaine d'années de gouvernement d\u2019inspiration marxiste isolent le pays sur la scène internationale.L'histoire récente n'a guère été plus éclatante avec une succession de régimes : nationaliste, libéral, humaniste écologique.Vivantes et dynamiques, les principales Églises chrétiennes dénoncent sans hypocrisie les MSEmr\ttendances erronées, les inégalités Le palais royal\tsociales, la corruption.Elles lancent des appels à tous les chrétiens pour qu'ils contribuent à un redressement national et elles invitent les dirigeants à promouvoir les valeurs d'ordre éthique et religieux dans le gouvernement du pays.Relever de tels défis demande un changement de mentalité, des attitudes et des comportements nouveaux.Le Centre d'Éducation Permanente des Adultes (CEPA) d\u2019Antananarivo, sous la direction d\u2019Estelle Fontaine, m.i.c., est un wmmyrn moyen parmi plusieurs autres de travailler à cet objectif.CEPA offre des modules de formation et des sessions qui favorisent la croissance humaine, sociale et spirituelle.Le but est de former et d'accompagner des personnes et des groupes afin de développer une culture basée sur un esprit d\u2019autonomie et sur la liberté individuelle.Cette éducation vise à engager les adultes dans l'immense travail de transformation de leur milieu pour une croissance harmonieuse de leur peuple.Estelle Fontaine, m.i.c., au CEPA 'TÏSATK tUPLk'THtCS't [bmpai J L A L'éducation : un ministère prioritaire En 1972, débute une période de malgachisa-tion.Dans les écoles, le gouvernement substitue l'enseignement du malgache à celui du français avec l\u2019espoir de rendre l\u2019éducation plus accessible aux masses.Cet idéal socialiste et ses multiples programmes n\u2019ont pas toujours été bénéfiques pour le peuple.Le niveau socio-économique est maintenant à son plus bas et le pays ne peut plus assumer ses fonctions essentielles : sécurité transport, éducation, santé.Le budget consacré à l'éducation est considérablement réduit et le désengagement de l\u2019État fait en sorte que le niveau de l'enseignement ne cesse de régresser.Aujourd\u2019hui, 87% des enfants d'âge scolaire fréquentent le primaire mais il semble qu\u2019un enfant sur trois le termine.Près du tiers de la scolarisation se fait grâce aux écoles tenues par des Églises chrétiennes et des communautés religieuses.Nous assumons la direction de trois écoles.Elles offrent le primaire et le secondaire et comptent de 700 à 1000 élèves chacune.Être présentes dans le domaine de l\u2019éducation nous permet de promouvoir les valeurs humaines et chrétiennes dans la formation d\u2019un peuple qui rêve de justice, d\u2019auto-détermination, de liberté, de partenariat, de démocratie.L\u2019enjeu de cet engagement est de faire pénétrer l\u2019Évangile dans la riche culture malgache pour la dynamiser et l\u2019enrichir.Avec la participation des parents et le témoignage de vie des enseignants, nos écoles catholiques deviennent des lieux d'éducation intégrale.Elles développent particulièrement l'ouverture, l'aide mutuelle et l'apprentissage du dialogue entre les jeunes de religions et de milieux sociaux différents.Les parents comprennent mieux l'importance de l\u2019éducation pour l'avenir de leurs enfants et le développement de leur pays.Cette évolution s'est faite au début dans les grandes villes, mais elle est maintenant visible dans les 1 mbohibary.Pierrette Rasoamampianina, m.i.c.(debout, 1™ à g.), directrice de notre école, et les professeurs.Irène Rivet, m.i.c., bibliothécaire de l'école AAorondava.Jeanne-Marthe Razanadrasoa, m.i.c.(debout, 3e à g.), directrice de l'école, Adeline Bonny, m.i.c.haïtienne (debout, 3e à dr.), préfète à l'École Française, Berthine Razanadrasoa, m.i.c.(assise, \"T r., 1re à g.), responsable de la catéchèse à l\u2019école.régions rurales où vit près de 80% de la population.La récolte de riz arrive difficilement à satisfaire les besoins de la famille.C\u2019est à même les petites économies réalisées par la vente des surplus du jardin qu'on puise le nécessaire pour payer les frais scolaires.Autrefois, seuls les garçons avaient accès aux études.Aujourd'hui, nous voyons un nombre accru de jeunes filles dans le réseau scolaire.Antananarivo.Jour de marché.Tsaramasay.irika Hanitranirina, m.i.c., directrice de l\u2019école. La moitié de la population de Madagascar a moins de 20 ans.Nul doute que tout investissement dans la formation de la jeunesse est un facteur déterminant pour l'avenir du pays et de l'Église.Nos engagements auprès des jeunes aux niveaux paroissial et diocésain sont nombreux.Dans trois de nos maisons, nous avons une résidence pour les étudiantes des régions rurales qui désirent poursuivre leurs études.Elles trouvent chez nous une ambiance familiale et peuvent continuer d\u2019approfondir leur cheminement chrétien.Lorsque l'une d'elles sent un appel à s'engager dans la vie religieuse et qu'elle exprime le désir de se joindre à notre communauté, nous l'accompagnons dans sa démarche de discernement sur le projet de Dieu dans sa vie.1 % .>*K .jf \u2018i.- : ' 'me Yolaine Lavoie, m.i.c., lors d'une journée de récollection avec des jeunes , y.l \u2022* CARTES pos^Lçf ^ «mm A L'engagement social : un mode de promotion humaine L'engagement de l'Église dans l\u2019action sociale est un aspect fondamental de l\u2019évangélisation à Madagascar.Les organismes de bienfaisance sont nombreux dans le pays et ils ont pour but de promouvoir la dignité des personnes en les aidant à devenir les agents de leur propre développement.L\u2019exode rural est à l'origine de plusieurs problèmes de pauvreté dans les grandes villes du pays : manque de logements et conditions d'hygiène insalu-\tcours de bres, chômage, délinquance.Conscientes de cette couture situation, des communautés chrétiennes ont mis sur pied divers projets de solidarité.Depuis 1993, nous nous impliquons dans le travail du Centre Mahereza situé tout près de notre école deTsaramasay, un quartier pauvre d'Antananarivo.Le centre offre à la population une aide médicale, sociale et culturelle.Il fonctionne grâce à des dons et à la contribution des paroissiens.Nous collaborons aussi à l\u2019oeuvre Appel Détresse.Cette organisation, animée par des équipes de bénévoles des quatre coins du monde, répond aux besoins des plus pauvres.Yolaine Lavoie, m.i.c., est la personne-lien Clinique pour les enfants au Centre Mahereza auprès de ces organismes.Le peuple malgache n\u2019est pas un peuple de mendiants et les programmes de plusieurs organismes visent à faciliter la réinsertion sociale des personnes.L'accent est mis sur l'apprentissage et le développement d\u2019habiletés qui permettent la promotion de petites entreprises dans divers domaines : artisanat, couture, tricot, broderie et fabrication du papier Antemoro, une technique spécifique à Madagascar.Tressage de nattes a t err>oro m .iws Des chemins pour la mission r; ^ C Le sens du sacré : une pierre d'attente Sur les bateaux des explorateurs européens, s'embarquaient aussi des missionnaires.C\u2019est par eux que le christianisme est arrivé à Madagascar.Le premier y débarqua vers 1540 et c\u2019était, semble-t-il, un dominicain portugais.Il s'installa dans le nord-ouest, royaume jusqu\u2019alors incontesté des arabes.Aujourd'hui, environ 50% de la population se dit chrétienne et 7% musulmane.Le reste demeure fidèle à la religion Claire-Odette Rahantamalala, m.i.c., AAonique Razafindrafia, m.i.c., Erika Hanitranirina, m.i.c., devant un tombeau royal Tombes Aloalo aux statuettes significatives qui illustrent bien la place importante que les Malgaches donnent à leurs ancêtres.La famille : un don précieux Tombeau familial srsF -«mn.TV/?.~lru~/J .C ( / ¦ .traditionnelle selon laquelle Zanahary est le dieu créateur et les ancêtres, les délégués de Dieu auprès des familles.Comme ses proverbes l'attestent, le peuple croit en un Dieu unique, créateur et maître de l'univers, juge suprême des actions des hommes.Il croit également à la survivance de l'âme.Dieu et les ancêtres ne sont jamais séparés, dit-on.D\u2019où l'importance que l'on accorde aux morts parce que désormais, rendus auprès de Dieu, ils sont les gardiens de la tradition.Ils sont comme le sel qui se dissout dans l'eau mais ne disparaît pas.Ces ancêtres tout-puissants, on les invoque, on leur présente des offrandes, on y réfère constamment.Les êtres visibles sont inséparables des êtres invisibles et toute la vie du Malgache est imprégnée de sacré.Depuis sa naissance jusqu'à sa mort, un ensemble de pratiques rituelles l\u2019accompagne et marque les étapes de sa vie et de ses rapports avec l'au-delà.Le tombeau est un puissant facteur d\u2019intégration familiale.Même exilé dans les grandes villes, chacun s'identifie à son groupe ethnique et espère, qu'à la fin de ses jours, il ira rejoindre ses ancêtres dans le tombeau familial.À la mort, nous serons unis comme nous le sommes dans la vie.Parmi les valeurs culturelles qui ont retenu l\u2019attention du synode national de l\u2019Église malgache en 1998, figure le fihavanana, ce lien de relation sociale qui s'apparente au mode parental si important entre les membres d'une famille.La sagesse ancestrale nous dit qu'il vaut mieux perdre un peu de sa richesse que de perdre un peu du fihavanana, car c'est lui qui engendre la prévenance mutuelle, le respect réciproque, la solidarité, la justice dans l'administration et la répartition du bien commun, et toutes ces qualités spirituelles par lesquelles la valeur d'une personne est reconnue.Les Évêques se sont donné comme priorité de faire renaître cette richesse culturelle et de la promouvoir comme l'un des éléments essentiels de l'unité du pays et de la vie des communautés chrétiennes.La mission à Madagascar passe par la revalorisation et l'évangélisation de ces valeurs traditionnelles qui marquent les relations interpersonnelles car, de nos jours, ces valeurs exercent moins d\u2019emprise sur les comportements individuels et sociaux.L'Ég//se - famille de Dieu devient le leitmotiv de la pastorale ecclésiale.Lors de ses voeux perpétuels, Véronique Rasoanirina, m.i.c., reçoit la bénédiction de son père, de sa mère et de son grand-père.j r5- a.».* .4 Marguerite Razanabelo, m.i.c.(1re r., Ve à dr.), et des élèves, membres du Mouvement Eucharistique des Jeunes (MEJ) >.\u2019-4 : , _ .\t.É **¦ - -\u2019'\u2022~~~&£2fC2SX ' \u2022 -J 7WVl>\t» s.f>, - - Morondava.Mosquée située devant notre école.Les ministères : un service d'Église Le christianisme fleurit à Madagascar mais il reste encore beaucoup à faire.À certains endroits, la Parole de Dieu n\u2019a pas encore été annoncée; ailleurs, le peuple connaît peu ou mal les fondements de la foi chrétienne.La répartition du clergé varie selon les régions, et la plus grande concentration chrétienne de l'île se trouve sur les Hauts Plateaux.C'est là que se situent nos missions d'Antananarivo, d'Ambohibary et d'Antsirabe.Nos Soeurs privilégient les oeuvres suivantes : l'éducation, les ministères qui se rattachent à la première évangélisation et à la vie pastorale de l'Église, la participation à la formation des leaders, les activités qui suscitent l\u2019engagement missionnaire des chrétiens, les rencontres avec les jeunes et la promotion des vocations, les actions qui favorisent la revitalisation des Nathalie Genest, missions lien avec nos Soeurs de Morondava, travaille auprès des jeunes handicapés.Les postulantes se rendent dans un village pour enseigner la catéchèse.a\u2014 m.Marie-Charline Zafisoa, m.i.c.(3e à g.), avec délégués de Madagascar à Rome pour la Journée Mondiale des Missions lors du Jubilé 2000 richesses culturelles du peuple malgache.Cette variété d\u2019engagements leur permet de participer à la formation de personnes capables d\u2019assumer des responsabilités ecclésiales et sociales.Sur la côte est, à Morondava, les chrétiens représentent seulement 15% de la population.Avec ses minarets, l\u2019endroit ressemble davantage à une ville arabe.On y rencontre plusieurs groupes religieux : des chrétiens catholiques et protestants, des hindouistes, des musulmans et d'autres qui pratiquent la religion traditionnelle des ancêtres.Notre postulat se trouve dans cette localité ce qui permet aux jeunes qui s'initient à la vie missionnaire de vivre des engagements apostoliques orientés vers la première évangélisation.Chaque mois, les postulantes et leur responsable vont passer quelques jours en brousse où habitent des non-chrétiens.Elles découvrent combien ces personnes ont soif de la Parole de Dieu et de la prière ce qui avive chez elles le désir de consacrer leur vie à l'évangélisation.Joséphine Rasoanjanahary, m.i.c.(au centre), avec des paroissiens de Morondava ne musulmane §f iari. Foi et engagement des chrétiens L'Église de Madagascar est jeune et engagée.Les communautés ecclésiales de base apportent un renouveau en permettant une évangélisation qui s'insère au coeur de la vie quotidienne du peuple.Une attention spéciale est donnée à la formation des catéchistes car ils jouent un rôle important dans la croissance et le soutien de l'Église.Il faut aussi encourager et soutenir les laïques afin qu'ils prennent leurs responsabilités dans les activités sociales et politiques de leur pays.La vie et l\u2019engagement de la bienheureuse Victoire Rasoamanarivo demeurent une source d'inspiration et un modèle pour les laïques et pour les jeunes de l'Union Catholique qu'elle a fondée.En effet, pendant la guerre franco-malgache de 1883, quand tous les missionnaires étrangers furent exilés du pays, cette femme exceptionnelle avait animé et regroupé les chrétiens avec foi et ardeur.Nous retrouvons des groupes à'ASMIC (Associés et Associées aux Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception) dans plusieurs de nos missions.Ces laïques désirent vivre les engagements de leur baptême selon le charisme et la spiritualité de notre communauté.Ils s'impliquent dans diverses activités pastorales : catéchèse paroissiale, participation au Conseil de pastorale paroissiale, visites aux malades et aux prisonniers.Ils sont une présence vivifiante, porteuse d'espérance dans leur milieu de vie.Les vocations sacerdotales et religieuses sont nombreuses à Madagascar.Le processus de discernement des candidats est important et des efforts sont déployés pour assurer une formation de base enracinée dans un développement intégral de la personne.Le Centre Lovasoa est un institut national de formation religieuse et professionnelle.Il accueille les aspirantes de plusieurs communautés religieuses de l\u2019île.Isabelle Raheliarisoa, m.i.c.en assume la direction.Florentine Razanamahasoa, m.i.c.(debout, au centre), et des catéchistes Claire Caron, m.i.c., avec deux postulantes Françoise De Varennes, m.i.c., et un groupe d\u2019ASMIC d'Ambohibary «mlîfi w *.« i**\\m ! Des jeunes engagées dans la pastorale.À l'arrière plan, photo de la bienheureuse Victoire Rasoamanarivo.Julienne Rasoarivelo, m.i.c., assure des cours de formation humaine à des séminaristes d'Antsirabe.Centre Lovasoa.Isabelle Raheliarisoa, m.i.c.(debout, 1\" à g.), directrice de l\u2019Institut Catholique de Pédagogie (ICP).w v N $ I sa Une Eglise missionnaire L'Église malgache s\u2019ouvre aux besoins de l'Église universelle et se sent appelée à partager le don de la foi reçue.Cette prise de conscience est un signe de sa maturité.Depuis 1966, date de la fondation de notre noviciat à Madagascar, plus de 30 jeunes filles se sont engagées à vivre leur vie religieuse selon l'esprit d\u2019action de grâces missionnaire et marial légué par Délia Tétreault.Son charisme continue d'être une source de communion fraternelle, d'élan missionnaire et d\u2019éveil des vocations.Présentement quelques-unes de nos Soeurs malgaches sont missionnaires au Malawi, à Cuba, en Bolivie et au Canada.L'espoir d'un avenir meilleur La situation politique, sociale et économique actuelle de Madagascar est fragile.Désabusé par des promesses jamais réalisées, le peuple est à la recherche de valeurs qui répondent à sa soif de liberté, de fraternité, de partage.Cette conjoncture offre un terrain propice à la nouvelle évangélisation qui prend racine dans la Parole de Dieu.Accueillie et partagée comme une source de lumière et de vie, cette Parole devient un facteur de cohésion et de dynamisme au sein des familles, des écoles et des communautés chrétiennes.Plus que jamais, l'Église de Madagascar est appelée à être témoin d'espérance dans ce monde avide de justice et de paix.Elle doit annoncer l'Évangile et demander la force de l'Esprit pour continuer sa mission : rendre visible le Royaume à la suite des Apôtres et des Prophètes.C'est une entreprise difficile mais non impossible.Ne vous inquiétez pas.car votre Père céleste sait ce dont vous avez besoin (Mt 6, 31.32).Puissent ces paroles du Christ être une source de réconfort et d'espoir pour l\u2019Église malgache.$ ; r (debo^1 -\t.v respond- La Maternité de aa 0e Morondavî F) Lafraterriv de TsaramasaV La fraternité d'Ivandry rmm ¦ ' ¦ : î.c mmm iiiiÿlf i Je ne suis pas vieille, Je n'ai que cent ans.Cent ans de soleil En un seul printemps! Ma maison c'est le monde.Tous les pays, mes amis.Ma vraie langue c'est l'amour * Et l'Evangile, ma vie! Je ne suis pas vieille, Je n 'ai que cent ans.A peine un lever de soleil Sur un matin de printemps! Ici, aujourd'hui, Il n'y a pas de passé.Il n'y a qu'un maintenant Rempli de cent ans de vie.Cent ans ramassés en un seul grand cri : Merci mon Dieu.Merci! Eloy Roy, p.m.é.Un poème pour célébrer les cent ans de vie de notre Communauté.cent ans de soleil. par Maria Anthea Raso, m.i.c.! uisse Cuba avec toutes ses magnifiques possibilités s'ouvrir au monde et puisse le monde être ouvert à Cubai Voilà le premier vœu exprimé par le pape Jean-Paul II dans l'allocution qu'il prononçait à l'aéroport de La Havane au début de sa visite historique à Cuba, le 21 janvier 1998.La mariposa, une variété de jasmin, est la fleur nationale de Cuba.Enfants cubains, promesses d'avenir! Le peuple cubain est doté d'une riche culture et d'un pays aux abondantes ressources naturelles.Située dans la chaude mer des Caraïbes, Cuba étend à l\u2019infini le sable fin de ses plages aux teintes de corail.Ponctué par l\u2019élégance surannée de La Havane et des autres grandes villes du pays, ce littoral enchanteur borde des terres aux beautés grandioses trop souvent oubliées.Cuba est la plus grande île des Caraïbes et sa population qui s'élève à 11 millions d'habitants est urbaine à 70%.Elle demeure l'un des derniers bastions du communisme dans le monde.Au cours des derniers siècles, des milliers d'Espagnols, d'Africains et de nombreux habitants des îles avoisinantes sont entrés à Cuba.L'environnement culturel de l'île en a été enrichi et diversifié.Même si la population est en grande majorité d'ascendance espagnole, les arts populaires africains, en particulier la musique et la danse, ont exercé sur elle une profonde influence contribuant ainsi à l'évolution d'une culture typiquement cubaine.La Constitution de la République, en vigueur depuis 1976, affirme que Cuba est un état socialiste de travailleurs et de paysans.Au cœur de cette Constitution se trouve l'un des principes fondamentaux du socialisme, spécialement du type promu à Cuba, à savoir : Que tout le monde se met de la partie, travaille ensemble et partage également les peines et les récompenses qu'offre le système.lirïj V Los Palacios.Zenaïde Correia, m.i.c., et des jeunes leaders se rencontrent régulièrement pour partager la Parole de Dieu.Petite r\u201e'Jélébree c°mm Depuis près de dix ans, les communautés chrétiennes ont connu une augmentation du nombre de leurs fidèles et un accroissement de la ferveur religieuse.Revitalisés par les activités missionnaires organisées depuis 1992 dans le cadre du 5e Centenaire de l'évangélisation des Amériques, beaucoup de Cubains, dont un grand nombre de jeunes, retournent à l'Église catholique.Au dire des pasteurs, le nombre de baptêmes d'adultes est à la hausse et les nouvelles inscriptions aux cours de catéchèse comptent des jeunes catéchumènes.Les gens reconnaissent que l\u2019Église est proche d\u2019eux et se fait leur voix de plus en plus.Dans des salons exigus ou dans des jardins privés, d'un bout à l\u2019autre de l'île, des chrétiens de longue date et des nouveaux venus à la foi se rassemblent pour échanger sur la Parole de Dieu, sur les valeurs chrétiennes, et pour parler un peu plus ouvertement de l'avenir de Cuba.Cette situation appelle une nouvelle évangélisation.Une situation missionnaire unique Cuba est traditionnellement un pays catholique.Plusieurs de ses églises sont d'une beauté architecturale et artistique remarquable et on y dispense tous les services religieux habituels.Au cours des quarante dernières années, l\u2019Église et l'État ont eu leurs différends.On ne fait aucune mention de religion à l\u2019école, mais il est permis de donner un enseignement religieux dans les nombreuses églises et chapelles de Cuba.Colon.Tableau Cuba sous le v< (Notre-Dame La Havane.Amelia Mejides, m.i.c., anime la messe dominicale à la paroisse Corpus Christi.Visite historique du Pape La visite du pape Jean-Paul II à Cuba fut un événement de la plus haute importance.Je viens, dit-il, en pèlerin d'amour, de vérité et d'espérance, soucieux de donner un essor nouveau à l'œuvre d'évangélisation que cette Église poursuit avec vitalité et dynamisme apostolique malgré ses difficultés.L\u2019exigence de faire place à la personne humaine dans les systèmes politique et économique fut un thème toujours présent dans ses propos au cours de son voyage.Mais avant tout, le Pape réclama la place de la culture catholique dans l\u2019histoire de Cuba : La foi catholique, source des riches valeurs de l'identité cubaine, est une réalité constitutive de cette nation.S'adressant au clergé et aux communautés religieuses, il déclara : La foi du peuple cubain dont vous êtes les serviteurs et servantes est la source et l'âme de la culture de cette nation.La Havane.Nos Soeurs accueillent les membres de la Conférence des religieux et religieuses de Cuba (CONCUR), un groupe qui permet aux communautés religieuses du pays de mettre en commun leurs expériences et leurs recherches.Le pape Jean-Paul II a été chaleureusement acclamé à Cuba. \u2018 '* tau représentant la Vierge Marie vénérée à e vocable de Nuestra Senora de la Caridad ime-de-la-Charité).Un symbole de foi et d'identité nationale.pr'èparent U ^ Rameaux a la P s°uten/f /¦ 8«nara.Cla«Urn»Je, ¦¦ ,a communaute (debouPto** '\"tones an Notre Communauté à Cuba Un dynamisme de vie et d'engagement À Cuba, notre Communauté devient de plus en plus internationale.Elle comprend 11 Sœurs cubaines et 5 Sœurs d'autres nationalités.Présentes dans les diocèses de La Havane, de Pinar del Rio et de Matanzas, elles répondent avec générosité aux appels de leurs pasteurs, non seulement dans ces diocèses mais encore, périodiquement, dans d\u2019autres diocèses.Elles expriment ainsi leur disponibilité et leur service missionnaire : Reconnaître, accueillir et proclamer la grâce de Dieu déjà présente afin que chaque membre de notre peuple reconnaisse sa dignité d'enfant de Dieu, s'engage dans la mission de l'Église et dans la transformation de la société et qu'en semble nous célébrions la fête de la fraternité universelle.Leur plan pastoral favorise une variété d'engagements apostoliques axés sur l\u2019accompagnement des personnes et des groupes.Toute forme de présence inspirée par l\u2019Esprit devient occasion de proposer la Bonne Nouvelle : contacts personnels, visites aux malades, homélies, partages sur l'Évangile, collaborations diverses avec les conseils paroissiaux et les organismes diocésains.En dépit des contraintes actuelles, nos Soeurs ont à cœur le charisme missionnaire de notre Institut et participent elles aussi à la mission hors frontières par l\u2019envoi de quelques-unes d'entre elles.L'éducation de la foi chez les jeunes et les adultes Toutes nos Sœurs travaillent directement à l\u2019évangélisation de petites communautés chrétiennes.L'animation pastorale en paroisses est prioritaire et on attache une grande importance à la catéchèse.L'engagement des Sœurs encourage les paroissiens à prendre plus de responsabilités, par exemple, celle de la catéchèse aux enfants.Partout existe la préoccupation d'être présentes aux jeunes.Nos Sœurs animent des journées de réflexion et des retraites pour les responsables de la pastorale des jeunes et pour les catéchètes qui travaillent avec des communautés chrétiennes de base.Dans les paroisses, des activités d'animation missionnaire, spécialement auprès des catéchètes et des jeunes, appellent à devenir missionnaire dans son propre milieu.Ainsi, des jeunes, des étudiants et des travailleurs du regroupement Jovenes sin Fronteras (Jeunes sans frontières) sont encouragés à approfondir leur foi et à la partager avec d'autres.La Havane.Yolanda Prieto,m.i.c., accueille une amie.p\t-J En mission au Québec, lleana Grau, m.i.c., rencontre des élèves de la ville d\u2019Alma.\\ t 1 ./f.^ » v Encarnaciôn Martinez, m.i.c., animatrice d\u2019un groupe de jeunes leaders de différentes paroisses du diocèse de La Havane > £/?; mm mss> l ME t Paso Quemado.Josephine Leal, m.i.c., assistante provinciale, peut compter sur l'hospitalité et la collaboration de leaders laïques.' * Une vitalité nouvelle dans la vie ecclésiale \\ Un signe marquant de la vitalité de l'Église cubaine ^ est le nombre croissant d'adultes et de jeunes qui y reviennent depuis quelques années.Le cardinal Jaime Ortega, archevêque de La Havane, affirme que l'attention nouvelle accordée à l'Église est particulièrement remarquable chez les jeunes.Mais il y a aussi beaucoup de citoyens d'âge moyen qui retournent à l'Église après 20 ou 30 ans d'absence.Les chrétiens n'ont plus peur.Ils ont le désir de Dieu et ils cherchent des valeurs solides et éternelles qui transcendent les réalités économiques et politiques.Plusieurs trouvent dans l\u2019Église une authenticité nouvelle ainsi qu'un message qui correspond aux vérités plus profondes qu\u2019ils cherchent.L\u2019image traditionnelle du Sacré-Cœur ou celle de la Nuestra Sehora de la Caridad (Notre-Dame-de-la-Charité) occupent de nouveau une place d'honneur dans les salons des familles cubaines.a reçu a toujours été un trait culturel important chez le peuple cubain.Les enfants, les jeunes et les adultes qui reçoivent le message de l'Évangile le partagent avec leur propre famille, leurs voisins et leurs compagnons de travail ou d\u2019étude.Ce témoignage, silencieux depuis longtemps, a été un éveil des consciences et une annonce signifiante du Dieu de la Vie au milieu des réalités quotidiennes.Un autre signe de renouveau dans l\u2019Église de Cuba est celui d'une prise de conscience accrue de son rôle dans les questions sociales du pays.Cette ouverture donne lieu à un dialogue entre l'Église et le gouvernement puisque les préoccupations humanitaires et le souci du développement humain sont des valeurs promues par la révolution cubaine.Le service d\u2019entraide Caritas assure une visibilité à l'Église dans le pays et donne aux Communautés religieuses l\u2019opportunité d'étendre le rayonnement de leur présence et de leur service.La Havane.Encarnaciôn Martinez, m.i.c.(1re r., 1re à g.), Martha Acosta, m.i.c.(1re r., 2e à dr.), et des jeunes engagés en pastorale.« Colon.La chorale paroissiale assure une liturgie vivante à la paroisse San José.Maria Mercedes Carrai, m.i.c.D\u2019après le Père José Félix Pérez, secrétaire adjoint de la COCC (Conferencia de los Obispos Catôllcos de Cuba), l'élément le plus important de la nouvelle présence catholique est le progrès de l'évangélisation.Les fruits en sont tout-à-fait remarquables.Nous avons trouvé un peuple affamé de Dieu et d'Évangile et désireux d'une vie communautaire cohérente que seule l'Église peut offrir.Les laïques s'impliquent de plus en plus dans le projet d'évangélisation, démontrant ainsi qu'ils ont redécouvert leur vocation de baptisés.Partager généreusement ce qu'il üamr La Havane.Marta Romero, m.i.c., enseigne les techniques de base en dessin.La Havane.Miriam Rodriguez, rîb.i.c., animatrice de pastora paroisse San Agustin, un catéchète et les enfants de la choi ; - Colon.Gloria Pérez, m.i.c., supérieure provinciale, apporte joie et réconfort à une nouvelle maman.Maria Cristina Pulido, m.i.c., accueille son frère et sa famille en visite à Colon.'¦r-v?>>«rï.- «K\" J* Lueurs d'espoir L'Église de Cuba s'ouvre au dialogue avec le monde marxiste.Tout en pressant le gouvernement de garantir la liberté religieuse, le pape Jean-Paul II lui-même a constaté que les choses bougent à Cuba.Il a encouragé les catholiques de l'île à poursuivre leur engagement pastoral afin d'aider à bâtir une société où les droits humains et la justice sociale se conjuguent sans préjudice à qui que ce soit.Le cardinal Jaime Ortega a remarqué à son tour que les relations officielles entre l'Église catholique et Cuba ont commencé à s'améliorer depuis janvier 1998 et que la visite du Pape a communiqué à l\u2019Église un nouvel élan.Le Cardinal a livré des messages à la radio, ce qui n'avait pas eu lieu depuis des décennies.Le gouvernement a aussi permis à des prêtres et à des religieuses d\u2019entrer à Cuba pour collaborer à l\u2019immense travail d'évangélisation que l'Église souhaite réaliser.Un fait qui a impressionné la plupart des gens : pour la première fois depuis 1959, le gouvernement castriste a permis la célébration du jour de Noël comme jour férié à Cuba.L'ouverture aux chrétiens pose des défis à l'Église, à l\u2019État et au peuple.En effet, pour tous et chacun, un large faisceau d'engagements reste à concrétiser.Nos Soeurs, pour leur part, cherchent à servir le peuple cubain par tous les moyens à leur portée et s'efforcent d\u2019ouvrir les voies qui leur sont encore fermées.Leur action pour la paix et la justice fait partie de leur engagement et elles l'exercent avec tact et discrétion.Elles aident les gens à vivre avec plus de liberté intérieure certaines situations où des droits individuels sont parfois brimés.Attentives à leur offrir des occasions de ressourcement, elles transforment souvent leurs résidences en lieux de rencontre et de partage fraternel.Dans la situation actuelle de l\u2019Église à Cuba, la présence des communautés religieuses demeure un défi et un témoignage.La foi renaît dans le pays et le contexte où l\u2019Église exerce son action évolue.C'est là une source d'espérance pour l\u2019avenir mais aussi une invitation à poursuivre avec élan notre engagement missionnaire au milieu du peuple cubain.* La Havane.Préparation de l'Eucharistie à la paroisse Corpus Christi.Anniet de Roux, postulante, avec deux jeunes collaborateurs.San Diego.Des enfants rendent divers services à la paroisse.& V; A-.:\u201c,- A Y * t.^ : \u2022\u2022iSS® rife j*?* mg \u20ac£%i par Louise Denis, m.i.c.Le Japon est un pays fascinant, une terre de contrastes aux couleurs variées où s'entremêlent l\u2019Orient et l'Occident.Non loin des édifices ultra modernes et de l'agitation frénétique de ses métropoles, ses temples millénaires aux courbes gracieuses semblent avoir été miraculeusement épargnés par le temps.Bien que le pays se soit taillé une place de premier plan dans les plus hautes sphères de la technologie moderne, il n'a pas perdu son âme mystique.Ses règles d\u2019étiquette et de convenances héritées de l'époque féodale ainsi que la primauté accordée toujours et partout à l\u2019esthétique font partie de son originalité et de la fascination qu'il exerce sur le visiteur.L\u2019histoire du Japon se caractérise par une alternance d\u2019ouvertures et de fermetures de ses frontières.Au IXe siècle, le pays rompt toutes relations avec ses voisins et entame une ère d'isolement qui se prolongera durant trois siècles.Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, il manifeste à nouveau son hostilité à toute religion étrangère et à toute influence séculière en s'engageant résolument dans une politique de réclusion nationale.Cette période durera 250 ans, jusqu'au moment (1868-1912) où l'Empereur Méiji sortira le Japon de son isolement et de son statut de société agricole et féodale.À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le pays est en ruine.Il lui faut opérer une relance.Il procède donc à un redressement économique et à une révision de ses valeurs nationales.Grâce à ces nouvelles orientations et soutenu par les qualités inhérentes au peuple comme le sens des affaires, l\u2019esprit corporatif, la loyauté et la persévérance, le pays réussit, en moins d\u2019un demi-siècle, à devenir une puissance financière mondiale.En matière de politique étrangère, il adopte une attitude basée sur la coopération internationale et la promotion de la paix.Dans cette démocratie moderne, l'empereur conserve son trône comme symbole d\u2019unité nationale mais en réalité, le pouvoir est entre les mains de politiciens, de bureaucrates et de gens d\u2019affaires influents.L'archipel compte 127 millions d'habitants et demeure une nation insulaire dont la composition ethnique est majoritairement japonaise.Sa langue et certains aspects de sa culture lui donnent un caractère unique qui le distingue de ses voisins du continent asiatique oriental.C'est le pays du bonsaï, des jardins zen et de l\u2019art délicat des arrangements floraux appelés ikebana.Le terrmle Çhinnvo-dn à kvntn Le terrmle Çhinnvo-dn à kvntn MS De nouveaux appels en Asie Après avoir répondu à l'appel de l\u2019Église de Chine en 1909 et à celui de l'Église des Philippines en 1920, notre fondatrice accueille l'invitation de l\u2019Église du Japon comme une nouvelle occasion de faire connaître la Parole de Dieu en terre non-chrétienne.Le premier départ a lieu en novembre 1926.Nos pionnières travaillent pendant quelques années dans le sud du pays, puis elles se rendent au nord, à Koriyama en 1930 et à Aizu Wakamatsu en 1934.Tout semble présager des lendemains prometteurs lorsqu'en 1941, la guerre éclate entre les États-Unis et le Japon.Pendant deux ans, nos missionnaires vivent les incertitudes d\u2019une vie en résidence surveillée dans leur couvent d\u2019Aizu Wakamatsu.En 1943, dans le cadre des échanges de prisonniers de guerre, elles rentrent au Canada.Après la guerre, elles reprennent la route vers un Japon dévasté et meurtri.Le shintoïsme en tant que reli- MT Jâ N°S Soeun S à Wakai \u2018matsu en 1934 Jésus Christ et en cultivant le sens missionnaire chez les chrétiens.Elles cherchent à favoriser la rencontre du Christ par leur témoignage de vie et par diverses œuvres apostoliques : l'éducation chrétienne, des services en pastorale, le travail auprès des immigrants, des engagements pour la justice et la protection de l'environnement.Bien que peu nombreuses, elles participent à l'envoi de leurs missionnaires vers d'autres pays.Elles accueillent des ASMIC (Associés et Associées aux Soeurs Missionnaires de llmmaculée-Conception) qui désirent vivre la spiritualité Notre école de Koriyama\td'enfants de Tokyo s ; » \u2022 ;rr tf ^ U /t $ » «H Chieko Uchimura, m.i.c., et des petits de notre Jardin Notre école d'Aizu Wakamatsu L___ gion officielle de l\u2019État a été aboli.Une nouvelle ère commence.On reconstruit les églises et on assiste à un accroissement du nombre d\u2019écoles, d'hôpitaux et d\u2019institutions caritatives dirigés par divers groupes chrétiens.En 1949, à Aizu Wakamatsu, notre école Saint Francis Xavier accueille ses premiers élèves.L'année suivante nous ouvrons un Jardin d'enfants à Tokyo puis une autre école à Koriyama en 1958.Après 75 ans de présence dans l'Église du Japon, c'est avec un cœur rempli de joie et de gratitude que nos Sœurs s'engagent à poursuivre leur mission de travailler en Église à l'évangélisation de la société japonaise à l'heure du multiculturalisme et de la mondialisation, en proclamant la Bonne Nouvelle du Salut aux personnes qui ne connaissent pas d\u2019action de grâces léguée par Délia Tétreault et collaborent aussi aux programmes inter-Asie qui existent entre nos missions de Hong Kong, des Philippines, de Taïwan et du Japon.Réunion des Soeurs du Japon lors de la visite de AAarie-Paule Sanfaçon, m.i.c., supérieure générale (2e r., 4e à g.), et de Cécilia Hong, m.i.c., assistante générale (2e r., 3' à g.).Chieko Uchimura, m.i.c., supérieure provinciale (2e r., 2e à g.). Saint François Xavier, patron de nos écoles de Koriyama et d'Aizu Wakamatsu Une formation intégrale Au Japon, les enfants commencent à fréquenter la maternelle vers l'âge de trois ou quatre ans.Le choix d\u2019une bonne école est crucial car, dès le plus jeune âge, toute l'éducation est centrée sur l'importance d\u2019être admis un jour à l'université, ce qui donne lieu à une très forte compétition et à d\u2019intenses pressions pour que l'enfant réussisse.Les écoles privées catholiques jouissent généralement d'une bonne renommée et les valeurs qu\u2019on y propose jouent un grand rôle dans le développement de la personne et dans la croissance de la foi.Mais pourquoi ouvrir les jeunes aux valeurs chrétiennes alors que la plupart des professeurs et des élèves ne sont pas catholiques?La mission de nos écoles n'est pas axée sur l'accroissement du nombre de chrétiens mais elle s'applique à créer une ambiance chrétienne dans laquelle chaque élève est considéré comme un être unique aimé de Dieu.Le programme favorise une formation humaine intégrale fondée sur les valeurs de la tradition chrétienne : respect de la vie, dignité de la personne, justice, solidarité avec les démunis.Il comprend aussi des cours de religion, de Bible et de morale, et chaque matin, la journée s'ouvre par une prière commune.Le bagage religieux des élèves qui viennent des écoles publiques est généralement un mélange de diverses traditions religieuses et de différents codes d'enseignement moral.À l'étape de l'adolescence, le rôle de la religion est important car beaucoup de jeunes cherchent des valeurs pour guider leur vie.L'enseignement religieux que nous dispensons vise à les éclairer sur les questions fondamentales que tout être humain se pose un jour ou l'autre : le sens de la vie, l'existence de Dieu, la souffrance, la vie après la mort.AAonique Cloutier, m.i.c., et ses élèves de catéchèse Kyoko Takahashi, m.i.c.Kimiko Fujimatsu,m.i.c., Koriyama Parents engagés dan ¦ \u2019organisation du bazar Ecole d'Aizu Wakamatsu.Jeanine Blanchard, 4 Des professeurs et des élèves de notre école d'Aizu Wakamatsu.Reiko Ohashi, m.i.c.L'éducation chrétienne est parfois l'occasion qui permet aux élèves de faire une rencontre personnelle avec Dieu et d\u2019entrer en relation avec le divin qui les habite.Animées par une équipe formée de directrices, de professeurs, d\u2019élèves et soutenues par la collaboration des parents, nos écoles ont une longue tradition de participation à divers projets de développement et d'entraide.Par exemple, après le séisme de Kobe en 1995, les enfants de tous les secteurs de nos écoles ont amassé de vieux jour-\t* |§ \u2019 il -111 '> fc.naux, des boîtes de carton et des bouteilles vides\t__à li qu'ils ont vendus au recyclage.Les profits ainsi réalisés ont été envoyés aux victimes de Kobe.Chaque année, un bazar organisé par les filles du secondaire permet d\u2019offrir quelques bourses d\u2019études à des élèves aux Philippines.Les jeunes du primaire réalisent aussi un projet pour venir en aide aux enfants d'un pays en situation économique difficile.L\u2019Asso-ciation des parents, pour sa part, fait annuellement des levées de fonds qu\u2019elle applique à diverses activités présentées par l'administration de l'école.Ces initiatives ont pour but de développer l\u2019esprit d'entraide et la participation des personnes à la construction d\u2019un monde meilleur.Ouvrir à l'expérience chrétienne Les services offerts dans nos établissements s'adressent non seulement aux élèves mais aussi aux professeurs et à tout parent désireux de connaître le contenu chrétien de l\u2019enseignement donné à son enfant.Ceux qui le désirent peuvent s'inscrire à des cours de catéchèse et de Bible proposés par l'école.C'est parfois l\u2019occasion d\u2019entreprendre un cheminement de foi qui conduit au baptême.Il y a quelques années, un professeur non-chrétien d\u2019Aizu Wakamatsu résumait ainsi son expérience d'enseignement dans notre école : Je travaille ici depuis 22 ans.Au cours de ces années, il s'est produit chez moi un changement radical car j'ai trouvé un véritable sens à la vie dans les valeurs chrétiennes véhiculées dans le milieu.La manière de vivre des Sœurs est une autre raison qui a motivé cette transformation.L'exemple de ces femmes qui vivent si simplement et se dévouent joyeusement à leur travail était pour moi une profonde énigme jusqu'à ce que je découvre qu'elles avaient voué leur vie à Quelqu'un.Il est difficile de mesurer l\u2019influence exercée par les institutions catholiques au Japon.Toutefois, au moment de quitter l\u2019école, plusieurs élèves non-chrétiennes nous parlent de la transformation intérieure qui s'est opérée en elles parce qu'elles ont été initiées à la Bible et qu'elles ont reçu une formation spirituelle axée sur les valeurs de cette tradition religieuse.1 znQ- Tmm K U; *.* *\u2018>lpri rarrlull C\\osc T Sif down Estrella Solibior m.i.c., conseillère provin-dale, enseigne l\u2019anglais à notre école d\u2019Aizu Wakamatsu.Judy Saludes, m (1r* r.rà V mm Suzanne AAorneau, m.i.c à des parents session élèves Y \\ .c.,|et sel; -> Lucille Grenier, m.i.c.(2e à g.), Kazuko Sumitani, m.i.c.(5e à dr.), avec un groupe d\u2019ASMIC de Koriyama Kyoko Takahashi, m.i.c., directrice générale de nos écoles, et Kimiko Kawada, c.n.d., directrice du primaire à notre école de Koriyama.Une collaboration très appré-ciée entre les Soeurs de la ^ ^ Congrégation de Notre-Dame et celles de notre Communauté.L\u2019écriture des caractères japonais demande art et précision.Yoko Igarashi, m.i.c. ntexte différent Une communauté chrétienne multiculturelle En avril 2000, nos Soeurs ouvraient une nouvelle mission, cette fois, à Gyoda en banlieue de Tokyo.Cette ville de 85 000 habitants est située dans un secteur industriel et fait partie du diocèse d\u2019Urawa.La paroisse de Gyoda comprend une cinquantaine de catholiques dont la plupart sont des travailleurs immigrés d'Amérique latine et de pays asiatiques avoisinants ce qui donne à cette communauté chrétienne une dimension pluraliste et multiculturelle.Miyoko Kofuji, m.i.c., est enga gée dans la préparation des catéchumènes au baptême, dans la catéchèse aux enfants et dans l'accueil des personnes qui viennent demander de l\u2019aide.L\u2019animation pastorale est axée sur la conscientisation des chrétiens à devenir d\u2019authentiques témoins Christ.Employés par des sociétés internationales, certains Japonais ont travaillé à l\u2019étranger et ont épousé des femmes originaires de ces pays.Ces mariages interculturels demandent un suivi pastoral surtout durant la période où le couple s'ajuste à des coutumes familiales nouvelles et au moment où il doit choisir l\u2019orientation religieuse de ses enfants.La paroisse offre aussi une ambiance de vie fraternelle et de partage aux immigrants qui vivent séparés des membres de leur famille restés au pays d\u2019origine.La communauté chrétienne de Gyoda est typique de la nouvelle situation de l\u2019Église du Japon où un nombre croissant de catholiques ne sont pas des Japonais mais des travailleurs étrangers.Elle est un reflet de la transformation qui se produit petit à petit dans le pays.L Lors du baptême de Mme Nakaniwa.L'accompagnent : Pierre Laurendeau, m.é.p., curé de la paroisse, Miyoko Kofuji, m.i.c., catéchiste, et M.Nakaniwa Mgr Marcelino Daiji Tani (debout, 4e à g.), évêque du diocèse d'Urawa, visite les paroissiens de Gyoda III P Ghislaine Parent, m.i.c., assistante provinciale, Taijo Ito, prêtre bouddhiste, Miyoko Kofuji, m.i.c., au Temple de Gyoda Solidarité avec les ressortissants étrangers Bien que la mondialisation comporte des effets bénéfiques, il y a lieu de se soucier de ses répercussions néfastes au niveau des droits de la personne.Séduits par la promesse de conditions économiques plus avantageuses, des travailleurs de divers pays ont été attirés par l\u2019essor industriel du Japon.Cet afflux d'étrangers a amené l\u2019Église à leur porter une attention particulière.C'est ainsi que le diocèse d'Urawa a ouvert un centre appelé Open House (Portes ouvertes) et a mis en place une équipe multidisciplinaire auprès de laquelle les immigrants peuvent trouver une aide spirituelle, financière, médicale et juridique. Membres de l'équipe du centre Open House.Lorna Erickson, m.i.c.(assise, 2e à g.).vietnamienne.Lorna Erickson, m.i.c., originaire des Philippines, fait partie de cette équipe.Elle est responsable de l'organisation et du cheminement pastoral de neuf communautés chrétiennes multiculturelles du diocèse.Keiko Hasegawa, m.i.c., autrefois missionnaire aux Philippines, travaille à titre d\u2019agente de liaison au service de l\u2019ambassade des Philippines à Tokyo.Elle a reçu, il y a quelques années, un certificat d\u2019appréciation du gouvernement des Philippines en reconnaissance de son dévouement et de ses services envers les travailleurs philippins émigrés au Japon.Pastorale auprès des jeunes Défis de la quête spirituelle Les religions au Japon Le bouddhisme est la principale religion au Japon.C\u2019est la religion de la famille à travers le culte des ancêtres.Venu de Chine et de Corée vers les années 550 de notre ère, il a permis au Japon de s'enrichir de l'art et des caractères chinois.Quant au shintoïsme, il date de l\u2019époque lointaine où les gens rendaient un culte aux forces de la nature.Il consiste essentiellement en un ensemble de coutumes et de rites qui se fondent dans le quotidien des Japonais de toutes les générations.On ne peut le considérer comme une religion.Ces traditions bouddhiste et shintoïste cohabitent en toute harmonie au point même de mêler leurs rites.Keiko Hasegawa, m.i.c.Une autre priorité pastorale de nos Sœurs à Gyoda consiste à donner aux jeunes l'éducation chrétienne dont ils ont besoin pour faire face aux défis d\u2019une société en rapide mutation.Kesayo Sato, m.i.c., collabore à des programmes de formation pour les jeunes : partages bibliques, retraites, etc.En minorité auprès des adeptes de nombreuses religions traditionnelles, ces jeunes ont besoin d\u2019être accompagnés dans l\u2019approfondissement de leur foi.Confiants et enracinés dans cet héritage chrétien, ils pourront le vivre dans la joie et l\u2019action de grâces.Kesayo Sato, m.i.c.(1r'r.,1r' à dr.), et un groupe de jeunes lors de la Journée nationale de la jeunesse OUTH .v-a 7 >l Le christianisme fut introduit au Japon en 1549 par le mis- sionnaire jésuite François Xavier.Il mais à cause de son association avec l\u2019impérialisme occidental, il fut considéré comme une menace au pouvoir politique et combattu.En 1597, 26 missionnaires et Japonais convertis étaient martyrisés à cause de leur foi chrétienne.Aujourd'hui, les catholiques représentent 0,35% de la population et le christianisme est encore souvent perçu comme une religion étrangère.Il semble ne pas avoir réussi à s'incarner dans la pensée et dans la vie du peuple ni à pénétrer sa culture.Cependant, ces chiffres à eux seuls ne disent pas tout.0) se répandit rapidement, Le grand torii de Matsushima L'Église catholique est représentée par des institutions et des organismes dont l'influence lui a conquis le respect d\u2019un grand nombre.Son action en faveur des pauvres, des personnes âgées et des groupes marginalisés exerce un impact réel sur la société japonaise._ -\u2014\u2014- ' f f j- 1.T' *' ' ' ij : \u20143\u2014~ T\u201d or rr.tr Jr ta.Un germe divin La crise économique qui sévit actuellement au Japon amène les gens à réfléchir et à chercher des valeurs d'un autre ordre que celles véhiculées par une mentalité de consommation ou par le matérialisme.Le christianisme qui propose des valeurs vitales favorisant la personne plus que les choses, le spirituel plus que le matériel et qui encourage le développement intégral de l'être humain saura-t-i rejoindre le peuple et étancher sa soif de plénitude de vie?VL,-JJ* Monument dédié aux 26 martyrs de Nagasaki LeHaponais possèdent une riche sensibilité religieuse qui se traduit par une révérence à l'égard du sacré et par l'amour de l\u2019harmonie et des beautés de la nature.L'expression germe divin que l'on trouve dans les documents du Concile Vatican II signifie que dans le cœur humain créé à l\u2019image de Dieu, il existe un désir d'infini qui lui permet de s\u2019ouvrir à la présence de Dieu.Ce concept a rapproché la foi chrétienne e la culture japonaise.Le rôle de l'évangélisation est de révéler le nom de ce déjà-là qui habite l'être humain et de l'inviter à entrer en relation personnelle avec Dieu.Toutefois, le con-cept religieux japonais étant intimement lié à sa culture et à ses coutumes fait en sorte que chaque conversion est une grâce exceptionnelle et une manifestation visible du Royaume.Comme dans bien d\u2019autres pays, le missionnaire au Japon travaille, non en vue de résultats immédiats, mais avec la conviction que celui qui plante n\u2019est rien, celui qui arrose n\u2019est rien : Dieu seul compte, lui qui fait croître (1 Co 3,7).^ TT\u2014r mm* La cérémonie du thé est devenue une discipline spirituelle au XVI' siècle.Pratiquée encore aujourd'hui, elle a pour but de créer une atmosphère d'harmonie et de tranquillité en soi et autour de soi.r ¦ par Louisa Nicole, m.i.c.'alefuin^ éoénen***** CéCéBrations du Centenaire Notre-Dame-du-Cap vous attend.Un temps fort de notre Centenaire sera le grand rassemblement missionnaire qui se tiendra au sanctuaire de Notre-Dame-du-Cap, au Cap-de-la-Madeleine, le samedi 29 juin prochain.Ouverte à tous, cette journée est un moment important pour célébrer nos Cent ans au service de la Mission avec tous ceux et celles qui, de diverses façons, ont assuré l'essor et la continuité de notre Communauté : parents, bienfaiteurs, amis.Nous souhaitons que vous y veniez très nombreux.Nous avons hâte de fêter avec vous cet événement unique de notre histoire.L'Eucharistie sera célébrée à 10 h 30.Elle nous entraînera dans un grand mouvement d'action de grâces pour la merveilleuse tendresse de Dieu au cours de ce siècle missionnaire.Suivra un repas champêtre.On pourra apporter son dîner ou profiter du service de la cafétéria.Quelques kiosques d'animation seront aménagés.Le programme a été préparé de façon à favoriser jeunes et moins jeunes.Avant le départ, une bénédiction des malades est prévue.S\u2019il pleut, de grands espaces intérieurs pourront nous accueillir.Pour être en mesure de préparer adéquatement votre accueil et le déroulement de cette journée, nous apprécierions connaître votre intention d'y participer.Toutefois, si vous êtes empêchés de nous le faire savoir, n'hésitez pas à venir quand même.Pour nous rejoindre ou pour vous renseigner au sujet des conditions d'hébergement et de l'organisation des groupes dans vos localités, vous pouvez communiquer avec : Jocelyne Dallaire\tRoger Caron (450) 670-0562 Longueuil (domicile)\t(450) 629-1333 (514) 875-9911 poste 283 Montréal (bureau) les.carons@videotron.ca jocelyned@ceci.ca VogoD®
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