Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur – Utilisation non commerciale autorisée

Consulter cette déclaration

Titre :
Le précurseur : bulletin des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception
Éditeurs :
  • Outremont, Montréal :Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception,1920-,
  • Ville de Laval :Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception
Contenu spécifique :
Novembre - Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le précurseur : bulletin des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception, 1997-11, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" llMIMliluy I ¦ill N0V4MBRE-DECE I»- i» ¦ mm ükir K Ji ' btds#.4t- imM * %» mM Directrice : Louise Denis, m.i.c.Rédactrice en chef : Céline Gauvin, m.i.c.Collaboratrices A la rédaction : Ma.Anthea Raso, m.i.c.Gilberte Bleau, m.i.c.Thérèse Lortie, m.i.c.Collaboration spéciale : Christian Beaulieu Secrétaire : Christine Desrochers Service de la comptabilité : Pâquerette Gauthier, m.i.c.Service de la promotion : Gemma De Grandpré, m.i.c., une équipe de M.I.C.et de laïques Service aux abonnements : Véronique Bernatchez, m.i.c., René Cournoyer une équipe de M.I.C.et de laïques Traductrice : Antoinette Kinlough Infographiste : Christiane Beaulieu Pelliculage : Film-O-Progrès Inc.Imprimerie : Transcontinental Inc.Abonnement :\tSoutien s 8$\t1 an\t10$ 15$\t2 ans\t20$ 23$\t3 ans\t30$ 15$\tEtats-Unis et autres pays (1 an) La revue paraît cinq (5) fois l'an.Reçus aux fins de l'impôt : Enregistrement : 0940007-47 PRESSE MISSIONNAIRE M.I.C.Pour tout changement d'adresse, s'il vous plaît, faire parvenir l'ancienne et la nouvelle.En renouvelant votre abonnement, inclure votre numéro d'abonné.Adresse : LE PRÉCURSEUR C.P.157 Suce.Laval-des-Rapides Laval (Québec) Canada H7N 4Z4 Téléphone : (514) 663-6460 Télécopieur : (514)663-1522 C-MAIL : leprecur @ microtec.net Date de parution : Novembre 1997 Dépôt légal : Bibliothèque Nationale du Québec ISBN 0315-9671 Envoi de publication Enregistrement no 0357 Membre de l'Association canadienne des périodiques catholiques (ACPC).Page couverture : Photo-montage : Christiane Beaulieu REVUE BIMESTRIELLE D'INFORMATION ET D'ANIMATION MISSIONNAIRES PUBLIÉE DEPUIS 1920 PAR LES SŒURS MISSIONNAIRES DE L'IMMACULÉE-CONCEPTION VOLUME 40, NUMÉRO 5 \u2022 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1997 -J SOMMAIRE /- 3 / Editorial : Une œuvre d'art.4 Les horizons immenses de la mission 6 Les soixante ans d'ICA 9 Dieu, Père Universel 10 Taïwan, société multiethnique 12 Expérience multiculturelle à Vancouver 14 / Missionnaires de l'Evangile 16 Présence aux jeunes 18 Chemins d'espérance : De la peur à l'audace 20 Vivre ensemble différents 22 Le temps des cadeaux 23 Ils sont venus nous aider.25 Au jardin de Dieu 28 Intermissions 30 Interaction 32 Rencontrer l'autre 2 EDITORIAL 0 c c a r Æ JBoir de près la coupole de St-Pierre de Rome nous saisit, nous étonne, nous \\ W w ^merve^^e : tous ces Petits fragments de mosaïque aux multiples couleurs qui ont été choisis, rassemblés, collés à la main à partir d'échafaudages précaires.et parfois la nuit à la lueur d'une chandelle, c'est à nous couper le souffle! De ce travail sont nées dans une harmonie de nuances, des figures d'anges, d'apôtres.Une œuvre unique d'une beauté exceptionnelle! Il m'arrive parfois d'établir un parallèle entre cette coupole de la basilique St-Pierre et le travail missionnaire de l'Église aux quatre coins du monde.Un travail de longue haleine, de patience, de créativité, d'inconnu aussi.Qu'en sortira-t-il?Seul l'amour, la passion pour l'œuvre animent et soutiennent l'artiste jusqu'au bout de son labeur.Ainsi en est-il du travail missionnaire.Saint Paul, dans sa lettre aux Éphésiens, nous propose l'œuvre d'art voulue de Dieu : .c'est ainsi qu'il nous a élus en Lui, dès avant la création du monde pour être saints et immaculés en sa présence, dans l'amour, déterminant d'avance que nous serions pour Lui des fils adoptifs par Jésus Christ.Ép 1, 4-5 Tout est là : l'universalité de notre foi, l'engagement missionnaire de notre vie chrétienne.Le plus merveilleux, c'est que Dieu, le Père de tous, nous invite tout au long de nos âges à poser une pierre, un morceau de mosaïque à cette œuvre.Qui que nous soyons, où que nous soyons.C'est à nous couper le souffle, n'est-ce pas?Chaque fois que l'un ou l'une de nous pose un geste de justice, de paix, d'amour, chaque fois que le pardon prend de l'espace en nos cœurs, que les préjugés tombent, que l'accueil gagne du terrain, l'œuvre d'art avance.Vivre l'universalité de notre foi et l'internationalité dans un Institut missionnaire, c'est un appel quotidien à la fidélité envers l'Unique Artiste.C'est un défi et une grâce! Cette œuvre d'art magnifique, vous la créez avec nous par votre compréhension, vos solidarités, vos prières, vos partages, vos engagements.Soyez-en remerciés! Que le Dieu de tout Amour vous bénisse et vous garde sous sa protection paternelle.Bonne, Heureuse et Sainte Année! ?En sa Joie, Supérieure générale 3 0 0 B 0 AA\t«g ait' Imv par Jean-Paul II «Comme des marins sur la mer de la vie, nous sommes appelés à une unité et à une solidarité toujours plus grandes», dit Jean-Paul II.Ce grand vent de partage emprunte plusieurs chemins.Ici, le pape nous parle d'inculturation et de dialogue.C'est la route fréquentée par les personnes à qui nous avons donné la parole dans cette revue.Vancouver.Cours d'anglais à de jeunes immigrants.Félicitas Tobias, m.i.c./ \\ / ous nous trouvons 1 V aujourd'hui devant des situations religieuses très diverses et changeantes: les peuples bougent, les réalités sociales et religieuses, jadis claires et bien définies, évoluent et deviennent complexes.Il suffit d'évoquer ici certains phénomènes tels que l'urbanisation, les migrations massives, les mouvements de réfugiés, la déchristianisation de pays anciennement chrétiens, l'influence croissante de l'Évangile et de ses valeurs dans des pays dont les habitants, en très grande majorité, ne sont pas chrétiens, sans oublier le foisonnement de messianismes et de sectes religieuses.Il y a un bouleversement des situations religieuses et sociales qui rend difficile l'application effective de certaines distinctions et catégories ecclésiales jusque-là couramment utilisées (.) D'autre part, l'activité missionnaire a produit des fruits en abondance dans toutes les parties du monde de telle sorte qu'il y existe des Églises bien implantées, parfois avec tant de solidité et de maturité qu'elles peuvent à la fois pourvoir aux besoins de leurs propres communautés et envoyer des missionnaires dans d'autres Églises et d'autres territoires.De là vient le contraste avec les régions de chrétienté ancienne qu'il est nécessaire de réévangéliser (.) La mission ad gentes a devant elle une tâche immense qui n'est certes pas près d'arriver à son terme.Au contraire, au point de vue numérique, avec l'accroissement démographique, comme au point de vue socio-culturel, avec l'apparition de nouveaux types de relations, de nouveaux contacts et de changements de situations, elle semble destinée à avoir des horizons encore plus étendus.La tâche d'annoncer Jésus Christ à tous les peuples apparaît immense et disproportionnée, compte tenu des forces humaines de l'Église (.) Mondes nouveaux et PHÉNOMÈNES SOCIAUX NOUVEAUX Parmi les grandes mutations du monde contemporain, les migrations ont produit un phénomène nouveau : les non-chrétiens arrivent en grand nombre dans les pays de vieille tradition chrétienne, créant des occasions nouvelles de contacts et d'échanges culturels, invitant l'Église à l'accueil, au dialogue, à l'assistance, en un mot, à la fraternité.Parmi les migrants, les réfugiés occupent une place tout à fait particulière et méritent la plus grande attention.Ils sont maintenant des millions et des millions dans le monde et ils ne cessent d'augmenter : ils ont fui des situations d'oppression politique et de misère inhumaine, de famine et de sécheresse qui ont pris des proportions catastrophiques.L'Église doit les inclure dans le champ de sa sollicitude apostoli-que(.) De même, on peut évoquer aussi les situations de pauvreté, souvent intolérables, qui se créent dans de nombreux pays et sont fréquemment à l'origine des migrations massives.Ces situations inhumaines constituent un défi pour la communauté de ceux qui croient au Christ (.) Il faut rappeler aussi le très vaste aréopage de la culture, de la recherche scientifique, des rapports internationaux qui favorisent le dialogue et conduisent à de nouveaux projets de vie.Il faut être attentif à ces réalités modernes et y attacher de l'importance.Les hommes ont le sentiment d'être comme des marins sur la mer de la vie, appelés à une unité et à une solidarité toujours plus grandes.Les solutions aux problèmes posés par l'existence doivent être étudiées, discutées, mises à l'épreuve avec le concours de tous.Voilà pourquoi les organismes et les rassemblements 4 Taïwan.Des missionnaires laïques découvrent les valeurs de la culture chinoise.Huguette Chapdelaine, m.i.c.(lre r., au centre) internationaux prennent toujours plus d\u2019importance dans de nombreux secteurs de la vie humaine, de la culture à la politique, de l\u2019économie à la recherche.Les chrétiens qui vivent et travaillent à ce niveau international se rappelleront toujours qu\u2019ils doivent témoigner de l\u2019Évangile (.) Il faut orienter l\u2019attention missionnaire vers les espaces géographiques et vers les milieux culturels restés à l\u2019écart de l\u2019influence de l\u2019Évangile.Tous ceux qui croient au Christ doivent avoir le zèle apostolique pour transmettre aux autres la joie et la lumière de la foi.Lorsque le regard se porte sur les horizons immenses du monde non-chrétien, ce zèle, partie intégrante de leur foi, doit devenir, pour ainsi dire, une faim et une soif de faire connaître le Seigneur.Inculturation et dialogue En exerçant son activité missionnaire parmi les peuples, l\u2019Église entre en contact avec différentes cultures et se trouve engagée dans le processus d\u2019inculturation.C\u2019est une exigence qui a marqué tout son parcours au long de l\u2019histoire et qui se fait aujourd'hui particulièrement sensible et urgente (.) Par l'inculturation, l'Église incarne l'Évangile dans les diverses cultures et, en même temps, elle introduit les peuples avec leurs cultures dans sa propre communauté; elle leur transmet ses valeurs, en assumant ce qu'il y a de bon dans ces cultures et en les renouvelant de l'intérieur (.) Grâce à cette action dans les Églises locales, l'Église universelle elle-même s'enrichit d'expressions et de valeurs nouvelles dans les divers secteurs de la vie chrétienne, tels que l'évangélisation, le culte, la théologie, les œuvres caritatives; elle connaît et exprime mieux le mystère du Christ et elle est incitée à se renouveler constamment (.) Le dialogue, pour sa part, n'est pas la conséquence d'une stratégie ou d'un intérêt, mais c'est une activité qui a ses motivations, ses exigences et sa dignité propres : il est demandé par le profond respect qu'on doit avoir envers tout ce que l'Esprit, qui souffle où il veut, a réalisé en la personne humaine.Grâce au dialogue, l'Église entend découvrir (.) les rayons de la vérité qui illumine tous les êtres humains, rayons qui se trouvent dans les personnes et dans les traditions religieuses de l'humanité.Le dialogue est fondé sur l'espérance et la charité, et il portera des fruits dans l'Esprit.Les autres religions constituent un défi positif pour l'Église d'aujourd'hui; elles l'incitent à découvrir et à reconnaître les signes de la présence du Christ et de l'action de l'Esprit, et aussi à approfondir son identité et à témoigner de l'intégrité de la Révélation qui lui a été confiée pour le bien de tous.Ce dialogue peut revêtir des formes et des expressions multiples : depuis les échanges entre experts ou représentants de traditions religieuses jusqu'à la collaboration pour le développement et la sauvegarde des valeurs religieuses; de la communication des expériences spirituelles respectives jusqu'au dialogue de vie à travers lequel les croyants de diverses confessions témoignent, dans l'existence quotidienne, de leurs valeurs humaines et spirituelles et s'entraident à en vivre pour bâtir une société plus juste et plus fraternelle (.) Le dialogue est un chemin vers le Royaume (.) ?Extraits de l'Encyclique de Jean-Paul II, La mission du Christ Rédempteur, ch.IV et V (dni -\"T.\t' Montréal.Des croyants de diverses religions témoignent de leurs valeurs humaines et spirituelles.Andrée Ménard, m.i.c., (2e à dr.) 5 / PHILIPPINES I I PHILIPPINES I soixante and par Christine Veloso Lao Petite école devenue gronde, ICA (Immaculate Conception Academy) a contribué à l'intégration de la communauté chinoise aux Philippines.Son histoire relate aussi les débuts de la présence M.I.C.dans ce pays.En 1921, répondant à la demande de la communauté chinoise de Manille, cinq M.I.C.entrent aux Philippines pour travailler d'abord en pastorale hospitalière puis en éducation.Christine Veloso Lao, graduée de l'académie en 1991, rappelle l'histoire d'ICA et de ses soixante ans de foi, de service et d'excellence! Retour à la maison sous le regard vigilant des M.I.C.T1 I out au long de ses 60 années d'existence, JL ICA (Immaculate Conception Academy) s'est développée en lien étroit avec la communauté chinoise des Philippines.Cette école d'abord anglo-chinoise, devenue école philippine, a suivi une transformation semblable à celle du résident temporaire chinois devenu citoyen chinois-philippin.Ce Philippin d'origine chinoise appelle aujourd'hui les Philippines sa patrie.Tenaillées par la nostalgie et le désespoir, plusieurs de ces familles chinoises de Manille acceptent l'amitié des M.I.C.Elles sont fortifiées par la foi chrétienne que leur présentent les sœurs.Dans l'espoir que leurs enfants seront éduqués dans cette même foi, ces Chinois aident les religieuses à se procurer un local au-dessus d'une quincaillerie et à obtenir le permis pour ouvrir une école.En 1936, la Immaculate Conception Anglo Chinese Academy voit le jour.Avant 1937, la population chinoise de Manille, majoritairement de sexe masculin, s'adonne au commerce.Après avoir amassé leur fortune, de jeunes marchands retournent en Chine, épousent une fille du voisinage, puis reviennent aux Philippines en voyages d'affaires.Lorsque la guerre sino-japonaise éclate, les commerçants chinois Un voyage historique Manille.En novembre 1935, le Commonwealth des Philippines est inauguré avec grandes réjouissances.Depuis, un esprit festif et un nationalisme optimiste régnent sur les Philippines.Cette nouvelle inquiète les Chinois de Manille.Ils pressentent que ce nationalisme économique croissant peut les obliger à plier bagage.Ils savent cependant qu'ils ne peuvent pas retourner en Chine tout de suite car une guerre civile entre le Kuomintang (parti nationaliste) et le parti communiste chinois plonge leur pays dans le chaos.Christine Veloso Lao, auteure de l'article - ,.Æt* - ICA aujourd'hui.Maquette de l'école n'ont plus raison de retourner en Chine car leurs familles ont émigré aux Philippines.En effet, à cette époque, des milliers de femmes et d'enfants chinois entrent aux Philippines à titre de réfugiés.Plusieurs d'entre d'eux sont les épouses et les enfants de ces colons chinois.Les Chinois de Manille accueillent les membres de leurs familles et leurs voisins dans leur communauté et les présentent aux sœurs.Quoique plusieurs d'entre eux soient non-chrétiens ou protestants, leurs enfants fréquentent l'école M.I.C.À ce moment-là, les Chinois de Manille sont familiers avec les M.I.C.dont l'académie est modeste.Les résidents plus âgés admirent le style de vie simple des sœurs et leur dévouement à l'école.Les nouveaux venus, les moins nantis de la communauté chinoise, sont touchés par l'offre des religieuses d'accepter gratuitement leurs enfants à l'école.Ils apprécient ces missionnaires souriantes qui leur enseignent la religion chrétienne.Après la guerre, Manille se reconstruit.Les Chinois recommencent de nouvelles entreprises.Les sœurs reprennent leurs activités et, en 1947, retrouvent leurs élèves sur la rue Narra.Les classes sont petites, peu confortables mais l'école offre un cours secondaire complet et la vie y est heureuse.Au début des années '50, il est évident que l'école doit déménager vers un site plus adéquat.Lorsque les nouveaux commerces ont pris leur essor, les Chinois de Manille prêtent attention aux sœurs patientes et déterminées qui passent des après-midi à visiter les étals à Divisoria, quêtant des fonds leur permettant d'ériger un immeuble meilleur et plus grand que l'ancien.En 1956, la première véritable école Immaculate Conception Anglo Chinese Academy s'élève fièrement sur la rue General Luna, à Intramuros.Au moment où tous sont ins-tallés sur leur nouveau campus d'Intramuros, les Jésuites de Xavier School révèlent leur projet de déménager leur école à San Juan, Rizal.Le Père Jean Desautels, premier recteur de Xavier School, invite S.Rachel De Mars, alors supérieure régionale des M.I.C., à ériger une nouvelle académie à Little Baguio afin de voir à l'éducation des filles, les sœurs de leurs étudiants.S'enraciner en terre philippine Après de sérieuses délibérations, les sœurs décident de faire confiance à Dieu et de suivre le chemin suggéré par les Jésuites.Le campus d'Intramuros est maintenu et les M.I.C.entreprennent la construction de ce que nous connaissons aujourd'hui comme ICA Greenhills.C'est à San Juan, au milieu des résidences modernes de riches Chinois que l'académie plonge ses racines.Comme les familles chinoises qui entourent l'école, Immaculate Conception Anglo Chinese Academy réalise lentement qu'elle appartient aux Philippines.Trois ans seulement après le déménagement à San Juan, les M.I.C.et les administrateurs de l'école décident d'adopter un programme d'enseignement philippin enrichi de sciences humaines en langue chinoise.Ils renomment l'école Immaculate Conception Academy (ICA).Quoique le programme chinois d'ICA ait régulièrement obtenu l'approbation du bureau d'Éducation de la République de Chine, le nombre d'élèves inscrits continue à diminuer et ceci est apparent dès la fin des années '50.Pour l'année scolaire 1955, il n'y a que 536 étudiants de licence au programme chinois contre 616 au programme anglais.Ces chiffres ne font que confirmer les changements vécus par la communauté chinoise des Philippines.Le résident temporaire chinois commence à désirer une complète intégration à la communauté philippine.Quant à l'étudiante chinoise qui a adopté l'identité culturelle chinoise-philippine, elle n'a plus à étudier en vue des examens administrés par les universités taïwanaises.Sa priorité devient l'adaptation à son lieu d'appartenance et à la vie des gens avec qui elle l'habite.Les Chinois d'origine savent qu'ils auront à traiter du problème insidieux de la mort culturelle.L'anthropologue chinois-philippin Chinben See disait : La génération d'après-guerre des Chinois nés aux Philippines parlait mieux le philippin que le chinois et se sentait plus à l'aise dans le milieu culturel philippin que dans le style de vie traditionnel chinois.Cet affaiblissement des traditions chinoises a amené de nombreux Chinois à réaliser qu'ils n'avaient pas d'autre choix que celui du compromis.La communauté chinoise des Philippines comprend qu'elle a à se libérer de son bagage émotionnel et à s'unir à ses frères philippins.Tâche difficile! L'éducation que leurs filles reçoivent à ICA est devenue un des liens les plus vitaux de la communauté avec le reste de la société philippine.Graduées de 1949 et leurs professeures M.I.C: (De g.à dr.), SS Marie-Paule Larocque (+), Claire Fontaine et Lorette Moran 1\u2019 fâ fp m Gra.A*- S'.Chaises roulantes remises à neuf par le frère Gregory (à g.) et par M.Hormidas Alarie, frère de S.Madeleine de chaque personne toute la richesse qui ne demande qu'à s'exprimer.Je me rappelle de Chérinor, ce mendiant installé en pleine rue.Comme tant d'autres affligés par la maladie et la misère, il n'a plus rien.Lorsque les frères missionnaires viennent pour lui offrir une place à Y Asile communal, il s'exclame tout bonnement : Je savais bien que le bon Dieu s'occuperait de moi! C'est ce message rempli d'espérance et de foi que les frères transmettent à tous, aux plus démunis, aux sans-abris, aux sidéens et à tous ceux qui souffrent.Ils font alors une merveilleuse découverte : ils sont les enfants bien-aimés de Dieu.Une étonnante expérience de fraternité À Sténio-Vincent tout est mis en œuvre pour aider les mourants à vivre leur départ dans des conditions vraiment humaines.La lumière de la foi éclaire ce dernier moment.Avec les frères, la paix et la sérénité s'installent au chevet de ces vieillards.Je me souviens entre autres de Guerta, une aveugle.Elle vient tout juste de mourir.Son visage marqué par la douleur et la souffrance s'est illuminé d'une expression de quiétude et de joie.À Y Asile communal, il est plutôt rare de voir des hommes s'occuper des malades, les laver ou même nettoyer le plancher.Ce qui m'étonne, c'est de constater maintenant que de jeunes Haïtiens suivent l'exemple des frères pour qui aucune tâche n'est répugnante.Tout simplement, ils demandent aux jeunes qui se présentent à eux de mettre le sarrau et de faire comme eux! Et ça marche! J'aime bien parler d'harmonie parce que c'est là une qualité qui ressort quand je pense aux Missionnaires des Pauvres.Pensez-y, il s'agit là d'une belle qualité : des gens venus de l'Inde, de la Jamaïque, de Chine travaillent avec nous dans la confiance et la bonne humeur malgré toute la diversité rencontrée dans l'équipe déjà sur place.Et aujourd'hui, cette équipe compte deux prêtres diocésains de Toronto, une sœur 24 Dominicaine de Beauport, mon frère Hormidas de Gatineau, des jeunes Haïtiens d'un Mouvement apostolique qui nous prêtent main forte, les employés et les 103 pensionnaires de la grande maison.Toute une équipe! Une étonnante expérience de fraternité.Un merveilleux cadeau ! Les enfants sont arrivés à Y Asile communal dans des circonstances tout à fait imprévues.Personne, semble-t-il, ne pouvait les accueillir.Avec un empressement remarquable, les frères ont bien voulu les prendre.Quant à moi, je nourrissais quelques inquiétudes.Serions-nous capables de nous en occuper comme il faut?Ces craintes se sont vite transformées en rayons de joie car, dès le début, une magnifique entente s'est installée entre les employés, les malades, les frères et les enfants, tous animés d'un souci de générosité et d'entraide.C'est ce qui m'a fait voir, une fois de plus, comment fonctionne l'œuvre de Dieu.Il sait administrer les choses! Nous, nous avons à nous fier à Lui et à faire notre petite part.La confiance des frères en Dieu affermit ma propre vocation et je vérifie une fois de plus cette vérité proclamée par Jésus : Le Royaume de Dieu fait de joie, de paix, d'amour rejoint les petits et les humbles.Aujourd'hui, je pense à tous ces moments avec beaucoup de tendresse.Fondée en 1981 en Jamaïque par un Chinois, le Père Ho Lung, la Communauté des Missionnaires des Pauvres travaille depuis les débuts avec les plus pauvres des pauvres de plusieurs pays, notamment en Haïti, aux Philippines et en Inde.Ils étaient cinq en 1982 et voilà qu'aujourd'hui 70 hommes venus des États-Unis, de Sainte-Lucie, de Belzile, de Trinidad ou d'Haïti vivent dans cette Communauté.Et ce n'est qu'un début! La grande famille de Y Asile communal peut entrevevoir l'avenir avec confiance.La Providence pourvoit a ses besoins.?Aux jours de fête comme aux jours ordinaires, ces jeunes Haïtiens savent partager leur temps et leurs talents.Photos : M.Alarie, m.i.c. & s Sœur Elisabeth Vanchestein (Sainte-Yolande) Née le 29 octobre 1911, à Laprairie, Élisabeth a 17 ans lorsqu'elle entre dans l'Institut des Sœurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception.Elle y devient religieuse en 1931.À 20 ans, S.Élisabeth commence avec élan une carrière d'enseignante au Québec et gagne l'admiration et l'amitié de ses élèves.Elle donne des cours privés à l'école apostolique de Ri-mouski et à Outremont puis devient titulaire d'une classe de finissantes à l'école secondaire de Granby.En 1955, après 24 ans d'enseignement, elle part pour Haïti et se dévoue auprès des élèves du secondaire et des normaliennes.Femme aux talents multiples, S.Élisabeth s'occupe aussi de liturgie paroissiale, de chorales, de peinture et d'activités théâtrales.Exhu-bérante, très personnelle et d'une générosité surabondante, elle est attentive aux autres et sème autour d'elle la joie qui l'habite.Elle partage son expérience spirituelle et goûte la joie d'éveiller les personnes à leur vie avec Dieu.Revenue au Canada en 1983, elle se rend disponible pour divers services apostoliques et différentes tâches communautaires.Retirée plus tard à notre maison de Pont-Viau, elle vit dans l'Action de grâces et la prière à Marie.Après quelques années de maladie, le Seigneur vient la chercher à l'improviste le 5 février 1997, à l'âge de 85 ans dont 67 ans de vie religieuse.Sœur Patricia Blanchet (Sainte-Patricia) sion de foi oriente ses activités.Tous sont unanimes à reconnaître son attitude compréhensive et son inlassable dévouement.En 1972, S.Patricia assume la direction d'une Patricia naît à South Weymouth, Mass., U.SA, le 4 février 1919.À dix-huit ans, elle entre dans l'Institut des Sœurs Missionnaires de Nmmaculée-Concep-tion.Devenue religieuse, elle travaille pendant huit ans à la diffusion de notre revue missionnaire Le Précurseur.En 1948, S.Patricia s'embarque pour les Philippines où elle se consacre pendant plus de vingt ans à l'éducation, d'abord à Gagalangin, Manille, puis à Mati et à San Juan Rizal.Administratrice très efficiente, elle possède des qualités particulières de leadership et entretient des relations interpersonnelles chaleureuses.Une constante vi- école chinoise dans un milieu populaire de San Francisco, travaille à l'éducation de la foi, forme à l'engagement social.Elle devient animatrice paroissiale en 1983 et s'implique en pastorale catéchétique à Elfrida et à Mc Neal, Arizona.Il lui semble que sa vie recommence tellement elle éprouve de dy- namisme à rejoindre tous ceux qui n'attendent que de l'attention et de l'amour pour grandir.Pendant 13 ans, bien que de santé fragile, elle se donne à pleine mesure permettant à la charité du Christ de se concrétiser auprès des enfants, des pauvres, des malades et des personnes seules ou âgées.Le Seigneur rappelle à Lui son ardente missionnaire à Mc Neal, Arizona, U.S.A., le 14 février 1997 à l'âge de 78 ans dont 59 ans de vie religieuse.Elle repose maintenant au cimetière du monastère de Sainte-Trinité, Arizona, là où elle aimait tant se retirer pour prier.25 Sœur Annette Corbeil (Saint-Emile) sicienne, elle aime le beau et sait bien l'exprimer.Dévouée et douée de nombreux talents, elle se rend disponible pour les besoins du moment qui ne manquent pas.S.Annette profite du samedi pour visiter des personnes éprouvées, les réconforter et ranimer leur foi.Annette naît le 16 août 1908 dans la paroisse Ste-Brigide, au cœur de Montréal.À 23 ans, elle entre dans l'Institut des Sœurs Missionnaires de Nmmaculée-Conception et s'engage dans la vie religieuse en 1934.Pendant 15 ans, elle travaille à la promotion de notre revue Le Précurseur et fait connaître l'Œuvre de la Sainte-Enfance dans les écoles du Québec.En 1949, elle part pour l'Afrique.Au Malawi, elle s'occupe de catéchèse et d'éducation à l'élémentaire et elle aide l'infirmière au dispensaire.Âme d'artiste et mu- Vers la fin de sa carrière missionnaire, elle travaille surtout en pastorale paroissiale, prépare les catéchumènes au baptême, se réservant le groupe des mamans portant leur bébé sur le dos.Elle s'oc- cupe de liturgie, de chant et file à bicyclette dans les villages de brousse pour des visites apostoliques.La maladie l'oblige à revenir au Canada en 1971.Partout où elle passe, son dynamisme, son affabilité et sa disponibilité lui ouvrent les portes et les cœurs.Elle rayonne une vie intérieure riche et profonde, puisée dans le cœur de Marie à qui elle voue une très grande dévotion.Retraitée à notre maison de Pont-Viau, elle décède à l'Infirmerie, le 3 mars 1997, à l'âge de 88 ans dont 65 ans de vie religieuse.Sœur Jeanne Nadeau (Sainte-Pauk) Née le 28 mai 1909 à Ste-So-phie, comté de Mégantic, S.Jeanne devient religieuse dans l'Institut des Sœurs Missionnaires de Nmmaculée-Conception le 11 février 1931.En 1933, elle part pour la Chine avec plusieurs compagnes et se dirige vers la Mandchourie.Après avoir étudié la langue, elle aide au dispensaire, visite les malades et se révèle une excellente catéchète.La communauté chrétienne augmente et grandit dans la foi.En 1944, elle connaît la vie en résidence surveillée et les angoisses de la guerre lorsque les communistes entrent en Mandchourie.Puis c'est l'exode vers l'île de Tsung Ming où travaillent d'autres M.I.C.Elle prend soin d'orphelines.Revenue au pays natal en 1949, elle s'engage dans divers secteurs et régions avant d'entreprendre, quatre ans plus tard, une nouvelle étape missionnaire, cette fois, à Taïwan.Riche de sa première expérience, S.Jeanne ouvre une mission en région de montagnes et organise une école maternelle pour faciliter les contacts en vue d'annoncer la Bonne Nouvelle.Elle revient au Canada en 1972 et continue sa mission auprès des immigrants asiatiques, en lien avec le caté-chuménat de Montréal; elle se fait aussi leur interprète dans les bureaux d'immigration et les cliniques médicales.Elle s'éteint paisiblement à Pont-Viau, le 23 avril 1997, à l'âge de 87 ans dont 68 ans de vie religieuse.À la suite de Marie, toujours disponible pour la mission, elle a vécu dans la joie, la charité et l'action de grâces.Sœur Pui-Chong Helena Foung (Helena-Marie) Helena naît à Canton, Chine, le 23 avril 1911, dans une grande famille bouddhiste.Son cours primaire terminé, elle suit des cours d'anglais à notre école de Canton et, à sa demande, assiste aux cours de religion.À treize ans, elle reçoit le baptême.Elle poursuit ses études secondaires et universitaires à Canton et prête son concours à notre école avant d'en devenir assistante-directrice puis directrice.Pendant les huit ans d'occupation japonaise (1937-1945), elle est activement présente à la vie de nos sœurs et s'ingénie à les pourvoir de nourriture.Depuis son baptême en 1924, Helena sent l'appel à la vie religieuse, ap- pel sans cesse confronté à des circonstances et des événements extrêmement difficiles.Elle recherche inlassablement la volonté de Dieu et garde confiance.L'avancée des communistes vers Canton oblige nos sœurs à fermer leur école et à partir.Helena reste seule.Elle prend alors la décision de se rendre au Canada.Elle est accueillie à notre Maison Mère et peu de temps après, en 1950, elle est admise dans notre Institut, les Sœurs Missionnaires de l'Immaculée-Concep-tion.Elle a 39 ans.Durant 26 ans elle avait nourri l'espoir de devenir religieuse.Après sa profession, elle part pour Hong Kong comme directrice à notre école élémentaire de Good Hope.Compétente et expérimentée, elle s'y dépense pendant vingt-quatre ans, portant en elle un désir ardent, celui de faire connaître et aimer Dieu par tous ses élèves.En 1983, S.Helena revient au Canada et se dévoue auprès des immigrants, leur apportant avec le réconfort de sa présence et de son aide, le message de l'Évangile.Elle décède à notre infirmerie de Pont-Viau le 27 mai 1997 à l'âge de 86 ans dont 47 ans de vie religieuse.26 Sœur Evelyn Martin (Saint-Martin-de-Tours) Evelyn naît à Shawbridge (Québec) le 23 avril 1920.Elle grandit ensuite à Lesage, aujourd'hui Prévost, dans le diocèse de St-Jérôme.Le 11 février 1941, elle devient religieuse dans l'Institut des Sœurs Missionnaires de l'Im-maculée-Conception.Elle a 21 ans.Sa première nomination l'oriente vers la promotion de notre revue Le Précurseur.Jeune, en bonne santé et bilingue, elle y travaille activement.Elle s'engage aussi résolument dans l'animation missionnaire des écoles primaires et secondaires en ouvrant les jeunes à l'amitié et à la solidarité avec les gens des autres pays.On requiert ensuite ses services en éducation, au Jardin Jésus-Enfant de la Maison Mère.Elle en assure plus tard la direction.En 1958, elle se dirige vers Hong Kong.Elle enseigne à l'école primaire de Tak Sun puis en devient directrice.Pendant un séjour au Canada, elle prend une maîtrise en Science des Religions et retourne à Hong Kong où elle participe à l'organisation de la nouvelle école secondaire de Tak Oi.Elle y enseigne la Bible et l'anglais avant d'en assumer la direction.Atteinte d'un cancer, S.Evelyn revient définitivement à Pont-Viau en 1982.Elle doit accepter la rude épreuve de la maladie.Elle rend toujours divers services à la bibliothèque ou à la comptabilité et à la Presse missionnaire.Joyeuse, elle répand dans son entourage la bonne humeur et la joie de vivre.La vie de S.Evelyn a été marquée par la foi de ses parents.Riche de ce précieux patrimoine, elle a répondu aux divers appels de la mission unissant dans une vision de foi, la compétence et le don de soi.Elle décède à Pont-Viau le 29 avril 1997 à l'âge de 77 ans dont 58 ans de vie religieuse.Sœur Irene Gélinas (Saint-Barnabé) Le 26 mars 1916, à St-Barnabé, comté de St-Maurice, Irène entre dans la vie.Elle fait profession dans l'Institut des Sœurs Missionnaires de l'Imma-culée-Conception le 5 août 1937.La première étape de sa carrière missionnaire se déroule à Vancouver où elle vivra 19 ans, en deux séjours : 1938-1954 et 1965-1968.Sa présence comme aide-infirmière auprès des vieillards asiatiques est très appréciée.Elle laisse transparaître les valeurs évangéliques qu'elle veut transmettre et les cœurs s'ouvrent à la Bonne Nouvelle.De retour au Québec, elle se dépense à l'œuvre des retraites fermées à Joliette et à St-Jean, puis à Marlborough, Mass., avant de se fixer à Trois-Rivières pour une période de seize ans.Après des études en réflexologie et riche de son expérience auprès des malades, S Irène utilise ses connaissances pour venir en aide à plusieurs personnes.Elle passe les quatre dernières années de sa vie comme retraitée à Verchères.Au cours d'un pèlerinage à l'Oratoire St-Joseph de Montréal, elle éprouve un malaise.Conduite à l'hôpital St.Mary's, elle y décède, le 23 avril 1997 à l'âge de 81 ans dont 62 ans de vie religieuse.S.Irène nous laisse le souvenir d'une compagne dévouée et affable.Sa grande délicatesse et sa profonde piété révélaient une vie spirituelle intense.Sœur Aurore Lusignan (Sainte-Aglaé) Aurore voit le jour à Belœil le 23 décembre 1907.Elle entre au postulat de l'Institut des Sœurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception à 21 ans.Devenue religieuse, elle suit un cours intensif en soins hospitaliers et, à 25 ans, prend la route de la Chine.Avec ses compagnes infirmières, elle se dévoue dans nos dispensaires de la Mandchourie pendant 14 ans.Elle fait aussi des visites à domicile.Elle a l'occasion de baptiser beaucoup d'enfants mourants.La guerre sino-japonaise et l'entrée des communistes en Mandchourie obligent nos sœurs à vivre sous résidence surveillée.Le manque de nourriture, le froid rigoureux sans chauffage adéquat, l'insécurité causée par les bombardements et l'absence de communication avec leurs familles et la Communauté marquent leur vie de grandes souf-frances.Elle peut se remettre d'une dysenterie et d'une fièvre maligne grâce à l'ingéniosité et au dévouement d'une compagne.En 1945, elle fait une hémorragie pulmonaire et ne peut penser à affronter une autre guerre, celle des communistes.Elle revient au pays dès l'ouverture des frontières.Après une cure de 10 ans, S.Aurore travaille durant 32 ans au service des abonnements de la revue Le Précurseur et participe à son évolution technique.Avant de partir pour la Mandchourie, dit-elle, j'ai adressé des milliers de revues à la main, puis ce fut l'époque des stencils.Aujourd'hui, nous travaillons à l'informatique.Une fervente vie de prière, une confiance sans bornes à Marie et le réconfort d'une vie fraternelle empreinte de charité, de joie et d'amitié, lui ont permis de traverser les vagues houleuses de sa vie dans la paix et le bonheur du don total à Dieu.Elle s'éteint à Montréal, à l'hôpital du Sacré-Cœur, le 30 mai 1997 à l'âge de 89 ans dont 67 ans de vie religieuse.Jeanne Gu mois, m.i.c.27 Intermissions__________________________________________________ DES NOUVELLES EN BREF.DIG ET D'AILLEURS S.Bernadette Choquette, m.n.d.a., en compagnie du Gouverneur de Macau et de son épouse CHINE Missionnaire canadienne honorée À Macau Le Gouverneur de Macau a remis une décoration et un diplôme d'honneur à S.Bernadette Choquette, une Canadienne des Missionnaires de Notre-Dame des Anges avant son départ pour sa retraite au Canada.La cérémonie s'est déroulée au Palais du Gouverneur le 7 novembre 1996 et voulait souligner le dévouement de S.Bernadette ê envers les pauvres et les défavorisés de Macau pen- J dant plus de 50 ans.Sans bruit, avec affection et x respect, S.Bernadette est venue en aide à un | nombre considérable d'étudiantes chinoises leur permettant de poursuivre leurs études avec succès.Parmi les invités de Hong Kong se trouvaient Huguette Turcotte, m.i.c.et Mary-Olga Lam, m.i.c.Elles ont eu la joie de féliciter notre compatriote pour l'hommage rendu.M.Jules Nadeau, journaliste montréalais, avait organisé la rencontre et accompagnait un groupe de Canadiens pour ce voyage à Macau, territoire portugais aux portes de la Chine et qui doit redevenir chinois en 1999.?M.I.C., Hong Kong À/ï A L.A W ï / C.À.N A ï> À Hommage à Mgr Jean-Louis Jobidon, M.Afr.Évêque du diocèse de Mzuzu, Malawi Ce grand ami de notre Communauté s'est éteint à Québec le 14 avril dernier.Son départ nous attriste et peine aussi des milliers de personnes au Canada comme en Afrique où il a été missionnaire durant 45 ans.À Mzuzu, au Malawi, l'Église est en deuil et se souvient de cet évêque au grand cœur.Homme de concertation, d'une simplicité et d'un esprit de service remarquables, Mgr Jobidon a été celui qui inlassablement consolidait les fondations d'une Église jeune et dynamique.Né à Château-Richer (Québec) en 1916, il entre chez les Pères Blancs et est ordonné prêtre en 1943, au beau milieu de la guerre mondiale.Puis, c'est le départ pour l'Afrique.Il passe 15 ans en Tanzanie comme vicaire et ensuite comme curé de paroisse.En 1954, après une spécialisation dans l'organisation des coopératives, il se rend à Karema (Tanzanie) où il travaille avec 400 petits commerçants de l'endroit.De plus, il s'occupe de divers projets de pastorale.En 1958, Rome le nomme préfet apostolique puis évêque (1961) d'un immense territoire dans le Nord du Malawi.Lors de son passage à Rome, il dit au pape Jean XXIII combien il se sent pauvre comme évêque d'un aussi grand diocèse.Le bon pape Jean lui répond simplement : Mais regarde-moi donc : je suis responsable de tous les diocèses du monde, de l'Église universelle! Mais ce n'est pas moi qui fais le travail, c'est le Saint-Esprit! N'aie pas peur, confie-toi au Saint-Esprit en toute humilité et il fera le travail.Réconforté, le nouvel évêque repart le cœur plein d'enthousiasme et de paix.De nombreuses M.I.C.ont eu le privilège de travailler avec Mgr Jobidon.Elles rendent hommage à ce missionnaire au cœur généreux, profondément attaché au peuple africain et à cette jeune Église du Malawi qu'il a servie avec tant de fidélité.?28 Hélène La bel le, m.i.c. CANADA Représentantes du MSJH lors de la remise du certificat d'honneur.De a.à dr., Mary Lau, Ruth Cales, Juliette Ouellet, m.i.c., et Dianne Doyle.Ruth Cales est responsable des programmes pour le multiculturalisme.PM K ¦ il Promouvoir l'harmonie culturelle En 1994, Vancouver avait reconnu le Mount St.Joseph Hospital (MSJH) comme chef de file dans les approches et les programmes offerts à la population multiethnique de la ville.Pour une seconde fois, le Mount St.Joseph Hospital reçoit le même honneur.Cette reconnaissance attribuée à l'hôpital souligne les efforts de notre personnel hospitalier et ceux de toutes les personnes qui ont assuré une magnifique qualité de relations entre les différentes cultures.La remise du certificat d'excellence s'est tenue à l'Hôtel de Ville, le 21 mars dernier, à l'intérieur d'une célébration et au milieu d'une assistance multiculturelle.La prière d'ouverture animée par un sage représentant les Premières Nations du Canada a plongé l'assemblée dans un temps de réflexion profonde.Fondé en 1946 par les M.I.C.pour venir en aide aux immigrants chinois, le Mount St.Joseph Hospital, où travaillent encore quelques sœurs de notre communauté, poursuit maintenant sa mission de service auprès de personnes venues de tous pays.?Juliette Ouellet, m.i.c.S.Andrée Ménard, m.i.c.(2e à g.) et des récipiendaires des prix de Centraide - U'g : < Le don DE CHANGER LES CHOSES S.Andrée Ménard, m.i.c., a été missionnaire au Japon durant 25 ans.À cette époque, elle revenait au Canada pour quelques brefs séjours à Montréal, sa ville natale.En 1986, lors d'un retour au pays, elle découvre un Montréal très multiethnique.Elle se rend compte des difficultés d'intégration que vivent les nouveaux immigrants et décide de leur venir en aide.En 1988, avec la collaboration d'une Vietnamienne, d'un Haïtien et d'un Bolivien, elle fonde le centre PROMIS (Promotion, /ntégration, Société nouvelle).Sa compétence et son dévouement lui valent plusieurs reconnaissances dont la médaille du 125e anniversaire de la Confédération canadienne.En mai dernier, au Palais des Congrès, Centraide du Grand Montréal lui remettait le prix Cilles Cousineau en raison de sa contribution exceptionnelle pour favoriser l'intégration sociale des nouveaux Québécois dans le quartier Côte-des-Neiges.Cet heureux événement a été l'occasion de rappeler le remarquable travail accompli par S.Andrée Ménard et l'organisme PROMIS.Un collaborateur, Didier Gaba, lui rend ce témoignage: En plus de ses qualités de cœur, un sens de l'organisation et une capacité de rassembler lui ont permis de s'entourer, dans l'organisme, d'une équipe de 300 personnes dont 240 bénévoles de diverses origines.À force d'efforts continus, PROMIS devient bien vite un agent important d'intégration sociale des immmigrants dans le quartier.Plus de 10 000 personnes venues de 109 pays s'y côtoient annuellement, reflétant ainsi le Québec d'aujourd'hui.Le centre dessert les immigrants en seize langues, tout en privilégiant leur intégration en français.Son engagement social profond n'est plus à démontrer.Les faits parlent d'eux-mêmes.À Côte-des-Neiges, au cœur de cette petite société des nations, S.Andrée Ménard poursuit avec détermination et persévérance le projet de construire une communauté multiethnique où tous, hommes, femmes et enfants se sentiront acceptés, aimés et respectés dans leurs droits.En collaboration avec les organismes communautaires publics et parapublics du quartier, elle ne cesse de créer les programmes nécessaires pour faciliter l'intégration des nouveaux immigrants et réfugiés.?Céline Gauvin, m.i.c 29 Une revue qui propose des valeurs, m sem à te vie : me mime qui mim notre cœur aim dimensions du monde! ABONNEMENT-CADEAU : NOM : ADRESSE POSTALE : CODE POSTAL Une carte personnalisée sera envoyée en votre nom.OFFERT PAR : \u2022 NOM : ADRESSE POSTALE : CODE POSTAL L'équipé de la revue Le Précurseur ?00\t(1 AN)\t(1 an) ?\t10 $ SOUTIEN\tPOUR SOUTENIR LA REVUE: ?15 $\t(2 ans)\t(2 ans) ?\t20 $ SOUTIEN\t?DON : ?23 $\t(3 ans)\t(3 ans) ?\t30 $ SOUTIEN\tReçu : Oui ?Non ?C 15 $ États-Unis et autres pays (1 an) La revue paraît cinq (5) fois l'an.\t\t\t\tN.B.reçu pour don seulement et non pour l'abonnement.MERCI Le Précurseur, C.P.157, Suce.Laval-des-Rapides, Laval (Québec) Canada H7N 4Z4 Vous voulez communiquer avec les Sœurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception ?Voici quelques adresses : CANADA Maison Généralice et Procure des Missions 1 21, av.Maplewood Outremont (Québec) Canada H2V2M2\t(514) 274-5691 Centre d'animation missionnaire 314, Ch.Côte Ste-Catherine Outremont (Québec) Canada H2V2B4\t(514) 495-1551 Bureau de la Cause Délia Tétreault 100, Place Juge-Desnoyers Pont-Viau, Laval (Québec) Canada H7G1A4\t(514)663-6460 AFRIQUE Provincial House P.O.Box 47 Mzimba, Malawi, Central Africa AMÉRIQUE DU SUD Casa Provincial Francisco de Orellana 338 Lima 5, Peru, América del Sur CUBA Calle 33, N° 3409 - Entre 34 y 36 Playa Ciudad de la Habana, Cuba 12100 HAITI Maison Provinciale (Delmas) C.P.1085 Port-au-Prince, Haïti, Les Antilles HONG KONG Provincial House Mount Good Hope 381, Jat's Incline Kowloon, Hong Kong JAPON Provincial House 8-13-16 Fukazawa, Setagaya Ku Tokyo 1 58, Japan MADAGASCAR Maison Provinciale Lot ll-J-4 bis, Ivandry Antananarivo, Madagascar 101 PHILIPPINES Provincial House P.O.Box 468, 1 502 Greenhills Metro Manila, Philippines TAIWAN Provincial House 30, Lane 148, Fu Hsing South Road, Section 2 Taipei 106, Taïwan 31 PUBLICATION DES SŒURS MISSIONNAIRES DE L'IMMACULÉE-CONCEPTION POUR CORRESPONDANCE : Le Précurseur CP.157 SUCC.LAVAL-DES-RAPIDES LAVAL (QUÉBEC) CANADA H7N 4Z4 i-1 i Merci de vérifier votre adresse j La date d'expiration de votre abonnement apparaît au-dessus de votre adresse.Nous vous conseillons de renouveler votre abonnement deux mois avant son expiration.Pour toute correspondance indiquez votre numéro d'abonné.i % Lucille LaSalle, m.i.c.et une amie de la Malaisie RENCONTRER L'AUTRE Rencontrer l'autre, c'est établir une relation épanouissante et durable, c'est aller vers un échange véritable et une transformation réciproque faire siens des éléments de la culture de l'autre, accepter de puiser aux ressources de l'autre pour bâtir ensemble une communauté d'idées, d'intérêts, d'affections, de souvenirs et d'espérances.D'après un texte de C.Bédard, Pastorale Québec, oct.1995 TU ES INTÉRESSÉE À LA VIE MISSIONNAIRE RELIGIEUSE OU LAÏQUE ?TU VEUX DISCERNER L'APPEL DU SEIGNEUR EN TOI ?Communique avec nous.Imprimé au Canada "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.